L importance du secteur bancaire suisse

Save this PDF as:

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "L importance du secteur bancaire suisse"

Transcription

1 Août 2012 L importance du secteur bancaire suisse Une étude économique L importance du secteur bancaire suisse ASB Août

2 L importance du secteur bancaire suisse Executive summary 5 1 Le secteur bancaire en tant que composante de l économie 7 2 L importance économique directe du secteur bancaire Création de valeur Emploi Impôts 13 3 L importance du secteur bancaire pour les autres secteurs Création de valeur Emploi 16 4 Conclusion 18

3 Executive summary Depuis plusieurs années, le secteur bancaire suisse connaît une évolution particulièrement dynamique de son contexte économique et réglementaire. Tant les banques que les autorités affrontent au quotidien les défis qui en découlent. Or, les grandes incertitudes économiques et politiques rendent leur tâche particulièrement difficile. Le secteur bancaire est ainsi au centre de l attention publique. En effet, il joue non seulement un rôle très important pour l économie suisse, mais occupe également une position de leader international dans divers domaines. La présente étude propose une vue d ensemble de l importance économique du secteur bancaire suisse et de son impact sur les autres secteurs de l économie. Nos analyses se fondent sur les calculs de BAKBASEL, mandaté par l Association suisse des banquiers (ASB). Selon ces évaluations, le secteur bancaire est la branche qui a apporté la plus importante contribution à la croissance suisse ces vingt dernières années. Avec 6,1% de la création de valeur brute en 2011, la création de valeur brute des banques est certes en léger recul comparativement aux années précédentes, mais l utilité d un secteur bancaire prospère en tant qu importante source de demande en biens et services dans les autres branches économiques reste inchangée. De cette dépendance intersectorielle, il résulte que pour 100 postes bancaires, 115 emplois supplémentaires sont créés dans d autres branches par effets indirects. Outre les CHF 32,4 milliards qu il réalise, le secteur bancaire produit par effets indirects une création de valeur se montant à CHF 17 milliards. Au total, sa contribution à la création de valeur suisse s élève ainsi à 9,3%. Jusqu en 2020, la création de valeur du secteur bancaire devrait atteindre 1,9%, progressant ainsi à un rythme analogue à celui de l économie nationale. En 2012 et 2013 toutefois, la croissance devrait être moins robuste en raison des adaptations aux nouvelles conditionscadres, avant d augmenter régulièrement jusqu en En conséquence, la contribution du secteur bancaire à la création de valeur devrait s établir à presque 6%. La contribution du secteur financier dans son ensemble (banques, assurances et autres services financiers) devrait représenter 11,5% de la création de valeur en Grâce à une amélioration de l efficacité dans la fourniture de services, ce niveau devrait être atteint malgré un léger repli du nombre des actifs. L importance du secteur bancaire suisse ASB Août

4 Le graphique 0-1 montre que l emploi devrait d abord légèrement reculer à partir de l année en cours avant de se stabiliser, alors que la création de valeur brute devrait progresser de façon modérée. 0-1 Création de valeur brute et emploi au sein du secteur bancaire CHF milliards employés Création de valeur brute Emploi Remarque: Les courbes pointillées correspondent à des prévisions. Différentes analyses ont récemment pointé vers une poursuite de la baisse des marges dans le secteur bancaire. Afin de compenser ce repli, il faudrait une amélioration des conditionscadres telle qu elle permettrait de proposer des prestations supplémentaires depuis la Suisse. Dans le cas contraire, une adaptation encore plus radicale des effectifs paraît inévitable. Les données disponibles montrent qu un tassement des activités des banques aurait également des répercussions douloureuses sur les autres secteurs économiques. Les banques et les autorités sont par conséquent appelées à élaborer, dans un esprit de dialogue, des stratégies porteuses et des conditions-cadres optimales dans l intérêt de l ensemble de l économie. 6 L importance du secteur bancaire suisse ASB Août 2012

5 1 Le secteur bancaire en tant que composante de l économie Les services bancaires jouent un rôle clé pour le développement économique Des conditions de financement avantageuses pour la place industrielle Les PME, premiers emprunteurs Les multinationales profitent aussi des services bancaires en Suisse Les banques en tant que moteur de croissance Un système bancaire qui fonctionne bien constitue le fondement de toute économie florissante. Il joue le rôle essentiel de fournisseur de services financiers à la population et à l économie. Ces prestations incluent non seulement l approvisionnement monétaire mais également la gestion de fortune, les activités de conseil des banques et l exécution d opérations pour les grandes entreprises. Outre l octroi généreux de crédits, qui n a jamais faibli même durant la récente crise financière, la place industrielle suisse bénéficie de conditions de financement avantageuses en comparaison internationale, grâce à la fois au niveau généralement bas des taux et aux faibles marges des banques. Or, des études empiriques ont conclu qu un approvisionnement suffisant en crédits influence durablement l évolution économique. En Suisse, le crédit bancaire représente pour de nombreuses entreprises la principale forme de financement. En particulier, les petites et moyennes entreprises (PME) sont dépendantes de ce type de financement, leur taille ne leur permettant pas d avoir accès au marché des capitaux. En Suisse, les crédits aux PME représentent près de 85% de l ensemble des prêts aux entreprises (en termes de volume). A fin 2011, ces financements se montaient à CHF 260 milliards (sur environ CHF 307 milliards d encours de crédits), dont CHF 187 milliards, soit environ 70%, étaient alloués à des entités comptant au maximum neuf employés. Or, selon une enquête du SECO, seul environ un tiers des PME dispose d un crédit bancaire. Outre ce rôle important assumé à l égard des PME, le secteur bancaire suisse fournit des prestations adaptées aux besoins de financement spécifiques des multinationales. Ces dernières utilisent des services dans les domaines du trafic des paiements, des devises, des titres et de la gestion de fortune institutionnelle. Elles sont aussi des clients importants en matière de crédit, de financement des exportations, ou encore de restructurations et de rachats. Par ailleurs, de nombreux groupes multinationaux confient leur treasury management à des banques suisses. Les crédits consortiaux constituent une source de financement importante pour les grandes entreprises. Ces dernières décennies, le secteur bancaire a connu une croissance supérieure à la moyenne, devenant le moteur de croissance de l économie suisse grâce à une création de valeur solide. Sur les vingt dernières années, il a crû à un rythme annuel de 2,4%, soit nettement plus rapidement que l économie suisse dans son ensemble. Durant la crise financière mondiale des années 2008 et 2009, la création de valeur brute réelle du secteur bancaire helvétique a néanmoins baissé de 10%. En raison des évolutions négatives enregistrées durant les années de crise, la création de valeur a chuté en moyenne de 0,3% par an dans la période de 2000 à L importance du secteur bancaire suisse ASB Août

6 1-1 Contribution des branches du secteur financier à la croissance du PIB réel de la Suisse Croissance moyenne % 0,4% 10% 8% 6% Autres services financiers 4% Branches de libéralisation Banques Commerce 2% Assurances Industrie 0% Services d affaires Secteur financier Secteur politique -2% Banques % 0% 5% 10% 15% 20% 25% Part de l'économie globale 2011 Immobilier et construction 0,2% Ø Contribution à la croissance Une amélioration des conditions-cadres est nécessaire Pour parer efficacement à une poursuite de la baisse des marges du secteur bancaire à l avenir, il faudrait une amélioration des conditions-cadres telle qu elle permettrait de proposer des prestations supplémentaires depuis la Suisse, avec à la clé une potentielle hausse des volumes d affaires. A ce titre, la qualité de la main-d œuvre disponible et la capacité d innovation seront décisives à plus long terme, tant pour la place industrielle que pour le secteur bancaire. Il s agit donc d unir les forces de ces deux branches plutôt que de les opposer. Ce n est pas seulement la place industrielle ou le secteur bancaire qu il faut promouvoir, mais la place économique et «intellectuelle» suisse dans son ensemble. Ainsi, l économie suisse pourra conserver durablement la position de pointe qui est la sienne sur la scène internationale. 8 L importance du secteur bancaire suisse ASB Août 2012

