HORUS. Development Finance DIRECTION DE LA MICROFINANCE ÉTUDE DE FAISABILITÉ PROJET MOBILE BANKING MUTUALISÉ RAPPORT D ÉTUDE DE FAISABILITÉ

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1 HORUS Development Finance DIRECTION DE LA MICROFINANCE ÉTUDE DE FAISABILITÉ PROJET MOBILE BANKING MUTUALISÉ RAPPORT D ÉTUDE DE FAISABILITÉ Mars rue La Fayette PARIS Tél Fax [email protected]

2 Étude de Faisabilité Mobile Banking S O M M A I R E INTRODUCTION PRÉSENTATION DU CONCEPT DE MOBILE BANKING RAPPEL DÉFINITIONS INTÉRÊTS DU MOBILE BANKING EN MICROFINANCE CONTEXTE GLOBAL ENVIRONNEMENT LE SÉNÉGAL SECTEUR FINANCIER SECTEUR DES TÉLÉCOMMUNICATIONS AU SÉNÉGAL À MI ENVIRONNEMENT RÉGLEMENTAIRE TECHNOLOGIES MOBILES UTILISABLES AU SÉNÉGAL LE MOBILE BANKING AU SÉNÉGAL DEMANDE POTENTIELLE OFFRE DE MOBILE BANKING LIMITES DE L IMPACT DES INITIATIVES EN COURS LE PROJET MOBILE BANKING MUTUALISÉ FINALITÉ OBJECTIFS SPÉCIFIQUES PÉRIMÈTRE DU PROJET MOBILE BANKING MUTUALISÉ COMPLÉMENTARITÉ ET ARTICULATION AVEC LES INITIATIVES MB EN COURS RÔLE ET ORGANISATION DES ACTEURS DU PROJET DISPOSITIF INSTITUTIONNEL D ENSEMBLE DU PROJET RÔLE ET ORGANISATION DU COMITÉ DE PILOTAGE RÔLE ET ORGANISATION DE L UNITÉ DE GESTION RÔLE, PÉRENNITÉ ET ORGANISATION DE L OPÉRATEUR MOBILE BANKING... 79

3 Étude de Faisabilité Mobile Banking 4. L OPÉRATEUR MOBILE BANKING DESCRIPTION DETAILLÉE PARTENAIRES CLIENTS FINAUX IF ADHÉRENTES RÉSEAU DE L OPÉRATEUR MB AUTRES PARTENAIRES DE L OPÉRATEUR MB MARCHÉ ET SERVICES SYNTHÈSE DE L OFFRE DE SERVICES ET DES PUBLICS CIBLES DESCRIPTION DES SERVICES VOLUME ET MONTANT DE TRANSACTION TARIFICATION DES SERVICES MOBILE BANKING PLATEFORME DE SERVICES MOBILE BANKING ET INFRASTRUCTURES CHOIX DE LA TECHNOLOGIE MOBILE BANKING ARCHITECTURE GLOBALE ET LIAISONS HÉBERGEMENT DE LA PLATE-FORME FONCTIONNALITÉS DE LA PLATE-FORME APPUI À LA MISE À NIVEAU DES SIG DES IF PARTENAIRES ORGANISATION ET ÉQUIPES DE L OMB PROCESSUS CONTRACTUELS SUPERVISION PROJECTIONS D ACTIVITÉS ET FINANCIÈRES COÛT DU PROJET ET PLAN DE FINANCEMENT COÛT DE L ÉQUIPE GESTIONNAIRE COÛT DU DISPOSITIF D ACCOMPAGNEMENT BESOIN EN SUBVENTIONS DE L OMB SUBVENTIONS D INCITATION AUX IF, AGENTS, MARCHANDS ET CLIENTS COÛT TOTAL DU PROJET

4 Étude de Faisabilité Mobile Banking 7. CALENDRIER DU PROJET LISTE DES DOCUMENTS ANNEXES ANNEXE 1 : LISTE DES PERSONNES RENCONTRÉES ANNEXE 2 : LISTE DES DOCUMENTS COLLECTES ANNEXE 3 : INDICATEURS DU SECTEUR BANCAIRE ANNEXE 7 : CADRE LOGIQUE DU PROJET MOBILE BANKING MUTUALISÉ Les annexes 4, 5 et 6 sont dans des documents séparés.

5 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 1 LISTE DES ACRONYMES ACDI ADIE ANSD ACEP APBEF AP/SFD ARTP BAfD BCEAO CAURIE CDMA CEDEAO CENTIF CGAP CIF CMS CNC CNCAS CONOBAFI CRAMPE CTB CVEC DFID DCEF DDI DID Agence Canadienne de Développement International Agence de l'informatique de l'etat Agence Nationale de La Statistique et de la Démographie Alliance de Crédit et d épargne pour la Production Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers Association Professionnelle des SFD Agence de Régulation des Télécommunications et des Postes Banque Africaine de Développement Banque Centrale des États de l Afrique de l Ouest Caisse Autonome pour le Renforcement des Initiatives Économiques par la Micro Finance Code Division Multiple Access (technologie mobile) Communauté Economique des Etats d Afrique de l Ouest Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières Consultative Group to Assist the Poor. (Groupe consultatif d assistance aux pauvres) Centre d Innovations Financières (devenue Confédération des Institutions Financières) Crédit Mutuel du Sénégal Conseil National de Concertation Caisse Nationale de Crédit Agricole du Sénégal Comité Ouest Africain d Organisation et de Normalisation Bancaire et Financière Centre de Recherche et d Appui à la Micro et Petite Entreprise Coopération technique Belge Caisses villageoises d épargne et de crédit Department for International Development (ministère britannique du Développement international) Direction de la Coopération Economique et Financière Direction de la Dette et de l Investissement Développement International Desjardins DMC Direction de la Monnaie et du Crédit DMF DRS FENU FONGS GIABA GEC Direction de la Microfinance Direction de la Réglementation et de la Supervision Fonds d Équipements des Nations Unies Fédération des Organisations Non Gouvernementales du Sénégal Groupe Intergouvernemental d Action contre le Blanchiment en Afrique Groupements d Épargne et de Crédit

6 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 2 GIM-UEMOA IF IMF ISP ou FAI Groupement Interbancaire Monétique de l UEMOA Institution financière Institution de Microfinance Internet Service Provider Fournisseur d Accès à Internet ITU ou UIT International Telecommunication Union - Union Internationale des Télécommunications KfW LBA/CFT LBC LPS MB MEC MFSAEFMFPE MPME OMB ONG PADEC Kreditanstalt für Wiederaufbau Lutte contre le Blanchiment d Argent et le Financement du Terrorisme Lutte contre le Blanchiment de Capitaux Lettre de Politique Sectorielle Mobile Banking Mutuelle d Épargne et de Crédit Ministère de la Famille de la Sécurité alimentaire de l'entreprenariat féminin de la Micro finance et de la Petite Enfance de la République du Sénégal Micro, Petites et Moyenne Entreprise Opérateur Mobile Banking Organisme Non Gouvernemental Projet d appui au Développement Économique en Casamance PADEMAS Programme de Développement des Marchés Agricoles et agro alimentaires du Sénégal PALPS PAMECAS PAMIF PARMEC PDV PDA PEJU PME PNUD REMECU RTC SA SAFIR-PROMER SSCC SFD SIG SMS SSCC Programme d Appui à la Lettre de Politique Sectorielle Union des mutuelles du Partenariat pour la Mobilisation de l Épargne et le Crédit au Sénégal Programme d Appui à la Microfinance Programme d Appui à la Réglementation des Mutuelles d Épargne et de Crédit Point de vente Personal Digital Assistant Promotion de l'emploi des Jeunes en Milieu Urbain Petites et Moyenne Entreprise Programme des Nations Unies pour le Développement Réseau de Mutuelles d Épargne et de Crédit Réseau Téléphonique Commutée Société Anonyme Service d Appui à la Finance Rurale du PROMER Structures Sous Convention Cadre Système Financier Décentralisé Système d Information de Gestion Short Message Service Structure Signataire Convention Cadre

7 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 3 STA STK SU TELCO TPE UE UEMOA UMOA U-IMECEC UMEC UMF UM-PAMECAS USAID USSD Société de Transfert d Argent Sim Tool Kit Service Universel (téléphone) Opérateur de Télécommunications Terminal de Paiement Electronique Union Européenne Union Économique et Monétaire Ouest Africaine Union Monétaire de l Ouest de l Afrique Union des Institutions Mutualistes Communautaires d épargne et de Crédit Union des Mutuelle d Épargne et de Crédit de la région de Sédhiou. Union des Mutuelles Financières Union des Mutuelles de PAMECAS United States Agency for International Development Unstructured Supplementary Service Data

