Plus jamais ca. 16 monuments aux morts pour se souvenir de la grande guerre
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- François Pierre
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1 d Plus jamais ca 16 monuments aux morts pour se souvenir de la grande guerre Livret pédagogique réalisé par le Service des Archives de la Communauté d Agglomération Pau-Pyrénées e anniversaire de la commémoration de l armistice de la guerre de
2 Introduction Des clés pour comprendre son monument La guerre de : un traumatisme pour l ensemble de la population Une législation incitative Les monuments «privés» L emplacement Des financements variés La forme des monuments Typologie des monuments Architectes et sculpteurs L absence apparente des monuments «sur catalogue» Les obélisques Le décor et la croix Les dédicaces et citations Les noms des morts L inauguration Des monuments évolutifs Les cérémonies commémoratives Les monuments à la loupe Artigueloutan Billère Bizanos Gan Haut-de-Gan Gelos Idron Jurançon Chapelle-de-Rousse Lée Lescar Lons Mazères-Lezons Ousse Pau Sendets Exploiter les sources Questionnaire de lecture Biographies Bibliographie
3 INTRODUCTION
4 Dans le cadre du 90e anniversaire de la commémoration de l armistice du 11 novembre 1918, le Service des Archives de la Communauté d agglomération Pau-Pyrénées s associe aux manifestations organisées par l ONAC. Devant la richesse du patrimoine monumental de la Communauté d agglomération, un regard particulier est proposé sur les monuments aux morts à travers la rédaction d un livret pédagogique destiné aux enseignants des classes primaires (principalement CM2) et des collèges. Cet outil ambitionne de les aider à approfondir le thème de la commémoration de l armistice de la guerre de , à partir de l étude de documents d archives, en s appuyant plus précisément sur les monuments aux morts : leur emplacement, leur style, le choix de l inscription, les noms des soldats. En effet, ces monuments sont présents dans chaque commune de l agglomération, installés sur la voie publique : ils font partie du paysage et méritent un regard plus documenté. Les objectifs recherchés sont les suivants : > mettre l élève en situation de recherche à partir de documents historiques réels, > développer l intérêt pour le patrimoine local (chaque commune a son propre patrimoine qui s inscrit aussi dans l histoire nationale), > permettre une réflexion sur le thème de la mémoire et du souvenir, pour agir aujourd hui en faveur de la Paix, > et, pour les plus grands, proposer un support concret à une réflexion sur le rapport entre l histoire (le fait historique) et les commémorations (la façon dont les générations se réfèrent aux faits, le discours construit sur la mémoire). Bas relief du monument de l église Saint-Laurent de Billère (Cl. V. Lisita, service des Archives de la CDAPP) Ces travaux pourront déboucher sur des présentations hors de l école : enrichissement de sites internet consacrés aux soldats de la grande guerre, pose d un cartel de présentation historique auprès du monument, lecture des résultats de l enquête scolaire lors des cérémonies du 11 novembre, etc. Ce livret pourra être complété par un déplacement de la classe aux Archives pour une (ou des) séance(s) de travail sur les documents originaux. Contacts : Service communautaire des Archives Pau-Pyrénées [email protected] ou [email protected] BP Pau Cedex Mention sur un registre d état-civil de la ville de Pau
5 DES CLÉS POUR COMPRENDRE
6 La guerre de : un traumatisme pour l ensemble de la population C est avec l armistice du 11 novembre 1918 que prend fin la première guerre totale de l histoire. Sur d hommes mobilisés, Français meurent sous les drapeaux ; pratiquement toutes les familles françaises sont endeuillées. Chaque commune a alors à cœur d élever un monument à la gloire de «ses chers disparus». C est donc surtout après 1918 que l édification de ce type de monument est systématisée, environ sont édifiés sur le territoire français. Même si des monuments aux morts de la guerre de avaient déjà été construits entre 1870 et 1914, ils n étaient pas très nombreux, ni spécifiquement communaux. L intention n est pas la même : après 1918, c est l ampleur du drame collectif et individuel qui s exprime dans la pierre, comme dans la formule «Plus jamais ça», ainsi qu un profond mouvement populaire d hommage aux victimes. Monuments commémoratifs, mais aussi lieux de recueillement pour les familles des disparus sans sépulture, «les monuments aux morts constituent un ensemble complexe de signes» qui s expriment dans la statuaire, les inscriptions et dédicaces, l ornementation et le choix de l emplacement dans la commune. La lecture de ces signes aide à comprendre la sensibilité locale et la volonté de mémoire exprimées dans chacun des quatorze villes et villages de la Communauté d agglomération Pau-Pyrénées. Une législation incitative L État accompagne ce mouvement tout d abord par la loi du 25 octobre 1919 «sur la commémoration et la glorification des morts pour la France au cours de la grande guerre», qui institue des registres des noms des combattants déposés au Panthéon, crée la flamme du soldat inconnu à l Arc de Triomphe et octroie des subventions. La loi du 31 juillet 1920 sur les finances précise ensuite dans son article 81 les modalités d attribution de ces aides. Enfin, une circulaire du 10 mai 1920 «relative aux monuments commémoratifs aux morts de guerre» instaure la création dans chaque département d une commission concernant l exécution artistique des monuments. Celle-ci est surtout chargée de veiller au respect de l article 28 de la loi du 9 décembre 1905 interdisant «d apposer des signes religieux sur les monuments ou les emplacements publics à l exception des édifices du culte ou des cimetières, des monuments funéraires ainsi que des musées ou des expositions».
7 Les monuments «privés» L édification d un monument aux morts n est pas une exclusivité communale : les paroisses (Saint-Laurent à Billère, Saint-Martin et Notre-Dame à Pau, etc.), les établissements d enseignement publics et privés (Lycée Louis- Barthou, École normale des Basses-Pyrénées, Institution de l Immaculée Conception), les administrations (mairie de Pau, préfecture des Pyrénées- Atlantiques), les régiments (par exemple le monument au 18e Régiment d infanterie, place de Verdun à Pau), les associations sportives (Association Bourbaki à Pau) rendent hommage à leurs disparus, au moyen de plaques ou de véritables monuments pouvant rivaliser, de par leur taille ou leur esthétique, avec certains monuments publics. L emplacement Le monument aux morts est situé dans un lieu emblématique de la commune ; ceux de la Communauté d agglomération sont généralement placés à proximité de l église, hormis ceux de Mazères-Lezons et Idron qui ont pris place dans le cimetière, et celui d Ousse, reconstruit aujourd hui près de la mairie. Parfois, le choix de l emplacement du monument donne lieu à des querelles (Jurançon, Gelos). Ce choix, 15 ans seulement après la séparation de l église et l Etat, n est en effet pas anodin, le monument devant se situer dans un endroit assez dégagé pour accueillir les cérémonies destinées à faire naître un véritable «culte républicain». Vitrail-monument aux morts de l église Notre-Dame de Pau, par les ateliers Maumejean (cl. V. Lisita)
8 Des financements variés Le financement pour la construction d un monument aux morts peut prendre plusieurs formes. Il peut être tout d abord public avec l aide de subventions de l État : encadrées par l article 5 de la loi du 25 octobre 1919 puis par la loi du 31 juillet 1920, elles varient de 4 à 15 % de la dépense totale en fonction du nombre de morts par rapport à la population. Ces demandes de subventions font le plus souvent l objet de délibérations des conseils municipaux. Certaines communes ont choisi un mode de financement plus simple et plus rapide : un appel à la générosité publique souvent complété par un crédit municipal ou par une subvention de l État. La souscription est fréquemment organisée par un comité spécialement formé à cette occasion et couramment présidé par le maire ou le curé du village, établissant en cela un consensus large. Le monument conjugue le plus souvent, comme à Artigueloutan, Gelos, Bizanos, Gan, ces diverses ressources : subventions, souscriptions, finances municipales. La forme des monuments Typologie des monuments Cette typologie a été établie d après celle d Antoine Prost dans son article Les monuments aux morts (voir bibliographie). Notons que deux catégories, les monuments funéraires et pacifistes, ne sont pas représentées dans les communes de l agglomération. 1) Un monument civique : Ousse Le monument «civique» est caractérisé par son dépouillement tout à fait laïc et l absence d emblèmes, à l exception de la croix de guerre, la décoration due aux morts pour la France. La dédicace (épigraphe), conformément à l énonciation officielle, ne comporte que les mots «La commune de N*** à ses enfants morts pour la France». Appel à la souscription du Comité de Jurançon, tract imprimé, 9 avril 1919 (Archives municipales de Gelos, 1M1b)
9 2) Les monuments civiques patriotiques : Artigueloutan, Billère, Chapelle-de-Rousse, Gan, Haut-de-Gan, Lée, Lons, Sendets. Le monument «civique patriotique» se distingue du simple monument civique non seulement par la mention «morts pour la Patrie», la citation «Pro Deo, pro Patria» (Lée, Sendets), mais également par ses adjonctions empruntées au champ sémantique de la gloire et de l honneur : «glorieux héros» (Artigueloutan), «morts glorieux» (Pau). Il comporte également différentes allégories : palmes, rameaux, casques, drapeaux, ainsi que des inscriptions supplémentaires, gravées sur des faces secondaires (Gan, Lée, Sendets, Lons). 3) Les monuments patriotiques funéraires : Jurançon, Lescar, Pau, Bizanos, Gelos, Idron, Mazères-Lezons. Les monuments «patriotiques funéraires» glorifient le sacrifice des morts dans l amour de la patrie. Ils sont agrémentés de personnages venant rendre hommage aux disparus, notamment des personnes âgées (Jurançon), des veuves et des orphelins (Bizanos, Gelos, Pau) ; les costumes régionaux (Jurançon) viennent enraciner une douleur cependant universelle. Ils montrent enfin des détails qui viennent souligner le deuil : des croix (Gelos), des gerbes de fleurs (Lescar, Gelos), des urnes funéraires (Lescar), le casque du poilu... Architectes et sculpteurs Si les monuments les plus simples ne font appel qu à des carriers ou des marbriers (Mathiérou à Sendets, Escalle à Ousse), d autres sont conçus par des artistes : des sculpteurs, des mosaïstes, voire des architectes. Les monuments de Lescar, Bizanos, Gelos et Jurançon s ornent de figures sculptées par Henri Poublan et Ernest Gabard. Celui de Gan est le fruit de l association d un architecte, Gabriel Andral, et d un mosaïste, Maumejean ; celui de Pau, dont l édification comprend une véritable assise urbanistique, nécessite l intervention de l architecte Henry Challe et du sculpteur Georges Vérez, dont le projet est choisi suite à un concours. Papier à en-tête du sculpteur Henri Poublan, vers 1920 (Archives municipales de Gelos, 1M1b)
