Rapport de Prospection-Inventaire 2014 Littoral de la Vendée. Opération n
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- Agathe Gascon
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1 Rapport de Prospection-Inventaire 2014 Littoral de la Vendée Opération n Mégalithe de la Table, plateau de la Vendette - Noirmoutier (Vendée) - cliché J.-M. Large, 30 avril 2014 Jean-Marc LARGE, Sophie CORSON, Jean MAGNE Service Régional de l Archéologie des Pays de la Loire Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines
2 Rapport de Prospection-Inventaire 2014 Littoral de la Vendée Opération n Jean-Marc LARGE, Sophie CORSON, Jean MAGNE Résumé : Le bilan 2014 de prospection-inventaire «Littoral de la Vendée» concerne trois opérations d évaluation de la situation de l érosion marine sur le littoral. Tous les exemples décrits dans ce rapport sont situés sur l interface entre côte et estran, voire sur l estran lui-même (plateau de la Vendette). Sont décrits : - la prospection pédestre dans les communes littorales du sud du département ; - la prospection pédestre sur la commune de Brétignolles-sur-Mer ; - l opération de contrôle de l état du mégalithe de La Table à Noirmoutier-en-l Île. Ces trois opérations témoignent de l impact de l érosion marine sur les sites culturels en bordure de côte. Lors des tempêtes hivernales particulièrement actives au début de l année 2014, la modification du trait de côte est telle qu il n y a pas une année sans découverte de sites érodés. Afin d avoir une idée des sites en questions, avant qu ils ne disparaissent à jamais, il est nécessaire d établir une vigilence qui permet d évaluer les impacts et de connaître le potentiel archéologique des sites littoraux.
3 Prospection inventaire diachronique des communes du littoral atlantique de Vendée Depuis plusieurs années, les archéologues ont pris conscience de la nécessité d organiser le travail d inventaire des sites littoraux, compris dans la bande des 100 m mais aussi sur l estran. Car le patrimoine culturel du littoral est menacé par deux causes : - une cause naturelle avec la remontée progressive du niveau marin et les catastrophes naturelles (tempêtes,...) - une cause anthropique avec l urbanisation et l accès à la bande côtière. Mais des obstacles administratifs ne permettent pas de faciliter les interventions archéologiques : - la bande d estran fait partie du domaine public et est donc gérée sur le plan du patrimoine culturel par le DRASM. - la bande des 100 m est une bande cadastrée et est donc gérée sur le plan du patrimoine culturel par la DRAC-SRA. S ajoute à cela l empilement des zones d espaces protégés en raison justement de leur potentiel patrimonial, tant sur le plan naturel, où les lobbies écologiques ont permis la fossilisation desdits espaces, que sur le plan culturel avec, toutefois, une prééminence du premier sur le second. Natura 2000, ZNIEF de type 1, ZNIEF de type 2, etc. obligent l archéologue à remplir des dossiers supplémentaires pour obtenir un ensemble d autorisations très chronophages qui ne vont pas sans des préconisations souvent très décalées des objectifs archéologiques. Toutefois, une amorce de dialogue s enclenche et pas forcément par ceux dont c est le travail. C est ainsi qu en Bretagne une convention a été établie entre le Conservatoire du littoral et l association Amarai, dépendante de l Université de Rennes 1. En Vendée, c est le dialogue qui est privilégié entre, notamment, la DREAL et les archéologues, dialogue facilité par le Service régional de l Archéologie des Pays de la Loire. L action que nous menons sur le littoral vendéen fait partie d un projet plus global intégrant les régions de Basse-Normandie, Bretagne et Pays de la Loire, piloté par Marie-Yvane Daire, Directrice de Recherches au laboratoire CReAHH du CNRS installé à l Université de Rennes 1. Nous avons initié ce travail d inventaire et d alerte depuis 2005 mais il ne s agit pas de la première approche d espaces archéologiques sensibles. Dès le début du vingtième siècle, des initiatives menées par M. Baudouin, notamment, puis par E. Bocquier, ont enrichi sensiblement la connaissance d éléments du patrimoine culturel préhistorique. Dans les années 1960 à 2000, les prospections répétées, régulières, de R. Joussaume et de ses collaborateurs (M. Boiral, P. Samanos, etc.) ont ajouté énormément de données. Cette dynamique a permis à d autres prospecteurs de se joindre à cette recherche systématique (D. Longuet, G. Toublanc...). Quelques initiatives des Services de l Etat (à Longeville-sur-Mer par J. L Helgouach et son équipe, à Brétignolles-sur- Mer par N. Rouzeau, H. Poulain à Noirmoutier-enl Île) ont permis de documenter des ensembles archéologiques de premier ordre. Mais l accélération du processus s est effectuée dans les première années du 21 e siècle avec la constitution d un groupe de travail au sein de l UMR 6566 du CNRS de Rennes, à l initiative de Marie-Yvane Daire. L impulsion donnée à une échelle suprarégionale, le long du littoral Atlantique, avec des liens fort au niveau international - ce qui a débouché à la réalisation du colloque Homer en a permis une mobilisation de l ensemble de la communauté scientifique. Ce qui n a pas empêché, bien entendu, des initiatives individuelles (F. Poulnais, en Vendée par exemple). Dans les Pays de la Loire, région concernée aussi par l espace suprarégional, deux départements disposent d une façade maritime. En Loire-Atlantique, la systématisation de la surveillance de la vulnérabilité des sites côtiers ne s est pas enclenchée véritablement. Seule la carte archéologique et quelques activités associatives permettent de développer cette action. En Vendée, le processus engagé par R. Joussaume se prolonge par des demandes annuelles dans le cadre de prospections inventaires. Le bilan de ces dernières années fait apparaître une dégradation du trait de côte essentiellement due à l action naturelle (remontée du niveau marin et tempêtes hivernales, dont Xynthia). L aménagement balnéaire et touristique est effectivement réalisé depuis les années 1980 (réalisation du port de Bourgenay) 3
4 et il y a eu peu de nouveautés dans ce domaine d autant que le foncier en bordure de mer est devenu la propriéte de l Office national des forêts, du Conservatoire du littoral ou bien des collectivités locales dans le désir d un aménagement doux et durable. Seule la menace du port de la Normandelière à Brétignolles-sur-Mer plane encore et toujours... Depuis 2005, les actions menées dans le cadre d une prospection littorale ont été les suivantes : 1. Prospection pédestre de l ensemble du littoral des communes vendéennes concernées. Cette prospection continue encore actuellement et a aussi pour but de former des lanceurs d alerte en cas de modification du trait de côte par des évènements naturels ou artificiels. De nombreux indices ont donc été répertoriés. 2. La thématique des pêcheries sur estran a été développée à cette occasion et une étude plus spécifique a été lancée sur la commune du Château-d Olonne (Large et al. 2009). L ensemble des données recueillies a fait l objet de la création d une base de données. 3. La côte de Brétignolles-sur-Mer a fait l objet d observations régulières en raison de la menace d un aménagement portuaire mais aussi par des découvertes effectuées à la suite de la tempête Xynthia. Le site du Petit-Rocher a notamment livré des traces d araires qui ont permis la réalisation d une synthèse sur cette question (Large 2011, 2012). 4. La tempête Xynthia a permis de découvrir un nouvel enclos de l Âge du fer sur la côte de Longeville-sur-Mer, au lieu-dit Le Rocher (Large 2011). 5. La surveillance systématique de la côte sur la commune de Saint-Vincent-sur-Jard par S. Deyre a obligé la réalisation d une petite intervention au lieu-dit Les Batardières concernant une structure de combustion en haut de falaise, à l interface entre la falaise et le sable dunaire. 6. Plusieurs squelettes apparaissaient suite à la dégradation du manteau dunaire à la Pointe de la Gournaise à l île d Yeu. Une intervention archéologique d urgence était nécessaire : c est l objet d une partie de ce rapport. 7. A la demande de L. Robin, la commune d Olonne-sur-Mer a fait l objet d un travail documentaire qui a permis, entre autre, de tordre le cou à des mythes tenaces (celui de l île Vertime) (Large 2013). 8. Le site de Luzéronde à Noirmoutier-en-l Île est très menacé par l érosion naturelle et le piétinement. Une surveillance régulière est effectuée par J.-P. Tortuyaux. Toutes les observations sont donc intégrées systématiquement à notre base de données. Des éléments du Néolithique ancien y ont été découverts (Large 2009). 9. Revisister les sites insulaires des petites îles est toujours important dans la mesure où elles sont de véritables réserves archéologiques en plus d être des réserves naturelles. C est avec une attention de remise à plat des connaissances qu une prospection à l îlot du Pilier a été menée en Le début de l année 2014 a été riche en informations nouvelles. La succession de dépressions hivernales a modifié sensiblement le trait côtier et dépourvu de sables quelques plages dont celle des Sables-d Olonne. Une action spécifique a été menée qui permet de proposer un protocole d actions spécifiques sur ces estran de façon à recueillir le maximum d informations sur un site en perpétuelle évolution. On le constate, chaque année, il s agit de réaliser une surveillance pédestre le long du trait côtier de façon à inventorier des sites archéologiques nouveaux, à compléter l information sur des sites déjà connus, et à évaluer leur état sanitaire par l intermédiaire d une fiche de risques mise au point par le laboratoire CReAHH de Rennes 1. Cette prospection pédestre a été doublée en 2008 et 2010 par une prospection aérienne à l aide d un ULM. Régulièrement nous réitérerons cette forme de prospection. L ensemble des données est ensuite centralisé et permet d alimenter la Carte archéologique nationale. L année 2014 a été l occasion de réaliser : - une prospection pédestre dans les communes littorales du sud du département ; - une prospection pédestre sur la commune de Brétignolles-sur-Mer ; - une opération de contrôle de l état du mégalithe de La Table à Noirmoutier-en-l Île ; - une opération archéologique sur la plage des Sables-d Olonne, opération qui fait l objet d un rapport spécifique. 4
