Bureau de dépôt: EUPEN 1 BELGIQUE BELGIË P.P EUPEN 1 9/348
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- Adélaïde Dussault
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1 Bureau de dépôt: EUPEN 1 BELGIQUE BELGIË P.P EUPEN 1 9/348 FÉDÉRATION ROYALE DES CORPS DE SAPEURS-POMPIERS DE BELGIQUE AILE FRANCOPHONE GERMANOPHONE a.s.b.l. PÉRIODIQUE TRIMESTRIEL N 2/2008
2 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/ Sommaire ÉDITORIAL... 4 COMITÉ CONSULTATIF DE L INCENDIE... 5 JUSTE MERCI e année N Site web : Siège Administratif Rédacteur en Chef Philippe Staquet Rue du Fiefvet Familleureux Tél. (0497) [email protected] Rédacteur adjoint : Michel MÉAN Secrétariat de rédaction : Marceline VALEMBERG Éditeur responsable : Marc GILBERT Rue des Vignes Sambreville Publicité D. REQUETTE Chaussée de Namur Éghezée Tél. (081) Fax (081) Abonnement : 15 au compte n de Sapeur-Pompier Belge chaussée de Namur Éghezée Imprimé par Imprimerie KLIEMO s.a. Hütte Eupen Tél. (087) Fax (087) dépt. pré-press : [email protected] direction : [email protected] Tous les articles de cette édition n engagent que la responsabilité de leurs auteurs. Changement d adresse Adresse incorrecte Prière de renvoyer l étiquette de la présente revue corrigée à : Mme Catherine HORNICK Trésorière Adjointe de la FRCSPB Centre 73 à B Fauvillers Tél. (063) Fax (063) [email protected] soit directement, soit par l intermédiaire du chef de service. LA VIE DE LA FÉDÉRATION Eghezée, le 22 février 2008: Réunion du Conseil d Administration... 9 Eghezée, le 21 mars 2008: Réunion du Conseil d Administration Eghezée, le 18 avril 2008: Réunion du Conseil d Administration À TRAVERS NOS PROVINCES Service Incendie de Charleroi: Journée portes-ouvertes Au revoir Colonel Hanset Bonjour Colonel De Clercq INTERVENTIONS INTÉRESSANTES Moustier-sur-Sambre: Une maison entièrement soufflée Brussels Airport: On a frôlé la catastrophe AU SERVICE DU SAPEUR Fonds Chevalier Paquot IN MEMORIAM À L ÉTRANGER La Hongrie, une identité nationale originale UN PEU D HISTOIRE Mai 68 ou la naissance de la prévention de l incendie Larguer les amarres LE SAPEUR-POMPIER EN BALADE Mouscron MISCELLANÉES MOT DU PRÉSIDENT REVUE DE PRESSE Notre couverture: Crash du Boeing 747, survenu à Zaventem ce 25/05/2008, à proximité du chemin de fer. (photo Robert DEKOCK )
3 4 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/2008 Éditorial Chers Collègues, Chers Amis, À l approche des vacances d été et de la période de relâche que nous attendons toutes et tous avec impatience, je souhaite faire le point sur l état d avancement des travaux liés à la réforme de nos services de secours. Après l application immédiate du principe de l aide adéquate la plus rapide et la création du comité de pilotage et des groupes de travail, de nouveaux pas ont été franchis. En effet, les Provinces ont été appelées à se prononcer sur la composition et l étendue territoriale des futures zones de secours. Pour ce faire, les Bourgmestres ont pu se faire entendre et défendre leur point de vue au cours de réunions initiées par leur Gouverneur(e) et à l issue desquelles leur vote était comptabilisé. Ces votes ont parfois étonné. Si le Brabant wallon et le Luxembourg ont opté pour une seule zone, couvrant donc l entièreté de la superficie de ces Provinces, si le Hainaut, vu son étendue, a préféré trois zones (dont la plus petite est d une taille quasi identique au Namurois), Liège et sa principauté veulent s organiser en plusieurs structures tandis que dans la Province de Namur, les avis ne sont pas unanimes quant au principe d une zone unique, laissant par conséquent le soin de trancher au Conseil National. Pourquoi s étonner des prises de position de nos mandataires locaux? Tout simplement à cause du manque de compréhension ou du désintérêt affiché par certains d entre eux par rapport aux nets avantages que peut offrir le principe d une zone par Province. Le premier avantage indéniable consiste en des économies d échelle, concrètement réalisables en matière de fonctionnement, de gestion, matériel, de personnel, etc. Une uniformisation quant à l organisation et la manière de travailler pourra ainsi également être facilement obtenue. Une harmonisation des conditions et des statuts sera plus aisée. Il convient que l intérêt général prime sur d autres considérations non justifiées voire non justifiables. Autre étape importante réalisée : la mise sur pied par notre Ministre des Affaires Intérieures du Centre fédéral de connaissances pour la Sécurité civile. Le Centre de connaissances, je le rappelle, a pour but la collecte et le traitement d information de toute sorte relative à la Sécurité civile, ayant pour but de réaliser un meilleur service uniforme des services de la Sécurité civile sur le plan qualitatif. Parmi ses missions, certaines sont à exécuter à court terme et de manière prioritaire. D autres sont à atteindre à moyen terme. Elles constitueront en tout cas le fil conducteur pour le plan de politique générale qui doit être élaboré par le Centre. En matière de missions à court terme, je citerai : 1) Fournir une collaboration aux enquêtes et aux études effectuées dans le cadre des groupes de travail sur la réforme. 2) La collecte et l analyse des données statistiques des zones de secours 3) L élaboration d un scénario en vue d accompagner l implémentation des zones 4) L élaboration d un règlement de manœuvre. Quant aux missions à moyen terme, il s agit : 1) Du contrôle de la qualité des formations, de la formation du personnel des services opérationnels de la Sécurité civile 2) De la réalisation d une enquête en ce qui concerne le matériel et l équipement 3) De la modernisation, de la tenue à jour et de la mise à disposition de documentation relative à la Sécurité civile 4) De l élaboration de réseaux pour le partage et le transfert de connaissances au sein des différents services opérationnels de la Sécurité civile 5) De l apport de données en soutien de la politique et de la formulation d avis. Au vu de l importance des objectifs poursuivis, le Centre de connaissances a un caractère permanent et restera encore actif après la concrétisation et l aboutissement de la réforme. Les différents groupes de travail quant à eux, travaillent toujours à la rédaction des Arrêtés d exécution à paraître prochainement. Je reviendrai vers vous pour d autres avancées dès la rentrée. Je vous souhaite d excellentes vacances. Je reste à votre écoute et vous remercie de votre confiance. LE PRÉSIDENT
4 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/ Comité consultatif de l incendie Procès-verbal Mardi, le 15 avril 2008 Comité consultatif de l Incendie Présents : Membres effectifs : M. Alain Gibson, Commandant au SIAMU ; M. Philippe Haumont, Capitaine au SI de Braine-le-Comte ; M. Jan Lambrechts, Capitaine au SI d Aarschot ; M. Franz-Joseph Margrève, Sergent au SI d Amblève. Membres suppléants : M. Arne Stoffels, Major au SI d Anvers ; M. Germain Tratsaert, lieutenant au SI de Koekelaere ; M. Léo Van Eyndhoven, Capitaine au SI de Malle. Membres de l administration : Mme Isabelle Robiette, Conseiller ; M. Bart Gheysens, Attaché ; M. Tommy Verminck, Attaché ; M. Hughes Wailliez, Attaché ; M. Dries Willems, Attaché. Excusés : M. Alain Damit, Commandant au SIAMU M. Joel Even, Capitaine-commandant au SI ; M. Jan Jorissen, Capitaine-commandant au SI de Lommel M. Christian Van de Voorde, lieutenant-colonel au SI de Gand Votre correspondant : Hughes Wailliez Tél. : hugues.wailliez@ ibz.fgov.be Fax : La présidente souhaite la bienvenue aux nouveaux membres ; c est la première réunion du Comité dans sa nouvelle composition. La présidente reconnaît que le Comité ne se réunit pas très fréquemment ces derniers temps. Cet état de fait résulte de la conjonction de différents facteurs. Tout d abord, il existe de nombreux comités et groupe de travail techniques dont la compétence est clairement délimitée (Conseil supérieur de la formation, conseil supérieur contre l incendie et l explosion, commissions d achat du matériel) et il serait contre-productif que le comité consultatif intervienne dans ces domaines. Ensuite, le comité de pilotage de la réforme de la sécurité civile a pour mission d analyser et de valider tous les projets entrant dans le cadre de la réforme. Il n en demeure pas moins que le Comité consultatif de l Incendie, dont les compétences sont résiduaires, se réunira chaque fois que son avis sera souhaité par le Ministre. 1. Uniformisation des tenues La proposition qui est faite est d uniformiser les tenues d intervention et les tenues de service. En ce qui concerne les tenues d intervention : Les officiers porteraient des tenues (veste et pantalon) orange, les sous-officiers des pantalons bleus et des vestes bicolores (avec épaules orange) et les caporaux et sapeurs des tenues (veste et pantalon) bleues. L uniformisation, qui serait également appliquée aux unités opérationnelles de la Protection civile, permettrait de faciliter l identification des équipes et de leurs responsables par les autres disciplines mais également en cas de renforts. La couleur orange étant plus visible mais aussi plus salissante a été choisie pour les officiers. L objectif n est pas de changer toutes les tenues du jour au lendemain mais bien d adopter l uniformisation au fur et à mesure des remplacements naturels. L administration est bien consciente du fait qu à Bruxelles par exemple, où ce sont actuellement les sapeurs-pompiers qui portent des tenues orange et les officiers des tenues bleues, il ne peut être question d acheter plus de tenues d un seul coup. Les membres du Comité marquent leur accord sur la proposition faite par l administration. Un membre suggère que le nom du service d incendie soit imprimé sur la veste de feu. Monsieur Verminck répond que beaucoup de services d incendie profitent déjà de la possibilité de faire imprimer le nom de leur service au dos des vestes. En ce qui concerne les tenues de service : Il est proposé par la présidente de discuter plus avant de ce projet au sein des commissions matériel. En ce qui concerne la commission matériel non roulant, un membre reconnaît l existence d un problème de représentation de sa fédération. Il attribue ce problème au fait qu un spécialiste en matériel de protection individuelle ne s intéresse pas forcément aux outils et produits de nettoyage. Les membres du Comité marquent leur accord sur la proposition de scinder le groupe de travail matériel non roulant en deux groupes distincts. Le premier sera consacré aux équipements de protection individuelle et le second au reste du matériel non roulant. 2. Rapport d intervention et statistiques Depuis quelque temps, l administration travaille, en collaboration avec des représentants des fédérations, à la réalisation d un nouveau rapport d intervention et à une nouvelle méthode de récolte des statistiques des services d incendie.
5 6 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/2008 Comité consultatif de l incendie La production des statistiques étant de la compétence du Centre de Connaissances, l administration a demandé des instructions au Ministre quant à la poursuite du projet en cours. Le Ministre nous demande de poursuivre le travail entamé ; les résultats seront transmis au Centre de Connaissances lorsque celuici sera opérationnel. Monsieur Willems explique la philosophie du projet. Auparavant, de nombreuses interventions étaient classées dans la catégorie autres, ce qui ne permettait pas une exploitation statistique fiable des données. Le nouveau rapport d intervention, qui constitue la première annexe du projet transmis aux membres, devrait permettre d éviter ce type de problème. La seconde annexe porte sur des données générales et sur des données relatives au personnel, à la formation, au matériel roulant et non roulant ainsi qu aux missions de prévention. Il s agit de mettre au point une application informatique qui permette, soit d encoder les données en ligne, soit d exploiter les données fournies par un logiciel de gestion des interventions existant. Le but de la discussion est d obtenir un accord de principe afin de pouvoir lancer la procédure de marché public. L objectif est de mettre en place le nouveau système au 1 er janvier Certains membres demandent que les services d incendies aient également accès au système soit pour accéder à des données statistiques d autres services soit pour effectuer leurs propres statistiques à destination d autres autorités. Cette suggestion sera intégrée dans le projet. L examen de la première annexe appelle les observations suivantes : Case C : la mention de la distance parcourue entre la caserne et le lieu de l intervention est une donnée utile dans le cadre de la facturation de certaines missions ; Case D : de nombreux appels relatifs à l incendie ou à l AMU sont encore effectués via le 101. Cependant, l alerte est transmise par le biais du centre 100 et sera donc reprise dans cette rubrique ; Case E : il conviendra de préciser la marche à suivre au vu des dispositions relatives à l aide adéquate la plus rapide ; S il y a une seule sortie pour plusieurs incidents tels que des nids de guêpes, on ne remplira qu un seul rapport d intervention. La case E mentionnera le code ad hoc de l incident et le nombre d incidents. Un membre fait observer que les assurances demandent fréquemment une copie du rapport d intervention. Monsieur Willems répond qu il est possible d ajouter autant d adresses qu on le souhaite dans la case C dans un but de facturation ou de production de copie du rapport d intervention. Un membre estime qu il serait également intéressant d avoir une colonne nombre dans la rubrique code action. Un autre membre considère que la liste des types d incident est parfois trop précise et parfois insuffisamment. Il cite, entre autres, à titre d exemple, l incendie du terminal passager d un aéroport qui est mentionné alors qu il n y a aucune rubrique relative aux incendies ou aux accidents survenus dans le métro ; Case F : pour l arrivée sur les lieux de l incident, il convient de tenir compte de l arrivée sur place de la première équipe opérationnelle ; Case G : en ce qui concerne les équipes spéciales d intervention, il serait utile de préciser la fonction des intervenants. Le conseiller en produits dangereux pourrait être présent sur les lieux sans équipe de porteurs de tenue gaz ; Case G : un membre s interroge quant à l absence de mention du matériel non roulant utilisé pendant l intervention. Monsieur Willems répond que les services d incendie sont libres de rajouter des rubriques mais que la Direction générale n est, à première vue, pas intéressée par la collecte de ces données (1) ; Case I : un membre fait observer que la taille de la case est particulièrement réduite pour y faire figurer un rapport de l intervention. Monsieur Willems précise que dans la version électronique la taille de la case s adaptera à son contenu ; En bas du formulaire, la signature du chef des opérations est prévue. Afin d éviter toute confusion en cas de renfort, il serait préférable de mentionner chef de l équipe d intervention. L examen de l annexe 2 n appelle pas de remarque spécifique. Un membre insiste sur le fait que les deux annexes devront être disponibles également en langue allemande. 3. Modification du code de la route compétence de police de la circulation routière accordée aux pompiers Tant l administration que les pompiers sont d accord sur le fait que la police de la circulation routière n est pas une mission des services d incendie. Cependant, il était nécessaire d adapter la réglementation afin d accorder aux pompiers une protection juridique lorsque les circonstances les amènent à devoir régler la circulation dans les faits. Un membre a l impression que la circulaire va plus loin que l arrêté royal. Si la police quitte les lieux pendant l intervention, les pom-