10 L absence apparente de monuments «sur catalogue» Le choix de monument aux morts sur catalogue, est, de la part des communes françaises, un phénomène tellement répandu qu il ne peut être passé sous silence. En effet, par souci d économie et par commodité, les conseils municipaux optent parfois pour des monuments fabriqués en série. Des entreprises (marbreries ou fonderies) présentent ainsi leurs productions dans des catalogues ou des circulaires ; une revue spécialisée, publiée dès 1919, L Art funéraire et commémoratif, vient compléter cette aide aux édiles indécis. Quelques modèles ont connu un grand succès et se sont vendus à plusieurs centaines d exemplaires, au point d être parfois copiés par des sculpteurs locaux! Certains sculpteurs s associent à ces entreprises qui éditent leurs œuvres en série en bronze, fonte bronzée ou pierre. C est le cas, pour les sculpteurs qui nous intéressent, d Henri Poublan avec son Buste de poilu, ou de Georges Vérez avec une Victoire ailée (édités par la Société anonyme des fonderies et ateliers de construction du Val-d Osne, sous les numéros 512 et 870 du catalogue). En ce qui concerne les communes de l agglomération, et dans l état actuel des recherches, on ne trouve pas de monument «sur catalogue» ; seuls certains éléments de bronze, plaqués sur les monuments (palmes, croix de guerre, motifs divers) proviennent de fabrications en série. La proximité, dans les Pyrénées, de nombreux carriers et marbriers peut expliquer ce phénomène. Les obélisques Sur les 16 monuments étudiés, 10 sont des obélisques : ces constructions simples, dépouillées, sont l expression de l hommage officiel dans sa forme la plus stricte, la plus visible et la moins coûteuse. C est d ailleurs le type le plus répandu en France pour les monuments aux morts. Monument aux morts de l Association Bourbaki, vue de face (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP)
11 Le décor et la croix À travers des ornementations symboliques récurrentes, les monuments révèlent un certain nombre d allusions et de messages. Palme Dans l iconographie antique, la palme est le symbole de la victoire, voire de la victoire sur la mort, et suggère également les honneurs ; elle est visible, sculptée à même le monument, à Artigueloutan, Billère, Bizanos, Idron, Lée, Lons, Sendets,ou rapportée en bronze à Lescar, Mazères-Lezons et Ousse. Lauriers Sous forme de couronne ou de guirlande, le laurier symbolise les honneurs, la victoire et les vertus militaires. On peut l observer sur les monuments de Bizanos, Gan, Haut-de-Gan, Gelos et Jurançon. Olivier La branche d olivier, qui symbolise la justice, la paix et la sagesse, n est présente que sur le monument de Pau. Casque du poilu Le poilu en personne, hormis à Mazères-Lezons, n est pas représenté ; mais il est évoqué par des éléments de son équipement (les grenades ou le masque à gaz comme à Lescar) ou plus précisément par son casque : c est le cas à Billère, Bizanos, Haut-de-Gan, Gelos, Lescar. Palme sur le monument d Artigueloutan, détail (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP) Drapeau Le drapeau français, à la signification patriotique évidente, est présent à La Chapelle-de-Rousse, Lée, Sendets. Ces deux derniers monuments le présentent entremêlé avec la palme et la croix, soient les représentations conjointes de la patrie, de la victoire et de la foi, soulignées par la maxime Pro Deo, pro Patria. Casque de poilu sur le monument de Haut-de-Gan, détail (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP)
12 La croix de guerre La croix de guerre, créée par la loi du 8 avril 1915, est une décoration militaire attribuée pour récompenser une conduite exceptionnelle au cours de la première guerre mondiale. C est le sculpteur Paul-Albert Bartholomé qui réalise le modèle définitif, à quatre branches et deux épées croisées ; le centre représente une tête de République au bonnet phrygien, ornée d une couronne de lauriers, avec en exergue les mots : «République française». Il porte la date au revers. Plus ou moins épurée, elle figure sur tous les monuments de l agglomération, sauf ceux de La Chapelle-de-Rousse, Lée, Gelos et Ousse. Ceux de Haut-de-Gan, Jurançon et Lescar en comportent deux. La croix Au moment de l armistice, treize années se sont écoulées depuis la loi de séparation de l Église et de l État du 9 décembre 1905 ; celle-ci «interdit d apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics... à l exception... des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires...». Or, de nombreuses communes françaises choisissent d orner leur monument d une croix latine, symbole de l Église, ce qui donne lieu à d importantes polémiques et conduit le Ministre de l Intérieur, en 1919, à distinguer les monuments «(...) placés dans un cimetière ou sur une voie publique. En ce qui concerne les premiers, liberté entière doit être laissée aux municipalités pour l ornementation ou les attributs dont elles voudront les revêtir ; quant aux seconds, ils ne doivent comporter aucun emblème religieux». Dans l agglomération, la moitié des communes décide d orner son monument d une croix : Bizanos, Gelos, Idron, La Chapelle-de-Rousse, Lons, Pau, Sendets et Mazères-Lezons dans son état initial, Lée optant même pour deux croix! Dans l état actuel des recherches, on n est pas en mesure de savoir si ce symbole donna lieu, à l époque, à des débats. On peut simplement constater qu hormis ceux d Idron et Mazères-Lezons, érigés dans des cimetières, les autres monuments porteurs d une croix, «situés sur la voie publique», ne respectent pas la loi. Croix de guerre sur le monument de Lescar, détail (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP)
13 Armoiries Quelques communes ont intégré leurs armoiries dans leur monument aux morts : il s agit de Bizanos, Gan et Lescar. Ce choix marque la volonté d intégrer à l hommage, l histoire ou la tradition de la cité. Les dédicaces et citations La mention «Mort pour la France» a été créée par la loi du 2 juillet 1915 puis modifiée par celle du 28 février Cette énonciation officielle figure en mention marginale sur les actes de décès des militaires morts à la guerre. On la retrouve donc naturellement sur les monuments aux morts, car elle est codifiée et possède une valeur juridique et officielle ; elle se décline sous plusieurs variantes : la plus évidente est la dédicace aux enfants «morts pour la France» ou «morts pour la patrie», ce qui traduit des intentions tout à fait différentes. Enfin, si Mazères-Lezons se contente d un laconique «Morts pour la patrie, » sans même préciser le nom du village, Lescar s exprime en discours direct, à travers l allégorie de la ville sculptée : «À mes enfants morts pour la patrie». Victor Hugo Deux communes, Gan et Lée, ont inscrit des vers de Victor Hugo, extraits de la première strophe du poème Hymne : «Ceux qui sont morts pour la Patrie ont droit qu à leur cercueil la foule vienne et prie... La voie d un peuple entier les berce en leur tombeau». Le poète l avait composé en 1831 pour son recueil Les Chants du crépuscule, à l occasion du premier anniversaire de la révolution de 1830, et en l honneur des morts tombés sur les barricades. La tradition républicaine s était emparée de ces vers, qui étaient chantés par les enfants des écoles sur une musique de Hérold. Les noms des morts Les monuments expriment un profond civisme républicain : chacun porte, pour l éternité, le nom des morts, dans le respect à la fois des individus et du principe d égalité républicaine (les citoyens ne sont-ils pas égaux devant la loi comme devant la mort?). Ainsi, l ordre d inscription des noms est en général alphabétique, parfois chronologique (Idron, Lée, Mazères-Lezons, Ousse, Sendets), toujours sans indication de grade ; le monument d Artigueloutan, qui présente, quant à lui, les noms classés par grade (lieutenant, adjudant, sergent, caporal, soldat), constitue une exception. Celui de Pau enfin, au vu de l ampleur des pertes humaines, n en porte aucun.
14 L inauguration L inauguration est l occasion de cérémonies officielles, en présence des personnalités politiques. Si les monuments de village sont généralement inaugurés avant 1922, la démarche est plus complexe et plus longue à Pau. Des monuments évolutifs À l issue des guerres du XXe siècle (seconde guerre mondiale, guerres de décolonisation d Algérie, Maroc, Tunisie, Indochine), les monuments aux morts de la première guerre mondiale deviennent le support logique des noms des nouveaux morts : ceux-ci peuvent être gravés à même le monument (Gelos, Jurançon, Lescar, Lons), mais dans la majorité des cas font l objet d un ajout de plaque(s). Ces modifications peuvent également s avérer d ordre esthétique ou idéologique, comme à Mazères-Lezons où la croix, au sommet, est remplacée en 2004 par un buste de poilu. Les plus spectaculaires évolutions sont les déplacements des monuments, dues en général à l augmentation des flux de la circulation (Artigueloutan et Gelos, ce dernier étant resté au stade de projet) ou à des réaménagements urbanistiques (Billère, Bizanos). Enfin, le cas d Ousse, dont le monument a été remplacé suite à la destruction de l original par les intempéries et la mauvaise qualité de la pierre, est suffisamment rare pour être évoqué. Les cérémonies commémoratives Avec la disparition, le 12 mars 2008, de Lazare Ponticelli, dernier combattant français de la «Grande guerre», s éteint l ultime possibilité de témoignage direct de la guerre Dorénavant, la transmission de la mémoire de la première guerre mondiale passe, pour une part, par l organisation de cérémonies officielles. C est en 1922 que le 11 novembre devient une fête nationale. Il rassemble alors, devant les monuments aux morts, les anciens combattants, les jeunes des écoles, les élus pour commémorer les morts de la guerre. Lors de cette cérémonie républicaine et funéraire, on rend hommage aux disparus : après une minute de silence, le nom de chaque soldat est appelé, suivi de l annonce «mort pour la France», une gerbe de fleurs est déposée, la Inauguration du monument aux morts de Lescar, 1922, carte postale (Service des Archives de la CDAPP, 26Fi150) Marseillaise est souvent jouée ou chantée. Cette cérémonie peut se reproduire également lors des fêtes patronales. Aujourd hui le sens de cette commémoration tend à s estomper avec l oubli des souffrances des soldats et de leurs familles. La célébration du devoir républicain à travers ceux qui l ont accompli se transforme en souvenir du passé ; la multiplication des célébrations nationales et l engouement commémoratif du XXe siècle font éclater le modèle traditionnel de la commémoration nationale et civique.
