Bilan de l action du Pôle Ressource Culture et Handicap et perspectives de développement
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- Amaury Laporte
- il y a 10 ans
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1 Bilan de l action du Pôle Ressource Culture et Handicap et perspectives de développement 1er semestre 2004 Résonance Contemporaine Pôle Ressource Culture & Handicap - Pôle Ressource Musique Contemporaine 14 rue des Casernes Bourg en Bresse Tél. : Fax : [email protected] Site web :
2 Sommaire Introduction 1/ L observation et le repérage des acteurs de terrain afin d établir un lien direct avec ces initiatives et ces porteurs de projets.. 2/ Des actions d information, de sensibilisation tant auprès des acteurs du secteur médico-social que du secteur culturel.. 3/ Contribuer à promouvoir les initiatives existantes dans ce domaine sur ce territoire. 4/ Un rôle de conseil et d appui méthodologique p.4 p.3 p.4 p.5 p.6 5/ Continuer à ce que Résonance Contemporaine reste aussi et plus que jamais, un laboratoire d initiative et d expérimentation... 6/ Une volonté de construire des collaborations avec diverses instances sur le plan de la formation continue ou professionnelle. 7/ Le développement d une réflexion de fond par l organisation de journées professionnelles, par la participation à des colloques, ou à des instances de recherches, de réflexion sur le plan régional et national.. 8/ Actions musicales menées sur le terrain par Résonance Contemporaine dans le cadre du Pôle Ressource Culture et Handicap. p.7 p.8 p.9 p.10 Conclusions et perspectives Annexes. p.12 p.15 Annexe 1 - Pôle Ressource Culture et Handicap Accueil de personnes en consultation, conseil... Annexe 2 - Annexe financière Pôle Ressource Culture et Handicap. p.20 Annexe 3 - Intervention du 18 juin 2004, Paris. 1ères Assises Nationales de l Accessibilité, Salon Autonomic p.23 Annexe 4 - Intervention le 10 juin 2004 au Forum organisé par la Municipalité de Bourg-en-Bresse Associations et personnes handicapées : quelle intégration? Favoriser l intégration des personnes handicapées dans la vie associative p.26 Annexe 5 - Intervention à la conférence organisée en mars 2004 par le GRAME, Lyon La musique, discipline et libération du corps. p.29 Annexe 6 - Intervention au colloque organisé par le CREAI Lille les 26/27 Février 2004 L intérêt du monde culturel pour les foyers de vie. p.33 Annexe 7 - Intervention au Colloque de Suresnes, 7 et 8 novembre 2003 Handicap et pratiques artistiques : quels partenariats publics pour un projet culture et handicap? p.36 p.17 Revue de presse.. p.39 3
3 > Introduction Dans le cadre de notre rôle et mission de Pôle Ressource Culture et Handicap, avec comme commande de contribuer à la construction d une dynamique départementale pour favoriser l accès et la participation actives des personnes handicapées à la vie culturelle et artistique de ce territoire, Résonance Contemporaine a ouvert plusieurs chantiers. > Le premier est celui de l observation et le repérage des acteurs de terrain afin d établir un lien direct avec ces initiatives et ces porteurs de projets. > Le deuxième est de développer des actions d information, de sensibilisation tant auprès des acteurs du secteur médico-social que secteur culturel. > Le troisième est celui de contribuer à promouvoir les initiatives existantes dans ce domaine sur ce territoire. > Le quatrième consiste à tenir un rôle de conseil et d appui méthodologique pour certaines actions menées soit, par des acteurs du secteur médico-social, soit par des acteurs culturels, soit associant les deux. > Le cinquième est de continuer à ce que Résonance Contemporaine reste aussi et plus que jamais, un laboratoire d initiative et d expérimentation. > Le sixième s appuie sur notre volonté de construire des collaborations avec diverses instances sur le plan de la formation continue ou professionnelles. > Le septième est le développement d une réflexion de fond par l organisation de journées professionnelles, par la participation à des colloques, ou à des instances de recherches, de réflexion sur le plan régional et national. Nous avons compris également que les questions et les chantiers ouverts en entraînaient d autres encore, comme l évolution de la place de l art et de la position de l artiste dans la société, la relation entre l art et les publics ou populations, et les financements publics de la culture. 4
4 1/ L observation et le repérage des acteurs de terrain afin d établir un lien direct avec ces initiatives et ces porteurs de projets Il est primordial d établir et d entretenir des liens étroits avec l ensemble des acteurs développant une action artistique associant des personnes handicapées. La plupart sont très isolés dans leur pratique et il y a un manque certain d espaces de rencontres et de paroles pour échanger les expériences et les pratiques. Résonance Contemporaine a entrepris et poursuivra dans les prochains mois ce travail de proximité et de rencontre, de découverte et de connaissance, afin de percevoir le plus précisément possible les attentes et les besoins afin de recueillir les éléments pour une analyse en profondeur du travail réalisé actuellement sur le terrain. > Rencontres entre novembre 2003 et juin 2004 de : - M. Pierre Salzard, IME les Sapins Oyonnax - M. Strozic, Directeur de l Institut de Beaupont - Mme Mireille Bressot, arts plastiques développés au Foyer de Domagne à Ceyzeriat - M. Jean-François Bollon, Foyer de Premeyzel - Mme Cremer, Centre Médical Mangini, Hauteville-Lompnes - M. Valery Jedrzejwski, Etablissement Médical MGEM, à Chanay Résonance Contemporaine mettra en place, d ici à la fin du mois de juin, des groupes de liaisons réunissant les acteurs par discipline artistique développant une action en lien avec des personnes handicapées. 5
5 2/ Des actions d information, de sensibilisation tant auprès des acteurs du secteur médico-social que du secteur culturel Nous avons engagé des actions d information et de sensibilisation auprès des professionnels, associations, organismes, travaillant auprès des personnes handicapées pour expliquer le rôle et les missions du Pôle Ressource Culture et Handicap, et affirmant que c était à travers un partenariat fort que nous arriverions, ensemble, à faire évoluer les mentalités et les faits. Ce programme de sensibilisation concerne également le milieu culturel. > Réalisation d une plaquette présentant le rôle et les missions des Pôles Ressource Culture et Handicap et Musique Contemporaine. (Envois auprès de structures de santé, médico-sociales, et culturelles) > Rencontres d Associations de personnes handicapées - M. Dubois, Responsable départemental de l APF - Mme Brun de l APAJH - Coordination handicap de l Ain - Équipe de l établissement Vivre en Ville, UNAFAM > Rencontres d élus - Mme Jean-Louis Adjointe à la Culture et Mme Bodard, Adjointe aux Affaires Sociales, Ville de Bourg-en-Bresse - M. Bernard Perret, Vice-Président de l Agglo, chargé de la politique de la ville - M. Berger Maire de Villars-les-Dombes - M. Favergeon, Conseiller Général canton de Villars les Dombes - M. Bernadac, Vice-Président du Conseil Général de l Ain, chargé des affaires sociales > Rencontres de responsables culturels - Mme Cécile Christin, Directrice de l Ecole de Musique de Lagnieu - Mme Marie-Hélène Sillanoli, Directrice de l Ecole de Musique de Belley - Mme Murielle Constant, Directrice de l Ecole de Musique de Villars-les-Dombes - Mme Camille Chauchoix, Responsable des bibliothèques Ville de Bourg-en-Bresse > Soirée rencontre de sensibilisation et d échanges Résonance Contemporaine met en place un programme de rencontres autour de la question Quelles pratiques artistiques pour les personnes handicapées? Un film d une trentaine de minutes présente une action musicale réalisée avec des enfants ou des adultes handicapés dans d autres régions ou départements. A la suite de cette diffusion, un échange et un débat s engagent avec les participants... Ce programme a débuté le 25 mai dernier, à Lagnieu. Cette soirée a été organisée en collaboration avec la Municipalité et l Ecole de Musique. Il se poursuivra dans prochaines semaines et mois en s appuyant sur des structures culturelles, mais aussi des associations de personnes handicapées, d établissements, etc 6
6 3/ Contribuer à promouvoir les initiatives existantes dans ce domaine sur ce territoire Il y a un grand besoin de faire connaître, de faire circuler l information et de porter à la connaissance d un large public les actions mises en œuvre sur le terrain. Quatre projets sont en cours actuellement dans ce domaine. > Le premier est la réalisation d un CD carte postale sonore, qui réunira diverses expériences musicales du département associant des personnes handicapées. Par ailleurs, ce CD sera présenté, et envoyé auprès acteurs culturels, associations de personnes handicapées, etc Un partenariat avec les radios locales permettra de toucher un plus large public avec des diffusions régulières de ce CD sur les ondes pendant plusieurs semaines. > Le deuxième consiste en la confection d un document, dans l idée d un annuaire, qui regroupe toutes les initiatives actuellement développées sur le département qui permettent à des enfants, des adolescents et adultes handicapées de participer à une pratique artistique. Il pourra préciser les divers lieux culturels qui accueillent déjà ou qui seront en capacité d accueillir des personnes handicapées au sein de leurs établissements ou structures. Ce document aura pour but, également, de rapprocher l offre culturelle de ce public et faire naître des envies et des demandes. Nous souhaitons réaliser ce document en collaboration avec l ADDIM de l Ain. > Le troisième viendra soutenir la diffusion dans ce secteur, en mettant en place une feuille d information par , sous l appellation Pôle Ressource Culture et Handicap et qui relayera toutes les informations, manifestations, réalisations dont nous aurons connaissances sur le département, mais aussi toutes initiatives extérieures à ce territoire. > Le quatrième est la constitution d un espace de consultation et d information qui réunit aussi bien des ouvrages, des revues, mémoires, des documents vidéo, des CD, des renseignements pratiques et juridiques, sur les pratiques artistiques et les personnes handicapées. Cet espace est installé dans les bureaux de Résonance Contemporaine, au 14 rue des Casernes à Bourg-en-Bresse. 7
7 4/ Un rôle de conseil et d appui méthodologique C est un aspect important à développer, car il permet de créer des liens et de dynamiser les propositions, d accompagner la réflexion au service du contenu artistique. C est la possibilité de bénéficier d un point d appui de réflexions et de conseils pour les porteurs de projets. C est également une des manières de mettre en lien, en contact des initiatives du secteur médico-social avec le milieu culturel. 1/ Participation à la réflexion autour du projet culturel que l équipe de l établissement Vivre en Ville (UNAFAM) souhaite mettre en place pour ses résidents. 2/ Suivi du projet artistique entre le Foyer de Premeyzel et le Conservatoire de Musique de Belley. 3/ Accueil d une éducatrice souhaitant développer une pratique artistique auprès de personnes handicapées. 4/ Accueil et conseil, auprès d une personne handicapée physique qui désirait trouver un lieu de pratique musical (APF). 5/ Suivi d une personne, adulte, sourde, qui a participé à l Atelier ouvert de Résonance Contemporaine et qui souhaite poursuivre la percussion au sein d un groupe de personnes valides. 6/ Intervention de conseil auprès de l Ecole Nationale de Musique de Bourgoin- Jallieu afin contribuer à l intégration d enfants handicapés au sein de l établissement. Réflexion autour de l accueil, l accompagnement, sur la pédagogie. 7/ Élaborer en concertation avec l association MESH (Musique et Eveil culturel pour les personnes en Situation de Handicap), établie dans le Val d Oise, les fondements d un protocole d accueil des personnes handicapées au sein des conservatoires et écoles de musique. 8/ Suivi du développement de l Atelier musical mené au sein de l Institut de Beaupont. 9/ Réflexion avec Mme Marielle Beguet, et François Puthet, Communauté de Commune du Canton de Coligny, autour de l opportunité d intégrer la présence de l atelier musical de l Institut de Beaupont au sein du projet d école de Musique intercommunale qui est en élaboration par la Communauté de Commune du canton de Coligny. 8
8 5/ Continuer à ce que Résonance Contemporaine reste aussi, et plus que jamais, un laboratoire d initiative et d expérimentation C est une nécessité vitale pour Résonance Contemporaine afin d être en constante ouverture et recherche notamment en œuvrant dans une transversalité de "contamination" des disciplines entre elles. Etre à l écoute des modes de productions inventifs, favorisant le décloisonnement, la rencontre, l émergence de nouvelles énergies développant sans cesse sa capacité d attention et d accompagnement de ces divers processus. 1/ L accueil du projet "Le Rondo de la Méduse" proposé par le GRAME lors de la Biennale Musiques en Scène a permis d associer des classes des écoles de Musique de Villars-les-Dombes, Lagnieu et l Atelier ouvert de Résonance Contemporaine qui associe des personnes handicapées et des personnes valides. Travail de création pour tous ces participants avec un compositeur de GRAME : Fabrice Jünger. Cette réalisation a été présentée, le 18 mars dernier, au Théâtre de Bourg-en- Bresse, en première partie de l Ensemble de Flûtes Européen E-Wave. 2/ C est bien sûr poursuivre et amplifier la démarche et la production artistique des Percussions de Treffort. 3/ C est la mise en place d une session de composition durant la dernière semaine d août qui s adressera à de jeunes compositeurs, des professeurs de musique, des élèves, et également aux personnes handicapées. 9
9 6/ Une volonté de construire des collaborations avec diverses instances sur le plan de la formation continue ou professionnelle C est une phase importante pour faire évoluer aussi bien les professionnels de la culture que les professionnels ou bénévoles impliqués dans les structures de soutien aux personnes handicapées. Informer et former les professionnels, les intervenants et les structures concernées sur la nature, la portée et l intérêt, tant artistique que d épanouissement personnel présents dans les démarches et pratiques artistiques. > Formation au sein du secteur des affaires sociales Il s agit de convaincre des apports, de sensibiliser le secteur des affaires sociales aux spécificités du secteur culturel, de constituer des liens, afin de favoriser l implication des personnes handicapées dans le champ des pratiques artistiques. > Formation au sein du secteur culturel L objectif est de rendre sensible les professionnels de la culture aux publics handicapés, en vue de favoriser l engagement d actions d accessibilité aux pratiques artistiques. C est rappeler aussi fortement que cela fait partie de leurs missions de s adresser à l ensemble de la population dont les personnes handicapées. Résonance Contemporaine a commencé de tisser des axes de collaborations avec certains acteurs culturel et social dans le cadre de formations initiales et continues. > 23 et 24 avril 2004, Ecole de Musique de Villars-les-Dombes Stage de formation continue à l intention de musiciens intervenants, professeurs de musique, organisé par l ADDIM de l Ain, le CFMI Rhône-Alpes avec la participation de Philippe Tailleux directeur du CEFEDEM Normandie, François Puthet et Alain Goudard, du Pôle Ressource Culture et Handicap. Participation de l Atelier ouvert de Résonance Contemporaine à cette journée de formation. > 10 au 14 mai 2004, Bourg-en-Bresse Stage de formation initiale à l intention d étudiants éducateurs spécialisés et assistantes sociales, organisé par l IREIS (Institut Régional Européen des Métiers de l Intervention Sociale). Intervenants : Pascale Amiot, Laurent Vichard, François Puthet, Alain Goudard, Pôle Ressource Culture et Handicap Résonance Contemporaine > 13 mai 2004, Lyon, Ferme du Vinatier Journée professionnelle organisée par le CFMI Rhône-Alpes sur les pratiques artistiques et les personnes handicapées. Participation de l Atelier Ouvert de Résonance Contemporaine, dirigé par François Puthet. > 27 septembre au 1er octobre 2004, Bourg-en-Bresse Stage de formation continue, organisé par Enfance et Musique à l intention, d éducateurs, de musiciens, de professeurs : intervenant Alain Goudard 10
