EVALUATION DU 3ème PROGRAMME PAYS DE L UNFPA EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
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- Flore Cantin
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1 EVALUATION DU 3ème PROGRAMME PAYS DE L UNFPA EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO Département de Démographie de l Université de Kinshasa Sous la coordination Du Professeur Barthélemy Kalambayi Mars 20012
2 2 Remerciements Le présent rapport présente les résultats de l évaluation du Troisième Programme-Pays de l UNFPA/RDC. Cette évaluation a été effectuée par une équipe du Département des Sciences de la Population et du Développement (Ex Démographie) de l Université de Kinshasa que je remercie vivement en ma qualité de Coordonnateur de cette évaluation pour le concours qu elle m a apportée. Je pense particulièrement au Professeur Séraphin NGONDO a PISTHANDENGE et aux Assistant(e)s Jocelyn MANTEMPA et Rose BILONDA MUELA pour leurs fructueuses contributions. J exprime toute ma gratitude au Staff de l UNFPA/RDC, depuis le Représentant Résident, Monsieur Richard DACKAM NGATCHOU aux chauffeurs qui nous ont conduits là où nous avions besoin de nous rendre pour obtenir une information quelconque. Mes remerciements s adressent enfin aux responsables des structures de mise en œuvre de ce Troisième programme-pays pour avoir facilité la tâche à mon équipe en lui fournissant la documentation nécessaire pour cette évaluation, outre leur disponibilité pour des interviews dans le cadre de la collecte de données pour ce travail. J exprime enfin toute ma reconnaissance envers tous ceux qui ont contribué de loin ou de près à la réussite de cette évaluation. Pour l équipe d évaluation, Professeur KALAMBAYI BANZA Barthélemy Chef du Département des Sciences de la Population et du Développement/Université de Kinshasa
3 3 Table des matières Liste des acronymes... 6 Sommaire exécutif Contexte But et objectifs de l'évaluation du programme-pays Portée de l'évaluation Méthodologie et processus Processus d'évaluation Limites rencontrées Chapitre 1: Introduction Contexte But et objectifs de l'évaluation du programme-pays Portée de l'évaluation Méthodologie et processus Processus d'évaluation Limites rencontrées Chapitre 2 : Contexte socio-économique de la RDC Les défis du développement et des stratégies nationales Santé de la reproduction Jeunes et adolescents Genre Le rôle de l'aide extérieure Chapitre 3 : Réponse de Nations Unies Réponse de Nations Unies UNFPA à travers le 3e programme pays Réponse de UNFPA dans le programme précèdent ( ) Réponse de UNFPA dans le programme pays en cours... 64
4 4 Chapitre 4 : Analyse de la zone Introduction Santé de la reproduction Produit 1 : La planification familiale axée sur les adolescents et jeunes est intégrée dans le programme de prévention du VIH/SIDA Produit 2 : La qualité des accouchements en présence de personnel qualifié, et les soins obstétriques et néonataux d urgence sont améliorés dans les zones de santé ciblées Produit 3 : Les populations déplacées et des victimes des crises humanitaires aux services de santé de la reproduction, y compris à la prophylaxie post exposition est accru Produit 4 : Les capacités techniques et institutionnelles nationales sont renforcées pour la mise en place d un système d approvisionnement des commodités de santé de la reproduction. 81 En guise de conclusion par rapport à la composante «Santé de la reproduction» Population et le Développement Produit 1 : La disponibilité des données désagrégées par âge et par sexe sur les caractéristiques sociodémographiques de la population est accrue Produit 2 : Les capacités techniques et institutionnelles des ministères et partenaires ciblés sont renforcés en vue d intégrer les questions de population, santé de la reproduction, genre, violences sexuelles et violences basées sur le genre dans les politiques et programmes de développement En guise de conclusion par rapport à la composante «Population et développement»? Genre, culture et droits de l'homme Produit 1 : «Les capacités institutionnelles et techniques de ministères et du parlement sont renforcées pour promouvoir la situation politique et économique de la femme» Produit 2 : «Capacités institutionnelles et techniques des réseaux et organisations des communautés renforcées en vue de combattre les violences basées sur le genre» En guise de conclusion par rapport à la composante «Genre, culture et droits de l'homme Chapitre 5 : Alignement du programme pays Backround Alignement au plan Stratégique de l UNFPA Alignement à l UNDAF
5 Responsabilité Valeur ajoutée Chapitre 6: Système de Suivi et évaluation du 3e programme pays Suivi et évaluation dans le cadre du CPAP Organisation de l unité suivi et évaluation Evaluation du système de suivi-evaluation du programme pays Type du système de suivi et évaluation Nature du système de suivi et évaluation Mise en place d un système de gestion de l information Collecte des données Ressources financières pour le système de suivi Ressources humaines pour le système de suivi Suivi des risques et assomptions du programme L intégration de la gestion basée sur les preuves Durabilité du système de suivi et évaluation Principales conclusions et recommandations Bibliographie (indicative) Annexe
6 6 Liste des acronymes ABEF : Association pour le Bien-Etre Familiale ACDI : Agence Canadienne pour le Développement Intégral AGR : Appui aux activités génératrices de revenus AIDELF : Association Internationale des Démographes de Langue Française APA : Autorités Politico-Administratives ARV : Vaccin Anti rectoviral ASF : Association Santé Familiale BAD : Banque Africaine du Développement BDOM : Bureau Diocésain des OEuvres Médicales CAF : le Country Assistance Framework CAFCO : Cadre Permanent de Concertation de la Femme Congolaise (Ong) CARMMA : Campagne pour l'accélération de la Réduction de la Mortalité Maternelle en Afrique CBCA : Communauté Baptiste au Centre de L'Afrique CCC : Communication pour le Changement de Comportements C-CHANGE : Ong Américaine CIPD : Conférence Internationale sur le population et de développement CMAC : qui est un regroupement des pays de l Afrique Centrale COMICO : Communauté Islamique en République Démocratique du Congo CORDAID : The Catholic Organisation for Relief and Development Aid CPAP : Plan d Action du Programme-Pays CPD : Document du Programme-Pays CPN : Consultation Pré-natale CPoN : Consultation Post-natale CTB : Coopération Technique Belge DEA : Diplôme d Etudes Approfondies DES : Diplôme d Etudes Spécialisées DFID : Agence Britannique de Coopération International DSCRP2 : Document de Stratégie de Croissance pour la Réduction de la Pauvreté (2è génération) DSPD : Département des Sciences de la Population et du Développement EADE : Enquête chez les Adolescents en Dehors de l Ecole EDS : Enquête Démographique et de Santé ELS : Etat des lieux du secteur de la santé ENSEA : Ecole Nationale Supérieure de Statistique et d Economie Appliquée ENSELF : Enquête Nationale sur la Situation de l Enfant et de Femme EUB : Équipe d'urgence de la biodiversité FARDC : Forces Armées de la République Démocratique du Congo FRRMM : Feuille de Route sur la Réduction de la maternité à moindre risque GBV : Gender Based on Violences GTI : Le Groupe de Travail Intersectoriel GTZ : Coopération Technique Allemande HPP : Humana people to people (Ong) HSH : Homme ayant des rapports Sexuels avec les Hommes IDPs : Internally displaced persons IFASIC : Institut Facultaire des Sciences de l Information et de la Communication IFORD : Institut de Formation et de Recherches en Démographie
7 7 IMC : International Medical Corps (ONG américaine) INS : Institut National de la Statistique IPASC : Institut Pan-Africain de Santé Communautaire IRC : International Rescue Committee IST : Infections sexuellement transmissibles MCP/SR : Médecin Coordonnateur Provincial/Sant de la Reproduction MCZS : Médecin Chef de Zone de Santé MDM : Mission Médecins du Monde (Ong) MEMISAB : Memisa Belgium. Miba : Minière de Bakuanga. MICS : Multiple Indicator Cluster Surveys (Enquête à indicateurs multiples) GEFAE : Ministère du Genre, de la Famille et de l Enfant MIP : Médecin Inspecteur Provincial, MSF : Médecin Sans Frontières MSF-CH : Médecin Sans Frontières-Suisse ODSEF : Observatoire Démographique et Statistique de l Espace Francophone OMDs : Objectifs du Millénaire pour le Développement OMS : Organisation Mondiale de la Santé ONGD : Organisation Non Gouvernementale de Développement ONGs : Organisations Non Gouvernementales ONUSIDA : Le programme commun des Nations unies de lutte contre le Sida P&D : Population et Développement PAM : Programme Alimentaire Mondial PARSS : Projet d'appui à la réhabilitation du secteur santé PMA/PCA : Paquet Minimum d'activités/ Paquet Complémentaire d'activités PNAM : Programme National d Approvisionnement en Médicaments PNMLS : Programme National Multisectoriel de Lutte contre le sida PNSA : Programme National de la Santé de la Reproduction des Jeunes et adolescents PNSR : Programme National de la Santé de la Reproduction PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement PPSSP : Programme de Promotion des Soins de Santé Primaires Projet H-4+ : Initiative en matière de santé maternelle regroupant UNFPA, UNICEF, OMS, PROSANI : Projet de Santé Intégrée PS : Professionnel(le) du sexe PSI : Population Services International PSSP : Programme de subventions en santé publique PTA : Programme Trimestrial d Activité PTME : Programme de Transmission Mère-Enfant PVV : Personnes vivant avec le VIH RAF : Réseau action femme RAJECOPOD : Réseau des adolescents et jeunes congolais en population et développement RDC : République Démocratique du Congo REFAMP : Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires RGPH : Recensement Général de la Population et de l Habitat RIPD : Réseau Islam, Population et Développement RMM : Réduction de la Mortalité Maternelle. SADEC : Organisation de Coopération des pays de l Afrique Australe
8 8 SANRU : Santé rurale SCEV : Service Central d Education à la Vie SGBV : Sexual Gender Based on Violence SNU : Système des Nations Unies SOFEPADI : Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement Intégral SONU : Soins Obstétrico-Néonatales d urgence SOUC : Une insuffisance des maternités disposant de kits complets de consultation SR : Santé de la Reproduction SRAJ : Santé de la Reproduction des Adolescents et des Jeunes STAREC : Programme de stabilisation et de reconstruction des zones sortant des conflits armés TPI : Traitement présomptif intermittent du paludisme UNCT : United Nations Country Team UNDAF : United Nations Développement Assistance Framework UNFPA : Fonds des Nations Unies pour la Population UNFPA : United Nations Population Fund UNICEF : United Nations Children's Fund UNOPS : United Nations Office for Project Services UPPE-SCRP : Unité de Pilotage du Processus d Elaboration/Stratégie de Croissance de Réduction de la Pauvreté USAID : The United States Agency for International Development USD : United States Dollar VBG : Violences Basées sur le Genre VIH : Virus de l'immunodéficience humaine VIH/SIDA : Virus de l'immunodéficience humaine/syndrome d'immuno Déficience Acquise WWF : Fonds Mondial pour la Nature ZS : Zone de santé
9 9 Sommaire exécutif 1.1. Contexte Ce rapport est le résultat de l évaluation du troisième Programme de l UNFPA-RDC pour la période Cependant, l évaluation couvre la période Le programme pays comprend trois programmes ou composantes, à savoir: Population et développement,; Genre et Santé de la Reproduction. Le budget global pour la période était de 60 millions de dollars US, soit 25 millions de dollars de ressources régulières de l UNFPA et 35 millions de dollars US devant provenir d autres donateurs But et objectifs de l'évaluation du programme-pays L objectif principal de ce travail est de produire le rapport d une évaluation indépendante couvrant la période Le rapport de cette évaluation va permettre au Staff de l UNFPA-RDC ainsi qu à la partie nationale de s inspirer des leçons des interventions réalisées dans le cadre du 3è Programme-Pays pour préparer le 4è programme-pays Portée de l'évaluation Le principal champ de cette évaluation est l appui que l UNFPA apporte au Gouvernement de la République Démocratique du Congo au regard du Document du Programme-Pays (CPD) ainsi que le Plan d Action du Programme-Pays (CPAP) pour la période L évaluation couvre également les ressources financières régulières de l UNFPA ainsi que les ressources financières d autres donateurs. Les résultats de l'évaluation consistaient en un examen du portefeuille du Programme-pays de l UNFPA et des activités d'activités d appui Méthodologie et processus Processus d'évaluation La méthodologie utilisée dans la présente évaluation repose sur celle développée par la Branche Evaluation à la Division de services d audit destinés à l évaluation des Programmes des Bureaux-Pays de l UNFPA. L évaluation est basée sur une série de questions destinées à apprécier chacun des critères habituels d évaluation de projets et programmes, à savoir : i) la pertinence, ii) l efficacité, iii) l efficience et iv) la durabilité. Trois autres critères spécifiques ont été utilisés pour apprécier l alignement sur les plans stratégiques du programme de l UNFPA sur les priorités nationales et sur celles de l UNDAF ainsi que la valeur ajoutée du programme.
10 10 La qualité du système de suivi-évaluation du Programme-Pays a été apprécié à partir des 5 différents points, à savoir : i) le suivi des intrants et des activités, le suivi des résultats et des effets, le suivi des hypothèses et des facteurs de réussite ou d échecs ; ii) l intégration des évaluations au système de suivi-évaluation et l appui des acteurs (ou partenaires de la partie nationale) de mise en œuvre pour appuyer leur capacité de suivi-évaluation. L équipe chargée de l évaluation a constaté, à l étape de la revue de la littérature, une abondante documentation constituée des rapports administratifs, des rapports de recherches et des rapports des évaluations extérieures réalisées par des missions indépendantes. Etant donné que la présente évaluation cherche à tirer aussi des leçons pour le prochain programme-pays, l exploitation de la documentation disponible a permis, non seulement d apprécier les «impacts» des interventions du 3è programme, mais aussi de suggérer les aspects pouvant être utilement mis à profit pour le 4è programme. Le tableau ci-après reprend les principaux documents exploités mais aussi les observations par rapport au 3è programme et les suggestions par rapport au 4è programme. Il permet également d apprécier la contribution de l UNFPA-RDC dans la production des données socio-démographiques et socio-sanitaires pour la planification du développement, d une part mais aussi sa capacité à collaborer avec les autres partenaires, d autre part.
11 11 Tableau 2.1 : Principaux documents exploités pour l évaluation du 3è programme-pays (RDC) Titre du rapport Principaux résultats Suggestions pour le CPD Observations 2 % des structures de santé de référence offrent le service de SONU complet ; 1.Etat de lieu rapide sur l offre de services Soins Obstétricaux Néonataux d Urgence au Bas-Congo, 2010 ; Bandundu, 2010 et à Kinshasa, 2011, Financement UNFPA. Objet : évaluer la couverture des zones de santé ciblées en SONU 2. Evaluation des capacités des institutions de formation de sages femmes (infirmières accoucheuses A1 en RDC, PNSR-RDC avec le financement UNFPA. Objet : Evaluer la formation actuelle des accoucheuses afin de décider des interventions prioritaires à venir par le dénombrement des écoles de formation des accoucheuses et leurs besoins. 3. Cartographie des intervenants et interventions en Planification familiale, 2011, financement UNFPA et USAID Objet : Connaitre les partenaires en planification familiale et leur localisation ainsi que leurs Aucune structure de santé n offre le SONU de base complet ; Seulement 10 % des prestataires sont formés en SONU. On trouve tout au plus 1 sage-femme (infirmière accoucheuse A1 en RDC) par structure capable de prendre en charge les grossesses et leurs complications. Aucune institution de formation de sages femmes n est dotée de matériels didactiques selon les normes. Les enseignants et encadreurs de stage n ont pas les compétences requises 38 % des structures de santé de zones ciblées offrent la planification familiale ; 25 % des structures de santé offrent au moins 3 méthodes de contraception Accroitre le nombre de structures de référence qui offrent le SONU complet. Accroitre le nombre de structures de santé qui offre le SONU de base Accroitre le nombre de prestataires formés en SONU Augmenter à 2 le nombre de sages femmes par structure de santé. Doter les institutions ciblées de formation de sages-femmes en matériels didactiques. Renforcer les capacités des enseignants et encadreurs de stages. Augmenter la couverture de structures de santé qui offrent la planification familiale. Accroitre la couverture de structures de santé qui offrent au moins 3 Malgré l absence des données sur les services des accouchements et sur le personnel qui a assisté à ces accouchements au début de la mise en œuvre du 3è programme, cette base renseigne sur l importance du phénomène à la fin de la période. De ce fait elle servira de baseline pour le prochain programme par rapport au produit relatif aux accouchements assistés par un personnel qualifié et des soins obstétriques et néonatals d urgence dans les zones d intervention du programme. Des 3 états de lieu consultés, celui réalisé à Kinshasa nous semble avoir été bien mené du point de vue de la méthodologie. Toutefois, les données rapportées dans les deux autres (Bas-Congo et Bandundu) peuvent néanmoins donner l idée sur le phénomène. Les résultats de cette étude ont permis de nuancer l efficacité des interventions des partenaires par rapport aux accouchements intervenus dans les structures de santé constatée dans l enquête MICS- RDC (2010). En effet, l on peut accoucher dans une structure de santé devant un personnel qui a un niveau d études élevé mais pourtant non compétent pour avoir été mal formé. Cette étude pourra être mise à profit dans le 4è programme dans le cadre du renforcement des capacités des structures de formation des sagesfemmes. Les sages-femmes déjà en cours d emploi peuvent également être ciblées en vue d améliorer leurs capacités professionnelles. Dans le 3è programme, le choix des zones de santé d intervention et des structures n était pas basé sur des aspects objectifs faute de données. La cartographie des intervenants et des interventions dans la PF renseigne d une certaine mesure sur les besoins non satisfaits dans les zones étudiées. Elle a permis d apprécier,
12 12 Titre du rapport Principaux résultats Suggestions pour le CPD Observations interventions moderne méthodes de contraception moderne même qualitativement, les interventions du è programme dans les zones de ses interventions. Elle permettra l UNFPA dans le choix des prochaines zones d interventions et surtout de contacter ses éventuels partenaires pour une bonne planification des interventions. 4. Enquête qualitative sur les violences basées sur le genre dans les provinces non Starec, 2011, financement UNFPA. Objet : mieux connaitre et comprendre le phénomène des violences basées sur le genre dans les zones non en conflit 5. Enquête MISC-RDC 2010, Financement UNICEF, OMS, UNFPA, USAID Objet : Disposer des données actualisées, désagrégées et de qualité sur les facteurs démographiques, sanitaires, socio-économiques et écologiques susceptibles d influencer la situation des enfants et de femmes en RDC 81 % de structures de santé ont connu de rupture de stock d au moins un produit PF au cours de 6 derniers mois -Faible connaissance des populations sur les violences basées sur le genre; -Attitude favorable à la violence conjugale particulièrement auprès des hommes; -le mariage précoce de filles de moins de 18 ans n'est pas perçu dans l'imaginaire populaire comme une forme de violence; - la socialisation (formation sociale) est faite sur la base des coutumes ; des proverbes et adages qui véhiculent les discriminations et les stéréotypes basés sur le genre. La plupart de coutumes (interdits et proverbes) dévalorisent la femme et influencent la production des violences. Précocité des rapports sexuels : l âge médian aux premiers rapports sexuels est de 16 ans ; Rapports sexuels à risque d IST/VIH/SIDA et grossesses non voulues : i) 6 % des jeunes femmes de 15 à 24 ans ont utilisé les préservatifs avec les partenaires occasionnels ; ii) 25 % des femmes de 20 à 24 ans ont eu une naissance avant l âge de 18 ans ; iii) Réduire la rupture de stock de produits PF dans les structures de santé ciblées Développer le programme de CCC sur les violences basées sur le genre en tenant compte des éléments culturels dans les zones ciblées pour réduire l ampleur de violences domestiques. Accroitre la proportion de jeunes femmes de 15 à 24 ans qui ont utilisé les préservatifs avec les partenaires occasionnels ; Réduire la proportion de femmes de 20 à 24 ans qui ont eu une naissance avant l âge de 18 ans. Pour le 4è programme, les contrées qui requièrent un peu plus d attention en termes de commodités sont déjà identifiées. Ce genre d études manque en RDC, ce qui n avait pas permis à la composante «Genre» de bien formuler ses stratégies. Malgré la persistance de la carence des études dans le domaine du genre, cette étude peut être mise à profit dans le ciblage des réseaux et organisations communautaires dans le 4è programme. Les indicateurs sur la sexualité à risque et la fécondité adolescente utilisés dans le 3è programme étaient issus de l enquête EDS L enquête MICS-2010 a permis d évaluer l évolution des comportements et des connaissances de la population, notamment des jeunes en matière de sexualité. Cette évaluation est grossière, car le niveau des indicateurs issus de cette base se rapporte à l ensemble du pays, alors que les évaluations des interventions doivent se focaliser sur les 22 zones de santé d intervention du 3è programme.
13 13 Titre du rapport Principaux résultats Suggestions pour le CPD Observations 5,4 % de femmes de 15 à 49 ans mariées qui utilisent la contraception moderne 6. Integrated Health Project in Democratic Republic of Congo( 2 Kasaï, Katanga, Sud-Kivu), Baseline Survey, 2011, financement USAID. Les besoins non satisfaits en planification familiale sont de 24% chez les femmes en union la persistance des comportements sexuels à risque auprès des jeunes de 15 à 24 ans : i) 30 % d adolescentes avortent chaque année ; ii) 28 % des filles âgées de ans ont déjà commencé leur vie féconde : 22 % ont déjà eu une naissance vivante et 6 % sont enceintes du premier enfant. Près de 4 % des adolescentes de ans ont eu une naissance vivante avant l âge de 15 ans. Une femme sur quatre âgées de ans a eu une naissance vivante avant l âge de 18 ans 8 % de femmes âgées de 15 à 49 de zones ciblées utilisent au moins une méthode de contraception moderne Contribuer à repositionner la planification familiale notamment par la création de la demande Contribuer à réduire les besoins non satisfaits en planification familiale. Accroitre l utilisation de la contraception moderne parmi les femmes âgées de 15 à 49 ans Comme en 2008, MICS-RDC (2010) sera également mis à profit par le 4è programme pour le renforcement des capacités techniques et institutionnelles du système national d approvisionnement en médicaments essentiels mais aussi en préservatifs. Les organisations communautaires pourraient également être ciblées dans ce renforcement de leurs capacités opérationnelles. Objet : Rendre disponibles les données de base sur les connaissances, les attitudes et les pratiques dans la zone d intervention du projet PROSANI finance par USAID 7. Evaluation de la collecte de données pour l actualisation et le suivi de la mise en œuvre du DSCRP2, Financement UNFPA Objet : Définir un cadre d organisation des opérations statistiques allant de la collecte et du traitement des données à l analyse et la dissémination des résultats afin d assurer le suivi évaluation de la mise en - Le recensement général de population par habitat est incontournable ; - Il n existe pas de plan de collecte de données sur les questions de population ; - les enquêtes disponibles sont influencées par les donateurs. -Organiser le recensement général de population par habitat ; -Rendre disponible le plan de collecte de données sur les questions de population Ce travail donne un large aperçu sur les sources des données socio-démographiques utiles pour le suivi évaluation en RDC. Le constat est qu il n existe pas suffisamment des données statistiques sociodémographiques pouvant permettre une bonne planification de développement. La principale faiblesse qui a caractérisé la conception du 3è programme-pays est la carence de données. La
14 14 Titre du rapport Principaux résultats Suggestions pour le CPD Observations œuvre du DSCRP2 conséquence est qu il n est pas possible d évaluer objectivement l efficacité des interventions faute de dénominateurs dans le calcul des indicateurs. Cette limite se maintiendra tant que le RGPH ne sera pas organisée. D où l importance prioriser les activités de plaidoyer 4è programme afin de mobiliser les dirigeants congolais et les partenaires à s impliquer dans ce processus. 8. Evaluation thématique du programme d appui de UNFPA à la santé maternelle et du Fonds Thématique pour la santé maternelle, Financement UNFPA Mortalité maternelle toujours élevée Renforcer le partenariat pour l atteinte des OMDs (4, 5, 6). Objet : évaluer la pertinence, l efficacité, l efficience et la durabilité de tous les instruments d appui proposé par UNFPA pour l amélioration de la santé maternelle Les ressources allouées au bureau UNFPA sont très faibles par rapport aux besoins Faiblesse dans le suivi du programme aussi bien par UNFPA que le Gouvernement Faible capacité de coordination de la Direction de PNSR Focaliser les interventions Renforcer les capacités pour le suivi du programme Renforcer le rôle de coordination du PNSR Après l examen des interventions de l UNFPA durant les 3 premières années du 3è programme, cette évaluation très focalisée sur les aspects relatifs à la mortalité a fait un très bon diagnostic et par la suite, de bonnes propositions. L inadéquation des moyens de l UNFPA aux problèmes qu il tente de soulager est une réalité qui apparaît au niveau de tous les produits de ce programme. Ainsi, au regard de l immensité de besoins dans ce domaine et des faibles moyens que disposent l UNFPA, pour plus d impacts, il est logique que UNFPA reconsidère ses ambitions en concentrant ses efforts sur la santé maternelle, ce qui est conforme à son mandat. Les résultats de ses interventions seraient par ailleurs très efficaces s il choisissait les sites d interventions où opèrent déjà d autres partenaires qui luttent contre les facteurs associés à la mortalité maternelle. Par ailleurs, le PNSR qui est le répondant gouvernemental n a pas suffisamment de capacités pour assurer correctement sa mission de coordination. Pour que le 4è programme soit efficace et efficient, il serait nécessaire de renforcer les capacités techniques et institutionnelles du PNSR. 9. Rapport de la cartographie des travailleurs de sexe, Financement UNFPA 1. Les sites de concentration des professionnels de sexe sont identifiés dans 4 provinces ciblées (Bas Congo, Kinshasa, Orientale et Katanga) i) Appuyer la mise en œuvre du plan opérationnel ciblant les travailleurs de sexe dans les 4 provinces de l étude. L exploitation de cette étude nous permis de nous rendre de la mise à l écart d une autre catégorie de la population vulnérable dans le 3è programme. Pourtant les individus appartenant à cette catégorie connaissent
15 15 Titre du rapport Principaux résultats Suggestions pour le CPD Observations 2. L ampleur du phénomène des professionnels de sexe hommes ayant ii) UNFPA devra travailler avec les des rapports sexuels avec les hommes structures qui encadrent les est évaluée (8,5 % PS identifiés sont professionnels de sexe. des HSH) 3. Les intervenants dans la lutte contre le sida, ciblant les professionnels de sexe sont identifiés (principalement des ONGs : PSSP, Deo Gratias, HPP, EUB, MDM, ). 4. Les principaux problèmes de santé des professionnels de sexe sont identifiés (IST, Grossesses non désirées, ) 5. Des besoins des PS non exprimés dans les approches actuelles de la réponse nationale au VIH sont identifiés (Accès aux gels lubrifiants, Accès des enfants des PS aux services de santé, Offre des alternatives d emplois aux PS, ) ; 6. Faibles connaissances sur la transmission du VIH 7. Faible utilisation des préservatifs Objet : faire le mapping de travailleurs de sexe dans les provinces de Kinshasa, Bas Congo, Katanga et Province Orientale et identifier leur nombre et leurs besoins 10. 2éme journée scientifique sur la fistule urogénitale en République Démocratique du Congo. La fistule urogénitale: de la prévention à laprise en charge (27-28 juin 2011). Objet : Faire le point sur les problèmes relatifs à la prévention, à la prise en charge des cas de fistule urogénitale ainsi qu aux aspects sociopsychologiques y afférents. Faibles capacités techniques et institutionnelles des structures de prévention et de prise en charge de la fistule urogénitale ; Pauvreté de ménages. Le 4è programme ferait mieux de mettre en œuvre la recommandation que cette conférence a adressée à l UNFPA, à savoir : «poursuivre son action pour l élimination de la FUG en RDC». les problèmes qui relèvent du mandat de l UNFPA. Le troisième programme avait, dans son produit relatif à l intégration des questions de la PF et de la prévention du VIH, ciblé seulement les jeunes, alors que les PS particulièrement concernés par ces fléaux. Il serait intéressant de considérer dans ce produit, cette dernière catégorie en renforçant les capacités des institutions et organisations communautaires qui les encadrent. Les recommandations de cette conférence sont pertinenntes au regard de l ampleur du phénomène. Le 4è Programme aiderait également le pays à amplifier le plaidoyer pour que d autres bailleurs s investissent, à côté de l UNFPA dans la lutte pour l éradication de ce fléau. Ci-dessous les recommandations adressées au Gouvernement de la RDC : - De renforcer la capacité des prestataires des soins pour qu ils soient en mesure de prendre en charge précocement la dystocie - De renforcer les capacités du système sanitaire à
16 16 Titre du rapport Principaux résultats Suggestions pour le CPD Observations offrir des soins obstétricaux de qualité, notamment la césarienne et les extractions instrumentales - De rendre gratuit la césarienne et la réparation des FVV simples - De renforcer le système de santé et de mettre en œuvre le plan national de développement sanitaire par l appui au développement des ZS, par la réforme administrative et financière, ainsi que par la collaboration intersectorielle - De mettre en œuvre un partenariat agissant efficace entre le Ministère de la Santé et les partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux - De créer le registre des FUG - De créer une task-force pour mieux circonscrire le problème de FUG d origine traumatique consécutive à la violence sexuelle 11. Cartographie des intervenants, des interventions et des cibles de la PTME compréhensive en RDC, Financement UNICEF. Objet : Connaitre les partenaires en PTME, leur localisation et leurs interventions Toutes les femmes qui fréquentent les CPN ne se font pas dépister au VIH faute de disponibilité de test VIH ; Beaucoup de structurent qui offrent les CPN n offrent pas la PF Le 4è programme devrait s investir dans l appui des services de dépistage du VIH et de PF dans les structures qui offrent les CPN. Etant donné que la prévention du VIH et la PF font partie du mandat de l UNFPA, celui-ci ferait mieux d aider le gouvernement dans l appui des structures de santé offrant les CPN. Ces services peuvent être également intégrés aux urgences humanitaires. 11. Analyse situationnelle sur les inégalités et disparités du genre dans la ville de Kinshasa, Programme Femme et Développement (Ministère du Genre) avec financement UNFPA Objectif : dégager les discriminations (inégalités et disparités) basées sur les rapports de genre et identifier leurs facteurs aggravant ou diminuant selon les domaines. Seulement 7% des jeunes garçons et 4 % des jeunes filles pensent qu en cas de viol, il faut amener la file violée dans une structure de santé. La majorité d entre eux indiquent qu en priorité, il faut aller à la police ; Pour 86 % des filles et 84 % des garçons, les travaux ménagers c est l affaire des filles. Mêmes proportions pour les adultes ; En ce qui concerne l héritage, 17 % des filles et 40 % des garçons pensent que ce - Accroître la sensibilisation sur les aspects relatifs à l égalité de genre - Renforcer l appui à l éducation à la vie en rapport avec l égalité de sexe - Appuyer les services du ministère de genre et des autres ministères sociaux dans le développement des structures d encadrement communautaire et religieux Cette étude est la première qui aborde les questions de société selon la vision de l homme et de la femme à différents âges. Pour n avoir pas disposé ce genre d informations en 2008, la composante «Genre» avait jugé les avoir pour la suite. Pour l instant, ces données peuvent servir de baseline pour le prochain rapport pour le site de Kinshasa.
17 17 Titre du rapport Principaux résultats Suggestions pour le CPD Observations sont les garçons qui doivent hériter de leurs deux parents ; 66 % des enquêtés estiment que ce sont les maris qui doivent contribuer au budget ménager et pas leurs femmes. 12. Rapport d audit de Management, Objet :Obtenir l assurance raisonnable concernant la conformité des dépenses et conformité aux règles, règlements, politiques et procédures établis et l utilisation effective, efficience et économique des ressources 13. Actes du colloque sur les Questions de Population, de Développement et de Pauvreté en RDC, 50 ans après l indépendance, 2011 (Colloque organisé par le Département de Démographie (DSPD) de l Université de Kinshasa en Financement UNFPA et PNUD. Objet : i) Analyser l interaction entre population, développement et pauvreté en RDC et proposer les pistes de solutions pour un développement qui améliore la qualité de vie des populations par l atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement ; ii) Dresser le bilan des 50 ans du travail des acteurs sociaux, politiques et économiques en RDC, avant d en établir les perspectives. - Faible suivi de recommandations NEX ; - Faible renforcement de capacités de NEX ; - Approbation tardive de PTA. Les principaux résultats pouvant être exploités dans cette évaluation sont : 1. le manque des données sur la population et sur les relations qui existent entre cette composante et le développement ne permet pas des évaluations sérieuses des actions de développement; 2. la fuite des cerveaux avec la montée des flux migratoires des congolais à l étranger ; 3. l existence des lois obsolètes en matière de population (par exemple sur la contraception) ; 4. la faible appropriation des activités de développement par les acteurs de la société civile comme les ONGs ; 5. l absence manifeste et le manque criant de coordination des activités de développement par les autorités - Assurer le suivi des recommandations NEX ; - Elaborer et mettre en œuvre le plan de renforcement de capacités de partenaires NEX ; - Elaborer et approuver les PTA et les LOU à temps pour les projets réguliers La disponibilité des données sociodémographiques est l une des priorités du 4è programme. A ce titre, il peut aider à documenter le phénomène migratoire en RDC qui a certainement une incidence sur d autres aspects de la vie, notamment la séparation de couples rendant ainsi la femme vulnérable. Le plaidoyer pour l abolition des textes des lois obsolètes qui interdisent la PF. Le plaidoyer pour l appropriation nationale et la coordination des activités des partenaires. Tous les rapports consultés mentionnent les plaintes des structures de mise en œuvre en ce qui concerne le retard dans le décaissement de fonds pour le début des activités. Cette faille est à la base du faible rendement de ces structures. Elle impacte également sur la qualité des interventions, surtout lorsque les activités se concentrent aux troisième et quatrième trimestres de l année, d où la forte proportion des OFA. La diminution des ressources allouées au programme-pays serait une des conséquences de cette situation. Les résultats et recommandations de ce colloque vont dans le même sens que ceux d autres travaux consultés, particulièrement en ce qui concerne la carence en données socio-démographiques et les conséquences que cela induit.
18 18 Titre du rapport Principaux résultats Suggestions pour le CPD Observations gouvernementales, notamment le faible contrôle des activités réalisées par les ONGD. 14. Evaluation à mi-parcours du CPD , 2010 Objet : Revisiter les stratégies fixées initialement, à examiner, à la lumière des changements intervenus dans le contexte, leur pertinence aux résultats visés, et à proposer des mesures correctives Faible coordination et suivi du programme Au niveau de la santé de la SR, faible reportages sur les résultats au auprès de la population bénéficiaire Concentration de la lutte contre les violences basées sur le genre à l Est du Pays ; Insuffisance de l appropriation nationale. Le Bureau de Coordination de Recensement n est pas créé. Faible création de la demande en Planification familiale. Renforcer la coordination et le suivi des activités aux niveaux central et provincial. Accorder priorité absolue aux activités de substance susceptibles de produire des résultats concrets auprès des bénéficiaires de la communauté Renforcer les actions de prévention et de réponse aux autres formes de violences basées sur le genre dans la partie ouest du pays. Intensifier le plaidoyer auprès des autorités politico administratives et parlementaire pour le RGPH2. -Renforcer la communication pour le changement de comportement sur les stéréotypes de genre qui constituent une barrière à la planification familiale Cette mission a passé en revue tous les produits du programme et a proposé des réajustements pour la suite du programme. Son rapport nous a été d une grande importance dans la mesure où, comme pour l évaluation thématique dans la santé maternelle, les évaluateurs ont rencontré presque tous les partenaires de mise en œuvre. En effet, les évaluateurs ont exploité plusieurs documents administratifs et rapports des structures de mises en œuvre, outre ceux de l UNFPA. Ses recommandations rejoignent aussi celles de la mission Inter Division sur la décentralisation et la focalisation thématique du Bureau-pays. La concordance des observations et des recommandations faites par cette mission avec celles d autres missions nous a amené à opter pour une métaévaluation. L analyse des différents rapports et nos entretiens avec les points focaux de composantes à l UNFPA font ressortir, à la fois l éparpillement de l UNFPA ainsi que la faiblesse du 3è programme dans la mobilisation sociale. Il est par ailleurs difficile d évaluer l efficacité des interventions dans ce domaine, car l approche utilisée ne le permet pas. Etant donné que cette stratégie permet de créer la demande des populations, particulièrement dans la PF et la prévention du VIH, elle mérite une attention particulière dans le 4è programme.