15 LES MONUMENTS A LA LOUPE
16 ARTIGUELOUTAN Initialement construit sur la place publique dite des Platanes, le monument aux morts a été déplacé devant l église, suite à une délibération du 22 septembre 1978, afin d améliorer la circulation qui devenait périlleuse. De type «civique patriotique», il s agit d un obélisque décoré d une palme et d une croix de guerre ; sa particularité est de présenter les noms des morts de la commune, non pas de manière alphabétique ou chronologique, mais par grades militaires, ce qui constitue une exception et une rareté. La dédicace insiste sur le thème de la gloire et de l honneur. La délibération du 4 avril 1920 nous renseigne sur le financement de la construction du monument : le coût est alors de 4250 F (dont 2450 F pour la taille et le transport de la pierre), couvert par une souscription publique et une subvention municipale de 500 F. Comme la loi le prévoit, une subvention de 1300 F est demandée au Préfet pour parachever le monument avec l établissement d une grille. Le 6 juin 1954, il est décidé de faire redorer les inscriptions. Monument aux morts d Artigueloutan : vue de face (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP)
17 Pour approfondir et élargir les recherches : >À la mairie : - Registres de délibérations du Conseil municipal ( , ) plus particulièrement séances des 29 février 1920 et 22 septembre Registres d état civil >Aux Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques : - Mouvement de la population (1880) ; Listes nominatives de recensement (1906, 1911) (E dépôt Artigueloutan 1F1) Les mouvements et recensements de population sont également consultables sous forme numérisée dans la salle de lecture du Service communautaire des Archives et feront l objet d un prochaine mise en ligne. - Tableaux de recensement des classes ( ) (E dépôt Artigueloutan 1H1) Monument aux morts d Artigueloutan : noms des soldats décédés (détail) (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP)
18 Conseil municipal d Artigueloutan, délibération du 26 août 1919 (Archives municipales d Artigueloutan).
19 BILLÈRE Le 24 avril 1920, le conseil municipal décide de constituer un dossier de demande de subvention pour la construction du monument aux morts : le coût, d après les devis et les plans, s élève à 4500 F et la souscription a rapporté 3222,35 F. Décision est prise de le construire sur la place de l Église ; un crédit de 1277,65 F est ouvert, le maire priant le Préfet des Basses-Pyrénées d obtenir une subvention, «aussi élevée que possible». Le monument, de type «civique patriotique», est un obélisque décoré de deux palmes, d un casque de poilu et de la croix de guerre ; au moment de l aménagement de la place Saint-Laurent, à la fin des années 1990, il sera déplacé de quelques mètres, depuis le mur du presbytère jusqu au centre de la place. L église Saint-Laurent, toute proche, abrite également une plaque, sculptée par Henri Poublan, qui porte les noms des morts de la paroisse. Monument aux morts de Billère : épigraphe (détail) (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP)
20 Conseil Municipal de Billère délibération du 24 avril 1920 (Archives municipales de Billère)
21 Pour approfondir et élargir les recherches : >À la mairie : - Registre de délibérations du conseil municipal ( ) (plus particulièrement séance du16 octobre 1921) - Recensements de la population ( ) (F1b sans cote) - Tableaux de recensement militaire ( ) (H1ab) - Registres d état civil - Cadastre : matrices (12 volumes) ( )
22 BIZANOS C est le Comité constitué par les soldats démobilisés qui a l idée d élever à Bizanos un monument aux morts. Par lettre du 12 juin 1919, il sollicite une subvention municipale : le 6 juillet le conseil municipal rejette la demande et annonce qu il s occupera lui-même de cette question. Le 25 octobre de la même année, il décide que le monument sera érigé sur la place de l Église. Le sculpteur choisi est Henri Poublan à qui l on doit également les monuments de Gelos et Lescar ; il représente, dans un «menhir» de marbre blanc de Saint-Béat, une allégorie de la Victoire (elle porte une palme dans sa main), surgissant de sa gangue de pierre, et désignant à deux enfants de bronze le sacrifice humain : la portée pédagogique de ce monument est évidente, l un des enfants, du reste, tient sous le bras son cartable d écolier. Les frais s élèvent à 9000 F et sont couverts par une souscription communale (1500 F), une souscription publique et une subvention de l État (480 F), qui sera employée en 1921 à la pose d une grille. L emplacement est rendu libre, le 2 novembre à 14 heures, par la vente des sept arbres qui s y trouvent. En 1927, Monsieur Miganne demande par lettre à ce que le nom de son fils Jacques-Georges, mort à la guerre, soit gravé sur le monument : cela explique qu il ne soit pas classé alphabétiquement, mais à la fin de la liste. En 2006, le monument aux morts, cédant la place au réaménagement du carrefour, est déplacé à l est de l église. Monument aux morts de Bizanos, buste en bronze de l écolier debout (détail) (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP)
23 Dessin sur calque du projet d Henri Poublan, 28 janvier 1920 (E dépôt Bizanos 1M7, cl. J.M. Decompte, ADPA)
24 Lettre de demande d inscription de nom sur le monument, 28 septembre 1927 (E dépôt Bizanos 1M7, cl. J.M. Decompte, ADPA) Note de protestation de Henri Lamothe, ancien conseiller municipal, 22 décembre 1919 (E dépôt Bizanos 1M7, cl. J.M. Decompte, ADPA)
25 Pour approfondir et élargir les recherches : >À la mairie - Registres d état civil >Aux Archives départementales des Pyrénées Atlantiques : - Érection d un monument aux morts ( ) (E dépôt Bizanos 1M6) - Extraits du registre des délibérations du conseil municipal ( ) (E dépôt Bizanos 1D1) - Mouvements et recensements de la population ( ) (E dépôt Bizanos 1F1-6) Les mouvements et recensements de population sont également consultables sous forme numérisée dans la salle de lecture du Service communautaire des Archives et feront l objet d une prochaine mise en ligne. - Tableaux de recensement militaire ( (E dépôt Bizanos 1H3)
26 GAN L évidente particularité du monument aux morts de Gan est de s écarter des représentations sculptées habituelles, et de se présenter sous la forme d une gigantesque mosaïque. Ce parti pris semble être le fait de l architecte, Bertrand Gabriel Andral, responsable de sa réalisation en même temps que de la restauration de l église : passionné d archéologie, il fait très certainement allusion à la mosaïque antique d époque gallo-romaine découverte au quartier de Las Hies, ou bien à celle du pont d Oly. À deux reprises, le conseil municipal de Gan rend un hommage appuyé aux héros de la guerre, avant de s intéresser à la construction de deux monuments : l un au bourg, l autre au quartier de Haut-de-Gan. Dans un premier temps, le conseil municipal décide, le 19 décembre 1918, qu une plaque de marbre portant les noms des morts de la commune sera placée à la mairie, dans la salle du conseil municipal, puis qu une «stèle (colonne)» sera établie au cimetière. Un appel à la souscription est alors lancé. Cette décision est modifiée lors de la séance du conseil municipal du 23 mars 1919 : il est alors prévu que le socle d une croix, présente sur la place de l Église, sera agrandi pour y graver les noms des enfants de la commune morts pour la France. Le 22 décembre 1920, le conseil approuve le projet de monument présenté par l architecte Bertrand Gabriel Andral, monument à élever «à l angle droit de l église» alors en restauration sous sa direction ; les plans et devis définitifs sont votés le 25 février Une commission municipale est chargée du suivi des travaux. Le financement des deux monuments de la commune de Gan paraît difficile à suivre ; on sait seulement que la souscription se monte à 4278 F fin février 1921 et que la somme des deux monuments est de ,70 F le Gan. L église, avant 1922, carte postale (Service des Archives de la CDAPP, 26 Fi104) Gan. L église, après 1922, carte postale (Service des Archives de la CDAPP, 26 Fi105) 17 novembre Ce monument s inscrit dans le type «civique patriotique», de par sa dédicace et les alexandrins qui y sont gravés : «Ceux qui pieusement sont morts pour la Patrie ont droit qu à leur cercueil la foule vienne et prie», extraits du poème de Victor Hugo, Hymne. La mosaïque, due aux ateliers Maumejean (faire lien avec biographie) qui réalisent en même temps le décor intérieur de l église, montre une croix de guerre décorée du blason de Gan et couronnée de rameaux d olivier.