5 Bibliographie spécifique à l action littorale depuis 2007 : Large 2009 : LARGE J.-M. Témoins d occupation du Néolithique ancien au Mûrier de Luzéronde, Noirmoutier-en-l Île (Vendée). Revue archéologique de l Ouest, n 26, 2009, p Large 2011 : LARGE J.-M. - Enclos et traces d araires : d importants indices archéologiques découverts sur le littoral vendéen après le passage de la tempête Xynthia. Bulletin de l A.M.A.R.A.I., n 24, 2011, p Large 2012 : LARGE J.-M. - Témoins d une activité agricole : d anciennes traces d araires sur les côtes de Vendée. Quels arguments pour déterminer leur âge? Bulletin du Groupe vendéen d études préhistoriques, n 48, 2012, p Large 2013 : LARGE J.-M. - Olonne-sur-Mer : Du mythe à l actualité archéologique. In ROBIN L. - Olonne sur Mer, Nature et Patrimoine. Editions de Beaupré, 2013, p Large et al : LARGE J.-M., BIROCHEAU P., CORSON S., COUSSEAU F., LARGE C. et TOR- TUYAUX J.-P. Une archéologie des pêcheries d estran. L anse aux Moines et la Pointe du Vieux Moulin au Château-d Olonne en Vendée. Bulletin du Groupe vendéen d études préhistoriques, n 45, 2009, p Large et al : LARGE J.-M., CORSON S., TOR- TUYAUX J.-P. - Prospection archéologique à l île du Pilier (Noirmoutier-en-l Île Vendée). Bulletin du Groupe vendéen d études préhistoriques, n 49, 2013, p L ensemble des indices nouveaux est inscrit dans une base de données et le matériel archéologique est intégré à l Archive du sol de la Vendée, à l Historial. Sophie Corson se charge de faire entrer toutes les informations relatives à la prospection littorale de la Vendée. Sommaire 1. Opération de contrôle de l état du mégalithe de La Table (Noirmoutier-enl île Vendée) Jean-Marc Large, Sophie Corson, Jean Magne p Prospection pédestre dans les communes littorales du sud de la Vendée Jean-Marc Large p Prospection pédestre sur la commune de Brétignolles-sur-Mer (Vendée) Jean-Marc Large p. 26 5
6 LE MÉGALITHE DE LA TABLE SUR LE PLATEAU DE LA VENDETTE (Noirmoutier-en-l île, Vendée) Jean-Marc LARGE, Sophie CORSON, Florian COUSSEAU, Jean MAGNE Le mégalithe de la Pierre, sur le platier rocheux de la Vendette, compris entre Noirmoutier-enl Île et Beauvoir-sur-Mer, est submergé à toutes les marées (fig. 1 et 12). Il témoigne de la remontée progressive du niveau de la mer pendant la Préhistoire récente. Interprété comme un dolmen depuis sa reconnaissance à la fin du XIX e siècle, il s agit probablement d un menhir en grès qui devait marquer l accès au goulet de Noirmoutier au même titre que son pendant insulaire, le menhir du Phare. à Riberge qu un carrier lui a signalé un autre mégalithe, débité par ce même carrier. Un autre monument, signalé 100 m plus au nord, fut reconnu grâce à son emplacement ( ). Il a été détruit par le même carrier qui a exercé son talent sur d autres pierres du même type disposées sur un rocher appelé Ténerge et sur un point appelé La Truie, un peu à l ouest (fig. 4). Enfin, c est une autre pierre de grès qui a été débitée elle aussi dans un champ dépendant du tènement des Charlières. Ce qui intéresse Charier-Fillon, ce Fig. 1 : Le plateau de la Vendette émerge doucement à marée basse. Le mégalithe de la Table apparaît alors au niveau de la balise. HISTORIQUE DE LA CONNAISSANCE DE LA PIERRE «La première trace cherchée nous apparut sur le plateau de la Vandette. Une table de grès, longue de 4,80 m, large de 2,80 m, s appuyait, à l une de ses extrémités, sur un support de même nature ; l autre extrémité reposait sur le sol. Sous la table, des débris d anciens supports de grès sont apparents. Cette pierre, connue par les marins sous le nom de «La Table» est indiquée sur les cartes marines de 1865, sous le méridien de 4 30 Ouest (Paris) et de latitude Nord. C est un dolmen parfaitement caractérisé. Placé sur le point culminant du plateau, ce monument repose directement sur le calcaire dénudé.» C est ainsi que Arsène Charier-Fillon décrit pour la première fois le mégalithe de «La Table» (1888). Toutefois, la description manque un peu de précision : en avançant dans son texte, le grès devient quartzite. D autres monuments mégalithiques furent entr aperçus par Charier-Fillon. Tout d abord, c est n est pas tant l existence de ces monuments que le fait qu on les retrouve sous la ligne des hautes eaux marines. Ce sont, pour lui, des témoins importants de la remontée du niveau marin depuis les périodes reculées de leur érection. Cette problématique est toujours actuelle : si l on connaît maintenant la courbe générale de la montée du niveau de la mer pendant l Holocène, il est toujours d actualité de maîtriser les variations locales et le mégalithe de La Table est bien un témoin essentiel dans cette quête. Cette importance donnée à la découverte du mégalithe de La Table deviendra un véritable enjeu qui se réalisera un peu plus tard (Charier-Fillon 1892). Le monument doit être classé au titre des monuments historiques (fig. 2). Il le sera en 1895 avec l ensemble des préconisations demandées par Charier-Fillon à savoir la présence d «une balise... placée à proximité pour indiquer l écueil aux navigateurs, une maçonnerie élémentaire l entourerait à quelques mètres de distance pour le protéger, une inscription indestructible y serait 6
7 Fig. 2 : En 1888, A. Charier-Fillon publie ce dessin de La Table. Il se présente en légère élévation avec ce qui semble être, pour Charier-Fillon, des supports de la dalle. jointe, donnant la cote exacte à la date choisie». Ces signaux de La Table existent toujours actuellement. Seule la balise a été refaite en maçonnerie durable. L inscription en lettres de bronze, appliquée sur une base pyramidale tronquée indique : «Propriété de l État ; Dolmen La Table ; repère au sol 2,535 m au-dessus de la basse mer du 30 mars 1896». En 1971, un petit article paraît dans la revue Archeologia. Il est signé par Robert Milliat, ancien préfet, et relate une mission qui semble avoir été effectuée en 1955, d après la date fournie par un plan et plusieurs coupes réalisés par l Agence des bâtiments de France, des Deux-Sèvres et de la Vendée (Milliat 1971). La description qu il en livre dans l article est toutefois entachée d erreurs sur sa nature (quartzite), sur sa largeur (2,77 m au lieu de 2,63 m), mais surtout sur l existence de supports sous la pierre (fig. 3). Nous n avons pas retrouvé les deux piliers dits de «même nature» que la pierre. L observation que nous avons effectuée indique un contact direct de la pierre avec le substrat calcaire. Enfin, sur l indication livrée en lettres de bronze sur le massif maçonnée, l auteur parle du mois de novembre alors qu il s agit du mois de mars L intérêt de ce travail réside toutefois dans le plan disponible aux Archives de la Vendée qui est le premier livré pour ce monument. Il n avait été signalé jusqu alors que par Fig. 3 : La mission de 1955, publiée en 1971, a permis de réaliser le premier plan et les premières coupes du monument. On distingue là encore ce qui semblait être pour l époque, les piliers du monument (document Archives de la Vendée - n 76_Fi_56). 7
8 des dessins assez sommaires. Depuis, à part quelques visites privées (G. Bénéteau entre autres), le monument n a suscité que peu d intérêt ; seuls les pêcheurs gardent la réalité de cette pierre qui est bien balisée et qui marque des coins possibles pour la pêche à pied lors des grandes marées basses. cette région marine de la baie de Bourgneuf relève actuellement d un pari difficile, tant les données géomorphologiques sont indigentes. Toutefois, deux phénomènes d écoulement des eaux terrestres vers l océan déterminent des anciennes vallées encore visibles : le chenal d écoulement entre le platier de la Vendette et la plage des Sableaux permet l accès au port de Noirmoutier. Il résulte de la présence d un ancien lit qui Fig. 4 : Position géographique du mégalithe de La Table sur le plateau de la Vendette. Sont ajoutés sur le même plateau les monuments mégalithiques disparus selon Charier-Fillon. Le menhir du Phare des Dames est placé dans le Bois de la Chaise. POSITION GÉOGRAPHIQUE La pierre de La Table se trouve à 4 km à l est de la côte la plus proche de Noirmoutier (Les Sableaux, la plage des Dames) et à 6 km de la côte actuelle continentale formée par l abord du Marais breton (fig. 4). Elle est disposée sur un énorme platier formé par des calcaires du Lutétien, découvert à chaque marée basse. Elle témoigne d une configuration géographique qui n a pas grand chose à voir avec l actuelle, avec la remontée du niveau marin holocène, l érosion des anciens chenaux et les phases de comblements argileux fluviomarins. Proposer une géographie des lieux à l époque de l émergence du mégalithisme dans est actuellement submergé à - 4 m sous le 0 des cartes marines ; l autre couloir d écoulement est formé par la paléovallée du Fain qui sépare ce même plateau de la Vendette du littoral continental actuel et qui atteint des profondeurs jusqu à 20 m. À l époque préhistorique, les roches de Bouin devaient former l abord continental. Ce qui fait que le monolithe de la Table, sur le plateau de la Vendette est situé grosso modo à l équidistance de la côte noirmoutrine et des roches de Bouin, en rive est du chenal qui mène au port de Noirmoutier. 8
