Recommandations pour la mise en place / et l exploitation des systèmes de premier répondant

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1 Recommandations pour la mise en place / et l exploitation des systèmes de premier répondant

2 L'Interassociation de sauvetage (IAS), en tant qu organisation faîtière suisse, a pour but d encourager et de coordonner le secourisme en suisse afin d assurer de manière optimale le déroulement du sauvetage. Emploi du masculin / féminin dans le texte : pour faciliter la lecture le masculin est employé ci-après. Les analogues féminins ont la même valeur et le même sens. Les recommandations ont été élaborées sur mandat du comité de l IAS par le groupe de travail Premier Répondant sous la direction du Dr. med. Cyrill Morger. Au moment des travaux le groupe de travail avait la composition suivante: Dr. med. Cyrill Morger, Olten/Bern Roman Burkart, Lugano Claude Dubi, Aigle Kurt Liniger, Murten Elmar Rollwage, Zofingen Doris Wolf, ASS Olten Avec la colaboration des experts suivants: Marc Elmiger, Wallisellen Anton Strelecek, Basel Version 2013_03_28 2

3 Contenu Introduction 4 1. Généralités 5 2. Contexte initial 7 3. Mise en route du projet 9 4. Organisation Aspects juridiques Statut juridique des premiers répondants Indication juridique concernant les indications d utilisation des premiers répondant Responsabilités civiles Responsabilité Civile et Pénale Aspect Juridique de la mise en place et l exploitation d un système de premiers -répondants Droit en matière de circulation routière Exigences et formations 19 Formations de base 19 Formation continue Equipements 21 Protection personnelle 21 Protection de la santé 21 Matériel médical 21 Matériel tactique 23 Véhicules Alarme 24 Critères d engagement / Mots clés Intervention 25 Personnel d intervention 25 Modèles d alarme 25 Déroulement de l intervention Après l engagement 28 Aspects psychologiques 28 Discussion d intervention 29 Assurance de Qualité 31 Statistiques 32 Arrêt Cardiaque 2. Douleurs Thoracciques 3. TCC AVC AIT 4. Difficulté respiratoire 5. Traumatisme sévère11. Annexes 33 Proposition de protocole d intervention 34 Check-list des signes avant-coureur d une réaction de stress Glossaire 37 3

4 Introduction Au cours des dix dernières années en Suisse et dans de nombreux pays européen, le système de premier répondant s est de plus en plus développé. Ce qui a commencé comme une vision de quelques pionniers est maintenant, dans de nombreux endroits, une partie intégrante de la chaîne de secours. Si au commencement, l'initiative privée a contribué à la mise en place de groupes locaux, ils se sont développés et forment désormais des groupes actifs à l'échelle régionale, voir nationale. Les participants bénévoles proviennent de différentes organisations et ils ont reçu une formation et des équipements qui divergent en fonction de leur provenance. Par conséquent, l'interassociation de Sauvetage a décidé en 2009, la création d'un groupe de travail permanent traitant des questions relevant des premiers répondants, son travail a commencé en Juin de la même année. Chaîne du sauvetage ( IVR) 4

5 1. Généralités Un First Responder (traduit littéralement de l'anglais «premiers répondants») est un secouriste qui complète la chaîne des secours. Le premier répondant est alarmé par la centrale d appels sanitaires urgents 144 (CASU144) et intervient en parallèle d'un service de sauvetage professionnel. Le premier répondant possède au moins une formation en premiers secours et il applique les mesures immédiates pour sauver la vie (MISV) le temps de permettre l arrivée du service sauvetage qui amène les mesures de base médicales. Il devrait ainsi permettre de réduire l'intervalle sans traitement et de raccourcir le délai entre la survenue de l'urgence et les premiers soins médicaux. Il est prouvé que des mesures de secours prisent rapidement, raccourcissent le processus de guérison et en diminuent les coûts. Particulièrement lors d un arrêt cardio-circulatoire: Les chances de survie de la personne concernée diminuant chaque minute de 10%. En tant que laïcs, les premiers répondants formés peuvent initier la réanimation après quelques minutes. Il en résulte de moins grands séquelles aux patients lorsque les services de secours sont trop éloignés du lieu de l urgence. En aucun cas, les premiers répondants ne remplacent un service de sauvetage, mais ils sont un complément et renforcent la chaîne des secours. Le terme de «secouriste» s applique à l ensemble des personnes qui se trouvent être présentes pendant une situation d'urgence en apportant leur aide, et plus particulièrement en tant que laïcs. Le terme «intervenant rapide» comprend enfin les membres des services de secours professionnels, qui sont appelés en privé ou à l'extérieur de leur travail pour apporter les premiers secours dans le voisinage de leur résidence. Ce modèle est considéré comme un supplément à la chaîne des secours et non pas comme un remplacement des services de sauvetage. Les interventions des premiers répondants sont volontaires et effectuées dans la plupart des régions par des miliciens rémunérés. C est le service de sauvetage professionnel ou le Canton qui prend en charge cette rémunération. De ce fait, il est compréhensible que la capacité d'utilisation de volontaires d un système de milice ne soit pas illimitée. Ainsi, les indications d'utilisation et les tâches devront être clairement définies, afin d'éviter un emploi inutile. Dans une perspective médicale, le meilleur engagement des premiers répondants est au profit d une personne en arrêt cardiaque. Une réponse rapide en quelques minutes a un effet positif sur les chances de survie de ces patients. Fondamentalement, il est de la responsabilité des 5

6 services de santé cantonaux d organiser et de fournir rapidement et efficacement, une aide d urgence dans tous les cas. Cependant à l'exception de l'arrêt cardiaque, il n'y a pas de données scientifiques démontrant l influence d une réponse rapide sur les chances de survie des patients. En raison de ces faits, l'interassociation de Sauvetage recommande, de concentrer si possible l'utilisation des premiers intervenants sur les situations d'arrêt cardiaque. Dans des cas exceptionnels, lorsque les services d'urgence n ont pas de capacité pour cela, les premiers répondants peuvent être appelés en appui ou comme soutien logistique. Les interventions des premiers répondants se basent essentiellement sur un travail bénévole et peuvent être fournis gratuitement. Il en est ainsi dans plusieurs pays voisins. L IAS pense qu une compensation pour les membres d'un groupe de premiers intervenants est justifiée. Elle pourrait tenir compte du temps passé dans une opération et du financement des coûts de formation et d'équipement. En fonction de leur organisation, les premiers intervenants, dans la règle, limitent leurs services à une ou plusieurs localités, ils devraient être financés par les communes desservies. Lors d engagement, il est recommandé qu au minimum deux intervenants soient engagés. Afin de minimiser l impact du temps de mise à disposition pour les membres d'un petit groupe de premier répondant, les recommandations IAS suggèrent que l organisation dépende du nombre de membres. Les groupes de Premiers répondants avec moins de 10 membres seront tous alarmés. Cela signifie que les personnes disponibles se déplacent. Cette variante présente le risque que personne ne soit disponible. Cependant, l'expérience d autres systèmes démontrent que dans les petites communes, au vu du faible volume d'utilisation, ce risque est extrêmement faible. De plus, le service de sauvetage étant appelé d'une manière ou d une autre, des soins aux patients sont toujours garantis, en temps opportun. Les groupes plus importants, avec plus de 10 premiers répondants, peuvent exploiter un système de piquet planifié de manière appropriée. Ainsi, la disponibilité des intervenants doit être assurée. 6

