Refondation de la politique de l'éducation prioritaire. Rapport final de l évaluation
|
|
|
- Stanislas Germain
- il y a 10 ans
- Total affichages :
Transcription
1 Refondation de la politique de l'éducation prioritaire Rapport final de l évaluation Mai
2 Remerciements Lesauteursdurapporttiennentàremercierchaleureusementlesmembresdel équipeprojet, l équiped appuisgmap,lesmembresducomitédepilotage,ainsiquel ensembledes personnalitésrencontréesdurantlaréalisationdelamission. Nousremercionsl ensembledespersonnelsdel éducationprioritairequiontététrès fortementmobiliséssurcettedémarched évaluationetdontlesréflexionssurlemétier nourrissentleprésentrapport. Rapportconduitsouslaresponsabilitéduministèredel Educationnationale Rapportétablipar: Coordonnateurdel évaluationdel éducationprioritaire MarcBablet,chefdebureaudel éducationprioritaireetdesdispositifsd accompagnement, directiongénéraledel enseignementscolaire,ministèredel Educationnationale Equiped appuiàl évaluation: FrancedeLangenhagen,consultante,celluledesconsultantsinternes,ministèrede l Educationnationale JérômeFabry,directeurdeprojets,secrétariatgénéralpourlamodernisationdel action publique,servicesdupremierministre JulieMorel,chefdeprojet,secrétariatgénéralpourlamodernisationdel actionpublique, servicesdupremierministre 2
3 Tabledesmatières Synthèsegénéraledurapport...5 Synthèsedescontributionsdesassisesacadémiquesetinteracadémiquesdel éducationprioritaire9 Synthèsedesrecommandations...11 I. Ladémarched évaluationdelamodernisationdel actionpublique(map) Undispositifdepilotageetdegouvernanceimpliquantl ensembledesacteursconcernéspar lapolitique Undiagnosticetunpland actionissusd unelargeconcertationdespersonnelsde l éducationprioritaire...15 II. Synthèsedudiagnosticpubliéenjuillet Unepolitiquedontlapertinenceestconfirmée,maisdontlepérimètredesbénéficiaireset lesobjectifsopérationnelssontàpréciser Desrésultatsdifficilesàévalueretglobalementplutôtdécevantsmalgrédenombreuses réussiteslocales Desmoyensactuelsallouésdemanièredispersée,dontlesusagesn ontpasfaitlapreuveà cejourdeleurefficacité...21 III. Lesrésultatsdelaconcertation Lesdemijournéesdeconcertationauseindesréseauxdel éducationprioritaire Lesassisesacadémiquesetinteracadémiquesdel éducationprioritaire...30 IV. Recommandations Maintenirunepolitiqued éducationprioritaireencomplémentd untravailnécessairesurla mixitésociale Maintenirlesprincipesactuelsdechoixdesétablissementsbénéficiairesmaisrendrelacarte del éducationprioritaireprogressivementplusjusteetévolutive Revoirl allocationdesmoyenspouruneplusgrandepriseencomptedeladifficultésociale etpouruneplusgrandeprogressivité,auseinetendehorsdel éducationprioritaire Réaffirmerl objectifstratégiquedel éducationprioritaireetplacerlapédagogieetl éducatif aucœurdesobjectifsopérationnels Renforcerdesorganisationspédagogiquesetéducativesreconnuescommeefficacespourla réussitescolairedesélèves,surtoutcelledesélèvesdéfavorisés
4 6. Développerletravailcollectifauseinduréseau:letravailenéquipe,consoliderletravail interdegrés,mieuxtravailleraveclespartenaires Renforcerl accompagnementdespersonnelsetlaformationcontinue Répondreauxbesoinsdeséquipesetdespersonnelsenmatièrederessourceshumaines (RH) Renforcerlepilotagedelapolitiqued éducationprioritaire...66 V. Préconisationssurlamiseenœuvre...73 VI. ANNEXES
5 Refondation de la politique de l'éducation prioritaire - Rapport final de l évaluation Synthèsegénéraledurapport Le ministre de l Education nationale et la ministre déléguée à la Réussite éducative ont présenté, le 16 janvier 2014, un ambitieux plan de mesures pour la refondation de l éducationprioritaire 1. Ceplandemesuresestissud importantstravauxsurlarefondationdel éducationprioritaire, conduits durant l année 2013 dans le cadre d une démarche d évaluation des politiques publiques.cettedémarcheestinscritedanslecadreinterministérieldelamodernisationde l actionpublique(map,souslaresponsabilitédupremierministre),pilotéeparleministrede l Education nationale (MEN). Son objectif fut à la fois d évaluer l efficacité de la politique d éducationprioritaireetdeformulerdespistesd actions,àpartirdesquellesleministreapu prendredesdécisionsetconstruireunplandemesures.leprésentrapportfaitlasynthèse destravauxconduitsdanslecadredecettedémarche. Ladémarched évaluationaétémenéeselonuneméthodequimetl accentsurladimension partenarialeetlefonctionnementenmodeprojetafindepouvoir,àpartirdeconstatsdéjà largementconnus,formulerdespropositionsdemesuresquisoientpartagées,prochesdes attentesduterrainetformuléesdemanièreopérationnelle. Alasuited unephasedediagnostic,conduitependantlepremiersemestre2013,leprojet d évaluation a comporté une phase de formulation de scénarios et des pistes d actions. En complément du pilotage du projet par un comité interpartenarial, l association étroite des directionsduministèreetdesinspectionsgénéralesdanslecadred uncomitéprojetpiloté conjointementparladgescoetlecabinetdel éducationnationaleafacilitélepassagedu diagnosticaupland action,puisàladécisionsurleplandemesures. Le diagnostic ainsi que le plan d action ont été construits à partirdes contributions de l ensemble des parties prenantes et des travaux d expertise existants sur l éducation prioritaire. Les résultats de la recherche française et internationale et des expériences conduites à l étranger ont été analysés. Une importante consultation des acteurs a été menée,notammentdurantlesdemijournéesdeconcertationdanslesréseauxetlesassises académiques et inter académiques en octobre et novembre Les organisations syndicalesontégalementétéconsultéestoutaulongduprocessusdanslecadrederéunions detravailaniméesparledgesco. Unrapportdediagnosticaétépubliéenjuillet2013lorsduCIMAP3.Lediagnosticdresseun bilan de l éducation prioritaire globalement plutôt décevant, même si des réussites indéniables,insuffisammentconnues,existentlocalement.parailleursilestdifficiled évaluer cequiseseraitpassésurlamêmepériodesanspolitiqued éducationprioritaire. 1 Ledossierdeprésentationpeutêtreconsultésurlesitedel Educationnationale: 5
6 Synthèsegénéraledurapport Lapersistancedesécartsimportantsderéussites expliqueparquatreprincipauxfacteurs: Le creusement des inégalités sociales depuis trente ans et la concentration de populationsengrandedifficulté.lamixitésocialeadisparudebeaucoupd écolesetde collègesdel éducationprioritaire. Leslevierspédagogiquesetéducatifsfavorisantlaréussitedesélèvespeinentàêtre misenœuvredanslesclassesetlesétablissements,enraisonnotammentd unmanque de formation et d accompagnement des personnels, et d un défaut de stabilité des équipesetd attractivitédesréseauxd éducationprioritaire. La succession et parfois la juxtaposition de dispositifs, l extension du périmètre des bénéficiairesetlasédimentationdesindemnitésspécifiquesontfaitperdredesonsens et de sa cohérence à la politique. La «géographie» de l éducation prioritaire ne recouvrepasparfaitementlesécolesetlesétablissementsoùl ontrouvelesélèvesdont les parents sont les plus défavorisés socialement. Elles ont également conduit à une certainedilutiondesmoyens. Lepilotagenational,académiqueetlocalesthétérogènesurleterritoireetamanqué deconstancedansladurée,demêmequel articulationaveclesdispositifsportéspar lespartenaires. Pourtant, l éducation prioritaire a toujours été à la pointe des évolutions pédagogiques et éducativesdusystèmeéducatiffrançais,avecparexempledespratiquesdetravailenréseau et de travail collectif des enseignants plus développées qu ailleurs, et l engagement parfois très fort des équipes au quotidien est encore une fois à saluer. Mais la somme de ces initiatives locales peine à faire «système». Les leviers de la réussite sont connus des chercheurs et d une partie de la communauté éducative, mais insuffisamment partagés et diffuséspourpermettreuneaméliorationsignificativedesrésultatsdesélèvesetainsiréduire l écartderésultatsscolairesentreélèvesissusdel éducationprioritaireetlesautres. Lapolitiqued éducationprioritairedoitdoncreleverundoubledéfi: améliorer les résultats scolaires des élèves en mettant en œuvre plus largement qu aujourd huilesleviersetpratiqueslesplusefficacespourlaréussitedesélèvesde l éducationprioritaire êtrepluséquitableetpluslisible. Cediagnosticaétépartagéavecl ensembledesacteursdel éducationprioritaire.apartirdes contributionsdecesderniersetdesexpériencesréussiesàl étrangeretenfrance,l équipe d évaluation a formulé 40 recommandations pour améliorer l efficacité de la politique d éducationprioritaire.cesrecommandationsontnourri,pourunegrandepartie,leplande mesuresannoncéle16janvier2014.elless organisentenneufpriorités. 1. Maintenirunepolitiqued éducationprioritaireencomplémentd untravailnécessaire surlamixitésociale 2. Maintenirlesprincipesactuelsdechoixdesétablissementsbénéficiairesmaisrendrela cartedel éducationprioritaireprogressivementplusjusteetévolutive 6
7 Synthèsegénéraledurapport 3. Revoirl allocationdesmoyensd enseignement,deviescolaire,sociaux,d orientationet desantépouruneplusgrandeprogressivitéentreacadémiesetauseindesacadémies 4. Réaffirmer l objectif stratégique de l éducation prioritaire et placer la pédagogie et l éducatifaucœurdesobjectifsopérationnels 5. Renforcerdespratiquesetorganisationspédagogiquesetéducativesreconnuescomme efficacespourlaréussitescolairedesélèves 6. Développer le travail collectif au sein du réseau : favoriser le travail en équipe, consoliderletravailinterdegrés,mieuxtravailleraveclespartenaires 7. Renforcer l accompagnement des personnels et la formation continue, afin d encourageretdiffuserlespratiquespédagogiqueslesplusefficaces 8. Répondre aux besoins des équipes et des personnels en matière de ressources humaines,envalorisantmieuxlesparcoursetenadaptantlesmodalitésd affectationà laréalitédutravailenéducationprioritaire 9. Renforcerlepilotagedelapolitiqued éducationprioritaire Les mesures préconisées dans le rapport ont un coût élevé. Elles ne sauraient être toutes mises en œuvre tout de suite ni sur un large périmètre. Leur mise en œuvre est au moins partiellementconditionnéeparlacapacitéduministèredel Educationnationaleàrevoirla carte de l éducation prioritaire dans un contexte où nombreux sont ceux qui attendent beaucoup. L espoir de voir aboutir les propositions faites repose aussi sur la manière dont les acteurs s enemparerontets engagerontpourréussircequiconstitueaussisurcertainspointsune évolution culturelle non négligeable de l école française dont on sait qu elle demandera encoredutempsmaisdontonfaitlepariqu ellepeutadvenirplustôtdanslesquartiersqui enontleplusbesoin. Latrèsgrandequalitédeséchangesauseinduministèreetaucoursdesassises,l ouverture d esprit et la volonté collective que l on a pu percevoir constituent des atouts certains qui nousdonnentconfianceenl avenir. 7
8
9 Refondation de la politique de l'éducation prioritaire - Rapport final de l évaluation Synthèsedescontributionsdesassisesacadémiquesetinter académiquesdel éducationprioritaire 1. Les assises ont confirmé la pertinence d une approche centrée sur l évolution des pratiquesetdesorganisationspédagogiquesetéducativesvisantàfaireréussirlesélèves del éducationprioritaire 2. Elles insistent sur l importance de la constitution d équipes, dont les modalités d affectationdoiventfairel objetd uneattentionparticulière,etdisposantdetempsde concertationetdetravailenéquipeintégrésauxemploisdutemps 3. Apparaissentcommeuneprioritélaformation,l accompagnementdespersonnelsassuré parlescorpsd inspection,lesenseignantsformateursissusdel éducationprioritaire,et desformateurspermettantlelienaveclarecherche 4. L accueil des nouveaux enseignants est un enjeu important comme en témoignent les nombreusespropositions 5. Des moyens suffisants doivent permettre des organisations pédagogiques souples et adaptées aux besoins des élèves et des enseignants (effectif des classes, travail en groupes,coprésenceenclasse).l importancedelapérennitédesmoyensestsoulignée pourtravaillerdanslasérénitéetlelongterme 6. Unclimatscolaireapaisédoits appuyersuruneestimedesoirenforcéedesélèves,des modalitésd enseignementetd évaluationpositives,laprésencerenforcéedepersonnels d action sociale et de santé, et une ouverture aux parents centrée sur le dialogue et l échangemutuel 7. Desliensentrepremieretseconddegréssontàrenforceràtraversdesstagesderéseau, uneharmonisationetunemutualisationdesmoyensetdelagestiondespersonnels,etla miseenœuvreeffectiveduconseilécole/collège 8. Un pilotage lisible et renforcé doit davantage articuler les niveaux local/académique/national,ets inscriredansladurée.ilaccompagnel autonomielaissée aux réseaux en développant la mutualisation de l information, diffusant des outils permettantlarégulation,l évaluationetl autoévaluation.ilrenforceetclarifielerôlede certainsacteurs(coordonnateurs,iaiprréférent,directeurd école...). 9. Unegestionsoupleetlisibledelagéographieprioritaireprendencomptedesindicateurs diversifiésdedescriptiondelasituationsocialedesfamillesetchercheàéviterleseffets deseuil 10. Untravailrenforcéaveclespartenairesdel écoledoitpermettredecollaborerdansle traitement de la difficulté et de développer la mixité sociale au sein des écoles et établissements. Lasynthèsenationalecomplètedesassisespeutêtretéléchargéesurlesitedel éducation prioritaireduministèreàl adressesuivante: 9
10
11 Refondation de la politique de l'éducation prioritaire - Rapport final de l évaluation Synthèsedesrecommandations Recommandationn 1:Maintenirleprinciped uneéducationprioritaire:unepolitiquespécifiquepour lesélèvesscolarisésdanslesréseauxécolescollègeoùlaconcentrationdesdifficultéssocio économiquesestlaplusforte...39 Recommandationn 2:Encomplémentdelapolitiqued éducationprioritaire,travaillersurl objectif demixitésocialeàrechercherpartouslesmoyenspossibles...40 Recommandationn 3:Maintenirleprincipedechoixdesbénéficiairesparchoixdesétablissements (versuschoixd unzonageouidentificationparélève)...41 Recommandationn 4:Maintenirlechoixdesbénéficiairesenfonctiondeladifficultésocio économiquemaiscroiserlesindicateursetêtredavantagetransparent...42 Recommandationn 5:Différencierl interventionenfonctiondel intensitédesdifficultésetengager uneréflexionsurlaquestiondeslycées...44 Recommandationn 6:Revoir,àfréquencerégulière,etsurcesindicateursobjectifsettransparents,la géographiedel éducationprioritaire...45 Recommandationn 8:Réaffirmeretrepréciserl objectifstratégiquederéductiondesécartsde réussitescolaire...48 Recommandationn 9:Repréciserlesobjectifsopérationnelsetmettrelapédagogieetl éducatifau cœurdelarefondationdel éducationprioritaire...49 Recommandationn 10:Déclinerdesobjectifsopérationnelspertinentsdansunréférentielde pratiquesbienidentifiéesquiservederéférencepourlesréseauxenmatièredepédagogieet d éducation...50 Recommandationn 11:Adapterdesobjectifsàladiversitédessituationsrencontréesdansles territoires,l éducationprioritairesedéclinantenfonctiondeladiversitédesréalitésacadémiques voiredépartementales(outremer,urbain,rural)...50 Recommandationn 12:Renforcerlascolarisationdesmoinsde3ans...51 Recommandationn 13:Garantiruntempseffectifd enseignementenpriorisantleremplacementen éducationprioritaire...52 Recommandationn 15:Renforcerletravailaveclesparents...53 Recommandationn 16:Mieuxprendreenchargelasantédesélèves...54 Recommandationn 17:Renforcer,mieuxcadreretaccompagnerletravailenéquipe...55 Recommandationn 18:Consoliderletravailinterdegréetconforterlesmissionsdecoordination...56 Recommandationn 19:Mieuxtravailleraveclespartenaires...56 Recommandationn 20:Accompagnerledispositif«plusdemaîtresquedeclasses»pourqu il permetteuneaméliorationdespratiques
12 Synthèsedesrecommandations Recommandationn 21:Penserdesformesnouvellesd accompagnementetdeformationquiassurent lelienaveclarechercheetfavorisentdesgestesmétiersindispensables...58 Recommandationn 22:Mettreenplacedeséquipesdeformateursetconstituer(reconstituerdans certainscas)desmoyensderemplacement...59 Recommandationn 23:Renoueravecuneformationcontinuederéseauauplusprèsduterrainqui permetteuntravailsurlescyclesetnotammentsurlecycledeconsolidationoucycleécolecollège. 60 Recommandationn 24:Assureruneformationetunaccompagnementrenforcésdespersonnelsde directionetdesdirecteursd école...60 Recommandationn 25:Développerl accompagnementparlespairsetparlesexpertsacadémiques61 Recommandationn 26:Mieuxaccompagnerlesenseignantsdébutantsenéducationprioritaire(en particuliernéotitulaires)...61 Recommandationn 27:Clarifieretrenforcerlerégimeindemnitaire...62 Recommandationn 28:Mieuxvaloriserlesparcoursetmaintenirlesavantagesdecarrièreexistants63 Recommandationn 29:Maintenirlesprocéduresd affectationsurprofilbienacceptéespourles personnelsdedirectionetlesétendreauxienetauxdirecteursd école...64 Recommandationn 30:Mieuxreconnaitrelesmissionsspécifiquesenmaintenantlesprocédures d affectationsurpostespécifiqueavecentretienetavisetengénéralisantleprinciped uneindemnité quirémunèreunemission...64 Recommandationn 31:Envisagerdesaffectationssurpostesspécifiquesselonlesbesoinslocaux...65 Recommandationn 32:MettreenplacedespolitiquesRHdifférenciéespourpallierledéficit d attractivitédecertainesacadémies...66 Recommandationn 33:Limiterl affectationdesstagiairesenéducationprioritaire...66 Recommandationn 34:Instaurerunsuivinationalrégulierdelapolitiqued éducationprioritaireavec uncomiténationaldesuivipartenarial...67 Recommandationn 35:Mettreenplaceuntableaudebordpartagé,unecultureetdesoutils d évaluation...67 Recommandationn 36:Relancerledialoguedegestionnationaldel éducationprioritaire...68 Recommandationn 37:Développerl animationnationaleparuneéquiperenforcéeauseindela DGESCO...69 Recommandationn 38:Renforcerlepilotageetl animationacadémiquedel éducationprioritaire..69 Recommandationn 39:Renforcerlepilotagedesréseaux:relanceetouverturedescomitésde pilotagederéseau,rôledécisifdesien,chefsd établissements,iaiprréférentsetcoordonnateurs..70 Recommandationn 40:Garantirdesmoyensdansladuréepourmettreenœuvreunprojetderéseau enlienavecleréférentieldel éducationprioritaire
13 I. La démarche d évaluation de la Modernisation de l action publique(map) Le premier Comité interministériel à la modernisation de l action publique (CIMAP du 18 décembre2013),présidéparlepremierministre,aarrêtéunelistedepolitiquespubliques devantfairel objetdetravauxd évaluationaucoursdel année2013. Lapolitiqued éducationprioritaireaétéinscritedanslapremièrevaguedecesévaluations. Elleaétépilotéeparleministredel EducationnationaleetlaministredéléguéeàlaRéussite éducative. Cette démarche s inscrit également dans le cadre de la Refondation et de la loi d orientationetdeprogrammationpourl école. La démarche d évaluation, menée sur l année 2013, a été conduite en quatre phases successives: Cadrageetlancementduprojet(janvier février2013) Diagnosticpartagé(février mai2013) Elaborationdesscénariosetformalisationdespistesd évolution(juin septembre2013) Approfondissement des scénarios et élaboration du plan d actions (octobre décembre2013) UnrapportintermédiaireaétéproduitpourleCIMAPdu17juilletdernierquiproposeun diagnosticdel éducationprioritaireetidentifiedesleviersd améliorationdelapolitique Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre Janvier Cadrage Diagnosticpartagé Elaborationdesscénarios Formalisationdespistesd évolution Approfondissementdesscénarios Elaborationdesplansd action Collaborationavec5académies Demijournées Assisesde de l éducation concertation prioritaire Concertationaveclesorganisationssyndicales 8février Comité de pilotage#1 8mars Comité de pilotage#2 26avril Comité de pilotage#3 28juin Comité de pilotage#4 17octobre Comité de pilotage#5 17juillet Remisedurapport dediagnostic Remisedu rapportfinal 2avril CIMAP#2 17ju illet CIMAP#3 18décembre CIMAP#4 Annoncedesmesuresdelarefondation parleministredel Educationnationale Encadré1:calendrierduprojetd'évaluationMAP 13
14 La démarche d évaluation de la Modernisation de l action publique (MAP) 1. Un dispositif de pilotage et de gouvernance impliquant l ensemble des acteurs concernésparlapolitique Ledispositifdepilotageetdegouvernancepartenarialapermisd associeràlavalidation dechaqueétapelesdifférentespartiesprenantesinstitutionnellesauseinduministère (DGESCO, secrétariat général, inspections générales, académies), mais aussi audelà (PolitiquedelaVille,Famille,Budget,collectivitésterritoriales,associations,etc.). Uneéquiped appuiàl évaluation,mixtesgmap/men,aréalisélestravauxd analyses, d entretiensetdeconsultationspendantlaphasedediagnosticetdeconstructiondu pland actions. Uneéquipeprojet«élargie»(réunieenComitéprojet)apermisd assurerlacohérence destravauxauseinduministère.cetteinstanceétaitcomposéedereprésentantsdes directions,servicesetbureauxdumenconcernésparlapolitiqued éducationprioritaire (DGESCO, DAF, DGRH, DEPP), ainsi que d experts du sujet (IGEN, IGAENR, IFE). Se réunissantàfréquencerégulière(touteslesdeuxàtroissemainesenviron),lecomité projet était chargé de la coordination et du suivi des travaux, de la remontée des difficultéséventuelles,etdel identificationdespointsàévoquerencomitédepilotage. IlatravailléenlienavecungroupedetravaillancéparleDGESCOdanslecadredela Refondationdel écoleetvisantàfairedespropositionssurl éducationprioritaire. GroupedetravailgénéralDGESCO surl éducationprioritaire Comité depilotage Instancepolitique associantlespartenairesdu MEN Composition: Représentants des autres ministères, des collectivités, des directions concernées au sein du ministère, des académies(recteur,dasen),ducabinetmen Equipeopérationnelle MEN/SGMAP Directeur:MarcBablet Appuiàlaréalisationdesanalyses Propositiondescénarioset mesures Réuniontous lesun/deux mois Suivigénéralduprojet Prisededécisionsetarbitrages PréparationdesCIMAP Groupesdetravail:instructionet préparationdesmesures «Lire,écrire,parler/enseignement explicite» «Uneécolebienveillante,exigeante, ouverteauxpartenaires» «Formation» Equipeprojet InstanceopérationnelleMEN Composition: Représentants des directions, services et bureaux du MEN concernés par la politique d éducation prioritaire (DGESCO,DGRH,DAF,DEPP) Expertsdusujet(IGEN,IFE) Réunion toutesles deux/trois semaines Encadré2:Schémadegouvernanceetdepilotageduprojetd'évaluationMAP Coordinationetsuividestravaux Remontéedesdifficultés Identification des points à faire remonterencomité depilotage 14
15 La démarche d évaluation de la Modernisation de l action publique (MAP) Enfin, la validation des différentes étapes de l évaluation a été réalisée au sein du Comitédepilotageinterministériel.Placéesousl autoritédudirecteurdecabinetdu ministredel EducationnationaleetdudirecteurdeCabinetdelaministredéléguéeàla Réussiteéducative,cetteinstanceaeulesoucideconduireunedémarchefondéesur l association de tous les partenaires, notamment des autres ministères concernés (MinistèredelaVille,MinistèredelaFamille,MinistèreduBudget ),descollectivités territoriales(représentantsdesrégions,desdépartementsetdescommunes),ainsique desacadémies(unerectrice,deuxdasen ).Cecomités estréunienvirontouslesdeux mois. 2. Undiagnosticetunpland actionissusd unelargeconcertationdespersonnelsde l éducationprioritaire Ladémarched évaluationaétéconduiteaveclesoucid associerlesacteursdeterrain, personnels de l éducation nationale et partenaires (ex: collectivités, parents, associations,organisationssyndicales).del élaborationdudiagnosticàlafinalisationdu plan d action, les personnels ont été parties prenantes de la démarche. Ce sont, à minima,50000personnesquiontpuêtreconsultéeslorsdecetteconsultation 2. Phasedediagnostic:dispositifd écouteterrain Lediagnosticaétéaccompagnédevisitesenacadémiesetdansdesréseauxobtenant de bons résultats, pour identifier les meilleures pratiques ainsi que les difficultés rencontréesetmesurerlesmargesdemanœuvreenvisageables. Auxtravauxontétéassociéescinqacadémiespilotes:Lyon,Lille,AixMarseille,Créteil, NancyMetz,auseindesquellesontétémenésdesateliersdetravailavecdifférentes catégories de personnel (corps d inspection, personnels de direction, directeurs d écoles, enseignants, personnels vie scolaire, etc.). Des visites dans des réseaux d autresacadémiesontétémenéesafindeconstituerunpaneld établissementsvariés. Lesnombreusesvisitesontpermisd affinerlediagnosticetontjouéunrôleessentiel dansladéfinitiondespistesd évolutiondel éducationprioritaire. Phase d approfondissement des scénarios et d élaboration des plans d action: large concertationdespersonnels Aprèslapublicationdurapportdediagnostic,unelargedémarchedeconsultationdes personnelsaétéentreprise,endeuxtemps: 2 Environ1080réseauxenéducationprioritaire,et100personnesparréseaux. 15