6 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/ Comité consultatif de l incendie piers sont appelés à reprendre la police de la circulation. Monsieur Gheysens rappelle que les fédérations ont été invitées à participer à la rédaction de la circulaire. La BVV n a désigné personne pour cette mission tandis que la FRCSPB Afg était représentée par Monsieur Marc Gilbert. Il était effectivement prévu, à l origine de se limiter à la période précédant l arrivée de la police. Cependant, si la police est appelée pour une intervention urgente, il faut que les pompiers soient juridiquement couverts. L arrêté royal accorde la compétence aux pompiers, en cas d absence de la police, donc y compris si les services de police sont arrivés et repartis. Un membre fait observer que certains policiers demanderaient déjà aux pompiers de continuer à régler la circulation alors qu ils sont présents sur place. Un autre membre signale que son service a été sollicité pour venir régler la circulation pour une ambulance privée. Monsieur Gheysens rappelle que le pouvoir des pompiers de régler la circulation prend fin à l arrivée de la police. Les pompiers ne peuvent continuer à régler la circulation après l arrivée sur place des services de police que sur demande expresse de leur part. En ce qui concerne les ambulances, seuls les ambulanciers des services d incendie ont le pouvoir de régler la circulation. Les ambulanciers privés doivent faire appel à la police pour régler la circulation. Les sapeurs-pompiers ne jouissent de cette compétence que dans le cadre de leurs propres interventions. Monsieur Gheysens insiste sur le fait que, lors des réunions avec les services de police, ceux-ci étaient clairement d accord pour reprendre la police de la circulation dès leur arrivée sur les lieux de l intervention. La formation, organisée sur la base du principe train the trainer, sera dispensée dans le courant du mois de septembre ou d octobre et durera une demi-journée. 4. Chenilles processionnaires Dans le courant de l année passée, les pompiers et la protection civile sont intervenus à la demande du ministre de l Intérieur qui avait été sollicité par certains gouverneurs de province suite à l ampleur prise par le phénomène. Il s agissait d une décision politique du ministre face à l urgence de la situation. De façon plus générale, la présence de chenilles processionnaires présente certains risques médicaux pour la population et les animaux. La gestion de ce risque est de la compétence des communes. C est à elles qu il revient de prendre les mesures de prévention et de faire appel, le cas échéant, à une firme privée pour procéder à la mise hors d état de nuire des chenilles. Un membre signale que, dans sa commune, en cas de problème urgent et localisé, dans une école par exemple, c est le service espaces vert de la commune qui gère le problème. Il est bien conscient du fait qu une situation de crise généralisée peut nécessiter la présence en renfort des membres des services d incendie. Il est cependant indispensable, dans ce cas, de disposer d une procédure d intervention claire et précise. La présidente propose la rédaction d une circulaire qui reprendrait les principes réglant l intervention des services d incendie ainsi qu une procédure d intervention. (1) Ultérieurement, la Direction générale a décidé d intégrer ces données dans le logiciel. Juste merci Voici quelques semaines, j ai pris la décision de remettre mon mandat de secrétaire de rédaction du «Sapeur-Pompier belge». Depuis mai 1996, date à laquelle je suis entrée en service, j ai eu la chance de travailler pour la Fédération. Au cours de ces douze années, j ai eu l occasion de parcourir un bon bout de chemin aux côtés des pompiers de la FRCSPB, ponctués de grandes joies mais aussi de grandes tristesses. Jamais je ne pourrai oublier les décès de nos collègues que ce soit à Theux, Ghislenghien, Rochefort, Mouscron, J ai connu trois présidents (le cdt Lechevin, le cpt Haumont et le Cdt Gilbert) et vécu une partie de la réforme. Ces années ont été marquées par des rencontres, des contacts, des conversations. Chaque moment passé à vos côtés a été riche en émotions et en échange humain. Aujourd hui, ma carrière professionnelle au sein de l ordre judiciaire prend une autre direction et, malheureusement, le temps me manquera pour accomplir la tâche qui m était confiée. J ai eu la chance de travailler avec le Cpt Gailly, M. Boileau ou encore le Cpt Staquet. La collaboration a été très fructueuse pour moi et c est toujours un plaisir de voir l investissement de pompiers pour d autres pompiers. Je ne voudrais pas vous quitter sans faire un petit «coucou» à notre Catherine Hornick, secrétaire entièrement dévouée à notre Fédération sans oublier non plus l imprimeur de notre revue qui a souvent dû subir ma mauvaise humeur! Je voulais, par ces quelques lignes, vous remercier pour tous ces moments que nous avons partagés ensemble. Mon cœur est et restera toujours attribué aux pompiers. À bientôt, j espère. MARCELINE VALEMBERG, SECRÉTAIRE DE RÉDACTION
7 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/ La vie de la Fédération Éghezée, le 22 février 2008 Réunion du Conseil d Administration 1. Accueil par le Président Le Président Gilbert accueille les participants et ouvre la séance à 14 h. 2. Appel des Administrateurs Présents : GILBERT Marc, Président (Namur) REQUETTE Daniel, Trésorier Administrateur (Namur) BODART Francis, Administrateur (Namur) VOS DE WAEL Philippe, Administrateur (Brabant wallon) FILLEUL Philippe, Vice- Président (Brabant Wallon) DE MEYER Yves, Administrateur (Hainaut) STAQUET Philippe, Administrateur (Hainaut) Rédacteur en chef de la revue HAUMONT Philippe, Administrateur-suppléant (Hainaut). GUISLAIN Olivier, Vice-Président (Liège) LEBOUTTE Francis Administrateur suppléant (Luxembourg) MEAN Michel, Revue HORNICK Catherine, Secrétaire, Trésorière-adjointe Excusés : GIBSON Alain, Administrateur (Brabant Wallon) LOWAGIE Pol, Vice-Président (Hainaut) MARGREVE Franz-Joseph, Administrateur (Liège) LAMY Renaud, Administrateur (Liège) FIRMIN Jean, Administrateur suppléant (Liège) SERSON Christian, Vice-Président (Luxembourg) EVEN Joël, Administrateur (Luxembourg) HUET Thierry, Administrateur (Luxembourg) VALEMBERG Marceline, Secrétaire de rédaction de la revue Nombre de votants : 10/ Réforme Comité de pilotage et les groupes de travail Le Président explique que le comité stratégique a été remis en cause et qu actuellement il est repris par le comité de pilotage. Celui-ci est représenté par les Présidents des Fédérations, le Président de Beprobel des personnes du centre de crise, les Directeurs Généraux de la Sécurité Civile, de P ë O, de la police, de l Union des Villes (Wallonnes et Flamandes) et de juristes. Ce comité de pilotage avalisera le travail de 8 groupes de travail à savoir : Statut Dispatching Financement Normes techniques Inspection Communication Sécurité Intégrée Bruxelles-Capitale. La Fédération avait demandé en son temps que trois personnes par groupe soient intégrées et qu un financement soit également prévu étant donné qu il est impossible de travailler sans être détaché au minimum à mitemps. Le Président a expliqué clairement au comité de pilotage qu il impossible de continuer de tels travaux sans financement. De plus, il déplore le fait que manifestement «les pompiers» ne sont pas intégrés à ces groupes. Ph. Haumont souhaiterait être tenu au courant de la manière dont la réforme se profile, et espère que ce ne sera pas un «copié-collé» de la réforme de la police. Il suggère d avertir la presse s il le faut. Ph. Filleul regrette qu en ce qui concerne les Unions, et en tant que Président, il n est pas tenu plus au courant de perspectives d avenir de la réforme dans ces groupes. Il attire l attention du Président sur le fait que pour le moment ces groupes tournent déjà et ce, sans les pompiers. Il remercie le Président, O. Guislain et Ph. Staquet pour le travail effectué mais insiste sur le fait que d autres membres souhaiteraient collaborer et notamment au sein du Brabant Wallon sans pour cela être spécialement détachés. Dès que le Président sera en possession de plus de renseignements, il fera appel auprès des Présidents des Unions Provinciales, pour que ceux-ci avertissent leurs membres afin qu ils puissent fournir en temps utile une liste d éventuels candidats potentiels. 4. Défense Nationale Le Président donne lecture d un mail qu il a reçu de la défense nationale concernant la mobilité externe afin d assainir la pyramide des âges et à plus long terme de préparer un concept qui permettra de mettre sur le marché du travail des jeunes qui auront acquis à la défense nationale une expérience professionnelle. Le CA demande au Président qui devrait probablement rencontrer le Colonel Sclacmender à ce sujet de l informer que la pyramide des âges est déjà un réel problème au sein des ser-
8 10 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/2008 La vie de la Fédération vices incendie. Dans le cas d une rencontre, le Président ne manquera donc pas de lui signaler. 5. Partenariat privé-public Une réunion aura lieu le 13 mars avec des entreprises privées à 14 heures à Noville-les Bois. Le Président souhaite être accompagné. Ceux qui le désirent sont les bienvenues. 6. Véhicules hybrides Suite au courrier reçu par Monsieur Daie, le Président a fait la demande auprès des Présidents des Unions afin que ceux-ci proposent deux personnes par service qui suivront la première formation sur les véhicules hybrides et ce, durant ± 4 heures. Ceux auront pour objectif de répercuter cette formation au sein de leur service respectif. 7. Jugement FRCSPB/UPW Le Président fait savoir qu il a reçu un courrier de notre avocat et que le jugement nous a été favorable. Le tribunal condamne l UPW à payer une somme de à la FRCSPB (afg). 8. Batibouw Le Président donne lecture de l invitation reçue par la Direction Générale de la Sécurité Civile pour l inauguration du salon Batibouw 2008, le 28 février. 9. Réunion de travail au SPF Santé Publique concernant «Le rôle de l Infirmier de Corps» Le Président fait savoir que pour la réunion concernant le rôle de l infirmier de Corps, prévue le 4 mars au SPF Santé Publique, il a dépêché après accord des Présidents Provinciaux, deux personnes par Province et deux suppléants, à savoir : Province de Liège : Pascal Eccli et Stéphane Laurent Province du Luxembourg : Christophe Burgraff et Jean- François Chavanne Province de Namur : Olivier Gonze et Pascal Baijot Province de Brabant Wallon : Eddy Stache Province de Hainaut : Sébastien Deroose et Denis Lejeune Deux suppléants participeront à la réunion également : Pierre- Yves Paquot-Servais et Fabrice Petit 10. Desiderata de tous les SI Suite au mail envoyé à tous les services d incendie de la Wallonie, le 30/01/2008 afin de connaître les problèmes spécifiques à chaque caserne, le Président fait savoir que tous les problèmes énoncés par les chefs de corps seront répercutés et pris en considération. 25 réponses ont été reçues. 11. Lifebadge Le Président explique qu un rendez-vous a été fixé avec Monsieur Petri d Ethias Directeur Commercial afin de trouver un moyen de sponsoriser les cartes Lifebadge e anniversaire du corps des SP de la Ville d Ettelbruck Le Président a reçu une invitation pour les 6-7 et 8 juin. Il souhaite la présence d une délégation. Un appel aux candidats est lancé. 13. Site Le site a été repris pour des raisons pécuniaires plus intéressantes. Le Webmaster contactera tous les utilisateurs pour expliquer la manière de muter les adresses. 14. RW Commission sécurité hébergements touristiques F. Bodart explique qu il n a plus le temps de s occuper de cette commission. Le travail demandé est beaucoup trop important dans la situation actuelle (trop de réunions). De plus, il ressort que même le secrétariat de cette commission lui est dévolu. Il a donc demandé à quitter ce poste. Quatre places seront à pourvoir dans un futur proche. 15. Pompier en balade L article du pompier en balade de la prochaine revue présentera les SRI de Rochefort et celui de Braine l Alleud. La séance est levée à 18 h 30. Prochaine réunion La prochaine réunion du C.A. aura lieu le vendredi 21 mars à 14 heures à Eghezée. LA SECRÉTAIRE, C. HORNICK
9 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/ La vie de la Fédération Éghezée, le 21 mars 2008 Réunion du Conseil d Administration 1. Accueil par le Président Le Président Gilbert accueille les participants et ouvre la séance à 14 h. 2. Appel des Administrateurs Présents : GILBERT Marc, Président (Namur) REQUETTE Daniel, Trésorier Administrateur (Namur) BODART Francis, Administrateur (Namur) VOS DE WAEL Philippe, Administrateur (Brabant wallon) GIBSON Alain, Administrateur (Brabant Wallon) FILLEUL Philippe, Vice- Président (Brabant Wallon) DE MEYER Yves, Administrateur (Hainaut) LAURENT Marcel, Administrateur suppléant (Hainaut) STAQUET Philippe, Administrateur (Hainaut) Rédacteur en chef de la revue JACOB Marcel Administrateur suppléant (Hainaut) GUISLAIN Olivier, Vice-Président (Liège) MARGREVE Franz-Joseph, Administrateur (Liège) SERSON Christian, Vice-Président (Luxembourg) EVEN Joël, Administrateur (Luxembourg) HORNICK Catherine, Secrétaire, Trésorière-adjointe Excusés : LOWAGIE Pol, Vice-Président (Hainaut) HAUMONT Philippe, Administrateur-suppléant (Hainaut) LAMY Renaud, Administrateur (Liège) HUET Thierry, Administrateur (Luxembourg) MEAN Michel, Revue VALEMBERG Marceline, Secrétaire de rédaction de la revue Nombre de votants : 14/ Informations Le Président fait savoir qu il a demandé qu un télégramme soit envoyé à Monsieur le Ministre de l Intérieur au nom de la Fédération pour le féliciter pour son renouvellement de mandat en tant que Ministre de l Intérieur. Qu une réunion avec l UVC Wallonnes et Flamandes ainsi que Beprobel est prévue le 27 mars concernant la réforme. Il tiendra le CA au courant. 4. Mobistar Le Président donne la parole aux représentants de Mobistar pour les modifications apportées au contrat prévu suite à la demande de la FRCSPB (afg). De ceci, il en résulte que : Un courrier reprenant les modifications sera envoyé à tous les Chefs de Corps en demandant de bien vouloir l afficher aux valves. En substance ce courrier reprendra les points ci-après : Le fleet passera de 3 heures à 5 heures à partir du 1 mai. Le 5580 notification SMS (contrôle de la facture) il est important de préciser que le coût d un appel est facturé à 0,145 /min (HTVA). Toutefois, il est possible d éviter cette facturation en activant un palier d alerte via une notification SMS. Ce service de notification est gratuit. Il vous suffit d appeler le 5580, tapez option «9» et ensuite, option «5», vous aurez ainsi la possibilité d introduire un montant d appels. Lorsque ce montant d appels est atteint, vous serez notifié gratuitement par SMS. Les paks SMS Pour les utilisateurs qui désirent bénéficier des avantages des packs SMS Trois formules possibles : 120 SMS pour 9,60 (0,08 / SMS) - HTVA 200 SMS pour 15 (0,075 / SMS) - HTVA 500 SMS pour 30 (0,06 / SMS) - HTVA Remarque importante : Il faut être certain d utiliser ce nombre de SMS par mois avant de demander l activation. En effet, si vous en consommez moins, le forfait global sera facturé 5. Comité de Pilotage L AM du 4 février 2008 instituant le comité de pilotage en vue de la mise en œuvre de la loi du 15 mai 2007 relative à la sécurité civile et fixant sa composition et ses missions est paru au MB du 29/02/2008. L AM est placé sur le site. 6. Réunion du 27/03/2008 avec l UVCW Pour cette réunion, le Président demande aux membres du CA si, il peut toujours défendre la même idée qu au départ, à savoir le moins de zones possibles par province, voir si possible «une seule zone». Les membres avalisent à l unanimité cette position.
10 12 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/2008 La vie de la Fédération 7. AR du 4 MARS 2008 Portant des dispositions complémentaires relatives à la composition et au fonctionnement du comité consultatif national des zones et des comités consultatifs provinciaux des zones Le Président fait savoir que l AR du 4 mars 2008 est sorti ce jour au MB. Il ressort de celui-ci qu au niveau Provincial l avis des Commandants n est pas requis. La Fédération, la BVV, Beprobel, siégeront au sein de ce comité ainsi que les gouverneurs de province, l Union des Villes et Communes Wallonnes et Flamandes, une délégation du parlement fédéral. Par contre et en ce qui concerne le niveau national, il n y a pas de problème. 8. J. Even souhaite que pour une fois, les Cdt se plaignent officiellement du fait qu il n y a plus jamais d hommes de terrain dans les groupes importants, alors que c est une réforme des pompiers. En effet, lors de la réforme de la Police, ceux-ci ont toujours été représentés au sein de leurs groupes de travail. Pourquoi, les pompiers ne pourraient-ils pas eux aussi faire partie des décideurs de leur réforme? Il demande que les Commandants soutiennent le Président et non comme à l accoutumé le laisser toujours tout seul lors des plaintes émises par tout le monde. 9. Partenariat public-privé Le Président accompagné par D. Requette et F. Bodart se sont rendus à la réunion prévue le 13/03/2008 concernant l objet repris ci-dessus. De celle-ci il ressort que les entreprises privées ne disposent pas de beaucoup de moyens financiers en vue d un partenariat efficace. Une autre solution devra dont être trouvée (ex : compagnies d assurances). 10. Réunion de travail SPF Santé Publique concernant «Le rôle de l Infirmier de Corps» De cette réunion il ressort : Qu un statut de sapeur-pompier au niveau des zones pour les infirmiers est indispensable. Que les infirmiers auront une fonction bien particulière et dépendront toujours du Chef de Corps. Qu actuellement les médecins ne sont pas repris dans ce projet. Le Président les recevra au sein de sa caserne le 12 avril prochain. La réunion au SPF Santé Publique a été très positive ; le projet remis serait en bonne voie. 11. Badges AMU Un réel problème existe car au niveau du pays beaucoup de pompiers-ambulanciers ne sont plus en ordre de badge. Cette situation doit être revue en urgence. Le SPF Santé Publique est interpellé à ce sujet. 12. Véhicules hybrides La formation pilote aura lieu le 24/04/2008. Les formations avec les deux personnes désignées par service se feront après la dite réunion. 13. Groupes de travail du comité de pilotage Comme promis le Président a transmis le tableau reprenant les groupes de travail en demandant aux Présidents des Unions d envoyer les noms des personnes intéressées. Seule la Province du Brabant a répondu et souhaite que : Ph. Vos de Wael et S. Laurewier soient représentants pour le groupe 4 normes techniques Ph. Filleul soit représentant pour le groupe 7 sécurité intégrée. A. Gibson soit représentant pour le groupe 8 Bruxelles- Capitale L unanimité est accordée pour ces trois membres. Les membres de la Province de Luxembourg souhaitent savoir pourquoi ils n ont pas été contactés. Le Président explique qu il a envoyé cette demande et ce, comme d habitude aux Présidents des Unions, qui eux, sont le relais officiel entre notre Fédération et leur province respectives. J. Even quant à lui intervient sur le groupe dispatching 100 aide adéquate la plus rapide. Il attire l attention que les gestionnaires des centres 100 ne sont pas à ces réunions et que de plus il n y a qu un membre pour la Wallonie contre deux pour la Flandre. O. Guislain, explique pourquoi il s est retrouvé dans ce groupe mais est très conscient qu il ne peut en aucun cas continuer étant donné que ce groupe devient beaucoup trop spécifique au centre 100 et surtout au niveau informatisation des programmes, il demande donc officiellement à être accompagné pour les prochaines réunions. Le CA marque son accord pour que J. Even fasse partie de ce groupe. 14. Réforme Comité de Pilotage Le Président explique qu il lui a été demandé officiellement par la Présidente du Comité de Pilotage de ne plus promulguer (version papier) les informations qu il reçoit, étant donné qu il s agit uniquement de documents de travail.