7 2 L importance économique directe du secteur bancaire 2.1 Création de valeur La création de valeur en tant que mesure de la valeur ajoutée Par leurs services, notamment l approvisionnement monétaire, la gestion de fortune, les activités de conseil ou l exécution d opérations pour les grandes entreprises, les banques génèrent au sein du processus de production une plus-value clé pour l économie. Cette plus-value naît de la différence entre la valeur de production et les prestations préalables utilisées pour la fourniture de services. Cette création de valeur brute mesure tout montant disponible pour les salaires, le capital financier, les gains et les taux d intérêt sur les fonds empruntés hors marge brute des banques après amortissement du capital physique. En comparaison intersectorielle, le secteur bancaire suisse a connu sur une longue période une évolution nettement supérieure à la moyenne. De 1990 à 2011, la création de valeur réelle a ainsi progressé en moyenne de 2,4% par an, alors que l économie du pays affichait une croissance d environ 1,6% par an. Correction en raison de la crise financière Durant la crise financière mondiale en 2008 et en 2009, la création de valeur brute réelle du secteur bancaire a baissé de 10%. De surcroît, dans une période de changements économiques fulgurants, d exigences réglementaires plus strictes et de tendance à un protectionnisme accru, les défis posés aux banques se sont multipliés sur tous les fronts. La hausse des primes de risque et la baisse des marges ont pesé sur les revenus du secteur. En raison de ces développements défavorables intervenus depuis la crise de 2007, la création de valeur des banques a globalement chuté de 0,3% par an en moyenne entre 2000 et Fait remarquable, les autres services financiers ont connu une croissance robuste sur cette période. Ces derniers représentent aujourd hui 10% environ du secteur financier. Il s agit par exemple des gérants de fortune indépendants ou des bourses et des négociants en valeurs mobilières. L installation en Suisse de hedge funds, l externalisation d activités d assurances et la hausse des cours constituent des facteurs expliquant cette forte croissance. L importance du secteur bancaire suisse ASB Août

8 2-1 Création de valeur brute réelle dans les branches du secteur financier Croissance moyenne % 9,7% 8% 6% 4% 2% 1,7% 0% -0,3% -0,3% 0,3% -2% Banques Assurances Autres services financiers Secteur financier Economie globale Evolution plus dynamique du secteur bancaire à l étranger Avec cette stagnation de la création de valeur, les banques suisses ont eu un développement plus nuancé que leurs places concurrentes en Europe et outre-atlantique cette dernière décennie (voir le graphique 2-2). Cependant, notons que sur la majorité des autres places financières, l Etat a dû intervenir massivement pour soutenir le secteur financier. Cela relativise ainsi l évolution assez modeste des banques en Suisse au cours d une décennie marquée par des conditions conjoncturelles difficiles. 2-2 Création de valeur réelle dans le secteur financier en comparaison internationale Base monétaire unifiée (par parité du pouvoir d achat) % 6% 5% 4% 3% 2% 1% 0% -1% Irlande Belgique Luxembourg Royaume-Uni Londres Etats-Unis New York Pays-Bas Suède Suisse Zurich Espagne Italie Milan France Paris Allemagne Francfort En Suisse, les banques se sont employées très activement à réduire les coûts et la pression sur les marges dans leurs divers domaines d activité. En 2011, ces mesures leur ont permis de réaliser un gain d environ CHF 13,5 milliards, dans un contexte de marché difficile au plan international. Elles ont ainsi presque rejoint le résultat de l année précédente et le secteur bancaire a dégagé une création de valeur brute de CHF 32,4 milliards. En termes d importance pour l économie suisse, ce chiffre représente 6,1% de la création de valeur. Le graphique 2-3 montre que cette proportion avait progressivement baissé depuis les 8,9% atteints en L importance du secteur bancaire suisse ASB Août 2012

9 2-3 Part de la création de valeur brute nominale Le secteur bancaire contribue à 6,1% de la création de valeur 15% 12% 9% 13,1% 0,4% 3,8% 11,3% 0,6% 3,2% 11,4% 0,7% 3,7% 12,2% 0,8% 4,1% 12,1% 0,8% 4,1% 11,9% 0,9% 3,4% 12,7% 1,0% 3,9% 13,6% 1,2% 4,4% 12,6% 1,2% 4,4% 12,1% 1,2% 4,4% 11,6% 1,2% 4,0% 11,5% 1,2% 4,2% 6% 3% 8,9% 7,5% 7,1% 7,3% 7,2% 7,6% 7,8% 8,0% 6,9% 6,4% 6,4% 6,1% 0% Secteur financier Banques Assurances Autres services financiers Assurances comprises, le secteur financier global a apporté une contribution de 11,5% à la création de valeur en 2011, soit une création de valeur comparable à celle d il y a dix ans. Le graphique 2-3 montre clairement les deux années fastes du secteur financier, juste avant l éclatement de la bulle Internet de 2001 et la crise financière de A l avenir, le secteur bancaire devrait croître au même rythme que l économie globale suisse A l avenir, la création de valeur du secteur bancaire devrait croître de 1,9% par an, soit un rythme similaire à celui de l ensemble de l économie. A court terme, l environnement devrait se dégrader mais les adaptations aux conditions-cadres attendues devraient ouvrir la voie à un retour de la croissance. Grâce à cette dernière, la part de la création de valeur du secteur bancaire au sein de l économie globale devrait se stabiliser autour des 6% durant la prochaine décennie. 2-4 Prévisions concernant la création de valeur brute réelle Croissance moyenne ,0% 1,9% 1,9% 1,8% 1,8% 1,6% 1,5% 1,0% 0,5% 0,0% Banques Assurances Autres services financiers Secteur financier Economie globale Selon les prévisions stagnation et restructurations du secteur ces prochaines années, avec à la clé un rebond de la croissance la contribution du secteur bancaire à la création de valeur devrait s inscrire à 5,7% de 2013 à 2015 avant de renouer avec le niveau actuel. L importance du secteur bancaire suisse ASB Août

10 2.2 Emploi En 2011, près de personnes (ce qui correspond à équivalents temps plein) travaillaient dans le secteur bancaire et environ personnes (ce qui correspond à équivalents temps plein) dans l ensemble du secteur financier, ce qui représente respectivement 3,1% et 5,1% de l économie globale suisse. Deux facteurs expliquent ces divergences de contribution à l économie globale entre emploi et création de valeur. D une part, le secteur bancaire comprend nettement moins de postes à temps partiel que les autres branches, ce dont les statistiques d emploi ne permettent pas de tenir compte. D autre part, la productivité de ce secteur est supérieure à celle d autres branches de l économie. Sur la base d une occupation équivalente à des postes à temps plein, la contribution à l économie globale suisse est donc respectivement de 3,1% et 5,7%. 2-5 Part de l emploi dans l économie globale 6% 4,9% 5,1% 5,3% 5,2% 5,2% 5,2% 5,1% 5,2% 5,2% 5,3% 5,1% 5,1% 5% 0,4% 0,5% 0,6% 0,6% 0,6% 0,7% 0,7% 0,7% 0,7% 0,8% 0,8% 0,8% 4% 1,5% 1,5% 1,4% 1,4% 1,4% 1,4% 1,3% 1,3% 1,3% 1,3% 1,2% 1,2% 3% 2% 3,0% 3,1% 3,3% 3,2% 3,1% 3,1% 3,1% 3,2% 3,2% 3,2% 3,1% 3,1% 1% 0% Secteur financier Banques Assurances Autres services financiers Evolution stable de l emploi Les efforts pour réduire les charges de personnel vont se poursuivre Durant la dernière décennie, l effectif du secteur a progressé en ligne avec l emploi global (cf. le graphique 2-5). Dans ce domaine, le secteur bancaire a donc connu une évolution plus stable que dans celui de la création de valeur. Toutefois, si l on observe l évolution des heures de travail effectuées, on constate que le secteur financier a connu une croissance nettement plus marquée (18%) que la moyenne sectorielle globale (13%). Les efforts consentis par les banques en Suisse afin de réduire les coûts et la pression sur les marges livrent déjà des résultats positifs en termes d économie d entreprise. Ainsi, malgré des exigences réglementaires plus strictes, la part des charges de personnel et d exploitation au résultat global (ou cost income ratio) a pu être réduite de 82,4% en 2008 encore à 68,3% à fin Selon les statistiques, ces réductions de coûts n ont eu aucun impact sur le nombre d actifs employés, ce dernier restant inchangé par rapport à l année précédente. Les économies au niveau des charges du personnel ont donc été opérées en amont, sur les rémunérations. Les efforts se focalisant toujours plus sur les gains d efficacité et les prévisions tablant sur une croissance modeste des banques, le nombre d actifs employés par la branche devrait baisser de 0,3% par an jusqu en Il sera sans doute fait recours à des économies d échelle, par exemple via la centralisation et l automatisation de processus ou l externalisation vers des sites offrant des conditions meilleur marché. Toutefois, même sans ce type d externalisation, des suppressions d emplois sont à prévoir. Cela résulte notamment de la charge de travail importante liée aux exigences réglementaires accrues que les banques doivent satisfaire. 12 L importance du secteur bancaire suisse ASB Août 2012