9 LA TABLE Le mégalithe de la Table, sur le plateau de la Vendette, est un long bloc tabulaire de grès, d épaisseur constante, d une longueur de 4,85 m pour une largeur de 2,63 m maximum. Son épaisseur est de 22 cm (fig. 5 et 6). Son volume est donc de 1,4 m 3, ce qui permet une estimation de son poids à 3,8 t. Ce grès est dit «du bois de la Chaise» et est caractéristique de formations sablo-gréseuses qui se sont déposées et formées à l Éocène (Cuisien) dans une ambiance deltaïque (Bouton et al. 2013). Il s agit des formations sommitales de cet étage géologique, formant, au Bois de la Chaise, des bancs épais de 0,30 à 3 m d épaisseur. L épaisseur maximale de la zone consolidée est de 10 m environ. À la Table, le grès de la dalle est constitué de galets de quartz dominant, cimenté par de l opale ou de la calcédonite, d aspect ferrugineux par endroits, lités sur une épaisseur d une trentaine de centimètres environ, de manière régulière sur l ensemble du bloc, lui conférant cet aspect de «table» qui lui a donné son nom. L observation de la nature du bloc n est pas facilitée par les balanes et les huîtres qui s en servent comme support. Fig. 5 : Le mégalithe de la Table en vue zénithale. Fig. 6 : Le mégalithe de la Table en vue de profil. Les excroissances de roches sous le bloc sont des reliefs calcaires et non des piliers. La dalle de la Table repose actuellement sur un banc de calcaires dolomitiques correspondant à l étage géologique du Lutétien supérieur. Cet Fig. 7 : Le relevé photogrammétrique a permis d avoir une restitution 3D de la dalle de La Table, ce qui permet d envisager l hypothèse de son érection selon deux versions. Il est actuellement impossible de savoir si l une des extrémités a eu des figures d érosion sommitale en raison de l encroûtement biologique sur l ensemble du bloc. étage géologique représente une transgression marine qui repose sur l étage précédent Cuisien. Ce qui implique ipso facto le déplacement de la dalle de la Table du Bois de la Chaise jusqu à l endroit où il gît maintenant. L étage géologique où l on trouve la roche qui la compose devrait se trouver SOUS le calcaire dolomitique du Lutétien. On ne peut donc concevoir qu une intervention humaine pour justifier la présence de cette dalle sur le plateau Lutétien de la Vendette. Le profil du substrat montre, à l endroit où repose la dalle, un léger relief ce qui implique que la dalle ne repose pas complètement à plat sur le rocher. L extrémité sud-ouest du monolithe est en légère surélévation, ce qui permet une observation sous cette dalle. Nous n y avons vu aucun autre bloc ou pierre libre posés sous la dalle, contrairement à ce que laisse supposer le premier dessin qui a été effectué au moment de sa reconnaissance en 1892 et ce qui a été rapporté en 1971 (Milliat 9
10 Fig. 8 : La coupe transversale du plateau de la Vendette, avec le mégalithe de La Table comme point de relais, indique clairement sa position en bordure de l ancien chenal. Sur l autre rive, le menhir du Phare fait le pendant (carte IGN et carte marine officielle SHOM). 1971) 1. Les seules observations que nous ayons pu faire c est la présence d un fort encroûtement biologique sous la dalle qui épouse le relief calcaire sous-jacent. Nous ne savons pas s il existe encore un niveau archéologique sous l extrémité nord-est tant le contact entre la dalle et la roche sous-jacente est intime. Le lessivage marin ne laisse place qu à peu d observations : la roche sous-jacente n est masquée que par la présence des encroûtements biologiques. Il n existe en aucun point à proximité de la dalle d anciens sols préservés. La forme de la dalle est suggestive : quadrilatère en forme de cerf-volant (les diagonales se coupent en leur milieu) avec une extrémité sud- 1 Quelques blocs de grès gisent actuellement à plus de 4 m du monument mais ce sont des blocs qui ont été intégrés à une embase de balise en bois, complètement arasée et remplacée par la balise actuelle. Une prospection attentive sur la partie du plateau de la Vendette autour du monument de La Table n a pas permis de retrouver d autres blocs de grès. Fig. 9 : Le menhir du Phare dans le Bois de la Chaise, à la Pointe des Dames, a été redressé dans les années Il forme l autre repère pour entrer dans le goulet d accès à de côté de l île. 10
11 Niveau marin depuis ans (d'après Scarre 1982, Prigent 1978, Morzadec 1974, Ters 1973, Fairbanks 1989) (Calibration Oxcal) (ap. J.-C.) ,5 m / 100ans max min moyenne ,8 m / 100ans m Fig. 10 : Le rivage du Bois de la Chaise, près de la Pointe des Dames montrent de belles dalles de grès lutétien. Fig. 11 : La remontée du niveau marin s est effectuée durant l Holocène suite au réchauffement climatique. A la charnière 5 e -4 e millénaires, indiquée par le rectangle rouge, le niveau de la mer était approximativement 5 m plus bas que l actuel. est pointue, formant un angle droit. L autre extrémité, à l est, est plus arrondie (fig. 7). La recherche de la symétrie du bloc est peut-être intentionnelle mais, en l absence de lecture possible des stigmates de mises en forme, en raison de la présence d un encroûtement biologique (balanes et huîtres) qui recouvre la quasi-intégralité de la partie visible du bloc, il est impossible de se prononcer. Aucune lecture de figures d érosion post ou pré-mégalithique n est possible pour les mêmes raisons. LE MENHIR DU PHARE Le mégalithe de La Table est positionné sur le plateau de la Vendette à proximité du chenal naturel d accès au goulet de Noirmoutier. Situé à l est de l entrée du chenal, alors que celui-ci s élargit au débouché de la mer, il formait un indicateur physique important sur le plan visuel, véritable amer. Cette destination n est sûrement pas incompatible avec un sens symbolique, tant ces monuments marquent les territoires en même temps qu ils marquent les esprits. Sur l autre rive du chenal, positionné sur la plus grande hauteur de l actuel Bois de la Chaise, le menhir du phare est un autre bloc de grès que l on peut voir érigé actuellement dans l enceinte du terrain qui a reçu le phare de la pointe des Dames (fig. 9 et 10). Le bloc, d une hauteur comparable, est plus massif que celui de la Table. Signalé par Jean-Marie Bachelot de la Pylaie (1832), il était alors renversé et ce n est que dans les années 1930 qu il est de nouveau érigé (Troussier 1936). Il mériterait une analyse sérieuse de son statut de «menhir» car sa situation dans le Bois de la Chaise, où de nombreux blocs de grès sont très visibles et dont certains ont pu avoir une forme naturellement suggestive, permet d avoir un doute sur son authenticité. Si on lui reconnaît sa qualité de menhir, on constate sa position sur un haut point du bord actuel de la côte. Il marque la Pointe des Dames qui, avec la Pointe de Saint-Pierre, est un marqueur de la côte nord-est de l île. De plus, il domine l ancienne baie au nord-est, porte d entrée pour qui voulait atteindre l île par ce côté avec la présence de l ancien chenal d accès. Si l on considère la réalité préhistorique des anciens blocs signalés par Charier-Fillon, on dispose avec eux d un véritable cheminement par ce même chenal (fig. 8). LE MÉGALITHE DE LA TABLE, TÉMOIN DE LA REMONTÉE DU NIVEAU MARIN Dès la fin du XIX e siècle, le mégalithe de La Table était reconnu comme un témoin important de la remontée du niveau marin. L époque de cette remontée n était pas alors située chronologiquement et remontait à une «haute antiquité». Sans pour autant avoir plus de précision qu à cette époque, l érection de ce type de monument s est effectuée entre la deuxième moitié du 5 e millénaire et la première moitié du 4 e. Actuellement positionné sur le platier rocheux calcaire de la Vendette, à une altitude de - 0,93 m NGF, il oblige à positionner les plus hautes mers de l époque à 11
12 l altitude de 1 m maximum. Les données disponibles donnent des résultats très inégaux sur les courbes publiées. La fin du 5 e millénaire est caractérisée par un net ralentissement de la remontée du niveau marin qui reprendra son ascension à la toute fin du 5 e et au tout début du 4 e millénaires (fig. 11). Mais l incertitude sur les niveaux obtenus ne permettent pas d être précis. Tout juste pouvons-nous donner une hauteur moyenne vers 5 m, ce qui est conforme avec un niveau des plus hautes mers vers 1 m suivant l amplitude actuelle. CONCLUSION Revisiter un monument mégalithique à la lumière des connaissances acquises est toujours utile. Quand ce monument est placé dans un endroit difficile d accès avec une opportunité particulière pour l observer (marée basse), cela nécessite un investissement particulier. La présence d une petite équipe avec un topographe équipé d un GPS centimétrique permet d avoir des données précises sur son implantation et, notamment, sur son altimétrie. Lorsqu on travaille sur l évolution des niveaux marins, c est une donnée utile à prendre en compte. Fig. 12 : Cette série de photos a été effectuée lors de l apparition progressive de la dalle à marée basse. 12 L observation attentive du monument, avec un relevé photogrammétrique, a permis de rendre plus
13 que probable son identification comme menhir et non comme dolmen comme cela a toujours été écrit. Aucun support de cette «pierre» n a été repéré, les supports vus lors d anciennes visites ne sont que des reliefs particuliers du calcaire sous-jacent, très encroûté par une vie marine très active. La Table ne doit plus être indiquée comme dolmen mais comme menhir, dont la fonction était probablement d indiquer un point remarquable de l entrée du goulet pour l accès à l île (fig. 13). Cette fonction n étant pas restrictive, on ne doit pas oublier que le sens de ces pierres n est pas qu utilitaire... Bouton P., Roy C., Viaud J.-M., Godard G. (2013) - Curiosités géologiques du littoral vendéen. Vendée, Conseil général et BRGM éditions, 2013, 119 p. Charier-Fillon A. (1888) - L île de Noirmoutier, II, Contribution à l étude des mouvements du sol. Niort, Clouzot, libraireéditeur, 1888, 17 p. Charier-Fillon A. (1892) - L île de Noirmoutier, Péril et défense. Niort, Clouzot, libraire-éditeur, Milliat R. (1971) - Un dolmen submergé près de Noirmoutier. Archeologia, n 40, 1971, p Troussier L. (1936) Un chapitre de l histoire de Noirmoutier. Préhistoire et Protohistoire. La période pré-romaine (1). Fig. 13 : Vue aérienne par autogyre du massif de la Vendette avec le mégalithe de La Table qui gît près de la balise. On remarque le massif maçonné sur la gauche qui témoigne de son classement au titre des Monuments historiques (photo P. Birocheau, GVEP, 2008). Bibliographie Bachelot de la Pylaie J.-M. (1832) Lettre de M. de la Pilaye sur les antiquités de Noirmoutier, à M. Huette, membre de la Société académique et opticien à Nantes. Annales de la Société royale académique de Nantes et du département de Loire-Inférieure, 3 e volume. Nantes, de l imprimerie de Mellinet, 1832, p (p. 169) Bulletin de la Société d émulation de la Vendée, 1936, p (p. 22) Nos remerciement chaleureux à Jean-Guy Robin et à notre pilote Stanley. 13