8 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 4 INTRODUCTION CONTEXTE DE L ÉTUDE Les systèmes financiers de proximité (systèmes financiers décentralisés SFD ou institutions de microfinance, IMF) sont bien développés au Sénégal, ce qui permet une assez bonne couverture des besoins de financement des micro et petites entreprises (MPE), à l exception toutefois de certains types de besoins tels que le financement des investissements à moyen terme. Mais l un des points faibles des systèmes financiers décentralisés au Sénégal réside dans le développement comparativement faible de leur réseau en milieu rural, ce qui constitue un obstacle au développement des activités économiques dans ces zones. De nombreux SFD envisagent d avoir recours à des solutions à fort contenu technologique pour développer de nouveaux services et/ou atteindre de nouveaux clients. Même si les expériences ne sont pas encore très développées, il apparaît notamment que l utilisation du téléphone portable pour effectuer des transactions financières (informations sur le compte, dépôts, remboursements, transferts d argent, etc.) présente de nombreux avantages aussi bien pour l institution financière que pour le client. Sur ce plan, le recours à de telles solutions apparaît comme un moyen efficace pour renforcer l inclusion financière et permettre un accès du plus grand nombre à des services financiers de qualité, tout en assurant aux institutions financières d être plus efficientes. Mais à l heure actuelle, la plupart des SFD ne possèdent pas les capacités financières et l expertise technique pour mettre en place des projets opérationnels dans ce domaine. La Coopération Financière sénégalo allemande accompagne le renforcement du secteur financier depuis 2005 à travers son engagement «Promotion de l Emploi des Jeunes en Milieu Urbain» (PEJU), dont l objectif est de renforcer le potentiel du secteur privé, notamment des MPE/PME (formelles et informelles), à travers l amélioration de leur accès à des services financiers adaptés, efficacement mis à leur disposition par des intermédiaires financiers performants. Les intérêts et remboursements des fonds mis à disposition par le programme à trois IMF sont utilisés par le Ministère des Finances du Sénégal pour financer des «mesures particulièrement dignes d encouragement dans le cadre de la stratégie sectorielle de la microfinance». Le financement de la présente étude s inscrit dans ce cadre.

9 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 5 OBJECTIFS DE L ÉTUDE DE FAISABILITÉ Le présent rapport d étude de faisabilité du Projet Mobile Banking Mutualisé constitue le deuxième livrable d une «étude de faisabilité mobile banking» commanditée par la Direction de la Microfinance, avec l appui de la Coopération allemande. Le premier livrable est une étude d opportunité et un document «aide mémoire» associé. Le Ministère des Finances du Sénégal et la Coopération Financière allemande ont souhaité diligenter une étude pour analyser dans quelle mesure cette dernière pourrait, dans le cadre de son futur programme évoqué plus haut, contribuer au lancement d un projet de développement de nouveaux canaux de distribution de services financiers, notamment par l utilisation des nouvelles technologies de l information et de la communication (NTIC). Un tel projet doit permettre de faciliter l accès aux services financiers aux populations qui en sont exclues, notamment dans les zones rurales et contribuer ainsi à atteindre l objectif global de la Lettre de Politique Sectorielle Microfinance, qui est de «favoriser l accès à des services de microfinance viables et durables à une majorité de ménages pauvres ou à faibles revenus et des micro entrepreneurs sur l ensemble du territoire d ici à 2015, grâce à des SFD viables s intégrant dans le système financier national». Les objectifs de cette étude de faisabilité étaient les suivants : Analyser les contraintes au développement de services financiers à destination des clients en zone rurale au Sénégal. Identifier et étudier les différents dispositifs ayant recours aux nouvelles technologies de l information et de la communication qui pourraient être mis en place pour contribuer à l amélioration de l offre de services financiers, en particulier dans les zones rurales. Pour contribuer au développement du système financier dans son ensemble, ces dispositifs devraient être ouverts à : tous les acteurs du secteur financier qui le souhaitent (banques, SFD) ; tous les clients des institutions financières couverts par un réseau de téléphonie mobile, quel que soit leur opérateur et les caractéristiques de leur équipement Faire une analyse comparative et étudier la faisabilité technique d un des dispositifs identifiés.

10 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 6 CONCLUSIONS DE L ÉTUDE D OPPORTUNITÉ L étude d opportunité a étudié deux scenarii pour la mise en œuvre d un projet multiinstitutions et multi-opérateurs, avec l objectif de faciliter l accès aux services financiers aux populations qui en sont exclues, notamment dans les zones rurales : Un scénario «Porte-monnaie électronique», qui s appuierait sur des produits existants afin de démarrer rapidement, et dont on organiserait ensuite l évolution vers la cible. Un scénario «Plate-forme Mobile Banking (MB) pour les SFD et banques», qui consiste à construire dès le démarrage un outil et un réseau conformes à la cible. Scénario 1 : «Porte-monnaie électronique» Banques et SFD SIG Dispositif Orange Money SIG Agent Client IF Sonatel Tigo Expresso SU Non Client IF Scénario 2 : «Plate-forme MB pour les IF» Banques et SFD Dispositif Plate forme MB SIG Agent Client IF Sonatel Tigo Expresso SU Non Client IF

11 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 7 Les forces, opportunités, faiblesses et menaces (SWOT) de chaque scénario ont été étudiées, avec les différents partenaires concernés par le projet, notamment au cours d ateliers de restitution et d entretiens individuels. Ce travail collaboratif a permis de retenir le scénario «Plate-forme MB pour les SFD et banques».

12 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 8 MÉTHODOLOGIE DE L ÉTUDE DE FAISABILITÉ Sur la base des travaux et conclusion de l étude d opportunité, la deuxième phase de l étude a consisté à approfondir la faisabilité d un dispositif de mobile banking ouvert à l ensemble des acteurs : étude des besoins des SFD, des banques et des clients finaux ; étude de faisabilité opérationnelle (construction d un réseau d agents et marchands, relations avec les différents acteurs ) ; étude de faisabilité technique ; étude règlementaire et juridique ; étude financière avec, le cas échéant, un plan d affaires accompagné de projections financières, pour une entité qui gérerait des services communs aux autres entités faisant partie du système de distribution. Ces travaux ont été menés en : impliquant les acteurs potentiellement concernés par le Projet : après l étude d opportunité, trois missions au Sénégal ont été consacrées à des entretiens individuels de réflexion et collecte d information, à un atelier de travail avec les SFD organisé avec le support de l AP/SFD, une séance de restitution des travaux. De nombreux échanges à distance ont également permis d approfondir les études ; étudiant les offres Mobile Banking actuellement déployées dans le monde, même si aujourd hui il n existe pas d offre comparable de type multi-opérateurs et multiinstitutions. La liste des personnes rencontrées et interviewées pendant l ensemble de l étude est jointe en annexe 1.

13 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 9 COMPOSITION DU PRÉSENT RAPPORT Le présent rapport est composé de 7 chapitres, en plus de cette introduction, et de 7 annexes. 7 chapitres : Présentation du concept de Mobile Banking Rappel Environnement Le projet Mobile Banking Mutualisé L Opérateur Mobile Banking Projections d activités et financières du Projet Coût du projet et plan de financement Calendrier du Projet 7 annexes : Annexe 1 : Liste des personnes rencontrées / interviewées Annexe 2 : Liste des documents collectés Annexe 3 : Indicateurs du secteur financier au Sénégal Annexe 4 : Etude détaillée des technologies mobile utilisables au Sénégal Annexe 5 : Projections d activités et projections financières du Projet Annexe 6 : Etude de l environnement réglementaire Annexe 7 : Cadre logique du Projet

14 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 10 SYNTHÈSE DU PROJET MOBILE BANKING MUTUALISÉ Le Projet est détaillé dans ce rapport et les annexes associées. Les éléments clés sont les suivants : Définition d un Projet Mobile Banking Mutualisé, c'est-à-dire : Permettant à toutes les Institutions Financières d offrir des services Mobile Banking et à l ensemble de leurs clients, quel que soit leur opérateur télécom. Permettant à chaque Sénégalais quel que soit son opérateur télécom, de réaliser un transfert d espèces (cash à cash). Cette orientation de mutualisation rend ce projet innovant et précurseur, les offres Mobile Banking existant dans le monde sont soit : Mono-IF et mono ou multi-telco. Sans lien avec les IF et mono-telco. Ce Projet est organisé, sur 5 ans, par une Unité de Gestion, en charge de : Piloter le Projet et en assurer la communication. Organiser, dans le cadre d un Partenariat Public-Privé, la sélection de l Opérateur Mobile Banking, notamment définir ses objectifs et moyens, répondant aux objectifs spécifiques du Projet, et dont la réalisation déclenchera l attribution de subventions. Définir les principes de subventions d incitation pour les autres acteurs, et dont la gestion est déléguée à l OMB. Suivre la mise en œuvre des moyens et l atteinte des objectifs ainsi que l affectation des subventions. Construire et mettre en œuvre un Dispositif d Accompagnement des SFD (SIG / Opérations MB) et des clients finaux (Sensibilisation, formation et information) ; ce dispositif est mis en œuvre en grande majorité par des programmes d appui promus par la DMF et financés par des PTF. Il contribue au développement des différentes offres Mobile Banking, l offre Mutualisée comme les offres mises en œuvre indépendamment par des SFD.

