Une méthode heuristique pour l ordonnancement de projets avec contraintes de ressources et chevauchement d activités
|
|
|
- David Déry
- il y a 10 ans
- Total affichages :
Transcription
1 Une méthode heuristique pour l ordonnancement de projets avec contraintes de ressources et chevauchement d activités Lucas Grèze Robert Pellerin Patrice Leclaire Nathalie Perrier Mai 2012 CIRRELT Bureaux de Montréal : Bureaux de Québec : Université de Montréal Université Laval C.P. 6128, succ. Centre-ville 2325, de la Terrasse, bureau 2642 Montréal (Québec) Québec (Québec) Canada H3C 3J7 Canada G1V 0A6 Téléphone : Téléphone : Télécopie : Télécopie :
2 Une méthode heuristique pour l ordonnancement de projets avec contraintes de ressources et chevauchement d activités Lucas Grèze 1, Robert Pellerin 1,2,*, Patrice Leclaire 3, Nathalie Perrier 1 1 Département de mathématiques et de génie industriel, École Polytechnique de Montréal, C.P. 6079, succursale Centre-ville, Montréal, Canada H3C 3A7 2 Centre Interuniversitaire de Recherche sur les Réseaux d Entreprise, la Logistique et le Transport (CIRRELT) 3 Institut Supérieur de Mécanique de Paris (Supméca), 3 rue Fernand Hainaut, Saint-Ouen, Cedex France Résumé. Le chevauchement d activités est une pratique courante pour accélérer l exécution de projets d ingénierie. Cette technique consiste à exécuter en parallèle deux activités, normalement exécutées de manière séquentielle, en autorisant l activité en aval à débuter avant la fin de l activité en amont à partir d informations préliminaires. L accélération de projets à l aide du chevauchement d activités permet de réduire la durée d exécution d un projet, mais peut entraîner des tâches de retouches suite à la réception d informations complémentaires transmises après le démarrage de l activité en aval. Dans la littérature, les études sur le chevauchement tiennent compte des interactions entre les activités et des retouches qu elles peuvent engendrer, mais le chevauchement est rarement intégré au problème d ordonnancement de projets. De plus, les études sur les techniques d accélération de projets ne considèrent que rarement les contraintes liées à la limitation des ressources disponibles. Dans cet article, nous proposons une méthode heuristique pour l ordonnancement de projets. La méthode s inspire des méthodes de compression d activités. En plus d intégrer le chevauchement d activités comme technique d accélération de projets, la méthode permet de générer un échéancier respectant les contraintes liées à la limitation des ressources disponibles. Des tests effectués sur des instances générées aléatoirement montrent que la méthode permet, dans certains cas, de produire de bonnes solutions en des temps de calcul raisonnables. Mots clés. Chevauchement d activité, ingénierie simultanée, gestion de projets, ordonnancement de projets. Remerciements. Cet article a bénéficié du support financier du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) et de la Chaire de recherche Jarislowsky/SNC-Lavalin en gestion de projets internationaux. Ce support est grandement apprécié. Results and views expressed in this publication are the sole responsibility of the authors and do not necessarily reflect those of CIRRELT. Les résultats et opinions contenus dans cette publication ne reflètent pas nécessairement la position du CIRRELT et n'engagent pas sa responsabilité. * Auteur correspondant: [email protected] Dépôt légal Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives Canada, 2012 Copyright Grèze, Pellerin, Leclaire, Perrier et CIRRELT, 2012
3 1. Introduction Le problème d ordonnancement de projets avec contraintes de ressources (en anglais, RCPSP, Resource Constrained Project Scheduling Problems) a été abondamment étudié (Brucker et al. 1999; Hartmann et Briskorn 2010). Introduit par Pritsker (1969), le RCPSP consiste à ordonnancer un ensemble d activités liées par des relations de précédences dans le but de minimiser la durée du projet sous des contraintes de précédence et d utilisation de ressources. Le RCPSP est NP-difficile au sens fort (Blazewicz et al. 1983). Afin de pouvoir malgré tout traiter ce problème, des méthodes heuristiques ont été proposées (Neumann et Zhan 1995; Pellerin 1997; Hartmann 1999; Shue et Zamani 1999; Herroelen 2005; Kolisch et Hartmann 2006). Depuis plus de dix ans, différentes techniques d accélération ont été développées dans le but de réduire la durée d exécution de projets. Ces techniques incluent le chevauchement, la compression et la substitution d activités (Gerk et Quassim 2008) et peuvent être utilisées soit pour produire un échéancier initial, soit pour le modifier en cours d exécution. Dans la pratique, le chevauchement d activités constitue une technique très répandue pour accélérer les projets d ingénierie (Bogus et al. 2005). Cette technique consiste à exécuter en parallèle deux activités normalement séquentielles en autorisant l activité en aval à débuter avant la fin de l activité en amont avec des informations préliminaires (Figure 1). Toutefois, le chevauchement d activités peut entraîner des tâches de retouches et des modifications suite à la réception d informations complémentaires transmises après le démarrage de l activité en aval (Roemer et al. 2000). Le chevauchement permet donc de réduire le temps total d exécution d un projet au prix d une charge de travail et d un coût d exécution supplémentaires associés aux retouches. Activité en amont Activité en amont Activité en aval Activité en aval Temps b) Sans chevauchement a) Avec chevauchement Temps Figure 1. Activité en amont et activité en aval CIRRELT
4 Les modèles de chevauchement proposés dans la littérature peuvent être classés en deux grandes catégories. La première catégorie regroupe les modèles spécifiques à un couple d activités : une activité en amont dont dépend la réalisation de l activité en aval. Krishnan et al. (1997) développent un modèle de planification pour trouver le meilleur compromis entre chevauchement et retouches à l aide de deux concepts : l évolution (lente ou rapide) de l activité en amont, qui reflète le niveau d information pouvant être transmis à l activité en aval, et la sensibilité (faible ou élevée) de l activité en aval, qui correspond au temps de travail nécessaire pour pallier à un changement de l activité en amont. À partir de ces concepts, Krishnan et al. (1997) définissent quatre grandes stratégies de chevauchement, chacune s adaptant à un cas de figure évolution/sensibilité. Par exemple, lorsque la sensibilité au changement est faible et la vitesse d évolution rapide, Krishnan et al. (1997) suggèrent d appliquer le chevauchement distributif qui consiste à débuter l activité en aval avec des informations préliminaires, puis à intégrer rapidement les informations finales. Terwiesch et Loch (1999) démontrent de manière statistique l influence de la vitesse d évolution de l activité en amont sur le gain effectif du chevauchement. Bogus et al. (2005) améliorent le modèle de Krishnan et al. (1997) et identifient huit stratégies de chevauchement, de même que les facteurs influençant l évolution et la sensibilité des activités. Dans la définition de l évolution de l activité en amont, certains auteurs considèrent que les efforts de communication et de coordination sont «gratuits» et instantanés (Krishnan et al. 1997; Roemer et al. 2000). Dans ce cas, il n est pas nécessaire de planifier et d organiser les échanges d information entre les activités (e.g., plans, données de dimensionnement, commandes de matériel). D autres, au contraire, considèrent que la communication implique un coût et un temps d exécution (Loch et Terwiesch 1998; Lin et al. 2009). Contrairement à la première catégorie de modèles axés sur les interactions entre deux activités, ce qui limite leur application à des projets de petite taille, la seconde catégorie regroupe les modèles plus globaux, adaptés à des projets industriels. Ces modèles, qui peuvent être regroupés en deux grandes classes, considèrent, non pas un couple d activités, mais plutôt un projet dans sa globalité. La première classe comprend les modèles d optimisation déterministes où la relation entre la durée du chevauchement et la durée des retouches nécessaires est connue préalablement pour les activités 2 CIRRELT
5 chevauchables (Roemer et al. 2000; Lin et al. 2009). La plupart de ces modèles utilisent des matrices de décomposition (en anglais, Design Structure Matrix, DSM), introduites par Steward (1981), pour représenter les dépendances entre les activités, limiter les rétroactions et identifier les opportunités de chevauchement d activités (Maheswari et Varghese 2005). Roemer et al. (2000) développent une méthode heuristique afin de trouver un compromis entre la durée d exécution d un projet et son coût. Liberatore et Pollack-Johnson (2006) proposent un modèle de programmation quadratique mixte en nombres entiers pour la compression et le chevauchement d activités, sans toutefois tenir compte des contraintes de ressources. De même, Gerk et Qassim (2008) proposent un modèle d accélération de projets à l aide de la compression, du chevauchement et de la substitution d activités. Ces trois techniques d accélération sont combinées afin de trouver un échéancier à coût minimal. Le problème est formulé comme un programme linéaire en nombres entiers. Thiagarasu et Devi (2009) proposent une heuristique pour réduire la durée d un projet à l aide du chevauchement d activités. La seconde classe de modèles comprend les modèles de simulation. Ces modèles sont utilisés lorsqu il n est pas possible d estimer la durée des retouches requises suite au chevauchement d activités. Par exemple, Cho et Eppinger (2005) ont développé un modèle de simulation avec des durées stochastiques des activités et des chevauchements, et des contraintes de ressources. Le modèle prend aussi en compte les retouches et les itérations (i.e. les interactions entre plusieurs activités nécessitant des retouches dues à des retours d information issus des activités en aval). Les auteurs ont montré que les contraintes de ressources peuvent retarder le chevauchement de certaines activités et donc, la date de fin du projet. Wang et Lin (2009) ont développé un modèle de chevauchement stochastique pour prendre en compte les risques lors de l ordonnancement. Le modèle considère les itérations et les probabilités de retouches. Cependant, le modèle ne prend pas en compte les contraintes de ressources. Le Tableau 1 résume les caractéristiques des modèles de chevauchement. Les recherches dans le domaine de la planification de projets ignorent en grande partie les contraintes liées au contexte du chevauchement d activités. En effet, les études sur les techniques d accélération de projets ne considèrent que rarement les contraintes liées à la limitation des ressources disponibles. Or la gestion des ressources a un impact crucial sur CIRRELT