27 Conseil municipal de Gan, délibération du 23 mars 1919 (Archives municipales de Gan)
28 Pour approfondir et élargir les recherches : >À la mairie : - Registre de délibérations du conseil municipal ( ) (particulièrement les séances des19 décembre 1918, 22 décembre 1920, 25 février 1921) - Registres d état civil après 1831 >Aux Archives départementales des Pyrénées -Atlantiques - Recensements de la population ( ) (E dépôt Gan 1F1-8), Les mouvements et recensements de population sont également consultables sous forme numérisée dans la salle de lecture du Service communautaire des Archives et feront l objet d un prochaine mise en ligne. - Recensements militaires ( ) (E dépôt Gan 1H3) Monument aux morts de Gan : vue de face (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP)
29 HAUT-DE-GAN Les constructions des monuments aux morts de Haut-de-Gan et de Gan sont intimement liées : les délibérations du conseil municipal de Gan concernent toujours les deux monuments. Le fait d édifier un monument propre à un quartier est courant dans le cas de communes dont le territoire résulte du regroupement de plusieurs anciennes paroisses ayant conservé un sentiment d individualité (c est également le cas pour Jurançon et la Chapelle-de-Rousse). Dans un premier temps, le conseil municipal de Gan décide, le 19 décembre 1918, qu une plaque commémorative sera placée au cimetière de Hautde-Gan. Un appel à souscription est lancé. Cette décision est modifiée lors de la séance du conseil municipal du 29 mars 1919 : comme au bourg, on décide que le socle de la croix qui se trouve devant l église de Haut-de-Gan, sera agrandi pour y graver les noms des enfants du quartier morts pour la France. Le 22 décembre 1920, le conseil approuve le projet de l architecte Bertrand Gabriel Andral, qui consiste à apposer une plaque contre le mur extérieur de la chapelle ; plans et devis définitifs sont votés le 25 février 1921, pour un prix de 1200 F. Ce monument est une simple plaque, décorée d une palme et d un casque de poilu. Sa dédicace aux enfants morts «pour la patrie» le classe dans les monuments de type «civique patriotique». Monument aux morts de Haut-de-Gan : vue de face (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP)
30 Conseil municipal de Gan, délibération du 23 mars 1919 (Archives municipales de Gan)
31 Pour approfondir et élargir les recherches : >À la mairie : - Registre de délibérations du conseil municipal ( ) - Registres d état civil >Aux Archives départementales des Pyrénées -Atlantiques - Recensements de la population ( ) (E dépôt Gan 1F1-8) Les mouvements et recensements de population sont également consultables sous forme numérisée dans la salle de lecture du Service communautaire des Archives et feront l objet d un prochaine mise en ligne. - Tableaux de recensement militaire (E dépôt Gan 1H3) Haut de Gan, L église et l entrée du village, carte postale (service des Archives de la CDAPP, 26Fi120)
32 GELOS La commune de Gelos conserve le dossier complet de la construction de son monument aux morts. L élaboration et le fonctionnement du comité y sont très clairs : constitué par délibération du 29 mai 1919, il a pour responsable le vicaire de la paroisse, tandis que les présidents d honneur en sont des notables gelosiens dont certains ont perdu un fils au cours du conflit. Durant l été 1919, la municipalité fait paraître une annonce dans la presse locale et régionale, demandant «aux artistes, architectes, etc., d adresser d urgence à la mairie leurs projets et devis». Les réponses sont assez nombreuses ; c est finalement le projet du sculpteur palois Henri Poublan, daté du 17 janvier 1920, qui est choisi pour une somme de F : celui-ci reprend à l identique son projet de monument pour la commune de Pissos dans les Landes, daté du 26 septembre 1919, mais non exécuté. Pour ce monument patriotique et funéraire, Henri Poublan choisit de représenter une veuve désignant les dates à son enfant orphelin, lequel apporte une gerbe devant une croix symbolisant une tombe : ils viennent se recueillir devant l obélisque en mémoire de leur mari et père défunt. Cet obélisque est couronné d un casque de poilu et d une corniche où apparaissent des têtes de lion et d aigles renversées, symboles de la victoire sur l ennemi. Pour respecter la circulaire (10 mai 1920) du Ministre de l Intérieur qui demande que les monuments placés dans les lieux publics ne s ornent d aucun emblème religieux, sauf ceux implantés dans les lieux de culte ou les cimetières, Henri Poublan enlèvera la croix initialement prévue dans le projet. Notons que les obus disposés alentour sont acquis gratuitement comme trophées de guerre au moment de la liquidation des stocks du Ministère de la Guerre. L inauguration a lieu le 18 février 1923, organisée conjointement par des délégués du conseil municipal, de l Union nationale des combattants et du comité du monument. Ce dernier a finalement entièrement financé la construction du monument, en ayant réuni une souscription de F. Monument aux morts de Gelos : vue de face (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP) Alors que, déjà en 1919, la décision de son emplacement a suscité de nombreux débats, en 1978, face au développement de la circulation automobile, la municipalité envisage de déplacer le monument dans le jardin, contre l église, notamment pour ne plus encombrer le carrefour lors des commémorations. Le projet se heurte alors à une farouche opposition de la part d une association d anciens combattants et doit être abandonné. Le problème de l emplacement des monuments aux morts reste donc encore sensible 60 ans après...
33 Lettre d appel à la souscription, s.d. (Archives municipales de Gelos, M1b)
34 Lettre de Mme Tourné, membre du comité, au maire de Gelos sur le projet Poublan, 24 septembre 1919 (Archives municipales de Gelos, M1b)
35 : Lettre de M. Estrem, président-fondateur de la section de l ARAC, au maire de Gelos, sur le projet de déplacement du monument aux morts, 12 décembre 1978 (Archives municipales de Gelos, M1b)
36 Pour approfondir et élargir les recherches : >À la mairie : - Registres de délibérations du conseil municipal ( , ) - Monument aux morts ( ) (Archives municipales de Gelos, M1b) - Déplacement du monument ( ) Avis d inhumation, restitution des objets de valeurs des défunts, avis de disparition, avis de décès ( ) (Archives municipales de Gelos, H4e) - Cadastre : matrices des XIXe et XXe siècles
37 IDRON Ce monument, situé devant l église et dans l enclos du cimetière, est de type «patriotique funéraire» : il s agit d un obélisque, décoré d une palme et d une couronne mortuaire ; sa particularité est de présenter, en plus de la dédicace qui insiste sur le thème de la gloire, l inscription «In anathema oblivionis N oublions jamais», à la fois en latin et en français. Malheureusement le registre de délibérations des années 1920 et le dossier de construction du monument n ont pas été retrouvés. Nous ne disposons donc d aucune information historique sur ce monument. Toutefois, il est possible, grâce à d autres sources comme les listes nominatives de recensements ou les matrices cadastrales, d élargir l étude du monument à l histoire des soldats de la commune morts pour la France. Monument aux morts d Idron : vue d ensemble (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP)
38 Pour approfondir et élargir les recherches : >À la mairie : - Registres d état-civil - Recensements de population : listes nominatives ( ). - Mouvements de population : états ( ) - Cadastre : matrices napoléoniennes ( , 4 volumes)
39 JURANÇON Avec six cents mobilisés et plus d une centaine de morts, Jurançon est la quinzième commune du département en matière de pertes humaines pendant la première guerre mondiale. Aussi, la première évocation d un projet de monument à ses morts, dès le 24 novembre 1918, ne se fait pas attendre. Un comité, chargé de recueillir les fonds, est formé quelques mois plus tard. La souscription s organise alors dès mars 1919 et s étend jusqu au quartier palois du 14 juillet où les sommes recueillies atteignent 25000F. En effet, cet ancien quartier jurançonnais appartient à la paroisse de cette commune : ses habitants se font d ailleurs enterrer dans le cimetière communal. C est en partie pour cette raison que le chanoine Hourcade, curé de Jurançon et vice-président du comité, adresse au maire une lettre de protestation le 11 août 1920 au sujet du nouvel emplacement du monument aux morts. Ainsi, alors que le 1er août, le conseil vote pour le cimetière comme emplacement du monument, les élus préfèrent très vite opter pour un lieu public, plus particulièrement la place devant l église. D après la lettre du curé Hourcade, ce serait Ernest Gabard, le sculpteur choisi, qui aurait préféré cet emplacement. Malgré tout, les fondations sont creusées devant le cimetière dès le mois d octobre. C est en fait le 21 septembre 1919 que le conseil municipal demande un projet au sculpteur palois Ernest Gabard qui présente sa maquette début novembre, pour finalement signer un traité le 5 du même mois. Au début de l été 1920, les délibérations laissent apparaître un certain retard dans l évolution du projet. Ce monument est à classer dans le type «patriotique funéraire», non seulement à cause de sa dédicace, mais également par les deux figures qu il montre : ce couple de personnes âgées, vêtu de costumes régionaux, vient rendre hommage au fils disparu. Monument aux morts de Jurançon : épigraphe et figures (détail) (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP)
40 Monument aux morts de Jurançon : vue de face (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP)
41 Lettre d Édouard Hourcade, vice-président du comité et curé de la paroisse, au maire de Jurançon, 11 août 1920, (extrait) (E dépôt Jurançon, 1M4, cl. J.M. Decompte, ADPA)