19 19 Titre du rapport Principaux résultats Suggestions pour le CPD Observations Les activités du bureau pays sont plus Le bureau pays doit focaliser ses concentrées sur la lutte contre les interventions sur l OMD 5. violences sexuelles que sur les autres domaines d intervention 15. Rapport de mission Inter Division, Financement UNFPA Objet : Evaluer le fonctionnement du bureau pays, les questions opérationnelles, la mise en œuvre du programme et le bien-être du staff, les transactions du cash, l expansion et la création des bureaux décentralisés 16. Evaluation conjointe de projets SGBV financé par la Belgique et le Canada par Ideaborn, 2009 Objet : - Rendre compte des réalisations et de la performance des projets ainsi que de leur impact sur la problématique de violences sexuelles dans les zones ciblées et Indisponibilité de données démographiques fiables et des faits fondés sur l évidence. Mauvaise articulation des activités en SGBV L intervention d UNFPA en matière de violence sexuelle se déroule dans un climat de compétition. Le bureau ne dispose pas encore d une structure claire pour la réponse humanitaire La prévention des violences sexuelles a été un des volets le moins développé dans les projets SGBV Faible coordination des interventions Les données sur les VBG ne sont pas Le bureau pays doit s impliquer dans la collecte et l utilisation des données. Le bureau doit respecter ses engagements pris sur son assistance à la lutte contre les violences sexuelles et s exprimer clairement quant à son implication dans la nouvelle stratégie des Nations unies de lutte contre les violences sexuelles Les interventions en matière de violences sexuelles devront se faire dans le cadre de la nouvelle stratégie de Nations Unies de lutte contre les violences sexuelles Définir les rôles et les responsabilités au sein du bureau pays sur la structure de réponse humanitaire Renforcer la prévention grâce à la lutte contre les causes profondes des violences basées sur le genre dans une approche basée sur les droits humains et sensible à la culture Renforcer les capacités de coordination des interventions GBV par le gouvernement Renforcer les capacités du Ministère de Les principaux résultats de cette mission, tels que rendus dans la 2è colonne de ce tableau peuvent être considérés pertinents sous réserve des résultats de l évaluation du 4è programme. Pour être efficace, cette décentralisation ne doit pas se baser sur le fonctionnement en termes de zones de santé. Nous proposons la stratégie basée sur les structures (hôpitaux et centres de santé) dans les zones de santé identifiées préalablement comme étant les plus défavorisées du point de vue de la santé maternelle ; des rapports de genre et/ou du VIH. Etant donné le travail abattu par l UNFPA dans le domaine de lutte contre les violences sexuelles et violences basées sur le genre, d une part et surtout son expérience, d autre part, le 4è programme devrait, dans le cadre de la composante «Genre», mettre également l accent sur les violences sexuelles et basées sur le genre. Cet aspect devrait être aussi privilégié dans les interventions humanitaires, car c est dans des situations de crises que les violations des droits humains en rapport avec le genre sont les plus importantes. Dans le 3è programme, les interventions de l UNFPA consistaient en la gestion des cas incidents des violences sexuelles et non en leur prévention. Les questions violences basées sur le genre n étaient presque pas une priorité. Cette position nous semble n avoir pas attiré l attention des évaluations antérieures qui se seraient focalisées sur l éventuelle «lutte» entre les agences
20 20 Titre du rapport Principaux résultats Suggestions pour le CPD Observations harmonisé et non fiable genre pour la mise en place du système d information et de gestion de la base de données -Tirer les enseignements de leçons apprises et dégager les bonnes pratiques Faible implication des hommes dans la prévention des VBG Faible collaboration entre les structures d écoute et d accompagnement psychosocial et les services médicaux Faible collaboration entre les structures d écoute et d accompagnement psychosocial et les services médicaux Renforcer l implication des hommes comme acteurs de changement social dans les efforts de prévention contre les VBG Renforcer l intégration de l accompagnement psychosocial dans les structures médicales. Renforcer l intégration de l accompagnement psychosocial dans les structures médicales des Nations Unies, alors que certaines d entre elles avaient collaboré ensemble dans le cadre de l Initiative Conjointe de lutte contre les Violences sexuelles. Etant donné que les violences sexuelles et les violences basées sur le genre ont des origines socioculturelles, nous proposons à ce que le 4è programme, privilégie la promotion de l égalité des sexes et des droits reproductifs à partir des institutions, réseaux et organisations communautaires. Malgré l important travaille abattu dans la prise en charge des victimes des violences sexuelles, les faiblesses sont encore constatées dans la collaboration entre différents partenaires devant permettre une prise en charge holistique. Ces leçons doivent être prises en compte dans le 4è programme, notamment la sensibilisation des intervenants pour une synergie des interventions.
21 21 Titre du rapport Principaux résultats Suggestions pour le CPD Observations - 37 % des filles et 30 % des garçons 6- - Cibler les adolescents et les jeunes, 17 ans étaient déscolarisés en 2007 ; filles comme garçons dans les activités - 48 % des femmes âgées de ans visant la renforcement des ont déjà fait le test de VIH compétences en rapport avec les - 3,5 % des femmes de ans ont opinions sur les aspects de genre ; déjà utilisé le condom lors du dernier - Accroitre le recours au test VIH chez rapport sexuel les femmes âgées de 15 à 19 ans % de filles de ans ont déjà - Accroitre l utilisation de condom par utilisé une méthode de contraception les femmes célibataires âgées de moderne ans lors de leurs rapports sexuels % et 3 % des filles étaient mariées à - Accroitre l utilisation des méthodes 15 ans dans la province Orientale et à contraceptives modernes par les Kinshasa contre une moyenne nationale femmes âgées de 15 à 24 ans de 8 % ; - Parmi les filles 1(-19 ans qui étaient mariées, 82 % avaient déjà, soit un enfant soit avaient déjà eu une grossesse - 39 % des filles célibataires âgées de ans étaient déjà sexuellement actives (59 % dans la Province du Bas- Congo ; 54 % dans la P. Orientale et 8 % au Kasaï-Oriental) % des filles célibataires (15-19 ans) trouvent «normal» d être battues par leurs époux, soit 39 % à l Equateur ; 29 % au Kasaï-Occidental et 5 % au Sud- Kivu. 17. The adolescent experience in depth : using data to identify and reach the most vulnerable young people: Democratic Republic of Congo, 2007 (Population Council, 2009) Objet: Rendre disponibles les données issues de l analyse approfondie sur les adolescents et les jeunes en RDC Les jeunes (femmes) célibataires, veuves, divorcées et séparées, c est-à-dire celles ne vivant pas en couples ou union ne sont pas prises en compte dans l évaluation des besoins non satisfaits en PF. Pourtant, ces catégories sont les plus vulnérables. Ce rapport renseigne de manière approfondie les différents comportements sexuels à risque chez les jeunes célibataires ainsi que les conséquences de cette sexualité à risque. Ses indicateurs sont utilisés, à la fois pour évaluer les progrès ou non des interventions de ce programme. Ces analyses approfondies ont été rendues pendant que le 3è programme avait déjà été élaboré. Etant donné que les interventions n ont pas changé grand choses sur le plan national ou provincial, les interventions en direction des jeunes dans les provinces ou zones de santé du programme en cours ou à venir peuvent cibler le rapport de genre, outre la sexualité à risque.
22 22 Etant donné respectivement la richesse de ces documents, leur étalement sur la période de mise en œuvre du programme, leur caractère indépendant, la qualité des personnes-ressources interviewées, tant à l UNFPA qu à l extérieur de celui-ci, l équipe chargée de cette évaluation n a pas estimé opportun de se rendre de nouveau sur le terrain pour effectuer les mêmes observations. Ainsi, la présente évaluation est principalement documentaire. Toutefois, en cas de nécessité, l équipe a échangé avec les personnes-clés parmi le staff UNFPA et certains responsables des structures de mise en œuvre présents à Kinshasa Limites rencontrées Une des difficultés ressenties par l équipe d évaluation a été le choix de l approche d évaluation des différents moments d exécution du 3è Programme pays. En effet, conçu pour une période de cinq ans, soit de 2008 à 2012, le 3è programme qui avait effectivement démarré son cours normal en 2008 a été réorienté en 2010 avec la restructuration du Bureau- Pays et la refocalisation géographique et thématique. Etant donné par ailleurs qu après cette restructuration, le programme poursuit les mêmes objectifs sans substituer les anciennes zones d intervention par d autres, nous avons jugé utile de ne pas considérer séparément ces deux moments. Ainsi ces derniers n ont pas n ont été évalués comme deux cycles d un même programme mais plutôt comme un même cycle.
23 23 Principales Conclusions Principales recommandations I. Bonne gouvernance a) Production et utilisation des données socio-démographiques Dans son plaidoyer, l UNFPA a permis la prise en compte de l Agenda de la CIPD, dans le DSCRP 2. Etant donné que l organisation du deuxième recensement général de la population et de l habitat, la collecte, l analyse et la dissémination des données socio-démographiques étaient les principales priorités du gouvernement, le 3è programme les avaient aussi privilégiées. Plusieurs activités de plaidoyer pour la mobilisation des fonds ont été réalisées et les capacités techniques et institutionnelles de la structure en charge de l organisation du recensement, à savoir l INS, ont été renforcées. Il convient de mentionner la mise en place de trois Centres Provinciaux de Production Statistique, la formation de neuf démographes de niveau maîtrise à l IFORD de Yaoundé et d un ingénieur des travaux statistiques à l ENSEA d Abidjan. Le programme a contribué à la réalisation de l enquête MICS4 et a appuyé l élaboration d un plan de production et de dissémination statistique pour le suivi et évaluation du DSCRP2. Les unités d enseignement universitaires, notamment le DSPD/Université de Kinshasa, l Institut Supérieur de Statistique, l Institut Facultaire des Sciences de la communication et de l Information ont été appuyées pour assurer une formation de qualité sur les questions de population et développement. Une conférence nationale à laquelle s était joint de personnalité scientifique de renommée internationale a évalué la situation sociodémographique et socio-économique de la RDC 50 ans après l indépendance a permis de faire le point sur l état et la dynamique de la population congolaise, d une part et leurs L absence des données du recensement est un obstacle majeur pour la planification du développement dans tous les secteurs. Dans ce contexte, il est impossible de mieux mesurer les effets des différentes interventions. Au cours du troisième programme, la priorité du gouvernement était accordée à l organisation des élections présidentielle et législatives de Etant donné que cette activité est en partie réalisée, un plaidoyer intensif en direction du gouvernement pourrait permettre l inscription au budget de sa contrepartie pour le quatrième programme. Outre le gouvernement, le plaidoyer pour la mobilisation des fonds destinés à l organisation du 2è Recensement Général de la Population et de l Habitat doit également viser les gouvernements provinciaux et les autres bailleurs de fonds. Le Bureau-Pays est encouragé à multiplier les contacts avec les autorités provinciales dans les différentes composantes du quatrième programme. L implication des provinces du Katanga et du Bas-Congo peuvent servir de références. Pour plus d appropriation nationale, le Bureau Central du Recensement (BCR) doit mettre à contribution tous les partenaires susceptibles d amplifier cette action. L avènement du nouveau gouvernement doit être considéré comme une opportunité. Au regard du faible effectif des cadres compétents dans le domaine de population et développement, le renforcement des capacités des structures de formation du secteur «Statistique» s avère indispensable en vue d augmenter leurs
24 24 liens avec le développement socioéconomique d autre part. L UNFPA a réussi à gagner la collaboration et l engagement de la Banque africaine de Développement et du PNUD à appuyer l organisation du recensement à travers la réhabilitation des bâtiments devant abriter les centres de production statistique dans les Provinces du Bas-Congo, du Katanga et de la Province Orientale. Cependant, beaucoup reste à faire en termes des préparatifs du recensement et de la disponibilité des données socio-démographiques à partir d autres sources, ce qui ne permet une bonne planification du développement. Si l UNFPA a accompli ses engagements, le gouvernement pour sa part n en a pas fait autant. cette attitude risque de décourager les partenaires qui soutiennent les actions du gouvernement. rendements. Dans la plupart de cas, la production des données n est pas suivie des analyses approfondies. Un plaidoyer devrait être conduit dans ce sens pour que la substance des données antérieurement produites soit extraite. Ceci permettra d enrichir la connaissance des caractéristiques sociodémographiques et socio-sanitaires de la population congolaise. Par rapport à cette production de données, un plaidoyer devra enfin être engagé dans la direction des autorités gouvernementales ayant en charge la production des statistiques, de manière à ce qu elles s approprier la coordination de la planification de la production des données socio-démographiques et socio-sanitaires. Ce 3è Programme se caractérise également par la production des données variées. Cellesci ont permis d apprécier globalement les efforts fournis par les interventions du 3è programme, même si lesdites données sont produites principalement pour le besoin de l élaboration du 4è programme. A ce sujet et dans la plupart de cas, il s agit des initiatives prises par les partenaires et non par la partie nationale, d où la focalisation de ces opérations dans les zones de leurs interventions. Intégration des questions de population dans l agenda national Aux termes du plaidoyer, l UNFPA a réussi : à faire intégrer les questions de populations dans les DSRCP national et provinciaux. Il y a eu une notable avancée par rapport aux DSCRP de la première génération dans ce domaine. Comme ce fut le cas dans le 3è programme, le 4è programme doit également accorder une attention particulière pour que les questions de population soient intégrées aux DSCRP provinciaux. L UNFPA doit travailler avec la partie
25 25 Les questions démographiques, notamment le besoin du recensement et les questions du genre ont été clairement exprimée dans ce DSCRP. Les questions du genre, par exemple ont été intégrées dans les différents secteurs, notamment la justice, la réforme du secteur de sécurité et les services sociaux de base. a amené la Banque Mondiale à financer la planification familiale. à inscrire dans l agenda du parlement provincial du Katanga, un débat sur la planification familiale, particulièrement sur les besoins non satisfaits, ce qui a permis l augmentation du budget de l santé de 13% à 15 % en 2012 ainsi que l inscription d une ligne en faveur de la PF dans le budget de cette province. La mise en œuvre du programme a connu des difficultés pour intégrer les questions de populations, santé de la reproduction et genre notamment dans les documents normatifs et dans les DSCRP provinciaux. En effet, il existe peu de cadres bien formés dans ce domaine dans les différents ministères concernés par le 3è programme. Une des difficultés pour cette intégration est la carence des données elles-mêmes. Dans le secteur du genre, par exemple, les données spécifiques et appropriées font cruellement défaut, ce qui avait rendu difficile la conception même du 3è programme. nationale, particulièrement le Ministère de la Santé dans le plaidoyer en direction de la Banque Mondiale afin d amener celle-ci à concrétiser ses intentions visant le financement de la planification familiale. Avec le retrait du Fonds Mondial dans l appui de la lutte contre le VIH, les besoins deviennent davantage énormes dans ce secteur. Pour cela, l UNFPA doit continuer son plaidoyer envers les gouvernements national et provinciaux, pour qu ils libèrent leurs contributions en vue d accroître la demande de la Planification et d accroître la mobilisation des jeunes et des adultes pour l adoption des comportements sexuels à moindre risque. La carence des données sociodémographiques à des échelles géographiques réduites (districts sanitaires ou administratifs ; zones de santé ou territoires) handicape l élaboration et le suivi-évaluation des projets et programmes de développement. Dans la mesure du possible, l UNFPA devrait inciter les gouvernements provinciaux à exiger de leurs partenaires la production des sociodémographiques pour les besoins de planification du développement. L amélioration de la qualité des données de l état-civil devrait figurait parmi les priorités du 4è programme.
26 26 Amélioration de l accessibilité de la population aux services sociaux de base Par rapport à la PF 1. Plaidoyer Le bureau-pays peut profiter de l opportunité qu offre la disponibilité de la Première Dame et son investissement dans la PF pour faire avancer le dossier du repositionnement de la PF. La redynamisation des comités techniques et de pilotage du repositionnement doit être une priorité durant cette dernière année du 3è programme. Le bureau-pays a réalisé des plaidoyers auprès du gouvernement en faveur du repositionnement de la PF et la CARMMA est l un des résultats majeurs de ces actions. Les conférences et ateliers de formation sur la PF ont été appuyés. Un des objectifs visés était l abrogation de la loi interdisant la contraception en RDC. A l issue d un atelier sur la PF organisé à Kananga au Kasaï- Occidental, les députés provinciaux ont annoncé une «Déclaration en faveur de la planification familiale» comme volet essentiel de services de santé maternelle. Cependant, les recommandations de la conférence nationale sur repositionnement de la PF ne sont pas encore appliquées, ce qui risque de retarder l amorce du dialogue avec les institutions de la république sur la valorisation de la PF parmi les autres priorités de santé publique en RDC. 2. Autres interventions L UNFPA a appuyé le Gouvernement Congolais : en renforçant la coordination nationale du programme National de la Santé de la Reproduction sur le plan technique et institutionnel. Pour les besoins de la planification, des études ou évaluations rapides ont été appuyées sur les besoins en soins obstétricaux et néonatals Au-delà du repositionnement de la PF, le plaidoyer doit continuer en direction du parlement pour l abrogation de la loi interdisant la PF, car cet objectif n est pas encore atteint. Le 3è programme n a pas suffisamment fait à ce propos. Compte tenu du fait que l UNFPA n intervient pas sur l ensemble du pays, alors que la PF constitue un important besoin pour les couples congolais, il est souhaitable qu en tant que leader dans les interventions sur cette thématique, qu il multiplie les activités de plaidoyer de manière à susciter d autres engagements en faveur de la PF chez d autres partenaires. La plupart des interventions de ce programme dans le domaine de la santé maternelle, particulièrement les réhabilitations des structures sanitaires, la fourniture des équipements et des commodités ont été effectuées dans les zones de santé ciblées par le 3è programme. Même si ses interventions ont réellement soulagé la misère des populations fréquentant lesdites structures, leur impact dans l ensemble d une zone de santé reste faible, alors qu il devrait être important si
27 27 d urgence (SONU) dans quelques zones de santé de trois provinces (Kinshasa Bas-Congo et Bandundu). Dans le cadre, le PNSR a été dans la réalisation de la cartographie des intervenants et interventions en PF. en revitalisant les structures sanitaires offrant les SONU. Les appuis dans ce domaine ont un impact, non seulement direct sur la santé maternelle, mais surtout durable. en appuyant le recensement des sagesfemmes, la création de leur association et en renforçant la formation universitaire de l infirmièreaccoucheuse (sage-femme). En soutenant le gouvernement dans la formation des médecins. Un appui financier important de la part de l UNFPA, à travers un partenariat avec l Hôpital Marie Biamba Mutombo de Kinshasa avait permis la formation des médecins Congolais dans la réparation chirurgicale des fistules urogénitales, une affliction exceptionnellement onéreuse qui atteint surtout des femmes pauvres au cours de l accouchement. En organisant une conférence nationale sur la fistule urogénitale à Kinshasa qui a effectué un diagnostic profond sur la prévention, la prise en charge et les facteurs socio-psychologiques connexes ; Les stratégies développées par l UNFPA dans le SONU en termes de collaboration avec les autorités provinciales a donné des résultats très intéressants. le programme avait ciblé une structure. Ainsi, eu égard à la modicité des moyens dont dispose l UNFPA, il serait intéressant (en dehors des activités liées aux urgences humanitaires) qu il concentre ses activités régulières dans les zones de son intervention, c est-à-dire là où il est comptable. Ceci lui permettra également de mieux mesurer ses interventions. Pour cela, le ciblage d un nombre restreint de structures d après leur situation géographique et surtout selon le niveau socio-économique des populations riveraines serait une meilleure stratégie. Il s agira de compléter le paquet d intervention où la PF et autres appuis en SONU font défaut. Considérant la situation d insécurité que connaît certaines contrées du pays, d une part et l éloignement de certains villages des maternités, d autre part, l initiative de construire de waiting house est vivement recommandée. Il en est de même de l appui aux instituts supérieurs des sciences médicales qui forment les accoucheuses. Etant donné que les finalistes de cette filière à Kinshasa ne sont généralement pas affectés à l intérieur, le 4è programme pourrait cibler certains établissements de provinces pour les appuyer. La lutte contre la fistule mérite d être inscrite en lettres d or dans le 4è programme. Outre les interventions directes de l UNFPA, celui-ci devra mener un plaidoyer en direction du gouvernement et d autres partenaires pour qu ils s investissent dans l éradication de ce fléau. Dans la suite du 3è programme, il nous semble indiquer de poursuivre l application de la stratégie appliquée dans la
28 28 collaboration entre les autorités provinciales du Katanga particulièrement pour le renforcement des capacités des SONU dans les autres provinces.
29 29 L UNFPA a également appuyé la partie nationale dans la prévention de la transmission du VIH à travers le Plan d action du PNMLS par une assistance technique et financière. Trente millions de préservatifs ont été distribués à travers le pays grâce à l UNFPA. A l exception des contrées en crise, les interventions «VIH», particulièrement la distribution des préservatifs ainsi que la sensibilisation à la prévention du VIH a été effectuée par l UNFPA sans respecter ses zones d intervention régulières. Ceci a rendu difficile l évaluation de l efficacité de ces interventions. Par ailleurs, le programme avait prévu associer les interventions VIH et PF. Si cela a été possible dans certaines zones de santé où il y avait des intervenants «VIH», il n en était pas le cas dans d autres zones où il n y avait que la PF, car UNFPA lui-même apportait principalement les «soins» SONU que VIH. Par rapport à la prévention du VIH Par rapport à l intégration de la lutte contre le VIH et les interventions sur la PF, l expérience du 3è programme a montré que, bien que l intégration de ces deux approches soit bonne, elle n a cependant pas réussi parce que le paquet offert n était pas complet. Une bonne intégration nécessite l apport d un paquet complet.
30 30 Outre les violences sexuelles, les principales interventions dans ce domaine ont été principalement le renforcement des capacités des structures du Ministère du Genre, de la Famille et de l Enfant ainsi que celles de la société civile. Le manque d études sur les rapports de genre et les déterminants des discriminations et des disparités du genre n avait pas permis une bonne définition des objectifs dans le 3è programme. La faible efficacité des interventions ciblant les communautés peut être attribuée au manque d une bonne stratégie de mobilisation sociale et de la CCC. Et même dans ces domaines, très peu d activités ont été menées dans auprès de communautés, probablement par manque des compétences. Les appuis dans la lutte contre les violences sexuelles, particulièrement la prise en charge médico-sanitaire et la gestion des données sur les violences sexuelles ont été très importants. Depuis 2011, l UNFPA intervient dans le domaine humanitaire en rapport avec son mandat. Les zones de déplacements et de retour des IDPs à l Est (Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri) et des refoulés d Angola à l Ouest (Zone frontalière du Bas-Congo, Kasaï- Occidental et Bandundu) de la RDC. Ses interventions sont spécifiques et il est le seul à appuyer sur la santé maternelle en Pep Kit. Cependant, il est difficile d apprécier l efficacité de ces interventions, étant donné qu on ne connaît pas très bien le nombre de personnes assistées. Par rapport au genre Par rapport aux urgences humanitaires Le renforcement des capacités techniques et institutionnelles des structures du Ministère du genre ainsi que de celles de la société civie demeure une bonne stratégie pour la suite du 3è programme et même pour le è programme. Pour s attendre à des résultats tangibles, il serait mieux de conduire de recherches en termes d états de lieu dans les différents contextes socio-culturels (ethniques) du pays en vue d identifier les facteurs à la base des stéréotypes du genre qu il faudra cibler et combattre par des éducations de masses. Avec la focalisation thématique décidée en 2010 conformément à son mandat (OMD-5), le bureau pays ferait mieux de ne pas abandonner ses engagements relatifs à la lutte contre les violences sexuelles. La «composante» Urgences humanitaires n est pas très ancrée dans le 3è programme. Il serait intéressant de poursuivre sa consolidation en y affectant un ou des agents.
31 31 Par rapport à la synergie entre composantes Une des faiblesses de ce 3è programme est Il est indispensable que les différentes l absence de communication explicite entre composantes du programme collaborent dans les différentes composantes. Celles-ci ont la conception et dans la réalisation de leurs fonctionné comme des entités totalement interventions. La composante population et indépendantes, alors qu elles traitent des développement ainsi que le genre couvrent matières transversales. les différentes dimensions du programme, d où la nécessité d établir des synergies. L Unité «Suivi-Evaluation» doit également mise à contribution par les différentes composantes. Par rapport à la collaboration entre l UNFPA, les autres partenaires au développement ainsi que la partie nationale : coordination des activités Il a été observé une incohérence dans le discours de l UNFPA, par rapport aux autres agences, d une part et par rapport aux donateurs, d autre part. En effet, les autres agences du Système des Nations Unies ne semblent pas comprendre ce qu il fait, particulièrement en matière de coordination des activités qui rentrent dans son mandat. Une certaine méfiance semble couver entre l UNFPA et certaines structures gouvernementales, particulièrement le Programme National de la Santé de la Reproduction qui pense que l UNFPA voudrait se substituer aux structures de mise en oeuvre. Cette impression a été également relevée par l Institut de la Statistique qui, tout en soulignant l investissement de l UNFPA dans le processus du 2è recensement général de la population et de l habitat, cherche à remorquer la structure de la mise en œuvre. Ce climat empêche une bonne réalisation des activités. D autres structures clés ne semblent pas Pour permettre une bonne collaboration avec les agences sœurs, l UNFPA devra clairement communiquer son rôle en matière de coordination aux autres partenaires. Par rapport aux donateurs, il devra améliorer sa communication interne et s assurer que tout le monde parle d une seule voix, pour éviter d envoyer différents messages aux donateurs et aux autres partenaires UN. Un certain effort devra être fourni dans le domaine managérial en vue d améliorer le fonctionnement du Programme. Cet objectif peut être atteint à travers le positionnement de l UNFPA sur le terrain du point de vue technique et organisationnel. Cela exige par ailleurs la mise en œuvre d un plan cohérent de mobilisation de ressources avec un costing sur les services de santé de reproduction avec des paquets incluant un minimum de scenarios. Il serait par ailleurs intéressant de répliquer l approche centre d Excellence au niveau provincial, en appuyant les principales structures de santé pour s assurer de la disponibilité de services SR avec un standard acceptable.
32 32 s intégrer dans le processus de la mise en œuvre du programme. C est le cas du Programme National de la Santé de la Reproduction des Jeunes et adolescents (PNSA), la Direction de la Santé Familiale (Ministère de la Santé), le Ministère de la Jeunesse, Sports et Loisirs ainsi que le Ministère de l Enseignement Primaire et Secondaire. Il serait important de renforcer le rôle de coordination du PNSR. Il serait intéressant d intégrer le Programme National de la Santé de la Reproduction des Jeunes et adolescents (PNSA), la Direction de la Santé Familiale (Ministère de la Santé), le Ministère de la Jeunesse, Sports et Loisirs ainsi que le Ministère de l Enseignement Primaire et Secondaire comme partenaires de mise en œuvre du programme.
33 33 Chapitre 1: Introduction 1.1. Contexte Ce rapport est le résultat de l évaluation du troisième Programme de l UNFPA-RDC pour la période Cependant, l évaluation couvre la période Le programme pays comprend trois programmes ou composantes, à savoir: Population et développement,; Genre et Santé de la Reproduction. Le budget global pour la période était de 60 millions de dollars US, soit 25 millions de dollars de ressources régulières de l UNFPA et 35 millions de dollars US devant provenir d autres donateurs But et objectifs de l'évaluation du programme-pays L objectif principal de ce travail est de produire le rapport d une évaluation indépendante couvrant la période Le rapport de cette évaluation va permettre au Staff de l UNFPA-RDC ainsi qu à la partie nationale de s inspirer des leçons des interventions réalisées dans le cadre du 3è Programme-Pays pour préparer le 4è programme-pays. Encadré 1: Qu est-ce que l évaluation d un Programme-Pays? Une évaluation d un programme-pays est une évaluation indépendante de l UNFPA qui cherche à apprécier le niveau d exécution d un programme et les résultats attendus en tant que contributions de l UNFPA au développement en termes de renforcement des capacités nationales. L évaluation d un programme-pays vise trois objectifs spécifiques : i) effectuer une évaluation indépendante sur l état d avancement ou de l exécution des produits attendus dans le document du programme (CPAP). L évaluation fournit des éléments qui éclairent les résultats (positifs ou négatifs) mais non prévus ainsi que les contraintes ou opportunités manquées ; ii) Evaluer le système de suivi-évaluation du Bureau-Pays ; iii) Expliquer comment la position de l UNFPA apporte une valeur ajoutée en termes de réponses aux priorités nationales ainsi qu aux changements dans le contexte du développement national ; iv) Présenter les résultats clés, dégager des leçons clés et proposer des suggestions stratégiques et réalisables pouvant être mis à profit pur le prochain cycle de programmes Portée de l'évaluation Le principal champ de cette évaluation est l appui que l UNFPA apporte au Gouvernement de la République Démocratique du Congo au regard du Document du Programme-Pays ainsi que le Plan d Action du Programme-Pays (CPAP) pour la période L évaluation couvre également les ressources financières régulières de l UNFPA ainsi que les ressources
34 34 financières d autres donateurs. Les résultats de l'évaluation consistaient en un examen du portefeuille du Programme-pays de l UNFPA et des activités d'activités d appui Méthodologie et processus Processus d'évaluation La méthodologie utilisée dans la présente évaluation repose sur celle développée par la Branche Evaluation à la Division de services d audit destinés à l évaluation des Programmes des Bureaux-Pays de l UNFPA. L évaluation est basée sur une série de questions destinées à apprécier chacun des critères habituels d évaluation de projets et programmes, à savoir : i) la pertinence, ii) l efficacité, iii) l efficience et iv) la durabilité. Trois autres critères spécifiques ont été utilisés pour apprécier l alignement sur les plans stratégiques du programme de l UNFPA sur les priorités nationales et sur celles de l UNDAF ainsi que la valeur ajoutée du programme. La qualité du système de suivi-évaluation du Programme-Pays a été apprécié à partir des 5 différents points, à savoir : i) le suivi des intrants et des activités, le suivi des résultats et des effets, le suivi des hypothèses et des facteurs de réussite ou d échecs ; ii) l intégration des évaluations au système de suivi-évaluation et l appui des acteurs (ou partenaires de la partie nationale) de mise en œuvre pour appuyer leur capacité de suivi-évaluation. L équipe chargée de l évaluation a constaté, à l étape de la revue de la littérature, une abondante documentation constituée des rapports administratifs, des rapports de recherches et des rapports des évaluations extérieures réalisées par des missions indépendantes. Le tableau 1.1 reprend les principaux rapports d évaluations exploités.
35 35 Tableau 1.1 : Principaux documents exploités pour l évaluation du 3è programme-pays (RDC) Titre du rapport Principaux résultats Suggestions pour le CPD Observations 2 % des structures de santé de référence offrent le service de SONU complet ; 1.Etat de lieu rapide sur l offre de services Soins Obstétricaux Néonataux d Urgence au Bas-Congo, 2010 ; Bandundu, 2010 et à Kinshasa, 2011, Financement UNFPA. Objet : évaluer la couverture des zones de santé ciblées en SONU 2. Evaluation des capacités des institutions de formation de sages femmes (infirmières accoucheuses A1 en RDC, PNSR-RDC avec le financement UNFPA. Objet : Evaluer la formation actuelle des accoucheuses afin de décider des interventions prioritaires à venir par le dénombrement des écoles de formation des accoucheuses et leurs besoins. 3. Cartographie des intervenants et interventions en Planification familiale, 2011, financement UNFPA et USAID Objet : Connaitre les partenaires en planification familiale et leur localisation ainsi que leurs Aucune structure de santé n offre le SONU de base complet ; Seulement 10 % des prestataires sont formés en SONU. On trouve tout au plus 1 sage-femme (infirmière accoucheuse A1 en RDC) par structure capable de prendre en charge les grossesses et leurs complications. Aucune institution de formation de sages femmes n est dotée de matériels didactiques selon les normes. Les enseignants et encadreurs de stage n ont pas les compétences requises 38 % des structures de santé de zones ciblées offrent la planification familiale ; 25 % des structures de santé offrent au moins 3 méthodes de contraception Accroitre le nombre de structures de référence qui offrent le SONU complet. Accroitre le nombre de structures de santé qui offre le SONU de base Accroitre le nombre de prestataires formés en SONU Augmenter à 2 le nombre de sages femmes par structure de santé. Doter les institutions ciblées de formation de sages-femmes en matériels didactiques. Renforcer les capacités des enseignants et encadreurs de stages. Augmenter la couverture de structures de santé qui offrent la planification familiale. Accroitre la couverture de structures de santé qui offrent au moins 3 Malgré l absence des données sur les services des accouchements et sur le personnel qui a assisté à ces accouchements au début de la mise en œuvre du 3è programme, cette base renseigne sur l importance du phénomène à la fin de la période. De ce fait elle servira de baseline pour le prochain programme par rapport au produit relatif aux accouchements assistés par un personnel qualifié et des soins obstétriques et néonatals d urgence dans les zones d intervention du programme. Des 3 états de lieu consultés, celui réalisé à Kinshasa nous semble avoir été bien mené du point de vue de la méthodologie. Toutefois, les données rapportées dans les deux autres (Bas-Congo et Bandundu) peuvent néanmoins donner l idée sur le phénomène. Les résultats de cette étude ont permis de nuancer l efficacité des interventions des partenaires par rapport aux accouchements intervenus dans les structures de santé constatée dans l enquête MICS- RDC (2010). En effet, l on peut accoucher dans une structure de santé devant un personnel qui a un niveau d études élevé mais pourtant non compétent pour avoir été mal formé. Cette étude pourra être mise à profit dans le 4è programme dans le cadre du renforcement des capacités des structures de formation des sagesfemmes. Les sages-femmes déjà en cours d emploi peuvent également être ciblées en vue d améliorer leurs capacités professionnelles. Dans le 3è programme, le choix des zones de santé d intervention et des structures n était pas basé sur des aspects objectifs faute de données. La cartographie des intervenants et des interventions dans la PF renseigne d une certaine mesure sur les besoins non satisfaits dans les zones étudiées. Elle a permis d apprécier,
36 36 Titre du rapport Principaux résultats Suggestions pour le CPD Observations interventions moderne méthodes de contraception moderne même qualitativement, les interventions du è programme dans les zones de ses interventions. Elle permettra l UNFPA dans le choix des prochaines zones d interventions et surtout de contacter ses éventuels partenaires pour une bonne planification des interventions. 4. Enquête qualitative sur les violences basées sur le genre dans les provinces non Starec, 2011, financement UNFPA. Objet : mieux connaitre et comprendre le phénomène des violences basées sur le genre dans les zones non en conflit 5. Enquête MISC-RDC 2010, Financement UNICEF, OMS, UNFPA, USAID Objet : Disposer des données actualisées, désagrégées et de qualité sur les facteurs démographiques, sanitaires, socio-économiques et écologiques susceptibles d influencer la situation des enfants et de femmes en RDC 81 % de structures de santé ont connu de rupture de stock d au moins un produit PF au cours de 6 derniers mois -Faible connaissance des populations sur les violences basées sur le genre; -Attitude favorable à la violence conjugale particulièrement auprès des hommes; -le mariage précoce de filles de moins de 18 ans n'est pas perçu dans l'imaginaire populaire comme une forme de violence; - la socialisation (formation sociale) est faite sur la base des coutumes ; des proverbes et adages qui véhiculent les discriminations et les stéréotypes basés sur le genre. La plupart de coutumes (interdits et proverbes) dévalorisent la femme et influencent la production des violences. Précocité des rapports sexuels : l âge médian aux premiers rapports sexuels est de 16 ans ; Rapports sexuels à risque d IST/VIH/SIDA et grossesses non voulues : i) 6 % des jeunes femmes de 15 à 24 ans ont utilisé les préservatifs avec les partenaires occasionnels ; ii) 25 % des femmes de 20 à 24 ans ont eu une naissance avant l âge de 18 ans ; iii) Réduire la rupture de stock de produits PF dans les structures de santé ciblées Développer le programme de CCC sur les violences basées sur le genre en tenant compte des éléments culturels dans les zones ciblées pour réduire l ampleur de violences domestiques. Accroitre la proportion de jeunes femmes de 15 à 24 ans qui ont utilisé les préservatifs avec les partenaires occasionnels ; Réduire la proportion de femmes de 20 à 24 ans qui ont eu une naissance avant l âge de 18 ans. Pour le 4è programme, les contrées qui requièrent un peu plus d attention en termes de commodités sont déjà identifiées. Ce genre d études manque en RDC, ce qui n avait pas permis à la composante «Genre» de bien formuler ses stratégies. Malgré la persistance de la carence des études dans le domaine du genre, cette étude peut être mise à profit dans le ciblage des réseaux et organisations communautaires dans le 4è programme. Les indicateurs sur la sexualité à risque et la fécondité adolescente utilisés dans le 3è programme étaient issus de l enquête EDS L enquête MICS-2010 a permis d évaluer l évolution des comportements et des connaissances de la population, notamment des jeunes en matière de sexualité. Cette évaluation est grossière, car le niveau des indicateurs issus de cette base se rapporte à l ensemble du pays, alors que les évaluations des interventions doivent se focaliser sur les 22 zones de santé d intervention du 3è programme.
