GABON. mm * Création d'une infrastructure nationale des archives, des bibliothèques et de la documentation

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1 Document à diffusion restreinte Rapport technique PP/ /5.1.5 GABON Activités opérationnelles dans le domaine de l'information Création d'une infrastructure nationale des archives, des bibliothèques et de la documentation par J.R. Fontvieille mm * N de série : FMR/PGI/79/308 Paris, 1979

2 GABON CREATION D'UNE INFRASTRUCTURE NATIONALE DES ARCHIVES, DES par J.R. Fontvieille Rapport établi à l'intention du Gouvernement du Gabon par l'organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) UNESCO

3 Rapport technique PP/ /5.1.5 FMR/PGI/79/308 (Fontvieille ) le 30 novembre 1979 Unesco 1979 Printed in France

4 (i) TABLE DES MATIERES RESUME ET PRINCIPALES RECOMMANDATIONS 1 INTRODUCTION 1 Première partie - Situation présente des services nationaux et des divers services existant au Gabon en matière d'archives, de bibliothèques et de centres de documentation 2 1. LA DIRECTION GENERALE DES ARCHIVES NATIONALES, DE LA BIBLIOTHEQUE NATIONALE ET DE LA DOCUMENTATION GABONAISE (DGABD) Historique Collecte des archives Croissance des activités de la DGABD Utilisation de ses services Le bâtiment Les services Les Archives nationales La Bibliothèque nationale La documentation gabonaise Les services techniques communs Esprit prospectif du service 13 Page 2. BIBLIOTHEQUES DE L'UNIVERSITE NATIONALE OMAR BONGO Bibliothèque universitaire Bibliothèque de l'ecole nationale supérieure des ingénieurs de Libreville (ENSIL) Annexe de la B.U. ; Bibliothèque du CUSS Bibliothèque de l'ecole normale supérieure Bibliothèque nationale de la magistrature Bibliothèque de l'institut national d'études forestières LE CENTRE NATIONAL DE LA~RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE (CENAREST) Bibliothèque du CENAREST : Libreville et Makokou Bibliothèque de l'office de la recherche scientifique et technique outre-mer (ORSTOM) 17

5 (ü) 3.3 Bibliothèque de l'institut de recherches agronomiques et forestières Bibliothèque de l'institut de recherche en sciences humaines Bibliothèque de l'institut de recherche technologique Bibliothèque de l'institut de pharmacopée et de médecine traditionnelle. 18 Page AUTRES BIBLIOTHEQUES D'ECOLES Bibliothèque de l'ecole nationale de la santé Bibliothèque de l'institut africain d'informatique Bibliothèque de l'ecole des cadres du Parti et Maison du Parti 19 AUTRES BIBLIOTHEQUES Bibliothèque de la Chambre de commerce Bibliothèque de la Cour suprême Bibliothèque de l'institut pédagogique national (IPN) Bibliothèque de la radio-télévision gabonaise (RTG) Bibliothèque du Musée des arts et traditions Bibliothèque du service géologique gabonais (Ministère des mines) Bibliothèque du Ministère de l'information 21 BIBLIOTHEQUE ET SERVICES DE DOCUMENTATION ETRANGERS France Centre culturel français : Saint-Exupéry (et annexe de Oyem) Bibliothèque du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) Bibliothèque de l'institut géographique national (IGN) Bibliothèque du laboratoire des bâtiments et des travaux publics USA.." 23

6 (iii) VUE D'ENSEMBLE DE LA SITUATION DES BIBLIOTHEQUES ET SERVICES DE DOCUMENTATION Besoins en personnel Bibliothèques publiques et scolaires Bibliothèques publiques Bibliothèques scolaires Importance de l'existence d'une bonne structure de soutien à une politique du livre et de la documentation 27 Page ième partie - Réorganisation de la Direction générale des Archives nationales, des bibliothèques et des services de documentation, et projet de centre culturel Omar Bongo Organigramme actuel et tâches futures de la DGABD Préparation de nouveaux textes fixant les attributions de la DGABD et les statuts des personnels Centre culturel Omar Bongo 30 sième partie - Résumé des recommandations et conclusions Recommandations à court terme Recommandations à moyen et long terme Conclusion 32 XES Décret n du 11 novembre 1969 portant création des Archives nationales et de la Bibliothèque nationale 34 Circulaire du 26 novembre 1969 : enquête sur la situation des archives dans les préfectures et les sous-préfectures 36 Circulaire du 10 décembre 1969 : enquête sur la situation des archives dans les administrations centrales et les mairies 38 Circulaire du 17 octobre Arrêté du 21 août 1970 autorisant le Directeur des Archives nationales à récupérer les archives administratives antérieures à Décret du 18 février 1971 instituant le Régime du Dépôt légal 44 Arrêté du 7 octobre 1971 portant application du décret du 18 février

7 (iv) 8 Compte rendu de l'entrevue Bibliothèque centrale/ Facultés et grandes écoles 50 9 Projet de décret portant création, organisation et attributions de la DGABD Proposition d'amendement au projet de décret portant création, organisation et attributions de la nouvelle direction générale des Archives nationales, des bibliothèques et des services de documentation Projet de décret fixant les statuts particuliers du personnel des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise Caisse de brousse pouvant servir d'unité de prêt de livres Schéma-type de bibliothèque publique de province Avant-projet du Centre touristico-culturel "Omar Bongo" Liste des sigles développés dans le rapport 99 Page REPORTAGE PHOTOGRAPHIQUE 1. A la DGABD : Bibliothèque nationale. Le présentoir pour les périodiques A la DGABD, un des magasins pour les archives et les dossiers de la documentation gabonaise La DGABD et le bras de mer saumâtre qui la borde au sud La DGABD et la mer toute proche, à l'ouest, au-delà de la route du front de mer et 6. Deux vues de l'actuelle salle de travail des archivistes à la DGABD. 103

8 - 1 - RESUME ET PRINCIPALES RECOMMANDATIONS Le présent rapport fait suite à une demande du gouvernement du Gabon d'évaluation de ses services nationaux des bibliothèques, centres de documentation et archives. Il s'agissait d'apprécier les capacités de la structure peu à peu mise en place dans le pays au cours des dernières années, d'examiner en quoi celle-ci répondait aux nécessités ressenties en ces domaines, et d'estimer les besoins en personnel et équipement pouvant en résulter. Ce faisant, il pouvait y avoir à passer également en revue le projet de regroupement d'un certain nombre de services relevant de l'administration gouvernementale compétente en créant dans la capitale un grand centre de documentation ouvert au public, comprenant une bibliothèque, des services de documentation et des musées, et susceptible de servir de cadre à diverses activités notamment culturelles et touristiques. Les recommandations principales, figurant en détail dans le corps du rapport et reprises en conclusion, peuvent être résumées sous les rubriques suivantes : - former, aussi rapidement que possible, des professionnels de divers niveaux, relevant tant de l'administration publique compétente que d'autres centres et services ; - promulguer des textes réglementaires fixant les attributions des administrations compétentes dans le domaine visé et fixant les statuts particuliers de leur personnel ; - entreprendre ou poursuivre la préparation et la publication de travaux de bibliographie ; - prévoir la création de bibliothèques publiques régionales et les conditions de cette création ; - prévoir de la même façon la création de bibliothèques scolaires ; - développer systématiquement la collecte et le rassemblement d'archives et la pratique du dépôt légal ; - organiser la coopération entre les divers services de bibliothèque et de documentation existant dans le pays, prévoir les besoins en personnel correspondant dans le cadre du Plan de développement, et préparer les propositions de réforme des statuts des divers types de personnel pouvant se recommander ; - entreprendre les travaux nécessaires au traitement centralisé de la documentation, que celui-ci doive être manuel ou informatisé ; - organiser au niveau national la collecte et la conservation de la littérature orale ; - préparer les dossiers nécessaires à l'obtention d'une aide des organisations * internationales ou bilatérales visant à la construction d'un centre culturel à Libreville, regroupant une bibliothèque publique, les services d'archives et de documentation, des musées et des expositions temporaires. INTRODUCTION En 1972, la Direction générale des archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise (DGABD), qui a à sa tête M. Gaston Rapontchombo, avait demandé à 1'Unesco la venue d'un consultant pour conseiller les autorités sur la mise en place d'un service national d'archives et proposer un bâtiment pour sauvegarder les documents. M. Giuseppe Pansini, directeur des archives d'etat de Florence, avait été chargé de cette mission en novembre-décembre Son rapport

9 - 2 - (n de série 2965/RMO/RD/DBA. Paris. Septembre 1973) contient un projet de règlement général des services d'archives. La présente mission, qui a eu lieu du 17 octobre au 14 novembre 1978, fait suite à une demande du gouvernement de la République gabonaise par 1'intermédiaire de la Commission nationale gabonaise pour 1'Unesco (août 1978). Les termes de référence de cette mission étaient les suivants : 1. Evaluer la situation présente concernant les services nationaux des bibliothèques, des centres de documentation et des services d'archives. 2. Dégager, s'il y a lieu, les besoins en planification, personnel et équipement, et prêter un concours actif pour la réalisation d'une coordination harmonieuse de ces services sur le plan national. Ce rapport contient d'abord un examen de la situation des divers services nationaux et autres, existant au Gabon en matière d'archives, de bibliothèques et de centres de documentation ; il décrit ensuite le projet de réorganisation de la Direction générale des archives nationales, des bibliothèques et des services de documentation, et le projet de création du centre Omar Bongo. Il se termine enfin par des recommandations et des conclusions. Première partie - Situation présente des services nationaux et des divers services existant au Gabon en matière d'archives, de bibliothèques et de centres de documentation A l'heure actuelle, dans la République gabonaise, un seul service a compétence et capacité pour être à la fois l'origine et l'agent d'une planification au niveau national dans les domaines de conservation et de diffusion de l'écrit. Il s'agit de la "Direction générale des archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la Documentation gabonaise" (DGABD), qui est rattachée à la présidence de la République et que dirige M. Rapontchombo. A cette direction se rattachent un certain nombre de centres et de services. A côté de ce complexe, on trouve un certain nombre de bibliothèques et de centres de documentation publics et privés qui, y compris le groupe de l'université, sont isolés les uns des autres. 1. LA DIRECTION GENERALE DES ARCHIVES NATIONALES, DE LA BIBLIOTHEQUE NATIONALE ET DE LA DOCUMENTATION GABONAISE (DGABD) 1.1 Historique En 1967, après des études scientifiques supérieures et une formation pratique en France, le présent directeur général avait soumis au Président de la République un premier projet de "centre d'études et d'information sur les ressources naturelles du Gabon". Ce projet n'avait pu être réalisé. Peu après, une nouvelle proposition était faite de la création d'une "Direction des archives nationales du Gabon", à laquelle devait être rattachée une Bibliothèque nationale. Le décret n du 11 novembre 1969 (Annexe n 1) créa cette direction générale (Article I) et en définit le rôle : "La Bibliothèque nationale est rattachée à la Direction des archives nationales et constitue une dépendance des Archives nationales". Trois circulaires du Président de la République allaient très rapidement appuyer la campagne de rassemblement des archives lancée par l'initiateur du projet. Dès le 26 novembre 1969, une première circulaire, accompagnée d'un questionnaire d'enquête, était envoyée aux préfets et sous-préfets (Annexe n 2).

10 - 3 - Le 10 décembre 1969, une deuxième circulaire, accompagnée également d'un questionnaire d'enquête, était destinée aux présidents des assemblées, au vice-président du gouvernement, aux ministres et secrétaires d'etats. (Annexe n" 3). Enfin le 17 octobre 1973, une troisième circulaire du Président de la République était cette fois adressée aux présidents d'assemblée, cour et conseil, aux membres du gouvernement, directeurs et chefs de service, aux préfets, sous-préfets et chefs de P.C.A., et aux maires. Elle interdisait la destruction des archives et demandait que soit désigné dans chaque administration un service ou un responsable des archives, et prévoyait enfin l'inspection et le contrôle de ces dispositions par la DGABD (Annexe n 4) Collecte des archives Un arrêté du 21 août 1970 avait d'autre part donné au Directeur des archives nationales les pouvoirs l'autorisant à récupérer les archives administratives antérieures à 1960 (Annexe n 5). En s'appuyant sur ce texte, M. Rapontchombo entreprit une collecte des documents au niveau national. Celle-ci fut complétée par des commandes de microfilms de documents gabonais conservés aux archives du Sénégal et aux archives de souveraineté (Archives du gouvernement général de l'afrique équatoriale) conservés à Aix-en-Provence. De 1970 à 1973, le Directeur général a rapporté de ses missions dans le pays les fonds d'archives ci-dessous : ORIGINE Métrage linéaire BIT AM BOOUE COCOBEACH ESTUAIRE FOUGAMOU FRÄNCEVILLE KANGO KOULAMOUTOU LAMBARENE LASTOURVILLE LIBREVILLE MAKOKOU MAYUMBA MBIGOU MEDOUNEU MEKAMBO MIMONGO MINVOUL MITZIC MOABI MOUILA NASSAU NDENDE NDJOLE OYEM TCHIBANGA fonds fonds fonds fonds fonds fonds fonds fonds fonds fonds fonds fonds fonds fonds fonds fonds fonds fonds fonds fonds fonds fonds fonds fonds fonds fonds du district du district du district de la région du district du district du district du district du district du district du district du district du district du district du district du district du district du district du district du district du district don du docteur du du du du district district district district 2 m. 2 m. 6 m. 59 m. 2 m. 10 m. 3 m. 17 m. 12 m. 1 m. 9 m. 2 m. 5 m. 2 m. 1 m. 4 m. 2 m. 3 m. 3 m. 1 m. 10 m. 1 m. 6 m. 4 m. 15 m. 1 m. TOTAL 183 m.

11 - 4 - En outre, il a, au cours de ses contacts, sensibilisé l'administration provinciale aux problèmes des archives. Ainsi se trouve facilitée la mise en place future d'une planification de la conservation des archives au niveau national, par la création de dépôts régionaux. Les commandes de microfilms (films de 35 m/m en bobines de 30 mètres) portent sur les séries suivantes : ARCHIVES DE L'AEF 62 Mi I à 58. Sous-série I B (IBI à IB 367) Dépêches ministérielles Mi I à 39. Sous-série 2 B (2BI à 177) Correspondance ancienne Mi 17 à 28. Sous-série 4 D 4 (I) DI à 4 (I) DI2 Rapports politiques du Gabon ARCHIVES DE L'AOF 14 Mi 788 à GI à 15. Les microfilms actuellement en commande concernent les archives de l'aef. Sous-série 4 D-(4 (I) D 13 à 4 (I) D 61) Rapports politiques du Gabon Ce travail a été fait très méthodiquement. En 1971 deux textes créent la régie du dépôt légal : le décret du 18 février 1971 (n PR) qui organise la Régie du dépôt légal, fixe les dépôts des imprimeurs et des éditeurs, et prévoit les sanctions pour les contrevenants (Annexe n 6). L'Arrêté du 7 octobre 1971 (n 00863/PR-DABN) fixe l'attribution du dépôt légal à la bibliothèque nationale (Annexe n 7). Après la mission de M. Giuseppe Pansini, évoquée plus haut, le Directeur général a préparé deux textes qui ont déjà été adoptés en Conseil des ministres. Ceux-ci seront analysés plus loin Croissance des activités de la DGABD et utilisation de ses services En moins de dix ans, des progrès considérables ont été réalisés par la Direction générale des archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise. Au niveau des archives nationales : recherche, classement et conservation de la quasi-totalité des archives publiques d'avant l'indépendance et qui existaient encore au Gabon, microfilmage des archives gabonaises à l'étranger et versements faits aux archives nationales, surtout par la Présidence de la République. Pour la Bibliothèque nationale, accroissement et sélection du fonds de livres. et constitution d'un service de plus de 300 périodiques sélectionnés, en abonnement. Pour l'ensemble des services techniques, achat important de matériel : lecteurs de microfilms, laboratoire de photographie, imprimerie offset, reliure, restauration et début de formation du personnel.

12 - 5 - Le contrôle des lecteurs est fait d'une manière très complète à la DGABD grâce à un registre tenu à jour depuis janvier Les lecteurs écrivent eux-mêmes dans ce registre nom et prénom, adresse et sujet de recherche. Ils datent et signent. Cette technique pourrait être améliorée en utilisant des fiches, qui après avoir été remplies pourraient servir en même temps de contrôle à l'entrée et à la sortie. La fréquentation a été la suivante : 34 lecteurs - chercheurs en en 1972 en 1973 en 1974 en 1975 en 1976 en 1977 en 1978 (jusqu'au 27 octobre) Bien qu'en croissance, la moyenne de moins de 100 lecteurs-chercheurs par an, soit moins d'un tous les trois jours, est décevante comparée aux efforts fournis et à la richesse de la documentation déjà rassemblée. Parmi les raisons de cette situation figurent la disposition du bâtiment, et sa situation écartée dans la capitale. D'autre part, les rayonnages ne sont arrivés que tardivement, le manque de sièges et de tables pour accueillir les visiteurs est toujours une réalité ; il y avait par ailleurs une certaine nécessité à travailler discrètement, car si les lecteurs avaient été trop nombreux, on aurait pu craindre d'avoir du mal à les satisfaire. Les intérêts des lecteurs n*.apparaissent qu'imparfaitement à travers leur adresse, qui n'est parfois qu'une boîte postale et ne permet pas toujours de les classer dans une catégorie sociale et professionnelle. Néanmoins, bien qu'incomplète,, cette liste permet de connaître les origines des lecteurs-chercheurs, et fournit des indications sur la variété et le nombre de périodiques auxquels la DGABD devrait être abonnée, la collection de répertoires et de bibliographies qu'elle devrait rassembler K et enfin l'importance de la documentation gabonaise qu'elle doit conserver. Les catégories de lecteurs sont les suivantes : Fonction publique 122 Université nationale 95 Missions et églises gabonaises 25 Education nationale (Ministère) 21 Recherche scientifique et technique (ORSTOM) 15 Météorologie (Direction) 13 Ecole normale supérieure ' 12 Parti PDG 12 La diversité des intérêts des lecteurs-chercheurs est déjà très apparente. Elle l'est encore davantage à partir des sujets de recherche, groupés ici en utilisant les grandes classes de la CDU. 0 - Généralités Débuts de la presse au gabon - Implantation des techniques de communication en matière d'information - Libreville et ses archives - Ogoouè (Haut) et ses archives - La presse écrite gabonaise.

13 Philosophie 2 - Religions Histoire musulmane au Gabon - Un missionnaire américain le Dr Nassau - Origine du christianisme au Gabon - Les premières missions au Gabon - Rites et croyances chez les Fang avant le christianisme. 3 - Sciences sociales et humaines Administrateurs coloniaux - Administration dans l'ogooué - Windo entre les deux guerres - L'affaire du Cheikh Amadou Bamba - L'alcoolisme à Libreville - Les Batéké - Le bouiti chez les Fang - Commerce de l'ivoire - Conditions de travail au Gabon entre les deux guerres - Constitution gabonaise - Croissance et répartition spatiale au Gabon - Croissance urbaine - La culture dans la province de la Nyanga - Les débuts du parlementarisme au Gabon - Le découpage administratif du Gabon - L'économie du Gabon - Les effets de 1 ' implantation des sociétés multinationales - L'enseignement au Gabon - L' enseignement missionnaire au Gabon - L ' état civil au Gabon - Les étrangers au Gabon - Evolution d ' Oyem et de ses environs - Evolution de l'assemblée nationale - Evolution politique du Gabon depuis la pénétration européenne - La famine au pays Fang - La femme dans la tradition gabonaise - La femme et le travail salarié - La formation de la société gabonaise - Le Gabon de 1843 à nos jours : Organisation administrative - Grille indiciaire du corps enseignant - Histoire de l'enseignement - Les hommes - Tigres - Investissements au Gabon - La main-d'oeuvre étrangère au Gabon - Mariage traditionnel Fang - Métallurgie traditionnelle au Gabon - Migrations dans la région de l'ogouué-ivindo - Moeurs des Mpongue - Nationalité des sociétés au Gabon - Le pétrole - Domaine économique - Peuplement de l'île Mandji - Plan (1er) de développement - Polygamie au Gabon - Les Pygmées - Relations entre l'etat et l'eglise au Gabon - Les revenus dans la région du Haut-Ogooué - Le séjour des étrangers : Réglementation - Statistiques Electricité Eau Sciences pures Flore du Gabon - La pluie à Mitzic - La pluie à Port-Gentil Le vent à Libreville - Le volcan Niragongo du Zaïre. 6 - Sciences appliquées Agriculture gabonaise - L'arachide - La culture du riz dans la province de la Nyanga - La recherche minière. 7 - Art, loisirs, sports Art gabonais - Histoire du Palais de la Rénovation - Libreville : film documentaire - Urbanisme au Gabon. 8 - Littératures Littérature africaine - Ahmadou Kourouma - Yambo Ouologuem - Théâtre africain. 9 - Histoire, géographie, biographies Administration et maintien de l'ordre au Gabon (colonie) - Calendrier historique de l'ogooué-lolo et de 1'Ogooué-Ivindo - Les événements de Mukab - Fondation de Libreville : Le Gabon et la Deuxième Guerre mondiale - Les Gabonais et l'exploitation coloniale : La guerre des Bawandji : Histoire de la Guinée équatoriale : Histoire de l'estuaire - Histoire

14 - 7 - de la prison au Gabon - Histoire des environs de Libreville - Histoire du Gabon - Implantation du pouvoir colonial dans le sud - Les limites territoriales, du Gabon - Les ministres du travail - Monographie de la Ngounié - Nyanga - Origine de Libreville - Régime de l'indigénat au Gabon - Les révoltes sous l'administration coloniale Le roi Denis - Savorgnan de Brazza - La Société du Haut Ogooué - La Sogara et ses conséquences géographiques sur le Gabon - La traite des noirs. La tendance dominante revient aux sciences sociales et à l'histoire. Tous les domaines de recherches sont représentés, hormis la philosophie. On peut considérer que la preuve est faite. La DGABD constitue au Gabon l'amorce d'un centre national de documentation et de recherches. 1.2 Le bâtiment Le bâtiment de la DGABD à Libreville est situé entre le lycée national Léon Mba et le collège Quaben. En fait il tourne le dos à l'activité urbaine, est mal servi par les transports publics et difficile d'accès pour la population. Mis à la disposition du service le 1er janvier 1970, date d'application du Décret du 11 novembre 1969, il est trop petit et n'est en aucune façon fonctionnel. Edifié pour être le Club des ministres du gouvernement, ce qu'il ne fut jamais, le bâtiment servit ensuite d'école de police, puis d'hôpital provisoire pour les enfants Biafrais. Comme ce bâtiment était sur de hauts pilotis, le directeur les fit réunir par des cloisons, ce qui en doubla la surface. Malgré ces transformations le bâtiment est déjà trop petit pour les archives nationales et la bibliothèque nationale. En outre, pour ces deux services de conservation, il est trop près de la mer. Ajoutons qu'il est non seulement face à l'estuaire mais encore en bordure d'un bras de mer qui déborde lors des grandes marées. Les magasins sont climatisés et la régulation est suivie. 1.3 Les services Sous l'autorité du Directeur général, la DGABD comprend quatre services : les archives nationales, la Bibliothèque nationale, la documentation gabonaise, et les services techniques communs. Les archives nationales et la Bibliothèque nationale sont actuellement à la charge de professionnels. L'état actuel des services est le résultat d'une lutte opiniâtre de cinq à sept ans. Les rayonnages ne sont arrivés qu'en août Certains services comme les services techniques sont surchargés de matériel et sous-développés en personnel formé. Il est d'ailleurs très difficile de maintenir un équilibre dans le rapport formation et développement matériel. Ainsi le conservateur de bibliothèques qui s'occupe de la Bibliothèque nationale n'a pas encore d'adjoints ; aussi, au lieu de préparer le premier numéro de la "Bibliographie nationale gabonaise", il passe ses journées à inscrire par ordre d'entrée, pour les mettre en rayons, les livres qui encombrent son bureau. Et il établit des fiches de base qu'une seule dactylographe n'arrive pas à traiter. Pour sélectionner les périodiques en abonnement le Directeur général doit luimême quitter son bureau et pointer dans la salle de lecture sur la liste des abonnements. De même c'est lui qui doit, en l'absence d'un véritable service financier, vérifier les livres comptables. Pour 1979 le budget est de : 4 millions de Frs CFA pour les livres 3 millions de Frs CFA pour les abonnements de périodiques (300 ä 350 revues minutieusement sélectionnées)

15 - 8 - Néanmoins, la DBABD fonctionne tout à fait normalement, et si elle peut servir d'appui à une nouvelle progression, c'est qu'il y règne à tous les niveaux un excellent esprit de travail et de recherche Les archives nationales Ce service a été décrit en 1973 par le consultant M. G. Pansini, au cours de l'année universitaire , dans un rapport de stage préparé par MM. Jérôme Angoune-Nzoghe et Michel Mboumba-Kassa, actuellement archivistes dans le service, et au cours de l'année universitaire , par MM. Herman Nbongo et Joseph Mboumba. Le responsable du service formé à l'ebad en est M. René Sonnet. Il est assisté de MM. Jérôme Angoune-Nzoghe et Michel Mboumba-Kassa et de deux commis sans formation archivistique. Tous le personnel travaille groupé dans une grande salle de 120 m2, ou sont les bureaux, les fichiers, et les documents en cours de tri et de traitement. Une grande table est dans ce local réservée aux chercheurs (6 à 8 places). Trois magasins climatisés et déjà pleins, contiennent les documents traités : Magasin A 268 m. linéaires Magasin B 499 m. Magasin C 245 m. " Par forte pluie il pleut dans ces magasins. L'accroissement du fonds est faible. Seule la présidence verse régulièrement des documents. Les ministères le font irrégulièrement. Le Ministère de l'intérieur a sollicité le service pour organiser le préarchivage dans ce ministère. Le personnel chargé du préarchivage pourrait être formé aux archives nationales. L'affectation d'un véhicule en priorité à ce service serait indispensable pour visiter les services publics et stimuler et organiser les versements de fonds d'archives. Au niveau des archives privées rien n'est encore fait. De même que les archives du passé, commerciales, coloniales, missionnaires doivent revenir au Gabon, celles des grandes compagnies modernes d'exploitation ne doivent pas accompagner ces dernières en totalité tout au moins, lorsqu'elles quitteront le territoire. Il ne s'agit pas naturellement de mettre à la disposition de tous des documents qui doivent sans doute, pour un temps, rester confidentiels. Mais en ce qui concerne les documents anciens ou périmés, produits par les compagnies, il est certain que des versements devront être envisagés. De même, les documents concernant la prospection du sol, sur des BUjets comme l'étude de la résistance des matériaux pour installer le téléphone de Moanda, l'histoire de la pile atomique naturelle découverte en 1972 à Okilo, les études géologiques préliminaires à l'exportation des gisements ferrugineux de Belinga, de Boba-Boba ou de Batouala, les rapports techniques établis lors de la recherche du tracé du Transgabonais, doivent un jour aboutir aux archives nationales. Cette idée n'est pas en contradiction avec la politique financière du Gabon. Demander les versements aux archives nationales des archives des entreprises privées, c'est rester dans la ligne de la politique gouvernementale lorsqu'elle impose à de grandes sociétés de déposer les ressources de leur exportation non plus à l'étranger mais dans les banques gabonaises.