42 Pour approfondir et élargir les recherches : >Aux Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques - Correspondance relative à la construction d un monument aux morts (E dépôt Jurançon 1M4) - Registre de délibérations du conseil municipal ( ) (E dépôt Jurançon 1D11) - Dénombrement des habitants (1926) (E dépôt Jurançon 1F1) Les mouvements et recensements de population sont également consultables sous forme numérisée dans la salle de lecture du Service communautaire des Archives et feront l objet d une prochaine mise en ligne. - Cadastre : matrices ( , 8 volumes) (E dépôt Jurançon 1G4-11) - Tableaux de recensement des classes ( ) (E dépôt Jurançon 1H1-5)
43 LA CHAPELLE DE ROUSSE La démarche de construire un monument aux morts propre à un quartier est courante, notamment dans le cas de communes dont le territoire résulte du regroupement de plusieurs anciennes paroisses ayant conservé un sentiment d individualité ; tout comme pour Gan et Haut-de-Gan, c est le cas pour Jurançon et le quartier de La Chapelle-de-Rousse, où ce sentiment est particulièrement prégnant, au point de donner lieu à des délibérations spécifiques de la part du conseil municipal de Jurançon. D ailleurs, après la seconde guerre mondiale, les habitants de la Chapelle-de-Rousse tentèrent d obtenir le statut de commune autonome. Ainsi, les élus décident, le 17 octobre 1920, de demander des devis pour l achat et la mise en place d une plaque commémorant les soldats défunts de ce quartier. Cette plaque, qui peut sembler très simple au premier abord, est à classer dans les monuments «civiques patriotiques», du fait de la présence de deux drapeaux peints et de la dédicace «à la mémoire glorieuse» ; la croix, ainsi que la proximité du cimetière, pourraient le faire glisser dans les monuments funéraires. Monument aux morts de La Chapelle-de-Rousse : vue de face (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP)
44 Conseil municipal de Jurançon, délibération du 17 octobre 1920 (E dépôt - Jurançon 1D11, cl. J.M. Decompte, ADPA)
45 Pour approfondir et élargir les recherches : >Aux Archives départementales des Pyrénées -Atlantiques - Correspondance relative à la construction d un monument aux morts (E dépôt Jurançon 1M4) - Registre de délibérations du Conseil municipal ( ) (E dépôt Jurançon 1D11) - Dénombrement des habitants (1926) (E dépôt Jurançon 1F1) Les mouvements et recensements de population sont également consultables sous forme numérisée dans la salle de lecture du Service communautaire des Archives et feront l objet d une prochaine mise en ligne. - Cadastre : matrices ( , 8 volumes) (E dépôt Jurançon 1G4-11) - Tableaux de recensement des classes ( ) (E dépôt Jurançon 1H1-5)
46 LÉE Le 26 août 1919, le conseil municipal décide d élever un monument aux morts, financé par une souscription et par un apport de 500 F de la part de la commune. Le 25 septembre 1921, le maire, qui préside également le Comité pour l érection du monument, décide de combler le déficit de la souscription : la somme de 700 F est immédiatement votée par le conseil municipal pour achever «cette œuvre sacrée» ; 500 F supplémentaires sont dévolus à l établissement d une «avenue des Martyrs de la Nation». L abattage d un chêne, qui gêne l emplacement du monument, est alors nécessaire. Ce monument, de type «civique patriotique», est un obélisque surmonté d une croix. En effet, il est décoré d une palme, d un drapeau et d une croix entremêlés, accompagnés de la devise «Pro Deo pro Patria» tout comme à Sendets. On remarque surtout l alexandrin de Victor Hugo «La voix d un peuple entier les berce en leur tombeau», extrait du poème Hymne (d autres vers de ce poème sont gravés sur le monument aux morts de Gan). Malgré ce symbole républicain très fort, le monument porte, à son sommet, une deuxième croix. La cohabitation de ces deux symboles n est pas si surprenante en 1921, quinze ans seulement après la loi de séparation de l Église et de l État. Monument aux morts de Lée : vue de face (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP)
47 Monument aux morts de Lée, citation : «La voix d un peuple entier les berce en leur tombeau» ( Victor Hugo) (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP)
48 Conseil municipal de Lée, délibération du 26 août 1919 (E dépôt Lée 1D3, cl. J.M. Decompte, ADPA)
49 Pour approfondir et élargir les recherches : >Aux Archives départementales des Pyrénées -Atlantiques - Cahier de délibérations du conseil municipal ( ) (E dépôt Lée 1D3),
50 LESCAR Tout comme à Bizanos et Gelos, le sculpteur Henri Poublan réutilise à Lescar (d où sa femme est originaire), son modèle alliant figures et obélisque. Il choisit ici de représenter, sous les traits d une femme en deuil, l allégorie de la ville de Lescar portant une couronne crénelée (symbole des remparts de la ville). Elle porte une palme et vient rendre hommage à «ses» enfants morts pour la patrie l épigraphe, sous cette forme, constitue une très grande originalité, emportant dans le pan de son drapé couronnes mortuaires et casques des défunts. Détail original, l artiste a représenté, sur le dessus de la corniche, des éléments de l équipement du poilu : grenade, masque à gaz (proche de la tête de mort) etc., tout comme sur la plaque de l église Saint-Laurent de Billère. Ce monument est clairement à classer dans le type «patriotique funéraire», les allusions à la mort étant nombreuses, comme l hommage que la figure en deuil vient rendre aux défunts, l urne funéraire au sommet, ou encore l évocation du sol du champ de bataille. Monument aux morts de Lescar : dédicace et figure (détail) (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP)
51 Monument aux morts de Lescar : vue de face (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP)
52 Pour approfondir et élargir les recherches : >À la mairie - Registre de délibérations du conseil municipal ( ) - Cadastre : matrices ( , 4 volumes) (1G1-4) - Registre d état-civil >Aux Archives départementales des Pyrénées -Atlantiques - Recensements de la population : état nominatif des habitants de la commune et une liste de la population du canton (an VIII, 1793, 1817, (E dépôt Lescar 1F1-2) Les mouvements et recensements de population sont également consultables sous forme numérisée dans la salle de lecture du Service communautaire des Archives et feront l objet d une prochaine mise en ligne.
53 LONS Suite à la lecture d une lettre du Préfet, le conseil municipal décide d ériger un monument aux morts le 8 juillet C est le 7 février 1920 qu est choisi son emplacement, près de l église, en même temps que sont approuvés les plans et devis dressés par M. Jamborré, maître-carrier à Arudy ; notons que contrairement à d autres communes où l emplacement occasionne des débats passionnés, il est clairement stipulé à Lons que ce choix est opéré pour des raisons administratives et pécuniaires. Le financement est à la fois public et privé, puisque le conseil municipal vote le 29 septembre 1920 un crédit de 200 F, destiné à compléter les 300 F obtenus par souscription. La grille entourant le monument (aujourd hui disparue) est réalisée, tout comme celle du monument de Lescar, par le serrurier Jules Poublan. Gravée au dos, la phrase «Aux héros dont le sacrifice nous a donné la Victoire», forte en symbolique patriotique, classe ce monument dans le type «civique patriotique». Il s agit d un grand obélisque relativement dénudé, sommé d une croix et orné seulement d une palme et de la croix de guerre. Monument aux morts de Lons : vue de face (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP)
54 Conseil municipal de Lons, délibération du 7 février 1920 (Archives municipales Lons)
55 Pour approfondir et élargir les recherches : >À la mairie : - Registre de délibérations du conseil municipal ( ) (plus particulièrement les séances des 8 juillet 1919, 29 septembre 1920) - Registres d état-civil ( ) - Listes de recensement militaire (XIXe et début XXe siècles) >Aux Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques - Registres d état-civil (avant 1902)
56 MAZÈRES-LEZONS Le cas de Mazères-Lezons est tout à fait représentatif de l hommage appuyé d une commune à ses morts, notamment dans la délibération du 3 août 1919 : celle-ci comporte, en plus de la longue liste des morts et «de tous ceux qui, de près ou de loin ont pris part à la grande guerre», la retranscription des discours d inauguration du monument et de la fête des Poilus. Par ailleurs, les délibérations ne s intéressent pas uniquement aux étapes administratives de la construction du monument ; on y apprend qu un second monument est érigé conjointement à l église, à l initiative du curé dont on ne retrouve pourtant aucune trace aujourd hui. Le monument communal, d un aspect proche du cairn de nos montagnes, est une rocaille constituée de pierres maçonnées ; il sert de support à des plaques, portant les noms des morts classés chronologiquement, ainsi qu à une croix, remplacée en 2004 par un buste de poilu en terre cuite, offert par l artiste et ancien champion cycliste Robert Gibanel. De par sa localisation au cimetière, la croix qu il portait et son épigraphe laconique, il est à classer dans les monuments «funéraires patriotiques». Conformément au discours d inauguration, il vient symboliser au cimetière les «tombes lointaines» des morts : «Nous aimons à penser que les affligés qui viendront prier sur la tombe des leurs voudront s agenouiller ici et joindre leurs prières à celles des parents, des veuves et des enfants de nos héros qui reposent loin des leurs [ ]». Monument aux morts de Mazeres-Lezons : noms des soldats décédés (détail) ( cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP)
57 Monument aux morts de Mazeres-Lezons : vue d ensemble ( cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP)
58 Conseil municipal de Mazères-Lezons, délibération du 3 août 1919 (Archives municipales de Mazères-Lezons)
59 Pour approfondir et élargir les recherches : >À la mairie : - Registre de délibérations du conseil municipal ( )