37 37 Titre du rapport Principaux résultats Suggestions pour le CPD Observations 5,4 % de femmes de 15 à 49 ans mariées qui utilisent la contraception moderne 6. Integrated Health Project in Democratic Republic of Congo( 2 Kasaï, Katanga, Sud-Kivu), Baseline Survey, 2011, financement USAID. Les besoins non satisfaits en planification familiale sont de 24% chez les femmes en union la persistance des comportements sexuels à risque auprès des jeunes de 15 à 24 ans : i) 30 % d adolescentes avortent chaque année ; ii) 28 % des filles âgées de ans ont déjà commencé leur vie féconde : 22 % ont déjà eu une naissance vivante et 6 % sont enceintes du premier enfant. Près de 4 % des adolescentes de ans ont eu une naissance vivante avant l âge de 15 ans. Une femme sur quatre âgées de ans a eu une naissance vivante avant l âge de 18 ans 8 % de femmes âgées de 15 à 49 de zones ciblées utilisent au moins une méthode de contraception moderne Contribuer à repositionner la planification familiale notamment par la création de la demande Contribuer à réduire les besoins non satisfaits en planification familiale. Accroitre l utilisation de la contraception moderne parmi les femmes âgées de 15 à 49 ans Comme en 2008, MICS-RDC (2010) sera également mis à profit par le 4è programme pour le renforcement des capacités techniques et institutionnelles du système national d approvisionnement en médicaments essentiels mais aussi en préservatifs. Les organisations communautaires pourraient également être ciblées dans ce renforcement de leurs capacités opérationnelles. Objet : Rendre disponibles les données de base sur les connaissances, les attitudes et les pratiques dans la zone d intervention du projet PROSANI finance par USAID 7. Evaluation de la collecte de données pour l actualisation et le suivi de la mise en œuvre du DSCRP2, Financement UNFPA Objet : Définir un cadre d organisation des opérations statistiques allant de la collecte et du traitement des données à l analyse et la dissémination des résultats afin d assurer le suivi évaluation de la mise en - Le recensement général de population par habitat est incontournable ; - Il n existe pas de plan de collecte de données sur les questions de population ; - les enquêtes disponibles sont influencées par les donateurs. -Organiser le recensement général de population par habitat ; -Rendre disponible le plan de collecte de données sur les questions de population Ce travail donne un large aperçu sur les sources des données socio-démographiques utiles pour le suivi évaluation en RDC. Le constat est qu il n existe pas suffisamment des données statistiques sociodémographiques pouvant permettre une bonne planification de développement. La principale faiblesse qui a caractérisé la conception du 3è programme-pays est la carence de données. La
38 38 Titre du rapport Principaux résultats Suggestions pour le CPD Observations œuvre du DSCRP2 conséquence est qu il n est pas possible d évaluer objectivement l efficacité des interventions faute de dénominateurs dans le calcul des indicateurs. Cette limite se maintiendra tant que le RGPH ne sera pas organisée. D où l importance prioriser les activités de plaidoyer 4è programme afin de mobiliser les dirigeants congolais et les partenaires à s impliquer dans ce processus. 8. Evaluation thématique du programme d appui de UNFPA à la santé maternelle et du Fonds Thématique pour la santé maternelle, Financement UNFPA Mortalité maternelle toujours élevée Renforcer le partenariat pour l atteinte des OMDs (4, 5, 6). Objet : évaluer la pertinence, l efficacité, l efficience et la durabilité de tous les instruments d appui proposé par UNFPA pour l amélioration de la santé maternelle 9. Rapport de la cartographie des travailleurs de sexe, Financement UNFPA Objet : faire le mapping de travailleurs de sexe Les ressources allouées au bureau UNFPA sont très faibles par rapport aux besoins Faiblesse dans le suivi du programme aussi bien par UNFPA que le Gouvernement Faible capacité de coordination de la Direction de PNSR 1. Les sites de concentration des professionnels de sexe sont identifiés dans 4 provinces ciblées (Bas Congo, Kinshasa, Orientale et Katanga) 2. L ampleur du phénomène des Focaliser les interventions Renforcer les capacités pour le suivi du programme Renforcer le rôle de coordination du PNSR iii) Appuyer la mise en œuvre du plan opérationnel ciblant les travailleurs de sexe dans les 4 provinces de l étude. Après l examen des interventions de l UNFPA durant les 3 premières années du 3è programme, cette évaluation très focalisée sur les aspects relatifs à la mortalité a fait un très bon diagnostic et par la suite, de bonnes propositions. L inadéquation des moyens de l UNFPA aux problèmes qu il tente de soulager est une réalité qui apparaît au niveau de tous les produits de ce programme. Ainsi, au regard de l immensité de besoins dans ce domaine et des faibles moyens que disposent l UNFPA, pour plus d impacts, il est logique que UNFPA reconsidère ses ambitions en concentrant ses efforts sur la santé maternelle, ce qui est conforme à son mandat. Les résultats de ses interventions seraient par ailleurs très efficaces s il choisissait les sites d interventions où opèrent déjà d autres partenaires qui luttent contre les facteurs associés à la mortalité maternelle. Par ailleurs, le PNSR qui est le répondant gouvernemental n a pas suffisamment de capacités pour assurer correctement sa mission de coordination. Pour que le 4è programme soit efficace et efficient, il serait nécessaire de renforcer les capacités techniques et institutionnelles du PNSR. L exploitation de cette étude nous permis de nous rendre de la mise à l écart d une autre catégorie de la population vulnérable dans le 3è programme. Pourtant les individus appartenant à cette catégorie connaissent les problèmes qui relèvent du mandat de l UNFPA. Le
39 39 Titre du rapport Principaux résultats Suggestions pour le CPD Observations professionnels de sexe hommes ayant iv) UNFPA devra travailler avec les des rapports sexuels avec les hommes structures qui encadrent les est évaluée (8.5 % PS identifiés sont professionnels de sexe. des HSH) 3. Les intervenants dans la lutte contre le sida, ciblant les professionnels de sexe sont identifiés (principalement des ONGs : PSSP, Deo Gratias, HPP, EUB, MDM, ). 4. Les principaux problèmes de santé des professionnels de sexe sont identifiés (IST, Grossesses non désirées, ) 5. Des besoins des PS non exprimés dans les approches actuelles de la réponse nationale au VIH sont identifiés (Accès aux gels lubrifiants, Accès des enfants des PS aux services de santé, Offre des alternatives d emplois aux PS, ) ; 8. Faibles connaissances sur la transmission du VIH 9. Faible utilisation des préservatifs dans les provinces de Kinshasa, Bas Congo, Katanga et Province Orientale et identifier leur nombre et leurs besoins 10. 2éme journée scientifique sur la fistule urogénitale en République Démocratique du Congo. La fistule urogénitale: de la prévention à laprise en charge (27-28 juin 2011). Objet : Faire le point sur les problèmes relatifs à la prévention, à la prise en charge des cas de fistule urogénitale ainsi qu aux aspects sociopsychologiques y afférents. Faibles capacités techniques et institutionnelles des structures de prévention et de prise en charge de la fistule urogénitale ; Pauvreté de ménages. Le 4è programme ferait mieux de mettre en œuvre la recommandation que cette conférence a adressée à l UNFPA, à savoir : «poursuivre son action pour l élimination de la FUG en RDC». troisième programme avait, dans son produit relatif à l intégration des questions de la PF et de la prévention du VIH, ciblé seulement les jeunes, alors que les PS particulièrement concernés par ces fléaux. Il serait intéressant de considérer dans ce produit, cette dernière catégorie en renforçant les capacités des institutions et organisations communautaires qui les encadrent. Les recommandations de cette conférence sont pertinenntes au regard de l ampleur du phénomène. Le 4è Programme aiderait également le pays à amplifier le plaidoyer pour que d autres bailleurs s investissent, à côté de l UNFPA dans la lutte pour l éradication de ce fléau. Ci-dessous les recommandations adressées au Gouvernement de la RDC : - De renforcer la capacité des prestataires des soins pour qu ils soient en mesure de prendre en charge précocement la dystocie - De renforcer les capacités du système sanitaire à offrir des soins obstétricaux de qualité, notamment la
40 40 Titre du rapport Principaux résultats Suggestions pour le CPD Observations césarienne et les extractions instrumentales - De rendre gratuit la césarienne et la réparation des FVV simples - De renforcer le système de santé et de mettre en œuvre le plan national de développement sanitaire par l appui au développement des ZS, par la réforme administrative et financière, ainsi que par la collaboration intersectorielle - De mettre en œuvre un partenariat agissant efficace entre le Ministère de la Santé et les partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux - De créer le registre des FUG - De créer une task-force pour mieux circonscrire le problème de FUG d origine traumatique consécutive à la violence sexuelle 11. Cartographie des intervenants, des interventions et des cibles de la PTME compréhensive en RDC, Financement UNICEF. Objet : Connaitre les partenaires en PTME, leur localisation et leurs interventions 11. Analyse situationnelle sur les inégalités et disparités du genre dans la ville de Kinshasa, Programme Femme et Développement (Ministère du Genre) avec financement UNFPA Objectif : dégager les discriminations (inégalités et disparités) basées sur les rapports de genre et identifier leurs facteurs aggravant ou diminuant selon les domaines. Toutes les femmes qui fréquentent les CPN ne se font pas dépister au VIH faute de disponibilité de test VIH ; Beaucoup de structurent qui offrent les CPN n offrent pas la PF Seulement 7% des jeunes garçons et 4 % des jeunes filles pensent qu en cas de viol, il faut amener la file violée dans une structure de santé. La majorité d entre eux indiquent qu en priorité, il faut aller à la police ; Pour 86 % des filles et 84 % des garçons, les travaux ménagers c est l affaire des filles. Mêmes proportions pour les adultes ; En ce qui concerne l héritage, 17 % des filles et 40 % des garçons pensent que ce sont les garçons qui doivent hériter de leurs deux parents ; 66 % des enquêtés estiment que ce sont Le 4è programme devrait s investir dans l appui des services de dépistage du VIH et de PF dans les structures qui offrent les CPN. - Accroître la sensibilisation sur les aspects relatifs à l égalité de genre - Renforcer l appui à l éducation à la vie en rapport avec l égalité de sexe - Appuyer les services du ministère de genre et des autres ministères sociaux dans le développement des structures d encadrement communautaire et religieux Etant donné que la prévention du VIH et la PF font partie du mandat de l UNFPA, celui-ci ferait mieux d aider le gouvernement dans l appui des structures de santé offrant les CPN. Ces services peuvent être également intégrés aux urgences humanitaires. Cette étude est la première qui aborde les questions de société selon la vision de l homme et de la femme à différents âges. Pour n avoir pas disposé ce genre d informations en 2008, la composante «Genre» avait jugé les avoir pour la suite. Pour l instant, ces données peuvent servir de baseline pour le prochain rapport pour le site de Kinshasa.
41 41 Titre du rapport Principaux résultats Suggestions pour le CPD Observations les maris qui doivent contribuer au budget ménager et pas leurs femmes. 12. Rapport d audit de Management, Objet :Obtenir l assurance raisonnable concernant la conformité des dépenses et conformité aux règles, règlements, politiques et procédures établis et l utilisation effective, efficience et économique des ressources 13. Actes du colloque sur les Questions de Population, de Développement et de Pauvreté en RDC, 50 ans après l indépendance, 2011 (Colloque organisé par le Département de Démographie (DSPD) de l Université de Kinshasa en Financement UNFPA et PNUD. Objet : i) Analyser l interaction entre population, développement et pauvreté en RDC et proposer les pistes de solutions pour un développement qui améliore la qualité de vie des populations par l atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement ; ii) Dresser le bilan des 50 ans du travail des acteurs sociaux, politiques et économiques en RDC, avant d en établir les perspectives. - Faible suivi de recommandations NEX ; - Faible renforcement de capacités de NEX ; - Approbation tardive de PTA. Les principaux résultats pouvant être exploités dans cette évaluation sont : 6. le manque des données sur la population et sur les relations qui existent entre cette composante et le développement ne permet pas des évaluations sérieuses des actions de développement; 7. la fuite des cerveaux avec la montée des flux migratoires des congolais à l étranger ; 8. l existence des lois obsolètes en matière de population (par exemple sur la contraception) ; 9. la faible appropriation des activités de développement par les acteurs de la société civile comme les ONGs ; 10. l absence manifeste et le manque criant de coordination des activités de développement par les autorités gouvernementales, notamment le faible contrôle des activités réalisées par les - Assurer le suivi des recommandations NEX ; - Elaborer et mettre en œuvre le plan de renforcement de capacités de partenaires NEX ; - Elaborer et approuver les PTA et les LOU à temps pour les projets réguliers La disponibilité des données sociodémographiques est l une des priorités du 4è programme. A ce titre, il peut aider à documenter le phénomène migratoire en RDC qui a certainement une incidence sur d autres aspects de la vie, notamment la séparation de couples rendant ainsi la femme vulnérable. Le plaidoyer pour l abolition des textes des lois obsolètes qui interdisent la PF. Le plaidoyer pour l appropriation nationale et la coordination des activités des partenaires. Tous les rapports consultés mentionnent les plaintes des structures de mise en œuvre en ce qui concerne le retard dans le décaissement de fonds pour le début des activités. Cette faille est à la base du faible rendement de ces structures. Elle impacte également sur la qualité des interventions, surtout lorsque les activités se concentrent aux troisième et quatrième trimestres de l année, d où la forte proportion des OFA. La diminution des ressources allouées au programme-pays serait une des conséquences de cette situation. Les résultats et recommandations de ce colloque vont dans le même sens que ceux d autres travaux consultés, particulièrement en ce qui concerne la carence en données socio-démographiques et les conséquences que cela induit.
42 42 Titre du rapport Principaux résultats Suggestions pour le CPD Observations ONGD. 14. Evaluation à mi-parcours du CPD , 2010 Objet : Revisiter les stratégies fixées initialement, à examiner, à la lumière des changements intervenus dans le contexte, leur pertinence aux résultats visés, et à proposer des mesures correctives Faible coordination et suivi du programme Au niveau de la santé de la SR, faible reportages sur les résultats au auprès de la population bénéficiaire Concentration de la lutte contre les violences basées sur le genre à l Est du Pays ; Insuffisance de l appropriation nationale. Le Bureau de Coordination de Recensement n est pas créé. Faible création de la demande en Planification familiale. Renforcer la coordination et le suivi des activités aux niveaux central et provincial. Accorder priorité absolue aux activités de substance susceptibles de produire des résultats concrets auprès des bénéficiaires de la communauté Renforcer les actions de prévention et de réponse aux autres formes de violences basées sur le genre dans la partie ouest du pays. Intensifier le plaidoyer auprès des autorités politico administratives et parlementaire pour le RGPH2. -Renforcer la communication pour le changement de comportement sur les stéréotypes de genre qui constituent une barrière à la planification familiale Cette mission a passé en revue tous les produits du programme et a proposé des réajustements pour la suite du programme. Son rapport nous a été d une grande importance dans la mesure où, comme pour l évaluation thématique dans la santé maternelle, les évaluateurs ont rencontré presque tous les partenaires de mise en œuvre. En effet, les évaluateurs ont exploité plusieurs documents administratifs et rapports des structures de mises en œuvre, outre ceux de l UNFPA. Ses recommandations rejoignent aussi celles de la mission Inter Division sur la décentralisation et la focalisation thématique du Bureau-pays. La concordance des observations et des recommandations faites par cette mission avec celles d autres missions nous a amené à opter pour une métaévaluation. L analyse des différents rapports et nos entretiens avec les points focaux de composantes à l UNFPA font ressortir, à la fois l éparpillement de l UNFPA ainsi que la faiblesse du 3è programme dans la mobilisation sociale. Il est par ailleurs difficile d évaluer l efficacité des interventions dans ce domaine, car l approche utilisée ne le permet pas. Etant donné que cette stratégie permet de créer la demande des populations, particulièrement dans la PF et la prévention du VIH, elle mérite une attention particulière dans le 4è programme.
43 43 Titre du rapport Principaux résultats Suggestions pour le CPD Observations Les activités du bureau pays sont plus Le bureau pays doit focaliser ses concentrées sur la lutte contre les interventions sur l OMD 5. violences sexuelles que sur les autres domaines d intervention 15. Rapport de mission Inter Division, Financement UNFPA Objet : Evaluer le fonctionnement du bureau pays, les questions opérationnelles, la mise en œuvre du programme et le bien-être du staff, les transactions du cash, l expansion et la création des bureaux décentralisés Indisponibilité de données démographiques fiables et des faits fondés sur l évidence. Mauvaise articulation des activités en SGBV L intervention d UNFPA en matière de violence sexuelle se déroule dans un climat de compétition. Le bureau pays doit s impliquer dans la collecte et l utilisation des données. Le bureau doit respecter ses engagements pris sur son assistance à la lutte contre les violences sexuelles et s exprimer clairement quant à son implication dans la nouvelle stratégie des Nations unies de lutte contre les violences sexuelles Les interventions en matière de violences sexuelles devront se faire dans le cadre de la nouvelle stratégie de Nations Unies de lutte contre les violences sexuelles Les principaux résultats de cette mission, tels que rendus dans la 2è colonne de ce tableau peuvent être considérés pertinents sous réserve des résultats de l évaluation du 4è programme. Pour être efficace, cette décentralisation ne doit pas se baser sur le fonctionnement en termes de zones de santé. Nous proposons la stratégie basée sur les structures (hôpitaux et centres de santé) dans les zones de santé identifiées préalablement comme étant les plus défavorisées du point de vue de la santé maternelle ; des rapports de genre et/ou du VIH. Etant donné le travail abattu par l UNFPA dans le domaine de lutte contre les violences sexuelles et violences basées sur le genre, d une part et surtout son expérience, d autre part, le 4è programme devrait, dans le cadre de la composante «Genre», mettre également l accent sur les violences sexuelles et basées sur le genre. Cet aspect devrait être aussi privilégié dans les interventions humanitaires, car c est dans des situations de crises que les violations des droits humains en rapport avec le genre sont les plus importantes. 16. Evaluation conjointe de projets SGBV financé par la Belgique et le Canada par Ideaborn, 2009 Objet : - Rendre compte des réalisations et de la performance des projets ainsi que de leur impact sur la problématique de violences sexuelles dans les zones ciblées et Le bureau ne dispose pas encore d une structure claire pour la réponse humanitaire La prévention des violences sexuelles a été un des volets le moins développé dans les projets SGBV Faible coordination des interventions Les données sur les VBG ne sont pas Définir les rôles et les responsabilités au sein du bureau pays sur la structure de réponse humanitaire Renforcer la prévention grâce à la lutte contre les causes profondes des violences basées sur le genre dans une approche basée sur les droits humains et sensible à la culture Renforcer les capacités de coordination des interventions GBV par le gouvernement Renforcer les capacités du Ministère de Dans le 3è programme, les interventions de l UNFPA consistaient en la gestion des cas incidents des violences sexuelles et non en leur prévention. Les questions violences basées sur le genre n étaient presque pas une priorité. Cette position nous semble n avoir pas attiré l attention des évaluations antérieures qui se seraient focalisées sur l éventuelle «lutte» entre les agences
44 44 Titre du rapport Principaux résultats Suggestions pour le CPD Observations harmonisé et non fiable genre pour la mise en place du système d information et de gestion de la base de données -Tirer les enseignements de leçons apprises et dégager les bonnes pratiques Faible implication des hommes dans la prévention des VBG Faible collaboration entre les structures d écoute et d accompagnement psychosocial et les services médicaux Faible collaboration entre les structures d écoute et d accompagnement psychosocial et les services médicaux Renforcer l implication des hommes comme acteurs de changement social dans les efforts de prévention contre les VBG Renforcer l intégration de l accompagnement psychosocial dans les structures médicales. Renforcer l intégration de l accompagnement psychosocial dans les structures médicales des Nations Unies, alors que certaines d entre elles avaient collaboré ensemble dans le cadre de l Initiative Conjointe de lutte contre les Violences sexuelles. Etant donné que les violences sexuelles et les violences basées sur le genre ont des origines socioculturelles, nous proposons à ce que le 4è programme, privilégie la promotion de l égalité des sexes et des droits reproductifs à partir des institutions, réseaux et organisations communautaires. Malgré l important travaille abattu dans la prise en charge des victimes des violences sexuelles, les faiblesses sont encore constatées dans la collaboration entre différents partenaires devant permettre une prise en charge holistique. Ces leçons doivent être prises en compte dans le 4è programme, notamment la sensibilisation des intervenants pour une synergie des interventions.
45 45 Titre du rapport Principaux résultats Suggestions pour le CPD Observations - 37 % des filles et 30 % des garçons 6- - Cibler les adolescents et les jeunes, 17 ans étaient déscolarisés en 2007 ; filles comme garçons dans les activités - 48 % des femmes âgées de ans visant la renforcement des ont déjà fait le test de VIH compétences en rapport avec les - 3,5 % des femmes de ans ont opinions sur les aspects de genre ; déjà utilisé le condom lors du dernier - Accroitre le recours au test VIH chez rapport sexuel les femmes âgées de 15 à 19 ans % de filles de ans ont déjà - Accroitre l utilisation de condom par utilisé une méthode de contraception les femmes célibataires âgées de moderne ans lors de leurs rapports sexuels % et 3 % des filles étaient mariées à - Accroitre l utilisation des méthodes 15 ans dans la province Orientale et à contraceptives modernes par les Kinshasa contre une moyenne nationale femmes âgées de 15 à 24 ans de 8 % ; - Parmi les filles 1(-19 ans qui étaient mariées, 82 % avaient déjà, soit un enfant soit avaient déjà eu une grossesse - 39 % des filles célibataires âgées de ans étaient déjà sexuellement actives (59 % dans la Province du Bas- Congo ; 54 % dans la P. Orientale et 8 % au Kasaï-Oriental) % des filles célibataires (15-19 ans) trouvent «normal» d être battues par leurs époux, soit 39 % à l Equateur ; 29 % au Kasaï-Occidental et 5 % au Sud- Kivu. 17. The adolescent experience in depth : using data to identify and reach the most vulnerable young people: Democratic Republic of Congo, 2007 (Population Council, 2009) Objet: Rendre disponibles les données issues de l analyse approfondie sur les adolescents et les jeunes en RDC Les jeunes (femmes) célibataires, veuves, divorcées et séparées, c est-à-dire celles ne vivant pas en couples ou union ne sont pas prises en compte dans l évaluation des besoins non satisfaits en PF. Pourtant, ces catégories sont les plus vulnérables. Ce rapport renseigne de manière approfondie les différents comportements sexuels à risque chez les jeunes célibataires ainsi que les conséquences de cette sexualité à risque. Ses indicateurs sont utilisés, à la fois pour évaluer les progrès ou non des interventions de ce programme. Ces analyses approfondies ont été rendues pendant que le 3è programme avait déjà été élaboré. Etant donné que les interventions n ont pas changé grand choses sur le plan national ou provincial, les interventions en direction des jeunes dans les provinces ou zones de santé du programme en cours ou à venir peuvent cibler le rapport de genre, outre la sexualité à risque.
46 46 Etant donné respectivement la richesse de ces documents, leur étalement sur la période de mise en œuvre du programme, leur caractère indépendant, la qualité des personnes-ressources interviewées, tant à l UNFPA qu à l extérieur de celui-ci, l équipe chargée de cette évaluation n a pas estimé opportun de se rendre de nouveau sur le terrain pour effectuer les mêmes observations. Ainsi, la présente évaluation est principalement documentaire, c est-à-dire une relecture de ces différents rapports. Toutefois, en cas de nécessité, l équipe a échangé avec les personnes-clés parmi le staff UNFPA et certains responsables des structures de mise en œuvre présents à Kinshasa Limites rencontrées Une des difficultés ressenties par l équipe d évaluation a été le choix de l approche d évaluation des différents moments d exécution du 3è Programme pays. En effet, conçu pour une période de cinq ans, soit de 2008 à 2012, le 3è programme qui avait effectivement démarré son cours normal en 2008 a été réorienté en 2010 avec la restructuration du Bureau- Pays et la refocalisation géographique et thématique. Pour une évaluation conséquente, nous devrions considérer séparément ces deux moments, c est-à-dire procéder étape par étape ( et 2011) comme deux cycles d un même programme. Notons par ailleurs que : i) ces modifications structurelles du bureau pays ayant restreint le champ d intervention (passant de 11 provinces à 8), d une part et ses priorités thématiques (se focalisant sur le mandat de UNFPA et non plus sur les violences sexuelles), d autre part sont intervenues à la fin de l année 2010 ; ii) même si les violences sexuelles n ont pas été au centre de l action de UNFPA en 2011, les interventions visant la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre ont continué à être réalisées durant 2001 de manière transversale dans les toutes les 3 composantes («SR», «P&D» et «Genre» ; iii) le cours normal de l année 2010 comme celui de l année 2011 a été perturbé, non pas seulement par ladite restructuration, mais aussi par le déménagement du siège du bureau pays, d une part et la permutation et la relocalisation des agents, d autre part. Ainsi, au regard de ce qui précède, nous avons jugé bon d évaluer globalement les deux sousprogrammes de ce 3è programme, d autant plus que les objectifs poursuivis sont restés les mêmes, malgré les petits aménagements en termes de procédures de collaboration avec les partenaires de mise en œuvre.
47 47 Chapitre 2 : Contexte socio-économique de la RDC 2.1. Les défis du développement et des stratégies nationales La RD Congo est l un des pays les plus vastes du continent africain. A cheval sur l Equateur, ce pays s étend sur une superficie de près de km 2 et bénéficie d une diversité de climats, ce qui explique également sa richesse en faune et en flore. Le Centre du pays connaît un climat équatorial chaud et humide, alors que les contrées situées au Sud et au Nord se trouvent sous le climat tropical. Ces climats expliquent la variété de sa végétation qui est constituée de forêts et de savanes. La pluviométrie y est abondante avec une alternance entre le Nord et le Sud. L hydrographie de la RDC est dominée par le bassin du Congo, fleuve long de km, et l existence de quinze lacs. Le relief de la RDC est très diversifié avec une large cuvette au centre et à l Ouest, bordée à l Est et au sud par de hauts plateaux. L Est du pays est, par ailleurs, dominé par une chaîne volcanique entrecoupée de lacs. La RDC est à la fois un scandale écologique et géologique. Avec sa forêt équatoriale, ce pays joue le rôle de poumon écologique du continent africain. Comme écosystème le plus dense du monde, la RDC occupe le deuxième rang après l Amazonie. Son sous-sol regorge la quasitotalité de métaux précieux, faisant d elle un atout économique indéniable pour le monde développé actuel en quête perpétuel de matières premières pour l expansion des tissus industriels modernes. Vaste pays au centre de l Afrique, la RDC partage ses frontières avec neuf pays : cinq pays des grands lacs (Ouganda, Rwanda, Burundi, Tanzanie, Zambie) et quatre autres pays dont le Soudan, la République Centrafricaine, le Congo et l Angola. Cette position stratégique a permis à la RDC d appartenir à deux zones économiques, à savoir la CMAC qui est un regroupement des pays de l Afrique Centrale et la SADEC, qui regroupe les pays de l Afrique de l Est. Sur le plan administratif et politique, la RDC est organisée en 11 provinces y compris Kinshasa, la capitale du pays. Cette subdivision administrative a déjà été modifiée sur le plan de la constitution, même si dans les faits, la mise en œuvre de la nouvelle loi sur la décentralisation tarde encore. En effet, le pays passera de 11 à 26 provinces selon la Constitution de février Son histoire politique est émaillée de plusieurs guerres et autres crises. La RDC a connu depuis son accession à l indépendance en 1960, quatre périodes d instabilité politique, à savoir : (i) 1960 à 1965, avec une lutte acharnée entre partis politiques constitués sur des bases tribales ; (ii) 1965 à 1997, marquée par un régime totalitaire ; (iii) 1997 à 2006, période de transition, de recherche d un nouvel ordre politique, achevée par les élections libres et démocratiques de 2006 ; (iv) 2007 à ce jour, caractérisée par les efforts entrepris pour unifier
48 48 et pacifier tout le pays. Malgré une relative accalmie, le pays connaît encore des germes d insécurités politiques, car la situation sécuritaire à l Est du pays reste encore à désirer. Les récentes élections présidentielles et législatives organisées en novembre 2011 ne semblent pas avoir calmé cette situation qui, du reste est encore préoccupante. Outre son étendue, la RDC est également l un des pays africains les plus peuplés. Faute d un recensement récent le dernier datant de 1984 l effectif de sa population n est pas du tout connu. En estimant à 3 % son taux de croissance annuelle, sa population peut être évaluée à environ 70 millions d habitants. Cette population vit essentiellement de l agriculture de subsistance, de la chasse et de la pêche artisanale, car près de 70 % des congolais vivent en milieu rural (EDS-RDC, 2007). Qu il s agisse du milieu urbain ou du milieu rural, la grande majorité de la population congolaise vit avec moins de 1 dollar par jour. Ceci est notamment dû, non seulement à l importance du chômage, mais aussi au non-paiement et au souspaiement des salaires pour les congolais qui travaillent dans le secteur formel. En plus, le secteur informel qui emploie la grande majorité de la population active (91 % des actifs occupés travaillent dans le secteur informel) n est pas florissant, étant donné que l économie nationale n est pas prospère. Ceci a pour, entre autre conséquence, la surcharge de la population active occupée. Dans ce pays, 40 % (39 % des femmes et 41 % des hommes) de la population active devrait prendre en charge 60 % des personnes inactives (57 % des jeunes de moins de 20 ans et 3 % des 65 ans et plus). C est-à-dire que 1,5 personnes devraient être prises en charge par 1 personne active (RDC-Ministère du Plan, INS et UPPE, 2005). Toutefois, depuis le début de la décennie 2000, l on observe une amélioration de la situation macro-économique de la RDC. «Le produit intérieur brut réel a enregistré une hausse respectivement de 3,5 % en 2002 ; 5,6 % en 2006 ; 6,3 % en 2007 ; 6,2 % en 2008 ; 2,8 % en 2009 et 7,2 % en 2010» (Yere, 2011, p. 90). Cette amélioration du revenu intérieur brut est donc la conséquence des efforts conjugués du gouvernement et ses partenaires, notamment sur le plan des réformes visant l assainissement du cadre macroéconomique. Malgré cette tendance vers l amélioration du climat macroéconomique, les effets escomptés ne sont pas encore palpables dans bien des secteurs sociaux de base, car la pauvreté frappe encore plus de 70 % de la population est incapable de satisfaire ses besoins fondamentaux. Dans sa lutte contre la pauvreté, la RDC s est engagée vers les OMD avec le DSCRP comme principale politique qui guide l action Gouvernementale, les interventions des partenaires au développement, de la société civile, des Organisations Non Gouvernementales (ONG) et de la population (RDC-Ministère du Plan, 2010) 1. L évaluation de la situation socio-sanitaire faite en 2010 sur les OMD a montré que «les progrès ont été réalisés en matière de santé infantile (objectif 4), de santé maternelle (objectif 5) et dans le partenariat mondial pour le développement (objectif 8). Malgré ces progrès, beaucoup reste à faire, notamment dans le 1 Rapport sur les OMD en RDC.
49 49 domaine de la lutte contre la pauvreté (objectif 1), de la lutte contre le VIH/SIDA et contre le paludisme (objectif 6), de la scolarisation universelle (objectif 2) et de la préservation de l environnement (objectif 7), où des progrès mitigés ont été enregistrés. Toutefois, aucun progrès n a été réalisé en matière de l égalité des sexes et l autonomisation des femmes (objectif 3)» (RDC-Ministère du Plan, 2010, p. 11). Du point de vue de la santé des enfants, les données d une enquête récente (MICS-RDC, 2010) indiquent que les niveaux de mortalité des enfants, par exemple restent élevés, même si ces niveaux ont baissé entre 2001 et Le taux de mortalité infantile est estimé à 97 pour mille naissances vivantes, tandis que le taux de mortalité infanto-juvénile est estimé à 158 pour mille naissances. La mortalité chez les enfants de moins de cinq ans est passée de 126 à 97 pour mille chez les enfants de moins d 1 an et de 213 à 158 pour mille chez les enfants de moins de 5 ans entre 2001 et Par ailleurs, les niveaux des indicateurs de la malnutrition restent préoccupants : 24 pour cent d enfants de moins de 5 ans présentent une insuffisance pondérale dont 8 pour cent sous la forme sévère ; 43 pour cent souffrent d un retard de croissance (malnutrition chronique), dont 22 pour cent sous la forme sévère, et environ 9 pour cent ont une émaciation, dont 3 pour cent sous la forme sévère. Les niveaux de malnutrition aiguë globale (émaciation plus œdèmes), estimés à 11 pour cent dans l ensemble et à 5 pour cent sous la forme sévère, dépassent les seuils internationaux fixés à dix pour cent pour la malnutrition aiguë globale et à 2 pour cent pour la malnutrition aiguë sévère. Quant à l environnement hygiénique, les données issues de la même source révèlent qu en RDC, en 2010, moins de la moitié des ménages (47 pour cent) buvait de l eau issue d une source améliorée. Et que, seulement 5 pour cent de la population utilisaient à la fois des sources d eau de boisson améliorées et des toilettes améliorées non partagées. Le taux net de fréquentation scolaire du cycle primaire est de 75 pour cent dans l ensemble ; 78 pour cent chez les garçons et 72 pour cent chez les filles, soit un indice de parité entre les sexes de 0,93. Les taux nets de fréquentation scolaire au primaire sont les plus faibles en milieu rural, chez les enfants des mères non instruites ainsi que chez ceux vivant dans les ménages les plus pauvres. Entre 2001 et 2010, les taux ont augmenté, passant de 52 à 75 pour cent dans l ensemble, de 55 à 78 pour cent chez les garçons et de 49 à 72 pour cent chez les filles. A l école secondaire, les taux nets de fréquentation scolaires sont de 32 pour cent dans l ensemble, 35 pour cent chez les garçons et 28 pour cent chez les filles, soit un indice de parité entre les sexes de 0,81. Sur 100 enfants qui entrent en première année primaire, 75 atteignent la sixième année primaire, soit 77 pour cent de garçons et 73 pour cent de filles. Ce taux de survie scolaire présente les mêmes disparités selon le milieu de résidence, le niveau d instruction de la mère et le quintile de bien-être socioéconomique.