15 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 11 L Opérateur Mobile Banking (OMB) est une société privée, en charge d assurer de façon pérenne une offre de services MB mutualisés. L OMB n émet pas de monnaie électronique, par principe pour ne pas se mettre en situation de concurrencer ses clients, les Institutions Financières. D une façon générale, il s interdira de délivrer en propre tout service qui pourrait être proposé avec la même efficacité par ses IF partenaires. Une offre de 15 services potentiels a été identifiée et a été particulièrement étudiée avec les SFD lors de l atelier de travail du 18 février : 1 service cash à cash ouvert à l ensemble des Sénégalais. 14 services destinés aux clients ayant un compte dépôt ou un crédit auprès d un SFD ou banque, ayant adhéré à l OMB. L OMB diffuse son offre via un réseau reconnu d agents et marchands sélectionnés et encadrés : 3 types d agents : indépendants, liés à un réseau, guichets d IF. 2 types de marchands : indépendants, liés à un réseau. Un acteur du réseau de proximité peut être marchand et agent. Les IF sont encouragées à être les promoteurs-garants des agents indépendants ; rôle assumé par le responsable de réseau pour les agents affiliés à un réseau. De même les IF sont encouragées à être les promoteurs des marchands indépendants ; rôle assumé par le responsable de réseau pour les marchands affiliés à un réseau. Les opérations MB, réalisées par les différents acteurs, sont pilotées, sécurisées et enregistrées par une plateforme technique MB sélectionnée et mise en place par l OMB. Cette plateforme repose sur une infrastructure solide et est interfacée avec les systèmes des Opérateurs Télécom et ceux des IF adhérentes.

16 Étude de Faisabilité Mobile Banking / PRÉSENTATION DU CONCEPT DE MOBILE BANKING RAPPEL 1.1. DÉFINITIONS (1) La «banque à distance» est définie comme l offre de services financiers en dehors des guichets «bancaires» traditionnels (agences bancaires, guichets des IMF ). Cette offre est souvent effectuée par l intermédiaire d agents (commerçants détaillants par exemple) et elle nécessite des NTIC pour la transmission des détails relatifs aux opérations : en général, des terminaux points de vente (PDV) équipés d'un lecteur de carte et /ou des téléphones portables. Le développement de la banque à distance se fait à ce jour essentiellement par des modèles et formules axées sur l usage de la téléphonie mobile. Mais d autres modes de prestation de services bancaires à distance suscitent également un intérêt grandissant dans certains pays, notamment ceux dotés d un environnement commercial plus développé (chaines de magasins, nombreux locaux commerciaux en «dur»). Des études du CGAP citent notamment l expérience des banques brésiliennes qui ont constitué un réseau de plus de «correspondants bancaires» : bureaux de poste, points de vente de billets de loterie et commerces locaux équipés de terminaux de paiement électronique (TPE) à lecteur de cartes et de codes barre. (2) La banque à distance peut être additive ou transformationnelle. Elle est additive lorsqu elle se borne à élargir la gamme de choix existants ou accroît la commodité de la clientèle actuelle des établissements financiers traditionnels ; elle est transformationnelle lorsqu elle touche des clients qui n auraient jamais pu être desservis par les services financiers traditionnels offerts par les «agences bancaires» (définitions du CGAP ; le terme «d agence bancaire» doit être compris au sens large). Compte tenu du défi à relever au Sénégal, à savoir faciliter l accès aux services financiers à une population défavorisée, notamment en zones rurales, la présente étude d opportunité porte sur le développement de dispositifs à même de favoriser la «banque à distance transformationnelle».

17 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 13 (3) Le mobile banking est l utilisation du téléphone portable («mobile phone») pour fournir des services financiers : Échanges d informations financières. Transactions financières. Le concept de mobile banking est étroitement associé à celui de «banque à distance». Les services financiers appuyés sur le téléphone portable peuvent être : Des échanges d informations financières : qu elles soient initiées par l institution financière (alerte d échéance de prêt, offres commerciales, confirmation d opération), ou par le client (consultation de solde, demande de relevé, configuration). Des transactions financières : qu il s agisse de dépôts, de retraits, ou de virements, transferts et paiements (en espèces, de compte à compte, entre clients, ou entre non-clients) INTÉRÊTS DU MOBILE BANKING EN MICROFINANCE (1) Le mobile banking est basé sur l idée d utiliser en microfinance un moyen de communication, le téléphone portable, qui s est très fortement répandu ces dernières années, pour : faciliter l accès aux services financiers des populations non bancarisées ; diversifier et améliorer l offre de services financiers auprès de la clientèle actuelle ; réduire les coûts de transaction pour les clients comme pour les institutions financières dans les zones éloignées ; sécuriser les transactions financières dans des contextes, notamment ruraux, où les autres moyens de communication (connexions internet, lignes de téléphonie fixe, etc.) sont inopérants et ne permettent pas de lien en continu (et donc de suivi) vers les systèmes d information et de gestion des institutions financières. La forte pénétration de la téléphonie cellulaire fait de cet outil technologique un véhicule particulièrement intéressant pour atteindre une population et des zones géographiques n ayant pas ou peu accès à des services financiers de base, mais où l usage de la téléphonie mobile est maintenant très répandu.

18 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 14 Tableau 1 : Evolution du taux de pénétration du téléphone portable (Source : Wireless Intelligence) Cette pénétration du téléphone mobile est sans commune mesure avec les autres canaux de distribution de services financiers. Au niveau mondial, on peut estimer qu il y a agences bancaires, environ 1 millions de DAB-GAB et 3,5 milliards de téléphones mobiles (source CGAP ; données : GSMA et autres sources statistiques). Points de présence ~3.5 M Estimation au niveau mondial ~28m 250k 500k 665k ~1m Western Union Agences Bancaires Bureaux de Poste DAB-GAB TPE Téléphones Mobiles (2) Un autre enjeu majeur de la «banque à distance» est de pouvoir réduire les coûts d infrastructure. Ce point est particulièrement important en microfinance, où la faible valeur unitaire des transactions financières obère la rentabilité d investissements en locaux et équipements coûteux. Cela est encore plus vrai dans des zones géographiques où la densité de population est plus faible, la demande solvable plus ténue et où par

19 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 15 conséquent la modestie des transactions unitaires ne peut être compensée par un «effet volume» suffisant. Logique de réduction des coûts de l infrastucture Agence Classique $250,000 Guichet commerce $50,000 DAB/ GAB $10,000 Agent avec TPE $2,000 Agent avec mobile $400 Pas d agent cashless $0 Source: CGAP 11 (3) Le mobile banking apporte au client proximité, commodité et sécurité. Du point de vue du client, le mobile banking est à même d apporter les avantages suivants : une plus grande proximité du point de service lui permettant d effectuer les transactions les plus courantes (dépôts, retraits, transferts d argent), d où une économie de temps et de coût ; La commodité de pouvoir effectuer ces transactions auprès d agents de proximité locaux, qu il connaît mieux et avec lesquels il entretient par ailleurs d autres liens économiques et sociaux ; La sécurité d accéder à des services financiers par l intermédiaire d une entité régulée.

20 Étude de Faisabilité Mobile Banking / CONTEXTE GLOBAL (1) Bien que récentes, les expériences de mobile banking connaissent un essor spectaculaire dans certains pays du monde, et tout particulièrement certains systèmes initiés par des opérateurs téléphoniques proposant des services de transferts d argent. Les expériences les plus connues de mobile banking en microfinance dans le monde ont été à l initiative d opérateurs téléphoniques : on les nomme «telco-led». Parmi ces expériences, il convient de citer plus particulièrement : M-PESA au Kenya, dont l opérateur est Safaricom (Vodaphone). Le pilote fut lancé en octobre 2005 avec une aide publique de DFID. Le déploiement commercial démarra en mars A juin 2009 : 9000 agents de proximité, plus de 6 millions d utilisateurs inscrits (1 adulte sur 4) qui utilisent M-PESA essentiellement pour effectuer des transferts d argent domestiques et de l épargne sur porte monnaie électronique ; SMART Money (Smart Communications, en partenariat avec Banco de Oro) et GCash (Globe Telecom)) aux Philippines : 9 millions de clients inscrits (dont 3 millions actifs), 9000 agents au total. Le succès rencontré par ces initiatives d opérateurs téléphoniques peut s expliquer par de nombreux facteurs, le premier d entre eux étant que leurs initiateurs ont su identifier puis répondre à un des besoins majeurs des populations non ou mal bancarisée : celui de pouvoir effectuer des transferts d argent de façon sécurisée, à moindre coût que par les moyens formels (sociétés de transferts d argent) ou informels préexistants. Les opérateurs téléphoniques disposaient en effet d un certain nombre d atouts: une approche marketing particulièrement soucieuse de connaître et de répondre aux besoins d une clientèle qu il s agit d étendre et de fidéliser en dépit de très fortes pressions concurrentielles, le besoin de créer de nouveaux services à valeur ajoutée à même de compenser une baisse tendancielle du revenu moyen par client, la capacité organisationnelle et financière de déployer des projets innovants très rapidement, la maîtrise technologique du canal mobile. (2) Cependant, nombre d expériences sont à l initiative d institutions financières ou d opérateurs indépendants. De nombreux systèmes de mobile banking ont vu le jour à l initiative d institutions financières souhaitant améliorer la desserte de leur clientèle et étendre leur réseau. D autres expériences cherchent de façon plus résolue à atteindre une population non encore bancarisée. Un exemple célèbre est celui de WIZZIT, opéré par une société de