60 OUSSE En comparant les deux photographies, on remarque aisément que le monument d Ousse n est pas celui d origine. Celui-ci, fendu dans toute sa longueur, a été remplacé à la fin des années La municipalité, au lieu d un monument certainement de type «civique patriotique», opte alors pour un modèle strictement civique, aujourd hui le seul de ce type dans l agglomération paloise, à la fois par son apparence et son emplacement plus neutre, à proximité de la mairie et non plus de l église. Bien que conçu 30 ans après la deuxième guerre mondiale, il reprend la composition «type» des monuments de la première : les noms des morts de la grande guerre sont ainsi portés sur une place privilégiée du monument, tandis que ceux du deuxième conflit mondial le sont sur le socle, comme s ils avaient été ajoutés par la suite. Dans les registres de délibérations de la première moitié du XXe siècle, on ne trouve aucun hommage ou référence aux «glorieux héros» comme dans d autres communes mais une simple commande administrative, tout juste le «souvenir commémoratif» est-il évoqué. Le fil du financement est d ailleurs difficile à suivre, le secrétaire de séance du 6 septembre 1920 ayant omis de porter les dépenses dans les «blancs» qu il avait réservés. Nous apprenons toutefois que le financement est à la fois public et privé, puisque le conseil municipal vote le 29 septembre 1920 un crédit de 200 F, en plus des 300 F obtenus par souscription. Monument aux morts d Ousse : vue d ensemble (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP)
61 Le premier monument aux morts d Ousse, reproduction d une carte postale ancienne, s.d. (Archives municipales d Ousse)
62 Pour approfondir et élargir les recherches : >À la mairie : Registre de délibérations du conseil municipal ( ) >Aux Archives départementales - Mouvement et recensement de la population : listes nominatives, feuilles de ménages, bordereaux de maison, états ( ) (E dépôt Ousse 1F1-6) Les mouvements et recensements de population sont également consultables sous forme numérisée dans la salle de lecture du Service communautaire des Archives et feront l objet d une prochaine mise en ligne. - Sollicitation de la Croix de guerre à titre posthume (1915) (E dépôt Ousse 2H7) - Tableaux de recensement des classes ( ) (E dépôt Ousse 1H2) - Correspondance relative au recrutement des soldats et tableau de recensement des «fils d étrangers» nés dans la commune ou y résidant (1917) (E dépôt Ousse 1H4) - Décès et disparitions de soldats : registre des bulletins portant avis de décès ( ), avis de décès ( ), deux extraits du registre des décès de l Hôpital mixte de Tarbes (1905, 1917), trois avis de disparition ( ), correspondance (1915, 1916) (E dépôt Ousse 1H9) - Réquisitions militaires : état des réquisitions du contingent de vin, listes de réquisition du pain, maïs, haricots, foin, deux ordres de réquisition, correspondance ( ) (E dépôt Ousse 4H1)
63 PAU Créé en 1920, le Comité du Monument aux morts de la Grande Guerre, chargé de récolter les souscriptions, est remplacé en 1922 par une Commission municipale des Beaux-Arts pour l érection d un monument. Après plusieurs projets inaboutis dont celui d un monument commun avec celui du 18e RI (financé par l Américaine Alice Cushing et inauguré en 1925 sur la place de Verdun), l emplacement du square Saint-Martin est choisi en La municipalité organise alors un concours ouvert «aux artistes français qui justifieront de leur titre d ancien combattant» pour l érection d un monument qui «devra exprimer le souvenir douloureux et glorieux de nos morts victorieux». Sur les onze projets présentés et cinq sélectionnés, celui qui est finalement retenu, La France victorieuse, est dû à l association de l architecte Henry Challe et du sculpteur Georges Vérez ; ce dernier réalise le monument en pierre de Chauvigny, entre février et novembre L inauguration se déroule le 11 novembre 1927 (jusqu en 1926, la commémoration de l armistice avait lieu devant le Monument aux enfants morts pour la Patrie, place du palais de Justice). Élevée dans l axe et au sud de l église Saint-Martin, l œuvre s intègre dans un ensemble qui vise à rectifier la légère déclivité par rapport au boulevard des Pyrénées : deux terrasses sont aménagées, pourvues d escaliers d accès au square Saint-Martin et de marches vers le parvis ; de larges piliers portant les noms des principales batailles (Verdun, Marne, Argonne, etc.) sont intégrés dans des couronnes d olivier. L entrepreneur en charge de cette construction est le palois Julien Darrigrand, pour un coût d ensemble de ,12 F. Avec ce monument de type «patriotique funéraire», Henri Challe a désiré «élever un mur héroïque opposé à l envahisseur», surmonté d une «France victorieuse, noble, grave dans sa douleur, invincible dans sa force, fière aussi de l œuvre qu elle a accompli : Justice, Droit, Liberté jusqu audelà de ses forces». Georges Vérez a choisi de représenter cette allégorie de la France victorieuse sous les traits de la déesse Athéna : celle-ci, durant l Antiquité, symbolisait l influence de la raison et de l esprit puis était reconnue comme Pau - Monument aux morts de la guerre , carte postale de Joseph Callizo, vers 1930 (Service des Archives de la CDAPP, 26Fi15) protectrice des villes. Ordinairement casquée et tenant l égide (un bouclier appartenant à Zeus), elle incarne la guerre, mais sans sauvagerie ; elle représente bien plus l art de se protéger et de prévoir les combats à venir que l art du combat lui-même. Georges Vérez a également sculpté Athéna sur son monument aux morts de Lisieux, qui ressemble étrangement à celui de Pau : il la montre, tenant dans sa main la déesse Nikê, personnification de la victoire. protectrice des villes. Ordinairement casquée et tenant
64 Athéna est vêtue d un peplos à l antique et coiffée d un casque et d une couronne de lauriers ; à ses pieds se trouvent une souche entourée de barbelés, symboles du Champ d honneur (à gauche), ainsi que des couronnes mortuaires (à droite). Son bouclier, posé à terre et couvert de rameaux d olivier (symboles de justice, paix et sagesse), n est pas orné de l habituelle tête de Gorgone mais du glaive et de la balance, puis des mots «Justice» et «Paix» ; ce bouclier protège un champ de blé et une enclume, représentant la reconstruction du pays grâce à son agriculture et son industrie, en bref, grâce au travail des hommes. Dans sa main gauche, au lieu de son habituelle lance, Athéna tient une épée qui n est pas totalement rangée dans son fourreau : on ne sait pas vraiment si la déesse est en train de l y remettre à l issue du combat ou, au contraire, si elle s apprête à l en sortir, vigilante, en cas de danger, pour protéger la cité. Ce fourreau est décoré de rinceaux végétaux, finement gravés. Une simple dédicace : «La ville de Pau à ses morts glorieux», est inscrite dans la pierre car, contrairement à ceux des autres communes de la Communauté d agglomération, les noms des soldats morts ne sont pas gravés sur le monument ; la liste des 940 palois de naissance ou d adoption auxquels le monument est dédié, aurait été trop longue! La croix de guerre, en métal peint, est scellée au sol. L envers du monument invite au recueillement : un bas-relief représente une veuve et un orphelin venus déposer une couronne sur la tombe du disparu. Coiffée d un voile et vêtue d un drapé à l antique, la veuve rappelle une Mater dolorosa ; l orphelin, qui tient son béret à la main, est habillé à la mode des années La croix frappée de la cocarde, derrière eux, marque le tombeau, tandis que le fond est animé d épis de blé qui évoquent le renouveau, tout comme ceux que le bouclier protège. On peut penser que cette scène vient animer très artificiellement l arrière du socle du monument, qui aurait été trop lisse et dépouillé sans décor... Justice, paix et sagesse sont ainsi les trois principales notions que porte le monument aux morts de Pau. L olivier symbolise les trois, Athéna représente la sagesse, tandis que justice et paix frappent son bouclier. Monument aux morts de Pau, vue de dos, détail (Service des Archives de la CDAPP, 26Fi15)
65 Délibération du Conseil municipal relative au vote du crédit alloué au monument et contenant une présentation du projet, 21 mai 1926 (Archives municipales de Pau, 1M2/4)
66 Délibération du Conseil municipal relative au vote du crédit alloué au monument et contenant une présentation du projet, 21 mai 1926 ( suite) (Archives municipales de Pau, 1M2/4)
67 Pour approfondir et élargir les recherches au Service communautaire des Archives (Archives municipales de Pau et Documents entrés par voie extraordinaire) : Le monument aux morts de Pau, square Saint-Martin 1M2/4 Monument aux morts élevé sur le boulevard des Pyrénées. Projet d érection d un monument aux Morts de la guerre de à Pau, concours, choix du projet La France victorieuse, présenté par Henri Challe, architecte, et Georges Vérez, statuaire, travaux d installation ( ) ; adjonction d une plaque « » 1O3/14 Square Saint-Martin. Aménagement nécessité par l édification du Monument aux morts (1927) 3K1/14 Cérémonie d inauguration du monument aux morts de la guerre de (11 novembre 1927)(contient la liste des combattants palois de naissance ou d adoption morts pour la France) > Documents iconographiques : 2Fi620 Monument aux morts de Pau, vers 1946 : photographie noir et blanc 26Fi15 Pau - Monument aux morts de la guerre : carte postale noir et blanc de Joseph Callizo à Pau, vers 1930 > Délibérations du conseil municipal : 1D1/50 24/06/ Monument aux morts de la guerre, programme du concours 19/11/ Monument aux morts de la guerre de , demande de subvention de l état ; réclamation de M. Gabard, statuaire 19/12/ Monument aux morts de la guerre , programme du concours du second degré 1D1/51 21/05/ Érection d un monument aux morts de la guerre /10/ Monument aux morts de la guerre, travaux d aménagement des abords 10/12/ Monument aux morts de la guerre , travaux d aménagement des abords : autorisation de traiter de gré à gré 19/08/ Aménagement du square Saint-Martin consécutif à l édification du monument aux morts de la guerre 06/12/ Inauguration du monument aux morts de la guerre , vote d un supplément de crédit 1D1/52 16/03/ Éclairage public du square Saint-Martin autour du monument aux morts 12/07/ Monument aux morts : décompte définitif des travaux Les autres monuments commémoratifs 2L1/7 Dons et legs faits à la Ville et à divers organismes en dépendant. Rente constituée sur les recettes de l exposition d avions au Palais d Hiver (17-24 novembre 1918) pour l achat d une couronne à dé poser sur le Monument des Enfants morts pour la Patrie et pour l entretien de l Allée des Braves au cimetière (1919) 1M2/7 Monument à la mémoire du 18e Régiment d Infanterie (place de Verdun). Offre d un monument à la Ville par Miss Cushing (œuvre du sculpteur Charles Ayton), choix de l emplacement, installation, inauguration ( ) 1M2/15 Pose d une plaque à la mémoire des morts de la guerre de au Poste d incendie rue Carnot (1964) 1M3/3 Église Saint-Martin. Construction d un monument à la mémoire des soldats de la paroisse morts au Champ d honneur (1920)