6 le déroulement des projets. De plus, dans les modèles étudiés, les possibilités de chevauchement se limitent souvent aux valeurs d un intervalle. Cependant, les configurations de chevauchement ne sont pas toutes acceptables en pratique. En fait, chaque configuration de chevauchement doit correspondre à un mode d exécution précis du couple d activités, auquel est associé un échange d informations. Tableau 1. Caractéristiques des modèles de chevauchement Modèles de chevauchement Auteurs Caractéristiques des modèles Couplage de deux activités Application à des projets industriels Modèles déterministes Heuristiques Méthodes exactes Modèles de simulation Krishnan et al. (1997) Loch et Terwiesch (1998) Terwiesch et Loch (1999) Bogus et al. (2005) Roemer et al. (2000) Thiagarasu et Devi (2009) Liberatore et Pollack-Johnson (2006) Gerk et Qassim (2008) Lin et al. (2009) Cho et Eppinger (2005) Wang et Lin (2009) - Compromis entre chevauchements et retouches - Aucun effort de communication - Coût et délai de communication - Mesure statistique de l efficacité du chevauchement - Stratégies de chevauchement - Aucun effort de communication - Compromis entre durée et coût du projet - Contraintes de ressources - Programme quadratique mixte en nombres entiers - Programme linéaire en nombres entiers - Min coût de l échéancier - Coût et délai de communication - Durées stochastiques des activités et des chevauchements - Contraintes de ressources - Retouches et itérations - Modèle stochastique - Itérations - Probabilités de retouches Récemment, Grèze et al. (2011) ont montré que la sévérité des contraintes de ressources, la proportion de couples d activités chevauchables et le pourcentage maximum de chevauchement ont un impact significatif sur l efficacité du chevauchement comme technique d accélération de projet. De plus, Berthaut et al. (2011) formulent le problème d ordonnancement de projets avec contraintes de ressources et chevauchement d activités comme un programme linéaire en variables binaires. Dans un article subséquent, Berthaut et al. (2012) abordent le problème du compromis entre la durée et le 4 CIRRELT
7 coût d un projet dans le cas où les délais de communication et de coordination sont non négligeables. Toutefois, aucune méthode de résolution n est proposée. L objectif de cet article est de proposer une méthode d ordonnancement de projets qui intègre le chevauchement d activités comme technique d accélération de projets. La méthode permet de générer un échéancier tenant compte des contraintes de ressources et des possibilités de chevauchement. Pour évaluer l efficacité de cette méthode, un processus de génération des données permettant de générer différentes configurations de chevauchement acceptables est proposé. L article est organisé comme suit. La section 2 décrit le problème d ordonnancement de projets avec contraintes de ressources et chevauchement d activités. La section 3 présente une méthode heuristique permettant de résoudre le problème. Une extension de la méthode, permettant d étudier le compromis entre accélération et augmentation du coût d un projet, est également présentée à la section 3. La section 4 présente les cas d études générés et les résultats. La conclusion est présentée à la dernière section. 2. Ordonnancement de projets avec contraintes de ressources et chevauchement d activités Le problème d ordonnancement de projets avec contraintes de ressources et modes de chevauchement (en anglais, RCPSP-OM, Resource Constrained Project Scheduling Problem with Overlapping Modes) est une extension du problème d ordonnancement classique (RCPSP). Étant donné un ensemble d activités à réaliser, le RCPSP-OM consiste à déterminer l ordre d exécution dans le temps d un ensemble d activités de façon à minimiser la durée totale du projet tout en respectant les relations de précédence, les contraintes en ressources humaines et les possibilités de chevauchement. Dans cet article, l ordonnancement de projets avec contraintes de ressources et chevauchement d activités s appuie sur les hypothèses suivantes : (1) les activités chevauchables sont identifiées a priori; (2) les échanges d information sont unidirectionnels; (3) les échanges d information entre les activités chevauchables sont gratuits et instantanés; CIRRELT
8 (4) pour chaque couple d activités, les possibilités de chevauchement sont définies par des modes (de manière discrète); (5) pour chaque mode de chevauchement, la durée des retouches est estimée a priori. La Figure 2 illustre les différentes étapes menant à l ordonnancement et à l accélération de projets à l aide du chevauchement d activités. 1. Décomposer le projet en lots de travail 2. Identifier la séquence des activités 3. Identifier les couples d activités chevauchables 6. Résoudre un RCPSP-OM 5. Identifier les durées des retouches 4. Identifier les modes de chevauchement possibles pour chaque couple 7. Évaluer la solution Fin Figure 2. Processus d'accélération de projets À l étape 1, le projet est décomposé en lots de travail. La taille des lots dépend du niveau de détail requis afin de bien gérer le projet. Les lots de travail doivent regrouper des activités de complexité et de durée semblables, car les possibilités de chevauchement seront établies à partir de ces activités. Décomposer un projet en de nombreuses activités de courte durée exige un effort de gestion et de contrôle lors de l exécution, mais augmente les chances de détecter, parmi les couples d activités, des opportunités de chevauchements lors de la planification. Dans les méthodes de planification de projets, les projets sont souvent décrits sous forme de réseaux, les nœuds représentant soit les activités (réseau potentiel-tâches), soit les relations entre les activités (réseau potentiel-étapes). Bien que ces réseaux décrivent la séquence d exécution des activités (étape 2), ils ne permettent pas de représenter les interactions entre les activités ou de modéliser les flux d information entre les activités. Or, l étude des interactions entre les activités est importante afin d identifier les activités chevauchables. Ces relations supplémentaires entre les activités peuvent toutefois être modélisées à l aide des matrices de décomposition DSM (Browning 2001). En effet, les DSM visent à représenter les flux d information entre les différentes activités, permettant 6 CIRRELT
9 ainsi de repérer les retours d information. Ces retours, issus des changements impliqués par l activité en aval, engendrent des modifications et du travail supplémentaire au niveau de l activité en amont. Afin d éviter les retours en arrière et ainsi obtenir une séquence d exécution des activités où les relations de précédence et les flux d information sont orientés dans le même sens, les DSM sont triangularisées. Les activités peuvent aussi être agrégées ou décomposées afin d éliminer les retours en arrière. Dans la suite de l article, on suppose que des études préliminaires ont été menées de manière à identifier les relations entre les activités et éliminer les retours en arrière. Les projets considérés sont donc composés uniquement d activités dépendantes et indépendantes et le flux d information (entre les activités dépendantes) est unidirectionnel. La troisième étape du processus consiste à identifier les couples d activités chevauchables. L étude des échanges d information entre les activités à l aide des DSM et des données historiques permet de diviser les couples d activités en deux catégories : les couples chevauchables et les couples non chevauchables. Deux activités sont chevauchables lorsque l activité en aval peut débuter, avec des informations préliminaires, avant que l activité en amont ne se termine tout en recevant, durant son exécution, les informations finales de l activité en amont. Pour les couples d activités dont la sensibilité est élevée, les changements d information transmis par l activité en amont impliquent de nombreuses retouches sur l activité en aval. Le gain associé est donc minime (Krishnan 1996). Par conséquent, les chevauchements sont permis lorsque la sensibilité est faible. d i i Information préliminaire Information finale j α ijm d j r jm d j Temps D ij Figure 3. Processus de chevauchement des activités i et j pour le mode m CIRRELT
10 Aux étapes 4 et 5, les modes de chevauchement possibles pour chaque couple d activités et les durées de retouches associées sont identifiés. La figure 3 représente le processus de chevauchement entre deux activités chevauchables i et j. Ici, l activité en aval j débute avec des informations préliminaires transmises par l activité en amont i. Le taux de chevauchement associé au mode de chevauchement m, noté α ijm, correspond à une fraction entière de la durée de l activité j, notée d j. Ainsi, on considère α ijm d j comme un nombre entier. La durée des retouches associées au mode m pour l activité j, r jm, est ajoutée afin de tenir compte de la mise à jour des informations transmises lors de la réalisation de l activité j. Le temps total d exécution des activités i et j pour le mode de chevauchement m est défini comme suit : D ijm = d i + d j (1-α ijm ) + r jm. En pratique, l ordonnancement d un projet est établi sur la base de périodes discrètes (heures, jours, semaines, etc.). Les pourcentages de chevauchement et les retouches associées aux modes sont donc définis de manière discrète. De plus, l avancement des activités est mesuré à partir de la réalisation de jalons qui correspondent à des avancements majeurs ou à la réalisation de biens livrables (spécifications, plans, commandes de matière première, etc.) définis lors de la phase initiale du projet. Les informations préliminaires nécessaires au démarrage de l activité en aval sont issues de la réalisation de ces jalons. Chaque mode de chevauchement est ainsi caractérisé par un pourcentage de chevauchement correspondant à une transmission d information par l activité en amont, et une quantité de retouches à effectuer sur l activité en aval. D une part, les valeurs de α ijm sont déterminées en lien avec la livraison des biens majeurs de l activité i de façon à s assurer que les informations préliminaires utilisées sont approuvées. D autre part, la définition des modes de chevauchement par rapport aux jalons permet de recourir facilement aux données historiques pour estimer les temps de retouches causés par le chevauchement d activités. Le problème de la détermination du temps des retouches par rapport au temps de chevauchement est traité dans la littérature (Krishnan et al. 1997; Lin et al. 2009). La figure 4 illustre quatre modes de chevauchement possibles pour deux activités. Les activités chevauchables peuvent être exécutées sans chevauchement (m = 1) ou en régime accéléré (m > 1). Dans cet article, on suppose qu il n y a pas de restriction concernant le nombre de prédécesseurs chevauchables pour une activité. Si une activité compte 8 CIRRELT