7 2. Contexte initial Depuis l'année 2000, le système premier répondant s est formé, en divers endroits de Suisse. De tels systèmes existaient déjà, en particulier aux États-Unis et dans certains pays européens (Allemagne, Italie). Le groupe de travail mis sur pied fin 2009 par l IAS, a sollicité tous les cantons afin d'avoir un aperçu de la situation des systèmes actifs de premiers répondants. Sur la base des informations reçues, en Janvier 2010, une enquête a été réalisée par le biais d'un questionnaire détaillé (taux de réponse: 33%), révélant de nombreuses indications. En 2010, il y a 169 organisations de premiers répondants mise en place dans 15 cantons Suisse. Il existe des systèmes dans les cantons d'argovie, Bâle-Campagne, Berne, Fribourg, Grison, Neuchâtel, Obwald, Soleure, St-Gall, Tessin, Thurgovie, Uri, Valais, Vaud, Zoug et de Zurich. Deux de ces cantons (Soleure, Tessin) ont bien développé à une échelle cantonale leurs systèmes de premiers répondants, les autres de manière plus individuelle dans des projets locaux-régionaux. Dans tous les autres cantons, au 1er Janvier 2010, il n'y avait pas d organisation de premiers répondants. Presque tous les groupes de premiers répondants sont attachés à un service d'incendie, quelques-uns sont basés sur un groupement de samaritain ou un corps de police. En conséquence, cela implique pour la majorité des Sapeurs- Pompiers une formation supplémentaire en BLS / AED. Ill. 4 premier répondant En règle générale, la durée de la formation est d'environ 8 heures. Le manque de donnée exacte ne permet pas de déterminer la durée des cours de formation continue, il semble cependant que dans la plus part des cas, cela représentent environ 4 heures/année. La plupart des bénévoles sont formés par des professionnels de la santé (mé- Premier Répondant en intervention decins et ambulanciers). Tous les systèmes étudiés ont été créé il y a moins de 10 ans, la majorité justifie de 5 à 10 ans de fonctionnement. La plupart des groupes sont composés de personnes. Presque toutes les organisations de premiers répondants alarment leurs membres de manière aléatoire ("celui qui est disponible, intervient") seule trois d entre elles, ont organisé un service de piquet. Chacune des organisations de premier répondant fournis ses prestations sur le territoire de sa commune ou dans les proches environs. L'alarme est dans la plupart des cas transmise par les centrales des sapeurs-pompiers et les services de secours et un centre de contrôle intégré dans lequel la police est impliquée. Les indications d utilisation (genre de mission) des premiers répondants démontrent de grandes différences, d une organisation à l autre. Alors que certains groupes sont mobilisés que lorsque l'ambulance est indisponible, d'autres sont alarmés en parallèle pour toutes les interventions en P1-des services d'ambulances. En plus de ces résultats, un grand nombre de systèmes sont activés en présence des mots clés «personne inconsciente», «problèmes cardiaques», «détresse respiratoire» et «personne sans vie». Presque tous les premiers intervenants mentionnent l utilisation de protocole d intervention et ou la tenue d un journal et enregistrent leur intervention sur un plan statistique. Une discussion après l intervention semble également être la règle. 7

8 Lors d interventions, la plupart des premiers intervenants utilisent un véhicule du corps des sapeurs-pompiers, mais un déplacement peut aussi avoir lieu avec des véhicules privés, sans signe particulier. Seul un groupe de premier répondant possède son propre véhicule. L'équipement de base comprend un défibrillateur semi-automatique et du matériel de ventilation, plus de la moitié des groupes ayant répondus utilisent de l'oxygène. Un tiers des organisations, dans le cadre de leur activité de premiers répondants, ont déjà eu un contact avec les médias. Pour cela nous avons utilisé les images que nous tenons à vous remercier à ce stade. En plus de nombreuses caractéristiques régionales, l'enquête a également démontré qu une partie des interventions sont facturées aux patients, bien que les communes contribuent à la majorité des coûts du système. 8

9 3. Mise en route du projet Tous ceux qui sont concernés par le développement d'un système de premier répondant, trouveront dans ce chapitre un résumé de certains aspects importants. Une période d'environ un an est nécessaire pour mettre sur pied un système de Premier répondant, ce à partir du moment où apparait l'idée initiale jusqu au moment de la 1ere intervention. La première étape consiste à mobiliser les gens qui ont des intérêts communs et qui peuvent avoir la même sensibilité, afin de recueillir leurs idées. Dès le début, il est recommandé de travailler avec les structures de secours médicales existantes, locales ou régionales (par exemple les services d'ambulances, la CASU 144, le médecin du village, les samaritains) ou de les inclure dans la réflexion. Pour des raisons logistiques et juridiques, il est préférable d'intégrer les premiers répondants dans une organisation existante (les pompiers par exemple). Pour que cela soit possible, il est nécessaire de contacter les responsables de l organisation ainsi que les autorités politiques, afin d obtenir au plus vite leur accord. Idéalement, en procédant de cette manière, il est possible de clarifier des questions telles que les contrats et le financement. Les contributions de la communauté sont utiles pour se procurer les fonds nécessaires, mais il est aussi imaginable de solliciter des fondations ou des sponsors. Il est nécessaire de s'assurer que le projet est connu, il est conseillé d'effectuer dans une phase précoce une réunion d'information à la population. Le but d'un tel événement est le recrutement de bénévoles, mais aussi la recherche de sponsors potentiels. Le soutien de la presse locale est utile. Un projet prévu pour l implantation de premiers répondants peut et doit être un thème dans les! Les contacts avec les organisations de secours locales et les autorités, le recrutement de suffisamment de bénévoles, des ressources financières suffisantes, une approche globale des premiers répondants et un concept opérationnel doivent être impérativement terminé avant la mise en action et le 1ere intervention. Des aspects tels que l'organisation, le fonctionnement, les indications d emploi, la formation et l'équipement doivent être considérés. C est le but de ces recommandations que d y parvenir avec le moins de heurt possible. Selon la région et la mise en réseau des initiateurs, il faut compter avec le scepticisme et la résistance dans les rangs des structures d'urgence déjà existantes. Les projets de premiers répondants sont politiquement peu controversés et sont en règle générale soutenu. Cependant, il est de notoriété que les critiques cessent progressivement après le lancement réussi d'un système de premier répondant. Pour l'avenir du projet dans la phase de démarrage, il est particulièrement intéressant, lorsqu une vie peut être sauvée. 9

10 4. Organisation Suite à l enquête de l'interassociation de sauvetage sur l'organisation des groupes de premiers répondants connus en Suisse, on peut affirmer que la plupart de ces groupes sont purement basés sur un système de milice. La plupart des groupes de premiers répondants sont affiliés à des services d'incendie ou des sociétés de Samaritains. Les systèmes professionnels sont rares et entre autres dépendent de corps de police, des gardes-frontières ou par exemple de service d'urgence. Premier répondant Mümliswil Ramiswil SO L'engagement des premiers répondants n'a de sens que si l alarme est transmise en parallèle et directement avec le service d ambulances. Pour cela, la connexion du groupe des premiers répondants à une centrale d appels sanitaires d urgences 144 est indispensable. Cela suppose en cas d engagement, la mobilisation du groupe de premiers répondants désignés. En outre, il est utile que le groupe de premiers intervenants se coordonne et travaille avec le service d ambulances local. En créant une synergie, les coûts de formation et de matériel peuvent être diminués et ainsi conduire à une plus large acceptation. Pour le fonctionnement d un groupe de premiers intervenants, nous vous recommandons de développer un concept basé sur ces recommandations IAS et que ce concept comprenne les importants sujets suivant : Que l alarme et l engagement soit directement coordonné par la centrale d appels sanitaires urgents 144 Qu une coopération avec le service d ambulances régional soit en place Que les premiers répondants aient une organisation se basant sur un groupe de samaritain ou de sapeur-pompier ou de la Société Suisse de Sauvetage. Dans la règle les premiers répondants ont un secteur dépendant d'un ou de plusieurs communes, ils sont financés par les collectivités publics. D autres alternatives de financement peuvent être recherchées auprès de fondations de prévention ou de sponsors privés. 10