16 Refondation de la politique de l'éducation prioritaire - Rapport final de l évaluation La démarche d évaluation de la Modernisation de l action publique (MAP) Un premier temps de concertation a été organisé dans les réseaux, en consacrant une demijournée banalisée à la concertation, au cours du mois d octobre2013.réunisauseindechacundeleursréseaux,lesprofessionnelsde l éducationprioritaireontcontribuéàalimenterlepland actionenréagissantau diagnostic de juillet et en élaborant despropositions sur 6 thématiques pré identifiées.lescontributionsissuesdesdemijournéesdeconcertationontdonné lieuàunesynthèseparlescomitésexécutifsderéseau,puisàuneconsolidation académique. Un deuxième temps de concertation a été mené au travers des Assises de l éducation prioritaire. Ont été organisées 3 sessions académiques (Créteil, VersaillesetLille)et9sessionsinteracadémiques(ycomprisenoutremer).Ces événements ont permis une large consultation et une mobilisation de tous les acteursdel éducationprioritaire(chefsd établissement,professeurs,inspecteurs, associatifs, parents d élèves, partenaires issus d autres services de l Etat, collectivités, etc.). Elles ont donné lieu à des synthèses académiques ou inter académiquesetàunesynthèsenationale. QUI? QUI? QUI? Les professionnels de l'éducation prioritaire Les comités exécutifs des réseaux de l'éducation prioritaire, associant autant que possibles des partenaires L'encadrement académique, les personnels de l'éducation prioritaire dans leur diversité, les partenaires, les parents QUELLES MODALITES? QUELLES MODALITES? QUELLES MODALITES? Elaboration d'un point de vue en équipe sur la base du diagnostic et d'un ensemble de questions proposées Réunion de travail du comité exécutif QUELLES THEMATIQUES? QUEL CONTENU? * Questions pédagogiques et Synthèse des travaux conduits éducatives dans les établissements sur les * Relations avec les élèves et les thématiques proposées parents * Accompagnement et formation des personnels * Gestion des ressources humaines (conditions de travail, reconnaissance et valorisation, etc ) * Pilotage et partenariats * Organisation en réseau Encadré3:Descriptifdudispositifdeconcertationàl automne2014 * Une journée en novembre/décembre * 3 sessions académiques et 9 sessions interacadémiques * Des outils "clé en mains" remis aux académies pour l'organisation des assises QUEL CONTENU? * Partage du diagnostic, de la synthèse académiques des remontées des réseaux, présentation de travaux (initiatives remarquables) par des acteurs de premier plan de l'éducation prioritaire * ateliers de travail sur les leviers d'amélioration de la réussite des élèves en éducation prioritaire 16
17 Refondation de la politique de l'éducation prioritaire - Rapport final de l évaluation La démarche d évaluation de la Modernisation de l action publique (MAP) Cesconcertations,quiontsuscitéunelargemobilisationtantdanslepremierquedans le second degré, ont montré l importance des attentes portant sur l éducation prioritaire. En complément de cette démarche, la DGESCO a animé un groupe de travail avec les organisations syndicales pour les associer au mieux à la réflexion en recueillantleursanalysesetleurspropositions. Ilconvient,enfin,desoulignerquetoutaulongdeladémarche,lestravauxontété enrichisparlesapportsdelarecherche,ainsiqueparlescomparaisonsinternationales (analysedespolitiquesconduitesdanslesautrespayspours inspirerdespratiquesles plusefficaces,potentiellementtransposablesenfrance). 17
18
19 II. Synthèsedudiagnosticpubliéenjuillet Lerapportdediagnosticpeutêtretéléchargéàl adresse: Une politique dont la pertinence est confirmée, mais dont le périmètre des bénéficiairesetlesobjectifsopérationnelssontàpréciser 1.1. Une politique justifiée par l impact d une concentration des difficultés socio économiquessurlaréussitescolaire Lapolitiqued éducationprioritaire,initiéeen1981,apourbutdecorrigerleseffets des inégalités sociales et économiques sur la réussite scolaire dans les écoles et établissementsquiconcentrentlesélèvesissusdesfamillesquiconnaissentlesplus grandes difficultés socioéconomiques. L existence d une politique spécifique d éducation prioritaire est justifiée par l impact négatif de la concentration des difficultéssocialessurlaréussitescolairedesélèves.ilfautrappelerquelesélèves issusdesmilieuxsocialementdéfavorisésont,commelemontrelarecherche,moins dechancederéussirquedesélèvesplusfavorisés.ceconstatestmalheureusement encore plus vrai en France qu ailleurs, comme l a à nouveau mis en évidence la dernière étude PISA qui montre que le déterminisme social reste encore très fort dansnotrepays. Lesétablissementsd éducationprioritaire,oùlaproportiond élèvesdéfavorisésest bien plus importante qu ailleurs, font donc face à une concentration de difficultés scolairesbienplusimportantesquelesautres.lesélèvesdel éducationprioritaire subissentégalementcequel onappellela«doublepeine»,àsavoirlefaitd être issusd unmilieusocialdéfavorisé(difficultéssocioéconomiques,delogement,faible accès aux ressources culturelles, absence d affinités des familles avec le milieu scolaire et les codes de l école,..) conjugué au fait d être accompagnés par des équipesenseignantesetéducativesdansl ensembleplusjeunesetmoinsformées, marquées par un turnover important du fait de la faible attractivité des établissementsetécolessituésdansdesquartierseuxmêmespeuattractifs.audelà d unsimplesurcroîtdemoyensapparaîtbienlanécessitéd unepolitiquespécifique pourlesétablissementsetécolesdel éducationprioritaire Unpérimètredesbénéficiairescohérentenpartieseulementavecladifficultésocio économiqueconstatée Lapolitiqued éducationprioritaireconcerneaujourd hui18%desécoliers,20%des collégiens et 2% des lycéens, soit plus de 2 fois plus d élèves qu il y a 30 ans. Les bénéficiaires de cette politique sont actuellement les élèves scolarisés dans les 19
20 Synthèsedudiagnosticpubliéenjuillet établissements labellisés ECLAIR (Ecoles Collèges et Lycées pour l Ambition l InnovationetlaRéussite)pourlesétablissementslesplusdifficilessocialementou RRS(RéseauxdeRéussiteScolaire)pourlesautres. Le périmètre de l éducation prioritaire semble aujourd hui trop important pour permettreunpilotageréellementefficacedelapolitique.dansbiendesendroits,le pilotages estconcentrésurleseclair,délaissantlesrrs. Si la liste des ECLAIR est pour l essentiel cohérente avec la difficulté sociale des établissements,lalistedesrrsl estbeaucoupmoins.l analysedelasituationsocio économique des établissements RRS montre, qu à périmètre constant, ce sont presque40%d établissementsetd écolesquidevraientsortirpourlaisserlaplaceà certainsautresréseauxplusdéfavorisés. La méthode de choix des bénéficiaires semble aujourd hui encore pertinente: l identification des bénéficiaires en fonction de la composition sociale des établissementsetnondesterritoiresd implantationpermetd êtreplusprécisetplus juste. En revanche, le constat est que cette carte s est figée dans le temps, en l absence de modalités de révision régulières clairement posées,et qu elle a eu tendance à s étendre progressivement. Toutefois, s il est relativement facile d identifier les collèges concernés au moyen des données disponibles, ce n est pas vraidesécolespourlesquellesilfaudraitsedoterdedonnéesadaptées Un objectif stratégique constant mais des objectifs opérationnels variables dans le tempsetincomplets Dès 1981, la politique d éducation prioritaire vise à réduire les écarts de réussite scolaire observés entre les territoires de l éducation prioritaire et les autres. Cet objectif est resté constant, et est relativement bien connu des personnels de l éducationprioritaire. En revanche, les objectifs opérationnels ont varié au fil des circulaires relatives à l éducation prioritaire. Ainsi, l éducation prioritaire s estelle progressivement vue assignerdesobjectifsopérationnelstrèsdiverstantencequiconcernelesélèvesque leurs familles (objectifs sociaux, de santé, culturels, éducatifs, pédagogiques, d orientation, d insertion professionnelle ) sans que ceuxci aient été vraiment formaliséspardestextesoudispositifs,nitoujourssuivisdansleurmiseenœuvre,ni articulés entre eux, ni véritablement évalués quant à leurs résultats. Les exemples d autrespaysmontrentquelapolitiqued EPenFrancepourraitégalements enrichir d autresobjectifsincontournablespourlaréussitescolaire,maispeudéveloppésen France,commeparexemplel améliorationdel estimedesoi. 20
21 Synthèsedudiagnosticpubliéenjuillet 2. Des résultats difficiles à évaluer et globalement plutôt décevants malgré de nombreusesréussiteslocales 2.1. Desoutilsd évaluationnepermettantpasdeconclureprécisémentsurl efficacitédela politiqued éducationprioritaire Aucuneétuderécenten isolel effetdel éducationprioritaireetnepermetdoncde conclureprécisémentsursonefficacité.lesindicateursdisponibles,surlesrésultats audiplômenationaldubrevetnotamment,nousrenseignentsurdestendancesmais peuvent être influencés par d autres facteurs internes et externes. L évolution des indicateurs et des périmètres rend également difficile une comparaison dans le temps Desécartsderéussitequistagnentdansle1 er degré,ets aggraventdanslesecond degré Les résultats sont stables dans le premier degré sur les six dernières années en éducationprioritaireavecunebaissetendancielledesretardsscolairescomparableà cequiseproduithorséducationprioritaire.ladernièrelivraisondepirlsconfirme desrésultatsstablesenlectureauniveauducm1. Les résultats sont décevants en revanche dans le second degré: les écarts entre l éducationprioritaireetlerestedusystèmesesontaccrussignificativementdansles ECLAIR en français comme en mathématiques s agissant des compétences de base évaluéessurdeséchantillonsnationaux Danscertainsréseaux,desréussitesremarquables Audelàdecesconstatsdansl ensembledécevantsauplanglobal,ilfautsouligner que quelques réseaux produisent des résultats remarquables. Les cas de réussite étudiés montrent que se combinent des éléments explicatifs relevant de «l environnementdel élève»(unélèveenbonnesanté,quisesentensécuritéà l école,desparentsaccueillis,écoutésetaidésàcomprendrelesystèmeéducatif,des partenairesduquartier,delaville,duconseilgénéraletdelapolitiquedelavillequi concourentàrésoudredesdifficultésquirisquentd entraverlebondéroulementde l acte éducatif et pédagogique) et d autres relevant de l école ellemême (chefs d établissementspositifsetbienveillants,untravaild équipeformaliséquiprenden compte les besoins des professionnels et des élèves, un professeur confiant dans l éducabilitédesesélèves,exigeantetbienveillant). 3. Des moyens actuels alloués de manière dispersée, dont les usages n ont pas fait la preuveàcejourdeleurefficacité La politique actuelle est mise en œuvre à travers plusieurs types de leviers: sur encadrement des élèves (nombre plus faible d élèves par classe, postes de 21
22 Synthèsedudiagnosticpubliéenjuillet coordinations, assistants d éducation supplémentaires), indemnitéssupplémentaires pourlespersonnelstravaillantenéducationprioritaire,dispositifsspécifiques(cordées delaréussite,écoleouverte..). Le budget total de la politique (en surcoût) pour le MEN est estimé à 1.1 milliards d euro. La majorité des moyens est mobilisée sur le sur encadrement (76%), et plus précisémentsurlenombred élèvesparclasse Lesusagesactuelsdesmoyenssemblentpeuefficaces Si on écarte la question de l efficacité des instruments utilisés, la question de l utilisationdesmoyens,pourdifférentsusages,posequestion. Les indemnités représentent environ 13% du budget total MEN pour la politique d éducation prioritaire. Leur faible montant (environ 90 /par mois) n est pas considéré comme particulièrement attractif aux yeux des enseignants. Les indemnités sont uniformes sur tous les établissements de l éducation prioritaire, alorsquelesdifficultésdecesdernierssonthétérogènes,etquecertainesacadémies ont beaucoup plus de mal que d autres à attirer des enseignants. Leur périmètre d applicationnecorrespondpasstrictementaupérimètredelapolitiqued éducation prioritaire tel que défini par la DGESCO: certains établissements reçoivent des indemnitészepalorsqu ilsn ontpaslelabeleclairourrs. Lesmoyensutiliséspourlesurencadrementdits«lesmoyensdevantélèves»sontle fruit de dispositifs successifs et de la politique d allocation des moyens de chaque académie.ils sont utilisés, en majorité, pour faire baisser le nombre d élèves par classe. Si on écarte la question de l efficacité propre de ce levier,l analyse des moyens des établissements du 2 nd degré montre une relative progressivité du nombred élèvesparclasseenfonctiondeladifficulté(entre3à5élèvesparclasse demoinsenéducationprioritaireversushorséducationprioritaire),maisilexisteune grande disparité entre académies et départements. A l école primaire, la progressivitéestfaible(eneclaircommeenrrs,l écartentreéducationprioritaire ethorséducationprioritaireestd environde2élèvesparclasse) LesdispositifsRARpuisECLAIRontpermisquelquesavancéespositives,notamment surlepilotage LespostesdeprofesseurssupplémentairesdesRAR,souventdevenus«préfetsdes études» en ECLAIR ont permis de faire progresser le suivi des élèves, le travail en équipe sur les pratiques pédagogiques et le travail inter degré. Les postes de coordonateursderéseauetletrinômedepilotageieniaipr chefd établissement a contribué à renforcer nettement le pilotage. Les modalités d affectation des personnels en ECLAIR, qui tranchent avec le traditionnel mouvement au barème, semblentavoirpermisdeconstituerdeséquipesmotivéesetplusstables. 22
23 Synthèsedudiagnosticpubliéenjuillet 3.3. Desleviersreconnusefficacesaujourd huipeuounonmisenœuvre L observation des réseaux qui réussissent et l analyse des comparaisons internationales montrent que l amélioration des résultats scolaires est possible du moment oùles leviers de la réussite scolaires sont mobilisés.ils peuvent être regroupésenplusieursgrandescatégories: des pratiques et des organisations pédagogiques réputées efficaces pour la réussitedesélèves deséquipespédagogiquesforméesetmobilisées uneécoleouvertesursonenvironnement. Surces3grandsobjectifs,etsurtoutsurles2premiers,laFrancepeineàmettreen œuvrelesélémentsd uneévolutionpositive. La réussite scolaire des élèves dépend au premier chef de l acte pédagogique et éducatif dispensé en classe. Aujourd hui, cet acte est souvent peu adapté aux besoinsdesélèvesdel éducationprioritaire.cesélèvesfontfaceàdesdifficultésde tous ordres qui ne favorisent pas leur réussite scolaire: ils ne disposent généralementpasdesmêmesclésdecompréhensiondesattentesdel écoleetde son utilité, ils sont plus souvent exposés à des situations familiales pénalisant leur attention en classe, etcela dans un environnement homogène plus difficile pesant surl ambiancescolairechômage,grandepauvreté,avecdesproblèmesdeviolence plusfréquentsqu ailleurs.unenseignementplusexpliciteetuneapprocheàlafois bienveillanteetexigeanteparexemplecontribueraientàlesaideràréussirmaisces axesrestentaujourd huitroppeudéveloppés.lalourdeurdesprogrammespénalise, plusqu ailleurs,lesélèvesd éducationprioritaire,quin acquièrentpassuffisamment desbasessolidessurle«lireécrireparler».lascolarisationdesjeunesenfants,doit êtreencorerenforcée.enfin,surl organisationpédagogique,lesélèvesd éducation prioritaire souffrent d un temps effectif d enseignement moindre, du fait des absences non remplacées des enseignants, alors que ce temps devrait être, à l inverse,pluslong. La formation continue et l accompagnement des équipes, essentiels pour pouvoir développerdesméthodespédagogiquesadaptées,sontaujourd huiinsuffisants. La stabilité dans le temps d équipes pluri professionnelles (enseignants, personnels éducatifs,sociauxetdesanté,..)composéesdepersonnesaffectéesdufaitdeleur motivation etcapacitéàtravaillerdansunenvironnementplusdifficileetexigeant (maisaussipeutêtreplusstimulant)qu ailleurs,conditiondelaréussitedesréseaux etdesélèves,estaujourd huiloind êtreassurée. Les liens de l école avec son environnement ont progressé, notamment grâce aux dispositifs partenariaux, mais leur pilotage reste perfectible. Les relations avec les 23
24 Synthèsedudiagnosticpubliéenjuillet parents,facteurderéussitetrèsimportant,doiventencoreêtrerenforcéespourles associer davantage à la scolarité de leur enfant, et assurer pour l élève une cohérenceentrel enseignementdispenséàl écoleetlemilieufamilial. Ces orientations ne pourront être impulsées et diffusées sans un pilotage national clair, constant dans la durée, et cohérent, ce qui a pu manquer sur les 30 ans d histoiredelapolitiqued éducationprioritaire. 24
25 III. Lesrésultatsdelaconcertation 1. Lesdemijournéesdeconcertationauseindesréseauxdel éducationprioritaire Les réseaux d éducation prioritaires se sont concertés à l occasion de demijournées banalisées au cours du mois d octobre Ces concertations ont permis aux personnelsderéagirauxconclusionsdurapportdiagnosticélaboréenjuillet2013etde faireremonteràl échelonnationaldespropositionssursixthématiques.leclimatdes demijournéesdeconcertationaététrèslargementpositifavecuneimplicationforte despersonnelsdanslepartaged expériences. Cettepartieseproposededétaillerlesprincipalesremontéesdesréseauxquantàleurs réactionsaurapportdiagnosticdansunpremiertemps,puisquantàleurspropositions concernantlesthématiquesderéflexionproposéesdansunsecondtemps Lesréseauxontréagidemanièrecontrastéeaurapportdediagnosticdel éducation prioritairequileuraétéprésenté Principauxpointsdeconvergenceentrelesréseauxetlerapportdediagnostic Ilyaeuconsensussurlaquestiondesrelationsaveclesparentscommecomposante nécessaireàlaréussitedesélèves. Les réseaux s accordent pour dire qu il existe un problème d instabilité des personnels.ilfautattirerlesenseignantspourtravaillerenéducationprioritaire,car lespersonnelsvolontairess impliquentdavantage,maisaussilesretenirparlebiais notammentdeformationsspécifiques,danscecadre,desmomentsdeconcertation pouruntravaild équipesontindispensablespourunecontinuitéetunecohérence d actions,demêmequel adhésiondesacteursàlalogiquederéseau. Les enseignants approuvent l'idée selon laquelle il faudrait développer une école bienveillante,attentiveaubienêtredel élèveetàl estimequ iladeluimêmedans lesapprentissages. L autonomiedeséquipessurleterritoiredel éducationprioritaireestnécessaire.elle estàrenforcer,ilfautfairedavantageconfianceauxenseignants. Ces derniers s accordent à dire que les instruments d évaluation des résultats des élèves sont peu efficaces et peu exploitables. Ils ont varié dans le temps et ne permettentpasdemesurerl évolutiondesprogrèsdesélèves. LesréseauxestimentquelaFranceinvestitmoinsdansl éducationprioritairequeles autrespays:lesmoyensdel'epsontjugésinsuffisants,etlepilotagedesressources humainesestàaméliorer. Principauxpointsdedésaccordentrelesréseauxetlerapportdediagnostic Lesréseauxcontestentl idéequelabaissedunombred élèvesparclasse,pourraitne pasêtreefficace. 25
26 Lesrésultatsdelaconcertation Ilsrelèventquelaformationinitialen estpasabordéedanslerapport,alorsqu elle apparaîtaussiimportantequelaformationcontinue. Les acteurs contestent le fait que les moyens accordés à l Education prioritaire ne produisent pas d effets et interprètent le rapport comme le signe d une future réduction des moyens ou a minima d un non accroissement. La nécessaire reconnaissance du travail des personnels leur semble insuffisamment prise en compte. Il faudrait des incitations significatives pour attirer les personnels en éducationprioritaire. Lesréseauxnefontpastoujoursconfianceauxindicateursetautreschiffrescarceux cipeuventdonnerlieuàdiversesinterprétations Lesréseauxontformulédespropositionsconcrètessurchacunedes6thématiques Lesthématiquespédagogiquesetéducativessontcellesquiontleplusmobiliséles acteursauseindesateliersdetravail.sontidentifiéescidessouslespropositionsles pluscitéesparlesréseauxsurchacunedes6thématiques. Garantir l acquisition du «Lire, écrire, parler»dans toutes les matières d enseignement et enseigner plus explicitement les compétences que l école requiert Travaillerl'oraldansdesgroupesàeffectifréduitetutiliserletutorat. Privilégier le décloisonnement et l interdisciplinarité pour développer la motivation. Recouriràuneméthodologiecommuneentrelesniveauxd enseignement. Maintenirlelienindispensableentrel'écoleetlesparentssurl apprentissagede lalangue. Accueillir des enfants âgés de moins de 3 ans dans le cadre des classes passerellesquiréussissent. Encouragerlelangageauseindelaclasseavecuneprisedeparoleorganiséeet desinteractionsentrelesélèves. Bénéficier des apports de personnels spécialisés (enseignants formés pour la prise en compte des dyslexies, la prise en charge des élèves allophones, orthophonistes,psychologues ) Travaillerdessituationsprochesduvécupouracquérirlelexiqueduquotidienet fairedécouvrirl extérieurpourenrichirlevocabulaire. Travaillerautourdelanotiond effort,depersévérance,decuriosité. S appuyer sur le dispositif «plus de maîtres que de classes» pour suivre davantage les élèves dans leur parcours et la progression de leurs apprentissages. Développerlacuriositédesélèvesconcernantleuravenirprofessionnel. 26
27 Lesrésultatsdelaconcertation Conforteruneécolebienveillanteetexigeante Porter des appréciations encourageantes pour développer l'estime de soi chez les élèves notamment en valorisant les responsabilités et les savoirfaire extrascolaires. Réfléchir aux modalités des évaluations et aux statuts de l'erreur, bâtir des évaluations communes et des évaluations avec une pédagogie différenciée. Bannirlastigmatisationdel erreur. Travaillerdansunclimatscolairesereindansuneécolesansviolence,sécurisée, désamorçantlesconflitsetvalorisantlerespectentreélèvesetaveclesadultes. Réduire ou préserver les effectifs dans les classes. Individualiser la prise en chargedesélèves. Assurerlebienêtreetl'accompagnementdesenseignants. Maintenirdesexigencesetdesobjectifsélevés,cohérentsetexplicités. Mettreenplaceuneécolequicoopèreutilementaveclesparentsetlespartenaires pourlaréussitescolaire Ouvrirlesétablissementsauxparentspourlesimpliqueretfaireallianceavec eux:opérationportesouvertes,mallettedesparents,tablesrondes,projetsde classe,présentationd'unmétier. Prévoirdesmomentsconviviauxaveclesparents:cafésdesparents,kermesse, sortiesculturelles. Mettreàdispositionunlocaldansl'établissementpourlesrencontresparents enseignants. Communiquer régulièrement avec les parents en mettant en avant les aspects positifsdel évolutiondel'élève. Clarifier les documents communiqués aux familles et améliorer les outils de communication:listed'interprètesdisponibles,dvddeprésentationdusystème scolaire, simplification des livrets scolaires, plaquette de présentation des dispositifs. Identifier les partenaires locaux et institutionnels et prévoir des temps d'échangesetdeconcertationpourrencontrerlespartenairesextérieurs. Simplifier les procédures administratives pour permettre aux partenaires de travailleravecl'école. Favoriser,renforcer,etmieuxorganiserletravailenéquipe Augmenterletempsdeconcertationetl'intégrerdansl'emploidutemps. Stabiliserleséquipesàtouslesniveaux,sansempêcherlerenouvellement Décloisonner les enseignements en mettant en cohérence les approches pédagogiques, disciplinaires et transversales, en continuité et en complémentarité. 27
28 Refondation de la politique de l'éducation prioritaire - Rapport final de l évaluation Lesrésultatsdelaconcertation Reconnaîtrel actiondespersonnelssociauxetdesanté. Institutionnaliserletravailenréseau. Accueillir,accompagneretformerlespersonnels Organiser des formations transversales et inter degré pour décloisonner le primaireetlesecondaire. Mettreenplacedesateliersd échangesdepratiquespédagogiques. Mettre en place des formations pratiques avec des intervenants extérieurs de qualité(chercheurs). Améliorer la formation initiale (1 er D et 2 nd D), et former aux spécificités de l éducationprioritaire. Avoirdutempspourdel autoformationavecd autrespartenairesdel éducation nationale. Formerlesenseignantsavantdelesnommerenéducationprioritaireoulorsde la rentrée et organiser un stage de prérentrée dans le réseau pour les nouveaux. Accompagner l enseignant débutant la 1ère année par un tuteur et avoir des journéesdestagepouradaptersapédagogieauterrain. Mettre en place des coanimations entre nouveaux enseignants et collègues expérimentés. ValoriserletravailenEP,lerendreplusattractif. Renforcerlepilotageetl animationdesréseaux Renforcerlepilotageàl échellelocale.lepilotageienprincipaldoitfavoriserla stabilitédeséquipesetlacohérencedesprojets. A l échelle nationale, un pilotage renforçant la cohérence entre les différentes politiques des ministères est demandée: optimiser, conserver ou amplifier les moyens humains : professeurs supplémentaires, préfets des études, assistants pédagogiques,rased,dispositif"plusdemaîtresquedeclasses". Institutionnaliseretmettreenplaceuncoordonnateurderéseauàtempsplein avecdesmoyensetdesmissionsdéfinies Lesréseauxontfaitégalementremonterleurspointsdequestionnementsurchacune des6thématiqueschantiersdel éducationprioritaire: Garantir l acquisition du «Lire, écrire, parler» dans toutes les matières d enseignement et enseigner plus explicitement les compétences que l école requiert Doitonadapterlesprogrammesauxpublicsdel éducationprioritaire?doiton allégerles«matièressecondaires»pourfavoriserlefrançaisetlesmaths? 28