21 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 17 prestation de services bancaires appartenant à la South African Bank of Athens, lancé en 2005, utilisé maintenant par plus de personnes. Le tableau 3 ci-dessous donne un aperçu de plusieurs de ces expériences de Mobile Banking. Nombre d entre elles ont été appuyées par le CGAP. Tableau 3 : Aperçu des principaux projets de Mobile banking (Source : CGAP) (3) Les systèmes de mobile banking peuvent être catégorisés selon qu ils suivent, en matière réglementaire, un modèle de base de type «bancaire» ou un modèle «nonbancaire». Des modèles hybrides se développent également. La différence essentielle entre les modèles dit «bancaires» ou «non-bancaires» ne réside pas dans la nature de l organisme qui est à l origine du système ou qui le pilote, mais dans la relation entre le client du mobile banking et l institution financière. Le CGAP résume ainsi les deux modèles (source Focus Note 43) : Dans le modèle bancaire, les clients ont une relation contractuelle directe avec une institution financière agréée et soumise au contrôle prudentiel via un compte de transaction ou d épargne, un prêt ou une combinaison d instruments, même si le client a parfois uniquement affaire avec les agents du ou des détaillant(s) retenus pour effectuer des transactions pour le compte de la banque (ainsi, même les transactions occasionnelles, telles qu une opération de paiement, sont effectuées par une institution financière). Dans le modèle non bancaire, les clients n ont pas de relation contractuelle directe avec une institution financière pleinement agréée et soumise au contrôle prudentiel. Ils s adressent plutôt à un détaillant, auquel ils versent un montant en espèces en échange d un enregistrement électronique de même valeur. Ce

22 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 18 compte virtuel est enregistré sur le serveur d une institution non bancaire, tel qu un opérateur de téléphonie mobile ou un émetteur de cartes prépayées. Dans les deux cas, il y a nécessairement création de monnaie électronique détenue dans un porte-monnaie électronique (PME). Une fois que le client a noué une relation avec le prestataire non bancaire, il peut donner des ordres de virement au profit de tout membre du réseau et recevoir des paiements de n importe quel participant. Dans le cas d un système fondé sur un réseau de TPE et des cartes en plastique, le client se rend chez un détaillant participant chaque fois qu il veut effectuer une transaction. Dans le cas d un système fondé sur le téléphone mobile, le client ne se rend chez le détaillant que pour approvisionner son compte électronique [«cash-in»] ou reconvertir cette monnaie électronique en espèces [«cash-out»]. Il convient de noter que, même dans le «modèle non bancaire», les banques interviennent généralement dans le dispositif (l opérateur non bancaire place les fonds garantissant la monnaie électronique sur des comptes de dépôts de gros dans des banques commerciales agréées). Notons que la dichotomie entre modèle bancaire et non bancaire tend à s estomper, avec des systèmes qui tendent à combiner ces deux modèles. Des modèles «bancaires» cherchent de plus en plus à diversifier leurs offres de services et à gagner en efficacité en ouvrant leurs systèmes à d autres institutions financières que l institution d origine (mutualisation de moyens) et en développant des services de paiements ouverts à des non-clients. Des modèles «non-bancaires» cherchent à développer des partenariats avec des établissements financiers. Ainsi, le service GCash de Globe Telecom (qui propose des comptes virtuels prépayés aux abonnés de téléphonie mobile) travaille en partenariat avec les établissements membres de l Association des banques rurales des Philippines. Les clients peuvent faire un dépôt en espèces auprès d un agent de GCash pour approvisionner leur compte virtuel et utiliser ensuite leur téléphone mobile pour envoyer par SMS des ordres de remboursement de prêt, de dépôt, de retrait ou de transfert à partir d un compte d épargne. (4) Les technologies utilisées sont variées, un même système pouvant utiliser une combinaison de plusieurs d entre elles. Le mobile banking peut utiliser des technologies variées, allant du SMS (le plus «simple») au WAP (disponible sur peu de téléphones), en passant par exemple par l USSD (la technologie utilisée dans les menus de rechargement). Le choix des

23 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 19 technologies résulte d un arbitrage entre facilité d utilisation, de déploiement, compatibilité avec le parc de téléphones, coût, sécurité, et évolutivité. Le tableau ci-dessous esquisse un comparatif générique des principales technologies utilisées : Technologies Portables Opérateurs Facilité client Facilité de d usage Déployment pour le SMS TOUS TOUS - MOYENNE USSD TOUS MAJORITE - MOYENNE Sim ToolKit GSM uniquement GSM MOYENNE FACILE BREW CDMA uniquement CDMA DIFFICILE MOYENNE Java (J2ME) MAJORITE TOUS DIFFICILE MOYENNE WAP (CHER) TOUS - MOYENNE/ DIFFICILE Il est important de noter que les plateformes de mobile banking peuvent souvent gérer plusieurs technologies, parfois en les combinant (par exemple : l usage de sessions USSD pour faciliter la saisie de la transaction par le client et l envoi de messages de confirmation par SMS). De plus, le mobile banking peut intégrer l usage d autres équipements : ainsi pour des agents de proximité effectuant un grand nombre de transactions, il peut être efficace de prévoir des terminaux plus sophistiqués que le téléphone. Une étude détaillée des technologies utilisées au Sénégal et utilisables dans le cadre du projet Mobile Banking mutualisé a été réalisée. Un extrait est présenté dans le chapitre 2.5 Technologies mobile utilisables au Sénégal. Le rapport détaillé de cette étude est joint en annexe 4. (5) Pour permettre de rapprocher les transactions cash des clients, le mobile banking recourt à des réseaux d agents de proximité. Lorsque le mobile banking est utilisé pour effectuer des transferts en espèces, des dépôts ou des retraits, l opération d encaissement ou de décaissement physique est

24 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 20 réalisée auprès d un agent de proximité agréé par l Opérateur MB. La validation et le suivi de l opération physique est réalisée grâce au téléphone portable ou à un autre type de connexion (ex : internet) en fonction des équipements contextes. Ces agents peuvent être des guichets de banques, de SFD, de la poste, des commerçants, etc. La constitution et l animation d un réseau d agents sont au cœur des dispositifs de mobile banking ayant pour but d offrir la possibilité d effectuer des opérations en espèces de proximité. (6) Principaux enjeux et difficultés. Les principaux challenges des dispositifs de mobile banking sont liés : aux aspects réglementaires (Cf. Partie 2.4. Environnement réglementaire) ; au fonctionnement d un réseau d agents lorsqu il existe : identification, suivicontrôle, gestion de la trésorerie, à la mise en place d un dispositif le plus large possible, permettant un accès à tous les clients quel que soit leur opérateur téléphonique ; à la répartition des coûts d investissement et des revenus entre les acteurs impliqués : opérateurs téléphoniques, institutions financières, agents, fournisseurs de solution technique. Le modèle économique doit permettre de servir les clients à un coût raisonnable afin que le dispositif ait un intérêt ; à l adoption par les différents segments de clientèle visés, et notamment par les plus pauvres ; dans le cas d un système lié à des institutions financières, à la capacité de leur SIG à être compatible avec un tel dispositif ; à la sécurité du dispositif, qui conditionne sa pérennité et la confiance des clients.

25 Étude de Faisabilité Mobile Banking / ENVIRONNEMENT 2.1. LE SÉNÉGAL (1) Tableau synoptique du contexte économique, et de l accès aux services financiers et à la téléphonie mobile Sénégal UEMOA Indicateur de développement humain ( ; UNDP) 156/ à 176 Revenu National Brut par habitant (2007; USD ; Banque Mondiale) Population totale (2008; ANSD; Banque Mondiale) % de population rurale (2008; ANSD; Banque Mondiale) 59,30% 73,00% Taux d alphabétisation 42,6% Nombre de clients microfinance sur population totale (2008 ; DMF et calculs; BCEAO) 10,90% 5,25% Taux de bancarisation de la population totale (2007; BCEAO) 4,50% 3,90% Taux d'accès de la population aux services financiers (calculs*) 15,40% 9,15% Part de la population ayant un téléphone mobile (2008; ITU) 44,13% 34,90% Part de la population vivant dans une zone couverte par un signal mobile (2007; ITU) 85% * surestimé si certains membres de SFD sont aussi clients de banques Le Sénégal est classé dans les «marchés émergents» du point de vue des marchés financiers. La population sénégalaise, dont la majorité est en zones rurales, vit dans un contexte social et démographique encore fragile, avec un taux d alphabétisation faible. Le faible taux de bancarisation est insuffisamment compensé par la couverture des systèmes financiers décentralisés. Le taux d accès de la population aux services financiers formels n atteindrait pas 16% de la population (donnée estimée).