11 5. Aspects juridiques 5.1. Statut juridique des premiers répondants Dans le statut juridique, ou dans l'appréciation juridique de l'action des intervenants, deux questions ont été soulevées à partir d'un point de vue juridique: Qu'estce qu un un premier répondant et que fait il. Légalement, quel est le rôle et les possibilités d'un ou des premiers répondants, et plus particulièrement de clarifier la responsabilité en cas de sinistres. Pour illustrer la façon dont le juge doit juger l'acte d'une infirmière anesthésiste, comme personne privée impliquée dans un service de premier répondant d'un service de sapeurs-pompiers volontaires? Un regard sur les bases juridiques en relation apporte peu de réponse. Le cas échéant les bases juridiques sont très hétérogènes, le concept de premier répondant est légalement difficile à définir. Il comprend de nouvelles définitions et indications d'utilisation. La confédération n'a pas imposé de conditions, les cantons renvoient à des dispositions spécifiques auprès des communes ou ne sont pas très actifs dans le développement des premiers répondants. Les cas où il y a une législation spécifique et détaillée sont très occasionnelles. En fonction de la situation concrète, notamment de la formation spécifique des premiers répondants, le premier répondant sera juridiquement considéré comme laïc (avec une formation spécifique) ou en tant que personnel de soutien médical (avec une formation spécifique). Bien qu être classé comme un profane présente quelques problèmes juridiques, cela devient encore plus complexe dans la qualification en tant que personnel de soutien médical. Voir le chapitre 5.2, En ce qui concerne la responsabilité administrative des systèmes de premier répondant, on constate que la majorité des acteurs émanent d organisme de droit public (par exemple les Sapeurs-Pompiers et les forces de Police) par principe les structures privées sont également présentes (par exemple association de Samaritains), mais dans la pratique moins fréquemment. La règle d'or : Organisme de droit public comme premiers répondants: Le contrat est régi par le droit public. Malgré tout, le droit privé peut être utilisé. Organisation de premiers répondants privée: Le contrat est régi par le droit privé, notamment dans le cadre du droit des obligations (contrat, commande) Indication juridique concernant les indications d utilisation des premiers répondant La Constitution fédérale garanti à toute personne la liberté et les droits individuels. Au sommet se trouve le droit à la vie et l'intégrité physique. D un point de vue Juridique, la plupart des procédures médicales sur les patients, y compris la mise en œuvre d une RCP et l'utilisation d un DEA représente un dommage corporel. Fondamentalement, ces actions ne sont pas autorisées, sauf si le patient y consent. Pour ce faire, le patient devrait en vertu de la jurisprudence applicable être pleinement conscient des risques de l'action médicale. Dans la plupart des interventions des 11

12 premiers répondants (arrêt cardio-circulatoire, personne inconsciente) ce n'est pas possible, mais dans ces cas-là intervient le consentement présumé du patient. Lorsque que le patient est à peine inconscient, il y a des pièges juridiques. Si le patient est conscient, il est essentielle de respecter sa volonté et même obligatoire de la rechercher, ce qui, en raison de la formation, peut légalement être problématique. En général, plus le cadre d intervention médical est large, plus les sources potentielles d'erreurs sont importantes. Réduire l'intervention des premiers intervenants sur les mesures de réanimation BLS (y compris l'utilisation de l'aed), réduit le risque de problème d'un point de vue juridique. Un patient qui nécessite une réanimation, il sera encore plus difficile de déterminer s il a été lésé ou non par les mesures entreprises (mort clinique). Si la plage d'indication et donc le potentiel d'agir sur le patient augmente, le risque juridique devient également plus grand d'être poursuivi pour faute professionnelle. D'un point de vue juridique, les indications pour les interventions de premier répondant doivent être conçues de manière très stricte Responsabilités civiles D'un point de vue juridique, si le devoir d'aider représente un intérêt au premier abord. Selon l'angle étudié, il y est répondu de manières différentes: Selon le point de vue du droit civil, il n est pas obligatoire d'aider. Ainsi, nul ne peut être tenu pour financièrement responsable s'il ne fait rien. Mais si une action a été commencée, le secouriste doit apporter une attention jusqu à la fin de l'action au meilleur de sa connaissance. Selon le droit pénal seule est considéré le devoir de prêter assistance aux mourant, aux blessés et aux personnes malades l aide doit être raisonnable aussi pour les personnes qui l apportent. Selon le point de vue de la loi sur la circulation routière, sur la route, en tant qu utilisateur, tout le monde en cas d'accident s'est engagé à fournir une assistance, quelle que soit la gravité des blessures. Un comportement fautif d un premier répondant peut mener à une condamnation au regard de la législation sur la responsabilité civile (financiers) et à des sanctions pénales. Dans les deux cas, il doit être vérifié si la conduite du premier répondant a objectivement et subjectivement (par exemple en tenant compte de la formation des premiers répondants et de la situation concrète) représenté un tort. La déclaration souvent entendue que le «laïque» n'est pas responsable, est juridiquement incorrecte, seule l échelle juridique est différente. Le total d'enseignement, l'évaluation de l'aspect subjectif, dans la qualification du premier répondant en tant que profane est généralement une échelle de responsabilité légère (probablement limitée à une négligence grave), dans la qualification en tant que personnel médical ou para médical, il sera plus rigoureux (responsabilité, en principe, pour chaque type 12

13 de faute, même une légère négligence). La pratique prend très bien en compte les qualifications du premier intervenant en tant que laïc ou assistant médical, dans la mise en place d un système de première intervention (voir chapitre 3.5.) Avec les prescriptions actuelles sur l'utilisation d une CPR et de l AED, une conséquence juridique est pratiquement impossible: Sans ces mesures le patient meurt, en vertu de la législation suisse, actuellement, une mauvaise application ne peut légalement pas être prouvée Responsabilité Civile et Pénale En matière de droit civil (Responsabilité civile), il est nécessaire de prouver la responsabilité du premier répondant, cela incomberait au patient lésé (ou à sa famille proche) de prouver la relation entre l'illégalité de l'action des premiers répondants, de déterminer un lien de causalité entre l'acte et les dommages subis et ainsi prétendre à un dédommagement. Par expérience, cette action est relativement difficile. D'un point de vue juridique, en raison du code de responsabilité civile actuel, nous ne sommes guères inquiets pour les premiers répondants. Lorsque que l organisation FR dépend d un service public, il s'agit de la protection juridique de l'etat, à savoir, un patient potentiellement lésé ne peut engager des poursuites que contre l'état et recevoir une compensation par lui. Toutefois, l'état pourrait en interne faire recours contre les premiers répondants, ce recours ne devrait s effectuer que dans des cas de négligence grave du premier répondant. Dans un système de premiers répondants organisés de manière privée en plus de la responsabilité de l association, en principe, il y a également une responsabilité personnelle des premiers répondants. Dans ce cas, il est important d'examiner attentivement s'il existe une assurance responsabilité civile (voir chapitre 3.5) et si elle est suffisante. Il convient de noter que, par exemple, la survenue d un accident avec son véhicule privé le premier répondant n est généralement pas couvert par l'assurance obligatoire du véhicule et la personne responsable de ses actes a seule l entière responsabilité. Il est important de faire sa propre évaluation des risques, mais il doit prendre en compte qu'il ne craint rien du point de vue civile, s'il n'aide pas (voir ci-dessus 3.3) et il sera tout au tant apprécié lorsqu il se rend lentement sur le lieu d intervention. Il est aussi fortement recommandé de contracter une police d assurance responsabilité privé qui peut être souscrite à bas frais. La responsabilité pénale incombe, contrairement à la responsabilité civile, surtout au premier répondant en personne. La justification des raisons sera toutefois admise et considérée dans la réduction de la peine, de sorte que cela devrait également aboutir rarement à une décision de culpabilité. Dans des situations particulières, notamment quand l organisation de premier répondant effectue prise en charge médicale comprenant des mesures avancées, mais aussi en raison de la responsabilité pénale du superviseur (médical), par exemple, en raison d'une instruction, de la délégation défectueuse ou d un manque de supervision du premier répondant. 13