11 plusieurs prédécesseurs, alors le mode associé correspond à une combinaison des différentes relations de précédence. Dans ce cas, les retouches totales à effectuer correspondent à la somme des retouches associées aux modes de précédence (modes de chevauchement). retouches i Fin de l activité i jalon j j m = 4 m = 3 j m = 2 j m = 1 25%*d j temps Figure 4. Différents modes d exécution possibles pour le couple d activités (i, j) Suite à l évaluation des paramètres de chevauchement, l ordonnancement du projet est entrepris (étape 6). À la section 3, nous présentons une méthode heuristique pour l ordonnancement de projets avec contraintes de ressources et chevauchement d activités. Une fois l ordonnancement terminé, l échéancier obtenu est comparé avec l échéancier initial, en termes de coût et de durée d exécution (étape 7). Si la durée d exécution du projet et le coût associé sont acceptables, alors le processus s arrête. Sinon, celui-ci est repris à l étape initiale en décomposant plus finement les activités pour détecter de nouvelles opportunités de chevauchement, de façon à obtenir un échéancier plus compressé. 3. Heuristique pour l ordonnancement de projets avec chevauchement d activités Cette section présente une méthode heuristique pour l ordonnancement de projets avec contraintes de ressources et possibilités de chevauchement. La méthode proposée CIRRELT
12 correspond à l étape 6 du processus d accélération de projets présenté à la Figure 2 (Section 2). Une extension de la méthode est également proposée afin de considérer le coût associé au chevauchement d activités. 3.1 Méthode heuristique La Figure 5 présente la méthode heuristique pour l accélération de projets à l aide du chevauchement d activités. Étape 1. Déterminer un ordonnancement des activités en résolvant un RCPSP. Soit T le plan d ordonnancement ainsi obtenu. Soit D(T) la durée d exécution du plan T. Étape 2. Soit A = {j S : (i, j) A} l ensemble des activités en aval chevauchables. Soit m [1, m i ] le mode de chevauchement de l activité i. Pour toute activité chevauchable i A, poser m = 1. De plus, pour toute activité chevauchable i A, calculer la marge de l activité i comme suit : M i = LF i EF i, où EF i et LF i représentent, respectivement, les dates de fin au plus tôt et au plus tard de l activité i. i) Ordonner les activités chevauchables selon l ordre croissant des marges pour obtenir la liste L. ii) Soit k R R ik le nombre total d unités de ressources requises par l activité i par période. Si certaines activités chevauchables ont la même marge, ordonner ces activités selon l ordre croissant du nombre d unités de ressources nécessaires à leur réalisation. iii) Si certaines activités chevauchables nécessitent la même quantité de ressources, ordonner ces activités selon le nombre décroissant de successeurs. Étape 3. Choisir la première activité i de la liste L et considérer la possibilité de chevaucher l activité i avec le mode de chevauchement m. Étape 4. Déterminer un ordonnancement des activités en résolvant un RCPSP-OM. Soit T le nouveau plan d ordonnancement ainsi obtenu. Soit D(T ) la durée du plan T. Étape 5. Si D(T ) < D(T), alors T devient le nouveau plan actif. Poser T = T et m = m + 1. Si m = m i + 1, retirer l activité i de la liste L. Si D(T ) D(T), conserver T comme plan actif et retirer l activité i de la liste L. Étape 6. Si L =, STOP. Le plan T est le plan produit par l algorithme. Sinon, retourner à l étape 3. Figure 5. Heuristique pour l accélération de projets à l aide du chevauchement d activités 10 CIRRELT
13 Cette méthode est inspirée des méthodes de compression d activités (Gray et al. 2007). La méthode suppose que les retouches liées au chevauchement sont ajoutées aux activités en aval et que la consommation des ressources est constante tout au long de l exécution du projet (incluant les retouches). La méthode considère également que les modes de chevauchement possibles pour chaque couple d activités et la durée des retouches associées à chaque mode sont préalablement connus. La méthode débute par la résolution d un RCPSP à l aide du progiciel de gestion de projets MS Project 2007 afin d obtenir un plan initial. Les activités sont ensuite chevauchées de manière incrémentale selon un ordre de priorité. Pour chaque activité chevauchable, le nouveau plan T ainsi obtenu est comparé au plan actif T. Si la durée d exécution du nouveau plan est inférieure à la durée du plan actif, le nouveau plan devient alors le plan actif. Sinon, l activité chevauchable est retirée de la liste. L algorithme prend fin après avoir considéré toutes les possibilités de chevauchement. À l étape 2 de l algorithme, les activités chevauchables sont ordonnées selon trois règles de priorité. Les activités chevauchables sont d abord classées selon l ordre croissant de leur marge. La marge M i d une activité i est la différence entre la date de fin au plus tard LF i et la date de fin au plus tôt EF i de l activité. Ces dates sont déterminées a priori à l aide d un algorithme de passe avant et passe arrière qui tient compte de la date de démarrage du projet (temps 0) et de la durée maximale du projet (temps T, i.e. la somme des durées d exécution de toutes les activités), tout en ignorant les contraintes de ressources. Les activités chevauchables de marge égale sont ensuite ordonnées selon l ordre croissant du nombre d unités de ressources nécessaires à leur réalisation. En effet, les activités qui mobilisent peu de ressources ont moins d impact sur les contraintes de ressources. Enfin, les activités chevauchables nécessitant la même quantité de ressources sont ordonnées selon l ordre décroissant du nombre de successeurs. La liste ordonnée des activités chevauchables est mise à jour à chaque itération. L algorithme est codé sous la forme d une macro Visual Basic liant Excel et MS Project Compromis entre accélération et augmentation du coût d un projet La fonction-objectif utilisée à l étape 5 de l algorithme (Figure 5) correspond à la durée du projet. Or, en pratique, l accélération à l aide du chevauchement d activités peut CIRRELT
14 apparaître, à partir d un certain seuil, inefficiente à cause des coûts de retouches importants qu elle engendre. Aussi, dans cette section, nous proposons de considérer le compromis entre la diminution de la durée d un projet à l aide du chevauchement d activités et l augmentation du coût entraîné par les retouches en adaptant la fonctionobjectif de l algorithme. La recherche du meilleur compromis entre accélération et augmentation du coût d un projet revient à maximiser les gains associés à l exécution d un projet. La nouvelle fonction d évaluation correspond ainsi aux gains associés au passage du plan actif T au nouveau plan T et s énonce comme suit : [ ( ) ( )] ( ) ( ) (1) où est le coût d opportunité correspondant aux primes (pénalités) associées à une clôture en avance (en retard) d un projet. C(T) et C(T ) représentent les coûts des retouches associées, respectivement, à l exécution des plans T et T. La fonction d évaluation (1) détermine le gain associé à la diminution de la durée d exécution d un projet duquel on retranche les coûts associés aux retouches engendrées par la stratégie de chevauchement d activités. Si G > 0, alors le plan T devient le plan actif. Sinon, le plan T est conservé. 4. Expérimentation numérique 4.1 Données expérimentales La Figure 6 illustre le processus de génération des instances aléatoires. Ce processus correspond aux étapes 3, 4 et 5 du processus d accélération de projets présentée à la Figure 2 (Section 2). La Figure 6 indique, à chaque étape du processus, les ensembles et les paramètres d entrée et de sortie. 12 CIRRELT
15 NC, RF, RS 1. Générer le réseau d activités et les ressources S, Pred(i), d i, R ik S, Pred(i) CP 2. Lister l ensemble des couples d activités F 3. Déterminer les couples d activités chevauchables A 4. Déterminer le nombre de modes de chevauchement m j C max 5. Déterminer les taux de chevauchement α ijm B 6. Déterminer les durées des retouches r jm Fin Figure 6. Processus de génération des données Le générateur de projets PROGEN, développé par Kolisch et Sprecher (1997), est utilisé pour générer trois réseaux comprenant chacun 30 activités. Quatre types de ressources sont définis, chaque type représentant une compétence distincte. En premier lieu, le réseau d activités (S), les relations de précédence (Pred(i)), les durées des activités (d i ) et les ressources nécessaires (R ik ) sont générées. Les paramètres définis par défaut sont conservés, sauf pour NC, RF et RS. Le paramètre NC (en anglais, Network Complexity) représente le nombre moyen de relations entre les activités. Dans la bibliothèque de projets développée par Kolisch et Sprecher (1997), NC varie entre 1.5 et 2.1. Le paramètre RF (en anglais, Resource Factor) dénote, en pourcentage, le nombre moyen de compétences nécessaires pour exécuter une activité. RF = 1 lorsque les quatre compétences sont nécessaires pour l exécution de chaque activité. RF = 0.5 lorsque, en moyenne, chaque activité utilise deux compétences distinctes pour sa réalisation. Pour les tests, nous posons NC = 1.8 et RF = 0.5. Le paramètre RS (en anglais, Resource Strength) définit la sévérité des contraintes de ressources (Kolisch et Sprecher 1997). Pour chaque CIRRELT
16 projet, trois degrés de sévérité des contraintes de ressources sont considérés : contraintes sévères de ressources (RS = 0.5), contraintes moyennes (RS = 0.75) et absence de contraintes de ressources lorsque le projet est exécuté sans chevauchement (RS = 1). Dans ce dernier cas, les ressources disponibles sont égales à la demande de ressources lors de l exécution du projet sans chevauchement. Pour chaque compétence k, le nombre de ressources disponibles est définit par l équation suivante : R k Q Round RS *( Qk,max Q, min ) k, min k (2) où Q k,min est égal à la demande maximale parmi les activités pour la ressource k et Q k,max est égal à la demande maximale observée pour la ressource k lorsque le projet est exécuté sans considérer les contraintes de ressources. Le paramètre RS est le paramètre ayant le plus d influence sur le temps de calcul nécessaire pour résoudre le RCPSP. Plus RS est petit, plus le problème est complexe. Kolisch et al. (1995) ont montré que lorsque RS passe de 1 à 0.2, les temps de calcul augmentent d un facteur Une fois le réseau d activités et les ressources requises générés, les paramètres nécessaires à la prise en compte des opportunités de chevauchement sont définis : l ensemble des couples d activités chevauchables (A), le nombre de modes de chevauchement pour chaque activité (m j ), le taux de chevauchement pour chaque couple et chaque mode (α ijm ) et, pour chaque activité, la durée des retouches associée à chaque mode (r jm ). Les possibilités de chevauchement sont déterminées de façon aléatoire à partir de trois facteurs : F, C max et B. Le paramètre F dénote le pourcentage des couples d activités chevauchables parmi l ensemble des couples d activités CP. Ce paramètre reflète les résultats de l analyse des relations et des flux d information entre les activités qui a permis d identifier les opportunités de chevauchement. Le paramètre C max représente le pourcentage maximum de chevauchement pour un couple d activités. Enfin, B dénote le pourcentage de retouches nécessaires suite au chevauchement. On suppose que la relation entre la durée du chevauchement et la durée des retouches est linéaire. Pour les tests, nous posons F = 40%, C max = 75% et B = 40%. La valeur de B correspond à la valeur médiane des valeurs utilisées dans la littérature. Le choix des valeurs de F et C max est basé sur l étude de Grèze et al. (2011). Les couples d activités chevauchables 14 CIRRELT