26 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 22 Le Sénégal est un pays d émigration. Les flux de transfert internationaux reçus au Sénégal par le seul canal des sociétés de transfert spécialisées étaient estimés à 380 milliards FCFA en 2005 (source : note de synthèse du CAPAF, octobre 2006). Une étude de la BafD estimait le montant global des transferts à plus de 820 milliards FCFA en A ces transferts internationaux, il convient d ajouter les transferts d argent domestiques, dont le montant nous est inconnu mais dont l ensemble de nos interlocuteurs s accordent à souligner l importance grandissante. (2) La densité de population est inégale selon les régions. La répartition des infrastructures de base donne une bonne idée de la localisation de la majorité de la population. Carte : densité et principaux axes routiers (Carte SEMIS)

27 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 23 Carte : écoles primaires (Carte SEMIS) En l absence de données de densité de population plus détaillées que par région, la carte des écoles primaires donne une idée de la répartition de la population au sein des régions.

28 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 24 Carte : Infrastructures de base (Carte SEMIS) (3) Les conditions économiques et sociales du Sénégal sont plutôt favorables au développement du mobile-banking, si l on compare à d autres pays où des expériences sont en cours. Le point délicat est un taux d analphabétisme plus élevé. Region Country Mobile Penetration (%) Financial Services (%) Urban Population (%) Adult Literacy Rate (%) GDP PPP ($) Inbound Remittances % of GDP Total Inbound Remittances ($) Africa Tanzania 34, , ,09 19 Africa Kenya , , Africa Senegal 46, , , Africa South Africa 75, , ,3 823 Asia PacPhilippines , , Asia PacMongolia 49, ,47 97, ,8 200 SOURCE : Données GSMA Mobile Money for the Unbanked programme ( tableau Horus Différents éléments économiques et sociaux montrent que l environnement économique et social du Sénégal semble présenter des conditions favorables à la mise en œuvre de services MB. Le taux de possession d un téléphone mobile est monté à

29 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 25 51% en juin 2009 (source ARTP), très proche de celui du Kenya. L analphabétisme beaucoup plus fort devra être pris en compte dans la conception du programme SECTEUR FINANCIER (1) Le secteur bancaire du Sénégal est en assez bonne santé. Il se caractérise par : Un taux de bancarisation faible, quoique supérieur à la moyenne UEMOA, à 11,6% de la population active. Une concurrence qui s accroît, induisant une réduction des rendements. Une efficacité supérieure à celle des autres banques de l UMOA qui lui permet de dégager une meilleure rentabilité de ses fonds propres malgré un rendement inférieur de son portefeuille. Taux de bancarisation : 11.6%. Faible ; place le Sénégal au second rang dans la zone, derrière le Togo. Taux très en deçà de celui des pays du Maghreb ou d Afrique Australe: Tunisie 60%, Maroc 40%, Zambie 33%, Botswana 54%, Namibie 55%, Afrique du Sud 63% comptes fin 2007 contre fin 2005 (+18%). Structure : 17 banques dont 13 sont des banques généralistes ; une banque spécialisée sur le financement de l agriculture (CNCA), une sur le financement de l habitat (Banque de l habitat) et deux sur le financement des micro entreprises (BRS et BIMAO) Les trois plus grandes banques totalisent 55% des actifs du secteur fin 2007 (les deux plus grandes 42%). Capital : 70% du capital des banques appartenait à des non nationaux fin 2007 (59% fin 2005). Dynamique : Forte croissance des encours mais accompagnée d une dégradation des portefeuilles ; Soutenue par les bonnes performances économiques du pays, les concours des banques à l économie du Sénégal ont connu une croissance nettement plus forte que celle dans l ensemble de l UMOA en 2007 et Cependant, cette croissance s est aussi traduite par une augmentation des prêts en souffrance, principalement en raison des difficultés rencontrées par les grandes entreprises publiques ou semi-publiques. Performances : Selon le Economist Business Intelligence Unit, le secteur bancaire du Sénégal est en assez bonne santé, bien que le volume des prêts en souffrance soit

30 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 26 élevé, principalement en raison des difficultés rencontrées par les grandes entreprises publiques ou semi-publiques. Les banques établies au Sénégal sont plus efficaces que l ensemble des banques de l UMOA : Malgré des marges globales et des rendements de leurs portefeuilles de prêts plus faibles, elles dégagent de plus hauts rendements de leurs fonds propres. La baisse des rendements des fonds propres et celle des rendements des prêts au Sénégal indiquent un accroissement de la compétition sur le marché bancaire. Ces éléments sont extraits de l annexe 3 qui présente des indicateurs complémentaires, notamment sous forme de graphiques. (2) Le réseau postal est fonctionnel, avec une bonne couverture de l ensemble du territoire. Il est largement utilisé notamment pour les transferts domestiques et internationaux. Le réseau postal se compose de 165 points de service : la Poste est présente dans pratiquement toutes les communes et a mis en place l interconnexion de 140 de ses bureaux et établissements par VSAT (réseau de communication par voie satellitaire) dans le cadre de son Projet VSAT qui devrait couvrir 100% des bureaux à fin Par ailleurs, la Poste a un projet avec Oxfam de boutiques «Panale» destinées à la vente de produits locaux de femmes organisées en coopératives, dans les locaux de la poste le plus souvent (sauf quand il manque de place comme parfois à Dakar) : 2 boutiques existent déjà 300 sont prévues, ce qui pourrait conduire à une augmentation du réseau de bureaux de poste. Sa filiale PosteFinances offre des services financiers (gestion de comptes chèques postaux et Caisse d Epargne) dans ses 21 agences et les bureaux de poste interconnectés ; elle prévoit l ouverture de 5 agences supplémentaires en La Poste est en outre un acteur majeur dans l offre de services de transfert d argent. Pour les transferts domestiques, outre le mandat-fax traditionnel, elle offre depuis octobre 2008 un service de mandats électroniques (télémandats du Sénégal) dans ses points de services connectés, avec l appui du fournisseur technique sénégalais CSI (Cellular Systems International). Sous le nom de «CallMoney», ce système facilite la communication en envoyant des SMS, au destinataire d un transfert pour l informer de la disponibilité du transfert, et à l expéditeur lorsque le mandat a été remis. Pour les transferts internationaux, la Poste est agent Western Union, Eurogiro et Money Express. Elle a refusé tout contrat d exclusivité, ce qui a conduit à supprimer la clause d exclusivité des contrats des sociétés de transfert d argent internationales, et a pour

31 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 27 politique de valoriser son réseau en multipliant les offres qu il relaie. Dans cet esprit, elle a signé une convention de partenariat avec Orange Money au mois d octobre mais reste intéressée à une collaboration avec un autre projet mobile banking. La carte ci-dessous montre la large implantation rurale du réseau postal, sur les principaux axes routiers. Elle ne comporte que les points de service interconnectés et n inclut donc pas les 25 bureaux de poste non connectés. Carte : Localisation des points de service connectés de la Poste (Carte SEMIS)

32 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 28 (3) Le secteur de la microfinance est mûr et performant avec plus d un million de clients, un taux de pénétration estimé à 10,9% de la population totale ; la maîtrise du risque se dégrade toutefois en Il est dominé par trois grands réseaux qui représentent 74% des clients, 86% de l activité (épargne comme crédit) et 53% des points de service. Suivi du secteur de la microfinance au Sénégal au 31 décembre 2008 Montants en MFCFA sauf encours moyen par emprunteur SFD CMS ACEP PAMECAS Autres SFD de l'échantillon DMF TOTAL 3 grands Pts services % Mbres/Clients % % femmes 26% 60% 52% 54% 44% 41% Encours dépôts % Encours crédit % encours moyen par emprunteur PAR >90 1,34% 4,77% 4,71% 4,91% 3,13% 2,85% Nbre d'agents de Crédit % Ratio emprunteurs/membres 19% 39% 20% 30% 23% 21% Produits % Charges % Résultat retraité % Total Actif % Total Fonds propres % SOURCE : Données de suivi DMF retraitées par Horus Ces chiffres sont extraits de l échantillon suivi par la DMF qui représente environ 95% de l activité du secteur de la microfinance. (4) La population urbaine est mieux desservie par les SFD que la population rurale, avec un taux de pénétration de la population active relativement élevé en zone urbaine (41,2%) mais très faible en zone rurale (5%). Cette différence de taux de pénétration se reflète également dans le nombre d habitants par point de service des SFD en zone rurale pour en zone urbaine. Il renforce la difficulté d accès aux services financiers des SFD en zone rurale due à la plus faible densité de population : à taux de pénétration équivalent les distances d accès sont plus élevées.