11 Dans les assurances et le reste du secteur financier également, le nombre d emplois créés devrait être modeste, si bien que pris dans son ensemble, le secteur financier ne sera sans doute pas créateur d emplois (-0,1% par an jusqu en 2020). 2-6 Prévisions concernant l emploi dans les branches du secteur financier Croissance moyenne ,6% 0,4% 0,2% 0,2% 0,3% 0,0% 0,5% -0,2% -0,1% -0,4% -0,3% Banques Assurances Autres services financiers Secteur financier Economie globale 2.3 Impôts Les recettes fiscales du secteur bancaire se sont élevées à CHF 11,2 milliards en 2011 Pour l Etat, les services fournis par les banques sont synonymes de recettes fiscales importantes. En 2011, il a ainsi perçu CHF 11,2 milliards, dont 5,2 (soit 46%) ont été générés par des impôts directs. Dans ce montant sont inclus les impôts sur le revenu perçu sur les dividendes, le capital et les bénéfices des entreprises ainsi que l impôt sur le revenu versé par les employés (CHF 3,4 milliards), qui constitue la principale recette fiscale directe de l Etat. Avec CHF 5,9 milliards, soit 53%, les impôts indirects représentent un revenu encore plus important pour l Etat. Ils englobent la taxe sur la valeur ajoutée, l impôt anticipé et le droit de timbre. Au total et en tenant compte de la retenue fiscale de l UE, les recettes publiques s élèvent à environ CHF 11,2 milliards, soit presque 10% des recettes fiscales totales perçues en moyenne par la Confédération, les cantons et les communes. 2-7 Recettes fiscales générées par les activités du secteur bancaire, en CHF milliards, 2011 Retenue fiscale UE 0,1 Taxe sur la valeur ajoutée 1,4 Impôts sur les bénéfices et le capital 1,3 Impôts directs L impôt anticipé suisse 2,7 Impôts indirects Impôt sur le revenu pour les collaborateurs 3,4 Droit de timbre 1,8 Impôts sur les bénéfices sur les dividendes 0,5 Source: ASB, DFF, AFC Comparativement à la taille du secteur bancaire, le volume d impôts qu il génère et qui est utilisé par l Etat pour s acquitter de ses tâches publiques est extrêmement élevé. L importance du secteur bancaire suisse ASB Août

12 3 L importance du secteur bancaire pour les autres secteurs Effets économiques plus importants que ne le laisse supposer la création de valeur La banque, un secteur en réseau Le secteur bancaire assure en Suisse une part importante de la performance économique globale et contribue ainsi à la prospérité du pays de manière significative. Son importance ne se traduit toutefois pas uniquement par la création de valeur ou d emplois pour les banques. En effet, son importance économique réelle va bien au-delà: d autres branches économiques profitent des effets de l offre et de la demande qu il crée en termes de création de valeur et d emploi. Toutefois, ces effets ne sont pas visibles dans les statistiques officielles. Côté offre, un secteur bancaire domestique qui fonctionne bien profite à toutes les branches d une économie. En la matière, la banque affiche les caractéristiques d un «secteur en réseau». L importance économique des secteurs en réseau réside notamment dans le fait qu ils créent un avantage supplémentaire pour les autres acteurs économiques par l infrastructure qu ils fournissent. La compétitivité de l utilisateur de l infrastructure en question est d autant plus élevée que cette dernière est bien développée. En ce sens, un secteur bancaire qui fonctionne bien fait tout autant partie de l infrastructure d un pays qu un réseau électrique ou de transport en bon état. 3-1 Coûts du capital en comparaison internationale Marge d intérêt nette modifiée 6,8% 7% 6% 5% 4% 3,8% 3% 2,8% 2,8% 2% 2,3% 1,8% 1,6% 1,7% 1,7% 1,5% 2,0% 1,5% 1% 0% Pays-Bas Allemagne Suède Royaume-Uni Remarque: marge d intérêt nette modifiée = produits d intérêts nets/volume de crédit Source: Banques centrales nationales, OCDE Autriche Suisse L offre de services, un avantage pour les autres branches Comme l indique le graphique 3-1, en 2010, la marge d intérêts modifiée des banques en Suisse a été inférieure à celle de l étranger. Comparativement à la moyenne des dix dernières années, ladite marge a en outre davantage baissé que dans les autres pays observés. Ce bas niveau est dû à l efficacité de l offre de services et à la forte compétitivité du secteur bancaire suisse. En outre, grâce à ces faibles marges, les entreprises, qui bénéficient déjà en Suisse de taux faibles, peuvent se financer à des conditions avantageuses. Cet atout compétitif de la Suisse au plan international, qui a joué un rôle capital pour l économie du pays durant des décennies, s est même renforcé ces dernières années. 14 L importance du secteur bancaire suisse ASB Août 2012

13 Les entreprises profitent d effets sur la demande, par exemple par la demande en prestations préalables et par les dépenses de consommation des employés de banque S agissant de la demande également, l activité économique du secteur bancaire a une incidence positive sur les autres branches, tant en termes de création de valeur, d emplois que de revenus. Ces entreprises assument le rôle de fournisseur et satisfont la demande du secteur bancaire, voire des sociétés situées en amont dans la chaîne de création de valeur. Naturellement, les secteurs fournisseurs utilisent eux-mêmes les biens et services d autres entreprises, avec à la clé une nouvelle création de valeur. D après le compte de production de l Office fédéral de la statistique, les banques ont eu recours à des biens et services pour un montant de CHF 26,5 milliards en Plus de la moitié de ces prestations préalables concerne des flux de paiement au sein du secteur: autrement dit, elles ont été fournies entre entreprises du secteur financier. Le reste est le fait d autres branches de l économie. Il peut notamment s agir de cabinets de conseil ou de prestataires de services spécialisés dans l informatique. Une partie de la création de valeur brute engrangée dans cette branche trouve son origine dans la demande de services du secteur financier. Mais d autres prestations préalables, notamment des prestations de construction, génèrent ailleurs (dans le secteur corrélatif ) par ricochet une nouvelle création de valeur. Outre cette demande en prestations préalables, les dépenses de consommation des employés de banque ont également un impact positif (certes à un moindre degré) sur les autres branches de l économie suisse. En raison du niveau supérieur à la moyenne des rémunérations en vigueur dans le secteur bancaire, cette fourniture de biens et services a un impact important en termes de création de valeur, d emplois et de revenus au sein des autres branches. 3.1 Création de valeur Les effets de création de valeur générée côté demande s élèvent à CHF 17 milliards L analyse d impact menée par BAKBASEL révèle qu outre les CHF 32,4 milliards de contribution fiscale directe du secteur bancaire, ce dernier fournit une création de valeur brute de CHF 17 milliards aux autres branches. Ainsi l effet de création de valeur effective du secteur bancaire s est monté à environ CHF 49,4 milliards en ,3% de la création de valeur brute totale de l économie du pays ont donc été réalisés par les activités du secteur bancaire, dont 6,1% de manière directe et 3,2% de manière indirecte. 3-2 Effets de création de valeur brute des activités de production du secteur bancaire, 2011 Création de valeur brute Part de la création de valeur Effets directs CHF 32,4 mia. 6,1% Effets indirects CHF 6,1 mia. 1,2% Effets induits CHF 10,8 mia. 2,0% Les autres branches ont réalisé CHF 6,1 milliards de création de valeur grâce à la fourniture de prestations préalables Effets indirects Dans un contexte d interdépendance économique des processus de production au sein de l économie globale, la demande en prestations préalables issues d autres branches s est traduite par des effets indirects de création de valeur. Le secteur bancaire affiche ainsi un taux de prestations préalables de 42,5%: autrement dit, chaque million de francs suisses généré par les banques entraîne une demande de CHF dans d autres entreprises. Compte tenu du degré élevé d interdépendance au sein du secteur bancaire, seule une part marginale de ce chiffre profite à des entreprises des autres branches économiques. Néanmoins, les banques y génèrent une création de valeur se montant à CHF 6,1 milliards via la demande en prestations préalables, ce qui correspond à un bon pour cent de la création de valeur suisse. L importance du secteur bancaire suisse ASB Août