16 - 9 - Les organismes qui, pour partie au moins, sont publics, devraient être les premiers, un jour prochain, à être assujettis aux versements aux archives nationales. Pour les autres, privés à 100 %, un accroissement du personnel aux archives nationales et la libre disposition d'un véhicule devrait faciliter l'établissement des contacts qui s'imposeront. En sus de l'accroissement régulier des fonds que nous venons d'évoquer, les archives nationales peuvent aider les chercheurs par la préparation d'instruments de recherches. Il existe actuellement à ce sujet : - Un fichier particulier à la Présidence de la République. Ces fiches permettront la publication d'un répertoire ; - Des répertoires et états des microfilms de complément commandés dans les dépôts étrangers ; - L'inventaire sommaire des fonds de Medouneu ( ) préparé par M. Sonnet. - Le "Répertoire des principaux textes parus au Gabon depuis l'indépendance jusqu'au 1er octobre 1974" préparé par M. Rapontchombo. Multigr. 170 p. 21 x 27 cm La Bibliothèque nationale Depuis cette année la Bibliothèque nationale a à sa tête un conservateur des bibliothèques, Pierre Amoughe-Mba, formé à l'école nationale supérieure des bibliothèques (ENSB) en France. Un adjoint est en formation à l'ebad à Dakar, mais pour l'instant ce conservateur doit assumer seul tous les travaux du service. Malgré les textes que nous avons évoqués la Régie du dépôt légal ne fournit que moins de 5 % des acquisitions. Les achats fournissent les 75 % et les dons 20 %. Le nombre de places réservées aux lecteurs éventuels est de 6. Le conservateur ressent plus encore que ses camarades archivistes les inconvénients du bâtiment où est actuellement logée la Bibliothèque nationale. Celle-ci. dispose pour l'instant, à côté du conservateur, de trois personnes, des commis n'ayant aucune formation bibliothéconomique. Les livres, au nombre de 3.000, sont en partie classés par ordre d'entrée et de format sur des rayons en magasin. Les périodiques en abonnement (300 à 350 sélectionnés) sont exposés dans la salle de lecture sur des meubles présentoirs. Avant l'arrivée de l'actuel conservateur, un bibliothécaire formé à l'ebad avait commencé le catalogage et une classification des publications. Ce travail a été abandonné avant l'arrivée du conservateur. Il semble que la modicité des salaires et 1'absence de primes de technicité seraient cause de certains départs et gêneraient le recrutement au niveau non seulement de la Bibliothèque nationale mais de toute la DGABD. Le témoignage de l'actuel conservateur est révélateur à ce sujet : "Lorsque j'ai annoncé à mes vieux parents mon intention de travailler à la Bibliothèque nationale, ils n'ont pas pu dissimuler leur déception devant le peu de cas qui était fait - à leurs yeux - des diplômes que leur fils ramenait après tant d'années passées en Europe. Plus réconfortants mes anciens collègues d'école, apitoyés sur ma "déchéance" me disent compatissants, qu'il faut bien de tout pour faire un monde. Parler d'un aviateur, d'un docteur, d'un juriste ou d'un économiste, c'est évoquer devant tout un chacun un technocrate compétent occupé à une fonction sociale rentable pour notre pays, mais un conservateur de bibliothèques I".

17 Ce dernier n'en affirme pas moins fortement la nécessité "d'édifier et d'équiper une véritable bibliothèque nationale", cette oeuvre ne pouvant être entreprise qu'à partir de la Bibliothèque nationale existante. "La Bibliothèque nationale ne peut jouer pleinement son rôle que si un réseau national de bibliothèque est planifié sur l'ensemble du territoire... cela sous-entend la mise sur pied d'une planification rigoureuse de tous les services de bibliothèques et de documentation du Gabon... La Bibliothèque nationale est la bibliothèque mère du pays, mais c'est aussi le centre administratif et surtout technique de toutes les bibliothèques du pays". Ces lignes témoignent d'une conception du rôle que peut jouer la Bibliothèque nationale dans le cadre de la Direction générale des archives nationales, des bibliothèques et des services de documentation. Les fonctions que leur auteur assigne à ces organismes sont les suivantes : - "Assurer les échanges nationaux et internationaux des publications. - Préparer un.catalogue collectif englohant les fonds de toutes les bibliothèques du pays. - Centraliser les prêts entre les bibliothèques du pays et les bibliothèques étrangères. - Rationaliser les acquisitions d'imprimés y compris les publications périodiques pour les bibliothèques du pays. - Centraliser le catalogage et la classification des imprimés et assurer la distribution des fiches catalographiques ou de catalogues imprimés pour certaines catégories de bibliothèques. - Centraliser les services des bibliothèques scolaires et publiques du pays, apporter son concours à leur développement et répartir le plan de formation du personnel" La documentation gabonaise Ce service, qui est encore géré directement par le. Directeur général, est plus encore que les archives nationales ou la Bibliothèque nationale une création personnelle de celui-ci. Rejoignant en cela son premier projet d'un "Centre d'études et d'information sur les ressources naturelles du Gabon", centre qui devait devenir, un jour, un "Institut scientifique puissant", M. G. Rapontchombo a projeté un centre de documentation exhaustif dans le domaine gabonais, dans toutes les spécialités et quelle que soit la forme des documents.- C'est en France qu'il avait commencé à rassembler les premiers éléments de cette documentation, constituée de coupures de presse, de photocopies, de brochures, de fiches, d'ouvrages photocopiés, de numéros isolés de périodiques, etc. Ce travail a constitué le premier noyau de l'actuelle documentation gabonaise. Au point de vue technique, la documentation gabonaise peut être traitée différemment selon qu'elle est conservée dans le même bâtiment que les autres services de la DGABD ou qu'elle constitue, ailleurs dans la ville, un centre à part. Dans le premier cas, elle pourra se contenter de ne conserver que des documents exploités par le documentaliste. A la différence des deux autres services de la DGABD, la documentation gabonaise ne recevra pas de documents primaires. Ce sera le seul moyen

18 d'éviter des interférences, sources de confusion et de conflits. Elle sera essentiellement un service d'exploitation de l'information. Si un ou une documentaliste professionnel (le) prend un jour ce service en charge, il ne manquera vraisemblablement pas d'adopter ce point de vue. Dans un deuxième cas, 1'éloignement de la documentation gabonaise dans un bâtiment isolé pourrait nécessiter par-exemple que la Bibliothèque nationale lui envoie un exemplaire de tous les livres d'intérêt gabonais. C'est d'ailleurs ce que l'on constate dans d'autres pays où la Bibliothèque nationale dépose dans les bibliothèques spécialisées des livres d'intérêt particulier. Lorsque viendra le moment de rédiger le règlement intérieur de la nouvelle DGABD, et que le projet de centre OMAR BONGO, où plusieurs bâtiments distincts doivent être construits, deviendra une réalité, alors les relations entre les différents services auront à être précisées. Vu l'importance actuelle de la documentation gabonaise, et de sa croissance rapide, en raison aussi de sa fonction, qui est de fournir au demandeur une information détaillée, on peut envisager, comme une option à long terme, l'automatisation de ce service, et par voie de conséquence, la gestion informatique de la DGABD. Il serait bon en toute hypothèse que les architectes qui ont établi le projet du Centre culturel OMAR BONGO soient informés de l'éventualité du besoin d'installer des machines dans celui-ci. Le centre de la documentation gabonaise se doit, pour sa part, de rechercher l'exhaustivité pour les données concernant le Gabon, et de s'internationaliser en recueillant toutes les informations utiles au développement, à l'histoire, à la culture, etc., dans tous les domaines d'intérêt africain. Il s'agit donc de constituer une banque de données, quasi exhaustive pour le Gabon, et très riche dans tous les domaines en ce qui concerne l'afrique, le Tiers Monde et le développement. Un gros travail de collecte et éventuellement de mise en machine est nécessaire. L'option informatique ne doit pas être éliminée à priori, mais elle ne doit pas être adoptée sans de sérieuses études du coût et des besoins, et des enquêtes dans d'autres pays en voie de développement, qui auraient choisi l'informatique dans le domaine de la documentation (par exemple la Côte d'ivoire où un programme est déjà appliqué et dont le Gabon pourrait bénéficier en raison des accords de coopération qui existent avec ce pays). Quelles que soient les options qui doivent être prises à ce sujet, la vocation de la documentation gabonaise est d'être quasi exhaustive dans tous les domaines qu'elle aura choisis. Il faut donc, dans toute la mesure du possible, éviter que se mettent en place au Gabon, surtout dans la situation actuelle, des services qui doubleraient en tout ou partie la documentation gabonaise. C'est à ce sujet qu'une visite a été rendue à un Directeur d'études au Ministère du plan, qui se trouvait être à l'origine d'une lettre adressée au PNUD, le 3 octobre 1978, et dans laquelle M. le ministre du plan demandait un documentaliste coopérant pour une durée de deux ans, à charge pour lui de coopérer à la création d'"un grand centre de documentation regroupant tous les documents disponibles au niveau des différents services et organismes nationaux ainsi que ceux susceptibles d'être obtenus à l'extérieur", et de former un homologue. Cependant, l'organigramme du "Ministère du Plan, du développement et de l'aménagement du territoire" fait état de l'existence d'un service de "documentation et prévisions économiques" relevant du Département des études. Ce service est défini comme "capable, après avoir recueilli et centralisé les données économiques générales, de les élaborer et de les traiter d'une manière prospective". Il s'agit donc d'une conception d'un service de documentation spécialisé dans le domaine économique, différante de celle avancée dans la lettre précitée.

19 Les termes de référence de la mission du présent consultant portaient sur l'ensemble des questions de documentation au Gabon, cette circonstance autorise de donner un avis à ce sujet. Il est certainement utile pour le Commissariat au Plan de rassembler sa documentation éparse dans plusieurs services et de la confier à un documentaliste professionnellement formé. Ce documentaliste pourrait être recherché parmi les actuels fonctionnaires de ce ministère. Il suffirait de l'envoyer en formation, par exemple à l'ebad de Dakar. Dans ce cas, celui-ci devrait être bachelier, et aurait ensuite à faire un stage de six mois dans un centre de documentation. En revanche, on peut croire que faire venir un coopérant pendant deux ans risque d'être dispendieux et inadapté. Si un coopérant en matière de documentation devait impéra- -tivement venir au Gabon, c'est à la Direction de la documentation gabonaise qu'il conviendrait de l'envoyer, quitte pour celui-ci à prêter ses services aux divers services gouvernementaux qui pourraient en avoir besoin, et en particulier au Commissariat au Plan Les services techniques communs Les services installés au rez-de-chaussée de l'actuel bâtiment de la DGABD sont sous la responsabilité du Directeur général. Un technicien polyvalent, M. André Fausther, a reçu une formation de technicien à Abidjan, aux archives nationales : photographie, microfilm, restauration et reliure. Toutefois, en raison de la diversité des services qui lui sont demandés, il serait bon que celui-ci puisse recevoir une formation complémentaire, par exemple comme photographe ou restaurateur. Le service de reliure bénéficie également des services de M. Jean Bitome, relieur formé à 1'IFAN (Dakar), et de M. Louis Joseph Magouga, aide-relieur formé sur place. Il dispose d'une salle de 36m2 éclairée et située au rez-de-chaussée du bâtiment. L'équipement comprend 1 massicot électrique puissant, 2 presses à percussion, 2 presses universelles, 1 assembleuse, 2 cisailles et 1 sécheuse, ainsi qu'un stock important de matériel. Il faudrait former, dans l'immédiat, un relieurdoreur. Le service de photographie dispose d'une salle et d'une chambre noire, mesurant à elles deux environ 35 m2 au rez-de-chaussée du bâtiment. Ce service est en partie mitoyen avec le service précédent. Le technicien polyvalent, qui a son bureau dans ce service, travaille comme photographe à la demande. On y trouve un matériel bien choisi et en bon état. 2 agrandisseurs 60 x 60 et 24 x 36 1 paillasse équipée 2 glaçeuses de format différent 1 table lumineuse (avec caméra en attente) 1 sécheuse électrique 3 appareils de photographie 1 projecteur de diapositives 1 armoire de produits est approvisionnée dans un local climatisé. Le service offset : imprimerie intégrée Le service offset est mitoyen de l'atelier de reliure. Il dispose de 30 m2. Le technicien polyvalent s'occupe de ce service en sus du service photographique. De toute évidence, il faudrait former un technicien rapidement. Le matériel et les produits sont abondants et permettraient, avec un bon offsetiste, d'être immédiatement opérationnel. Comme matériel nous pouvons citer : 1 machine offset : Gestetner 210.

20 banc photographique : Gestephot qui fournit des négatifs offset 40 x 50 c/m. 1 insolateur de plaques offset : Gestephate table lumineuse. 1 ronéo. Dans les services techniques, plus exactement dans le bureau du chef de service, un matériel complémentaire est emmagasiné ; il s'agit de : 2 lecteurs de microfilms, Kodak 1 valise d'enregistrement des archives sonores I photocopieur Lumoprint Ce service riche en matériel est très pauvre en personnel. Il faut de toute urgence, si l'on veut utiliser à plein les services techniques de.la DGABD, former le personnel technicien indispensable. 1.4 Esprit prospectif du service L'ensemble de la DGABD est animé à la fois par un grand esprit de pragmatisme, et le constant souci des développements à venir. Celui-ci se manifeste en particulier par la préparation de textes précis, lettres, rapports, projets de décrets, d'arrêtés ou de circulaires, mis en réserve pour le moment où ils pourraient être présentés au Président de la République, pour décision et application. Trois dossiers peuvent être cités à ce propos. Extension du dépôt légal II a été préparé un projet d'arrêté "précisant les obligations des libraires du Gabon dépositaires d'ouvrages importés", puisque selon le décret du 18 février 1971 (Article 10) ces libraires sont aussi des éditeurs. Ainsi l'actuel dépôt légal devraitil être grossi de l'apport considérable des éditeurs étrangers présents au Gabon. Accroissement du fonds d'archives nationales Actuellement le microfilmage des archives gabonaises, en France, que l'on trouve aussi bien à Aix-en-Provence qu'à Paris, rue Oudinot (ancien Ministère de la France d'outre-mer), au quai d'orsay (Ministère des affaires étrangères) ou rue des Francs- Bourgeois (Archives nationales), est payé par la DGABD. Cette obligation, surtout en période d'austérité, ralentit considérablement le microfilmage. Une demande de microfilmage à titre gracieux est toute prête. Elle est accompagnée d'un inventaire de 80 pages des principales séries à microfilmer. Recherche de l'aide extérieure On sait combien il est difficile dans un pays en voie de développement d'obtenir du gouvernement une aide suffisante pour développer les bibliothèques et plus particulièrement la Bibliothèque nationale. Il est nécessaire de rechercher une aide. Des organismes internationaux dépendant de l'onu pourraient envoyer gratuitement leurs publications. Des ambassades accréditées au Gabon pourraient aussi offrir sur leur propre dépôt légal des ouvrages intéressant l'afrique, le sous-développement et naturellement le Gabon. Ici toutefois un problème de langue peut parfois se poser. Des pays amis peuvent aussi contribuer au financement de projets de construction d'intérêt national.

21 Les travaux documentaires de première importance produits par le DGABD se révèlent être d'un grand intérêt. Ainsi en est-il du gros volume déjà signalé, "Répertoire des principaux textes parus au Gabon depuis l'indépendance jusqu'au 1er octobre 1974". Dans un pays où le Journal officiel est défaillant, de tels documents sont inestimables et mériteraient l'impression et une large diffusion ainsi qu'une mise à jour permanente. 2. BIBLIOTHEQUES DE L'UNIVERSITE NATIONALE Bien que la coopération entre les diverses bibliothèques universitaires soit encore peu développée, on groupera dans cette rubrique les bibliothèques et les centres de documentation des services rattachés statutairement à l'université. L'Université nationale Omar Bongo a été créée en Bibliothèque universitaire Bâtiment carré d'aspect sévère, situé à un angle mort du campus, en dehors de la circulation estudiantine, la Bibliothèque universitaire est opérationnelle depuis la rentrée universitaire Son organigramme se présente ainsi : DIRECTEUR Service technique Service public Service de documentation africaine Le personnel comprend : 2 Africains formés professionnellement M. Aboghe-Obyan - Directeur (Nancy - Montréal) M. Flavien Mba-Mackaya - Directeur-Adjoint (EBAD Dakar) 3 Coopérants français 2 Africains non formés et du personnel de service d'entretien africains Avant la nomination de M. Aboghe-Obyan la Bibliothèque universitaire, alors qu'elle était installée dans des bâtiments provisoires, avait été confiée à un gestionnaire. Celui-ci, n'ayant aucune formation bibliothéconomique et personne sur place ne pouvant lui en donner une, a non seulement inscrit à sa façon près de ouvrages, mais il a aussi publié le premier catalogue des ouvrages de la Bibliothèque universitaire. Lorsque les professionnels sont arrivés, ils ont adopté un autre classement (par format et par ordre d'entrée), si bien qu'actuellement cette bibliothèque a ses livres classés de deux manières, ce qui ne facilite ni le travail des magasiniers ni la recherche des lecteurs aux catalogues. En fait la bibliothèque est peu fréquentée. D'après son directeur cela tient aux méthodes d'enseignement : les cours sont dictés et les étudiants apprennent des résumés. En raison de cette situation ils ne viennent à la bibliothèque qu'au moment des examens partiels.

22 Voici quelques chiffres de fréquentation pour l'année (il y avait cette année là étudiants inscrits à l'université) : Janvier 955 entrées Février 559 entrées Mars 375 entrées Avril 630 entrées Mai entrées (examens partiels) Juin 775 entrées Vis-à-vis de l'université, le Directeur de la Bibliothèque universitaire, comme la Bibliothèque universitaire elle-même, doivent faire leur place. Le premier n'est pas intégré au cadre universitaire, et il souhaite obtenir un statut spécifique pour la bibliothèque. Un statut qui définisse sa mission et les moyens dont il peut disposer pour le remplir. Il souhaite aussi, participer plus intimement à la vie de l'université. C'est ainsi qu'il n'est pas tenu au courant des accords interuniversitaires des facultés, qu'il a des difficultés au niveau du budget ou des acquisitions. Il s'en explique dans un compte rendu d'une entrevue Bibliothèque centrale/facultés et Grandes écoles que nous présentons (annexe n 8). Quant à la Bibliothèque universitaire son existence même serait en danger si le projet de quatre bibliothèques de facultés qui apparaît sur le plan en relief du campus était réalisé. Actuellement la Bibliothèque universitaire n'a pas de budget propre. Depuis plus de deux ans, il n'y a pas eu d'acquisition et la seule rentrée en 1978 a été un don du Président de la République du Gabon. Jusqu'en 1977 les disponibilités annuelles de la Bibliothèque universitaire ont été de 5 millions de francs CFA, la France fournissant la moitié de cette somme. Sur ces 5 millions il fallait payer r l'achat des livres, les abonnements des périodiques, les factures de la climatisation (1 million:), les fournitures de bureau, etc. Les abonnements de revues : 200 titres, sont interrompus depuis deux ans. Cette année , M. Aboghe-Obyan a préparé un budget : il s'élève à 287 millions 662 mille francs CFA pour un budget universitaire de 1 milliard 525 millions 279 mille francs CFA. Dans sa note de présentation concernant le projet de budget de l'université nationale Omar Bongo, le 25 mai 1978, M. le Recteur Maurice Bouma avait écrit "La Bibliothèque universitaire doit se développer au rythme des établissements de 1'enseignement supérieur, ce qui nécessite une augmentation considérable d'ouvrages". C'est à ce que tendent les 240 millions prévus par M. Aboghe-Obyan pour remettre ses fonds à jour. 2.2 Bibliothèque de l'ecole nationale supérieure des ingénieurs de Libreville (ENSIL) Cette école est installée sur le Campus universitaire à proximité de la Bibliothèque centrale. Ses livres et ses périodiques sont intégrés au fonds de la Bibliothèqueuniversitaire. Dans le "Catalogue des ouvrages disponibles " il y avait 290 ouvrages classés sous 08, cote correspondant à l'insil. 2.3 Bibliothèque du CUSS (Centre universitaire des sciences de la santé) La situation administrative de cette bibliothèque est ambiguë. On a évoqué plus haut, à propos de la Bibliothèque universitaire, une éventuelle création de Bibliothèques de Facultés. En fait cette bibliothèque, située très loin du Campus, sur la route d'owendo, est une bibliothèque de faculté de médecine. Actuellement,'le service

23 y est assuré à mi-temps par une coopérante de la Bibliothèque universitaire. La bibliothèque, ouverte en 1978, ne disposera de crédits bibliothèque, au budget du CUSS, qu'à partir de Elle dispose d'une salle médiocrement équipée mais pourvue d'une banque de prêt et de bureaux. Les ouvrages sont au nombre de 522. Quelquesuns, en langue anglaise, ont été donnés par le Centre culturel américain. On y voit aussi l'encyclopédie médico-chirurgicale et ses mises à jour. La plupart des périodiques, une vingtaine, sont reçus à titre gracieux. Seules les publications de l'oms arrivent régulièrement. 2.4 Bibliothèque de l'ecole normale supérieure La bibliothèque de l'ecole normale supérieure est bien installée et bien équipée. Elle a été créée par un coopérant canadien, malheureusement parti sans former d'homologue. Actuellement, cette bonne bibliothèque (environ livres) est confiée à un aide-bibliothécaire gabonais qui n'a aucune formation bibliothéconomique. Le Directeur de l'ens souhaite former un Conservateur gabonais et un bibliothécaire. Mais il y a peu de demandeurs d'emploi d'un niveau suffisant. Aux dernières nouvelles une sous-bibliothécaire, coopérante française, détachée par la Bibliothèque universitaire, s'occupe à mi-temps de cette bibliothèque. 2.5 Bibliothèque de l'ecole nationale de la Magistrature L'Ecole nationale de la magistrature dispose d'une bonne salle de lecture équipée de rayonnages sur lesquels il y a près de ouvrages dont 1/3 est relié. A ceux-ci s'ajoutent une dizaine de périodiques en abonnement. Jusqu'en juillet 1978 cette salle était aussi utilisée comme salle de classe et de réunion. Cette situation a cessé. Mais comme il n'y a pas de responsable, 500 ouvrages ont disparu en 8 ans. Le directeur et les professeurs, avec qui j'ai eu une réunion, souhaitent disposer d'un bibliothécaire documentaliste qui, avant sa formation devrait avoir au moins ses deux années de capacité. Un niveau supérieur ne serait pas inutile,.mais le candidat sera plus difficile à trouver. Pourtant en raison de la défaillance des publications officielles au Gabon où le Journal officiel est quasi inexistant, il est nécessaire pour que cette bibliothèque remplisse sa mission que la totalité des textes juridiques y soient réunis, ce qui nécessitera un sérieux travail de recherche. 2.6 Bibliothèque de l'institut national d'études forestières Cette bibliothèque est située sur le territoire de l'ecole nationale des eaux et forêts au Cap Esterias au bout d'une route à péage. Actuellement les volumes et les 40 périodiques qui constituent l'essentiel du fonds sont classés dans des armoires fermées à clef au Secrétariat. On ne peut lire sur place et les documents sont prêtés aux élèves par l'intermédiaire d'un enseignant. Le bibliothécaire bénévole est d'ailleurs un jeune professeur coopérant qui partage le travail avec ses collègues. Tous les documents y compris les diapositives sont classés selon le "Système de la classification décimale d'oxford pour les sciences forestières". Mais comme cette classification a été appliquée par des gens non formés, ils ont apporté des modifications non habituelles. Ainsi la classe-157 : Pisciculture n'est pas développée dans l'édition de la "classification décimale d'oxford pour les sciences forestières". Comme en raison du nombre d'ouvrages de pisciculture les enseignants ont éprouvé le besoin d'une subdivision de la classe 157, ils ont adopté des divisions chronologiques er livre de pisciculture entré à la bibliothèque e e ce que n'aurait pas fait un professionnel.