50 50 Enfin, l exode des cerveaux, utilisé en RDC comme stratégie de survie par les jeunes diplômés, constitue un handicap sérieux en matière de ressources humaines Santé de la reproduction La population de la RDC est jeune. Près de 43 % de cette population ont un âge situé entre 15 et 49 ans (EDS-RDC, 2007). Le taux de fécondité est élevé, estimé à 6,3 enfants par femme. L âge médian aux premiers rapports sexuels se situe à 16,8 ans (EDS-RDC, 2007). Tous ces facteurs présagent des besoins accrus en santé de la reproduction, particulièrement auprès des jeunes et adolescents. Dans un contexte d un système de santé délabré par plusieurs décennies de troubles socio-politiques, un sous financement constant, et une offre des services limitée, les indicateurs de santé de la reproduction sont quasiment inquiétants. Bien que le pays ait élaboré un Plan Stratégique National de la Santé de la Reproduction ( ), il n existe pas un système continu et fiable de collecte, traitement et archivage des informations en rapport avec la Santé de la Reproduction. Les données et indicateurs présentés ici sont donc issues des sources différentes, parfois divergentes, à cause de la différence de méthodologies et d approches complémentaires. a) Situation de l offre de services de santé de la reproduction L offre de services de Santé de la Reproduction est encore limitée et l accès aux quelques services offerts n est pas toujours garantie, compte tenu des barrières géographiques, économiques, sociales, et culturelles. D après les données issues de la cartographie PTME, la RDC compterait à ce jour 7466 maternités et 4 centres pour information des jeunes sur la SR. Il peut être noté que : - De 15 % en 1990 dans des sites pilotes, la prévalence des méthodes contraceptives modernes est passée à 4,6 % en 1998 (ELS, 1998), à 4,4 % en 2001 (MICS2, 2001) et à 5,8 % en 2007 (EDS, 2007). Les données récentes issues de l enquête MICS (2010) indiquent que cette prévance a baissé à 5,4 %. Les besoins de planification familiale non satisfaits se sont stablisés à 24% entre 2007 et 2010 (EDS-RDC, 2007 ; MICS-RDC, 2010). La cartographie des intervenants et des interventions dans le domaine de la planification conduite dans 124 zones de santé sur les 515 que compte le pays indique que les activités de PF se limitent principalement en la formation du personnel, aux approvisionnements en préservatifs et médicaments et matériel, et à la sensibilisation. - Dans l ensemble, 85 % des femmes enceintes fréquentent le service de consultation prénatale, mais seulement 47 % complètent les 4 visites recommandées et la couverture requise de soins n est que partiellement assurée : i) à 39 % de ces femmes avaient reçu une vaccination antitétanique (VAT 2+) ; ii) 46 % des femmes
51 51 enceintes avaient bénéficié d une supplémentation en fer-folate ; iii) l utilisation de la moustiquaire imprégnée d insecticide a été signalée par 20 % de ces femmes ; iv) à peine 7 % des femmes enceintes avaient eu le traitement présomptif intermittent du paludisme conforme aux normes (TPI/SP2) ; v) l information sur les signes de danger a été signalée par 39 % des femmes enceintes (EDS 2007). - L assistance à l accouchement par du personnel de santé qualifié s est quelque peu améliorée, passant de 61 % en 2001 (MICS2) à 74 % en 2007 (EDS, 2007). La disponibilité du partogramme est effective dans moins de 50 % de maternités et son utilisation correcte reste hypothétique (PNSR, 2010) 2. Les femmes accouchent par césarienne dans 4 % des cas (EDS, 2007). - L accès aux services de prévention de l infection à VIH est aussi faible. L utilisation du condom parmi les femmes de 15 à 49 ans ayant eu des rapports sexuels à haut risque est estimée à 17 % (EDS, 2007). La couverture en ARV pour les mères séropositives et les enfants exposés dans le cadre de la PTME n est assurée qu à 2,2 % (PNLS 2008) et le suivi du couple mère-enfant reste faible. - Les services de sécurité transfusionnelle ne couvrent que 36 % du pays (PNTS, 2008). - L initiation précoce de l allaitement (mise au sein dans l heure qui suit la naissance) n est effective que dans 48 % des cas (PNSR, 2010). L allaitement maternel exclusif jusqu à 6 mois est passé de 24 % en 2001 (MICS2) à 36 % en 2007 (EDS). - Les soins au nouveau-né sont encore peu spécialisés et cela se traduit par une mortalité néonatale élevée (EDS 2007). - La couverture des services de SR adaptés aux adolescents et jeunes est encore très faible. Le tableau 2.1 indique l évolution des indicateurs de la santé maternelle et infantile en RDC entre 1985 et PNSR, 2010, Rapport de l évaluation rapide des besoins en SONU dans les Zones de santé de Matadi, Nzanza et Mbanza ngungu. Mars, 2010.
52 52 Tableau 2.1 : Evolution des indicateurs de la santé maternelle et infantile en RDC entre 1985 et Indicateurs Taux de mortalité maternelle* 1985 (ENSELF) 1995 (MICS 1) 1998 (ELS) 2001 (MICS 2) 2007 (EDS) ** 2010 (MICS4) Mortalité infanto-juvénile Mortalité infantile Mortalité périnatale Mortalité néonatale * Exprimé en nombre de décès maternels pour naissances vivantes ** Indicateur mal calculé sous-estimant le niveau réel du phénomène. Il ne peut pas être comparé à celui de L estimation refaite par l USAID indique un niveau de Au regard des causes principales de décès maternels, ceux-ci pouvaient évitées, dans la majorité de cas, par des techniques simples. Nous reprenons ci-après ces principales causes et la proportion des décès qu elles ont occasionnées d après l EDS-RDC (2007) : hémorragie (47,9%), anémie (16%), infection (12%) et éclampsie (8%). (PNSR, Audit des décès maternels 2006 et 2007). La malnutrition touche environ une femme de ans sur cinq (19%) et plus de la moitié d entre elles (53%) sont anémiques (EDS 2007). Environ femmes en âge de procréation souffrent de la fistule obstétricale (EDS 2007). - Quant à la protection de la santé de la mère et de l enfant,la situation n est guère enviable. Le tableau 2.2 montre le niveau de quelques indicateurs de protection de la santé de la mère et de l enfant, ainsi que d assistance qualifiée autour de la grossesse. Tableau 2.2 : Assistance qualifiée durant la grossesse, l accouchement et le post partum Indicateurs (ELS) (MICS 2) (EDS) (MICS 4) Consultation pré natale 1-68 % 85 % 87% Consultation pré natale % 44% Proportion d accouchements 69,7 % 61 % 74 % assistés par le personnel qualifié 74% Consultation post natale ,6% - Concernant l infection à VIH, la RDC est en situation d épidémie généralisée, avec une séroprévalence VIH de 4,3 % parmi les femmes enceintes de 15 à 49 ans fréquentant les services de CPN (PNLS, 2008). D une manière générale, l épidémie se féminise, se ruralise et se juvénilise. La surveillance biologique de l épidémie se fait essentiellement au travers des sites sentinelles, auprès des femmes venant en CPN. La figure 2.1 renseigne sur la prévalence du VIH auprès des femmes enceintes à partir des sites sentinelles en 2009.
53 Bukavu Katwa Kindu Kikwit Mbandaka Boyambi Kalemie Vanga Kasongo Karawa Kimpese Kingasani Mikalayi Bumba Goma Lukula Inongo Binza Météo Tshikapa Lodja Matadi Mbuji Mayi Bunia Lubumbashi Ruzizi Buta Kasumbalesa Neisu Mwene Ditu Kisangani Prevalence du VIH (%) 53 Figure 2.1 : Prévalence du VIH chez les femmes enceintes selon les sites sentinelles en Limite sup Limite inf Prevalence Sites sentinelles Source : PNLS, Rapport de sérosurveillance 2009, 2010 Cependant, les taux annuels de prévalence enregistrés dans les sites (maternités) offrant les services de Prévention de la Transmission du VIH de la Mère à l Enfant (PTME) sont nettement inférieurs, comme le montre le tableau 2.3. Tableau 2.3 : Taux de prévalence du VIH chez les femmes enceintes des services de PTME en 2010 Provinces Nb de femmes testées Taux de séropositivité VIH Taux d'acceptation du test Bas Congo ,56 94,14 Bandundu ,20 90,20 Équateur ,44 94,52 Province Orientale ,59 90,46 Nord Kivu ,46 94,24 Sud Kivu ,09 91,40 Maniema ,78 86,95 Katanga ,80 88,32 Kasaï Occidental ,04 93,84 Kasaï Oriental ,88 91,74 Kinshasa ,87 95,50 TOTAL RDC ,09 93,28 Source : Rapport d activités 2010 du PNLS
54 54 Les violences sexuelles constituent aussi un problème de santé publique. En effet, dont l ampleur reste à déterminer. La prévalence des cancers gynécologiques n est pas connue. Les principaux défis du pays en matière de santé de la reproduction, surtout en rapport avec les adolescents et les jeunes, sont donc : - Une faible couverture en structures sanitaires délivrant les prestations de la santé maternelle et néonatale intégrées ; - Une faible offre/utilisation des services CPN de qualité (TPI, CPN, PTME, CPoN) ; - Une faible couverture en offre de soins essentiels du nouveau-né ; - Une insuffisance des maternités disposant de kits complets de consultation offrant le SOUC ; - Un coût élevé des prestations SR au regard de la pauvreté des groupes cibles réduisant ainsi l accessibilité de la population aux soins de santé SR de qualité et l utilisation des services ; - Une faible prévalence contraceptive pour les méthodes modernes; - Les besoins non satisfaits élevés en PF (24% EDS 2007) ; - Une faible couverture en prévention et prise en charge des IST/VIH-SIDA ; - La faible intégration des services de prise en charge médico-sanitaire des cas de violences sexuelles et autres pratiques néfastes ; - Une faible intégration des services de prise en charge des états non infectieux de l appareil génital tant chez l homme que chez la femme dans le PMA/PCA Jeunes et adolescents La grande majorité de la population de la République Démocratique du Congo est constituée des jeunes. En 2010, les individus âgés de 0 à 17 ans représentaient 54 % de la population totale, alors que ceux âgés de moins de 25 ans étaient estimés à 67 % (MICS-RDC, 2010). La structure par âge offre l opportunité de pouvoir tirer profit du dividende démographique par l emploi d une main-d œuvre jeune, abondante et disponible. Cependant, de nombreux défis persistent. Les adolescents font face à des situations qui, la plupart du temps, échappent complètement à leur contrôle. Ils sont ainsi les premières victimes de la pauvreté qui se juvénilise et se féminise en même temps. Les jeunes sont également confrontés à la dislocation des structures familiales ; à l exode rural qui les soustraient du contrôle parental ; au manque d infrastructures de base, dont le peu qui tiennent debout, ne sont généralement pas en bon état ni adaptées à leurs besoins. Déjà en 2010, 31 % des jeunes de ans ne savaient ni lire ni écrire pendant que bon nombre d entre eux avaient difficilement accès à l éducation
55 55 adaptée à l emploi, d où difficulté d insertion sur le marché de l emploi. Selon l enquête réalisée en 2005, le taux de chômage des jeunes de ans était supérieur à la moyenne nationale, soit 11 % contre 6,5 %. Le taux de fréquentation scolaire qui s élève à 75 % pour le primaire n est que de 32 % pour le secondaire. L indice de parité entre les sexes 0,81 révèle une faible fréquentation des filles qui résulte en grande partie de pratiques et traditions rétrogrades (favorisant plus le garçon que la fille). En outre, la moitié (51%) de la population des jeunes filles âgées de 15 à 24 ans est alphabétisée, avec des disparités criantes : 28 % dans les ménages les plus pauvres et 89 % pour les quintiles les plus riches 3. Par ailleurs, beaucoup d adolescents souffrent, non seulement des méfaits de la violence qu a connu et continue de connaitre le pays du fait des conflits socio-politiques et de leurs corollaires, mais également des conséquences dévastatrices d une sexualité précoce, mal informée et souvent imposée de force ou par les circonstances. Les statistiques (MICS-RDC (2010) renseignent que : (i) l âge médian aux premiers rapports sexuels est de 16 ans ; (ii) la persistance des comportements sexuels à risque auprès des jeunes de 15 à 24 ans : seulement 23,7 % des garçons et 16,5 % des filles indiquent utiliser les préservatifs lors des rapports sexuels avec des partenaires occasionnels ; 13 % des jeunes affirment consommer des drogues tandis que 30 % d adolescentes avortent chaque année ; 28 % des filles âgées de ans ont déjà commencé leur vie féconde : 22 % ont déjà eu une naissance vivante et 6 % sont enceintes du premier enfant. Près de 4 % des adolescentes de ans ont eu une naissance vivante avant l âge de 15 ans. Une femme sur quatre âgées de ans a eu une naissance vivante avant l âge de 18 ans 4. (iii) L ignorance et les fausses croyances persistent surtout auprès des adolescents et jeunes des milieux ruraux et dans des ménages : 5 % n a jamais entendu parler du VIH (2002) et 40% n a pas une bonne connaissance du VIH/SIDA (2005). Dans le domaine du VIH, il sévit en RDC une épidémie de type généralisé, la prévalence de l infection dans la population générale étant supérieure à 1%. Cette prévalence varie en fonction de la source : i) 3,03 % selon les études de séro-surveillance dans les sites sentinelles auprès des femmes enceintes fréquentant la consultation prénatale 5 ; ii) 1,3 % dans la population générale 6. 3 idem 4 idem 5 Projections, PNLS Rapport EDS 2007
56 56 La prévalence de l infection du VIH chez les jeunes de 15 à 24 ans reste élevée depuis les quatre dernières années, aux alentours de 4 %. De plus, cette prévalence semble directement proportionnelle avec l âge. Les jeunes de ans ont une prévalence plus élevée que ceux de ans 7. En 2008, l enquête de séro-surveillance chez les femmes enceintes l a estimée à 3,9 % (PNLS, 2010). Une des raisons de cette situation est le peu de connaissances qu ont les jeunes sur le VIH. D après l enquête MICS-RDC (2010), à peine 15 % des filles de ans ont une connaissance approfondie de la prévention du VIH Genre Comme dans la plupart de pays d Afrique Subsaharienne, en RDC aussi, l égalité entre les sexes est encore loin d être établie, même si, dans certains domaines comme l éducation ou la scolarisation, les écarts autrefois criants sont entrain de se resserrer, particulièrement à l école primaire. En 2010, le taux net de scolarisation primaire a été estimé à 59,4 % pour les femmes et 62,5 % pour les hommes (MICS-RDC, 2010). Le rapport filles/garçons dans l enseignement primaire, secondaire et supérieur est de 0,74. Au niveau du secondaire, les différences entre garçons et filles sont très nettes. Les parités sont souvent inférieures à 0,5, comme dans l Equateur, le Maniema, le Kasaï-Occidental et le Katanga (Tableau 2.4). Tableau 2.4 : Taux bruts de scolarisation au secondaire par province de à Source : EADE (2011, p. 33). L analyse de ce déséquilibre à partir des données de l enquête MICS-RDC (2010) (selon le statut scolaire par groupe d âge et sexe des enfants et adolescents) montre que la participation scolaire est proportionnellement plus faible chez les filles (63,7 % de filles scolarisées) que chez les garçons (71,0 %). Par conséquent, la proportion des filles qui sont en dehors de l école (36,2 %) est plus forte que celle observée chez les garçons (29,0 %). La différence 7 Rapport UNGASS 2010
57 57 entre garçons et filles dans l exclusion scolaire se situe surtout au niveau de l accès, puisqu on a 26,9 % des filles n ayant jamais fréquenté l école contre 22,0 % au niveau des garçons. Cette discrimination persiste également dans le domaine de la collaboration entre conjoints, notamment dans la prise de décisions dans les ménages. L enquête MICS-RDC (2010) estime à 34,5%, la proportion des femmes salariées dans le secteur non agricole. La même source indique qu à peine 25 % de l ensemble de ces femmes prennent seule l initiative ou la décision d utiliser leur revenu. Dans 47 % des cas, la décision est prise conjointement au sein du couple. Enfin, les rares études réalisées en RDC dans le domaine du genre montrent que les Congolais, même s ils sont citadins, se conduisent conformément aux normes de leurs ethnies qui, malheureusement sont vecteurs des stéréotypes défavorables à la femme. Ainsi, bon nombre de ceux-ci constituent des obstacles qui entravent la participation de la femme au développement. Certains d entre eux sont : (i) Une faible intégration aux instances de décision (parlement, gouvernement, etc.) ; (ii) Des violences domestiques de grande ampleur : près de deux femmes sur trois (64 %) ont déclaré avoir subi des violences physiques au cours de leur vie, et près de la moitié (49 %) au cours de 12 mois ayant précédé l EDS-RDC 2007 ; (iii) Les violences sexuelles sans précédent et qui persistent en temps de paix. (iv) Une mortalité maternelle élevée (1100 décès pour cent mille naissances vivantes) Le rôle de l'aide extérieure La RDC a reçoit de plus en plus de l aide de la part de ses partenaires au développement. Entre 2008 et 2012, cette aide est estimée à près d un milliard de dollars, soit précisément la somme de De 16,8 % en 2008, cette aide est passée à 34,9 % en 2009 ; 25,3 % en 2010 et à 23,5 % en Le tableau 2.2 renseigne sur les appuis reçus par la RDC ainsi que ses donateurs entre 2008 et Les appuis des Nations Unies sont présentés globalement, c est-à-dire sans précision des contributions de chaque agence. Tableau 2.2 : Aide extérieure reçue par la RDC entre Financement ($ US) Coûts totaux ($ US) / Secteur principal / Sous-Secteur Principal / Groupe donateur / Décaissements effectifs Décaissements effectifs Décaissements effectifs Décaissements effectifs Décaissements effectifs GOUVERNANCE ET SOCIETE CIVILE (1096) --Gouvernance et société civile, général (813) Allemagne (6) Banque Africaine de Développement (5) Banque Mondiale = BIRD, AID,
58 58 / Secteur principal / Sous-Secteur Principal / Groupe donateur / SFI, TF, AMGI, CIRDI)) (32) Financement ($ US) Décaissements effectifs Décaissements effectifs Décaissements effectifs Décaissements effectifs Coûts totaux ($ US) Décaissements effectifs BELGIQUE (189) CANADA (109) CHINE (6) ESPAGNE (12) Etats-Unis d'amérique (43) FRANCE (17) ITALIE (9) JAPON (12) Norvège (2) Organisation des Nations Unies (168) PAYS-BAS (31) POLOGNE (2) ROYAUME-UNI (65) SUISSE (12) Suède (29) Union Européenne (108) Paix et sécurité, prévention et règlement des conflits (226) Allemagne (4) ALBANIE (1) (7 000) (7 000) Banque Mondiale = BIRD, AID, ( ) SFI, TF,AMGI, CIRDI)) (10) BELGIQUE (48) CANADA (11) ESPAGNE (7) Etats-Unis d'amérique (9) Fonds Mondial contre la Tuberculose, le SIDA et le Paludisme (1) FRANCE (9) ITALIE (3) JAPON (13) Norvège (1) Organisation des Nations Unies (39) PAYS-BAS (20) ROYAUME-UNI (29) Suède (11) Union Européenne (21) Sous-Secteur Principal Non attribué (59) BELGIQUE (23) CANADA (7) FRANCE (1) JAPON (4) Suède (3) Union Européenne (1)
59 59 Financement ($ US) Coûts totaux ($ US) / Secteur principal / Sous-Secteur Principal / Groupe donateur / Décaissements effectifs Décaissements effectifs Décaissements effectifs Décaissements effectifs Décaissements effectifs SANTE (544) Santé de base (419) Allemagne (3) Banque Africaine de Développement (2) Banque Mondiale = BIRD, AID, SFI, TF,AMGI, CIRDI)) (16) BELGIQUE (192) CANADA (29) CHINE (8) Corée du Sud (1) ESPAGNE (18) Etats-Unis d'amérique (26) Fonds Mondial contre la Tuberculose, le SIDA et le Paludisme (1) FRANCE (2) ITALIE (9) JAPON (22) Norvège (1) Organisation des Nations Unies (25) ROYAUME-UNI (24) SUISSE (5) Suède (4) TURQUIE (3) Union Européenne (32) Santé, général (85) BELGIQUE (38) CANADA (9) CHINE (2) JAPON (4) Organisation des Nations Unies (12) ROYAUME-UNI (6) Union Européenne (5) Sous-Secteur Principal Non attribué (47) BELGIQUE (33) SERVICES SOCIAUX DIVERS (226) --Aide plurisectorielle pour les services sociaux de base (59) Allemagne (2) Banque Africaine de Développement (2) Banque Mondiale = BIRD, AID, SFI, TF,AMGI, CIRDI)) (7) BELGIQUE (18) CANADA (4) ESPAGNE (6)
60 60 Financement ($ US) Coûts totaux ($ US) / Secteur principal / Sous-Secteur Décaissements Décaissements Décaissements Décaissements Décaissements Principal / Groupe donateur / effectifs effectifs effectifs effectifs effectifs PAYS-BAS (1) Union Européenne (5) (38 518) Culture et loisirs (21) BELGIQUE (6) CHINE (3) ESPAGNE (1) FRANCE (3) Politique de l emploi et gestion administrative (32) BELGIQUE (8) Organisation des Nations Unies (24) --Renforcement des capacités statistiques (8) Organisation des Nations Unies (4) Services sociaux (76) Allemagne (1) Banque Mondiale = BIRD, AID, SFI, TF, AMGI, CIRDI)) (4) BELGIQUE (19) CANADA (2) ESPAGNE (3) Etats-Unis d'amérique (3) JAPON (5) Organisation des Nations Unies (25) ROYAUME-UNI (3) Union Européenne (9) Sous-Secteur Principal Non attribué (24) BELGIQUE (16) Fondation pour le Renforcement des Capacités en Afrique (2) TOTAL (1850)
61 61 Chapitre 3 : Réponse de Nations Unies 3.1. Réponse de Nations Unies En février 2006, sur la base du DSCRP, les agences du SNU et la Banque Mondiale ont conduit conjointement un processus de formulation de deux documents conjoints : le Country Assistance Framework (CAF) et le UN Développement Assistance Framework (UNDAF) pour la période Le CAF a été élaboré par les principaux partenaires de développement de la RDC comme une réponse concertée aux efforts du pays à relever les principaux défis de développement. L UNDAF, aligné sur le DSCRP et traduisant largement les analyses du CAF, a été élaboré dans la perspective d assurer une meilleure cohérence et une visibilité des interventions des actions de développement en RDC. L UNDAF qui a été plus une compilation des activités des programmes des agences du SNU qu une vision commune des objectifs et des orientations stratégiques de toutes les agences du SNU sur les questions de développement selon les mandats des agences. Aucun travail de cohérence et d identification des synergies à développer n a été réalisé. L absence de mécanismes effectifs de coordination et de suivi de l UNDAF ainsi que son manque d appropriation par tous les acteurs concernés (y compris les agences du SNU) explique aussi son décrochage du processus de dialogue avec la partie nationale. Toutefois, malgré l absence des mécanismes de coordination de l UNDAF pour un dialogue institutionnalisé et approfondi entre tous les acteurs concernés par les différents programmes selon une vision d ensemble des interventions, cette carence est en quelque sorte résolue par les procédures propres à chaque agence du SNU. Ceci explique notamment la contribution de l UNFPA aux progrès de certains programmes du gouvernement de la RDC. En réponse aux priorités nationales identifiées dans le DSCRP-II, l UNCT a identifié pour l UNDAF, des priorités dont il convient de mentionner, particulièrement celles qui se rapportent au mandat de l UNFPA : 1) l offre et l utilisation des services sociaux de base de qualité ; 2) la réponse nationale à l épidémie de VIH ; 3) le renforcement du cadre institutionnel et des structures citoyennes pour la promotion des droits humains et le développement.
62 UNFPA à travers le 3e programme pays Parmi les multiples besoins nationaux, l UNFPA en collaboration avec le Gouvernement a défini les priorités devant conduire son appui à la partie nationale. Le tableau 3.1 indique les domaines, les produits du 2è programme et les effets du 3è programme. Tableau 3.1 : Domaines, produits du 2è programme et effets du 3è programme du Bureau- Pays Domaines Produits du programme pays Effet du Programme pays en cours ( ) SR Accessibilité aux services de SR de qualité et aux prestations IEC accrue, notamment en ce qui concerne la prise en charge des grossesses à risque, la PF, les complications des avortements, la prévention des IST/Sida et l IEC/counseling dans les six Provinces couvertes par le D ici 2012, l utilisation de services de qualité de santé de reproduction et de prévention de VIH Sida est accrue dans les zones de santé ciblées, spécialement pour les jeunes, les femmes et les populations affectées par le conflit. programme. PD Meilleure connaissance sur les caractéristiques D ici 2012, les questions de population, santé socio-démographiques de la population et des de reproduction, genre et de violences niveaux de mortalité maternelle et infantile dans sexuelles sont prises en compte dans les les zones d intervention du programme politiques et programmes de developpement. Services spécifiques de SR et prestations appropriées d IEC de qualité pour les adolescents et les jeunes, disponibles dans les zones couvertes par les 8 centres de jeunes Genre Plaidoyer appuyés par le programme Perception de la nécessité de la promotion de la femme et du renforcement de leurs capacités d action accrue Prise de conscience des décideurs politiques, des leaders d opinion religieux, traditionnels et communautaires ainsi que des cadres nationaux sur les thèmes prioritaires accrue D ici 2012, un environnement favorable pour l égalité de genre et équité pour l élimination of violence sexuelle et de violence basée sur le genre existe Réponse de UNFPA dans le programme précèdent ( ) Le second programme d UNFPA RDC a été mis en œuvre au cours de la période ( ) avec une prolongation en 2007 dans les domaines de santé de reproduction, population et développement et genre. Dans le domaine de la santé de la Reproduction, la reponse UNFPA a contribué au renforcement de capacités (a) le renforcement des capacités techniques et de gestion des partenaires nationaux ; (b) le développement, en partenariat avec le Ministère de la Santé, d une feuille de route pour la réduction de la mortalité maternelle, d un plan national de sécurisation des produits de santé de la reproduction ainsi que des politiques nationales de la santé de la reproduction et de la santé des adolescents ; (c) l équipement et l approvisionnement de 171 maternités en commodités de santé de la reproduction et la réhabilitation de 48 d entre elles ; et (d) la mise en place de quatre centres de jeunes.
63 63 Dans le domaine de Population et Développement, la réponse de UNFPA a permis d obtenir les résultats suivants : (a) l actualisation et la validation de la Politique Nationale de Population; (b) la prise en compte des indicateurs sur les fistules, la santé de la reproduction, les violences sexuelles et domestiques dans la première Enquête Démographique et de Santé (EDS) réalisée en 2007; (c) l élaboration du document de projet et des plans opérationnels pour la mise en œuvre du 2 ème Recensement Général de la Population et de l Habitat (RGPH) ; (d) la prise en compte des questions de population dans le DSCRP. Dans le domaine du Genre, la réponse de UNFPA a contribué aux résultats ci -après : (a) le plaidoyer qui a conduit à l adoption et à la promulgation de lois contre les violences sexuelles et l inscription dans la Constitution de la parité homme et femme et de l élimination des violences sexuelles ; (b) le renforcement des capacités des cliniques juridiques et des organisations de la société civile travaillant pour la protection et la promotion de la femme; (c) l appui aux activités génératrices de revenus (AGR) à travers les associations féminines ; et (d) la sensibilisation pour une participation accrue des femmes aux élections législatives et présidentielles de L on retiendra de cette réponse les leçons suivantes : la présence effective dans les 11 provinces facilite le suivi et améliore les capacités de l UNFPA et du Gouvernement à répondre aux urgences et aux besoins immédiats des communautés ; l appropriation par la partie nationale de l Initiative Conjointe de lutte contre les violences sexuelles a permis un soutien conséquent ainsi que la participation active de l armée et de la police ; deux approches de communication pour le changement de comportement en matière de la SRAJ ont permis d atteindre un grand nombre des jeunes scolarisés et non scolarisés, à savoir, l éducation par les pairs, l intégration des modules SR dans le cursus de formation à l Université de Kinshasa, le cours d éducation à la vie aux niveaux d enseignement primaire et secondaire. Dans le même ordre d idées, il conviendrait aussi de signaler la participation effective du Bureau pays de l UNFPA à toutes les instances de décision dans le cadre de la Stratégie Nationale de Croissance et de Réduction de la Pauvreté, du Cadre des Nations Unies pour l Assistance au Développement (UNDAF) pour la période , du Cadre d Assistance au Développement des Nations Unies, et des réunions de Cluster sur les actions humanitaires.
64 Réponse de UNFPA dans le programme pays en cours En avril 2008, l UNFPA signait un accord avec la République Démocratique du Congo (RDC) pour la mise en œuvre du 3 ème programme de coopération pour une durée de 5 ans, soit Financé à hauteur de $ US (dont $ à mobiliser), ce programme a pour but de contribuer à la réduction de la pauvreté : 1) en améliorant l accès de la population aux services sociaux de qualité en matière de santé de la reproduction et de la prévention du VIH, et 2) en intégrant les questions de population et de genre dans les politiques et programmes sectoriels de développement. La mise en œuvre du programme s articule autour de 3 domaines d intervention, à savoir : i) «Population et Développement» (P&D) ; ii) «Santé de la Reproduction» (SR) et iii) «Genre». Avec un financement prévu de $, la réponse de UNFPA a ciblé dans la composante (SR) les 4 produits suivants dans 22 Zones de Santé réparties sur 11 provinces du pays : i) la planification familiale axée sur les adolescents et jeunes est intégrée dans le programme de prévention du VIH/SIDA ; ii) la qualité des accouchements en présence de personnel qualifié, et les soins obstétriques et néonataux d urgence sont améliorés dans les zones de santé ciblées ; iii) l accès des populations déplacées et des victimes des crises humanitaires aux services de santé de la reproduction, y compris à la prophylaxie postexposition est accru ; iv) les capacités techniques et institutionnelles nationales sont renforcées pour la mise en place d un système d approvisionnement des commodités de santé de la reproduction. Dans la composante (P&D), la réponse de UNFPA a ciblé pour un budget de $ US, 2 produits suivants : i) la disponibilité des données désagrégées par âge et par sexe sur les caractéristiques sociodémographiques de la population est accrue ; ii) les capacités techniques et institutionnelles des ministères et partenaires ciblés sont renforcées en vue d intégrer les questions de population, santé de la reproduction, genre, violences sexuelles et violences basées sur le genre dans les politiques et programmes de développement. Avec un financement de $, la réponse de UNFPA dans la composante «Genre» a visé les deux produits suivants : i) les capacités institutionnelles et techniques des ministères et du parlement sont renforcées pour promouvoir la situation politique et économique de la femme et ; ii) les capacités institutionnelles et techniques des réseaux et organisations des communautés sont renforcées en vue de combattre les violences basées sur le genre. De manière synthétique, l affectation des ressources financières du 3è programme à chacune de ses composantes est présentée au tableau 3.2.
65 65 Tableau 3.2 : Structure financière du 3 e programme pays (en millions de $ US) Domaines Ressources régulières Autres Total Santé de reproduction Population et développement Genre Coordination et assistance au programme 1-1 Total Dans le cadre de ce programme, la réponse de UNFPA a permis l intégration de l agenda de la CIPD dans le document de stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté de la deuxième génération (DSCRP-II) ainsi que dans les cadres sectoriels de développement. En effet, le DSCRP-II met en évidence le défi démographique, la redynamisation de la planification familiale, l amélioration de la santé maternelle (OMD-5), la prévention du VIH (OMD-6), l autonomisation de la femme et de la jeune fille (OMD-3). Le programme a appuyé les institutions de formation universitaire dans le domaine de population et développement à savoir le DSPD de l Université de Kinshasa, l IFASIC, et l Institut Supérieur de Statistique de Kinshasa. En ce qui concerne le DSPD l appui a consisté : (i) au renforcement du centre de documentation par une dotation de nombreux ouvrages (quantifier) en population et développement et par l informatisation de la gestion du centre de documentation ; (ii) à la mise en place d un centre de calcul destiné au traitement des données pour la formation, la recherche et la préparation des mémoires des étudiants ; (iii) à la coorganisation avec le PNUD d une conférence sur les questions de population, développement et pauvreté ; (iv) à la publication des études et recherches sur les questions de populations et développement. S agissant des autres établissements, l appui a porté sur la mise en place d un centre de calcul et à l organisation d une mission d appui à la réforme des enseignements en statistique à l Institut Supérieur de Statistique, sur la dotation des équipements de formation et l animation des séminaires en rapport avec les questions de population. Le Plan National de Développement Sanitaire ( ) cible en premier lieu la réduction de la mortalité maternelle et l augmentation de l utilisation des services de consultations prénatales et d accouchements assistés par un personnel qualifié. Les résultats montrent que, dans les zones d intervention du programme, le taux d accouchements assistés est passé de 55 % (avant l appui du programme) à 86 % actuellement. Le renforcement de SONU a permis l amélioration de la prise en charge de complications obstétricales, et l augmentation de la proportion des femmes effectuant les consultations post-natales (de 0 % à 28 %). Pour davantage d efficacité, le Bureau-Pays de UNFPA a adopté l approche H4+ qui permet la complémentarité et la synergie des interventions de l UNFPA, l UNICEF, l OMS et
66 66 l ONUSIDA. C est une approche encourageante pour les bailleurs de fonds (UE, ACDI etc.) qui promettent d investir davantage de ressources pour la réalisation de l OMD-5. Cette approche est mise en œuvre dans le Bureau décentralisé de l UNFPA qui couvre les provinces de Kinshasa, Bandundu et Bas-Congo. Concernant les données pour le développement, le bureau pays a réaffirmé son rôle de partenaire d appui au gouvernement pour la collecte et l utilisation des données pour les politiques de développement. Le programme a contribué à la réalisation de l enquête MICS4 en 2010 et à la mise en place d une base des données sur les violences sexuelles au Ministère du Genre. Un plan de production et de dissémination des données pour le suivi et évaluation de la stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté de la deuxième génération a été élaboré par l UPPE-SCRP (Ministère du Plan) avec l appui technique et financier de l UNFPA. Un partenariat a été noué avec la BAD et la Banque Mondiale pour le renforcement des capacités statistiques en vue de l organisation du 2 ème Recensement Général de la Population et de l Habitat. Ce partenariat a permis de mettre en place trois centres provinciaux de production statistique dans les provinces du Katanga, du Bas-Congo et de l Orientale. Le programme a appuyé la formation de neuf démographes de niveau maîtrise à l IFORD de Yaoundé et d un ingénieur des travaux statistiques à l ENSEA d Abidjan. Tout en permettant une meilleure optimisation des ressources, la restructuration du bureau pays s inscrit dans la vision du nouveau plan stratégique qui focalise sur l OMD-5. Elle permet ainsi à UNFPA/RDC, non seulement d être connu uniquement comme l agence de lutte contre les violences sexuelles, mais d affirmer son leadership dans les domaines de son mandat.