14 5.5. Aspect Juridique de la mise en place et l exploitation d un système de premiers -répondants Pour la mise en place et l'exploitation d'un groupe de premiers intervenants la question d avoir une protection juridique, peut être répondue avec les deux questions ci-dessus (position et les compétences des premiers répondants). Pour éviter de faire des erreurs structurelles, il est conseillé d avoir recours à des professionnels ayant une formation juridique. les points les plus importants à régler sont contenus dans une liste de contrôle. Autorisation d exploiter Dans un premier temps il s agit de clarifiés, si la mise en place et l'exploitation d'un système de premiers répondants peuvent être soumises à autorisation. Cela peut par exemple être mentionné dans une base légale cantonale ou un règlement local, peut-être même dans un règlement spécifique (par exemple pour les pompiers). Il est important de prendre note des exigences très différentes qui existent par exemple en matière de formation et d'équipement et de disponibilité (Etre en mesure de faire correctement la mission demandé). Entre autres choses, il est par exemple important, que toutes les organisations qui possèdent un véhicule d urgence reçoivent une autorisation d utiliser des véhicules ayant des feux bleus sirènes. Gestion médicale et délégation des compétences En outre, il s agit de déterminer si et dans quelle mesure, une base juridique rend nécessaire de désigner une direction médicale. Un directeur médical pour la délégation des soins et le soutien est important, dans l idéal, il est recommandable de joindre cette démarche avec une collaboration avec un service de sauvetage. Même si aucune base légale n est présente, une organisation peut décider «volontairement» de désigner un directeur médical. Si aucune direction médicale n est en place, l'organisation est relativement libre d arranger ses propres procédures médicales, par exemple aucune réglementation spécifique n est nécessaire pour l'utilisation de l'aed, puisque, en principe, n'importe quel profane peut utiliser un AED sans formation préalable. Dans le prochain paragraphe, les conditions déterminant si une direction médicale est nécessaire ou est installée sur une base volontaire sont précisées, dans un second temps, les devoirs, les possibilités et les responsabilités de toutes les fonctions devront être déterminées (cahier des charges). En principe, pour que les premiers intervenants soient qualifiés comme personnel de soutien médical, en respectant les critères suivants : Les premiers intervenants doivent être sous supervision médicale, ce qui signifie qu'il y a besoin d'un directeur médical, qui est personnellement informé du niveau de la formation des premiers répondants et, en cas d insuffisance, intente une action de correction et de conduite. Les premiers intervenants sont soumis à une subordination des interventions médicales, qui ne doivent pas être appliquées sans une formation appropriée (par exemple: utilisation de l AED et de l'oxygène) 14

15 Les premiers répondants respecteront les mêmes règles de base que le personnel paramédical (voir ci-dessous en matière de confidentialité et de documentation médicale) Une attention particulière devrait être accordée à définir clairement les compétences médicales. Le directeur médical peut déléguer certaines tâches à des premiers répondants, il doit alors s'assurer que les mesures déléguées sont bien conçues, sont connues et mis en œuvre. Jusqu'où ira cette délégation, doit être déterminé séparément d'une organisation à l autre. D'un point de vue juridique, il est recommandé d'utiliser des algorithmes / lignes directrices simples et claires et de limiter strictement leur emploi (par exemple dans le cas d une réanimation, CPR, utilisation de l'aed et oxygène). L'utilisation de compétences en fonction de l urgence n'est pas souhaitable d'un point de vue juridique: soit la mesure fait partie des compétences et elle est déléguée et elle peut être facilement utilisée par tous, soit pas. D'un point de vue Juridique, si le besoin s en fait sentir et que l on s écarte des algorithmes, directives, cela doit se baser sur des raisons médicales solides pour justifier ultérieurement une telle déviation de la norme. Cependant, pour la grande majorité des premiers répondants, en raison des capacités de formation limitées, cela ne devrait pas être le cas. Confidentialité et documentation Si le premier répondant est considéré comme un personnel d aide médical (ce qui, comme cela a été indiqué précédemment, est en cours dans la base juridique spécifique), la situation sera clair: Le personnel des systèmes de premiers répondants est soumis au devoir (et aussi pénalement) de protéger le secret médical. Les tierces parties (y compris les collègues dans le même service de premier répondant!) ne peuvent en principe sans le consentement du patient recevoir des informations exception faite au personnel médical (par exemple, le personnel de l ambulance sur place). Même si le premier répondant doit être considéré comme un profane médical, il est conseillé d'un point de vue juridique, de stipuler le secret dans l'organisation du groupe. En outre, une documentation peut être créée lors de l engagement comprenant au minimum l'identité du patient, la situation spécifique (antécédents) et la situation actuelle concernant la santé du patient, les mesures prises et les moyens employés ainsi que les personnes intervenants. Evidemment (par exemple l emplacement des compressions lors de la RCP) ne doivent pas être documentées, mais les événements inhabituelles (par exemple l'absence de possibilité de ventilation par moment) toujours. Le protocole d intervention est rempli immédiatement après l intervention, le fichier doit être conservé en l'état pendant dix ans. Le patient est en droit à tout moment de prendre connaissance ou d accorder un regard extérieur, à la documentation existant sur lui. La portée juridique du document ne doit pas être sous-estimée: si une documentation insuffisante ou manquante dans le cas d une accusation pour faute professionnelle présumée, et que la réunion de preuves en devient difficile, dans des cas extrêmes, le fardeau de la preuve sera inversé. Eventuellement, cela peut entraîner 15

16 une responsabilité même si une faute réelle ne peut être prouvée. Toutes modifications ultérieures du protocole sont autorisées, mais doivent être identifiées afin de ne pas tomber sous le coup d une accusation de faux. Protection juridique des organisations de premiers-répondants Pour les organisations du secteur privé ne répondant pas de structure officielle, il est nécessaire de se demander s'il existe une couverture d'assurance. Dans les organisations publics, tels que Pompiers et les forces de police une telle protection existe. Cependant, il est recommandé de préciser l'étendue exacte des cas particuliers et de documenter (preuve papier), particulièrement dans le domaine de la responsabilité civile automobile (si des véhicules privés sont utilisés). D'un point de vue juridique, il est recommandé de construire les premiers répondants dans le cadre légal "protecteur" d'organisations déjà existantes (services d'incendie, samaritains), qui ont généralement déjà une couverture d'assurance Droit en matière de circulation routière Base Juridique Une variété de normes régit le comportement sur la route. Fondamentalement, les textes concernés sont la Loi sur la circulation routière (LCR) et l ordonnance sur la circulation routière (OCR). Une directive du ministère de l'environnement, des Transports, de l'énergie et des communications (DETEC) définit la base légale et contient une annexe avec une fiche qui résume de manière facilement compréhensible comment le conducteur doit se comporter lors de conduite en urgence. Il peut être consulté sur le site internet de l ASTRA (en cas de problème vous pouvez contacter le bureau de l IAS). D'un point de vue juridique, il ne peut être que recommander d imprimer cette notice et d en exiger la lecture par chacun des premiers répondants, puis de la faire contre signer par les conducteurs. Devoirs des conducteurs et règles de la circulation routière en générales La règle de base de l'article 26 dit : Chacun doit se comporter, dans la circulation, de manière à ne pas gêner, ni mettre en danger ceux qui utilisent la route conformément aux règles établies. Une prudence particulière s impose à l égard des enfants, des infirmes et des personnes âgées, et de même s il apparaît qu un usager de la route va se comporter de manière incorrecte. En outre, le conducteur devra, en vertu de l'article 31, paragraphe 1 et des articles 2 et 3 de l OCR : rester constamment maître de son véhicule de façon à pouvoir se conformer aux devoirs de la prudence. La vitesse en vertu de l'article 32 et l'article 4, OCR doit toujours être adaptées aux circonstances. Cette règle vaut aussi pour le conducteur d'un véhicule muni de feux bleus et sirène, il doit pouvoir toujours s'arrêter avant un obstacle et n est autorisé à conduire au-dessus des limitations que si, les conditions de visibilité (par exemple pluie, brouillard, soleil) et la chaussée (pluie, neige) le permettent. 16

