RIVES GENEVOISES DU LEMAN PLAN DE GESTION POUR LE FAUCARDAGE DES PLANTES AQUATIQUES
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- Xavier Bélanger
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1 DGNP Service de l exploitation et de l entretien RIVES GENEVOISES DU LEMAN PLAN DE GESTION POUR LE FAUCARDAGE DES PLANTES AQUATIQUES MISE A JOUR DU RAPPORT 2000 juillet 2008 GREN Biologie Appliquée Sàrl 3 avenue des Tilleuls 1203 Genève Tél Fax [email protected]
2 TABLE DES MATIERES 1 INTRODUCTION OBJECTIFS DE LA MISE A JOUR RAPPELS BILAN DES CAMPAGNES MISE A JOUR DU PLAN DE GESTION CONCLUSIONS
3 1 INTRODUCTION Le faucardage (fauchage des plantes aquatiques) et le nettoyage des rives genevoises du Léman dans le domaine public sont du ressort de l'etat, plus précisément du Service de l exploitation et de l entretien (Département du Territoire - Direction générale de la nature et du paysage). Les connaissances acquises ces dernières années sur la végétation aquatique du Léman et la prise de conscience de la protection de l'environnement ont mis en évidence le besoin d'adapter les pratiques du faucardage. Le SEE, en collaboration avec le SECOE, avait mandaté le bureau GREN Biologie Appliquée en l an 2000 pour élaborer un plan de gestion cantonal du faucardage. Un suivi biologique des nouvelles pratiques mises en place a été effectué pendant 3 ans, de 2001 à Ce rapport correspond à la mise à jour 2008 du plan de gestion, prenant en compte l évolution récente de la végétation aquatique du Léman et décrivant les nouvelles directives d entretien à mettre en place pour les années à venir. 2 OBJECTIFS DE LA MISE A JOUR Les principaux objectifs de la mise à jour 2008 du plan de gestion sont les suivants: Reprendre les principaux résultats du plan de gestion de 2000 ainsi que ceux des suivis biologiques afin de rappeler les grandes lignes de l entretien des rives du lac Compiler l évolution des pratiques depuis 2003 et les principaux changements notés par les équipes d entretien En fonction de ces nouveaux éléments (p.ex. à Port Choiseul), proposer des adaptations du plan de gestion pour répondre aux nouvelles contraintes liées au faucardage et au nettoyage des zones de navigation et de baignade Rechercher des solutions techniques simples et efficaces, à mettre en place dès juillet 2008, pour résoudre les nouveaux problèmes d envahissement des ports par GREN Biologie Appliquée Plan de gestion du faucardage
4 les characées, comme observés en 2007 à Port Choiseul ; étudier l adaptabilité des solutions techniques proposées pour Port Choiseul aux autres ports genevois Proposer une nouvelle planification annuelle de l entretien des rives du lac en fonction des adaptations retenues 3 RAPPELS Généralités Il faut rappeler que le but du faucardage n'est pas d'améliorer la qualité du lac mais de veiller au confort de ses utilisateurs. Les organismes vivant dans le lac ne retirent aucun avantage de ces pratiques. En faucardant moins qu'il y a quelques années, les effets sur la qualité du lac sont plutôt positifs. De plus, le faucardage effectué avec discernement a un impact positif, notamment en limitant les espèces indésirables, ce qui favorise, par conséquent, les espèces indigènes. Le nettoyage des rives, visant à éliminer l'ensemble des déchets échoués sur les berges (macrophytes, algues filamenteuses, bois, plastiques, etc.), est également du ressort du SEE. La relation entre les travaux de nettoyage et de faucardage est analysée et intégrée au plan de gestion (programme, calendrier). Loi cantonale La loi cantonale sur les eaux (L 2 05, état au 13 nov. 2007), précise que le lac fait partie des eaux cantonales (domaine public) et que son entretien incombe à l'etat (art. 24). Selon l art. 10, les cours d'eau et leurs rives doivent être protégés afin de préserver et de rétablir notamment leurs fonctions hydrauliques, biologiques et sociales. Données biologiques de base Les données biologiques de base, utiles dans un plan de gestion du faucardage, concernent en premier lieu la végétation aquatique mais aussi indirectement une partie de la faune aquatique comme les macroinvertébrés, les poissons et les oiseaux d'eau. GREN Biologie Appliquée Plan de gestion du faucardage