29 Refondation de la politique de l'éducation prioritaire - Rapport final de l évaluation Lesrésultatsdelaconcertation Comment faire cohabiter les difficultés des élèves avec la réalisation des programmes sans pour autant que cela ne conduise à une baisse du niveau général? Problèmedelamixitédanslesclasses:àlafoislaconditionderéussiteenEP,et aussilasourcedebeaucoupdeproblèmes.commentcréerdesconditionsquine pénalisent pas les très bons élèves? Quelle place pour la pédagogie différenciée? Commentfairepourquelesdevoirsàlamaisonn'augmententpaslesécartsde réussite? Quellenotationen6ème?Quelleplacepourl oraldanslesévaluations? Conforteruneécolebienveillanteetexigeante Quelle pédagogie de l évaluation? Doiton utiliser des notes chiffrées ou des évaluations par compétences? Comment noter sans porter un jugement de valeur? Estceàl'écoleetàl'enseignantdes'occuperdel'éducatif? Commentdéfinirlabienveillanceetseslimites?Doitonlaisserplaceàl'affectif? Comment définir le niveau d'exigence attendu? Fautil adapter les enseignements au niveau des élèves en EP? Doiton mettre en place une différenciation pédagogique? Quels effectifs des classes pour rendre une différenciationpossible? Mettreenplaceuneécoleouverteauxparentsetauxpartenaires Quelleplacedonnerauxparents?Qu attendondeleurparticipation? Commentluttercontreledésengagementdesparentsetlesconvaincredevenir s'investir dans les établissements? Comment toucher les parents les plus éloignésdusystèmeéducatif?commentaiderlesparentsdansl acteéducatif? Estcelerôledel école? Quelleplacepourletravailàlamaison? Doitonintégrerdesassociationsquiproposentdusoutienscolaire? Fautilavoirlemondeéconomiquepourpartenaire? Commentfaireévaluerlesdispositifspartenariaux?Quelfinancementpources dispositifs? Favoriser,renforcer,etmieuxorganiserletravailenéquipe Une difficulté existe à travailler en équipe. Comment maintenir sa liberté pédagogiqueetnepasselaisserimposerdesprojets? Letempsallouépourletravailenéquipedoitilêtreobligatoire? Oùtrouverlesmoyenspourletravailenéquipe? 29
30 Refondation de la politique de l'éducation prioritaire - Rapport final de l évaluation Lesrésultatsdelaconcertation Accueillir,accompagneretformerlespersonnels Les thèmes de formation ne sont ils pas aujourd hui trop éloignés du terrain? Doitonalorsadapterlesconcours1eret2nddegrésàlaréalitédumétier? Les temps de concertation et de formation doivent ils être pris sur le temps personneldel enseignantouletempsd enseignementdûauxélèves? Comment animer ces formations?comment préparer les enseignants à leur rôledeformateurs? Renforcerlepilotageetl animationdesréseaux L ouverture des comités de réseau et de pilotage aux partenaires et collectivités locales fait débat, appelant un positionnement nuancé sur la nécessité de lier la politiqueéducativeauxpolitiquesdelaville.concernantl évaluation,lanatureetla finalitédesindicateursposentquestion:quelleévaluation?quelleexploitationdes résultats(nationale,académique,locale)? 2. Lesassisesacadémiquesetinteracadémiquesdel éducationprioritaire Les3sessionsacadémiquesetles9sessionsinteracadémiques,quisesontdérouléesau coursdumoisdenovembreetaudébutdumoisdedécembre,ontpermisdemesurerla fortemobilisationdespersonnelsautourdusujetdel éducationprioritaire.cesassises ontpermis,parailleurs,derecueillirunricheensembledepropositionsconcrètesissues duterrain Unbilantrèsencourageantquantàlamobilisationdesprofessionnelsdel éducation prioritaire Lesassisesacadémiquesetinteracadémiquessesontdérouléesdansunbonclimat detravailetderéflexion.ellesontrassembléenviron3000participants:enseignants, personnelsnonenseignantsetdedirection,inspecteurs,coordonnateurs,partenaires associatifs, représentants des collectivités territoriales, représentants de parents, organisations syndicales. Chacune d entre elles a suivi un déroulement similaire: tables rondes ou conférences traitant des questions pédagogiques, éducatives et partenariales,suiviesouprécédéesdetravauxenateliers. Organisées pour la plupart en interacadémiques, elles ont nécessité un important travail de coordination de l ensemble des acteurs impliqués. Dans un temps contraint, des journées intéressantes et riches ont été organisées qui ont été appréciées des participants comme en témoignent les évaluations qui ont pu être réalisées. Les ateliers ont abordé des thématiques très proches des questions déjà travailléeslorsdesdemijournéesbanaliséesetontpermisdelespoursuivreetdeles approfondir par la présence d acteurs d horizons plus diversifiés (diversité inter catégorielleauseindel éducationnationale,apportdespartenaires). 30
31 Lesrésultatsdelaconcertation 2.2. Unbilanrichequantauxnombreusespropositionsconcrètesformulées Lesassisesontétél occasiond uneproductionimportantedepropositionsconcrètes formuléesparlesprofessionnelsdel éducationprioritaire,couvrantl ensembledes thématiques proposées. Ces propositions sont détaillées ciaprès pour chacune de cesthématiquesderéflexion. Garantirl acquisitiondu«lire,écrire,parler»etenseignerplusexplicitementles compétencesquel écolerequiert L apprentissage de la langue française, de la langue nécessaire à l école pour apprendre et penser, apparait bien comme une priorité pour tous et surtout pour toutes les disciplines. Apprentissage de la langue et apprentissage des savoirs disciplinaires doivent davantage s articuler: la langue en tant qu objet d apprentissage et comme outil pour apprendre, comprendre les savoirs, dire ce qu onacompris. Exemplesdepropositionsconcrètesissuesdesassises: travaillerlalanguedefaçonintégréeauxapprentissagesdisciplinaires,varierles configurationsdetravailpouraborderlevocabulaire,faciliterlaprisedeparole, lareformulation,ledébat,expliciterunpointdevue,danstouteslesdisciplines, développerlesoccasionsdemiseensituationdeproductionsoralescommepar exemplelesorauxderetoursdestages, organiser des débats interprétatifs sur les textes, les images, débats «philosophiques»questionnantlaviedel élève, s inspirer de la didactique des langues vivanteset de la didactique du FLE/FLS/FLSCO:quellespratiquespeutontransférer?(surtoutpourl oral).un enseignant référent FLS/FLSCO dans chaque établissement ou réseau pour observerenseignantsetélèvesenclasseetproposerdesanalysesetdespistes, travailleraveclesparentssurcettequestiondulangage:proposerdesespaces de parole, s inspirer de l opération«ouvrir l école aux parents pour réussir l intégration». confronterplussouventlesélèvesàdessituationsetproblèmesconcrets, renforcerl explicitationparlesenseignants,audelàdelatâche,desconceptset des processus d'apprentissage afin que les élèves se les approprient et deviennentautonomes, travaillerlesconsignesaveclesélèvesainsiquelaméthodologie, adapterladuréedesséancesd enseignementauxbesoinsdel élèveetauxtypes depédagogie(pardescoursde90minutesparexemple), travaillerdansdesclassesàeffectifréduitetendemigroupes, organiserlacoanimation,lecoenseignement 31
32 Lesrésultatsdelaconcertation Conforteruneécolebienveillanteetexigeante Lesrecherchesuniversitairesontmisenévidencelesconséquencesnégativesd une estimedesoidégradée.ilnepeutyavoirdebienveillancescolairesansquel onne veille à préserver et à valoriser l estime que les élèves ont d euxmêmes, et la confiancequ ilsontenleurscapacités. Exemplesdepropositionsconcrètesissuesdesassises: améliorer la bienveillance dans l évaluation et dans la communication de leurs résultats, généraliserlesévaluationsformativesquirendentlesélèvespartieprenantede leursévaluationsetacteursdeleursapprentissages, définirlescritèresd'évaluation,nepasopposernotationchiffréeetévaluation parcompétences, développer des modes d évaluation sans notation chiffrée ou inspirée de l E.P.C.C.(évaluationparcontratdeconfiance), améliorerlacontinuitédel évaluationentrelepremieretleseconddegré. proposerauxélèvesdespratiquesartistiques,culturelles,sportives,créatives pourqu ilspuissentconstruireaussiautraversdecesactivitésplusrichesetplus variéesdescompétencesqu ilfautvaloriser, permettrelaparticipationdesélèvesaux«affairesquilesconcernent»:conseils d élèvesdanslesclasses,conseilsdedélégués,instancesconsultativesdiverses montrerauxélèvesquelesambitionsetexigencessontidentiquesàcellesdes élèvesnerelevantpasdel éducationprioritairepouraméliorerl estimedesoi, mettreenœuvreunsuivipersonnalisé, accroîtrelamobilisationdel ensembledesacteursautourdel orientation. Mettreenplaceuneécolequicoopèreutilementaveclesparentsetlespartenaires pourlaréussitescolaire Si le travail en partenariat apparaît nécessaire pour agir en complémentarité, la difficulté des enseignants est réelle à connaître les différents partenaires (en particulierceuxdelapolitiquedelavilleetdescollectivitéslocales)àappréhender des dispositifs complexes et imbriqués (contrat de ville, PEDT, réussite éducative etc..)etàpercevoirlesobjectifsdechacun. La nécessité de renforcer et de faire évoluer les liens entre familles et école est largementpartagée.unerelationbienveillanteaveclesfamillesestàdévelopper enlieuetplaced une«désuètedéconsidérationdeleursdéfaillances». Exemplesdepropositionsissuesdesassises: replacer l action des réseaux dans un cadreplus large en travaillant avec les partenaires locaux et les parents d élèves en recréant une instance du type «conseildezone», 32
33 Refondation de la politique de l'éducation prioritaire - Rapport final de l évaluation Lesrésultatsdelaconcertation reconnaitre le rôle du coordonnateur de réseau notamment dans sa connaissancedespartenairesetlesinformationsqu ilpeutapporteràl équipeet renforcersafonctiondepasserelle, clarifierlesrelationsaveclespartenairesdel écoleetsurtoutmieuxconnaître l expertisedechacun. permettreàcertainspersonnelsquiontunrôleclefdanslarelationauxparents de bénéficier de temps pour pouvoir s y consacrer (directeurs d école, professeursprincipaux), remettredesbulletinsenmainspropreseninsistantsurlepositif,valoriserles réussitesdesélèvesdevantleursfamilles, fairedel orientationunenjeumajeurdanslesdiscussionsaveclesfamilles, créer des moments de convivialité en s appuyant sur les savoirs des familles, inviterlesfamillespouruneprésentationdeproductionsd élèves, fairedelaquestiondel accompagnementdesdevoirsunobjetdetravailavecles parents Favoriser,renforcer,etmieuxorganiserletravailenéquipe Unconsensusfortapparaîtpourquesoittrouvéelamanièred instituercestemps de travail collectif, qu ils soient mieux structurés, cadrés, accompagnés pour favoriserl adhésiondespersonnelsquihésitentàs engagerdansletravaild équipe et soulager ceux qui donnent de leur temps sans compter. Ces temps doivent permettre d apprendre ensemble, de créer une culture professionnelle commune au bénéfice de la continuité et de la cohérence de l enseignement dispensé aux élèves. Exemplesdepropositionsconcrètesissuesdesassises: organiserdestempsdeconcertationeninterdegrésautourdeproblématiques clairementénoncées,surlespausesméridiennesouenfindejournée, prépareretévaluercetempsdeconcertation,quidoits appuyersurunobjectif précis, organiserletravailcollectifsurlethèmedel élaborationd unprojetcommun, partagépartousainsiquesurlamiseencohérencedesprojetsauseinduréseau (entreécoles,entrelesécolesetlecollège), mettre en place des rencontres intercycles et interdegrés pour assurer continuité,cohérenceetprogressivitédesapprentissages, conforterlamiseenplacedeprofesseursréférentsdansleseconddegrécréant dulienetdelacohérence,développerl échangedeservicesentreenseignants créer des espaces, des plateformes collaboratives de rencontres et d échanges pour travailler sur les pratiques, mutualiser ce qui est innovant et efficace, et garantirlemêmeniveaud informationpourtous, 33
34 Refondation de la politique de l'éducation prioritaire - Rapport final de l évaluation Lesrésultatsdelaconcertation utiliser ce temps de travail en équipe pour faire des réunions d équipe disciplinaire pour mieux appréhender la gestion de la classe (cointerventions, coanimations,autoformation,pédagogiedifférenciée, ). Accueillir,accompagneretformerlespersonnels Exemplesdepropositionsconcrètesissuesdesassises: accueillir de manière formelle et organisée les enseignants nouvellement nommésdèslaconnaissancedeleuraffectation,enjuinsipossible rencontrer avant la prérentrée les nouveaux personnels pour leur présenter l établissement,lepublicscolaire,lasociologieduterritoireetlesdispositifs, désigner des «professeurs référents» et un groupe d appui (constitué de professeurs volontaires, de CPE, etc..) ayant une certaine ancienneté pour accompagner les nouveaux enseignants tout au long de l année (sorte de compagnonnage), pourvoirlespostesavecdesenseignantstitulairesmotivésetengagés(profilage despostesenvisagé,avecunengagementfort). nepasenvoyerd enseignantstagiaireenéducationprioritaire permettreàdesenseignantsmotivésd êtreaffectéspouruntemps(de1à5ans) dansunréseaud éducationprioritairesansperdreleurspointsdemutationet d anciennetédansunposte développer le rôle des corps d inspection moins pour inspecter et noter les personnels que pour les accompagner, les conseiller, reconnaître leur engagementetlevaloriser. préparer les chefs d établissement à assurer leurs missions en éducation prioritaire(gestiondeséquipes,gestiondessituationsdecrise,relationsavecles parents,..)etlessoutenirdansleurtâcheencasdedifficulté adapter les formations au plus près des attentes du terrain: pertinence des formationsd initiativeslocales(oufil:demandedeformationsquiémanedes établissements), prévoirdesformationscommunespremierdegré/seconddegréentrouvantdes solutionsadaptéespourleremplacementdespersonnelsenstage, danslecadredelaformationinitiale,prévoiruneformationfiléesurplusieurs années,aufuretàmesurequelesproblèmesseposent, intégrerauxespelescompétencesdeprofessionnelsdeterrain, renforcer le lien entre théorie et pratique: création d un «maillon» recherche/terrain, développerl échangedepratiques,lamutualisation,l échangeetlerecensement deressources(pouréviterdetoutréinventeràchaquefois).rendredavantage visibleslescanauxd information créeruncahierdescharges,desincontournablespourlaformation. 34
35 Refondation de la politique de l'éducation prioritaire - Rapport final de l évaluation Lesrésultatsdelaconcertation souligner l importance de l existence d un CAREP (Centre académique de ressourcespourl éducationprioritaire) Renforcerlepilotageetl animationdesréseaux D unemanièregénéralelepilotagequ ilsoitlocal,académiqueounationaldoitêtre plusclairementvisibleetlisiblepartous. Exemplesdepropositionsconcrètesissuesdesassisespourlepilotagenational: poseruncadrageplusclairetstable, donnerlesmoyensnécessaires, mettre en œuvre une synergie entre les différents niveaux de pilotage (en matièred organisations,outils,projets) constituer une base pour fonder les orientations et décisions de pilotage, développerlesliensaveclarecherche, proposeruntableaudebord,pourpermettreunsuivietdonnerdesrepères proposerdesindicateursstablesettransparents Exemplesdepropositionsconcrètesissuesdesassisespourlepilotageacadémique: assurerl accompagnementdesréseaux, mettre en place un dispositif spécifique de gestion des personnels en EP: régulationdespersonnelsquidoiventêtrereconnuspourleurtravailouaideaux personnelsendifficulté, développerlacohérencedel ensembledesdispositifssatellitedel EP,souvent interministériels par un travail de coordination au niveau des référents académiques, réunirdansuncomitédepilotageacadémiquetouteladiversitédesacteursde l EP: éducation nationale et collectivités territoriales pour définir les liens fonctionnelsentretouslesacteurs, organiserderencontresentrelesréseauxpourdévelopperlamutualisation. mettreenplaceunplandeformationadapté Exemplesdepropositionsconcrètesissuesdesassisespourlepilotagelocal: y intégrer l IAIPR référent du réseau et y associer davantage les directeurs d école veiller à ne pas multiplier les instances de fonctionnement en réseau et à associer tous les types de personnels; éviter un formalisme excessif afin de susciterl adhésiondesenseignants mettreenœuvredemanièreeffectiveleconseilécole/collège travaillersurlepartagedes«bonnespratiques»,desoutilscommunsetsimples pournotammentpartagerautourdesévaluationsdesélèves 35
36 Refondation de la politique de l'éducation prioritaire - Rapport final de l évaluation Lesrésultatsdelaconcertation organiser une journée de prérentrée commune au réseau et des stages de réseau Géographieprioritaire La carte de l EP doit être arrêtée au niveau national mais faire l objet de concertations locales. Elle s appuie sur des indicateurs décrivant le niveau socioéconomiquedesélèvesetdeleursparents.lesindicateursderéussitescolaire nedoiventpasêtreprisencomptepourdéterminerlesentréesetlessorties. Exemplesdepropositionsissuesdesassises: faciliter les entrées et sorties des écoles et EPLE de l éducation prioritaire par unegestionensouplesse, éviterleseffetsdeseuilpréjudiciableàlasouplessedelacarte, garantirl équité développer le travail entre l état (Éducation Nationale et politique de la ville notamment) et les collectivités territoriales, pour une collaboration multi partenarialedelapriseenchargedesdifficultés, simplifieretuniformiserleszonages:descirconscriptionsdupremierdegré,de lasectorisationdesélèves(écolesetcollèges),descucs,despre.., favoriserlamixitésocialedanslesécolesetétablissements(utiliserlelevierdela sectorisation,revenirsurl assouplissementdelacartescolaire,créerdesfilères d excellencedanslesétablissementssensibles,améliorerl habitat,..) choisirdesindicateurssociauxfacilesd accès,lisiblesetaccessibles, prendre en compte le pourcentage d élèves allophones, de familles monoparentales (croisé avec le nombre d enfants à charge), les taux d évitement. Prendreencomptelesrelationsquiexistententredesécolesetétablissements qui n appartiennent pas nécessairement à la géographie de l éducation prioritairemaisquiconstituentpourtantl espaceduparcoursdesélèvesetque lesréseauxpourraientintégrer(entermesdesuivi,pilotage,formation) Utilisationdesmoyensdisponibles La question des moyens reste centrale dans la problématique de l'éducation prioritairequ'ils'agissedemoyensstructurels,humainsoufinanciers.s ilexisteun consensussurlefaitqu ilfautdiminuerlenombred élèvesparclasse,ilyadébat surlanécessitéounondeprivilégieruneautreutilisationdecesmoyens.lefaceà facepédagogiquetraditionnel(unenseignant/uneclasse)sembleêtreunmodèleà dépasserenéducationprioritaire. Exemplesdepropositionsconcrètesissuesdesassises: diminuerl effectifparclasseoupardivision, 36
37 Refondation de la politique de l'éducation prioritaire - Rapport final de l évaluation Lesrésultatsdelaconcertation affecterdespersonnelssupplémentairesnotammentautraversdesrased,du déploiementdudispositif«plusdemaîtresquedeclasses»etdel accueildes enfantsdemoinsdetroisans, accorder une décharge plus importante aux directeurs d école en éducation prioritaire assurerunepérennitédesmoyenspourmeneràbienleprojetderéseau lesmoyensdoiventpermettrededévelopperuncollectifdetravail,dutempsde concertation intégré dans les obligations règlementaires de service, de l accompagnement, de la formation, l intervention de chercheurs, de spécialistes mener à bien des projets artistiques, culturels et sportifs dans le cadre des activitéspériéducatives,faciliterlesdéplacementsdesélèvesetc.., favoriser l entrée du numérique qui peut permettre à l élève une accessibilité desmoyensd apprentissagehorstempsscolaire,etpeutégalementêtreunoutil pourlelienaveclesparents. 37
38
39 IV. Recommandations 1. Maintenirunepolitiqued éducationprioritaireencomplémentd untravailnécessaire surlamixitésociale La politique d éducation prioritaire est l instrument de la lutte contre l effet de la concentration des inégalités sociales sur la réussite scolaire.elle est pertinente, car, comme le montre le diagnostic,les effets négatifs de la concentration, audelà de l existencemêmedeladifficultésociale,sontbienréels.enrevanche,parcequ ilestàla fois coûteux et complexe d améliorer les résultats des élèves une fois que la concentrationdesinégalitéssocioéconomiquesesteffective,ilparaitindispensable,de menerunepolitiquedemixitésocialepourévitercetteconcentrationdesinégalités. Recommandation n 1: Maintenir le principe d une éducation prioritaire : une politique spécifique pour les élèves scolarisés dans les réseaux écolescollège où la concentration des difficultéssocioéconomiquesestlaplusforte Commecelaaétéétablidanslerapportintermédiairedelaprésentemissiond évaluation, c est précisément la concentration de la difficulté qui caractérise le mieux l éducation prioritaire. Cette concentration nécessite une réponse spécifique, et par conséquent un surcroitdemoyens,àplusieurstitres. En éducation prioritaire, les classes comportent, en moyenne, davantage d élèves potentiellementendifficultéscolairequedanslerestedusystèmeparlesimplefaitqu ilya davantaged élèvesdéfavorisés:eneffet,lesélèvesdemilieuxdéfavorisés,ont,touteschoses égales par ailleurs, moins de chance de réussite scolaire que les autres. Les stratégies efficaces contre les inégalités sociales, doivent donc être davantage développées dans les lieuxoùladifficultéestplusimportantequ ailleurs.commelepréconisel OCDEetlaCourdes Comptes,cecijustifiedonclesurcroîtd effortsetparconséquentdemoyens,enproportion deladifficulté. Maiscettesimple«proportionnalité»delaréponsenesuffitpas:laconcentrationengendre descontextesetsituationsd enseignementquinesontpasdemêmenaturequelessituations de mixité sociale: les écoles et établissements sont d autant plus pénalisés qu ils subissent parfoislaconcurrenced autresétablissementsunpeuplusfavoriséssituésàproximité,les enseignants ne peuvent plus s appuyer sur l hétérogénéité normalement présente dans les classes, avec de nombreux élèves en échec et peu d élèves en réussite, les écoles et établissements sont beaucoup moins attractifs pour les enseignants Les réseaux d éducationprioritairenécessitentbienunepolitiqueprioritairespécifique:encomplément demoyensproportionnelsàladifficultésociale,ilestnécessairedetraiterspécifiquementles problématiques liées à la concentration notamment s agissant de l attractivité pour les personnelsetduclimatscolaire. 39
40 Recommandations Cette recommandation s oppose à d autres scénarios alternatifs, rejetés par le comité de pilotagedel évaluation: Supprimerlapolitiqued éducationprioritaire,enfaveurd unepolitiqueciblantuniquementla difficulté scolaire et non la difficulté sociale. La recherche est sur ce point unanime: la difficultésociale,engendredesdifficultésscolaires,etilexistebiendespolitiquesspécifiques efficacespourluttercontreseseffets:préscolarisation,enseignementexplicitenotamment. En outre prendre en compte les écoles et établissements ayant de faibles résultats défavoriseraitlesécolesetétablissementssocialementdéfavorisésquiréussissent. Supprimer la politique d éducation prioritaire sur un périmètre restreint, en faveur d une politique«àl élève»,souslaformedemoyensallouésdefaçonstrictementproportionnelsà lasituationsocioéconomiquedesétablissements,etmêmepourallerplusloin,fléchéssurles élèvesdéfavorisésauseindesétablissements.cescénario,audelàdesacomplexitédemise enœuvre,présenteplusieursinconvénients:ilniel effetdelaconcentrationdeladifficulté socialesurl établissementoul écoleaudelàdel élèveluimêmeetilimpliquecommepré requislacapacitédetoutlesystèmeéducatifàtraiterladifficultésociale. Recommandation n 2: En complément de la politique d éducation prioritaire, travailler sur l objectifdemixitésocialeàrechercherpartouslesmoyenspossibles Si la nécessité de maintenir une politique d éducation prioritaire est réaffirmée, l atteinte d unecertainemixitésocialedoitnéanmoinsêtreviséeaupremierchef.eneffet,lafranceest unpaysoùlaprobabilitépourunélèvedeseretrouverdansuneécoledéfavoriséen estpas négligeablecommeilapparaîtdanslegraphiquecidessous: 40