24 Il faut donc pour cette bibliothèque, former un bibliothécaire gabonais. Les conditions sont favorables car d'ici quelques mois la bibliothèque aura un local meublé de rayonnages et de salles de lecture dans une maison en construction. Au cours d'un entretien que nous avons eu avec M. Jocktane, directeur de l'inef, il a été prévu que le candidat proposé serait un forestier. Pendant sa formation le service sera assuré par l'épouse d'un coopérant. 3. LE CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE : CENAREST 3.1 Bibliothèque du CENAREST Le CENAREST, où nous avons été reçus par M. Mevyann Megnaba, directeur des services administratifs, est installé dans des locaux provisoires où il n'y a pas de place pour un centre de documentation. Les premières publications reçues sont emmagasinées dans le bureau du conseiller coordinateur. Un projet de construction est prêt. Malheureusement, il est stoppé en raison de l'austérité qui est maintenant la règle dans les milieux du gouvernement gabonais. Un centre de documentation est prévu dans l'organigramme et la formation d'un documentaliste bachelier est également projetée. Si le futur CENAREST rassemble dans un même complexe les cinq instituts qui sont actuellement disséminés dans Libreville (sans parler de celui de Makokou que nous n'avons pu aller visiter) il faudra prévoir : - un centre de documentation commun - cinq services de documentation spécialisés, un par institut. 3.2 Bibliothèque de l'orstom La Bibliothèque de 1'ORSTOM est constituée par les travaux de 1'ORSTOM et un millier de publications spécialisées. Un coopérant français directeur du service s'occupe de la bibliothèque. Actuellement, il prépare la liste des travaux faits au Gabon de 1949 à Les notices sont signalétiques, classées par section scientifique et sous classées par années et par auteurs. Ce document ronéoté occupe environ 60 pages. Bien que ce service soit nationalisé et dépende du CENAREST gabonais, la nécessité d'un bibliothécaire gabonais ne se pose pas encore. A long terme, il faudra en former un. 3.3 Bibliothèque de l'institut de recherches agronomiques et forestières (IRAF) Cet institut gabonais depuis 1977 est issu du Centre technique forestier tropical. Il fait partie du CENAREST mais garde des relations étroites avec l'organisme originel. En particulier la Bibliothèque reçoit toujours les fiches analytiques de dépouillement établies à Nogent par le CTFT. La bibliothèque très coquette est décorée sur ses quatre faces avec les bois du Gabon. Elle est actuellement sous la responsabilité de M. Y. Leroy Deval, docteur ingénieur, conservateur des eaux et forêts. Il y a là un millier de livres environ et une vingtaine de périodiques spécialisés, dont les abonnements ont été interrompus, comme à peu près partout au Gabon, en raison du programme d'austérité. La formation d'un professionnel est envisagée.

25 Bibliothèque de 1'Institut de recherches en sciences humaines Une entrevue avec M. Laurent Biffot, directeur de l'institut de recherches des sciences humaines nous a permis de faire le point sur cette bibliothèque. Il existe un embryon actuellement conservé dans le bureau du directeur. Dans le projet d'un institut de recherches en sciences humaines que nous a remis le directeur, il est prévu : Un service d'archives Une bibliothèque 150 m2 500 m2 La formation du personnel sera prévue en temps opportun. 3.5 Bibliothèque de l'institut de recherche technologique Cet institut qui fait partie du CENAREST est de création récente. Le décret qui lui a donné naissance date du 11 décembre Il est actuellement dirigé par M. Mintza Mi Owono avec qui nous avons eu un entretien. En raison de 1'exiguïté des locaux provisoires qu'occupe l'institut, et de sa jeunesse, il n'existe encore aucun service de documentation. Il faudra néanmoins prévoir rapidement un documentaliste car déjà plusieurs laboratoires sont opérationnels : - un laboratoire d'étude de technologie appliquée à la production et au conditionnement de produits alimentaires ; - un laboratoire de formulation de divers produits à chimiquer à usage populaire (eau de javel, désodorants, insecticides, colles, acides, etc.) ; - un laboratoire d'étude des produits pétroliers ; - un laboratoire d'étude, des substances utiles dans les bois des tropiques en dehors de la cellulose ; - une unité pilote de production d'azote liquide. 3.6 Bibliothèque de l'institut de pharmacopée-et de médecine traditionnelle Nous n'avons pas pu voir cette bibliothèque mais nous avons rencontré M. Jean- Noêl Gassita, directeur de l'institut de pharmacopée et de médecine traditionnelle. De création récente cet institut a peu de documentation. Elle est conservée dans le bureau du Directeur. Actuellement, l'institut est logé au CUSS et profite du fonds pharmacopée et médecine traditionnelle de la faculté de médecine. Mais s'il rejoint un jour le CENAREST dans un bâtiment commun, il devra organiser son propre service de documentation et former un documentaliste gabonais. 4. AUTRES BIBLIOTHEQUES D'ECOLES 4.1 Bibliothèque de l'ecole nationale de la santé Nous avons eu deux entrevues avec Mme Chazeau, professeur s'occupant également de la bibliothèque de l'école. Cette enseignante a remarquablement organisé la formation aux techniques documentaires dans cette école. Par 4 ou 5 tous les stagiaires

26 de troisième année font un stage de documentation par roulement mensuel. Ils sont alors chargés de traiter les demandes en documentation des lecteurs. Le problème de la succession de Mme Chazeau va se poser. Un Congolais, M. Mouelet, actuellement en stage de recyclage de formateur aux soins infirmiers, pourrait être le candidat qu'il faudrait former à son retour. 4.2 Bibliothèque de l'institut africain d'informatique (IAI) Fondé en 1971 cet institut est bien installé à Lalala dans les faubourgs de Libreville. La Bibliothèque existe mais elle est très petite. La salle de lecture (deux tables de six places chacune) et le magasin attenant ne font pas plus de 40 m2. Il y a environ 500 livres et une centaine de périodiques en abonnement. Les livres sont classés systématiquement selon un cadre proposé par les enseignants. Personne ne s'occupe du service actuellement. La formation d'un bibliothécaire est urgente. En raison du haut niveau de la matière enseignée et de la présence d'une partie importante de la documentation en anglais, il faudrait recruter au moins un bachelier. 4.3 Bibliothèque de l'ecole des cadres du Parti et Maison du Parti Lors de notre visite nous avons été reçu par M. le secrétaire général de l'école des cadres. Il nous a fait visiter une grande bibliothèque équipée de tables, de chaises et de rayonnages en bois, mais absolument vide. Des livres avaient été achetés pour 3 millions CFA, mais ont aux deux-tiers disparus. Ce qui en reste est dans une salle de travail. Un bibliothécaire qui avait été envoyé quatre mois en France est revenu non motivé. Un nouveau bibliothécaire sera proposé pour une formation plus sérieuse. 5. AUTRES BIBLIOTHEQUES 5.1 Bibliothèque de la Chambre de commerce La Bibliothèque de la Chambre de commerce de Libreville est au rez-de-chaussée du bâtiment. Elle est constituée d'une salle de lecture équipée de rayonnages en bois sur lesquels sont disposés les livres et les périodiques. Un bureau d'environ 15 m2 est en relation directe avec cette salle. Personne n'occupe à demeure ce bureau. L'actuelle secrétaire de direction, qui est française, fait aussi fonction de bibliothécaire et vient de temps en temps dans ce bureau pour faire le dépouillement des périodiques reçus afin d'en extraire les articles d'intérêt gabonais. Ceux-ci sont signalés dans la revue de la Chambre de commerce. La bibliothèque contient environ 500 livres et une centaine de périodiques en abonnement ou obtenus par échanges avec les autres chambres de commerce étrangères. Il n'y a pas de catalogue et par peur des disparitions, le local est toujours fermé, sauf lorsque la secrétaire bibliothécaire est là. Le prêt n'est pas autorisé.

27 Bibliothèque de la Cour suprême Je n'ai pu voir cette bibliothèque. La Cour suprême a déménagé dans une nouvelle construction qui est le nouveau Palais de justice de Libreville. Il doit être inauguré prochainement par M. le Président de la République. Les livres étant dans des cartons, et l'inauguration prévue, mobilisant tout le personnel, personne n'a pu me renseigner utilement. 5.3 Bibliothèque de l'institut pédagogique national (IPN) Cette bibliothèque est quasi abandonnée. Une coopérante rapatriée pour raison de santé a laissé les livres en grand désordre sur le sol et sur des tables. Personne ne s'en est occupé depuis lors. Les autorités prévoient la soumission par M. le secrétaire général de la Commission gabonaise pour 1'Unesco d'une demande pour une bourse de formation pour le futur bibliothécaire de l'iph. 5.4 Bibliothèque de la radio télévision gabonaise (RTG) Une documentaliste, Mme Hélène Eyang, formée à Paris, à l'ortf et à l'ufod (Union française des organismes de documentation), dirige le service de documentation de la RTG. Le personnel est de dix agents avec une seule professionnelle. On trouve à la documentation livres, 80 périodiques en abonnement, des fichiers nombreux et à jour, et des dossiers de presse gabonais classés par pays, matière et organismes. Ce plan de classement se retrouvera quelle que soit la forme des documents : disques, bandes ou films. C'est assurément le seul endroit à Libreville ou les principes de la documentation ont été appliqués avec rigueur. La consultation est autorisée sur place. Nous avons également visité la discothèque ( disques), la photothèque, la bandothèque (300 bandes), la filmothèque (100 films). Chaque section à son fichier et ses dossiers. Il est prévu une station de radio télévision par région, et des centres de documentation régionaux. Il faudrait naturellement former d'autres documentalistes de la qualité de Mme Hélène Eyang. 5.5 Bibliothèque du Musée des arts et traditions L'actuel "Musée des arts et traditions" du Gabon est installé provisoirement dans un local appartenant à ELF-GABON. Un petit bâtiment avait été prévu pour abriter des collections d'arts offertes en don. Comme dans le bâtiment, on a entreposé tout le fonds d'objets ethnographiques et les documents hérités de l'orstom, le manque de place est tel que, mis à part aine petite galerie, la plus grande partie du fonds, objets et livres, reste en vrac. Les ouvrages et les revues sont dans un sous-sol heureusement climatisé, mais où lorsqu'il pleut, l'eau pénètre par infiltration. A court terme il faudrait sauver les documents de la moisissure. A moyen terme, il faut former un documentaliste et trier la documentation, qui provenant de l'orstom n'est pas toute pertinente pour un centre de documentation des arts et traditions. Une partie de ce fonds pourrait utilement rejoindre la documentation gabonaise de la DGABD.

28 Le Directeur général de la DGABD pourrait, en accord avec le Directeur de la culture, prendre en charge ce tri et ce transfert. 5.6 Bibliothèque du Service géologique gabonais (Ministère des mines) Le Directeur de ce service est M. Diouly Osso. Le service de documentation qui occupe deux pièces dans un bâtiment préfabriqué (30 et 60 m2) est à la charge d'un responsable non formé professionnellement M. Loundou, un prospecteur, qui en raison de problèmes de santé, a été affecté à ce service. Il a fait preuve d'initiative et trouvant les publications en désordre, il a constitué des dossiers par sujet tels que : Fer Or Manganèse Bauxite Potasse, etc. Mais il n'a pas eu l'idée de sous-classer chronologiquement les dossiers ou de prévoir un fichier pour dépouiller le contenu. Sa formation permettrait d'aller plus loin dans le traitement documentaire. 5.7 Bibliothèque du Ministère de 1'information Nous avons été reçus par un conseiller du ministre, M. Marquet. La bibliothèque du Ministère de l'information a beaucoup souffert. - Des déménagements fréquents : 3 en 2 ans - De la division de la documentation en deux locaux séparés et tous deux extérieurs au Ministère. Le "responsable" n'a aucune formation et dans un local encombré des cartons du dernier déménagement, il se contente de distribuer gratuitement aux visiteurs les nouvelles publications du Ministère de l'information. Il faudrait au plus vite réunir ces deux dépôts et former un véritable professionnel. 6. BIBLIOTHEQUES ET SERVICES DE DOCUMENTATION ETRANGERS 6.1 France Centre culturel français : Saint-Exupéry (et annexes de OYEM) Nous avons été reçus par le Directeur du centre culturel, M. Rémy Le Meur, assisté de ses deux bibliothécaires : section adultes et adolescents, section enfants. Le centre est bien installé au centre-ville. Une esplanade parking prévue devant l'immeuble le met à l'abri du bruit et permet la circulation des enfants sans danger, La Section adulte - adolescents est dirigée par Mme Annie Gros-Oudar, qui donne a son service des caractéristiques très personnelles. Ainsi elle a créé un petit centre de documentation gabonaise et prévoit une coopération étroite avec la DGABD. En outre elle contribue à la formation des bibliothécaires pour la lecture publique qui est encore très peu développée au Gabon. Elle a formé 10 bibliothécaires en deux ans. Les stages pratiques durent de 2 à 3 mois. La fréquentation de cette section est à 50 %

29 gabonaise. Les nouvelles inscriptions montrent la vitalité du service. Pour la semaine 24 octobre 3 novembre 1978, se sont inscrits : 30 Gabonais 25 Européens 8 Africains de nationalités diverses. La Section enfants est dirigée par Mme Andrée Le Meur (2.500 ouvrages après inventaire). Non seulement cette section prête des livres à domicile (85 % d'enfants africains livres sortis par semaine), mais a.des activités d'animation dans les écoles. Le problème commun à ces deux sections est la perte des ouvrages prêtés. A la section adulte-adolescents livres ont été perdus depuis 1962 sur les du stock. A la Section enfants les pertes sont si nombreuses qu'il a fallu demander l'intervention des enseignants pour récupérer les ouvrages. Mais les mesures qu'ils ont prises ont été si coercitives qu'actuellement la bibliothèque est interdite aux enfants. Nous espérons que cette mesure ne sera que provisoire. Nous n'avons pu approfondir les autres activités du centre culturel : expositions, conférences, prêts de films, distributions de livres. Elles sont communes à tous les centres du même type Bibliothèque du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) Le BRGM de Libreville est un établissement public français créé en 1959, Au Gabon, le BRGM : - fait de la prospection et de la recherche sur ses fonds propres et en association ; - investit dans la recherche minière, lorsqu'il a fait en particulier la prospection et la recherche de base. Il est actionnaire dans COMILOG (20 %) et dans SOMIFER (3 %) ; - fait des travaux pour le compte du pays (inventaire minier - fichier des villages pour leur équipement en eau potable), etc. La Bibliothèque dont s'occupe le Directeur de 1'agence contient environ documents, les fichiers sont alphabétique-auteur et chronologique. La plupart des rapports sont secrets. La liste des auteurs a été mise en ordinateur depuis On peut en obtenir la liste en s'adressant au BRGM Bibliothèque de l'institut géographique national (IGN) L'IGN est un organisme français, Avec la plupart des pays d'afrique francophone l'ign signe des accords de coopération et établit la carte de base du pays au 1/ , les autres travaux géographiques étant à la charge du pays. Au Gabon, il n'y a que des conventions ponctuelles qui toutes sont payées par le gouvernement. La Bibliothèque de l'ign à Libreville conserve : - les photographies aériennes en cours de mission (40.000) - les cartes du Gabon - les tableaux d'assemblage des photographies aériennes, etc. Il s'est créé au Gabon une "Direction du laboratoire national de cartographie" dirigée par un professeur de géographie et rattachée au Ministère du Plan. Il ne s'agit toutefois pas d'un véritable "service géographique" chargé de produire des

30 cartes. Par ailleurs sont produites des photographies aériennes et des cartes par les diverses entreprises qui travaillent actuellement au Gabon. Le résultat est que de nombreuses cartes sont faites en double ou en triple, mais que certaines zones de la forêt n'ont jamais été photographiées. La Bibliothèque nationale pourrait créer une cartothèque gabonaise qui permettrait d'y voir plus clair Bibliothèque du laboratoire des bâtiments et des travaux publics Ce laboratoire travaille au Gabon et a signé depuis 1966 une convention avec le Ministère des bâtiments et de travaux publics du pays. Il est logé dans des bâtiments préfabriqués et manque de place. La documentation consiste en dossiers techniques et notes classées chronologiquement. Personne ne s'occupe spécialement de la documentation. Il s'agit beaucoup plus d'archives que de documentation. Le manque de place ne permettrait pas pour l'instant un traitement par un documentaliste, ou par un archiviste. 6.2 USA - Bibliothèque du Centre culturel américain Situé en pleine ville, avenue du colonel Parant, la bibliothèque du centre culturel américain, installée dans une coquette villa est particulièrement accueillante. Elle est fréquentée par des lecteurs étrangers (65 %) et des lecteurs gabonais (35 %). Au rez-de-chaussée on trouve une bibliothèque littéraire et au premier étage la bibliothèque scientifique technique et économique. Au total volumes, classés selon la CDU et 35 périodiques. On lit sur place mais on prête aussi à l'extérieur. Tout le personnel présent est apparemment gabonais. Les bibliothèques sont ouvertes pendant la semaine tous les jours, de 9 heures à 12 h.30 et de 16 heures à 19 heures, sauf le samedi après-midi. Trois services sont joints à cette bibliothèque. Une discothèque : musique classique, jazz, blues, pop music disques. Une cinémathèque : 550 films dont le catalogue est publié et largement distribué. Le prêt est fait aux organismes et établissements. Le service de presse distribue largement revues, livres, brochures de propagande. 7. VUE D'ENSEMBLE DES BIBLIOTHEQUES ET SERVICES DE DOCUMENTATION 7.1 Besoins en personnel La situation des différents services décrits dans la section précédente celle de leur personnel est la suivante : et - Nombre de services gabonais d'archives, de bibliothèques et de documentation visités 25 dont sans bibliothèque ni archives organisées, ni service de documentation

31 avec bibliothèque, archives organisées ou service de documentation, mais sans responsable gabonais.. 12 avec bibliothèque, archives ou service de documentation et avec un responsable gabonais non formé professionnellement 6 avec bibliothèque, archives organisées ou service de documentation et avec un responsable gabonais formé 3 La répartition des fonctionnaires gabonais en service dans les services d'archives, de bibliothèques ou de documentation et formés professionnellement se présente ainsi : Archivistes niveau supérieur 0 niveau moyen (à la DGABD) 3 Bibliothécaires niveau supérieur (DGABD et BU) 2 niveau moyen (BU) 1 Documentalistes niveau supérieur (RTG) 1 niveau moyen 0 En conclusion, sur 25 ouvrages gabonais de bibliothèques, archives ou documentation, 3 sont à la charge d'un professionnel des bibliothèques, des archives ou de la documentation. Vingt-deux Gabonais au moins sont donc à former dans ce domaine. Il faut ajouter que les trois services qui sont à la charge de professionnels nationaux sont tous sous-équipés en personnel formé. En ne considérant que les besoins actuels il faudrait : - Au Centre de documentation de la radio-télévision gabonaise (RTG) (une documentation formée) il en faudrait 4 - A la Bibliothèque universitaire (deux bibliothécaires formés) il en faudrait... au moins 8 - A la DGABD, archives nationales (trois archivistes formés) il en faudrait au moins 5 - A la DGABD, Bibliothèque nationale (un seul conservateur formé) il en faudrait (bibliothécaires compris)... au moins 5 - A la DGABD, documentation gabonaise (aucun documentaliste formé) il en faudrait au moins 3 C'est donc au total : = 43 professionnels gabonais qui sont à former à court et à moyen terme.

32 La pénurie de professionnels, que nous venons de préciser, place le petit nombre de ceux qui existent dans une situation de faiblesse telle qu'ils risquent d'être à peu près totalement ignorés. Ainsi, pour ne donner que cet exemple, lors de la Première Conférence des ministres des pays membres du Centre régional de promotion du livre en Afrique au sud du Sahara (CREPLA), qui s'est tenue à Yaounde du 9 au 13 octobre 1978, aucun spécialiste gabonais des bibliothèques ne faisait partie de la délégation gabonaise. Pourtant les projets arrêtés par cette conférence concernent au premier plan le livre et la lecture puisqu'ils portent sur les sujets suivants : évaluation des besoins en matière de livres ; analyse des habitudes et des goûts de lecture des populations ; réalisation des travaux d'identification des livres africains susceptibles de constituer la bibliothèque du Monde Noir ; développement de la lecture en Afrique ; création de bibliothèques scolaires ; formation d'aides bibliothécaires et d'animateurs de clubs de lecture. La faiblesse, la dispersion et l'isolement des professionnels des archives, des bibliothèques et de la documentation sont sans doute inévitables tant qu'il n'existe pas au niveau national un regroupement des professionnels et une politique de développement de l'information. 7.2 Bibliothèques publiques et scolaires Il n'a pas été possible de visiter systématiquement les bibliothèques publiques et scolaires comme il a été fait pour les bibliothèques universitaires et techniques, mais d'après les sondages faits, il semble qu'au Gabon le développement de ces bibliothèques soit encore très modeste Bibliothèques publiques Les bibliothèques générales ouvertes au public comprennent actuellement essentiellement les bibliothèques publiques des centres culturels étrangers, et celles d'établissements dépendant de quelques missions, qui peuvent être trouvées dans divers endroits du pays. Ces bibliothèques s'efforcent de faire des prêts, mais les pertes en livres se révèlent considérables. Des projets existent de créer des bibliothèques publiques. Le Parti (PDG) formule périodiquement des voeux à ce sujet. Le Directeur général de la DGABD se préoccupe de la question et envisage d'entreprendre une tournée dans le pays, à la saison sèche, pour sensibiliser préfets, sous-préfets et inspecteurs primaires à la lecture publique. La création d'un corps de bibliothécaires de lecture publique a même été prévue à cet effet. Si cette création se fait, la question des prêts de livres ne manquera pas de se poser. Par exemple, si l'on crée par un premier dépôt de livres une bibliothèque provinciale à Oyem ou à Makokou, il faut que ce dépôt reste quasi intact si l'on veut que, l'expérience réussisse au niveau national. Alors des envois de caisses de livres complémentaires enrichiront'ces bibliothèques, et celles que l'on pourra dès lors créer dans tout le pays. C'est pourquoi l'on peut penser que, dans un premier temps, seule la lecture sur place pourra être autorisée. Il est certain que ces bibliothèques publiques seront fréquentées en grande partie par les élèves des établissements d'enseignement et que beaucoup viendront y travailler. Ce sera excellent pour leur formation, mais il faudra prévoir beaucoup de place. On peut calculer la surface des salles de lecture - une pour les adultes et les adolescents, une pour les enfants - à raison de 1,5 m2 par place, soit pour 100 places assises, 150 m2. Bien que les livres puissent être en accès direct sur des rayonnages dans les salles de lecture, il faudra prévoir un petit magasin pour les livres nouveaux non encore mis en circulation et pour ceux qui, trop usés, nécessiteront le renvoi â la reliure, à la DGABD, ou l'élimination.

33 Près de la porte d'entrée il faut prévoir une banque de contrôle où se feront également les formalités du prêt. Ce prêt pourrait commencer par être collectif : inspecteur primaire, enseignant, etc. Ainsi il n'y aurait qu'un responsable solvable par lot de livres prêtés. On ne viendrait que beaucoup plus tard au prêt individuel. Nous avons relevé dans le rapport de notre collègue J.P. Clavel deux croquis : - celui d'une "caisse de brousse (annexe n 12). Cette caisse pourrait constituer une "Unité de prêt" dans le cas des prêts collectifs. Elle pourrait aussi être utilisée pour les envois de livres et les retours. - le "Schéma type de bibliothèque publique". Les livres étant dans la partie de la bibliothèque ouverte au public, une seule cloison suffirait entre les enfants et les adultes. Ainsi chaque groupe aurait sa salle de lecture. Quant au "local annexe" qui peut servir de bureau et de magasin, il faut qu'il soit en relation grâce à une porte avec les salles publiques (annexe n 13). Lorsque le moment sera venu, des stages de formation devront être prévus pour les futurs bibliothécaires de lecture publique des bibliothèques provinciales ; des principes de base devront être adoptés pour un bon fonctionnement Bibliothèques scolaires A l'heure actuelle, que ce soit au lycée Léon Mba, le plus célèbre lycée de Libreville, dans les collèges d'enseignement normal où l'on forme les instituteurs, où même à l'ecole normale supérieure, pépinière des professeurs de lycée, ou bien, il n'y a pas de bibliothèque, ou bien, s'il y en a une, personne n'est là pour s'en occuper utilement. Lorsqu'au Ministère de l'éducation nationale on consulte'les conseillers pédagogiques de tous rangs, gabonais ou français, on entend un même langage quant à la diminution de la qualité de la formation, conséquence d'une expansion scolaire très rapide : élèves en élèves en 1974 Actuellement, 50,2 % des enfants redoublent au CPI et le pourcentage des redoublements reste à 35,2 % pendant tout le cycle scolaire. Dans le secondaire la situation n'est pas plus brillante : 39 % de perte d'effectifs entre les classes de sixième et de troisième, et 32 % entre les classes de troisième et de deuxième. La mise en oeuvre d'une réforme radicale du système, pour son adaptation aux réalités du Gabon de 1980, figure dans les objectifs du troisième plan parmi les priorités. Les innovations pédagogiques comprennent notamment : - la réforme des méthodes d'initiation au français, langue étrangère - l'orientation scientifique et technique à privilégier. Dans l'enseignement primaire, les actions prioritaires portent sur l'intégration des contenus d'enseignement autour de l'étude du milieu, la transformation des méthodes en vue d'obtenir une modification des mentalités et des comportements, enfin l'amélioration de l'enseignement du français. Au cours des conversations rapportées, cependant, personne n'a posé le problème du livre et des bibliothèques scolaires. Les plus avisés disent innocemment qu'on ne peut pas avoir de bibliothèques puisqu'il n'y a pas de livres.