11 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/ La vie de la Fédération C est avec regret car il avait l habitude de «jouer la transparence» et de tout transmettre mais il n a pas le choix pour le moment. Donc, il fera lors des CA un bref exposé aux membres en collaboration avec Ph. Staquet, O. Guislain et les autres représentants des groupes de travail. Groupe Inspection : Le Président prépare un document contenant des propositions qu il remettra au groupe de travail lors de la prochaine réunion. (Organigramme, composition, qualification, missions, ) Groupe Statut : Les grades resteront tels quels sauf les grades intermédiaires (demande de la Fédération) à savoir 1 er Sgt, Sgt Major, Adjudant Chef et S/Lt disparaîtront. La hiérarchie sera bien distincte par le biais d une pyramide (formation à chaque grade et dispensée dans les Services Incendie) ; 3 fonctions seront prévues, une fonction de direction, une de management et une opérationnelle. Uniformisation à tous les niveaux (uniformes, matériels, ) Les dominicales doivent se retrouver dans le salaire (pas de perte lors de la pension), 15. Loi du 15 mai 2007 relative à la Sécurité Civile Geneviève Vandermeeren est allée présenter un document principalement sur le principe de l aide adéquate la plus rapide dans le Brabant Wallon. La présentation est très bien faite, mis à part qu il faudrait prévoir un chapitre supplémentaire au niveau des ambulances (nombre, personnel, ). 16. Conseil Supraprovincial de la formation J. Even revient de cette réunion : Il demande aux membres de féliciter Ph. Staquet qui est devenue officiellement le directeur de l école de la province du Hainaut en remplacement de J-Cl Hanset admis à la retraite. Il ressort que J-M Gilissen siège en tant que représentant de la fédération or l AM du 9 décembre 2003 est clair à ce sujet seul le Président siège en tant qu effectif et Ph. Staquet en tant que suppléant pour la FRCSPB (afg). Les autres membres siègent soit pour représenter les écoles (voir les directeurs et les secrétaires comme suppléants) pour les services publics d incendie francophone et germanophone J-M Gilissen ne devrait plus en faire partie du conseil. Il faudra donc le remplacer. La secrétaire signale qu à l époque un courrier avait été envoyé au SPF Intérieur signalant les modifications à apporter. Le Président lui demande de confirmer la chose au SPF Intérieur. 17. Groupe monodisciplinaire A. Gibson annonce au CA que le groupe a repris et qu ils avancent rapidement, il se félicite de faire partie de ce groupe. Il remet des documents aux membres présents. La séance est levée à 19 h. Prochaine réunion La prochaine réunion du C.A. aura lieu le vendredi 18 avril à 14 heures à Eghezée. LA SECRÉTAIRE, C. HORNICK
12 14 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/2008 La vie de la Fédération Éghezée, le 18 avril 2008 Réunion du Conseil d Administration 1. Accueil par le Président Le Président Gilbert accueille les participants et ouvre la séance à 14 h. 2. Appel des Administrateurs Présents : GILBERT Marc, Président (Namur) REQUETTE Daniel, Trésorier Administrateur (Namur) BODART Francis, Administrateur (Namur) VOS DE WAEL Philippe, Administrateur (Brabant wallon) GIBSON Alain, Administrateur (Brabant Wallon) LOWAGIE Pol, Vice-Président (Hainaut) DE MEYER Yves, Administrateur (Hainaut) STAQUET Philippe, Administrateur (Hainaut) Rédacteur en chef de la revue GUISLAIN Olivier, Vice-Président (Liège) MARGREVE Franz-Joseph, Administrateur (Liège) LAMY Renaud, Administrateur (Liège) SERSON Christian, Vice-Président (Luxembourg) EVEN Joël, Administrateur (Luxembourg) MEAN Michel, Revue HORNICK Catherine, Secrétaire, Trésorière-adjointe Excusés : FILLEUL Philippe, Vice- Président (Brabant Wallon) HUET Thierry, Administrateur (Luxembourg) VALEMBERG Marceline, Secrétaire de rédaction de la revue Nombre de votants : 13/ PV Le Président explique qu il a reçu les PV trop tard que pour les corriger et les envoyer aux membres du CA ; la secrétaire marque son accord sur ce point tout en justifiant que jusqu à ce jour elle ne fait rien d autre que les listes (Fédération, RCNEA, Mobistar et Ethias). Tous les jours il y a des modifications, ce qui devient ingérable. Sur ce point le Trésorier est d accord car il lui est impossible d envoyer les factures aux Unions. Le CA marque son accord pour que la Secrétaire clôture les listes ce jour. Tant pis pour les retardataires. De plus, elle précise que la liste de la RCNEA a été envoyée en date du 31 mars comme cela est précisé dans la liste des dates envoyées à tous les Chefs de Corps à plusieurs reprises directement par la Fédération et par l intermédiaire des Secrétaires- Trésoriers des Unions. 4. Réforme Zones de secours Le Président félicite la Province du Brabant Wallon ainsi que celle du Luxembourg pour la rapidité et le choix effectués. En effet le quorum a été atteint dès la première réunion et une seule zone a été votée dans ces provinces, et ce, à l unanimité! En ce qui concerne la province de Namur, le Président explique que la principale raison d une deuxième réunion (le 29 avril) est due au manque d informations transmises de la part du SPF Intérieur aux Bourgmestres. Il a d ailleurs déjà demandé à plusieurs reprises que des explications claires et précises à ce sujet, soient fournies à toutes les provinces. De plus, il regrette l article du Bourgmestre d Andenne Claude Eerdekens, qui n a pas l air du tout au courant du contenu de la réforme, il insiste sur le fait qu il ne veut pas du tout devenir Chef de zone ce poste ne l intéresse absolument pas. F. Bodart a d ailleurs précisé ces dires lors de la réunion avec les Bourgmestres et le Président l en remercie. Actuellement deux tendances existent en ce qui concerne les Bourgmestres de Namur, le choix de la majorité se porte sur une seule zone, d autres Eghezée, Andenne, Gembloux et Namur préférent deux ou plusieurs zones. O. Guislain explique que le climat de la Province de Liège n est pas des meilleurs actuellement. Le Gouverneur a proposé 3 zones. Concernant le Hainaut, 3 zones sont également à l ordre du jour. Le Président clôture ce point en demandant aux membres du CA et aux Chefs de Corps de bien expliquer la situation à leur(s) Bourgmestre(s) respectif(s). P. Lowagie attire l attention du CA sur le fait que beaucoup de Chefs de Corps souhaitent obtenir le poste de Chef de zone, et qu ils ne donnent probablement pas tous les arguments positifs d une seule zone à leur Bourgmestre et ce, en vue de pourvoir éventuellement ce poste! Les membres du CA le rejoignent sur ces propos. 5. Comité de Pilotage Le Président explique : que les deux Gouverneurs faisant partie du comité de pilotage, à savoir, le Gouverneur
13 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/ La vie de la Fédération du Brabant Flamand M. DEWIT et le Gouverneur de Liège M. FORET se sont insurgés sur le peu de temps que le Ministre a laissé pour l élaboration définitive du nombre de zone (s) / Province. Qu il y aura des minima (en personnel et matériel) à respecter dans toutes les zones. J. Even fait remarquer que les minima se transforment régulièrement en maxima (voir AR de 67 qui n est toujours pas respecté ce jour soit 40 ans après). À ce jour, il faut impérativement respecter la circulaire ministérielle qui précise 6 hommes sur un départ. Il ne faut pas oublier également l article 135 de la NLC précisant quant à elle que les moyens doivent être mis à disposition par les communes (obligations de prévenir par des précautions convenables, les incendies, ). Le Président insiste sur le fait que les Chefs de Corps doivent systématiquement non pas «le dire» mais «écrire» (les paroles volent les écrits restent) à leur Bourgmestre ainsi qu au Gouverneur pour préciser les manquements en personnel et/ou matériels notamment en cas d intervention mais dans la vie de tous les jours également et ce, en vue de dégager toutes les responsabilités en cas de problème lors d une intervention suite au manque d effectif et/ou matériel. I. Groupe Inspection (5) Comme promis et précisé lors du dernier CA le Président a remis un document précisant le nombre de 25 personnes pour ce groupe dirigé par un inspecteur général dépendant directement du Ministre, de même les missions et les conditions d accès ont été prévues. Le Comité de pilotage devrait entériner cette décision. II. Groupe Communication (6) Pour une raison d incompatibilité avec son agenda, le Président n a pas réussi à se présenter à cette réunion. Après avoir pris les renseignements auprès des personnes présentes, il n y a pas eu une grande avancée. III. Groupe Statuts (1) Ph. Staquet explique : que la principale demande est que le Chef de Zone soit bien un opérationnel. Apparemment c est acquis mais pas encore écrit! qu actuellement ce sont les compétences requises qui sont en discussions (que la FRCSPB et la BVV ne sont pas toujours en accord à ce sujet toujours en débat). qu ils ont débattu sur le principe d une prime de reconnaissance pour les volontaires étant donné que le terme «pension» ne pourra pas rentrer en ligne de compte puisqu ils ne cotisent pas. que les grades intermédiaires seraient supprimés : 1 er Sgt, Sgt-Major, Adjt-Chef et S/Lt. F-J Margrève s insurge à ce sujet, le Président fait remarquer que c est une décision prise au CA, et ce, suite à un vote. (Pour rappel CA du 26/10/07 sur 14 votants 12 sont d accord pour la suppression 1 pas d accord et 1 abstention F-J Margrève était excusé lors de cette réunion). IV. Groupe Financements (3) a) Les paramètres retenus actuellement sont que : a) La dotation fédérale financera les risques inhérents aux entreprises Seveso. b) La dotation communale sera étudiée par rapport à la population ainsi qu aux voiries). V. Groupe Dispatching (2) O. Guislain (que le CA félicite étant donné qu il est détaché à présent temps plein et officiellement au SPF Intérieur dans le cadre de la sécurité civile), explique que : a) Les personnes du call-talker 112 travaillent sur des fiches informatiques qu ils remplissent par rapport à l appel. Le premier départ (pompiersambulanciers, polices, ) peut être réalisé automatiquement si les données introduites sont suffisantes. b) Concernant les statuts trois possibilités seront envisageables, à savoir : Les centralistes restent comme ils sont actuellement au centre 100 (dispatching médical) Les centralistes pourront intégrer le dispatching «pompiers» Les centralistes pourront devenir call-talkers 112 à part entière. VI. Groupe Aspect Opérationnel Normes techniques (4) Ce groupe commencera seulement fin avril, début mai. O. Guislain précise que ce groupe déterminera beaucoup d options dans les autres groupes. Le Président insiste fortement donc, pour qu une collaboration soit de mise entre tous les acteurs prévus dans les différents groupes. VII. Groupe Sécurité Intégrée (7) Le Président insiste sur le fait que la Loi n a pas retenu l intégration de la PC. Donc, il est fondamental que le principe de «non possibilité» de passerelle entre PC et pompiers soit respecté. À l unanimité le CA marque son accord sur ce principe ; et insiste pour que nos représentants soient d une vigilance totale à ce sujet. VIII. Groupe Bruxelles-Capitale (8) A. Gibson explique que ce groupe est un peu disparate étant donné que Bruxelles- Capitale ne fera pas partie d une
14 16 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/2008 La vie de la Fédération zone mais qu ils doivent quand même faire partie d un groupe! De plus, apparemment des conflits entre Madame le Gouverneur et la Région sont de mises! Concernant les groupes le Président a reçu une demande afin que les personnes ci-après en fassent partie, à savoir dans : Le groupe 1 (statut) intéresse Labourdette Eric, Verheyen Pascal et Hendrickx Joël Le groupe 4 (Normes techniques) intéresse Labourdette Eric et Orys Daniel Le groupe 7 (Sécurité intégrée) intéresse Orys Daniel Le groupe 8 (Bruxelles-Capitale) intéresse Labourdette Eric, Hendrickx Joël et Orys Daniel. Le CA marque son accord à l unanimité. 6. Vision stratégique Le Président avait envoyé cette note intitulée «Pour une Sécurité Civile intégrée, moderne et efficiente adaptée aux changements continus de la société contemporaine» avant la réunion du CA afin que tous les membres puissent en prendre connaissance et donner leurs avis si nécessaire, car les grands principes et/ou repris ciaprès seront défendus dans tous les groupes et commissions dans lesquels la FRCSPB (afg) siège. À savoir : 1. La nouvelle cartographie (Etat Fédéral Partenariat citoyen et SC moyens du Fédéral autonomie de la zone de secours les postes de la zone adaptation des réponses aux risques et des structures à la réponse). 2. Mission de la sécurité civile et les valeurs fondamentales à cultiver (sécurité intégrée, soit : la prévision, la prévention, la préparation, l exécution, l évaluation). 3. Principes fondamentaux et les recommandations de la commission Paulus (aide adéquate la plus rapide même protection pour même contribution, augmentation d échelle garder toutefois un service de proximité). Le CA marque son accord à l unanimité pour que cette note soit défendue de la manière qu elle a été présentée ce jour. 7. Questions pour un champion Le Président a reçu une invitation afin que la FRCSPB (afg) présente de potentiels candidats à l émission «Question pour un Champion». Le CA à l unanimité refuse pour l instant cette invitation vue la masse de travail actuel engendrée par la réforme. La secrétaire écrira en ce sens. 8. Formation Toyota et Citroën Le Président donne lecture du courrier reçu par Toyota. À la demande du SRI La Louvière, une formation se déroulera en date du 24 avril. 9. Réunion de travail au SPF Santé Publique concernant «Le rôle de l Infirmier de Corps» Le Président fait savoir que pour accéder au grade «d infirmier professionnel» et comme la Fédération l avait défendue à l époque, ceux-ci devront suivre une formation propre à leur fonction. Il a également reçu le document émanant des «médecin-pompiers». Il le transmettra dès lundi à tous les membres mais demande dès à présent d être attentif et vigilant sur la manière dont le plan de carrière a été élaboré. 10. RCNEA L Administrateur Général de la RCNEA P. Lowagie prend la parole et explique les points importants du PV du CA d 9 avril à Mouscron. Notamment : Assemblée Générale statutaire 2008 doit se dérouler en Wallonie. L Administrateur Général fait donc un appel à tous les corps pour qu une caserne soit réceptive à cette journée. Merci de le contacter directement : [email protected] Allocation d indemnité pour accident mortel : étant donné que l art 14 des statuts ne prévoit pas le paiement d une indemnité pour les pompiers qui n ont pas d ayant droit, il a été décidé de traiter les cas suivant l art. 22, en fonction des situations particulière et l avis du Chef de Service. Toutes ces décisions seront prises en réunion Spéciale du CA. Concernant les «jeunes pompiers cadets» il ressort qu en Wallonie ils reçoivent la revue (moyennant cotisation), toutefois ils ne sont pas membres effectifs de la FRCSPB (afg). Par contre la notion de «jeunes sapeurspompiers» est reprise dan la loi de la réforme de la SC. Donc le CA de la RCNEA attend la parution des arrêtés d application reprenant le statut officiel des cadets pour prendre une position définitive. Changements des statuts : celle-ci appert au niveau de la traduction, il faut lire en version néerlandophone «membre actif» et en version française «membre effectif». 11. Comité Consultatif (A. Gibson et F-J Margrève) 1. Discussion sur les vestes d intervention, normalement veste et pantalon orange pour les Officiers Bi color (bleue orange) pour les S/Officier et bleue pour les Caporaux- Sapeurs. 2. Discussion sur les rapports d interventions ceux-ci devraient être uniformes.