41 Recommandations Lamixitésocialeestdésormaisunobjectifpromuparlaloiderefondation;l articlel111.1du codedel éducationditclairementquelesystèmeéducatif«contribueàl'égalitédeschances et à lutter contre les inégalités sociales et territoriales en matière de réussite scolaire et éducative.ilreconnaîtquetouslesenfantspartagentlacapacitéd'apprendreetdeprogresser. Ilveilleàl'inclusionscolairedetouslesenfants,sansaucunedistinction.Ilveilleégalementàla mixitésocialedespublicsscolarisésauseindesétablissementsd'enseignement.» Laréductiondesécartsconstituel objectifprincipaletcommundespolitiquesdérogatoires quesontl éducationprioritaireetlapolitiquedelaville.tandisquelapolitiqued éducation prioritaireviseàréduirelesécartsdemaîtrisedescompétences(ainsiquecelaestinscritdans la loi de refondation de l Ecole du 8 juillet 2013), la politique de la Ville vise à réduire les inégalitéssocialesetlesécartsdedéveloppemententrelesterritoires. La politique éducative et la politique de la Ville portent ainsi un objectif commun de renforcementdelamixitésociale.chaquepolitiqueagitavecsesoutilspropres.lapolitique de la Ville tend à maintenir et renforcer la mixité à travers un travail sur l urbanisme, le logement, les mesures d incitation fiscale. Les collectivités territoriales disposent de la sectorisation,deschoixd implantationd établissementsetdeleurspossiblesdémolitions.la politiquedel internatpeutcontribuerégalementàlamixitédespublicsdesétablissements. L éducationnationalealaresponsabilitédel encadrementdesdérogationsàcesdispositions. Laloiderefondationdel Ecolepréciseégalementque«lorsquecelafavoriselamixitésociale, un même secteur de recrutement peut être partagé par plusieurs collèges publics situés à l intérieur d un même périmètre de transports urbains», afin de limiter les dérogations scolaires. Il est en revanche un dispositif qui a été testé en France en 2008 qui n a pas donné les résultatsescomptésetqu ilneconvientpasderetenterc estledispositifdu«busing»qui consiste à déplacer des élèves défavorisés vers des quartiers plus favorisés, car outre son caractèrestigmatisantenmilieuurbain,samiseenœuvreexpérimentaleen2008apermisde voirquelesrésultatsscolairesn enétaientpasaméliorés. 2. Maintenirlesprincipesactuelsdechoixdesétablissementsbénéficiairesmaisrendre lacartedel éducationprioritaireprogressivementplusjusteetévolutive Recommandation n 3: Maintenir le principe de choix des bénéficiaires par choix des établissements(versuschoixd unzonageouidentificationparélève) La définition du périmètre de bénéficiaires de la politique d éducation prioritaire a oscillé entreunedémarchereposantsurunchoixdezonesetunedémarchereposantsurunchoix d établissements (via, notamment, une logique de réseau permettant d associer écoles, collèges et le cas échéant lycées). Depuis la fin des années 1990, c est l approche «par établissement» qui a été dominante, après 1981 où la logique fut une logique de zone et 41
42 Recommandations 1990 où l adéquation des zones d éducation prioritaires aux quartiers en développement socialdequartier(dsq)reposaitencoresurceprinciped unzonage. Unmodèleàl élèveconsisteraitàdistribuerlesmoyensenprenantstrictementencomptela répartitionexactedesélèvesdanslesécolesetcollèges,chaqueélèveapportantunecertaine quantitédemoyensenfonctiondesescaractéristiquessociales:unélèvefavoriséapporterait moinsdemoyensqu unélèvedeclassesmoyennesquiluimêmeenapporteraitmoinsqu un élève défavorisé. Nous avons écarté ce schéma car il faudrait pour le mettre en œuvre disposerdedonnéesdontlafiabilitésoitindiscutable,cequinécessiteraitpréalablementde construireunsystèmed informationquidépendemoinsdudéclaratif,cequipeutprésenter desdifficultésvisàvisdesrèglesdeconfidentialitédecertainesinformations. Les logiques de zonages qui président aujourd hui à la politique de la ville avec les zones urbainessensiblesontétémisesenœuvreàl originedeszep.ellesontmontréleurslimites dufaitquedèslorsqu onadéterminéunpérimètreonretientcequiestdedansetnoncequi estdehors.ainsiuncollègequiestenbordureextérieured unquartierauxdifficultéssociales avérées ne seraitil pas pris en compte alors même qu il scolariserait des élèves issus du quartiervoisin. L équiped évaluationaestiméqueladifficultésocialepouvaitêtreplusprécisémentpriseen compteparuneméthodereposantsurlechoixdesétablissementsetdesécoles(aumoyen des caractéristiques des élèves des établissements, de la population du quartier d implantationdesécolesetdesfluxentreécolesetcollèges). Recommandationn 4:Maintenirlechoixdesbénéficiairesenfonctiondeladifficultésocio économiquemaiscroiserlesindicateursetêtredavantagetransparent L analysedelacarteactuelledel éducationprioritairemontrequelescritèresquiontfondé historiquementlechoixdesétablissementsontétémultiples,diversselonlesterritoires,et probablementcomplétéspardesconsidérationsautresquestrictementsocioéconomiqueset scolaires. Ce résultat est peu surprenant lorsqu on sait que la géographie de l éducation prioritairerésulted unempilementdelabels,dontlescritèresfurentchoisisparfoisparune seuleentité(l administrationcentrale)ouparfoislaissésàl autonomiedesrecteurs.uneliste nationaleaprésidéauxchoixpourlesétablissementslesplusdifficiles(rar,eclair)alorsque les établissements du «2 ème cercle» (RRS) étaient le fruit d une décision académique. Une telle articulation a généré des divergences non négligeables dans les politiques locales: chaquedirectionacadémiqueaétablisescritèrespourdéfinirlepérimètredesesrrs.une grandediversitédeméthodes,baséetantsurdesdonnéesstatistiquesdel INSEEquesurdes donnéesproduitesàpartirdesdonnéesdesétablissements,marquelagéographieactuellede l éducationprioritaire. 42
43 Recommandations En pratique, la révision de la carte à la baisse a été minime. A l inverse, la géographie de l éducation prioritaire a connu une inflation très importante (en particulier en 1990 et en 1998). La politique menée n a jamais intégré les modalités de déclassement d un établissement ne répondant plus aux critères affichés. La carte actuelle apparaît inadaptée pourcertainsétablissementsouréseaux:siellerestedansl ensemblepertinenteencequi concerne les établissements les plus difficiles, ce n est pas le cas pour les établissements affichantdesdonnéesplusfavorablesquelamoyennedusystèmeéducatif. Enconséquencedecesobservations,l équiped appuirecommandedonclesactions suivantes: Maintenirlechoixdesbénéficiairesenfonctiondeleursituationsocioéconomiquemais préciserlesindicateurschoisis.identifierlesbénéficiairesenfonctiondeleurdifficulté scolaireseraitunchoixincohérentavecl objectifstratégiquedelapolitiqued éducation prioritaire. L objectif est bien de lutter contre les inégalités sociales qui ont un effet négatifsurlaréussitescolaire.plusconcrètement:uneécolequiréussitàaméliorerles résultatsd élèvestrèsdéfavorisésdoitêtremaintenuedansl éducationprioritaire,car chaque cohorte d élèves arrivants présente potentiellement les mêmes difficultés. En revanche, il ne faut prendre en compte que les indicateurs socioéconomiques effectivement corrélés avec la réussite scolaire. Cela peut amener un écart de perceptiond unmêmequartieraveclapolitiquedelavillequineprendencompteque lecritèrederevenudesménagesquiestmoinsbiencorréléàlaréussitescolairequeles critèresdespcsoudesboursiers. Procéder à une harmonisation et objectivation de ces critères de choix des bénéficiaires, par souci d équité entre les académies et les établissements et de cohérencedelapolitique.plusconcrètement,danslecadreduprojetd évaluationmap de la politique d éducation prioritaire a été produit conjointement par la DEPP et l équipeprojetunindicesynthétiquededifficultésocialepourle2nddegré.cetindicea étéconstruitsurlabasedesdonnéesdisponiblesauseinduministèreetpermettantde caractériserlapopulationaccueilliedanslescollèges.ilestbasésurquatrecritèresqui apparaissent comme les plus fortement corrélés à la réussite scolaire, cette dernière étantmesuréeparlanotemoyenneauxépreuvesécritesdudnb.cesquatrecritères sont:letauxdepcsdéfavorisées,letauxdeboursiers,letauxd élèvesrésidantenzus etletauxderetardàl entréeensixième.cetindicepermetdeclasserlescollègessur une échelle de la difficulté sociale et sert de base objective à l identification des bénéficiaires. Cependant, cette première identification devrait être complétée par la connaissance du contextelocal;eneffet,uneméthodebaséestrictementsurl indiceseheurteàl imparfaite fiabilitédesdonnéesdisponibles.lenationalproposantunepremièrelisted établissements 43
44 Recommandations auxrecteursbaséesurl indice,pourdiscussionetmodificationparcesderniersenfonctionde leurconnaissancedesréseauxetdescontexteslocaux. Pourlesécoles,lerattachementautomatiqueaucollègedevraitêtreévité,maislemanquede donnéesrendplusdélicateuneméthodologiesimilaireàcelledu2 nd degrédécriteplushaut. Lepremiercritèredechoixdesécolesestlapartd élèvesquel écoleadresseaucollège.il s agitquecettepartsoitsuffisantepourqueletravailenréseauaitdusens.ilestproposéen complément un second critère reposant sur des indicateurs qui pourront être mis à la dispositiondesacadémies,selondeuxpistes:ladescriptionducontextesocialetscolaireà l aidedesdonnéesrelativesauxpcsdesentrantsensixièmerapportésàl écoled origine,etla récupération de données socio économiques de l INSEE sur le quartier (l IRIS paraît le meilleurniveaudedécoupagepossible)oùl écoleasonadresse. Recommandation n 5: Différencier l intervention en fonction de l intensité des difficultés et engageruneréflexionsurlaquestiondeslycées Lestravauxd évaluationontétablileconstatquelesmoyenssontrépartissurunpérimètre large mais que certains établissements en situations difficiles sont peu pris en compte. Par ailleurs,ilexistepeudedifférenciationentrelesétablissementslesplusdifficilesauxvusdes critères retenus et certains établissements relativement favorisés. Ainsi, il est proposé de renforcer l action publique dans les territoires affichant les plus fortes concentrations de difficultés: Lesétablissementsetécolesdontlespopulationssontlesplusendifficultésurleplan socioéconomique(identifiésàl aidedel indicesocialévoquédanslarecommandation précédente, regroupéssous l étiquette «Réseaux d éducation prioritaire +» ou REP+) seraient encouragés à entrer dans une démarche d adhésion à un «référentiel» de pratiquespédagogiquesfavorisantlaréussitedesélèves(cepointseradétailléciaprès). Ces établissements bénéficieraient de ressources supplémentaires, d un accompagnement et de moyens significatifs pour le temps de travail collectif, la formation,l accompagnementetdesmesuresrhspécifiquesentermesd affectation. Pour garantir la pérennité des projets pédagogiques, une contractualisation avec ces établissementsrep+fourniraitauxéquipesunevisibilitépluriannuellesurleursmoyens. Lesautresréseauxdel éducationprioritaire(rep)bénéficieraientdemoyensajustésen fonction des niveaux de difficulté: tout le périmètre de l éducation prioritaire continueraitdebénéficierenprioritédesmoyensnouveaux:«plusdemaîtresquede classes»,scolarisationdesmoinsdetroisans,accompagnementetformation,etc. Le périmètre REP+ regrouperait environ 350 établissements, tandis que le périmètre REP porteraitsurunpérimètrelargementsupérieur. 44
45 Recommandations Lapolitiqued éducationprioritaireestunepolitiquepréventivequidoitêtreréservéeausocle commun.c estunepolitiquederéseaulocalquiregroupeécolesetcollège.leslycéesdont l aire de recrutement est le plus souvent beaucoup plus large, notamment les lycées professionnels,relèventd uneautrepolitique.enoutrelalogiquedebac 3àBac+3doit organiserleurplacedanslesystèmedésormaisetlesbassinsdeformationrépondentmieux auxbesoinsdesynergiesdeslycéesquelesréseauxlocauxrepliéssurunquartier.c estparle travailenbassinqueleslycéespeuventrenforcerleursliensaveclemondeprofessionnelet aveclepostbaccalauréat. Laquestiondeslycéesdoitdonnerlieuàuneréflexionplusapprofondiequantàleurlienavec la politique de l éducation prioritaire: en effet leurs aires de recrutement ne sont pas de mêmeétenduequecelleducollège.aussionnepeutenvisager,pourlaplupartdeslycées,un projet de même nature que celui du réseau école collège dans le cadre d une politique fortementliéeàl environnementproche.celanesignifiepaspourautantquecertainslycées nedoiventpasresterprioritairesparrapportàd autresselonunelogiquedeprogressivitéen fonction des publics accueillis. Cela n empêche pas que la première visée pour les lycées générauxettechnologiquesdoitêtreprioritairementcelledelamixitésociale. Recommandation n 6: Revoir, à fréquence régulière, et sur ces indicateurs objectifs et transparents,lagéographiedel éducationprioritaire Audelàd uneméthodologiepluscohérenteettransparentedechoixdesbénéficiaires,seule une révision effective à fréquence régulière permettra d empêcher une extension du périmètredesbénéficiairesetunegéographiedevenantmoins«juste»aufildesannées.il estdoncpréconisé Une révision de la carte tous les 4 ans environ, sur la base de critères objectifs et communiquésdefaçontransparente,uneduréede4anspermetdeprendreencompte leséventuellesévolutionsdelacompositionsocioéconomiquedesétablissements.une fréquencepluscourteneseraitpaspluspertinente,etauraitl inconvénientd exercer unepressiontropfortesurlesétablissements. Undialogueetunaccompagnementrenforcésauniveauacadémiquepourlessortieset lesentrées Les éventuelles «sorties» de la carte doivent être anticipées et explicitées, dans le cadre du dialogue de contractualisation et de l accompagnement par les corps d inspection.parailleurs,l impactd unesortiedelacartedel éducationprioritairedoit être relativisée, notamment par l existence du mécanisme de progressivité dans l allocation des moyens (explicité ciaprès) : une sortie de la carte de l éducation prioritaire ne signifierait en aucun cas une suppression ni une diminution brutale de l ensembledes moyens. Au titre de la progressivité, la dotation horaire globale devra prendreencompteleniveaudedifficultéduréseau,qu ilsoitounondanslacartede 45
46 Refondation de la politique de l'éducation prioritaire - Rapport final de l évaluation Recommandations l éducation prioritaire. Concernant les moyens spécifiques relevant de l éducation prioritaire,la«sortie»doitsefairedemanièreprogressiveafind assurerunepériode detransition:diminutionprogressivedel accompagnementetdelaformation,sortie«ensifflet»durégimeindemnitairesurunepériodedonnéeafindenepasmettreen difficultélespersonnels. Afficher de manière transparente la méthodologie de choix des établissements.la publication des critères de choix semble en effet une condition nécessaire pour une révision effective de la carte. Cette transparence permettrait également de limiter l influencedecritèresautresquelasituationsocioéconomiquedesétablissements.le prérequisdecettetransparenceestuneméthodologielamoinscontestablepossible, fondéesurlesindicateursobjectifsetfiablesdontonaparlé.enrevanche,lapublication large du classement des établissements n est pas recommandée, afin d éviter autant quepossibledeseffetsdestigmatisation. 3. Revoirl allocationdesmoyenspouruneplusgrandepriseencomptedeladifficulté sociale et pour une plus grande progressivité, au sein et en dehors de l éducation prioritaire La méthode d allocation des moyens aux établissements doit s analyser en fonction des différentséchelons: Auniveaunational,l administrationcentraleallouelesmoyensauxacadémiesselonuneclé de répartition multicritères (Ruralité, effectifs d élèves, offre d enseignement, difficulté sociale ).Cettecléestdifférenteselonle1eretle2nddegré.Dansleseconddegré,laprise en compte de la situation socioéconomique se fait seulement à travers le nombre d établissementsclassésenéducationprioritaire:soitunétablissementestenepsoitilne l est pas. Dans le premier degré, la clé de répartition intègre un critère social: les établissementssontclassésen3niveauxdedifficultésociale. Puis,auxniveauxacadémiqueetdépartemental,lesrecteurs,puislesdépartementsallouent les moyens aux établissements selon leurs propres clés de répartition. Au final, sur le territoire,iln yadoncpasdeméthodeuniquederépartitiondesmoyensauxétablissements, nid approcheuniquedepriseencomptedeladifficultésociale. Quellessontlesconséquencesdecespratiquessurlesdotationsdesétablissements? L analyse factuelle des dotations horaires en fonction de la difficulté sociale montre, touteschoses(taille,structureetc..)égalesparailleurs,unerelativeprogressivitédes moyens en fonction de la difficulté des établissements même si des incohérences persistentcommeonpeutlevoirsurlegraphiquecidessousquimontrequ àquantité depcsdéfavoriséeségalesdansdesétablissementsdetaillesidentiques,leh/evarie beaucoup selon les académies même s agissant d établissements ECLAIR. 46
47 Recommandations Figure2:Ratioheures/élèvesenfonctiondutauxdePCS défavorisées.sourcedepp Collègesaccueillant 300à400élèves 1,9 H/E hors SEGPA ,8 1,7 1 01,6 2 A P1,5 E G rss 1,4 o 1,3 / E h H 1,2 HORSEP ECLAIR RRS 1, TauxdePCSdéfavorisées2012(%) Actuellementonconstatedanslesécoles:22.1élèvesparclasseenECLAIR,22.3enRRS et 23.8 hors EP. Dans les collèges 20.4 en ECLAIR, 21.5 en RRS et 24.7 hors EP. En revanche,certainsdépartementssontplusprogressifsquelesautres. Siilyabienunerelativeprogressivité,lapriseencomptedeladifficultédanslesystème d allocationestrelativementmodérée,commelacourdescomptesetl OCDEontpule constater. En conséquence, les écarts de moyens entre éducation prioritaire et hors éducation prioritaire sont relativement faibles, surtout dans le premier degré notammentdufaitquel écoleruralefrançaiseauncoûtimportantliéàladispersion desmoyens.cedernierpointestd autantpluspréoccupantquelafranceajusqu ici sous investi sur le primaire si l on en croit les comparaisons internationales. Cela s explique en partie par la formule d allocation des moyens : le critère de la difficultésociale ne pèse pas suffisamment par rapport à d autres critères de répartition(offred enseignement,ruralité,etc.). Recommandation n 7: Prendre en compte de façon plus importante la difficulté socio économiquedanslaméthodologied allocationdesmoyens:«donnerplusàceuxquiontle moins» Pour aller dans le sens des recommandations de la Cour des Comptes et de l OCDE, il est préconiséd accorderdavantagedepoidsaucritèredeladifficultésocialedansl allocationdes moyens,notammentdanslepremierdegré,auseindel éducationprioritaireetendehors.ce 47
48 Recommandations surcroit de moyens en direction des élèves moins favorisés, à condition d être des moyens efficacement pilotés,semble un investissement indispensable pour améliorer la réussite globale du système éducatif français. Les comparaisons internationales montrent que la France investit relativement peu dans l éducation des élèves défavorisés, et elles montrent aussiquec estlepaysoùlesélèveslesplusdéfavoriséssontceuxquiontlesrésultatslesplus faibles. Ilfautnoterquecelaposeunbesoind arbitragepolitiquedélicat:enaugmentantlapriseen comptedeladifficulté,ilfautdiminuerlepoidsd autresfacteursintervenantactuellement dansl allocationdesmoyens(offred enseignementnotammentenlycéeettraitementdela ruralité). Dans un contexte de budget contraint, cela impose par ailleurs une décision de baisse des moyens sur des établissements plus favorisés. On voit bien que le système d allocation des moyens qui reposerait uniquement sur les données sociales risquerait d entrerencontradictionavecl obligationdeservicepublicenmilieurural,montagnardou ultramarin.aussileséquilibresnouveauxnepourrontilssetrouverqueprogressivement. 4. Réaffirmer l objectif stratégique de l éducation prioritaire et placer la pédagogie et l éducatifaucœurdesobjectifsopérationnels Recommandationn 8:Réaffirmeretrepréciserl objectifstratégiquederéductiondesécarts deréussitescolaire L objectifderéductiondesécartsderéussitescolaireestàl originedelapolitiqued éducation prioritaire.aujourd hui,cetobjectifhistoriquederéductiondesécartsderéussitescolaireest réaffirmécommel objectifstratégiquedelarefondationdel éducationprioritaireparlaloide larefondationdu8juillet2013. Encomplémentdel objectifhistorique,laloidelarefondationaajoutéunobjectifquantitatif visantàréduireàmoinsde10%enfindecm2lesécartsdemaîtrisedescompétencesentre lesélèvesdel éducationprioritaireetlesautres. Cet objectif est clair, et est ambitieux sans être inatteignable dans la mesure où les écarts actuels sont, pour les réseaux les plus en difficulté sociale (ECLAIR, ex RAR) de 19,5% en Français et de 26 % en mathématiques. Il est mesurable, car il repose sur des indicateurs existants (les enquêtes sur la maitrise des compétences de base en fin de CM2 et de troisième).enrevanche,latemporalitéestabsentedecetobjectif:ilestpréconisé,pourle pilotageetlacommunication,d yajouterunedurée:5ansparaîtunobjectifambitieux,sans êtredéraisonnable. 48
49 Recommandations Recommandation n 9: Repréciser les objectifs opérationnels et mettre la pédagogie et l éducatifaucœurdelarefondationdel éducationprioritaire Depuis1981,desobjectifsopérationnels(pédagogique,éducatif)ontétéproposésaufildes textesrelatifsàl éducationprioritaire.ilsontétédivers,sansêtrevéritablementmaintenus, formalisés,nisuividansleurmiseenœuvre. Or, si les travaux de recherche sont aujourd hui unanimes sur quelques grands principes d action efficaces pour améliorer les résultats des élèves, les études sur les pratiques pédagogiques et éducatives françaises montrent que certains de ces grands principes sont insuffisammentappliqués(bienveillance,enseignementdescompétencesquel écolerequiert, explicitation des consignes etc). Afin de guider les acteurs de l éducation prioritaire à atteindrel objectifderéductiondesécartsderéussite,ilestpréconiséderepréciserentant qu objectifs opérationnels, ces grands principes d actions reconnus comme efficaces. La pédagogieetl éducatifdoiventêtreaucœurdecesobjectifs. LetravailconduitauseindesgroupesdetravailpilotésparlaDGESCOetl inspectiongénérale, l analysedelarecherche,etlasynthèsedesassisesontpermisd identifierunelisted objectifs opérationnelspossibles. L équiped évaluationpréconiselamiseenplaced uneprioritédonnéeàl objectif«garantir l acquisitiondu"lire,écrire,parler"danstouteslesmatièresd enseignement».lebutestde faireeffectuerparlesélèvesunvraitravailsurl oraletl écrit,etd entraînerlagraphieetles automatismesquilibèrentdel espaceenmémoiredetravail.celaimpliqued accompagner les enseignants dans la définition de gestes robustes permettant de travailler ces compétencestoutenmaîtrisantlesautresdimensionsducours(tenuedeclasse,respectdes programmes),etaugmenterlasouplessedansl organisationpédagogiquepourpermettrela constitution de groupes restreints ou la mise en place de co interventions pour faciliter la verbalisationparlesélèves. Il paraît souhaitable d établir également un objectif d un «enseignement plus explicite des compétencesquel écolerequiertmaisn enseignepastoujours»commeprioritédontlebut seraitdedavantageexplicitercequiestattendudel élèveetlesensdutravailàréaliser,et ainsid assurerunemeilleurecompréhensionetmémorisationdesenseignements.pourcelail faudraitformerlesenseignantsetmettreàleurdispositiondesressourcesenligne. Ilconviendraitdefixerl objectif«conforteruneécolebienveillante,exigeanteetouverteaux parents et aux partenaires» comme autre priorité de la refondation. Cet objectif vise à encourager et valoriser l élève dans ses apprentissages sans jamais abaisser le niveau d exigence, à accroître l intérêt des élèves par une pédagogie qui engage fortement son activitéintellectuelle,àcombattrel échecenagissantsurlespréjugés,etàchercheràmieux connaîtrelesdifficultésrencontréesparlesélèves.ilseraitégalementsouhaitabled impliquer 49