33 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 29 Tableau : Indicateurs du taux de pénétration de la microfinance au Sénégal (estimations à fin 2008) urbain rural total Membres/clients : taux de penetration sur population totale* 22,8% 2,8% 10,9% taux de penetration sur population active (15-64 ans) 41,2% 5,0% 19,7% Nombres de comptes actifs sur population totale** 8,2% Nombre d'emprunteurs actifs sur population totale*** 2,6% * : estimations d'après le nombre total de membres au 31 dec 2008 (source échantillon DMF; accru des 25% de membres non représentés dans l'échantillon), et la clef de repartition urbain/rural de la clientèle (cartographie des SFD; données 2005) ** : estimation 25% de comptes inactifs (source cartographie des SFD) *** : ratio nombre d'emprunteurs sur nombre de membres de 23,41% (source échantillon DMF) (5) Une proportion significative des points de service ruraux risque de disparaître avec la mise en œuvre de la nouvelle réglementation, ce qui renforcera le déséquilibre. Toutefois le projet de création d un réseau mutualiste rural lié à la FONGS pourrait permettre de maintenir une partie des points de service ruraux menacés. La carte ci-dessous montre un maillage territorial des SFD relativement dense dans l Ouest du pays et à la frontière Nord et Nord-Est, ainsi que le long des principaux axes routiers, qui sont les zones regroupant les principaux centres urbains et la majorité des activités commerciales. Les régions plus enclavées sont moins bien servies par les SFD (ainsi la région de Fatick compte en moyenne 1 SFD pour habitants alors que celle de Matam n en compte qu un pour habitants). Les GEC représentent 29% des points de services recensés en 2007 lors de la cartographie du secteur et desservent davantage les zones rurales que les zones urbaines : en effet, ils sont pour 84% situés en zone rurale alors que les points de service affiliés à des réseaux et les MEC isolées sont nettement mieux représentés en zone urbaine (64% et 62%) qu en zone rurale. La carte ci-dessous montre la répartition des SFD sur le territoire par type (appartenant à des réseaux, MEC isolées, GEC ou SSCC).

34 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 30 Carte : Localisation des points de service des SFD en fonction de leur nature (Données 2007, Carte SEMIS) Remarque : les directions nationales des réseaux sont aussi représentées alors qu elles n accueillent pas forcément de clientèle. La nouvelle réglementation impose aux GEC (uniquement soumis à déclaration dans l ancienne réglementation) d obtenir un agrément en tant que MEC et aux MEC isolées de s affilier à un réseau. Ceci va nécessairement conduire à la disparition d un certain nombre de petites structures isolées qui ne parviendront pas à se transformer ou se rattacher à un réseau, et les disparités entre zones urbaines et rurales en termes de présence de SFD vont alors s accroître au détriment des régions rurales. A titre de simulation, la carte ci-dessous illustre quel serait le maillage des SFD si tous les GEC disparaissaient, et peut être comparée à la carte ci-dessus.

35 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 31 Carte : Points de services des SFD sans les GEC (Données 2007 ; Carte SEMIS) Parmi les 305 GEC recensés en 2007 lors de la cartographie du secteur, un nombre significatif ont été créés par des organisations paysannes membres de la FONGS (pas de recensement disponible parce que la FONGS n a pas les moyens de les suivre individuellement mais ils seraient selon les sources entre plus de cent et plusieurs centaines). Un projet est en cours pour créer un réseau sur la base de 9 des MEC agréées liées à la FONGS (17 mutuelles agréées dont 6 sont déjà constituées en union agréée depuis 2005, l Inter-Crec de Biniona, et 1 a rejoint le REMEC Niayes) et des 35 mutuelles en formalisation (23 dossiers constitués et 12 dossiers à constituer) ; les GEC des associations paysannes membres de la FONGS ont pour stratégie la mutation en points de services ou guichets et le regroupement en MEC. Ceci devrait permettre de maintenir une partie des points de service ruraux menacés SECTEUR DES TÉLÉCOMMUNICATIONS AU SÉNÉGAL À MI-2009 Le secteur des télécommunications au Sénégal est réglementé par l Agence de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP). L activité du secteur est largement dominée par l opérateur historique Sonatel avec le soutien très actif du groupe français Orange qui détient 42% du capital.

36 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 32 En dépit d une concurrence quasi- inexistante dans la téléphonie fixe et l internet et limitée jusqu à fin 2008 dans la téléphonie mobile, le secteur des télécommunications au Sénégal est plus développé que dans la plupart des pays africains présentant un niveau comparable de revenu (PIB). Le nombre total d abonnés aux différents services de télécommunications est passé de 2 millions d abonnés en 2005 (18% de la population) à 5,6 millions à fin 2008 (+42% par an) et plus de 6,5 millions à mi-2009 (+16%). Dans l activité «voix», cette évolution très dynamique résulte d une stagnation de la téléphonie fixe et d une croissance exponentielle de la téléphonie mobile. En termes d accès à Internet, le Sénégal présente un taux d usage (1 million d utilisateurs estimés à fin 2008 soit près de 9% de la population) et un taux de pénétration du service ( abonnés soit 0,4% de la population à fin 2008 et plus de à mi-2009) supérieurs à ceux observés dans la sous-région. Le fait le plus remarquable est le développement de l accès haut-débit dont bénéficient plus de 95% des abonnés à Internet. Ce bilan est sans conteste à porter au crédit de l opérateur historique qui fait preuve d une stratégie ambitieuse au plan technologique et commercial tout en affichant une forte rentabilité. Taux de pénétration en 2008 (%) Pop (millions) PIB/hbt (USD px courant) Fixe Mobile Internet Broadband utilisateurs Guinée Bissau 1, ,29 31,75 2,35 Guinée 9, ,52 26,44 0,92 Mali 12, ,65 25,71 0,08 0,04 0,98 Ghana 23, ,62 70,8 0,11 0,07 4,27 Sénégal 12, ,95 44,13 0,39 0,38 8,35 Cote d'ivoire 20, ,73 50,74 0,09 0,05 3,21 Cameroun 19, ,04 32,28 0,14 15,42 Egypte 81, ,17 50,62 3,64 0,94 15,42 Maroc 31, ,46 72,19 1,55 1,53 32,59 Tunisie 10, ,18 84,27 2,77 2,24 27,53 Afrique du Sud 49, ,22 90,6 7,51 0,77 8,43 Source: UIT Afrique du Sud Taux de pénétration - Fixe (Source UIT) 9,22 Tunisie 12,18 Maroc 9,46 Egypte 14,17 Cote d'ivoire Sénégal 1,73 1,95 Ghana Mali Guiniée Guinée Bissau 0,62 0,65 0,52 0,29

37 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 33 Taux de pénétration - Mobiles (Source UIT) Afrique du Sud Tunisie Maroc Egypte Cameroun Cote d'ivoire Sénégal Ghana Mali Guiniée Guinée B issau 32,28 25,71 26,44 31,75 50,62 44,13 50,74 90,6 84,27 72,19 70,8 Taux de pénétration - Internet (Source UIT) Afrique du Sud Maroc Cameroun Sénégal Mali 0,14 0,09 0,39 0,11 0,08 1,55 2,77 3,64 7,51 Guinée Bissau Taux de pénétration - Broadband (Source UIT) Afrique du Sud Maroc Cameroun Sénégal Mali 0,05 0,07 0,04 0,39 0,77 0,94 1,53 2,24 Guinée Bissau

38 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 34 Focus sur la téléphonie mobile La téléphonie mobile a connu une forte croissance durant les 5 dernières années (+ 38% par an), moins rapide néanmoins que celle observée en Côte d Ivoire (+ 52% par an) pendant la même période. Le parc à fin 2008 comprenait 5,4 millions d abonnés, représentant un taux de pénétration de 44% de la population contre 51% en Côte d Ivoire à la même date. A mi 2009, le parc s élève à 6,28 millions d abonnés (52% de la population). Cette croissance relativement modérée résulte sans doute d une pression concurrentielle assez faible entre 2 opérateurs pendant cette période. L arrivée, encore relativement discrète d un troisième opérateur pourrait relancer la dynamique de croissance. Évolution du parc d abonnes mobiles (ARTP) juin-08 juin-09 Jusqu à fin 2008, l activité mobile n était exercée que par 2 opérateurs, Sonatel Mobiles et Tigo (Groupe Millicom). Sonatel qui détenait 70% du marché en 2006 a vu sa part se réduire légèrement mais reste en position dominante avec plus de 64% du marché. Tigo a gagné près de 6% de part de marché entre 2006 et 2008 mais a subi depuis janvier 2009 l impact de l arrivée d un troisième opérateur, Expresso appartenant au Groupe Sudatel qui a conquis à fin juin 2,1% du marché.