17 sont déterminés aléatoirement à l aide du paramètre F : card(cp)*f = card(a). Pour les activités non chevauchables, un seul mode est réalisable (m = 1, Figure 4). Les taux de chevauchement des activités non chevauchables et les quantités de retouches associées sont nuls. Pour chaque couple d activités chevauchables, quatre modes de précédence sont générés (Figure 4), correspondant à des fractions de 0%, 25%, 50% et 75% de la durée d exécution de l activité en aval. Ce découpage est arbitraire. Dans la pratique, les modes de précédences doivent correspondre aux différents jalons délivrés par l activité en amont (voir Section 2). Ainsi, pour chaque couple d activités chevauchables, les pourcentages de chevauchement et les durées des retouches associés aux modes peuvent être déterminés, respectivement, par les équations (3) et (4): ijm C round max *( m 1) * d 3 i ( i, j) A, m [1, m j ] (3) r jm i Pr ed ( j) round( B* ijm * d i ) j S :( i, j) A, m [1, m ] j (4) Rappelons que lorsqu une activité chevauche plusieurs prédécesseurs, la durée totale des retouches est alors égale à la somme des durées des retouches associées au chevauchement avec chaque prédécesseur. Si une activité ne chevauche qu un seul prédécesseur, alors la durée totale des retouches est égale à la durée des retouches associées au chevauchement avec ce prédécesseur. Afin d évaluer la qualité des solutions fournies par la méthode heuristique, nous avons comparé les écarts par rapport aux solutions optimales obtenues en résolvant le modèle d ordonnancement avec contraintes de ressources et possibilités de chevauchement proposé par Berthaut et al. (2011). Soit X jtm, une variable binaire égale à 1 si et seulement si l activité j est exécutée dans le mode m et se termine au temps t. Soit n, le nombre total d activités. Les activités fictives 0 et n + 1, de durée nulle, correspondent respectivement au début et à la fin du projet. La fonction-objectif (5) du modèle de Berthaut et al. (2011) pour le RCPSP-OM minimise la durée totale du projet: Minimiser LF n 1 D t (5) t EF n 1 X n 1, t,1 CIRRELT
18 Le coût total induit par le chevauchement est égal à la somme des coûts supplémentaires de coordination engendrés par le chevauchement des activités et des coûts supplémentaires associés aux retouches. L exécution des activités en parallèle nécessitent un effort supplémentaire de coordination et de communication entre les ressources. Dans cet article, on suppose que la durée des réunions de coordination et le coût d utilisation des technologies de communication sont négligeables. Par conséquent, les coûts de coordination et de communication sont nuls. Toutefois, on considère que les ressources impliquées dans les retouches ajoutées à une activité correspondent, en quantité et en qualification, aux ressources utilisées dans la réalisation de l activité. Le coût des retouches est donc égal au coût d utilisation des ressources pour le travail supplémentaire: C LF m j j j S t EF j m 1 k R X jtm * r * R * (6) jm jk k où S et R représentent, respectivement, les ensembles des activités et des ressources. Les paramètres m j, r jm, R jk et k dénotent, respectivement, le nombre de modes d exécution pour l activité j, la durée des retouches associées au mode d exécution m pour l activité j, le nombre d unités de ressource k nécessaires par période pour l exécution de l activité j et le coût horaire de la ressource k. Afin de prendre en compte le coût associé au chevauchement, la fonction-objectif (5) est modifiée comme suit : Minimiser LF n 1 P t X n * C (7) t EF n 1 1, t,1 où δ est choisi tel que δ*c < 1. Ainsi, la fonction-objectif (7) minimise d abord la durée d exécution du projet, puis le coût des retouches. De même, afin de rechercher le meilleur compromis entre diminution du temps d exécution d un projet et augmentation du coût de réalisation, la fonction-objectif (5) est modifiée comme suit : 16 CIRRELT
19 Maximiser G *( T ref LF n 1 t EF t X n 1 1, t,1 C (8) n ) où T ref est le temps de référence obtenu lors de l exécution du projet sans chevauchement. La fonction-objectif (8) maximise le gain supplémentaire réel dégagé par l exécution du projet en régime accéléré. Le coût d opportunité est fixé à la valeur de 1000$ par période. Ce coût modélise les primes (pénalités) liées à une avance (retard) dans la livraison du projet (Figure 7). On suppose que les primes (pénalités) sont proportionnelles au temps gagné (perdu). Dans la pratique, les valeurs des primes (pénalités) sont établies en fonction des termes du contrat entre la firme et le client. Temps de référence Temps Primes T ref Pénalités Figure 7. Primes et pénalités associées à l exécution du projet Tous les modèles, codés à l aide du langage de modélisation AMPL Studio v1.6.j, sont résolus à l aide du solveur CPLEX 12.2 sur un ordinateur personnel (2.22GHz et 3.00Go de RAM). 4.2 Analyse des résultats Pour l expérimentation numérique, quatre scénarios sont étudiés. Dans le premier scénario, les possibilités de chevauchement sont interdites et l objectif consiste à minimiser la durée d exécution du projet. Le second scénario permet également d obtenir un ordonnancement de durée minimale pour l exécution du projet, mais les possibilités de chevauchement sont permises. Dans le troisième scénario, les coûts des retouches associées au chevauchement d activités sont pris en compte dans un objectif hiérarchique qui minimise d abord la durée d exécution du projet, puis le coût des retouches. Finalement, le quatrième scénario considère le compromis entre la diminution de la durée d exécution du projet et l augmentation des coûts associés au chevauchement d activités. Notons que les scénarios 2 et 3 sont équivalents pour la méthode heuristique car cette CIRRELT
20 méthode est une approche de type constructif, i.e. qui construit la solution de durée minimale un élément à la fois, sans jamais remettre en question les choix passés. À chaque scénario est ainsi associé un problème à résoudre et un objectif à optimiser : - Scénario 1: RCPSP, Min D (Section 4.1, équation (5)); - Scénario 2: RCPSP-OM, Min D (Section 4.1, équation (5)); - Scénario 3: RCPSP-OM, Min P (Section 4.1, équation (7)); - Scénario 4: RCPSP-OM, Max G (Section 4.1, équation (8)). Le Tableau 2 présente les durées d exécution (D) et les coûts des retouches (C) associés aux solutions obtenues à l aide de la méthode exacte (OPT), MS Project (MSP) et la méthode heuristique (H) pour les différents scénarios. Par exemple, C OPT3 correspond au coût des retouches de la solution obtenue à l aide de la méthode exacte en considérant la fonction-objectif (7). Tableau 2. Comparaison des quatre scénarios Scénario 1 Scénario 2 Scénario 3 Scénario 4 Projet RS D OPT1 D MSP D OPT2 C OPT2 D OPT3 C OPT3 D H3 C H3 D OPT4 C OPT4 D H4 C H Notez que les durées d exécution optimales sont les mêmes pour les scénarios 2 et 3. En effet, pour le Scénario 3, la méthode exacte trouve, parmi les solutions de durée minimale (Scénario 2), la solution à coût minimum. Les résultats du Tableau 2 révèlent que le chevauchement d activités (Scénario 2, 3 et 4) permet de réduire la durée d exécution des projets au détriment d une augmentation du coût d exécution causée par les retouches. Cependant, la prise en compte des coûts reliés au chevauchement 18 CIRRELT
21 d activités dans la fonction d évaluation (Scénarios 3 et 4) permet de limiter les retouches supplémentaires. Le Tableau 3 compare les valeurs des bénéfices associés aux Scénarios 3 et 4. Ces valeurs sont calculées selon l équation (7). Dans la plupart des cas, les bénéfices issus du compromis entre accélération et augmentation des coûts reliés au projet (Scénario 4) sont plus élevés que les bénéfices associés au Scénario 3. De plus, le Scénario 4 permet d éviter les pertes engendrées par l accélération de projets à l aide du chevauchement d activités. Toutefois, l augmentation des bénéfices associés au Scénario 4 est obtenue en contrepartie d une augmentation des durées d exécution des projets. En effet, pour le Scénario 4, les durées d exécution générées par la méthode exacte et la méthode heuristique sont souvent plus élevées que celles du Scénario 3 (voir Tableau 3). Tableau 3. Comparaison des bénéfices ($) associés aux Scénarios 3 et 4 Projet RS Méthode exacte Heuristique Scénario 3 Scénario 4 Scénario 3 Scénario Le Tableau 4 présente, pour la méthode exacte, les écarts obtenus (%) lorsque les possibilités de chevauchement sont permises (Scénarios 2, 3 et 4). Dans la colonne Scénario 2, on observe que l impact du chevauchement sur la durée d exécution des projets diminue avec la sévérité des contraintes de ressources. Par exemple, la réduction de la durée d exécution du projet 3 à l aide du chevauchement d activités varie de 15.18% lorsque RS = 1 à 4.46% lorsque RS = 0.5. La colonne Scénario 3 donnent les réductions de coûts associées à la prise en compte du coût des retouches dans la fonctionobjectif. Dans tous les cas, les coûts des solutions optimales sont réduits par rapport aux coûts des solutions trouvées avec le Scénario 2. La prise en considération des coûts dans CIRRELT
22 la fonction-objectif (Scénario 3) permet de limiter les chevauchements inutiles d activités, et donc, l ajout de retouches supplémentaires. Toutefois, l accélération de projets à l aide du chevauchement d activités peut engendrer des pertes (voir Tableau 3). Le Scénario 4 permet d éviter cette possibilité en considérant le compromis entre l accélération de l exécution de projets et l augmentation des coûts associés. La colonne Scénario 4 montre qu une augmentation des durées d exécution par rapport au Scénario 3 permet de réduire les coûts associés aux retouches. Tableau 4. Comparaison des améliorations successives des scénarios 2, 3 et 4 Projet RS Scénario 2 Scénario 3 Scénario 4 (D OPT2 -D OPT1 )/D OPT1 (C OPT3 -C OPT2 )/C OPT2 (D OPT4 -D OPT3 )/ D OPT3 (C OPT4 -C OPT3 )/C OPT Le Tableau 5 présente les temps de calcul nécessaires à la résolution des modèles associés aux Scénarios 2, 3 et 4. On observe que les temps de calcul dépendent du réseau d activités considéré, de la sévérité des contraintes de ressources et du scénario étudié. En particulier, les temps de calcul nécessaires à la résolution du modèle de minimisation de la durée d exécution avec prise en compte des coûts (Scénario 3) sont plus importants que les temps requis pour résoudre le modèle de base (Scénario 2). En fait, résoudre le modèle associé au Scénario 3 nécessite l exploration de l ensemble des solutions de durée minimale pour trouver la solution de coût minimal. De plus, la recherche du meilleur compromis entre réduction de la durée d exécution et augmentation des coûts (Scénario 4) s effectue plus rapidement que la recherche de solutions optimales aux modèles des Scénarios 2 et CIRRELT