50 Recommandations davantage les parents dans le suivi de la scolarité de leurs enfants, notamment au second degré,etderenforcerl ouvertureauxpartenairesdel Educationnationale. Surdessujetsorganisationnels,ilestpréconiséd affichercommepriorités:lerenforcement dutravailcollectif,dupilotage,del accompagnementetlaformationdespersonnels. Recommandationn 10:Déclinerdesobjectifsopérationnelspertinentsdansunréférentielde pratiquesbienidentifiéesquiservederéférencepourlesréseauxenmatièredepédagogieet d éducation L expériencedeslycéesdesmétiersetl étudederéformesd éducationmenéesàl étranger indiquent que la formalisation de ces objectifs opérationnels ou principes d actions en un document «cadre» permet de mieux accompagner les équipes dans l évolution de leur pratiques.lesdébatsdesassisesmontrentque,silesenseignantssontattachésàleurliberté pédagogique,leséquipessontégalementenattented unappuipédagogiqueplusimportant etderéférencesquileurpermettentdenepastoujoursréinventer. L équipe d évaluation propose pour la refondation de l éducation prioritaire une rupture méthodologiqueparlacréationd unréférentiel.ceréférentielauraitpourbuts: 1) de formuler des priorités pédagogiques et éducatives communes à toute l éducation prioritaire,fixantainsiuncadrederéférencespourleséquipes 2) de recenser les pratiques pédagogiques et éducatives observées sur le terrain considéréescommelesplusefficacespourlaréussitedesélèvesauvudestravauxdela recherche,despratiquesdesréseauxetdescomparaisonsinternationales 3) delesgénéraliser. Les différentes rubriques seraient sélectionnées en collaboration avec les enseignants et personnels de l éducation prioritaire. Le référentiel serait complété par des fiches repères donnant en illustration les exemples des réussites de réseaux ayant mené la mesure avec succès. Unaccompagnementestimpératifpourassurerunebonnecompréhensionduréférentielet organiser sa mise en place avec les acteurs concernés (corps d inspection, experts, formateurs,etc.). Recommandationn 11:Adapterdesobjectifsàladiversitédessituationsrencontréesdansles territoires, l éducation prioritaire se déclinant en fonction de la diversité des réalités académiquesvoiredépartementales(outremer,urbain,rural) Lapolitiqued éducationprioritairedoits adaptersurleterrainenfonctiondeladiversitédes situations et des territoires rencontrés : centres villes anciens dégradés, banlieues, zones ruralesisolées,difficultéssocioéconomiquesgénéraliséesdanslesdomtom. 50
51 Refondation de la politique de l'éducation prioritaire - Rapport final de l évaluation Recommandations Enmilieuurbain,l éducationprioritairenepeutêtreexactementlamêmedansdesterritoires etdansdesvillesoùlesécolesetcollègeslesplusendifficultécôtoientdesécolesetcollèges favorisés car les effets de concurrence entre établissements interviennent et doivent faire l objet d un travail spécifique. De plus, la politique d éducation prioritaire en milieu urbain doitêtrearticuléeaveclapolitiquedelaville. Lesétablissementsrurauxpeuventconnaîtredesproblématiquesspécifiquesd isolement,de difficulté de transports, d accès aux activités culturelles. Il y a donc lieu de procéder à des adaptationsdel éducationprioritaireaumilieururaletpériurbainquiprennentencompte cesaspects. Enfin,lesDOMTOMsontcaractérisésparuneproblématiqueplusgénéraledecontextesocial et économique très défavorisé, notamment à Mayotte et en Guyane où les problèmes scolaires sont décuplés. Il conviendrait donc d adapter la politique d éducation prioritaire localementsurl analysequelesacteursfontdeleursituationetdéfinirdesobjectifsadaptés enconséquence. 5. Renforcerdesorganisationspédagogiquesetéducativesreconnuescommeefficaces pourlaréussitescolairedesélèves,surtoutcelledesélèvesdéfavorisés Audelà du seul accompagnement vers les pratiques efficaces que représenterait ce référentiel,leministèrepeutfinanceretpiloterlamiseenplaced organisationspédagogiques reconnuespourleurefficacitéquantàlaréussitescolairedesélèves,enparticulierissusde milieuxdéfavorisés. Recommandationn 12:Renforcerlascolarisationdesmoinsde3ans La scolarisation des enfants de moins de trois ans est un moyen efficace pour favoriser la réussitescolaire,enparticulierlorsque,pourdesraisonssociales,culturellesoulinguistiques, la famille est éloignée de la culture scolaire. Le rapport Equité et Qualité dans l éducation (OCDE, 2012), s appuyant sur de nombreux travaux de recherches, identifiait la pré scolarisationcommeayantunimpactpositifsignificatifdanslaréductiondesinégalités.par ailleurs,lerapportdel IGENsurl éducationprioritaire(1997)identifiaitdéjàlascolarisationà deuxanscommeundéterminantpuissantdelaréussitedesélèvesenéducationprioritaire. L équiped évaluationpréconisederenforcerlascolarisationdesenfantsdemoinsdetroisans danstouteslesécolesenéducationprioritaire.cettepolitiquedéjàinitiéeen2012doitêtre poursuiviedansladuréeaveclesoucidelaqualitédel accueildecesécoliers. Cettemesuresetraduitparuneorganisationdesactivitésetdesrythmesspécifiquespources jeunesenfantsetunprojetparticulier,inscritdansleprojetd'école.lasimplemiseenplace 51
52 Recommandations d un accueil ne suffit pas pour améliorer le taux de scolarisation: afin que les familles inscriventleursenfants,lacommunicationaveclesparentsdoitêtredéveloppée,ainsiqu une coordinationaveclesservicesdelapetiteenfancegérésparlescollectivitésterritoriales. Recommandation n 13: Garantir un temps effectif d enseignement en priorisant le remplacementenéducationprioritaire L importance du respect du temps effectif d enseignement est soulevée par de nombreux travaux scientifiques, ainsi que par les éclairages apportés par les comparaisons internationales.lesétudesdel INRP(«Rythmesscolaires:pourunedynamiquenouvelledes tempséducatifs»,2011)démontrentl efficacitéd unejournéecontinuepourlesélèvesissus demilieuxdéfavorisés,danslamesureoùlanatureetlaqualitédesactivitésextrascolaires pratiquéeshorsdel écoleconditionnentfortementleschancesderéussitescolaire. Oraujourd hui,cetempsd enseignementestmenacé:lesabsencesdesprofesseursdu2 nd degrésontplusnombreusesenéducationprioritaire,letempsd enseignementenclasseest parfoisréduitdufaitd unclimatscolaireperturbé. Par ailleurs, il conviendrait de renforcer les dispositifs qui permettent que les élèves d éducationprioritairefassentletravailquileurestdonnécommetravailàlamaisondansdes conditionssatisfaisantesdansl écoleoul établissementoudansdesdispositifsd accueilad hoc. Recommandationn 14:Eviterleredoublement Leredoublementdanslesystèmeéducatiffrançaisestmarquéparunegrandehétérogénéité de pratiques. Le recours au redoublement connaît un ralentissementsignificatif,mais reste profondémentancrédanslesystèmeéducatiffrançais(unrapportdel OCDEpubliéen2008 relèvequelafrancecompte38%deredoublantsà15ans,pourunemoyennede13,4%dans lespaysmembres). Diverses instances se sont prononcées sur ce sujet, prônant fréquemment une détection précocedesdifficultésetunsoutienrenforcéauxélèvesconcernés,plutôtquelerecoursau redoublement.ainsi,lehautconseilàl Education(HCE),dansunavisde2008,rappelantque «faire redoubler un élève en cours de cycle est contraire à la notion même de cycle», recommande de «proscrire le redoublement en fin de CP, de CE2 et de CM1. Quant au redoublement en fin de cycle, il devrait n être prononcé qu en dernier recours». Le HCE a égalementpubliéundocumentreprenantlesanalysesscientifiquesmenéessurlesujet:«les apportsdelarecherchesurl impactduredoublementcommemoyendetraiterlesdifficultés scolairesaucoursdelascolaritéobligatoire»(2004).ilenressortque«leredoublementne répondpasauxobjectifsqu ilestcenséatteindre,sesdécisionssontinjustesetilestcoûteux». 52
53 Recommandations La DEPP, dans un rapport publié en 2004 («Le redoublement au cours de la scolarité obligatoire:nouvellesanalyses,mêmesconstats»),aapportésonéclairagesurlesujet.au terme de ce document, «si les études conduites sur les panels d élèves montrent que le redoublement en 3ème ou en lycée est, en général, bénéfique puisqu il permet à l élève de comblerseslacunesetdesuivrel orientationdesonchoix,iln enestpasdemêmeenprimaire et dans les premières années du collège où le redoublement permet rarement à l élève de progresser». Considérant qu en éducation prioritaire la pratique du redoublement est plus développée qu ailleurs, l équipe d évaluation préconise, ainsi, de promouvoir les initiatives tendant à limiterlapratiqueduredoublement,àlafaveurdelamiseenplaced unaccompagnementet d uneattentionaccrusàl égarddesélèvesprésentantdesdifficultésscolaires(enparticulier, des difficultés précoces). Les professionnels de l éducation prioritaire doivent soutenir un effortparticulierquantausuividesélèves,aubonfonctionnementdesconseilsdecycle,au dialogueaveclesfamillesetàlabonnearticulationaveclesdispositifsexistants.leconseil écolecollègeaàcetégardunrôleimportantàjouerenéducationprioritaire. Recommandationn 15:Renforcerletravailaveclesparents Lesélèvesd originepopulaireapparaissentplussensiblesqueleurscondisciplesaumodede fonctionnement de leur collège, en particulier en ce qui concerne la qualité des relations nouéesavecleursparents(noted informationdepp,août1997,conditionsetinégalitésdu bienêtre des élèves au début du collège). L OCDE (2012) souligne l importance de l effet «parents» dans la performance des élèves, à travers leur ambition et leur soutien à leurs enfants. La question des relations entre l Ecole et les parents, à la croisée de plusieurs politiques ministérielles (Education nationale, Famille, Politique de la Ville, Intérieur), est un sujet primordial de la politique d éducation prioritaire. De nombreux dispositifs ont été mis en placeaucoursdesdernièresannées:«mallettedesparents»,«ouvrirl écoleauxparents pourréussirl intégration»,contratslocauxd accompagnementàlascolarité(clas),réseaux d écoute,d appuietd accompagnementdesparents(reaap).silaparticipationdesparentsà l actionéducativeestdéterminantedanslaréussitedesélèves,notammentlesplusfragiles, l Ecole doit également se mobiliser à leurs côtés pour combattre l accroissement des inégalités liées aux origines sociales, territoriales ou culturelles, en complément des transformationsprofondesprévuesparlaloiderefondationdel école. Le Ministère de l Education nationale et le Ministère délégué à la Réussite éducative ont publiéunecirculaireintitulée«renforcerlacoopérationentrelesparentsetl Ecoledansles territoires» le 17 octobre Ce texte appelle à une coopération renforcée avec les 53
54 Recommandations parents,particulièrementceuxquisontlepluséloignésdel institutionscolaire.troisleviers d actionssontprivilégiésparlacirculaire: - rendreeffectifslesdroitsd informationetd expressiondesparents,enprenantappuisur l approfondissement du dialogue avec les équipes éducatives, fondé sur le respect mutuel; - construire de nouvelles modalités de coopération avec les parents pour une école plus accueillantedansuneperspectivedecoéducation; - développer des actions d accompagnement à la parentalité à partir d un diagnostic partagé avec l ensemble des partenaires, dans le cadre des projets d école et d établissementainsiquedesprojetséducatifsterritoriaux. L équipe d évaluation suggère le renforcement des dispositifs existants (évoqués précédemment);ilsnesontpasencoreassezconnusetleurcouvertureterritorialeestencore trèsinégale.ilestpréconisé,parailleurs,d aménagerun«lieud accueildesparents»,espace principalement dédié aux rencontres individuelles et collectives; cela faciliterait la participationdesparents,leséchangesetlaconvivialité.cesrencontresseraientorganisées par l école ou l établissement, ou à l initiative des parents, ou de leurs représentants. Des actionsetprojetscollectifs,enlienavecleprojetd écoleoud établissement,pourraientêtre proposésdansceslieuxparlesparentsd élèves,leursreprésentantsetlesassociations,les équipes éducatives ou des partenaires. Enfin, il convient d insister sur la nécessité de professionnaliserlarelationaveclesparents,enintégrantcettethématiquedanslaformation initiale et la formation continue. Ces préconisations s inscrivent en droite ligne avec les prioritésénoncéesparlacirculairedu17octobre2013. Recommandationn 16:Mieuxprendreenchargelasantédesélèves Lediagnosticmontraitunesantéetunéquilibrepsychologiqueplusfragilespourlesélèves d éducation prioritaire comparé aux autres élèves. La réussite scolaire en est affectée (difficultésdelecture,absences,difficultésdeconcentration..).enoutreunerécenteétudede la DEPP montre que l éducation à la santé est moins pratiquée en éducation prioritaire qu ailleurs. L équiped évaluationpréconisedoncl affectationsupplémentairedepersonnelsocialetde santé pour tous les réseaux de l éducation prioritaire, afin de garantir une prise en charge effectivedesquestionssocialesetdesantésurtoutelascolaritéobligatoire.lesmissionsdes infirmières étant principalement axées sur la prévention, une présence supplémentaire permettrait d évaluer plus précocement les besoins des élèves les plus en difficulté et de mettreenœuvreplusrapidementlesmesuresadaptéesenmobilisantdesressourcesinternes et/ouleréseaudespartenaires.enoutre,celapermettraitledéveloppementd unevéritable éducationàlasanté.l interventiond assistantssociauxscolairesdanslepremierdegréserait également de nature à favoriser une meilleure cohérence de travail entre l école et les 54
55 Recommandations personnelssociauxdescollectivitésterritoriales,lacontinuitédutravailsocialentrel écoleet lecollègepourraitaussiêtredéveloppéecommecellerelativeauxquestionsdesanté. 6. Développer le travail collectif au sein du réseau : le travail en équipe, consolider le travailinterdegrés,mieuxtravailleraveclespartenaires Recommandationn 17:Renforcer,mieuxcadreretaccompagnerletravailenéquipe Le rapport de diagnostic de juillet rappelait les bénéfices du travail en équipe des équipes pédagogiquesetéducatives:lacohérencedespratiquespédagogiquesauseinduréseauet d un niveau facilite les apprentissages des élèves. Le travail collectif permet également d améliorer les pratiques et le suivi des élèves, par la mise en œuvre de réflexions et de résolutionscollectivesdesproblèmes.letravailcollectifestl unedesthématiqueslesplus citéeslorsdelaconsultationdespersonnelsdel éducationprioritaire. Si il n existe pas d enquêtes précises sur le temps des enseignants passés à travailler en équipe,lesétudesplusqualitativesainsiquelesvisitesterrainssontunanimes:mêmesiles enseignantstravaillentplusenéquipeenéducationprioritaire,celarestetrèsvariableselon les établissements. La qualité du travail d équipe est en conséquence très diverse. Sur cet aspect,d autrespays,quiontdemeilleursrésultats,ontuneculturecollaborativeplusforte, avec des temps de travail en équipe importants, et en général mieux organisés et accompagnés. Ilestdoncpréconiséderenforcerletravaild équipeenepselonlesmodalitéssuivantes: Davantage de temps institué et organisé pour le travail en équipe: le modèle du premierdegré,quiinstaureunforfaitd heurespourletravailenéquipeestintéressant. C estlerôledudirecteurd écoleavecl appuidel IENd organisercetravailenéquipe danslepremierdegré.c estceluiduchefd établissementdansleseconddegré. Des objectifs clairs donnés au travail d équipe: il porte idéalement sur des problématiques disciplinaires (conception conjointe de programmations, d évaluations ), pluridisciplinaires, interdegrés (suivi d élèves, préparation de séquencespédagogiques,actionconjointerenforcéesurlecycledeconsolidation(cm1, CM2,6 ème ),travailcollectifsurlamaitrisedelalangue,ouencoresurlamiseenplace d organisationspédagogiquesnouvelles. Untempsaccompagné:lespersonnelsdevraientpouvoirbénéficieraucoursdestemps dédiésautravailenéquipedel accompagnementparlespairs,parlesformateursetpar les corps d inspection. Cet accompagnement pourrait être mobilisé au moment de la préparation, de la réalisation, ou encore de l évaluation de ces temps de travail. Le renforcement des missions de coordonnateur par niveau et par discipline, et de coordonnateurinterdegrésainsiquedeprofesseursd appuiauraitégalementvocation àfaciliterl organisationdutravailenéquipe. 55
56 Recommandations Quellequesoitl organisationretenue,letempsd enseignementdesélèvesdoitêtrepréservé. Recommandation n 18: Consolider le travail interdegré et conforter les missions de coordination En éducation prioritaire plus encore qu ailleurs, le travail interdegrés est essentiel afin d apporter les réponses adaptées aux besoins des élèves et d assurer la continuité des apprentissages. Les professeurs référents ou professeurs d appui mis en place dans le cadre des réseaux ambitionréussite(rar)en2006ontdonnésatisfaction.parailleurs,unrapportdel IGENa observéque«lafonctiondepréfetdesétudesestappréciéedanslesétablissements.lepréfet des études renforce l attention portée au parcours des élèves et favorise l optimisation des dispositifs multiples existants.» (Rapport IGEN «Élargissement du programme CLAIR au programmeeclair»,2011). Danscetteperspective,lesmissionsdecoordonnateurparniveau(remplaçantles«préfets desétudes»)etpardisciplinepourleseconddegré doiventêtremaintenuesoucréées danslesréseauxd éducationprioritaire,afindefaciliterletravailenéquipeetdemettreen place des organisations pédagogiques spécifiques, qui rompent avec la logique «un enseignant,uneclasse».cesmissionsdeliaisonfacilitentparailleurslesrelationsentrevie pédagogiqueetviescolaire. Ladynamiqueinterdegrésdoitégalementêtrerenforcéedanslecadredestagesderéseau, ainsi que dans les instances de pilotage transversales : conseil école/collèges, comité de pilotagederéseau.acetégard,lescoordonnateursdesréseauxdevrontavoirdeslettresde missionquipréciserontnotammentleurrôleconcernantl organisationdesrelationsentreles deuxdegrés. Recommandationn 19:Mieuxtravailleraveclespartenaires Unecoordinationétroiteaveclespartenairesdel Educationnationale(Collectivitéslocales, Etat,associations,..)permetdemieuxprendreenchargelesdifficultésdesélèvesainsique d améliorer le climat scolaire et le bienêtre des élèves. Or, un climat positif peut avoir un impactfortetsignificatifsurlesrésultatsetlebienêtredesélèvesissusdemilieudéfavorisés (GarciaPalomerandParedes,2010). Ainsi, au niveau national et académique, la coordination avec les partenaires devrait être renforcéeafind assurerlacomplémentaritédesdispositifsetunefocalisationdesmoyenssur les priorités communes, dans le cadre d une cohérence de l action publique en faveur de l éducation prioritaire. Les relations partenariales avec les collectivités et les associations prochesdel'écoleseraientdéveloppéesauseindescadrescommunsexistants,notamment: laconventionmenvilleetlepactepourlaréussiteéducative. 56
57 Recommandations Au niveau des réseaux, l implication des partenaires locaux (collectivités, associations, entreprises) devrait être encouragée, tant pour contribuer à la qualité du climat dans et à proximitédel école,quepourtrouverlesressourcespédagogiques(stages,découvertesde métiers dans le cadre du parcours d information, actions de prévention) ou financières (cofinancement de projets éducatifs) à même d améliorer les conditions de la scolarité. A cette fin, les missions de coordonnateurs de réseau, déchargés à cette fin,doivent être réaffirméesdansleurslettresdemissionafindepermettreunemeilleurecoordinationavec lespartenairesdeterrain,pourunemeilleurecohérenceentretempsscolaireetpériscolaire. Danslamêmeperspective,lesdirecteursdesécoleslesplusendifficultépourraientbénéficier de décharges renforcées afin de mieux pouvoir prendre en charge la relation avec les partenairesetaveclesparents. La coordination avec les partenaires doit pouvoir s appuyer sur des relations de confiance instaurées et entretenues sur la durée entre les partenaires, les pilotes du réseau et les équipes. Elle nécessite une bonne connaissance mutuelle des compétences et champs d actiondechacun,quipourraitêtredéveloppéedanslecadredetempsd échange(ausein ducomitédepilotagederéseauouencoreduconseild administrationducollège),voirede formationcommuns. Concernantla problématique spécifique de l amélioration du climat scolaire, les personnels pourraientêtresensibilisésàladétectiondelasouffrancedesélèves,àlapréventionetàla gestion des violences. En complément, les relations avec les représentants des forces de l ordre pourraient être institutionnalisés et des protocoles de gestion des menaces et des crisesmisenplaceouconfortéscarlaquestiondelasûretédesenvironnementsdetravailest aussiimportantepourassurerunbonclimatdetravail. Recommandationn 20:Accompagnerledispositif«plusdemaîtresquedeclasses»pourqu il permetteuneaméliorationdespratiques La mise en place de dispositifs «plus de maîtres que de classes» est une dimension importantedelaprioritédonnée,danslecadredelarefondationdel'école,àl'écoleprimaire etàlamaîtrisedescompétencesdebase.cedispositifreposesurl'affectationdansuneécole d'un maître supplémentaire. Cette dotation doit permettre la mise en place de nouvelles organisationspédagogiques,enprioritéauseinmêmedelaclasse.ildoitégalementfavoriser letravailcollectifdesenseignants. Touteslesécolesdel éducationprioritairedevraientêtrepourvuesàtermedecedispositif.il estindispensablequ ilsoitaccompagnéparlesformateursetlescorpsd inspectionafindele mettreenplaceselonlesmodalitéslesplusadaptéesàleurefficacitépourlesapprentissages desélèves.lesrepèresproposésparladgescoàcetégarddoiventêtrelargementdiffuséset misenpratique. 57
58 Recommandations 7. Renforcerl accompagnementdespersonnelsetlaformationcontinue Lafaiblessedelaformationcontinueetdel accompagnement,notammentparlespairs,aété miseenlumièreparl enquêtepisa. La recherche montre que l effet enseignant est primordial en milieu défavorisé et que la formation continue a des effets significatifs sur la performance des élèves sous certaines conditions: - qu ellesoitsignificativeenvolumed heures, - qu ellesoitélaboréedansunespritcollaboratif,interactif, - qu ellesoitenlienaveclarecherche, - qu ellen interfèrepasavecleserviced enseignement. Par ailleurs, la formation et l accompagnement contribuent indirectement à l objectif d attractivitéenéducationprioritaireencequ ilsaméliorentlesconditionsdetravailetfont de l éducation prioritaire une véritable étape de carrière où l enseignant peut renforcer significativementsescompétences. Unepolitiquenationaleetacadémiquededéveloppementderessourcespédagogiquesdoit doncêtremiseenplaceetuneoffredeformationcontinueetd accompagnementdoitêtre développéeetpilotéedansl ensembledel éducationprioritaire. Cette offre doit répondre aux besoins exprimés par les personnels, tout en s inscrivant en cohérence avec les pratiques pédagogiques et éducatives reconnues comme efficaces et intégréesdansleréférentieldespratiques. Afin d en assurer l effectivité et l efficacité, des moyens spécifiques doivent être mis à disposition des réseaux les plus en difficulté: jours de formation inscrits dans les plans de formation académiques et départementaux, moyens de remplacement, renforcement des ressourcesdeformationetd accompagnement. Recommandationn 21:Penserdesformesnouvellesd accompagnementetdeformationqui assurentlelienaveclarechercheetfavorisentdesgestesmétiersindispensables Commepartoutailleurs,ilestenpremierlieuindispensablequelesenseignantsmaîtrisentles contenusdisciplinaires.encomplément,lesspécificitésdel éducationprioritairenécessitent dedévelopperunemeilleurecompréhensiondesdifficultésdesélèvesetdesgestesmétiers spécifiques. Ainsi, la formation continue en éducation prioritaire doit permettre aux enseignants de travaillerenréseau,enlienaveclesparentsetaveclespartenaires,etdemettreenœuvreles pratiquespédagogiquesetéducativeslesplusadaptéesauxbesoins spécifiquesdesélèves, telles qu elles doivent notamment être présentées dans le référentiel. Afin d assurer 58
59 Recommandations l attractivitéetlaqualitédelaformationcontinue,ilparaîtenoutrenécessaired imaginerdes parcours de formation et d accompagnement combinant des modalités complémentaires, propresàassurerunvéritable«suivipostformation»:accompagnementinsitu,échanges, dissémination (apprendre les uns des autres), apports de la recherche, ressources numériques,etc. Recommandationn 22:Mettreenplacedeséquipesdeformateursetconstituer(reconstituer danscertainscas)desmoyensderemplacement Les moyens, à la fois pour garantir l offre et la demande de formation continue, sont aujourd huilargementinsuffisants:manquedeformateurspraticiensdequalité,pénuriede ressourcederemplacement. Des centres de ressources pour l éducation prioritaire doivent donc être constitués (reconstituésdanscertainscas)danslesprincipalesacadémiesdel éducationprioritaire.ils pourraient s appuyer sur une équipe de formateurs du 1 er et du 2 nd degré, formés, partiellement déchargés afin de garder un lien avec la réalité du terrain. Le lien avec la recherche est indispensable. Les formateurs en question doivent présenter des profils exigeants,etcompétentssurplusieurstaches: faireconnaîtreleprescrit, aideràlireleréeletàproblématiserlesdifficultésprofessionnellesrencontréesparles formés,identifierlesdilemmesprofessionnels, partagerlesréférencesthéoriques,mettredesmotssurlessituationsetlesressentis, avec l appui des différents modèles explicatifs issus des savoirs de recherche (différentes branches de la psychologie, didactique, sociologie, analyse du travail, pédagogie ), proposerdesoutils,faireconnaîtrecequiexistedanslemétier,partagerlesressources, accompagnerdansladuréepourdévelopperlaconfiance,lepouvoird agirenprenant letempsd allersetretoursentrelaclasseetlegroupedeformation,soitenprésentiel soit en utilisant les modalités hybrides désormais possibles, en synchrone ou en asynchrone. Parailleurs,l accèsàlaformationdoitêtregarantipourchaquepersonnelderéseau,surdes contenuscohérentsavecleréférentiel:formationsinterdegrés(aumoinsunstagederéseau 1 er et2 nd degrésorganiséannuellement),compréhensiondesbesoinsspécifiquesdesélèves enep,analysedepratiques,etc. Enfin,afinderendreeffectifledroitàlaformation,lesmoyensderemplacement(1 er et2 nd degrés)pourraientêtreabondésetêtreaffectésenprioritéàdesproblématiquesinterdegrés ouinterdisciplinairesrépondantauxattentesetbesoinsbienanalysésdespersonnels. 59