5 Les plantes aquatiques supérieures, désignées également sous le terme de macrophytes puisque visibles à l'œil nu, sont réparties en plusieurs groupes dont deux sont concernés par le faucardage et le nettoyage des rives: les characées les plantes à graines (ou spermatophytes) Parmi les plantes à graines, seules les plantes submergées sont faucardées; les plantes émergentes (ex. roseau) ou flottantes (ex. nénuphar) ne sont pas concernées par le faucardage. Les plantes submergées susceptibles d'être faucardées ne sont pas des espèces protégées. Le nettoyage des rives, qui permet d'éliminer certaines espèces de plantes qui s'y accumulent et s'y décomposent, concerne essentiellement les algues filamenteuses (qui ne sont pas des macrophytes) et certaines plantes submergées. En intervenant dans un milieu naturel comme le Léman, il faut garder à l'esprit que la complexité du fonctionnement biologique de la zone littorale et l'influence de la météorologie ne permettent pas de prévoir facilement l'évolution des peuplements de plantes aquatiques. Une solide expérience pratique dans l'hydrobiologie lacustre est indispensable pour pouvoir atteindre les objectifs visés dans le plan de gestion. Selon les derniers recensements effectués en 1997 le long des rives genevoises, il apparaît que parmi les 14 espèces présentes, 12 sont des espèces submergées. Sur ces 12 espèces submergées, 4 sont nettement plus abondantes dans les zones où le faucardage est le plus régulièrement pratiqué: potamot pectiné (le plus fréquent) characées (de plus en plus fréquentes) élodée de Nuttall (introduite) potamot perfolié (en régression) La plupart des espèces communes dans la région se reproduisent ou se propagent végétativement, soit par le système racinaire, soit par fragmentation de la plante. Cette dernière possibilité est importante car, dans le cas d'espèces indésirables et invasives, le faucardage peut contribuer à la dissémination d'une espèce plutôt qu'à sa limitation du fait de la propagation de fragments de plantes arrachés lors de la coupe. La principale espèce peu enracinée qui peut se propager par fragmentation est l'élodée de Nuttall. Les espèces possédant un système racinaire développé (rhizomes, stolons) résistent mieux à l'arrachage lors de la coupe. Les principales espèces concernées sont les potamots et la myriophylle en épi. GREN Biologie Appliquée Plan de gestion du faucardage
6 Généralement, les principales espèces présentes dans le Léman genevois sont à leur apogée en juillet-août. Selon les années, la période de floraison peut être décalée de 2 à 3 semaines. Le potamot pectiné, démarre assez tôt dans la saison par rapport aux autres espèces, ce qui le rend très compétitif. Il fleurit début/mi-juillet, se fane et se décompose au fond du lac à partir d'août. Les potamots à grandes feuilles (perfolié, luisant, hybride) atteignent leur biomasse maximale plus tard, généralement en août. Ensuite, ils produisent des rhizomes (tiges épaissies) qui s'enfoncent dans le sédiment pour passer l'hiver. Certains macrophytes comme l'élodée, la myriophylle et certaines characées restent partiellement sur pied pendant l'hiver dans les zones calmes, et peuvent ainsi redémarrer au printemps dès que l'eau se réchauffe. Bilan des campagnes Les méthodes actuelles de faucardage donnent satisfaction. L'abandon de la fauche d'elodea nuttallii avec la Muro donne des résultats très positifs. Les sites de faucardage ont été sensiblement limités par rapport aux pratiques antérieures au plan de gestion; cette évolution est jugée bénéfique pour la végétation aquatique. Par conséquent, les équipes disposent de plus de temps pour les tâches de nettoyage des grèves et des enrochements de la Rade (Fêtes