39 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 35 Évolution du nombre d abonnés des réseaux mobiles (ARTP) Millions 4,50 4,00 3,50 3,00 2,50 2,00 1,50 1,00 0,50 0,00 4,040 déc-08 juin-09 3,537 2,111 1,852 0,132 0,000 Orange Tigo Expresso Évolution des parts de marché des réseaux mobiles (ARTP) 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% 2,1% 30% 30,9% 35,6% 33,6% 70% 69,1% 64,4% 64,3% juin-08 juin-09 SUDATEL TIGO ORANGE Le dynamisme de la téléphonie mobile s est traduit également par une forte augmentation du trafic, tous opérateurs confondus (+ 68% entre 2006 et 2008). Cette croissance résulte d une part de l augmentation des parcs et d autre part de la diminution des tarifs de communication. Le trafic sortant reste très majoritairement On Net (79%), c est-à-dire entre abonnés du même réseau. Le très faible poids du trafic Off Net laisse supposer des difficultés d interconnexion entre les réseaux qui tendent à perpétuer la domination de l opérateur historique. Répartition du trafic sortant (ARTP) 10% 7% 4% Trafic intra réseau Trafic vers autre mobile Traficvers l'international Trafic vers fixe 79%

40 Étude de Faisabilité Mobile Banking / ENVIRONNEMENT RÉGLEMENTAIRE (1) La mission s est appuyée sur le Modèle structurel de diagnostic pour la banque à distance élaboré par le CGAP pour identifier et analyser les différents domaines de régulation influant sur la possibilité de mettre en place des services de Mobile Banking, en l adaptant à la situation de l étude. Contrairement au cas qui se présente quand un opérateur télécom lance une offre de mobile banking, le Projet tel qu il a été décrit suite à l étude d opportunité ne prévoit pas de mettre en place un opérateur financier mais un nouveau canal de distribution, la responsabilité des opérations vis-à-vis des Autorité monétaires restant celle des institutions financières adhérentes. La seule exception concerne des opérations de transfert cash à cash qui seront offertes directement par l Opérateur MB mais n impliquent pas de création monétaire. Aucune opération en devises n est prévue dans les premières années. Les institutions financières adhérentes sont déjà soumises à un ensemble réglementaire qu il n est donc pas utile d approfondir ici lorsque le fait de passer par l Opérateur MB n a pas d impact sur le respect de la réglementation. Les principaux textes concernant l activité de Mobile Banking relèvent de la réglementation financière édictée par l UEMOA et de la réglementation du secteur des télécommunications de la CEDEAO. (2) L atelier de restitution de l étude d opportunité a permis de confirmer la possibilité de confier à des agents de proximité non financiers des opérations de dépôt et retrait d espèce sur un compte d épargne, décaissement et remboursement de crédit dans les livres d un SFD distant, ainsi que des transferts d argent liquide entre deux personnes. La multiplication des points de services financiers grâce à l utilisation d agents de détail est au centre de toute stratégie visant à augmenter la disponibilité d offre de services financiers pour des populations qui peuvent difficilement accéder aux services offerts par les agences bancaires et de SFD. Dans le domaine des services mobiles, les institutions financières ont, vis-à-vis de leurs agents agréés et de leurs clients, une position comparable à celle des banques dans le cadre des activités de transfert international : pleinement responsable vis-à-vis des clients et des autorités de tutelle, mais disposant de la possibilité de se retourner contre les agents agréés si le comportement de ces derniers est à l origine d un contentieux.

41 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 37 (3) L émission de monnaie électronique par une institution non financière requiert l agrément comme Établissement de monnaie électronique (EME). Les obligations faites aux EME concernent le capital social et les fonds propres permanents (qui doivent être supérieurs à 300 millions de FCFA) et la traçabilité des opérations avec identification des porteurs au-delà de seuils très bas. La BCEAO dans son instruction 01/2006/SP a clairement orienté sa réglementation dans le sens de la promotion de la monnaie électronique. Celle-ci est définie comme une «créance sur l émetteur, qui est : stockée sur un support électronique ; émise contre remise de fonds d un montant dont la valeur n est pas inférieure à la valeur monétaire émise ; acceptée comme moyen de paiement par des entreprises autres que l émetteur. L émission de monnaie électronique est réservée aux banques, aux services de Chèques Postaux, au Trésor Public et autres organismes habilités par la Loi, aux SFD et aux Établissement de monnaie électronique dédiés (EME) (Cf. Art 1 ; alinéas 7 & 9). Les SFD et les EME doivent pour ce faire obtenir un agrément spécifique. Le capital minimum d un EME agréé est de 300 millions de CFA. La distribution et l acceptation de monnaie électronique ne sont pas limitées à des types d organismes particuliers. La réglementation impose une traçabilité des opérations de monnaie électronique avec identification des porteurs au-delà de seuils très bas : La valeur stockée sur un instrument électronique ne permettant pas l identification du porteur est limitée à FCFA et les transactions par des personnes non identifiées à FCFA. L identité des personnes effectuant des opérations de montant supérieur doit être relevée par l établissement concerné et tenue à disposition des Autorités Monétaires et de Contrôle pendant deux ans. L établissement émetteur est de plus chargé d assurer «la traçabilité pendant 2 ans des chargements et encaissements des unités de monnaie électronique».

42 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 38 (4) La législation LBA/CFT ne présente pas une rigidité pour les opérations de petit montant qui poserait problème dans le cadre de la mise en œuvre de services de mobile banking orientés vers les populations défavorisées. Elle impose la conservation des pièces et documents relatifs à l identité des clients et aux transactions réalisées pendant 10 ans. Comme le souligne le CGAP dans son cadre de diagnostic, l une des conditions préalables essentielles à la mise en place et à l expansion sans danger et rapide de la banque à distance est l existence d un cadre juridique suffisamment souple pour que les règles de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBA/CFT) qui s appliqueront au mobile banking soient adaptées au niveau réel des risques. En effet, il n est pas réaliste de vouloir appliquer des règles LBA/CFT trop strictes à des transactions de faible montant effectuées via des agents agréés dont le niveau de sensibilisation à ces questions sera certainement inférieur à celui d un agent bancaire classique. L instruction N 01/2007/RB de la BCEAO requiert une identification des clients par les organismes financiers soumise à des normes strictes, au moment de l établissement des relations d affaires. Pour les clients occasionnels, ces normes s appliquent uniquement au-delà d un seuil élevé (5 millions de FCFA). Ainsi, les modalités d identification s appliquent-elles uniquement aux clients réguliers, au moment de l établissement de leurs relations d affaires avec un organisme financier et non à chaque transaction, ni aux clients occasionnels venant effectuer des opérations de transfert de faible montant. La législation LBA/CFT requiert la conservation des pièces et documents relatifs à l identité des clients et aux transactions réalisées pendant 10 ans. Ceci s applique aux transactions réalisées via le mobile banking et les agents agréés. (5) La réglementation des SFD limite la part des activités non prévues par la loi à 5% de leurs risques totaux. Leur activité d agent dans le cadre de l Opérateur MB ne devrait pas être concernée. La réglementation des Systèmes Financiers Décentralisés précise les opérations que peuvent réaliser les systèmes financiers décentralisés : la collecte de dépôts, les opérations de prêts et les opérations d'engagement par signature. La part des activités non prévues par la loi est limitée à 5% de leurs risques totaux.

43 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 39 Dans sa logique, l activité de l Opérateur MB et de ses agents répond aux objectifs des Autorités réglementaires. En effet, elle favorise la bancarisation en rapprochant les IF de leurs clients. De plus, elle permet aux IF adhérentes de diversifier leur offre de services financiers et d augmenter leur volume d activité lorsqu elles agissent en tant qu agent de proximité pour des non-clients, les renforçant ainsi dans leur économie. Ces opérations n impliquant pas de risque supplémentaire pour les SFD, nous ne pensons pas que l activité d agent de l Opérateur MB devrait être soumise à la limite prévue par la loi. Une évolution réglementaire pourrait s avérer nécessaire pour confirmer cette interprétation en précisant explicitement dans les activités des SFD les transferts d argent domestiques et les opérations de guichet pour compte de tiers. Si la Banque Centrale ne partage pas cette interprétation, une autorisation devra être sollicitée auprès du Ministre si l activité d agent de proximité d un SFD devient significative par rapport à ses activités propres. (6) Concernant les autres domaines de réglementation, notons que : L offre de «services à valeur ajoutée», y compris le sms, est soumise à simple déclaration préalable auprès de l ARTP. La confidentialité des données est imposée à la fois par la réglementation BCEAO et par la loi sur les transactions électroniques. La protection des consommateurs est un point important pour tout modèle de banque à distance. La Loi sur les transactions électroniques consacre l écrit électronique comme équivalent du support papier, notamment en matière de signature. L Agence de Régulation des Télécommunications et des Postes veille en particulier sur la déclaration des services à valeur ajoutée que tout fournisseur de service doit faire auprès de l ARTP. La liste des services à valeur ajoutée est tenue par l ARTP, les services mobiles comme le SMS en font partie La confidentialité des données est prévue par la réglementation BCEAO, tant pour les banques que pour les SFD. Elle est renforcée, spécialement pour le stockage d informations électroniques, par la loi sur les transactions électroniques. Les modèles de banque à distance exigent de prêter une attention particulière à la protection des consommateurs ; le CGAP souligne en particulier trois difficultés : (i) la distance entre lieux des transactions et l établissement financier rend plus difficile les éventuels recours des clients, (ii) l insertion d agents entre les clients finaux et l établissement de banque à distance pose la question de qui est juridiquement responsable envers le client, (iii) la transparence des prix est