10 7/ Le développement d une réflexion de fond par l organisation de journées professionnelles, par la participation à des colloques, ou à des instances de recherches, de réflexion sur le plan régional et national C est l une des tâche importante d un Pôle ressource que de contribuer à la fois à la réflexion, à la recherche du sens dans les démarches mises en œuvre pour nourrir l expérimentation, comme il est essentiel de construire une réflexion à partir de champ d expérimentation, de recherche et d innovation. Il y a là une complémentarité indispensable. Cette réflexion doit également servir de base pour éclairer les choix et les décisions qui peuvent être prises en la matière. 1/ Résonance Contemporaine participe activement à la réflexion menée au sein du comité technique associant les services de la DIPAS, de la Direction des Affaires Culturelles et de l ADDIM de l Ain. 2/ Participation au comité de pilotage mis en place par la Direction de la Musique concernant l intégration de personnes en situation de handicap dans les lieux d enseignement et de pratiques artistiques (musique, danse,théâtre et musiques actuelles). 3/ Résonance Contemporaine est sollicitée par divers organismes afin de faire part de son expérience, de sa réflexion, et de l action développée au sein du département de l Ain. > Colloque à Suresnes 7 et 8 novembre 2003 Handicap et pratiques artistiques : quels partenariats publics pour un projet culture et handicap? (voir annexe 6) > Emission de la Télévision TVP1 Polonaise, 5 janvier 2004, Varsovie Émission spéciale consacrée aux pratiques artistiques et les personnes handicapées en Pologne. Participation d Alain Goudard, en tant qu invité d honneur aux côtés de l Epouse du Président de la République Polonais. Présentation du travail mené avec les Percussions de Treffort. > Colloque à Lille les 26 et 27 Février 2004 Journées nationales des foyers de vie organisées par le CREAI Nord Pas-de-Calais Thème de l intervention : l intérêt du monde culturel pour les foyers de vie (voir annexe 5) > Forum Bourg-en-Bresse, 10 juin 2004, organisé par la Municipalité de Bourg-en-Bresse Associations et personnes handicapées : quelle intégration? Favoriser l intégration des personnes handicapées dans la vie associative (voir annexe 3) >1ères Assises Nationales de l Accessibilité Salon Autonomic, 18 juin 2004, Paris Thème de l intervention : une action d accompagnement et de centre ressource au service d une dynamique départementale pour l intégration des personnes handicapées aux pratiques artistiques et culturelles. > Colloque, 7 octobre 2004, Strasbourg Organisé par la DRAC Alsace sur les pratiques artistiques et les personnes handicapées Thème de l intervention : L amour de l Art, un goût partagé. 11
11 > 8/ Actions musicales menées sur le terrain par Résonance Contemporaine dans le cadre du Pôle Ressource Culture et Handicap Il nous paraît essentiel de construire des passerelles nécessaires à l initiation ou l invitation de nouveaux publics au répertoire de création que développe les Percussions de Treffort. Résonance Contemporaine mène une action forte de sensibilisation à la création musicale et artistique auprès d institutions spécialisées, écoles, collèges, écoles de musique et auprès de personnes handicapées, depuis de nombreuses années. Les personnes, les enseignants, les éducateurs, sont invités à se mettre dans un contexte de jeux, d exploration, de découvrir la matière musicale de manière individuelle, d exprimer et de mettre cela au service d un travail collectif. Actions en cours en / Atelier ouvert à Bourg-en-Bresse (01) > Intervention du compositeur Fabrice Jünger de GRAME, dans le cadre du projet Le rondo de la Méduse en collaboration avec les écoles de Musique de Villars-les-Dombes et Lagnieu. Production au Théâtre Municipal de Bourg-en-Bresse, le 18 mars 2004, dans le cadre de l accueil, par Résonance Contemporaine de la Biennale Musiques en Scène organisée par le GRAME (Centre National de Création Musicale). Musicien responsable de l Atelier ouvert : François Puthet. L atelier fonctionne chaque semaine. > Intervention de Michel Thion, poète, écrivain, auprès de l atelier ouvert. Travail d invitation à l écriture et sur la rencontre des mots et de la musique. 2/ Ateliers musicaux au Centre d Aide Travail de Treffort, ADAPEI de l Ain (01) 1/ La présence et le rayonnement des Percussions de Treffort suscitent de nombreuses envies de pratiques musicales au sein de l établissement. Trois ateliers se déroulent chaque semaine sous la conduite de trois musiciens de Résonance Contemporaine : Sophie Ferriol, Sébastien Eglème et Alain Goudard. 2/ Intervention de Michel Thion, poète, écrivain, auprès des Percussions de Treffort. Travail d invitation à l écriture, et sur la rencontre des mots et de la musique. 3/ Voix et percussion auprès des adolescents du Centre Médical Chanay (01) Ces deux approches musicales seront proposées en parallèle, aux participants de cette session : > Atelier de pratique vocale Deux chanteuses, solistes de l Ensemble Vocal de Résonance Contemporaine, accompagnent les participants dans la découverte et l expérimentation de processus d improvisation, de démarches de création, d écriture à travers la voix sous toutes ses formes. Un travail corporel est proposé afin d établir la relation entre le corps et la pratique vocale. Explorer, jouer, improviser, chanter, exprimer jusqu à l émergence de la parole, du langage imaginaire, des mots. Elaboration de petites formes vocales collectives et individuelles. On propose d appréhender des concepts musicaux ou de découvrir l univers de compositeurs en s investissant dans une démarche créative. On aboutira à une composition musicale collective. 12
12 Ecouter, jouer, créer, décomposer, recomposer, sont les étapes possibles du travail. Apprendre, éveiller sa curiosité, à s exprimer collectivement au sein d un groupe, découvrir le plaisir de découvrir, de partager, de donner, d explorer, d oser... C est tout cela qui est en jeu dans cette approche vivante de la création et des musiques de notre temps. > Un concert En milieu de parcours, nous proposons la présentation d un concert d une quarantaine de minutes, in situ, présentant la musique vocale de compositeurs contemporains comme Berio, Cage, Aperghis. > Atelier de Percussion En complémentarité du geste vocal, nous proposons un travail dans lequel le geste déclenche une matière sonore, notamment à travers l univers très large de la percussion. Découverte de divers instruments de percussions à travers des dispositifs individuels ou collectifs basés sur l improvisation et la capacité de s adapter au jeu de l autre. Approches de principes de base du rythme : pulsation, polyrithmies et démarche de création. 4/ Atelier Musical auprès d une unité du Centre Psychothérapique de l Ain, Bourg-en- Bresse (01) Intervention de Sophie Ferriol, chaque semaine auprès d un groupe composé de six personnes et de trois infirmières. Travail d expérimentation sonore, d improvisation, autour de la voix et de la percussion. 5/ Atelier Musical auprès de personnes de l Echappée à Condrieu (42) (personnes handicapées mentales) Travail d initiation et de sensibilisation musicale, d improvisation, de pratique vocale. Interventions répartie de Février à Juillet 2004, avec en aboutissement un rencontre musicale entre ce groupe et les Percussions de Treffort. Intervenants : Jacques Cordier, Alain Goudard, Percussions de Treffort 6/ Intervention auprès du Collège de L Huppe, Montrevel-en-Bresse En mettant en place un projet d itinéraires de découverte, option solidarité, nous pouvons induire ou venir appuyer une réflexion des élèves sur la notion de la différence, notamment en permettant aux élèves de travailler musicalement avec les Percussions de Treffort, formation qui associe des musiciens handicapés mentaux et des musiciens valides et donc de les sensibiliser aux personnes handicapées et de modifier le regard qu ils peuvent porter sur celui qui est différent à travers un travail de création musicale collective. Depuis plus de 20 ans Résonance Contemporaine et les Percussions de Treffort démontrent que l art, et en particulier la pratique musicale, peut être un mode d intégration, d inclusion et affirme la nécessité d un lieu commun, d un faire ensemble, d un faire avec. Constatant que les jeunes sont les acteurs d un changement des mentalités de demain, nous mettons en place des projets avec des écoles et des collèges, car notre action peut ainsi participer à leur formation civique, en changeant, à travers la pratique musicale, leur regard porté sur le handicap. Plusieurs rencontres pour permettre de construire ensemble, à travers des temps d improvisation, un univers musical qui est présenté au sein de l établissement en fin de parcours. Intervention d octobre à janvier et de Février à Avril Intervenant : Les Percussions de Treffort et Alain Goudard 13
13 > Conclusions et perspectives Cette action d accompagnement et de Pôle ressource au service d une dynamique départementale qui s élabore actuellement dans l Ain, avec comme acteurs le Conseil Général de l Ain, les professionnels de la santé et de la culture, les associations de personnes handicapées, les personnes handicapées, les lieux de diffusion, de création, d enseignement, de pratiques, etc, et Résonance Contemporaine, est avant tout une vaste entreprise, avec l ouverture de plusieurs chantiers délicats qui nécessitent un investissement humain très important, un regard, une réflexion et le développement d une action dans le temps et la profondeur. S interroger sur l intégration des personnes handicapées dans les pratiques artistiques et culturelles, c est se rendre compte que ce questionnement entraîne obligatoirement d autres questionnements, comme l évolution de la place de l art et de la position de l artiste dans la société, la relation entre l art et les publics ou populations et les financements publics de la culture. Cela met en jeu une grande diversité d acteurs, de disciplines qui s entremêlent à différents échelons, d où une grande complexité d approche, d appréhension de positions parfois divergentes, voire antagonistes, et selon la manière dont on conduit les choses, il peut y avoir des risques d accroître des incompréhensions, des désaccords plus que d unissons. Toute initiative naissante risque de rencontrer des difficultés à se concrétiser du fait de l existence de réseaux développés d établissements, de fonctionnement, d habitudes aussi bien dans le secteur médico-social que dans le secteur culturel et qui ont du mal à trouver une certaine souplesse, voir un renouvellement de leur fonctionnement. Il est certain que ce questionnement bouscule nos cadres de pensée et nous entraîne vers la recherche de nouveaux ajustements, vers d autres voies de travail que celles qui sont instituées. Cela ouvre les voies du renouvellement des outils et méthodes de l activité artistique. C est la raison pour laquelle il nous paraît essentiel d aborder la question de l accessibilité des personnes handicapées aux pratiques artistiques dans le cadre général des pratiques amateurs et plus particulièrement dans cette notion de vivre ensemble. Cela permet d envisager ce questionnement, et la réflexion qui en découle, avec la même approche, avec les mêmes exigences que lorsque l on évoque le développement des pratiques amateurs. De quoi les amateurs ont-ils besoin? - D une information regroupée et aisément disponible, - D un encadrement dont la qualité soit reconnue et d un enseignement de grande qualité, la recherche d une exigence, - D espaces d expérimentation, de pratique, d ouverture à diverses disciplines artistiques, à la création, de lieux de travail et de répétition, mais aussi d ouverture des structures culturelles à leurs pratiques, ainsi que de rencontres avec le public: levers de rideaux, festivals amateurs, et/ou professionnels. - D occasions de reconnaissance, de valorisation, de promotion de leurs pratiques. Envisager la personne handicapée comme un amateur de bon goût, c est aussi dire que ce n est qu à travers l établissement d un partenariat entre les différents acteurs que nous pourrons 14
14 faire avancer les choses sur l ensemble du territoire. Partenariat entre la personne handicapée, la famille, le professionnel de la santé, de la culture. Partenariat entre ces acteurs et les collectivités publiques. Partenariat et répartition des responsabilités entre les diverses collectivités publiques. Ces partenariats peuvent donner naissances à de nouveaux modes de productions artistiques, de relations aux populations. Il serait intéressant de travailler également à la mise au point d un dispositif territorial d accompagnement à l émergence artistique et culturelle dans lequel pourraient trouver place des champs d expérimentations qui associeraient divers publics, dont les personnes handicapées. Réactiver et soutenir fortement la pratique amateur par la recherche constante d implication concrète des populations dont les personnes handicapées. Résonance Contemporaine, souhaite poursuivre en profondeur les actions et les chantiers engagés dans le cadre du Pôle Ressource Culture et Handicap, tout en insistant bien sur le fait que cette attention marquée à une partie de la population ne doit pas devenir une spécificité, mais bien s inscrire fondamentalement dans une volonté de rendre accessible, à tous, l Art. C est dans cet état d esprit, et en agissant en ce sens que nous pourrons atteindre véritablement la participation pleine et entière des personnes handicapées au sein des pratiques artistiques. Perspectives : Le Conseil Général de l Ain doit s imposer comme le garant de cette volonté et concourir à fédérer l ensemble des énergies de ce territoire. Il serait souhaitable d élaborer, en concertation étroite avec l ensemble des acteurs concernés, un texte commun qui définit la philosophie et les objectifs poursuivis, ainsi que ses modalités d application. Dans ce cadre, il pourrait être abordé et précisé le rôle, la responsabilité du département, des communautés de Communes, des villes et communes, pour qu effectivement chaque collectivité publique agisse en complémentarité et dans un effort commun. On pourrait envisager que l aide financière accordée par le Conseil Général, dans le cadre de l appel à projet Culture et Handicap, soit un élément dynamique d incitation afin de convaincre les acteurs les plus réticent à aller dans ce sens. Cette aide doit soutenir, aussi, les actions fondées sur un projet artistique fort, exigeant, qui favorise le métissage, la mixité, en lien avec le tissu culturel. Elle doit contribuer également au développement d initiatives artistiques nouvelles qui ouvrent des chemins de la création à tous et qui, quelque part, bousculent les idées reçues et décalent les contextes habituels. Il s agit de pouvoir répondre à des demandes émanant de personnes handicapées, de leur famille, d associations ou d institutions spécialisées. Il faut pouvoir trouver des solutions de proximité pour les personnes handicapées à domicile. On mesure bien l ampleur de la tâche. Elle nécessite un partenariat fort à tous les échelons. Une dynamique se dessine. Il s agit de la poursuivre, de la consolider et de lui donner un profond ancrage. 15
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16 17 ANNEXES
17 > Pôle Ressource Culture et Handicap Accueil de personnes en consultation, conseil Annexe 1 Année 2003 > Mardi 14 janvier, Virieu le Petit (01) Visite de l IME de Virieu le Petit Entretien avec Mme Jacqueline Févotte sur les activités artistiques développées au sein de l établissement et les besoins, les collaborations possibles (2h30 + déplacement). > Mercredi 12 février, Bourg-en-Bresse Rencontre de Cyril Miralles et de Claire Crozier, Animatrice sociale de l APF qui le suit (2h d entretien). > Vendredi 21 février, Bourg-en-Bresse Deuxième rendez-vous avec Cyril Miralles et Claire Crozier (1h30). > Mardi 1er avril, Bourg-en-Bresse Assiter au concert donné par le Foyer de Premeyzel Roche Fleurie (ateliers d écriture et chorale), la Chorale Claire Joie, et l orchestre des élèves du Lycée Quinet. > Mardi 15 avril, Paris Rencontre de M. Patrick Gohet, Délégué Interministériel aux personnes handicapées, Ministère de la Santé et de M.Patrick Monod-Gayraud, Chargé de Mission auprès du Délégué Interministériel aux personnes handicapées. Présentation de l action de Résonance Contemporaine en faveur de l intégration artistique des personnes handicapée. > Lundi 12 mai, Bourg-en-Bresse Entretien à Bourg-en-Bresse avec Jean-François Bollon, du Foyer de Premeyzel, pour la mise en place d un partenariat entre le Foyer Roche Fleurie et le Conservatoire de Musique de Belley. > Vendredi 23 mai 2003, Bourg-en-Bresse Participation au groupe de réflexion concernant l élaboration du schéma départemental en faveur des personnes handicapées, organisé par la DDASS de l Ain et la DIPAS Conseil Général de l Ain. > Jeudi 12 juin, Paris Présentation dans le cadre d une réunion interministérielle, Ministère de la Culture, Secrétariat d Etat aux personnes handicapées, de la mise en place du Pôle Ressource Culture et Handicap par Résonance Contemporaine sur le Département de l Ain. > Mercredi 25 juin, Bourg-en-Bresse Visite de l expositon de peinture réalisée par un groupe de résidents du Foyer des Près de Brou, et rencontre, discussion avec M. Bilhaut, Directeur, sur le fonctionnement de cet atelier et point sur les différents résidents participants aux deux ateliers ouvert, mise en place par Résonance Contemporaine, animé par François Puthet. > Vendredi 27 juin, Bourg-en-Bresse Accueil/entretien (2h) avec Mle Magali Marie, étudiante au CEFEDEM de Dijon, qui prépare son examen et notamment un stage musical en direction d enfants handicapés à l IME Ste Anne. > Lundi 30 juin, Paris Réunion de travail avec M. Patrice Marie, Chargé de Mission, Délégation au développement et à l action territoriale Ministère de la Culture à propos de la mise en place du pôle ressource Culture et handicap par Résonance Contemporaine sur le département de l Ain. > Mardi 1er juillet, Bourg-en-Bresse Participation au groupe de réflexion concernant l élaboration du schéma départemental en faveur des personnes handicapées, organisé par la DDASS de l Ain et la DIPAS Conseil Général de l Ain. > Mercredi 9 juillet, Bourg-en-Bresse Entretien (2h) avec Marina Gaget, étudiante en 3ème année à l Institut d Etudes Politiques de Grenoble, section Politiques et Sociales. Rencontre dans le cadre la préparation de son mémoire de fin d études sur l accès des personnes handicapées aux pratiques culturelles, en particulier à la pratique de la danse. > Edition et diffusion des actes des Journées de Rencontres Culture et Handicap des 15 novembre et 13 décembre 2002 Décriptage des enregistrement, saisie, mise en forme, création du document, édition, ont représenté par document environ 1 mois de travail ou 18Oh. > Vendredi 5 septembre 2003, Belley Suivi du projet entre le Conservatoire de Musique de Belley et le Foyer de Premeyzel. > Samedi 11 septembre, Paris Conférence à la Cité des Sciences et de l Industrie. Intervention d Alain Goudard dans le cadre du colloque Technologie et Handicap : des artistes différents. Pascal Duquesne, comédien, Thierry Robichon, Président du CAT de Ménilmontant Art et Artisanat. > Mardi 16 septembre, Institut Français de Cracovie, Pologne Présentation de Résonance Contemporaine et débat autour de la question culture et handicap, dans le cadre de la tournée des Percussions de Treffort en Allemagne, Pologne, Autriche. > Jeudi 25 septembre, Institut Français de Varsovie, Pologne Présentation de Résonance Contemporaine et débat autour de la question culture et handicap, dans le cadre de la tournée des Percussions de Treffort en Allemagne, Pologne, Autriche. 18