34 Ce qui compte à notre avis, c'est d'initier les enfants et les adolescents, au primaire comme au secondaire, à un travail indépendant. Si on leur donne le goût de la recherche personnelle, si on leur apprend à utiliser des sources d'information et à les comparer, il faut naturellement développer dans les collèges, les lycées et les écoles primaires, des bibliothèques qui ne soient pas seulement des dépôts de livres, mais fonctionnent comme de véritables centres de documentation et d'information. Il serait bon d'acheter pour tous les élèves-maîtres gabonais et pour tous les élèves-professeurs, l'excellent manuel que je signale en note./l Vu la difficulté, à moyen terme, de modifier la mentalité des enseignants et de leurs conseillers, formés pour la grande majorité à la pédagogie traditionnelle française, l'on pourra à court terme faire entrer le livre à l'école, au collège et au lycée par le biais de la lecture publique. Dans ce domaine, des prêts collectifs aux enseignants responsables des ouvrages, pourraient être une solution intermédiaire. A long terme, à condition que l'on introduise un enseignement de bibliothéconomie scolaire dans les établissements formant des élèvesmaîtres et des élèves-professeurs, les choses pourront changer en partie. Il faudrait créer les conditions pour qu'un Hassenforder gabonais se manifeste. 7.3 Importance de l'existence d'une bonne structure de soutien à une politique du livre et de la documentation Pour réduire les carences en matière de lecture publique et des bibliothèques scolaires, comme pour conduire à une meilleure planification, coordination et coopération des diverses bibliothèques et services de documentation passés en revue plus haut, ou créer et bien gérer des dépôts d'archives nationaux et régionaux, il est essentiel qu'il existe une structure d'action compétente et unifiée. Cette structure, seule la Direction générale des archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise paraît à même d'en fournir le noyau. L'infrastructure qu'il s'agit maintenant de constituer doit comprendre, à partir de 1'actuelle DGABD : - les usagers, qui sont la raison d'être de l'infrastructure elle-même ; - les ressources en information, dispersées dans tous les dépôts existants, ressources qu'il faut organiser pour permettre un meilleur transfert de cette information aux usagers ; - le personnel qualifié, indispensable pour faire fonctionner les éléments de cette infrastructure. Une telle infrastructure nationale, que 1'Unesco désigne sous le signe de NATIS (systèmes nationaux d'information)/2 doit être mise en place dans chaque pays, compte tenu des réalités nationales. C'est la conviction du consultant, appelé au Gabon, à ce sujet, que toute l'infrastructure nécessaire doit être construite à partir de l'actuelle DGABD. Il va maintenant être montré dans quelles directions les efforts à entreprendre devraient porter. 1. Hassenforder (J) Lefort (G) - Une nouvelle manière d'enseigner : pédagogie et documentation. Paris, les Cahiers de l'enfance, Références des brochures publiées à l'unesco sur le NATIS en 1974 : COM 74/NATIS/3 COM 74/NATIS/4 - COM 74/NATIS/Ref.1 - COM 74/NATIS/Ref.4

35 Deuxième partie - Réorganisation de la Direction générale des Archives nationales, des bibliothèques et des services de documentation, et projet du Centre culturel OMAR BONGO 8.1 Organigramme actuel et tâches futures de la DGABD L'organigramme simplifié et actuel de la DGABD est le suivant : PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE Ministre Secrétaire I DIRECTION GENERALE DIRECTION DIRECTION DE DIRECTION DE SERVICES DES ARCHIVES LA BIBLIOTHEQUE LA DOCUMENTATION TECHNIQUES NATIONALES NATIONALE GABONAISE Le nouvel organigramme ne fera qu'ajouter deux nouvelles directions aux trois directions existant déjà : - Direction de la documentation et des bibliothèques spécialisées - Direction des bibliothèques publiques et scolaires De cette manière l'évolution de la DGABD, vers une structure élargie, se ferait sans à coup. Néanmoins, au niveau administratif, la mission de la nouvelle DGABD serait d'assurer la planification du développement des archives régionales, des bibliothèques scientifiques, publiques et scolaires ainsi que des services et centres de documentation. Il ne s'agirait plus seulement de la gestion et de l'exploitation des services constituant l'ancienne DGABD, mais de tâches nouvelles à l'échelon national et international. Ce ne serait plus d'un modèle exemplaire dont il s'agirait, mais de la promotion harmonisée, au niveau national, de l'ensemble des services d'archives, de documentation et de bibliothèques. La nouvelle DGABD serait chargée d'abord de toutes les tâches prévues par l'actuel projet de décret portant création, organisation et attributions de l'actuelle DGABD. Ensuite le Directeur général devrait établir un plan à court et moyen terme pour le développement des archives nationales, de leurs dépôts régionaux, des bibliothèques spécialisées publiques et scolaires et de la documentation au niveau national. Il devrait en déduire les aspects budgétaires et établir au moins un rapport annuel. Outre celui-ci, il devrait établir des rapports oraux et écrits fréquents, sur des points spécifiques, à l'intention de la Présidence de la République, le Premier ministre, les ministres concernés et certaines organisations internationales. Si les archivistes, bibliothécaires et documentalistes, en fonction dans des services ne dépendant pas de la nouvelle DGABD restaient administrativement liés à leur chef direct, le Directeur général ou ses directeurs auraient (avec l'accord des chefs directs), la mission de contrôler la technicité du travail et de donner leur avis. A long terme, il pourrait être prévu des postes d'inspecteurs, lorsque le développement des archives régionales, des bibliothèques et des services de documentation le justifierait.

36 La planification de la formation du personnel des archives régionales, des bibliothèques et des services de documentation, paraît, après l'enquête à laquelle s'est livré le consultant,. une des activités urgentes du Directeur général. Il -ne suffirait pas d'obtenir une bourse de formation, il faudrait aussi veiller à ce que l'archiviste, le bibliothécaire ou le documentaliste formé rejoigne son poste au retour et soit intégré à un niveau approprié dans la fonction publique. Cette sollicitude constante du Directeur général pour le personnel, devrait rapidement améliorer l'encadrement des divers services et pallier aux défections. Celles-ci risqueront d'être nombreuses si un statut national des archivistes, bibliothécaires et documentalistes n'est pas rapidement publié. L'existence de statuts particuliers, nous l'avons écrit, est pleine d'inconvénients. En outre, l'on s'apercevra très vite, que lorsqu'on planifie dans un domaine, on est tenu de tout planifier à bref délai, dans ce même domaine. Cet aspect national de la nouvelle DGABD devrait être précisé par un amendement à l'actuel Projet de décret. Ce texte n'aurait pas à préciser minutieusement toutes les tâches nationales de la nouvelle DGABD. Elles se développeront en même temps que les archives régionales, les bibliothèques et services de documentation. Ainsi, il serait prématuré de penser à organiser en 1979 des stages de formation continue pour le personnel, ou des stages pour les adjoints bibliothécaires ou pour les instituteurs. Mais ce sera certainement possible au cours des années ultérieures. De même, dans la situation actuelle, il est impossible de penser à normaliser aussi bien le format des fiches que le catalogage. Mais si l'on veut que le Gabon participe un jour prochain au contrôle bibliographique universel, s'il veut également avoir sa place dans des systèmes internationaux, il faudra que la nouvelle DGABD ait un programme très strict de normalisation, et peut-être à ce moment-là, ait choisi l'informatique. Pour ne prendre comme exemple que deux systèmes créés par l'unesco : l'unisist et l'isorid, le premier intéressant les bibliothèques et les centres de documentation scientifiques, le second étant propre au transfert de l'information, le Gabon n'est encore partie prenante d'aucun de ces systèmes. Pourtant, pour l'unisist, cinq pays du continent africain sont déjà représentés, et pour l'isorid, seize. Un jour prochain, grâce à une nouvelle DGABD dynamique et vigilante, le Gabon aura sa place dans ces systèmes internationaux et son développement en sera facilité. 8.2 Préparation de nouveaux textes fixant les attributions de la DGABD et les statuts des personnels Référence a déjà été faite à la section 1.1 aux textes de réforme de la DGABD qui sont déjà à l'état de projet avancé puisqu'ils ont déjà été adoptés en Conseil des ministres. Le premier de ces textes (Annexe n 9) porte création, organisation et attributions de la "Direction générale des archives nationales, de la Bibliothèque nationale, et de la documentation gabonaise". Pour tenir compte des nouvelles attributions mentionnées au paragraphe précédent, une proposition d'amendement à ce projet de décret a été préparée et figure à l'annexe n 10. A l'annexe n 11 figure le projet de décret préparé par le Directeur général de la DGABD (comme celui figurant à l'annexe n 9), et "fixant les statuts particuliers du personnel des archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation nationale". La question qui peut se poser a ce propos est de savoir s'il y a lieu ou non d'unifier les statuts particuliers des professionnels de l'imprimé et des archives.

37 Centre culturel Omar Bongo Le projet de centre culturel ou touristico-culturel Omar Bongo, prévu dans le centre de Libreville, est un projet important préparé à la demande des autorités gabonaises. La Direction générale des archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise, notamment, a été consultée. Le projet, qui a pour objet de refléter "la réalité culturelle du Gabon", est particulièrement important du point de vue de la DGABD, du fait de la place centrale attribuée à la Bibliothèque publique à créer, à côté des musées. La création du Centre Omar Bongo paraît être une bonne solution pour sortir la DGABD de sa marginalisation et lui donner, avec un bâtiment central et une efficacité étendue au niveau national, la possibilité de promouvoir la planification et la coordination des archives, des bibliothèques et des services de documentation. La formule choisie, pouvant drainer plus de fonds qu'un bâtiment destiné à la seule direction générale des archives nationales, des bibliothèques, et des services de documentation, a été étudiée avec les professionnels gabonais. Un groupe de travail a été constitué dès le 25 octobre 1978, sous la présidence de M. Gaston Rapontchombo. Il a compris en outre le consultant, les deux directeurs de la Bibliothèque nationale et des Archives nationales, et le groupe d'architectes qui ont étudié le projet.. Le programme du groupe de travail a compris les points suivants : - inventaire des besoins de la future direction des archives nationales, des bibliothèques et des services de documentation - établissement du programme de la construction comprenant la liste de tous les locaux nécessaires au bon fonctionnement du Centre Omar Bongo. Le problème des liaisons entre les services sera particulièrement étudié - option informatique - choix du lieu d'implantation - directives sur le parti architectural - établissement de 1'avant-projet par le groupe d'architectes - estimation de la dépense pour le gros oeuvre et l'équipement. L'avant-projet préparé par le groupe d'architectes figure à l'annexe n la. Troisième partie - Résumé des recommandations et conclusions 9.1 Recommandations à court terme Formation immédiate des professionnels qui doivent être chargés des bibliothèques et des services de documentation dont personne ne s'occupe : il - Formation à court terme des professionnels gabonais comme homologues des Européens qui sont actuellement responsables de bibliothèques et de service de documentation. Leur départ impromptu aurait des conséquences désastreuses pour ces services : 7

38 Présentation d'une requête en vue de la construction du Centre Omar Bongo avec l'aide de prêts bancaires internationaux, des organisations internationales et l'aide bilatérale. Si, en raison du coût, il est impossible de construire tout le complexe en une fois, de tout équiper, procéder par tranche. Tranche A Tranche B Tranche C Bloc DGABD. Bibliothèque publique. Salle d'exposition. Librairie. Si l'option informatique est décidée elle doit être chiffrée et être intégrée dans la construction de cette tranche. C'est en effet le bloc de la DGABD qui est concerné par la gestion informatique. Les trois musées prévus. Parking. Salle polyvalente. Snack Bar. Jardin botanique Promulguer les décrets en attente : - Portant création, organisation et attributions de l'actuelle DGABD. - Fixant les statuts particuliers du personnel de l'actuelle DGABD Publier la "Bibliographie nationale" courante gabonaise. 9.2 Recommandations à moyen et long terme Promulguer la proposition d'amendement au décret portant organisation de la DGABD (annexe n 9) Formation au niveau supérieur : conservateurs des archives et des bibliothèques, documentalistes : 8 - Formation au niveau moyen : archivistes et bibliothécaires : Créer les bibliothèques publiques régionales. Recruter et former localement les bibliothécaires (BEPC). - Organiser un stage local avec l'aide des conservateurs des bibliothèques gabonaises ; l'aide d'un consultant Unesco pourrait être recommandée à ce sujet Créer de réelles bibliothèques scolaires dans les écoles normales supérieures, les collèges d'enseignement normal et les lycées. Obtenir dans les établissements de formation des professeurs et instituteurs la création d'un cours de "bibliothéconomie de la bibliothèque scolaire" afin de sensibiliser ces futurs enseignants à la nécessité d'une bibliothèque scolaire par établissement Etendre dans toute la mesure du possible les versements d'archives au secteur privé - semi-public. - Prévoir un stage des archivistes de ministère centré sur le classement le préarchivage, les versements et la conservation des archives.

39 Un consultant, aidé des conservateurs d'archives gabonais, peut être chargé de ce stage Etendre le dépôt légal aux éditeurs-libraires et faire pression pour que le dépôt légal soit conforme aux textes et se généralise Entreprendre des actions concrètes de coopération entre les services de bibliothèques et de documentation au niveau des acquisitions, du prêt-interbibliothèques, des échanges, de la multigraphie des fiches de catalogue, des catalogues collectifs, etc Préparer à l'occasion d'une assemblée générale des professionnels, un statut national du personnel de la documentation (archivistes, bibliothécaires et conservateurs, documentalistes). - Refondre dans ce statut national, tous les statuts particuliers Evaluer les besoins en personnel, matériel, livres, périodiques, etc. au niveau national, les chiffrer et obtenir du gouvernement que le Plan de développement des services d'archives de bibliothèques et de documentation, ait sa place dans le IVe plan de développement Entreprendre les travaux bibliographiques indispensables, telle une bibliographie nationale rétrospective Préparer pour la documentation gabonaise le macrothésaurus indispensable à un traitement correct de la documentation, que ce traitement soit manuel ou informatique Organiser périodiquement des rencontres de professionnels pour discuter des problèmes de coopération, d'organisation, de formation continue, etc Organiser la collecte au niveau national de la littérature orale et conserver les bandes dans une bandothêque à la DGABD Prévoir le microfilmage systématique non seulement des archives gabonaises de souveraineté conservées en France, mais aussi des ouvrages épuisés d'intérêt gabonais et conservés dans les bibliothèques étrangères. 9.3 Conclusion Evoquant les fonctions élargies de la Bibliothèque nationale centrale de Tanzanie, à l'occasion de l'inauguration de ce service, le 9 décembre 1967, M. le Président de la République-Unie de Tanzanie, Mwalimu J.K. Nyerere disait : "l'importance que revêt concrètement cette bibliothèque centrale pour notre nation, tient au fait que c'est le moyeu de la roue dont les rayons toucheront un jour toutes les villes et tous les villages de la Tanzanie continentale." La DGABD gabonaise est pour ce pays le moyeu de la roue qu'évoquait si bien Mwalimu J.K. Nyerere. En son absence, aucune planification du Système national d'information (NATIS) ne serait possible. Sans elle, l'actuelle DGABD continuerait certes à se développer grâce aux efforts et aux qualités de ses animateurs et de son personnel, mais ce serait dans le contexte de la situation critique que nous avons analysée dans le domaine des bibliothèques et de la documentation.

40 -SS II faut qu'on se souvienne toujours de ces chiffres au Gabon. En novembre 1978, sur 24 services d'archives, de bibliothèque et de documentation à Libreville, 21 nécessitaient d'urgence la formation professionnelle d'un Gabonais ou d'une Gabonaise- Sans la formation à court terme de ce personnel, sans l'établissement rapide d'une coopération entre les services, sans la nécessaire normalisation des techniques, toutes les sources d'information qui revêtent une importance capitale pour le développement économique, social et culturel du pays, ne pourront être utilisées.

41 ANNEXE 1 DECRET N 00866/PR portant création des Archives nationales et de la Bibliothèque nationale LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE - CHEF DU GOUVERNEMENT VU la loi constitutionnelle n 1/61 en date du 21 février 1961, et les textes modificatifs subséquents ; VU le décret n 159/PR du 24 février 1969, portant composition du gouvernement et les textes modificatifs subséquents ; Le Conseil des ministres entendu : ARTICLE I DECRETE Il est créé à Libreville, une Direction des Archives nationales du Gabon, rattachée à la Présidence de la République. ARTICLE II ARTICLE III La Direction des Archives nationales est chargée : 1. D'organiser et d'administrer la totalité des archives provenant des administrations, des collectivités et des établissements publics de la République gabonaise. 2. D'effectuer l'inspection technique des archives des préfectures, souspréfectures et des archives municipales. 3. De remplir toute autre mission qui pourra lui être confiée par le gouvernement. Tous les documents dont les services, collectivités et établissements publics estimeront ne plus avoir besoin soit pour l'expédition de leurs affaires courantes, soit pour le fonctionnement permanent du service, devront être versés aux Archives nationales. ARTICLE IV Les documents versés aux Archives nationales pourront être consultés, dans les limites qui seront fixées ultérieurement.

42 ARTICLE V Les Archives nationales sont dirigées par un fonctionnaire portant le titre de Directeur des Archives nationales du Gabon, nommé par décret du Président de la République. ARTICLE VI La Bibliothèque nationale est rattachée à la direction des Archives nationales et constitue une dépendance des Archives nationales. ARTICLE VII L'organisation, le fonctionnement et le règlement des Archives nationales et de la Bibliothèque nationale feront l'objet d'un arrêté ultérieur. ARTICLE VIII Toutes dispositions contraires au présent décret, qui sera enregistré et communiqué partout où besoin sera et inséré au Journal officiel de la République gabonaise, sont et demeurent abrogées. Fait à Libreville, le 11 novembre 1969

43 ANNEXE 2 LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE - CHEF DU GOUVERNEMENT à messieurs les PREFETS et SOUS-PREFETS Un récent décret n 00866/PR. du II.II.1969 vient de créer la Direction des Archives nationales du Gabon qui commencera à fonctionner effectivement en janvier Les Archives nationales seront â Libreville le dépôt central de tous les documents administratifs, dont les différentes administrations n'ont plus besoin pour leur service courant. Il existe dans de nombreuses préfectures et sous-préfectures, des archives précieuses abandonnées dans les locaux oü elles se trouvent sans surveillance et livrées aux intempéries, aux attaques des termites et des rongeurs. Dans le cadre des travaux d'organisation en cours des Archives nationales et afin de prendre les mesures indispensables pour assurer la conservation des documents dont un certain nombre sont d'un intérêt capital pour l'histoire même de notre pays, j'ai décidé dans un premier temps de procéder à une enquête afin de recenser toutes les archives qui seraient en dépôt sur tout le territoire de la République. Je vous serais obligé, en conséquence, de transmettre au Secrétariat général de la Présidence de la République, aussi rapidement que possible, le questionnaire ci-joint, que vous voudrez bien remplir avec le maximum de soin. Fait à Libreville, le 26 novembre 1969

44 ENQUETE SUR LA SITUATION DES ARCHIVES DANS LES PREFECTURES ET LES SOUS-PREFECTURES ARCHIVES DATANT DE L'OCCUPATION FRANÇAISE 1. Existe-t-il encore dans votre ressort des archives datant de l'époque française? 2. Où sont-elles conservées? (a) localité : (b) immeuble : (c) nom du détenteur éventuel public ou privé : 3. Quelle est leur importance matérielle? (Nombre de liasses en mètres linéaires ou m3, ou nombre de dossiers et cartons)? 4. Quel est leur état de conservation? ARCHIVES CONSERVEES DEPUIS L'INDEPENDANCE 5. A quelle date remontent ces archives? 6 o Quel est leur état de conservation? Celui de 1'immeuble? 7. Etat du classement? 8. Existe-t-il un inventaire?

45 ANNEXE 3 LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE - CHEF DU GOUVERNEMENT à Messieurs les Présidents des asssemblées le Vice-Président du gouvernement les ministres les secrétaires d'etat Le Décret n 00866/PR du qui crée les Archives nationales prend effet pour compter du 1er janvier Les Archives nationales seront à Libreville le dépôt central de tous les documents administratifs dont les différentes administrations n'ont plus besoin pour leur service courant. Il existe dans de nombreuses administrations centrales et mairies des archives précieuses abandonnées dans les locaux où elles se trouvent sans surveillance et livrées aux intempéries, aux attaques des termites et des rongeurs. Dans le cadre des travaux d'organisation en cours des Archives nationales et afin de prendre les mesures indispensables pour assurer la conservation des documents dont un certain nombre sont d'un intérêt capital pour l'histoire même de notre pays, j'ai décidé dans un premier temps de procéder à une enquête afin de recenser toutes les archives qui seraient en dépôt sur tout le territoire de la République. Je vous serais obligé, en conséquence, de transmettre au Secrétariat général de la présidence de la République, aussi rapidement que possible, le questionnaire ci-joint, que vous voudrez bien faire remplir avec le maximum de soin. Fait à Libreville, le 10/12/1969

46 ENQUETE SUR LA SITUATION DES ARCHIVES DANS LES ADMINISTRATIONS CENTRALES ET LES MAIRIES ARCHIVES DATANT DE L'OCCUPATION FRANÇAISE 1. Existe-t-il encore dans votre ressort des archives datant de 1'époque française? 2. Où sont-elles conservées? (a) localité : (b) immeuble : (c) nom du détenteur éventuel public ou privé? 3. A quelle date remontent ces archives? 4. Quelle est leur importance matérielle? Nombre de liasses en mètres linéaires ou m3 ou nombre de dossiers et cartons? 5. Quel est leur état de conservation? ARCHIVES CONSERVEES DEPUIS L'INDEPENDANCE 6. Quel est leur état de conservation? Celui de l'immeuble? 7. Etat du classement? 8. Existe-t-il un inventaire? 9. Quelle est l'importance matérielle de ces archives? QUESTIONS DIVERSES 10. Des destructions de dossiers ont-elles été faites? A quelle date? Quelle est l'autorité qui les a ordonnées? 11. Existe-t-il des collections ou des numéros isolés du J.O. de l'a.e.f. et du J.O. de la République française? Dans quel service? 12. Existe-t-il des collections en double ou des numéros isolés en double du J.O. de la République gabonaise. Dans quel service?

47 Existe-t-il des collections ou numéros isolés en double ou inutiles de journaux, revues ou bulletins publiés au Gabon ou concernant le Gabon? Dans quels services sont-ils conservés? Signalez tous les cas particuliers, les archives de sociétés dissoutes, de firmes disparues, de groupements divers, qui auraient été abandonnées et dont vous auriez connaissance ; précisez leur état, leur importance, le lieu de conservation, le détenteur actuel et les possibilités de récupération.

48 ANNEXE 4 CIRCULAIRE DE LA DIRECTION DES ARCHIVES ET BIBLIOTHEQUES NATIONALES à Messieurs les Présidents d'assemblée, cour et conseil les membres du gouvernement les directeurs et chefs de services les préfets, les sous-préfets et les chefs de P.C.A. les maires Les Archives nationales ont été créées par décret n 00866/PR du 11 novembre L'arrêté n du 21 août 1970 qui porte application du décret précité autorise le Directeur des Archives nationales à récupérer, sous certaines conditions, les Archives administratives antérieures à D'autres arrêtés concernant des documents relativement plus récents seront pris, au fur et à mesure que la capacité-d'emmagasinage des Archives nationales augmentera. En effet la tâche de la Direction des Archives nationales est d'assurer la conservation des documents de la nation afin de les rendre plus tard accessibles aux chercheurs. Vous n'ignorez pas que les Archives d'un pays constituent la source d'information essentielle pour en étudier l'évolution politique, sociale, économique et scientifique. Vous n'ignorez pas non plus que sur le plan officiel, les archives publiques constituent la mémoire d'un gouvernement ; ainsi les documents relatifs aux richesses naturelles conservent toujours de l'intérêt pour un gouvernement quelque soit leur âge. Un Etat soucieux de protéger un tel patrimoine culturel, devra donc veiller à ce que toutes les archives soient très bien conservées et non pas livrées à ellesmêmes ou détruites sans autorisation du Directeur des Archives nationales. Or il m'est revenu que plusieurs fonctionnaires de tous rangs ont, soit par négligence, soit pas ignorance, procédé à des destructions d'archives. Certains services se livrent même systématiquement et périodiquement à l'incinération de leurs vieux documents. En outre, il n'est pas rare de voir dans plusieurs administrations centrales, préfectorales, ou communales, des archives non rangées, mal entretenues, poussiéreuses, jonchant le sol, livrées à l'humidité, aux termites, aux champignons, etc. Afin que cessent de telles pratiques qui sont contraires aux normes élémentaires d'un pays civilisé, j'ai décidé : 1. Qu'à l'avenir, la tenue des dossiers et documents encore utilisés par vos services, c'est-à-dire non encore versés aux Archives nationales, fera l'objet d'une vérification inoppinée de la part de la Direction des Archives nationales qui m'adressera des rapports circonstanciés ;

49 Qu'il soit désigné dans chaque administration ou service un responsable des archives pris parmi le personnel placé sous vos ordres. Vous voudrez bien accuser réception de la présente circulaire dans les meilleurs délais et me faire parvenir tous renseignements d'ordre professionnel et statutaire sur l'archiviste désigné. Fait à Libreville, le 17/10/1973

50 ANNEXE 5 ARRETE autorisant le Directeur des Archives nationales à récupérer les archives administratives antérieures à 1960 LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE - CHEF DU GOUVERNEMENT VU la constitution ; VU le Décret n 159/PR du 24 février 1969 portant composition du gouvernement et les textes qui l'ont modifié ; VU le Décret n 00866/PR du 11 novembre 1969 portant création des Archives nationales et de la Bibliothèque nationale. ARTICLE I ARRETE Tous les dossiers et documents administratifs antérieurs à 1960 en dépôt sur tout le territoire de la République doivent être remis, sur sa demande, au Directeur des Archives nationales qui en assurera la conservation. ARTICLE II Sont exclues les archives dont les services, collectivités et établissements publics estimeront avoir encore besoin soit pour 1'expédition de leurs affaires courantes, soit pour le fonctionnement permanent du service. ARTICLE III Chaque service, collectivité ou établissement public a droit à la communication avec déplacement des documents qu'il a versés. ARTICLE IV Les documents entreposés aux Archives nationales ne peuvent être communiqués sans autorisation spéciale à un autre service, à une autre collectivité ou à un autre établissement public que celui dont proviennent les documents. ARTICLE V Le présent arrêté sera enregistré, publié et communiqué partout où besoin sera. Fait à Libreville, le 21 août 1970

51 ANNEXE 6 DECRET instituant le régime du dépôt légal et portant abrogation du Décret n 00141/PR-MI du 31 mai 1961 LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE - CHEF DU GOUVERNEMENT VU la loi 1/61 du 21 février 1961, portant constitution de la République gabonaise et les textes modificatifs subséquents ; VU le Décret n 463/PR du 1er avril 1970, portant composition du gouvernement et les décrets qui 1'ont modifié ; VU le décret n 00141/PR-MI du 31- mai 1961, portant création d'une régie du dépôt légal ; VU le décret n 00866/PR du 11 novembre 1969, portant création des Archives nationales et de la Bibliothèque nationale ; ARTICLE I ARTICLE II Le Conseil des ministres entendu : DECRETE TITRE I : ORGANISATION DU SERVICE Il est créé au Gabon un service du dépôt légal, dénommé : "Régie du dépôt légal". La Régie du dépôt légal est assurée par le Directeur des Archives nationales et de la Bibliothèque nationale. Son siège est établi à Libreville. ARTICLE III TITRE II : REGIME DU DEPOT LEGAL Les imprimés de toute nature (livres, périodiques, brochures, estampes, gravures, cartes postales illustrées, cartes de géographie et autres, affiches), les oeuvres musicales, photographiques, cinématographiques, phonographiques mises publiquement en vente, en distribution ou en location ou cédées pour la reproduction sont soumises à la formalité du dépôt légal. ARTICLE IV Sont exclus du dépôt : - les travaux d'impression, dits de ville, tels que lettres et cartes d'invitation, d'avis, d'adresse, de visite, etc., lettre et enveloppe à en-tête ; - les travaux d'impression, dits administratifs tels que modèles, formules et contextures pour factures, états, registres, etc. ;

52 ARTICLE V - les travaux d'impression, dits de commerce tels que tarifs, instructions, étiquettes, cartes d'échantillon, etc. ; - les bulletins de vote ainsi que les titres de publications non encore imprimés, les titres de valeurs financières. Toute oeuvre des arts graphiques entrant dans 1'enumeration prévue à l'article III du présent décret, sous réserve des dispositions des Articles VII et VIII, doit faire l'objet de dépôts effectués en deux exemplaires par l'imprimeur ou le producteur et en quatre exemplaires par l'éditeur. Tous travaux d'impression ou d'édition, soumis à l'application des dispositions du présent décret, doivent être inscrits sur des registres spéciaux. Chaque inscription est affectée d'un numéro d'ordre suivant une série ininterrompue. Les exemplaires déposés doivent être conformes aux exemplaires courants imprimés, fabriqués, mis en vente, en location ou en distribution et de nature à permettre la conservation. Les films cinématographiques doivent être conformes à ceux destinés à la proj ection. ARTICLE VI Sur tous les exemplaires d'une même oeuvre soumise au dépôt légal doivent figurer les mentions suivantes : 1. Le nom de 1'imprimeur et du producteur ; 2. Lieu de sa résidence ; 3. Mois et millésime de l'année de création ou d'édition ; 4. Les mots "Dépôt légal" suivis de l'indication de l'année et du trimestre au cours duquel le dépôt a été effectué ; 5. Numéro d'ordre dans la série des travaux de la maison d'impression et de la maison d'édition visé à l'article V du présent décret. Pour les auteurs éditant eux-mêmes, ce numéro sera remplacé par le nom de l'auteur suivi du mot "éditeur". Les nouveaux tirages doivent porter l'indication du millésime de l'année où ils sont effectués. Ils sont revêtus des mentions prévues ci-dessus ainsi que de la date du dépôt initial effectué. Les photographies de toutes natures mises en vente, en distribution, en location ou cédées pour la reproduction doivent porter le nom ou la marque de l'auteur et du concessionnaire du droit de la reproduction ainsi que la mention de l'année de la création. ARTICLE VII TITRE III : DEPOT DE L'IMPRIMEUR OU DU PRODUCTEUR Le dépôt incombant à l'imprimeur ou au producteur est effectué, en ce qui concerne les imprimés, dès l'achèvement du tirage. Il est fait directement ou par voie postale et en franchise à la Régie du dépôt légal.