17 Conduit avec feux bleus et sirène L'article 16, paragraphe 3, de l OCR, stipule que Le feu bleu et l avertisseur à deux sons alternés seront actionnés seulement lorsque la course officielle est urgente et que les règles de la circulation ne peuvent pas être respectées. L usage est autorisé, que lorsqu'un danger vital (vie, santé), où un retard même minime peut causer plus de dommage. Légalement, une intervention est réputée urgente lorsqu'une intervention rapide est nécessaire pour sauver des vies. C'est une des raisons pour lesquelles les indications pour l'utilisation des signaux prioritaires entraînées par les opérations de premiers secours doivent être strictement définies. Le législateur prend en compte que dans l'intérêt de la santé et de la vie d'un homme certaines infractions à la circulation sont commises. Juridiquement parlant, voici un examen des droits juridiques pertinents, le droit à la vie vaut plus que l'intérêt juridique ou la sécurité routière. La limite de tolérance est atteinte lorsque la conduite des autres usagers de la route et à son tour les droits juridiques de la vie et la santé des personnes sont menacées ou blessées. En vertu de l'article 16, paragraphe 1 de l OCR seuls les véhicules avec l ensemble des signaux prioritaires enclenchés sont (feus bleus clignotants et avertisseur sonore à deux tons ensemble!) le conducteur peut déroger au code de la route. Cependant, même lors de courses urgentes, certaines règles sont suivies. Ainsi, l'article 100, paragraphe 4 LCR, que la dérogation au code de la route ne diffèrent que lorsque le conducteur aura observé la prudence que lui imposaient les circonstances, les règles de circulation et les limites de vitesse. Ce soin est mesuré par les règles générales de circulation rappelée ci-dessus et ils s'appliquent sans exception lors de la conduite avec les signaux prioritaires. Il convient de noter que la voiture privée (sans signaux prioritaire) servant à se rendre au local ou sur le site d intervention aux premiers répondants ne peut jamais prétendre à des droits de passage et doit s en tenir dans chaque cas, aux règles de circulation. Ensuite, la mission doit être organisée par la centrale officielle, une décision arbitraire du premier répondant n'est pas autorisée. Le texte explicatif du DETEC, détermine ce qui est important à respecter lors d une course urgente. Par exemple, l usage des feux bleus clignotants et la sirène à deux tons alterné doit être activé au début de telle sorte que les autres usagers de la route sont avertis à temps et ont assez de temps pour laisser passer le véhicule prioritaire. Il convient de noter que certains usagers de la route perçoivent les mises en garde trop tardivement ou ont une réponse inappropriée ou pas de réponse du tout. En bref: Lors d une course urgente, penser et avoir un temps d'avance pour les autres usagers de la route. Lorsque vous entrez dans une intersection devez conduire aussi lentement que nécessaire, pour pouvoir vous arrêter au moment opportun, voire et être vu des autres usagers de la route et ainsi prévoir les cas où la mise en garde particulière n est pas perçue. Si possible, ne pas procéder à un arrêt de sécurité pour ne laisser aucun doute quant à la revendication d'un droit de passage. La vitesse ne peut être augmentée que lorsque le conducteur est convaincu qu'il peut traverser le carrefour en toute sécurité. 17

18 Conséquences juridiques en cas de non-respect des règles de circulation routière En cas d accident et que le conducteur a violé un des principes généraux établis cidessus, une condamnation sera infligée pour non observation des règles de vitesse et / ou non-maîtrise du véhicule. La gravité de la violation du comportement du conducteur déterminant si la violation est légère, modérée ou grave, est qualifié par la LCR. À la suite d une violation grave, un conducteur risque au minimum trois mois de retrait de permis. La Cour fédérale a aujourd'hui un critère relativement stricte pour les conducteurs: Il a, par exemple décidé qu'un accident à cause de l'aquaplaning à environ 90 - se trouve à 100 km / h des valeurs comme une violation grave des règles de la circulation. En plus de la suppression du permis de conduire d autres sanctions peuvent être infligées à un conducteur fautif. En plus d'une condamnation pour violation grave ou mineure du code de la route (en général des amendes, en cas de récidive peutêtre même d'emprisonnement), une condamnation pour voies de fait peut (par exemple en raison d accident), dans le cas de blessure, une condamnation (amende ou prison) de lésion corporelle par négligence en cas de blessures légères ou graves, voir même lors d atteinte physique ayant entrainé le décès, d homicide par négligence. 18

19 6. Exigences et formations La maitrise des compétences techniques appropriées sont indispensables dans l ensemble des maillons de la chaine de sauvetage. Ceci s applique également pour les premiers-répondants, par une acquisition des compétences propre au secouriste non professionnel et une preuve de l obtention de ces compétences. Le développement, l approfondissement et le renouvellement des compétences se feront au travers de formations continues, elles seront définies par la direction médicale du groupe de premier répondant. Pour ce faire cette Direction doit posséder l'expertise et les qualifications, et donc la formation associée de base et avancée. Les compétences acquises, le niveau de l enseignement supérieur et professionnel dans la formation des premiers intervenants doit répondre proportionnellement aux critères d engagement. D une manière générale, la règle veut que meilleur soit la formation et la préparation pour les interventions, mieux c'est. Formations de base L IAS souligne qu à l heure actuelle, l'utilité d'un système de premier répondant est scientifiquement prouvée uniquement en termes d'arrêt cardio-vasculaires. La formation médicale de base doit être principalement orientée vers la réanimation, ce en vue de fournir une autorisation de pratiquer une défibrillation précoce, sauf si les lois sanitaires cantonales compétentes ne le définissent pas autrement. Comme formation minimum, le cours complet BLS-AED reconnu par le Swiss Resuscitation Council, incluant une formation pour l établissement d une documentation au travers d un rapport de réanimation. Un critère facultatif serait l obtention d un cours de niveau1 CRS ceci permettant l obtention des compétences minimales lors d une situation sortant du cadre de la réanimation comme un infarctus ou une menace vitale. Avec l introduction de la norme internationale 2010, qui met l'accent sur l état de conscience du patient et se base sur des mesures de BLS (D) initiées rapidement, il se peut que la CASU 144 surestime une situation d'urgence (faux positif) et que le premier intervenant soit confronté à une situation clinique, dépassant le cadre de l'indication "arrêt cardiaque et circulatoire". Pour étendre les critères d'engagement aux urgences cardiaques ou à d'autres situations d urgences, il est nécessaire d adapter et cibler la formation par exemple à un cours CRS niveau 2 ou 3, plus les critères d engagement sont importants, plus le niveau de formation doit être en conséquence. 19

20 Critères d engagement Formation continue Il est essentiel de maintenir la validité des certificats de formation ce qui correspond aux adaptations constantes dues aux dernières découvertes médicales. Le suivi des cours de «refresh» doit être effectué dans les délais prescrits. Le responsable du groupe de premier répondant doit avoir un suivi de la validité des certificats. L IAS recommande 1-2 exercices par an, idéalement, en coopération avec les autres partenaires dans la chaîne de secours (Service de sauvetage du secteur d intervention, Sapeur-Pompier ou de Police). L accent devrait toujours être orienté sur la pratique. 20

21 7. Equipements Les systèmes de premiers répondants doivent pouvoir mener à bien leurs activités grâce à un équipement minimal. Voir la liste d'équipement minimum, dont l'autoprotection doit être considérée comme obligatoire. Selon le niveau de formation et, selon les possibilités financières de l organisation de premier répondant, du matériel médical peut être ajouté. Mais bien avant les fournitures du matériel médical nécessaire aux soins des patients, la protection des premiers répondants devra être considérée et le matériel requis dans les tailles appropriées et en nombre suffisant sera acquis. Les vêtements d'extérieur doivent assurer, non seulement une protection contre les éléments et une visibilité correspondante (caractéristiques de visibilité grâce à la combinaison de couleurs fluorescentes et de bandes réfléchissantes) ainsi que la reconnaissance de la fonction. Mais les notions concernant une bonne protection pour les pieds et les mains ou des désinfectants pour l'hygiène devront également être considérées. Protection personnelle Equipement minimal Gants de protection médicaux et lunettes de protection Veste lumineuse (selon normes EN 471) ou éventuellement vêtement de protection (selon normes EN 340) Avec inscription premier répondant (ou inscription de la fonction) Désinfectant pour les mains De bonnes chaussures Ev. Etiquette Nominative Protection de la santé Vaccin contre le Tétanos Vaccin contre l Hépatite B Matériel médical Equipement de base Valise d intervention/sac à Dos avec: AED (FDA testé AED, correspondant aux directives actuelles) Pocket masque de ventilation Ciseaux à habit Petit set à pansement Couverture de survie (feuille or-argent) ou couverture en laine 21

22 Equipement Minimal Les groupes de premiers intervenants utilisent, en fonction de leur formation et de leur cadre d intervention, du matériel supplémentaire (voir figure 11). Cette "configuration maximale" n est pas conforme aux recommandations de l IAS: Ballon de réanimation avec des masques de taille différente (Utilisation uniquement par des premiers répondants formé et entrainés) Bouteille d oxygène (2 l.) avec manodétendeur et régulateur de débit y compris masques à oxygène et lunette Pompe d aspiration Minerve Appareil à tension et stéthoscope Brancard et civière à aubes inclus Equipment dans sa forme maximale attelles (Attention: Surface nécessaire!) Pulsoxymètre (Finger-Clip) 22