67 67 Chapitre 4 : Analyse de la zone Introduction La structure du 3è Programme de l UNFPA-RDC qui est évalué dans ce rapport a été présentée au chapitre 3. Le présent chapitre est consacré à l appréciation de la manière dont chaque composante de ce programme a été mise en œuvre. Chaque produit de chaque composante est ainsi évalué au regard des critères standards d évaluation, à savoir : i) la pertinence, ii) l efficacité, iii) l efficience et iv) la durabilité. Rappelons néanmoins que de la coopération entre l UNFPA et la République Démocratique du Congo était élaboré en prenant en compte les recommandations d un certain nombre de programmes et engagements internationaux que la RDC a ratifié, à savoir : i) le Programme d Actions de la CIPD ; ii) les OMD ; iii) la plate-forme d Action de Beijing et iv) Sommet Mondial sur le Développement de Au niveau national, ce programme avait pour appuies : a) le DSCRP ; b) les politiques et programmes sectoriels ; c) l UNDAF pour la période , directement issu du CAF des bailleurs de fonds et du DNU ; d) le rapport national sur les OMD ; et e) le Plan d Action de Maputo. L objectif majeur visé par cette référence aux cadres ci-dessus énumérés était la contribution à la réduction de la pauvreté en améliorant l accès de la population aux services de qualité en matière de santé de la reproduction et de la prévention du VIH, et en intégrant les questions de population et de genre dans les politiques et programmes sectoriels de développement. 4.1 Santé de la reproduction Produit 1 : La planification familiale axée sur les adolescents et jeunes est intégrée dans le programme de prévention du VIH/SIDA A. Pertinence Dans quelle mesure l intégration de la planification familiale axée sur les adolescents dans le programme de prévention du VIH/SIDA correspond-t-elle aux besoins de la RDC, aux priorités globales, et aux politiques des partenaires et des bailleurs de fonds? La RDC se caractérise entre autre par l importance de la population âgée de moins de 25 ans. Pour rappel, cette population représente près de 67 % de l ensemble de la population congolaise. De plus en plus, les jeunes et les adolescents s initient précocement à la sexualité adulte s exposant ainsi, non seulement aux infections sexuellement transmissibles mais aussi aux grossesses non voulues. D après l EDS-RDC (2007), près de 20 % des jeunes et adolescents (filles et des garçons) de moins de 25 ans avaient eu leurs premiers rapports sexuels avant d atteindre l âge de 15 ans. Les jeunes restent longtemps exposés aux risques d IST/VIH/SIDA et des grossesses non voulues à cause notamment du fait du retard d entrée en union. En effet, l écart entre l âge médian aux premiers rapports sexuels et l âge d entrée
68 68 en première union chez les hommes de ans est de 6,4 ans (17,9 ans pour les premiers rapports sexuels contre 24,3 ans pour la première union) contre 1,8 an chez les femmes de ans (16,8 ans contre 18,6 ans). Notons par ailleurs que l activité sexuelle des jeunes est de plus en plus importante. Au cours des 12 mois qui avaient précédé l EDS-RDC (2007), 37 % des femmes célibataires et 51 % des hommes célibataires avaient eu des rapports sexuels. Les plus jeunes (15-17 ans) sont aussi engagés dans cette sexualité, car plus d une femme sur cinq (23 %) et près d un homme sur trois (31 %) avaient indiqué avoir été sexuellement actifs au cours des 12 derniers mois. Ce qui est inquiétant est que cette activité sexuelle est pratiquée sans beaucoup de précautions. En effet, la même source indique qu à peine 6 % des filles célibataires de ans avaient utilisé le condom au premier rapport sexuel. Cette proportion était respectivement de 4 % chez leurs aînées de ans ; 9 % chez les garçons de ans et 8 % chez les aînés (20-24 ans). Cette situation explique notamment le fait que 24 % des adolescentes (24 %) avaient déjà commencé leur vie féconde. Cette proportion augmentait avec l âge, passant de 6 % à 15 ans à 47 % à 19 ans, âge auquel 42 % des jeunes filles ont déjà eu, au moins, un enfant. Au regard de ce qui précède et du faible niveau de connaissance des jeunes sur les moyens de protection contre les IST/VIH, d une part et considérant le contexte épidémiologique de la RDC où le niveau réel de prévalence du VIH n est pas connu, d autre part, la santé sexuelle et reproductive des jeunes ainsi que leur protection contre les IST/VIH ont été alignées parmi les priorités nationales. Leur prise en compte dans le présent programme est donc pertinente. B. Efficacité Dans quelle mesure la planification familiale axée sur les adolescents a-t-elle été intégrée dans le programme de prévention du VIH/SIDA? (En d autres termes, est-il vrai que la planification familiale axée sur les adolescents a été intégrée dans le programme de prévention du VIH/SIDA? La conception de ce produit est incohérente depuis son intitulé jusqu à sa mise en oeuvre, car il sous-entend l existence d un programme de prévention du VIH/SIDA auquel devrait se greffer la PF. En réalité, les interventions relatives à la PF devraient être menées conjointement avec celles visant la prévention du VIH/SIDA. Alors qu il fait allusion aux jeunes, l exploration des activités réalisées montre par ailleurs que les jeunes n avaient pas été expressément ciblés contrairement au libellé du produit. Sans être privilégiés, ils avaient néanmoins bénéficié des interventions réalisées. Pour atteindre ce produit, 8 stratégies ont été arrêtées avec plusieurs activités dans chaque stratégie. L inventaire des activités révèle une incohérence dans la conception de cette composante, car les activités identiques sont programmées dans plus d une stratégie ce qui,
69 69 non seulement alourdit le travail, mais surtout conduit à la redondance des activités devant atteindre un même objectif. Dans l ensemble, pour la période , l essentiel des activités réalisées concernent la sensibilisation. Celles se rapportant au plaidoyer n ont pas été exécutées. La sensibilisation a permis d attirer l attention de la population, les jeunes comme les adultes sur les questions de la PF et sur les risques d infection au VIH/Sida à Kinshasa comme en provinces. Des dizaines de milliers de personnes auraient été exposées à ces campagnes de sensibilisation, outre les enseignants (1.278 enseignants) qui ont été formés en matière d éducation à la vie, élèves enseignés à cette même matière et écoles intégrées à l éducation à la vie. Des prestataires, des pairs éducateurs et des ADBC avaient été formés en matière de la santé de la reproduction des jeunes et des adolescents, d IST et de planification familiale. Une campagne sur la prévention du VIH et la PF a été menée dans 5 zones de santé de 5 provinces au cours de laquelle près de femmes avaient été sensibilisées sur la prévention du VIH et des grossesses non désirées. La promotion de la PF et de la prévention avait également consisté en la distribution des préservatifs dans les 22 zones de santé d interventions du 3è programme via les structures de mise en œuvre. Certaines d entre elles ont bénéficié des appuis de ce programme pour renforcer leurs capacités institutionnelles par l acquisition des manuels sur l éducation à la vie pour les écoles et les équipements informatiques et parfois de véhicules (SCEV, RAJECOPOD, Centres des Jeunes). Durant cette période d exécution du 3è programme, deux activités importantes ont été réalisées sous le haut patronage de la première dame. Il s agit de la Conférence nationale sur le repositionnement de la planification familiale et la campagne d accélération de la réduction de la mortalité maternelle en Afrique (CARMMA). La première a été organisée à Kinshasa, alors que la seconde a été organisée dans les provinces du Katanga, du Nord et du Sud Kivu. Les autres contributions non moins importantes étaient appuyées par cette composante, même si elles n étaient pas inscrites au programme. C est le cas de : i) la loi portant protection des PVV et la publication du Programme Action ; ii) l élaboration de la politique nationale en matière de préservatifs ; iii) la vulgarisation de la feuille de route pour la RMM. Outre les faiblesses déjà relevées ci-dessus, il y a lieu de signaler d autres, à savoir : i) la dispersion des activités en dehors des zones de santé ciblées. En effet, si les activités de la PF étaient localisées dans les centres de santé des zones de santé ciblées par le programme, celles menées dans le cadre de la prévention du VIH n avait pas de sphère géographique précise. A Kinshasa, par exemple, la plupart des activités de sensibilisation des jeunes à la problématique de la PF et prévention au VIH étaient organisées au Centre des Jeunes BOMOTO situé dans la Zone de santé de Kalamu 2 en lieu et place des zones de santé de Binza Ozone et N sele ; ii) cette dispersion ne pouvait pas permettre la réalisation conjointe des activités de PF dans les
70 70 zones où les services de prévention au VIH devraient être réalisés ; iii) le manque d objectifs quantitatifs préalablement déterminés au début des interventions et l absence des études baseline, d une part et la dispersion géographique lors de la mise en œuvre des activités, d autre part, ne permettent pas d évaluer correctement l efficacité des interventions ; iv) la décentralisation et le changement de stratégies d interventions en cours de programme ne permettent pas non plus de mieux apprécier l efficacité de ce produit ; v) un cas déplorable a été signalé dans un centre de santé appuyé par ce programme, à savoir celui où les produits fournis avaient été endommagés, mais aussi en petites quantités 8. Cette situation a été reconnue par deux agents de l UNFPA qui l ont cependant justifiée par le fait qu il arrive que les produits aient été commandés en grande quantité devant la faible capacité des partenaires de mise en œuvre de les consommer. Mais qu à l approche de la date de péremption, on les livre sans que les structures demanderesses ne soient à mesure de les consommer avant cette date. Néanmoins, avec la focalisation thématique et géographique des interventions de l UNFPA, la confusion qui caractérise ce programme a commencé à se dissiper à partir de l année En collaboration avec l USAID (à travers les projets C-CHANGE et MSH/PROSANI), l UNFPA a assisté le PNSR dans la réalisation (entre avril et Mai 2011) de l enquête sur la cartographie des intervenants et interventions en PF dans le cadre du Repositionnement de la Planification Familiale en RDC. Cette enquête a eu lieu dans les provinces suivantes : Bas Congo, Bandundu, Katanga, Sud Kivu, Maniema, Equateur, la province orientale, les deux Kasaï et la province de Nord Kivu renseigne notamment sur les cartes thématiques sur l offre et la gamme de produits offerts, ainsi que les besoins en produits contraceptifs. Contrairement au début de 2008, on observe le souci de disposer des études baselines ou de se référer à celles qui existent pour la conception du quatrième programme a été en partie satisfait. Ceci permettra de mieux documenter les phénomènes ou d identifier les facteurs causaux. D une manière générale, la mise en œuvre des activités n a pas été du tout satisfaisante entre 2008 et 2010, contrairement à l année 2011 où la quasi-totalité des interventions ont été réalisées, malgré le démarrage tardif des activités. 8 Cette situation est soulignée dans le Rapport d Évaluation thématique du programme d appui de l UNFPA à la santé maternelle, et du Fonds Thématique pour la Santé Maternelle par AGEG Consultants eg en octobre 2011 (Cfr. Page 51).
71 71 B. Efficience Si la planification familiale axée sur les adolescents a été réellement intégrée dans le programme de prévention du VIH/SIDA, dans quelle mesure cette activité a été réalisée avec le moins de ressources possibles (fonds, expertise, temps, coûts administratifs)? Comme pour les autres produits de ce programme, la mise en œuvre des activités s est faite dans le cadre de la collaboration UNFPA, Partie nationale (Programme Nationale de la Santé de Reproduction ; Programme National de la Santé de la Reproduction des jeunes et adolescents ; les centres de Jeunes BOMOTO et du Ministère de la Santé ; le Service Central d Education à la Vie (SCEV), les Universités de Kinshasa, de Lubumbashi et de Kisangani, ) et autres partenaires (PNMLS, MOH, etc.) au développement. L UNFPA n étant pas une structure de mise en œuvre, il s appuie sur la partie nationale qui a la charge de réaliser les activités sur le terrain qui, dans la plupart de cas sont démotivés par leurs conditions salariales et de travail. Ceci constitue un facteur de faible rendement du côté de l UNFPA aussi. En effet, malgré la disponibilité des commodités à l UNFPA, la livraison aux structures de mise en œuvre se fait sur commande ou réquisition. Ainsi, tant que celles-ci ne demandent pas, l UNFPA n en fournit pas non plus, ce qui amène à une faible consommation et à une longue durée de stockage approchant parfois les dates de péremption des produits dans certains cas. Le programme a été également moins efficient dans l exécution de ce produit, car les zones d intervention étaient trop nombreuses sans qu elles ne soient totalement couvertes. Par ailleurs, le choix de celles-ci n a pas été rationnel dans la mesure où parfois, l UNFPA était l unique partenaire, d où l inefficacité de ses interventions qui se sont révélées du saupoudrage. Une autre faiblesse qui relève à la fois de l efficacité et de l efficience est l absence de liberté de l UNFPA dans le choix de ses sites d intervention. En effet, en provinces, le choix des zones de santé était dicté par les autorités provinciales. En Province Orientale, la zone de santé de Logo, alors totalement enclavée et inaccessible a été choisie par les autorités de cette province. Faute d une zone de substitution, il n a pas été possible d y travailler, ce qui avait entraîné la diminution du nombre de zones d intervention dans cette province. La conséquence de cette situation est la baisse des fonds alloués par le siège de l UNFPA au Bureau-Pays de la RDC jugé moins performant. Malgré ce qui précède, sur le plan de la contribution financière, le produit a été efficient car l UNFPA, bien qu ayant la PF dans son mandat, n est pas l unique partenaire de la RDC dans le secteur. Il est le troisième pourvoyeur des commodités de PF et de la prévention du VIH en RDC après l USAID comme le montre le tableau 4.1.
72 72 Tableau 4.1 : Partenaires pourvoyeurs des commodités dans les domaines de la PF et de la prévention du VIH en RDC entre janvier 2008 et décembre Partenaires Montant dépensé ($) Contribution (%) Fonds Global ,2 IPPF ,8 NU Paix ,1 Pays-Bas ,7 PSI ,5 UNFPA ,7 USAID ,0 Total ,0 Source : consulté le vendredi, 27 avril 2012 ; Encore une fois, le retard dans la signature du PTA a retardé le début de la mise en œuvre, d une part et le déblocage de fonds, à cause de la non-justification des fonds reçus antérieurement, d autre part. Durabilité Les services rendus par l UNFPA dans le cadre de la prévention du VIH comme dans celui de la contraception ne sont pas durables. L UNFPA ne fait pas d appuie global. Comme il se limite parfois à la PF, il se pose de problèmes lorsqu un autre aspect manque. Or, ce n est pas dans toutes les zones de son intervention que d autres partenaires interviennent. Etant donné que l Etat Congolais ne fournit aucune commodité en termes de prévention comme de contraception aux structures, dès que l UNFPA ou autre partenaire se retire d une structure, ces services «cessent» d être efficaces. Le retrait de Fonds Mondial dans l approvisionnement des condoms pour l année 2012 est une bonne illustration de cette situation, alors qu il en était le deuxième pourvoyeur comme le tableau 4.1 ci-dessus. En termes de ressources humaines propres au Programme, il y a déséquilibre eu égard au nombre d agents affectés à la PF, soit un rapport de 1 contre 5 dans la prévention du VIH. Enfin, la situation telle qu elle se présente ne donne as d assurance quant à la durabilité de ce produit.
73 Produit 2 : La qualité des accouchements en présence de personnel qualifié, et les soins obstétriques et néonataux d urgence sont améliorés dans les zones de santé ciblées A. Pertinence Dans quelle mesure l amélioration de la qualité des accouchements en présence de personnel qualifié et les soins obstétriques et néonataux d urgence des zones de santé ciblées constitue-t-elle un besoin ou une priorité pour le pays? La mortalité maternelle et néonatale constitue un des principaux problèmes de santé publique en RDC. Même si le niveau réel de la mortalité maternelle a été sous-estimé 9 dans la principale source qui pouvait renseigner sur ce phénomène au moment de la conception de ce programme, l évaluation de l USAID basée sur une autre approche avait démontré que ce phénomène dépassait encore 1000 décès maternels sur naissances vivantes en Du côté des enfants, la même source indique que 42 enfants sur 1000 naissances vivantes durant la période ( ). Les facteurs à la base de cette mortalité n ont pas été documentés dans le rapport de cette étude. Toutefois, les évaluations rapides effectuées dans certaines structures de santé et dans celles de formation des sages-femmes (accoucheuses) ont montré des faiblesses institutionnelles et humaines qui pourraient être à la base de l augmentation de la mortalité maternelle et néonatale. En effet, d après l enquête rapide menée sur l ensemble du territoire national sur la viabilité des instituts supérieurs qui forment les accoucheuses (sages-femmes), 4075 gradués (niveau bac + 3 ans). Dans l entre temps, la cartographie des maternités offrant la PTME dans tout le pays a dénombré 7466 maternités, soit en moyenne et au plus 1 infirmière-accoucheuse par maternité, ce qui n est pas suffisant. Même si certaines des maternités disposent plus d une infirmière accoucheuse, l étude précitée indique également qu aucun établissement de formation ne dispose un matériel didactique requis, c est-à-dire répondant aux normes internationales en la matière. Ce qui est inquiétant le fait que les accoucheuses formées n ont pas été sérieusement encadrées sur le plan de la formation pratique. En effet, Seulement 2,7% des établissements visités étaient incapables de tracer le parcours du stagiaire dans les différents services. En d autres termes, ils n ont aucun plan de suivi pour la formation pratique. Par ailleurs, les résultats des états de lieu des offres des soins obstétricaux néonatals d urgences réalisés dans les 3 provinces (Bandundu, Bas-Congo et Kinshasa) indiquent que la situation est catastrophique. A Kinshasa, par exemple, à peine 2 % des structures de santé de référence offrent le service complet. Dans ce contexte, le résultat de l enquête MICS-RDC (2010) qui souligne l amélioration de la situation à cause de l augmentation des accouchements intervenus dans les formations sanitaires avec l assistance d un personnel formé doit être nuancé. Ce résultat montre que 74 % des naissances se sont déroulées avec l assistance d un personnel formé contre 61 % en La mortalité maternelle a été estimée à 549 décès maternels pour naissances vivantes.
74 74 Enfin, la forte prévalence des fistules uro-génitales est un réel problème de santé publique en RDC. Déjà en 2005, l enquête réalisée par le Programme National de la Santé de la Reproduction estimait à 3775, le nombre de fistules urogénitales dans 6 provinces, dont 80% d origine obstétricale (RDC-PNSR, 2008, p. 15). Contrairement à ce qui est observé en RDC, où en une année, 142 patientes ont été soignées dans le seul Hôpital Biamba Mutombo en 2011 (Mubikayi, 2011), au Burkina-Faso, par contre, à peine 347 cas de fistules avaient été recensés sur une période de 3 ans (2001 à 2003) dans l ensemble des structures de référence (Sombie et al., 2007). Dans un tel contexte, le produit tel que pensé est plus que pertinent dans la mesure où l intervention de l UNFPA dans le cadre de ce programme est plus que salutaire pour le bienêtre des mères et des enfants. Efficacité Dans quelle mesure la qualité des accouchements en présence de personnel qualifié, et les soins obstétriques et néonataux d urgence dans les zones de santé ciblées a été améliorée? Pour rappel, les stratégies et activités prévues pour atteindre ce «Produit 2 : La qualité des accouchements en présence du personnel qualifié, et les soins obstétriques et néonatals d urgence est améliorée dans les zones de santé ciblées» sont reprises dans l encadré 4.1 cidessous. Quatre stratégies avaient conduit la mise en œuvre de ce produit. Elles étaient axées sur le renforcement des capacités techniques, institutionnelles ou opérationnelles ( des structures de mise en œuvre et des prestataires) ; la mobilisation sociale et la communication pour le changement de comportement ciblant les communautés en vue d augmenter la demande de services de santé de la reproduction et réduire la mortalité maternelle et enfin sur le renforcement du partenariat aux niveaux national et international pour la mise en œuvre de la feuille de route pour la réduction de la mortalité maternelle et néonatale. Avant d évaluer l efficacité des activités prévues et réalisées, nous notons que toutes les stratégies proposées sont pertinentes, surtout celles relatives au renforcement des capacités considérant le contexte qui a été décrit dans la section précédente. Le renforcement des capacités techniques et opérationnelles des prestataires de services de santé débouche sur une amélioration des compétences dont ces prestataires ont besoin pour être performants. C est la condition sine qua none pour améliorer la qualité des services de la SR. Il en est de même en ce qui concerne la mobilisation d autres partenaires à s impliquer dans la mise en œuvre de la feuille de route pour la réduction de la mortalité maternelle et néo-natale.
75 75 La quasi-totalité des activités prévues dans le cadre de ce produit ont été réalisées. Notons à titre indicatif les réalisations suivantes au chapitre de renforcement de capacités : i) l équipement en matériel médical des Hôpitaux Généraux de Référence de toutes les 22 zones de santé ciblées par le programme, outre les appuis ponctuels importants qu ont bénéficié les hôpitaux de BDOM/Kinshasa, DOM/ECC, COMICO, Ituri, Gemena et de Kasenga au Katanga ; l approvisionnement des 22 zones de santé en commodités SR de qualité, sans compter les appuis en commodités dans les zones de crise humanitaire (Kamako, Ituri, Gemena, etc.) ; ii) la réhabilitation des 66 centres de santé et structures de coordination à raison de 3 par zone de santé ; de 29 maternités y compris leur équipement dont 8 au Nord- Kivu, 6 à l Equateur, 3 au Bas-Congo, 3 au Kasaï-Oriental, 2 au Maniema, 1 au Sud-Kivu, la clinique Libota Lilamu (PNSR) et la maternité de Kintambo. Jusqu à la fin de l année 2010, 58 structures sanitaires ont été réhabilitées dans toutes les provinces exceptées le Sud-Kivu et, en 2010, 194 formations sanitaires sur les 510 des 17 zones de santé ont été appuyées où au moins 3 méthodes contraceptives modernes ont été rendues disponibles. Plus concrètement, ces zones de santé ont été approvisionnées en médicaments, en équipements et matériels SONU ; iii) la mise en place de 2 centres d excellence pour la réparation des fistules et la formation des médecins et infirmiers, à la suite de laquelle un LOU ad hoc a été signé avec l hôpital Marie Biamba Mutombo de Kinshasa pour la réparation des fistules et enfin la réinsertion socio-économique des femmes souffrant des fistules ; iii) formation de 458 prestataires des services pour la maternité à moindre risque et 124 en SONU y compris la prévention des fistules dans 22 zones de santé ciblées ; v) organisation de suivi, du monitorage, de la supervision et de l évaluation des activités SR dans les 22 zones de santé ciblées, soit 11 visites de suivi de la DPNR au niveau intermédiaire et plusieurs visites de suivi-supervision dans les 22 zones de santé. Au niveau central et provincial, les capacités institutionnelles ont été également renforcées, particulièrement celles du PNSR pour la coordination de la Task Force SR : i) 74 participants dont les MIP, MCP/SR et MCZS ont pris part à l atelier d orientation sur le 3ème programme et 2 réunions de la Task Force SR ont eu lieu. Les appuis ont été également apportés aux structures normatives pour la production des documents normatifs et éducatifs, des outils de collecte de données sur la maternité à moindre risque (300 copies de la FRRMM distribués dans 22 ZS). Enfin, l UNFPA a appuyé, à travers ce produit, la réalisation de trois enquêtes rapides dans les provinces de Bandundu, Bas- Congo et Kinshasa dans le cadre du projet H4 En termes de mobilisation sociale et la communication pour le changement de comportement ciblant les communautés, pour augmenter la demande de services de santé de la reproduction et réduire la mortalité maternelle, grande chose n a pas été faite. Nous notons néanmoins l organisation des campagnes de mobilisation sociale pour la réduction de la mortalité maternelle et néonatale, et la prévention des fistules obstétricales dont l impact reste mitigé. A
76 76 ce sujet : i) 250 chefs de familles et autorités politico-administratives(apa) ont été touchés ; ii) la 1ère journée provinciale de la lutte contre la mortalité maternelle a été co-organisée au Nord-Kivu, plus précisément à Goma ; iii) appui aux activités de vaccination pour la prévention des infections du tétanos néonatale. Globalement, les activités réalisées ont contribué efficacement à la réalisation de ce produit ; en effet, la quasi-totalité des activités prévues ont été réalisées, même si l étendue de toutes les zones de santé n ont as été servies. Cependant, accouchements sur attendus ont eu lieu en milieu des soins y compris césariennes. Le renforcement de SONU a permis l amélioration de la prise en charge des complications obstétricales (le taux de césariennes est passé de 0,8 à 5 %, alors que la norme est de 5 à 15 %). Par ailleurs, le taux d accouchement dans les structures appuyées est passé de 55 % à 86 % dépassant la norme nationale qui est de 80 %. Pour améliorer davantage la qualité des services et réduire la mortalité maternelle, l UNFPA a fait un plaidoyer auprès du Ministère de l enseignement Supérieur et Universitaire qui a abouti à : i) l allègement des conditions d admission et la réduction du temps de formation (de 7 à 3 ans) des infirmières accoucheuses (sages-femmes) ; ii) l ouverture de la filière de reconversion des polyvalents et iii) la révision des curricula. En dépit d une mobilisation sociale insuffisante et d une CCC peu engagée, il y a lieu de considérer que l amélioration des conditions d accouchements et la qualité de travail fourni par le personnel qui a été formé sur le SONU auraient réduit le niveau de mortalité maternelle et le risque d incidence de fistules urogénitales dans les structures qui ont bénéficié ces interventions. C. Efficience Dans l hypothèse que la qualité des accouchements en présence de personnel qualifié, et les soins obstétriques et néonataux d urgence dans les zones de santé ciblées a été amélioré, dans quelle mesure ces activités avaient été réalisées avec le moins de ressources possibles (fonds, expertise, temps, coûts administratifs)? Les critères de choix des zones de santé et des structures à appuyer dans le cadre de ce programme et surtout de ce produit sont, notamment : i) un centre de santé disposant d une maternité ; ii) un hôpital Général de Référence ; iii) une maternité où les SONU font défaut ; iv) structure étatique ; v) absence d un partenaire qui appuie la PF ou les SONU. Dans ce dernier cas, le Programme misait sur la complémentarité entre partenaires au développement. Le tableau 4.2 reprend les différents partenaires selon les provinces d interventions dans le secteur de la santé. Cette philosophie est actuellement mise à profit par
77 77 3 agences du Système des Nations Unies, à savoir : l OMS, l UNICEF et l UNFPA dans le Projet H-4+ qui vise l amélioration des services de santé maternelle dans les provinces du Bandundu, Bas-Congo et Kinshasa. Ce type d initiatives permet une allocation rationnelle de ressources. Province Tableau 4.2 : Situation des interventions des partenaires au développement du secteur de la santé en RDC selon les provinces. Nbre de ZS Nbre de forma-tion sanitaire bénéficiaire Bas-Congo Nature de l appui Contraceptifs, sensibilisation, Equipement +mater Bandundu Format Nord-Kivu Katanga Contraceptifs, sensibilisation, équipement+mat, formation. Contraceptifs, sensibilisation, équipement+mat, formation. Sud-Kivu Idem Maniema Province Orientale Equateur 40 ND Idem Idem Idem Principal type d appui Service clinique, marketing social, DBC Service clinique Service clinique DBC Service Clinique, markéting social DBC Idem Idem Idem Idem Nbre de partenaires 4 Nom d intervenants UNFPA, ABEF,ASF, AAP 1 MEMISAB MERLIN,CARE, IMC, IRC,JGI,UNFPA- SAVECONGO,MEDE OR,SPRINT, ABEF,MSF- CH,WF,ASF,PROSAN I,IRC, PARSS, UNFPA IMC,IRC,ASF,UNFPA,BDOM GTZ,PARSS,UNFPA, MERLIN,,ASF ASF,PAIN PRLE MONDE, IRC, IPASC,CORDAID,JE RSEY,MEDAIR,TEA R FUND,CBCA,MSF,PP SSP,SOFEPADI ABEF,PARSS,CTB ASF,SANRU,MSH,W WF K. occidental PROSANI,ASF,IRC K. Oriental PROSANI,ABEF Source : PNSR, 2012, Cartographie des intervenants, des interventions et des besoins non-couverts dans le domaine de la PF dan 10 provinces de la RDC Quelques facteurs n ont pas facilité l atteinte d autres résultats. Il s agit notamment : i) de la faible mobilisation sociale qui n a pas favorisé l augmentation de la demande des services de la PF ; ii) la mobilité du personnel formé aux SONU (soit à l intérieur d une même structure, soit entre les structures) ; iii) l envoi en formation d un personnel qui ne travaille pas dans les maternités pour être formé à ces techniques et qui ne sera pas affecté dans ce service après la
78 78 formation. ; iv) le retard dans le décaissement des fonds par l UNFPA et cela chaque année, ce qui conduit également au retard dans la mise en œuvre des activités par les structures partenaires ; vi) comme, c est le cas pour l ensemble de produits, la non-libération des ressources financières attendues de la partie nationale ; vii) la zone de santé semble plus large que les moyens dont disposent l UNFPA, d où la nécessité de restreindre ses zones d interventions. Dans le secteur de la santé par exemple, il serait intéressant de se focaliser sur les structures de santé bien ciblées. L efficience se traduit aussi par la mobilisation de ressources auprès des bailleurs de fonds et non pas seulement dans les interventions dans une même structure de santé. Outre les gouvernements Japonais, Finlandais, l UNFPA a fait un plaidoyer et obtenu de l ONG canadienne «Collaboration santé internationale» du matériel, des équipements et des médicaments. D. Durabilité Dans quelle mesure les effets de l amélioration de la qualité des accouchements en présence de personnel qualifié, et les soins obstétriques et néonataux d urgence dans les zones de santé ciblées pourraient se pérenniser en RDC? Le problème de durabilité ne semble pas se poser dans le cadre de ce produit, car l appui s effectue conformément aux priorités nationales. Aussi, l UNFPA n appuie pas la création de nouvelles structures à travers la mise en œuvre de ce produit ; les interventions dudit produit sont une réponse à la demande de populations. Etant donné que les réhabilitations et les équipements (tables d accouchements, tables opératoires, ) que l UNFPA fournit sont assez durables et coûtent chers, ils restent longtemps en bon état. Les structures de santé n administrent pas tous les soins aux patients gratuitement. Il en est de même des services qui sont rendus à la population à partir des équipements offerts par UNFPA. Deux exemples ont retenu notre attention : i) l Hôpital Général de Référence de Kikula dans la Province du Katanga a pu se doter d un nouveau échographe grâce aux fonds générés par l appareil reçu de l UNFPA ; ii) après le retrait de l UNFPA, la maternité de Dipumba (à Mbuji-Mayi dans la Province du Kasaï-Oriental) continue à servir la population de Mbuji-Mayi, désengorgeant l hôpital de la Société Miba. Après l arrêt des appuis de l UNFPA, d autres partenaires peuvent aussi appuyer les structures en question. Ceci amène à dire que la durabilité sera assurée.
79 Produit 3 : Les populations déplacées et des victimes des crises humanitaires aux services de santé de la reproduction, y compris à la prophylaxie post exposition est accru A. Pertinence Dans quelle mesure l accroissement de l accès des populations déplacées et des victimes des crises humanitaires aux services de santé de la reproduction, y compris à la prophylaxie post exposition constitue-t-il un besoin ou une priorité pour la RDC? Le troisième produit de la composante SR de ce programme est, non seulement pertinent, mais surtout impératif en termes de réalisation des droits au regard nombre des personnes déplacées et de la permanence, de la chronicité et de l intrication des facteurs à la base du phénomène.. Déjà en 2008, la RDC comptait plus de 2 millions de déplacés. Bekono (2010 avait recensé déplacés dans 5 villages seulement du Territoire de Lubero, soit près de la moitié des habitants réguliers de ces villages qui étaient estimaient à individus. La pertinence d inscrire ce produit dans ledit programme réside dans le fait que les acteurs humanitaires méconnaissent généralement les besoins à couvrir dans le domaine de la santé de la mère et de l enfant. Par ailleurs, l ampleur et le caractère massif de viols nécessitaient une attention particulière en plus du plaidoyer. B. Efficacité Est-il vrai que l accès des populations déplacées et des victimes des crises humanitaires aux services de santé de la reproduction, y compris à la prophylaxie post exposition a été accru? Deux stratégies ont été élaborées pour réaliser ce produit, à savoir : i) le renforcement des mécanismes de réponse rapide aux crises humanitaires et ii) le renforcement de la prise en charge médicale des victimes de violences sexuelles. Il ressort de l examen des activités de la composante SR en rapport avec ce produit que la quasi-totalité de ces dernières ont été réalisées. Il s agit notamment de : i) l élaboration des plans de contingence : 11 plans de contingence élaborés en 2008 à raison d un plan par province ; ii) le renforcement les capacités de la direction nationale du PNSR, des coordinations provinciales du PNSR, et des antennes provinciales de l UNFPA sur la gestion des crises humanitaires : plusieurs staffs UNFPA ont été formés en gestion de crises humanitaires.
80 80 Les commodités SR et les kits d urgence ont été pré-positionnés dans toutes les provinces en conflit. Dans l entretemps, les victimes de violences sexuelles ont été prises en charge (un accompagnent psychosocial des 7504 VVS dans 8 provinces et cas d IST soignés) outre la mobilisation (CERF/Pooled Fund, Trut Funds, etc.) de plus de 10 millions USD pour des projets d urgence dans tout le pays pour la prise en charge des victimes des crises humanitaires. Enfin, 250 prestataires sur la prise en charge clinique et psychosociale des victimes ont été formés. Avec ce produit, l UNFPA s est repositionné dans la communauté humanitaire en RDC où il est reconnu comme étant le premier pourvoyeur de Pep Kit dans ce pays. En attendant une plus forte mobilisation de fonds et de partenaires, le travail abattu jusque là est louable, en plus de la spécificité des interventions. C. Efficience Dans l hypothèse que l accès des populations déplacées et des victimes des crises humanitaires aux services de santé de la reproduction, y compris à la prophylaxie post exposition a été accru, dans quelle mesure les interventions ayant permis d atteindre ce résultat avaient-elles été réalisées avec le moins de ressources possibles (fonds, expertise, temps, coûts administratifs)? Les ressources disponibles par rapport aux besoins ne sont jamais proportionnelles. Les gaps et les besoins non satisfaits sont énormes. Les résultats ont été obtenus dans la mesure du possible avec peu de ressources. Des ressources additionnelles sont toujours attendues pour la maximisation des résultats en quantité et en qualité. D. Durabilité Dans quelle mesure les effets de cet accroissement de l accès des populations déplacées et des victimes des crises humanitaires aux services de santé de la reproduction, y compris à la prophylaxie post exposition pourraient-ils se maintenir à long terme? La pérennité pourra se maintenir dans la mesure où l appui a porté aussi sur le renforcement des capacités institutionnelles de certaines structures cependant la faible appropriation nationale ne permettra pas la pérennisation surtout pour la prophylaxie post exposition.