23 Tableau 5. Temps de calculs (secondes) associés à la résolution des modèles Projet RS Scénario 2 Scénario 3 Scénario > > 5000 > > Le Tableau 6 présente une évaluation des méthodes heuristiques. On observe tout d abord que, pour l outil d ordonnancement MS Project, les écarts (%) par rapport aux durées d exécution optimales (colonne (1)) sont d autant plus importants que les contraintes de ressources sont sévères. Ce résultat, comparable aux résultats obtenus dans la littérature (Kolisch 1999), s explique par la faible performance de l outil MS Project qui utilise des règles heuristiques simples permettant d élaborer rapidement un échéancier de projet en tenant compte des contraintes données. Tableau 6. Comparaison des heuristiques MSP, H3 et H4 Projet RS MSP H3 H4 (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (D MSP-D OPT1)/D OPT1 (D H3-D OPT3)/ D OPT3 (D H3-D MSP)/ D MSP (D H4-D OPT4)/ D OPT4 (D H4-D MSP)/ D MSP (D H4-D H3)/ D H3 (C H4-C H3)/C H Les écarts de la colonne (2) montrent que la qualité des solutions obtenues suite à l application de la méthode heuristique pour générer un échéancier accéléré prenant en compte les modes de chevauchement et les coûts des retouches associés (Scénario 3) est CIRRELT
24 variable. En effet, pour le Scénario 3, l utilisation de la méthode heuristique induit des écarts compris entre 2.88% et 10.28% par rapport aux solutions optimales. On remarque aussi que l utilisation de la méthode heuristique pour générer un échéancier avec modes de chevauchement et coûts associés (Scénario 3) permet, dans certains cas, de compenser la faible performance de l outil MS Project. Par exemple, pour le projet 2 avec RS = 0.5, l écart observé par rapport à la solution optimale est de 19.81% pour l outil et 6.06% pour la méthode heuristique. De plus, les écarts des colonnes (3) et (5) montrent que la méthode heuristique permet de réduire significativement les durées d exécution des projets par rapport aux durées obtenues à l aide de l outil MS Project. Contrairement à la colonne (2), la colonne (4) montre que l utilisation de la méthode heuristique pour générer un échéancier avec modes de chevauchement, coûts associés et pénalités liées à l exécution du projet (Scénario 4) permet, dans certains cas, de générer des échéanciers dont les durées d exécution sont proches des durées optimales. Enfin, les colonnes (6) et (7) montrent qu une augmentation des durées d exécution, par rapport au Scénario 3, permet de réduire les coûts associés aux retouches. Le Tableau 7 donne le nombre d itérations nécessaires pour atteindre une bonne solution à l aide de la méthode heuristique pour le Scénario 3. Chaque itération correspond à un ordonnancement de projet. Le nombre d itérations est assez faible et variable. Tableau 7. Nombre d itérations nécessaires à l obtention d une solution (Scénario 3) Réseau RS Conclusion Dans cet article, nous avons proposé une méthode heuristique pour le RCPSP-OM. Afin d évaluer la qualité des solutions générées par la méthode heuristique, nous avons 22 CIRRELT
25 comparé les écarts par rapport aux solutions optimales obtenues en résolvant le modèle proposé par Berthaut et al. (2011). Lorsque l objectif consiste à minimiser la durée d exécution d un projet, les résultats montrent que la prise en compte des coûts associés au chevauchement d activités permet de réduire de façon importante le coût des retouches. En revanche, lorsque l objectif consiste à maximiser les gains associés à l exécution d un projet, la recherche du meilleur compromis entre accélération et augmentation des coûts reliés au projet permet d éviter les pertes. La résolution exacte du modèle de Berthaut et al. (2011) à l aide d un solveur de programmation linéaire en nombres entiers est difficilement applicable à des projets de grande taille à cause de l augmentation rapide du temps de calcul. La méthode heuristique développée dans cet article est une approche de type constructif qui, dans certains cas, permet de produire de bonnes solutions en des temps de calcul raisonnables. Toutefois, la qualité des solutions obtenues est variable. Aussi, nous envisageons le développement de méthodes d ordonnancement plus puissantes, comme la recherche avec tabous ou les algorithmes génétiques. Ces méthodes permettent de surmonter l obstacle de l optimalité locale et représentent donc des alternatives attrayantes par rapport aux heuristiques constructives. Remerciements Cet article a bénéficié du support financier du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et de la Chaire de recherche Jarislowsky/SNC-Lavalin en gestion de projets internationaux. Ce support est grandement apprécié. Références Berthaut, F., Grèze, L., Pellerin, R., Perrier, N., & Hajji, A. (2011). Optimal resourceconstraint project scheduling with overlapping modes. Proceedings of International Conference on Industrial Engineering and Systems Management. Metz, France: International Institute for Innovation, Industrial Engineering and Entrepreneurship, Berthaut, F., Pellerin, R., Perrier, N., & Hajji, A. (2012). Time-cost trade-offs in resource-constraint project scheduling problems with overlapping modes. À paraître dans la revue International Journal of Project Organisation and Management. CIRRELT
26 Blazewicz, J., Lenstra, J. K., & Rinnooy Kan, A. H. G. (1983). Scheduling subject to resource constraints: classification and complexity. Discrete Applied Mathematics, 5(1), Bogus, S. M., Molenaar, K. R., & Diekmann, J. E. (2005). Concurrent engineering approach to reducing design delivery time. Journal of Construction Engineering and Management, 131(11), Browning, T. R. (2001). Applying the design structure matrix to system decomposition and integration problems: A review and new directions. IEEE Transactions on Engineering Management, 48(3), Brucker, P., Drexl, A., Moehring, R., Neumann, K., & Pesch, E. (1999). Resourceconstrained project scheduling: Notation, classification, models, and methods. European Journal of Operational Research, 112(1), Cho, S. H., & Eppinger S. D. (2005). A simulation-based process model for managing complex design projects. IEEE Transactions on Engineering Management, 52(3), Gerk, J. E. V., & Qassim, R. Y. (2008). Project Acceleration via Activity Crashing, Overlapping, and Substitution. IEEE Transactions on Engineering Management, 55(4), Gray, C. F., Langevin, Y., & Larson, E. W. (2007). Management de projet, Montréal: Chenelière McGraw-Hill. Grèze, L., Pellerin, R., Leclaire, P., & Perrier, N. (2011). Evaluating the effectiveness of task overlapping as a risk response strategy in engineering projects. À paraître dans la revue International Journal of Project Organisation and Management. Hartmann, S. (1999). Project scheduling under limited resources. Berlin:Springer. Hartmann, S., & Briskorn, D. (2010). A survey of variants and extensions of the resource-constrained project scheduling problem. European Journal of Operational Research, 207(1), Herroelen, W. (2005). Project scheduling - Theory and practice. Production and Operations Management, 14(4), Kolisch, R. (1999). Resource allocation capabilities of commercial project management software packages. Interfaces, 29(4), CIRRELT
27 Kolisch, R., & Hartmann, S. (2006). Experimental investigation of heuristics for resource-constrained project scheduling: An update. European Journal of Operational Research, 174(1), Kolisch, R., & Sprecher, A. (1997). PSPLIB - A project scheduling problem library. European Journal of Operational Research, 96(1), Kolisch, R., Sprecher, A., & Drexl, A. (1995). Characterization and generation of a general class of resource-constrained project scheduling problems. Management Science, 41(10), Krishnan, V. (1996). Managing the simultaneous execution of coupled phases in concurrent product development. IEEE Transactions on Engineering Management, 43(2), Krishnan, V., Eppinger, S. D., & Whitney, D. E. (1997). A model-based framework to overlap product development activities. Management Science, 43(4), Liberatore, M.J., & Pollack-Johnson, B. (2006). Extending project time cost analysis by removing precedence relationships and task streaming. International Journal of Project Management, 24(6), Lin, J., Chai, K. H., Brombacher, A. C., & Wong, Y. S. (2009). Optimal overlapping and functional interaction in product development. European Journal of Operational Research, 196(3), Loch, C. H. & Terwiesch, C. (1998). Communication and uncertainty in concurrent engineering. Management Science, 44(8), Maheswari, J. U., & Varghese, K. (2005). Project Scheduling using Dependency Structure Matrix. International Journal of Project Management, 23(3), Neumann, K., & Zhan, J. (1995). Heuristics for the minimum project-duration problem with minimal and maximal time lags under fixed resource constraints. Journal of Intelligent Manufacturing, 6(2), Pellerin, R. (1997). Modèle d'ordonnancement dynamique de projets de réfection. Thèse de doctorat, Montréal, École Polytechnique de Montréal. CIRRELT
28 Pritsker, A. A. B., Watters, L. J., & Wolfe, P. M. (1969). Multi-project scheduling with limited resources: a zero-one programming approach. Management Science, 16(1), Roemer, T. A., Ahmadi, R., & Wang, R. H. (2000). Time-cost trade-offs in overlapped product development. Operations Research, 48(6), Shue, L.-Y., & Zamani, R. (1999). Intelligent search method for project scheduling problems. Journal of Intelligent Manufacturing, 10(3), Steward, D. V. (1981). The Design Structure System: A Method for Managing the Design of Complex Systems. IEEE Transactions on Engineering Management, 28(3), Terwiesch, C., & Loch, C. H. (1999). Measuring the effectiveness of overlapping development activities. Management Science, 45(4), Thiagarasu, V. & Devi, T. (2009) Multi-agent coordination in project scheduling: priority rules based resource allocation. International Journal of Recent Trends in Engineering, 1(2), Wang, J. T. & Lin, Y. I. (2009). An overlapping process model to assess schedule risk for new product development. Computers & Industrial Engineering, 57(2), CIRRELT
Résolution du RCPSP avec production et consommation de ressources : modèles PLNE basés sur les événements
«Évaluation et optimisation des systèmes innovants de production de biens et de services» Résolution du RCPSP avec production et consommation de ressources : modèles PLNE basés sur les événements Oumar
UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL UN MODÈLE DE PLANIFICATION TACTIQUE AVEC CHEVAUCHEMENT
UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL UN MODÈLE DE PLANIFICATION TACTIQUE AVEC CHEVAUCHEMENT GEORGES BAYDOUN DÉPARTEMENT DE MATHÉMATIQUES ET DE GÉNIE INDUSTRIEL ÉCOLE POLYTECHNIQUE DE MONTRÉAL MÉMOIRE PRÉSENTÉ EN VUE
Annexe 6. Notions d ordonnancement.