15 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/ La vie de la Fédération 3. Discussion sur les rapports de statistiques incendie (assez complexes à remplir). Ph. Vos de Wael demande s il n est pas possible de posséder un programme informatique. F-J Margrève explique que cette idée a été mise de côté par le Comité. Mais que le canevas se trouvera sur le site! 4. Divers : Discussion sur la CM concernant la compétence des SRI sur la circulation lors d intervention. Le comité a soulevé quelques craintes à ce sujet (temps d intervention de la police, compétences réelles des pompiers, ). De plus il y a toujours la problématique de cette formation (où? qui? et comment) le CA demande que cette formation lorsque le syllabus sera sorti, se dispense dans une caserne avec la police de la zone. Ce principe a d ailleurs été soumis au Conseil Supérieur de la Formation. 12. Divers Le Président donne lecture du PV «Musée du Feu Fireland» qu il a reçu de Serge Amores. Le CA en prend bonne note et marque son accord sur le principe mais qu il n interviendra pas financièrement. du courrier envoyé par la commune de Fauvillers en termes de motion au Gouverneur de la Province de Luxembourg visant un poste avancé dans son entité. du courrier du PV du SPF Int concernant la problématique du SRI de Couvin. A. Gibson explique : la réunion Seveso organisée par le Centre de Crise. Toutes les Provinces étaient représentées. Le groupe NPU3 est terminé, les annexes seront étudiées lors de la prochaine réunion. Les signes de reconnaissances sont notamment prévus dans ce groupe. Cemac organise un Workshop Seveso qui est prévu jusque septembre afin de clôturer le dossier en décembre A. Gibson demande au Président de trouver d éventuels candidats pour participer à ce workshop étant donné qu il n a pas de Seveso sur son territoire. J. Even pourrait être intéressé mais ne saura pas se rendre à la première réunion. Ph. Vos de Wael fait savoir que dans son personnel seule une petite partie à l occasion de suivre la formation «accoutumance à la chaleur».il estime nécessaire voire indispensable de renouveler cette formation pour permettre à l ensemble du personnel de la suivre. D autre part, la formation «flash over» ne peut être suivie que par les sapeurs ayant suivi la formation «accoutumance à la chaleur». Qu en est-il des gens qui auraient participé à des séances similaires dans le cadre d une autre formation? Peuvent-ils suivre le cours «flash over»? Idem pour des sapeurs qui ont suffisamment d expérience. Il serait dommage de ne pas pouvoir suivre ce cours flash-over. Ph. Staquet pense qu il n y aura pas de réel problème à ce sujet. Le Président répond qu il appartient au SPF Intérieur de prendre la décision en la matière. F. Bodart remercie tous les Chefs de Corps qui ont répondu au mail concernant le nombre d absorbant utilisé annuellement. La secrétaire sort afin que le CA puisse débattre de ses rémunérations. Ne possédant pas tous les éléments nécessaires, la décision définitive sera prise en séance du 16 mai. La séance est levée à 18 h 30. Prochaine réunion La prochaine réunion du C.A. aura lieu le vendredi 16 mai à 14 heures à Eghezée. LA SECRÉTAIRE, C. HORNICK
16 18 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/2008 À travers nos provinces Corps des Sapeurs-Pompiers de la Ville de Charleroi Rue de l ancre, CHARLEROI Journée Portes-ouvertes 5 OCTOBRE 2008 Poste avancé de Jumet (face à l ancien aéroport de Gosselies) Démonstrations: Feu de voiture, friteuse Désincarcération Aide Médicale Urgente Intervention Chimique GRIMP Plongeurs Chiens de recherche Expositions permanentes de camions et de photos Restauration bar Animations enfants Jogging etc. ENTRÉE GRATUITE INVITATION CORDIALE À TOUS
17 Au Service Incendie de Charleroi : Au Revoir Colonel Hanset Le Sapeur-Pompier Belge n 2/ À travers nos provinces Ce 30 avril 2008, le colonel ing. Hanset a été admis à la retraite après plus de 30 années passées au sein du service incendie de Charleroi. Né en avril 1943, Jean-Claude Hanset termine des études d ingénieur technicien à Charleroi. Avant d entrer au corps des sapeurs-pompiers de Charleroi, il occupe plusieurs fonctions importantes au sein de sociétés «privées» telles : Twin Disc ; BHL ; Crown Baele et devient directeur technique aux ateliers Lefèvre. Entré en fonction au service d incendie de Charleroi en 1977, à l âge de 34 ans, au grade de sous-lieutenant, il est promu lieutenant en 1980 et capitaine en Un an plus tard, soit en 1983, il accède au grade de commandant. En 1985, il est placé à la tête du service au grade de Major. Il sera promu au plus haut grade chez les sapeurs-pompiers (colonel) en Atteint par la limite d âge, il a pris une retraite bien méritée le 30 avril dernier, ce qui lui laissera tout le temps pour pratiquer son loisir préféré, le cyclisme. Bonjour Colonel De Clercq Pour succéder à Jean-Claude Hanset à la tête du service incendie de Charleroi, le conseil communal a désigné Daniel De Clercq, jusque-là major et chef de corps adjoint. Né le 24 janvier 1953, Daniel De Clercq est marié et papa de deux garçons âgés respectivement de 28 et 19 ans. Après des études d ingénieur technicien et d ingénieur industriel à l UT à Charleroi et à la suite de son service militaire, celui qui deviendra 31 ans plus tard chef de service, entre en fonction, en qualité de sous-lieutenant, à la rue de l Ancre à Charleroi. Il n est alors âgé que de 24 ans mais est imprégné de la vie de pompier depuis qu il est «gamin». Il faut dire que le papa de notre nouvelle recrue n est autre que le comandant Constant De Clerc. Ce dernier a été durant quelques années chef de service faisant fonction à la caserne de Charleroi. Le 1 er octobre 1980, le sous- Lieutenant Daniel est promu au grade de Lieutenant. En 1983 à celui de capitaine et le 26 août 1994, il accède au grade de Capitaine Commandant. Sept ans plus tard, soit le 19 novembre 2001, il est nommé Major, chef de service adjoint. Fonction qu il occupera jusqu à son accession au poste suprême de Colonel chef de service, ce 1 er mai À la question de savoir quelles seront ses priorités en sa qualité de chef de service, le Colonel De Clercq répond sans ambage que la construction de la nouvelle caserne et l intégration du service dans la réforme de la sécurité civile retiennent toute son attention. La rédaction du «Sapeur- Pompier» souhaite à Jean- Claude Hanset une longue et agréable retraite et au Colonel Daniel De Clercq une longue et fructueuse carrière à la tête du service régional d incendie de Charleroi. LIEUTENANT MICHEL MEAN
18 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/ Interventions intéressantes Moustier-sur-Sambre, le 5 avril 2008 Une maison entièrement soufflée À l aube de ce 5 avril 2008, vers 6 h 15, le centre 100 de Mons reçoit un appel signalant une explosion survenue rue de la Fabrique 78 à Moustier-sur- Sambre. D après les informations réceptionnées par le centraliste, une maison est entièrement soufflée et on soupçonne la présence d une ou de plusieurs victimes sous les gravats. À 6 h 20, le centre 100 fait appel au SRI de Sambreville dont le sous-officier de garde, le Sergent Henri Cornelle, se rend immédiatement sur place. Les pompiers prennent le départ vers les lieux du sinistre et se présentent sur place dix minutes plus tard. À leur arrivée, les hommes du feu constatent l étendue des dégâts : la maison a été littéralement soufflée et le bâtiment s est effondré d une manière dite à plat. Aux alentours, toutes les vitres des maisons contiguës et de proximité sont brisées. Des voisins avisent les secours que l occupante des lieux doit encore certainement se trouver prisonnière des décombres. Le tank de gaz, situé à l arrière de l habitation, est alors coupé par un sapeur-pompier. Le chef de corps, le Commandant Marc Gilbert est appelé sur place. Celui-ci demande immédiatement, dès la réception de l appel, le renfort d engins lourds ainsi que de la Protection Civile. Un périmètre de sécurité est mis en place par la police locale et les maisons environnantes sont évacuées. Vu le risque de suraccident, seulement quatre pompiers, dont le Commandant, procèdent à l opération d extraction de la victime. Cette dernière a été très rapidement localisée et mise sous oxygène par le SMUR du CHR d Auvelais intervenu également rapidement sur place. La victime restera consciente durant toute la manœuvre de dégagement et sera rapidement conditionnée par l équipe du SMUR d Auvelais. Elle sera évacuée vers cet hôpital et son état sera jugé préoccupant par les médecins. Les moyens engagés Véhicules envoyés: Véhicule de commandement 2 véhicules matériel 1 autopompe 1 échelle 1 désinca 1 ambulance Personnel: Le commandant professionnel du corps 5 sapeurs-pompiers professionnels 16 sapeurs-pompiers volontaires 2 ambulanciers Une fois la victime évacuée, la protection civile a procédé à l étançonnement et au colmatage des bâtiments voisins. Aujourd hui, la victime est saine et sauve! Éléments positifs et négatifs On peut relever les éléments suivants : 1) Éléments positifs de l intervention : Présence rapide sur les lieux du sinistre Vu la situation difficile et les énormes risques, dégagement rapide de la victime Personne consciente pendant toute l opération de sauvetage Travail de l AMU : conditionnement de la victime par le médecin du SAMU Auvelais 2) Éléments défavorables de l intervention : Danger présent, fuite d eau importante, effondrement des gravats Risque d effondrement présent (suraccident) Chemin d accès à la victime herbeux et trempé par les eaux de pluie SRI DE SAMBREVILLE
19 22 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/2008 Interventions intéressantes Brussels Airport On a frôlé la catastrophe Plus de peur que de mal. La formule est classique, mais résume bien le sentiment qu'éprouvaient les services de secours et les politiques au lendemain du crash du Boeing , survenu en limite de l'aéroport, le dimanche 25 mai. Peu après 13 h 30, le pilote d'un Boeing cargo de la compagnie américaine Kalitta Air a, pour une raison que l'enquête s'efforcera de déterminer, interrompu sa manœuvre de décollage sur la piste 02, par un freinage d'urgence. L'avion a néanmoins terminé sa course en arrachant les balises d'approche, et s'est arrêté à Le tout nouveau crash-tender 01 équipé d un canon monté sur un bras mobile, est intervenu dans le cadre des opérations de sécurisation du site. quelques dizaines de mètres d'une voie de chemin de fer et des premières maisons. Les cinq membres de l'équipage ont utilisé les toboggans pour évacuer l'avion, tandis que les secours convergeaient et que le plan catastrophe était déclenché. Fort heureusement, l'avion n'a pas pris feu, et l'intervention des secours s'est limitée à l'évacuation sanitaire de l'équipage, et à la sécurisation de l'appareil et des abords puisqu'une fuite de kérosène avait été détectée. Le Jumbo a interrompu sa course à quelques mètres de la voie de chemin de fer, dont on distingue sur la photo les poteaux supportant les caténaires. Afin d'écarter tout risque d'embrasement, les parties «chaudes» de l'avion ont été refroidies à la fois par les lances canon des crash-tenders et par des lances au sol. Les pompiers de l'aéroport ont rapidement été épaulés par ceux de Zaventem, de la Région de Bruxelles-Capitale et ceux de Vilvoorde. TEXTE ET PHOTOS : ROBERT DEKOCK Le service d'incendie de Brussels Airport Le service incendie de Brussels Airport compte 120 personnes. 20 sont présentes en permanence et veillent à la sécurité du domaine aéroportuaire. Le service dispose de 20 véhicules, dont 5 crash-tenders, dont un tout nouveau monté sur un châssis MAN 8x8, équipé d'un moteur diesel de 735 kw. Équipé par Ziegler, il affiche un poids total de 43 tonnes. Il dispose d'un réservoir d'eau de litres, de litres de mousse et de 500 kg de poudre. Sa vitesse maximale est de 140 km/h. Ce véhicule est équipé d'un canon à eau/mousse monté sur un bras mobile. Coût : euros.
20 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/ Au service du sapeur Fonds Chevalier Paquot géré par la Fondation Roi Baudouin Un nouveau Fonds pour soutenir la scolarité d enfants orphelins de père (ou mère) décédé(es) en opération de sauvetage. La Royale Caisse Nationale d Entraide des sapeurs pompiers de Belgique a été contactée et associée au Fonds Chevalier Paquot dont l objectif rejoint en tous points les buts poursuivis par la RCNE à savoir : aider les enfants orphelins de sapeurs-pompiers décédés en service commandé. Le Fonds Chevalier Paquot a été créé en 2004 à l initiative du Chevalier Paquot. Il a pour objectif d aider les membres des corps de la sécurité civile (professionnels et volontaires), victimes de leur dévouement, et leurs ayant-droit en Belgique et à l étranger. En particulier il s attache à aider les enfants de pompiers et sauveteurs décédés en opération à entamer ou poursuivre leurs études dans des conditions optimales. Le Comité de gestion du Fonds décide des bénéficiaires des bourses d étude financées par le Fonds. Afin d augmenter l impact du Fonds, le Comité de gestion a commandité une étude en 2006 sur la couverture des pompiers accidentés dans les différents pays européens. Il s est ainsi avéré que la protection sociale des pompiers volontaires ou professionnels au Portugal est l'une des plus faibles. Sur proposition de la Ligue des Pompiers Portugais, le Comité de gestion a décidé en 2007 de soutenir la scolarité de 2 fillettes portugaises dont le père est décédé en opération en Une bourse de euros a ainsi été octroyée à la mère des deux fillettes pour couvrir les frais scolaires de l année Le Fonds Chevalier Paquot est géré au sein de la Fondation Roi Baudouin. Afin de promouvoir la générosité, la Fondation donne aux particuliers et associations qui souhaitent concrétiser leur engagement social la possibilité de créer un fonds au sein de sa structure. Ces fonds, nominatifs pour les particuliers, spécifiques pour les associations, permettent une action structurée sur le long terme et liée à une cause d intérêt général pour laquelle ses fondateurs veulent se mobiliser. Institués au moyen d une donation ou d un legs par testament, les fonds nominatifs et spécifiques ont en principe une durée de vie illimitée. Tout en bénéficiant de l'expertise de la Fondation Roi Baudouin, chaque fonds dispose d un large degré d autonomie opérationnelle. Il est géré par un Comité de gestion au sein duquel siègent un représentant du fondateur et de la Fondation Roi Baudouin, ainsi qu un ou plusieurs experts indépendants. Ce Comité détermine la stratégie du fonds et l allocation des moyens. Pour plus d informations : Patricia Van Houtte, Chargée de mission, Tél. : , [email protected]. In memoriam Tristesse à l I.I.L.E Liège perd un de ses pompiers Les premiers beaux jours de printemps ont revêtu une bien triste couleur pour nos collègues liégeois. Le dimanche 27 avril, fin de matinée, un incendie s est déclaré dans les bâtiments du «Roi du Matelas» sis sur un zoning commercial, près de Herstal. Rapidement, les pompiers de l IILE sont intervenus et ont pris en charge l intervention. Pour des raisons que l enquête devra déterminer, Patrick ALEXANDRE n est pas ressorti de la fournaise lorsque l ordre d évacuer a été lancé par l officier dirigeant les opérations. Dès qu il a aperçu la disparition de son «co-équipier», le binôme est retourné dans les flammes et a demandé des secours supplémentaires. Quelques minutes plus tard, le corps sans vie de Patrick ALEXANDRE était découvert par ses infortunés collègues. La victime était pompier depuis plus de 10 ans et travaillait en tant que professionnel au sein de la caserne de Liège. Il était âgé de 37 ans et père de trois jeunes enfants. Une cellule d aide psychologique a été immédiatement mise en place et a pris en charge les pompiers choqués par cette terrible disparition. Les obsèques se sont déroulées, avec les honneurs, le 30 avril 2008, accompagnés par sa famille effondrée et tous les collègues endeuillés. Patrick ALEXANDRE avait fait le choix de ne pas s affilier à notre Fédération mais nous estimons qu il était de notre devoir de lui rendre hommage par le biais de ces quelques lignes. Nous témoignons ici tout notre soutien à la famille de Patrick ALEXANDRE et à ses collègues liégeois. LA RÉDACTION
21 24 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/2008 À l étranger LA HONGRIE, une identité nationale originale Quand les hommes du feu s appellent «TÜZOLTOSAG» Bateau-pompe de la deuxième génération de Budapest. (1967). Camion-grue de 50 tonnes Liebherr 8x8 de Budapest. (1994). Auto-pompe Mercedes-Benz Atégo 1528 Rosenbauer AT 4x4 de Budapest. (2006). Un peu d histoire L histoire de la Hongrie est aussi celle des Magyars, installés dans le pays depuis plus d un millénaire. Leur nation a connu bien des épisodes de domination étrangère. Intégré à l Empire romain au I er siècle, le territoire hongrois est le premier à connaître les invasions barbares, dès le III e siècle : Goths, Huns et Avars se succèdent, avant l arrivée des Magyars au IX e siècle. Ces derniers, qui forment l essentiel de la population hongroise actuelle, sont d origine finno-ougrienne. Leur présence dans cette région peuplée de Slaves, de Latins et de Germains constitue l originalité profonde de la Hongrie. La langue hongroise se caractérise d ailleurs avec énormément de mots dont l étymologie est proche du Finnois. La monarchie hongroise À la tête des Magyars, lors de leur arrivée en Hongrie, Arpad fonde une dynastie princière, celle-ci perdurera jusqu en En 1000, le prince Etienne 1 er se convertit au catholicisme et obtient la reconnaissance du pape de l époque. La Hongrie devient alors, à ce moment-là, un royaume chrétien, où les périodes de troubles et les phases d expansion politiques et économiques alternent de façon régulière. Au XIV e siècle, la centralisation du royaume se renforce et l économie ainsi que les villes se développent à très grande vitesse. Ce sera la dernière période faste, de cette époque, avant que prenne fin l indépendance du territoire. Sous le contrôle des grandes puissances Au XV e siècle, les Turcs occupent les marges méridionales du pays, ce qui inaugure une longue période de démembrements et de dominations étrangères. Aux XVI et XVII es siècles, le pays est divisé entre hégémonies ottomane et autrichienne. Par contre, à partir de 1711, l Autriche régnera seule sur la Hongrie. Et ce ne sera que plus d un siècle et demi plus tard, en 1867, que la double monarchie sera mise en place, regroupant le royaume de Hongrie et l empire d Autriche. La constitution de l empire austro-hongrois était née. L Autriche-Hongrie, gouvernée par les Habsbourg, disparaîtra en 1918 après la Première Guerre mondiale. Après la Seconde Guerre mondiale, le pays est arbitrairement intégré au bloc soviétique, ce qui ne lui laissera pas beaucoup de marche de manœuvre pour son développement autonome et pour l économie de marché. Pendant près de 45 ans, le pays subira cette intégration sans pouvoir se gérer de manière démocratique et sans pouvoir se développer de sorte à étendre son économie vers les pays de l ouest de l Europe. Ce ne sera qu en 1989, que la Hongrie retrouvera son indépendance vis-à-vis du bloc soviétique, comme beaucoup d autres pays de l Europe de l est. Grâce à cela, elle pourra entamer un délicat processus
22 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/ À l étranger Camion élévateur Bronto Skylift FRL de 53 m sur châssis Renault Prémium. (2005). R.I.V. Iveco Silvani 4x4, l d eau et l de mousse AFFF, de l aéroport de Budapest. (1995). Crash-tender New Generation Rosenbauer 6x6, aéroport de Budapest. (2007). Auto-pompe GAZ 66 4x4 des pompiers volontaires de ÜllÖ. (1974). de démocratisation et de libération de l économie qui lui permet d intégrer l Union européenne en Le gouvernement actuel, soucieux de conduire le pays vers une économie et une industrialisation, canalisées par les règles de bonnes pratiques émises par la commission européenne, a pris pour objectif la réalisation et la gestion de plans de développements économiques pour les régions les moins industrialisées du pays. Il semble que cela commence à porter ses fruits puisque bon nombre de sociétés étrangères des pays de l ouest européen et des pays d outre atlantique commencent à investir dans les zones de développement dont les surfaces au sol sont quasiment offertes aux investisseurs. La Hongrie, la fausse monotonie des plaines La Hongrie se caractérise par un relief de faible amplitude : sa seule chaîne montagneuse ne culmine qu à mètres. Le pays est enclavé dans la partie orientale du continent européen, mais le Danube, qui traverse ses plaines du nord au sud, constitue un lien hydrographique et économique avec la lointaine mer Noire. Entourée de sept pays, la Croatie, la Slovénie, l Autriche, la Slovaquie, l Ukraine, la Roumanie et la Serbie-et- Monténégro, la Hongrie s étend sur de vastes plaines arides et fertiles au centre de l Europe. Trois régions naturelles composent le territoire hongrois pour une superficie totale de km 2 avec une population de ± 10 millions d habitants dont 2 millions pour la seule capitale Budapest. Les deux premières plaines sont séparées par le Danube : la Grande Plaine (Alföld) à l est du fleuve et la Transdanubie (ou Pannonie) à l ouest. La troisième, qui s étend au nord selon un axe ouest-nord-est, est la dorsale hongroise sur les anciennes chaînes de montagnes Kékes dont le point culminant est situé à mètres d altitude. Plaines arides et plaines fertiles La monotonie évoquée par le terme de «plaine» recouvre une certaine diversité dont rend bien compte la langue hongroise, qui confère un nom particulier à chaque plaine : Alföld, Puszta, Kisalföld et Mezöföld. À l est, la Puszata est un domaine de steppe aride qui couvre la partie septentrionale et orientale de l Alföld. Ce milieu unique en Europe est protégé par son statut de parc national, tandis qu à l ouest, entre la Drave et le Danube, les plaines de Transdanubie sont le domaine d une riche agriculture parfois même déjà très industrialisée et orientée vers l exportation. Des monts aux allures de collines Les monts qui constituent la «dorsale hongroise» ont subi une intense érosion au fil du temps et ne culminent actuellement encore rarement au-dessus des mètres. Vu leur origine volcanique, ces montagnes douces abritent de nombreuses sources thermales, tandis que leurs flancs fertiles sont couverts de cultures, tout particulièrement de vignobles, qui produisent le célèbre vin de Tokay, bien connu des spécialistes. Le Lac Balaton Rendu célèbre dans le monde entier et faisant le plaisir d innombrables touristes, des sportifs et des baigneurs, ce plan
23 26 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/2008 À l étranger Camion citerne de litres sur châssis Liaz Cargo des pompiers de Dabas. (1981). Auto-pompe Mercedes-Benz 1113 Metz 4x2 des pompiers de Koszeg, (Ex. pompiers d Offenbach). Camion citerne de litres sur châssis Renault Kerax 4x4 Aquarius de Nagykoros. (2007). Ambulance Mercedes Sprinter 4x2 du service national de santé. (2004). Ambulance Ford Transit 4x2 du service national de santé. (2003). Crash-tender Man FE x6, litres eau/mousse AFFF, de la base militaire de Sokolov. (2005). Auto-pompe Csepel 755 4x2 avec citerne de litres et pompe Ziegler 16/8. (1997). Auto-pompe Opel Blitz 4x2 des pompiers volontaires de Szepetnek. (1975).