14 La demande en consommation des employés de banque génère CHF 10,8 milliards Effets induits Les autres branches de l économie ne profitent pas uniquement de la demande en prestations préalables des banques, mais également d effets induits. Ces derniers proviennent de la demande en consommation soit des collaborateurs bancaires employés de manière permanente, soit des expatriés. Pour ces derniers, outre les habituelles dépenses de consommation, on compte également divers services notamment dans les domaines suivants: déménagement, aide à la recherche d un logement, vente/location de biens immobiliers, conseil fiscal, obtention d un permis de travail ou aide à l intégration (par ex. cours de langues). Par ailleurs, la main-d œuvre internationale constitue une importante source de demande d écoles internationales, de professeurs particuliers ou de jeunes filles/hommes au pair. Compte tenu de la dépendance intersectorielle, il en résulte une création de valeur brute de CHF 10,8 milliards dans les branches hors secteur bancaire. Ce chiffre relativement élevé s explique par le pouvoir d achat particulièrement important des employés du secteur bancaire et par la spécificité de leurs désirs de consommation. Un examen portant sur chaque branche distincte du secteur financier montre que c est au niveau des effets directs et des effets induits directs que le secteur bancaire apporte une contribution supérieure à la moyenne à l effet global. 3.2 Emploi De substantiels effets indirects sur l emploi Fin 2011, le secteur bancaire employait environ personnes, auxquelles il faut ajouter les postes créés dans les autres branches par effets indirects et induits. Ainsi, l effet total du secteur bancaire suisse en matière d emploi se monte à bien personnes, soit environ 6,6% de la totalité des actifs du pays. 3-3 Effets sur l emploi des activités de production du secteur bancaire, 2011 Emploi Part de l emploi total Effets directs ,1% Effets indirects ,3% Effets induits ,2% Des places de travail supplémentaires dans les autres secteurs, grâce à un effet de demande Par rapport aux personnes employées à fin 2009, les chiffres de 2011 font état d un léger repli. Néanmoins, la progression de la demande en biens et services a été telle que, dans les autres branches, l emploi corrélatif a grimpé de 15% en deux ans. Ces données prouvent qu une économie suisse robuste dépend autant d un secteur bancaire solide et moteur de la demande que d un secteur industriel performant et fournisseur de l offre. 1 1 Sur l interdépendance mutuelle, voir BAKBASEL (2011). 16 L importance du secteur bancaire suisse ASB Août 2012

15 Des suppressions de postes dans les banques ont un impact plus que propor tionnel sur les autres branches Les effets de transfert (spill-over) accentuent encore l influence du secteur bancaire De cette interdépendance, il résulte que pour 100 postes bancaires, 115 emplois supplémentaires sont créés dans d autres branches par effets indirects. Or, le secteur bancaire aura le même impact significatif sur le reste de l économie si des postes sont supprimés dans un avenir proche. Ainsi, pour 100 emplois supprimés dans ce secteur, 115 postes le sont aussi dans les autres branches. Les conditions-cadres en vigueur dans le secteur bancaire, notamment les inconvénients de coûts dus à certaines ponctions fiscales ou à la mise en conformité avec des exigences plus strictes à l égard des banques en Suisse, ont sur les autres secteurs économiques des répercussions qui dépassent même celles subies par le secteur bancaire. Les chiffres des tableaux 3-2 et 3-3 sous-estiment la création de valeur et les effets en matière d emploi du secteur bancaire sur les autres branches de l économie. En effet, ni l incidence du secteur sur la demande dans les autres branches, ni les externalités (spill-over) positives ne sont prises en compte dans ces statistiques. Grâce à une formation de grande qualité, le secteur bancaire suisse contribue à la notoriété du pays en tant que pôle de compétences. Les coopérations dans le domaine de la recherche renforcent l attrait international des hautes écoles du pays. Les effets de réseau et la création de pôles d excellence stimulent les autres secteurs de l économie: le tourisme de même que les commerces de montres et de bijoux tirent par exemple parti de la visite en Suisse d une clientèle privée fortunée pour qui le rendez-vous avec le banquier est souvent l occasion de faire un séjour prolongé ou divers achats. L importance du secteur bancaire suisse ASB Août

16 4 Conclusion Le secteur bancaire reste une branche clé de l économie «Made in Switzerland», un label de qualité Malgré les revers subis lors des années de crise, le secteur bancaire reste une des branches clés de l économie suisse. Il continue d apporter une contribution majeure à la création de valeur et est étroitement lié aux autres secteurs économiques. Ces derniers profitent à plus d un titre des banques: lorsqu ils ne sont pas les fournisseurs du secteur bancaire, c est à ses employés qu ils offrent biens et services. En outre, la place industrielle bénéficie aussi de la qualité du secteur bancaire qui, en tant que secteur en réseau, contribue à un accès facilité au crédit en Suisse et à un niveau de taux bas en comparaison internationale. Enfin, les multinationales profitent elles aussi d une palette très large de services adaptés à leurs besoins. L inverse est vrai aussi: les banques profitent de la bonne réputation de l industrie suisse. Sans le label et gage de qualité «Made in Switzerland» de l industrie des machines et de l horlogerie, le secteur bancaire n aurait peut-être pas atteint sa taille actuelle. Tant la place industrielle que le secteur bancaire sont dépendants de conditions-cadres favorables. Le durcissement réglementaire dans le sillage de la crise financière soumet toutefois le secteur bancaire suisse à une pression supplémentaire, en sus du rétrécissement des marges. Une place financière compétitive doit se doter de règles judicieuses et appropriées que les établissements bancaires et les autorités peuvent uniquement élaborer ensemble dans le dialogue. Il est donc essentiel d unir ces forces dans la compétition qui oppose les places internationales. Une union que les nouvelles réalités politiques rendent indispensable. 18 L importance du secteur bancaire suisse ASB Août 2012

17 Association suisse des banquiers Aeschenplatz 7 Case postale 4182 CH-4002 Bâle T F L importance du secteur bancaire suisse ASB Août 2012

PLACE FINANCIERE SUISSE

PLACE FINANCIERE SUISSE PLACE FINANCIERE SUISSE Importance économique et interactions avec la place industrielle Une étude réalisée sur mandat de l Association suisse des banquiers et d economiesuisse Mars 2011 Editeur BAK Basel

Plus en détail

Politique budgétaire. Notre objectif est d étudier les répercussions des dépenses publiques et de la fiscalité sur le revenu et l emploi.

Politique budgétaire. Notre objectif est d étudier les répercussions des dépenses publiques et de la fiscalité sur le revenu et l emploi. Politique budgétaire Notre objectif est d étudier les répercussions des dépenses publiques et de la fiscalité sur le revenu et l emploi. Nous continuons de supposer qu il s agit d une économie fermée mais

Plus en détail

L Observatoire du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord mensuel Octobre 2009

L Observatoire du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord mensuel Octobre 2009 L Tableau de bord mensuel Octobre 2009 Avertissement : les indications mensuelles reprises dans le «Tableau de bord» ne deviennent définitives qu avec la publication des résultats trimestriels : exemple

Plus en détail

L importance de la place financière suisse

L importance de la place financière suisse L importance de la place financière suisse Juillet 2012 Factsheet Place financière suisse ASB Juillet 2012 1 L importance de la place financière suisse Avec ses banques, secteur clé de l économie, la place

Plus en détail

Recul de 27,9 % des ventes de logements neufs en France. Trois facteurs sont à l origine de cette baisse selon l analyse de Meilleurtaux.

Recul de 27,9 % des ventes de logements neufs en France. Trois facteurs sont à l origine de cette baisse selon l analyse de Meilleurtaux. Paris, le 29 mai 2008 Recul de 27,9 % des ventes de logements neufs en France. Trois facteurs sont à l origine de cette baisse selon l analyse de Meilleurtaux. Selon les dernières statistiques publiées

Plus en détail

abcdefg Communiqué de presse

abcdefg Communiqué de presse Communication Case postale, CH-8022 Zurich Téléphone +41 44 631 31 11 Fax +41 44 631 39 10 Zurich, le 11 mars 2010 Appréciation de la situation économique et monétaire du 11 mars 2010 La Banque nationale

Plus en détail

SwissBankingǀFactuals Evolution de l emploi dans le secteur bancaire Juillet 2013

SwissBankingǀFactuals Evolution de l emploi dans le secteur bancaire Juillet 2013 SwissBankingǀFactuals Evolution de l emploi dans le secteur bancaire Juillet 2013 Sommaire 1 Introduction 3 2 Evolution de l emploi dans le secteur bancaire 4 2.1 Evolution historique 4 2.2 Suppressions

Plus en détail

6.0 Situation budgétaire et dépenses de santé des gouvernements provinciaux et territoriaux

6.0 Situation budgétaire et dépenses de santé des gouvernements provinciaux et territoriaux 6.0 Situation budgétaire et dépenses de santé des gouvernements provinciaux et territoriaux Points saillants du chapitre Les dépenses totales des régimes consacrées à la santé demeurent stables en moyenne

Plus en détail

Ce que les Suisses pensent des banques

Ce que les Suisses pensent des banques Novembre 2015 Ce que les Suisses pensent des banques Résultats des échanges au sein des groupes de réflexion et de l enquête d opinion de l Association suisse des banquiers (ASB) Introduction Quels avantages

Plus en détail

Compétitivité des entreprises françaises

Compétitivité des entreprises françaises Compétitivité des entreprises françaises La compétitivité dépend en premier lieu de l évolution des coûts unitaires de production et des prix relatifs des biens exposés à la concurrence internationale.