60 Recommandations Recommandation n 23: Renouer avec une formation continue de réseau au plus près du terrainquipermetteuntravailsurlescyclesetnotammentsurlecycledeconsolidationou cycleécolecollège. Aminimatroisjoursdeformationparandevraientêtreinscritsdanslesplansdeformation académiquesetdépartementauxpourlespersonnelsdesréseauxlesplusendifficulté.faire travailler ensemble les enseignants d un même cycle paraît tout à fait indispensable pour assurer la cohérence et la complémentarité des approches pédagogiques et éducatives au seinducycle. Les enseignantsformateurs organisés en centres de ressources pourraient assurer la formationprésentielleetinsitudesréseauxd éducationprioritaire,enréponseàl expression de besoin des réseaux et en lien avec le référentiel des pratiques. Un lien étroit avec la recherchedoitparailleursêtredéveloppéafind apporterleséclairagesutilesauxquestions duterrain. Commecelas estpratiquéparlepassé,desséminairesinteracadémiquesetintercatégoriels pourraientêtreinscritsauprogrammenationaldeformation(pnf)etorganiséstouslesans, surdesthématiquesspécifiques parexemple,«piloterenéducationprioritaire», Enfin,desressourcesnumériquesdoiventêtremisesàdispositiondespersonnels:lesitede l éducation prioritaire met à disposition des ressources sur les pratiques pédagogiques efficaces, issues du terrain et de la recherche, des outils d aide à l évaluation, voire des modulesdeformationenligne.ledéveloppementetladiffusiondelaplateformeneopass del IFE,mettantàdispositiondesvidéosdeséquencesd enseignementcommentéespardes enseignantsexpérimentésetdeschercheurs,pourraientêtreencouragés. Recommandation n 24: Assurer une formation et un accompagnement renforcés des personnelsdedirectionetdesdirecteursd école L effetdel actiondespersonnelsdedirectionsurlesrésultatsdesélèvesestsignificatif.en effet,parsonaction,lepersonneldedirectionouledirecteurd écolecontribueàunclimat sereindansl établissementetàdesrelationspositivesaveclesfamilles. Enmatièredeformationetd accompagnement,lerapportdel OCDE«EquitéetQualitédans l Education»,(2012)soulignel importancedethématiquesmultiples(pilotage,pédagogie ) etdesformesdiverses(tutorat,accompagnement,miseenréseau,etc.). Danslecadredeleurformationinitialeetcontinue,àpenserenlienaveclesréflexionsen cours à l ESEN, les personnels de direction et les directeurs d école devraient être mieux préparés et accompagnés pour exercer en éducation prioritaire, en particulier sur les problématiquesdepilotageduréseau,degestiondespersonnels,desélèves,ouencoresurle lienaveclesfamillesetaveclespartenaires. 60
61 Refondation de la politique de l'éducation prioritaire - Rapport final de l évaluation Recommandations Recommandation n 25: Développer l accompagnement par les pairs et par les experts académiques L accompagnement par les pairs doit être renforcé. Pour ce faire, des équipes d accompagnement pluricatégorielles (enseignants expérimentés, conseillers principaux d éducation, coordonnateurs de réseaux, chefs d établissements, préalablement formés et bénéficiantd unepriseenchargedeleursfraisdedéplacement)doiventêtreconstituéeset pouvoir réaliser des visites croisées dans d autres réseaux que les leurs. Ils contribueraient ainsiàapporterunregardextérieuretpourraientapporterunsoutienàl élaborationetau suividuprojetderéseau.lerenforcementdesmissionsdecoordonnateurparniveauetpar discipline pour le second degré, ainsi que le développement du tutorat entre pairs, notammentpourlesnéotitulaires,doiventpouvoircomplétercedispositif. Un renforcement de l accompagnement par les experts académiques est également nécessaire. Il peut s appuyer, d une part, sur le renforcement des équipes d inspecteurs pédagogiques(iprréférentsetiendecirconscription)afinderéaliserdesvisitesd écolesplus fréquemment en éducation prioritaire, et d autre part,sur l augmentation du nombre de formateurs. Recommandation n 26: Mieux accompagner les enseignants débutants en éducation prioritaire(enparticuliernéotitulaires) Laqualitédel accueildesenseignantsdansl établissementcontribuesignificativementàla perception des conditions de travail et donc à l attractivité des écoles et établissements pour les personnels et la stabilité des équipes. Un accompagnement soutenu pendant les premiers mois suivant l affectation permet l adaptation plus rapide des pratiques dans un environnement parfois très différent du lieu d affectation précédent. Dans certains établissementsd éducationprioritaire,certaineséquipesontdéjàmisenplaceunparcours d accompagnement (tutorat, groupe d appui, entretien d information). Ces pratiques ont contribué à diminuer fortement le turnover. En Suisse, tous les arrivants bénéficient d un accès à un programme de tutorat, de formation, et sont intégrés dans un groupe d appui (rapport«equitéetqualitédansl éducation»,ocde,2012). Il est proposé de généraliser cette pratique: les personnels nouvellement affectés en éducation prioritaire devraient faire l objet d un accueil spécifique (entretien avec le chef d établissement, présentation de l environnement, idéalement avant la rentrée), ainsi que d un accompagnement par un groupe de pairs, idéalement pendant un an.en amont de l affectation,ilestproposédedonnerdelavisibilitésurlespratiquesdesétablissementsdans leprocessusdumouvement,afind informerlesenseignantssurleprojetdel établissement. 61
62 Recommandations 8. Répondre aux besoins des équipes et des personnels en matière de ressources humaines(rh) L éducation prioritaire fait face à plusieurs problématiques RH spécifiques, du fait qu enseigner en éducation prioritaire est moins attractif qu ailleurs étant donné des conditionsd exerciceplusdifficilesqu ailleursetqueletravailenéducationprioritairediffère parcertainsaspectsdutravaildansd autreslieuxplusfavorisés:plusdetravailenéquipe, plusdetravailaveclesparents DanscertainesacadémiesdunorddelaFranceoùlepoidsdel EPesttrèsimportant,les posteslaissésvacantsaupremiermouvementsontnombreux.lerecoursauxtzrpuis auxcontractuelspeutêtremassifetlesseuilsd admissibilitéauxconcoursdupremier degré plus faibles. Il est important de préciser que, du fait de leur positionnement géographique, des établissements n ont pas cette problématique: centreville, académiesdusud En dépit d une faible amélioration, l instabilité des équipes est importante dans certaines académies. Or une certaine stabilité des équipes (il ne faut pas non plus empêcherlerenouvellementdeséquipes)favoriselaréussitedesélèves,enparticulier pour les élèves issus des milieux défavorisés, dans la mesure où elle permet une continuitédesactionsetpédagogiespourlesélèvesetfavoriselaconstructiondansla duréed untravaild équipe.ilconvientégalementdemieuxvaloriserlespersonnelsen éducation prioritaire, qui sont confrontés à des difficultés spécifiques et plus importantes qu ailleurs et sont amenés à mettre en œuvre des compétences et des modesdetravailparticuliers. Enmoyenne,lespersonnelssontplusjeunesenéducationprioritairequ ailleurs.sile nombred annéesd expériencen estpaslefacteurleplusdéterminantdanslaréussite d unenseignantenéducationprioritaire,larecherchemontreque,toutechoseségales parailleurs,l anciennetéjouepositivementsurlaréussitescolairedesélèves.lacourbe deprogrèsdesrésultatsobtenusparlesenseignantsestparticulièrementsignificative entre0et3ansd expérience. Les personnels enseignants arrivent globalement peu équipés (et pour une minorité peumotivés)pourlaspécificitédumétierenéducationprioritaire:davantagedetravail en équipe, davantage de présence dans l établissement pour faire le lien avec les parents,exigencedecompétencespédagogiquesimportantespourbiencomprendreles difficultésdesélèvesetpourfaireréussirtouslesélèves,capacitéàmaintenirunclimat apaisédanslaclasse. Recommandationn 27:Clarifieretrenforcerlerégimeindemnitaire Ilparaîtenpremierlieuindispensabledeclarifieretdesimplifierlerégimeindemnitairedans lesréseauxd éducationprioritaire.ceciimpliquetoutd abordlanécessitédesupprimerles 62
63 Recommandations dispositifsliésauxlabelsexistantsisszepetisseclair etdelesremplacerparundispositif qui pourrait être progressif en fonction du niveau de difficulté sociale. Il est également souhaitable d unifier les labels indemnitaires et la politique d éducation prioritaire: aujourd hui, quelques écoles ou établissements sont éligibles à l indemnité, sans être pourtantidentifiéscommeeclairourrs,etinversement. Larechercheestpartagéesurlacapacitéd uneindemnitéàattirerlesenseignantsversdes zones défavorisées, toutefois il y a un impact significatif lorsque cette indemnité est importante.prost(2009)montrequel effetdel indemnitédesujétionsspécialeszepaété faibledanslepassé,exceptéunlégereffetpositifpourlesjeunesenseignants.l indemnité semble en revanche avoir un impact plus important sur la stabilité des équipes, comme le montreuneexpérienced un«bonusderétention»encarolinedunord,quiaréduitleturn overde18%avecunbonusde1800dollarsparan. L indemnitéestunejustereconnaissancedeladifficultéd exerciceetdel engagementetde lamobilisationdeséquipes.lesobjectifsd attractivitéetdestabilitédeséquipespeuventen outreêtre atteints de manière efficiente en combinant l indemnité avec les mesures qui améliorentlesconditionsdel exerciceprofessionnel:travailenéquipe,accompagnementdes personnels,sûretédel environnement, ). Sil indemnitéliéeàladifficultéducontexted exerciceestaugmentée,ilconviendradeveiller àbienladistinguerd indemnitésquireconnaîtraientdesmissionsspécifiques.l ambiguïtéde lapartmodulabledudispositifeclairquiadonnélieuàdesinterprétationsdiversesnedoit pasêtrereconduite:ilfautbiendistinguerd unepartuneindemnitéàpartfixequireconnaît un contexte difficile d exercice, d autre part une indemnité pas forcément réservée à l éducation prioritaire, voir recommandation 30qui reconnaît des missions exercées en complémentdel actionhabituelledumétierd enseignant. La question se pose aussi des personnels qui jusqu ici ne la touchent pas comme les IEN auxquels on demande pourtant un effort particulier tant pour l éduction prioritaire (co responsabilitéderéseau)quepourlapolitiquedelaville(représentationdanslesinstances locales). Recommandation n 28: Mieux valoriser les parcours et maintenir les avantages de carrière existants Lesincitationsfinancièresnesontefficacesquesiellesaccompagnéesdemesuresdesoutien, dedéveloppementprofessionneletdevalorisationdeparcours.larecherchemontrequeles conditions de travail (climat dans l établissement, dynamique de l équipe, résultats des élèves) sont des facteurs plus importants que le salaire. En Corée du Sud, toutefois, les enseignantsvolontairespourlesétablissementslesplusdifficilesbénéficientd unsalaireplus élevé,d unebaissedutempsd enseignement,etd unavancementdecarrièreplusrapide 63
64 Recommandations Aucoursd unecarrièreenéducationprioritaire,lespersonnelsdéveloppentdescompétences spécifiques (en termes de coordination, de mise en œuvre d organisations pédagogiques spécifiques,maisaussidepratiquespédagogiquesetéducatives)qu ilconvientdevaloriser. Afindemieuxprendreencomptecela,lescarrièresenéducationprioritairedoiventpouvoir constitueruncritèred éligibilitéaugradeàaccèsfonctionnelencoursdedéfinition. Parailleurs,lesystèmedebonificationdespointsoctroyéspourlemouvementaprèscinqans ouhuitansd exerciceenéducationprioritairedoitêtremaintenuets appliqueràuneliste revuerégulièrementafind assurerl équitédetraitementdetouslespersonnelsd éducation prioritaire. Recommandationn 29:Maintenirlesprocéduresd affectationsurprofilbienacceptéespour lespersonnelsdedirectionetlesétendreauxienetauxdirecteursd école Les travaux de recherche démontrent que l effetdu «personnel de direction» sur les résultats des élèves est significatif., Le rôle du chef d établissement est particulièrement décisifdanslacréationd unprojetetd unecultureorientésversl améliorationdesrésultats desélèves,etdansl animationd uneéquiped enseignants.lesprocéduresd affectationsur profil pour les personnels de direction,permettent de mieux s appuyer sur ce levier de réussite. Les entretiens dans les réseaux et dans les académies ont souligné presque unanimementle rôle qu a joué cette modalité d affectation dans la création d une réelle dynamiquederéseau. Fortsdecesconstats,ilparaîtopportund élargircemécanismed affectationauxdirecteurs d écoles et Inspecteurs de l Education nationale, qui prennent en charge des fonctions spécifiquesen éducation prioritaire. En effet,certaines tâches pilotage, relations avec les parentsetaveclespartenaires,etc.serévèlentpotentiellementpluscomplexesquedans d autresécolesetnécessitentdecefaitdes assurerquelespersonnelsaffectésàcespostes soientàlafoismotivésetpréparéspourprendreenchargecestâches. Recommandation n 30: Mieux reconnaitre les missions spécifiques en maintenant les procédures d affectation sur poste spécifique avec entretien et avis et en généralisant le principed uneindemnitéquirémunèreunemission Lesprocéduresd affectationexistantesdanslecadredubarèmepourlespostessurmissions spécifiques coordonnateur de niveau, de réseau, professeur référent ont démontré leur efficacitéetparaissentdemanièregénéralebienacceptéessurleterrain. Elles méritent d être maintenues, selon des modalités permettant de qualifier de manière collective (commission pluriprofessionnelle) la motivation et la capacité des personnels concernés à prendre en charge les missions qui leur sont confiées. Il s agit surtout de bien veilleràcequ ilss engagentenconnaissancedecausedansl éducationprioritaire. 64
65 Recommandations Parailleurs,lapriseenchargedemissionsspécifiques parexemple,decoordination doit être reconnue et valorisée. Ainsi, en sus de l indemnité fixe de 1156euros versée actuellement,lespersonnelsdel ensembledel éducationprioritairepourraientbénéficier,au titre de la prise en charge de missions spécifiques (de coordination de niveau ou encore d accompagnement de collègues moins expérimentés) d une indemnité pour fonctions d intérêtcollectif(ific). DanscertainsétablissementslaprimemodulableECLAIRaserviceprincipe,d unefaçonplus transparente que les attributions d heures supplémentaires. Mais, au global, la mauvaise communication autour de cette prime modulable et une mise en œuvre approximative (attributiondelaprimesansannoncepréalable)aeudeseffetstrèscontreproductifssurle climatsocial. Recommandation n 31: Envisager des affectations sur postes spécifiques selon les besoins locaux Lamiseenœuvred organisationpédagogiquesspécifiquesetlaculturecollectivenécessitent depouvoirs appuyersurunepartsuffisantedepersonnelsinformésetprêtsàs engagerdans cettedynamique. LedispositifECLAIRavaitintroduitlapossibilité,pourlesacadémies,de«profiler»lespostes de professeurs en éducation prioritaire (introduire d autres critères que le simple barème pour affecter les enseignants), que ce soitsur des missions spécifiques ou sur des postes ordinaires. Schématiquement, il s agit de qualifier les aptitudes des enseignants à s insérer dansleséquipesenéducationprioritaire. Entermedemiseenœuvre,lebilanestmitigé:seules12académiesontmisenplacecette modalité d affectationpour tous les postes ordinaires d enseignants, 5 pour seulement des postesspécifiques(ex:enseignantssupplémentaires).cesont,pourlagrandemajorité,des académies où l EP n a qu une taille moyenne. Pour les académies très peu attractives (ex: Créteil),cetteprocédureaétérarementmiseenœuvre:leprofilagedetouslespostesaen effetpeud intérêt:pourquoimettreenplaceuneprocédured affectationplusqualitativesiil n ypasassezdecandidatspourleposte? Entermesd impact,lesacadémiesquiontmisenplacecettemodalitéontpuconstaterdes effets bénéfiques: des enseignants affectés plus motivés pour le projet de réseau, mieux informés,etdoncengénéraluneaméliorationdelastabilitédeséquipes.cen aenrevanche pasrésoluleproblèmed attractivité. Ces constats conduisent à la préconisation suivante: maintenir la possibilité de modalités d affectationspécifiques,selonlesbesoinslocaux. 65
66 Recommandations Des propositions de missions spécifiques seraient organisées par lespilotes des réseaux en fonction des analyses de besoins menées collectivement dans les réseaux. Les entretiens seraientalorsmenésparunecommissionpluriprofessionnelle. Recommandationn 32:MettreenplacedespolitiquesRHdifférenciéespourpallierledéficit d attractivitédecertainesacadémies Certaines académies en premier lieu les académies de la banlieue parisienne souffrant d undéficitd attractivité,seheurtentàdesdifficultésparticulièrespourpourvoirlespostes enéducationprioritaire. Afindelimitercephénomène,onpeutrecommanderdedévelopperl accueildesenseignants qui y arrivent en facilitant leur installation. Par ailleurs, les académies concernées doivent pouvoir maintenir en priorité des contractuels qui ont donné satisfaction etencourager la stabilitépardesmécanismesfaisantappelàdesbonificationsdebarèmesmouvementaprès cinqàhuitannéespasséesdansunpostedel éducationprioritaire. Parailleursdesmesuresencoursdediscussiondanslecadreduchantiermétier,mesuresqui dépassentl éducationprioritaire,devraientavoiruneincidencesurlespostesenéducation prioritaire (mesures relatives aux académies déficitaires et à l ajustement des indemnités d entréedanslemétier). Recommandationn 33:Limiterl affectationdesstagiairesenéducationprioritaire Une première affectation en éducation prioritaire reste un passage difficile pour certains enseignants débutants. Certaines académies limitent aujourd hui l affectation de stagiaires danslesétablissementslesplusdifficiles.ceprincipedoitêtregénéraliséautantquepossible danslesétablissementslesplusdéfavorisésdel éducationprioritaire(rep+). Ilconvientparailleursdemieuxformerlesenseignantspourleurpermettredefairefaceaux difficultés de l éducation prioritaire. La remise en place d une formation initiale est particulièrementdécisivepourceuxquiserontnommésenéducationprioritaire.ilconvient ensuitedelesaccompagnerplusétroitementdansleurpremierposte.pourlesnéotitulaires affectés en éducation prioritaire, la procédure d accueil / tutorat s avère particulièrement nécessaire. 9. Renforcerlepilotagedelapolitiqued éducationprioritaire L OCDE explique les bénéfices d une approche «systémique» pour l amélioration continue desrésultats.cellecinécessiteunpilotagerenforcéauniveaunationaletlocal.danslemême sens,lesassisesdel éducationprioritaireontmisenévidencelebesoinderenforceretde mieuxarticulerlepilotagelocal,académiqueetnational,pouruneinscriptiondansladurée ainsiqu unelisibilitéetunecohérenceaccruesdelapolitiqued éducationprioritaire. 66
67 Recommandations Il est, en effet, essentiel pour les acteurs de terrain de connaître les orientations et les objectifsopérationnelsdecettepolitique,lesrôlesetresponsabilitédechacun,afind assurer lesensetlacohérencedeleuraction,surl ensembleduterritoire. Audelà du pilotage, un renforcement de l animation doit être mis en place, à travers le développement de la mutualisation de l information ou encore la diffusion des outils et pratiquespermettantlarégulation,l évaluationetl autoévaluation. Ces efforts de clarification et de structuration de l animation et du pilotage de l éducation prioritaire constituent le cadre nécessaire au renforcement de l autonomie et de la responsabilisationdesréseaux. Renforcerlepilotageetl animationnationale Recommandation n 34: Instaurer un suivi national régulier de la politique d éducation prioritaireavecuncomiténationaldesuivipartenarial Le pilotage national de l éducation prioritaire doit être renforcé par le MEN et le MRE afin d assurer une meilleure coordination des acteurs dans le cadre de cette politique interministérielle (EN, Ville, Famille, collectivités) : simplification des dispositifs, meilleure allocationdesmoyenssurlesprioritéscommunes. A cette fin, un comité national de suivi partenarial doit être mis en place, sur le format expérimentédanslecadredelamap,etrassemblerdesreprésentantsdesministèresdela VilleetdelaFamille,ainsiquedesInspectionsgénérales,desacadémiesetdescollectivités. Recommandationn 35:Mettreenplaceuntableaudebordpartagé,unecultureetdesoutils d évaluation L atteinte des objectifs stratégiques et opérationnels de la politique d éducation prioritaire doitpouvoirêtremesurée.al étranger,notammentaucanadaouencoreenallemagne,les récentes réformes de l éducation se sont appuyées sur la mise en place de systèmes quantitatifsetqualitatifsdemesuredel évolutiondesrésultatsafind assurerunajustement continu.enparticulier,lesévaluationsconduitesdoivents appuyersurdesméthodes(ex: suivi de cohortes) qui permettent d évaluer finement l effet de la politique d éducation prioritairedanssesdifférentescontextes. Afin de mieux piloter la politique d éducation prioritaire, à tous les niveaux, il paraît nécessaire de disposer d'un outil synthétique de pilotage poursuivant un double objectif : d une part, rendre compte des résultats de la politique au regard des obligations internationales, européennes et nationales (Plan annuel de performance notamment) ; d autrepart,constituerunsupportdepilotageauniveauacadémiqueetlocal,afindefaireun 67
68 Recommandations point sur les actions menées au regard des moyens mis à disposition, et d apporter les ajustementsnécessaires. Acetégard,ilsembleraitopportundecompléterletableaudeborddel éducationprioritaire afin de prendre en compte ce double objectif ainsi que les changements de dispositifs envisagés. Audelà de la définition de l outil, une réflexion doit être menée quant à ses modalités de diffusion et de partage : il s agit de faire du tableau de bord de l éducation prioritaireetdesesdéclinaisonsacadémiquesunréeloutildesuivietdedialogueàtousles niveaux. Entermesdecontenu,letableaudebordpourraitprésenter,surplusieursannées(aminima troisans):l évolutionducontextesurlapériode,lesmoyensetleurutilisation,lesrésultats obtenus,àtraversdesindicateursquantitatifsetqualitatifs:résultatsscolairesauregarddes moyens, mise en œuvre des mesures relatives à la formation, à l accompagnement, à la gestiondesressourceshumaines,auxrelationsaveclespartenaires,aveclesparents,etc. Ensusdutableaudebord,quidoitresterunoutilsynthétiqueetlisible,unensembled outils depilotagepédagogiquedoiventpouvoirêtremisàdispositionparleniveaunational,ainsi que par les services statistiques académiques, en réponse aux besoins exprimés par les acteursdeterrainetencohérenceaveclesprioritésénoncéesdansleréférentiel. Uneffortd accompagnementvoiredeformationdoitêtreréalisétantparleniveaunational queparlesacteursacadémiquesetdépartementauxdel éducationprioritaireafind aiderles pilotesderéseauxetlesenseignantsàs appropriercesoutilsetàrenforcerouàdévelopper uneculturedel évaluationdespratiquesetdesdispositifs. Recommandationn 36:Relancerledialoguedegestionnationaldel éducationprioritaire Aujourd hui,ledialoguedegestionspécifiqueàl éducationprioritaireestinsuffisant,souvent englobédansundialogueplusgénéral. Afinderemédieràcettesituation,enparticulierpourlesacadémiesoùlepoidsdel éducation prioritaire est important, un dialogue de gestion national annuel relatif à l éducation prioritaire devrait être instauré. La discussion pourrait se fonder sur le projet académique pourl éducationprioritaireainsiquesurletableaudebordannuelacadémiquedel éducation prioritaire. Ils agiraitainsidemettreenregardlesactionsmenéesauniveauacadémiqueetlesrésultats quantitatifs et qualitatifs obtenus, au regard des moyens alloués. A l issue du dialogue de gestion,l enveloppeallouéeàl académieet/ouencoreleplanacadémiquepourraientfaire l objetd ajustements. 68