24 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/ À l étranger Centre d appel à la caserne centrale de Budapest. Auto-pompe légère mixte Mercedes-Benz 814 D Rosenbauer pour le centre-ville de Budapest. (1997). Crash-tender Panther Rosenbauer 6x6, aéroport de Budapest. (2005). Camion de mesures Ford Transit de la protection civile de Sokolov. (1998). d eau magnifique est plus étendu que le lac Léman. Le Balaton, long de 75 km et d une surface de 596 km 2, constitue une véritable mer intérieure dans un pays privé de façade maritime. Dans une superbe région au climat agréable, ce lac aux eaux peu profondes est bordé sur sa rive septentrionale par les monts Bakony, tandis qu au sud est de celui-ci, l industrie touristique se partage les bords du lac avec de pittoresques villages dévolus intégralement aux consommateurs étrangers. De longues distances à parcourir en plaine, mais une structure intéressante caractérise les TÜZOLTOSAG, (pompiers en hongrois) Les sapeurs-pompiers hongrois jouissent d une reconnaissance vis-à-vis du public qui est exceptionnelle. Celui-ci leur exprime un profond respect pour les services rendus à toute la population. Ces hommes du feu sont largement considérés comme l élite de la population, surtout dans les petites villes et les villages. Ils sont tous le fruit d une grande tradition. La Hongrie compte plus de 157 corps de sapeurs-pompiers professionnels, répartis dans toutes les moyennes et grandes villes et 65 corps de volontaires rétribués à l intervention et/ou à la prestation qui protègent les villes de petites importances. Pour compléter l effectif, 700 corps de pompiers volontaires non rétribués, équipent les petites communes et villages, dont uniquement la moitié de ceux-ci disposent d une base opérationnelle avec du matériel. Les 350 autres n existent que par et pour la tradition et ne possèdent aucun matériel d intervention ni aucune fonction opérationnelle. Un peu plus de pompiers professionnels, hommes et femmes, sont répartis dans les 157 corps du pays, dont plus de 1200, rien que pour assurer l effectif des 18 casernes de la Ville de Budapest. Parmi ces pompiers, 80 % font partie du cadre opérationnel, tandis que les 20 % restant assurent l effectif disponible dans le cadre de l organisation de la protection civile et la prévention des catastrophes. Chaque pompier professionnel, en général, est de garde durant 24 heures puis en repos pendant 72 heures. Bien que des différences existent entre les centres de secours sur le régime horaire des gardes, le total des prestations en fin de mois permet de conclure, sans équivoques, à un système de garde de type 24/72. La répartition des corps de sapeurs-pompiers est organisée par province. Celles-ci sont subdivisées par zones d intervention avec à leur tête une caserne de professionnels qui, sous leur autorité, comptent un certain nombre de corps de volontaires rétribués ou non. La planification d urgence est établie de sorte à garantir une couverture du territoire d intervention similaire à une toile d araignée visant à limiter le temps d intervention à maximum 20 km de rayon pour la caserne de pompiers professionnels et de 5 à 10 km de rayon pour les corps de volontaires. Lorsqu un corps de volontaires doit intervenir dans son secteur, d office une équipe de pompiers professionnels quitte sa caserne pour aller prêter main-forte. Si les secours sont suffisants, alors ceux-ci prennent le chemin du retour et les volontaires gardent la direction et l exécution finale de l intervention. Néanmoins, une exception existe ; en effet, les sapeurspompiers de la ville de Budapest
25 28 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/2008 À l étranger Caserne de catégorie III avec 6 véhicules et 16 pompiers de garde. (Ville de Siófok), (2007). Tenues actuelles d intervention en Nomex III avec casque Däger/Gallet. Hélicoptère de transport médicalisé EC 135 Eurocopter. Caserne de catégorie I avec une auto-pompe et une citerne. (Village de Polgardi), (2007). Bateau pompe de Budapest devant le parlement le jour de la fête nationale, le 20 août. (2007).
26 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/ À l étranger Auto-pompe MAN 4x4 des pompiers Industriels de Ceznec, (1979). Camion élévateur de 50 mètres Simon Snorkel sur châssis RABA 6x4. (1987). Camion porte container sur châssis Renault Kerax 4x4 de la protection civile de Szolnok avec une berce pour le transport de tuyaux. (2006). Auto-pompe 4x2 IFA W 50 LA (DDR) avec pompe IFA l/m. (1984). Camion citerne 6x6 de l Tatra Karossa (CZ) principalement utilisé pour le ravitaillement lors de feux de forêts. (1989). Auto-échelle DLK 37 mètres Magirus sur châssis Iveco Eurocargo des pompiers de Budapest. (2007). Jeep Opel Frontera de liaison utilisée par la protection civile. (1999). Camion de secours lourd 4x2 Csepel 744 avec grue de 6 tonnes. (1997).
27 30 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/2008 À l étranger fonctionnent de façon tout à fait autonome. Il n y a pas de pompiers volontaires en ville, et chaque caserne dispose de suffisamment de personnel et de matériel pour accomplir seule toutes les interventions dans son quartier. Mais ces dernières années, vu la multiplication des problèmes de circulation, il n est plus rare de voir deux casernes décaler pour la même intervention. Cette procédure ne trouve place que dans certains créneaux horaires de la journée lors des heures de pointes. Par contre, lorsqu une intervention a lieu dans les vieux quartiers de BUDA (rive gauche) et de PEST (rive droite), ce sont plusieurs casernes qui sont envoyées sur les lieux. En effet, vu la vétusté de certains bâtiments, le manque ou l absence de moyens de prévention, la promiscuité des édifices, et l étroitesse des rues, il est nécessaire de prévoir une réponse massive en personnel et en moyens afin d éviter une éventuelle propagation incontrôlée du foyer de bâtiment en bâtiment. Cette tactique d intervention a dû être développée sous l époque communiste, dans les années soixante, car vu le manque cruel de moyens, plusieurs incendies ont fait rage au centreville, à cette époque, en détruisant parfois des quartiers entiers de bâtiments classés. Actuellement, nous ne pouvons plus parler de manque de moyens chez les pompiers de la capitale. Mais le centre de Budapest étant un véritable joyau architectural et historique, le service de lutte contre l incendie ne peut pas se permettre de manquer de moyens sur les lieux d un incendie dans ces quartiers. Ce principe de fonctionnement est d ailleurs vivement défendu par le Maire de la ville ainsi que par le Général des pompiers qui en a fait une priorité dans son plan de management en visant le développement des moyens de prévention et de lutte pour la première intervention dans ces quartiers. Le ministère de l intérieur est, comme dans de nombreux pays européens, l organisme de contrôle, de réglementation, de subside, de formation, d information et de développement pour les services d incendie hongrois. Celui-ci a émis une réforme complète des services de secours ces dernières années. La gestion de crise, la fourniture de subside pour l achat de matériels et de véhicules, la planification d urgence, la constitution d écoles pour les officiers et sapeurspompiers et le développement d objectifs en matière de prévention et de construction sont les grands chantiers en cours pour ce début du XXI e siècle. De ce fait, les corps de sapeurspompiers professionnels doivent tous répondre à une des cinq catégories définie en fonction de l analyse des risques effectuée pour le secteur qu ils doivent protéger, à savoir : Type de catégorie 1 er départ 2 e départ ou renfort Nombre de pompiers par garde de 24 heures Constitution des équipes Catégorie I 1 auto-pompe 1 véhicule spécial, (citerne ou désincar) Catégorie II 2 auto-pompes 1 véhicule spécial, (échelle, élévateur ou citerne) Catégorie III 2 auto-pompes, 1 citerne, 1 échelle ou élévateur, 1 désincar. 1 véhicule spécial, (camion mousse) Catégorie IV 3 auto-pompes, 1 citerne, 1 échelle ou élévateur, 1 désincar. 3 véhicules spéciaux, (camions poudre, mousse, grue et/ou porte container) Catégorie V 4 auto-pompes, 1 citerne, 1 échelle ou élévateur, 1 désincar. 5 véhicules spéciaux, (camions poudre, mousse, PC mobile, camion de mesures, grue et/ou porte containers)
28 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/ À l étranger Camion citerne, de litres de mousse, pour feux industriels sur châssis RABA x4. (1992). Auto-pompe IKARUS 4x2 des pompiers volontaires de Csepreg. (1976). Auto-pompe feux de forêts Unimog U500 4x4 de la protection civile. (2007). Camion poudre de kg BC sur châssis IFA L 60. (1991). Camion grue Faun 8x8 de 50 tonnes de la protection civile de Zalaegerszeg. (2003). Auto-pompe Csepel 733 4x2 avec citerne de litres et pompe Ziegler 16/8. (1981). Camion Twin Agent (mousse/poudre) Iveco Silvani de la raffinerie MOL à Komarom. (1999). Camionnette de transport de matériel 4x2 ZUK (PL) des pompiers volontaires de Mezotur, (1976).