14 2-1. Prospection pédestre dans les communes littorales du sud de la Vendée (Talmont-Saint-Hilaire) Jean-Marc Large Suite aux différentes tempêtes hivernales qui se sont succédé sur le littoral atlantique (décembre 2013 à février 2014), un état de la situation des sites connus et des nouveaux sites a été effectué. La République locus 1 Talmont-St-Hilaire (inventaire carte archéologique ) largeur de 4 m, pratiquement jusqu'au niveau du passage protégé actuel. La recherche dans ce secteur devient alors urgente en raison de l'état de dégradation du niveau supérieur des limons. Elle peut se faire au niveau du passage actuel, à l'arrière de ce dernier, au nord, dans la partie végétalisée, actuellement protégée ou dans la partie ouest, maintenue par un couvert végétal qui a empêché la disparition de la partie supérieure de la falaise et dans la bande ouest encore préservée pour un temps (photo 2). Une coupe géologique a été effectuée afin d'avoir une lecture précise des niveaux sédimentaires qui servent de substrat aux occupations campaniformes (fig. 1). Etat de la situation en mars 2012 (photo L. Rousseau, 23/03/2012). Etat de l érosion en février 2014 (photo J.-M. Large, 16/02/2014). Photo 1 : Evolution de la vulnérabilité du site de la République, locus 1. Le site de la République 1 a souffert lors des dernières tempêtes hivernales et ceci bien avant l intervention archéologique dirigée par H. Gandois et L. Rousseau effectuée en septembre La mer a érodé quelque peu la falaise calcaire mais a surtout accédé au haut de falaise (des restes de poissons ont été projetés sur la terrasse). Elle a lessivé le niveau supérieur des limons sablo-argileux jusqu'au niveau de l'encroûtement ferrugineux, ceci jusqu'au passage protégé actuel (photo 1). Au contact même avec le bord de falaise, sur une largeur de 2 m, l'érosion a encore été plus importante. L'encroutement ferrugineux a disparu et le niveau de limon argileux brun-jaune à brun a été entamé sur une épaisseur qui peut atteindre 30 cm (photo 1). Le substrat de l'occupation campaniforme a donc été lessivé sur une Les Bouries 2 Talmont-St-Hilaire (inventaire carte archéologique ) Avant l intervention archéologique de septembre 2014, la falaise avait nettement reculé d'environ 1,5 à 2 m au niveau de l'emplacement d'un sondage concernant le Néolithique moyen (Rous- 14
15 Photo 2 : A l ouest du site de la République 1 à Talmont- St-Hilaire le niveau supérieur de la falaise n a pas subi le même phénomène d érosion en raison de la présence d un couvert végétal (photo J.-M. Large, 16/02/2014). Etat de la situation en mars 2012 (photo L. Rousseau, 23/03/2012). Figure 1 : Coupe géologique sur le site de la République 1 à Talmont-St-Hilaire (dao J.-M. Large, 16/02/2014). seau, 2001) pendant les tempêtes hivernales du début Il ne restait plus alors que 50 cm de la bâche plastique noire qui a été déposée à la fin de l'intervention archéologique de L'érosion de la partie supérieure de la falaise avait provoqué la disparition sur une largeur de 1,40 m des niveaux supérieurs sablo-limoneux, substrat de l'occupation campaniforme (photo 3). ROUSSEAU J. (2001) - Le Néolithique moyen entre Loire et Gironde à partir des témoignages céramiques. Rennes : Université de Rennes 1, 329 p fig pl. Etat de l érosion sur le sondage des Bouries 2 (photo J.- M. Large, 16/02/2014). Photos 3 : Evolution de la vulnérabilité du site des Bouries 2 à Talmont-St-Hilaire. 15
16 Les Bouries 1 Le Veillon Talmont-St-Hilaire (inventaire carte archéologique ) Le site néolithique moyen du Veillon, qui a fait l'objet de ramassage systématique par R. Joussaume puis d'une intervention archéologique dans les années 1990, n'existe plus. Les limons sablo-argileux qui servaient de support à l'implantation ont complètement disparu sur une largeur de 6 m environ, lessivés par la mer (photo 4). Leur disparition s'est effectuée sur toute l'épaisseur du manteau périglaciaire. La falaise a donc reculé de 6m en cette endroit de la côte. Lors de la prospection aucun vestige n'était visible dans l'épaisseur de la couche conservée ce qui laisse un doute sur l'extension du site sous la couverture dunaire actuelle, en arrière de la falaise. Photo 4 : Disparition du site néolithique moyen du Veillon (les Bouries 1) à Talmont- St-Hilaire (photo J.-M. Large, 16/02/2014). secteurs, à l'ouest de la commune, entre Bourgenais et Caillola, s'intercalent des niveaux de head dans ces limons. Souvent grossiers, ils sont formés d'éléments anguleux de toutes tailles (blocs et pierrailles), enrobés dans la matrice argilo-sableuse. Ce dépôt de pente, très hétérométrique, est caractéristique de conditions périglaciaires humides avec contrastes saisonniers. La fraction grossière se compose de roches sédimentaires paléozoïques et de cherts ; elle résulte de la gélifraction de ces roches, dans un environnement périglaciaire et en absence de couvert végétal. Les débris rocheux et la fraction fine, provenant de la gélifraction et de l érosion d altérites interglaciaires et de lœss anciens, sont mobilisés par de puissantes coulées de solifluxion : suite à des dégels périodiques, la partie superficielle des versants, gorgée d eau, glisse lentement sur les parties profondes encore gelées. Ces coulées ont parfois été soutirées dans des diaclases fréquentes sur le manteau rocheux calcaire sous-jacent. Les head situés à la base de la couverture limoneuse présentent alors une sinuosité particulière : les cailloux ont été attirés vers le bas suite à la dissolution progressive et graduelle des fentes dans le calcaire. Bourgenais-est Talmont-St-Hilaire (nouveau site) L'ensemble de la falaise de la côte de la commune de Talmont est recouvert par un épais manteau sédimentaire, résultat des dépôts périglaciaires pendant les dernières glaciations (fig. 5). Ce dépôt est formé de limons souvent sableux de coloration variée, jaune à brun et à gris. Dans certains Lors de la mise en place des heads pendant les périodes froides (Saalien et/ou Weichsélien) le niveau de la mer était plus bas (jusqu à 100 m plus bas au Weichsélien) et la ligne de rivage se trouvait beaucoup plus en retrait. Les heads ont été érodés lors du retour de la mer avec le réchauffement du climat à l Holocène. Un de ces niveaux de head, dans la partie médiane de la matrice argilo-sableuse, est composé de blocs de chert et de roches siliceuses qui semblent avoir été débités (fig. 2 et photo 16
17 Figure 2 : Coupe géologique sur le site de Bourgenais-est à Talmont-St-Hilaire (dao J.-M. Large, 16/02/2014). 6). Des bulbes de percussion ont été observés et les arêtes des éclats sont vifs, non émoussés. Se pose alors la question de la présence d'une industrie lithique ancienne (Paléolithique inférieur à moyen) qui demande donc d'être vérifiée. Aucun échantillon n'a été prélevé afin de laisser aux spécialistes la vision cohérente du dépôt. Une fiche Alert a été créée pour prendre en compte sa vulnérabilité. La Mine-locus 1 et locus 2 Talmont-St-Hilaire (nouveau site) L'érosion due aux tempêtes hivernales conju- 17
18 Photo 5 : Coupe géologique dans les dépôts quaternaire apparue lors des dernières tempêtes à Bourgenais-est à Talmont-St-Hilaire (photo J.-M. Large, 16/02/2014). Photo 6 : Vue rapprochée du niveau de head à possible industrie paléolithique à Bourgenais-est à Talmont-St-Hilaire (photo J.-M. Large, 16/02/2014). guées à l'état de la mer a provoqué en de nombreux points de la côte la disparition d'une partie de la couverture sédimentaire quaternaire. Entre le bois de la Mine et la baie de Caillola, la couche sédimentaire est peu épaisse et repose sur un substrat de roches primaires. L'absence de végétation ainsi que la présence de petites pointes de roches qui étaient très exposées ont facilité la 18
19 dégradation du couvert sédimentaire. Parmi les minces lambeaux qui ont résisté, une industrie de type débitage sur galets côtiers a été reconnu dans deux endroits. Les éléments observés sont similaires : galets percutés puis abandonnés, déchets de débitage avec ou sans cortex. Les deux points signalés n'étaient pas inventoriés. Ceux qui l'étaient, situés entre Bourgenais et la Mine ( , , ) n'ont pas été revus (disparus?...). Par contre, les points situés entre Le Porteau et Caillola ne semblent pas avoir subi une érosion intense, sans doute parce que plus en retrait du bord de côte, protégés par une végétation. Une fiche Alert a été créée pour chacun des locus pour prendre en compte leur vulnérabilité. 19
20 Localisation Département:Vendée Com m une :Talm ont-st-hilaire Lieu-dit: La République Nom du site : La République,locus1 Site cadastré O ui Section : Parce le(s): 105,106 Année cadastre : CoordonnéesGPS Latitude (N): Longitude(W ): CoordonnéesLambertIétendu X = X'= Y = Y '= Altitude NGF : Altitude carte m arine : Conditionsdedécouverte:Site connu etpartie lem entpublié Site inédit:non Personneayantdécouvertlesite: R.Joussaum e Datedeladécouverte: 1968 Mentionset/ouindicesdel'existencedusite,dépouilement,témoignages.: Ilfutdécouverten 1968 parr.joussaum e lorsde prospectionsde surface le long du litoral.deuxlocus distants d une centaine de m ètres ontainsiété identifés (locus Iet I) 1.Suite à un suivirégulierde ce site en term es de prospections pédestres (1968,1976,1977,1979,1981,1983,1987,1997),plusieurs fouiles de sauvetage ontété m ises en place,face à l érosion rapide etconstante de ce dernier,du fait desasituationtopographique(enborddefalaise,lieu touristique).une prem ière cam pagne de fouile a étéréaliséesousladirectiondeb.poissonnieren1988,etlasecondeparj.-m.gilberten1990,ausein dulocus I,surunesurfacecumuléed unesoixantainedem².uneinterventionaeulieuen1995pare. Bernard etr.joussaum e suite à la découverte fortuite d un foyeren bordure des anciennes em prises de fouiles. En 1997 et1998,j.rousseau a réalisé une fouile programmée (sous la forme de 3 sondages)à la pointe du Veilon 2,où du m obiliernéolithique m oyen etcam paniform e a été m is en évidence (Rousseau etguyodo,1997,1998 ;Guyodo,2001).Enfn,plusieurs visites du site ontété effectuéesrégulièrementpendantlesannées2000et2010. Caractéristiques Situation :Côtier Im m ersion :Horsd'eau Datedelaprospection:16/02/2014 Nom du prospecteur: J.-M.Large Descriptifdesvestiges: Ils'agissaitd'établirun étatactueldu site.cf.dossierjoint. Observationsannexes: Datation:Campaniforme Elémentsdedatation :Sondagesdéjàeffectués Bibliographie GILBERT J.-M.(1990) Talm ont-saint-hilaire (Vendée),La République 2 ( ),Fouile de Sauvetage,avril1990. JO USSAUM E R.(1979) Site cam paniform e n 2 de la République en Talm ont-saint-hilaire (Vendée), Société d Em ulation de la Vendée,p JO USSAUM E R.(1981) Le Néolithique de l Aunisetdu Poitou occidentaldansson cadre atlantique, Travauxdulaboratoired anthropologie,universitéderennesi,travauxdulaboratoired Anthropologie, Préhistoire,Protohistoire etquaternaire arm oricain,rennes,625 p. JO USSAUM E R.(1986) Cam paniform e de la République 2 à Talm ont-saint-hilaire (Vendée),Groupe Vendéend EtudesPréhistoriques,p Concernantquelquespointsadministratifs,ilestimportantd apportercertainesprécisionsentermesd appelation etde num éro de site.en effet,le site de la République (locusiet Iréunis),lors de sa découverte a reçu le num éro SRA suivant: ap.cependant,lors de la cam pagne de fouiles de J.-M.Gilberten 1990,le locus Ia reçu le num éro AP,alorsqu ilétaitintégré au num éro précédantjusqu en 1988 (fouilesde B.Poissonnier). 2 N SRA AP,parceles81,87,88,89 20