53 Lorsqu'il s'agit d'ouvrages dont la confection nécessite la collaboration de plusieurs spécialistes, le dépôt est effectué par celui d'entre eux qui l'a eu le dernier en main avant la livraison de l'éditeur. ARTICLE VIII Les imprimeurs et producteurs peuvent ne déposer qu'en un seul exemplaire les nouvelles éditions et les ouvrages dont le tirage n'est pas supérieur â 300 exemplaires numérotés et qui, par leur présentation, peuvent être considérés, au regard du présent décret, comme ouvrages de luxe. Les dispositions de l'alinéa qui précède sont applicables au dépôt des estampes artistiques tirées à moins de 200 exemplaires. Les producteurs de partitions musicales, de disques phonographiques et de films cinématographiques doivent en déposer un exemplaire à la Régie du dépôt légal. ARTICLE IX Le dépôt est accompagné d'une déclaration en trois exemplaires, datés et signés mentionnant : 1. Le nom et l'adresse de l'imprimeur ou du producteur ; 2. Le titre de l'ouvrage, les noms et sujets pour les estampes, les photographies ; 3. Le chiffre du tirage ; 4. Le nom patronymique, les prénoms de l'auteur, éventuellement accompagnés du pseudonyme ou de la mention de 1'anonymat ; 5. Le nom, l'adresse et la qualité de la personne pour laquelle est fait le tirage ; 6. La date de 1'achèvement du tirage ; 7. Le numéro d'ordre dans la série des travaux de l'imprimeur visé à l'article III du présent décret. L'un des exemplaires de la Déclaration est renvoyé au déclarant revêtu de l'estampille de la Régie du dépôt légal. Il tient lieu d'accusé de réception. Les graveurs ou les photographes tirant des épreuves par unité, au fur et à mesure des demandes de planches ou clichés conservés par eux, doivent mentionner dans leur déclaration que le chiffre du tirage n'est pas limité. Les imprimeurs et producteurs de périodiques sont admis à grouper les déclarations prévues au présent article en une déclaration globale et annuelle faite en triple exemplaire accompagnant le dernier numéro de chaque année. ARTICLE X TITRE IV : DEPOT DE L'EDITEUR Tout éditeur ou toute personne physique ou morale qui en tient lieu (imprimeur, éditeur, association, syndicat, société civile ou commerciale, auteur éditant luimême ses oeuvres, dépositaire principal d'ouvrages imprimés, administration publique) qui met en vente, en distribution, en location ou qui cède pour la reproduction une oeuvre des arts graphiques portant ou non l'indication de sa firme, doit en déposer quatre exemplaires complets à la Régie du dépôt légal.

54 Le dépôt prévu par le présent article est fait directement à la Régie du dépôt légal ou par voie postale et en franchise. Le dépôt a lieu préalablement à la mise en vente, en distribution, en location ou à la cession pour reproduction, sauf pour les éditions musicales pour lesquelles le dépôt doit être effectué dans un délai de trois mois. Les nouvelles éditions et les ouvrages de luxe, tels qu'ils sont définis à l'article VIII du présent décret ainsi que les estampes artistiques tirées à moins de 200 exemplaires peuvent n'être déposés qu'en un seul exemplaire. Les disques phonographiques et les films cinématographiques doivent être déposés seulement au titre de l'éditeur et en un seul exemplaire à la Régie du dépôt légal. Les dépôts adressés à la Régie du dépôt légal sont accompagnés en franchise d'une déclaration en trois exemplaires qui doit contenir les mentions suivantes : 1. Le titre de l'ouvrage ; 2. Les noms de l'auteur, de l'imprimeur ou du fabricant et de l'éditeur ; 3. La date prévue pour la mise en vente ; 4. Le prix de l'ouvrage ; 5. Pour les livres, le format en centimètres ; 6. Le nombre de pages et hors-texte ; 7. La date et 1'achèvement du tirage ; 8. Le numéro d'ordre dans la série des travaux de l'éditeur, visé à l'article V du présent décret. L'un des exemplaires est renvoyé à l'éditeur ou à la personne qui en tient lieu avec l'apostille du service du dépôt légal. Il vaut accusé de réception. Les éditeurs de périodiques sont admis à grouper les déclarations prévues au présent article en une déclaration globale et annuelle faite en triple exemplaire et accompagnant le dernier numéro de chaque année. Mais la déclaration doit accompagner le premier envoi de tout périodique paraissant nouvellement ou qui aurait fait l'objet d'une modification de titre, de format ou de périodicité. ARTICLE XI TITRE V : SANCTIONS En cas d'inexécution totale ou partielle des dépôts prescrits par le présent décret et un mois après l'envoi par lettre recommandée d'une mise en demeure demeurée infructueuse, la Régie du dépôt légal pourra faire procéder à l'achat dans le commerce de l'oeuvre non déposée ou des exemplaires manquant, et ce, aux frais de la personne physique ou morale soumise à l'obligation du dépôt légal. Le remboursement des frais d'achat pourra être poursuivi soit par la voie civile, soit, le cas échéant, par voie de constitution de partie civile lors des poursuites exercées conformément à l'article XII ci-après et sauf, éventuellement le recours du condamné contre le civilement responsable.

55 L'action de la Régie se prescrit par dix années à compter de la publication de l'oeuvre soumise au dépôt. Cette prescription peut être interrompue par l'envoi d'une lettre recommandée avec accusé de réception par le Directeur de la Régie du dépôt légal. ARTICLE XII Sera puni d'une amende de à francs et au cas de récidive d'une amende de à francs quiconque se sera volontairement soustrait aux obligations mises à sa charge par le présent décret. Le cas échéant, le tribunal prononce contre le prévenu et s'il y a lieu, contre le civilement responsable, avec solidarité, condamnation au paiement des exemplaires achetés d'office, conformément aux dispositions de l'article qui précède. En outre, la saisie et la confiscation des exemplaires mis illicitement en vente peuvent être ordonnées. ARTICLE XIII TITRE VI : DISPOSITIONS DIVERSES Le dépôt réglementé par le présent décret ne se confond pas avec les dépôts prévus à l'article VII de la loi du 29 décembre 1959 sur la liberté de la presse et la liberté d'opinion. ARTICLE XIV Les déclarations prévues aux articles IX et X peuvent être librement consultées par les déposants eux-mêmes, leurs auteurs ou les ayants-cause respectifs. ARTICLE XV Ils ont le droit d'obtenir la délivrance de copies de ces déclarations. Un arrêté ultérieur fixera l'affectation des exemplaires provenant du dépôt légal et, en général, toutes mesures de détail soulevées par l'application du présent décret. ARTICLE XVI Les dispositions du présent décret entreront en vigueur à l'expiration du délai d'un mois à compter de sa publication. ARTICLE XVII Est et demeure abrogé le décret n 00141/PR-MI du 31 mai ARTICLE XVIII Le ministre de l'intérieur, le ministre de la justice et le Directeur des Archives nationales et de la Bibliothèque nationale sont chargés chacun en ce qui le concerne de 1'exécution du présent décret qui sera publié selon la procédure d'urgence, enregistré et communiqué partout où-besoin sera. Fait à Libreville, le 18 février 1971

56 ANNEXE 7 ARRETE Portant application du Décret n 00048/PR du 18 février 1971, institutant le régime du dépôt légal LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE - CHEF DU GOUVERNEMENT VU la Constitution ; VU le Décret n 661/PR du 29 juin 1971, portant composition du gouvernement ; VU l'article XV du décret n 00048/PR du 18 février 1971, instituant le régime du dépôt légal ; VU le décret n 00866/PR du 11 novembre 1969, portant création des Archives nationales et de la Bibliothèque nationale. ARTICLE I ARRETE : Les deux exemplaires du Dépôt légal incombant à 1'imprimeur ou au producteur et les quatre exemplaires incombant à l'éditeur, ainsi que les exemplaires des rééditions, éditions de luxe ou en nombre réduit, sont attribués à la Bibliothèque nationale, aux fins de conservation, communication au public, d'attribution aux autres Bibliothèques du Gabon et d'échange de publications. ARTICLE II Le Directeur des Archives nationales et de la Bibliothèque nationale est chargé de l'exécution du présent arrêté qui sera publié selon la procédure d'urgence, enregistré et communiqué partout où besoin sera. Fait à Libreville, le 7 octobre 1971

57 ANNEXE 8 ENTREVUE BIBLIOTHEQUE CENTRALE/FACULTES ET GRANDES ECOLES Compte-rendu Dans toutes les universités du monde, le rôle de la bibliothèque a toujours été double. 1. Appuyer l'enseignement qui se donne, en mettant à la disposition des étudiants et des professeurs toute la documentation nécessaire pour préparer et compléter les cours à l'université. 2. Aider les chercheurs à obtenir rapidement la documentation dont ils ont besoin dans leurs recherches scientifiques et technologiques. Depuis quelques années, les bibliothèques universitaires revendiquent une troisième fonction, celle de participer à la préservation du patrimoine culturel national et d'aider ainsi à l'élévation du niveau culturel, social, économique et politique des pays où elles sont implantées. En milieu universitaire, l'importance de la bibliothèque tend à s'accroître depuis près de dix ans ; depuis 1968 en effet, "de dynamiques mouvements d'étudiants se rebellent contre l'enseignement "ex cathedra"-qui ne leur laisse qu'un rôle entièrement passif... Ils veulent apprendre par eux-mêmes, les professeurs se limitant à leur fournir de la documentation et des conseils techniques... ; ils veulent donner la preuve qu'ils connaissent une matière et non "in terminis" le cours de M. le professeur un tel. Ils veulent proscrire la vérification des connaissances mémorisées et encyclopédiques - bientôt oubliées et d'ailleurs aussitôt périmées - et la remplacer par la vérification de l'aptitude à se servir d'instruments de travail (traités, formulaires, bibliographies... etc.) et à commenter "à livre ouvert" les matières faisant l'objet de l'examen... Dans la vie, personne n'oserait s'obliger à travailler purement de mémoire ; ce qu'il faut c'est savoir manipuler une matière représentée par des livres et des documents, par des approches de pensée, par des opérations à effectuer..."./l A cela, il faut ajouter 1'obsolescence des informations, des connaissances. Elle est très importante dans les domaines scientifiques et techniques, et moindre dans les disciplines des sciences sociales et humaines. Et, dans ce cas aussi, la Bibliothèque universitaire constitue le lieu par excellence où l'on vient renouveler ses connaissances, les vivifier. En ce qui concerne l'université Omar Bongo, il est indéniable que ni la Bibliothèque centrale, ni les bibliothèques de facultés et des grandes écoles ne remplissent réellement et convenablement leurs deux premiers rôles (ceux-là seuls nous intéressent ici). Cette carence est d'autant plus grave que la bibliothèque constitue un merveilleux instrument pour aider l'université à atteindre les objectifs qu'elle s'est fixée, à savoir : consolidation des filières et des cycles existants, développement des enseignements scientifiques et techniques et développement de la recherche. Elle est aussi capable d'aider les différents établissements à résoudre leurs problèmes particuliers, surtout en ce qui concerne la qualité des connaissances que les étudiants doivent acquérir. Ce sont ces considérations qui m'ont incité à proposer ces entrevues aux différents chefs d'établissement. 1. Henri Janne. Les principes généraux de la planification universitaire, pp

58 Mon intention était d'étudier avec eux les voies et moyens les meilleurs qui doivent permettre à la bibliothèque de jouer efficacement son rôle à l'intérieur de l'université. A chaque entrevue, les chefs d'établissement étaient entourés des chefs de département ; tandis que, de mon côté, j'étais accompagné du chef des services techniques et du responsable du département intéressé. J'ai pu ainsi, rencontrer successivement le Directeur de l'ensil, les doyens de la faculté de droit et des sciences économiques, de la faculté des sciences fondamentales et appliquées, du CUSS, le Directeur de 1'INSG et le doyen de la faculté des lettres et sciences humaines. Au cours de ces rencontres, j'ai parlé de la situation actuelle de la bibliothèque, du travail que nous avons entrepris cette année et de ma conception des relations bibliothèque/établissements d'enseignement. La situation de la bibliothèque se résume à ceci : dix mille (10.000) titres d'ouvrages, dont la plupart sont peu utilisés, et aucun ouvrage nouveau n'est rentré à la bibliothèque cette année (rappelons ici que ce sont les établissements d'enseignement qui les achètent)/l ; des revues dont les abonnements ont cessé en 1976 et n'ont jamais été renouvelés depuis. Un grand nombre de ces revues ne me semble pas correspondre avec l'enseignement qui se donne à l'université, à moins qu'elles ne soient exploitées à fond. Cette année, nous avons entrepris de faire un inventaire complet de nos collections d'ouvrages, et nous avons commencé à faire un catalogue sur fiches, auteurs, titres et matières, de tous les ouvrages que nous possédons. Nous avons aussi mis sur pied un fichier Kardex de nos revues, qui nous permet de connaître l'état de notre collection de périodiques. Il va de soi qu'il ne nous est pas permis de faire des miracles avec le budget qui nous est alloué et qui nous permet tout juste d'entretenir la bibliothèque. En ce qui concerne ma conception des relations entre la bibliothèque et les établissements d'enseignement, elle est sous-tendue par deux axes bien précis. Tout d'abord la bibliothèque doit disposer d'une documentation abondante et variée. Les normes internationales estiment que chaque bibliothèque universitaire doit disposer de 75 ouvrages/an/étudiant ; les responsables des bibliothèques universitaires africaines pensent que ce chiffre peut-être réduit au minimum à 50. Ceci me permet donc de calculer que notre bibliothèque devait disposer de titres d'ouvrages à la rentrée universitaire 77-78, auxquels devaient s'ajouter cette année titres d'ouvrages, comme accroissement des collections. Quant aux revues, nous devrions en avoir actuellement quelques 300 à 350 titres. Ceci doit se répartir selon deux types distincts de collections qui doivent nécessairement se retrouver actuellement dans notre bibliothèque (en attendant le troisième cycle), si l'on veut en faire un établissement respectable. - Pour les études du premier cycle, une collection de base constituée par les principaux ouvrages relatifs à chaque matière enseignée à l'université, les oeuvres principales des classiques, les manuels fondamentaux et aussi les périodiques les plus importants. - Le deuxième cycle doit réunir une collection plus poussée dans les matières où un tel enseignement est donné et devrait comprendre tous les ouvrages de référence pertinents, tous les ouvrages classiques et, autant que possible, presque tous les périodiques sérieux. 1. Ce rapport a été fait avant de recevoir le don de livres de M. le Président de la République.

59 La participation des enseignants se ferait de deux manières. J'entends réserver le choix des collections du premier cycle aux bibliothécaires. Ils en constitueront les listes qui seront nécessairement soumises aux professeurs pour avis. Les enseignants, quant à eux, seront responsables du choix des ouvrages du deuxième cycle. Les listes, établies par les chefs de département, seront envoyées au directeur de la bibliothèque pendant le deuxième trimestre r afin que les ouvrages soient commandés en avril-mai et que nous ayons la possibilité de les mettre à la disposition des étudiants et des professeurs dès le mois d'octobre. De plus, les chefs de département devront avertir le directeur de la bibliothèque de tout changement de programme intervenu dans leur département : introduction d'un nouvel enseignement ou abandon d'une matière... Enfin, les nouveaux professeurs devront, peu après leur arrivée, rendre visite aux responsables de la bibliothèque pour prendre connaissance de la documentation existante par rapport à leur enseignement, et faire des suggestions quant aux lacunes qu'ils pourraient remarquer. Pour permettre à la bibliothèque de réunir ces documents, j'ai préconisé deux moyens : Que l'université dote la bibliothèque d'un budget qui lui permette d'acheter les ouvrages nécessaires aux enseignements qui se donnent ici, ainsi que les périodiques qu'il faut. Nous devrions aussi mieux utiliser le canal des accords interuniversitaires qui lient les différents établissements de notre université à des établissements similaires à travers le monde. Il semble que, jusqu'ici, les accords interuniversitaires aient mis l'accent uniquement sur les échanges de professeurs et d'étudiants, et qu'on ait ignoré presque complètement l'aspect relatif à la documentation. J'ai donc proposé que les différents établissements de l'université Omar Bongo utilisent le truchement de ces accords interuniversitaires pour pourvoir la bibliothèque en documents pertinents dans toutes les disciplines enseignées à l'université. Afin de permettre à la bibliothèque de disposer de ressources capables de l'aider à remplir ses fonctions, il m'a semblé opportun d'envisager que la bibliothèque soit dotée d'un statut qui en fait un établissement public à caractère scientifique et culturel. Ce statut devrait fixer les objectifs de la bibliothèque, discuter des moyens à mettre à sa disposition pour cela (moyens matériels et humains), et établir le cadre formel des relations entre la bibliothèque et les différents établissements. Ce document devrait aussi discuter du cadre de travail du personnel appelé à servir dans les bibliothèques rattachées à l'université. Du côté des enseignants, les réactions vont du scepticisme à peine voilé aux encouragements mesurés. Si tout le monde semble, en effet, tomber d'accord qu'il est nécessaire que l'université ait une bibliothèque pourvue d'une documentation abondante et variée, les enseignants émettent cependant des réserves sur deux points précis : la capacité des bibliothèques à choisir des ouvrages dans quelque discipline que ce soit et quel que soit le niveau, et les modalités de gestion du budget d'achat des ouvrages. En ce. qui concerne le premier point, les enseignants estiment que les bibliothécaires, ne possédant pas des diplômes identiques aux leurs, ne peuvent choisir valablement des ouvrages destinés aux enseignements qui se donnent à l'université. Il leur semble que eux seuls, en tant qu'enseignants et spécialistes dans les disciplines enseignées à l'université, sont habilités à juger de la valeur des ouvrages à acheter.

60 Ceci est certainement exact, du moins pour le moment et aussi longtemps qu'il n'y aura pas, dans nos bibliothèques, un personnel pourvu de diplômes équivalents à ceux des enseignants. Cependant, cette exigence se heurte à la réalité qui veut que les enseignants disposent de très peu de temps pour choisir, dans des catalogues d'éditeurs et autres documents nécessaires à cet effet, les ouvrages à acheter ; ou alors cette activité n'est pas systématique. De plus, les choix d'ouvrages faits par les professeurs ne sont pas concertés : c'est ainsi que l'on retrouve à la bibliothèque des ouvrages identiques et en plusieurs exemplaires commandés par les départements d'économie et de géographie, les départements de géographie et de géologie, les départements de psychologie et de biologie, les départements relevant de la FSFA et de l'ensil. Les enseignants ont aussi tendance à commander surtout des ouvrages spécialisés qui servent d'abord à eux-mêmes et non aux étudiants. Enfin, nous avons remarqué qu'il n'existait pas souvent de la suite dans les commandes des enseignants. En effet, beaucoup d'ouvrages commandés par des professeurs, aujourd'hui partis, ne semblent plus avoir de la valeur pour leurs remplaçants, comme si, dans chaque département, le départ d'un enseignant signifiait que son cours était tout simplement abandonné. En confiant le choix des ouvrages, au moins pour le premier cycle, aux bibliothécaires, il nous semble que nous saurons éviter ces écueils, grâce à la nombreuse documentation critique sur les ouvrages dont nous disposons, grâce à la centralisation des commandes qui nous permet d'éliminer les doubles emplois, grâce à notre catalogue des ouvrages qui nous permet de connaître les ouvrages dont nous disposons et de n'acheter que des ouvrages réellement nouveaux. La deuxième réserve des enseignants concerne le budget "Charges spécifiques" de la bibliothèque. Jusqu'ici, en effet, le budget d'achat des ouvrages était alloué aux établissements d'enseignement ; ce budget va-t-il leur être retiré pour le donner exclusivement à la bibliothèque? Dans ce cas, comment feront les départements pour acheter les ouvrages dont on a besoin dans ces unités d'enseignement? Comment, enfin, seront gérées ces sommes mises à la disposition de la bibliothèque? Ma réponse à ces questions a été qu'il n'est pas dans l'intention du responsable de la bibliothèque de priver les départements de leur budget d'achat des ouvrages et des périodiques. Cependant, la bibliothèque doit avoir son propre budget qui lui permet de mettre à la disposition de tous les étudiants et professeurs de l'université toute la documentation dont ils ont besoin. Quant aux critères d'utilisation de cette somme, je préconise la création d'une commission des bibliothèques, où se trouveront réunis les utilisateurs de la bibliothèque, professeurs et étudiants représentant leurs collègues des différents établissements d'enseignement, et les cadres de la bibliothèque. Cette commission sera chargée de définir les politiques de la bibliothèque, de préparer le budget et de veiller à l'exécution des dépenses : la commission fera aussi, tous les ans, un rapport au conseil de l'université sur la gestion du budget "Charges spécifiques" de la bibliothèque. Cependant, la commission des bibliothèques n'aura qu'un rôle consultatif et ne pourra, en aucun cas, se substituer au Directeur de la bibliothèque pour gérer celle-ci. Mon désir est donc de faire participer les usagers à la gestion de la bibliothèque et d'inclure cette commission de bibliothèques dans le statut de la bibliothèque de l'université Omar Bongo.

61 ANNEXE 9 PROJET DE DECRET Portant création, organisation et attributions de la Direction générale des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise RAPPORT DE PRESENTATION J'ai l'honneur de soumettre à votre haute sanction le projet de décret ci-joint portant création, organisation et attributions de la Direction générale des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise. L'analyse succincte ci-après en fait ressortir l'économie. Le 11 novembre 1969 un décret crée au Gabon les Archives nationales et la Bibliothèque nationale. Depuis lors des progrès appréciables ont été faits dans tous les domaines, à savoir : - La recherche, le classement et la conservation de la. quasi totalité des archives d'avant l'indépendance et qui existaient au Gabon en ce moment-là ; - La récupération sous forme de microfilms d'une partie de nos archives conservées en France ; - Le versement aux Archives nationales des. papiers des premières années de 1'indépendance ; - L'acquisition d'un grand nombre de livres et de brochures parmi lesquels des livres rares et recherchés, ainsi que l'achat de plusieurs ouvrages de référence ou usuels dont certains constituent de véritables collections uniques au Gabon ; - Le service de plus de trois cents périodiques ; - L'équipement complet d'un laboratoire de photographie et de microfilm, d'un atelier de restauration de documents, d'une imprimerie intégrée et d'un atelier de reliure ; - L'installation de lecteurs de microfilms ; - La formation de plusieurs stagiaires et étudiants. Ainsi, le développement de notre institution a augmenté et accru la diversité des tâches. Il est donc nécessaire de remplacer le décret du 11 novembre 1969 par un nouveau texte qui tiendra compte notamment des relations spécifiques qui existent entre les différents services d'archives, de bibliothèques et de documentation et qui organisera et fixera les attributions de ces services.