23 Matériel tactique En plus du matériel médical il est recommandé les équipements suivants: Protocole d engagement Porte document Lampe de poche Téléphone Mobile Liste téléphonique (en fonction des sites) Cartes et Plans du lieu en relation avec le secteur d engagement Véhicules Peu de premiers répondants disposent d un véhicule prioritaire pour intervenir. La plus part du temps, il s agit de véhicules de l organisation dont dépendent les premiers répondants qui sont utilisés comme par exemple un véhicule de transport du service du feu. Vu les distances d intervention très courte, l utilisation d un véhicule prioritaire n est pas obligatoire. Dans ce cas là, il est impératif de respecter les indications développées au point 5.6 du présent document. Les signaux prioritaires que dans des cas exceptionnels En collaboration avec les services d'urgence (par expl. Sapeurs-Pompiers), on peut éventuellement utiliser des véhicules équipés de signaux prioritaires. Il est important de prendre en compte les points suivants: L'utilisation des signaux prioritaires répond à des exigences légales, une procédure spécifique doit être suivie. L'autorisation d utiliser les signaux prioritaires est donnée par la centrale d appels sanitaires urgents 144 Les conducteurs de ces véhicules doivent avoir une formation appropriée (permis de conduire). Il est essentiel de suivre une instruction régulière à la conduite et à la pratique de ces véhicules Il est recommandé de contracter une assurance juridique Les coûts de formation, de maintenance, d'exploitation et d'assurance de ces véhicules sont très élevés. La possession et l utilisation d un véhicule muni de signaux prioritaire par un groupe de premier répondant Véhicule d intervention des pompiers de Zofingen n est absolument pas indispensable. 23

24 8. Alarme L'alarme doit toujours être effectuée via la centrale d appels sanitaires d urgences 144. L'alarme doit absolument se dérouler en parallèle à la mobilisation du service d'ambulances. Une alerte de l'ambulance et des premiers répondants par des centrales différentes, a toujours occasionné des pertes de temps. L'alarme peut être effectuée via un message texte (SMS) ou un appel pager. Le Paeger est préférable en raison de la densité du réseau et relais des opérateurs, par rapport à un téléphone sans fil et un SMS, comme la couverture du réseau Pager est plus forte, cela permet de travailler avec des canaux redondants. Le réseau Paeger est autonome de la congestion temporelle des réseaux mobiles (par exemple SMS la veille du Nouvel An, etc) et permet l'accessibilité en tout temps aux premiers répondants Régulateur centrale d appels sanitaires urgents 144 Dans la plupart des centrales d alarme, il est également possible d'envoyer un fax d engagement, par exemple dans la caserne des Pompiers. Cette méthode permet de donner des informations supplémentaires et pertinentes. Le choix du moyen d alarme dépendra principalement des possibilités techniques et du logiciel de la centrale d appels sanitaire urgent 144. En conséquence il est indispensable d avoir un contact avec la CASU 144 pour planifier cette alarme. Critères d engagement / Mots clés L avantage de l intervention des premiers répondants a été prouvé scientifiquement dans le taux de survie des patients en arrêt cardio respiratoire. D autre part, l utilisation du mot clé arrêt cardiaque diminue le risque d erreur dans l engagement d un système se basant sur des miliciens. L expérience à Soleure et le projet pilote à Zofingen, ont défini l utilisation des mots-clés suivants pour l engagement des premiers répondants. Personne inanimée ou soupçonnées d arrêt cardio-vasculaire Personne inconsciente Mot-clé optionnel : urgence cardiaque (douleurs retrostrenales, difficultés respiratoires) L emploi de mots clés supplémentaires pour d'autres situations peut être déterminé en collaboration avec la centrale d appels sanitaires urgents 144. La prise en charge d autres situations d'urgence (par expl. Traumatique) nécessite une formation beaucoup plus importante et un équipement supplémentaire que les urgences cardiaques traditionnelles. 24

25 9. Intervention Personnel d intervention Ci-dessous l'exemple d'un groupe de premier répondant d un service d'incendie, inclus un exemple d une planification des effectifs et des modèles de services. Quel que soit le nombre d interventions attendues et le secteur d intervention couvert, suffisamment de premiers répondants doivent être disponible pour intervenir 365 jours 24 heures. Lors d engagement dans un système de milice, il est nécessaire de prévoir une disponibilité de 50% des personnes alarmées. Dans les zones rurales, la disponibilité des premiers répondants au cours de la journée est comparable. Le nombre réel de personne engageable se concentre donc sur les critères suivants: La disponibilité des premiers répondants de jour ou de nuit Le modèle de couverture de l horaire 24h/ 365 jours totalement volontaire ou réglé par un système de piquet. Dans la norme il faut compter deux à trois premiers répondants par intervention. Par exemple, un groupe d'alarme de 5 bénévoles à 50% garanti la disponibilité, de deux premiers répondants en cas de mobilisation. Modèles d alarme L'organisation d un piquet pour couvrir les interventions dépend de la taille réelle du groupe. Il existe différents modèles d alarme 1. L ensemble des premiers répondants est toujours mobilisé 2. L alarme ne concernera qu'une partie du groupe, en alternance selon un planning hebdomadaire ou mensuelle. Selon modèle 1) avantages et inconvénients. Lorsque tous les volontaires peuvent toujours être alertés, l'avantage est qu il y aura probablement toujours assez d intervenants disponibles. Si toutefois, c est toujours le même premier répondant qui intervient, cela conduira à une perte de motivation dû à une diminution du nombre total des interventions pour les autres membres du groupe. Ce risque est particulièrement élevé dans les grands groupes. Selon modèle 2) avantages et inconvénients. La disponibilité peut varier en fonction du temps de la journée et amener une pénurie à certaines heures. La composition des groupes est un peu difficile, surtout si la formation n est pas identique, Faut-il un chauffeur, la disponibilité des membres, etc. Bien sûr les personnes seront présentes en cas d engagement. Elles peuvent créer des groupes «d habitués», ce qui peut augmenter la routine et l'expérience commune. 25

26 Déroulement de l intervention Par la suite vous trouverez trois exemples proposant des possibilités de système d intervention pour les premiers répondants. 1er Exemple: Urgence cardiaque chez un patient de 45 ans de sexe masculin dans le village de Kestenholz (SO). La centrale d appels sanitaires d'urgences 144 de Soleure reçoit l'appel et alarme l'ambulance de la ville de Niederbipp à 7 km. Parallèlement, elle engage le groupe Premierrépondant des pompiers Kestenholz. Une fois alerté, les premiers répondants se Premiers Répondants Kestenholz SO rendent à la caserne des sapeurs-pompiers de Kestenholz. A la caserne de pompiers, les deux premiers intervenants utilisent un véhicule du service du feu pour se rendre sur le lieu de l'urgence. Les membres arrivants en suivants restent à la caserne et ils se tiennent prêts à renforcer la première équipe. Quelques minutes plus tard, les deux premiers répondants sont avec leur véhicule et le matériel médical (sac d'urgence et défibrillateur) qu il contient, auprès du patient. Après une évaluation initiale de l'état du patient, ils transmettent leur bilan d ambiance à la CASU144 et à la caserne. Le patient est pris en charge, six minutes plus tard le patient est transmis au service d'ambulance de Niederbipp. Les actions des premiers répondants sont transmises au service d'ambulances. Le matériel utilisé est rétabli sur le site avec l'aide du service d ambulances et après l engagement a lieu une brève discussion d intervention. 2e Exemple: Urgences cardiaques chez un patient de 45 ans de sexe masculin dans le village de Lungern. La centrale d appels sanitaires urgents 144 de Lucerne mobilise une ambulance de Sarnen et parallèlement le groupe premier répondant de Lungern. Une courte conférence téléphonique, entre les premiers répondants mobilisés, détermine qui va chercher le sac d'urgence et le défibrillateur AED dans l'un des deux emplacements accessible (armoire extérieure sécurisé par un code) et qui se rend direc- Premier Répondant Lungen OW 26