21 DECLARATION DE DECOUVERTE ARCHEOLOGIQUE A Retourner au SERVICE REGIONAL DE L ARCHEOLOGIE DES PAYS DE LA LOIRE 1, Rue Stanislas Baudry NANTES cedex Première mention Données complémentaires Année de la première mention : 2014 Année Nature de l opération : Prospection inventaire n Responsable : J.-M. Large Organisme : GVEP associé UMR 6566 CReAHH Département : Vendée Commune (s) Talmont-St-Hilaire Lieu-dit du cadastre : Bourgenais Lieu-dit de l IGN : Bourgenais Nom du site : Bourgenais est CADASTRE (année de dernière mise à jour, section(s) parcelle(s) Parcelle : AZ 264 GPS : N 46 26' 20 W 01 40' 24 COORDONNEES RGF 93 CC 47 Contours Centre du Site X : Z : 7 m Xa Ya Y : Xa Yb Rayon du site (en mètres) 3 m Xc Yc Xd Yd Circonstance de la découverte Prospection inventaire Techniques de repérages Prospection pédestre InformateurJ.-M. Large Description des vestiges : Nappe homogène d'éclats de cherts et/ou de calcaire silicifié. Il est possible, possible seulement, que les éléments soient majoritairement éclatés de manière intentionnelle en raison de la fraction très anguleuse des blocs, sans émoussé, et avec la présence de bulbe de percussion sur certains d'entre eux (observation in situ qui demande à être confirmée). Il ne s'agirait pas d'un head grossier mais des restes possibles d'une activité humaine. Doute tout de même sur l'origine anthropique des blocs. Elément de datation : Industrie (?) sur éclats Chronologie proposée : Paléolithique inférieur à moyen Mobilier Non Lieu de conservation Documentation Bibliographie CADRE RESERVE A LA CELLULE CARTE ARCHEOLOGIQUE N d EA attribué... N d enregistrement PATRIARCHE... 21
22 niveau remanié, traitement de surface (chemin) niveau sablo-limoneux gris avec quelques éclats de calcaires niveau détritique, déblais avec terre mélangée niveau limono-sableux brun-jaune niveau détritique, déblais avec gravas de toute nature head supérieur head moyen à industrie possible niveau limono-sableux à limoneux avec inclusions d argile fine grise head inférieur avec effet de soutirage TALMONT-ST-HILAIRE (Vendée) Bourgenais est Coupe naturelle à l est du port 16/02/2014 DAO J.-M. Large 0 1 m 22
23 Localisation Département:Vendée Commune :Talmont-St-Hilaire Lieu-dit:Bourgenais Nom du site :Bourgenaisest Site cadastré O ui Section :AZ Parce le(s):264 Année cadastre : CoordonnéesGPS Latitude (N): Longitude(W ): CoordonnéesLambertIétendu X = Y = Altitude NGF : environ 6 m Altitude carte m arine : Conditionsdedécouverte:Prospectionpédestre Site inédit: oui Personneayantdécouvertlesite:J.-M.Large Datedeladécouverte: 16/02/2014 Mentionset/ouindicesdel'existencedusite,dépouilement,témoignages.: Caractéristiques Situation : Côtier Im m ersion : Exceptionne le Datedelaprospection:16/02/2014 Nom du prospecteur: J.-M.Large Descriptifdesvestiges:Nappe hom ogène d'éclatsde chertset/ou de calcaire silicifié.ilestpossible, possibleseulement,quelesélémentssoientmajoritairementéclatésdemanièreintentionneleen raison de la fraction trèsanguleuse desblocs,sansém oussé,etavec la présence de bulbe de percussionsurcertainsd'entreeux(observationin situ quidem ande à être confirm ée).ilne s'agiraitpas d'un head grossierm aisdesrestespossiblesd'une activité hum aine. Observationsannexes:Doute toutde m êm e surl'origine anthropique desblocs Datation :Paléolithique inférieurà m oyen Elém entsde datation :Industrie (?)suréclats Bibliographie Informationscomplémentaires Propriétaire Docum entation (Photosetcartes) oui Préconisationspourprotégerlesite: EVALUATION DE LA VULNERABILITE DU SITE Infrastructure (bâtim ent ) -10 m -50 m -200m -500m m Activités -10 m -50 m -200m -500m m Circulation,chem in -10 m -50 m -200m -500m m Distance falaise -10 m -50 m -200m -500m m Erosionbiologique Trèsactive Active Moyennement active Peu active Presque inactive Erosion clim atique Trèsactive Active Moyennement active Peu active Presque inactive Résistancedesvestiges Trèsbonne Bonne Moyennement Faible Trèsfaible archéo bonne Résistanceducontexte Trèsbonne Bonne Moyennement Faible Trèsfaible sédim entaire bonne Protection m atérie le -10 m -50 m -200m -500m m Protection juridicoadm -10 m -50 m -200m -500m m inistrative 23
24 DECLARATION DE DECOUVERTE ARCHEOLOGIQUE A Retourner au SERVICE REGIONAL DE L ARCHEOLOGIE DES PAYS DE LA LOIRE 1, Rue Stanislas Baudry NANTES cedex Première mention Données complémentaires Année de la première mention : 2014 Année Nature de l opération : Prospection inventaire n Responsable : J.-M. Large Organisme : GVEP associé UMR 6566 CReAHH Département : Vendée Commune (s) Talmont-St-Hilaire Lieu-dit du cadastre : La Mine Lieu-dit de l IGN : La Mine Nom du site : La Mine 1 CADASTRE (année de dernière mise à jour, section(s) parcelle(s) Parcelle : AD 313 GPS : N W COORDONNEES LAMBERT II étendu Contours Centre du Site X : Z : 6 m Xa Ya Y : Xa Yb Rayon du site (en mètres) 1 m Xc Yc Xd Yd Circonstance de la découverte Prospection inventaire Techniques de repérages Prospection pédestre InformateurJ.-M. Large Description des vestiges : Restes de débitage bipolaire sur galets côtiers avec présence des nucléus et des éclats abandonnés. Présence de cet outillage dans un niveau supérieur limono-sableux très altéré. Les restes de l'industrie lithique apparaissent mélangé au gravier issu de l'érosion du substrat rocheux. Elément de datation : Industrie lithique sur galets côtiers Chronologie proposée : Néolithique à Bronze ancien Mobilier Non Lieu de conservation Documentation Bibliographie CADRE RESERVE A LA CELLULE CARTE ARCHEOLOGIQUE N d EA attribué... N d enregistrement PATRIARCHE... 24
25 TALMONT-ST-HILAIRE (Vendée) La Mine 1 TALMONT-ST-HILAIRE (Vendée) La Mine 2 25
26 Localisation Département:Vendée Commune :Talmont-St-Hilaire Lieu-dit:La M ine Nom du site :La M ine locus1 Site cadastré O ui Section :AD Parce le(s):313 Année cadastre : CoordonnéesGPS Latitude (N): Longitude(W): CoordonnéesLambertIétendu X = Y = Altitude NGF : environ 6 m Altitude carte m arine : Conditionsdedécouverte:Prospectionpédestre Site inédit: oui Personneayantdécouvertlesite:J.-M.Large Datedeladécouverte: 16/02/2014 Mentionset/ouindicesdel'existencedusite,dépouilement,témoignages.: Caractéristiques Situation : Côtier Im m ersion : Horsd'eau Datedelaprospection:16/02/2014 Nom du prospecteur: J.-M.Large Descriptifdesvestiges:Restesdedébitagebipolairesurgaletscôtiersavecprésencedesnucléuset deséclatsabandonnés Observationsannexes:Présencedecetoutilagedansunniveausupérieurlimono-sableuxtrèsaltéré. Lesrestesde l'industrie lithique apparaissentm élangé au gravierissu de l'érosion du substratrocheux. Datation :NéolithiqueàBronzeancien Elémentsdedatation :Industrielithiquesurgaletscôtiers Bibliographie Informationscomplémentaires Propriétaire Docum entation (Photosetcartes) oui Préconisationspourprotégerlesite: EVALUATION DE LA VULNERABILITE DU SITE Infrastructure (bâtim ent ) -10 m -50 m -200m -500m m Activités -10 m -50 m -200m -500m m Circulation,chem in -10 m -50 m -200m -500m m Distance falaise -10 m -50 m -200m -500m m Erosionbiologique Trèsactive Active Moyennement active Peu active Presque inactive Erosion clim atique Trèsactive Active Moyennement active Peu active Presque inactive Résistancedesvestiges Trèsbonne Bonne Moyennement Faible Trèsfaible archéo bonne Résistanceducontexte Trèsbonne Bonne Moyennement Faible Trèsfaible sédim entaire bonne Protection m atérie le -10 m -50 m -200m -500m m Protection juridicoadm inistrative -10 m -50 m -200m -500m m 26
27 DECLARATION DE DECOUVERTE ARCHEOLOGIQUE A Retourner au SERVICE REGIONAL DE L ARCHEOLOGIE DES PAYS DE LA LOIRE 1, Rue Stanislas Baudry NANTES cedex Première mention Données complémentaires Année de la première mention : 2014 Année Nature de l opération : Prospection inventaire n Responsable : J.-M. Large Organisme : GVEP associé UMR 6566 CReAHH Département : Vendée Commune (s) Talmont-St-Hilaire Lieu-dit du cadastre : La Mine Lieu-dit de l IGN : La Mine Nom du site : La Mine 2 CADASTRE (année de dernière mise à jour, section(s) parcelle(s) Parcelle : AD 313 GPS : N W COORDONNEES LAMBERT II étendu Contours Centre du Site X : Z : 8 m Xa Ya Y : Xa Yb Rayon du site (en mètres) 1 m Xc Yc Xd Yd Circonstance de la découverte Prospection inventaire Techniques de repérages Prospection pédestre InformateurJ.-M. Large Description des vestiges : Restes de débitage bipolaire sur galets côtiers avec présence des nucléus et des éclats abandonnés. Présence de cet outillage dans un niveau supérieur limono-sableux très altéré. Les restes de l'industrie lithique apparaissent mélangé au gravier issu de l'érosion du substrat rocheux. Elément de datation : Industrie lithique sur galets côtiers Chronologie proposée : Néolithique à Bronze ancien Mobilier Oui Lieu de conservation : Historial de la Vendée Documentation Bibliographie CADRE RESERVE A LA CELLULE CARTE ARCHEOLOGIQUE N d EA attribué... N d enregistrement PATRIARCHE... 27