Plus en détail

1. PROFIL DES DÉPENSES TOTALES DU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC EN 2011-2012

1. PROFIL DES DÉPENSES TOTALES DU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC EN 2011-2012 L ÉTAT QUÉBÉCOIS EN PERSPECTIVE Les dépenses totales L Observatoire de l administration publique, hiver 2013 1. PROFIL DES DÉPENSES TOTALES DU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC EN 2011-2012 Les dépenses totales,

Plus en détail

Crédit hypothécaire : croissance durable

Crédit hypothécaire : croissance durable Union Professionnelle du Crédit Communiqué de presse Crédit hypothécaire : croissance durable Bruxelles, le 6 mai 2011 Au cours du premier trimestre de 2011, 24 % de crédits hypothécaires de plus ont été

Plus en détail

Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels. Tableau de bord mensuel. Septembre 2015

Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels. Tableau de bord mensuel. Septembre 2015 Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord mensuel Septembre 2015 Avertissement : les indicateurs mensuels repris dans le «Tableau de bord» ne deviennent

Plus en détail

Le 4 ème trimestre 2015 et les tendances récentes

Le 4 ème trimestre 2015 et les tendances récentes Le 4 ème trimestre 2015 et les tendances récentes Le tableau de bord de l Observatoire L ensemble des marchés Les taux des crédits immobiliers aux particuliers ENSEMBLE DES MARCHÉS - Prêts bancaires (taux

Plus en détail

Avec 464 000 entreprises et un chiffre

Avec 464 000 entreprises et un chiffre 8.1 Chiffres clés de la construction Avec 464 entreprises et un chiffre d affaires de 272 milliards d euros en 211, la construction représente 16 % des entreprises et 7 % du chiffre d affaires de l ensemble

Plus en détail

Le déclin de l industrie en France

Le déclin de l industrie en France Le déclin de l industrie en France Le but de ce dossier pédagogique est de comprendre les causes de la désindustrialisation en France. Il faut distinguer quatre phénomènes : i) les gains de productivité,

Plus en détail

L immobilier dans l économie

L immobilier dans l économie ETUDE EN BREF Janvier 29 L immobilier dans l économie Avec 2 % de la valeur ajoutée en 27 et 45 % de l investissement, l immobilier a une place prépondérante dans l économie française. Phénomène nouveau?

Plus en détail

Juillet 2014 Directives relatives aux exigences minimales pour les financements hypothécaires

Juillet 2014 Directives relatives aux exigences minimales pour les financements hypothécaires Juillet 2014 Directives relatives aux exigences minimales pour les financements hypothécaires Table des matières Préambule... 2 1. Champ d application... 3 2. Exigences minimales... 3 2.1 Fonds propres...

Plus en détail

LES CREDITS AU LOGEMENT CONSENTIS AUX MENAGES AU PREMIER SEMESTRE 1998

LES CREDITS AU LOGEMENT CONSENTIS AUX MENAGES AU PREMIER SEMESTRE 1998 LES CREDITS AU LOGEMENT CONSENTIS AUX MENAGES AU PREMIER SEMESTRE 1998 Les crédits de ce type mis en force au cours du premier semestre 1998 ont atteint 154,1 milliards de francs (données brutes non corrigées

Plus en détail

L'octroi de crédit aux entreprises se maintient, mais la vigilance est de mise pour l'avenir

L'octroi de crédit aux entreprises se maintient, mais la vigilance est de mise pour l'avenir Communiqué de presse L'octroi de crédit aux entreprises se maintient, mais la vigilance est de mise pour l'avenir Bruxelles, le 28 octobre 2011 Près de 127 milliards d euros de crédits aux entreprises

Plus en détail

Panorama du marché du Crédit à la consommation en Europe en 2013

Panorama du marché du Crédit à la consommation en Europe en 2013 Panorama du marché du Crédit à la consommation en Europe en 2013 Pour la 7 ème année consécutive, Crédit Agricole Consumer Finance publie son étude annuelle sur l état du marché du crédit à la consommation

Plus en détail

Perspective sur les nouveaux entrepreneurs au Canada

Perspective sur les nouveaux entrepreneurs au Canada Perspective sur les nouveaux entrepreneurs au Canada Au cours des deux dernières années, on a vu naître plus de 25 000 PME un chiffre impressionnant si l on tient compte de la vigueur du marché du travail.

Plus en détail

Mesure n 3 Détaxation des heures supplémentaires (proposition de Nicolas Sarkozy) 1. Rappel de la législation actuelle relative à la durée du travail

Mesure n 3 Détaxation des heures supplémentaires (proposition de Nicolas Sarkozy) 1. Rappel de la législation actuelle relative à la durée du travail 15 mars 2007 Mesure n 3 Détaxation des heures supplémentaires (proposition de Nicolas Sarkozy) 1. Rappel de la législation actuelle relative à la durée du travail Les heures supplémentaires sont les heures

Plus en détail

Mythes et réalité concernant le crédit : Le point de vue d une banque. Programme

Mythes et réalité concernant le crédit : Le point de vue d une banque. Programme Mythes et réalité concernant le crédit : Le point de vue d une banque Programme 1. Les mythes et les réalités de l économie d aujourd hui Aperçu de la crise du crédit Les coûts d emprunt et leurs conséquences

Plus en détail

23ème rapport annuel de L OBSERVATOIRE DES CREDITS AUX MENAGES

23ème rapport annuel de L OBSERVATOIRE DES CREDITS AUX MENAGES 23ème rapport annuel de L OBSERVATOIRE DES CREDITS AUX MENAGES présenté par Michel MOUILLART Professeur d Economie à l Université Paris Ouest - Mercredi 6 avril 2011-1 La diffusion des crédits recule toujours

Plus en détail

L OBSERVATOIRE DES CREDITS AUX MENAGES

L OBSERVATOIRE DES CREDITS AUX MENAGES 22ème rapport annuel de L OBSERVATOIRE DES CREDITS AUX MENAGES présenté par Michel MOUILLART Professeur d Economie à l Université de Paris X - Nanterre - Mardi 16 mars 2010 - Les faits marquants en 2009

Plus en détail

Chiffres-clés relatifs à la place financière suisse Mis à jour en décembre 2008

Chiffres-clés relatifs à la place financière suisse Mis à jour en décembre 2008 Chiffres-clés relatifs à la place financière suisse Mis à jour en décembre 2008 O:\Ifw-daten\IFW-FF\14 FinMaerkte_FinPlatzPolitik\143.2 FM CH Statistik\Publ Kennzahlen\Kennzahlen_Dezember08\Internet\Kennzahlen_CD-

Plus en détail

Lente amélioration de la conjoncture

Lente amélioration de la conjoncture Conjoncture économique - 1 e trimestre 214 USA JPN EUR PIB PIB et Baromètre PIB Baromètre conjoncturel Marche des affaires Perspectives - NE Emploi Entrée de commandes Production Exportations Chômage Lente

Plus en détail

Le réseau d entreprises : s associer et rester indépendant!

Le réseau d entreprises : s associer et rester indépendant! Le réseau d entreprises : s associer et rester indépendant! Regroupés autour d une enseigne commune, les commerçants associés sont des distributeurs grâce à une organisation amont forte et structurée qui

Plus en détail

Balance suisse des paiements et position extérieure au deuxième trimestre 2014 Aperçu de la balance des paiements et de la position extérieure nette

Balance suisse des paiements et position extérieure au deuxième trimestre 2014 Aperçu de la balance des paiements et de la position extérieure nette Communication Case postale, CH-8022 Zurich Téléphone +41 44 631 31 11 communications@snb.ch Zurich, le 22 septembre 2014 Balance suisse des paiements et position extérieure au deuxième trimestre 2014 Aperçu

Plus en détail

Résumé : Deuxième Enquête panel sur le financement des PME en Suisse

Résumé : Deuxième Enquête panel sur le financement des PME en Suisse Département fédéral de l économie DFE Secrétariat d Etat à l économie SECO Communication Résumé : Deuxième Enquête panel sur le financement des PME en Suisse Date 20 novembre 2009 1. Introduction Dans

Plus en détail

CONSULTATION PUBLIQUE SUR LA CREATION D UN REGISTRE NATIONAL DES CREDITS AUX PARTICULIERS

CONSULTATION PUBLIQUE SUR LA CREATION D UN REGISTRE NATIONAL DES CREDITS AUX PARTICULIERS CONSULTATION PUBLIQUE SUR LA CREATION D UN REGISTRE NATIONAL DES CREDITS AUX PARTICULIERS Consultation publique : veuillez adresser vos réponses avant le 27 février 2013 à l adresse électronique hcp@dgtresor.gouv.fr.