81 Produit 4 : Les capacités techniques et institutionnelles nationales sont renforcées pour la mise en place d un système d approvisionnement des commodités de santé de la reproduction A. Pertinence Dans quelle mesure le renforcement des capacités techniques et institutionnelles nationales pour la mise en place d un système d approvisionnement des commodités de santé de la reproduction constitue-t-il un besoin ou une priorité pour le pays? A l époque de l élaboration du 3è programme-pays de l UNFPA, le pays ne disposait pas un plan de sécurisation des produits de la SR. Par ailleurs, le Service National d Approvisionnement en Médicaments Essentiels ne jouait pas vraiment son rôle. Par ailleurs, la revue documentaire réalisée en 2004 et l analyse situationnelle réalisée en 2006 sur la sécurisation des médicaments avaient démontré que le personnel affecté dans les services d entreposage de médicaments dans les structures de santé de la RDC n avait pas reçu une formation adéquate dans la gestion de médicaments. Il avait également été constaté la quasiabsence des dépôts pharmaceutiques dans les structures sanitaires et là où ils existaient, ils ne répondaient pas aux normes d entreposage de médicaments. Enfin, les ruptures de stocks des médicaments traceurs des maternités ont été signalées dans l analyse situationnelle réalisée avant l élaboration du plan national de sécurisation des produits de santé de la reproduction. Cette situation méritait qu on lui accorde une attention particulière afin d améliorer les conditions de stockage de médicaments. B. Efficacité Est-il vrai que les capacités techniques et institutionnelles nationales avaient-elles été correctement renforcées de manière à permettre une bonne mise en place d un système d approvisionnement des commodités de santé de la reproduction? Trois stratégies ont été arrêtées pour mieux conduire les activités devant permettre la réalisation de ce produit. Deux de ces stratégies se rapportent au renforcement des capacités techniques des gestionnaires de stocks pour une bonne gestion des commodités ainsi que celles des dépôts pharmaceutiques des zones de santé ciblée. La troisième stratégie concernait la mise en œuvre du plan SPSR, notamment la programmation des préservatifs masculins et féminins. Dans le premier cas, les deux activités prévues ont été réalisées. En effet, 440 prestataires et gestionnaires en sécurisation des commodités à tous les niveaux ont été formés. Il en est de même de 653 prestataires en gestion de commodités, SIGL et en plaidoyer. Ce renforcement de capacités a été effectué tant à Kinshasa qu en provinces. Par ailleurs, 3 personnes du
82 82 niveau central commis à la formation des gestionnaires des commodités ont été ont été formées à Dakar et en Ile Maurice en logiciel Chanel. Quant à la troisième stratégie, nous notons que 20 dépôts des commodités ont été réhabilités dans les zones de santé ciblées pour un montant de plus de dollars US. Outre cette réhabilitation, ces mêmes dépôts ont été dotés des outils informatiques et autres équipements. De même, les capacités du personnel affecté dans ces dépôts ont été renforcées dans les systèmes de gestion informatique des commodités SR. La contribution de l UNFPA a également consistait en l approvisionnement des provinces en préservatifs masculins et féminins. Outre les 22 Zones de santé du programme, d autres structures d autres zones de santés avaient également été alimentées en commodités SR incluant contraceptifs et préservatifs. Au total condoms masculins et féminins ont été distribués en 2008 et 2009 Enfin, le PNMLS a été appuyé pour la finalisation et la mise en œuvre du plan stratégique national sur les préservatifs. Quelques plaintes cependant été exprimées par certaines structures de mise en œuvre en rapport avec la qualité de produits fournis ainsi que leurs quantités. En effet, lors de l évaluation thématique du programme d appui de UNFPA à la santé maternelle et du Fonds Thématique pour la santé maternelle (en octobre 2011), l infirmière Superviseur du Centre de Santé Luyindu avait indiqué (en présence du Médecin Chef de Zone, du Staff de ce Centre de santé et d un membre du staff UNFPA) que : «les Produits livrés par l UNFPA sont souvent endommagés et/ou presque en voie d expiration, et les quantités sont trop faibles» (Jobson, 2011, p. 51). Interrogée sur cette question, la responsable du service «commodités» a expliquée cette situation par l incapacité des structures de santé à consommer les quantités qu elles commandent d habitude et qui arrivent à la péremption. En effet, ceci arrive souvent faute d un système de rapportage. Les structures de mise en œuvre ne disposent d information sur leurs consommations. Enfin, l UNFPA a apporté son appui dans le renforcement du système d approvisionnement en commodités SR grâce à l appui au PNAM, Programme National d Approvisionnement en Médicaments, cela a permis à l UNFPA de fermer ses dépôts et intégrer le système national d approvisionnement en médicaments. Comme on peut s en rendre compte, comme pour d autres produits, la contribution de ce programme dans l atteinte de ce produit est substantielle même s il est difficile d évaluer concrètement la hauteur de son apport. Celle-ci peut toutefois être appréciée par rapport à la
83 83 part de l UNFPA dans la contribution globale des partenaires au développement dans ce domaine. C. Efficience Dans l hypothèse que les techniques et institutionnelles nationales avaient été correctement renforcées, c est-à-dire de manière à permettre une bonne mise en place d un système d approvisionnement des commodités de santé de la reproduction avec le moins de ressources possibles (fonds, expertise, temps, coûts administratifs)? Les activités de l UNFPA par rapport à ce produit sont effectuées avec la collaboration de la partie nationale, particulièrement du gouvernement. Près de dollars Us ont été dépensés pour la réhabilitation des dépôts pharmaceutiques dans 22 zones de santé. Les fonds dépensés sont de loin inférieurs aux prévisions contenues dans le plan national de sécurisation des produits de santé de la reproduction. Environ 40 % des structures de santé n ont pas reçu les matériels et équipements planifiés. En termes de ressources humaines, même si la plupart des agents d exécution nécessitent des formations appropriées, les principaux responsables sont des professionnels de santé dotés d une qualification appropriée dans la gestion des médicaments. Il s agit des pharmaciens de District et les pharmaciens Inspecteurs de province. Ils viennent souvent en appui aux prestataires de niveau opérationnel dans la zone de santé. C est plutôt dans les structures de mise en œuvre que le problème se pose avec acuité. Le plan national de sécurisation des produits avait prévu la mise en œuvre pour 5 ans. Sur le plan de synergie entre les partenaires, il a été signalé parfois des collaborations dans l appui sur le renforcement des capacités institutionnelles, notamment l appui de l élaboration des documents normatifs entre l UNFPA et l USAID contrairement aux approvisionnements en commodités où chacun travaille isolément, étant donné la différence des zones d intervention. Quant aux réhabilitations, l UNFPA recourt à l UNOPS pour afin d éviter les problèmes procéduraux. Même avec cette agence, il est signalé de grands retards dans la livraison de chantiers. Malgré ces quelques faiblesses qui sont dues à l importance du travail à réaliser dans un secteur qui est presque abandonné, il faut noter par rapport au produit sous examen et au regard de ce critère que l essentiel du travail nous semble avoir été bien rempli eu égard à la spécificité des activités à réaliser, d une part et à la quasi-absence de partenaires qui appuient le gouvernement dans ce domaine, d autre part, même si, parfois le temps nécessaire pour que les commodités soient acheminées en RDC est long. Ceci à cause du fait que, pour les préservatifs et les contraceptifs par exemple, il n existe qu un seul et même fournisseur pour
84 84 plusieurs pays qui est parfois surchargé par le nombre de commandes à satisfaire. C est notamment pour contourner cette difficulté que le service en charge des commodités passe commande (en début de chaque année) des grandes quantités de produits qui, parfois ne sont pas totalement consommés dans le temps. Durabilité Dans quelle mesure les structures nationales dont les capacités avaient été renforcées pour permettre une bonne mise en place d un système d approvisionnement des commodités de santé de la reproduction vont réellement continuer à œuvrer après le retrait ou les interventions de l UNFPA? Le système d approvisionnement des médicaments ayant été une stratégie nationale dont la mise en œuvre avait conduit à la création du programme national d approvisionnement, les structures appuyées vont continuer à œuvrer car le renforcement des capacités avait consisté à l octroi de l outil informatique et la formation en gestion informatique des commodités. En guise de conclusion par rapport à la composante «Santé de la reproduction» Dans un contexte où le gouvernement fait face à plusieurs défis, les interventions de la composante «Santé de la reproduction» ont permis de soulager, dans la mesure du possible, la misère des populations congolaises. Lesdites ont apporté de réponses à un certain nombre de dysfonctionnements du système national de santé déjà identifiés par la Direction de la Santé Familiale du Ministère de la Santé. Il s agit de : «l insuffisance des ressources humaines qualifiées, financières, d équipement et d infrastructures. Les conséquences de ces problèmes sur le SS sont multiples : qualité de prise en charge insuffisante, déficience du système de référence et contre référence et recours à l évacuation à l extérieur. La stratégie de renforcement du système de santé (SRSS), la modernisation des infrastructures sanitaires, la reforme hospitalière et financière» (Mukengeshayi, 2011, p. 11) 10. Par manque de précision sur les objectifs quantitatifs (indicateurs) clairs, il est difficile de chiffrer notre appréciation. Notons cependant que, dans cette composante comme dans bien d autres, la collaboration entre les agents de l UNFPA et les agents de l Etat ne semble pas franche à cause, notamment de l interprétation diversifiée des procédures administratives de l UNFPA. Ce climat aurait eu un impact négatif sur une bonne partie de la période de la mise en œuvre du programme. 10 «Organisation sanitaire (système d évacuation sanitaire/référence», communication au 2éme journée scientifique sur la fistule urogénitale en République Démocratique du Congo. La fistule urogénitale: de la prévention à laprise en charge (27-28 juin 2011).
85 Population et le Développement Produit 1 : La disponibilité des données désagrégées par âge et par sexe sur les caractéristiques sociodémographiques de la population est accrue A.1. Pertinence Dans quelle mesure l accroissement de la disponibilité des données agrégées par âge et par sexe sur les caractéristiques sociodémographiques de la population correspond-t-elle aux besoins de la RDC, aux priorités globales, et aux politiques des partenaires et des bailleurs de fonds? Le troisième programme répond aux priorités nationales. Une de ces priorités est la production et l utilisation des statistiques sociales pour la planification du développement. Or, depuis bien longtemps, la RDC se caractérise par la quasi-absence des données fiables dans divers secteurs de la vie nationale (RDC-Ministère du Plan, 2010) 11. Le dernier recensement général de la population et de l habitat date de Jusqu en 2008, la RDC ne comptait que 2 enquêtes MICS et 1 enquête EDS, alors que d autres pays de la sous-région en comptaient déjà plus de 2 chacune. Etant donné que les grandes enquêtes à caractère national (EDS et MICS) ne permettent pas de renseigner sur l état de la situation socio-démographique au niveau des entités territoriales inférieures (districts et territoires), les acteurs au développement intervenant à cette échelle politico-administrative ou politico-sanitaire éprouvent d énormes difficultés dans l élaboration, le suivi et l évaluation des projets et programmes de développement. D où la pertinence du premier produit de la composante «Population et développement» du 3è programme de l UNFPA-RDC. L une de ses activités était l appuie à la préparation du deuxième Recensement Général de la Population et de l Habitat (RGPH2), d une part et des Enquêtes sociodémographiques, d autre part. Ce besoin de la production des statistiques sociodémographiques a été exprimé par la partie gouvernementale, notamment à la revue annuelle des activités de l UNFPA de Selon le Secrétaire Général à la Coopération internationale, l organisation du deuxième Recensement Général de la Population et de l Habitat était l une des priorités du gouvernement pour l année Par ailleurs, la détermination de ces priorités a été faite par les différents acteurs au développement réunis en atelier d élaboration et de validation dudit programme, ce qui montre que la composante «Population et Développement» de ce programme s est appuyée réellement sur les priorités nationales liées à la promotion de la bonne gouvernance, à la consolidation de la paix, à l amélioration de l accès aux services sociaux et à la réduction de la vulnérabilité. 11 Rapport National des progrès des OMD
86 86 B. Efficacité Dans quelle mesure les données désagrégées par âge et par sexe sur les caractéristiques sociodémographiques de la population ont-elles été rendues disponibles? (En d autres termes, est-il vrai que les données désagrégées par âge et par sexe sur les caractéristiques sociodémographiques de la population ont été rendues disponibles? Pour permettre la réalisation du produit 1, c est-à-dire l accroissement de la disponibilité des données désagrégées par âge et par sexe sur les caractéristiques sociodémographiques de la population, 5 stratégies ont été élaborées, à savoir i) le plaidoyer pour la mobilisation des ressources, ii) l appui technique en faveur de l organisation du RGPH2 ; iii) la recherche opérationnelle en population et développement, santé de la reproduction, et genre, et la dissémination des résultats ; iv) le renforcement des capacités techniques et opérationnelles des services producteurs des données socio-démographiques et v) la création et l utilisation de la base de données IMIS. L inventaire des activités et des résultats engrangés par cette composante amène à dire que globalement, ce produit a été réalisé, à en croire les résultats : i) Le plaidoyer et la sensibilisation de la population aux questions du RGPH2 ont continué au cours de l année Même si le RGPH2 n a pas encore été réalisé, plusieurs activités prévues dans le cadre du plaidoyer et de la mobilisation de fonds ont été effectuées. Le document du Projet «RGPH2» comprenant le module sur le plaidoyer a été rendu disponible ; des séances de plaidoyer et de sensibilisation ont été réalisées à l intention des membres du gouvernement et des parlementaires. Elles ont conduit notamment à la signature du décret prescrivant le recensement et l inscription au budget national de la contribution financière du gouvernement à la réalisation des activités préparatoires au RGPH2 pour l année 2010 : $US. La conséquence est que le gouvernement s est approprié le plaidoyer pour la mobilisation des fonds en faveur du RGPH2. Outre la signature du Décret prescrivant le RGPH2 (Décret n 09/32 du 8 août 2009), le gouvernement avait pu inscrire au budget national, sa contribution financière ( $ US) destinée à la réalisation des activités préparatoires au recensement pour l année 2010). Par ailleurs, 2 ministres (Coopération Internationale et Industries représentant le Plan) du gouvernement central accompagné du Représentant Résident de l UNFPA/RDC ont effectué un plaidoyer, en faveur du RGPH2 devant le Conseil d administration UNFPA UNDP à New York, en septembre Enfin, une réunion restreinte visant la mobilisation des fonds pour le recensement a été tenue avec les bailleurs des fonds (UNDP, UNOPS, Banque Mondiale, DFID, Union européenne, USAID, Coopération belge, JICA, GTZ) réunion de sensibilisation des ministres provinciaux etc.) au Ministère de plan et plusieurs contacts ont été pris avec certaines ambassades (Allemagne, Afrique du Sud, Belgique, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, Egypte, Espagne, France, Grèce, Italie, Inde, Japon,
87 87 Pays Bas, Suisse, Turquie). Un des résultats de ce plaidoyer et de la mobilisation de fonds est le décaissement en 2008 d une somme de USD par le PNUD-RDC. Ces fonds ont permis de tester la méthodologie de la cartographie du RGPH2 dans le territoire de Kasangulu (Province du Bas-Congo) et dans la Commune de Kasavubu (Kinshasa) en Nonobstant ce plaidoyer, le rapport sur la revue annuelle 2010 indique que le Plaidoyer sur le recensement n a pas été suffisamment effectué, particulièrement dans les provinces de la RDC de manière à mobiliser les fonds par l inscription du RGPH dans les budgets provinciaux pour l exercice 2011 ; ii) Dans le domaine de renforcement des capacités techniques et institutionnelles, les activités avaient ciblées les équipements et infrastructures, d une part et les ressources humaines, d autre part. a. Equipements : les structures en charge du 2 ème RGPH et de la 2 ème EDS ont été équipées en matériel de bureautique, consommables et matériel roulant (DPRH, INS, DSPD) a été réalisé. L INS a été doté des deux véhicules, du matériel informatique et des consommables. Il en est de même de la DPRH, alors que le DSPD et l observatoire congolais de la pauvreté et des inégalités (OCPI) ont bénéficié du matériel informatique et des consommables. Les directions provinciales de l INS ont été équipées en matériel informatique. Enfin, quelques locaux abritant les services et les structures en charge du RGPH et des études sociodémographiques (RGPH, INS, DSPD, DPRH)» ont été réhabilités ; b. Ressources humaines : cette sous-activité n a pas été suffisamment réalisée. La composante avait prévu former 50 cadres devant travailler dans les structures du RGPH aux niveaux central et provincial ainsi que dans celles de la 2 ème EDS (2012) ; d une part et dans les domaines spécifiques de gestion et planification stratégique, traitement des données, sondage et échantillonnage, analyse et Système Informations Géographiques (SIG), d autre part. A ce niveau de réalisation d exécution du Programme, seulement 3 cadres sur 50 ont été formés. Il en est de même, en ce qui concerne le financement de la formation de 22 cadres aux niveaux DEA et DES. De ces derniers, 6 seulement ont été appuyés. Contrairement à la formation de longue durée, les formations de courte durée ont été organisées dans le domaine de population et développement sur les principes et techniques de collecte, traitement et analyse de données sociodémographiques à l intention des 20 cadres de plusieurs structures de mise en œuvre du programme. Par ailleurs, 7 cadres nationaux ont effectué des voyages d échanges d expériences en participant aux colloques et conférences internationales au Maroc, en Algérie, en Suisse (Colloque de l AIDELF/Université de Genève (2010), en Belgique (Chaire Quételet à l Institut de Démographie/Université Catholique de Louvain en 2010). Enfin, une délégation de la RDC composée des membres du RAJECOPOD et des staffs de l UNFPA a pris part à ICASSA au Sénégal en 2008.
88 iii) En ce qui concerne l appuie à la collecte, l analyse et la diffusion des recherches scientifiques, les objectifs de la composante ont été atteints, même si le nombre de ces différentes opérations n a pas été initialement pré-déterminé. En effet, l UNFPA, à travers la composante «Population et Développement» a appuyé la réalisation des enquêtes suivantes : Impact de la séquestration des femmes parturientes dans les hôpitaux de Kinshasa; Etat de lieux du fonctionnement de l état-civil à Kinshasa ; Etude sociodémographique auprès des refoulés d Angola au Bas-Congo. Les analyses thématiques approfondies qui ont été appuyées par cette composante ont été conduites sur les aspects suivants : i) Contraintes démographiques et développement en RDC ; i) violences sexuelles en RDC et le Rapport général des données de l EDS-RDC (2007) ; etc. Certaines de ces analyses ont été publiées et disséminées. C est notamment le cas des ouvrages suivants publiés par le DSPD : i) Contraintes socio-démographiques au développement de la République démocratique du Congo ; Violences, culture de la paix et développement en RDC en période de post-conflit. Tome 1 : Formes et coût économique des violences ; ii) Etat de lieux du fonctionnement de l état-civil à Kinshasa ; iv) Les appuis de ce programme à travers la composante «Population et développement» ont été également adressés à l UPPE-SCRP, notamment dans l élaboration d un système de suivi-évaluation et d un plan de collecte de données pour l actualisation, le suivi et l évaluation du DSCRP-2 ( ). Grâce à son appui en partenariat avec l ODSEF (Observatoire Démographique et Statistique de l Espace Francophone), l Université Laval (Québec) et le département de démographie (DSPD) de l Université de Kinshasa, il a été mis en place le projet de sauvegarde des données du Recensement Général de la Population (l unique qui a été organisé en RDC) est à pied d œuvre. Le plaidoyer réalisé pour la mobilisation de fonds a permis l implication de la Banque Africaine de Développement dans la collaboration avec l UNFPA dans le renforcement des capacités statistiques nationales au niveau provincial. Les deux partenaires contribuent à la réhabilitation des bâtiments devant abriter les centres de production des statistiques dans les provinces du Bas - Congo, du Katanga et Orientale, mais à la fourniture des équipements informatiques et de télécommunication. C est toujours dans le cadre du renforcement des capacités techniques les établissements d enseignements de la statistique et de la démographie en RDC (Département de démographie (DSPD) et Institut Supérieur de la Statistique de Kinshasa) ont bénéficié des apports considérables de matériels informatiques et des ouvrages pour leurs centres de documentation. Pour renforcer la position du Ministère du Genre, de la Famille et de l enfant dans la coordination de la collecte des données, l UNFPA à travers cette composante a transféré au cours de l année 2011, la base des données sur les violences basées sur le genre à ce Ministère. Ce transfert concrétise l appropriation nationale, la gestion et la diffusion des données de qualité par le Ministère. En vue d approfondir les connaissances sur la dynamique démographique et sur les relations population-développement, l UNFPA a, en collaboration avec le PNUD, appuyé l organisation du colloque sur les questions de 88
89 89 population et développement au Département de Démographie de l Université de Kinshasa. Les publications scientifiques avaient été également appuyées dans le cadre de la dissémination des résultats de recherche sur les questions de population. C est à ce titre que cette composante appuie l enseignement des questions de population à l IFASIC. v) L activité relative à la Création et l utilisation de la base de données IMIS pour le suivi des OMD et de la Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (DSCRP) prévoyait d organiser des ateliers de formation pour la mise en place de l IMIS ; «d Intégrer les données sur les violences sexuelles, de l EDS-2 et de l enquête dans l IMIS» et de «Reconstituer la base des données du recensement de 1984». Les deux dernières activités n ont pas été réalisées. Dans le cadre de la première activité, 22 cadres ont été formés en IMIS, et 4 cadres formés en Redatan Based IMIS. vi) Enfin, cette composante a contribué particulièrement à la réalisation des effets 1 et 3 du CAF/UNDAF pour la période que sont respectivement : (a) les obstacles de la gouvernance qui empêchent le pays d atteindre des OMD sont levés ; (b) les indicateurs sociaux en ligne avec les objectifs du DSCRP sont améliorés par l accroissement de l accès aux services sociaux sont efficients, efficaces et équitables. Nonobstant ces réalisations qui ont un effet indéniable sur l amélioration de la qualité de la gouvernance, quelques faiblesses d ordre général méritent d être soulevées à ce niveau, même si toutes ne concernent pas seulement la composante «Population et Développement». Elles se rapportent, notamment aux effets et aux zones d interventions du Programme : i) les effets de la composante «P&D» du 3è programme n atteignent pas directement les populations de 22 zones de santé ciblées. La plupart des activités reprises ci-dessus ont été réalisées en dehors de cette sphère, particulièrement dans les zones de santé du milieu rural. Bien que les structures de mise en œuvre aient une capacité à démultiplier leurs effets, cela ne semble pas possible au-delà d un certain niveau. A l exception de l INS et des centres des jeunes implantés dans les chefs-lieux de certaines provinces, les effets du programme à travers la composante «Population et développement» ne seraient pas parvenus au niveau de territoires ; ii) étant donné son caractère transversal au programme, la composante P&D devrait permettre la mise à disposition des données socio-démographiques indispensables pour le suivi-évaluation des interventions des deux autres composantes (SR et Genre) au niveau des zones de santé ciblées par le Programme. Ceci ne semble pas avoir été le cas avant Après cette année, la programmation des activités s est nettement améliorée comme on peut le constater dans les PTA des différents bureaux décentralisés. Enfin, l efficacité de ce produit doit être appréciée principalement par rapport aux résultats engrangés dans le processus de l organisation du 2è recensement, eu égard la grande pondération qui avait été attribuée à cette activité dans la composante «Population et développement». Il nous semble à ce sujet que, malgré les efforts fournis, les résultats sont
90 90 mitigés, à cause notamment à l absence de la volonté politique, d une part et des stratégies managériales, d autre part. C. Efficience Si les données désagrégées par âge et par sexe sur les caractéristiques sociodémographiques de la population ont été rendues disponibles, dans quelle mesure elles avaient été produites avec le moins de ressources possibles (fonds, expertise, temps, coûts administratifs)? Le coût global du 3è programme était estimé à 60 millions de dollars US, soit 25 millions de dollars de ressources financières régulières de l UNFPA et les 35 millions devant être mobilisés auprès d autres donateurs. Cependant, toutes les réalisations énumérées ci-dessus ont été rendues possibles grâce à la contribution financière de l UNFPA. En vue d atteindre les objectifs fixés avec moins de ressources, la composante s était focalisée sur un petit nombre de structures dont les interventions dans le domaine de population et développement pouvaient avoir des impacts à grande échelle, c est-à-dire produire des effets multiplicateurs. Il s agit des établissements d enseignements supérieurs et universitaires, d une part et des directions d études et planification de différents ministères, outre l Institut National de la Statistique, d autre part. Une des stratégies a été le choix des ressources humaines étrangères lorsque certaines compétences nationales faisaient défaut dans des situations précises ou l appel à des synergies entre les institutions nationales et internationales. Il s agit, par exemple, dans le premier cas de l appui de l UPPE-SCRP en ce qui concerne l élaboration du système de suivi-évaluation et dans le second, de la collaboration entre l INS, le Département des Sciences de la Population et du Développement (DSPD, ex Département de démographie) de l Université de Kinshasa et l ODSEF. La collaboration de l UNFPA et la BAD rentre dans ce dernier cas. Tout comme celle de l UNFPA et les autres agences du Système des Nations Unies (PNUD dans le financement de certaines opérations relatives à l organisation du RGPH2 et du Colloque sur les questions de Population, Développement et Pauvreté organisé en octobre 2010 par le DSPD) ou d autres bailleurs de fonds (DFID ; USAID ; etc.) dans le financement des enquêtes EDS-RDC (2012) et MICS-RDC (2010). L absence de dialogues ou d harmonisation de vues sur certains points entre l UNFPA et l INS dans la hiérarchie des priorités n a pas facilité une bonne conception de stratégies dans la réalisation des activités préparatoires du 2è recensement général de la population et du développement. Nonobstant ce climat qui semble s être déjà amélioré, l efficience de ce produit réside aussi dans la stratégie ayant permis une sélection minutieuse des partenaires de mise en œuvre, particulièrement ceux ayant la capacité de démultiplier les effets de la
91 91 composante P&D, d une part et le ciblage stratégique des partenaires au développement sensibles au besoin de disponibilité des données statistiques, d autre part. D. Durabilité Dans quelle mesure les données désagrégées par âge et par sexe sur les caractéristiques sociodémographiques de la population seront-elles utiles dans le futur, notamment dans la conception et l évaluation des projets et programmes de développement en RDC? La RDC a longtemps souffert de la carence des données fiables pour la planification du développement. Même si le deuxième recensement n est pas encore organisé, les impacts du travail réalisé dans le cadre du plaidoyer peuvent encore perdurer tant que le recensement luimême n est pas encore effectué. C est notamment le cas avec l inscription de certaines activités préparatoires du recensement dans le budget national. Par ailleurs, les données des différentes enquêtes appuyées par l UNFPA dans le cadre de ce Programme ont servi comme baseline ou endline dans la conception ou l évaluation des projets et programmes de développement. Dans tous les cas, les données issues de ces différentes sources des données serviront des indicateurs pour l évaluation ou l appréciation des décisions ou actions des décideurs. D ailleurs, le succès de la stratégie nationale de croissance et de réduction de la pauvreté repose en partie sur l efficacité de son système de suivi- évaluation. C est grâce à ce système que le Gouvernement et les autres gestionnaires des projets et programmes de la SRP pourront mesurer de manière objective les résultats atteints par leurs actions et rendre compte de leur gestion auprès de la population et des Partenaires Techniques et Financiers Produit 2 : Les capacités techniques et institutionnelles des ministères et partenaires ciblés sont renforcés en vue d intégrer les questions de population, santé de la reproduction, genre, violences sexuelles et violences basées sur le genre dans les politiques et programmes de développement A. Pertinence Dans quelle mesure le renforcement des capacités techniques et institutionnelles des ministères et partenaires ciblés constitue-t-il un besoin ou une priorité pour le pays en vue de faciliter l intégration des questions de population, santé de la reproduction, genre, violences sexuelles et violences basées sur le genre dans les politiques et programmes de développement La RDC ne dispose pas suffisamment des cadres supérieurs et compétents dans le secteur de population et développement. Le pays ne dispose que d une structure d enseignement universitaire dans le domaine de la population et du développement, à savoir le Département
92 92 des Sciences de la Population et du Développement (Ex département de démographie) de l Université de Kinshasa. Depuis sa création en 1974, cette structure met sur le marché de l emploi en moyenne 20 licenciés en démographie par an. Au regard de besoins et de l étendue du pays, une telle production est loin de répondre au besoin en cadres compétents dans le domaine de population et développement. D où la nécessité de former les cadres en cours d emplois sur les questions de population et du développement. Par ailleurs, les problématiques de Santé de la reproduction et du genre sont des nouveaux paradigmes. Ils ne sont pas encore bien maîtrisés par la plupart des cadres congolais, à cause du fait que, bon nombre d entre eux ont étudié dans les filières où ces questions ne sont pas dispensées. En plus, les cadres qui ont terminé leurs études universitaires (option sciences sociales ou médicales) au cours des vingt dernières années n ont pas eu la chance d être informés sur ces notions dans leur cursus classique. A l époque, ces concepts n étaient pas encore d actualité. Enfin, c est au cours des dix dernières années que les aspects de violences sexuelles et basées sur le genre ont constitué une préoccupation nationale. Toutes les raisons soulevées ci-dessus expliquent la pertinence, non seulement de l intégration de ces questions dans les politiques et programmes de développement, mais surtout de la formation des cadres devant appliquer lesdites politiques et exécuter les programmes de développement qui pourraient être développés plus tard sur ces questions. B. Efficacité Est-il vrai que les capacités techniques et institutionnelles des ministères et partenaires ciblés avaient-elles été renforcées en vue d intégrer les questions de population, santé de la reproduction, genre, violences sexuelles et violences basées sur le genre dans les politiques et programmes de développement? Quatre stratégies ont été définies pour atteindre ce produit, à savoir : i) le renforcement des capacités techniques et opérationnelles en population et développement des structures aux niveaux central et provincial afin de disposer des cadres nationaux capables de mettre en œuvre le programme proposé ; ii) l appuie au processus de planification stratégique en vue d intégrer les questions de population, de santé de la reproduction et du genre dans les politiques et programmes de développement ; iii) le renforcement des capacités des jeunes en gestion du développement, plaidoyer et leadership et iv) la mobilisation sociale et la communication pour le changement de comportement ciblant les communautés, pour susciter une prise de conscience sur les questions émergentes de population touchant en particulier les jeunes et les femmes. Le renforcement des capacités des cadres étaient entre autre entendu comme la formation à longue durée sur les questions de population et le développement. A ce sujet, 7 cadres ont été formés à l étranger sur les 22 pressentis, soit 31,8 %.
93 93 A l exception de la première stratégie qui ne semble pas avoir bénéficié d une attention particulière dans sa mise en œuvre de ce produit, toutes les autres auraient été bien réalisées. Dans le premier cas, moins de la moitié des cadres des structures ciblées ont été formés. Malgré cela, avec le concours d autres ressources compétentes, la composante a réussi à appuyer le processus de planification stratégique en vue d intégrer les questions de population, de santé de la reproduction et du genre dans les politiques et programmes de développement. Les activités suivantes ont été réalisées dans ce cadre : i) Appuyer la finalisation de 12 plans d actions de mise en œuvre des DSCRP au niveau national et provinciaux : 12 plans de mise en œuvre de DSCRP ont été élaborés; ii) Appuyer l élaboration et la finalisation des politiques sectorielles (Santé, Éducation, Genre et Famille) : les politiques de genre, de la jeunesse et de l éducation ont été également élaborées. La question de l efficacité de ces activités se pose également. En effet, par manque des cadres compétents dans ce secteur, notamment au niveau des divisions provinciales de la plupart de ministère, il y a lieu d émettre de réserves sur la qualité du travail effectué en guise d intégration des questions de population, de santé de la reproduction et du genre dans les DSCRP provinciaux. Par ailleurs, nous n avons pas eu accès auxdits plans d actions de mise en œuvre des DSRCP provinciaux pour vérifier si leurs auteurs sont les cadres provinciaux qui avaient bénéficiés des activités de renforcement des capacités. Ne les ayant pas vus, il n a pas non plus été possible d évaluer leurs contenus. Néanmoins, les différents rapports consultés font état de la réhabilitation et de l équipement de quelques structures d encadrement des jeunes en vue de renforcer leurs capacités dans le domaine de la gestion du développement, plaidoyer et leadership. C est le cas des centres des jeunes des Universités de Kinshasa et de Lubumbashi (Province du Katanga, d une part du centre des jeunes de Matadi (Province du Bas-Congo) et de Bandundu (Province du Bandundu). Il se pose toutefois le problème de cohérence entre la conception et la mise en œuvre de ce produit, particulièrement en ce qui concerne les objectifs visés par la réhabilitation et la fourniture en équipements des structures des jeunes. Encore une fois, les activités réalisées dans les centres des jeunes qui avaient bénéficiés de ces services ne permettent pas d apprécier le contenu de la formation qui était dispensé. Il n est pas non plus facile de dire si celle-ci était axée sur «la gestion du développement, plaidoyer et leadership» ou non. Enfin, plusieurs activités ont été menées en termes de mobilisation sociale et de communication pour le changement de comportement ciblant les communautés en vue de susciter une prise de conscience sur les questions émergentes de population touchant en particulier les jeunes et les femmes. Les activités commémoratives des journées internationales (JIF, JMP, JIJ, JMS, 16 jours d activisme) ainsi que les différentes
94 94 campagnes de sensibilisation et autres émissions radio-télévisées organisées dans les villes de Matadi, Bandundu et Kinshasa entrent dans ce cadre. L efficacité de ce genre d activités est difficile à évaluer objectivement, surtout lorsque l on sait qu en RDC, les jeunes en particulier et la population en générale suit rarement la radio et ne s intéressent de la télévision que lorsqu il s agit des spectacles sportifs ou culturels. Globalement, ce produit n a pas été réalisé de manière efficace. Si sa conception au niveau de la formation des cadres a été claire, d autres aspects du renforcement des capacités institutionnelles et techniques n ont pas été faciles à opérationnaliser, d où la difficulté de leur mise en œuvre. Nous suggérons donc ce suit pour la suite : a) L UNFPA pourrait appuyer la formation des cadres supérieurs sur les questions de population, développement sur place, en octroyant des bourses aux jeunes des provinces qu il appuie, d une part ou en y organisant des séminaires ou stage de perfectionnement sur lesdites questions ; b) le renforcement des capacités des jeunes doit être thématique, ce qui permet de cibler les spécialistes dans les domaines en question pour assurer les formations ; c) les stratégies de diffusion de l information sur les questions de population, développement, genre et SR doivent s adapter aux réalités socio-culturelles des jeunes ou de la population ciblée ; d) lors de la conception du 4è programme, éviter les concepts qui se prêtent mal à la mise en œuvre, c est-à-dire qui sont difficilement opérationnalisables. C. Efficience Dans l hypothèse que les capacités techniques et institutionnelles des ministères et partenaires ciblés avaient été réellement renforcées en vue d intégrer les questions de population, santé de la reproduction, genre, violences sexuelles et violences basées sur le genre dans les politiques et programmes de développement, dans quelle mesure ces activités avaient été réalisées avec le moins de ressources possibles (fonds, expertise, temps, coûts administratifs)? Le produit n a pas été suffisamment réalisé. Malgré ce faible niveau de réalisation, seuls les fonds destinés à la formation de cadres ne nous semblent pas avoir été rationnellement affectés. En effet, près de dollars US ont été dépensés pour la formation de 3 cadres à l étranger, alors qu avec les mêmes fonds, il était possible d en former une vingtaine sur place et de renforcer, éventuellement la professionnalisation d autres cadres dans le secteur de population et développement.
95 95 D. Durabilité Dans quelle mesure ce renforcement des capacités techniques et institutionnelles des ministères et partenaires ciblés a permis de combler les gaps qui existaient dans le chef des bénéficiaires quant à l intégration des questions de population, santé de la reproduction, genre, violences sexuelles et violences basées sur le genre dans les politiques et programmes de développement? L impact positif et durable de ce produit se rapporte à la formation des 7 cadres sur les questions de population et développement dans la mesure où ils vont œuvrer sur ces questions à l INS, la structure qui les emploie depuis leur retour au pays. Les effets des autres activités ne sont pas durables. En guise de conclusion par rapport à la composante «Population et développement»? Les produits sont pertinents mais leur mise en œuvre n a pas été très performante par rapport à l horizon spatial du programme, particulièrement les premières années de celui-ci. Les efforts de la composante ont été affaiblis par le manque de volonté politique de la partie nationale, d une part et le manque d harmonie dans les stratégies, d autre part. Néanmoins, un pas important a été franchi par l intégration des questions de populations dans les DSCRP national et provinciaux, outre le renforcement des capacités des structures de formation et de production de statistiques. Pour la suite un investissement important dans le plaidoyer est une piste à privilégier pour parvenir à mobiliser les ressources nécessaires à la l organisation du recensement général de la population et de l habitat.
96 Genre, culture et droits de l'homme Rappelons que la composante «Genre, culture et droits de l'homme» de ce programme visait la consolidation des «efforts en matière d intégration des questions de genre dans les politiques et programmes de développement». L effet attendu était la création d un environnement propice à l égalité et l équité de genre et à l élimination des violences sexuelles et basées sur le genre. Deux produits ont été définis pour la réalisation de cet effet Produit 1 : «Les capacités institutionnelles et techniques de ministères et du parlement sont renforcées pour promouvoir la situation politique et économique de la femme». A. Pertinence Dans quelle mesure le renforcement des capacités institutionnelles et techniques des ministères et du parlement constitue-t-il un besoin ou une priorité visant la promotion de la situation politique et économique de la femme congolaise? Le contexte socio-culturel de la RDC relatif aux rapports sociaux entre hommes et femmes ne sont pas encore égalitaires. La difficulté d accès à certaines ressources par les femmes, par exemple en est une preuve. Il en est de même de la place accordée à la scolarisation de la jeune fille par rapport au jeune garçon, par exemple. Depuis la fin des années 1990, les différentes guerres et les différents conflits ethnico-politiques que la RDC a connus ont engendré d intenses violations des droits humains, particulièrement les violences sexuelles d une rare intensité. Dans un tel contexte, la création d un environnement propice à l égalité et à l équité de genre ainsi qu à l élimination des discriminations basées sur le genre, outre la lutte contre les violences sexuelles est très pertinente. Le ciblage des structures normatives était également opportun dans la mesure où il n existe pas encore dans ce domaine suffisamment des documents normatifs. La formation des cadres compétents dans ce domaine est également un important besoin auquel il était nécessaire de combler, sans oublier que les questions de «genre» font parties de nouveaux paradigmes dans la sphère socio-politique congolaise. Outre la cohérence entre le produit et le contexte socio-culturel et l environnement sociopolitique, les stratégies mises en place pour atteindre ce produit semblent toutes appropriées et de nature à atteindre l objectif si jamais les activités sont bien menées. Enfin, ce produit s aligne sur les priorités nationales dont certaines sont mêmes constitutionnelles.