18 > Jeudi 9 octobre, Bourg-en-Bresse 1/ Rencontre du service CATTP du CPA de l Ain pour la mise en place d un atelier musical. 2/ Mise en route des Ateliers ouverts de Résonance Contemporaine. > Lundi 13 octobre, Montrevel-en-Bresse Mise en route du parcours découverte, ayant pour thème la solidarité. Projet qui mêle des élèves de 5ème du Collège, avec leur professeur de musique Mme Garny et les Percussions de Treffort. > Mercredi 15 octobre, Lagnieu Réunion avec Cécile Christin, Directrice de l Ecole de musique de Lagnieu, Murielle Constant, Directrice de l Ecole de Musique de Villars-les-Dombes, François Puthet, Responsable de l Atelier Ouvert de Résonance Contemporaine, Fabrice Jünger, compositeur, GRAME Lyon et Alain Goudard autour du projet du Rondo de la Méduse, qui lie des enfants, des adolescents et des personnes handicapées autour d un travail de création musicale avec le compositeur Fabrice Jünger. > 19, 20,21 octobre, Bourges Participation aux rencontres, art, culture et handicap Tables rondes, forums, spectacles, ateliers Concert des Percussions de Treffort. > Lundi 27 octobre, Lyon Réunion de travail avec M. Michel Thion qui sera un des deux experts chargé d aider dans sa réflexion le groupe de réflexion départemental Culture et handicap. >Mercredi 29 octobre, Bourg-en-Bresse Rencontre de Mle Elise Toulemonde, qui vient d obtenir une maiîrise de sociologie et qui souhaite effectuer un stage de 6 mois auprès du Pôle ressource Culture et Handicap de Résonance Contemporaine. > Jeudi 30 octobre, Hauteville-Lompnès (01) Participation à la présentation des travaux réalisés par des patients cérébro-lésés dans le cadre de la collaboration engagée entre le Centre Médical Mangini et le Centre d Art Contemporain de Lacoux. > Du 5 au 8 novembre, Graz, Linz, Autriche Participation au Séminaire européen Véronika, séance de clôture et encadrement d ateliers de formation autour de la pratique musicale avec des enfants handicapés. Alain Goudard, Directeur Artistique de Résonance Contemporaine Anne-Marie Bastien, Présidente de Résonance Contemporaine, co-directrice du CFMI de Lyon > Vendredi 7 novembre, Suresnes (92) Colloque handicap et pratiques artistiques. Quel projet culturel pour une intégration réussie? Intervention de Mme Marie- Jo Saury, Vice-Présidente de Résonance Contemporaine, sur : Quels partenariats publics pour un projet culture et handicap? Année 2004 > Mardi 13 janvier, Belley, Premeyzel 14h30 Réunion avec Mme Sillanoli, Directrice du Conservatoire de Belley et les professeurs concernés par le projet avec le Foyer de Premeyzel. 15h30-17h Réunion avec M. Dezecache, Directeur du Foyer de Premeyzel, M. Dufour, M. Bollon, éducateur menant le projet musical et d écriture, Mme Sillanoli, Directrice du Conservatoire de Belley. > Mercredi 14 janvier, Lyon 18h 30 Amphithéâtre de l Opéra de Lyon Présentation du CD réalisé dans le cadre de la collaboration avec la Ferme du Vinatier. > Vendredi 16 janvier, Bourg-en-Bresse Rencontre de M. Ramadier et de M. Guillaume Ogier, Directeur de l associaiton Vivre en Ville 01, pour la mise en place d un suivi de projet pour des personnes handicapées psychiques souhaitant suivre des activités artistiques à Bourg-en-Bresse. > Mardi 20 janvier, Bourg-en-Bresse 14h Rencontre en Mairie de Mme Fabienne Jean-Louis, Adjointe à la Culture et de Mme Colette Bodard, Adjointe aux Affaires Sociales, en vu de la présentation des Pôle Ressource Musique Contemporaine et Culture et Handicap et regard sur les éventuels axes de collaborations. 18h Réunion en Mairie au tour du projet de l organisation d un Forum autour des personnes handicapées et leurs accès aux activités culturelles de la ville. > Mercredi 21 janvier, Chanay (01) Dans le cadre de la collaboration avec le Centre d Art Contemporain de Lacoux et de son action Culture à l Hôpital, rencontre de M. Delattre, Directeur et de M.Jedrzejwski, Directeur Adjoint du centre médical Chanay, MGEN, avec Philippe Marchado et Nathalie Rébillon. > Jeudi 22 janvier, Montrevel-en-Bresse Rencontre de M. Pierre Boitet pour faire un bilan du projet Itinéraire de Découverte que nous menons avec le professeur de Musique du Collège Mme Garny et dans lequel sont associés des élèves de 5ème et les Percussions de Treffort. Oyonnax, 15h Rencontre avec René Courtieux de la DIPAS, de Pierre Salzard IME les Sapins à Oyonnax, dans le cadre des projets Culture et Handicap soutenus par le Département. > Vendredi 23 janvier, Genève, Suisse Rencontre de Marc Berthon de l association Danse-Habile et de Rossana De Sanctis, responsable de l association Autrement Aujourd hui, afin de définir les axes de coopération que nous pouvons construire entre le Pôle Ressource Culture et Handicap et l espace Suisse Romande. 19
19 > Samedi 24 janvier, Belley 11h30. Suivi de répétition entre le Conservatoire de Belley et le Foyer de Prémeyzel. > Lundi 2 février, Ceyzeriat (01) Visite avec M.Courtieux de la DIPAS, au Foyer de Domagne, ADAPEI de l Ain, Directeur M.Bilhaut. Atelier Mireille Bressot, projet arts plastiques soutenu par un financement de la DIPAS. > Mercredi 4 février Bourg-en-Bresse Réunion avec M. Oustry, M. Courtieux de la DIPAS, Mme Juliette Rouillon-Durup de l ADDIM de l Ain, M. Rodriguez, Directeur des Affaires Culturelles Conseil Général de l Ain. Point sur l action Culture et handicap, et notamment sur le rôle et l action de Résonance Contemporaine en tant que Pôle Ressource Culture et Handicap. Lyon Rencontre de Benoit Guillemond,Conseiller Action Culturelle DRAC Rhône-Alpes Réflexion autour des collaborations communes qui pourraient être mises en place avec la DRAC, dans le cadre du rôle de Pôle ressource Culture et Handicap de Résonance Contemporaine. > Jeudi 5 février, Paris Rencontre de M. Patrick Monod-Gayraud, Chargé de mission auprès du Délégué Interminitériel aux personnes handicapées, M. Patrick Gohet, pour voir comment appuyer l action que Résonance Contemporaine développe actuellement sur le département de l Ain en liaison étroite avec le Conseil Général. > Vendredi 6 février, Paris Rencontre de M. Laurent Ducrop, Directeur de la Mutuelle Intégrance, afin de concevoir dans les prochains mois une convention qui définirait le partenriat entre Intégrance et Résonance Contemporaine, notamment pour soutenir financièrement son action de Pôle Ressource Culture et Handicap. Rencontre de Sandrine Sophys-Veret, directrice d Archimed (Action Recherche Culture-Handicap et médiation Europe et Développement), Elisabeth Paraton, Chargée d étude, Frédérique Dumont, Chargée de recherche-sociologue. Présenté l action de Résonance Contemporaine en tant que Pôle Ressource Culture et Handicap et étudier les croisements, collaborations que nous pouvons mettre en place avec ARCHIMED, notamment autour de la charte d objectif que nous désirons élaborer. > Mardi 17 février, Bourg-en-Bresse Réunion de travail avec M. Philippe Marchado, Directeur du Centre d Art Contemporaine de Lacoux sur les axes de collaborations entre le Centre d Art et Résonance Contemporaine Pôle Ressource Culture et Handicap, dans le cadre de Culture à l Hôpital : Centre Médical Mangini, Centre Médical MGEN de Chanay. > Mercredi 18 février, Bourg-en-Bresse Accueil et rencontre avec Mle Aurélie Gauthier en formation de coordinatrice en Loisirs et tourisme adaptés à la Maison Familiale Rurale de Vignieu (38). Présentation de cette formation et demande de renseignements sur le Pôle Ressource Culture et Handicap. > Lundi 23 février, Montrevel-en-Bresse Intervention et présentation du travail des Percussions de Treffort dans le cadre d un IDD option solidarité au Collège de Montrevel en Bresse, en liaison avec Mme Anne-Françoise Garny, professeur de musique. > Jeudi 26, Vendredi 27 février, Lille Communication d Alain Goudard, lors des 6èmes journées nationales de formation des personnels des foyers de vie, organisées par l association Nationale des CREAI et le CREAI Nord-Pas-de-Calais. Thème : Foyers de vie lieux de cultures : l accès des résidants à l art, au sport et au loisirs. > Samedi 13 mars, Lyon Communication d Alain Goudard, lors des journées scientifiques organisées par le GRAME, Centre National Musical sur le corps et la musique, dans le cadre de la Biennale Musiques en Scène. > Mardi 16 mars, Bourg-en-Bresse Réunion du comité de pilotage DIPAS. > Jeudi 25 mars, Bourg-en-Bresse 1/ Préparation avec M. Christian Boldrini, responsable formation continue CFMI de Lyon, contenu du stage Culture et handicap organisé par l ADDIM de l Ain, le CFMI de Lyon et le Pôle Ressource Culture et handicap. 2/ Réunion avec Emilie Borgo, Cie Passaros, Juliette Rouillon Durup, ADDIM de l Ain, René Courtieux DIPAS, pour étudier les collaborations possibles dans le cadre de la manifestation organisée par la Cie Passaros en octobre > Mardi 30 mars, Paris 1/ Participation au Comité de Pilotage Culture et Handicap organisé par la DMDTS et ARCHIMED. présentation par Alain Goudard du rôle et des actions du Pôle Ressource Culture et handicap dans le département de l Ain. 2/ Rencontre des responsables de l Association MESH (Musique et Eveil culturel pour les personnes en Situation de handicap) qui mènent le même type d actions que Résonance Contemporaine, dans le département du Val d Oise. > Mardi 6 avril, Beaupont (01) Participation à l atelier musical mené par Nicolas Soulier à l Institut de Beaupont et rencontre de l équipe de direction de l établissement, afin de déterminer les besoins de l équipe dans ce domaine. > Lundi 19 avril, Bourg-en-Bresse Rencontre de M. Bernard Perret, Président de l Agglo, afin de lui présenter le rôle et les actions du Pôle Ressources Culture et Handicap. > Vendredi 23 et Samedi 24 avril, Villars-les-Dombes Stage musique et handicap organisé par l ADDIM de l Ain, le CFMI de Lyon et le Pôle Ressource Culture et handicap. intervenants : Philippe Tailleux, Directeur CEFEDEM Normandie, Alain Goudard et François Puthet, Pôle Ressource Culture et Handicap. 20
20 > Mardi 27 avril, Bourg-en-Bresse 1/ Rencontre de Mme la Directrice de l IREIS, afin de mettre en place un stage de formation musicale pour les éducateurs en formation au sein de cet établissement et étude d un partenariat sur le long terme dans ce domaine de formation. 2/ Rencontre de Mle Stéphanie Mège, personne sourde, qui désire faire de la percussion avec des valides. Conseils et orientation pour lui permettre de réaliser cela. > Jeudi 29 avril, Bourgoin-Jallieu (38) 1/ Rencontre du Conseil pédagogique de l Ecole Nationale de Musique de Bourgoin-Jallieu, à l initiative de son directeur de M. Lefevre, afin de travailler sur leurs souhaits de mieux intégrer au sein de l école, deux ateliers musicaux, qui existent depuis une dizaine d années au sein de l établissement. Conseil et méthodologie. 2/ Bourg-en-Bresse Rencontre de Mme Marielle Beguet et François Puthet, Communauté de Communes de Coligny. Conseil et réflexion sur la possibilité d intégrer, dans l organigramme de la future école de musique intercommunale, l atelier musical de l Institut de Beaupont. > Vendredi 30 avril, Bourg-en-Bresse 1/ Réunion comité technique DIPAS Culture et Handicap 2/ Réunion avec Emilie Borgo, Cie Passaros, Juliette Rouillon-Durup, ADDIM de l Ain M.Courtieux DIPAS, pour l organisation d une journée sur le Corps, prise en charge par le Pôle Ressource Culture et Handicap dans le cadre de la manifestation organisée par la Cie Passaros en octobre > Lundi 3 mai, Villars-les-Dombes Rencontre de M. Berger, Maire de Villars-les-Dombes, et de M. Favergeon, Conseiller Général, Mme Murielle Constant, Directrice de l Ecole de Musique. Présentation des Pôles Ressources Musique Contemporaine et Culture et Handicap. > Mardi 4 mai, Bourg-en-Bresse Rencontre de Mme Christelle Moireau, Bulletin Municipal de Bourg-en-Bresse, en vue d un article sur l action de Résonance Contemporaine et plus particulièrement en direction des personne handicapée et de son rôle de Pôle Ressource Culture et Handicap. > Vendredi 7 mai, Paris 1/ Réunion avec Elizabeth Paraton, ARCHIMED, point sur l enquête concernant les Ecoles de Musique qui accueillent des personnes handicapées en France, et approche des initiatives que Résonance Contemporaine souhaite pouvoir mettre en place dans ce domaine. 2/ Point presse avec Sophie Massieu de France Info, Laurent Lejard de Handinaute, présentation du Pôle Ressource Culture et Handicap et de l action de MESH dans le Val D Oise. 3/ Réunion avec les responsables de MESH pour étudier comment multiplier les croisements et les collaborations entre nos deux structures. > Du lundi 10 au vendredi 14 mai, Bourg-en-Bresse Stage musique auprès des éducateurs de l IREIS, encadré par le Pôle Ressource Culture et Handicap. > Jeudi 13 mai, Le Vinatier, Bron (69) Journée professionnelle Musiques et Handicaps organisée par le CFMI de Lyon. > Lundi 17 mai, Bourg-en-Bresse 1/ Comité de Pilotage Culture et handicap, Conseil Général de l Ain. 2/ Rencontre d Isabelle Berger RCF 01, pour le projet de CD Culture et Handicap. > Mardi 18 mai, Bourg-en-Bresse Rencontre de la coordination handicap du Département de l Ain. > Mardi 25 mai 1/ Bourg-en-Bresse Réunion avec Christophe Palazzolo, référent Pôle Ressource Sport et handicap, Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports de l Ain. 2/ Lagnieu Soirée de sensibilisation, sur l accessibilité des pratiques artistiques aux personnes handicapées. > Mercredi 2 juin 1/ Bourg-en-Bresse Comité de Pilotage Culture et handicap, Conseil Général de l Ain. 2/ Meythet (74) Colloque Vivre l Art dans sa différence organisé par l ODAC Haute-Savoie. > Vendredi 4 juin, Salavre Présentation de l Atelier musical de l Institut de Beaupont. > Lundi 7 juin, Bourg-en-Bresse Rencontre de M.Bernadac, Vice-Président du Conseil Général de l Ain, chargé des Affaires Sociales et plus particulièrement des personnes handicapées. Présentation du Pôle Ressource Culture et handicap et de ses actions. > Mercredi 9 juin, Lyon Présentation auprès de l Agence Régionale de l Hospitalisation de Rhône-Alpes de l action du Pôle Ressource Culture et Handicap. >Vendredi 11 juin, Bourg-en-Bresse Réunion avec Mme Christiane Audemard-Rizzo, Conseil Général de l Isère, Responsable du service Culture et Lien social. Étude des collaborations possibles autour des actions Culture et Handicap développées dans l Ain et en Isère. Visite de l exposition organisée par l association Peindre à Bourg à la Chapelle Lalande à Bourg-en-Bresse. > Mercredi 16 juin, Virieu-le-Petit (01) Visite de l IME de Virieu-le-Petit Entretien avec Mme Jacqueline Févotte sur les activités artistiques développées au sein de l établissement et les besoins, les collaborations possibles. > Vendredi 25 juin, St Genis Pouilly Rencontre de Mme Jacqueline Steib de l association Eclat, afin d étudier les collaborations possibles pour améliorer la participation des personnes handicapées au sein des pratiques artistiques développées sur ce territoire. 21