Annexe 6. Notions d ordonnancement. APP3 Optimisation Combinatoire: problèmes sur-contraints et ordonnancement. Mines-Nantes, option GIPAD, 2011-2012. [email protected] Résumé Ce document
OPTIMISATION DE LA MAINTENANCE DES EQUIPEMENTS DE MANUTENTION DU TERMINAL A CONTENEURS DE BEJAIA (BMT)
OPTIMISATION DE LA MAINTENANCE DES EQUIPEMENTS DE MANUTENTION DU TERMINAL A CONTENEURS DE BEJAIA (BMT) LAGGOUNE Radouane 1 et HADDAD Cherifa 2 1,2: Dépt. de G. Mécanique, université de Bejaia, Targa-Ouzemour
Par : Abdeljalil Chaouki, Conseiller de maintenance industrielle
Par : Abdeljalil Chaouki, Conseiller de maintenance industrielle Institut Technologique de Maintenance industrielle Tél. : 418 962-9848 poste 222 Téléc. : 418 968-8205 [email protected] www.itmi.ca
FORMAT FORMA ION SUR LA ION SUR LA GESTION DE PROJET & MS PROJECT
FORMATION SUR LA GESTION DE PROJET & MS PROJECT Présentation rapide Jamal Achiq Consultant - Formateur sur le management de projet, MS Project, et EPM Certifications: Management de projet : «PRINCE2, Praticien»
Etude d un cas industriel : Optimisation de la modélisation de paramètre de production
Revue des Sciences et de la Technologie RST- Volume 4 N 1 /janvier 2013 Etude d un cas industriel : Optimisation de la modélisation de paramètre de production A.F. Bernate Lara 1, F. Entzmann 2, F. Yalaoui
Chapitre 2/ La fonction de consommation et la fonction d épargne
hapitre 2/ La fonction de consommation et la fonction d épargne I : La fonction de consommation keynésienne II : Validations et limites de la fonction de consommation keynésienne III : Le choix de consommation
PROBLEMES D'ORDONNANCEMENT AVEC RESSOURCES
Leçon 11 PROBLEMES D'ORDONNANCEMENT AVEC RESSOURCES Dans cette leçon, nous retrouvons le problème d ordonnancement déjà vu mais en ajoutant la prise en compte de contraintes portant sur les ressources.
Programmation linéaire
1 Programmation linéaire 1. Le problème, un exemple. 2. Le cas b = 0 3. Théorème de dualité 4. L algorithme du simplexe 5. Problèmes équivalents 6. Complexité de l Algorithme 2 Position du problème Soit
Excel Avancé. Plan. Outils de résolution. Interactivité dans les feuilles. Outils de simulation. La valeur cible Le solveur
Excel Avancé Plan Outils de résolution La valeur cible Le solveur Interactivité dans les feuilles Fonctions de recherche (ex: RechercheV) Utilisation de la barre d outils «Formulaires» Outils de simulation
CIGI 2013 Planification hiérarchique de projets EPCM
CIGI 2013 de projets EPCM KAOUTHAR CHERKAOUI 1,2, ROBERT PELLERIN 1,2, PIERRE BAPTISTE 2, NATHALIE PERRIER 1,2 1 CHAIRE DE RECHERCHE JARISLOWSKY/SNC-LAVALIN EN GESTION DE PROJETS INTERNATIONAUX 2 CIRRELT
Optimisation multi-critère pour l allocation de ressources sur Clouds distribués avec prise en compte de l énergie
Optimisation multi-critère pour l allocation de ressources sur Clouds distribués avec prise en compte de l énergie 1 Présenté par: Yacine KESSACI Encadrement : N. MELAB E-G. TALBI 31/05/2011 Plan 2 Motivation
ÉLÉMENTS DE GESTION DE PROJET
ÉLÉMENTS DE GESTION DE PROJET Gilles Boulet PMP [email protected] Mai 2006 Révision Février 2009 Le management de projet est composé de 5 grands processus faisant chacun appel à 9 domaines de connaissances
Problèmes d ordonnancement dans les systèmes de production. Journée Automatique et Optimisation Université de Paris 12 20 Mars 2003
Problèmes d ordonnancement dans les systèmes de production Michel Gourgand Université Blaise Pascal Clermont Ferrand LIMOS CNRS UMR 6158 1 Le LIMOS Laboratoire d Informatique, de Modélisation et d Optimisation
Projet SINF2275 «Data mining and decision making» Projet classification et credit scoring
Projet SINF2275 «Data mining and decision making» Projet classification et credit scoring Année académique 2006-2007 Professeurs : Marco Saerens Adresse : Université catholique de Louvain Information Systems
Nouvelles propositions pour la résolution exacte du sac à dos multi-objectif unidimensionnel en variables binaires
Nouvelles propositions pour la résolution exacte du sac à dos multi-objectif unidimensionnel en variables binaires Julien Jorge [email protected] Laboratoire d Informatique de Nantes Atlantique,
Francis BISSON (06 794 819) Kenny CÔTÉ (06 836 427) Pierre-Luc ROGER (06 801 883) IFT702 Planification en intelligence artificielle
Francis BISSON (06 794 819) Kenny CÔTÉ (06 836 427) Pierre-Luc ROGER (06 801 883) PLANIFICATION DE TÂCHES DANS MS PROJECT IFT702 Planification en intelligence artificielle Présenté à M. Froduald KABANZA
Gestion réactive des opérations de maintien et d actualisation réglementaire et technologique des systèmes complexes.
Gestion réactive des opérations de maintien et d actualisation réglementaire et technologique des systèmes complexes. LE QUERE Yann, SEVAUX Marc, TRENTESAUX Damien, TAHON Christian Equipe Systèmes de Production
Coup de Projecteur sur les Réseaux de Neurones
Coup de Projecteur sur les Réseaux de Neurones Les réseaux de neurones peuvent être utilisés pour des problèmes de prévision ou de classification. La représentation la plus populaire est le réseau multicouche
Souad EL Bernoussi. Groupe d Analyse Numérique et Optimisation Rabat http ://www.fsr.ac.ma/ano/
Recherche opérationnelle Les démonstrations et les exemples seront traités en cours Souad EL Bernoussi Groupe d Analyse Numérique et Optimisation Rabat http ://www.fsr.ac.ma/ano/ Table des matières 1 Programmation
Le contenu de cette publication a été préparé par le ministère des Transports.
Le contenu de cette publication a été préparé par le ministère des Transports. Cette publication a été produite par la Direction du soutien aux opérations Ministère des Transports 700, boul. René-Lévesque
Sciences de Gestion Spécialité : SYSTÈMES D INFORMATION DE GESTION
Sciences de Gestion Spécialité : SYSTÈMES D INFORMATION DE GESTION Classe de terminale de la série Sciences et Technologie du Management et de la Gestion Préambule Présentation Les technologies de l information
PLAN DE COURS. GPA750 Ordonnancement des systèmes de production aéronautique
Département de génie de la production automatisée Programme de baccalauréat Professeur Pontien Mbaraga, Ph.D. Session/année Automne 2004 Groupe(s) 01 PLAN DE COURS GPA750 Ordonnancement des systèmes de
Étude comparative sur les salaires et les échelles salariales des professeurs d université. Version finale. Présentée au
Étude comparative sur les salaires et les échelles salariales des professeurs d université Version finale Présentée au Syndicat général des professeurs et professeures de l Université de Montréal (SGPUM)
Programmation linéaire
Programmation linéaire DIDIER MAQUIN Ecole Nationale Supérieure d Electricité et de Mécanique Institut National Polytechnique de Lorraine Mathématiques discrètes cours de 2ème année Programmation linéaire
Filtrage stochastique non linéaire par la théorie de représentation des martingales
Filtrage stochastique non linéaire par la théorie de représentation des martingales Adriana Climescu-Haulica Laboratoire de Modélisation et Calcul Institut d Informatique et Mathématiques Appliquées de
Séance 4. Gestion de la capacité. Gestion des opérations et de la logistique 4-530-03
Gestion des opérations et de la logistique Séance 4 4-530-03 Gestion de la capacité Points importants présentés au dernier cours Les principaux types d aménagement Étude du travail et l amélioration des
Josée St-Pierre, Ph. D. Directrice Laboratoire de recherche sur la performance des entreprises
LES PME manufacturières sont-elles prêtes pour l ERP? Éditorial InfoPME est publié par le Laboratoire de recherche sur la performance des entreprises (LaRePE) Institut de recherche sur les PME Université
Ordonnancement robuste et décision dans l'incertain
Ordonnancement robuste et décision dans l'incertain 4 ème Conférence Annuelle d Ingénierie Système «Efficacité des entreprises et satisfaction des clients» Centre de Congrès Pierre Baudis,TOULOUSE, 2-4
Biostatistiques Biologie- Vétérinaire FUNDP Eric Depiereux, Benoît DeHertogh, Grégoire Vincke
www.fundp.ac.be/biostats Module 140 140 ANOVA A UN CRITERE DE CLASSIFICATION FIXE...2 140.1 UTILITE...2 140.2 COMPARAISON DE VARIANCES...2 140.2.1 Calcul de la variance...2 140.2.2 Distributions de référence...3
Par : Abdel YEZZA, Ph.D. Date : avril 2011 / mise à jour oct. 2012 (ajout de la section 3 et augmentation de la section 1)
1 Que signifient AON et AOA? Par : Abdel YEZZA, Ph.D. Date : avril 2011 / mise à jour oct. 2012 (ajout de la section 3 et augmentation de la section 1) Sommaire 1. Concepts... 2 2. Méthode PCM appliquée
Pascal Forget 2310, Avenue Notre-Dame Québec, (Québec) Canada, G2E 3G5 Tél. (418) 380-8767 Fax (418) 656-7415 pascal.forget@cirrelt.