29 32 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/2008 À l étranger Emblème officiel des pompiers hongrois. RIV RABA x4, litres eau/mousse, des pompiers militaires de Sokolov. (1995). Jeep Mitsubishi L200 de désincarcération 4x4 avec groupe hydraulique Lukas. (2006). Camion citerne Mercedes-Benz x8 de litres Rosenbauer des pompiers de l aéroport de Budapest. (2006). Les casernes de sapeurs-pompiers volontaires ne doivent, pour le moment, répondre à aucune des 5 catégories reprises ci-dessus, puisqu elles ne disposent pour la plupart d aucun effectif de garde en caserne. Une réforme est également à l étude afin de garantir au moins un départ de 4 pompiers en caserne 24 heures sur 24, durant toute l année, tout en gardant le statut de volontaires. Ceux-ci seraient alors rétribués par prestation sous forme de dédommagement pour l employeur. Une protection spécifique du statut de sapeur-pompier volontaire devrait être envisagée pour l avenir. En ce qui concerne les 350 corps de pompiers volontaires non opérationnels, ceux-ci sont reconnus par le ministère de l intérieur mais n ont aucune place dans le cadre de la planification d urgence. Cette reconnaissance du ministère ne leur octroit que l autorisation de porter l uniforme lors de festivités officielles et officieuses locales. Aucun subside ne leur est octroyé par l Etat, mais certaines petites administrations locales les aident avec de petites sommes. Ce support financier permet à ces corps de volontaires d entretenir une pompe à bras, un drapeau et éventuellement un local de réunion. La Protection civile hongroise est associée aux services d incendie Chaque caserne de sapeurspompiers professionnels cheflieu d une province dispose d un centre de coordination territorial et de gestion des catastrophes. Ce service met à disposition des hommes du feu des programmes de lutte contre les catastrophes adaptés en fonction des analyses de risques propres aux territoires à protéger. Un matériel lourd spécifique est mis à la disposition de chaque province par le ministère de l intérieur. Ce matériel est très complet et se ventile comme suit : camions grues de 30, 40 ou 50 tonnes ; camions portes containers avec containers de transport de tuyaux, de sacs de sable, de sauvetage, d étançonnage, inondation, etc. ; camions citernes ; camions pour feux de forêts ; pc mobiles ; camion de mesures (chimique et radiologique) ; véhicules de liaison ; camion plateau de transport ; minibus ; Le personnel de la protection civile est issu des pompiers et fait partie des 20 % de l effectif professionnel prévu pour l organisation des catastrophes. Les pompiers volontaires répartis sur tout le territoire du pays font également partie intégrante de l organisation et représentent une réserve opérationnelle non négligeable. Un matériel placé entre technique de l est et de l ouest de l Europe Les sapeurs-pompiers hongrois n ont pas à rougir de leurs équipements, véhicules et stations d incendie actuels. Bien que très traditionnaliste et conservateur, le pompier hongrois est surtout respectueux des moyens qui lui sont mis à disposition. Tous n ont pas toujours connu la possibilité où le matériel était régulièrement remplacé et modernisé. Bien que pour les jeunes générations, ceux-ci ne connaissent pas ce problème. Au début du XX e siècle et jusqu à la seconde guerre mondiale, les engins, pour la plupart, se partageaient entre Magirus- Deutz et Mercedes-Benz. Après la guerre, beaucoup de ces véhicules furent détruits et
30 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/ À l étranger Sauvetage d une victime à l aide d un élévateur Simon Snorkel de 50 mètres à Budapest. (2007). Caserne de catégorie IV dans le quartier Csepel au sud de Budapest. (2007). Incendie nocturne de hangar industriel, utilisation de la lance monitor à partir de la nacelle de l élévateur. (2007). un besoin important en nouveau matériel se faisait sentir. Mais dès cette période, la Hongrie était annexée au bloc soviétique et le choix de marques de l ouest de l Europe n était plus possible et surtout plus abordable financièrement. Les constructeurs nationaux, CSEPEL, RABA (MAN construit sous licence hongroise) et IKARUS firent alors leur entrée triomphale auprès des sapeurspompiers. Plusieurs modèles à cabines semi-avancées, puis dans les années 70, avancées ont sillonné, toutes sirènes hurlantes, les rues et routes du pays. Bien que la diversité et les prix pratiqués par les constructeurs nationaux ne permettaient pas à tous les corps de s équiper de ces nouvelles technologies, beaucoup de petites communes ont dû se tourner vers l achat de camions IFA construits en Allemagne de l est, GAZ et KA- MAZ construits en URSS ainsi que TATRA, SKODA et LIAZ produits en Tchécoslovaquie. Étrangement, il n y aura aucun camion russe de marque ZIL, URAL et URAGAN utilisés par les pompiers hongrois. Cela s explique, car ce sont les seules marques russes qui ne proposaient, à cette période-là, pas d engins à moteur diesel. Vu qu à cette époque, le prix de l essence était déjà inabordable pour les Hongrois, ces engins auraient coûté beaucoup trop cher à l utilisation car beaucoup trop gourmands. Bien entendu, après la chute du bloc soviétique en 1989 et la libération de la Hongrie, les sapeurs-pompiers se sont littéralement et pratiquement définitivement tournés, à nouveau, vers les équipements et les constructeurs de l ouest européen. Mercedes-Benz, Iveco, Renault, Man, VW, Ford, Simon Snorkel, Rosenbauer, Somati, Bronto, Faun, Liebherr, etc équipent actuellement toutes les stations d incendie du pays, qu elles soient armées de pompiers volontaires ou professionnels. Dès les années 90, la Hongrie a connu également un vaste élan de solidarité comme tous les pays voisins d ailleurs. À cette époque, tous les engins retirés du service, et encore bons pour une deuxième vie, chez leurs homologues en Allemagne, en Autriche et aux Pays-Bas, étaient d office envoyés dans un petit corps de volontaires dans le but de leur permettre d accéder aux fonctions opérationnelles. La plupart de ces engins sont encore et toujours en service aujourd hui et constituent parfois le seul et unique véhicule disponible pour certains corps. Il ne faut donc pas vous expliquer que ces engins sont dans un état rutilant et en parfait état de fonctionnement. Le gouvernement hongrois, par contre, ne lésine pas sur les moyens, car toutes les technologies modernes et de pointes existantes sur le marché de la lutte contre l incendie en Europe, sont présentes chez les pompiers. Par exemple, toutes les autopompes actuelles sont sur châssis Mercedes-Benz et emportent toutes la dernière technologie AT de Rosenbauer, tandis que les nouvelles échelles sont des Magirus/Iveco DLK de 37 mètres, les élévateurs des Bronto de 42 ou de 53 mètres sur châssis Renault Prémium et enfin tous les nouveaux camions citernes sont équipés par la firme AQUARIUS et montés sur châssis Renault Kerax 4x4 avec pompes Godiva de litres par minute. Toutes plus jolies les unes que les autres, les stations d incendie sont, à quelques exceptions près, toutes exceptionnelles dans ce pays. Si certaines sont très modernes, beaucoup sont assez anciennes et dans un état de conservation impeccable. Beaucoup de ces casernes font d ailleurs parties du patrimoine national et certaines, comme la caserne centrale de Budapest sont classées par l administration de la conservation des sites historiques relevant du ministère de la culture. Un véritable plaisir à visiter, car entre les jardinières décorées
31 34 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/2008 À l étranger des dernières fleurs, toutes ces casernes renferment généralement un vaste garage ou les engins attendent qu on leur enlève les cales pour vrombir toutes sirènes hurlantes vers les interventions les plus spectaculaires. Outre les traditionnels locaux de garde, vestiaires, réfectoire, cuisine, bureaux, salles de réunion, central de réception des appels, toutes les casernes disposent d un petit musée ou d un espace sous vitrine conservant les souvenirs, les photos, les livres d instruction et les rapports d intervention propre à l histoire du corps. Les locaux techniques, d entretien, de gymnastique et la réserve de matériel de la protection civile se situent généralement dans la partie technique des casernes. Chaleureux, gentil, serviable et accueillant, le pompier hongrois sera fier de vous faire découvrir l histoire, la culture et les spécialités de son pays. N hésitez pas à goûter la goulasch aux fruits en entrée, les énormes glaces en déssert et surtout, avec modération bien sûr, la bière et les excellents vins de Tokay. TEXTE ET PHOTOS : SERGE AMORES Y MARTINEZ AMORÉ Remerciements et sources : L attaché culturel de l Ambassade de Belgique à Budapest, Mme Anita Simon ; Le Chef du département des relations internationales au Ministère des affaires intérieures à Budapest, Dr. Krizmanics Ferenc ; Le Général des pompiers de Budapest, Dr. Péter Bende ; Le Chef d administration des pompiers de Budapest, Mme Galina Vlagyimirovna Horvath ; Les hommes et femmes du feu de la compagnie 17 de la caserne des 20, 21 et 23 es districts de Csepel (Sud de Budapest Zone industrielle) pour les 2 gardes de 24 heures passés en leur compagnie. Le Commandant des pompiers de la raffinerie MOL à Komarom, Ing. Simon Istvan ; Le Commandant des pompiers volontaires de ÜllÖ, Gancsos Laszlo ; Le Commandant des pompiers professionnels de Szolnok, Dr. Andras Pluhar ; Le Chef de service de la Protection Civile de Szolnok, Tibor Toth ; Le Directeur des pompiers de l aéroport de Budapest, Ing. Jozsef Soti. Le Chef de département de l école des officiers de Budapest, Ing. Jozsef Meszaros ; Le Directeur et la guide du Musée des pompiers de Budapest ; Le Médecin Chef du service de sauvetage héliporté à Budapest AMBULANCE STROBEL avec coffre en aluminium
32 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/ Un peu d histoire Mai 68 ou la naissance de la prévention de l incendie Mai 68 fut le symbole d une révolution sociale. Ce fut également la naissance formalisée de la prévention de l incendie en Belgique. Petite différence toutefois : les soixante-huitards rejetaient toutes règles et contraintes et aspiraient à plus de liberté tandis que les officiers préventionnistes voyaient poindre les premières règles et contraintes écrites de prévention de l incendie. Le mot prévention apparaissait dans les textes. Avant mai 68, les services incendie effectuaient des missions de prévention, tant bien que mal, qui consistaient en avis et visites dans les établissements classés du titre I du RGPT, en avis sur les demandes d autorisation de bâtir quand les communes daignaient les solliciter et en visites des salles de spectacles dont la tradition remontait au premier Empire. Nous disons tant bien que mal car les sapeurs-pompiers de l époque ne disposaient d aucune règle de prévention écrite officielle. Ils se basaient sur leurs expériences qu ils présentaient et partageaient abondamment dans leurs deux revues professionnelles : Le Sapeur-pompier belge et Belgisch Brandweerman. Ce n est qu à l époque de mai 68, qu apparurent : La promulgation du 10 mai 1968 de l article 52 du RGPT ; La promulgation du 10 mai 1968 du classement des surfaces de vente de plus de 2000 m2 et leur assimilation à un local du premier groupe dans l article 52 du RGPT ; La promulgation du 10 mai 1968 de l article 63bis concernant l éclairage de sécurité L édition de la norme NBN : 1968 qui définissait les degrés Rf de résistance au feu ; La mise à l enquête publique et l usage courant du projet de norme NBN (Protection contre l incendie dans les bâtiments bâtiments élevés : conditions générales) le 16 juin 1968 et éditée finalement en décembre 1971 ; La promulgation de l AR du 21 octobre 1968 concernant les dépôts, en réservoirs fixes non réfrigérés, de gaz propane et de gaz butane liquéfiés commerciaux ou de leurs mélanges ; La création d une commission interministérielle de prévention des incendies par l AR du 24 mai 1968 qui réunissait les principaux acteurs que nous présenterons ci-après ; Le tout couronné par l AR du 8 novembre 1967 portant organisation des services communaux et régionaux d incendie avec son fameux article 22 qui citait, assez sommairement, la mission de prévention de ces services. L évocation des «pères fondateurs» Cette subite création législative et normative consacrée à la prévention fut précédée d un long travail sous-jacent de personnalités qui ont marqué leur époque par leurs innovations, leur engagement, leur compétence, leur volontariat et leur disponibilité pour œuvrer à la formulation écrite de règles nationales ayant pour objectif non plus de lutter contre l incendie mais de le prévenir. Ce fut la naissance officielle de la prévention de l incendie. Je prendrai la liberté de scinder ces personnalités en deux groupes. L un était formé par Edmond Rombaut, Antoine de Grave, G.A. Herpol et Louis Brouwet. Le premier commandait le corps de sapeurs-pompiers d Anvers, remplit plusieurs fonctions d inspection des services d incendie dont celle d Inspecteur général des services d incendie du Royaume, président de l association des ingénieurs civils flamands KVIV de 1951 à 1953 et créateur, en 1951, de la CTBF (Commission technique belge du feu) de l IBN (Institut belge de normalisation) qui amorça toute la normalisation belge en matière d incendie. Le second, Antoine de Grave, était un personnage. Directeur général des Bâtiments au ministère des travaux publics, il maîtrisait dans les moindres détails toutes les technologies du bâtiment et devait relever un grand défi : édifier des bâtiments élevés pour regrouper des ministères trop dispersés et ériger le complexe du Berlaimont. C était un grand commis de l État qui voyait large. Très large. G. A. Herpol était professeur à l université de l État de Gand et y dirigeait un laboratoire où il prit l initiative de recherches et d essais sur l inflammabilité et sur la combustibilité ainsi que la construction d un four d essai de résistance au feu. Enfin, Louis Brouwet, qui était directeur de l ANPI (Association nationale pour la protection contre l incendie), association de fait créée en 1957 par Jean Jamez, directeur
33 36 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/2008 Un peu d histoire général des Assurances générales. Il apportait aux susnommés sa solide expérience, acquise tant auprès des sapeurs-pompiers que comme ancien responsable de sécurité d entreprises. Je les considère comme les quatre mousquetaires de la prévention incendie naissante car ils ont conçu, en très étroite collaboration et complicité un pour tous, tous pour un, les textes légaux et normatifs que nous évoquerons ci-après et dont nous sommes aujourd hui les héritiers. L autre groupe, non moins influant, travaillait de façon plus indépendante sans tenir compte des travaux de normalisation du premier groupe. Il était principalement composé de A. Laurent, Directeur général de l Administration de la Sécurité du travail et, surtout, R. Nuyts, Ingénieur en Chef-Directeur à cette même administration. Ils consacrèrent plusieurs années, en gérant les points de vue souvent opposés des employeurs et travailleurs, à rédiger l article 52 du RGPT promulgué en mai 68. La Commission technique de la Fédération (FRCSPB) À défaut de législation, avant mai 68, les services incendie se constituaient leurs propres règles en se basant sur leurs expériences et les réalisations étrangères. La Fédération (FRCSPB) avait créé une commission technique qui fut redynamisée en mars 1960 sous la présidence de H. JOOS, Capitaine honoraire, ingénieur technicien, du corps de Wetteren. Elle était composée d une quinzaine d officiers principalement chefs de corps et de Louis Brouwet. Elle tenait ses assises à la caserne de Molenbeek- Saint-Jean dans les faubourgs de Bruxelles. Chacun, y compris Roger. Van Raemdonck, président fédéral et chef du corps de Schaerbeek, y avait la mission de développer un sujet d actualité et en faisait rapport qui était publié dans les deux revues de la Fédération citées ci-dessus. Le président JOOS tint ses fonctions jusqu au 25 mai 1968, date à laquelle, atteint par la limite d âge, lors du Congrès national de Willebroeck, il développa longuement trois vœux dont la création d un centre de prévention. À ce moment, Georges Peeters, Inspecteur général de l Administration de l industrie du ministère des affaires économiques et chef du corps de Willebroek, était président de la FRCSPB. Le ministre de l intérieur, H. Vanderpoorten, présent à ce congrès, répondit par l annonce de «l organisation de cours professionnels et de recyclage en matière de prévention» (qui furent institués par l AR du 16 avril 1974) et de «renforcement des mesures de prévention du feu dans les établissements dangereux». Le mot prévention s officialisait. Cette commission technique de la FRCSPB était très active et participait à la rédaction de toutes les normes NBN consacrées à l incendie. Ces normes étaient ensuite approuvées par la CTBF d Edmond Rombaut. Contrairement à la Belgique qui ne possédait qu un laboratoire de recherche, les pays voisins, les Français à Champs-sur- Marne, les Hollandais à Delft et les Anglais à Boreham-Wood, disposaient déjà d installations opérationnelles. Les Anglais entreprenaient des essais sur base de l édition de 1932 de leur BS 476 consacrée à un essai de résistance au feu dans un four. La Commission technique prit ainsi l initiative de visiter, le 26 mai 1967, les laboratoires du TNO à Delft. Objectif : créer un laboratoire belge qui puisse, par des essais de routine normalisés, déterminer des caractéristiques mesurables de comportement au feu des matériaux. La création à Bruxelles de la courbe temps-température ISO Ces laboratoires contactèrent l ISO, organisation internationale de normalisation pour créer un comité international de normalisation consacré aux essais d inflammabilité, de combustibilité et de résistance au feu. Ce fut le comité ISO/TC 92. Une première réunion se tint à Londres en avril 1961 et la présidence du groupe de travail réaction au feu fut confiée au professeur Herpol. La seconde eut lieu à Bruxelles en novembre 1962 et, après Berlin-ouest et Aix-la-Chapelle, une cinquième eut encore lieu à Bruxelles en octobre C est au cours de cette réunion que fut adoptée la courbe température temps décrite dans la recommandation ISO R Courbe que nous utilisons encore de nos jours dans la NBN : Les comptes-rendus de ces réunions étaient régulièrement publiés dans le Sapeur-pompier belge par les soins de Louis Brouwet qui suivait activement à ces travaux ISO. Normalisation belge en matière d incendie Avant 1968, les normes belges NBN étaient limitées aux équipements d intervention des sapeurs-pompiers. Elles étaient approuvées par la CTBF (Commission technique belge du feu) créée par Edmond Rombaut et hébergée administrativement au TI-KVIV dont il était toujours membre actif. Mais réorienter les travaux vers la prévention en utilisant les normes NBN constituait le cheval de bataille d Edmond Rombaut et de Louis Brouwet. Et c est ici qu on retrouve les quatre mousquetaires qui se sont concertés pour utiliser l IBN (Institut belge de normalisation) et sa CTBF présidée par E. Rombaut avec l aide administra-