de Genève). Les équipes ont collaboré de manière constructive au plan de gestion; elles se sont formées à la détermination des espèces, se sont sensibilisées aux impacts du faucardage sur l'écosystème lacustre (p.ex poissons, écrevisses) et ont pu valoriser leur travail vis-à-vis des usagers du lac tout en les informant. Les variations annuelles dans le cycle de développement des macrophytes (et des algues filamenteuses) sont importantes; sans raison évidente, des années sont précoces, prolifiques ou au contraire, la végétation démarre tard et de faibles volumes de plantes doivent être faucardés. L'importante colonisation de la beine lacustre et de ports (Eaux-Vives, Port Choiseul, Céligny) par les characées se confirme, ce qui est positif relativement à la qualité de eaux et également à la faune aquatique qui utilise ces herbiers GREN Biologie Appliquée Plan de gestion du faucardage
7 (brochet, écrevisse américaine, limnées, etc.). La distinction entre plantes à protéger (Potamogeton lucens, P. x decipiens, P. perfoliatus), plantes à éradiquer (Elodea nuttallii) et à faucarder selon les besoins (Potamogeton pectinatus, Myriophyllum spicatum, Ceratophyllum demersum, characées) est bien intégrée; avec d'éventuelles mises à jour, comme concernant l'apparition récente d'herbiers importants de Ceratophyllum demersum, les équipes sont maintenant à même d'appliquer elles-mêmes les directives du plan de gestion. 4 BILAN DES CAMPAGNES La planification et la localisation du faucardage effectué par les deux équipes entre 2004 et 2007 a été discuté; les principaux résultats à relever sont les suivants : Concernant les espèces nécessitant un faucardage, il faut relever d importantes modifications depuis la période : Comme relevé dans le rapport de synthèse des suivis (GREN, avr. 2004), l élodée de Nuttall qui était le principal problème de gestion, a fortement régressé, probablement en grande partie grâce aux nouvelles pratiques de faucardage ; ces dernières années, le travail à fournir pour contenir son développement et éviter la gêne de la navigation a très largement diminué A l inverse, l expansion progressive des characées dans le Léman, due principalement à l amélioration de la qualité des eaux, est un signal positif pour la qualité du lac mais pose de nouveaux problèmes de gestion qui doivent être traités spécifiquement dans ce plan de gestion Le potamot pectiné reste l espèce la plus précoce à traiter, en priorité dans les sites où elle pose encore des problèmes pour la navigation ; l évolution de ces dernières années montre toutefois que la gestion de cette espèce va progressivement être remplacée par celle des characées qui s imposent comme les nouvelles espèces dominantes de la beine lacustre. Les potamots à grandes feuilles (luisant, perfolié, hybride), espèces indigènes à protéger, restent peu abondantes mais régulièrement présentes le long des rives genevoises (p.ex. La Nautique, Nant d'aisy et Corsier Port) ; elles ne sont plus GREN Biologie Appliquée Plan de gestion du faucardage
8 faucardées selon les directives du plan de gestion et ces dispositions doivent être maintenues La myriophylle en épi pose moins de problème pour la navigation ; seul l axe central de la petite Rade reste à surveiller en fin d été mais le faucardage de ces herbiers à la Haller n est plus systématique. Concernant la localisation et la planification du faucardage, les points suivants sont à relever : La proportion de travail de faucardage (20%), par rapport au travail de nettoyage des grèves (80%), a largement diminué du fait de la raréfaction de l élodée du Nuttall et de la restriction volontaire des zones de faucardage aux sites posant problèmes uniquement pour la baignade et la navigation La Muro n est quasiment plus utilisée, du fait de sa technique de faucardage et de ses capacités limitées pour les longs déplacements. La saison de faucardage débute toujours en juillet avec une surveillance accrue du développement des