Organisation de la mise en place du traitement de biphosphonates à domicile
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- Eloi Dumont
- il y a 10 ans
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1 Organisation de la mise en place du traitement de biphosphonates à domicile Florence CLAVERIE IADE Christine RIVAT Assistante médicale
2 Présentation de C F l unité de Soins Continus Disciplines : algologie, soins palliatifs, nutrition, diététique, psycho-oncologie Équipe mobile à l intérieur de l établissement Personnel : un médecin algologue, une infirmière, une secrétaire Médecin nutritionniste, diététiciennes, psychiatre, psychologues, sophrologue Comité interdisciplinaire (réunion hebdomadaire)
3 Traitement de biphosphonates F A travers un cas clinique Madame A, âgée de 73 ans est suivie à la consultation du Dr FERRERO pour un cancer du sein métastatique (localisations osseuses). Son état général est bon. Elle bénéficie d un traitement de XELODA. Elle est porteuse d un DVI. Elle est adressée à l Unité de soins continus pour mise en place de perfusions de biphosphonates à domicile en janvier 2003
4 A travers un cas clinique C Entretien L entretien est mené indifféremment par la secrétaire ou l infirmière d algologie On demande à Mme A. de nous dire ce qu elle a retenu de l entretien avec le Dr FERRERO sur l indication du traitement. Madame A : «je crois que c est pour les os et pour atténuer les douleurs» On explique à la patiente que l action du produit sur la douleur n est pas immédiate. Il agit en renforçant la trame osseuse et va atténuer les douleurs à moyen terme tout en prévenant les complications comme les fractures par exemple.
5 A travers un cas clinique F Mme A. nous précise qu elle habite seule et demande si le traitement à domicile n est pas risqué. On lui explique que les effets secondaires sont minimes (fièvre, asthénie), présents chez 1 patient sur 3. On lui indique aussi que l infirmière sera présente auprès d elle le temps de la perfusion. Mme A pourra nous joindre en cas de besoin.
6 Pourquoi faire une prise de sang? F On explique à Mme A, la nécessité de pratiquer un bilan sanguin avant chaque perfusion et de soumettre les résultats à son médecin traitant pour obtenir le feu vert. Mme A nous dit qu elle ne consulte pas de médecin généraliste de manière suivie. Elle vient au Centre pour le suivi de sa pathologie. On l incite à contacter un médecin traitant. Dans l attente, le laboratoire d analyse nous communiquera les résultats de la prise de sang.
7 Pourquoi fait-on appel à un C prestataire de service? On explique à Madame A le rôle du prestataire de service : livrer le matériel à domicile, contacter l IDE habituelle du patient, s assurer de l accord du médecin au vu des résultats du bilan sanguin assurer la continuité des soins dans toute la France si le patient désire partir en vacances Informer notre service du déroulement du traitement Questionnaire d évaluation
8 Qui choisit le prestataire de C service? On explique à Madame A qu elle a le choix de la société de service. Elle nous dit qu elle ne connaît aucune société de ce genre. Elle choisit la société X dans la liste qu on lui soumet. On demande à Mme A. si elle a des questions à poser.
9 C Fiche de mise en place de traitement à domicile, destinée au prestataire On vérifie avec la patiente, ses coordonnées (dossier médical informatisé) adresse, téléphone Date du début et durée du traitement, Voie d injection (DVI, VVP, VVC) identification de l infirmière habituelle identification du médecin prescripteur + traitant Copie de l attestation d assuré social
10 On remet à Mme A : Remise des documents F ordonnance biphosphonates, sérum physiologique, les antiseptiques, à prendre à sa pharmacie habituelle. Ordonnance bilan sanguin : calcémie, protides totaux, magnésémie, créatininémie, à faire quelques jours avant la perfusion à son laboratoire habituel. un livret d information «Biphosphonates : les réponses à vos questions» (coordonnées de notre service, celles du prestataire choisi).
11 C On récapitule.. les actions que doit faire Mme A. Prendre les biphosphonates à la pharmacie, Attendre que le prestataire la contacte, Faire la prise de sang quelques jours avant la date fixée pour la perfusion. Si possible, nous communiquer le nom d un médecin traitant.
12 Épilogue C Quelques jours plus tard, Mme A nous dit qu elle a contacté le Dr. B. après avoir pris avis auprès de ses amis. Elle nous demande de lui adresser les principaux éléments de son dossier médical du Centre. On avertit le Dr FERRERO, Les éléments du dossier sont communiqués La lettre concernant les bisphosphonates + notice du médicament est adressée dans le même temps.
13 .épilogue F Lors de ses passages en consultation au Centre, Mme A. nous rend visite au secrétariat : En mai : Les différentes perfusions n ont pas produit d effets secondaires notables, hormis une asthénie durant quelques jours lors des 2 premières perfusions. La patiente est satisfaite de l organisation qui lui permet de partir en vacances chez ses enfants dans la région parisienne où deux perfusions ont été organisées sans difficulté.
14 CF épilogue En juin 2003 : Renouvellement des ordonnances pour 6 mois Mme A ne se sent pas de remplir le questionnaire d évaluation. On lui propose de le voir ensemble, ce qu elle accepte. En octobre 2003 : Le schéma de chimiothérapie est modifié : TAXOTERE hebdomadaire en H.D.J. Elle s étonne car la désinfection du DVI semble plus minutieuse à l Hôpital qu à domicile. Elle nous demande pourquoi?
15 Ce qui nous paraît important C accueil et disponibilité établir une relation de confiance avec le patient qui pourra nous contacter en ce qui concerne ce traitement ou les autres disciplines de l équipe (nutrition, diététique, psychologie, ) Dépistage de situation à risque : Mme A. vit seule, sa famille est éloignée, elle n a pas de médecin traitant, elle a un cancer métastatique.
16 Collaboration avec le prestataire C L expérience a permis d optimiser la prise en charge : La communication entre les intervenants s est développée (information systématique au médecin traitant) Rédaction d un cahier des charges précisant une organisation de prise en charge, fruit d une réflexion commune. Rédaction de documents communs pour la transmission des informations.
17 Conclusion. CF une action solidaire Médecin traitant IDE libérale Patient Équipe USC Prestataire
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