Pascal Forget 2310, Avenue Notre-Dame Québec, (Québec) Canada, G2E 3G5 Tél. (418) 380-8767 Fax (418) 656-7415 [email protected] FORMATION Doctorat, génie mécanique Université Laval, Québec, Canada
Nouvelles propositions pour la résolution exacte du problème de sac à dos bi-objectif unidimensionnel en variables binaires
Nouvelles propositions pour la résolution exacte du problème de sac à dos bi-objectif unidimensionnel en variables binaires Julien Jorge, Xavier Gandibleux Laboratoire d Informatique de Nantes Atlantique
OUTILS EN INFORMATIQUE
OUTILS EN INFORMATIQUE Brice Mayag [email protected] LAMSADE, Université Paris-Dauphine R.O. Excel [email protected] (LAMSADE) OUTILS EN INFORMATIQUE R.O. Excel 1 / 35 Plan Présentation générale
IBM SPSS Modeler Social Network Analysis 15 Guide de l utilisateur
IBM SPSS Modeler Social Network Analysis 15 Guide de l utilisateur Remarque : Avant d utiliser ces informations et le produit qu elles concernent, lisez les informations générales sous Avis sur p. 24.
Incertitude et variabilité : la nécessité de les intégrer dans les modèles
Incertitude et variabilité : la nécessité de les intégrer dans les modèles M. L. Delignette-Muller Laboratoire de Biométrie et Biologie Evolutive VetAgro Sup - Université de Lyon - CNRS UMR 5558 24 novembre
Direction des Études et Synthèses Économiques Département des Comptes Nationaux Division des Comptes Trimestriels
Etab=MK3, Timbre=G430, TimbreDansAdresse=Vrai, Version=W2000/Charte7, VersionTravail=W2000/Charte7 Direction des Études et Synthèses Économiques Département des Comptes Nationaux Division des Comptes Trimestriels
CADRE D AGRÉMENT APPROCHE STANDARD DU RISQUE OPÉRATIONNEL
CADRE D AGRÉMENT APPROCHE STANDARD DU RISQUE OPÉRATIONNEL Coopératives de services financiers Publication initiale : Décembre 2007 Mise à jour : TABLE DES MATIÈRES 1. Introduction... 3 2. Principes généraux...
Programmation Linéaire - Cours 1
Programmation Linéaire - Cours 1 P. Pesneau [email protected] Université Bordeaux 1 Bât A33 - Bur 265 Ouvrages de référence V. Chvátal - Linear Programming, W.H.Freeman, New York, 1983.
Vers une approche Adaptative pour la Découverte et la Composition Dynamique des Services
69 Vers une approche Adaptative pour la Découverte et la Composition Dynamique des Services M. Bakhouya, J. Gaber et A. Koukam Laboratoire Systèmes et Transports SeT Université de Technologie de Belfort-Montbéliard
Les débats sur l évolution des
D o c u m e n t d e t r a v a i l d e l a B r a n c h e R e t r a i t e s d e l a C a i s s e d e s d é p ô t s e t c o n s i g n a t i o n s n 9 8-0 7 C o n t a c t : La u re nt V e r n i è r e 0 1 4
Modélisation et simulation du trafic. Christine BUISSON (LICIT) Journée Simulation dynamique du trafic routier ENPC, 9 Mars 2005
Modélisation et simulation du trafic Christine BUISSON (LICIT) Journée Simulation dynamique du trafic routier ENPC, 9 Mars 2005 Plan de la présentation! Introduction : modèles et simulations définition
Contrôle par commande prédictive d un procédé de cuisson sous infrarouge de peintures en poudre.
Contrôle par commande prédictive d un procédé de cuisson sous infrarouge de peintures en poudre. Isabelle Bombard, Bruno da Silva, Pascal Dufour *, Pierre Laurent, Joseph Lieto. Laboratoire d Automatique
Le Processus RUP. H. Kadima. Tester. Analyst. Performance Engineer. Database Administrator. Release Engineer. Project Leader. Designer / Developer
Le Processus RUP Database Administrator Project Leader H. Kadima Performance Engineer Release Engineer Analyst Designer / Developer Tester Table des matières 1. De l artisanat à l industrialisation de
Recherche locale pour un problème d optimisation de tournées de véhicules avec gestion des stocks
8 e Conférence Internationale de MOdélisation et SIMulation - MOSIM 10-10 au 12 mai 2010 - Hammamet - Tunisie «Évaluation et optimisation des systèmes innovants de production de biens et de services» Recherche
ITIL V3. Transition des services : Principes et politiques
ITIL V3 Transition des services : Principes et politiques Création : janvier 2008 Mise à jour : août 2009 A propos A propos du document Ce document de référence sur le référentiel ITIL V3 a été réalisé
Agrégation des portefeuilles de contrats d assurance vie
Agrégation des portefeuilles de contrats d assurance vie Est-il optimal de regrouper les contrats en fonction de l âge, du genre, et de l ancienneté des assurés? Pierre-O. Goffard Université d été de l
Analyse des logiciels d application spécialisée pour le courtage en épargne collective
Analyse des logiciels d application spécialisée pour le courtage en épargne collective Dép. de mathématiques et de génie industriel École Polytechnique de Montréal C.P. 6079, succ. Centre-ville Montréal
CAPTEURS - CHAINES DE MESURES
CAPTEURS - CHAINES DE MESURES Pierre BONNET Pierre Bonnet Master GSI - Capteurs Chaînes de Mesures 1 Plan du Cours Propriétés générales des capteurs Notion de mesure Notion de capteur: principes, classes,
Analyse stochastique de la CRM à ordre partiel dans le cadre des essais cliniques de phase I
Analyse stochastique de la CRM à ordre partiel dans le cadre des essais cliniques de phase I Roxane Duroux 1 Cadre de l étude Cette étude s inscrit dans le cadre de recherche de doses pour des essais cliniques
Le module Supply Chain pour un fonctionnement en réseau
Prélude 7 ERP Le module Supply Chain pour un fonctionnement en réseau Gérard Baglin Septembre 2008 Sommaire Chapitre 1 Le mode de fonctionnement en réseau de Prélude 7... 1 Le principe des jeux en temps
0DWKpPDWLTXHVGHO DUJHQW. édité par Mr. G.Moumoulidis (OTE)
3/$,78'RF) 0DWKpPDWTXHVGHO DUJHQW HW OHVpWXGHVWHFKQTXHVpFRQRPTXHV édité par Mr. G.Moumoulidis (OTE) 8,2,7(5$7,2$/('(67(/(&2008,&$7,26,7(5$7,2$/7(/(&2008,&$7,28,2 8,2,7(5$&,2$/'(7(/(&208,&$&,2(6 - - 0DWKpPDWTXHVGHO
Améliorer la Performance des Fournisseurs
Les Solutions SQA de Solumina L Assurance Qualité Fournisseur Figure 1 Influence sur les affaires de nos clients actuels. Réduire des Stocks lors des Inspections Le Système de Contrôle Qualité Fournisseurs
La programmation linéaire : une introduction. Qu est-ce qu un programme linéaire? Terminologie. Écriture mathématique
La programmation linéaire : une introduction Qu est-ce qu un programme linéaire? Qu est-ce qu un programme linéaire? Exemples : allocation de ressources problème de recouvrement Hypothèses de la programmation
Simulation d application des règles CNAV AGIRC ARRCO sur des carrières type de fonctionnaires d Etat
CONSEIL D ORIENTATION DES RETRAITES Séance plénière du 10 avril 2014 à 9 h 30 «Carrières salariales et retraites dans les secteurs et public» Document N 9 Document de travail, n engage pas le Conseil Simulation
INF6304 Interfaces Intelligentes
INF6304 Interfaces Intelligentes filtres collaboratifs 1/42 INF6304 Interfaces Intelligentes Systèmes de recommandations, Approches filtres collaboratifs Michel C. Desmarais Génie informatique et génie
L I V R E B L A N C P r o t ég e r l e s a p p l i c a t i o n s m ét i e r s c r i t i q u e s M a i n f r a m e, un b e s o i n c r u c i a l
Siège social : 5 Speen Street Framingham, MA 01701, É.-U. T.508.872.8200 F.508.935.4015 www.idc.com L I V R E B L A N C P r o t ég e r l e s a p p l i c a t i o n s m ét i e r s c r i t i q u e s M a i
Application de K-means à la définition du nombre de VM optimal dans un cloud
Application de K-means à la définition du nombre de VM optimal dans un cloud EGC 2012 : Atelier Fouille de données complexes : complexité liée aux données multiples et massives (31 janvier - 3 février
$SSOLFDWLRQGXNULJHDJHSRXUOD FDOLEUDWLRQPRWHXU
$SSOLFDWLRQGXNULJHDJHSRXUOD FDOLEUDWLRQPRWHXU Fabien FIGUERES [email protected] 0RWVFOpV : Krigeage, plans d expériences space-filling, points de validations, calibration moteur. 5pVXPp Dans le
Gérez vos coûts de projet intelligemment
Gérez vos coûts de projet intelligemment À propos de De nos jours, les projets en immobilisation sont de plus en plus gros, de plus en plus complexes. Sans une analyse exhaustive de la valeur acquise,
Gestion de projet. Définition. Caractérisation
Gestion de projet Définition «un projet est un processus unique qui consiste en un ensemble d'activités coordonnées et maîtrisées, comportant des dates de début et de fin, entrepris dans le but d'atteindre
Transmission d informations sur le réseau électrique
Transmission d informations sur le réseau électrique Introduction Remarques Toutes les questions en italique devront être préparées par écrit avant la séance du TP. Les préparations seront ramassées en
Établissement des taux d actualisation fondés sur la meilleure estimation aux fins des évaluations de provisionnement sur base de continuité
Ébauche de note éducative Établissement des taux d actualisation fondés sur la meilleure estimation aux fins des évaluations de provisionnement sur base de continuité Commission des rapports financiers
Comment optimiser l utilisation des ressources Cloud et de virtualisation, aujourd hui et demain?