macrophytes dans la Rade. Il s est agit de contenir le potamot pectiné et l élodée de Nuttall surtout: Secteur 2 : à la sortie du port des Pâquis Secteur 3 et 4 : autour et dans les Bains des Pâquis Secteurs : dans la veine centrale de la Petite Rade (axe CGN) Secteur 9 : autour de la Police du lac Secteur 10 : en aval du Jet d eau Secteur 11 : au fond du port (Maison Royale) Secteur 12 : devant la location de bateaux Le programme de faucardage de 2003 semble donner satisfaction et va être reconduit pour la Rade (voir annexe). Il apparaît qu un passage précoce à la Belotte s avère utile afin de dégager l accès au ponton de la CGN et aux estacades du port. Port-Choiseul pose un problème particulier de gestion qui se rapporte à des difficultés de déplacement des bateaux dans l enceinte du port, en particulier des voiliers à quille. Depuis quelques années mais surtout en août 2007, les characées se sont développées en masse. Leur élimination pose des problèmes techniques qu il s agit de corriger pour les années à venir. GREN Biologie Appliquée Plan de gestion du faucardage
9 Le port de Céligny ne pose plus de problème important depuis son dragage et la raréfaction de l élodée ; le passage hebdomadaire pour le nettoyage des grèves permet de gérer manuellement le développement des macrophytes peu abondants Plusieurs sites ne sont plus faucardés depuis au moins 2 ans : Hermance Nant d Aisy Corsier Bellerive (Nord et Sud débarcadère CGN : sur demande) Genève Plage (plongeoir) La Nautique Plage du Reposoir Plage de l ONU 5 MISE A JOUR DU PLAN DE GESTION Concernant les espèces nécessitant un faucardage, les principales adaptations du plan de gestion sont les suivantes : Ce sont les characées qui deviennent les principaux macrophytes à gérer, en particulier dans les ports (Port-Choiseul, Port des Eaux-Vives). Leur développement dans le Léman est impressionnant depuis quelques années et elles prennent le pas sur les autres espèces, surtout le potamot pectiné. Port-Choiseul va servir de site test en 2008 pour mettre au point de nouvelles techniques efficaces pour limiter la gêne vis à vis de la navigation. L élodée de Nuttall et l élodée du Canada ne posent plus que des problèmes limités dans les ports et dans la Rade ; ces deux espèces continuent d être extraites du lac manuellement, en quantité limitée. Le potamot pectiné doit être faucardé de manière précoce uniquement dans les zones de navigation de faible profondeur (Belotte, Pâquis, quai rive gauche secteurs 8-12). Les potamots à grandes feuilles (luisant, perfolié, hybride) restent des espèces à protéger et ne pas faucarder La myriophylle en épi n est faucardée dans l axe central de la petite Rade uniquement lorsqu elle perturbe la navigation CGN. Le cornifle immergé (Ceratophyllum demersum), dont l apparition dans les ports était relevée depuis 2001, ne semble pas poser de problème particulier. GREN Biologie Appliquée Plan de gestion du faucardage
10 Concernant la localisation et la planification du faucardage, les points suivants sont à relever : Concernant la Belotte, il a été convenu de faucarder 3 axes de navigation avec la Haller à partir de 2008 (plusieurs passages par axe pour dégager environ 6 m de large dans les herbiers denses de potamot pectiné), ceci dès la dernière semaine de juin : un axe pour l accès CGN orienté sud-ouest à nord-est, un axe pour l accès CGN orienté sud-est à nord-ouest, un axe pour les plaisanciers en direction du Nord (à travers les amarrages au large) Dans la Rade, la localisation et le programme de faucardage des secteurs cités cidessus est maintenu pour les années à venir (voir programme en annexe). Le travail effectué dans le port de Céligny donne satisfaction et n est pas modifié. Les sites non faucardés, cités au chapitre 4, vont continuer à l être jusqu à nouvel ordre. Concernant Port-Choiseul, un programme particulier de faucardage des characées va être mis en place en juillet 2008 à titre d essai. Il apparaît que les