28 Localisation Département:Vendée Commune :Talmont-St-Hilaire Lieu-dit:La M ine Nom du site :La M ine locus2 Site cadastré O ui Section :AD Parce le(s):313 Année cadastre : CoordonnéesGPS Latitude (N): Longitude(W ): CoordonnéesLambertIétendu X = Y = Altitude NGF : environ 8 m Altitude carte m arine : Conditionsdedécouverte:Prospectionpédestre Site inédit: oui Personneayantdécouvertlesite:J.-M.Large Datedeladécouverte: 16/02/2014 Mentionset/ouindicesdel'existencedusite,dépouilement,témoignages.: Caractéristiques Situation : Côtier Im m ersion : Horsd'eau Datedelaprospection:16/02/2014 Nom du prospecteur: J.-M.Large Descriptifdesvestiges:Restesdedébitagebipolairesurgaletscôtiersavecprésencedesnucléuset deséclatsabandonnés Observationsannexes:Présencedecetoutilagedansunniveausupérieurlimono-sableuxtrèsaltéré. Lesrestesde l'industrie lithique apparaissentm élangé au gravierissu de l'érosion du substratrocheux. Datation :NéolithiqueàBronzeancien Elémentsdedatation :Industrielithiquesurgaletscôtiers Bibliographie Informationscomplémentaires Propriétaire Docum entation (Photosetcartes) oui Préconisationspourprotégerlesite: EVALUATION DE LA VULNERABILITE DU SITE Infrastructure (bâtim ent ) -10 m -50 m -200m -500m m Activités -10 m -50 m -200m -500m m Circulation,chem in -10 m -50 m -200m -500m m Distance falaise -10 m -50 m -200m -500m m Erosionbiologique Trèsactive Active Moyennement active Peu active Presque inactive Erosion clim atique Trèsactive Active Moyennement active Peu active Presque inactive Résistancedesvestiges Trèsbonne Bonne Moyennement Faible Trèsfaible archéo bonne Résistanceducontexte Trèsbonne Bonne Moyennement Faible Trèsfaible sédim entaire bonne Protection m atérie le -10 m -50 m -200m -500m m Protection juridicoadm inistrative -10 m -50 m -200m -500m m 28
29 2-1. Prospection pédestre dans les communes littorales du sud de la Vendée (Longeville-sur-Mer, Saint-Vincent-sur-Jard) Jean-Marc Large DECLARATION DE DECOUVERTE ARCHEOLOGIQUE A Retourner au SERVICE REGIONAL DE L ARCHEOLOGIE DES PAYS DE LA LOIRE 1, Rue Stanislas Baudry NANTES cedex Première mention Données complémentaires Année de la première mention... Année 2014 Nature de l opération : Prospection inventaire n Responsable J.-M. Large Organisme GVEP associé UMR 6566 CReAHH Département : Vendée Commune (s) : Longeville-sur-Mer Lieu-dit du cadastre : Lieu-dit de l IGN : Le Rocher Nom du site : Le Rocher est CADASTRE (année de dernière mise à jour, section(s) parcelle(s) : non cadastré (domaine maritime) GPS : N 46 23' 51.7 W 01 30' 11.5 COORDONNEES RGF 93 CC 47 Contours Centre du Site X : Z : 1 m Xa Ya Y : Xa Yb Rayon du site (en mètres) 30 m Xc Yc Xd Yd Circonstance de la découverte : Prospection inventaire littoral Techniques de repérages : à vue Informateur J.-M. Large, Description des vestiges : Reste de tourbière au sommet d'une argile bleu-gris fluvio-marine (bri) avec nombreux éléments végétaux de petite taille. Etat de conservation : bon Elément de datation : L'un des éléments de bois (brindille) a livré une date radiocarbone de 2326 ± 40 BP soit entre 540 et 230 av. J.-C. en datation calendaire. Chronologie proposée : Âge du fer Mobilier Non Lieu de conservation Documentation Rapport 2014 Prospection inventaire Longeville-sur-Mer Bibiliographie
30 2326 ± 40 BP ( av. J.-C.) Longeville-sur-Mer (Vendée) Le Rocher-est Le Rocher Le Rocher 30
31 Localisation Département:Vendée Commune:Longevile-sur-Mer Lieu-dit:LeRocher Nom du site :LeRocher-est Sitecadastré:Non Section : Parce le(s): Année cadastre : CoordonnéesGPS Latitude (N):46 23'51.7 Longitude(W ):01 30' 1.5 CoordonnéesLambertIétendu X = X'= Y = Y '= Altitude NGF :1m Altitude carte m arine : Conditionsdedécouverte: Site inédit: oui Personne ayantdécouvertle site :J.-M.Large Date de la découverte : 2/03/2014 Mentionset/ouindicesdel'existencedusite,dépouilement,témoignages.: Caractéristiques Situation : Estran Im m ersion :Q uasiperm anente Datedelaprospection:2/03/2014 Nom duprospecteur: J.-M.Large Descriptifdesvestiges: Reste de tourbière au som m etd'une argile blue-grisfuvio-m arine (bri)avec nom breuxélém ents végétauxdepetitetaile. Observationsannexes: Datation :Âge du fer Elém entsde datation :L'un desélém entsde bois(brindile)a livré une date radiocarbone de 2326 ±40 BP soitentre 540 et230 av.j.-c.en datation calendaire. Bibliographie : Informationscomplémentaires Propriétaire Docum entation (Photosetcartes) oui non Préconisationspourprotégerle site : EVALUATION DE LA VULNERABILITE DU SITE Infrastructure (bâtim ent ) Activités Circulation,chem in Distancefalaise Erosionbiologique Erosion clim atique Résistancedesvestiges archéo Résistanceducontexte sédim entaire Protection m atérie le Protection juridicoadm inistrative -50 m Active Bonne Bonne -200 m -200 m -200 m +500 m +500 m Presque inactive 31
32 Longeville-sur-Mer (Vendée) Le Rocher-ouest 32
33 Localisation Département:Vendée Com m une :Longevile-sur-Mer Lieu-dit:LeMaraisSalant Nom du site :Le Roche ouest Site cadastré O ui Section :ZT Parce le(s):78 Année cadastre : CoordonnéesGPS Latitude (N):46 24'16.1 Longitude(W ):01 30'55.1 CoordonnéesRGF93CC47 X = Y = Altitude NGF :9 m Conditionsdedécouverte: Site inédit:non (n ) Personne ayantdécouvertle site :R.Joussaum e Date de la découverte :1973 Mentionset/ouindicesdel'existencedusite,dépouilement,témoignages.:cf.bibliographie Caractéristiques Situation : Côtier Im m ersion : Horsd'eau Datedelaprospection:2/03/2014 Nom duprospecteur:j.-m.large Descriptifdesvestiges:Grande bande de solpériglaciaire (couche sablo-lim oneuse)quicontientdes restescéramiques. Observationsannexes:Suiteauxtempêteshivernalesde1972,uneinterventionarchéologiquedirigée parj.l'helgouach a perm isde m e tre en évidence une fosse avecdu m atérielarchéologique situé dansun talusde bordure d'un grand enclos.actue lem ent,le talusn'estplusvisible m aisun niveau archéologiquesubsisteavecdesrestesarchéologiques Datation :1erÂge du fer Elém entsde datation :Céram iques Bibliographie : LAGARDE M.-C. Le site protohistorique dela plageà Longevile (Vendée).Rennes:Mémoirede m aîtrise d Histoire de l artetd archéologie,université de Rennes I,1984,126 p. L HELGO UACH J. L habitatprotohistorique de la plage de Longevile.Annuaire de la Société d émulationdelavendée,1975,p Informationscomplémentaires Propriétaire Docum entation (Photosetcartes) oui Préconisationspourprotégerle site : EVALUATION DE LA VULNERABILITE DU SITE Infrastructure (bâtim ent ) Activités Circulation,chem in Distancefalaise Erosionbiologique Erosion clim atique Résistancedesvestiges archéo Résistanceducontexte sédim entaire Protection m atérie le Protection juridicoadm inistrative -10 m -10 m -10 m -50 m Active Bonne Moyennement bonne Peu active +500 m +500 m 33
34 DECLARATION DE DECOUVERTE ARCHEOLOGIQUE A Retourner au SERVICE REGIONAL DE L ARCHEOLOGIE DES PAYS DE LA LOIRE 1, Rue Stanislas Baudry NANTES cedex Première mention Données complémentaires Année de la première mention... Année 2014 Nature de l opération : Prospection inventaire n Responsable J.-M. Large Organisme GVEP associé UMR 6566 CReAHH Département : Vendée Commune (s) : Longeville-sur-Mer Lieu-dit du cadastre : Le Bouil Lieu-dit de l IGN : Le Bouil Nom du site : Le Bouil CADASTRE (année de dernière mise à jour, section(s) parcelle(s) : non cadastré (domaine maritime) GPS : N 46 24' 32.7 W 01 32' 03.3 COORDONNEES RGF 93 CC 47 Contours Centre du Site X : Z : 4 m Xa Ya Y : Xa Yb Rayon du site (en mètres) 10 m Xc Yc Xd Yd Circonstance de la découverte : Prospection inventaire littoral Techniques de repérages : à vue Informateur J.-M. Large, Description des vestiges : Empreintes d'engin à roue tracté par des animaux de trait (bovidés?) sur une vase fluvio-marine de type bri surmontée d'un petit niveau de tourbe. Les empreintes sont apparues suite à la disparition d'une partie du sable de la plage. Etat de conservation : bon Elément de datation :? Chronologie proposée :? Mobilier Non Lieu de conservation Documentation Rapport 2014 Prospection inventaire Longeville-sur-Mer Bibiliographie CADRE RESERVE A LA CELLULE CARTE ARCHEOLOGIQUE N d EA attribué... N d enregistrement PATRIARCHE... 34
35 Longeville-sur-Mer (Vendée) Le Bouil 35
36 Localisation Département:Vendée Lieu-dit: Le Bouil Nom du site : Le Bouil Com m une :Longevile-sur-Mer Site cadastré Non Section : Parce le(s): Année cadastre : CoordonnéesGPS Latitude (N):46 24'32.7 Longitude(W ):01 32'03.3 CoordonnéesRCF 93 CC 47 X = Y = Altitude NGF :4 m Altitude carte m arine : Conditionsdedécouverte: Site inédit: oui Personne ayantdécouvertle site : J.-M.Large Date de la découverte : 2/03/2014 Mentionset/ouindicesdel'existencedusite,dépouilement,témoignages.: Caractéristiques Situation : Côtier Im m ersion : Horsd'eau Datedelaprospection:2/03/2014 Nom duprospecteur: J.-M.Large Descriptifdesvestiges:Em preintesd'engin à roue tracté pardesanim auxde trait(bovidés?)surune vase fuvio-m arine de type brisurm ontée d'un petitniveau de tourbe.lesem preintessontapparues suite à la disparition d'une partie du sable de la plage. Observationsannexes: Datation:Inconnue Elém entsde datation : Bibliographie Informationscomplémentaires Propriétaire Docum entation (Photosetcartes) oui Préconisationspourprotégerle site : EVALUATION DE LA VULNERABILITE DU SITE Infrastructure (bâtim ent ) Activités Circulation,chem in Distancefalaise Erosionbiologique Erosion clim atique Résistancedesvestiges archéo Résistanceducontexte sédim entaire Protection m atérie le Protection juridicoadm inistrative -10 m -50 m Active -50 m -50 m -200 m -200 m Peu active Faible Faible 36
37 DECLARATION DE DECOUVERTE ARCHEOLOGIQUE A Retourner au SERVICE REGIONAL DE L ARCHEOLOGIE DES PAYS DE LA LOIRE 1, Rue Stanislas Baudry NANTES cedex Première mention Données complémentaires Année de la première mention... Année 2014 Nature de l opération : Prospection inventaire n Responsable J.-M. Large Organisme GVEP associé UMR 6566 CReAHH Département : Vendée Commune (s) : Longeville-sur-Mer Lieu-dit du cadastre : Le Goulet Lieu-dit de l IGN : Le Goulet Nom du site : Le Goulet CADASTRE (année de dernière mise à jour, section(s) parcelle(s) : non cadastré (domaine maritime) GPS : N 46 24' 33.2 W 01 32' 26.6 COORDONNEES RGF 93 CC 47 Contours Centre du Site X : Z : 4 m Xa Ya Y : Xa Yb Rayon du site (en mètres) 4 m Xc Yc Xd Yd Circonstance de la découverte : Prospection inventaire littoral Techniques de repérages : à vue Informateur J.-M. Large, Description des vestiges : Ensemble de 3 piquets visibles disposés sur une ligne courbe de grand rayon, plantés dans une argile bleu-gris fluvio-marine (bri) dégagée du sable suite aux tempêtes hivernales. Il pourrait s'agir des restes d'un ancrage de filet de pêche sur estran. Etat de conservation : bon Elément de datation : L'un des piquets (n 1) a livré une date radiocarbone de 3000 ± 35 BP soit un âge calendaire de 1390 à 1110 av. J.-C. (Bronze moyen). Chronologie proposée : Bronze moyen Mobilier Non Lieu de conservation Documentation Rapport 2014 Prospection inventaire Longeville-sur-Mer Bibiliographie CADRE RESERVE A LA CELLULE CARTE ARCHEOLOGIQUE N d EA attribué... N d enregistrement PATRIARCHE... 37