21 Annexe 2 > Annexe financière Pôle Ressource Culture & Handicap Charges d exploitation Fournitures administratives 1000, Leasing photocopieur 855, Location bureau Pôle Ressource culture & handicap 4500, Location de matériel 180, Rénovation locaux Pôle Ressource 4573, Frais d imprimerie 660, Frais de déplacement 760, Frais postaux 1200, Téléphone Fax 1500,00 TOTAL 15155,96 Salaires & traitements Poste administratif culture Nathalie Rébillon Direction artistique du Alain Goudard Pôle Ressource Culture & Handicap 1445,46 x12=17340 Actuellement, c est du bénévolat que l on peut évaluer à 1400 par mois soit annuel Intervenants ateliers Etablissement et atelier musicaux de janvier à juin ouvert 2004 Vacataire Sophie Férriol 1617,84 Intermittents du spectacle Sébastien Églème 359,52 Vacataire François Puthet 898,80 TOTAL 37016,16 Charges sociales Charge poste administratif culture & handicap 9713,49 charges intervenants ateliers musicaux 1609,00 TOTAL 11322,49
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23 Annexe 3 > Intervention du 18 juin 2004, Paris 1ères Assises Nationales de l Accessibilité Salon Autonomic Thème : une action d accompagnement et de centre ressource au service d une dynamique départementale pour l intégration des personnes handicapées aux pratiques artistiques et culturelles Cette action d accompagnement et de Pôle ressource au service d une dynamique départementale qui s élabore actuellement dans l Ain, avec comme acteurs le Conseil Général de l Ain, les professionnels de la santé et de la culture, les associations de personnes handicapées, les personnes handicapées, les lieux de diffusion, de création, d enseignement, de pratiques, etc, et Résonance Contemporaine, est avant tout une vaste entreprise, avec l ouverture de plusieurs chantiers délicats qui nécessitent un investissement humain très important, un regard, une réflexion et le développement d une action dans le temps et la profondeur. S interroger sur l intégration des personnes handicapées dans les pratiques artistiques et culturelles, c est se rendre compte que ce questionnement entraîne obligatoirement d autres questionnements, comme l évolution de la place de l art et de la position de l artiste dans la société, la relation entre l art et les publics ou populations, les financements publics de la culture. Cela met en jeu une grande diversité d acteurs, de disciplines qui peuvent conduire à des positions divergentes, voire antagonistes, et suivant comment on conduit les choses, il peut y avoir des risques d accroître des incompréhensions et des désaccords, plus que des unissons. Mettre en œuvre une telle démarche, c est donc réfléchir et travailler sur la place des pratiques artistiques pour l ensemble de la population, y compris les personnes handicapées. C est aussi constater qu elles servent encore aujourd hui de différenciation sociale et que l abolition de cette différence ne fait pas l affaire de tous. Ce qui semble urgent, c est que la culture change et qu il est urgent de s assurer de ne pas laisser le plus grand nombre à l écart de ces changements. Il ne s agit pas non plus de mettre en avant une frange particulière de la population, pour mieux la circonscrire ou lui donner l illusion de. Faire le choix de favoriser l accès des personnes handicapées à l offre culturelle, c est élaborer et mettre en œuvre une politique culturelle d éducation artistique, qui englobe chacun d entre nous, où les critères d exigence et de recherche d une grande qualité sont des éléments primordiaux. Il s agit donc d aborder cette problématique dans une vue d ensemble, non spécifique, qui se situe très clairement en dehors d une vision thérapeutique, ou de soin. Il est certain que la politique volontariste pour l éducation artistique menée par l Etat depuis plus de trente ans et l engagement des collectivités locales a permis la construction d un socle d offres culturelles et artistiques diverses et nombreuses. La question est d en donner les clés d accès à un cercle plus large et de favoriser la pratique et la rencontre avec des langages artistiques le plus tôt possible dans la vie pour chacun d entre nous. C est plus concrètement envisager comment, des habitants quels qu ils soient, de ce territoire avec ce qu il comporte de publics, mais aussi d intime, peuvent découler de véritables échanges artistiques. C est, aussi, comment peut exister un rapprochement de la création artistique et de la population avec une participation de celle-ci à la création professionnelle. La pleine intégration des personnes handicapées ne peut s envisager que dans ce cadre et dans ce souci de rapprochement, de complémentarité et non de coupure entre l éducation et la pratique, la création et la diffusion, les formes savantes et populaires, l artiste et l espace public. C est donc considérer que l élargissement et la formation des publics doit être une des missions majeures de l Etat et des collectivités locales, car il s agit d un moyen fondamental de démocratisation de la culture. C est la raison pour laquelle il nous paraît essentiel d aborder la question de l accessibilité des personnes handicapées aux pratiques artistiques dans le cadre général des pratiques amateurs et plus particulièrement dans cette notion de vivre-ensemble. Cela permet d envisager ce questionnement, et la réflexion qui en découle, avec la même approche, avec les mêmes exigences que lorsque l on évoque le développement des pratiques amateurs. - De quoi les amateurs ont-ils besoin? - D une information regroupée et aisément disponible, - D un encadrement dont la qualité soit reconnue, - D espaces d expérimentation, de pratique, d ouverture à diverses disciplines artistiques, à la création, de lieux de travail et de répétition, mais aussi d ouverture 22
24 des structures culturelles à leurs pratiques, ainsi que de rencontres avec le publics : levers de rideaux, festivals amateurs, et/ou professionnels, - D occasions de reconnaissance, de valorisation, de promotion de leurs pratiques. C est donc aussi dire qu il n y a pas d attitudes spécifiques à développer en direction de ce public, comme le souligne Charles Gardou dans son ouvrage Connaître le handicap, reconnaître la personne : La personne handicapée pose des problèmes d accès qui ne lui sont pas spécifiques : ignorance et créativité difficile. Voir, entendre, toucher, sentir, marcher, communiquer, parler, réfléchir, mémoriser, savoir comprendre, expliquer, chercher, sacraliser, désirer, poétiser, s impliquer, projeter, inventer, changer, investir, mourir. Cet ensemble porte un nom : c est l identité personnelle. Après cela, reste encore à apprendre l action : à valoriser le rêve, sa différence, confrontée à ce que la culture comporte d universel. Les projets ne doivent pas être conçus seulement pour telles ou telles personnes, mais aussi s adresser à tous. Cette démarche permet, immanquablement, de brouiller les repères classiques du handicap. Dès lors, à la notion de situation de handicap, il convient d associer celle de qualité de vie. Envisager la question des pratiques artistiques et des personnes handicapées dans le cadre des pratiques amateurs, c est sous-tendre l ouverture, l accessibilité, l accueil des personnes handicapées au sein des divers lieux culturels, d enseignements, de pratiques et donc provoquer un autre regard, favoriser les rencontres et les échanges. C est engager, non pas seulement une écoute passive et bienveillante, mais nous dit encore Charles Gardou un acte éthique qui consiste à accepter l autre avec ses défaillances corporelles ou mentales, dans sa radicalité altérité parfois. Autrement dit, il apparaît de manière très lisible que c est dans l association, le mélange, la complémentarité, le brassage des compétences entre personne en situation de handicap et personne valide que le décloisonnement, la rencontre, le développement des compétences, l ouverture et la reconnaissance, peuvent exister. C est bien en ne choisissant pas de revendiquer ni une pratique artistique différente des autres, ni une attitude compatissante, ni la glorification d un univers artistique spécifique aux personnes handicapées, ni la béatification de l acte artistique qu elles réalisent, qu un maillage progressif peu se tisser, mêlant le tissu social, culturel et institutionnel. Une valorisation excessive des différences, notamment culturelles, ne me semble pas une bonne chose. C est glisser vers un différencialisme extrême qui peut être très dangereux. C est de cette manière et dans l état d esprit que je viens de vous dépeindre, que Résonance Contemporaine agit aujourd hui. C est également à partir de ce fond que le contenu de la convention, qui lie Résonance Contemporaine au Conseil Général de l Ain, a été établi et que le travail avec ses divers services se construit et se développe. Par ailleurs, les départements sont au premier rang des collectivités contribuant à la promotion d une politique active en faveur des pratiques amateurs, notamment à travers des ADDIM, ADDM, ou ADIAM qui réunissent l Etat et les Départements autour d objectifs communs. Cette volonté des départements, couvrant ainsi tout le champ des pratiques artistiques, permet d envisager ceux-ci comme l un des principaux partenaires pouvant faire avancer cette problématique de l accessibilité des personnes handicapées aux pratiques culturelles sur l ensemble de ce territoire. En effet, c est véritablement à l échelon départemental que les choses doivent être abordées, si l on veut vraiment faire un travail en profondeur qui portera ses fruits dans le temps. Le département de l Ain a ouvert une nouvelle ligne budgétaire de 80000e pour favoriser des projets artistiques qui associent des personnes handicapées, des professionnels de la culture et des personnes valides. Ceci sous la forme d un appel à projet. On a également besoin de cette dynamique départementale pour associer à celle-ci plus facilement celles des communautés de communes et des villes, en définissant une chaîne de responsabilité, de complémentarité et d actions à chacun de ces échelons. La mise en place d une concertation vraie et pérenne avec les représentants institutionnels de ces secteurs est impérative. Par ailleurs, dans tous les champs disciplinaires, les structures, compagnies, sont de plus en plus nombreuses à concevoir des projets qui tissent de nouveaux rapports à la culture avec des publics, des groupes sociaux, des territoires. C est un mouvement que l on perçoit également dans l Ain et qui demande à être mieux reconnu et avec lequel on sent très bien que s élaborent les fondements d un renouvellement de l action culturelle. Il y a là des liens à tisser et des modes de collaborations à construire pour une approche globale dans laquelle doit trouver place notre préoccupation d accès à la culture pour les personnes handicapées. Résonance Contemporaine, en tant que Pôle Ressource Culture et Handicap, place les choses en ce sens auprès de chacun des acteurs. On voit bien qu il faudra du temps, de la rigueur, de la détermination et de l enthousiasme tant les chemins qui s offrent, la difficulté des choix, des priorités, des intérêts pars toujours conciliables et l évolution encore plus grande des mentalités restent encore à franchir. Cela nous conduit au quotidien à une exigence qu évoque le philosophe Christophe Bident : C est dans une attention épuisante à l autre, au tout autre, au point de détail, au motif hétérogène que la reconnaissance s exerce C est un challenge difficile, délicat, périlleux à bien 24
25 des égards, mais que nous avons choisi de relever car nous pensons qu il est de notre responsabilité d y assumer notre part. Responsabilité parce que Résonance Contemporaine mène une aventure musicale depuis 25 ans avec des musiciens handicapés mentaux et musiciens valides. Une action qui associe une structure médico-sociale de l ADAPEI de l Ain, le Centre d Aide par letravail de Treffort, dirigé par M.Chevalier, et Résonance Contemporaine, structure culturelle tournée vers la création, la diffusion, la promotion de la musique moderne dans toute sa richesse et diversité. C est en cherchant à travailler dans un esprit d ouverture et d un réel partenariat à toutes les étapes d un projet artistique fort, avec des artistes, des ensembles professionnels et amateurs, des compositeurs, des metteurs en scènes, que celui-ci a pris une place au sein de la vie culturelle du département, de la région, ainsi qu à l étranger et qu il recueille, aujourd hui, les éléments de la reconnaissance. Esprit d ouverture et partenariat sont le fil conducteur de Résonance Contemporaine et de son action en tant que Pôle Ressource Culture et Handicap. À toutes les étapes de ces missions, le partenariat est affirmé comme une nécessité vitale. Il va permettre de définir progressivement là où commence, et là où fini le champ d intervention et le rôle des divers acteurs concernés. C est aussi le choix de l élaboration en commun d une charte d objectif, dont le contenu sera de préciser les dispositifs et les modalités qui permettent l accès des personnes handicapées aux pratiques artistiques dans les lieux de pratiques et d enseignements artistiques. Cela donne lieu à une concertation étroite avec les services d actions sociales, culturelles et de communication du Conseil Général de l Ain, qu avec l ensemble des acteurs : personnes handicapées, associations, professionnels, institutions médicosociales, culturelles, lieux de pratiques et de diffusion, d enseignement etc Pour cela, Résonance Contemporaine développe diverses missions : - Faire collaborer les acteurs par des coproductions et la coordination de réseaux, - Assurer la communication et la promotion des actions artistiques réalisées dans l Ain auprès de personnes handicapées, - Informer et former les professionnels, les intervenants et les structures concernées sur la nature, la portée et l intérêt, tant artistique que d épanouissement personnel présent dans la mise en place de démarches artistiques et de créations avec des personnes handicapées, - Un rôle de conseil, d assistance et d appui méthodologique et opérationnel, - Donner un accès aux outils pratiques et théoriques et de constituer des modes d accompagnement et de soutien à projet, - Mise en place d ateliers ouverts, accueillant valides et personnes handicapées, - Un laboratoire d initiatives et d expérimentations, - Un espace de consultation et d information, - Une action de publication et d édition, - Mettre en place des cycles de rencontres et d échanges, des conférences, - Développer des synergies et des axes de collaborations avec ce qui se passe dans d autres départements et régions, - Développer des relations Européennes et des échanges autour de ce questionnement et de ces pratiques. Il nous paraît important de défendre la primauté d un développement artistique et culturel, en lien avec l ensemble des populations, notamment les personnes handicapées, ou des territoires pour lesquels nous désirons voir émerger une dynamique de développement culturel selon des objectifs clairs. Il s agit de favoriser la capacité d une société à encourager l évolution des langages et des formes artistiques. Il convient de faire advenir de nouvelles compréhensions à l échelon territorial, qui favorisent une reconnaissance et déclenchent des décisions concrètes et communes à plusieurs partenaires. C est travailler à la mise au point d un dispositif de soutien et d accompagnement à l émergence artistique et culturelle, qui associera largement les personnes en situation de handicap et tout un chacun. 25