27 tement sur place en fonction du lieu de l urgence et de la proximité de chacun. Les premiers répondants n ont pas de véhicules d'urgence, ils utilisent leur véhicule privé ou leur vélo dans le village de Lungerns. Il suffit d environ 3 à 5 minutes au premier des premiers répondants pour arriver sur place. Les premiers répondants s'organisent sur le lieu d intervention en se répartissant les missions. Après 20 minutes le patient est transmis au service d'ambulance d Obwald. L intervention du service d'ambulance est soutenue par les premiers intervenants. Après l intervention, une discussion technique aura lieu et le matériel utilisé est rétabli. 3e Exemple du Tessin: Urgences cardiaques chez un patient de 45 ans de sexe masculin dans la ville de Lugano. La centrale d appels sanitaires d urgences 144 va recevoir l'appel de détresse et alerter la prochaine ambulance libre, se trouvant à environ 10 km de l'endroit. Les premiers intervenants du système sont activés, parallèlement à l'alarme ambulance. Via la CASU 144 tous les véhicules d'urgence et de police sont informés grâce à des alertes SMS avec l'emplacement exact de l'urgence cardiaque. Toutes les équipes qui sont proches du lieu d intervention s'annoncent à leur centre de contrôle respectif, où il est décidé qui prendra le relais de l'intervention. Environ 5 minutes après le début de l urgences, une patrouille de police est sur les lieux et prend soin du patient. Après 4 minutes supplémentaires l'ambulance arrive auprès du patient. Le premier répondant soutient le service d ambulance dans les soins aux patients. Dans les 24 heures qui suivent, un collaborateur du service d'ambulances prend contact avec les premiers intervenants pour recueillir des informations sur les mesures prises par les premiers répondants. Le Tessin peut compter, en plus de la police, sur des groupes de pompiers et de gardes-frontières comme premier répondants. 27

28 10. Après l engagement Aspects psychologiques Les interventions comme premiers répondants peuvent représenter un stress surtout si: Une relation personnelle existe entre le patient et le premier répondant La réanimation a échoué (culpabilité) Un lien de parenté existe entre le patient et le premier répondant Parce que les interventions effectuées par les premiers répondants se déroulent en général dans une zone de référence personnelle (domicile, travail), la survenue d une situation décrite ci-dessus est tout à fait possible. De telles situations sont tout autant stressantes pour les professionnels. L aide psychologique comprend toutes les mesures qui conviennent pour soutenir la santé mentale des personnes concernées par les interventions de 1er secours pendant et immédiatement après les événements traumatisants ou en devenir. Le soutien psychologique comprend l'assistance psycho-sociale et l'aide psychologique d'urgence professionnelle. L assistance psycho-sociale : comprend les services fournis par les Care Givers et l'aide par les pairs pendant ou immédiatement après les événements potentiellement traumatiques. Il inclut une assistance psychologique, pratique et matérielle. Le service de secours psycho-sociale est complété par des mesures d aide psychologique d urgence professionnelle. L aide psychologique d'urgence professionnelle: le recours à des professionnels d'urgence pour une assistance psychologique formée, afin de soutenir les patients et leur environnement immédiatement après un événement exceptionnel potentiellement traumatisant. Ce professionnel aidera la personne traumatisée en lui permettant de trouver des ressources, pour ainsi rétablir sa santé mentale et son bienêtre social et de même prévenir d'autres dommages. La prévention primaire vise à des mesures préventives pour empêcher l'apparition de troubles mentaux. Depuis lors, la prévention primaire se situe avant l'événement. Pour atteindre cet objectif, les mesures suivantes devraient être prises: Sensibilisation des cadres aux risques lors d engagement et à l exposition au stress L'information et la préparation des équipes et des groupes professionnels aux risques lors d événements potentiellement traumatiques et leurs conséquences potentielles Formation aux techniques de réduction du stress pour les personnes vulnérables Formation comme CARE GIVERS, Peers ou personne avec une formation en soutien psychologique Planification d intervention et exercice le plus réaliste possible Promotion du comportement à adopter à la population 28

29 L objectif de la prévention secondaire consiste à reconnaître l'émergence de troubles mentaux le plus tôt possible et ainsi prendre les mesures appropriées pour contenir leur développement. Si bien que, la prévention secondaire sera la période allant du début de l événement jusqu'à environ un mois plus tard. Pour atteindre cet objectif, les mesures suivantes prises: Informations durant l engagement des forces d intervention Engagement d un suivi par des Peers Soutien psychologique par des Care Givers Identification des besoins principaux de soutien par des spécialistes ayant une formation supplémentaire en cas d'urgence psychologique Structurer les entretiens de retour d intervention (deffusing), et si nécessaire mise en place d un débriefing psychologique des forces d intervention Information sur d'autres offres d'aide La prévention tertiaire vise à diminuer les éventuels effets nocifs d'un trouble mental pour les patients, leurs familles et à maintenir la sociabilisations. Elle se compose principalement de thérapie, de la réhabilitation et de mesures de re-sociabilisation. Elle est aussi utilisée pour prévenir les cas de récidives (prévention de la rechute). Pour ce faire, la prévention tertiaire commence environ un mois après l'événement. Discussion d intervention Tout comme la préparation et la conduite des interventions du premier répondant, le retour de mission devrait trouver une place d'importance et faire preuve d un examen approprié. Après chaque engagement d une équipe, nous recommandons d effectuer une discussion technique de retour d intervention. Dans la mesure du possible, elle devrait avoir lieu en collaboration avec les services d'ambulances. Si cela n'est pas possible, sont au minimum présent les premiers répondants impliqués dans l'intervention effectuée, ils utilisent un compte rendu structuré. Ceci peut être fait très rapidement et ne constitue pas un très grand effort. Exemple d un contenu possible de compte-rendu technique de retour d intervention: Alarme, le déroulement de l alarme a fonctionné sans difficulté? Déplacement et conduite, le déplacement jusqu au lieu d intervention s est déroulé sans encombre? Découverte du site d intervention et situation sur place, le message d alarme était-il suffisamment clair, un danger particulier n était-il pas contenu dans l alarme? Etat du patient et les premières mesures, tous les participants estiment que l'évaluation initiale et les premiers soins ont été prodigués correctement? Remise du patient au service d ambulances, ce passage c est effectué dans les règles, en douceur? Fin de l intervention et rétablissement; y a-t-il eu un problème? 29

30 La situation a-t-elle présentée une situation de stress nécessitant un débrieffing psychologique particulier pour une partie ou l ensemble des premiersrépondants La discussion de retour d intervention peut aussi être une première étape pour l'assurance qualité. Détection de problèmes récurrents et ajustement des procédures qui en résultent. Le débriefing opérationnel doit être ciblé et sera effectué en fonction de la situation. Nous distinguons trois niveaux différents: Discussion structurée selon modèle SAFER Discussion de fin d intervention Débriefing structuré avec des peers ou des Care Gevers Ces mesures d'aide psychologique devraient être mises à disposition à la demande des personnes concernées et si les caractéristiques claires sont visibles les règles d'engagement des procédures inclues dans les directives du réseau national d aide psychologique d'urgence (RNAPU) sont appliquées. Les facteurs suivants influencent le bon déroulement et le déclenchement de la prise en charge: Le niveau de formation des premiers répondants au soutien psychologique La façon dont le soutien psychologique est organisé L évolution dans le temps des symptômes Avec une bonne stratégie de formation, on atteint un bon niveau de prévention. En cas de trouble psychologique un premier répondant devrait, compte tenu de la charge ne plus être engagé, à sa demande ou s il ne peut ou ne veut pas, le responsable doit pouvoir en prendre la décision. Des symptômes graves devraient inciter à consulter un professionnel. Il est cependant nécessaire de considérer ce qui suit: Le premier répondant doit accepter de consulter le médecin de famille (assurance maladie). Ensemble, ils cherchent à déterminer si et comment la famille et l'employeur de la personne concernée doit être pris en charge ou informé. En annexe, vous trouverez une fiche d'information pour les patients et leurs familles, conçue par l'office fédéral de la protection civile et de la Fédération suisse des psychologues. 30