38 N 3 Longeville-sur-Mer (Vendée) Le Goulet Piquet ± 35 BP ( av. J.-C.) 1 38
39 Localisation Département:Vendée Lieu-dit: Le Goulet Nom du site : Le Goulet Com m une :Longevile-sur-Mer Site cadastré Non Section : Parce le(s): Année cadastre : CoordonnéesGPS Latitude (N):46 24'33.2 Longitude(W ):01 32'26.6 CoordonnéesLambertIétendu X = X'= Y = Y '= Altitude NGF :4 m Altitude carte m arine : Conditionsdedécouverte: Site inédit: oui Personne ayantdécouvertle site : J.-M.Large Date de la découverte : 2/03/2014 Mentionset/ouindicesdel'existencedusite,dépouilement,témoignages.: Caractéristiques Situation : Estran Im m ersion : Q uasiperm anente Datedelaprospection:2/03/2014 Nom duprospecteur: J.-M.Large Descriptifdesvestiges: Ensem ble de 3 piquetsvisiblesdisposéssurune ligne courbe de grand rayon,plantésdansune argile bleu-grisfuvio-marine(bri)dégagéedusablesuiteauxtempêteshivernales.ilpouraits'agirdesrestes d'un ancrage de fletde pêche surestran. Observationsannexes: Datation :L'un despiquets(n 1)a livré une date radiocarbone de 3000 ± 35 BP soitun âge calendaire de1390à 10av.J.-C.(Bronzemoyen). Elémentsdedatation :Datationradiocarbone Bibliographie Informationscomplémentaires Propriétaire Docum entation (Photosetcartes) oui Préconisationspourprotégerle site : EVALUATION DE LA VULNERABILITE DU SITE Infrastructure (bâtim ent ) Activités Circulation,chem in Distancefalaise Erosionbiologique -50 m -200 m -200 m -200 m Erosion clim atique Active P Résistancedesvestiges Bonne T archéo Résistanceducontexte Bonne sédim entaire Protection m atérie le -500m Protection juridicoadm -500m inistrative Presque inactive 39
40 3. Prospection pédestre dans les communes littorales de l ouest de la Vendée (Brétignolles-sur- Mer - La Normandelière, le Marais Girard) Jean-Marc Large Résumé : Le site du Marais à Brétignolles est connu depuis les prospections de Roger Joussaume à la fin des années 60. Les tempêtes hivernales des années 90 ont permis de reconnaître dans le secteur au contact avec la Normandelière plusieurs niveaux géologiques du Quaternaire récent qui ont livré des traces d occupations humaines préhistoriques et la présence une autre fois affirmée à Brétignolles de traces d éléphant antique (Palaeoloxodon antiquus). Les industries les plus anciennes ne semblent pas être en rapport avec la présence de cet éléphant mais témoignent d une occupation qui lui est postérieure. En février puis en octobre 2014 d autres témoins apparaissaient... L'hiver, les côtes de Vendée subissent des tempêtes parfois très violentes. Elles causent souvent beaucoup de dommages, comme celles que l'on connaît presque tout les hivers, mais, pour l'archéologue, elles n'ont pas que des désavantages. En effet, le recul du trait côtier ainsi que l'enlèvement du sable des plages permettent parfois une observation des anciens sols et du substrat (Labrude et al. 2000). Les tempêtes hivernales ont révélé avec une belle amplitude le niveau à éléphant antique, similaire à celui de la Parée. Les dépôts sédimentaires du Quaternaire récent, qui ont comblé partiellement les anciennes dépressions du domaine côtier de Brétignolles, sur l'estran, sont beaucoup plus complexes qu'on ne l'imaginait il y a encore une quinzaine d'années. Depuis l'énorme travail réalisé par M. Ters, il y a près de trente ans, la connaissance des périodes très anciennes (d'âge primaire) n'a pratiquement pas reçu de modifications. Ce sont les couches géologiques récentes, quaternaires, qui ont apporté des informations nouvelles suite à une lecture de terrain, après l'enlèvement partiel de la partie sableuse de l'estran. Les tempêtes sont à l'origine de cette possibilité de lecture du sous sol mais il y a aussi l'action de l'homme d'aujourd'hui qui, en surélevant la dune sableuse pour protéger les aménagements rétro littoraux, a modifié considérablement les conditions d'érosion et d'ensablement des lieux. Photo 1 : Plage de Marais Girard La Normandelière à Brétignolles-sur-Mer (Vendée). Vue panoramique commentée (cliché J.-M. Large, 20 février 2014). GÉOGRAPHIE ET GÉOLOGIE La disparition de la plage sableuse a permis de découvrir en l990 un dépôt tourbeux avec des vestiges de Palaeoloxodon antiquus sur la plage de la Parée, au lieu dit le Lac (Rouzeau 1992). Seule l'étude palynologique a été publiée depuis (Bernard, Visset 1992) et elle situe l'apparition de la formation tourbeuse continentale soit à l'interglaciaire Riss Würm, à l'eémien (entre
41 Fig. 1 : Brétignolles-sur-Mer-Situation du Marais Girard : en haut, extrait de la carte IGN au 1/ ; au milieu, photo aérienne, extraite du site Géoportail ( ; en bas, extrait de la carte géologique du BRGM (d après Ters et Viaud 1987), complétée. La zone à Palaeoloxodon antiquus est indiquée par un cercle rouge. 41
42 et ans) soit à l'interglaciaire précédent Mindel-Riss, au Holsteinien (entre et ans), ce qui est conforme à ce qu'on attendait pour des dépôts à Palaeoloxodon antiquus. Une synthèse de ces découvertes a été publiée en 2002, insistant sur l état de la connaissance et des perspectives encore à engager dans le domaine de l étude globale du site (Pouit et Viaud 2002). Depuis la tempête de 1990, les plages de Brétignolles sont assidûment surveillées par des prospecteurs bénévoles et c'est ainsi qu'au Marais Girard, de nouvelles zones dégagées ont pu être observées, suite aux tempêtes hivernales. Certaines ont livré du matériel préhistorique complétant les observations antérieures. niveau tourbeux, d'une épaisseur comprise entre 30 et 50 cm, qu'ont été découverts les vestiges campaniformes dont nous reparlerons plus loin, ce qui confirme la date radiocarbone de la tourbière en face de la rue de la Beschée. C'est aussi à la surface de ce niveau, dans la partie moyenne de la zone, qu'ont été découvertes des traces de labours à l'araire, vraisemblablement à mettre en rapport avec l occupation campaniforme. Récemment, en octobre 2014, la partie haute de la plage au contact avec le petit parking a été débarassée du sable. Le niveau tourbo-argileux apparaissait alors et plusieurs empreintes de sabots de bovidés étaient très nettement visibles, ainsi qu une curieuse structure circulaire (photo 2). LA PLAGE DE MARAIS GIRARD La plage du Marais Girard se trouve au sud de l'agglomération touristique de Brétignolles (photo 1 et fig. 1). Elle est formée sur la partie méridionale de la fameuse "série géologique primaire de Brétignolles", près d'une ancienne cuvette de 500 m de diamètre entourée par les Roches du Repos. Précisément, le lieu dit s'appelle La Garenne du Marais Girard. Au nord ouest de cette plage, près de la stèle de l'ancien corps de garde, sur la petite falaise, des vestiges campaniformes avaient été découverts par R. Joussaume dans des limons éoliens sous la dune actuelle (Joussaume 1970 et 1981). Plus au nord encore, s'étend la plage de la Parée où les restes d'éléphants antiques ont été dégagés. Les dépôts quaternaires, apparus lors des tempêtes, sont équivalents à ceux de la Parée. Sous la plage actuelle se trouve un niveau tourbeux récent que l'on peut mettre en parallèle avec ce qui a été observé en face de la rue de la Beschée. Une date de 3600 ± 110 BP (Gif 1992), ce qui correspond à une fourchette comprise entre 2287 et 1686 av. J.-C., précise le moment de l'implantation de ces niveaux formés dans des marécages d'eau douce, sur tout l'estran de Brétignolles, entre les cotes de 2 à + 2,5 m NGF (Ters, Viaud 1987) : au Marais Girard, la cote est comprise entre + 0,15 m (base des niveaux quaternaires) et + 3,45 m (point haut de la plage) 1. C'est dans ce 1 Merci à Monsieur Legendre, à l époque chef du service technique de la commune de Brétignolles, pour ces renseignements altimétriques. 42 Photo 2 : Empreintes de sabots de bovidés et curieuse structure ronde découvertes sur le niveau tourbo-argileux du haut de la plage du Marais Girard. Sous ce niveau tourbeux s'observent des sables et des limons remaniés avec beaucoup de galets de quartz, formant des poches de solifluxion périglaciaire de la période würmienne. Ces colluvions proviendraient de la couverture pliocène qui recouvrait tous les plateaux environnants
43 avec des quartz arrachés aux pegmatites situés dans les schistes de Saint Gilles (Ters 1961). Leur épaisseur. variable, est de l'ordre de 20 à 50 cm. Ces colluvions sont superposées à un niveau épais dépassant par endroit 50 cm, formé d'une argile fine et compacte, de couleur gris vert, déjà observée à la Parée, correspondant à des dépôts marins lors d'une transgression datée de l'interglaciaire Riss-Würm. à l'époque éémienne. Plantés dans la partie supérieure de cette couche, sont apparus quelques silex taillés qui préfigurent le débitage levallois. Ils sont donc d'âge pléistocène supérieur, rattachés au Paléolithique moyen. En avril 1995, a été aperçue une tourbière an- Photo 3 : Vue de la plage de Marais Girard prise en janvier Le sable de la plage a partiellement disparu, laissant apparaître les niveaux du Paléolithique formé de blocs de quartz anguleux, surmonté d une argile bleue, témoin de la transgression marine des interglaciaires Mindel-Riss ou Riss- Würm. cienne, équivalente à la tourbière à Palaeoloxodon de la Parée, avec des restes de troncs d'arbres, sans doute de formation éémienne ou holsteinienne. C est dans ce niveau que d autres restes de Palaeoloxodon antiquus ont pu être découverts, notamment une molaire 2 et quelques restes osseux (photo 5). Des encroûtements ferrugineux, fortement sableux alternant à des niveaux à galets, recouvrent partiellement cette tourbière, témoignant de dépôts de formation périglaciaire würmien ou rissien. Les tempêtes hivernales de ont permis la mise à nu des niveaux géologiques habituellement masqués par le sable de la plage. La tourbière de l'interglaciaire Riss-Würm (ou Mindel-Riss) était particulièrement visible avec, Photo 4 : Ces mêmes niveaux sont réapparus en février Les blocs décimétriques de quartz forment le haut d un niveau périglaciaire alors que l argile bleu-gris témoigne d une transgression marine lors d un interglaciaire Découverte due à la visite sur les lieux de E.-M. Vincent avec G. Héraut.