difficultés de navigation surviennent dès début août, ce qui correspond au développement maximal de Chara globularis ; cette espèce forme des amas de plantes entremêlées qui sont très difficiles à couper puis à extraire du lac. Le travail effectué en 2007 à la Haller et à la main a montré ses limites. Il est donc proposé de procéder différemment : - tout d abord, il est préférable d intervenir plus tôt pour avoir moins de volume de plantes à traiter, soit selon les années autour de fin juillet, - comme la Haller ne peut pas faucarder sous les 2.2 m de profondeur, la machine ne permet pas le déracinement des plantes mais ne fait que les «tondre» ce qui limite fortement l efficacité du travail ; d autre part, une grande partie du port n est pas accessible à la Haller à cause de la faible hauteur d eau et de la densité des amarrages (corps morts et chaînes) ; ainsi, une intervention par des plongeurs autonomes va être testée (récolte manuelle des characées avec racines puis transfert sur le tapis de la Haller qui reste positionnée dans les zones les plus profondes). La zone d intervention proposée pour 2008 est présentée sur un plan ci-après. Un diagnostic sera posé en 2009 et les futures interventions à Port-Choiseul et ailleurs sera rediscutée sur la base des résultats obtenus en GREN Biologie Appliquée Plan de gestion du faucardage
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12 Port-Choiseul Périmètre d'intervention 2008 éch. 1 : 2000 Légende périmètre d'intervention (13'200 m2) zone prioritaire (3'000 m2)
13 6 CONCLUSIONS Les résultats des campagnes ont été reprises et ceux des campagnes ont été étudiées pour effectuer une synthèse de la mise en application du plan de gestion datant de Les principales adaptations à prendre en compte pour les années à venir concernent surtout les espèces indicatrices, les sites de faucardage et la planification du travail. Concernant les espèces indicatrices, ce sont les characées qui deviennent clairement les macrophytes à suivre, à la place de l élodée et du potamot pectiné qui avaient prioritairement occupés les équipes d entretien ces dernières années. Les sites de faucardage sont réévalués afin d optimiser le travail à fournir, non seulement pour utiliser au mieux le matériel à disposition et limiter les déplacements, mais également pour être plus efficace sur les sites jugés prioritaires, en terme de demande de faucardage et de valeur écologique à préserver. La planification du travail, qui découle en partie du choix des sites mais également de contraintes diverses, a été actualisée. Des solutions techniques adaptées à la nouvelle problématique des characées dans les ports ont été recherchées. Dans le cas de Port-Choiseul qui est à traiter prioritairement en 2008, une approche innovante est proposée et devrait être testée en été Le bilan des résultats obtenus permettra d optimiser la méthode pour des applications futures dans d autres ports genevois. GREN / AD / juillet 2008 GREN Biologie Appliquée Plan de gestion du faucardage
14 Programme de faucardage ANNEXE 1 CAMPAGNE FAUCARDAGE dès 2008 No secteur Nom secteur Semaines 1 Quai Wilson 2 Port Pâquis Jetée Pâquis Bains Pâquis Grue Pâquis 6 Rotonde Mt-Blanc Molard 8 Jardin Anglais Police Eaux-Vives Jetée Eaux-Vives Maison Royale Baby-Plage/Nautique 13 Perle du Lac/Reposoir 14 Genève Plage 15 Chambésy 16 Quai Cologny 17 Bellevue 18 Belotte Creux de Genthod 20 Bellerive Versoix 22 Corsier 23 Port Choiseul Anières 25 Céligny Hermance = secteur non faucardé sem = avant Fêtes de Genève: Rade sem = après Fêtes de Genève: hors Rade semaine 27: lu 30 juin - di 6 juillet semaine 31: lu 28 juillet - di 3 août semaine 28: lu 7 juillet - di 13 juillet semaine 32: lu 4 août - di 10 août semaine 29: lu 14 juillet - di 20 juillet semaine 33: lu 11 août - di 17 août semaine 30: lu 21 juillet - di 27 juillet semaine 34: lu 18 août - di 24 août semaine 35: lu 25 août - di 31 août
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