97 97 B. Efficacité Est-il vrai que les capacités institutionnelles et techniques des ministères et du parlement avaient-elles été correctement renforcées de manière à faciliter la promotion de la situation politique et économique de la femme? D après le Document du 3è Programme, la réalisation de ce produit devrait être évaluée «par l atteinte d ici 2012 des cibles suivants : i) Nombre de textes discriminatoires contre les femmes révisés et nombre de textes en faveur des femmes promulgués ; ii) Nombre de femmes occupant les postes de prise de décision aux niveaux national, provincial et local» (UNFPA- RDC, 2008 ; p. 21). Une des faiblesses que nous avons constatées dans la conception de ce programme concerne la manière dont les objectifs sont formulés. Ils sont globalement exprimés en termes qualitatifs, même là où ils devraient être exprimés en termes quantitatifs. Cette situation serait due à la quasi-absence des données socio-démographiques, particulièrement sur le genre en RDC. Ceci expliquerait notamment le fait que l analyse de la situation qui a conduit à la détermination de ces objectifs n a pas non plus relevé l intensité de ce phénomène. Malgré cela, le programme pouvait indiquer à son niveau, le nombre de textes discriminatoires dont il était capable d inciter la promulgation ou le nombre de femmes qui pouvaient être promues à des postes de responsabilité à la suite de son action. Comme au début du programme, à ce niveau de son exécution, c est-à-dire un an avant sa fin, la composante «Genre» ne donne pas non plus l information sur le nombre de textes discriminatoires promulgués ni celui de femmes occupant les postes de responsabilités. Notons toutefois que cette composante a accompagné respectivement le processus d élaboration de la loi de mise en œuvre de la parité qui a déjà été promulguée ainsi que celui de la révision du code de la famille qui devrait se conformer aux instruments juridiques internationaux sur les droits de la femme. Par ailleurs, alors que la composante s intéresse à la question du genre, dans ses stratégies et activités, particulièrement celles relatives aux violences liées au genre, l accent si non la priorité n est accordée qu aux violences faites à la femme. Pourtant, comme le note La Brosse (2010), il existe aussi des femmes bourreaux et des hommes victimes de sévices sexuels, même s ils ne constituent pas encore une catégorie visible. Nonobstant ces observations, la confrontation des activités réalisées en vue d atteindre le produit 1 de cette composante à celles qui étaient prévues montre que le taux de réalisation dépasse 50 %. Ces activités ont permis le renforcement des capacités institutionnelles et techniques des structures ciblées, à savoir les ministères et parlements qui ont par ailleurs pu élaborer les documents normatifs attendus, notamment la Politique Nationale genre, la Stratégie Nationale de lutte contre les VBG, le plan de mise en œuvre de la résolution 1325 du
98 98 conseil de sécurité des Nations Unies et les stratégies provinciales sur le genre. En effet, plusieurs personnalités de ces institutions ont été formées, notamment à la problématique de genre et violences sexuelles et violences basées sur le genre en vue de renforcer leurs niveaux de connaissances dans ces domaines, préalables pour espérer une action socio-politique dans ce domaine. Les cibles suivantes ont été atteintes : députés provinciaux ont été formés en matière de violences basées sur le genre ; - 30 femmes ministres et députées provinciales ont été formées aux techniques de plaidoyer sur l égalité de genres ; cadres techniques provenant de la présidence, du ministère GEFAE et des points focaux des différents ministères ont été formés sur les questions de genre et développement. Les résultats des activités qui ont été réalisées sont de nature à impulser l amélioration de la situation de la femme et de la petite fille du point de vue de rapport de genre, dans le domaine de la réglementation particulièrement. Le plaidoyer qu avait appuyé la composante «genre» pour une budgétisation sensible au genre dans le domaine de la santé a permis l augmentation des ressources budgétaires de certaines provinces pour la santé maternelle à la suite de la prise en compte des questions de violences sexuelles dans les budgets 2010 desdites provinces. La disponibilité des documents suivants qui ont été élaborés grâce à l appuie de ce programme permettrait par exemple la conception des politiques cohérentes poursuivant des objectifs clairs et précis : - Le document de Politique Nationale en matière de Genre est élaboré ; - Le document portant «Stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre» est élaboré ; - Élaboration d un module et d un guide de formation des enseignants sur l approche genre ; - Elaboration des documents des stratégies provinciales Genre ; - Elaboration d un code de conduite des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ainsi que des modules de formation et de sensibilisation des hommes en uniforme sur les comportements citoyens y compris le respect des droits des femmes et la lutte contre les violences sexuelles. D autres résultats importants témoignent l efficacité des activités effectuées par cette composante. Il s agit notamment de la mise en place opérationnelle de 7 unités de la Police Nationale, chargées de la protection de la femme et de l enfant, d une part et l acquisition du matériel informatique et des équipements de bureau par l administration centrale et 3 divisions provinciales du genre, d autre part.
99 99 Outre le fonctionnement des unités de la Police nationale en charge de la protection de la femme et de l enfant, l efficacité des activités de plaidoyer peut également être appréciée à partir des résultats déjà cités ci-haut relatifs à la production des documents normatifs, mais aussi aux divers engagements pris par les opérateurs politiques. Un des résultats importants du plaidoyer est le vote par l Assemblée Nationale en date du 27 décembre 2010 du projet de loi autorisant la ratification par la RDC du protocole de la SADC sur le genre et le développement, lequel traité vise la promotion de la femme et sa représentation dans les instances de prise de décision. L engagement pris par 46 responsables des partis politiques en faveur de la prise en compte de la dimension genre au niveau de la classe dirigeante et sur les listes électorales est à mettre dans le même registre. A la suite du plaidoyer réalisé auprès des gouvernements provinciaux après qu ils aient suivi des formations sur la problématique du genre, des députés provinciaux, avaient décidé de prendre en compte les questions de genre et santé maternelle dans les budgets provinciaux. Le renforcement des capacités de parlementaires pour une budgétisation sensible au genre s est particulièrement effectué dans les provinces de l Equateur et du Maniema. Dans cette dernière province, le plaidoyer a permis d inscrire sur le budget provincial 2011, la construction et l équipement de 7 maternités et 7 Maisons de la femme ainsi que la vulgarisation des instruments juridiques internationaux de lutte contre la discrimination à l égard des femmes. Enfin, la formation des 130 officiers et sous-officiers ainsi que la sensibilisation de 8000 militaires sur les questions des violences sexuelles et violences basées sur le genre sont à classer parmi les activités à grands impacts de cette composante. Plusieurs structures de l Etat et les ONG ont vu leurs capacités techniques renforcées leur permettant de lutter efficacement contre les violences sexuelles. La collaboration de celles-ci etntre elles selon leurs domaines d intervention a permis une prise en charge holistique des victimes des violences sexuelles. La contribution de l UNFPA dans cette lutte a été l appui apporté aux partenaires de mise en œuvre dans le cadre de l Initiative Conjointe. Plusieurs activités ont été menées dans ce cadre en vue de la prévention et de la prise en charge effective dans les volets : médical, protection et sécurité ; juridique et judiciaire ainsi que psychologique et la réinsertion socio-économique. En dépit des faiblesses constatées dans la formulation des objectifs quantifiables, les performances de cette composante par rapport à ce produit sont tangibles. Les interventions ont permis d asseoir une base juridique et administrative qui n existait pas dans un contexte de forte prévalence des comportements discriminatoires basés sur le genre.
100 100 C. Efficience Dans l hypothèse que les capacités institutionnelles et techniques des ministères et du parlement avaient été correctement renforcées de manière à faciliter la promotion de la situation politique et économique de la femme, dans quelle mesure ces activités avaientelles été réalisées avec le moins de ressources possibles (fonds, expertise, temps, coûts administratifs)? Malgré la modicité du budget de la composante «Genre» de l UNFPA, ses stratégies de travail semblent être très bien pensées. Dans la plupart de cas, les activités qu elle avait appuyées, particulièrement le plaidoyer ou l élaboration des documents normatifs ont été réalisées conjointement avec d autres partenaires au développement, le Ministère du Genre, de Famille et de l Enfant ou les organisations de la société. C est le cas de l activité relative à l élaboration et la validation du plan de mise en oeuvre de la Politique Nationale Genre où l UNFPA avait collaboré avec le PNUD et l UNIFEM. Dans l élaboration du nouveau Code de la famille, l UNFPA avait collaboré avec le Ministère du Genre, de Famille et de l Enfant ; les organisations pour la promotion du genre et de la femme ; l UNICEF et le PNUD. Nonobstant ces succès en termes de collaborations et d utilisation rationnelle de ressources, comme c est le cas pour toutes les composantes, l un des problèmes que cette composante a rencontrés est notamment le retard dans la mise en oeuvre des activités. Celles-ci avaient commencé (chaque année) en retard, particulièrement en provinces, car tous les PTA provinciaux ont été signés en retard. Une autre faiblesse qui a été relevée à la revue annuelle de 2010 est la non utilisation à temps par les partenaires de mise en œuvre d importants fonds mis à disposition, ce qui rend difficiles les efforts de mobilisation de ressources et réduit par conséquent les ressources financières du programme. Enfin, il a été constaté un faible taux d exécution physique des PTAs 2009 suite à la justification tardive des fonds reçus par les partenaires de mise en œuvre, au taux élevé de pièces justificatives non conformes à l orthodoxie financière et aux procédures longues pour le décaissement de fonds. Malgré les écueils rencontrés dans la mobilisation de ressources, le peu de fonds réguliers décaissés a été utilisé à bon escient avec les ressources humaines disponibles, grâce à la collaboration entre les différents partenaires.
101 101 Durabilité Dans quelle mesure les effets de ce renforcement des capacités institutionnelles et techniques des ministères et du parlement continueront-ils à agir sur les cibles de manière à pérenniser la dynamique visant la promotion de la situation politique et économique de la femme congolaise? L implication effective de la partie nationale (Gouvernement et société civile) dans l organisation des activités, d une part et la nature des documents normatifs produits ainsi que des organes ou services mis en place grâce au travail de cette composante, d autre part sont des facteurs justifiant la durabilité de ces appuis. Les différentes actions du gouvernement central et des gouvernements provinciaux dans le domaine des rapports de genre en RDC reposent désormais sur les instruments juridiques élaborés dans le cadre de ce programme. Cette appropriation nationale ainsi que les effets positifs issus de la réglementation de la vie en RDC dans le domaine du genre en RDC sont à mettre à l actif du travail abattu par la composante «Genre» de ce programme et ses alliés. Le renforcement des capacités des structures nationales (Police, armée, ) effectué depuis le 2è programme produit ses fruits jusqu aujourd hui, soit plus de 4 ans après. Les effets des interventions de la composante «Genre» de ce produit seront encore ressentis plusieurs années après. Enfin, au regard de leurs statuts, les personnalités ciblées par les différentes formations et sensibilisations sur les questions de genre et violences sexuelles sont susceptibles de favoriser la promotion des droits des femmes. Ainsi, tout ce qui précède justifie le caractère durable qu aura ce produit Produit 2 : «Capacités institutionnelles et techniques des réseaux et organisations des communautés renforcées en vue de combattre les violences basées sur le genre». A. Pertinence Dans quelle mesure le renforcement des capacités institutionnelles et techniques des réseaux et organisations des communautés constitue-t-il un besoin ou une priorité en vue de combattre les violences basées sur le genre? Les institutions étatiques visaient par le premier produit travaillent pour la production des textes réglementaires et normatifs, alors que les communautés sont elles-mêmes productrices des inégalités dont il faut combattre. Le faible statut de la femme en RDC, d une part et l importance des violations des droits humains, particulièrement ceux de la femme et de la
102 102 jeune fille, d autre part plaident pour l investissement et l implication de toutes les forces vives dans la lutte contre ces anti-valeurs. Ainsi, le ciblage des réseaux et organisations communautaires est une bonne stratégie. En effet, le 3è programme avait été élaboré au moment où le pays sortait timidement de la guerre et où la lutte contre les violences sexuelles était une des grandes priorités. Déjà, entre 2004 et 2006, cas de violences sexuelles avaient été identifiés dans 40 % des zones de santé en RDC et cas incidents dans les mêmes zones en Et après la fin de la guerre, il a été observé un changement dans la nature des violences sexuelles et dans le profil des auteurs. Les violences sexuelles comme arme de guerre passaient du centre à la périphérie et la majorité des cas sont commis par des civils depuis Par ailleurs, le démarrage des activités de ce 3è programme-pays intervenait peu de temps après la promulgation par le Chef de l Etat de la loi sur les violences sexuelles qui n était pas encore suffisamment vulgarisées. En plus, dans cette loi, la définition des violences sexuelles englobait désormais, non seulement les viols dans leur acception habituelle, mais aussi les cas de harcèlements sexuels et les relations sexuelles, même consentantes, entre ou avec des mineur(e)s de 18 ans (Sihaka, 2008). Par ailleurs, le phénomène grandissant de violences sexuelles s accompagne d une recrudescence d autres formes de violences faites aux enfants et sur les femmes: enfants abandonnés ; exploitation et trafic sexuel des enfants ; prostitution à la hausse ; filles maltraitées dans les familles d adoption ; expropriation de facto des femmes mariées ; mauvais traitements infligés aux veuves ; etc. L on assiste également à une extension des cas de viols commis sur des enfants en bas âge (aussi jeunes que trois mois). Dans un tel contexte, le renforcement des capacités institutionnelles et techniques des réseaux et organisations de la société civile était indispensable pour une bonne définition des stratégies de lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre en RDC. La pertinence de ce produit repose, non seulement au contexte, mais surtout au fait que la lutte contre les violences sexuelles et les violences basées sur le genre étaient une des priorités nationales. Plusieurs autres bailleurs et agences des Nations Unies s y étaient sérieusement investis. B. Efficacité Est-il vrai que les capacités institutionnelles et techniques des réseaux et organisations des communautés avaient-elles été correctement renforcées de manière à combattre les violences basées sur le genre? Faute d études ou des données fiables sur le genre et les violences basées sur le genre dans les zones de santé d intervention du 3è Programme-pays de l UNFPA, tant au démarrage du programme qu au moment de cette évaluation, il est difficile d apprécier l efficacité des
103 103 interventions. Celle-ci est globalement évaluée sur bases des activités réalisées et les résultats obtenus. Jusqu en 2010, c est-à-dire avant que le bureau pays de l UNFPA ne focalise ses activités sur son mandat, la composante «Genre» du 3è programme sous examen avait concentré les activités du produit 2, sur la lutte contre les violences sexuelles principalement. Durant cette période, l UNFPA assurait encore la coordination administrative et technique de toutes les activités de l Initiative Conjointe de lutte contre les violences sexuelles. Ceci explique la focalisation des résultats suivants sur les VSBG : i) la loi sur les violences sexuelles a été traduite en langues nationales et vulgarisées ; ii) 94 sensibilisateurs des cliniques juridiques ont été formés sur les droits en matière de santé sexuelle et reproductive ; ii) 65 membres des réseaux et ONG ont formés en matière de violences basées sur le genre ; iv) victimes de violences sexuelles ont réinsérées économiquement ; v) victimes de violences sexuelles ont bénéficié d un accompagnement psychosocial ; vi) filles-mères et femmes seules chefs de ménages ont été réinsérées socio-économiquement ; vii) 173 procès pour les victimes de violences sexuelles pour le Nord Kivu ont été organisés ; viii) 124 jugements rendus pour les victimes de violences sexuelles en Province Orientale ; ix) 294 femmes ont été soignées et guéries des fistules puis réinsérées économiquement ; x) une campagne nationale de lutte contre le VBG a été organisée dans 11 provinces ; xi) des campagnes de lutte contre les mariages précoces ont été organisées dans les deux Kasaï (villes de Kananga, Tshikapa, Mbuji-Mayi et Mwene-Ditu) ; xii) un manuel sur les droits des femmes en Islam a été publié; xiii) des synergies provinciales et autres organisations de la société civile (CAFCO, AFEAC, REFAMP, RAF et RIPD) ont été doté du matériel informatique et équipements de bureau ; xiv) 957 leaders politiques, administratifs, traditionnels et religieux qui ont été sensibilisés s étaient engagés dans la lutte contre les violences faites à la femme ; xv) 22 radios communautaires ont été dotées en matériels ; xvi) plusieurs femmes ont été formées en vue de leur participation aux élections ; xvii) victimes des violences sexuelles et basées sur le genre avaient bénéficié d un accompagnement psychosocial au Kasaï Oriental, Katanga, Nord Kivu, Sud Kivu, et à Kinshasa, xviii) 6 «maisons de la femme» ont été mises en place et rendues opérationnelles ; xviii) 577 cas de violences sexuelles et autres abus et maltraitance faites à la femme ont été dénoncés auprès des unités de police de protection 482 cas transmis aux parquets (Katanga) ; xix) 51 émissions radiodiffusées organisées sur le mariage précoce à Kananga et Tshikapa (Kasaï-Occidental). En appui à la réalisation de ces activités, une stratégie de communication a été mise en place et a permis de rendre visible l exécution du programme à travers la production des supports éducatifs sur la SR, le Genre, le VIH-SIDA (documentaires, dépliants, fardes à rabats, képis, t-shirts, stylos, tasses, agendas, lanière UNFPA), la diffusion des messages, l organisation de 75 émissions radio-télévisées, la documentation des bonnes pratiques, la production des bulletins d information, la couverture médiatique des activités du programme.
104 104 Notons qu à ce produit s était greffé un sous-produit dénommé «Projet Conjoint de prévention et de réponse aux violences sexuelles pour les provinces du Nord et du Sud-Kivu» financé par l Agence Canadienne pour le Développement Intégral (ACDI). Conçu pour la période , ce projet a permis une bonne documentation des cas de violences sexuelles pour avoir accordé une attention particulière à la collecte active de données et l utilisation des supports. Cependant, l objectif prévu en termes de formation du personnel des ONG ayant la charge de la collecte de données n a pas atteint. Seulement 55 personnes ont été formées sur 140, soit une performance de 39 %. Un autre élément devant permettre d apprécier l efficacité de ce produit est la disponibilité de ces outils dans les structures de mise en œuvre. Même si cette information manque, il convient d indiquer qu en moyenne 1000 supports de collecte étaient distribués à ces structures chaque année, ce qui a amélioré le rapportage. Ceci a permis de rendre compte de manière relativement objective du niveau du phénomène des violences sexuelles qui est passé de 4820 en 2008 à 5159 en 200ç puis à 6365 en Par ailleurs, un important travail de renforcement des capacités institutionnelles et techniques a été abattu, tant en termes de réhabilitation que de formation, sensibilisation, de prise en charge médico-sanitaire, psycho-sociale ou de l autonomisation économique des victimes. Au regard de tout ce qui précède, il y a lieu de penser que ces activités ont induit un quelconque changement de comportements dans le chef des populations habitant dans les zones d interventions, même s il est difficile d apprécier objectivement leurs effets, faute d études endlines. C. Efficience Dans l hypothèse que les capacités institutionnelles et techniques des réseaux et organisations des communautés avaient été renforcées de manière à combattre les violences basées sur le genre, dans quelle mesure ces activités avaient-elles été réalisées avec le moins de ressources possibles (fonds, expertise, temps, coûts administratifs)? Les rapports à notre possession ne donnent pas des indications précises sur l affectation des ressources ni selon les zones d interventions ni selon les allocations par activité, ce qui ne nous permet pas d évaluer l efficience dans l utilisation des ressources financières au regard des résultats par rapport à ce produit. Toutefois, le programme lui-même avait budgétisé dollars US pour toute la période avec respectivement $ pour l année 2008 ; $ US pour l année 2009 ; $ US pour l année 2010 ; $ US pour l année 2011 et $ US pour l année Ces différents montants ne prennent pas en compte les fonds du Projet ACDI. Contrairement au premier produit, la plupart d activités qui ont été réalisées pour atteindre le deuxième produit l ont été avec les fonds de l UNFPA ou de ses bailleurs. Dans la mise en
105 105 œuvre, l UNFPA a bénéficié la collaboration de ses partenaires étatiques et de la société civile. Durabilité Dans quelle mesure les effets de ce renforcement des capacités des réseaux et organisations des communautés continueront-ils à agir sur les cibles de manière à pérenniser la lutte contre les violences basées sur le genre? Si la plupart des activités réalisées pour atteindre ce produit sont à impact direct et donc à court terme, certaines d entre elles peuvent produire des effets à long terme. Il s agit notamment de : i) la guérison des femmes malades à la suite des viols ; ii) l appui à la réinsertion socio-économique des femmes-mères et chefs de ménages ; iii) la sensibilisation à la problématique des violences sexuelles ou encore iv) l appui en équipements à certaines structures étatiques (Service National femmes et Développement ou divisions provinciales du Genre). Par contre, l impact des activités comme : i) la formation des membres des réseaux et ONG en matière de violences basées sur le genre ; ii) l élaboration et la publication du manuel sur les droits des femmes en Islam ; iii) la sensibilisation des leaders politiques, administratifs, traditionnels et religieux ainsi que leur engagement dans la lutte contre les violences faites à la femme ; iv) la formation des femmes sur leur participation aux élections ; v) la mise en place des «maisons de la femme» et vi) l appui aux unités de la police chargée de la protection des femmes et des enfants. Un des facteurs favorisant la pérennité de l impact de ces activités est notamment l implication de l Etat et de ses partenaires dans la promotion du statut de la femme, d une part et la lutte contre les violences sexuelles et les violences basées sur le genre. En guise de conclusion par rapport à la composante «Genre, culture et droits de l'homme Comme pour les autres composantes, cette composante aussi n a pas été présente dans les zones de santé du projet. A l exception des activités relatives aux violences sexuelles, ses interventions se sont limitées au niveau central ou provincial. Toutefois, grâce à ses interventions à ce même niveau, le contexte politico-juridique est désormais réglementé par rapport aux discriminations et autres stéréotypes basés sur le genre.
106 106 Chapitre 5 : Alignement du programme pays Backround Elaboré en pleine période de stabilisation politique en République Démocratique du Congo grâce à la mise en place des institutions nationales à l issue des élections libres transparentes et démocratiques de Novembre 2006, le programme pays s est appuyé sur les priorités nationales en matière de développement socio-économique en conformité avec le plan stratégique de l UNFPA et le plan cadre de développement des Nations Unies. Point n est besoin d interroger l appropriation nationale du programme pays dont le gouvernement assure non seulement la coordination mais aussi conduit tout le processus de l élaboration à travers le groupe de travail intersectoriel Alignement au plan Stratégique de l UNFPA Par rapport au plan stratégique le programme pays est étroitement lié au plan d action de la CIPD et s est articulé autour de 3 composantes essentielles, Population et Développement, Santé de la Reproduction, et Genre au travers desquelles le programme a consacré les efforts et les ressources en apportant une expertise pour la préparation du recensement général de la Population et de l habitat et pour l accélération de l atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement ( OMDs ) 3, 5 et 6 respectivement en rapport avec l égalité des sexes, la réduction de la mortalité maternelle et la prévention du VIH/SIDA. Les effets et les produits planifiés dans le troisième programme pays sont cohérents avec ceux du plan stratégique et aussi avec les priorités nationales telle que repris dans les politiques et stratégies nationales ci-après : (i) le document de stratégie de réduction de la pauvreté; (ii) le cadre stratégique de lutte contre le sida, (iii) le deuxième plan national de développement sanitaire, et de la politique nationale visant à promouvoir l'égalité des sexes et l'équité Alignement à l UNDAF En effet l élaboration du troisième programme-pays s est faite dans le contexte de réforme des Nations Unies, en collaboration avec les organisations de la société civile. On en a appris en compte le plan des Nations Unies pour l'aide au développement (PNUD); le Programme d'action de la Conférence internationale sur la population et le développement; le rapport sur les Objectifs du Millénaire pour le développement, le Sommet mondial de 2005 et bien d autres documents internationaux comme le plan d action de Maputo. Concrètement le programme contribuait à trois résultats de l'undaf.
107 Responsabilité En vertu de la déclaration de Paris, l UNFPA a contribué l appropriation nationale du programme-pays à partir de l élaboration jusqu à la mise en œuvre. Le Groupe de travail intersectoriel, organe de coordination de l appui de l UNFPA au gouvernement de la de la RDC est l interface entre l UNFPA et le Gouvernement d une part et d autre part entre l UNFPA et les partenaires de mise en œuvre. Il organise des visites de suivi conjointes, des revues à mi-parcours et annuelles Valeur ajoutée Renforcement du plaidoyer sur le recensement Augmentation de la couverture en services de PF Augmentation de la prise de conscience sur les questions du genre Enrichissement du partenariat sur la Santé de la mère, de l enfant et du nouveau-né
108 108 Chapitre 6: Système de Suivi et évaluation du 3e programme pays 6.1. Suivi et évaluation dans le cadre du CPAP Le CPAP ( ) avait prévu un mécanisme de suivi du programme à travers les indicateurs identifiés dans le cadre des résultats et des ressources du programme (voir annexe du CPAP). Pour ce qui concerne l évaluation il a été prévu : i) les analyses situationnelles au début du programme pour disposer d indicateurs de départ ; ii) les visites de terrain ; iii) les revues trimestrielles et annuelles du programme ; iv) l évaluation à mi-parcours du programme ; et v) l évaluation finale du programme. Les mécanismes de suivi et d évaluation devraient se faire conformément aux outils élaborés dans le cadre des procédures de l UNFPA. Il s agit, notamment, des outils suivants : i) des rapports trimestriels et annuels élaborés par les partenaires nationaux; ii) des examens annuels du programme; iii) des rapports concernant les missions sur le terrain; iv) des rapports d évaluation externe; v) des rapports d audit annuel; vi) des rapports d évaluation finale du programme permettant de recenser les difficultés, les enseignements tirés et les progrès accomplis; vii) l utilisation d un système d informations géographiques aux fins du suivi, de l évaluation et de la mobilisation des ressources. Le programme pays devrait être évalué conjointement par tous les organismes des Nations Unies dans le cadre de l évaluation du CAF/UNDAF. Une équipe devrait être créée en vue de suivre l exécution des plans de travail annuel visant à réduire la mortalité maternelle et néonatale. Des évaluations spécifiques externes devront se faire selon le besoin en vue d apprécier les progrès du programme. Des revues annuelles devront mettre l accent sur l atteinte des produits et apprécier la progression des indicateurs des effets du Programme Pays. Elles devront également servir à alimenter les revues annuelles pour le Comité National de Coordination de l UNDAF Organisation de l unité suivi et évaluation Le bureau pays dispose d une unité Suivi et Evaluation depuis 2009 placée la supervision directe du Représentant Résident. Elle est composée de 8 membres qui travaillent en étroite collaboration avec les différentes unités du programme et les opérations ainsi qu avec les bureaux décentralisés y compris le coordonnateur dont le poste est actuellement vacant. Les profils et les compétences techniques des membres de l unité sont différents et complémentaires, ce qui permet d avoir des interfaces pour chaque composante du programme et les opérations (Tableau 6.1).
109 109 Tableau 6.1 : Composition de l équipe et domaines d intervention Ressources humaines Rôle au sein de l équipe Domaines d interventions Programme Specialist chargé du Coordonnateur de l équipe Suivi et Evaluation et des Affaires Coordination des activités et Humanitaires, conception Chargé de Programme en Politique Membre Dialogue politique, suivi du et Stratégie DSCRP, suivi de l UNDAF, suivi des décisions auprès du management, suivi des activités des bureaux décentralisés auprès du RR, suivi de l audit NEX, relation avec SRO et ARO Chargé de programme suivi et Evaluation Santé de reproduction Chargé de Programme Appui au programme (country profile information) Membre Programme : Santé Maternelle Néonatale et Planification familiale, VIH, Commodités Membre Monitoring financier du programme et des projets, suivi de l audit de gestion du bureau, suivi de l audit NEX, suivi de la mise en œuvre du HACT Assistant Financier Membre Monitoring financier et des questions administratives des projets d urgence Ir conseil Membre Chargé de suivi de réhabilitation et entretien du parc informatique chargés de suivi au niveau des bureaux décentralisés Membre Chargé de coordonner les activités de suivi du programme et projets au niveau des bureaux décentralisés Les aspects liés aux finances et à l administration sont assurées par la Chargé des Opérations avec laquelle l équipe M-E a des interactions régulières pour disposer des informations utiles à l accomplissement de ces tâches et au processus de prise de décision. De plus, tous les chargés de programme qui sont en charge de l appui la mise en œuvre des activités du bureau avec les partenaires disposent eux-mêmes de compétences pour assurer un suivi adéquat des activités. Le tableau 6.2 reprend les principales activités de l unité de suivi et évaluation et les tâches y relatives à l UNFPA.
110 110 Tableau 6.2 : Attributions de suivi et évaluation dans le cadre du programme 12 Fonction Suivi Concevoir et coordonner le système de suivi et évaluation Elaborer les stratégies et donner les orientations en matière de suivi et évaluation au staff et aux partenaires de mise en œuvre Développer et assurer la mise en jour régulière du plan de suivi ; Développer et mettre en œuvre le plan de suivi et évaluation du programme ; Elaborer des directives sur la mise en œuvre des PTA provinciaux ; Elaborer des orientations claires durant tous les processus de programmation pour améliorer le processus de planification ; Assurer le suivi des recommandations de l audit de management ; Assurer le processus de contrôle qualité de tous les processus de planification avec des checklists conçus ou existants. Appuyer la mise en place du système de suivi et évaluation dans les bureaux décentralisés Définir les termes de référence du staff en charge du suivi et évaluation dans les bureaux décentralisés ; Renforcer les capacités du staff en matière de planification, gestion axée sur les résultats ; Définir des mécanismes appropriés de reporting entre les bureaux décentralisés et le bureau central ; Définir les mécanismes appropriés de collaboration entre les bureaux décentralisés et le bureau central ; Coordonner le processus d évaluation des capacités des partenaires de mise en œuvre au niveau des bureaux décentralisés ; Contribuer au processus d identification des partenaires et d octroi de code PN et PG Mettre en place les mécanismes de collecte, d analyse et de dissémination de données au niveau du programme et au niveau national Appuyer la réalisation des études, des enquêtes effectuées dans le cadre du programme ; Créer une banque de données des rapports des études réalisées par le bureau ; Développer des outils standardisés de suivi et veiller à leur utilisation dans toutes les composantes du programme ; Développer et suivre le cadre des indicateurs du programme ; Planifier et exécuter les missions de suivi de tout le bureau ; Former les acteurs des provinces en matière d analyse des données SGBV ; Elaborer les rapports d activités des programmes périodiques et analytiques Elaborer des rapports statutaires (COAR, Rapport d Etape type, Quarterly report, Policy report,.) Organiser les Learning afternoon sur l exploitation des rapports de missions ; Collecter et créer une banque des rapports de missions de suivi du programme ; Créer et gérer les bases des données du programme, des projets et des opérations ; Contribuer à l organisation des revues annuelles provinciales et nationales du programme. Renforcer les capacités des partenaires en matière de gestion axée sur les résultats et en suivi et évaluation Développer des outils d évaluation des capacités de partenaires de mise en œuvre Evaluer des outils d évaluation des capacités de partenaires de mise en œuvre ; Assurer la demande d obtention des codes PN pour les ONGs et les codes PGC pour les structures du Gouvernement ; Développer une banque de données des informations sur les partenaires de mise en œuvre ; Former le staff et les partenaires de mise en œuvre en matière de gestion axée sur les résultats ; Appuyer les partenaires de mise en œuvre dans leurs activités de suivi et de reporting 12 UNFPA, PPM, Section E ; Suivi et évaluation des programme pays
111 111 Appuyer les opérations Evaluation Faire des états périodiques sur les états de décaissements du programme ; Apporter un appui aux chargés de programme dans la gestion financière de leurs projets ; Assurer le suivi des différents tableaux de bord (Dashboard, DARTS, CARDS, ) Renforcer les capacités du staff sur la gestion du programme avec ATLAS ; Participer aux réunions de la HACT Task Force ; Appuyer la mise en œuvre de HACT ; Contribuer à la revue de l OMP ; Elaborer et évaluer le plan d éthique et de lutte contre la fraude ; Assurer le suivi de la mise en œuvre du plan de gestion des risques opérationnels ; Appuyer la réalisation des audits NEX et assurer le suivi des recommandations qui en sont issues. Conduire et gérer les recherches et les évaluations du programme et des projets Elaborer les TDR des évaluations ; Elaborer les protocoles de recherches ; Collaborer à la conduire la revue à mi-parcours du programme ; Collaborer à la conduire les évaluations finales du programme et des projets ; Contribuer aux revues annuelles de l UNDAF ; Contribuer à la rédaction de l UNDAF Evaluation du système de suivi-evaluation du programme pays Le tableau 6.3 renseigne sur les critères d évaluation du système de suivi-évaluation du programme pays. Tableau 6.3 : Critères d évaluation du système de suivi-évaluation du programme pays. Critère Niveau d évaluation des critères Pertinence La pertinence du S-E a été établie dans la mesure où elle a aidé les gestionnaires du programme et toutes les autres parties prenantes du programme à prendre en toute connaissance de cause des décisions qui leur ont permit de réaliser les objectifs de développement du programme et d en montrer les résultats. A cet effet, le S-E a permis de : fournir les informations en temps utiles pour la prise de décision sur le programme (PTA) et les opérations ; utiliser l information pour l amélioration des projets no core et mobiliser les ressources ; aider à la démonstration de résultats obtenus ; documenter les bonnes pratiques et leçons apprises ; assurer le contrôle qualité de tous les processus de planification, de programmation, la mise en œuvre et des évaluations. Efficacité Par rapport au suivi : La mise en place du S-E a permis de renforcer le suivi programmatique (suivi de la planification) ; S-E a permis de mieux faire le suivi financier et des opérations ; S-E a permis de renseigner les résultats et de documenter ces résultats dans les rapports annuels narratifs ; S-E a permis le développement et la mise en œuvre d un plan de missions sur terrain ; S-E a permis le développement et la mise en œuvre d un plan de renforcement des capacités des partenaires
112 112 Efficience Durabilité S-E a permis de minimiser le nombre de partenaires de mise en œuvre avec audit NEX qualifié Par rapport à l évaluation : S-E a facilité le MTR du programme ; S-E a permis de mener des enquêtes pour documenter les baselines pour le prochain programme A ce niveau, il faut relever le fait l institutionnalisation du S-E n a pas été accompagné par les ressources financières suivantes pour améliorer l efficacité du S-E et l étendre à l échelle au niveau des bureaux décentralisés A ce stade, le S-E est entrain de prendre corps car s il existe une unité de suivi évaluation avec les objectifs et prérogatives claires, les activités de S-E ne sont pas encore bien imprégnées par les autres composantes du programme. Il y a tendance à tout laisser à l unité S-E. l idéal serait de parvenir compris par tous et pérennisé par tous les staffs au niveau central et décentralisé Type du système de suivi et évaluation Le système de suivi et évaluation est basée sur le suivi des activités, des inputs, des résultats et des risques (risques organisationnels, risques liés aux partenaires) Suivi des résultats. Le système de suivi du bureau se base sur un cadre des résultats et des ressources, un cadre de suivi et évaluation avec des effets de UNDAF, du CPAP, des produits et leurs identifiants. Suivi des risques : Les partenaires de mise en œuvre sont évalués au niveau interne à travers l évaluation de leurs capacités et dans le cadre du HACT pour déterminer le risque lié aux transferts d espèces. Des missions de spot checks sont réalisées. Suivi des activités : Le suivi se fait à travers les revues annuelles des PTA, les rapports trimestriels des activités, les missions de suivi sur le terrain, et la détermination du niveau de réalisation et le respect du calendrier Suivi des inputs (suivi des commodités, suivi des achats des équipements, suivi des actifs durables, suivi financier). Le suivi des commodités est effectuée à travers l Unité Commodités, le suivi des achats d équipement, il y a un comité d achat, le suivi des actifs durables (il y a un point focal des actifs). Le suivi financé est fait à travers le suivi des codes de fonds. Pertinence : Le système de suivi et évaluation est pertinent dans son état actuel car il prend en compte tous les variables d une logique d intervention en termes d inputs, résultats, activités, risques et inputs et permet d obtenir des informations par rapport à ces variables.
113 113 Efficacité 1) Le suivi des résultats souffre d un manque d informations à jour sur la performance des indicateurs et l atteinte des cibles au niveau central et décentralisé. La collecte des données ne se fait de façon routinière et les données ne sont pas consolidées périodiquement (à la fin du trimestre ou fin de l année). Le travail de consolidation est handicapé par les retards dans la mise en œuvre des activités du programme et dans les délais d envoi des informations à partir des bureaux décentralisés. 2) Les rapports de mission de suivi et des spot checks ne sont pas exploités de façon appropriée en vue d améliorer la performance du programme ou d accompagner les partenaires de mise en œuvre 3) Le suivi financier des produits du programme souffre du manque de discipline budgétaire dans le chef des Chargés de Programme ; les différents mémorandums et rapports de suivi de programme ne sont pas suivis d effets. Les taux d exécution budgétaire sont soit supérieurs à 100% ou négatifs. Le suivi financier n est pas bien effectué par les gestionnaires de budgets. Le suivi des ressources financières doit faire l objet de renforcement des gestionnaires de budgets. Le renforcement des capacités en suivi financier des projets doit être fait. 4) Les rapports d étape type, les rapports de visite de terrain, ne sont pas complétés toujours à temps et le suivi du rapportage mérite d être amélioré Des rapports en souffrance sont nombreux et quand ils sont disponibles ne sont pas exploités Nature du système de suivi et évaluation La nature du système de suivi et évaluation est basée sur le principe de l appropriation nationale et la conformité au HACT. Le système de suivi et évaluation est géré conjointement par UNFPA et le gouvernement à travers le Groupe de Travail Intersectoriel. Ce groupe de travail organise trimestriellement la revue des progrès réalisés dans la mise en œuvre des activités dans le cadre de réunions de coordination. Le Groupe de Travail Intersectoriel est présidé par le Secrétaire Général à la Coopération Internationale. Les missions de suivi et évaluation sont organisées sur le terrain conjointement UNFPA et GTI. Le système de suivi et évaluation intègre les éléments clé du cadre du HACT. Le programme pays est en conformité avec le HACT depuis Aux activités de suivi et évaluation s ajoutent les activités de contrôle du HACT comme, le remplissage du FACE les vérifications ponctuelles et les micro-évaluations des partenaires de mise en œuvre. Le plan de visite de suivi est mis en œuvre parallèlement avec le plan des vérifications ponctuelles.