44 notamment de nombreux restes de branches et de troncs d'arbres. Le niveau de head, formé de blocs de quartz blanc décimétriques à arêtes anguleuses est aussi très visible au contact avec le substrat schisteux, notamment aux abord de la remontée nord de ce dernier (photo 4). C'est sur ce head que se distingue nettement un petit niveau argileux bleu-gris témoignant d'une transgression marine dans une faible dépression lors d'un interglaciaire (Riss-Würm ou Mindel- Riss). Toujours lors de cet interglaciaire, sur ce niveau s'est installée une tourbière, également peu épaisse, qui contient de nombreux vestiges de végétaux, notamment des branches et des troncs d'arbres échoués au fond de ce qui devait être un étang sans doute protégé par un ancien cordon dunaire (photos 5 et 6). C'est ce niveau qui a également fourni la molaire et quelques éléments osseux de Palaeoloxodon antiquus. Succèdent à ces dépôts, d'autres niveaux qui témoignent d'une sédimentation péri-glaciaire lors de la glaciation de Riss ou de Würm. Ils sont composés d'une alternance d'encroûtement ferrugineux (témoignant de la présence d'une lagune) et de dépôts de graviers et de galets dans une matrice limoneuse (photo 7). Photo 5 : Dans la tourbière qui surmonte le niveau marin d argile bleu-gris se retrouvent beaucoup de restes végétaux dont des troncs et des branches d arbres (photo prise le 20 février 2014 J.-M. Large). Photo 6 : Les troncs peuvent avoir une taille respectable... C est dans ce niveau de tourbe que quelques restes d éléphants antiques ont été retrouvés (dont une molaire en haut, à droite) (photo prise le 20 février 2014). 44
45 Photo 7 : Des encroûtements ferrugineux témoignent d un autre épisode sédimentaire périglaciaire cette fois, surmontant les niveaux de tourbes avec restes végétaux (photo prise le 20 février 2014). Fig. 2 : Matériel archéologique paléolithique (à gauche) et campaniforme (à droite) découvert sur deux pointement distincts de la plage de Marais Girard La Normandelière. Le Marais Girard a donc une histoire géologique récente (Pléistocène moyen ou supérieur et Holocène) extrêmement riche et complexe. Des conditions continentales succèdent à des conditions marines et les observations actuelles ne font que rendre compte partiellement de ces événements naturels. Il faut attendre les effets des tempêtes et des modifications dues à l'homme pour observer, parfois dans un laps de temps très court, la succession des couches géologiques. Mais c'est à ce prix, par la compilation d'observations répétées. qu'une lecture des lieux est possible. LES TRACES ARCHÉOLOGIQUES 1. Le mobilier paléolithique Quelques dizaines d'artefacts en silex à patine de couleur grise à blanche, extraits de grands 45
46 galets côtiers, ont été trouvés en contact avec l'argile gris vert et sont manifestement débités. Certains outils sont directement effectués sur galets, matérialisant une zone de coupe par larges enlèvements frontaux et réaffutages d'utilisation (fig. 2 n 1, à gauche). Les retouches directes sont des écailles sommaires, juxtaposées, à partir desquelles de petites retouches permettent de réaliser un tranchant curviligne. D'autres outils sont aménagés à partir d'éclats laminaires tirés de nucléus préparés, préfigurant la technique levallois (fig. 2 n 2 et 3, à gauche). Cette industrie est donc proche du faciès moustérien de type levallois avec une tendance à la recherche d'éclats laminaires que l'on retrouve sur le site régional de Pas-Chaline, au Bignon en Loire Atlantique (Gouraud 1990). La situation stratigraphique de cet ensemble d'objets lithiques est conforme à leur âge estimé d'après la technique de débitage. Situés postérieurement à la tourbière à Elephas, ces objets ont été trouvés au contact supérieur de l'argile éémienne, témoignant d'une transgression ancienne. Il est possible qu'alors le rivage ait connu des campements provisoires de Néandertaliens. 2. Le mobilier campaniforme Situés sur des endroits bien localisés de la zone tourbeuse holocène de la partie haute de la plage de la Garenne du Marais Girard et, notamment, sous et au contact des traces d'araires, de nombreux vestiges campaniformes ont été ramassés par plusieurs d'entre nous. Le silex taillé est abondant et est caractérisé par un débitage bipolaire sur enclume majoritaire. À partir de nucléus prismatiques, parfois en cristal de roche, ont été extraites des lamelles et quelques lames, parfois retouchées sous forme de troncatures, de pédoncules ou de grattoirs, mais souvent utilisées brutes. La technique du débitage sur plans parallèles avec sens alterné est explicite sur certains éclats laminaires et perceptibles aussi sur des nucléus où des enlèvements se font sur les deux plans de frappe parallèles, conséquence d'un débitage sur enclume par percussion directe (Joussaume 1981). Le plan unique de frappe est fréquent aussi, avec la volonté d'extraire des éclats lamellaires. Certains objets sont effectués directement sur galets, notamment des denticulés, des poinçons. Quelques rares pièces sont particulièrement finies comme un couteau à dos abattu. Parfois, la trouvaille de galets de silex de grande taille a permis un débitage plus soigné, avec une volonté d'obtenir des lames qui peuvent atteindre une bonne dimension (fig. 2 n 1, à droite). Ce dernier objet est particulièrement intéressant : il présente un poli d'usure dans sa partie distale, ayant contribué à la disparition du bulbe de percussion. La présence d'un lustré sur la partie ventrale de la lame indique la coupe de végétaux ligneux. Peu de céramiques ont été découvertes mais un tesson présente un décor typiquement campaniforme (fig. 2 n 2, à droite). C'est un fragment de panse d'un gobelet avec des séries parallèles, linéaires, continues, d'impressions au peigne (les traces de peigne, quoique très usées, sont encore visibles). Une bande, présente sur cc tesson, a reçu des impressions parallèles obliques au peigne glissé. On peut bien évidemment comparer ce matériel à celui qui a été découvert à une centaine de mètres plus au nord par R. Joussaume. Rappelons que les objets en question ont été trouvés en coupe de falaise, dans des limons éoliens sous dunaires. Les éléments lithiques sont réalisés avec la même technique de débitage côtier et les tessons montrent le même registre décoratif que celui de la Garenne, avec des séries de lignes parallèles délimitant des champs de lignes obliques ou croisillonnécs. Il s'agit donc de la même occupation humaine sur l'ensemble du littoral de Brétignolles (nous y incluons le site du Petit Rocher). CONCLUSION Le site du Marais Girard, connu depuis les prospections de R. Joussaume, s'étend vers le sud est sur environ 600 m. Sur le plan géologique, il se complexifie et montre une succession d'événements naturels au Pléistocène moyen ou récent et à l'holocène. Cette dynamique est comparable à ce qui a pu être entrevu sur la plage de la Parée, plus au nord du site, à l'endroit où plusieurs restes de Palaeoloxodon antiquus ont été découverts. Une tourbière ancienne du Marais Girard est de même nature que celle de la Parée, toutes deux constituées dans des conditions géographiques identiques. Elle a livré également des restes de Palaeoloxodon antiquus. On peut donc imaginer qu'à Brétignolles. plusieurs dépressions érodées dans l'ancien massif primaire 46
47 ont été comblées aux interglaciaires Mindel Riss ou Riss Würm d'abors par des sédiments argileux marins puis par des tourbières. L'autre intérêt du site est de mesurer l'extension de la présence campaniforme sur la côte de Brétignolles. Il apparaît que les zones d'occupation sont très vastes, sur l'ensemble du littoral. On peut s'interroger alors sur les traces d'araires et notamment sur leur âge supposé (Large 2012). Rouzeau 1992 : ROUZEAU N. Archéologie des rivages : Les côtes de Vendée. 303, n 32, 1992, p Ters 1961 : TERS M. La Vendée littorale : Etude de géomorphologie. Rennes, Paris : Imprimerie Obenhur, 1961, 578 p. Ters, Viaud 1987 : TERS M. et VIAUD J. M. Notice explicative de la feuille Saint-Gilles-Croix-de-Vie au 1/ e. Orleans : Editions du BRGM p. L aménagement du site à des fins touristiques posent le problème de la conservation de ces fragiles témoins. Des espaces conservés avec des restes d éléphant antique ne sont pas légions sur le littoral atlantique. De même, les occupations campaniformes sont mal connues et nécessitent, dès que l occasion se présente, une étude fine. La présence des empreintes de bovidés et des traces d araires est aussi un témoin rare des pratiques agricoles que l on pourrait faire remonter à la charnière 3 e -2 e millénaires av. J.-C. grâce aux vestiges campaniformes. BIBLIOGRAPHIE Bernard, Visset 1992 : BERNARD J. et VISSET L. Une tourbière interglaciaire sur la plage de la Parée à Brétignolles (Vendée, France) : Premiere approche polleanalytique. Quaternaria. 3 (1), 1992, p Gouraud 1990 : GOURAUD G. La Préhistoire du Bassin de Grand Lieu. Toulouse: Mémoire de l'école des hautes études en sciences sociales, 1990, 204 p. Joussaume 1970 : JOUSSAUME R. Nouveau site campaniforme en Vendée : Le Marais Girard, commune de Brétignolles. Bulletin de la Société préhistorique française, 167, 1970, CRSM, fasc. 8, p Joussaume 1981 : JOUSSAUME R. Le Néolithique de l'aunis et du Poitou occidental dans son cadre atlantique. Rennes : travaux du laboratoire d'anthropologie préhistoire protohistoire et quaternaire armoricains, équipe de recherche du CNRS n 27, université de Rennes I, 1981, 625 p. Labrude et al : Labrude C., Large J.-M. et Mangematin J. Le Marais Girard à Brétignolles sur Mer : une nouvelle approche du site. Bulletin du Groupe vendéen d études préhistoriques, n 36, 2000, p Large 2012 : LARGE J.-M. - Témoins d une activité agricole : d anciennes traces d araire sur les côtes de Vendée. Quels arguments pour déterminer leur âge? Bulletin du Groupe vendéen d études préhistoriques, n 48, 2012, p Pouit, Viaud 2002 : POUIT D. et VIAUD J.-M. (2002) - Des éléphants antiques (Palaeoloxodon antiquus) à Brétignollessur-Mer (Vendée, France) : Histoire et conséquences des découvertes. Le Naturaliste vendéen, n 2, 2002, p
48
49 Rapport de Prospection-Inventaire 2014 Littoral de la Vendée Opération n Jean-Marc LARGE, Sophie CORSON, Jean MAGNE Le bilan 2014 de prospection-inventaire «Littoral de la Vendée» concerne trois opérations d évaluation de la situation de l érosion marine sur le littoral. Tous les exemples décrits dans ce rapport sont situés sur l interface entre côte et estran, voire sur l estran lui-même (plateau de la Vendette). Sont décrits : - la prospection pédestre dans les communes littorales du sud du département ; - la prospection pédestre sur la commune de Brétignolles-sur-Mer ; - l opération de contrôle de l état du mégalithe de La Table à Noirmoutier-en-l Île. Ces trois opérations témoignent de l impact de l érosion marine sur les sites culturels en bordure de côte. Lors des tempêtes hivernales particulièrement actives au début de l année 2014, la modification du trait de côte est telle qu il n y a pas une année sans découverte de sites érodés. Afin d avoir une idée des sites en questions, avant qu ils ne disparaissent à jamais, il est nécessaire d établir une vigilence qui permet d évaluer les impacts et de connaître le potentiel archéologique des sites littoraux.
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