Plus en détail

POINTS DE REPÈRE SUR LA FÉVRIER 2015 PRODUCTIVITÉ EN FRANCE

POINTS DE REPÈRE SUR LA FÉVRIER 2015 PRODUCTIVITÉ EN FRANCE POINTS DE REPÈRE SUR LA FÉVRIER 2015 PRODUCTIVITÉ EN FRANCE MESURER LA PRODUCTIVITÉ Productivité du travail : valeur ajoutée / stock d heures travaillées. Elle est simple à calculer et facilement compréhensible.

Plus en détail

Les Cahiers de l'observatoire n 190, Janvier 2003

Les Cahiers de l'observatoire n 190, Janvier 2003 Les Cahiers de l'observatoire n 190, Janvier 2003 La compétitivité française hypothéquée par la fiscalité Dans le transport, on a coutume de dire que la fiscalité spécifique se situe dans la moyenne européenne

Plus en détail

Répercussions de la TVA et de certaines réformes de la TVA. sur l économie

Répercussions de la TVA et de certaines réformes de la TVA. sur l économie Répercussions de la TVA et de certaines réformes de la TVA sur l économie par Frank Bodmer Economiste indépendant et chargé de cours, Université de Bâle Etude demandée par l Administration fédérale des

Plus en détail

STATE STREET INVESTMENT ANALYTICS ANNONCE LES RÉSULTATS DE SON INDICE DES CAISSES DE PENSION SUISSES AU QUATRIÈME TRIMESTRE

STATE STREET INVESTMENT ANALYTICS ANNONCE LES RÉSULTATS DE SON INDICE DES CAISSES DE PENSION SUISSES AU QUATRIÈME TRIMESTRE STATE STREET INVESTMENT ANALYTICS ANNONCE LES RÉSULTATS DE SON INDICE DES CAISSES DE PENSION SUISSES AU QUATRIÈME TRIMESTRE L indice des caisses de pension suisses affiche un rendement en baisse de 8,79

Plus en détail

L Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord mensuel Février 2014

L Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord mensuel Février 2014 L Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord mensuel Février 2014 Avertissement : les indicateurs mensuels repris dans le «Tableau de bord» ne deviennent

Plus en détail

Disneyland Paris Etude d impact économique et social

Disneyland Paris Etude d impact économique et social DELEGATION INTERMINISTERIELLE AU PROJET EURO DISNEY Service de la Communication Presse Disneyland Paris Etude d impact économique et social 16 décembre 2009 RETOMBEES ECONOMIQUES ET SOCIALES DE DISNEYLAND

Plus en détail

Pourquoi l ACEP a-t-elle renouvelé le bail du 100, rue Queen?

Pourquoi l ACEP a-t-elle renouvelé le bail du 100, rue Queen? Pourquoi l ACEP a-t-elle renouvelé le bail du 100, rue Queen? Un comité sur les locaux à bureaux composé de plusieurs membres du Conseil exécutif national a été mis sur pied. Des représentants de la gestion

Plus en détail

USS Union syndicale suisse www.uss.ch. Rapport 2012 sur la répartition des revenus et de la fortune en Suisse

USS Union syndicale suisse www.uss.ch. Rapport 2012 sur la répartition des revenus et de la fortune en Suisse Rapport 2012 sur la répartition des revenus et de la fortune en Suisse Écarts entre les salaires : les politiques peuvent et doivent agir Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l USS/fq

Plus en détail

et les tendances récentes

et les tendances récentes Le 1 er trimestre 2016 Le 1 trimestre 2016 et les tendances récentes Le tableau de bord de l Observatoire L ensemble Lensemble des marchés Les taux des crédits immobiliers aux particuliers ENSEMBLE DES

Plus en détail

Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord mensuel. Janvier 2015

Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord mensuel. Janvier 2015 Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord mensuel Janvier 2015 Avertissement : les indicateurs mensuels repris dans le «Tableau de bord» ne deviennent définitifs

Plus en détail

Communiqué aux médias

Communiqué aux médias 1 Mobilière Suisse Holding SA Bundesgasse 35 Case postale 3001 Berne Téléphone 031 389 61 11 Téléfax 031 389 68 52 lamobiliere@mobi.ch www.mobi.ch Communiqué aux médias Exercice 2014: la Mobilière poursuit

Plus en détail

LA CONSTRUCTION NEUVE DE LOGEMENTS BILAN 1996 ET PRÉVISIONS POUR 1997

LA CONSTRUCTION NEUVE DE LOGEMENTS BILAN 1996 ET PRÉVISIONS POUR 1997 LA CONSTRUCTION NEUVE DE LOGEMENTS BILAN 1996 ET PRÉVISIONS POUR 1997 L activité des marchés immobiliers résidentiels a connu une nouvelle dégradation en 1996 ( 4,2 %). Le logement individuel et le logement

Plus en détail

et les tendances récentes

et les tendances récentes Le 4 ème trimestre 215 Le 4 trimestre 215 et les tendances récentes Le tableau de bord de l Observatoire L ensemble Lensemble des marchés Les taux des crédits immobiliers aux particuliers ENSEMBLE DES

Plus en détail

Novembre 2009 L'importance de la place financière suisse

Novembre 2009 L'importance de la place financière suisse Novembre 2009 L'importance de la place financière suisse L importance de la place financière suisse Avec ses banques, secteur clé de l économie, la place financière suisse joue un rôle de premier plan

Plus en détail

Chiffre d affaires du 1 er trimestre 2012 en hausse de 3,7%, à 10,2 milliards d euros. Croissance interne : +0,9%

Chiffre d affaires du 1 er trimestre 2012 en hausse de 3,7%, à 10,2 milliards d euros. Croissance interne : +0,9% Chiffre d affaires du 1 er trimestre 2012 en hausse de 3,7%, à 10,2 milliards d euros. Croissance interne : +0,9% Paris, le 3 mai 2012. Prix de vente : +2,4%, avec une contribution positive de tous les

Plus en détail

La place financière: moteur de l économie suisse

La place financière: moteur de l économie suisse La place financière: moteur de l économie suisse Association suisse des banquiers Juliet 2013 Table des matières 1. L Association suisse des banquiers 2. La place financière: acteurs et réglementation

Plus en détail

Négociations entre le Maroc et l Union Européenne relatives à la libéralisation du commerce des services et du droit d établissement

Négociations entre le Maroc et l Union Européenne relatives à la libéralisation du commerce des services et du droit d établissement Conseil National du Commerce Extérieur Négociations entre le Maroc et l Union Européenne relatives à la libéralisation du commerce des services et du droit d établissement Anticiper Partager Agir www.cnce.org.ma

Plus en détail

Présentation par. Nicole Fontaine ministre déléguée à l Industrie

Présentation par. Nicole Fontaine ministre déléguée à l Industrie Présentation par Nicole Fontaine ministre déléguée à l Industrie 7 N O V E M B R E 2 0 0 3 73 QUATRIEME PARTIE : Fiches explicatives des mesures proposées 74 Maîtrise de l énergie I. La situation en France

Plus en détail

Avril 2014 www.sif.admin.ch. Place financière suisse Chiffres-clés

Avril 2014 www.sif.admin.ch. Place financière suisse Chiffres-clés Avril 2014 www.sif.admin.ch Place financière suisse Chiffres-clés 1 Importance économique de la place financière suisse Ces dix dernières années, la contribution des assurances à la création de valeur

Plus en détail

L OBSERVATOIRE DES CREDITS AUX MENAGES

L OBSERVATOIRE DES CREDITS AUX MENAGES 21ème rapport annuel de L OBSERVATOIRE DES CREDITS AUX MENAGES présenté par Michel MOUILLART Professeur d Economie à l Université de Paris X - Nanterre - Mars 2009 - Les faits marquants en 2008 : la diffusion

Plus en détail

La crise a accentué les pertes de parts de marché des pays développés au profit des pays émergents

La crise a accentué les pertes de parts de marché des pays développés au profit des pays émergents Compétitivité de l industrie manufacturière Faits marquants en 28-29 - La crise accentue les pertes de parts de marché des pays développés face aux pays émergents - La «compétitivité-coût» de l industrie

Plus en détail

L Observatoire du Financement des Marchés Résidentiels. Tableau de bord mensuel Novembre 2015

L Observatoire du Financement des Marchés Résidentiels. Tableau de bord mensuel Novembre 2015 L Tableau de bord mensuel Novembre 2015 Avertissement : les indicateurs mensuels repris dans le «Tableau de bord» ne deviennent définitifs qu avec la publication des résultats trimestriels : exemple =