26 Annexe 4 > Intervention le 10 juin 2004 au Forum organisé par la Municipalité de Bourg-en-Bresse Associations et personnes handicapées : quelle intégration? Favoriser l intégration des personnes handicapées dans la vie associative A travers, l intitulé de ce forum, Associations et personnes handicapées : quelle intégration? se pose finalement la question : Comment permettre à ceux que le hasard de la naissance ou de la vie a stigmatisés d être reconnus sans condition comme sujets et de jouer pleinement leur rôle dans la communauté humaine? Poser le problème du sujet, rappelle que l homme est indéfectiblement ordonné au monde dans lequel il vit, qu il n existe que par la communauté. Nous n existons comme sujet qu à partir d un statut explicitement reconnu par autrui. Être reconnu, c est être regardé et admis comme ayant une vraie valeur. La reconnaissance constitue la validation nécessaire à la construction de soi. Cette communauté est aussi à l échelle de la cité, de la ville qui accueille des hommes et des femmes d origines très diverses, et recueille les pensées, les langages, les goûts, les traditions, les coutumes, qu elle assemble les unes à côté des autres. Cet espace qu est la ville est aussi pour l ensemble de ces êtres, le lieu de leurs espoirs et de leurs détresses, de leur chance. On comprend alors que le visage de la ville et le sens de leur destinée se rejoignent. même infimes, masquées par leurs troubles. Quelle que soit la lourdeur de leurs difficultés, tous possèdent un potentiel à actualiser. Pour comprendre la différence, ce n est pas le différent qu il convient de regarder, mais bien l ordinaire. Entendre n est donc pas une écoute passive et seulement bienveillante, mais un acte éthique qui consiste à accepter l autre avec ses défaillances corporelles ou mentales, dans sa radicale altérité parfois. C est donc, en rentrant avec l autre dans une relation de proximité, que je le reconnais comme mon semblable. Jacques Derrida valorise l usage de la reconnaissance en écrivant que : le même devoir dicte aussi non seulement d accueillir l étranger pour l intégrer, mais aussi pour reconnaître et accepter son altérité : deux concepts de l hospitalité qui divisent aujourd hui notre conscience européenne et nationale. Pour Maurice Blanchot reconnaître c est aussi accueillir l autre comme autre et l étranger comme étranger, autrui donc dans son irréductible différence, dans son étrangeté infinie, étrangeté (vide) telle que seule une discontinuité essentielle peut réserver l affirmation qui lui est propre. Reconnaître maintient ainsi l altérité jusque dans la pensée. Quoi qu il arrive, dans cette ville, se nouera et se dénouera leur passion d exister, de changer leur vie. La ville est l association de toutes ces multiples individualités. Chacun invente volontairement ou involontairement sa ville, se construit sa ville à sa façon. Les personnes handicapées, également. Elles font partie intégrante de cette communauté, de cette vie qui chemine au sein de cet espace. Elles ont droit à cet espace qui s offre à elles. Nul ne peut leur contester ce privilège de vaquer au milieu de ses semblables et d être acteurs aux côtés de ceuxci dans le développement de la cité sur le plan, économique, social et culturel. Charles Gardou, dans son ouvrage Connaître le handicap, reconnaître la personne, souligne que l on établit trop souvent la relation avec les personnes handicapées à partir de leur handicap, comme si leurs manques suffisaient à les définir, comme si une déficience sensorielle, physique ou mentale tenait lieu d identité globale. On oublie la richesse de leur histoire, de leur personnalité, de leur virtualité, de leur capacité à s approprier, à leur manière, la réalité. Riches de ce qu ils portent dans le savoir, d émergences, de possibilités, même ténues, 26 Connaître c est toujours d abord reconnaître : la reconnaissance marque l ex-centrement de toute connaissance, souligne Christophe Bident. Pour que cette reconnaissance ne soit pas orientée, manipulée ou utilitaire, il est extrêmement important de mettre en place des structures de participation dans lesquelles les gens avec leurs différences territoriales, ethniques, sexuelles, de classes, expriment leurs points de vue, trouvent un espace de parole et d expression au sein de la communauté. C est ainsi mettre en œuvre des manières de donner à voir pour valoriser la personne, ce qu elle porte en elle, et ce qu elle est réellement. L accessibilité des personnes handicapées, aux pratiques artistiques s est développée sous diverses formes depuis un certain nombre d années, que ce soit au sein des institutions, que dans le cadre de partenariats avec des structures de pratiques ou de diffusion culturelle. L accès à la pratique culturelle et artistique témoigne du fait qu on ne peut plus se cantonner à des logiques d inter-
27 vention relevant de l aide et de l assistance ayant souvent pour effet de maintenir l individu dans une position de dépendance, dans un statut d assisté social qui limite toute dynamique de changement. Les pratiques artistiques et l art dans toute sa diversité affirment, comme pour tout un chacun, et donc englobant les personnes handicapées, que ce moyen-là est source de construction de sa propre parole, pour établir de vraies relations humaines et réaffirmer une identité. Condition essentielle pour franchir le pas vers l insertion et l accès à un partage plus solidaire du travail de production des biens, tant matériels que de l esprit. La force de la culture, c est qu elle appartient à tout le monde, en parlant à chacun individuellement... nous dit Claude Chalaguier directeur artistique du groupe Signe à Lyon. S interroger sur la place des personnes handicapées au sein de la vie culturelle d une cité, c est poser une problématique, dont le cœur est l Art et la ville. C est comment de ses habitants, quels qu ils soient, et cet espace urbain qu est la ville, avec ce qu elle comporte de public, d intime découle un échange artistique. C est comment peut exister un rapprochement de la création artistique et de la population avec une participation de celle-ci à la création professionnelle. La pleine intégration des personnes handicapées ne peut s envisager que si un véritable projet où l Art et la Ville donne à la Ville la possibilité d entreprendre sur elle-même un travail artistique collectif et festif, dont le résultat sera une histoire élaborée et vécue ensemble. Claude Chalaguier souligne que l important est non seulement le spectacle produit, mais aussi la façon dont il est produit, qui cela concerne, de quelle relation spécifique il est porteur vis-à-vis du public. Ici se pose toute la question du métissage culturel : la rencontre dans nos pratiques artistiques et culturelles de la folie, du handicap, de la détention, de la maladie, qui d ailleurs n est en aucun cas une spécificité revendiquée en soi. C est autour de cette philosophie et de cette réflexion que Résonance Contemporaine mène une aventure musicale depuis 25 ans avec des musiciens handicapés mentaux et musiciens valides ; une action qui associe une structure médico-sociale de l ADAPEI de l Ain, le Centre d Aide par le Travail de Treffort, dirigé par M. Chevalier, et Résonance Contemporaine, structure culturelle tournée vers la création, la diffusion, la promotion de la musique moderne dans toute sa richesse et diversité. Le positionnement choisi par Résonance Contemporaine d inscrire cette action dans un espace qui lie une institution médico-sociale et une structure culturelle, ne correspondait pas au départ aux critère d évaluation, de repérage, d identification que portent habituellement les collectivités territoriales, les représentants de l Etat, que ce soit dans le domaine de la culture ou du social. Il était souvent formulé un manque de lisibilité de ce qu était vraiment Résonance Contemporaine. Etait-ce une structure à caractère social? Culturel? Il paraissait 27 difficile de faire comprendre que cela correspondait à une vision, à une philosophie qui était la colonne vertébrale de cette structure : permettre que la culture, la pratique musicale, l ouverture à la création soit ouverte et accessible à tous, même aux personnes ou enfants handicapés. Difficile à saisir que ce qui motivait, guidait Résonance Contemporaine, reposait sur la conception d un projet artistique fort, exigeant, recherchant une qualité toujours plus accrue et non pas le handicap pour le handicap, ou la recherche d un alibi à travers la personne handicapée, pour développer un projet artistique. Ce positionnement dérangeait et faisait apparaître des attitudes défensives de l ensemble des partenaires, qu ils appartiennent à la culture ou au social. Avec le recul du temps, il apparaît de manière très lisible que c est dans l association, le mélange, la complémentarité, le brassage des compétences entre personne en situation de handicap et personne valide que le décloisonnement, la rencontre, le développement des compétences, l ouverture, l acceptation par le milieu culturel, la reconnaissance, peuvent exister. C est donc bien en cherchant à travailler dans un esprit d ouverture et d un réel partenariat à toutes les étapes du projet que celui-ci a pris une place au sein de la vie culturelle de la cité, du département, qu il va recueillir petit à petit les premiers éléments de la reconnaissance. La reconnaissance de l institution, du CAT tout d abord, qui voit ce projet artistique sortir complètement du cadre des loisirs, du cadre occupationnel et devenir pour la personne handicapée un réel enjeu dans lequel elle peut prendre sa place dans le tissu social, c est-à-dire que dans les Percussions de Treffort, chaque musicien tient bien dedans la part qu il a à y prendre dans des échanges vrais et réciproques. La multiplication des productions, des concerts, des déplacements, l augmentation du rayonnement de cet ensemble, la reconnaissance de ses qualités artistiques, provoquent au sein de l institution CAT de nombreux dérèglements, dérangements, inquiétudes, conflits, qui sont, je pense, logiques dans le déroulement d un tel projet. On touche là à une étape très importante. C est en adoptant une attitude relationnelle basée sur la franchise, l explication, la volonté de ne pas confisquer cette reconnaissance au seul profit de la structure culturelle, de chercher à analyser ensemble les problèmes rencontrés, d affiner en permanence la connaissance de l autre, que chacune des entités va investir au maximum le projet et contribuer à sa réussite. La reconnaissance du monde culturel vient d une part parce que le projet artistique présente des fondations fortes, ancrées sur une réelle démarche artistique et que, d autre part, le projet met en scène aux côtés des Percussions de Treffort des artistes, des formations musicales, des compositeurs, des metteurs en scènes, etc qui mènent une carrière professionnelle et donnent donc des garanties de qualités et d exigences.
28 Ainsi s élargit l éventail des lieux de productions et de présentations des réalisations des Percussions de Treffort : festivals, maisons de la culture, opéra, centres culturels, manifestations culturelles, collaborations avec des collèges, écoles primaires etc Les 25 années d existence des Percussions de Treffort prouvent bien qu une démarche artistique se construit par l ouverture, l inattendu, la curiosité, le métissage. Autrement dit, il n existe pas de systèmes culturels sans échanges, sans métissages. Le développement et la reconnaissance d une démarche artistique est nécessairement le résultat des échanges sur lesquels elle s est constituée et par lesquels elle évolue et se transforme. C est ce que reconnaissent les lieux de diffusions à travers les Percussions de Treffort et c est cette philosophie qui fait que de nombreux artistes professionnels viennent participer à cette aventure humaine et musicale. C est parce que nous ne revendiquons ni une pratique artistique différente des autres, ni une attitude compatissante, ni la glorification d un univers musical spécifique aux personnes handicapées mentales, ni la béatification de l acte artistique réalisé par une personne handicapée, que les Percussions de Treffort et Résonance Contemporaine sont ce qu ils sont aujourd hui et qu un maillage progressif s est tissé, mêlant le tissu social, culturel et institutionnel. Une valorisation excessive des différences, notamment culturelles, ne me semble pas une bonne chose. C est glisser vers un différencialisme extrême qui peut être très dangereux. Quelle que soit la pratique artistique et notamment avec et pour les personnes handicapées on ne peut échapper, aujourd hui à ces mêmes questions : pour qui? pour dire quoi? dans quel lieu? avec quels moyens? dans quels buts? S interroger de la sorte et plus précisément sur la place des pratiques artistiques pour l ensemble de la population et, notamment, pour les personnes handicapées, c est aussi constater qu elles servent encore aujourd hui de différenciation sociale et que l abolition de cette différence ne fait pas l affaire de tous. Ce qui semble urgent, c est que la culture change et qu il est urgent de s assurer de ne pas laisser le plus grand nombre à l écart de ces changements. C est dans ce sens que Résonance Contemporaine a également entrepris d informer régulièrement, depuis de nombreuses années, les divers partenaires institutionnels, Ministère de la Culture, collectivités territoriales, municipalités sur les différentes actions menées et sur les réflexions que celles-ci entraînaient. Aujourd hui, c est à travers son rôle de Pôle Ressource Culture et Handicap et Pôle Ressource Musique Contemporaine, que Résonance Contemporaine, avec le soutien du Conseil Général de l Ain et de la Direction Régionale des Affaires Culturelles, s attache à promouvoir l égalité des chances pour l accès à la culture. Résonance Contemporaine apporte ses compétences, son expérience dans le domaine de la culture et du handicap, en développant diverses actions de sensibilisation, d information, de formation, de conseil, d accompagnement, de réflexion, de mise en réseau des divers acteurs concernés, tout en gardant son rôle de laboratoire de projets et d initiatives nouvelles. Nous souhaitons, travailler en partenariat et en liens très étroits avec l ensemble des acteurs de terrain, afin de faire remonter leurs attentes et besoins. En conclusion et pour revenir à l échelon de la communauté, de la cité que j évoquais en introduction, l accessibilité est l affaire de tous. Sa prise en compte doit s inscrire dans une démarche globale qui doit répondre aux besoins de l ensemble des usagers, dont les personnes handicapées. Son élaboration et sa mise en application requièrent la participation et la collaboration de plusieurs acteurs : les personnes handicapées, les institutions culturelles, les organisations professionnelles, les collectivités territoriales, les professionnels de la santé et de la culture, les associations de personnes handicapées et le mouvement associatif dans toute sa diversité. Ce n est pas tant le passage à l acte qui est problématique, mais bien l intention elle-même. Si les lois, de prime abord, témoignent d une véritable intention d intégration, elles se révèlent, en fait, conventionnelles, utopiques. Le concept d intention contient l idée d une tension interne, dont les pôles sont la bonne intention et l intention véritable. Devant le décalage entre l arsenal juridique en matière d intégration et la mise en application concrète, pleine entière de celui-ci, on peut se demander dans quelle mesure les lois ne sont pas plus proches de la bonne intention que de l intention véritable. Il s agit que l accessibilité culturelle ne soit plus uniquement le fait de bonnes volontés, mais bien le résultat d une prise de conscience générale, de l élaboration et de la mise en œuvre d une politique dynamique, innovatrice, pertinente qui doit être au cœur des préoccupations d une municipalité, d une communauté de communes, d un département, d une région. Souhaite-t-on véritablement se donner les moyens politiques et financiers d aller jusque-là? C est bien toute la question qui se pose aujourd hui. Il n est pas toujours facile de concilier les attentes des élus, d un conseil général, d une municipalité, d une direction régionale des affaires culturelles, avec une démarche esthétique, avec le choix des projets, avec le rythme parfois lent d une création. Il n est pas facile non plus d aller vers la nouveauté, qui implique souvent un risque artistique. 28
29 Annexe 5 > Intervention à la conférence organisée en mars 2004 par le GRAME, Lyon La musique, discipline et libération du corps Quelle est la nature de cette inscription corporelle de la musique? Comment le corps produit-il la musique? Comment la perçoit-il? Comment cette infime vibration de l air peut-elle produire des effets corporels aussi importants que la transe et la catalepsie? Et plus généralement, que nous enseigne la musique sur les relations entre le corps et la pensée? 1/ Quelque chose d essentiel se joue dans le corps d où naît la musique. 2/ La musique est une expérience avec son corps, avec ses maladresses, avec son agilité. C est à la fois une discipline du corps et une libération du corps. Je vais essayer, dans le cadre de ce propos et de cet échange, d évoquer avec vous, les réflexions qui me viennent lorsque l on parle du corps : du corps et de l esprit, du corps et de la musique, ce corps siège de l expérience : expérience physique, expérience de la matière, expérience sociale. Cela m a permis de m interroger sur mes propres sensations, sur le sens de mon corps et comment celui-ci s inscrit dans mon être au quotidien, dans mon être à la musique. Cela me renvoie également à l aventure musicale des Percussions de Treffort, aventure qui me lie, depuis 23 ans, à des amis musiciens handicapés mentaux, et avec lesquels j ai ressenti qu au bout du compte, l essentiel était d établir un contact avec chacun d entre eux en m adaptant, en comprenant chaque façon de bouger, de se comporter, de rire, de pleurer, de penser, de parler, de trembler, de toucher, de regarder, de frapper. Le tout de l expérience est là, dans l expérience du corps. Quelle est la nature de cette inscription corporelle de la musique? Une expérience physique Quand un musicien apparaît dans un espace, qu est-ce que je regarde? D abord, je regarde de quoi il a l air. Les êtres humains m intéressent. Ensuite, je regarde ses yeux. Je me demande ce qu il pense, où il pense qu il est, où il pense qu il va. Ainsi débute un dialogue entre ma lecture de ses intentions et les miennes. En interprétant instantanément ce que j ai devant les yeux pour en extraire un sens, j observe à travers l écran de mon goût personnel. Nous partons tous de la même palette génétique : la façon dont nos yeux distinguent la lumière de l obscurité, nos oreilles détectent la source d un bruit, nos corps se déplacent pour explorer le monde à l aide du toucher, notre nez se positionne pour humer, et nous bougeons pour satisfaire notre curiosité naturelle à propos du monde. Tout au long de notre vie, nous ajoutons à cet équipement génétiquement programmé tout un répertoire de réactions aux environnements intérieurs et extérieurs en modification constante. Ce sont les motifs sous-jacents de nos choix, façonnant nos opinions et notre envie de bouger. Ils donnent corps à notre imaginaire, nous dit la chorégraphe Lisa Nelson. Comment ce fait-il que je bouge? Qu est ce qui me fait bouger? Qu est ce que le mouvement signifie pour moi, sinon pour d autres? La musique me fait de la joie et de la danse, le tambour fait vibrer mon esprit, la musique je la sens dans mon cœur. Raymond Bettineschi, Percussions de Treffort. Raymond cherche des mots, en invente pour raconter son expérience avec la musique. Elle trouve pour lui, dès le début de sa pratique, sa raison d être fondamentalement dans son corps et ses émotions. Émotion : cela veut dire mise en mouvement, mise en branle, ébranlé, affecté, entamé, agitation, coup, frissons, secousse, transe, serrement de cœur, saisissement. Pour un autre de ces musiciens, Pierre Bourgeois, la musique après le travail, ça me détendait le corps et puis ça me développait mes gestes, main droite, main gauche, et puis les yeux Pour Daniel Gruel, les peaux, les cymbales, ça me faisait un drôle d effet dans mon corps, une drôle d impression agréable. Ça me faisait comme changer mon corps. Comment le corps produit-il la musique? Une expérience de la matière Pour ma part, dans ces moments de vie musicale basée sur l improvisation, et la transmission par oralité, j ai laissé apparaître également, que je sens une émotion profonde dans mon corps, et donc dans mes gestes, dans ma façon, physiquement et spirituellement de demander une vitesse, une qualité de frappe, des silences Je construis en veillant toujours à ce qu une énergie commune et un plaisir collectif conduisent les mouvements sonores en train de se construire. Je me trouve devant une musique dans laquelle prédomine le geste qui amène le son. Une musique intuitive dans le sens où elle naît pour chacun du geste (de l acte qui l engendre), du corps, de l organique. Je ne peux alors que rentrer physiquement dans cette musique, à mon tour, si je 29