62 Pour des raisons de simplification administrative, par économie des dépenses de fonctionnement et de celles du personnel, pour le rendement de l'institution et pour son efficacité scientifique, il conviendra de créer une seule Direction générale qui groupera les Archives nationales, la Bibliothèque nationale et la documentation gabonaise. Rappelons que le service que l'etat demande aux Archives nationales est celui de conserver les documents de la nation et de les rendre accessibles aux chercheurs. Ainsi compris, les archives représentent une importante et précieuse ressource sur le plan culturel et officiel. Sur le plan culturel, parce que les archives d'un pays constituent la source d'information essentielle pour en étudier l'évolution politique, sociale, économique et scientifique. Sur le plan officiel, parce que les archives publiques constituent la mémoire d'un gouvernement ; ainsi les documents relatifs aux richesses naturelles conservent toujours de l'intérêt pour un gouvernement quelque soit leur âge. La Bibliothèque nationale, on le sait, est un organe polyvalent'de diffusion et de conservation culturelles. Elle est chargée de recueillir, conserver et diffuser toute documentation littéraire, économique ou scientifique, historique ou contemporaine qu'elle pourra se procurer, soit par le jeu du dépôt légal, soit par acquisitions directes, legs, dons... Les fonds de la Bibliothèque nationale constituent la source principale de documentation sur la culture nationale et la culture universelle. Bénéficiant seule parmi les autres bibliothèques, du dépôt légal, elle est à ce titre, chargée d'établir et de tenir à jour la bibliographie nationale. La documentation gabonaise sera chargée essentiellement de dresser et de tenir à jour l'inventaire des documents touchant le Gabon, de rechercher les informations utiles au développement du pays dans tous les domaines, d'ordonner et de rendre accessible ces informations en vue de leur exploitation. La documentation gabonaise s'appuiera dans 1'exécution de ses tâches notamment sur les sources documentaires des Archives nationales et sur les collections de la Bibliothèque nationale. Il sera judicieux de faire dépendre la Direction générale des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise d'une institution gouvernementale aux larges pouvoirs interministériels afin qu'elle puisse exercer une action plus efficace et plus directe sur l'ensemble de l'administration d'une part, et, d'autre part, afin de ne pas faire passer trop souvent d'un département à un autre ces services qui ont besoin d'une permanence constante. Dans un pays en voie de développement ce ne peut être qu'une dépendance "directe de la Présidence de la République.

63 PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE REPUBLIQUE GABONAISE Union - Travail - Justice DECRET n /PR Portant création, organisation et attributions de la Direction générale des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise. VISA du Président de la Chambre administrative de la Cour Suprême LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE CHEF DU GOUVERNEMENT VU la Constitution ; VU les décrets n /PR et 00198/PR en date du 4 février 1978 fixant la composition du gouvernement ; VU le décret n 00866/PR du 11 novembre 1969, portant création des Archives nationales et de la Bibliothèque nationale ; VU l'arrêté n 00751/PR du 21 août 1970 autorisant le Directeur des Archives nationales à récupérer les archives administratives antérieures à 1960 ; VU le décret n 00048/PR du 18 février 1971 instituant le régime du dépôt légal ; Après avis du Comité consultatif de la fonction publique ; La Chambre administrative de la Cour Suprême consultée ; Le Conseil des ministres entendu ; ARTICLE I DECRETE : TITRE I DISPOSITIONS GENERALES La Direction des Archives nationales et de la Bibliothèque nationale est érigée en direction générale et prend le nom de Direction générale des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise, en abrégé "DGABD". Elle relève directement du Président de la République et est placée sous l'auto- 'rite hiérarchique du ministre secrétaire général de la Présidence de la République. Rattachée à la Présidence de la République, elle a une compétence interministérielle.

64 ARTICLE 2 La DGABD est confiée à un Directeur général qui est un haut fonctionnaire nommé à ce poste par décret pris en conseil des ministres. Il dispose d'un secrétariat particulier. ARTICLE 3 TITRE II ATTRIBUTIONS DU DIRECTEUR GENERAL Le Directeur général coordonne et contrôle 1'ensemble des services placés sous son autorité. Il est responsable du service technique et du service administratif et financier. Dans le cadre de la réglementation en vigueur, le Directeur général prend toutes décisions et effectue toutes opérations, propres à assurer la bonne marche des services. ARTICLE 4 Le Directeur général est 1'administrateur des crédits délégués au titre du budget de l'etat pour l'ensemble des services placés sous son autorité. ARTICLE 5 Le Directeur général perçoit les recettes produites par la vente des publications, par le laboratoire de reprographie ou par l'atelier de reliure et en assure le versement périodique au trésor. ARTICLE S Les collaborateurs immédiats du Directeur général, à savoir : - Le Directeur des Archives nationales, - Le Directeur de la Bibliothèque nationale, - Le Directeur de la documentation gabonaise, peuvent recevoir de lui, dans les limites de leurs attributions respectives, délégation partielle de pouvoir et de signature. ARTICLE 7 La Direction générale comprend : TITRE III DES SERVICES - un service administratif et financier ; - un service technique ; - une direction des Archives nationales ; - une direction de la Bibliothèque nationale ; - une direction de la documentation gabonaise.

65 CHAPITRE I LE SERVICE ADMINISTRATIF ET FINANCIER ARTICLE 8 Le service administratif et financier est dirigé nommé par décret qui dispose des bureaux ci-après : par un chef de service - le bureau du personnel ; - le secrétariat chargé d'assurer la vérification et l'enregistrement du courrier au départ et à 1'arrivée ; la correspondance confidentielle ; la dactylographie pour les divers bureaux ; le classement et la conservation des archives émanant de la DGABD ; ARTICLE 9 - le bureau de la comptabilité et du matériel chargé : 1. de la prévision annuelle des achats et commandes imputables sur las crédits délégués ; 2. de la préparation des engagements de dépenses à la signature du Directeur général ; 3. de la certification des factures des fournisseurs pour la liquidation des dépenses engagées ; 4. du classement et de la conservation des pièces comptables ; 5. du contrôle et de l'enregistrement des livraisons faites par les fournisseurs en matière d'articles et d'imprimés de bureau, de matériel et de mobilier, de produits d'entretien ; 6. de la conservation et de la distribution des fournitures de bureau. Le chef du service administratif et financier fait des propositions pour l'avancement du personnel de la DGABD. Il est chargé des affaires disciplinaires. Il assure : (a) la gestion du personnel en service à la DGABD ; (b) l'organisation et le contrôle du secrétariat ; (c) le service de la comptabilité et du matériel. C H A P I T R E II LE SERVICE TECHNIQUE ARTICLE 10 Le service technique est chargé de la reproduction et de la protection des documents et ouvrages dont la conservation est assurée par la Direction générale des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise. Le service technique est chargé en outre de la désinfection de bureaux, laboratoires, ateliers, ainsi que des magasins abritant les documents et les collections.

66 ARTICLE" 11 ARTICLE 12 Le service technique se compose : 1. D'un laboratoire de reprographie qui comprend trois sous-divisions : (a) le laboratoire pour tirages xérographiques ; (b) le laboratoire de microfilm et de photographie ; (c) la chambre noire pour le développement des épreuves ; 2. D'un atelier de restauration de documents ; 3. D'un atelier de reliure ; 4. D'une imprimerie intégrée. Le service technique est placé sous la responsabilité d'un chef de service nommé par décret. Le chef de service répartit les tâches entre les équipes et a la responsabilité générale de la discipline des laboratoires, des ateliers et de l'imprimerie. Il est responsable qualitativement et quantitativement de tous les ouvrages et documents confiés aux laboratoires et aux ateliers par les services de conservation avec lesquels il collabore pour déterminer les traitements nécessaires. C H A P I T R E III LES ARCHIVES NATIONALES ARTICLE 13 Les Archives nationales constituent une direction chargée de la conservation, du classement et de la préparation des inventaires : (a) des archives de l'ensemble de l'administration gabonaise tant des services centraux que des collectivités, des établissements publics et des sociétés d'etat ; (b) des archives d'origine privée, devenues propriétés publiques à la suite d'un transfert de propriété, notamment par convention, achat, don, legs ou reproductions d'originaux. ARTICLE 14 La direction des Archives nationales contrôle l'exercice régulier de l'action archivietique des services des administrations centrales de l'etat et des services publics. ARTICLE 15 La direction des Archives nationales donne des conseils d'ordre archivistique et des avis techniques en matière de désinfection, de restauration et de photodocumentation aux services des administrations de l'etat, aux services publics, aux organismes privés et aux particuliers qui la consultent.

67 ARTICLE 16 La direction des Archives nationales : (a) prépare et publie des inventaires, des catalogues, des guides, des monographies, et en général les travaux archivistiques se rapportant aux sources documentaires qu'elle conserve ; ARTICLE 17 ARTICLE 18 (b) constitue un fichier du patrimoine archivistique national. Les Archives nationales comprennent : 1. Les Archives générales du Gabon ; 2. Les Archives provinciales. Les Archives nationales sont placées sous l'autorité d'un directeur des Archives nationales, chef du dépôt des archives générales du Gabon, nommé par décret- ARTICLE 19 ARTICLE 20 Le Directeur des Archives nationales est assisté par : - des conservateurs d'archives, chargés en outre de l'inspection des dépôts d'archives ; - des archivistes dont huit dirigent chacun un dépôt d'archives provinciales autres que celles de la province de l'estuaire. SECTION I LES ARCHIVES GENERALES DU GABON Les archives générales du Gabon sont uniques pour tout le territoire de l'etat. Elles conservent : 1. La constitution ; 2. Le recueil original des lois, décrets et autres textes législatifs et réglementaires ; 3. Les sources documentaires des administrations, quelle qu'ait été leur nature, qui exerçaient leurs compétences sur le territoire gabonais avant la proclamation de 1'indépendance nationale ; 4. Les documents de toute nature, qu'ils soient manuscrits, dactylographiés, imprimés, sonores ou visuels émanant : (a) de l'assemblée nationale et des autres corps constitués, (b) de la Présidence de la République, (c) de la Primature, (d) des ministères et administrations centrales de l'etat, civiles et militaires,

68 (e) des services publics, (f) des juridictions de tous ordres ayant leurs sièges dans la capitale et la province de 1'estuaire ; 5. Les sources documentaires ou leurs reproductions acquises soit à la faveur de missions d'archives et de recherche effectuées à l'étranger, soit par suite d'achats, de dons, de legs ou en vertu d'échanges avec les instituts culturels du pays ou de 1'étranger ; 6. Les sources documentaires des administrations locales, civiles ou militaires, dont le ressort s'étend au territoire de la capitale et de la province de 1'estuaire ; 7. Les publications officielles éditées par les services centraux des organes législatifs, judiciaires, politiques, administratifs de l'etat et par les services publics ; 8. Les sources documentaires déposées par les notaires, par des organismes privés et par des particuliers exerçant leurs activités sur le territoire national. ARTICLE 21 SECTION II LES ARCHIVES PROVINCIALES Les archives provinciales sont instituées dans les chefs-lieux des provinces. Elles conservent : 1. Les sources documentaires des tribunaux locaux, civils et militaires dont le ressort s'étend au territoire de la province ; 2. Les sources documentaires des' administrations locales de l'etat, civiles et militaires, dont le ressort s'étend au territoire de la province ; 3. Les publications officielles éditées par les services locaux des administrations de l'etat et les services publics. ARTICLE 22 Les archives provinciales contrôlent, dans les limites de leurs compétences territoriales, sous la surveillance des conservateurs chargés d'inspection, l'exercice régulier de l'activité archivistique des services des administrations de l'etat et des services publics. ARTICLE 23 Les archives provinciales, dans les limites de leurs compétences territoriales, informent le Directeur général de la DGABD aux fins de revendiquer les sources documentaires distraites de leur dépôt et de provoquer la réintégration des documents appartenant aux services, des administrations..-de l'etat et autres services publics qui exercent localement leurs compétences. ARTICLE 24 Les archives provinciales assurent le classement et l'inventaire des sources documentaires qu'elles conservent.

69 ARTICLE 25 Les archives provinciales envoient aux archives générales les documents à reproduire et a restaurer. ARTICLE 26 ARTICLE 27 Les archives provinciales gèrent les crédits mis à leur disposition. Chaque dépôt d'archives provinciales est dirigé par un archiviste nommé par décret. ARTICLE 28 ARTICLE 29 SECTION III LE CONSEIL NATIONAL DES ARCHIVES Il est institué un Conseil national des archives composé : 1. Du ministre secrétaire général de la Présidence de la République, Président ; 2. Du Directeur général de la DGABD, Vice-Président ; 3. Du Directeur des Archives nationales, Secrétaire ; 4. D'un représentant du Président de la Cour suprême ; 5. Du Directeur général de la fonction publique ; 6. Du Directeur général de 1'administration territoriale du Ministère de 1'intérieur ; 7. D'un représentant du ministre des finances ; 8. Du Commissaire général au plan ; 9. Du Commissaire général du Centre national de la recherche scientifique et technique ; 10. Du Recteur de l'université nationale ; 11. Du Directeur de la culture et des arts ; 12. Du Directeur du Centre de documentation générale de la Sûreté nationale (CEDOC). Le Conseil national des archives : 1. Donne son avis sur les projets de loi/ les règlements et les questions de caractère général concernant le patrimoine archivistique national et l'administration des Archives nationales ; 2. Décide de la prorogation du délai de non communicabilité des séries de sources documentaires qu'il convient de garder secrètes dans l'intérêt de la défense nationale, de la politique étrangère et intérieure de l'etat, et de la vie privée des citoyens ;

70 Approuve le plan d'équipement d'archives présenté par le Directeur général ; 4. Propose l'achat à l'étranger des sources documentaires concernant l'histoire de la République et la reproduction de celles qui se trouvent dans les archives étrangères. ARTICLE 30 ARTICLE 31 ARTICLE 32 Le Conseil national des archives constitue dans son sein un Comité exécutif. Le Comité exécutif du Conseil national des archives comprend : 1. Le ministre secrétaire général de la Présidence de la République, Président ; 2. Le Directeur général de la DGABD, vice-président ; 3. Le Directeur des Archives nationales, Secrétaire ; 4. Le représentant du Président de la Cour suprême ; 5. Le Directeur général de la fonction publique ; 6. Le Commissaire général du Centre national de la recherche scientifique et technique ; 7. Le Directeur du Centre de documentation générale de la Sûreté nationale (CEDOC). Le Comité exécutif : 1. Autorise le versement des sources documentaires dans les cas prévus à l'article Autorise la communication à des fins scientifiques des séries de sources documentaires même avant 1'expiration des délais de communicabilité prévus aux articles 41 et Se prononce éventuellement, après avoir fait procéder à une inspection, sur les propositions d'élimination de documents présentés par les archives générales du Gabon et les archives provinciales. 4. Prend connaissance du rapport annuel du Directeur général au Président de la République. ARTICLE 33 Les archives générales du Gabon, et les archives provinciales peuvent proposer au Comité exécutif du Conseil national des archives, la suppression des documents qui ont été irrémédiablement détériorés par des causes naturelles ou des événements fortuits. La proposition de suppression doit être motivée et accompagnée de la liste en double exemplaire des documents intéressés. Le Comité exécutif décide, après inspection, s'il y a lieu de procéder à cette suppression. Un exemplaire de la liste, portant l'autorisation de suppression, est transmis au fichier du patrimoine archivistique national.

71 SECTION IV VERSEMENTS ET COMMUNICATION DES DOCUMENTS ARTICLE 34 Doivent être versés aux archives générales du Gabon, aux fins de conservation, de classement et d'exploitation : 1. Les sources documentaires visées aux paragraphes 1 et 2 de 1'article 20 après leur publication dans le Journal officiel et aux recueils prévus à cet effet ; 2. Les sources documentaires visées aux paragraphes 4 et 6 de l 1 article 20 relatives aux affaires closes depuis plus de dix ans ; 3. Les documents des notaires depuis plus de 100 ans ; 4. " Deux exemplaires de toutes publications officielles, visées au paragraphe 7 de l'article 20, y compris les publications de caractère confidentiel ou destinées à l'usage interne des services. ARTICLE 35 Doivent être versés dans les archives provinciales selon les mêmes dispositions arrêtées à l'article 34 : ARTICLE Les sources documentaires visées aux paragraphes 1 et 2 de l'article 21 ; 2. Deux exemplaires des publications visées au paragraphe 3 du susdit article 21. Le Directeur général de la DGABD peut, sur avis favorable du Comité exécutif, accepter le versement des sources documentaires visées au paragraphe 2 de l'article 34 et 1 de l'article 35, même si elles sont plus récentes, et en général les sources de toutes sortes : 1. Quand il apparaît expédient de les conserver dans les services de 1'administration des archives en raison de leur caractère particulièrement secret ou des références qu'elles comportent à des personnes vivantes ; ARTICLE Quand il existe un danger de dispersion ou de détérioration. Il appartient aux chefs des services, collectivités et établissements publics d'apprécier le délai pendant lequel ils doivent conserver leurs dossiers d'archives dans leurs propres locaux, lorsque ce délai dépassera dix ans, il devra être justifié par les nécessités du service. Le Directeur général de la DGABD peut soumettre les cas litigieux au Comité exécutif du Conseil national des archives. ARTICLE 38 Dans le cas où une administration, un service ou un établissement public vient à disparaître, ses documents, s'ils ne sont pas recueillis par l'administration, le service ou l'établissement qui lui succède, sont obligatoirement et sans délai versés aux archives générales du Gabon ou aux archives provinciales, suivant les cas.

72 ARTICLE 39 Tout versement doit être accompagné d'un bordereau en double exemplaire dont l'un, signé par le Directeur des archives nationales, est remis au service versant pour décharge. ARTICLE 40 Les documents versés sont conservés dans les bâtiments appropriés, spécialement équipés contre les intempéries, la poussière, les agents biologiques et les sinistres. ARTICLE 41 Les sources documentaires conservées dans les archives générales du Gabon et les archives provinciales peuvent être consultées sur demande, avec l'autorisation du Directeur général, quand elles sont âgées de plus de trente ans. ARTICLE 42 Les documents concernant les procédures criminelles sont librement communicables cinquante ans après la conclusion du procès. Ce délai est applicable aussi aux sources documentaires qui concernent : ARTICLE 43 - la vie privée des particuliers ; - les documents confidentiels concernant la diplomatie, la défense nationale et la sûreté nationale. Le délai de libre communication des documents peut être réduit exceptionnellement dans un but scientifique, en faveur de certains chercheurs avec l'accord du service versant et l'avis du Directeur général. En ce qui concerne les documents confidentiels, l'autorisation est accordée par le Président de la République. ARTICLE 44 Chaque service, collectivité ou établissement public a droit à la communication avec déplacement des documents qu'il a versés. Les communications aux particuliers se font uniquement sur place. ARTICLE 45 Les donateurs et les particuliers qui déposent, laissent en héritage ou lèguent leurs sources documentaires â l'administration des Archives nationales peuvent se réserver la possibilité d'en obtenir gratuitement des reproductions et interdire la communication de tout ou partie des sources documentaires qu'ils jugent secrètes, tant qu'elles n'ont pas vingt ans d'âge." ARTICLE 46 A titre provisoire, les archives des administrations publiques qui, aux termes de l'article 35 doivent être versées aux archives provinciales, seront versées aux archives générales jusqu'à l'affectation de locaux aux archives provinciales.

73 CHAPITRE IV LA BIBLIOTHEQUE NATIONALE ARTICLE 47 La Bibliothèque nationale, érigée en direction, a pour fonction l'acquisition, la conservation et la mise à la disposition du public de toute la production nationale imprimée et des principales publications étrangères obtenues soit par achat, soit par échange ou par don. ARTICLE 48 ARTICLE 49 La Direction de la Bibliothèque nationale est chargée en outre ; - de la gestion du dépôt légal tel qu'il est institué par le décret n 00048/PR du 18 février 1971 ; - de la constitution d'un centre d'information bibliographique sur toutes les collections des bibliothèques du pays ; - de la publication d'une bibliographie nationale ; - de l'organisation et de la gestion du service d'échanges de publications. La Bibliothèque nationale comprend : 1. Le Bureau des entrées qui enregistre toutes les publications, microfilms et documents sonores où visuels, arrivant à la Bibliothèque nationale ; 2. La Section des échanges de publications qui est chargée, d'une part, de mettre au point des moyens d'échange d'ouvrages entre les bibliothèques du pays, et d'autre part, de conclure des accords avec les bibliothèques et organismes étrangers pour 1'échange des publications ; Les publications destinées aux échanges proviennent : (a) du dépôt légal ; (b) du dépôt en dix exemplaires, remis dès leur parution à la Bibliothèque nationale, de toutes publications officielles et de tous documents gouvernementaux,, parlementaires et administratifs ; Les publications reçues par la section des échanges de publications comprennent notamment : les livres, journaux, périodiques, cartes et plans, photographies, microcopies, oeuvres musicales et tous autres documents graphiques ; 3. La section des imprimés qui est responsable de la sélection, de l'acquisition et de la conservation de la documentation qui se présente sous forme d'imprimés, à l'exclusion des publications périodiques ; 4. La section des périodiques qui a le même rôle que la section des imprimés mais en ce qui concerne les journaux, revues et toutes publications qui paraissent à intervalles réguliers pour une période indéfinie ; 5. La section des cartes et plans ; 6. La section des documents spéciaux qui traite des documents tels que : affiches, estampes, microfilms, disques et documents audiovisuels ;

74 La section de la bibliographie qui comprend : (a) le Bureau de catalogage, chargé : - de l'établissement des fiches, - de la constitution des fichiers qui sont mis à la disposition du public, - de la classification des livres et autres documents. (b) le Bureau de la bibliographie nationale, chargé de publier périodiquement le catalogue de toute la production nationale imprimée, ainsi que de toute la production étrangère imprimée concernant le Gabon. 8. La Régie du dépôt légal qui fonctionne conformément au décret n 00048/PR du 18 février ARTICLE 50 ARTICLE 51 La Bibliothèque nationale est dirigée par un Directeur nommé par décret. Le Directeur de la Bibliothèque nationale est assisté par les responsables des différents services, nommés également par décret. ARTICLE 52 Il est institué un Conseil de la Bibliothèque nationale chargé d'en éclairer les activités. Il se compose : ARTICLE Du ministre secrétaire général de la Présidence de la République, Président ; 2. Du Directeur général de la DGABD, Vice-Président ; 3. Du Directeur de la Bibliothèque nationale, Secrétaire ; 4. Du Directeur général de la fonction publique ; 5. Du Directeur général des finances ; 6. Du Commissaire général au plan ; 7. Du Commissaire général du Centre national de la recherche scientifique et technique ; 8. Du Directeur de la Bibliothèque universitaire ; 9. Du Directeur de la culture et des arts. Les collections de la Bibliothèque nationale sont consultées sur place. C H A P I T R E V LA DOCUMENTATION GABONAISE ARTICLE 54 La documentation gabonaise qui constitue l'une des trois directions de la DGABD a pour fonction essentielle, la centralisation et la mise à la disposition du

75 public d'une documentation aussi variée et complète que possible et, en particulier, de toutes informations sur le Gabon émanant aussi bien des publications imprimées que des documents de toute nature, produits au Gabon ou à l'étranger. ARTICLE 55 A cet effet, la documentation gabonaise est chargée : - de constituer une bibliothèque spécialisée sur le Gabon ; - de rechercher, sélectionner, classer et conserver toutes informations documentaires, aux fins de présenter aux chercheurs des dossiers portant sur un ensemble de sujets ou un sujet particulier concernant le Gabon ; - d'établir et de mettre à jour le fichier informatique de la DGABD ; - de publier et de diffuser des études sur le Gabon. La documentation gabonaise reçoit : (a) Les publications attribuées normalement à la Bibliothèque nationale au titre du dépôt légal ; (b) Tous les documents, études et rapports ayant une diffusion restreinte ou pas, produits par les services administratifs et gouvernementaux, ainsi que par les organismes placés sous tutelle de l'etat ; (c) Les reproductions des principaux articles de journaux et revues publiés à l'étranger et concernant le Gabon. ARTICLE 56 La documentation gabonaise comprend : 1. Une bibliothèque contenant, outre les publications et documents cités â l'article 55, les ouvrages spécialisés relatifs à la science de l'information et de la documentation ; 2. Une photothèque ; 3. Une phonothèque ; 4. Une section des recherches bibliographiques qui a pour fonction essentielle d'assurer une information bibliographique au public ; 5. Une section des recherches documentaires qui a pour but : (a) la constitution et la mise à jour des dossiers sur l'actualité politique, économique, sociale, culturelle et scientifique du Gabon ; (b) l'analyse des ouvrages et articles de périodiques nationaux et étrangers concernant toute documentation sur le Gabon ; 6. Une section des publications chargée de préparer, de publier et de diffuser des monographies, des notes et études documentaires relatives à l'actualité gabonaise.

76 ARTICLE 57 La documentation gabonaise est placée sous l'autorité d'un Directeur nommé par décret. ARTICLE 58 Le Directeur de la documentation gabonaise est secondé par les responsables des différents services, nommés également par décret. ARTICLE 59 Il est institué un Conseil de la documentation gabonaise chargé d'en orienter les activités. Ce conseil est présidé par le ministre secrétaire général de la Présidence de la République. Il est composé des membres ci-après : ARTICLE 60 - le Directeur général de la DGABD, Vice-Président ; - le Directeur de la documentation gabonaise, Secrétaire ; - le Directeur général de la fonction publique ; - le Directeur général des finances ; - le Commissaire général au plan ; - le Commissaire général du Centre national de la recherche scientifique et technique ; - le Directeur des Archives nationales ; - le Directeur de la Bibliothèque nationale ; - le Directeur de la culture et des arts. Les communications des dossiers et des collections de la documentation gabonaise se font sur place. ARTICLE 61 TITRE IV DISPOSITIONS DIVERSES Les modalités de fonctionnement de la DGABD en ce qui concerne notamment : l'admission aux salles de lecture ; les jours et heures d'ouverture ; la reproduction des documents ; l'utilisation des microfilms, de la photothèque et de la phonothèque ; le service de la reliure ; feront l'objet d'un règlement ultérieur. ARTICLE 62 Dans le cas de fautes professionnelles commises par les agents des archives, telles que l'aliénation ou la destruction d'archives publiques, élimination irrégulière de documents dans les dépôts dépendant de la Direction des Archives nationales, communication ou divulgation irrégulière de documents, des sanctions disciplinaires seront prises suivant les règles en vigueur dans la fonction publique, sans préjudice des poursuites judiciaires qui pourraient être intentées. ARTICLE 63 Sont abrogées toutes dispositions antérieures contraires au présent décret qui sera enregistré, publié au Journal officiel de la République gabonaise et communiqué partout où besoin sera. Fait à Libreville, le

77 ANNEXE 10 PROPOSITION D'AMENDEMENT AU PROJET DE DECRET N /PR PORTANT CREATION, ORGANISATION ET ATTRIBUTIONS DE LA NOUVELLE DIRECTION GENERALE DES ARCHIVES NATIONALES, DES BIBLIOTHEQUES ET DES SERVICES DE DOCUMENTATION (DGABD) (présenté par le consultant) TITRE I ARTICLE 1 La Direction générale des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise créée par le décret n /PR prend le nom de DIRECTION GENERALE DES ARCHIVES NATIONALES, DES BIBLIOTHEQUES ET DES SERVICES DE DOCUMENTATION. Son sigle demeure DGABD. (Le reste sans changement). ARTICLE 2 ARTICLE 3 (Sans changement). TITRE II (Supprimer : "Il est responsable du Service technique et du Service administratif et financier"). (Ajouter) : Il est assisté d'un Directeur adjoint qui assume les responsabilités du Directeur général pendant son absence. D'une manière générale, il seconde le Directeur général dans toutes ses activités professionnelles ou de représentation et veille à faire exécuter les tâches administratives de la DGABD. ARTICLES 4 et 5 ARTICLE 6 (Sans changement). (Ajouter à la liste des collaborateurs immédiats du Directeur général) : - Le Directeur général adjoint - Le Directeur des bibliothèques publiques et scolaires - Le Directeur de la documentation et des bibliothèques spécialisées - Le Chef des services administratifs et financiers - Le Chef des services techniques

78 TITRE III ARTICLE 7 (Ajouter) : - Une Direction des bibliothèques publiques et scolaires - Une Direction de,1a documentation et des bibliothèques spécialisées CHAPITRE I ARTICLES 8 et 9 (Sans changement). CHAPITRE II ARTICLE 10 (Ajouter après les deux premiers paragraphes). Au niveau national, le Service technique sera chargé de tous les travaux dont ne seront pas capable techniquement les services provinciaux dépendant de la nouvelle DGABD : reliure, tirages xérographiques et offset, multigraphie des fiches de catalogues, etc. ARTICLES 11 et 12 (Sans changement). CHAPITRE III ARTICLES 13 à 46 (Sans changement, sauf à l'article 28 : dans la composition du Conseil natio-, nal des archives, il faut ajouter les Directeurs des nouvelles directions de la DGABD). CHAPITRE IV ARTICLES 47 à 53 (Sans changement, sauf à l'article 52 : dans la composition du Conseil de la Bibliothèque nationale il faut ajouter les Directeurs des nouvelles directions de la DGABD). CHAPITRE V ARTICLE 54 (Sans changement).