69 Recommandations Recommandationn 37:Développerl animationnationaleparuneéquiperenforcéeauseinde ladgesco Aucoursdesdernièresannées,l animationnationaledel éducationprioritaireaconnudes succès séminaires nationaux inscrits au PNF en 2012 mais aussi des périodes de ralentissement, qui ont pu alimenter inquiétudes et interrogations parmi les acteurs de terrain. Pour relancer l animation nationale, le Bureau de l éducation prioritaire de la DGESCO doit pouvoirs appuyersurdesressourcesetdesmoyensrenforcés,àlahauteurdelarelancedela politique. L animation doit également être pensée en lien avec l ESEN, l IFE, voire d autres acteursdelarechercheoudel université. Lamiseenlignederessourcesetoutils(pratiquespédagogiquesetéducativesefficaces,outils d autodiagnostic,etc.),l organisationdeséminairesinteracadémiquesetintercatégorielssur des thématiques spécifiques (par exemple, «piloter en éducation prioritaire»), ou encore l animation ponctuelle des conseillers techniques pour l éducation prioritaire auprès des recteurs,voiredespilotesderéseaux,fontpartiedesmissionsàrenforcerauseindubureau del éducationprioritaire. Sil animationdoitbénéficieràl ensembledel éducationprioritaire,lesréseauxlesplusen difficulté,intégrésdansledispositifrep+,pourraientfairel objetd uneattentionparticulière, enparticulieràtraversuneanimationprioritairedespilotesetpersonnelsdecesréseauxdans lecadredesséminairesnationaux. Renforcerlepilotageetl animationacadémiqueetlocale Recommandation n 38: Renforcer le pilotage et l animation académique de l éducation prioritaire Unpilotageetuneanimationacadémiquefortssontnécessairesafind assurerl impulsion,la pérennitéetlacohérencedesactionsentreprisesauseindesréseaux,encohérenceavecle pilotagenational. Pour ce faire, il semble nécessaire de renforcer les ressources de pilotage et d animation académiquesetdépartementales. Ainsi,unconseillertechniqueauprèsdurecteurpourl éducationprioritaire,déchargé,devrait êtrenommédanslesprincipalesacadémiesdel éducationprioritaire.danslesdépartements concernésparunnombresignificatifderéseaux,uniendéchargépourraitêtrechargédela coordinationdel éducationprioritairesurledépartement. 69
70 Recommandations Uncomitédepilotageacadémique,constituédurecteur,desDASEN,duconseillertechnique éducationprioritaire,delagrh,delaformationacadémique,dequelquespilotesderéseaux, ainsi que de représentants des partenaires, serait chargé du suivi de la politique au niveau académique, et notamment, d établir un projet académique pluriannuel pour l éducation prioritaire,fixantlesgrandesorientationspédagogiquesetéducativesainsiquelesmodalités d utilisationdesmoyensauseindel académie. Recommandationn 39:Renforcerlepilotagedesréseaux:relanceetouverturedescomités de pilotage de réseau, rôle décisif des IEN, chefs d établissements, IAIPR référents et coordonnateurs Lescomitésdepilotagederéseauxsontaujourd huiinégalementmisenœuvre,etnesont querarementouvertsauxpartenaires. Afind assurerunemeilleurecoordinationinterdegrésetaveclespartenaires,lecomitéde pilotagederéseau(anciennementcomitéexécutif)doitêtrerelancé,copilotéparleprincipal etl IEN,accompagnésparunIAIPRréférent.Ildoitêtretenuaminimatrimestriellementetsa dimension partenariale doit être renforcée. Selon l ordre du jour, le comité de pilotage pourrait être ouvert au représentant du préfet et aux collectivités territoriales, afin, notamment,detravailleràl améliorationdesabordsdesétablissementsetàunemeilleure coordinationdesactionsscolairesetpériscolaires. Afind assurerlesuivietlacoordinationopérationnelledesactionsetdesacteursduréseau, chaqueréseaudevraitpouvoirdisposerd uncoordonnateurderéseaudédiéavecunelettre demissionetunrecrutementsurpostespécifiqueetavis. Ensusdes différentesmodalitésd accompagnementpréconisées(accompagnementparles pairsainsiquepardesexpertsacadémiques),encasdedifficultéspersistantes,undispositif renforcé d accompagnement par un IAIPR, voire par des enseignantsformateurs dédiés, devraitêtreenvisagé,surlabased unauditpréalable. Recommandationn 40:Garantirdesmoyensdansladuréepourmettreenœuvreunprojetde réseauenlienavecleréférentieldel éducationprioritaire Pourpermettrelaréalisationd actionsdansladurée,lesmoyensdestinésàmettreenœuvre desorganisationsetprojetspédagogiquesetéducatifs(pondérations,allègementsdeservice d'enseignement,heuressupplémentaires,moyensderemplacement,encadrementéducatif, crédits pédagogiques, moyens de formation, etc.) devraient pouvoir être garantis pour une duréedequatreanssoituneduréecorrespondantàlascolaritéd uncollégien. La garantiedes moyens dans la durée pourraitêtreaccordée aux réseaux qui s engagent à définir et à mettre en œuvre un projet en cohérence avec les principes du référentiel de pratiques. 70
71 Recommandations Ce projet de réseau s articulerait autour d organisations et de projets pédagogiques et éducatifs,proposés,pilotésetmisenœuvreparlesenseignantsetferaitl objetd undialogue annuelavecledasen. Le dialogue annuel, miroir du dialogue mené entre l académie et le niveau national, se fonderait sur une analyse d indicateurs quantitatifs (évolution des résultats des élèves) et qualitatifs (dynamique de réseau, pratiques mises en œuvre, ouverture aux parents et partenaires, etc.) et permettrait d ajuster le projet, le contenu et l intensité de actions de formationetd accompagnementenfonctiondesbesoinsidentifiés. Cependant,lebilanduprojetneseraittiréqu auboutdesquatreans,afindelaisserletemps nécessaireauxéquipesetdepouvoirmesurerdansladuréelaportéedesactionsmisesen œuvre. 71
72
73 V. Préconisationssurlamiseenœuvre Lesuccèsdelamiseenœuvredesrecommandationsénoncéesprécédemmentreposesurun certaindenombredeleviersetfacteursàprendreencompte.latransformationpréconisée est d une ampleur importante: propositions tenant aux aspects pédagogiques et éducatifs desmétiers,évolutionsportantsurlagestiondesressourceshumaines,évolutionsdansles organisations, les emplois du temps, etc. En outre, le coût des mesures proposées est très élevé. Cellesci ne sauraient, en conséquence, être toutes mises en œuvre sur une seule rentrée. Ilestsouhaitablequecesmesuressoientmisesenœuvreetinscritesdansladuréeaudelà des temps politiques qui ont trop souvent rythmé les temps de la politique de l éducation prioritaire,commeapulemontrerlerapportdiagnosticdejuillet2013.sidessignespositifs doiventêtredonnésdèslarentrée2014del évolutiondelapolitiqueetdesoninscription dansladurée,cesontsurtoutlestroisrentréessuivantesquidoiventenassurerlacontinuité etl amplificationprogressiveensoulignantlevolontarismepolitiquequiypréside. Sur le terrain, les transformations doivent s appuyer sur un travail de coconstruction desplansd actionavecleséquipesconcernéesaupremierplan;unimportanttravailde coordination des différents corps de métiers concernés doit être mené (personnel enseignant,viescolaire,corpsd inspection,personneldedirection,partenaires); L administration centrale doit être en mesure d appuyer le terrain (académies, établissements)danslamiseenœuvredesmesures:soutienméthodologique,relaisde communication,etc.; Quandcelaestopportun,ilestpréconisédedévelopperunelogiqued expérimentation etdeboucledeprogrès(processusitératif):adaptationdesmesuresaprèsuntemps, mise en œuvre par cercles concentriques, sites «pilotes», etc. Dans cet esprit d amélioration continue, les documentsclés sur lesquels repose la refondation de l éducationprioritairedoiventfairel objetdemodificationsàl épreuveduterrainetde lamiseenœuvre; Dans la consolidation des bonnes pratiques qui sera opérée (notamment, pour l alimentationduréférentiel),l équiped évaluationpréconised adopterunedémarche fondée sur la preuve et le recensement des expériences réussies; cela suppose une vérificationrégulièredesrésultatsobtenustantauniveaulocalparchacunedeséquipes deréseauqu auniveauacadémiqueounationalaumoyendesévaluationsdeladepp; Lamiseenœuvredoitsefaireauxtroisniveauxenmêmetemps:national,académique et local, en organisant des dispositifs de partages d expériences réguliers sur les réussitesetpointsdetensiondelarefondationdel éducationprioritaire. Ilseracrucialdeprolongerladémarchepartenariale,fondéesurl associationdesparties prenantes, qui été menée pour l élaboration des scénarios et des plans d actions. 73
74 Refondation de la politique de l'éducation prioritaire - Rapport final de l évaluation Préconisationssurlamiseenœuvre L implicationdesacteursdeterraindansl évolutiondesorganisationsdevraresterune priorité,tantauniveaunationalqu auxniveauxacadémiqueetlocal; La mise en œuvre des présentes recommandations devra être soumise à une coordination forte avec les autres chantiers en cours au ministère de l Education nationale:réformedumétierenseignant,refonteducollège,refontedesprogrammes. 74
75 VI. ANNEXES 1 Référencesbibliographiques Publicationsinstitutionnelles: Sénat: Régulerlacartescolaire:pourunepolitiqueambitieusedemixitésociale(2012) L éducationprioritairedanslesacadémiesdecréteiletversailles(2008) CourdesComptes: Gérerlesenseignantsautrement(2013) Egalitédeschancesetrépartitiondesmoyensdansl enseignementscolaire (2012/2013) L éducationnationalefaceàl objectifdelaréussitedetouslesélèves(2010) L articulationentrelesdispositifsdelapolitiquedelavilleetdel éducationnationale danslesquartierssensibles(2009) IGEN/IGAENR: Letraitementdelagrandedifficultéaucoursdelascolaritéobligatoire(2013) ÉlargissementduprogrammeCLAIRauprogrammeECLAIR(2012) LamiseenœuvreduprogrammeCLAIR(2011) Lescordéesdelaréussiteàl épreuvedeleurgénéralisation(2011) Lamiseenplacedespremiersinternatsd excellence(2011) Lacontributiondel éducationprioritaireàl égalitédeschancesdesélèves(2006) Lesdéterminantsdelaréussitescolaireenzoned éducationprioritaire(1997) MEN/DGESCO: Inégalitéssocialesetscolairesetpolitiquesd éducationprioritaire:élémentsde comparaisoninternationale(documentremisauxparticipantsdelaconcertationsur l école)(2012) Le«climatscolaire»:définition,effetsetconditionsd amélioration.rapportdu comitéscientifiquedeladirectiondel enseignementscolaire,observatoiredela violenceàl école(2012) BilannationaldesRéseauxAmbitionRéussite(2010) MEN/DEPP: L éducationprioritaire,étatdeslieux.noted informationdeladeppn 1307(2013) Repèresetréférencesstatistiques(2012) L expérimentationd uneréductiondeseffectifsencourspréparatoires.note d évaluationn 0503 Educationetformations:n 61de2001,n 83dejuin2013 Lascolarisationàdeuxans,LindaBenAli,Educationetformationn 82,
76 LESANNEXES UnionEuropéenne: «EuroPEP»Comparaisondespolitiquesd ÉducationprioritaireenEurope(2009) OCDE: PISA2012:notepourlaFrance(2013) PISA2012Results:Whatstudentsknowandcando(2013) Etudeséconomiques.SynthèseFrance,mars2013 EquityandQualityinEducation:Supportingdisadvantagedstudentsandschools(2012) StrongPerformersandSuccessfulReformersinEducationLessonsfromPISA(2011) Ontario,Canada:reformtosupporthighachievementinadiversecontext(2010) RésultatsduPISA2009:Surmonterlemilieusocial,L égalitédeschancesetl équitédu rendementdel apprentissage VolumeII(2009) Equityineducationthematicreview Finland Countrynote(2005) TeacherEvaluationinPortugalOECDReview(2009) Lerôlecrucialdesenseignants:attirer,formeretretenirdesenseignantsdequalité (2005) HautConseildel Education: L effetdelatailledesclassessurlesprogrèsdesélèves(2001) DossiersXYZep: Lespolitiquesdediscriminationpositivedanslemonde(2005) L ÉcoleauChili,entrediscriminationpositiveetmarché,DossierXYZEP,(2009) CantondeGenève: SuividelamisesurpiedduRéseaud'enseignementprioritairedel'écoleprimaire (2009) Extensionduréseaud enseignementprioritaireàsixnouvellesécolesgenevoises DeuxièmerapportintermédiaireAnnéescolaire Noted informationdusredlesuividelamiseenplacedurepde2006à2009 RépubliqueetcantondeGenève(2012). ONZUS: Rapportannuel(2012) InstitutFrançaisdel éducation(ife): Inspectionscolaire:ducontrôleàl accompagnement?dossierdeveilleetd actualité n 67,2011 Quelleadershippourlaréussitedetouslesélèves?Dossierdeveilleetd actualitén 73,2012 Rythmesscolaires:pourunedynamiquenouvelledestempséducatifs,DossierINRPn 60,2011 Centred analysestratégique: Quedisentlesrecherchessur«l effetenseignant»?noten 232,juillet
77 Refondation de la politique de l'éducation prioritaire - Rapport final de l évaluation LESANNEXES Quelleorganisationpourlesoutienscolaire?Noten 315,janvier2013. CEREQ: Insertiondesjeunesissusdesquartierssensibles:leshommesdoublementpénalisés. Brefn 309,2013. Cahierspédagogiques: Dossier«Quelleéducationprioritaire?»,n 499,septembreoctobre Travauxderecherche Avvisati,Gurgand,Guyon,Maurin(2013):«Lamallettedesparents»:quelseffets attendred unepolitiqued implicationdesparentsd élèvesdanslescollèges?» RapportpourleHautCommissariatàlajeunesse,Ecoled économiedeparis. Benabou,Kramarz,Prost(2009),"TheFrenchZonesd EducationPrioritaire:MuchAdo AboutNothing?,"EconomicsofEducationReview,Vol.28,Issue3,pp Borges,Portelance,Pharance(2011):«Lacollaborationdanslemilieudel Education. PressesUniversitaireduQuébec. Bressoux,F.Kramarz,Prost(2009),"Teachers Training,ClassSize,andStudents Outcomes:LearningfromAdministrativeMistakes,"EconomicJournal,Vol.119, N o 536.,pp BressouxetLima(2011):«Laplacedel évaluationdanslespolitiqueséducatives:le casdelatailledesclassesàl écoleprimaireenfrance.raisonséducatives»,n 15. Cooper,H.,etal.(1996).TheEffectsofSummerVacationonAchievementTestScores: ANarrativeandMetaanalyticReview.ReviewofEducationalResearch,66, ClotfelterC.T.,GlennieE.,LaddH.F.,VigdorJ.L.(2008):«WouldHigherSalariesKeep TeachersinHighPovertySchools?EvidencefromaPolicyInterventioninNorth Carolina»,JournalofPublicEconomics Crahay(2012):«L écolepeutelleêtrejusteetefficace?«deboeck DacostaLanne(2012):«Lasingulièreréussitescolairedesenfantsd enseignants:des pratiqueséducativesparentalesspécifiques?»thèse. DuruBellat(2001):«Effetsmaîtres,effetsétablissements:quelleresponsabilitépour l école?»revuesuissedessciencesdel éducation,n 23(2). GarciaPalomer,C.etR.Paredes(2010),«ReducingtheEducationalGap:GoodResultsin VulnerableGroups»,JournalofDevelopmentStudies,vol.46,no3 Gaudreau,Royer,BeaumontetFrenette(2012):«Lesentimentd efficacitépersonnelle desenseignantsetleurspratiquesdegestiondelaclasseetdescomportements difficilesdesélèves».revuecanadiennedel éducation,n 35. Goddard,Y.L.,Goddard,R.D.,&TschannenMoran,M.(2007).Atheoreticaland empiricalinvestigationofteachercollaborationforschoolimprovementandstudent achievementinpublicelementaryschools.teacherscollegerecord,109(4), Gordon,KaneetStaiger(2006):«Identifyingeffectiveteachersusingperformanceon thejob
78 Refondation de la politique de l'éducation prioritaire - Rapport final de l évaluation LESANNEXES GouxetMaurin(2005):«Compositionsocialeduvoisinageetéchecscolaire»,Revue économiquen 2,2. HendersonetMapp(2002):«Anewwaveofevidence:theimpactofschool,family andcommunityconnectionsonstudentachievement.southwesteducational DevelopmentLaboratory. Merle(2012)Educationprioritaire.Cinqprincipespourunerefondation.LaViedes idées,octobre2012. PikettyetValdenaire(2006):«L impactdelatailledesclassessurlaréussitescolaire danslesécoles,collègesetlycéesfrançais»,lesdossiersévaluationsetstatistiques, n 173. DePeretti(1987):«Pouruneécoleplurielle»Larousse,1987. Rice(2010):«TheImpactofTeacherExperienceExaminingtheEvidenceandPolicy Implications»CALDERUrbanInstitute. 3 Autresressourcesconsultées Lessynthèsesindividuellesdesréseauxetdesassisespendantlaconcertationde l automne2013:lessynthèsespeuventêtreconsultéessurlessitesdesacadémies. Contributionsdesorganisationssyndicalesàlarefondationdel éducationprioritaire: Lescontributionspeuventêtreconsultéessurlessitesdesorganisationssyndicales. 4 Compositiondesinstancesdepilotage Comitédepilotagepartenarial: Ministèredel Educationnationale o DGESCO o DAF o DGRH o DEPP o AcadémiedeCréteil o InspectionacadémiquedesHautsdeSeine MinistèreduBudget SecrétariatGénéralpourlamodernisationdel actionpublique MinistèredéléguéàlaVille SecrétariatgénéralduComitéinterministérieldesvilles MinistèredéléguéàlaFamille AssociationdesrégionsdeFrance AssociationdesmairesdeFrance AssembléedesdépartementsdeFrance Comitéprojetàl évaluation: DGESCO DAF DGRH 78
79 Refondation de la politique de l'éducation prioritaire - Rapport final de l évaluation LESANNEXES DEPP IGEN IGAENR InstitutFrançaisd Education 5 Groupesdetravail GroupedetravailDGESCOmobilisépendantlaphasedediagnostic: DGESCO DGRH IGEN IGAENR Chercheurs OZP Représentantsd académies Groupesdetravailinterprofessionnelsconstituéspourlaconceptionduréférentiel Groupe 1: «Enseigner plus, mieux et plus explicitement les compétences que l école requiert,garantirlelireécrireparler» DGESCO IGEN Académies CNED IFE Groupe2:«Ecolebienveillante,exigeanteetouverteauxparentsetauxpartenaires» DGESCO IGEN Académies Groupe3:Formationetaccompagnement DGESCO IGEN Académies IFE ESEN Universitaires 6 ConsultationsparlaDGESCO OrganisationssyndicalesconsultéesparlaDGESCO SGEN/CFDT SNUIPPFSU SNALC SNESFSU SNPDEN FO UNSAEDUCATION 79
80 Refondation de la politique de l'éducation prioritaire - Rapport final de l évaluation LESANNEXES UNSENCGT SUDEDUCATION 7 Personnesrencontrées I. Interlocuteursextérieursauministèredel Educationnationale Autres: MinistèredelaVilleetorganismesassociés AnaïsBREAUD,conseillerPolitiquestransversalesaucabinetduMinistre HervéMASUREL,secrétairegénéralduComitéinterministérielàlaVille(SGCIV) YannickPROST,sousdirecteurCIV StephanLUDOT,responsabledépartementCIV PhilippeGERARD,chargédemissionEducation SergeFRAYSSE,directeurduserviceEducationdel Agencenationalepourlacohésionsociale etl égalitédeschances AnthonyBRIANT,sousdirecteurétudesstatistiquesetévaluationàl Observatoiredeszones urbainessensibles MarineCOURTOIS,serviceadministratifetfinancier Ministèredelafamille MauricePierre PLANEL, conseiller Prestations et services aux familles au cabinet de la Ministre Autresdirectionscentrales VincentMOREAU,DirectionduBudget,SD3 PhilippeJARRAUD,DirectionduBudget,3BEN MurielPOCHARD,DirectionduBudget ThierryDELANOE,DGAFP,bureaudescarrières Représentantsdescollectivitésterritoriales RolandeFIGUIERE,AMF,adjointeaumairedeChantelouplesVignes LaurentBRISSET,ARF,présidentdelaCommissionEducation PierreAlain ROIRON, AMF, président de la Commission Education et Culture (maire de Langeais) ObservatoiredesZonesPrioritaires(OZP) MarcDOUAIRE,NicolasRENARD,FrançoisRégisGUILLAUME INSEE CorinnePROST,chefdudépartementdesétudeséconomiques 80
81 OCDE Refondation de la politique de l'éducation prioritaire - Rapport final de l évaluation LESANNEXES EricCHARBONNIER,Directiondel Education SophieVAYSSETTES,Directiondel Education UniversitédeMons(Belgique) MarcDEMEUSE,Professeuràlafacultédepsychologieetdessciencesdel éducation,quia consacréunepartiedesesrecherchesauxpolitiquesciblées(typezep,..),notammentdans uneperspectivecomparative. Ecoled économiedeparis MarcGURGAND,DirecteurderechercheauCNRS Ministèredel Educationd Ontario MaryJeanGALLAGHER.Sousministreadjointe JudithTAYLOR,StudentSuccessDivision, Ministèredel EducationduQuébec FrançisCULEE,DirecteurRégional(Montréal) SylvieBEAUPRE,coordinatriceduprogramme«UneécoleMontréalaisepourtous» II. InterlocuteursinternesauMinistèredel EducationNationale Inspectionsgénérales AnneARMAND,Inspectricegénéraledel EducationNationale SimoneCHRISTIN,Inspectricegénéraledel Administration,del éducationnationaleetdela recherche Claude BISSONVAIVRE et Christophe KERRERO, Inspecteur généraux de l Education Nationale DGESCO JeanPaulDELAHAYE,directeurgénéraldel enseignementscolaire DGESCOA XavierTURION,chefdeserviceDGESCOA HélèneOUANAS,sousdirecteur«Soclecommun,personnalisationdesparcoursscolaireset orientation» JeanMarcHUART,sousdirecteurLycéesetformationtoutaulongdelavie GhislaineFRITSCHetNicolasTORRES,bureaudel orientationetdel insertionprofessionnelle NicolasFELD,chefdubureaudescollèges MarieClaireMZALI,chefdubureaudesécoles IsabelleROBIN,chefdubureaudeslycéesGT JeanYves CAPUL, sousdirecteur des programmes d'enseignement et de la formation des enseignants SarahDEVOUCOUX,chargéedemissionMaîtrisedelalanguefrançaise 81
82 DGESCOB Refondation de la politique de l'éducation prioritaire - Rapport final de l évaluation LESANNEXES GuyWAISS,chefdeserviceDGESCOB RogerVRAND,sousdirecteurViescolaire,desétablissementsetdesactionssocioéducatives PatrickPAURICHE,sousdirecteurGestiondesprogrammesbudgétaires ErwanCOUBRUN,chefdebureauSynthèsebudgétaire,étudesetcontrôledegestion JeanFrançois BOURDON, chef du bureau de la politique d éducation prioritaire et des dispositifsd accompagnementetmichèlecoulon,chargéedemissionauseindecebureau NadineNEULAT,chefdubureaudelasanté,del actionsocialeetdelasécurité DGESCOautres ArthurMULLER,adjointàlaresponsableduDRDIEetFrançoisMULLER,chefdeprojet JeanneMarieURCUN,médecinconseillertechnique Eric DEBARBIEUX et Dominique BERTELOOT, Délégation ministérielle chargée de la préventionetdelaluttecontrelesviolencesenmilieuscolaire DGRH CatherineGAUDY,directricegénéraledesressourceshumaines HenriRIBIERAS,chefdeserviceDGRHB(personnelsenseignants) MireilleEMAER,sousdirecteurDGRHB1(étudesdegestionprévisionnelleetstatutaire). FabienneBROUILLONNET,chefdeserviceDGRHE(servicedel encadrement) Geneviève GUIDON, chef de service DGRH C (service des personnels ingénieurs, administratifs,techniques,sociauxetdesantéetdesbibliothèques) DAF FrédéricGUIN,directeurdesaffairesfinancières VéroniqueGRONNER,sousdirectriceDAFC(expertisestatutaire,massesalarialeetplafond d emploi) DEPP CatherineMOISAN,directricedel évaluationdelaperformanceetdelaprospective FabriceMURAT,chefdubureaudesétudessurlesétablissementsetl éducationprioritaire JeanFrançois CHESNE, chef du bureau de l évaluation des actions éducatives et des expérimentations DREIC HervéTILLY,sousdirectiondesaffaireseuropéennesetmultilatérales CentreAlainSavary(IFE) PatrickPICARD,chefdeservice AcadémiedeCréteil FlorenceRobine,recteurdeCréteil 82
83 LESANNEXES AcadémiedeVersailles MarieHélèneLELOUP,DASENdel Essonne III. Visitéesréaliséesenacadémies Rencontresdansl académiedelille Recteur DAASEN62et59 SGA DEVEP IAIPRespagnoletSTI IENCirconscriptiondeTourcoingEst IENCirconscriptiondeCalais IEN BullylesMines IEN RoubaixEst PrincipalAdjointLangevinAvion PrincipalCLGA.SamainRoubaix PrincipalCollègeA.CamusBruaylaBuissière PrincipalCollègeLeviStraussLille Directeurdel'écoleVialaVoltairedeLille PréfetdesétudesCLGVerlainedeLilleetdeCLGJeanZaydeLens DocumentalisteCLGJBLebasdeLille PréfetEgalitédeschances59 SGAcohésionsociale62 Rencontresdansl académied AixMarseille Recteur Directeurdecabinetdurecteur DASENdesBouchesduRhône SecrétariatGénéralRectoratAixMarseille DRH IAIPR,correspondanteacadémiqueEducationprioritaire IAIPR IAIPRArtsplastiques IEN13et84 IENchargédudossierEducationprioritaireDAdeVaucluse Secrétaireducomitéexécutifduréseau DirectricePACQUAM ChargéedemissionEductionprioritaireDAdesBouchesduRhône ConseillertechniquechargédelamissionEgalitédeschances Principauxetprincipauxadjointsdecollèges Proviseursdelycée 83
84 LESANNEXES MaîtredeconférencesSCE Enseignantschercheursetprofesseurs Enseignantsetchercheurs Visite du réseau ECLAIR Massenet, Marseille et rencontre avec l équipe pédagogique et éducative Visite du réseau ECLAIR Quinet, Marseille et et rencontre avec l équipe pédagogique et éducative Rencontresdansl académiedelyon Rectrice DASENduRhône Secrétairegénéral Divisiondel'organisationscolaire DIP,SPS IAIPRderéseauxECLAIRetRRS Correspondantedel'EP,IAIPRdemathématiques CentreMichelDelay VisiteducollègeECLAIRH.LongchambonàLyon,etrencontreavecl équipepédagogiqueet éducative Visite du réseau ECLAIR Aimé Césaire à VaulxenVelin, et rencontre avec l équipe pédagogiqueetéducative Visite du réseau RRS Jacques Prévert à AndrézieuxBouthéon, et rencontre avec l équipe pédagogiqueetéducative Rencontresdansl académiedenancymetz Rectriced académie DASEN SGA Inspecteurs Chefsd établissements Enseignantsetenseignantssupplémentaires VisiteduréseauClaudeleLorrainetrencontreavecl équipepédagogiqueetéducative Rencontresdansl académiedecaen(réseaueclair«lesprovinces»decherbourg etréseaurrsingénieurcachin): DéléguéduSouspréfet ReprésentantsduConseilgénéraldelaManche ReprésentantsdupersonnelélusduCA MaireadjointauxaffairesscolairesdeCherbourg IAIPRréférentduréseau«LesProvinces» IENdelacirconscription Visites du réseau ECLAIR «Les Provinces», à Cherbourg et rencontres avec l équipe pédagogiqueetéducative Enseignantsdel écolematernelle«lescoquelicots» 84
85 LESANNEXES Rencontresdansl académiedecréteil Rectriced académie IAIPRréférenteCréteil IENcirconscriptionSaintDenis2 VisitesduréseauECLAIRGarciaLorca,àSaintDenisetrencontresavecl équipepédagogique etéducative DAASENSeineSaintDenis Chefsd établissementdeseinesaintdenis Rencontresdansl académiedebesançon VisitesduréseauDiderot,àBesançonetrencontresavecl équipepédagogiqueetéducative Rencontresdansl académiedereims DASENdelaMarne IENReimssud IENReimssudest PrincipalcollègeJoliotCuriedeReims,réseauECLAIR PrincipalecollègeTerresRougesd Epernay,réseauRRS CoordinatriceduréseauRRSdesTerresRougesd Epernay 85
86 8 Lettredemissionducoordonateurdel évaluationmapeducation prioritaire 86
87 LESANNEXES 87
88 LESANNEXES 88
Depuis 2009, l'éducation nationale s'est déjà mobilisée pour développer des banques de stages et des outils associés.