30 veux espérer en percevoir et en organiser les qualités, les durées, les tensions, les détentes, les puissances à leurs sources. En apprivoisant leur voix, les musiciens des Percussions de Treffort découvrent que le mouvement, le déplacement peuvent entraîner des émissions vocales particulières. Le corps entre en jeu, tout le corps et non seulement le bras ou la main qui tient la baguette. J ai vu les musiciens se transformer peu à peu. Les gestes maladroits, petits, les corps contraints, serrés, fermés se sont ouverts. Ils ont gagné en souplesse, en confiance et en sérénité, les corps ont gagné en beauté. Quand le corps façonne musicalement un son, il se façonne lui-même comme corps apte à produire ce son. Le corps du musicien est agité de toutes sortes de mouvements pendant qu il joue ou chante, en proie au rythme, le corps se balance, le pied marque la mesure, le visage se contracte. Le corps du musicien fait corps avec le corps sonore qu est son instrument, il devient cet instrument qu il saisit. Il ne s agit pas d un simple prolongement du corps par l instrument. Le son musical est un geste, car non seulement il est voulu mais dans son principe et dans son être, il est corporel. Le son musical est d abord un son délibérément produit par le corps humain, il relève de ces techniques du corps dont parlait Marcel Mauss. Et la première puissance du son musical est d être corporellement produit, avant d agir à son tour sur ceux qui l entendent. Le corps affecté par la musique, c est d abord celui qui la produit, avant d être celui qui la reçoit. Bernard Sève. C est bien le corps humain, comme tel et totalement, qui produit le son musical, nous dit Bernard Sève dans son ouvrage sur l altération musicale. Le son musical est corporellement et délibérément produit. Bernard Sève poursuit : Le musicien ne cherche pas l exploit, il n aime pas sa souffrance, ni l effort pour lui-même : son corps n est pas sa fin, mais un instrument (chanteur), ou l instrument de son instrument (musicien autre que chanteur). La fin est la musique, le corps sert à produire des sons qui soient ceux que la musique exige. Chaque son, chaque instrument appelle sa gestuelle, sa danse primitive particulière, et chacune de ces gestuelles et de ces danses demande à s accorder, à se coordonner physiquement. Il y a tant de tempi différents dans l univers naturel et dans le corps de l homme que la musique dispose de possibilités infinies de coordination physique avec n importe lequel d entre eux ou plusieurs ensemble (John Blacking). Tout cela demande une disponibilité, une ouverture du corps. Il suffit de respirer lentement, de détendre complètement son corps et de jouer, et la musique pénètre le corps. Je voudrais, pour poursuivre cette idée que le corps n est pas quelque chose de clos, mais d ouvert, vous faire part de cette citation, extraite du livre de Jean-Luc Nancy, Corpus. 30 Avec le corps, nous parlons de ce qui est ouvert et infini, de ce qui est l ouvert de la clôture même, l infini du fini lui-même. Le corps, c est l ouvert. Et pour qu il y ait ouverture, il faut qu il y ait quelque chose de fermé, il faut que l on touche à la fermeture. Toucher ce qui est fermé, c est déjà ouvrir. Peut-être qu il n y a jamais d ouverture que par un toucher ou par une touche. Ouvrir, toucher, ce n est pas déchirer, démembrer, détruire. Dans cette aventure musicale avec les membres des Percussions de Treffort, nous avons bien senti au départ, que nous touchions à cette notion de fermeture et d ouverture. En effet, il est certain que la pratique musicale qui s est développée, d année en année, a à la fois permis de toucher à ce qui semblait fermé, mais en même temps, elle nous a aussi fait prendre conscience qu une ouverture était là, présente, inscrite dans ces corps et qu il fallait déchiffrer celle-ci, la lire et s accorder avec elle. La réflexion de Jean-Luc Nancy prend tout son sens : les corps sont des lieux d existence et il n y a pas d existence sans lieu, sans là, sans un ici. Les corps sont l exister, l acte même de l ex-istence, l être. Chaque musicien a fait apparaître l unité et la singularité d un quelqu un et développer ainsi son extériorité par rapport à lui-même. Ils n ont pas seulement mis en œuvre une gestuelle à travers leur jeu instrumental. Celleci a trouvé ses fondements sur le sentiment d existence et sur la reconnaissance de cette existence. C est donc aussi une expérience sociale Le chemin vers la musique emprunte ainsi les voies de l autre, de l individu qui s essaye à la pratiquer. Dans notre démarche, la musique devient un point de rencontre et de partage et non plus uniquement la transmission sans concession d un savoir figé. La pratique musicale notamment avec des personnes handicapées nous renvoie obligatoirement à ces questions fondamentales, questions qui touchent notre pratique au sens large, c est-à-dire que ces questions se posent et doivent être posées, dès lors que l on engage une relation musicale avec une personne, qu elle soit handicapée ou non. En effet, si le corps fournit un schème codifié de la normalité, l anomalie (de naissance ou acquise) focalise l éthique sociale et symbolique des groupes. Une infirmité corporelle, laisse toujours encore apparaître un sentiment que cet être peut être inquiétant. Pour ce qui est des personnes handicapées mentales par exemple, même si les mentalités ont considérablement changé et évolué depuis ces dernières années, la communauté telle qu elle se les représente encore un peu, fait qu ils ont été dépossédés d une fonction sociale considérable, et à la place de cette fonction sociale se sont développées d une manière toute aussi considérable, sinon populaire, des images sociales telles que : handicapé mental égale insensé, c est-à-dire sans signification ni sens, ni envers soi, ni dans sa communication avec autrui. En réalité, faute de responsabilité de fond de cette dépossession de la fonction sociale, eux-mêmes
31 ne peuvent qu intégrer l image sociale. Lorsqu ils en parlent, ils conçoivent le handicapé mental comme en dehors de l humain et bien souvent dans l ordre du monstrueux. Claude Chalaguier. Chaque individu, quel qu il soit, expérimente par le corps son rapport au monde dans l extrême variation. Face à une activité, comme la musique, qui reste avant tout de l ordre du collectif, le groupe est présenté en tant qu objet de savoir, c est-à-dire un groupe qui doit apprendre et pratiquer. Jouer ensemble, cela signifie jouer en fonction de l autre et partager une expérience commune? On se confronte avec l expérience de chacun et ça devient l expérience de tous. Ce contexte situe ainsi un savoir-être basé sur l implication responsabilisante de chacun, dans une élaboration commune qui en vient également à instaurer la notion de projet. Celui-ci étant l épreuve du feu : arriver ensemble à faire quelque chose de présentable et le faire découvrir à d autres. Habiter un rapport au monde, c est cohabiter avec la matière et cohabiter avec le temps, la terre, le lieu. Les figures de l imaginaire sont les réceptacles de cette énergie, de ce pouvoir de création qui fascine et effraie tout à la fois. D.Verdoni Donc, développer son rapport au monde, c est être reconnu dans son corps, c est être accepté par l autre, quelles que soient notre physiologie, l image de notre corps, notre manière de nous mouvoir. C est dans cette acceptation de l autre avec sa différence, avec son anormalité, que l on peut redonner à l homme le sentiment de son corps comme lieu de nos dépendances et comme lieu de notre puissance, comme réceptacle du monde réel par les sens, comme projection du monde possible par l action. Il y a là une expérience sociale, un rôle social qui se joue et qui est essentiel. Par le corps, c est l homme qui s extériorise, c est ce qui me relie aux autres et au monde, ce par quoi je m exprime et prends conscience de moi-même. Roger Garaudy (Danser sa vie) Tout cela nous apporte le témoignage que la culture, la musique en l occurrence doit être véritablement le partage humain, un partage possible dans toutes les situations et avec tous les hommes, pour peu que l on sache lire les signes de l humanité chez tous nos semblables, les prestigieux et les plus démunis, les plus médiocres et les plus ridicules, les plus différents de nous et les plus ressemblants. Car il ne faudrait pas chercher systématiquement l humanité dans l exotisme pour éviter de la voir chez nos proches... de la même manière que nous n avons pas le droit d en exclure ceux qui nous en apparaissent les plus éloignés. Claude Chalaguier C est une chose difficile à mettre en œuvre, car elle implique une attitude qui doit obligatoirement, se démarquer de la propension que nous avons à n aimer que les choses que nous comprenons. Chacun sait bien que nous recherchons celles que nous connaissons par cœur, car elles nous rassurent et témoignent de notre culture. 31 L aventure musicale des Percussions de Treffort est la démonstration que l association de personnes handicapées et de personnes valides est source d une grande richesse humaine, vecteur d une réelle authenticité musicale, à travers la justesse de ces corps mêlés, et du rapport qui existe entre ceux-ci. Chacun de ces corps ne renie à aucun moment son identité au nom d une pulsion dominatrice pour contenir la différence, en se l appropriant. Au contraire à travers cette quête de l authenticité et de la vérité, les personnes handicapées nous invitent à les regarder vivre et s exprimer en restant sur le seuil de leur intimité. C est bien là l affirmation que la reconnaissance des droits de la ressemblance est nécessaire, indispensable pour une réelle acceptation, intégration. Comment cette infime vibration de l air peut-elle produire des effets corporels aussi importants que la transe et la catalepsie? La musique apparaît comme une puissance irrationnelle, dangereuse, proche de l ivresse, liée à l élémentaire, au corps, dans ce qu il a de non maîtrisable. C est d abord parce qu elle est corporelle, envoûtante, magique, ensorceleuse, temporalisante et événementielle que la musique est vague. Bernard Sève La musique exerce une puissance sur les corps. Lorsque l on évoque la danse, le rythme, la transe, voire l extase, on parle bien de l emprise de la musique sur les corps. La musique à un moment donné transforme notre flux tranquille, provoque une déstabilisation. On tombe en arrêt Il y a une alchimie que la musique provoque, une sidération, une catalepsie, par ce qu elle dit, par ce qu elle lance dans l espace, et par ce qu elle provoque sur le système sensitif. Il s exprime un trop plein de force qui implique une suspension du mouvement : un arrêt sur soi, un surcroît d émotion, quelque chose qui vous cloue sur place. Par analogie au terme de catalepsie, il y a fixité, immobilité. Le terme de catalepsie est métaphore d une phénoménologie d ordre pathologique. De même que l expression frapper d admiration devient elle-même métaphore du coup qui, faisant mal, vous arrête. Dans la musique, le mouvement est primordial, c est même sa vertu essentielle. Car la musique bouge, par essence. Elle a une puissance irrationnelle, elle échappe par ce qui compose cette alchimie que constitue son mouvement, la nature de ce mouvement, et l organisation humaine de la musique, les paramètres qui sont les siens (timbres, rythmes..). C est par des chants et des danses que l homme se manifeste comme membre d une communauté qui le dépasse. Il a désappris de marcher et de parler et il est sur le point de s envoler dans les airs en dansant. Ses gestes montrent qu il est ensorcelé. Quelque chose de surnaturel résonne en l homme. À partir, de "l esprit de la musique", à partir des bonds et des rebonds de la danse, à partir de la légèreté de la joie, à partir de la fusion bienheureuse de l individuel avec la cause première de vouloir-vivre lui-même, l existence se dévoile sous sa forme la plus élevée. Mais en même temps, au milieu de ce plaisir frénétique,
32 l individu a, dans l ivresse de l oubli, une conscience très intense de lui-même. Eugen Drewermann, Milomaki ou l esprit de la musique Tout cela nous conduit vers cette notion de passage que représente la transe, mot qui étymologiquement signifie : le glas qu on sonne pour la mort, l heure de la mort, le passage de la vie à trépas. En les introduisant dans la danse du bonheur, elle les initie nécessairement aussi à la danse macabre de la vie, et les deux sont inséparables l une de l autre. Eugen Drewermann. La musique est susceptible d être ce passage mystique de l instant transe ou catalepsie qui nous permet d approcher et peut-être de réapprendre l art de conserver la mélodie de notre existence jusque dans la mort. Et plus généralement, que nous enseigne la musique sur les relations entre le corps et la pensée? La musique existe dans la nature, en dehors des hommes. C est un archétype du monde. L homme le reprend à son compte et il en fait quelque chose à lui. On peut donc admettre que la musique est du son organisé en structures socialement admises, que faire de la musique peut être considéré comme une forme de comportement appris et que les styles musicaux reposent sur ce que l homme a choisi de prélever dans la nature pour animer son expression culturelle, plutôt que sur ce que la nature lui a imposé. Mais l environnement, la nature dans lesquels l homme a prélevé ses modes musicaux ne lui sont pas extérieurs. Cela inclut sa propre existence dans cet environnement, ses propres capacités psychophysiques et la façon dont elles ont été structurées par son expérience des échanges avec les gens et les choses. Elle exprime la sensation qu a l individu, du monde qui entoure son corps. On peut ainsi envisager qu une perception de l ordre sonore, qu elle soit innée ou acquise, ou les deux à la fois, doit se trouver dans l esprit avant d apparaître comme de la musique. doivent être suffisamment riches pour que, de cette idée, découle toute une série de conséquences musicales possibles qui assurent une cohérence dynamique à ses transformations. C est donc bien une entité mouvement-pensée. La musique, c est une expression qui met en jeu le sensible, l intelligence qui commande le tout. Plus qu une relation, c est une intimité inséparable. Dans l âme, le corps vient, dans l esprit, il s enlève. L esprit est la relève, la sublimation, la subtilisation de toutes formes des corps, de leur étendue, de leur partage matériel, dans l essence distillée et révélée du sens du corps : l esprit est le corps du sens, ou le sens en corps. L esprit est l organe du sens, ou le vrai corps, le corps transfiguré. Jean-Luc Nancy Ils ne sont que leur toucher l un de l autre, la touche de leur effraction l un par l autre et l un en l autre. Jean-Luc Nancy Il ne peut y avoir une phénoménologie du mouvement sans une