79 ARTICLE 55 (Modification du (a)) : Eventuellement, au cas où la documentation gabonaise et la Bibliothèque nationale ne seraient pas dans le même bâtiment, un exemplaire des publications attribuées normalement à la Bibliothèque nationale au titre du dépôt légal. ARTICLES 56 à 60 (Sans changement) sauf à l'article 59. Dans la composition du Conseil de la documentation gabonaise, il faut ajouter les Directeurs des nouvelles directions de la DGABD. CHAPITRE VI (nouveau) ARTICLE 61 (nouveau) DIRECTION DE LA DOCUMENTATION ET DES BIBLIOTHEQUES SPECIALISEES La Direction de la documentation et des bibliothèques spécialisées qui constitue l'une des cinq directions de la DGABD a pour fonction essentielle : - l'étude de la planification du développement des services de documentation et des bibliothèques spécialisées, en veillant plus particulièrement à créer une coopération étroite entre les services - l'organisation technique harmonisée des services de documentation et des bibliothèques spécialisées en décidant toute action en faveur de l'application des normes internationales dans le domaine de l'information - la préparation des études indispensables à l'introduction de la technologie moderne dans le réseau et la mise au point du projet qui, le moment venu, devra être remis au Directeur général pour décision - l'aide éclairée auprès de tous les responsables et chefs de service, pour que le recrutement et la formation du personnel chargé de travailler dans les services de documentation et les bibliothèques spécialisées, soit fait en fonction de leur spécialisation antérieure. Elle doit être autant que possible, la même que celle du service de documentation ou de la bibliothèque spécialisée dont ils auront la responsabilité. ARTICLE 62 (nouveau) La Direction de la documentation et des bibliothèques spécialisées est placée sous l'autorité d'un Directeur nommé par décret. ARTICLE 63 (nouveau) Les responsables des différents services qui seront précisés ultérieurement, seront également nommés par décret. ARTICLE 64 (nouveau) Il est institué un conseil de la Direction de la documentation et des bibliothèques spécialisées. Ce conseil est présidé par le ministre secrétaire général de la Présidence de la République. Il est composé des membres ci-après : - le Directeur général de la DGABD, Vice-Président

80 le Directeur de la Direction de la documentation et des bibliothèques spécialisées, Secrétaire - le Directeur général de la fonction publique - le Directeur général des finances - le Commissaire général au plan - le Commissaire général du CENAREST - le Directeur de la Bibliothèque universitaire - le Directeur des Archives nationales - le Directeur de la Bibliothèque nationale - le Directeur des bibliothèques publiques et scolaires CHAP ITRE VII (nouveau) ARTICLE 65 (nouveau) DIRECTION DES BIBLIOTHEQUES PUBLIQUES ET SCOLAIRES La Direction des bibliothèques publiques et scolaires, qui constitue l'une des cinq directions de la DGABD a pour fonctions - essentielles : - de définir le type de bibliothèques publiques et scolaires les mieux adaptées aux besoins du peuple et des enfants,.ainsi que les rapports que ces bibliothèques doivent avoir entre elles, de favoriser l'organisation et la planification du développement des bibliothèques publiques et scolaires au niveau national - de former les bibliothécaires de bibliothèques publiques et scolaires et de sensibiliser le gouvernement sur la nécessité d'introduire dans la formation des enseignants de tous niveaux, la bibliothéconomie des bibliothèques publiques et scolaires - de participer par des colloques, des expositions, des publications, des émissions à la RTG à toutes les campagnes qui seront organisées au Gabon, en Afrique et dans le monde, en faveur du livre, des manuels scolaires, de l'enfance, de l'alphabétisation, etc. ARTICLE 66 (nouveau) La Direction des bibliothèques publiques et scolaires est placée sous l'autorité d'un directeur nommé par décret. ARTICLE 67 (nouveau) Les responsables des différents services-, qui seront précisés ultérieurement seront également nommés par décret. ARTICLE 68 (nouveau) Il est institué un conseil de la Direction des bibliothèques publiques et scolaires. Ce conseil est présidé par le ministre secrétaire général de la Présidence de la République. Il est composé des membres ci-après : - le Directeur général de la DGABD, Vice-Président - le Directeur de la Direction des bibliothèques publiques et scolaires, Secrétaire - le Directeur général de la fonction publique

81 le Directeur général des finances - le Commissaire général au plan - le Directeur général de 1'éducation nationale - le Directeur général de la culture et des arts - le Directeur des Archives nationales - le Directeur de la Bibliothèque nationale - le Directeur de la documentation et des bibliothèques spécialisées. CHAPITRE VIII (nouveau) DU COMITE CONSULTATIF ARTICLE 69 (nouveau) Il est institué auprès du Directeur général de la DGABD, un Comité consultatif composé des représentants des organismes gouvernementaux concernés et des institutions de recherche et de développement. La représentation doit toujours y être assurée à un niveau élevé afin que chacun puisse engager sa responsabilité dans toute la mesure du possible. ARTICLE 70 (nouveau) Le Comité consultatif sera réuni sur proposition du Directeur général de la DGABD, à la DGABD, à la place des conseils spécifiques à chaque directeur, toutes les fois que les problèmes en discussion seront généraux et intéresseront soit la DGABD tout entière, soit plusieurs de ses directions. Ses réunions seront préparées par des réunions préliminaires de commissions professionnelles ad hoc, qui sous la présidence du Directeur général ou du Directeur concerné, étudieront les points techniques de l'ordre du jour de la réunion du Comité consultatif. Le secrétaire de la commission préparera un rapport qui sera lu lors de la réunion du Comité consultatif. ARTICLE 71 (nouveau) La composition du Comité consultatif est la suivante :. - Ministre secrétaire général de la Présidence de la République, Président - Directeur général de la DGABD, Vice-Président - Président de la Cour suprême - Directeur général de la fonction publique - Directeur général des finances - Commissaire général au plan - Directeur général de 1'éducation nationale - Directeur de la culture et des arts - Recteur de l'université nationale - Directeur des Archives nationales - Directeur de la Bibliothèque nationale - Directeur de la Direction de la documentation et des bibliothèques spécialisées - Directeur de la Direction des bibliothèques publiques et scolaires Le secrétariat des réunions sera assumé par roulement par les directeurs de la - DGABD.

82 TITRE IV DISPOSITIONS DIVERSES ARTICLE 72 (ancien 61) (Ajouter après le service de la reliure) : l'organisation de stages professionnels, la formation continue, etc. feront l'objet d'un règlement ultérieur. ARTICLE 73 (nouveau) Un corps d'inspecteurs des archives, des bibliothèques et des services de documentation sera créé lorsqu'il deviendra nécessaire. En attendant, le Directeur général et les directeurs de la DGABD, feront fonction d'inspecteurs. ARTICLE 74 (ancien 62) (Sans changement).

83 ANNEXE 11 PROJET DE DECRET fixant les statuts particuliers du personnel des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE REPUBLIQUE GABONAISE Union - Travail - Justice DECRET n c /PR/MFP Fixant les statuts particuliers du personnel des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise VISA du Président de la Chambre administrative de la Cour suprême LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE CHEF DU GOUVERNEMENT VU la Constitution ; VU les décrets n 00197/PR et n 00198/PR en date du 4 février 1978 fixant la composition du gouvernement ; VU la loi n 002 du 4 juin 1977 fixant le Statut général de la fonction publique ;. VU le décret n /PR du portant création, organisation et attributions de la Direction générale des archives nationales, dé la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise ; Après avis du Comité consultatif de la fonction publique ; La Chambre administrative de la Cour suprême consultée ; Le Conseil des ministres entendu ; ARTICLE 1 DECRETE : Le présent décret, pris en application de l'article 5 de la loi n 002 susvisée, fixe les statuts particuliers du personnel fonctionnaire appartenant aux Archives nationales, à la Bibliothèque nationale et à la documentation gabonaise.

84 CHAPITRE I ARTICLE 2 DISPOSITIONS GENERALES ET COMMUNES AU PERSONNEL DES ARCHIVES NATIONALES, DE LA BIBLIOTHEQUE NATIONALE ET DE LA DOCUMENTATION GABONAISE.. SECTION I HIERARCHIE Le personnel des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise est réparti en deux groupes de corps : - Les corps du personnel de l'administration des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise ; - Les corps du personnel des services techniques des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise. ARTICLE 3 Le personnel de 1*administration des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise est constitué comme suit : HIERARCHIE CORPS GRADE A 1 1. Conservateurs d'archives Grade sup. Grade inf. Conservateur principal d'archives Conservateur d'archives 2. Conservateurs de la Bibliothèque nationale 3. Documentalistes Grade sup. : Conservateur principal de la Bibliothèque nationale Grade Inf. : Conservateur de la Bibliothèque nationale Grade sup. : Documentaliste principal Grade inf. : Documentaliste A 2 1. Archivistes Grade sup. Grade inf. Archiviste principal Archiviste 2. Bibliothécaires Grade sup. Grade inf. Bibliothécaire principal Bibliothécaire 3..Documentalistes adjoints Grade sup. Grade inf. Documentaliste adjoint principal Documentaliste adjoint

85 HIERARCHIE CORPS GRADE Sous-Archivistes 2. Sous-Bibliothécaires Grade sup. Grade inf. Grade sup. Grade inf. Sous-archiviste principal Sous-archiviste Sous-bibliothécaire principal Sous-bibliothécaire B 2 1. Aides-archivistes 2. Aides-bibliothécaires 3. Aides-documentalistes Grade sup. Grade inf. Grade sup. Grade inf. Grade sup. Grade inf. Aide-archiviste principal Aide-archiviste Aide-bibliothécaire principal Aide-bibliothécaire Aide-documentaliste principal Aide-documentaliste ARTICLE 4 Le personnel des services techniques des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise est constitué comme suit : A 2 Chefs de laboratoire de reprographie Grade sup. Grade inf. Chef de laboratoire principal de reprographie Chef de laboratoire de reprographie Restaurateurs de documents Grade sup. Grade inf. Restaurateur principal de documents Restaurateur de documents 3. Relieurs Grade sup. : Relieur principal Grade inf. : Relieur

86 B 1 1 Opérateurs photographes 2. Restaurateurs adjoints de documents Grade sup. : Opérateur photographe principal Grade inf. : Opérateur photographe Grade sup. : Restaurateur adjoint principal de documents Grade inf. : Restaurateur adjoint de documents 3. Relieurs adjoints Grade sup. Grade inf. Relieur adjoint principal Relieur adjoint B 2 Aides-opérateurs photographes Grade sup. Grade inf. Aide-opérateur photographe principal Aide-opérateur photographe Aides-restaurateurs de documents Grade sup. Grade inf. Aide-restaurateur principal de documents Aide-restaurateur de documents 3. Aides-relieurs Grade sup. Grade inf. Aide-relieur principal Aide-relieur SECTION II FONCTIONS ARTICLE 5 Les fonctions de direction, de commandement, de conception et d'inspection sont exercées exclusivement par les fonctionnaires de la catégorie A (hiérarchies 1 et 2), les fonctions d'exécution, variables suivant le classement hiérarchique des intéressés, incombant aux agents appartenant à la catégorie B. ARTICLE 6 SECTION III RECRUTEMENT DIRECT ET PROFESSIONNEL Pour l'accès à chacun des corps définis aux articles 2 et 4 ci-dessus, le recrutement se fait sur concours ou sur titre. Toutefois, il peut être exceptionnellement procédé au recrutement direct sur titre, sans concours, lorsque le nombre des candidats détenteurs de titres ou diplômes exigés pour le concours est inférieur ou égal au nombre des postes à pourvoir.

87 De même, le recrutement sur titre est de règle lorsque le titre ou diplôme détenu par le candidat est d'un degré supérieur à celui exigé pour pouvoir se présenter au concours de recrutement dans le corps, à condition que le nombre des candidats audit concours soit inférieur ou égal au nombre des postes à pourvoir. ARTICLE 7 Les modalités d'organisation et le programme des concours prévus pour le recrutement direct ou le recrutement professionnel dans les corps des fonctionnaires des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise, font l'objet d'un arrêté pris sur proposition conjointe du ministre secrétaire général de la Présidence de la République et du ministre de la fonction publique. ARTICLE 8 SECTION IV AVANCEMENT Les conditions générales d'avancement de classe et d'échelon sont fixées par l'article 67 du statut général. Pour l'application de l'article 71 du statut général, il est précisé, en ce qui concerne 1'avancement de classe, que seul l'avancement au choix est subordonné à l'inscription à un tableau d'avancement. L'avancement de classe, après 4 ans d'ancienneté dans l'échelon le plus élevé de la classe, est automatique. La proportion des fonctionnaires proposables au choix pour la classe supérieure est fixée à 25 % des promouvables à l'ancienneté. ARTICLE 9 SECTION V RECLASSEMENT Les reclassements qui interviennent à la suite des promotions prévues à l'article 42 du statut général des fonctionnaires se feront dans les conditions suivantes : 1. Lorsque le fonctionnaire sera reclassé à un indice égal à celui qu'il détenait dans sa catégorie précédente, il conserve l'ancienneté acquise dans l'échelon correspondant à cet indice. 2. Lorsque le fonctionnaire sera reclassé à un indice supérieur à celui qu'il détenait dans sa catégorie précédente, l'ancienneté qu'il possédait dans l'échelon sera : - conservée si le gain d'indice est inférieur ou égal à 10 points ; - diminuée de moitié si le gain d'indice est compris entre 11 et 25 points inclus ; - annulée si le gain d'indice est supérieur à 25 points.

88 -BI SECTION VI ECHELONNEMENTS INDICIAIRES ARTICLE 10 Les échelonnements indiciaires applicables au personnel des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise définis aux articles 3 et 4 sont fixés par le décret n 35/PR/MFP-CTA du 30 janvier 1968, portant échelonnements indiciaires dans la fonction publique gabonaise et les textes modificatifs subséquents. ARTICLE 11 SECTION VII DISPOSITIONS DIVERSES Les fonctionnaires de la Direction générale des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise, bénéficient de la prime de technicité créée par le décret 329/PR du 6 juillet 1967 dont les modalités d'attribution feront l'objet d'un texte ultérieur. ARTICLE 12 Les membres du personnel des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise peuvent bénéficier périodiquement de cours, séminaires et conférences de perfectionnement et de mise à jour. ARTICLE 13 Tout agent devra s'engager à ne pas communiquer ou divulguer, sans autorisation, les informations ou les documents confidentiels de quelque nature qu'ils soient dont il pourrait avoir connaissance dans l'exercice de ses fonctions. Toute violation de secret entraînera pour l'agent qui s'en sera rendu coupable, des sanctions disciplinaires, sans préjudice des poursuites judiciaires éventuelles. CHAPITRE II ARTICLE 14 DISPOSITIONS PROPRES AU CORPS DU PERSONNEL DE L'ADMINISTRATION DES ARCHIVES NATIONALES, DE LA BIBLIOTHEQUE NATIONALE ET DE LA DOCUMENTATION GABONAISE SECTION I PERSONNEL DE LA HIERARCHIE A I Les corps des fonctionnaires de l'administration des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise appartenant à la hiérarchie A I comportent un grade supérieur et un grade inférieur, tel qu'il ressort de l'article 3 du présent décret.

89 ARTICLE 15 Le grade inférieur comporte : - une troisième classe avec deux échelons et un échelon stagiaire ; - une deuxième classe avec deux échelons ; - une première classe avec deux échelons ; - une classe exceptionnelle avec un seul échelon. Le grade supérieur, sans classe, comprend trois échelons. L'effectif des fonctionnaires pouvant appartenir au grade supérieur est limité à 25 % de l'effectif total du corps. ARTICLE 16 Aucune distinction entre les sexes n'est faite en ce qui concerne l'accès à ces différents corps. ARTICLE 17 Peuvent seuls être nommés aux grades de conservateurs et documentalistes, les candidats ayant satisfait aux examens de sortie d'une école supérieure spécialisée agréée par le gouvernement. ARTICLE 18 Il n'y a pas de concours professionnel pour le recrutement du personnel de la hiérarchie A I de l'administration des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise. ARTICLE 19 Sous réserve des dispositions de l'article 21 du statut général, peuvent seuls être proposables au grade supérieur de leurs corps, les conservateurs d'archives, les conservateurs de la Bibliothèque nationale et les documentalistes comptant, d'une part, 30 mois d'ancienneté dans le deuxième échelon de la première classe, d'autre part, 15 ans de services administratifs effectifs dans les conditions fixées respectivement à l'article 15 du présent décret et au chapitre 2 du titre 4 du statut général. ARTICLE 20 SECTION II PERSONNEL DE LA HIERARCHIE A 2 Les corps des fonctionnaires de l'administration des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise appartenant à la hiérarchie A 2 comportent un grade supérieur et un grade inférieur, tel qu'il ressort de l'article 3 du présent décret. Le grade inférieur comporte : - une troisième classe avec deux échelons et un échelon stagiaire ; - une deuxième classe avec deux échelons ;

90 ARTICLE 21 - une première classe avec deux échelons ; - une classe exceptionnelle avec un seul échelon. Le grade supérieur, sans classe, comprend trois échelons. L'effectif des fonctionnaires pouvant appartenir au grade supérieur est limité à 30 % de l'effectif du corps. ARTICLE 22 Aucune distinction entre les sexes n'est faite en ce qui concerne l'accès à ces différents corps. ARTICLE 23 Peuvent seuls être nommés dans les corps des archivistes, bibliothécaires et documentalistes adjoints, les candidats ayant satisfait aux examens de sortie d'une école spécialisée agréée par le gouvernement. ARTICLE 24 Outre les promotions décidées par le chef de l'etat en vertu des dispositions prévues à l'article 21 du statut général, le recrutement des archivistes, bibliothécaires et documentalistes adjoints, à titre professionnel, peut s'effectuer par voie de concours professionnel dans les conditions fixées aux articles 36 à 39 du statut général, ou par inscription sur liste d'aptitude, dans la limite de 25 % des emplois vacants, parmi les fonctionnaires suivants appartenant à la hiérarchie B I : ARTICLE 25 (a) Sous-archivistes (b) Sous-bibliothécaires (c) Sous-documentalistes. Sous réserve des dispositions de l'article 21 du statut général, peuvent être proposables au grade supérieur de leurs corps, les archivistes, les bibliothécaires et les documentalistes adjoints comptant, d'une part, 30 mois d'ancienneté dans le deuxième échelon de la première classe, d'autre part, 15 ans de services administratifs effectifs, dans les conditions fixées respectivement à l'article 21 du présent décret et au chapitre 2 du titre 4 du statut général. SECTION III PERSONNEL DE LA HIERARCHIE B I ARTICLE 26 La carrière des fonctionnaires de l'administration des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise, appartenant à la hiérarchie B I comporte un grade inférieur et un grade supérieur, tel qu'il ressort de "l'article 3 du présent décret.

91 ARTICLE 27 Le grade inférieur comporte : - une troisième classe avec deux échelons et un échelon stagiaire ; - une deuxième classe avec deux échelons ; - une première classe avec deux échelons ; - une classe exceptionnelle avec un seul échelon. Le grade supérieur, sans classe, comprend trois échelons. L'effectif des fonctionnaires pouvant appartenir au grade supérieur, est limité à 30 % de l'effectif total du corps. ARTICLE 28 Aucune distinction n'est faite entre les deux sexes en ce qui concerne l'accès à ces différents corps. ARTICLE 29 Les fonctionnaires de la hiérarchie B I, appartenant aux corps des fonctionnaires de l'administration des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise sont recrutés à la suite d'un concours ouvert aux titulaires de l'un des diplômes suivants : ARTICLE 30 (a) baccalauréat de l'enseignement secondaire ou un diplôme équivalent ; (b) capacité en droit. Outre les promotions décidées par le chef de l'etat en vertu des dispositions prévues à l'article 21 du statut général, le recrutement des sous-archivistes, sousbibliothécaires et sous-documentalistes peut se faire par voie de concours professionnel, dans les conditions fixées aux articles 36 à 39 du statut général, ou par inscription sur liste d'aptitude, dans la limite de 25 % des emplois vacants, parmi les fonctionnaires suivants appartenant à la hiérarchie B 2 : ARTICLE 31 - Aides-archivistes - Aides-bibliothécaires - Aides-documentalistes. Sous réserve des dispositions de l'article 21 du statut général, peuvent seuls être proposables au grade supérieur de leurs corps, les sous-archivistes, sous-bibliothécaires et sous-documentalistes appartenant â la première classe et comptant, d'une part, 30 mois d'ancienneté dans le deuxième échelon de cette classe, d'autre part 15 ans de services administratifs effectifs, dans les conditions fixées respectivement à l'article 27 du présent décret et au chapitre 2 du titre 4 du statut général.

92 SECTION IV PERSONNEL DE LA HIERARCHIE B 2 ARTICLE 32 Les corps des fonctionnaires de l'administration des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise appartenant à la hiérarchie B 2 comportent un grade inférieur et un grade supérieur, tel qu'il ressort de l'article 3 du présent décret. ARTICLE 33 Le grade inférieur comporte : - une troisième classe avec deux échelons et un échelon stagiaire ; - une deuxième classe avec deux échelons ; - une première classe avec deux échelons ; - une classe exceptionnelle avec un seul échelon. Le grade supérieur, sans classe, comprend trois échelons. L'effectif des fonctionnaires pouvant appartenir au grade supérieur est limité à 40 % de l'effectif total du corps. ARTICLE 34 Aucune distinction n'est faite entre les deux sexes en ce qui concerne l'accès à ces différents corps. ARTICLE 35 Les fonctionnaires de la hiérarchie B 2, appartenant aux corps de l'administration des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise, sont recrutés à la suite d'un concours ouvert aux titulaires du BEPC. ARTICLE 36 Il n'y a pas de recrutement à titre professionnel pour les corps des fonctionnaires de l'administration des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise appartenant à la hiérarchie B 2. ARTICLE 37 Sous réserve des dispositions de l'article 21 du statut général, peuvent seuls être proposables pour le grade supérieur de la hiérarchie B 2 les aides-archivistes, les aides-bibliothécaires et les aides-documentalistes appartenant à la première classe et comptant, d'une part, 30 mois d'ancienneté dans le deuxième échelon de cette classe, d'autre part, 15 ans de services administratifs effectifs, dans les conditions fixées respectivement à l'article 33 du présent décret et au chapitre 2 du titre 4 du statut général.