Plus en détail

Le nouveau financement de la formation professionnelle supérieure en Suisse : effets attendus en termes d efficacité, d efficience et d équité

Le nouveau financement de la formation professionnelle supérieure en Suisse : effets attendus en termes d efficacité, d efficience et d équité Le nouveau financement de la formation professionnelle supérieure en Suisse : effets attendus en termes d efficacité, d efficience et d équité Cette séance a pour objectif de présenter un nouveau mode

Plus en détail

Tableau 2: Indicateurs des titulaires du bachelor (n= 661) (en %) Psychologie Total HEU Passage à la filière de master 93 88

Tableau 2: Indicateurs des titulaires du bachelor (n= 661) (en %) Psychologie Total HEU Passage à la filière de master 93 88 Psychologie Un an après la fin des études, 30 % des psychologues travaillent dans le domaine de la santé, notamment dans les hôpitaux et les cliniques. Par ailleurs, ils se répartissent sur un vaste spectre

Plus en détail

Rapport annuel "L'industrie Hôtelière Française" de KPMG Entreprises-Stratégies Management / Tourisme-Hôtellerie-Loisirs

Rapport annuel L'industrie Hôtelière Française de KPMG Entreprises-Stratégies Management / Tourisme-Hôtellerie-Loisirs Levallois Perret, le 18 octobre 2005 Rapport annuel "L'industrie Hôtelière Française" de KPMG Entreprises-Stratégies Management / Tourisme-Hôtellerie-Loisirs Amorce de reprise de l activité hôtelière en

Plus en détail

Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord mensuel Février 2015

Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord mensuel Février 2015 Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord mensuel Février 2015 Avertissement : les indicateurs mensuels repris dans le «Tableau de bord» ne deviennent définitifs

Plus en détail

Patrimoine des ménages en 2013 La hausse des cours des actions et des prix immobiliers a entraîné une nouvelle et nette progression du patrimoine

Patrimoine des ménages en 2013 La hausse des cours des actions et des prix immobiliers a entraîné une nouvelle et nette progression du patrimoine Communiqué de presse Communication Case postale, CH-8022 Zurich Téléphone +41 44 631 31 11 communications@snb.ch Zurich, le 20 novembre 2014 La hausse des cours des actions et des prix immobiliers a entraîné

Plus en détail

ADOPTION DE L INTERNET ET PERFORMANCES DES ENTREPRISES BÉNINOISES. Par Yves Yao SOGLO

ADOPTION DE L INTERNET ET PERFORMANCES DES ENTREPRISES BÉNINOISES. Par Yves Yao SOGLO ADOPTION DE L INTERNET ET PERFORMANCES DES ENTREPRISES BÉNINOISES Par Yves Yao SOGLO PLAN INTRODUCTION OBJECTIFS METHODOLOGIE RESULTATS RECOMMENDATIONS INTRODUCTON Les enjeux soulevés par l usage des nouvelles

Plus en détail

Analyse de la structure financière d une entreprise.

Analyse de la structure financière d une entreprise. Analyse de la structure financière d une entreprise. Il n existe pas de structure financière type. Il existe par contre des structures plus ou moins dangereuse pour l autonomie voire la survie d une entreprise.

Plus en détail

Fiche 04 COMPÉTITIVITÉ DES ENTREPRISES

Fiche 04 COMPÉTITIVITÉ DES ENTREPRISES La région de la Chaudière-Appalaches est reconnue pour la multitude de PME qu on retrouve sur son territoire. Dans le sondage mené par la CRÉ auprès d acteurs du développement de la région en janvier dernier,

Plus en détail

Mesurer l incidence de BDC sur ses clients

Mesurer l incidence de BDC sur ses clients Équipe de la Recherche et de l analyse économique de BDC Juillet 213 DANS CE RAPPORT Le présent rapport est fondé sur une analyse statistique réalisée par Statistique Canada visant à évaluer l incidence

Plus en détail

Crédit hypothécaire : 2010, l'année record

Crédit hypothécaire : 2010, l'année record Union Professionnelle du Crédit Communiqué de presse Crédit hypothécaire : 2010, l'année record Bruxelles, le 9 février 2011 L Union professionnelle du Crédit (UPC), membre de Febelfin, la Fédération belge

Plus en détail

La dette de consommation au Québec et au Canada

La dette de consommation au Québec et au Canada La dette de consommation au Québec et au Canada par : James O Connor Direction des statistiques sur les industries INTRODUCTION La croissance de l endettement à la consommation au Québec et au Canada entre

Plus en détail

CONVENTION USA - SUISSE

CONVENTION USA - SUISSE CONVENTION USA - SUISSE CONVENTION ENTRE LA CONFÉDÉRATION SUISSE ET LES ETATS-UNIS D'AMÉRIQUE EN VUE D'ÉVITER LES DOUBLES IMPOSITIONS EN MATIÈRE D'IMPÔTS SUR LE REVENU, SIGNÉE À WASHINGTON, LE 2 OCTOBRE

Plus en détail

Structure du marché Vie & Capi en 2013 selon le mode de distribution -Source : FFSA Autres 3%

Structure du marché Vie & Capi en 2013 selon le mode de distribution -Source : FFSA Autres 3% La place de l assurance chez les bancassureurs Depuis de nombreuses années, on sait que les bancassureurs se sont accaparés plus de 60 % du marché de l assurance vie. Cette part de marché est maintenant

Plus en détail

La construction de logements neufs dans l agglomération nantaise et l aire urbaine. Analyses 2001-2007

La construction de logements neufs dans l agglomération nantaise et l aire urbaine. Analyses 2001-2007 La construction de logements neufs dans l agglomération nantaise et l aire urbaine Analyses 2001-2007 Nantes Métropole et l aire urbaine de Nantes Nantes Métropole - AURAN Le contexte général Une année

Plus en détail

L Observatoire du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord mensuel Juin 2014

L Observatoire du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord mensuel Juin 2014 L Tableau de bord mensuel Juin 2014 Avertissement : les indicateurs mensuels repris dans le «Tableau de bord» ne deviennent définitifs qu avec la publication des résultats trimestriels : exemple = M est

Plus en détail

La compétitivité de l économie luxembourgeoise s améliore

La compétitivité de l économie luxembourgeoise s améliore IMD World Competitiveness Yearbook 2007 La compétitivité de l économie luxembourgeoise s améliore Selon le World Competitiveness Yearbook 2007, publié par l institut suisse IMD (International Institute

Plus en détail

Vers une meilleure prise en compte de l intermédiation financière en comptabilité nationale

Vers une meilleure prise en compte de l intermédiation financière en comptabilité nationale Vers une meilleure prise en compte de l intermédiation financière en comptabilité nationale La comptabilité nationale recense deux types de production des intermédiaires financiers. La première est directement

Plus en détail

Les ratios financiers de l industrie alimentaire : définitions et évolution comparative à long terme

Les ratios financiers de l industrie alimentaire : définitions et évolution comparative à long terme Commission Consultative Spéciale Alimentation CCE 2005-822 JPT/NB 12 septembre 2005 Les ratios financiers de l industrie alimentaire : définitions et évolution comparative à long terme Le présent document

Plus en détail

Commerce intra-zone Euro : et maintenant, on va où?

Commerce intra-zone Euro : et maintenant, on va où? Commerce intra-zone Euro : et maintenant, on va où? Résumé : La création de la Zone Euro a participé au développement rapide des échanges entre ses membres. L Allemagne est l élément moteur de l essor

Plus en détail

ENQUETE : COMMERÇANTS ET FRAIS BANCAIRES

ENQUETE : COMMERÇANTS ET FRAIS BANCAIRES ENQUETE : COMMERÇANTS ET FRAIS BANCAIRES Introduction Qu est ce qu une Commission Interbancaire de Paiement (CIP)? Lorsqu une transaction est réglée par carte bancaire de paiement, la banque du consommateur

Plus en détail

FARDEAU FISCAL INTERNATIONAL : PERSONNES SEULES AVEC OU SANS ENFANTS

FARDEAU FISCAL INTERNATIONAL : PERSONNES SEULES AVEC OU SANS ENFANTS PRB 05-107F FARDEAU FISCAL INTERNATIONAL : PERSONNES SEULES AVEC OU SANS ENFANTS Alexandre Laurin Division de l économie Le 15 février 2006 PARLIAMENTARY INFORMATION AND RESEARCH SERVICE SERVICE D INFORMATION

Plus en détail

Encadré 3. Graphique A Nombre de demandeurs d emploi de catégorie A et nombre de chômeurs au sens du BIT

Encadré 3. Graphique A Nombre de demandeurs d emploi de catégorie A et nombre de chômeurs au sens du BIT Encadré 3 Chômeurs au sens du BIT et demandeurs d emploi inscrits sur les listes de Pôle emploi Les différences conceptuelles entre chômage au sens du BIT et inscription à Pôle emploi Le chômage au sens

Plus en détail

Bonne nouvelle du côté de la situation financière, où les mesures de soutien en faveur des entreprises semblent porter leurs fruits.