source, et il ne peut pas y avoir musique sans un effet moteur, un mouvement parce qu il y a le sensible qui le commande. C est l expérience qui organise la perception. Ceci peut expliquer les différences de perception chez les individus, notamment dans la manière dont ils structurent partiellement les flux d informations qui leur parviennent. Cela nous l avons remarqué, vécu de manière très précise avec les musiciens des Percussions de Treffort. Toute une chaîne finalement prend forme entre l idée qui part d une intuition, de l imagination, qui progressivement se concrétise, puis que l on réalise, produit et donne à entendre. Tout cela ne peut se développer que si on a fait en sorte de préparer le terreau nécessaire pour que se développent les intelligences de diverses natures. L élaboration artistique originale nous fait apercevoir de nouveaux territoires, des pans du monde, de nous-mêmes, qui en un sens étaient déjà là dans les schèmes de notre pensée et de notre perception. Cette musique nous rappelle par son éternel retour ce que l homme entend dans la nature. Elle nous rappelle plus qu elle nous enseigne, une relation entre le corps et l esprit qui est la base de la relation humaine. Le principe délicat de l imagination s incarne dans le voyage de l esprit avec la matière. L esprit réside dans le corps, c est la volonté énergique qui en tient la clé ; la matière entre dans l esprit par la vue et l ouïe, c est le mot qui sert de point crucial. Le point crucial canalisant l association des idées dévoile bien des aspects de la matière ; la clef coincée risque de laisser s échapper l esprit. Liu Xie (ouvrage encyclopédique, l an 508/509) Le premier élan de spontanéité qui permet de saisir une idée brute doit être suivi par un processus d élaboration visant à définir le cadre qui permet à cette idée d être fixée puis transmise. Les schémas d élaboration 32 Le musicien précisément aura sans cesse dans son esprit cette injonction du mouvement, qu il le décrit, mais d une description qui porte au mental ce que la source a de simplement physique, d une description qui n est pas de seule imitation rythmique mais d incorporation proprement dite. Comme si, dans le cas d une œuvre écrite, le compositeur voulait se faire lui-même mouvement, ce mouvement primitivement transféré par l homme à la machine. Il n y a jamais chez le créateur d autre instinct que celui de libérer les éléments cachés derrière sa conscience et qui la retiennent d être dans sa propre révélation. Son incessante aspiration au mouvement participe de son orgueil à émettre un ordre -le sien-- qui lutte contre les forces incontrôlées de la vie. Lucien Guérinel
33 Annexe 6 > Intervention au colloque organisé par le CREAI Lille les 26/27 Février 2004 L intérêt du monde culturel pour les foyers de vie On touche là, à travers cette interrogation, au cœur même de la problématique des métiers de l art et de la culture : accès pour tous à la réflexion contemporaine sur le monde, autonomie des personnes face aux œuvres, participation citoyenne du plus grand nombre à la vie artistique, lutte contre l exclusion des plus démunis. Le principe de l art pour tous, y compris les personnes handicapées, est ici mis au défi de nos actions quotidiennes et de nos réflexions. Les arts, nous en sommes convaincus, sont un véhicule très important dans l éducation et l enrichissement de la vie de chacun. L accès à l expérience artistique est un droit fondamental de l homme, et les occasions doivent être développées pour tous. Claude Chalaguier évoque cela en affirmant que la culture, c est véritablement le partage humain, un partage possible dans toutes les situations et avec tous les hommes, pour peu que l on sache lire les signes de l humanité chez tous nos semblables, les plus prestigieux et les plus démunis, les plus médiocres et les plus ridicules, les plus différents de nous et les plus ressemblants. C est donc rappeler des grands principes. Ces principes sont importants car c est à partir de ceux-ci que se définissent des axes, des choix, des orientations, des décisions. C est aussi à partir de ceux-ci que des initiatives sont nées et se sont développées depuis de très nombreuses années, au sein d établissements, d institutions, de structures, d associations qu elles soient du secteur médico-social ou culturel. Ces journées qui nous rassemblent ici à Lille, sont donc l occasion de réfléchir à cette place de l art, à son rôle aujourd hui, et à son devenir dans notre société. C est se poser la question des modes d accès à la culture et aux savoirs pour la personne handicapée. Il n y a pas un savoir pour les personnes handicapées différent de celui des autres. Quoi qu il en soit, il n existe ni un seul savoir, ni un seul modèle de culture. La personne handicapée pose des problèmes d accès qui ne lui sont pas spécifiques et qui se posent pour l ensemble de la population. Charles Cardoux, dans son ouvrage Connaître le handicap, reconnaître la personne, souligne que l ouverture des dispositifs d insertion aux pratiques culturelles et artistiques témoigne du fait que, pour lutter contre l exclusion, on ne peut plus se cantonner à des logiques d intervention relevant de l aide et de l assistance ayant souvent pour effet de maintenir l individu dans une position de dépendance, dans un statut d assisté social qui limite toute dynamique de changement. Le chemin vers une pratique artistique, quelle qu elle soit, emprunte les voies de l autre, de l individu qui s essaye à la pratiquer. Dans la démarche musicale que nous menons au sein de Résonance Contemporaine, et plus particulièrement avec les Percussions de Treffort, une formation musicale qui réunit depuis 25 ans 8 musiciens en situation de handicap, un éducateur et 4 musiciens professionnels, la musique devient un point de rencontre et de partage, et non plus uniquement la transmission sans concession d un savoir figé. La pratique artistique avec notamment les personnes handicapées nous renvoie obligatoirement à ces fondamentaux, à ces essences mêmes qui fondent la culture. L esprit humain se manifeste sous diverses formes, par la sculpture, la musique, le geste, la parole, l écriture, l action, et appelle à un partage et une interprétation partagées. Quelle que soit la pratique artistique, on ne peut donc échapper, aujourd hui à ces mêmes questions : Pour qui? Pour dire quoi? Dans quel lieu? Avec quel argent? À quel prix? Dans quels buts? S interroger de la sorte et plus précisément sur la place des pratiques artistiques pour l ensemble de la population et, notamment, pour les personnes handicapées, c est aussi constater qu elles servent encore aujourd hui de différenciation sociale et que l abolition de cette différence ne fait pas forcément l affaire de tous. Ce qui semble urgent, c est que la culture change et qu il est urgent de s assurer de ne pas laisser le plus grand nombre à l écart de ces changements. Alors, l intérêt du monde culturel pour les foyers de vie, et plus particulièrement pour leurs habitants, doit-il être une curiosité, une sympathie, une compassion, une bienveillance, donc une conformité à l éthique. Les institutions culturelles se doivent d être proches des habitants, quels qu ils soient. Ils sont des équipements de proximité. Ils doivent donc mettre en place une meilleure disponibilité des services pour les habitants, une plus grande facilité d usage. Les actions artistiques développées dans les institutions ou en partenariat avec des structures culturelles doivent donc pouvoir trouver des relais auprès de ces structures culturelles en termes d accueil, de conseils, de collaborations, d échanges, de formation. C est donc faire en sorte que ces actions s inscrivent naturellement dans le cadre de l intervention publique culturelle d une ville, d un département, d une région. Dans ce contexte, on pourrait envisager que les pratiques artistiques développées avec et pour les personnes handicapées, soient suivies et rattachées communément auprès des services culturels et sociaux de ces diverses entités 33
34 territoriales. La vraie reconnaissance commence là. L inscrire dans ce cadre, c est aussi ne pas se contenter de présenter ces actions artistiques comme uniquement des actions de loisirs, occupationnelles ou socioculturelles, ou donner lieu à la mise en place d une politique qui, tout en reconnaissant les personnes handicapées comme des partenaires responsables de cette vie culturelle, leur refuse l accès à l universalité de la culture et réduise leurs pratiques à l expression d un groupe particulier. C est la raison pour laquelle, les projets développés doivent s appuyer sur une réelle démarche artistique. J entends par démarche artistique, toute forme d expression ayant une finalité créative, c est-à-dire qui permet de valoriser le potentiel créatif de la personne. Ceci est extrêmement important car, comme le souligne Claude Chalaguier, Fondateur du groupe Signes à Lyon, ce type de démarche réassure les participants sur leurs possibilités d être au monde par une démarche d affirmation créative. Ce travail en profondeur, par son exigence, sa qualité, veut respecter l homme et le relier à ses semblables. Pour ce faire, il nous apparaît indispensable de faire reconnaître que les expressions créatives sont plus que de simples activités de loisirs. Le terme loisir est un concept trop faible pour traduire toute la force que la personne handicapée peut transmettre à travers ses productions artistiques. C est aussi permettre à des personnes en situation sociale défavorisée de se découvrir des capacités d expression, de communication, de création propres à restaurer leur image personnelle et sociale. Développer une telle exigence artistique, conduire le plus possible le potentiel créatif des personnes vers ces exigences, c est aussi tisser des liens crédibles et reconnus par le monde culturel. Il faut donc que le projet artistique présente des fondations fortes, ancrées sur une réelle démarche artistique. Il ne peut se construire que dans le cadre d un partenariat qui s inscrit dans la durée et le temps. Pour cela, ce partenariat implique l association de la personne handicapée, du personnel, de la direction de l établissement et des professionnels de la culture : artistes, des formations musicales, des compositeurs, des metteurs en scènes, chorégraphes, comédiens. Ce partenariat doit, de part les acteurs qu il implique, être ainsi soutenu et valorisé par les services culturels d une ville, d une agglomération ou d un département, parce que le projet artistique est intéressant et fort. C est bien en ne revendiquant ni une pratique artistique différente des autres, ni une attitude compatissante, ni la glorification d un univers artistique spécifique aux personnes handicapées, ni la béatification de l acte artistique qu elles réalisent, qu un maillage progressif peut se tisser, mêlant le tissu social, culturel et institutionnel. Une valorisation excessive des différences, notamment culturelles, ne me semble pas une bonne chose. C est glisser vers un différencialisme extrême qui peut être très dangereux. Elargissons la réflexion et constatons qu il n existe pas de systèmes culturels sans échanges, sans métissages. Le développement et la reconnaissance d une démarche artistique est nécessairement le résultat des échanges sur lesquels elle s est constituée et par lesquels elle évolue et se transforme. Autrement dit, il apparaît de manière très lisible que c est dans l association, le mélange, la complémentarité, le brassage des compétences entre personne en situation de handicap et personne valide que le décloisonnement, la rencontre, le développement des compétences, l ouverture, l acceptation par le milieu culturel, la reconnaissance, peuvent exister. Antoine Hennion, sociologue, propose également cette analyse dans sa réflexion sur le ou les publics de la culture : si on travaille sur ces stratégies de l intéressement, de l association, de la densification des liens, du passage difficile à négocier entre les personnes, les équipements, les collectifs et les corps qui les animent, on découvre un vaste champ de possibles pour l action culturelle. C est la raison pour laquelle il me paraît important de placer le questionnement des modes d accès à la culture et aux savoirs pour la personne handicapée dans le cadre général des pratiques amateurs. C est lui donner une tout autre place et ouvrir d autres pistes de recherches, de réflexion et de travail. La personne handicapée doit être considérée comme un amateur. Elle est également un amateur. Un amateur qui a du goût. Il est temps que l on prenne cet amateur plus au sérieux, et qu on le considère avec plus de respect. Cet amateur de bon goût, et en élargissant cette notion à l ensemble des amateurs, nous est dépeint par Antoine Hennion comme un virtuose de l expérimentation, esthétique, technique, sociale, mentale, corporelle. Loin d être un idiot culturel, le grand amateur, est aussi un acteur inventif, réflexif, étroitement lié à un collectif, obligé de mettre sans cesse à l épreuve les déterminants des effets qu il recherche, que ce soit du côté des œuvres ou des produits, du déterminisme social et mimétiques des goûts, de la mise en condition du corps et de l esprit, de l appui sur un collectif, un vocabulaire et des pratiques sociales, et enfin des dispositifs matériels et des pratiques d accès et d usage inventés pour intensifier ses sensations. Je crois qu il est important de considérer la personne handicapée comme cet amateur de bon goût, car en inscrivant ces actions dans le cadre des pratiques amateurs, on montre l importance sociale de cette technique de rapport à soi, aux autres et au monde. Le goût, le plaisir, sont le résultat réflexif d une pratique corporelle et collective qui, de fait, insiste moins sur des étiquettes et plus sur une activité de personnes. Cela nous laisse donc la possibilité de prendre en compte toutes les dimensions qui émergent de cette pratique. Il faut se mettre ensemble, il faut entraîner des facultés et des perceptions (tant collectivement qu individuellement), il faut apprendre des tours de mains et des façons de faire, disposer d un répertoire, de classements, de techniques qui fassent parler les différences. Il faut prendre conscience du corps qui se rend sensible à ces différences, et non seulement s apprend, mais s invente et se forme lui aussi dans cette expérience commune. La culture se construit par l ouverture, l inattendu et la curiosité, le métissage. Il nous faut prouver ensemble, dans une véritable aventure humaine, que la culture peut être le moyen d un vivre ensemble. Charles Cardoux dit encore 34