93 CHAPITRE III DISPOSITIONS PROPRES AUX CORPS DU PERSONNEL DES SERVICES TECHNIQUES ARTICLE 38 SECTION I PERSONNEL DES SERVICES TECHNIQUES DE LA HIERARCHIE A 2 Les corps des fonctionnaires des services techniques appartenant à la hiérarchie A 2 comportent un grade supérieur et un grade inférieur, tel qu'il ressort de l'article 4 du présent décret. ARTICLE 39 Le grade inférieur comporte : - une troisième classe avec deux échelons et un échelon stagiaire ; - une deuxième classe avec deux échelons ; - une première classe avec deux échelons ; - une classe exceptionnelle avec un seul échelon. Le grade supérieur, sans classe, comprend trois échelons. L'effectif des fonctionnaires pouvant appartenir au grade supérieur est limité à 30 % de l'effectif du corps. ARTICLE 40 Aucune distinction entre les sexes n'est faite en ce qui concerne l'accès a ces différents corps. ARTICLE 41 Il n'y a pas de recrutement direct pour les corps des fonctionnaires des services techniques appartenant à la hiérarchie A 2. ARTICLE 42 Outre les promotions décidées par le chef de l'etat, en vertu des dispositions prévues à l'article 21 du statut général, le recrutement des chefs de laboratoire de reprographie, des restaurateurs de documents, des relieurs, s'effectue par voie de concours professionnel, dans les conditions fixées aux articles 36 à 39 du statut général, ou par inscription sur la liste d'aptitude, dans la limite de 25 % des emplois vacants, parmi les fonctionnaires suivants appartenant à la hiérarchie B I : ARTICLE 43 (a) opérateurs photographes ; (b) restaurateurs adjoints de documents ; (c) relieurs adjoints. Sous réserve des dispositions de l'article 21 du statut général, peuvent seuls être proposables au grade supérieur de la hiérarchie A 2, les chefs de laboratoire de reprographie, les restaurateurs de documents, les relieurs comptant, d'une part,

94 mois d'ancienneté dans le deuxième échelon de la première classe, d'autre part, 15 ans de services techniques effectifs, dans les conditions fixées respectivement à l'article 39 du présent décret et au chapitre 2 du titre 4 du statut général. ARTICLE 44 SECTION II PERSONNEL DES SERVICES TECHNIQUES DE LA HIERARCHIE B I La carrière des fonctionnaires appartenant à la hiérarchie B I comporte un grade inférieur et un grade supérieur, tel qu'il ressort de l'article 4 du présent décret. ARTICLE 45 Le grade inférieur comporte : - une troisième classe avec deux échelons et un échelon stagiaire ; - une deuxième classe avec deux échelons ; - une première classe avec deux échelons ; - une classe exceptionnelle avec un seul échelon. Le grade supérieur, sans classe, comprend trois échelons. L'effectif des fonctionnaires pouvant appartenir au grade supérieur, est limita à 30 % de l'effectif total du corps. ARTICLE 46 Aucune distinction n'est faite entre les deux sexes en ce qui concerne l'accès à ces différents corps. ARTICLE 47 Il n'y a pas de recrutement direct pour les corps des fonctionnaires des services techniques appartenant à la hiérarchie B I. ARTICLE 48 Outre les promotions décidées par le chef de l'etat, en vertu des dispositions prévues à l'article 21 du statut général, le recrutement des opérateurs photographes, des restaurateurs adjoints de documents et des relieurs adjoints, s'effectue par voie de concours professionnel, dans les conditions fixées aux articles 36 à 39 du statut général ou par inscription sur liste d'aptitude, dans la limite de 25 % des emplois vacants, parmi les fonctionnaires suivants appartenant à la hiérarchie B 2 : ARTICLE 49 (a) Aides-opérateurs photographes ; (b) Aides restaurateurs de documents ; (c) Aides-relieurs. Sous réserve des dispositions de l'article 21 du statut général, peuvent seuls être proposables au grade supérieur de la hiérarchie B I, les opérateurs photographes,

95 les restaurateurs adjoints de documents, les relieurs adjoints comptant, d'une part, 30 mois d'ancienneté dans le deuxième échelon de cette classe, d'autre part, 15 ans de services techniques effectifs, dans les conditions fixées respectivement à l'article 45 du présent décret et au chapitre 2 du titre 4 du statut général. ARTICLE 50 SECTION III PERSONNEL DES SERVICES TECHNIQUES DE LA HIERARCHIE B 2 Les corps des fonctionnaires des services techniques appartenant à la hiérarchie B 2 comportent un grade inférieur et un grade supérieur, tel qu'il ressort de l'article 4 du présent décret. ARTICLE 51 Le grade inférieur comporte : - une troisième classe avec deux échelons et un échelon stagiaire ; - une deuxième classe avec deux échelons ; - une classe exceptionnelle avec un seul échelon. Le grade supérieur, sans classe, comprend trois échelons. L'effectif des fonctionnaires pouvant appartenir au grade supérieur est limité à 40 % de l'effectif total du corps. ARTICLE 52 Aucune distinction n'est faite entre les sexes en ce qui concerne l'accès à ces différents corps. ARTICLE 53 Les fonctionnaires de la hiérarchie B 2, appartenant aux corps des services techniques, sont recrutés à la suite d'un concours ouvert aux titulaires du BEPC ou du CAP. ARTICLE 54 Il n'y a pas de recrutement à titre professionnel pour les corps des fonctionnaires des services techniques appartenant à la hiérarchie B 2. ARTICLE 55 Sous réserve des dispositions de l'article 21 du statut général, peuvent seuls être proposables pour le grade supérieur de la hiérarchie B 2 les aides-opérateurs photographes, les aides-restaurateurs de documents, les aides-relieurs appartenant à la première classe et comptant, d'une part, 30 mois d'ancienneté dans le deuxième échelon de cette classe, d'autre part, 15 ans de services techniques effectifs, ceci dans les conditions fixées respectivement à l'article 51 du présent décret et au chapitre 2 du titre 4 du statut général.

96 CHAPITRE IV DISPOSITIONS TRANSITOIRES ARTICLE 56 Pour la constitution initiale des corps des conservateurs et documentalistes, pourront être intégrés directement dans ces corps, dans les conditions prévues à l'article 56 du statut général, les fonctionnaires en service, à la date de signature du présent décret et remplissant à cette date les deux conditions ci-après : ARTICLE 57 (a) être titulaire d'un doctorat de troisième cycle ; (b) avoir exercé pendant cinq années au moins un emploi normalement dévolu aux fonctionnaires desdits corps. Pour la constitution initiale du corps des sous-archivistes, des sous-bibliothécaires et des sous-documentalistes, pourront être intégrés directement dans ces corps, dans les conditions prévues à l'article 42 du statut général et à l'article 9 du présent décret, les agents en service à la date de signature du présent décret et comptant à cette date quatre ans d'activité ininterrompue à la même spécialité. ARTICLE 58 Pour la constitution initiale des corps des aides-archivistes, des aides-bibliothécaires et des aides-documentalistes, pourront être intégrés directement dans ces corps, dans les conditions prévues à l'article 42 du statut général et à l'article 9 du présent décret, les agents en service à la date de signature du présent décret et comptant à cette date trois ans d'activité ininterrompue à la même spécialité. ARTICLE 59 Pour la constitution initiale des corps des chefs de laboratoire de reprographie, des restaurateurs de documents et des relieurs, pourront être intégrés directement dans ces corps, dans las conditions prévues à l'article 42 du statut général, et à l'article 9 du présent décret, les fonctionnaires en service à la date de signature du présent décret et justifiant d'au moins deux ans de services effectifs accomplis en cette qualité à la Direction générale des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise. ARTICLE 60 Pour la constitution initiale des corps des opérateurs photographes, des restaurateurs adjoints de documents et des relieurs adjoints, pourront être intégrés directement dans ces corps, les auxiliaires des services techniques justifiant d'au moins deux ans de services effectifs accomplis en cette qualité à la Direction générale des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise.

97 ARTICLE 61 Le ministre de la fonction publiqlie, le ministre des finances et le ministre secrétaire général de la présidence de la République sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'application du présent décret qui sera enregistré, publié au Journal officiel et communiqué partout où besoin sera. Fait à Libreville, le Par le Président de la République, Chef du gouvernement Le Premier Ministre Léon MEBIAME El Hadj Omar Bongo Le Ministre d'etat, Ministre de 1'économie et des finances Jérôme OKINDA Le Ministre de la fonction publique, de la justice, Garde des sceaux J. BOURDES-OGOULIGUENDE Le Ministre secrétaire général de la Présidence de la République R. RADEMBINO-CONIQUET

98 ANNEXE 12 CAISSE DE BROUSSE pouvant servir d'unité de prêt de livres 7L / =^- / ~7\ Porte-étiquettes Ma^ss ^Y"""- Sangle de sécurité Fermeture à cadenas c / 30.:m-' Charnière /s W Mesures extérieures : 60 x 40 x 20 cm Hauteur : 2.x 27 cm de vide + 3 planches de 2 cm = 60 cm Largeur : 36 cm de vide + 2 planches de 2 cm = 40 cm Profondeur : 18 cm de vide + 1 planche de 2 cm = 20 cm Les deux parties exactement semblables de la caisse devraient être fixées par de solides charnières permettant une ouverture à 180 pour former ainsi une étagère de 80 cm de long sur 60 cm de haut. Une sangle fixée à chaque montant pour chacun des rayons à mi-hauteur des livres doit empêcher les volumes de se chevaucher durant les transports. Il conviendrait également de disposer soit de papier, soit de matière plastique du genre Sagex pour que les volumes de hauteur différente ne s'abîment pas. Un porte-étiquette doit permettre de glisser un carton-adresse préimprimé portant l'adresse de la BNP d'un côté et l'adresse de la bibliothèque destinataire de 1'autre. Une fermeture à cadenas (cadenas universel identique pour toutes les caisses et toutes les bibliothèques) maintient la caisse fermée pendant le transport. Il est prudent que chaque bibliothèque destinataire soit dotée de deux clefs. A cause du poids, la caisse ne devrait pas contenir plus d'une cinquantaine de volumes. Source : CLAVEL, J.P. - Plan de développement des bibliothèques... dans la République du Congo - Paris, Unesco, x 27 cm, 139 p.

99 ANNEXE 13 SCHEMA TYPE DE BIBLIOTHEQUE PUBLIQUE DE PROVINCE 1 SIBUC JcuNE S3E 3ALLE OE LSCTuas LOCAL ANNEXE BIBLIOTHEQUE ADULTES. WC WC 1 SORTI: past ENTÍSS Source : CLAVEL, J.P. (op. cit.)

100 ANNEXE 14 ' AVANT-PROJET DU CENTRE TOURISTICO-CULTUREL OMAR BONGO Libreville (Gabon) Libreville, le 12 novembre 1978 Architectes : LATE Emmanuel MACKANGA-NGOMA Augustin MEFANE-ME-NDONG Désiré NGUEMA-EBANE François PROMENEUR Georges AVANT-PROPOS Le Gabon accède progressivement à une étape nouvelle de son développement. La réalisation d'infrastructures aussi audacieuses qu'essentielles telles que routes et chemin de fer permet d'envisager une croissance soutenue. Il devenait donc essentiel d'élaborer une esquisse susceptible d'inspirer désormais la politique gouvernementale en matière d'expansion touristique. L'objectif à long terme de cette politique est de faire du Gabon un pays dit de "tourisme". L'accession du pays au niveau de pays de tourisme implique que nous entrions dans une situation de marché, et donc de concurrence internationale. La question qui se pose alors est de savoir pour quel tourisme notre pays est-il le mieux qualifié? Mieux encore, quel produit devons-nous conditionner pour être compétitif? Ce serait en effet une grave erreur de vouloir jouer notre avenir touristique sur la simple imitation de ce qui se fait dans d'autres pays africains. D'autre part, il faut bien constater l'insuffisance de l'infrastructure touristique actuelle. L'idée de construire un complexe touristico-culturel au Centre de Libreville arrive à point car d'une part et à court terme, elle comble le vide souligné plus haut en matière d'infrastructures touristiques, et d'autre part, elle participe, à long terme, à la promotion du tourisme dans notre pays. La volonté de voir cette idée se réaliser a amené les autorités à choisir un groupe de jeunes architectes gabonais et à leur demander de leur présenter un avant-projet reflétant les besoins du pays. Ce groupe d'architectes* est composé de MM. Late Emmanuel, Mackanga-Ngoma Augustin, Mefane-Me-Ndong Désiré, Nguema-Ebane François et Promeneur Georges, agissant en tant qu'architecte-conseil. Un des soucis de ce groupe de travail, qui travaille sur place, a été de recueillir tous les renseignements nécessaires à l'élaboration de son étude. Pour ce faire, il a pu compter sur la sollicitude des principales administrations intéressées auprès de qui il a collecté les renseignements utiles. Il a pu, à cette

101 occasion apprécier l'aide de la Direction générale des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise qui l'a aidé sur tous les plans au cours de ce travail. Il a pu apprécier également les conseils et recommandations des ministères du tourisme et de la culture notamment, qui l'ont guidé, lui indiquant en particulier vers quelle voie s'orienter pour une pareille opération. S'appuyant sur des enquêtes exhaustives auprès de centres analogues, notamment le Centre Beaubourg "Georges Pompidou" à Paris sur les renseignements recueillis sur place, et sur sa propre expérience, le groupe d'étude s'est efforcé de présenter, en dépit des délais excessivement courts, une pré-étude aussi complète que possible. Il a voulu présenter une étude suffisamment pragmatique simple et originale dans ce pays où l'architecture reste totalement importée. L'idée maîtresse qui a conduit le groupe est que ce complexe ne reflète pas lui-même (dans sa conception et ses formes) la réalité culturelle du Gabon. Le degré de complexité du produit final sera le résultat de pluridisciplinaritë de l'ensemble, de l'opposition maîtrisée "les touristes", "solitude-recherche", et enfin de l'union intime des volumes construits avec la nature environnante. Ce jardin duquel les bâtiments doivent jaillir est en fait comme dans un microcosme où la foule, adultes et enfants, les touristes et les chercheurs scientifiques se retrouveraient. Telle quelle, la beauté du complexe touristico-culturel Omar Bongo culminera dans cette unité retrouvée et ira toujours de pair avec son fonctionnement. I. ELABORATION DU PROGRAMME L'année 1977 marque une étape décisive dans le développement du réceptif hôtelier gabonais. C'est cependant en 1972 le véritable point de départ de l'expansion économique du pays, année où fut inauguré le premier palace international de Libreville (l'okoumé Palace). En effet, le flux de touristes d'affaires arrivant dans la capitale, se heurtant aux difficultés d'une capacité d'accueil chétive, imposait alors la nécessité d'une prise en mains du secteur hôtelier. Le chef de l'etat décidait donc de doubler d'un coup le nombre de chambres de standing. Deux ans plus tard, ce parc hôtelier s'avérait déjà nettement insuffisant, d'une part en raison de l'accroissement exceptionnel des arrivées, d'autre part, du logement administratif qui mobilisait près de la moitié du réceptif de la capitale. Pour débloquer la situation, le gouvernement a engagé un effort exceptionnel dans le cadre d'une action globale visant à faire du Gabon en 1980 un "pays du tourisme". 1.1 Infrastructures d'accueil Le réceptif hôtelier du Gabon compte aujourd'hui chambres environ, dont près de à Libreville, se répartissant de la manière suivante : 1. Hôtels de classe internationale - L'Okoumé Palace International : 500 chambres de grand standing - Le Dialogue : 240 chambres de grand standing - Le Novotel Rapotchombo : 200 chambres - Le Novotel Dowé : 150 chambres - Le Gamba : 104 chambres - Le Sheraton : hôtel de grande classe qui doit totaliser 500 chambres, en cours de construction.

102 Hotels de classe moyenne - Hôtel Louis : 15 chambres - Le Mini Hôtel du Cap Estérias : 20 chambres - L'Hôtel Restaurant Pension de Famille : 10 chambres - Plusieurs motels : le Sporting, qui dispose du seul restaurant de standing où l'on peut manger de la cuisine gabonaise, le Tropicana, AIR-MOTEL, etc. 1.2 Infrastructures touristiques La principale carte touristique à l'heure actuelle reste "Libreville et sa région". Il s'agit simplement du tourisme balnéaire. Il y a effectivement lieu de jouer cette carte traditionnelle sur les villes ou centres de la côte-libreville et ses environs, Port-Gentil, Mayumba, Cocobeach - comme complément au tourisme d'affaires dont le développement, lié à l'activité des affaires continue depuis plusieurs années. Cette carte de notre tourisme exige néanmoins un effort d'adaptation pour présenter un minimum de crédibilité auprès de tours operators et peut contribuer à rentabiliser l'exploitation des infrastructures hôtelières. Il s'agit en d'autres termes de requérir des incitations susceptibles d'amener les touristes d'affaires à prolonger leur séjour au-delà du strict minimum. Les principales attractions restent la mer, le Club hippique, sur la route d'owendo, le golf club de l'estuaire, le Club nautique de Barracuda, et la Station balnéaire du Tropicana. On peut visiter : 1. Le Musée des arts et traditions Situé dans un immeuble ultra-moderne, 6 boulevard de l'indépendance, il est sous tutelle du Ministère de la culture et des arts et présente les richesses culturelles du pays : outils préhistoriques, documents anciens, outillage traditionnel, instruments de musique et sculptures rituelles. Il possède en particulier une collection qui est un échantillonnage représentatif de tous les sites sculpturaux du Gabon. Il est cependant dommage que l'architecture de l'immeuble ne reflète pas sa finalité, ce qui explique sans doute le peu d'intérêt qu'il suscite auprès de la population. 2. L'Eglise Saint-Michel de Nkembo Saint-Michel de Nkembo, comme son nom l'indique, est située au quartier Nkembo, non loin de l'hôpital et du marché. Elle est célèbre par ses colonnades en bois sculpté reprenant les scènes de la bible (chemin de Croix, etc.). Ces colonnades sont les structures portantes de l'édifice, et en même temps une grande attraction du fait que ces sculptures sont faites en bois du pays. 1.3 Infrastructures culturelles Outre le Musée des arts et traditions et l'eglise Saint-Michel, on peut citer : 1. La Bibliothèque universitaire - Avant l'ouverture en octobre 1970 de l'université nationale, il n'existait pratiquement pas de bibliothèque, hormis celle du centre culturel Saint-Exupéry. Ainsi, la seule véritable bibliothèque de Libreville, à l'heure actuelle, est celle de l'université, dont l'accueil est réservé aux seuls étudiants et professeurs et se trouve au campus.

103 Les bibliothèques des ambassades sont de simples salles de lecture et de prêt et sont ouvertes à tout le monde. 2. Les centres culturels Ils sont la propriété des missions diplomatiques américaine et française et disposent chacun, outre d'un ciné-club, d'une bibliothèque et d'une salle de spectacle. Le Centre culturel Saint-Exupéry (français) est situé au centre ville, entre la place de la République et le Mausolée Léon Mba, tandis que le Centre culturel américain se trouve rue de Chavannes, derrière l'union gabonaise de banques (UGB), donc au centre ville également. 3. Les cinémas Les salles de cinéma sont au nombre de trois. Elles distribuent une grande variété de films, très peu de films africains cependant. Ce sont : le Gabon, situé à Nombakélé, dont les places valent 150 à 175 CFA, 1'Akébé, situé à Akébé, fermé depuis près de deux ans ; et le Komo, à côté de la Cour suprême, au centre ville, dont les places varient de 500 à 700 CFA. Un certain nombre de ciné-clubs fonctionnent également, notamment aux lycées Léon Mba et Omar Bongo, au collège Bessieux, et aux ambassades de France et des Etats-Unis. Une remarque s'impose, c'est le nombre réduit des cinémas : deux cinémas seulement pour une population qui avoisine les habitants ; d'autre part, outre le coût élevé de la place de cinéma, il faut noter que ces salles sont loin des quartiers populaires, ce qui rend leur accès difficile. De plus, et c'est plus grave, les films qui y sont projetés ne sont pas toujours un modèle d'éducation ni ne contribuent au développement du cinéma africain. Ils participent surtout à l'acculturation massive de la population, particulièrement de la jeunesse. 4. Les cases d'écoute On les trouvait dans tous les quartiers populaires. Elles étaient destinées au public pour l'écoute de la télévision et leur local servait aussi au prêt de livres. Mais, vu leur étroitesse et leur emplacement, il n'était pas toujours agréable d'y suivre une émission de télévision. Et, finalement,, elles n'ont pas eu beaucoup de succès. Il faut aussi voir dans leur infortune le développement de la mentalité capitaliste et bourgeoise qui veut que chacun cherche à tout prix à disposer de son téléviseur. Cependant, une nouvelle unité, beaucoup plus spacieuse et mieux aménagée vient d'être mise en service au quartier Akébé, à l'emplacement de l'ancienne case d'écoute. II. PHILOSOPHIE DU PROJET De l'exposé de la situation, il ressort effectivement qu'il faut dynamiser le tourisme. Mais de quel tourisme notre pays a-t-il besoin, toute la question est là?

104 L'étude, même succincte du milieu physique gabonais laisse apparaître un certain nombre de caractères propres. En effet, le Gabon, faisant partie de la zone forestière äquatoriale, met en évidence certains éléments naturels comme l'eau et la forêt. Il en ressort donc essentiellement un tourisme de circuits, généralement en river-boats ou bateaux d'excursion, réalisant une véritable découverte du monde equatorial : forêt, faune terrestre et aquatique, lagunes, etc. Cependant, ce tourisme de circuits ne peut pas totalement intéresser une grande ville comme Libreville. Il faut donc renforcer le tourisme d'affaires, et comme nous le disions plus haut, requérir des incitations susceptibles d'amener les touristes d'affaires à prolonger leur séjour au-delà du strict minimum. En effet, en dépit de la conjoncture économique, c'est par ce biais que se développera en même temps le tourisme de circuits, et le tourisme de masse, par effet d'entraînement. II.1 Définition de l'objectif Une présentation aussi brève que possible de Libreville est nécessaire Libreville, métropole nationale C'est la capitale du pays et, avec une population qui avoisine les habitants, sa plus grande ville. C'est là que se concentrent ses principales activités. 1. Politiques : c'est le siège du gouvernement, du parlement et des principales administrations publiques. 2. Economiques : même si Port-Gentil reste la capitale économique, Libreville abrite néanmoins le siège des principales sociétés privées, il n'y a, pour s'en convaincre, qu'à visiter les zones industrielles d'owendo, d'oloumi, de la Nomba mais aussi d'akomindjogoni et de Nkembo. C'est là que se concentrent le plus d'ouvriers notamment. 3. Culturelles : on y trouve les principales institutions culturelles et notamment l'université, les grands lycées nationaux (Léon Mba, Omar Bongo, Estuaire, Bessieux, notamment), le siège de l'archidiocèse, etc. Il se dégage de cette brève analyse le rôle central que joue Libreville dans la vie du pays Un maillon pour le développement du tourisme au Gabon En préparant ce projet, notre groupe a été très tenté par la possibilité de réaliser, au coeur de Libreville, un équipement qui rayonne dans tout le pays, qui soit à l'échelle du pays. Nous avons donc voulu doter la capitale d'un équipement touristique indispensable pour son rayonnement, aussi bien sur le plan national qu'international. Pour cela le complexe doit refléter la culture gabonaise bien entendu, mais elle doit surtout, aussi bien sur le plan de l'architecture que du contenu de ses oeuvres, rompre avec certaines pratiques qui ont cours dans le pays. Ainsi par exemple, parlant du Musée des arts et traditions plus haut, nous disions que son architecture ne correspondait guère aux traditions architecturales nationales, et que c'était en contradiction avec les oeuvres (reflet de notre culture et de nos traditions) qu'on peut y voir. Tout cela est peut-être à l'origine du peu d'intérêt que la population lui accorde.

105 Dans cette optique, pour notre projet, nous nous fixons deux buts : 1. Sur le plan de la forme extérieure et de l'agencement et nous y reviendrons, nous voulons exprimer aussi simplement que possible notre culture, de manière que le bâtiment par lui-même attire déjà des visiteurs. 2. Sur le plan des produits exposés, attirer le plus possible de gens curieux de mieux connaître notre art, notre histoire et notre pays. C'est ainsi que notre projet, une fois réalisé, attirera une population aussi bien locale qu'étrangère, désireuse d'enrichir ses connaissances, devenant ainsi un grand pôle du tourisme gabonais. Tel est l'objectif fondamental que nous nous fixons. II.1.3 Un important centre culturel D'un autre côté, une analyse rapide de la situation à Libreville nous révêle l'absence de bibliothèques, de salles de concerts, de loisirs, etc. Il en ressort que l'accès à la culture, même sous la forme de la sauvegarde de nos traditions culturelles est très difficile. Un besoin urgent se faisant déjà sentir d'ouvrir une bibliothèque accessible à la grande masse de la population de Libreville. L'autre objectif de notre projet est de doter Libreville d'un complexe culturel digne de ce nom. Il est évident que la création artistique connaît des difficultés au Gabon, et à Libreville en particulier. Ces difficultés ont pour nom l'encadrement, le cadre d'eclosión, etc. Ainsi une nouvelle vedette de la chanson, pour se faire connaître et si possible s'imposer doit se produire au cinéma le Komo, et celui-ci se loue très cher, voilà une difficulté. Un jeune peintre veut-il vernir sa production, il doit s'adresser aux services du Centre culturel français Saint-Exupéry, voilà encore une autre difficulté. D'autre part, il n'y a pas d'endroit où l'on puisse valablement se documenter à Libreville, exception faite de la Bibliothèque universitaire qui est réservée aux seuls étudiants et qui est encore très pauvre en documentation.

106 ANNEXE 15 LISTE DES SIGLES DEVELOPPES DANS LE RAPPORT AEF AOF BGD BICIG BIPG BN BRGM BU CDU CENAREST CFA CFG COGER COMILOG COMUF CPI CREPLA CTFT CUSS DGABD DGABD (nouvelle) EBAD ENS ENSB ENSIL IAI IGN INEF IPES IPN IRAF ISORID NATIS Afrique äquatoriale française Afrique occidentale française Banque gabonaise de développement Banque internationale pour le commerce et 1'industrie Banque internationale pour le Gabon Bibliothèque nationale Bureau de recherches géologiques et minières Bibliothèque universitaire Classification décimale universelle Centre national de la recherche scientifique et technologique Communauté financière africaine Compagnie forestière du Gabon Compagnie générale d'entretien et de réparation Compagnie minière de l'ogoué Compagnie des mines et de l'uranium de Franceville Cours préparatoire... Centre régional de promotion du livre en Afrique au sud du Sahara Centre technique forestier tropical Centre universitaire des sciences de la santé Direction générale des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale et de la documentation gabonaise Direction générale des Archives nationales, des bibliothèques et des services de documentation Ecole des bibliothécaires, archivistes et documentalistes Ecole nationale supérieure Ecole nationale supérieure des bibliothèques Ecole nationale supérieure des ingénieurs de Libreville Institut africain d'informatique Institut géographique national Institut national d'études forestières Institut de préparation aux enseignements du second degré Institut pédagogique national Institut de recherches agronomiques et forestières International System on Research in Information and Documentation National Information System

107 OCDE OMS ORSTO.M ORTF PDG PNUD PTT KTG SEEG SNBG 50GARA SOMIFER UFOD TJGB UNISIST Organisation de coopération et de développement économique Organisation mondiale de la santé Office de la recherche scientifique des territoires d'outre-mer Office de la radio télévision française Parti démocratique gabonais Programme des Nations Unies pour le développement Postes téléphone télégraphe Radio télévision gabonaise Service des eaux et de l'électricité gabonaises Société nationale des bois du Gabon Société gabonaise de raffinage Société des mines de fer de Mekambo Union française des organismes de documentation Union gabonaise de Banque Programme intergouvernemental pour la coopération en matière d'information scientifique et technique

108 A la DGABD : Bibliothèque nationale. Le présentoir pour les périodiques A la DGABD, un des magasins pour les archives et les dossiers de la documentation gabonaise

109 »*3S*M JÉàfc Ató^*Ak* 1#> "? "' La DGABD et le bras de mer saumâtre qui la borde au sud. Les bords de ce canal servent souvent de dépôts d'ordures La DGABD et la mer toute proche, à l'ouest, au-delà de la route du front de mer

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