31 Assurance de Qualité L'objectif d'un système de première intervention est d assurer de manière organisée la meilleure réponse possible des premiers secours, en particulier avec l'aide des premiers répondants, le tout défini à l'aide de mots clés, jusqu'à l'arrivée des services d'ambulances professionnels, ainsi l'aide d urgence ne doit pas être laissé au hasard. L'organisation a donc le devoir de s'assurer que le système sera mis en place dans ce but, pour ce faire les processus sont contrôlés et éventuellement corrigées. Les cycles traditionnels d'optimisation de l assurance qualité (comme «Plan-Do- Check-Act" Cycle de Deming) aident à l'examen des processus et de leurs éventuels réajustements (Qualité des processus). Il s'agit d'un système pour documenter et améliorer continuellement l'efficacité (efficacité=avec nos moyens, réaliser le meilleur) et au besoin d optimiser l'efficacité (réalisation de l'objectif prévu) L'assurance qualité est essentielle sur les points suivants: Formation des premiers-répondants Matériel Prise en charge des interventions Suivi après intervention des premiers répondants La formation et les compétences nécessaires pour les premiers répondants sont fixées par l'organisation. Pour ce faire, elle formule un profil minimum. Il est recommandé de procéder à une vue d ensemble ou avec une petite base de données centrale (par exemple sous forme Tableur Excel), elle permet de compléter l'éducation et la formation Le matériel utilisé doit être adapté aux normes et aux compétences des premiers répondants, être utilisé conformément aux instructions du fabricant et si nécessaire autorisé par les autorités compétentes (service de la santé du canton) stocké, entretenu et périodiquement inspecté, respectivement être réapprovisionné. Des algorithmes ont été mis en place en médecine d'urgence, ils contribuent à une prise en charge structurée garantissant les processus et la qualité des résultats lors de l utilisation des systèmes de premier répondant. Nous recommandons par conséquent l utilisation des diagrammes de flux pour l'approche standardisée et compréhensible des processus définis. Par un protocole commun dans toutes les phases, l'utilisation doit être documentée et doit être compréhensible. Cela sert aussi à transférer les données aux services d'ambulances et leur traitement ultérieur. Comme modèle, l Interassociation de Sauvetage a créé un prototype d'un protocole d'application, il est gratuitement disponible sous forme de fichier PDF. 31

32 Les premiers répondants peuvent être exposés à des situations stressantes. Ils se retrouvent avant l'arrivée des services d'ambulances dans une situation particulière, complexe et émotionnelle ne comptant que sur leurs propres moyens. Par conséquent, un processus clair doit être présent dans tout système de premier répondant permettant aux premiers répondants de faire le bilan de leur intervention, le cas échéant d être suivi et de pouvoir mobiliser tous les partenaires compétents. La mise sur pied de ce processus devrait être possible soit dans le sens d'un "debrifing technique" (discussion post intervention) ou pour l'identification précoce d un stress psychologique potentiel. Cercle de la Qualité d après Deming 32

33 Statistiques Le système de premier répondants est utilisé pour réduire le délai de réponse lors de situations d'urgence telle que définie dans la mise en œuvre des mesures de premiers secours. Le but poursuivi est d augmenter la probabilité de survie ou d'améliorer la qualité de la survie (résultats). Les premiers répondants sont généralement mobilisés dans des situations d'urgences pour lesquelles aucun service n est plus rapide, ou le facteur temps amène à une aggravation de la situation du patient (par exemple, First Hour Quintet 1 ) Le système des premiers répondants doit être perçu comme une amélioration dans la chaîne du sauvetage en complément des services d'ambulances professionnels (et jamais comme un substitut). Pour confirmer cela, il est nécessaire de recueillir un minimum de données et d'analyse (la qualité des résultats). Nous recommandons que les données soient collectées avec les autorités locales concernées (services d'urgence, CASU 144, les autorités politiques,...) d une manière définie précisément à l'avance. Le dossier doit comprendre au moins les données suivantes: Recueil des temps et délais de réponse Mesures appliquées (nombre de réanimation) Si elles sont existantes les données cliniques (par exemple les données des AED) Pour permettre une amélioration et l'évaluation comparative (comparaison des résultats) avec d'autres régions ou systèmes, de manière anonyme, il est très utile de normaliser les données saisies et de permettre l insertion dans un registre (par exemple pour les réanimations, créer un compte pour Utstein-style). Cela peut être fait par une saisie de données indépendantes, ou en transmettant les données aux autorités compétentes (services d'ambulances, CASU 144,...) qui sont mis à disposition dans le cadre d un projet cantonale. 1 Arrêt Cardiaque 2. Douleurs Thoracciques 3. TCC AVC AIT 4. Difficulté respiratoire 5. Traumatisme sévère 33

34 11. Annexes Proposition de protocole d intervention 34

35 Check-list Discussion de retour d intervention - Defusing Un Defusing devrait Avoir lieu après toute les interventions, plus particulièrement si elle présente une situation stressante Si possible avec l ensemble des intervenants Être conduit par des Peers ou du personnel instruit Et durer environ. 20 à 40 minutes. 3-Phases de l entretien structuré Introduction Présentation des personnes présentent Déroulement But Confidentialité Discussion S en tenir au fait Se soucier Réactions Conséquences Information Prévenir une réaction de stress Les moyens de faire face au stress Déterminer si un débriefing est nécessaire Respect, Reconnaissance et remerciements Buts des Defusing Réduction de l'intensité des réactions Normaliser les expériences Restauration du réseau sociale du groupe Évaluation si une prise en charge individuelle est nécessaire L'assimilation des informations sur l'événement Information sur les réactions au stress et les possibilités de traitement Renforcer l estime de soi 35

36 Check-list des signes avant-coureur d une réaction de stress Les indications suivantes font état d'une augmentation de la charge émotionnelle: Insomnie persistante ou cauchemar récurent Signe d agitation intérieure ou extérieur (hyper excitabilité) Persistante d images récurrentes, sons, odeurs, etc. (flash-back) Choc psychique Inconscience ou amnésie de l événement Attitude de peur ou d évitement Apathie ou perte d intérêt Perte de la notion de réalité 36

37 12. Glossaire AED Automated External Defibrillator / Defibrillation automatique externe BLS Basis life support/ Mesures de réanimation immédiate CPR Cardio Pulmonary Resuscitation / Réanimation cardiopulmonaire Fiche d intervention First Responder / premiers répondants Patient en détresse L appareil permet une analyse du rythme et le déclenchement d une décharge électrique, il est muni d un système acoustique. L utilisateur presse le bouton qui déclenche la décharge électrique à chaque fois que l appareil en donne l ordre. L évaluation et le traitement d urgence noninvasive chez les patients présentant des syndromes (maladies) respiratoires, cardiovasculaires et cérébrovasculaire, comprend aussi l AED (défibrillation automatique externe) et l alarme d urgence Au sens large: Réanimation cardiopulmonaire (terme général pour toutes les mesures de réanimation), par conséquence est aussi utilisé comme synonyme pour BLS. Au sens strict : ventilation et compression thoracique Protocole standardisé pour la saisie des données d interventions Un sauveteur qui est alarmé par la Centrale d appels sanitaires urgents 144, parallèlement aux services de secours professionnels. Il dispense les premiers soins et mesures de réanimation. Il réduit le temps de réponse jusqu'à l'arrivée d'un service de sauvetage pouvant appliquer des mesures médicales avancées. Un patient en détresse est un blessé ou malade menacé de mort immédiate ou de lésions graves nécessitant des soins urgents Sauveteur Personne ayant suivi un cours de secours d urgence (CRS niveau 1) Premiers secours Numéro d urgences Centrale d urgences Patient Contrôle de qualité Rapid Responder Réanimation Chaîne du sauvetage Numéro d appel d urgences santé (144) Protection, appel d urgence, évacuation et mesures d urgence pour préserver la vie Numéro de téléphone national à trois chiffres permettant de déclencher les moyens de secours Centrale de télécommunications desservie en permanence par un personnel qualifié (exemples: police, pompiers ou personnel sanitaire) Personne, ayant besoin d une prise en charge médicale Ensemble des mesures destinées à améliorer et contrôler la qualité des prestations (personnel, matériel, structures, procédures etc.) Les membres des services d ambulances professionnels, qui peuvent aussi être appelés en privé ou à l'extérieur de leur travail pour des interventions de premiers secours dans les environs de leur lieu de résidence Ensemble des mesures d urgence destinées à rétablier et / ou maintenir les fonctions vitales Description symbolique des phases successives du sauvetage Numéro de téléphone national à trois chiffres permettant d alerter les services d urgence médicaux 37

38 Centrale d appels sanitaire urgents 144 Utstein Style Centrale d appels pour les urgences médicales (144) Saisie standardisée de données en réanimation 38

39 Interassociation de sauvetage IVR IAS Maison des Cantons Speichergasse 6 Boite postale 3000 Berne 7 Telephone: 031 / Fax: 031 / [email protected] Internet: ias.ch 39

40 40

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