35 que la force de la culture, c est qu elle appartient à tout le monde, en parlant à chacun individuellement Tout cela ne s opère ni automatiquement, ni spontanément. C est un processus complexe qui requiert des politiques coordonnées et intégrées à tous les échelons de la société. Il faut réfléchir à la mise en synergie des acteurs sociaux et des acteurs culturels, qui ont parfois l impression de travailler sur des questions qui n ont que peu à voir l une avec l autre, alors que l accès à la pratique culturelle peut être une question clé de retour à l autonomie des personnes en difficulté. Il n est pas toujours facile de concilier les attentes des élus, d un conseil général, d une municipalité, d une direction régionale des affaires culturelles, avec une démarche esthétique, avec le choix des projets, avec le rythme parfois lent d une création. Il n est pas facile non plus d aller vers la nouveauté qui implique souvent un risque artistique. Malgré ces difficultés, il me semble essentiel de sensibiliser et de convaincre les responsables politiques du bien-fondé et de l importance de soutenir une telle initiative. Pour ce qui est précisément de l action artistique de Résonance Contemporaine, c est en partie notre inscription dans la durée, la recherche d une qualité permanente de nos réalisations et notre rayonnement régional, national et maintenant international, qui ont imposé progressivement la mise en place d un regard nouveau, puis attentif, et enfin la manifestation d un soutien appuyé d un conseil général et d une direction régionale des affaires culturelles. C est également en revendiquant auprès de ces élus, ou de la DRAC, que c est dans le cadre général des pratiques artistiques amateurs que doit s inscrire le développement des pratiques artistiques, avec et pour les personnes handicapées, que nous avons pu mettre en œuvre aujourd hui des actions qui vont bien au-delà des seules réalisations des Percussions de Treffort. C est-à-dire que Résonance Contemporaine a pu, en fonction de divers objectifs, obtenir la mise en place d une convention avec le Conseil Général de l Ain, un soutien marqué de la DRAC Rhône-Alpes et devenir ainsi un Pôle Ressource Culture et Handicap et un Pôle Ressource Musique Contemporaine pour le département de l Ain. Cela nous permet de créer progressivement une dynamique départementale construite à partir des divers acteurs de terrain et en concertation étroite avec deux services du Conseil Général de l Ain : la DIPAS (Direction de la Prévention et de l Action Sociale), la Direction des Affaires Culturelles, et l ADDIM de l Ain (Association Départementale pour la Diffusion et l Initiation musicales). Le Conseil Général de l Ain a créé une nouvelle ligne budgétaire de 62500, gérée par la DIPAS et la Direction des Affaires Culturelles du Conseil Général, qui permet de soutenir des projets artistiques favorisant l inclusion. place un groupe de réflexion départementale qui réunira des professionnels de la culture, des professionnels du social, des associations de personnes handicapées, etc pour travailler à l élaboration d une charte d objectif départementale. Cette charte s appuiera sur des grands principes et définira des modalités très concrètes d application pour une base de droit commune d accès à la culture, pour favoriser l accès aux pratiques artistiques des personnes handicapées et l affirmer comme un axe prioritaire. C est ensuite développer diverses missions : > Faire collaborer les acteurs par des coproductions et la coordination de réseaux, > Assurer la communication et la promotion des actions artistiques réalisées dans l Ain auprès de personnes handicapées, > Informer et former les professionnels, les intervenants et les structures concernées sur la nature, la portée et l intérêt, tant artistique que d épanouissement personnel présent dans la mise en place de démarches artistiques et de créations avec des personnes handicapées, > Un rôle de conseil, d assistance et d appui méthodologique et opérationnel, > Donner un accès aux outils pratiques et théoriques et de constituer des modes d accompagnement et de soutien à projet, > Mettre en place d ateliers ouverts, accueillant valides et personnes handicapées, > Un espace de consultation et d information, > Une action de publication et d édition, > Mettre en place des cycles de rencontres et d échanges, des conférences, > Développer des relations Européennes et des échanges autour de ce questionnement et de ces pratiques. Il reste néanmoins à prendre la décision de faire que les multiples actions, engagements qui ont pris forme au cours de toutes ces années sur l ensemble du territoire deviennent la source et le fondement d un réel projet collectif national fort et ambitieux. Souhaite-t-on véritablement se donner les moyens politiques et financiers d aller jusque-là? C est bien toute la question qui se pose aujourd hui. Résonance Contemporaine est persuadée qu il faut doter d outils, de dispositifs validés par l Assemblée Départementale, pour que deviennent pérennes ces actions artistiques en direction des personnes en situation de handicap. C est la raison pour laquelle nous mettons actuellement en 35
36 Annexe 7 > Intervention au Colloque de Suresnes, 7 et 8 novembre 2003 Handicap et pratiques artistiques : quels partenariats publics pour un projet culture et handicap? Le positionnement choisi par Résonance Contemporaine d inscrire cette action dans un espace qui lit une institution médico-sociale et une structure culturelle ne correspondait pas au départ aux critères d évaluation, de repérage, d identification que portent habituellement les collectivités territoriales, les représentants de l Etat, que ce soit dans le domaine de la culture que du social. Il était souvent formulé un manque de lisibilité de ce qu était vraiment Résonance Contemporaine. Etait-ce une structure à caractère social? Culturel? Il paraissait difficile de faire comprendre que cela correspondait à une vision, à une philosophie qui était la colonne vertébrale de cette structure : Permettre que la culture, la pratique musicale, l ouverture à la création soit ouverte et accessible à tous, même aux personnes ou enfants handicapés. Difficile à saisir que ce qui motivait, guidait Résonance Contemporaine, reposait sur la conception d un projet artistique fort, exigeant, recherchant une qualité toujours plus accrue et non pas le handicap pour le handicap, ou la recherche d un alibi à travers la personne handicapée, pour développer un projet artistique. Ce positionnement dérange et fait apparaître des attitudes défensives de l ensemble des partenaires, qu ils appartiennent à la culture ou au social. C est l affirmation continuelle de ces choix et l inscription de cette action dans le temps, 25 années, de réalisations, d engagements, d actes posés et de réflexion, qui ont permis de faire évoluer progressivement les consciences et la compréhension de notre démarche.certes, notre manière d expliquer, de présenter celle-ci n était, peut être à l époque, pas aussi claire que nous pouvons l exposer aujourd hui, car nous étions dans l action, dans l expérimentation, la construction. d un projet artistique. Avec le recul du temps, il apparaît de manière très lisible que c est dans l association, le mélange, la complémentarité, le brassage des compétences entre personne en situation de handicap et personne valide que le décloisonnement, la rencontre, le développement des compétences, l ouverture, l acceptation par le milieu culturel, la reconnaissance, peuvent exister. C est bien en privilégiant toujours une relation et une collaboration exigeante, claire, innovante, entre la structure institutionnelle du CAT de Treffort et la structure culturelle Résonance Contemporaine, et tout en refusant de faire basculer ce fonctionnement pour celui d un CAT artistique, peut-être un peu plus simple sur un plan administratif et financier, mais ô combien enfermant sur le plan artistique, philosophique, que nous avons pu inscrire réellement cette action dans la durée. C est donc bien en cherchant à travailler dans un esprit d ouverture et d un réel partenariat à toutes les étapes du projet que celui-ci a pris une place au sein de la vie culturelle de la cité, du département et qu il va recueillir petit à petit les premiers éléments de la reconnaissance. La reconnaissance de l institution, du CAT tout d abord, qui voit ce projet artistique sortir complètement du cadre des loisirs, du cadre occupationnel et devenir pour la personne handicapée un réel enjeu dans lequel elle peut prendre sa place dans le tissu social, c est-à-dire que, dans les Percussions de Treffort chaque musicien tient bien dedans, la part qu il a à y prendre, dans des échanges vrais et réciproques. La multiplication des productions, des concerts, des déplacements, l augmentation du rayonnement de cet ensemble, la reconnaissance de ses qualités artistiques, provoquent au sein de l institution CAT de nombreux dérèglements, dérangements, inquiétudes, conflits qui sont, je pense, logiques dans le déroulement d un tel projet. On touche là à une étape très importante. C est en adoptant une attitude relationnelle basée sur la franchise, l explication, la volonté de ne pas confisquer cette reconnaissance au seul profit de la structure culturelle, de chercher à analyser ensemble les problèmes rencontrés, d affiner en permanence la connaissance de l autre, que chacune des entités va investir au maximum le projet et contribuer à sa réussite. La reconnaissance du monde culturel vient, d une part, parce que le projet artistique présente des fondations fortes, ancrées sur une réelle démarche artistique et que d autre part, le projet met en scène, aux côtés des Percussions de Treffort, des artistes, des formations musicales, des compositeurs, des metteurs en scènes, etc qui mènent une carrière professionnelle et donnent donc des garanties de qualités et d exigences. Ainsi s élargit l éventail des lieux de productions et de présentations des réalisations des Percussions de 36
37 Treffort : festivals, maisons de la Culture, opéra, centres culturels, manifestations culturelles, collaborations avec des collèges, écoles primaires etc Les 23 années d existence des Percussions de Treffort prouvent bien qu une démarche artistique se construit par l ouverture, l inattendue, la curiosité, le métissage. Autrement dit, il n existe pas de systèmes culturels sans échanges, sans métissages. Le développement et la reconnaissance d une démarche artistique est nécessairement le résultat des échanges sur lesquels elle s est constituée et par lesquels elle évolue et se transforme. C est ce que reconnaissent les lieux de diffusions à travers les Percussions de Treffort et c est cette philosophie qui fait que de nombreux artistes professionnels viennent participer à cette aventure humaine et musicale. C est parce que nous ne revendiquons ni une pratique artistique différente des autres, ni une attitude compatissante, ni la glorification d un univers musical spécifique aux personnes handicapées mentales, ni la béatification de l acte artistique réalisé par une personne handicapée, que les Percussions de Treffort et Résonance Contemporaine sont ce qu ils sont aujourd hui et qu un maillage progressif s est tissé, mêlant le tissu social, culturel et institutionnel. Une valorisation excessive des différences, notamment culturelles, ne me semble pas une bonne chose. C est glisser vers un différencialisme extrême qui peut être très dangereux. Quelle que soit la pratique artistique, et notamment avec et pour les personnes handicapées, on ne peut échapper, aujourd hui à ces mêmes questions : pour qui? Pour dire quoi? Dans quel lieu? Avec quel argent? À quel prix? Dans quels buts? S interroger de la sorte et plus précisément sur la place des pratiques artistiques pour l ensemble de la population et, notamment, pour les personnes handicapées, c est aussi constater qu elles servent encore aujourd hui de différenciation sociale et que l abolition de cette différence ne fait pas l affaire de tous. Ce qui semble urgent, c est que la culture change et qu il est urgent de s assurer de ne pas laisser le plus grand à l écart de ces changements. C est dans ce sens que Résonance Contemporaine a également entrepris d informer régulièrement, depuis de nombreuses années, les divers partenaires institutionnels, Ministère de la culture, collectivités territoriales, municipalités, sur les différentes actions menées et sur les réflexions que celles-ci entraînaient. Il n est pas toujours facile de concilier les attentes des élus, d un conseil général, d une municipalité, d une direction régionale des affaires culturelles, avec une démarche esthétique, avec le choix des projets, avec le rythme parfois lent d une création. Il n est pas facile non plus d aller vers la nouveauté qui implique souvent un risque artistique. Malgré ces difficultés, il nous semblait essentiel de sensibiliser et de convaincre ces responsables politiques du bien-fondé et de l importance de soutenir une telle initiative. C est en partie notre inscription dans la durée, la qualité de nos réalisations et notre rayonnement régional, national et maintenant international qui ont imposé progressivement la mise en place d un regard nouveau, puis attentif, et enfin la manifestation d un soutien appuyé d un conseil Général, d une direction régionale des affaires culturelles. Par ailleurs, c est en revendiquant auprès de ces élus, ou de la DRAC, que c est dans le cadre général des pratiques artistiques amateurs que doivent s inscrire le développement des pratiques artistiques avec et pour les personnes handicapées que nous avons pu mettre en œuvre aujourd hui des actions qui vont bien au-delà des seules réalisations des Percussions de Treffort. C est-à-dire que Résonance Contemporaine a pu, en fonction de divers objectifs obtenir la mise en place de conventions avec le Conseil Général de l Ain et la DRAC Rhône-Alpes et devenir ainsi un Pôle Ressource Culture et Handicap et une Pôle Ressource Musique Contemporaine pour le département de l Ain. Le pôle ressource se fixe comme objectifs de favoriser le développement d une dynamique départementale permettant d être à la fois le fédérateur d action de terrain en lien direct avec les professionnels de la culture, de la santé, mais aussi un relais auprès du Département de l Ain pour un essaimage d une pratique de collaboration. Voici les différents axes qui vont être mis en place à partir de ce mois d octobre 2003, car les conventions qui nous fixent ce nouveau rôle ont été signées en juin dernier : 1/ Élaboration d une charte d objectif départementale pour favoriser l accès des pratiques artistiques aux personnes handicapées L élaboration d une base de droit commune d accès à la culture, inscrite dans un cahier des charges et une charte d objectifs qui précise et définit ce que peut être la politique départementale, validée par le Conseil Général de l Ain, pour favoriser l accès aux pratiques artistiques des personnes handicapées est un axe prioritaire. La multiplicité des axes de travail que cette réflexion implique et la complexité du domaine, amène Résonance Contemporaine à proposer la mise en place d un groupe de travail et de réflexion sur le plan départemental. 2/ Faire collaborer les acteurs par des coproductions et la coordination de réseaux Cet aspect nous semble un des axes majeurs relevant 37
38 du Pôle Ressource Culture et Handicap. Il s agit d initier des expérimentations artistiques ayant une large ouverture, non ghettoïsantes pour les personnes handicapées en croisant le plus possible les champs artistiques et culturels avec ceux des affaires sociales. 3/ Assurer la communication et la promotion des actions artistiques réalisées dans l Ain auprès de personnes handicapées Afin de mieux faire connaître à un plus large public les réalisations artistiques existantes sur le territoire du département, Résonance Contemporaine, en concertation et en collaboration avec l ADDIM de l Ain, souhaite mettre en place une communication de type institutionnel à travers la conception d un document qui valorisera les actions artistiques menées auprès des personnes handicapées, ainsi que les initiatives mises en place par le milieu culturel :des lieux de diffusion, de formation, de pratiques 4/ Formation Informer et former les professionnels, les intervenants et les structures concernées sur la nature, la portée et l intérêt, tant artistique que d épanouissement personnel présent dans la mise en place de démarches artistiques et de créations avec des personnes handicapées. 5/ Un rôle de conseil, d assistance et d appui méthodologique et opérationnel Donner un accès aux outils pratiques et théoriques et constituer des modes d accompagnement et de soutien à projet. Créer des liens, dynamiser les propositions faites aux personnes handicapées. Être une source de renseignements, d informations de réflexion, de suggestion d actions pour l ensemble des acteurs concernés par cette relation de la culture et les personnes handicapées. Favoriser les collaborations pour l engagement d actions de terrain. des informations sur différentes expériences artistiques menées auprès de personnes handicapées, que ce soit en France ou à l étranger, des programmes de festivals, de concerts, Ensembles, etc Dans le cadre du Pôle Ressource Culture et Handicap, nous avons décidé d ouvrir à la consultation l ensemble de ces documents et informations. Un espace de consultation permettra à chacun de découvrir ce patrimoine. 8/ Publications / Editions Des cycles de rencontres et d échanges sont organisés dans le cadre du Pôle Ressource et il est important de faire circuler le contenu de ces débats et échanges en publiant largement les actes de ces journées. Par ailleurs, un travail de publication est indispensable en complémentarité des actions de terrain mises en place, afin d en garder la trace, mais aussi de contribuer à promouvoir cet existant. 9/ Développement de relations Européennes Résonance Contemporaine développe des relations, un réseau qui se donne pour mission de promouvoir la création et la diffusion musicale, théâtrale, chorégraphique, associant des personnes handicapées et des artistes professionnels, en aidant à la production de concerts et de spectacles. Parallèlement à ces réalisations, le réseau laissera une part importante à la mise en place de réflexion, d échanges, d analyses de pratique par rapport à l accès et aux pratiques artistiques pour les personnes handicapées dans chacun des pays concerné. Il reste néanmoins à prendre la décision de faire que les multiples actions, engagements qui ont pris formes au cours de toutes ces années sur l ensemble du territoire deviennent la source et le fondement d un réel projet collectif national fort et ambitieux. Souhaite-t-on véritablement se donner les moyens politiques et financiers d aller jusque-là? C est bien toute la question qui se pose aujourd hui. 6/ Un atelier ouvert, accueillant personnes valides et personnes handicapées à Bourg-en-Bresse Ces ateliers, placés sous la responsabilité artistique de Résonance Contemporaine, réunissent des personnes handicapées provenant d institutions ou vivant à domicile. Le travail musical développé avec ces personnes, les implique dans une démarche d ouverture puisque des projets annuels associent ces deux ateliers à des formations, groupes musicaux amateurs ou professionnels. 7/ Espace de consultation et d information Depuis de nombreuses années, Résonance Contemporaine accumulent des livres, des CD, des vidéos, des partitions, 38
39 39 Revue de Presse
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