Bonne nouvelle du côté de la situation financière, où les mesures de soutien en faveur des entreprises semblent porter leurs fruits. COMMUNIQUE DE PRESSE 05 AOUT 2015 Bpifrance présente la 61 ème enquête de conjoncture dans les PME Un redressement des perspectives d activité des PME qui se poursuit, mais lentement et en ordre dispersé.

Plus en détail

OBSERVATOIRE DE L EPARGNE EUROPEENNE

OBSERVATOIRE DE L EPARGNE EUROPEENNE Conférence de presse du 22 juin 2001 Fiscalité des produits d épargne: une comparaison internationale Il n existe pas de véritable point de vue européen en matière de fiscalité des produits d épargne.

Plus en détail

Personal Financial Services Fonds de placement

Personal Financial Services Fonds de placement Personal Financial Services Fonds de placement Un investissement dans des fonds de placement, c est la promesse de rendements attractifs pour un risque contrôlé. Informez-vous ici sur le fonctionnement

Plus en détail

Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord trimestriel 1 er Trimestre 2015

Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord trimestriel 1 er Trimestre 2015 Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord trimestriel 1 er Trimestre 2015 I. L ensemble des marchés I.1. L environnement des marchés : les conditions de

Plus en détail

SCPI Fructipierre EN BREF

SCPI Fructipierre EN BREF SCPI Fructipierre Investissez indirectement dans l immobilier d entreprise et diversifiez votre patrimoine EN BREF FRUCTIPIERRE est une SCPI de taille importante détenant des actifs immobiliers représentant

Plus en détail

Principaux résultats

Principaux résultats Principaux résultats Le rapport préparé pour la réunion de l OCDE au niveau des ministres de 2001 et intitulé «La nouvelle économie : mythe ou réalité?» concluait que les technologies de l information

Plus en détail

6.0 Dépenses de santé et situation budgétaire des gouvernements provinciaux et territoriaux

6.0 Dépenses de santé et situation budgétaire des gouvernements provinciaux et territoriaux 6.0 Dépenses de santé et situation budgétaire des gouvernements provinciaux et territoriaux En 2013, on prévoit que les dépenses de santé des gouvernements provinciaux et territoriaux atteindront 138,3

Plus en détail

L exercice en bref 09

L exercice en bref 09 L exercice en bref 09 Introduction PKRück poursuit son succès PKRück peut se montrer plus que satisfaite de son évolution. Au terme de son cinquième exercice, l entreprise enregistre déjà 10 % de part

Plus en détail

Club Etablissements Financiers & Assurances

Club Etablissements Financiers & Assurances Club Etablissements Financiers & Assurances Enquête sur le thème «PME banque : vers une recomposition de l équilibre relationnel liée aux évolutions réglementaires Bâle III» Présentation des résultats,

Plus en détail

A qui profite le logement cher?

A qui profite le logement cher? A qui profite le logement cher? L envolée des loyers et des prix immobiliers a rendu l accès au logement de plus en plus difficile, avec des coûts fixes qui grèvent fortement le pouvoir d achat des locataires.

Plus en détail

STRICTEMENT CONFIDENTIEL

STRICTEMENT CONFIDENTIEL STRICTEMENT CONFIDENTIEL Tableau de bord de l Epargne en Europe Octobre 2008 Toute représentation ou reproduction, intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droits,

Plus en détail

La conversion et la consolidation des états financiers des filiales étrangères

La conversion et la consolidation des états financiers des filiales étrangères RÉSUMÉ DU MODULE 8 La conversion et la consolidation des états financiers des filiales étrangères Le module 8 porte sur la conversion et la consolidation des états financiers d une filiale résidente d

Plus en détail

Paris, le 10 mars 2011 Résultats 2010 du GROUPE LA POSTE

Paris, le 10 mars 2011 Résultats 2010 du GROUPE LA POSTE COMMUNIQUE DE PRESSE Paris, le 10 mars 2011 Résultats 2010 du GROUPE LA POSTE DES RESULTATS EN PROGRES UN MODELE STRATEGIQUE SOLIDE DES POSTIERS ASSOCIES A LA QUALITE DE SERVICE ET A LA PERFORMANCE Réuni

Plus en détail

Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord mensuel Mars 2016

Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord mensuel Mars 2016 Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord mensuel Mars 2016 Avertissement : les indicateurs mensuels repris dans le «Tableau de bord» ne deviennent définitifs

Plus en détail

ÉVOLUTION DES FINANCES PUBLIQUES FÉDÉRALES DE 1983 À 2003

ÉVOLUTION DES FINANCES PUBLIQUES FÉDÉRALES DE 1983 À 2003 PRB 05-40F ÉVOLUTION DES FINANCES PUBLIQUES FÉDÉRALES DE 1983 À 2003 Jean Dupuis Division de l économie Le 8 juin 2005 PARLIAMENTARY INFORMATION AND RESEARCH SERVICE SERVICE D INFORMATION ET DE RECHERCHE

Plus en détail

L évolution de l immobilier au cours des 30 dernières années

L évolution de l immobilier au cours des 30 dernières années PUBLICATION JLR 2016 L évolution de l immobilier au cours des 30 dernières années www.jlr.ca FAITS SAILLANTS Depuis 1986, le prix réel des unifamiliales dans la RMR de Montréal a augmenté de 121 %. Le

Plus en détail

Les conséquences sur le tissu économique

Les conséquences sur le tissu économique Les conséquences sur le tissu économique Entreprises Entreprises L engouement pour les auto-entreprises se calme En Poitou-Charentes, 13 964 entreprises ont été créées en. Après une forte augmentation

Plus en détail

Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord trimestriel 2 ème Trimestre 2013

Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord trimestriel 2 ème Trimestre 2013 Observatoire Crédit Logement / CSA du Financement des Marchés Résidentiels Tableau de bord trimestriel 2 ème Trimestre 2013 I. L ensemble des marchés I.1. L environnement des marchés : les conditions de

Plus en détail

ENTRAINEMENT A L EXAMEN 1/Les déséquilibres des finances publiques

ENTRAINEMENT A L EXAMEN 1/Les déséquilibres des finances publiques ENTRAINEMENT A L EXAMEN 1/Les déséquilibres des finances publiques NOTE SUR LES DESEQUILIBRES DES FINANCES PUBLIQUES 1. Les facteurs d aggravation de la dette La dette publique en France s est fortement

Plus en détail

Q0Z-Employés de la banque et des assurances. Synthèse

Q0Z-Employés de la banque et des assurances. Synthèse Q0Z-Employés de la banque et des assurances Synthèse Après avoir baissé au cours de la première moitié des années 1990, les effectifs d employés de la banque et des assurances se sont ensuite stabilisés

Plus en détail

Banque et Assurance Les Echos 7 ème conférence annuelle 13 Avril 2012. Economie Finance et Stratégie

Banque et Assurance Les Echos 7 ème conférence annuelle 13 Avril 2012. Economie Finance et Stratégie Banque et Assurance Les Echos 7 ème conférence annuelle 13 Avril 2012 I. Les changements règlementaires 1. Les changements règlementaires concernent non seulement les banques mais aussi l ensemble du système

Plus en détail

Observatoire des Crédits aux Ménages Enquête réalisée en novembre 2014 L OBSERVATOIRE DES CREDITS AUX MENAGES. Le tableau de bord

Observatoire des Crédits aux Ménages Enquête réalisée en novembre 2014 L OBSERVATOIRE DES CREDITS AUX MENAGES. Le tableau de bord 27 ème rapport annuel L OBSERVATOIRE DES CREDITS AUX MENAGES Le tableau de bord présenté par Michel MOUILLART Professeur d Economie à l Université Paris Ouest - Jeudi 29 janvier 201-1 Les faits marquants

Plus en détail

Quelles semblent être les meilleures stratégies pour réduire le chômage? Un hommage au vice et à la patience

Quelles semblent être les meilleures stratégies pour réduire le chômage? Un hommage au vice et à la patience 3 mars 6 N 6-134 Quelles semblent être les meilleures stratégies pour réduire le chômage? Un hommage au vice et à la patience On sait que les pays ont des stratégies de croissance très différentes : développement

Plus en détail