114 114 Les vérifications ponctuelles sont organisées par UNFPA ou conjointement avec les autres agences ex-com, participantes au HACT (UNICEF, PNUD et PAM). Pertinence : L implication de la partie nationale et du GTI favorise l appropriation nationale du programme et de ses résultats. L intégration du HACT permet de faire le lien entre le suivi programmatique et le suivi financier du programme, à travers le FACE et les vérifications ponctuelles. La dimension contrôle des fonds remis pour l exécution des activités permet de réduire le risque posé quant à la possible mauvaise utilisation des fonds par ces derniers Efficacité : Le système est efficace en raison de l implication directe du Secrétaire Général à la Coopération Internationale qui préside les réunions de suivi du programme, et l affectation d un expert à plein temps. Les progrès dans la mise en œuvre du programme sont suivis par UNFPA et le Gouvernement de façon périodique. Les revues du programme sont réalisées conjointement par le Gouvernement. En ce qui concerne le HACT, le plan de vérifications ponctuelles de UNFPA est intégré dans le plan de vérification ponctuelles global et les vérifications ponctuelle sont effectuées conjointement avec les autres agences. Efficience : le budget pour les visites de suivi sur terrain et les vérifications ponctuelles pour couvrir toutes les zones d intervention est insuffisant. Le calendrier des missions et des vérifications ponctuelles n est pas toujours respecté faute de temps vu le retard dans la mise en œuvre des activités Mise en place d un système de gestion de l information Le système de suivi et évaluation est lié à un système de gestion de l information à travers la base de données des réunions de management. Cependant d autres bases de l information ne sont encore opérationnelles : base des données de commodités, la base de données du courrier et bien d autres. Le système de suivi et évaluation du programme est pris en compte dans la progiciel Atlas. Il existe des menus, des liens et des pages pour imputer les informations relatives au suivi et évaluation. Sur la base des informations imputées, des rapports de suivi et évaluation sont générés. Les rapports sont le rapport d étape type, l outil de suivi du PTA, le calendrier de suivi et évaluation du CPAP, l outil de suivi et de planification du CPAP, le plan de travail annuel, le rapport de visite sur le terrain, le cadre de ressources et de résultats. La complétude des dits rapports dépend de l imputation des activités en Atlas Il est possible d effectuer le suivi d un projet en Atlas à plusieurs niveaux au niveau de l effet auquel il se rapporte, au niveau du produit, au niveau des activités y relatives. Au niveau des effets, il y a lieu d imputer en Atlas les différents identifiants de l effet auquel se rapporte le projet. Au niveau des produits, il y a lieu d imputer les différents identifiants du projet, à
115 115 savoir les IOV, MOV, les cibles, la partie responsable, les données de base de référence etc.. Le produit doit également être lié à l effet auquel il se rapporte. Le suivi des activités porte sur le respect du calendrier fixé pour chaque activité et la mise à jour sur le niveau des réalisations et de l avancement du projet sur base trimestrielle. Pertinence : Les 3 annexes au CPAP, le PTA, l outil de suivi du PTA, le rapport de visite de suivi de terrain et le rapport d étape type sont appelés les 7 rapports. Ils ont chacun un format propre et une version en Atlas. La particularité de ces versions «Atlasées» est de donner en temps réel une situation consolidée tantôt pour l ensemble du programme tantôt par réalisation, des activités planifiées ou réalisées, des indicateurs de performances et leurs moyens de vérification, des ressources mises à disposition ou dépensées, etc. Efficacité : La base de données du programme en Atlas est incomplète en raison du manque de familiarité des Chargés de Programme avec les fonctions de suivi et évaluation d Atlas. L accent est plus mis sur le suivi en dehors d Atlas que d Atlas. Des formations et des sessions de coaching doivent être instituées à des intervalles comme mensuels ou trimestriels. Le manuel d utilisation d Atlas programme n est pas utilisé systématiquement Collecte des données Le système de suivi et évaluation définit qui doit collecter les informations ; les différents chargés de programme et les chargés de suivi et évaluation. Les partenaires fournissent les informations à travers les différents rapports de progrès. La fréquence de la collecte est trimestrielle pour les résultats du programme. La fréquence de la collecte des données dépend du type d activité de suivi à réaliser. Le suivi financier au moins deux fois par mois. Le niveau d analyse est approprié par rapport aux besoins. Les personnes responsables de rédiger les rapports sont bien identifiés. Les informations sont transmises aux personnes officiellement désignées. Les formats de rapports existent et sont appropriés. Pertinence : La collecte des données permet d obtenir des données de base de référence et de démontrer les résultats obtenus. Efficacité : La collecte de données n est pas faite à temps ; certains rapports sont en souffrance (les rapports d étape type). Les rapports ne sont pas toujours exploités comme les rapports de mission ou les spot checks. Les recommandations ne sont pas bien communiquées et ne sont pas suivies d action : réunions de management, retraite etc.
116 Ressources financières pour le système de suivi Il existe un budget pour les activités de suivi et évaluation et un budget pour l Unité de Suivi et Evaluation. Les activités de suivi et évaluation du programme telle que définies dans la matrice de suivi et évaluation et celles propres à l Unité de Suivi et Evaluation sont clairement distinguées et budgétisées distinctement. Le budget de l Unité de Suivi et Evaluation couvre les activités de l Unité. Ces activités font l objet des termes de référence de l Unité de Suivi et Evaluation. Les activités de suivi et évaluation du programme sont transversales, elles sont des actions managériales dévolues à chaque Chargée de Programme. A titre d illustration, activité de suivi et évaluation du programme : réalisation d études ou d enquêtes, activités de contrôle du HACT (vérification ponctuelles, audit etc), mission de suivi sur le terrain, mission humanitaire. Activité de l Unité Suivi et Evaluation : organiser des sessions de formation sur les outils de suivi et évaluation, suivre la mise en œuvre des recommandations des revues, des audits, coordonner la rédaction du COAR, participer aux réunions du Groupe Thématique du Suivi et Evaluation (Cadre de suivi et évaluation de l UNDAF). Le budget pour les activités de suivi et évaluation du programme sont suffisantes mais un budget plus conséquent doit être alloués pour permettre ce qui suit : le renforcement des capacités en suivi et évaluation des Chargés de Programme et des partenaires de mise en œuvre ainsi que le suivi normatif (de contrôle qualité) des activités Ressources humaines pour le système de suivi Les ressources humaines sont adéquates. Toute une Unité est mise en place avec des chargés de suivi au niveau décentralisé. Les termes de référence sont clairs ainsi que les responsabilités des uns et des autres. Les capacités du staff en suivi et évaluation pourraient être renforcées au niveau décentralisé en matière de HACT et de suivi en Atlas du programme. Les partenaires de mise en œuvre sont également mis à contribution pour la collecte des informations ; ceci vaut aussi pour les autorités au niveau national et provincial. Une base de données sur les violences sexuelles a été mise en place au niveau du Ministère du Genre et les agents assurent sa maintenance.
117 117 Pertinence : La responsabilité pour le suivi et évaluation est clairement définie et des personnes responsables sont assignées au sein d une Unité et au sein des différentes structures du programme. Efficacité : Les Chargés de Programme ont tendance à se désintéresser des activités de suivi et évaluation de routine du programme ; la non complétude des rapports sur la gestion du programme et le retard dans la soumission des rapports d étape type. Les Chargés de suivi et évaluation au niveau décentralisé mettent en œuvre les activités de l Unité de suivi ainsi que celles dévolues aux Chargées de Programme Suivi des risques et assomptions du programme Les risques pour le bureau pays ont été identifiés au cours de deux missions : la mission d audit de 2010 et la mission d évaluation des risques du NEX en Le profil de risque du programme pays est bien connu. Les changements sur les différents risques sont suivis dans le cadre du scannage de l environnement et les rapports sur le programme. Le suivi des recommandations des rapports est fait et les mesures de contrôle sont évaluées périodiquement pour savoir si elles sont efficaces Efficacité : Le suivi des risques et assomption du programme relève de l Unité de Suivi et Evaluation. Les Chargés de Programme doivent s y impliquer plus et intégrer les recommandations dans leur travail. L Unité doit s assurer que tous les Chargés de Programme suivent le cours sur la GAR et le gestion basée sur les risques L intégration de la gestion basée sur les preuves La gestion basée sur les preuves est intégrée dans la programmation. Des analyses situationnelles, des enquêtes thématiques, des cartographies des parties prenantes ainsi que des analyses contextuelles sont réalisées. Tous les documents sont disponibles et sont utilisés pour mieux orienter le programme. Efficacité : Cette intégration ne couvre pas les aspects liés à l apprentissage à travers des leçons apprises et des bonnes pratiques, le changement dans la vie des bénéficiaires ne fait pas l objet d étude particuliers (CAP) Les données sur les facteurs qui ont contribué à des faibles performances du programme ne sont pas analysés. Lorsque des documents sont rédigés, ils ne sont pas publiés ni communiqués à l ensemble du personnel.
118 Durabilité du système de suivi et évaluation Le staff du programme pays connait les différentes réalisations du CPD, les produits qui leur sont rattachés, les stratégies pour les réaliser, leur rôle dans le suivi et évaluation. Ils sont motivés pour assurer le suivi et évaluation et effectuent des activités de suivi et évaluation. Les termes de référence de chaque membre de l Unité de Suivi et Evaluation sont clairs et bien compris. L Unité de Suivi et Evaluation est bien dirigée et bien coordonnée au niveau central et au niveau décentralisé. L engagement pour réaliser les objectifs de l engagement de l Unité est fort. Les Chargés de Programme sont motivés pour participer aux activités de suivi et évaluation. Il existe des perspectives de carrière dans le suivi et évaluation pour le staff de suivi et évaluation. Au sein de l organisation, la priorité est donnée aux activités de suivi et évaluation ainsi qu au plan de travail de l Unité Suivi et Evaluation. Le staff de l Unité Suivi et Evaluation est constamment renforcée par des formations appropriées et d autres types de renforcement des capacités (détails, séminaires, cours en ligne, partage d expériences, etc.). Le personnel de l Unité Suivi et Evaluation est accompagné par des directives claires et précises. Il existe au sein du programme : une idée très claire du contexte et de la situation de la fonction de suivi et évaluation, un plan de suivi et évaluation, un cadre de résultats avec indicateurs et autres identifiants. Le suivi et évaluation est fait en partenariat avec d autres parties prenantes : le GTI, les agences des Nations Unies, les partenaires de mise en œuvre etc. La cartographie de tous les intervenants en suivi et évaluation (programme, UNDAF) existe. Tous les mécanismes de coordination et de communication relatifs au suivi et évaluation sont répertoriés et utilisés. Le suivi et évaluation est intégré dans les systèmes nationaux ou provinciaux (Base de données sur SGBV au Ministère du Genre, Système de distribution des commodités du PNAM etc.). Collaboration avec le PNSR pour la coordination des interventions en santé maternelle et le SNIS. Les rapports de suivi et évaluation ainsi que les autres activités sont partagés et exploités pour assurer la visibilité des activités de suivi et évaluation. Des sessions de restitution et des communications des résultats des activités de suivi et évaluation sont organisés. Durabilité liés à la demande pour un système de suivi et évaluation : La durabilité du système de suivi et évaluation est liée à une demande interne et externe. On a besoin de savoir ce qui se passe au sein de l organisation ; les parties prenantes ont besoin d avoir des informations fiables de façon coordonnée, périodique et systématique. La RDC a besoin
119 119 d un système de suivi et évaluation et c est une recommandation des auditeurs et évaluateurs. Durabilité lié à la définition claire des rôles et des responsabilités : Tout est bien défini dans le narratif du document relatif au système de suivi et évaluation. Les TDR sont là pour chacun des postes. Durabilité liée à la fiabilité et crédibilité des informations : L information produite et les données collectées doivent être crédibles et fiables et par là permettre de prendre de bonnes décisions et mobiliser des fonds. Les informations sont crédibles car elles sont collectées de façons collaboratives et transparentes. Durabilité liée au niveau de responsabilisation : Tous les intervenants dans le suivi et évaluation doivent être responsable et doivent rendre compte de leurs activités de suivi et évaluation à des intervalles réguliers. Les fonctions sont reprises dans les PTA, la lettre d accord et les PAD du personnel. Durabilité liée au niveau de compétence : Tous les intervenants doivent avoir les compétences nécessaires pour assurer le suivi. L expérience et la mémoire institutionnelle comptent également en plus de la compétence en matière de suivi et évaluation. Le staff est formé et les partenaires sont également formés Durabilité liée au niveau de la motivation : Tous les intervenants doivent montrer de l intérêt pour les activités de suivi à travers la planification systématique des activités de suivi et leur rapportage et diffusion des rapports. Le suivi et évaluation doit être perçu comme une opportunité pour apprendre et parfaire et non une corvée. La motivation pour le suivi et évaluation est là mais elle devra être renforcée. Durabilité liée à l autoévaluation et l évaluation : Tous les intervenants doivent faire de l auto-évaluation et apprendre des évaluations (mettre en œuvre les recommandations des évaluateurs). Des réunions de l unité de suivi et évaluation et la retraite du bureau sert de fora pour apprécier la qualité du suivi et évaluation.
120 120 Principales conclusions et recommandations L UNFPA a réalisé plusieurs activités en guise de réponses aux priorités nationales, en rapport avec la Gouvernance et la paix ; l amélioration de l accès aux services sociaux de base et le renforcement du capital humain. Les principaux résultats de cette évaluation ainsi que les recommandations que nous proposons sont présentés dans le tableau ci-après. Principales Conclusions Principales recommandations 2. Bonne gouvernance b) Production et utilisation des données socio-démographiques Dans son plaidoyer, l UNFPA a permis la prise en compte de l Agenda de la CIPD, dans le DSCRP 2. Etant donné que l organisation du deuxième recensement général de la population et de l habitat, la collecte, l analyse et la dissémination des données socio-démographiques étaient les principales priorités du gouvernement, le 3è programme les avaient aussi privilégiées. Plusieurs activités de plaidoyer pour la mobilisation des fonds ont été réalisées et les capacités techniques et institutionnelles de la structure en charge de l organisation du recensement, à savoir l INS, ont été renforcées. Il convient de mentionner la mise en place de trois Centres Provinciaux de Production Statistique, la formation de neuf démographes de niveau maîtrise à l IFORD de Yaoundé et d un ingénieur des travaux statistiques à l ENSEA d Abidjan. Le programme a contribué à la réalisation de l enquête MICS4 et a appuyé l élaboration d un plan de production et de dissémination statistique pour le suivi et évaluation du DSCRP2. Les unités d enseignement universitaires, notamment le DSPD/Université de Kinshasa, l Institut Supérieur de Statistique, l Institut Facultaire des Sciences de la communication et de l Information ont été appuyées pour assurer une formation de qualité sur les questions de population et développement. Une conférence L absence des données du recensement est un obstacle majeur pour la planification du développement dans tous les secteurs. Dans ce contexte, il est impossible de mieux mesurer les effets des différentes interventions. Au cours du troisième programme, la priorité du gouvernement était accordée à l organisation des élections présidentielle et législatives de Etant donné que cette activité est en partie réalisée, un plaidoyer intensif en direction du gouvernement pourrait permettre l inscription au budget de sa contrepartie pour le quatrième programme. Outre le gouvernement, le plaidoyer pour la mobilisation des fonds destinés à l organisation du 2è Recensement Général de la Population et de l Habitat doit également viser les gouvernements provinciaux et les autres bailleurs de fonds. Le Bureau-Pays est encouragé à multiplier les contacts avec les autorités provinciales dans les différentes composantes du quatrième programme. L implication des provinces du Katanga et du Bas-Congo peuvent servir de références. Pour plus d appropriation nationale, le Bureau Central du Recensement (BCR) doit mettre à contribution tous les partenaires susceptibles d amplifier cette action. L avènement du
121 121 nationale à laquelle s était joint de personnalité scientifique de renommée internationale a évalué la situation sociodémographique et socio-économique de la RDC 50 ans après l indépendance a permis de faire le point sur l état et la dynamique de la population congolaise, d une part et leurs liens avec le développement socioéconomique d autre part. L UNFPA a réussi à gagner la collaboration et l engagement de la Banque africaine de Développement et du PNUD à appuyer l organisation du recensement à travers la réhabilitation des bâtiments devant abriter les centres de production statistique dans les Provinces du Bas-Congo, du Katanga et de la Province Orientale. Cependant, beaucoup reste à faire en termes des préparatifs du recensement et de la disponibilité des données socio-démographiques à partir d autres sources, ce qui ne permet une bonne planification du développement. Si l UNFPA a accompli ses engagements, le gouvernement pour sa part n en a pas fait autant. cette attitude risque de décourager les partenaires qui soutiennent les actions du gouvernement. nouveau gouvernement doit être considéré comme une opportunité. Au regard du faible effectif des cadres compétents dans le domaine de population et développement, le renforcement des capacités des structures de formation du secteur «Statistique» s avère indispensable en vue d augmenter leurs rendements. Dans la plupart de cas, la production des données n est pas suivie des analyses approfondies. Un plaidoyer devrait être conduit dans ce sens pour que la substance des données antérieurement produites soit extraite. Ceci permettra d enrichir la connaissance des caractéristiques sociodémographiques et socio-sanitaires de la population congolaise. Par rapport à cette production de données, un plaidoyer devra enfin être engagé dans la direction des autorités gouvernementales ayant en charge la production des statistiques, de manière à ce qu elles s approprier la coordination de la planification de la production des données socio-démographiques et socio-sanitaires. Ce 3è Programme se caractérise également par la production des données variées. Cellesci ont permis d apprécier globalement les efforts fournis par les interventions du 3è programme, même si lesdites données sont produites principalement pour le besoin de l élaboration du 4è programme. A ce sujet et dans la plupart de cas, il s agit des initiatives prises par les partenaires et non par la partie nationale, d où la focalisation de ces opérations dans les zones de leurs interventions. Intégration des questions de population dans l agenda national
122 122 Aux termes du plaidoyer, l UNFPA a réussi : à faire intégrer les questions de populations dans les DSRCP national et provinciaux. Il y a eu une notable avancée par rapport aux DSCRP de la première génération dans ce domaine. Les questions démographiques, notamment le besoin du recensement et les questions du genre ont été clairement exprimée dans ce DSCRP. Les questions du genre, par exemple ont été intégrées dans les différents secteurs, notamment la justice, la réforme du secteur de sécurité et les services sociaux de base. a amené la Banque Mondiale à financer la planification familiale. à inscrire dans l agenda du parlement provincial du Katanga, un débat sur la planification familiale, particulièrement sur les besoins non satisfaits, ce qui a permis l augmentation du budget de l santé de 13% à 15 % en 2012 ainsi que l inscription d une ligne en faveur de la PF dans le budget de cette province. La mise en œuvre du programme a connu des difficultés pour intégrer les questions de populations, santé de la reproduction et genre notamment dans les documents normatifs et dans les DSCRP provinciaux. En effet, il existe peu de cadres bien formés dans ce domaine dans les différents ministères concernés par le 3è programme. Une des difficultés pour cette intégration est la carence des données elles-mêmes. Dans le secteur du genre, par exemple, les données spécifiques et appropriées font cruellement Comme ce fut le cas dans le 3è programme, le 4è programme doit également accorder une attention particulière pour que les questions de population soient intégrées aux DSCRP provinciaux. L UNFPA doit travailler avec la partie nationale, particulièrement le Ministère de la Santé dans le plaidoyer en direction de la Banque Mondiale afin d amener celle-ci à concrétiser ses intentions visant le financement de la planification familiale. Avec le retrait du Fonds Mondial dans l appui de la lutte contre le VIH, les besoins deviennent davantage énormes dans ce secteur. Pour cela, l UNFPA doit continuer son plaidoyer envers les gouvernements national et provinciaux, pour qu ils libèrent leurs contributions en vue d accroître la demande de la Planification et d accroître la mobilisation des jeunes et des adultes pour l adoption des comportements sexuels à moindre risque. La carence des données sociodémographiques à des échelles géographiques réduites (districts sanitaires ou administratifs ; zones de santé ou territoires) handicape l élaboration et le suivi-évaluation des projets et programmes de développement. Dans la mesure du possible, l UNFPA devrait inciter les gouvernements provinciaux à exiger de leurs partenaires la production des sociodémographiques pour les besoins de planification du développement. L amélioration de la qualité des données de l état-civil devrait figurait parmi les priorités du 4è programme.
123 123 défaut, ce qui avait rendu difficile la conception même du 3è programme. Amélioration de l accessibilité de la population aux services sociaux de base Par rapport à la PF 3. Plaidoyer Le bureau-pays a réalisé des plaidoyers auprès du gouvernement en faveur du repositionnement de la PF et la CARMMA est l un des résultats majeurs de ces actions. Les conférences et ateliers de formation sur la PF ont été appuyés. Un des objectifs visés était l abrogation de la loi interdisant la contraception en RDC. A l issue d un atelier sur la PF organisé à Kananga au Kasaï- Occidental, les députés provinciaux ont annoncé une «Déclaration en faveur de la planification familiale» comme volet essentiel de services de santé maternelle. Cependant, les recommandations de la conférence nationale sur repositionnement de la PF ne sont pas encore appliquées, ce qui risque de retarder l amorce du dialogue avec les institutions de la république sur la valorisation de la PF parmi les autres priorités de santé publique en RDC. 4. Autres interventions L UNFPA a appuyé le Gouvernement Congolais : en renforçant la coordination nationale du programme National de la Santé de la Reproduction sur le plan technique et institutionnel. Pour les besoins de la planification, des études ou évaluations rapides ont été appuyées sur les besoins en soins obstétricaux et néonatals Le bureau-pays peut profiter de l opportunité qu offre la disponibilité de la Première Dame et son investissement dans la PF pour faire avancer le dossier du repositionnement de la PF. La redynamisation des comités techniques et de pilotage du repositionnement doit être une priorité durant cette dernière année du 3è programme. Au-delà du repositionnement de la PF, le plaidoyer doit continuer en direction du parlement pour l abrogation de la loi interdisant la PF, car cet objectif n est pas encore atteint. Le 3è programme n a pas suffisamment fait à ce propos. Compte tenu du fait que l UNFPA n intervient pas sur l ensemble du pays, alors que la PF constitue un important besoin pour les couples congolais, il est souhaitable qu en tant que leader dans les interventions sur cette thématique, qu il multiplie les activités de plaidoyer de manière à susciter d autres engagements en faveur de la PF chez d autres partenaires. La plupart des interventions de ce programme dans le domaine de la santé maternelle, particulièrement les réhabilitations des structures sanitaires, la fourniture des équipements et des commodités ont été effectuées dans les zones de santé ciblées par le 3è programme. Même si ses interventions ont réellement soulagé la misère des populations fréquentant lesdites structures, leur impact dans l ensemble d une zone de santé reste faible, alors qu il devrait être important si
124 124 d urgence (SONU) dans quelques zones de santé de trois provinces (Kinshasa Bas-Congo et Bandundu). Dans le cadre, le PNSR a été dans la réalisation de la cartographie des intervenants et interventions en PF. en revitalisant les structures sanitaires offrant les SONU. Les appuis dans ce domaine ont un impact, non seulement direct sur la santé maternelle, mais surtout durable. en appuyant le recensement des sagesfemmes, la création de leur association et en renforçant la formation universitaire de l infirmièreaccoucheuse (sage-femme). En soutenant le gouvernement dans la formation des médecins. Un appui financier important de la part de l UNFPA, à travers un partenariat avec l Hôpital Marie Biamba Mutombo de Kinshasa avait permis la formation des médecins Congolais dans la réparation chirurgicale des fistules urogénitales, une affliction exceptionnellement onéreuse qui atteint surtout des femmes pauvres au cours de l accouchement. En organisant une conférence nationale sur la fistule urogénitale à Kinshasa qui a effectué un diagnostic profond sur la prévention, la prise en charge et les facteurs socio-psychologiques connexes ; Les stratégies développées par l UNFPA dans le SONU en termes de collaboration avec les autorités provinciales a donné des résultats très intéressants. le programme avait ciblé une structure. Ainsi, eu égard à la modicité des moyens dont dispose l UNFPA, il serait intéressant (en dehors des activités liées aux urgences humanitaires) qu il concentre ses activités régulières dans les zones de son intervention, c est-à-dire là où il est comptable. Ceci lui permettra également de mieux mesurer ses interventions. Pour cela, le ciblage d un nombre restreint de structures d après leur situation géographique et surtout selon le niveau socio-économique des populations riveraines serait une meilleure stratégie. Il s agira de compléter le paquet d intervention où la PF et autres appuis en SONU font défaut. Considérant la situation d insécurité que connaît certaines contrées du pays, d une part et l éloignement de certains villages des maternités, d autre part, l initiative de construire de waiting house est vivement recommandée. Il en est de même de l appui aux instituts supérieurs des sciences médicales qui forment les accoucheuses. Etant donné que les finalistes de cette filière à Kinshasa ne sont généralement pas affectés à l intérieur, le 4è programme pourrait cibler certains établissements de provinces pour les appuyer. La lutte contre la fistule mérite d être inscrite en lettres d or dans le 4è programme. Outre les interventions directes de l UNFPA, celui-ci devra mener un plaidoyer en direction du gouvernement et d autres partenaires pour qu ils s investissent dans l éradication de ce fléau. Dans la suite du 3è programme, il nous semble indiquer de poursuivre l application de la stratégie appliquée dans la
125 125 L UNFPA a également appuyé la partie nationale dans la prévention de la transmission du VIH à travers le Plan d action du PNMLS par une assistance technique et financière. Trente millions de préservatifs ont été distribués à travers le pays grâce à l UNFPA. A l exception des contrées en crise, les interventions «VIH», particulièrement la distribution des préservatifs ainsi que la sensibilisation à la prévention du VIH a été effectuée par l UNFPA sans respecter ses zones d intervention régulières. Ceci a rendu difficile l évaluation de l efficacité de ces interventions. Par ailleurs, le programme avait prévu associer les interventions VIH et PF. Si cela a été possible dans certaines zones de santé où il y avait des intervenants «VIH», il n en était pas le cas dans d autres zones où il n y avait que la PF, car UNFPA lui-même apportait principalement les «soins» SONU que VIH. Outre les violences sexuelles, les principales interventions dans ce domaine ont été principalement le renforcement des capacités des structures du Ministère du Genre, de la Famille et de l Enfant ainsi que celles de la société civile. Le manque d études sur les rapports de genre et les déterminants des discriminations et des disparités du genre n avait pas permis une bonne définition des objectifs dans le 3è programme. La faible efficacité des interventions ciblant les communautés peut être attribuée au manque d une bonne stratégie de mobilisation sociale et de la CCC. Et même dans ces domaines, très peu d activités ont été menées dans collaboration entre les autorités provinciales du Katanga particulièrement pour le renforcement des capacités des SONU dans les autres provinces. Par rapport à la prévention du VIH Par rapport au genre Par rapport à l intégration de la lutte contre le VIH et les interventions sur la PF, l expérience du 3è programme a montré que, bien que l intégration de ces deux approches soit bonne, elle n a cependant pas réussi parce que le paquet offert n était pas complet. Une bonne intégration nécessite l apport d un paquet complet. Le renforcement des capacités techniques et institutionnelles des structures du Ministère du genre ainsi que de celles de la société civie demeure une bonne stratégie pour la suite du 3è programme et même pour le è programme. Pour s attendre à des résultats tangibles, il serait mieux de conduire de recherches en termes d états de lieu dans les différents contextes socio-culturels (ethniques) du pays en vue d identifier les facteurs à la base des stéréotypes du genre qu il faudra cibler et combattre par des éducations de masses. Avec la focalisation thématique décidée en
126 126 auprès de communautés, probablement par manque des compétences. Les appuis dans la lutte contre les violences sexuelles, particulièrement la prise en charge médico-sanitaire et la gestion des données sur les violences sexuelles ont été très importants conformément à son mandat (OMD-5), le bureau pays ferait mieux de ne pas abandonner ses engagements relatifs à la lutte contre les violences sexuelles. Depuis 2011, l UNFPA intervient dans le domaine humanitaire en rapport avec son mandat. Les zones de déplacements et de retour des IDPs à l Est (Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri) et des refoulés d Angola à l Ouest (Zone frontalière du Bas-Congo, Kasaï- Occidental et Bandundu) de la RDC. Ses interventions sont spécifiques et il est le seul à appuyer sur la santé maternelle en Pep Kit. Cependant, il est difficile d apprécier l efficacité de ces interventions, étant donné qu on ne connaît pas très bien le nombre de personnes assistées. Par rapport aux urgences humanitaires La «composante» Urgences humanitaires n est pas très ancrée dans le 3è programme. Il serait intéressant de poursuivre sa consolidation en y affectant un ou des agents. Une des faiblesses de ce 3è programme est l absence de communication explicite entre les différentes composantes. Celles-ci ont fonctionné comme des entités totalement indépendantes, alors qu elles traitent des matières transversales. Par rapport à la synergie entre composantes Il est indispensable que les différentes composantes du programme collaborent dans la conception et dans la réalisation de leurs interventions. La composante population et développement ainsi que le genre couvrent les différentes dimensions du programme, d où la nécessité d établir des synergies. L Unité «Suivi-Evaluation» doit également mise à contribution par les différentes composantes.
127 127 Par rapport à la collaboration entre l UNFPA, les autres partenaires au développement ainsi que la partie nationale : coordination des activités Il a été observé une incohérence dans le discours de l UNFPA, par rapport aux autres agences, d une part et par rapport aux donateurs, d autre part. En effet, les autres agences du Système des Nations Unies ne semblent pas comprendre ce qu il fait, particulièrement en matière de coordination des activités qui rentrent dans son mandat. Une certaine méfiance semble couver entre l UNFPA et certaines structures gouvernementales, particulièrement le Programme National de la Santé de la Reproduction qui pense que l UNFPA voudrait se substituer aux structures de mise en oeuvre. Cette impression a été également relevée par l Institut de la Statistique qui, tout en soulignant l investissement de l UNFPA dans le processus du 2è recensement général de la population et de l habitat, cherche à remorquer la structure de la mise en œuvre. Ce climat empêche une bonne réalisation des activités. D autres structures clés ne semblent pas s intégrer dans le processus de la mise en œuvre du programme. C est le cas du Programme National de la Santé de la Reproduction des Jeunes et adolescents (PNSA), la Direction de la Santé Familiale (Ministère de la Santé), le Ministère de la Jeunesse, Sports et Loisirs ainsi que le Ministère de l Enseignement Primaire et Secondaire. Pour permettre une bonne collaboration avec les agences sœurs, l UNFPA devra clairement communiquer son rôle en matière de coordination aux autres partenaires. Par rapport aux donateurs, il devra améliorer sa communication interne et s assurer que tout le monde parle d une seule voix, pour éviter d envoyer différents messages aux donateurs et aux autres partenaires UN. Un certain effort devra être fourni dans le domaine managérial en vue d améliorer le fonctionnement du Programme. Cet objectif peut être atteint à travers le positionnement de l UNFPA sur le terrain du point de vue technique et organisationnel. Cela exige par ailleurs la mise en œuvre d un plan cohérent de mobilisation de ressources avec un costing sur les services de santé de reproduction avec des paquets incluant un minimum de scenarios. Il serait par ailleurs intéressant de répliquer l approche centre d Excellence au niveau provincial, en appuyant les principales structures de santé pour s assurer de la disponibilité de services SR avec un standard acceptable. Il serait important de renforcer le rôle de coordination du PNSR. Il serait intéressant d intégrer le Programme National de la Santé de la Reproduction des Jeunes et adolescents (PNSA), la Direction de la Santé Familiale (Ministère de la Santé), le Ministère de la Jeunesse, Sports et Loisirs ainsi que le Ministère de l Enseignement Primaire et Secondaire comme partenaires de mise en œuvre du programme.
128 128 Bibliographie (indicative) BEKONO M. B., 2010, profilage des personnes déplacées internes vivant dans les familles d accueil dans le territoire de Lubero : rapport final. Etude commanditée par Office de coordination des affaires humanitaires. rg/htdocs/documents/about/publications/profilage_des_personnes_deplace ES_INTERNES_VIVANT_DANS_LE_TERRITOIRE_LUBERO.pdf+ocha+d%C3%A 9plac%C3%A9s+rdc+2008&hl=fr&gl=cd, consulté ce 2 mai 2012, 43 p Mubikayi L., 2011, «Projet de prise en charge des fistules uro-génitales à l Hôpital Biamba Marie Mutombo (HBMM)», Communication à la 2éme journée scientifique sur la fistule urogénitale en République Démocratique du Congo. La fistule urogenitale : de la prevention a laprise en charge. Kinshasa, 27 au 28 juin In Sulu M., Maholo F., Elongi M., Mukeng, Numbi, Ndongosi et Mubaya (Sous la dir.), Journal des abstracts de communications, p. 12 Mukengeshayi, 2011, «Organisation sanitaire (système d évacuation sanitaire/référence)», Communication à la 2éme journée scientifique sur la fistule urogénitale en République Démocratique du Congo. La fistule urogenitale : de la prevention a laprise en charge. Kinshasa, 27 au 28 juin In Sulu M., Maholo F., Elongi M., Mukeng, Numbi, Ndongosi et Mubaya (Sous la dir.), Journal des abstracts de communications, p. 11 PNSR, 2010, Rapport de l évaluation rapide des besoins en SONU dans les Zones de santé de Matadi, Nzanza et Mbanza ngungu. Mars, Population Council, 2009, The Adolescent Experience In-Depth: Using Data to Identify and Reach the Most Vulnerable Young People: Democratic Republic of Congo New York, 67 pages. RDC/PNMLS, 2009, Plan Stratégique National de lutte contre le Sida , Août 2009, 117 pages. République Démocratique du Congo Ministère du Plan et de la reconstruction, 2010, Rapport national sur les OMD. République Démocratique du Congo Ministère du Plan et de la reconstruction, 2010, Rapport de l Enquête MICS 2010 en République Démocratique du Congo en 2010 République Démocratique du Congo Ministère du Plan et de la reconstruction, 2007, Rapport de l Enquête Démographique et de santé en République Démocratique du Congo en République Démocratique du Congo Ministère du Plan et de la reconstruction, (1995), Rapport de l enquête nationale sur la situation des enfants et des femmes (MICS 1)» en République Démocratique du Congo, Kinshasa, pp République Démocratique du Congo Ministère du Plan et de la reconstruction, (2001), Rapport de l enquête nationale sur la situation des enfants et des femmes (MICS 2) en République Démocratique du Congo, Kinshasa, 234 p.
129 République Démocratique du Congo, Programme Nationale de la Santé de la Reproduction, PNSR, 2008, Politique Nationale SR. consulté ce 1er mai 2012, 24 p. République Démocratique du Congo-Ministères du Plan et de la Santé Publique, (2007), Enquête Démographique et de santé, USAID, UNFPA, CDC, DFID, Macro International, Aout 2008, 482 p. Sombie I., Kambou T., Conombo S.G., Sankara O., Ouedraogo L., Zoungrana T., Hounton S., Meda N., 2007 «Bilan rétrospectif des fistules urogénitales obstétricales de 2001 à 2003 au Burkina Faso», Médecine Tropicale 2007 ; 67 :
130 130 Annexe 1 : Personnes rencontrées Annexe Personnes rencontrées Staff UNFPA Prénom/Nom/Post-nom Qualité Ricahrd DACKAM NGATCHOU Assistant au représentant (Population et NGOY KISHIMBA Développement Mireille IKOLI NPO Genre Coordonnateur du Bureau Décentralisé de Dr SHAMOL Kinshasa (Ancien Assistant au Représentant; SR) Dr. Bora KAWENDE NPO/Santé maternelle Dr. Alphonse MATONDO NPO/VIH Dr Abetty BILANDA NPO/SONU madame HEKE EKEMBULA Conseillère/Sages-femmes Dr. Polycarpe TAKOU Coordonnateur humanitaire Jean-Claude KAMANDA NPO/Suivi-évaluation/SR Partie Nationale Dr. Marie-Louise MBO Directeur PNSR/Ministère de la Santé Dr. KALUME TUTU Directeur Santé Familiale/Ministère de la Santé Mr. MBADU MUANDA Directeur PNSA/Ministère de la Santé Coordonnateur du Bureau Central du Recensement Prof. NZITA KIKHELA Prof. Grégoire KANKWANDA EBULELANG Madame Adrienne BINUANA Chargé de missions de l'ins/ministère du Plan Directeur Service Femmes et Développement/Ministère du Genre, Famille et Enfant
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