34 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/ Un peu d histoire tive et technique de Louis Brouwet pour créer et rédiger les premières normes techniques belges (NBN) consacrées à la prévention de l incendie avec A. de Grave et G.A. Herpol. Antoine de Grave, à la tête des Travaux publics, devait construire des bâtiments d une hauteur inhabituelle pour les services de l État. On avait bien une idée des grands principes de prévention appliqués pour les IGH (immeubles de grande hauteur) français et autres textes étrangers mais on ne disposait d aucun document belge. Comment s y prendre car le temps pressait. Élémentaire pour de Grave. Il créa une souscommission de la CTBF avec les trois autres mousquetaires. En fin connaisseur et excellent «manager», il attira tout le monde de la construction : architectes, bureaux d étude, fabricants, fédérations professionnelles qui se pressèrent d autant plus vite au portillon que cette sous-commission de normalisation éditerait une norme-cahier des charges favorable à leurs futures activités commerciales. En bon directeur-général, il présida en personne la nouvelle commission ainsi créée avec un de ses adjoints comme secrétaire. Le projet de norme alla bon train et quand un obstacle se présentait, il le résolvait à sa façon. Je ne puis m empêcher de citer l anecdote suivante. On se posait beaucoup de questions sur les dangers potentiels du gaz naturel qui remplaçait progressivement le gaz de ville. Pourquoi une telle crainte? Parce que le gaz naturel avait un pouvoir calorifique plus élevé et se distribuait à une pression également plus élevée que celle du gaz de ville. Il décida donc de limiter l usage du gaz naturel dans les bâtiments élevés par le texte suivant : «À l exception du chauffage central au gaz et des cuisines collectives fonctionnant au gaz, tout appareil local fonctionnant au gaz (cuisinière au gaz, chauffe-eau au gaz, etc ) est interdit.» Et quand de Grave décidait, tout le monde était au garde-à-vous. La réaction des gaziers fut foudroyante. L ARGB (Association royale des gaziers belges) mobilisa toute la profession, fabricants, importateurs, grossistes et la puissante corporation des plombiers du pays pour prouver, documents techniques à l appui, que les soi-disant dangers du nouveau gaz naturel étaient parfaitement maîtrisés. Le président de Grave en fut content. Il avait obtenu, en un éclair, les assurances techniques qui lui manquaient et, d un geste magnanime, raya le paragraphe litigieux à la satisfaction générale. Depuis lors, et jusqu à nos jours, un délégué de l ARGB suit très assidûment tous les travaux de normalisation qui concernent la construction. Car on ne sait jamais! Il en résulta le projet de norme NBN (Protection contre l incendie dans les bâtiments bâtiments élevés : conditions générales), qui fut mis à l enquête publique le 16 juin 1968 Elle parut en décembre 1971 et sera annulée et remplacée par les NBN S à 203 en juin Antoine de Grave en proposa ensuite le texte à son ministre pour en faire l arrêté royal du 4 avril 1972 pris sur base de la loi sur l urbanisme de 1962 qui était de la compétence du ministère des travaux publics. Ce fut la première législation belge consacrée à la prévention de l incendie des bâtiments et l ancêtre de nos «Normes de base actuelles». Vint ensuite le professeur Herpol qui fit usage de la CTBF pour rédiger la NBN qui définissait les degrés de résistance au feu sur la base de la nouvelle recommandation ISO R Il eut d autant plus de mérite que, contrairement aux bâtiments élevés, moins de monde s intéressait à ce sujet très théorique. La perle des législations : l art 52 du RGPT Le second groupe de personnes que nous avons citées étaient confinées au sein du ministère du travail, n en sortait pas ou peu et n avait pratiquement pas de relations avec le premier groupe. Mais les inspecteurs du travail jouaient le rôle efficace de missi dominici qui informait la direction générale des problèmes pratiques de terrain. Contrairement à une opinion trop souvent reprise, la première version 1968 de l article 52 du RGPT n est pas née de l incendie de l Innovation. Ce dernier a eu lieu le 22 mai 1967 et le copieux article 52 a paru dans le Moniteur du 17 mai 1968 et ce n est évidemment pas en un an qu il aurait pu être rédigé et publié en tenant compte de toutes les nouveautés qu il comportait. Rappelons que le ministère du travail est né en 1895 d une «spin-off» du ministère de l agriculture. C est dire que ses fonctionnaires sont doués d un bon sens paysan très efficace. L article 52 a donc basé la résistance au feu sur des maçonneries en briques, pierres et béton en ignorant totalement le concept Rf qui leur paraissait un peu léger et non contrôlé par un organe d État. Le Rf ne fut introduit dans l article 52 que trois ans plus tard par l AR du 7 mai Pour mesurer l importance de cet article 52, il faut savoir qu il remplaçait le texte suivant, repris dans le RGPT et qui datait d un AR du 30 mars 1905 : art 52. Les précautions indiquées par les circonstances seront prises en vue d éviter les in-
35 38 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/2008 Un peu d histoire Comment pourrait se présenter le futur article 52 du RGPT? L article 52 actuel devra être abrogé avec tout ce qui reste du RGPT pour s intégrer dans un des titres du Code sur le Bien-être. Comment pourrait se présenter ce nouvel arrêté royal? Il devrait notamment tenir compte de trois législations qui n existaient pas en mai 68 : 1. les directives européennes qui ont déjà influencé la rédaction des arrêtés royaux qui forment le Code sur le Bien-être et dont certaines notions et définitions devraient être reprises (analyse des risques, CPPT, ligne hiérarchique, ) ; 2. les 5 exigences essentielles de sécurité en cas d incendie citées dans l annexe I de l AR du 19 août 1998 (MB ) concernant les produits de construction qui est la copie exacte de l annexe I de la directive 89/106/CEE sur les produits de construction (DPC) ; «L ouvrage doit être conçu et construit de manière que, en cas d incendie : la stabilité des éléments porteurs de l ouvrage puisse être présumée pendant une durée déterminée, l apparition et la propagation du feu et de la fumée à l intérieur de l ouvrage soient limitées, l extension du feu à des ouvrages voisins soit limitée, les occupants puissent quitter l ouvrage indemne ou être secourus d une autre manière, la sécurité des équipes de secours soit prise en considération.» 3. la législation sur les bâtiments nouveaux dite Normes de base du SPF Intérieur dans une future version qui devra être adaptée aux Décisions européennes prises dans le cadre de l application de la directive DPC citée ci-dessus. Il en résulte que la partie actuelle de l article 52 consacrée aux locaux et notions de résistance au feu devrait être supprimée puisque traitée dans les Normes de base. Le fond même de l article qui responsabilise l employeur devrait encore être renforcé dans l esprit de la Loi sur le Bien-être et particulièrement de son article 5 qui impose à l employeur d appliquer les «principes généraux de prévention» qu il énumère. La nouvelle version devrait donc mettre en évidence cette notion d analyse des risques, qui se retrouve d ailleurs dans d autres textes légaux ; analyse réalisée sous la responsabilité de l employeur avec la collaboration de personnes compétentes internes (son éventuel conseiller en prévention, la ligne hiérarchique, les travailleurs et l intervention du CPPT (Comité pour la prévention et la protection au travail) et, complété, si besoin, par des compétences externes. Car les risques sont nombreux et ne peuvent plus être limités à une certaine quantité de matières solides, liquides ou gazeuses, comme dans la version actuelle de l art. 52, ni au seul poste de travail. Le risque est partout et doit être décelé par des scénarios d incendie à imaginer par l employeur et ses personnes compétentes en tenant compte de son cas particulier. Des définitions devraient être précisées : 1. La première doit être l analyse des risques en s inspirant de sa définition dans l art. 8 de l AR du 27 mars 1998 relatif à la politique du bien-être car il faut tenir compte des risques avant et durant l incendie ; 2. Les locaux n étant plus pris en considération, il faudrait définir le compartiment ; 3. Le terme évacuation devrait être proscrit au profit de la mise en sécurité des occupants en lieu sûr et, donc, donner une définition d un lieu sûr à l abri des effets de l incendie (chaleur et fumées) et communiquant avec la voie publique. La formulation d une des 5 exigences essentielles citées ci-dessus que les occupants puissent quitter l ouvrage indemnes ou être secourus d une autre manière devrait être reprise. Une évacuation légalement imposée et non adaptée au sinistre en cours risque souvent de compliquer l intervention. 4. L annonce, l alerte et l alarme devraient être reprises ; 5. Les équipements de protection contre l incendie devraient être clairement définis et distinguer, plus particulièrement, les moyens d extinction manuels (extincteurs portatifs, extincteurs sur roues et dévidoirs RIA) utilisables par tous les occupants, les installations sprinkler et les autres installations d extinction automatique et les ressources en eau. Il serait temps de désigner les sprinklers par leur nom au lieu de parler de réseau d extinction automatique constamment sous pression car toutes les règles techniques utilisent le terme universel «sprinkler». Vu leur nombre élevé, l ensemble des responsabilités de l employeur devraient être citées, par leur titre, dans un seul article avec renvoi vers un article distinct qui décrirait le détail de cette responsabilité. L analyse des risques devrait être consignée dans un «Dossier incendie» (Il est essentiel de définir certaines notions par des termes concis) qui contiendrait les documents ou les références aux documents qui constitueraient la réponse écrite de la bonne application du nouvel AR. Les Français, qui appliquent les mêmes directives européennes que nous, ont créé le Document unique qui constitue une partie d un tel dossier. Ce dossier devrait comprendre ou citer les références des documents internes rédigés sous la responsabilité de l employeur en matière de protection incendie et des autres documents établis par les éventuels intervenants externes tels que SECT (Services externes de contrôle technique) et autres organismes missionnés par les autorités pour les contrôles légaux. Tout fournisseur de produit et tout installateur devrait obligatoirement signer une déclaration de conformité aux clauses du cahier des charges des commandes signées par l employeur et visées par son conseiller en prévention. La pratique des
36 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/ Un peu d histoire installations réalisées par le premier quidam venu et déclarées conformes par un tiers devrait être bannie. C est le fournisseur qui est responsable du produit qu il fournit en précisant les limitations éventuelles d usage. C est également l installateur, placeur ou entrepreneur qui est responsable de son travail en signant une attestation de conformité remise à son client. La référence à des produits labellisés, des fournisseurs certifiés ou accrédités ne devrait pas trouver place dans une réglementation, pas plus que dans une norme technique NBN, EN, ISO ou autres. Le SPF Emploi et travail n en a très heureusement jamais fait usage dans sa réglementation. Une telle pratique transférerait la responsabilité fondamentale de l employeur vers une tierce partie. L employeur est responsable de l évaluation de la compétence du fournisseur quand il passe commande. Il pourra parfois trouver la meilleure compétence parmi son personnel. Sous sa responsabilité. Comme dans l art. 52 actuel, le service incendie localement compétent devrait «être consulté», pour la détermination des équipements de protection contre l incendie et la composition du service privé de prévention et de lutte contre l incendie. À ce propos, l étude des risques doit être réalisée par l employeur et non par le service d incendie dont la mission n est pas de jouer le rôle de bureau d étude. Si le service incendie décrit en détail ce que l employeur doit réaliser, ce dernier se limitera à exécuter cette description et s estimera «en règle» en ignorant toutes les autres prescriptions légales qui s appliquent à son cas. Une installation sprinkler devrait, comme présentement depuis mai 1968, encore être légalement obligatoire pour les grands magasins. Quand la densité de charge calorifique et la surface d un compartiment dépassent une valeur critique, une telle installation devrait être imposée. Enfin, le permis de feu ou permis de travail, non accepté par les représentants des employeurs en mai 1968, devrait être maintenant introduit et légalement imposé dans ce nouvel arrêté. Ce permis a été rendu obligatoire en France par l arrêté du 19 mars 1993 pris en application de l art R237-9 du Code du travail pour les travaux de soudage oxyacétyléniques effectués par une entreprise extérieure. Le nouvel arrêté royal devra être clair, concis et principalement performantiel, ses annexes pourraient préciser des détails techniques. Une bonne source d inspiration pourrait être The Regulatory Reform (Fire Safety) Order 2005 et, en particulier, la PART 2 FIRE SAFETY DUTIES qui est un excellent modèle de législation britannique de protection incendie dans les entreprises qui applique les plus récentes directives européennes et qui est basé sur une responsible person (employeur chez nous) et competent person (nos conseillers en prévention, SIPP, SEPP, bureaux d étude, experts, ). Une perle de législation appliquée depuis 3 ans à la satisfaction des entreprises et des sapeurs pompiers dont la fonction de représentants de l autorité a été sérieusement affirmée. ( HELID ARESU DE SEUI cendies. Les installations seront aménagées de manière à assurer le sauvetage du personnel en cas de sinistre. Les issues destinées à l évacuation des locaux ne pourront jamais être encombrées de marchandises, de matières en dépôt ni d objets quelconques. La nouvelle version frappait fort en disant, en d autres mots mais en le disant quand même : «l employeur doit». Et s il n est pas compétent, il fait appel à un chef de sécurité prévu par la réglementation. L article 52 fut, de loin, la principale législation qui introduisit de nombreuses nouvelles exigences tant performantielles que prescriptives en matière de prévention. Il comportait tellement de nouveautés qu il fut abondamment commenté et enseigné très fréquemment par A. Laurent et R. Nuyts de l inspection du travail, l ANPI et l association nationale des chefs de sécurité de l époque ACSHB-VDVHB. Cet article 52 peut être considéré comme la meilleure législation nationale consacrée à la prévention de l incendie. Très mûrement réfléchie, bien rédigée dès le départ et régulièrement adaptée aux problèmes de terrain cette législation a évité l écueil de traitement de dérogations qui sont très coûteuses en temps, en argent et en notoriété. L article 52 sera bientôt abrogé dans sa forme actuelle, remanié et intégré au Code sur le Bienêtre dont il reflète déjà la philosophie générale. Son contenu devra maintenir la responsabilité de base de l employeur et son obligation d analyser ses risques et de consulter les services incendie ; mais il ne contiendra plus la classification des locaux et des notions de résistance au feu. Conclusion Tous ces textes de mai 68 que j ai mentionnés sont déjà ou seront bientôt balayés par la législation et les normes européennes mais leurs auteurs, qui méritent notre reconnaissance et que je n ai pas tous cités, nous auront laissé un legs durable des vertus de compétence, d innovation, de disponibilité et d engagement volontaire. HELID ARESU DE SEUI
37 42 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/2008 Un peu d histoire Larguer les amarres La grisaille, le stress, la monotonie, les factures, j en passe et de moins bonnes Tu connais aussi. À chacune et chacun sa recette pour essayer d y pallier. La mienne, c est le sac à dos, les grosses godasses, le guide du routard en poche, l envie d aller voir ailleurs ce qui s y passe, de rencontrer Le vieux compagnon de tous les dangers, de tous les plaisirs Y sont cousus l insigne des pompiers batticiens, l emblème européen et le drapeau belge (sans aucun animal) ; y est aussi fixée une coquille, signe international de reconnaissance des pèlerins vers Saint Jacques de Compostelle. L aventure m a toujours tenté et je n y ai jamais résisté, sans pour autant être un aventurier, ni me prendre pour Rambo! Faut pas se leurrer, quelques jours avant le départ, je ressens comme des contractions désagréables au niveau de l estomac ; tu peux appeler cela doute ou trouille Au fait, pour que les présentations soient faites, brièvement : un peu plus que sexagénaire retraité et heureux grand-père de trois petits-enfants sapeur, puis officier volontaire pendant vingt ans à BATTICE (SRI Herve). En jetant un coup d œil dans le rétroviseur, je ne peux que penser que j ai eu beaucoup de chance(s) et remercier mon ange gardien. Responsable d équipe fond Spéléo Secours dans les années 70, puis entr autres, parachutiste, amateur de benji, pilote d ULM, les seules conséquences physiques ont été quelques fractures dues à deux crash d ULM. Psychologiquement, à l époque, c était plus grave : quoi que j entreprenne ou qu il puisse se passer, j avais le sentiment d être «indestructible». Trop de confiance en soi? Bref, errare humanum est 1964 Premier contact avec le feu Sous les drapeaux, quartiermaître pilule à bord d un dragueur de mines, le M916 Bastogne de la Force Navale Belge, je passe une sacrée bonne année à naviguer. Un exercice incendie à Bruges est obligatoire pour tout le personnel embarqué. La première Entraînement à BRUGES avant l embarquement sur un dragueur de mines KATHMANDU Fire Dept. Fin des années baba cool et hippies. phase consiste à éteindre une cuve circulaire recouverte de mazout. La seconde phase est moins cool : il s agit d entrer dans une superstructure métallique représentant le château d un petit navire (un rez plus un étage) et d y éteindre deux cuves en feu en passant par des passerelles diverses. Impossible d accéder à la sortie du côté opposé sans avoir éteint les flammes. Par équipes de trois hommes accompagnés d un instructeur, on entre dans la fournaise avec une lance de 45 ; visibilité nulle évidemment. L instruction préliminaire, tant pour l attaque du feu que pour la technique d utilisation de la protection respiratoire, n a pas duré plus d une heure! Mais en 1964, quand on a 19 ans, on ne se pose pas trop de questions, on fonce. Inconscience de la jeunesse ; les temps ont bien changé, heureusement Et si on se mettait en route? À ta question, pertinente, de savoir quel rapport il peut y avoir entre des voyages et notre revue, je répondrai simplement qu un camion rouge a toujours eu sur moi l effet d un aimant. Où qu il se trouve sur notre belle
38 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/ Un peu d histoire dette et moi, en Boeing 747, de Londres à New Delhi. Malgré la loi d abolition des castes, la vie quotidienne dans la mégalopole révèle tout le contraire. L opulence côtoie la mort ; l or d un côté des grillages, la lèpre de l autre. Pour nous européens, c est presque indécent ces quelques mètres qui séparent deux mondes qui refusent de cohabiter. Nous sommes en voyage organisé : transferts de ville en ville en car climatisé, nuits dans de bons hôtels, restaurants à la cuisine européenne Il ne nous est pas facile d échapper de temps à autre à ce carcan pour nous retrouver dans la rue avec les autochtones. Le pire est que ces escapades ne sont pas bien vues par les autres membres du groupe de touristes que nous sommes. Le Taj Mahal, Jaipur et son palais des Vents, Bénarès et ses quais de crémations, le lac de Srinagar au Cachemire (un éden à l époque devenu enfer depuis le conflit avec le Pakistan), et enfin le passage de la frontière népalaise et l arrivée à Kathmandu. Les années baba cool touchent à leur fin, mais nombre de hippies hantent encore les ruelles sordides du vieux quartier de Thamel. L Eden Hashish Center a toujours pignon sur rue et les vendeurs à la sauvette ne se cachent pas encore pour te proposer de l herbe, partout en ville. La pauvreté est omniprésente, mais moins «cour des miracles» qu en Inde ; la vallée de Kathmandu est fertile et l atmosphère de la ville, malgré la moiteur ambiante, y est encore respirable. Ce ne sera plus le cas presque vingt ans plus tard lors de mes deuxième et troisième visites au Népal, sac au dos cette fois. Le seuil vital de pauvreté est dépassé depuis longtemps. Kathmandu est non seulement polluée à l extrême par la circulation anarchique, mais est aussi devenue une poubelle à ciel ouvert. Je te raconterai dans l ordre chronologique de mes périples. En 1978, seules les photos ravivent des souvenirs ; depuis quelques années, un carnet de route m est aussi indispensable que l appareil photo. Anecdotes, mais surtout impressions à chaud y sont consignées. Il me faudra patienter une dizaine d années avant de reprendre un long courrier qui m amènera cette fois en Égypte pour une croisière sur le Nil et la visite de ses superbes sites. À voir bien sûr, mais ce sera mon avant-dernier voyage de touriste (avec une valise). Moscou et St Petersbourg (toujours Leningrad à l époque) sera le dernier avant d entamer Départ de feu à NEW DELHI Toujours KATHMANDU Fire Dept. Le même véhicule! planète bleue, à côté de ce camion, il y a des hommes, fiers de ce qu ils font et toujours heureux de te faire faire le tour du propriétaire. De l immense complexe incendie hypermoderne au véritable trou à rats, il y a presque toujours le même esprit, l accueil, la convivialité. Ces rencontres comme toutes les autres sont toujours fortuites ; le hasard fait souvent bien les choses. Je n ai cependant pas toujours eu le choix (ou la chance) de pérégriner comme actuellement, libre et où le vent m emmène Indépendamment de l Europe, mon premier long courrier nous a amenés, ma «petite» sœur de 12 ans ma ca-
39 44 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/2008 Un peu d histoire d autres périples qui me conviennent mieux, sac au dos, avec le besoin de liberté qui fait avancer tout routard. Désormais, plutôt que le Pullman, ce sera la pirogue, l éléphant, le chameau, le cheval, l âne, le dromadaire, le char à bœufs, le rick-shaw, le vélo, le taxi-brousse, le bus local bondé et odoriférant, le tortillard qui s époumone, mais surtout pedibus cum jambis. Bref, système D et débrouille, un peu d aventure, un peu d adrénaline, et surtout la possibilité du contact plus vrai avec les gens Là où il y a des différences, il y a des richesses à partager! À suivre Article et commentaires sous l entière responsabilité de l auteur. GUY JAMINET LOUXOR. Moyens techniques dérisoires, mais cependant à l arrière du véhicule, une pompe Rosenbauer ABOU SIMBEL Airport.