68 > Délibérations du Conseil municipal : 1D1/50 27/03/ Pose à l Hôtel de ville d une plaque commémorative du nom des agents communaux morts au champ d honneur et des citations obtenues par les régiments en garnison à Pau 19/12/ Concession d un emplacement pour le monument offert à la Ville par Miss Cushing (Monument au 18e Régiment d infanterie) La guerre 2R4/19 Palais d Hiver de Pau, occupation du bâtiment pour le cantonne ment des troupes (1914) puis par le Service de Santé de la 18e Région militaire ( ) ; utilisation du théâtre Saint-Louis pendant la période de guerre ; estimation des dégâts subis par le Palais d Hiver ; remboursement des impôts et primes d assurance payés par la Ville pendant l occupation du bâtiment par le service de Santé ; difficultés avec la société locataire ( ) 1M5/19 Palais d hiver, travaux de réparations en vue de la réouverture du Palais d Hiver après la première guerre mondiale (1919) 1N4/1 Cimetière. Concessions pour les sépultures militaires de l Allée des Braves ( ) ; nature de la concession de terrains faite aux cimetières pour les tombes des militaires morts au Champ d honneur ou des suites de blessures ou maladies contractées aux armées ( ) ; réduction du tarif des concessions demandées pour les mutilés et réformés de la guerre (1922) 2O2/15 Allocation gratuite de 50 litres d eau par jour et par lit aux hôpitaux militaires ( ) 2O4/9 Réduction de l éclairage public en application du décret du 20 décembre 1916 ( ) 3F3/3 Pistes du Domaine de Sers, entretien et aménagement des bâti- ments et des pistes ; concessions de bâtiments pour y loger des prisonniers de guerre ( ) ; cultures maraîchères (1918) 3K1/10 Cérémonie et fêtes organisées à l occasion du retour du 18e Régiment d Infanterie, le 30 juillet H1/11 Guerre de , listes des réfugiés belges : état faisant connaître la résidence actuelle des Belges évacués de départements français (fin 1914) 1Z1 Documents provenant de la famille de Julien Méricam, relieur et concierge de l école Marca, 7 rue de Guiche à Pau, correspondance de la famille avec Louis Méricam, fils de Julien, soldat au 144 Régiment d infanterie de ligne ; enquête sur sa disparition ; annonce de son décès à Charleroi le 27 novembre 1914 ( ) 1Z10 Programme du gala lyrique et dramatique le jeudi 24 avril 1919 au bénéfice de l Hôpital auxiliaire n 6 de Pau 1Z à Pau par Claude Laharie in Saisons : journal des Amis du Théâtre de Pau, n 5, février Z24 François Lacabanne (1890-) : livret militaire, listes de ses états de service militaire pour sa candidature à la Légion d honneur, jour nal de campagne (5 août décembre 1918) >Documents iconographiques : 1Fi28-35 Vues des ruines au nord de la France : photographies de Maurice Tesson, 25 x 59 cm, Fi100 Vigilance et souvenir. Les 30 crimes allemands : affiche de l Alliance Universitaire Française publiée après 1918 et faisant la liste des exactions de l armée allemande en territoire occupé, après Fi142 Pau, hôpital du Palais d Hiver. Croix rouge américaine : carte postale noir et blanc, vers
69 16Fi143 Groupe de soldats blessés devant le Palais d hiver : carte postale noir et blanc, vers Fi220 Campagne Groupe de soldats devant la statue La source à l intérieur du Palais d hiver : carte postale noir et blanc, Fi12-14, Hôpital auxiliaire 137 de l U.F.F, Les Franciscains : cartes postales noir et blanc vers Fi16 Diplôme de mérite pour l année scolaire : diplôme délivré à Marie-Louise Lamicq par l Institution des demoiselles Bordères «en souvenir de la Guerre», à Pau le 20 juillet Fi17 Souvenirs de la Grande Guerre : image de soldats en prière, donnée à Marie-Louise Lamicq le 21 juillet 1916 >Délibérations du conseil municipal : 1D1/51 30/10/ Concessions perpétuelles de terrain accordées pour les corps des (24) soldats morts pour la France (consorts Cailloux) 30/12/ Maintien dans leur emplacement actuel de sépultures militaires 29/12/ Entretien des sépultures de soldats allemands au cimetière Bessières
70 SENDETS République et religion sont étroitement liées dans ce monument, commandé au marbrier de Morlaàs, André Mathiérou. Tout d abord, l emplacement choisi, dans l enclos de l église, n est pas neutre. De plus, comme à Lée, il est orné d une croix, d une palme et d un drapeau entremêlés, ce qui l inscrit dans la catégorie des monuments «civiques et patriotiques». Enfin, l association du Souvenir français y est particulièrement représentée : il en porte la devise «À nous le souvenir, à eux l immortalité» ainsi qu une plaque plus récente, décorée de son emblème et apposée au dos du monument ; enfin il se situe sur la place du Souvenir français. Cette association, créée en 1886 en Alsace et Lorraine occupées, a été reconnue d utilité publique en Elle est chargée d une triple mission : conserver la mémoire de ceux et de celles qui sont morts pour la France tout au long de son histoire, entretenir leurs tombes ainsi que les monuments qu elle a élevés à leur gloire, tant en France qu à l étranger, transmettre aux générations successives le flambeau du Souvenir. Monument aux morts de Sendets : vue de face (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP)
71 Monument aux morts de Sendets : citation (détail) (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP)
72 Pour approfondir et élargir les recherches : >À la mairie : - Registre de délibérations du conseil municipal ( ) >Aux Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques : - Recrutement militaire : tableau de recensement des classes ( ) (E dépôt Sendets 1H2)
73 EXPLOITER LES SOURCES
74 Faire l histoire du monument : Interroger les archives apporte des informations complémentaires à celles relevées, grâce à un questionnaire de lecture, lors de la visite du monument. Ainsi, les dossiers de réalisation du monument commémoratif, disponibles dans les archives des communes ou aux Archives départementales, donnent des informations sur le choix du monument, de son emplacement, sur son coût, l existence ou non d une souscription ou d une subvention, l action et le fonctionnement du Comité pour le monument. Ils renferment des extraits de délibérations, de la correspondance, des devis, parfois des plans. Les registres des délibérations du Conseil municipal offrent le recueil des débats et des décisions concernant le monument : quels actes ont précédé l érection du monument? Quels débats a-t-il suscité lors de son financement, de sa mise en place ou de son déplacement? Quel hommage le Conseil municipal rend-il aux victimes? Des dossiers et/ou des registres de délibération sont consultables pour les communes d Artigueloutan, de Billère, Bizanos, Gan, Gelos, Jurançon, Lons, Mazères-Lezons, Ousse, Pau : consulter le Service communautaire des archives. Enfin on peut s intéresser aux artistes ayant réalisé ces monuments : Ernest Gabard à Jurançon pour lequel une importante documentation existe, Henri Poublan à Bizanos, Gelos et Lescar (à signaler l exposition Henri Poublan, réalisée par le service Animation du Patrimoine de la ville de Lescar en octobre 2007, et auprès duquel elle peut être empruntée), Henri Challe et Georges Verez pour Pau, Bertrand Gabriel Andral et l atelier des frères Maumejean pour Gan.
75 Écrire l histoire d un soldat de ma commune : A partir du relevé des noms inscrits sur le monument communal il est possible de réaliser la biographie des soldats : à quel âge sont-ils morts? Quelles professions exerçaient leurs parents? Était-ils mariés? Père de famille? Pour compléter leur état civil il faut consulter les registres de naissances, mariages et décès conservés par les communes (se renseigner auprès du Service communautaire des archives). Les recensements de la population offrent des informations sur le lieu de résidence, la famille, l origine sociale, la profession du soldat. Ils peuvent également servir à étudier la proportion de population impliquée dans la guerre, le pourcentage de tués par rapport à la population totale ou à la population masculine, l évolution de la population entre les recensements de 1906 et de 1921 par exemple. Ils sont actuellement disponibles en consultation, sous forme numérique au Service communautaire des Archives, pour les communes d Artigueloutan, de Bizanos, Gan, Lescar, Ousse et Pau. À terme seront également consultables ceux de Billère, Mazères-Lezons, Gelos et Idron. Les registres de recensements militaires donnent également des renseignements d ordre biographique. Ces documents sont disponibles pour les communes de Pau, Billère, Bizanos, Gan, Jurançon, Ousse, Sendets. Enfin, on pourra se reporter au cadastre pour localiser les propriétés des soldats ou de leur famille. Des sites peuvent être consultés, voire complétés : Par ailleurs, cette recherche peut être l occasion de solliciter les familles de la commune qui souhaitent partager leurs souvenirs personnels : livrets militaires, journaux de campagne, lettres de soldats, photographies, décorations militaires, etc. On peut également envisager la collecte de témoignages oraux auprès de personnes ayant vécu les cérémonies aux monuments aux morts à des époques où la présence des anciens combattants de la grande guerre était encore importante (années ).