DOSSIER SOLUTION Solution CA Virtual Placement and Balancing Comment optimiser l utilisation des ressources Cloud et de virtualisation, aujourd hui et demain? agility made possible La solution automatisée
Économétrie, causalité et analyse des politiques
Économétrie, causalité et analyse des politiques Jean-Marie Dufour Université de Montréal October 2006 This work was supported by the Canada Research Chair Program (Chair in Econometrics, Université de
Contrainte de flot pour RCPSP avec temps de transfert
Contrainte de flot et x-rcpsc T 1 Contrainte de flot pour RCPSP avec temps de transfert PS temp, s ij Cmax BENOIST Thierry BOUYGUES/e-Lab DIAMANTINI Maurice ENSTA/LMA Contrainte de flot et x-rcpsc T Présentation
physicien diplômé EPFZ originaire de France présentée acceptée sur proposition Thèse no. 7178
Thèse no. 7178 PROBLEMES D'OPTIMISATION DANS LES SYSTEMES DE CHAUFFAGE A DISTANCE présentée à l'ecole POLYTECHNIQUE FEDERALE DE ZURICH pour l'obtention du titre de Docteur es sciences naturelles par Alain
Mathématique et Automatique : de la boucle ouverte à la boucle fermée. Maïtine bergounioux Laboratoire MAPMO - UMR 6628 Université d'orléans
Mathématique et Automatique : de la boucle ouverte à la boucle fermée Maïtine bergounioux Laboratoire MAPMO - UMR 6628 Université d'orléans [email protected] Plan 1. Un peu de
Vérification des procédures en fin d exercice
Vérification des procédures en fin d exercice DIVERSIFICATION DE L ÉCONOMIE DE L OUEST CANADA Direction générale de la vérification et de l évaluation Décembre 2011 Table des matières 1.0 Résumé 1 2.0
A GRASPxELS approach for the Job Shop with generic time-lags and new statistical determination of the parameters
A GRASPxELS approach for the Job Shop with generic time-lags and new statistical determination of the parameters Présenté par : Equipe de travail : Laboratoire : Maxime CHASSAING Philippe LACOMME, Nikolay
Info0804. Cours 6. Optimisation combinatoire : Applications et compléments
Recherche Opérationnelle Optimisation combinatoire : Applications et compléments Pierre Delisle Université de Reims Champagne-Ardenne Département de Mathématiques et Informatique 17 février 2014 Plan de
Cours de Master Recherche
Cours de Master Recherche Spécialité CODE : Résolution de problèmes combinatoires Christine Solnon LIRIS, UMR 5205 CNRS / Université Lyon 1 2007 Rappel du plan du cours 16 heures de cours 1 - Introduction
Intégration de la dimension sémantique dans les réseaux sociaux
Intégration de la dimension sémantique dans les réseaux sociaux Application : systèmes de recommandation Maria Malek LARIS-EISTI [email protected] 1 Contexte : Recommandation dans les réseaux sociaux
évaluations avec date de calcul à compter du 31 décembre 2014 (mais au plus tard le 30 décembre 2015).
NOTE DE SERVICE À : De : Tous les actuaires des régimes de retraite Bruce Langstroth, président Direction de la pratique actuarielle Manuel Monteiro, président Commission des rapports financiers des régimes
Paramétrage d une Gestion de Production
Prélude 7 ERP Paramétrage d une Gestion de Production Jeu compétitif de gestion de flux sur un horizon fixé Christian van DELFT HEC Paris Ce jeu nécessite de disposer de la licence au niveau intermédiaire.
Contents. 1 Introduction Objectifs des systèmes bonus-malus Système bonus-malus à classes Système bonus-malus : Principes
Université Claude Bernard Lyon 1 Institut de Science Financière et d Assurances Système Bonus-Malus Introduction & Applications SCILAB Julien Tomas Institut de Science Financière et d Assurances Laboratoire
Métriques de performance pour les algorithmes et programmes parallèles
Métriques de performance pour les algorithmes et programmes parallèles 11 18 nov. 2002 Cette section est basée tout d abord sur la référence suivante (manuel suggéré mais non obligatoire) : R. Miller and
Communications collectives et ordonnancement en régime permanent pour plates-formes hétérogènes
Loris MARCHAL Laboratoire de l Informatique du Parallélisme Équipe Graal Communications collectives et ordonnancement en régime permanent pour plates-formes hétérogènes Thèse réalisée sous la direction
La gouvernance des grands projets d infrastructure publique
2006RP-14 La gouvernance des grands projets d infrastructure publique Gestion de portefeuille Roger Miller, Joanne Castonguay Rapport de projet Project report Ce rapport a été réalisé dans la cadre d un
Optimisation non linéaire Irène Charon, Olivier Hudry École nationale supérieure des télécommunications
Optimisation non linéaire Irène Charon, Olivier Hudry École nationale supérieure des télécommunications A. Optimisation sans contrainte.... Généralités.... Condition nécessaire et condition suffisante
La demande Du consommateur. Contrainte budgétaire Préférences Choix optimal
La demande Du consommateur Contrainte budgétaire Préférences Choix optimal Plan du cours Préambule : Rationalité du consommateur I II III IV V La contrainte budgétaire Les préférences Le choix optimal
Modélisation multi-agent d allocation des ressources : application à la maintenance
Modélisation multi-agent d allocation des ressources : application à la maintenance Mohamed Kharbach (*), Mustapha Ouardouz (*), Zoubir El Felsoufi (*) (*) Equipe de Modélisation Mathématique & Contrôle
Analyse structurée de solutions pour BMC Remedy IT Service Management v 7
LIVRE BLANC SUR LES PRATIQUES ITIL Analyse structurée de solutions pour BMC Remedy IT Service Management v 7 Exploiter le potentiel des pratiques ITIL grâce aux ateliers d analyse de solutions organisés
Les simulations dans l enseignement des sondages Avec le logiciel GENESIS sous SAS et la bibliothèque Sondages sous R
Les simulations dans l enseignement des sondages Avec le logiciel GENESIS sous SAS et la bibliothèque Sondages sous R Yves Aragon, David Haziza & Anne Ruiz-Gazen GREMAQ, UMR CNRS 5604, Université des Sciences
Principe de symétrisation pour la construction d un test adaptatif
Principe de symétrisation pour la construction d un test adaptatif Cécile Durot 1 & Yves Rozenholc 2 1 UFR SEGMI, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, France, [email protected] 2 Université
Mémoire d actuariat - promotion 2010. complexité et limites du modèle actuariel, le rôle majeur des comportements humains.
Mémoire d actuariat - promotion 2010 La modélisation des avantages au personnel: complexité et limites du modèle actuariel, le rôle majeur des comportements humains. 14 décembre 2010 Stéphane MARQUETTY
Laboratoire 4 Développement d un système intelligent
DÉPARTEMENT DE GÉNIE LOGICIEL ET DES TI LOG770 - SYSTÈMES INTELLIGENTS ÉTÉ 2012 Laboratoire 4 Développement d un système intelligent 1 Introduction Ce quatrième et dernier laboratoire porte sur le développement
LE PROBLEME DU PLUS COURT CHEMIN
LE PROBLEME DU PLUS COURT CHEMIN Dans cette leçon nous définissons le modèle de plus court chemin, présentons des exemples d'application et proposons un algorithme de résolution dans le cas où les longueurs
Cours Gestion de projet
Cours Gestion de projet Méthodes de conduite de projet Version Date Auteur V1.8 Septembre 2007 Pascal HEYER 1 Méthodes de conduite de projet Ce document est publié sous la licence libre Creative Commons-BY-NC-SA
Objectifs. Clustering. Principe. Applications. Applications. Cartes de crédits. Remarques. Biologie, Génomique
Objectifs Clustering On ne sait pas ce qu on veut trouver : on laisse l algorithme nous proposer un modèle. On pense qu il existe des similarités entre les exemples. Qui se ressemble s assemble p. /55
SOCLE COMMUN - La Compétence 3 Les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique
SOCLE COMMUN - La Compétence 3 Les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique DOMAINE P3.C3.D1. Pratiquer une démarche scientifique et technologique, résoudre des
Norme comptable internationale 33 Résultat par action
Norme comptable internationale 33 Résultat par action Objectif 1 L objectif de la présente norme est de prescrire les principes de détermination et de présentation du résultat par action de manière à améliorer
Quels outils pour prévoir?
modeledition SA Quels outils pour prévoir? Les modèles de prévisions sont des outils irremplaçables pour la prise de décision. Pour cela les entreprises ont le choix entre Excel et les outils classiques
Application de la méthode QFD comme outil d'extraction des connaissances métier en conception intégrée
Application de la méthode QFD comme outil d'extraction des connaissances métier en conception intégrée Estelle FREY, Samuel GOMES, Jean-Claude SAGOT Laboratoire Systèmes et Transports Equipe ERgonomie
4.2 Unités d enseignement du M1
88 CHAPITRE 4. DESCRIPTION DES UNITÉS D ENSEIGNEMENT 4.2 Unités d enseignement du M1 Tous les cours sont de 6 ECTS. Modélisation, optimisation et complexité des algorithmes (code RCP106) Objectif : Présenter
LES MÉTA-HEURISTIQUES : quelques conseils pour en faire bon usage
LES MÉTA-HEURISTIQUES : quelques conseils pour en faire bon usage Alain HERTZ Ecole Polytechnique - GERAD Département de mathématiques et de génie industriel CP 679, succ. Centre-ville, Montréal (QC) H3C
E-COMMERCE VERS UNE DÉFINITION INTERNATIONALE ET DES INDICATEURS STATISTIQUES COMPARABLES AU NIVEAU INTERNATIONAL
E-COMMERCE VERS UNE DÉFINITION INTERNATIONALE ET DES INDICATEURS STATISTIQUES COMPARABLES AU NIVEAU INTERNATIONAL Bill Pattinson Division de la politique de l information, de l informatique et de la communication