40 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/ Le Sapeur-Pompier en balade Le Service d Incendie de Mouscron Mouscron n est pas proprement parlé une cité touristique, mais sa position géographique lui confère une certaine importance dans notre pays. En effet, Mouscron se trouve aux confins du Hainaut à la frontière linguistique avec la Flandre et à un jet de pierre de la mégapole du nord de la France qu est Lille. L industrie textile a fait, jadis, la renommée de Mouscron. Actuellement, bien que cette activité économique ait presque disparu, d autres entreprises ont élu domicile dans la cité des Hurlus. Un peu d Histoire (1) En dépit de découvertes archéologiques remontant à l époque romaine, notamment au Mont-à-Leux, Mouscron est cité pour la première fois en Son étymologie serait «mosscher-on, endroit marécageux couvert de mousse». En 1066, le comte de Flandre attribue à la collégiale Saint- Pierre de Lille des terres à Mouscron. L autel de Mouscron, à l origine de la paroisse, appartint d abord à l abbaye Saint- Barthélemy de l Eeckhout à Bruges qui, par échange, le céda en 1149 à l abbaye Saint- Martin de Tournai avec une partie des dîmes dont le chapitre cathédral de Tournai était également détenteur. Mouscron suivit toutes les tribulations de la châtellenie de Courtrai dont elle faisait partie et fut donc française entre les traités d Aix-la-Chapelle en 1668 et de Nimègue en 1678 et revint aux Pays-Bas après Utrecht en Trois seigneuries importantes se partageaient Mouscron : celle de Mouscron relevant de la cour féodale d Harelbeke, le fief du Val dépendant de Warcoing, la seigneurie de Saint-Pierre de Lille. La seigneurie de Mouscron s étendait sur plus des trois quarts de la paroisse et appartenait aux seigneurs d Audenarde, une branche cadette de la maison de Louvain. Béatrice de Louvain vendit Mouscron en 1332 à Bernard de la Barre, un bourgeois de Tournai. En 1592, le domaine passa par mariage aux de Liedekerke. Un de ceux-ci, Ferdinand, reçut en 1627 le privilège de voir sa seigneurie érigée en comté par le roi d Espagne Philippe IV. En 1645, faute de descendance directe, Mouscron tomba aux mains des Basta. Un nouveau mariage la transféra aux Marquis d Ennetières en Cette famille s éteignit en La seigneurie de Mouscron, qui n était qu un ensemble de terres et fiefs au XIV e siècle, eut son château vers 1430, suite à la confiscation de la ferme des Ramées transformée alors en demeure seigneuriale, aujourd hui le Château des Comtes. Ses détenteurs acquirent progressivement tous les fiefs situés sur la paroisse dont celui du Val en Comme toute la région, Mouscron fut marqué par les guerres de la fin du XV e siècle et subit les ravages de la garnison de Tournai. Les guerres de religion de la fin du XVI e siècle permirent aux Hurlus de s emparer brièvement du château en Dans la seconde moitié du XVII e siècle, le village souffrit énormément des guerres de Louis XIV. En 1794 s y déroula une bataille entre Français et Hanovriens. En dehors de l occupation allemande lors des deux guerres mondiales, le dernier événement guerrier que vit Mouscron fut l échauffourée du Risquons- Tout en Superficie Dottignies Herseaux Luingne Mouscron Total Population 1427,25 ha 674,39 ha 564,89 ha 1396,65 ha 4036,18 ha Population au 31 décembre 2005 Dottignies hab. Herseaux hab. Luingne hab. Mouscron hab. Total hab.
41 46 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/2008 Le Sapeur-Pompier en balade Jusqu au milieu du XVIII e siècle, Mouscron fut un village agricole où l industrie textile prit seulement de l extension quand Lille interdit en 1769 la fabrication du molleton, un tissu mélangé de lin et de laine, aux Roubaisiens et aux Tourquennois qui émigrent alors vers les Pays-Bas autrichiens, à Mouscron notamment où cette fabrication est autorisée depuis Entre 1800 et 1815, l activité textile prit encore plus d importance et s ouvrit au coton. À partir de 1850 environ, le besoin de main d oeuvre dans le nord de la France attira quantité d ouvriers flamands à Mouscron. Puis, vers et entre les deux guerres mondiales, des patrons français investissent sur place et construisent surtout des filatures et des usines de tapis, ce qui fixe une partie des très nombreux frontaliers du côté belge de la frontière et permet encore à Mouscron de garder une place déterminante au point de vue économique. Cette expansion modifia radicalement le visage du village rural traditionnel, surtout entre 1919 et 1939 quand des quartiers urbains entiers surgissent d un bloc, exigeant une nouvelle structure socio-culturelle. L agglomération de Mouscron ne forme plus aujourd hui qu une conurbation avec la métropole du nord de la France. Essentiellement francophone (94 % en 1846, 74 % en 1947), Mouscron fut rattaché au Hainaut en 1963, devenant la première ville du Hainaut par le nombre de ses habitants avant les fusions de communes de Le service régional d incendie Le Service Régional d'incendie de Mouscron est classé Z. Il protège les communes de Mouscron (Mouscron, Luingne, Herseaux, Dottignies) ainsi que Estaimpuis (Estaimpuis, Saint- Léger, Evregnies, Leers-Nord, Néchin, Estaimbourg, Bailleul). Le poste central est situé Avenue de Barry, n 9 à Mouscron le long d'une voie rapide périphérique. Une antenne existe à Dottignies (Station d'incendie rue des Ecoles, 75) et une autre sur le territoire d'estaimpuis (rue de Luna à Estaimbourg). Le Corps des Pompiers de Mouscron est un corps en constante évolution où règne une discipline librement consentie. Bien équipé, il a toujours eu l ambition d être un corps d élite au service de la population. Le Corps jouit d une excellente réputation au niveau local et même au-delà. À chaque recru-
42 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/ Le Sapeur-Pompier en balade SERVICE REGIONAL D INCENDIE DE MOUSCRON INTERVENTIONS ANNÉE 2007 ALERTES INCENDIES (= 5,1 % des interventions) : 225 INTERVENTIONS DIVERSES (= 30 % des interventions) 1310 AIDE MEDICALE URGENTE (100) (= 64,8 % des interventions) 2826 Exercices pompiers + recyclages divers + séances de formation 103 Assemblée générale 1 Réunions du Conseil d'administration 12 PREVENTION (Visite et/ou étude de dossiers) 847 TOTAL 5324 tement il faut refuser des candidats motivés. La population protégée au 31 décembre 2007 est de ± habitants pour la commune de Mouscron (4 006 ha) et d Estaimpuis (3 165 ha). Zone de secours du Hainaut Occidental Depuis décembre 2002, une convention de secours a été signée entre les services d incendie de la zone de secours du Hainaut Occidental, à savoir : les services communaux d incendie de Antoing, Bernissart, Chièvres, Comines-Warneton, ainsi que les services régionaux d incendie de Ath, Beloeil, Lessines, Leuze, Mouscron, Péruwelz et Tournai. La parution de la loi sur la réforme de la sécurité civile (voir préambule) modifiera fortement l organisation du service dans les mois et années à venir. Parcours d entraînement au port de l appareil respiratoire isolant Le parcours d entraînement au port de l appareil respiratoire indépendant est un outil didactique de premier ordre. Tous les pompiers de Mouscron y passent annuellement. Le local est mis à la disposition de l Institut de Formation des Services de Secours du Hainaut : les sapeurs-pompiers stagiaires viennent régulièrement s y familiariser avec le port de l ARI et s y entraîner. Nos collègues français du Département du Nord viennent très régulièrement s y entraîner avec leurs propres instructeurs et matériel. Durant l été, une équipe de volontaires a complété le parcours par la réalisation d un «appartement» de plusieurs pièces. Ces locaux servent principalement à la recherche de victimes dans un bâtiment enfumé. Le Service Régional d'incendie de Mouscron est classé Z. Il protège les communes de Mouscron (Mouscron, Luingne, Herseaux, Dottignies) ainsi que Estaimpuis (Estaimpuis, Saint- Léger, Evregnies, Leers-Nord, Néchin, Estaimbourg, Bailleul). Le Corps des Pompiers de Mouscron est un corps en constante évolution où règne une discipline librement consentie. Bien équipé, il a toujours eu l ambition d être un corps d élite au service de la population. Le Commandant Le service d incendie de Mouscron est dirigé par le Capitaine Chef de Service Pol Lowagie. Pol est né le 4 août Il est marié, père de quatre enfants et heureux papy de cinq petits enfants. Il est fier de compter parmi ses enfants Olivier qu il a sous ses ordres à la caserne et qui est appelé à la remplacer (si tout va bien) à la tête des pompiers «Hurlus». Après de brillantes études à l école normale, il embrasse la carrière d instituteur entre 1965 et Il est bien côté par sa direction et aimé de ses élèves.
43 48 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/2008 Le Sapeur-Pompier en balade Le 1 er janvier 1974, il intègre le corps des pompiers mouscronois au grade de sapeur-pompier volontaire. Six ans plus tard, il accède au statut d officier, au grade de sous-lieutenant. En 1985, il est promu lieutenant et en 1988 capitaine chef de service Suite à l arrêté royal de 1999, il passe dans le camp de professionnels et est donc capitaine chef de service professionnel. Très tôt, Pol Lowagie s investit dans le mouvement associatif. Il est, entre autre, président de la caisse nationale d entraide des pompiers, administrateur de votre fédération (FRCSPB afg) et depuis 2007, président de l union provinciale du Hainaut. CADRE au 31 décembre 2007 Grade Prévu au cadre Emploi(s) vacant(s) Capitaine-Chef de Service Professionnel 1 0 Lieutenant ou souslieutenant professionnel 1 (à titre transitoire) * Lieutenant ou sous-lieutenant 7 3 Lieutenant-médecin 1 0 Adjudants 3 0 Sergents 13 0 Caporaux 15 3 Sapeurs TOTAL * 34 D ici quelques mois Pol espère pouvoir passer le flambeau de chef de service à son successeur qu il espère bien être Olivier, son fils. (1) Source : Miscellanées Naissances Grande est notre joie de vous annoncer la naissance de: m Lénachez M. et Mme DUBOIS Thierry, du S.I. d Enghien m Emy chez M. et Mme PLETINCKX Christian, du S.I. d Enghien m Romane chez M. et Mme TOUSSAINT, du S.I. de Wavre m Elsa chez M. et Mme BLERO, du S.I. de Wavre m Eloise chez M. et Mme FANNA, du S.I. de Wavre m Jules chez M. et Mme DESMEDT, du S.I. de Wavre m Méline chez M. et Mme CUIJL, du S.I. de Nivelles m Justin chez M. et Mme REGATUSO, du S.I. de Beauraing Promotions Nous félicitons vivement : m Le caporal Marc COMBLIN, du SRI de Paliseul, promu au grade de sergent le 01/03/2008 m Le caporal Bernard GRANDJEAN, du SRI de Paliseul, promu au grade de sergent le 01/03/2008 m Daniel DE CLERCQ, nommé Lt-Colonel au SRI de Charleroi m Alain GIBSON, nommé Major au Siamu Bruxelles-Capitale Vétérance Nous félicitons vivement : m Le lieutenant-colonel Jean-Claude HANSET, du SRI de Charleroi, admis à la retraite m Le sergent Noël ROBERT, du SRI de Paliseul, admis à la retraite le 29/02/2008 Décès Nous avons la tristesse de vous faire part du décès du : m Premier Sergent Alain DEMARLIERE, du S.I. de Leuze-en-Hainaut m Caporal Professionnel Maurice HORNEBECQ du SRI de Péruwelz m Sapeur Georges COURTIN, retraité au SRI de Péruwelz. m Caporal Gilles Marquegnies, du SRI de Lessines m Alphonse Nyssen, membre honoraire du S.I. de Montzen m Théo Moiny, Caporal mécanicien professionnel au SRI de Beauraing m Noël VANDENBUSSCHE, vétéran du service incendie de Péruwelz.
44 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/ Mot du président Devrons-nous vivre la même situation que nos collègues français? Tout comme l ont vécu nos collègues français lors du passage à l organisation des secours par départements, nous connaissons un véritable désinvestissement de la part des communes : personnel démissionnaire ou pensionné non remplacé, manque d'investissement en ce qui concerne le matériel Nous constatons même régulièrement que certains membres du personnel paient sur leurs propres deniers des réparations incombant au service et ce, afin de maintenir un service efficace à la population. Cette situation est totalement inconcevable : nous ne sommes pas responsables des abus commis par certaines villes et communes en matière de législation sur les marchés publics. Nous devons continuer à assurer la sécurité des citoyens et de notre personnel d intervention. Je rappellerai, comme à l accoutumée, au bon souvenir des Bourgmestres l article 135 de la nouvelle loi communale spécifiant : «les communes ont pour mission de faire jouir les habitants des avantages d une bonne police, notamment de la propreté, de la salubrité, de la sûreté et de la tranquillité dans les rues, lieux et édifices publics». Elles sont également tenues «de prévenir, par les précautions convenables, et celui de faire cesser par la distribution des secours nécessaires, les accidents et fléaux calamiteux, tels que les incendies, les épidémies et les épizooties». Après le passage à l'organisation des secours par départements, la France a connu une importante augmentation des coûts afin de compenser le non-investissement de départ dû aux craintes que suscitaient chez certains mandataires la future réforme. En Belgique, nous connaissons également actuellement un manque important d investissement de la part de certaines communes et, dès lors, nous craignons également qu'une situation similaire à celle qu'a connue la France ne se produise au sein de notre pays. L arrivée imminente de la réforme des services de secours ne peut représenter un frein au bon fonctionnement et à une organisation normale et correcte de nos services. Il est absolument inacceptable que la sécurité du citoyen, de même que celle du personnel intervenant, soit ainsi bafouée, fragilisée et mise en danger parce que tournant au ralenti. Il faut attirer l attention des Bourgmestres en leur rappelant leurs responsabilités en matière de sécurité sur leur territoire et en leur faisant comprendre qu une telle inertie entraînera des coûts supplémentaires afin de pallier le manque d investissement actuel. MARC GILBERT, PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION ROYALE DES SAPEURS-POMPIERS DE BELGIQUE, AILE FRANCOPHONE ET GERMANOPHONE
45 50 Le Sapeur-Pompier Belge n 2/2008 Revue de presse Le journal des sapeurs-pompiers suisses (3/08) Au sommaire de ce mois de mars : Important incendie en vieille ville de Porrentruy : 70 pompiers mobilisés pour combattre cet incendie frappant un site historique de la cité des Princes-Évêques. Violent incendie dans le centre de vile du Locle : un immeuble de 5 appartements et deux magasins sont détruits Le prix Reader s Digest Pegasus Award pour la deuxième fois : confiance exceptionnelle envers les sapeurs-pompiers suisses Les feux de cheminée : souvent sous-estimés par les sapeurspompiers Explosion Blast : un phénomène dont il faut tenir compte Production d énergie par le corps humain : du spaghetti au mouvement L assurance, c est bien ; la prévention, c est mieux. Le journal des sapeurs-pompiers suisses (4/08) Au sommaire de ce mois d avril : Une armada de motopompes pour Porrentruy Secours à personnes : l intoxication au monoxyde de carbone Colloque CTIF à Paris : des échanges pour renforcer les coordinations Le chalet Johnson en flammes à Verbier Bulle : plus de 70 personnes évacuées lors de l incendie d un immeuble Canton de Berne : brigade incendies et explosions : qui sont-ils? Le journal des sapeurs-pompiers suisses (5/08) Au sommaire de ce mois de mai : Payerne : tout feu tout flamme pour vous accueillir en juin lors des assises annuelles. Le projet FriFire : toute personne qui appelle le 18 a droit aux mêmes services de la part des sapeurs-pompiers fribourgeois Neuchâtel : les plongeurs sapeurs-pompiers : heureux comme des poissons dans l eau! Cinq nouveaux tonnes-pompes vont renforcer les SDIS Vaudois Prometheus : un logiciel pour connaître l évolution des feux de forêts
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