Pôles de stages Mise en place dans les académies de pôles de stages NOR : MENE1505070C circulaire n 2015-035 du 25-2-2015 MENESR - DGESCO A2-2 Texte adressé aux rectrices et recteurs d'académie Que ce
Rapport d évaluation du master
Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation du master Administration et gestion des entreprises de l Université de Versailles Saint- Quentin-en-Yvelines - UVSQ Vague E 2015-2019 Campagne
Mobilisation de l École et de ses partenaires pour les valeurs de la République. Les assises
Assises de la KIT D ORGANISATION DES ASSISES SOMMAIRE La démarche des assises 1. Présentation générale de la démarche 2. Les thématiques à aborder lors des Assises locales et départementales 3. Assises
Cahier des charges pour le tutorat d un professeur du second degré
Cahier des charges pour le tutorat d un professeur du second degré Référence : Circulaire n 2010-037 du 25 février 2010 relative au dispositif d'accueil, d'accompagnement et de formation des enseignants
Contribution des TICE à l évolution du système éducatif. Anne-Marie BARDI IGEN honoraire
Contribution des TICE à l évolution du système éducatif Anne-Marie BARDI IGEN honoraire Vision d acteur / Vision de chercheur Expérience durable Variété des fonctions Diversité des niveaux et des disciplines
10 REPÈRES «PLUS DE MAÎTRES QUE DE CLASSES» JUIN 2013 POUR LA MISE EN ŒUVRE DU DISPOSITIF
10 REPÈRES POUR LA MISE EN ŒUVRE DU DISPOSITIF «PLUS DE MAÎTRES QUE DE CLASSES» JUIN 2013 MEN-DGESCO 2013 Sommaire 1. LES OBJECTIFS DU DISPOSITIF 2. LES ACQUISITIONS PRIORITAIREMENT VISÉES 3. LES LIEUX
Rapport d évaluation du master
Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation du master Droits de l'homme de l Université de Strasbourg Vague C 2013-2017 Campagne d évaluation 2011-2012 Section des Formations et des diplômes
ORIENTATIONS DES ACTIONS SOCIO-EDUCATIVES DU CEL 2011-2012
Document créé le 22/02/2011 Direction de l Education RHONE ORIENTATIONS DES ACTIONS SOCIO-EDUCATIVES DU CEL 2011-2012 En proposant aux collectivités territoriales de négocier et de signer les Contrats
Les élèves nouveaux arrivants non francophones en 2010-2011
note d information 12.1 MARS 38 1 nouveaux arrivants non francophones de plus de 6 ans ont été scolarisés au cours de l année scolaire 21-211 : 18 5 dans les écoles élémentaires, 16 2 dans les collèges
PACTE POUR LA RÉUSSITE ÉDUCATIVE
PACTE POUR LA RÉUSSITE ÉDUCATIVE Préambule PACTE POUR LA RÉUSSITE ÉDUCATIVE La réussite éducative se définit comme la recherche du développement harmonieux de l enfant et du jeune. Elle est plus large
contre la pauvreté et pour l inclusion sociale
PREMIER MINISTRE PLAN PLURIANNUEL contre la pauvreté et pour l inclusion sociale 3 mars 2015 SYNTHÈSE Adopté à la suite d un comité interministériel de lutte contre l exclusion en 2013, le plan pluriannuel
«PLACE DES PARENTS DANS l ESPACE NUMERIQUE DE TRAVAIL» BROUIL
«PLACE DES PARENTS DANS l ESPACE NUMERIQUE DE TRAVAIL» Juin 2013 Introduction : Les parents sont parmi les principaux bénéficiaires de Paris classe numérique. Grâce à ce nouvel outil, la communication
APPEL A PROJETS PROGRAMME DE PRÉFIGURATION DU PLAN NUMÉRIQUE
MINISTÈRE DE L ÉDUCATION NATIONALE, DE L ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE APPEL A PROJETS PROGRAMME DE PRÉFIGURATION DU PLAN NUMÉRIQUE I. Public cible de l appel à projets Un appel à projets est
Mobilisation contre le décrochage scolaire. Bilan de l action entreprise sur l année 2013 et perspectives pour l année 2014
Mobilisation contre le décrochage scolaire Bilan de l action entreprise sur l année 2013 et perspectives pour l année 2014 Mercredi 8 janvier 2014 SOMMAIRE Introduction : la Nation mobilisée contre le
Site(s) (lieux où la formation est dispensée, y compris pour les diplômes délocalisés) :
Evaluation des diplômes Masters Vague D Académie : Paris Etablissement déposant : Académie(s) : / Etablissement(s) co-habilité(s) : / Mention : Economie managériale et industrielle Domaine : Economie,
Guide pour la mise en œuvre du parcours d éducation artistique et culturelle
Guide pour la mise en œuvre du parcours d éducation artistique et culturelle Préambule... p. 2 Construire le parcours d éducation : les principes Principes de conception... p. 6 Principes de mise en œuvre...
CHARTE DES PROGRAMMES
CHARTE DES PROGRAMMES Charte relative à l élaboration, à la mise en œuvre et au suivi des programmes d enseignement ainsi qu aux modalités d évaluation des élèves dans l enseignement scolaire CONSEIL SUPÉRIEUR
repères pour agir et mettre en place un projet de consolidation des compétences de Base des Apprentis
repères pour agir et mettre en place un projet de consolidation des compétences de Base des Apprentis Version 2 : 20 juillet 2012 L expérimentation conduite par l Agence nationale de lutte contre l illettrisme
PRDFP. 2011-2015 Le Contrat de Plan Régional de Développement des Formations Professionnelles. cohérence. Concertation. Innovation.
cohérence ÉGALITÉ DES CHANCES/DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE Concertation Innovation Innovation www.regionreunion.com Concertation cohérence 2011-2015 Le Contrat de Plan Régional de Développement des Formations
Préparer la formation
Préparer Profédus propose des exemples variés de contenus d enseignement en éducation à la santé. Les fiches ne sont pas conçues en «prêt à penser» ; elles restent largement enracinées dans le contexte
FORMATION ET SUIVI DES PROFESSEURS DES ECOLES STAGIAIRES 2013 2014
FORMATION ET SUIVI DES PROFESSEURS DES ECOLES STAGIAIRES 2013 2014 1 SOMMAIRE 1) Textes de référence 2) Cadrage départemental 3) Charte du tuteur : rôle et missions 4) Les outils des professeurs des écoles
Une École juste pour tous et exigeante pour chacun PROJET DE LOI POUR LA REFONDATION DE L ÉCOLE DOSSIER DE PRÉSENTATION
Une École juste pour tous et exigeante pour chacun PROJET DE LOI POUR LA REFONDATION DE L ÉCOLE DOSSIER DE PRÉSENTATION #RefondonslEcole education.gouv.fr photos : PictureTank - MEN Les 25 mesures clés
Présentation des guides d audit et du processus d audit d un réseau académique de formation continue
Décembre 2011 Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la Recherche Inspection générale de l'éducation nationale Présentation des guides d audit et du processus d audit d
UNE AMBITION TRIPARTITE POUR L EGALITE ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES DANS L ENTREPRISE
UNE AMBITION TRIPARTITE POUR L EGALITE ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES DANS L ENTREPRISE La grande conférence sociale a permis d établir une feuille de route ambitieuse, qui engage ensemble l Etat, les
Les «devoirs à la maison», une question au cœur des pratiques pédagogiques
Les «devoirs à la maison», une question au cœur des pratiques pédagogiques Parmi les trois domaines d activités proposés aux élèves volontaires dans le cadre de l accompagnement éducatif, «l aide aux devoirs
Rapport d évaluation du master
Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation du master Management public de l Université de Lorraine Vague C 2013-2017 Campagne d évaluation 2011-2012 Section des Formations et des diplômes
Eléments de présentation du projet de socle commun de connaissances, de compétences et de culture par le Conseil supérieur des programmes
Eléments de présentation du projet de socle commun de connaissances, de compétences et de culture par le Conseil supérieur des programmes Le projet de socle de connaissances, de compétences et de culture,
I. Les points essentiels abordés en introduction par P. VINARD (IGEN)
Compte-rendu du Séminaire sur la mise en oeuvre du BTS Technico-commercial - le 14 mars 2012 à Paris - Programme : 9 heures : accueil 9 h 30 : présentation de la journée par Pierre VINARD, IGEN Economie
Plus de 43 000 recrutements et deux concours externes
Plus de 43 000 recrutements et deux concours externes 2013 marque le début de la refondation de la formation initiale des enseignants > Pour remplacer les départs des enseignants en 2013, 22 100 postes
Séminaire éducation Focus Rythmes scolaires Compte-rendu 11 mars 2014
Séminaire éducation Focus Rythmes scolaires Compte-rendu 11 mars 2014 OUVERTURE DU SEMINAIRE : Bernard Amsalem, Vice-président du CNOSF Etat de l avancée des travaux depuis le dernier séminaire Rappel
Projet Pédagogique. - Favoriser la curiosité intellectuelle par le partage des connaissances, des cultures et des échanges.
Projet Pédagogique La scolarité vise à aborder les apprentissages en prenant en compte les compétences de chacun afin de permettre l épanouissement de tous. La communauté éducative propose donc un enseignement
Cette synthèse est destinée à faciliter la lecture et. Juillet 2012. Avertissement
COUR DES COMPTES Synthèse du Rapport public thématique Juillet 2012 La politique de la ville Une décennie de réformes Avertissement Cette synthèse est destinée à faciliter la lecture et l utilisation du
Budget participatif des lycées. Règlement d intervention
3 CR 72-12 Budget participatif des lycées Règlement d intervention Préambule : La mise en œuvre du budget participatif des lycées manifeste la volonté de la région de poursuivre la démarche de dialogue
Ministère des sports. Le ministre des sports
Ministère des sports Direction des sports Mission sport et développement durable Personnes chargées du dossier : Arnaud JEAN Tél. : 01 40 45 96 74 Mel: [email protected] Fabienne COBLENCE
La modernisation de la gestion publique au sein des EPSCP. Colloque des Agents Comptables. 05 juin 2015
La modernisation de la gestion publique au sein des Colloque des Agents Comptables 05 juin 2015 EPSCP Frédéric Dehan Directeur Général des Services Université de Strasbourg 1) Des éléments de contexte
Groupe de travail 3 : Emploi, formation, compétences
Groupe de travail 3 : Emploi, formation, compétences Réunion 3 11 décembre 2013 Ivry-sur-Seine Fiche synthèse Réunion 3 Emploi, formation, compétences Groupe animé par Patrick Loire, directeur des relations
Projet d école 2014-2018. Guide méthodologique
Projet d école 2014-2018 Guide méthodologique 1 SOMMAIRE INTRODUCTION... 3 LES TEXTES DE REFERENCES... 4 LES ETAPES D ELABORATION DU PROJET D ECOLE... 4 ETAPE 1 : BILAN DU PROJET, DIAGNOSTIC... 5 1. LE
Intervention de Marisol TOURAINE. Ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des. femmes. Maison de Santé Pluridisciplinaire
1 Intervention de Marisol TOURAINE Ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes Maison de Santé Pluridisciplinaire Magny-en-Vexin Vendredi 20 février 2015 Seul le prononcé fait
Stratégie Régionale. envers les Jeunes. l Artisanat
Stratégie Régionale de l Artisanat envers les Jeunes Stratégie Régionale de l Artisanat envers les Jeunes La Stratégie Régionale de l Artisanat envers les Jeunes (S.R.A.J.) constitue une offre globale
Rapport d évaluation du master
Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation du master Marketing et vente de l Université Paris-Est Créteil Val de Marne - UPEC Vague E 2015-2019 Campagne d évaluation 2013-2014 Section
Charte départementale Accueil et scolarisation des enfants de moins de trois ans
Charte départementale Accueil et scolarisation des enfants de moins de trois ans Page 1 Charte départementale Accueil et scolarisation des enfants de moins de trois ans Sommaire 1. Cadre institutionnel
CONSEIL DES MINISTRES
CONSEIL DES MINISTRES LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE A REUNI LE CONSEIL DES MINISTRES AU PALAIS DE L ÉLYSEE LE MERCREDI 1 ER AVRIL 2015 À L ISSUE DU CONSEIL, LE SERVICE DE PRESSE DE LA PRESIDENCE DE LA
Une école adaptée à tous ses élèves
PRENDRE LE VIRAGE DU SUCCÈS Une école adaptée à tous ses élèves PLAN D'ACTION EN MATIÈRE D'ADAPTATION SCOLAIRE Québec Ministère de l'éducation Une école adaptée à tous ses élèves PRENDRE LE VIRAGE DU SUCCÈS
Participation des habitants et contrats de ville Quels enjeux? Quelle mise en oeuvre?
Participation des habitants et contrats de ville Quels enjeux? Quelle mise en oeuvre? Note réalisée par l Observatoire Régional de l Intégration et de la Ville (ORIV) septembre 2014 Eléments de contexte
TOUS MOBILISÉS POUR VAINCRE LE DÉCROCHAGE SCOLAIRE
TOUS MOBILISÉS POUR VAINCRE LE DÉCROCHAGE SCOLAIRE Dossier de présentation Vendredi 21 novembre 2014 PREMIER MINISTRE MINISTÈRE DE L ÉDUCATION NATIONALE, DE L ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE
Allocution d ouverture de Jean DEBEAUPUIS, Directeur Général de l Offre de soins
Allocution d ouverture de Jean DEBEAUPUIS, Directeur Général de l Offre de soins Université d été de la performance en santé - 29 août 2014- Lille Monsieur le président, Monsieur le directeur général,
La feuille de route du Gouvernement en matière d ouverture et de partage des données publiques
La feuille de route du Gouvernement en matière d ouverture et de partage des données publiques L ouverture des données publiques, liberté publique et levier d innovation L ouverture des données publiques
Augmenter l impact économique de la recherche :
Augmenter l impact économique de la recherche : 15 mesures pour une nouvelle dynamique de transfert de la recherche publique, levier de croissance et de compétitivité Partout dans le monde, la recherche
blgpec : Où en est mon établissement? Sommaire :
2 Sommaire : INTRODUCTION / PRESENTATION La GPEC, pourquoi?... 3 La GPEC, c est quoi?... 4 La GPEC, comment?... 5 Les objectifs du guide... 6 Comment utiliser ce guide?... 7 LE GUIDE D AUTODIAGNOSTIC Projet
Rapport d'évaluation Formation conduisant à un diplôme conférant le grade de master
Formations et diplômes Rapport d'évaluation Formation conduisant à un diplôme conférant le grade de master Diplôme national supérieur d expression plastique (DNSEP) option design École supérieure d art
UE5 Mise en situation professionnelle M1 et M2. Note de cadrage Master MEEF enseignement Mention second degré
UE5 Mise en situation professionnelle M1 et M2 Note de cadrage Master MEEF enseignement Mention second degré ESPE Lille Nord de France Année 2014-2015 Cette note de cadrage a pour but d aider les collègues
Bilan de mission. Au collège : «Les clés de la culture»
Bilan de mission Au collège : «Les clés de la culture» La co-intervention en 6 e La formation des Assistants pédagogiques Dans le R.A.R. : Accompagner le projet «chorale» par l histoire Histoire de Montpellier
UN PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL POUR LA SOCIÉTÉ DE LA CONNAISSANCE
UN PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL POUR LA SOCIÉTÉ DE LA CONNAISSANCE Le regroupement du Palais de la découverte et de la Cité des sciences et de l industrie en un seul établissement apporte les atouts
Rapport d évaluation du master
Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation du master Philosophie, psychanalyse de l Université Paul-Valéry Montpellier 3 Vague E 2015-2019 Campagne d évaluation 2013-2014 Section des Formations
Rapport d évaluation de la licence professionnelle
Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation de la licence professionnelle Management des organisations de l économie sociale et solidaire de l Université de la Réunion Vague E 2015-2019
Pôles de recherche et d enseignement supérieur (PRES) et reconfiguration des sites universitaires, IGAENR 1, mars 2010.
Pôles de recherche et d enseignement supérieur (PRES) et reconfiguration des sites universitaires, IGAENR 1, mars 2010. Les premiers PRES ont été créés en 2007, leur principale ambition était de développer
Après le collège. Terminale. Terminale générale. Terminale professionnelle. technologique. 2 ème année de. 1 ère générale.
Le Baccalauréat Professionnel Gestion-Administration au Lycée Professionnel Camille Claudel à Caen Enseignement supérieur Insertion professionnelle Terminale générale 1 ère générale Baccalauréat général
CFP Brest, CFP Guingamp, CFP Rennes, CFP Vannes et IFP de Bretagne. ISFEC BRETAGNE
CFP Brest, CFP Guingamp, CFP Rennes, CFP Vannes et IFP de Bretagne. ISFEC BRETAGNE La formation: un double enjeu Recruter et Former de futurs «professionnels» de l enseignement pour l enseignement catholique
N 163 - ROUX-PEREZ Thérèse. 1. Problématique
N 163 - ROUX-PEREZ Thérèse CONSTRUCTION IDENTITAIRE DES ENSEIGNANTS EN FORMATION INTIALE : ENTRE REPRESENTATIONS PARTAGEES ET ELEMENTS DE DIFFERENCIATION DANS LE RAPPORT AU METIER 1. Problématique L étude
Rapport d évaluation de la licence professionnelle
Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation de la licence professionnelle Traitement et contrôle des opérations bancaires en services (pôles) d'appui technique et commercial en réseau de
La mise en place des conseils école-collège
Rapport - n 2014-026 Mai 2014 Inspection générale de l Éducation nationale Inspection générale de l administration de l Éducation nationale et de la Recherche La mise en place des conseils école-collège
Mutualisation des compétences
Premières Rencontres richesses humaines associatives 2 & 3 décembre 2014 ATELIER PROSPECTIF Mutualisation des compétences DEFINITIONS Mutualisation La mutualisation se définit comme la synergie entre deux
SOCLE COMMUN: LA CULTURE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE. alain salvadori IA IPR Sciences de la vie et de la Terre 2009-2010 ALAIN SALVADORI IA-IPR SVT
SOCLE COMMUN: LA CULTURE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE alain salvadori IA IPR Sciences de la vie et de la Terre 2009-2010 ALAIN SALVADORI IA-IPR SVT SOCLE COMMUN ET PROGRAMMES La référence pour la rédaction
RÉSEAU INSTITUTIONNEL DE FORMATION. INC - 27 janvier 2014
RÉSEAU INSTITUTIONNEL DE FORMATION INC - 27 janvier 2014 DIAGNOSTIC DU RÉSEAU INSTITUTIONNEL DE FORMATION SOMMAIRE La formation et le RIF : constats Les engagements de la COG Ucanss 2013-2016 La création
Synthèse du «Schéma Directeur des Espaces Numériques de Travail» A l attention du Premier degré (doc réalisé par Les MATICE 76)
Synthèse du «Schéma Directeur des Espaces Numériques de Travail» A l attention du Premier degré (doc réalisé par Les MATICE 76) 1. Qu est-ce que le SDET : schéma directeur des espaces numériques de travail?
Les dossiers de l enseignement scolaire. l Éducation nationale et la formation professionnelle en France
Les dossiers de l enseignement scolaire 2010 l Éducation nationale et la formation professionnelle en France ministère éducation nationale L Éducation nationale et la formation professionnelle en France
Position de l ASTEE sur l innovation en matière de services d eau et de déchets
Position de l ASTEE sur l innovation en matière de services d eau et de déchets Les services publics locaux de l environnement : des services discrets mais moteurs de développement Depuis leur mise en
FICHE TECHNIQUE : METTRE EN PLACE UNE GPEC
METTRE EN PLACE UNE GPEC Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences Cette fiche technique aborde la mise en place d une démarche GPEC sous l angle de la description d un processus. Elle présente
L actualité de la fonction publique. SDRH/ RH1/ Ecole de la GRH Novembre 2012
L actualité de la fonction publique SDRH/ RH1/ Ecole de la GRH Novembre 2012 L actualité de la Fonction publique 1 L agenda social de la fonction publique : 1.1 De nouvelles orientations, de nouvelles
Licence professionnelle Systèmes d information, méthodes et outils
Formations et diplômes Rapport d'évaluation Licence professionnelle Systèmes d information, méthodes et outils Université Pierre Mendes France - Grenoble - UPMF Campagne d évaluation 2014-2015 (Vague A)
LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AUX ÉDUCATEURS SPÉCIALISÉS
LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AUX ÉDUCATEURS SPÉCIALISÉS 1. RÉFÉRENTIEL PROFESSIONNEL D ÉDUCATEUR SPÉCIALISÉ 2. RÉFÉRENTIEL ACTIVITÉS 3. RÉFÉRENTIEL DE 4. RÉFÉRENTIEL DE CERTIFICATION 5. RÉFÉRENTIEL DE FORMATION
10 ENGAGEMENTS, 30 PROPOSITIONS DE LA MAJORITÉ DÉPARTEMENTALE «Avec vous, une Saône et Loire innovante et attractive»
10 ENGAGEMENTS, 30 PROPOSITIONS DE LA MAJORITÉ DÉPARTEMENTALE «Avec vous, une Saône et Loire innovante et attractive» Préambule Si l actuelle majorité peut indéniablement se prévaloir d un très bon bilan,
Comité national de suivi «Plus de maîtres que de classes» Note d étape juin 2014
Comité national de suivi «Plus de maîtres que de classes» Note d étape juin 2014 Les missions du Comité national de suivi «Plus de maîtres que de classes» ont été fixées par la lettre de mission du directeur
Le fonds d amorçage 2013-2014 et 2014-2015
Lundi Mardi Mercredi Jeudi Le fonds d amorçage 2013-2014 et 2014-2015 ADDITIF AU GUIDE PRATIQUE SUR LES NOUVEAUX RYTHMES À L ÉCOLE PRIMAIRE Vendredi GUIDE PRATIQUE LES NOUVEAUX RYTHMES À L ÉCOLE PRIMAIRE
CONTRIBUTION DU CH-FO Le dialogue social et la gestion des ressources humaines
CONTRIBUTION DU CH-FO Le dialogue social et la gestion des ressources humaines 1/ Les constats les plus marquants sont : - l absentéisme de courte durée qui continue d évoluer fortement et qui met sous
Rapport d évaluation du master
Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation du master Finance de l Université de Strasbourg Vague C 2013-2017 Campagne d évaluation 2011-2012 Section des Formations et des diplômes Evaluation
MASTER Mention MEEF. «Métiers de l Enseignement, l Education et la Formation Second Degré». Spécialité : HISTOIRE-GEOGRAPHIE
MASTER Mention MEEF «Métiers de l Enseignement, l Education et la Formation Second Degré». Spécialité : HISTOIRE-GEOGRAPHIE Nouveau master mis en place à compter de septembre 2013 pour les M1. Pour le
Pourquoi et comment les collectivités locales associent d autres acteurs à la définition et à la mise en œuvre d actions publiques?
Pourquoi et comment les collectivités locales associent d autres acteurs à la définition et à la mise en œuvre d actions publiques? Rencontre professionnelle 4 Ont participé à cet atelier : David ALCAUD,
Licence professionnelle Commerce en banque-assurance
Formations et diplômes Rapport d'évaluation Licence professionnelle Commerce en banque-assurance Université Jean Moulin Lyon 3 Campagne d évaluation 2014-2015 (Vague A) Formations et diplômes Pour le HCERES,
CONTRAT DE VILLE DE NOUVELLE GENERATION
Direction de la ville et de la cohésion urbaine CONTRATT DE VILLE DE NOUVELLE GENERATION Proposition d architecture Novembre 2014 Les contrats de ville de nouvelle génération qui succèderont, à compter
REFERENTIEL PROFESSIONNEL DES ASSISTANTS DE SERVICE SOCIAL
1 REFERENTIEL PROFESSIONNEL DES ASSISTANTS DE SERVICE SOCIAL DEFINITION DE LA PROFESSION ET DU CONTEXTE DE L INTERVENTION L assistant de service social exerce de façon qualifiée, dans le cadre d un mandat
Renforcer la mobilisation du droit commun
Dossier ressources Comprendre le droit commun pour le renforcer dans les quartiers Dans son article 1 er, la loi pour la ville et la cohésion urbaine précise : «La politique de la ville mobilise et adapte,
Cadre Stratégique Commun 2014-2020
Assemblée des Régions d Europe Cadre Stratégique Commun 2014-2020 Contribution de l ARE au document de travail des services de la Commission Juillet 2012 Cadre Stratégique Commun 2014-2020 Assemblée des
DOSSIER DE PRESSE. Sylvia Pinel présente 20 actions pour améliorer la mixité sociale dans le logement. Paris, le 15 avril 2015
DOSSIER DE PRESSE Sylvia Pinel présente 20 actions pour améliorer la mixité sociale dans le logement Paris, le 15 avril 2015 Contact presse Service de presse du ministère du Logement, de l Égalité des
Bilan de la concertation sur le PEDT
les périscolaires Bilan de la concertation sur le PEDT J www.ville-cergy.fr Sommaire 1. Préambule 4 2. Le cadre de la démarche 5 2.1. Les objectifs 6 2.2. Les sujets du débat 6 2.3. Le déroulé de la démarche
RÉSULTAT DISCIPLINAIRE RÈGLE DE RÉUSSITE DISCIPLINAIRE Programme de formation de l école québécoise Secondaire - 1 er cycle
RÉSULTAT DISCIPLINAIRE RÈGLE DE RÉUSSITE DISCIPLINAIRE Programme de formation de l école québécoise Secondaire - er cycle Direction générale de la formation des jeunes Octobre 006 Introduction Dans le
Les services en ligne
X Les services en ligne (ressources partagées, cahier de texte numérique, messagerie, forum, blog ) Extrait de l étude «Le développement des usages des TICE dans l enseignement secondaire», 2005-2008 SDTICE
Annexe 4 CONVENTION RELATIVE À L ORGANISATION DE STAGE D'APPLICATION EN MILIEU PROFESSIONNEL
2007 Annexe 4 CONVENTION RELATIVE À L ORGANISATION DE STAGE D'APPLICATION EN MILIEU PROFESSIONNEL Vu le code du travail, et notamment son article L.211-1; Vu le code de l éducation, et notamment ses articles
Rapport d évaluation de la licence professionnelle
Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation de la licence professionnelle Conduite et gestion des chantiers industriels de l Université d'artois Vague E 2015-2019 Campagne d évaluation
LES PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ : FAIRE CONVERGER PERFORMANCE ET DYNAMIQUE TERRITORIALE
310 N U M É R O Vendredi 4 juillet 2008 LES PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ : FAIRE CONVERGER PERFORMANCE ET DYNAMIQUE TERRITORIALE RAPPORTEUR : ANDRÉ MARCON AU NOM DE LA SECTION DES ÉCONOMIES RÉGIONALES ET DE
Programme national «très haut débit»
Liberté. Égalité. Fraternité RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Programme national «très haut débit» - 1 - Sommaire I. ENJEU 3 II. DESCRIPTION GENERALE 4 III. PILOTAGE DU PROGRAMME 4 IV. PHASE DE LANCEMENT DU PROGRAMME
Programme "Collège Numérique Rural"
JEUNESSE DOSSIER DE PRESSE Programme "Collège Numérique Rural" Stéphanie RENAUX Attachée de presse 04 71 46 22 78 [email protected] Sommaire CyberCantal Education : une implication historique du Département
Rapport d évaluation de la licence professionnelle
Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation de la licence professionnelle Chargé d affaires en ingénierie électrique et électronique de l Université Montpellier 2 Sciences et techniques
de la consultation «innover et simplifier avec les agents publics»
Bilan de la consultation «innover et simplifier avec les agents publics» Premier ministre SECRÉTARIAT GÉNÉRAL POUR LA MODERNISATION DE L ACTION PUBLIQUE La participation des agents à la modernisation de
LUTTER CONTRE LE HARCÈLEMENT
LUTTER CONTRE LE HARCÈLEMENT Prix À «Mobilisons-nous L ÉCOLE : L AFFAIRE contre DE le TOUS! harcèlement» 2ème édition 2014/2015 Préambule Dans le cadre de la politique conduite pour diminuer le harcèlement
Rapport d évaluation du master
Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation du master Informatique de l Université Paris 7 Denis Diderot Vague D 2014-2018 Campagne d évaluation 2012-2013 Section des Formations et des
L Apprentissage à Sciences Po
L Apprentissage à Sciences Po L Apprentissage à Sciences Po g Une filière en développement Depuis 2006, Sciences Po développe activement ses formations en apprentissage. Sept masters proposent aujourd