76 Questionnaire de lecture du MONUMENT AUX MORTS EMPLACEMENT : ARCHITECTE/SCULPTEUR/MARBRIER : (Signature inscrite sur le monument) MATÉRIAU(X) : MORTS DE LA COMMUNE Nombre : Classement : Particularité : Autres guerres : INSCRIPTIONS Dédicace : Citation : PARTICULARITÉ : DÉCOR (Végétaux, drapeaux, animal, torches, matériel de guerre, ) Présence d une croix : OUI / NON Laquelle? Nombre :
77 BIOGRAPHIES
78 Bertrand Gabriel ANDRAL (Eaux-Bonnes, 1886 Pau, 1960) Architecte Petit-fils d un ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées du Lot, fils d un médecin, il décroche en 1920 son diplôme d architecte de l École nationale supérieure des Beaux-Arts, ainsi qu une licence en droit. Passionné d archéologie et membre de la Société française d archéologie, il étudie nombre d édifices et d œuvres d art religieux du Béarn qui donnèrent lieu à des publications et des communications ; il devient, pendant six ans, architecte des Bâtiments de France. Spécialisé en art religieux, il construit plusieurs chapelles : celle du bienheureux Michel Garicoïts à Bétharram (1928), celle des Sœurs de Nevers à Lourdes, le mémorial du Sacré- Coeur à Pau, ainsi qu un autel-monument aux soldats de la paroisse, dans l église Saint- Martin de Pau (1920) ; il restaure également l église de Gan (1922), conçoit les vitraux de la chapelle du Grand séminaire de Bayonne et dessine la crosse offerte à Monseigneur Bertrand Lacaste, évêque d Oran. Église Saint-Martin à Pau, autel de Saint-Martin (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP)
79 Henry CHALLE (Santiago du Chili, 1894 Pau, 1968) Architecte Il obtient son diplôme d architecte de l École nationale supérieure des Beaux-Arts, après avoir été lieutenant de réserve au 1er Régiment du Génie pendant la première guerre mondiale, où il décroche la croix de guerre avec trois citations et la Légion d honneur. Secrétaire général du Conseil régional de l Ordre des architectes, il est conseiller d arrondissement, conseiller municipal en 1935 et adjoint au maire de Pau ( ) ; enfin, il devient vice-président de la Société des amis des arts. Sa qualité d ancien combattant lui permet de participer au concours pour le monument aux morts de la ville de Pau, qu il remporte avec le projet de La France victorieuse, associé au sculpteur Georges Vérez ; les deux artistes signeront également un immeuble dans le style art déco, au n 14 du boulevard des Pyrénées. On lui doit l église Saint-Julien de Lons ( ), nombre de devantures de magasins dans le département, plusieurs villas à Pau (Les Marronniers, Les Anémones, etc.), l orphelinat des Sœurs de la Charité et de l éducation chrétienne de Nevers, l agrandissement du Princess hôtel, etc. Immeuble Challe, boulevard des Pyrénées, 2000 (Service des Archives de la CDAPP, 2Fi225)
80 Ernest GABARD (Pau, 1879 Pau, 1957) Sculpteur Élève du sculpteur palois Louis-Joseph Alexandre, puis de Jules-Gabriel Thomas à Paris à l École nationale supérieure des Beaux-Arts, il expose ses œuvres à Pau et à Biarritz avant d être reconnu dès 1909, quand il réalise la coupe de l Aéro-club du Béarn pour le raid Paris-Pau en avion. La ville de Pau lui commande deux fontaines : la Dame au puits, rue Henri-Faisans (1913) et la Fontaine aux enfants, qui trônait encore il y a quelques mois sur le boulevard des Pyrénées (1920). Deux de ses fontaines se trouvent également à Lasseube. Il est l auteur de quinze monuments aux morts, dont ceux de Monein, Jurançon, Morlaàs, Dax, etc, ainsi que d une grande quantité de bustes, de médaillons et de statues, comme le bas-relief en hommage aux frères Wright au Pont-Long (1932). Enfin, il réalise nombre d œuvres dans le domaine de l art religieux : son chemin de croix pour l église Notre-Dame de Pau en est certainement le chef-d oeuvre. On lui doit également de nombreuses affiches, des carnets de guerre, ainsi que Caddetou, le petit paysan béarnais dont les mésaventures sont contées au fil de remarquables aquarelles, proches des débuts de la bande dessinée et de Bécassine. Le CDDP 64 propose aux enseignants un espace dédié à Ernest Gabard sur son site ( Monuments aux morts et Carnets de guerre). Monument aux morts du collège de l Immaculée Conception à Pau : Mater dolorosa au Poilu, œuvre de Ernest Gabard (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP)
81 La famille MAUMEJEAN Jules (Saint-Esprit, 1837 Saint-Sébastien, 1909) José (Pau, 1869 Saint-Sébastien, 1952) Henri (Pau, 1871 Madrid, 1932) Léon (Pau, ) Carl (Pau, 1888 Paris, 1957) Georges (Madrid, 1902 Saint-Georges-de-Montclard, 1970) Décorateurs En 1860, le peintre verrier Jules Maumejean, petit-fils et fils de peintres sur faïences, s installe à Pau, puis ouvre des ateliers à Anglet (1890) et à Biarritz (1893). Ses quatre fils José, Henri, Léon et Carl prennent alors sa suite. L épopée des Maumejean commence avec José, disciple du maître verrier Jean-Baptiste Anglade. Il travaille très tôt dans les ateliers de son père puis s associe à son frère Henri en 1898 ; ils créent à Madrid une manufacture de vitraux et céramiques d art, puis ouvrent des antennes à Paris, Barcelone et Saint-Sébastien. Après la première guerre mondiale, ils participent aux reconstructions et constituent avec leur frère Carl (architecte, maître verrier, maître mosaïste et critique d art) et Henri, fils de José, une société anonyme, en 1923 ; ils ouvrent une manufacture à Hendaye et une antenne à New-York. Diplômés d honneur des Artistes français, décorateurs attitrés de la Compagnie de Jésus, décrochant seize grands prix internationaux, les Maumejean édifient leur propre pavillon à l Exposition internationale des Arts décoratifs et industries modernes à Paris en 1925, où ils décorent également le pavillon de l Espagne. Monument aux morts de Gan : la mosaïque, œuvre des ateliers Maumejean (détail) (cl. V. Lisita, Service des Archives de la CDAPP) Ces ateliers réalisent un nombre considérable d oeuvres religieuses et profanes (vitraux, mosaïques...) en Espagne, en France mais également en Europe, en Afrique, Asie et Amérique. En 1929, trente-sept chantiers sont en cours, dans le monde entier! Les activités cessent en 1957 à la mort de Carl. Réf : Pau et les Maumejean maîtres-verriers ( ), par Pierre-Albert Frouté, dans Revue de Pau et du Béarn n 21, 1994, pp. 429 à 472.
82 Henri POUBLAN (Pau, 1871 Pau, 1931) Sculpteur Petit-fils d un professeur de dessin et fils d un peintre en décor, on lui connaît quelques portraits et des paysages, à l huile et à l aquarelle, mais ce sont surtout les sculptures d Henri Poublan qui le font connaître. Il apprend le dessin à Pau auprès d André Gorse, et la sculpture dans l atelier de Louis-Joseph Alexandre. À l École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, il suit des cours de peinture dans les ateliers de William Bouguereau et de Fernand Cormon. Il obtient une médaille d honneur au Salon des Artistes français. Installé à Pau, il est chargé de l entretien des sculptures de la ville puis de la restauration du théâtre Saint-Louis, en Il exécute parallèlement le décor intérieur de la villa des Palmiers à Billère (actuel hôtel de ville), ainsi que des caricatures ou des scènes de procès destinées à la presse locale. Mobilisé de mars 1915 à décembre 1918, il revient du front avec de nombreux croquis et aquarelles, le grade de lieutenant et une blessure qui lui vaut une pension de guerre à 15% d invalidité. Il devient alors membre de la Fédération nationale des Combattants républicains, suit des cours à l école de Barbizon, en forêt de Fontainebleau. Il répond à plusieurs commandes de monuments aux morts dans le Béarn (Arthez d Asson, Bizanos, Gelos, Lescar, Nay, Pardies, Salies-de-Béarn) mais aussi dans toute la France (Montréjeau, Pissos, Le Vigeant) et au Vietnam, à Tourane (aujourd hui Da Nang). Enfin, son Buste de poilu est édité en série, en fonte, par la Société anonyme des fonderies et ateliers de construction du Val-d Osne, que les communes peuvent choisir sur catalogue sous le numéro 512. Ce fut le cas notamment de la commune du Vigeant, dans la Vienne, en La ville de Lescar, d où son épouse était originaire, lui a consacré une exposition en Henri Poublan dans son atelier, photographie (collection privée)
83 Georges VÉREZ (Lille, 1877? 1933) Sculpteur Élève des sculpteurs Louis-Ernest Barrias et de Jules-Félix Coutan à l École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, il décroche un second Prix de Rome. Sa ville natale de Lille lui commande un groupe sculpté, Le Pardon (1909), pour orner un square, ainsi que quatre autres pour le grand foyer de l opéra. Mais Georges Vérez est surtout connu pour ses monuments aux morts, parfois «monumentaux» au point qu il collabore avec un architecte ; il exécute ceux de Ris-Orangis, Creil, Chamonix-Mont- Blanc, Bonneville, Grandville, Pantin, Lisieux, Belfort, Cambrai ; celui de Creil, baptisé La Paix se révélant à l humanité (1926), est un monument «pacifiste», privilégiant la paix dont il montre une allégorie, plutôt que les habituelles notions de victoire ou d honneur : en cela il condamne la guerre. Enfin, il signe le monument dédié à l aviateur Hubert Latham à Sangatte. Sa Victoire ailée, un haut-relief en bronze destiné à être disposé en applique, est édité par la Société anonyme des fonderies et ateliers de construction du Val-d Osne, sous le numéro 870 du catalogue. Monument aux morts de Lisieux, par Georges Vérez, carte postale (Service des Archives de la CDAPP, 26 Fi 159)
84 BIBLIOGRAPHIE SÉLECTIVE
85 Généralités : Antoine Prost, «Les monuments aux morts» dans Les lieux de mémoire, t.1 la République, Paris, Gallimard, 1984 Ludivine Alegria, Les Monuments aux morts de la Grande guerre dans les Landes, Mont de Marsan, Archives départementales des Landes, 2004 La Guerre de dans les Basses-Pyrénées : Jean-Louis Maffre, Pau, , Pau, Marrimpouey, 2002 Les Basses-Pyrénées pendant la guerre de : catalogue d exposition, Pau, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, 1982 Georges Sabatier, Tombes basques et béarnaises, , Pau, Garet-Haristoy, 1922 Historique du 18e RI pendant la campagne de 14-18, Nancy, Berger-Levrault, sd Témoignages de soldats : Ernest Gabard, Carnets de guerre : aquarelles, novembre 1915-avril 1916, Pau, Centre Départemental de Documentation Pédagogique, 1995 Jean et Pierre Tucoo-Chala, Carnet de route d un artilleur, , Biarritz, J&D, 1996 Pierre-Anselme Bordenave, Carnets de guerre , Pau, AMCB, 1998 Guy Monségur, Étrange et tragique destiné d un poilu, Oloron, MonHélios, 2004 Pierre Minvielle, La guerre de mon père : un photographe dans les tranchées, Biarritz, Atlantica, 2004 Sources complémentaires à la Bibliothèque intercommunale Pau-Pyrénées Établissement de physiothérapie militaire de Pau, album de photographies de Jean Madira (Ee 2853) Monuments aux «Morts pour la France» en Béarn, photographies anciennes (PHA 99)
86 Remerciements Le Service des Archives de la Communauté d Agglomération Pau- Pyrénées remercie : Jean-François Vergez de l Office national des Anciens combattants et Victimes de Guerre Anne Goulet, directrice des Archives départementales des Pyrénées- Atlantiques Les services pédagogiques des Archives départementales des Landes et des Pyrénées-Atlantiques Jean-Marc Decompte, photographe aux Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques Cécile Van Espen, animatrice du patrimoine de la ville de Lescar Monsieur Yves Arvieu, directeur de L IUFM de Pau Madame Mauret, proviseur adjoint au Lycée Louis Barthou de Pau Le secrétariat du lycée l Immaculée Conception à Pau Et tous les personnels des mairies de la Communauté d Agglomération, qui nous ont accueillis Dossier réalisé par : Marie-Pascale Codol, Vincent Lisita, Violaine Poubanne, conception graphique Séverine Ageorges
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