44 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 40 complexifiée par le nombre de parties dont les tarifs et commissions tout comme la diversité des services doivent être pris en compte (coûts télécom, commissions des agents, etc.). La réglementation n est pas très précise en la matière mais ces éléments devront être inclus dans la conception du projet. La Loi n sur les transactions électroniques vise, de façon globale, à favoriser le développement du commerce par les Technologies de l Information et de la Communication (TIC) en posant des règles précises. Pour ce faire, elle adopte une approche neutre face à la technologie en appuyant les transactions électroniques. Aussi, afin d'éliminer les contraintes juridiques qui bloquent le recours aux transactions électroniques, la loi consacre l équivalence entre dossiers électroniques et documents papiers. Ces éléments réglementaires sont extraits de l annexe 6 qui détaille l analyse des textes de référence et leurs implications sur le projet TECHNOLOGIES MOBILES UTILISABLES AU SÉNÉGAL La mise en place d une solution de Mobile Banking dépend notamment des possibilités techniques, à savoir : Les technologies existantes. Les possibilités techniques des opérateurs téléphoniques. Les mobiles utilisés par les utilisateurs ciblés et la maîtrise qu ils en ont. Les interconnexions possibles avec les IF. Les projets de Mobile Banking déjà déployés à travers le monde sont nombreux, ceux à venir plus encore. Tous n utilisent pas les mêmes technologies, pour plusieurs raisons, notamment : Les contraintes et opportunités techniques et commerciales qui diffèrent selon les pays. Le choix de la population visée qui impacte le choix des technologies et des services de Mobile Banking à mettre en œuvre (moyens financiers et type d opérations différents). Le cadre réglementaire qui peut impacter les processus.

45 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 41 Une étude détaillée des technologies MB dans le contexte du Sénégal (Annexe 5) a donc passé en revue les principales technologies existantes et utilisables pour le Mobile Banking en précisant : Leur utilisation habituelle dans le cadre des services de Mobile Banking. Des exemples connus de services de Mobile Banking s appuyant sur cette technologie. L adaptation de la technologie au contexte du Sénégal et du projet, en précisant les principaux avantages et inconvénients qu elle présente dans ce cadre. D autre part, l adéquation de ce service avec le public visé est également un élément essentiel à considérer. Certains protocoles offrent l avantage d être utilisables sur l ensemble des modèles de mobile du marché, mais ne permettent pas de développer des interfaces particulièrement ergonomiques ; d autres offrent des menus très élaborés, mais ne sont disponibles que sur certains terminaux peu répandus en zones rurales. Le tableau suivant résume les principales technologies et leurs caractéristiques dans le contexte Sénégal. Légende des indicateurs : Terminaux équipés : estime le taux de terminaux qui acceptent la technologie. Opérateur : indique quels opérateurs supportent la technologie. Facilité de déploiement : estime la facilité de déploiement de la technologie sur le parc mobile. Ergonomie : évalue la facilité d utilisation d une application basée sur cette technologie principalement. Coût d utilisation : estime le coût d utilisation d une application de Mobile Banking pour l utilisateur. Légende des couleurs : Cases à fond vert : Cases à fond gris : meilleure configuration possible. configuration éliminatoire. Note : les informations présentées sont valables pour les technologies utilisées seules ou comme technologie principale. Par exemple il est possible de combiner le SMS (comme technologie principale) avec l IVR(comme «support») pour authentifier l utilisateur. Auquel cas ceci entre dans la catégorie SMS.

46 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 42 Technologie Terminaux équipés Opérateur Facilité de déploiement Ergonomie (4) Coût d utilisation (5) SMS Tous Tous Inutile. Moyenne. Faible. USSD Tous Aucun Inutile. Bonne. (6) WAP Nombreux (1) J2ME (Java) La plupart (2) STK GSM (et CDMA a priori au Sénégal) Tous Inutile. Bonne. Faible à moyen. (7) Sonatel et Tigo : oui. Expresso :? A priori tous Moyen. Par GPRS ou en agence. Moyen. Par OTA ou en agence (3) Très bonne. Bonne. Faible. Faible. IVR Tous Tous Inutile. Bonne. Elevé. Brew CDMA Expresso Moyen. Très bonne. Faible. (1) Difficile à évaluer précisément. (2) A priori moins répandu dans les zones rurales. (3) Sauf si l application est déjà installée par défaut dans les cartes SIM, auquel cas il suffit de l activer. (4) L évaluation est faite en supposant que l ergonomie de l application a été travaillée pour tirer bénéfice au mieux de ce que permet la technologie. (5) Dans le contexte du Sénégal. (6) A ce jour la technologie n est pas disponible aux SVA. (7) Le choix d implémentation de l application a un impact et selon l opérateur la tarification est au temps ou au «poids» LE MOBILE BANKING AU SÉNÉGAL DEMANDE POTENTIELLE (1) D après les SFD qui interviennent en zone rurale, la demande solvable de crédit et d épargne reste en grande partie non ou mal servie dans ces zones. Les contraintes afférentes au développement d une offre rentable dans ces zones expliqueraient en grande partie, certes non exclusivement, cette sous-financiarisation. Le niveau de demande dans les zones rurales est bien évidemment moindre qu en zone urbaine, en termes de volume unitaire comme de nombre de prêts, du fait des activités différentes qui sont menées et du différentiel de revenu et de niveau de vie entre ces zones : à titre d exemple, un ménage dakarois dépense en moyenne plus de

47 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 43 deux fois plus qu un ménage rural sénégalais (3,6 Millions FCFA par an contre 1,7 Million de FCFA par an ; source ESPS ). Cependant, les SFD rencontrés qui interviennent dans les zones rurales sont relativement confiants dans l existence d une demande solvable encore non ou insuffisamment servie. La dispersion de la clientèle potentielle et le faible niveau des infrastructures de transport et de communication sont citées comme les principales contraintes au développement d une offre de services financiers plus conséquente dans ces zones. Certaines petites institutions sont aussi confrontées à un accès difficile à des ressources financières adéquates pour développer leur activité de crédit. En outre, le manque de savoir-faire en termes d approche de la clientèle, notamment agricole, d analyse du risque, et de construction de produits adaptés est aussi une contrainte réelle mais plusieurs SFD, notamment avec l appui de divers programmes (Programme Micro Finance Rurale financé par l Union Européenne, PAMIF2 financé par la Coopération technique Belge, etc.), ont développé des méthodologies et des produits spécifiques. (2) Toutes les institutions financières sénégalaises rencontrées sont intéressées par l utilisation du téléphone portable comme outil permettant de faciliter les services financiers, notamment en milieu rural. Le téléphone portable permet : la sécurisation des transactions effectuées en cash, le développement de produits de transferts, notamment domestiques, le paiement de factures, les échanges d informations avec les clients (alertes, requêtes), le développement de l épargne et du crédit par l utilisation d agents agréés de proximité. L utilisation du téléphone portable présente de plus pour les institutions financières rencontrées l avantage de suivre la mobilité croissante de leurs clients. En effet, la population sénégalaise, et par conséquent la clientèle des SFD, est de plus en plus mobile, qu il s agisse de migrations longues nationales et internationales, de voyages des commerçants dans le pays et la sous région pour affaires, ou de migrations saisonnières de pêcheurs et éleveurs. Il est important pour les SFD de pouvoir suivre leur clientèle, de rester en contact et d être en mesure de leur offrir un maximum de services quel que soit le lieu où elle se trouve. Le mobile banking offre ces possibilités.

48 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 44 (3) Pour les SFD intervenant déjà fortement en milieu rural et ayant en particulier développé des méthodologies et des modes d organisation spécifiques adaptés à ces zones, l utilisation du téléphone portable pourrait être un moyen de sécurisation des transactions de cash effectuées hors-agence. Certains SFD évoluant en zone rurale ont développé des méthodes spécifiques de fourniture de services financiers, souvent associées à des produits de crédit adaptés, qu il s agisse de modèles de type banques villageoises (transactions effectuées exclusivement sur le terrain, organisation de groupes, produits de crédit à remboursement in fine mais collecte d épargne régulière, recyclage de l épargne en crédits très court terme directement sur le terrain, etc.), ou de caisses mobiles (suivant par exemple les lieux des «loumas», marchés hebdomadaires). Dans la très grande majorité des cas, les équipes mobiles disposent d outils manuels de retranscription des transactions, qui : ne permettent pas un suivi des transactions en temps réel par le système de l agence dont ils dépendent (ou de l institution lorsque le SIG est centralisé) ; demandent des retranscriptions sur le système informatique en fin de journée qui augmentent les risques d erreur et limitent le rayon d action de ces équipes mobiles. L utilisation du téléphone portable pour valider et enregistrer en temps réel les transactions effectuées sur le terrain serait un élément de sécurisation jugé intéressant par les SFD. Il pourrait remplacer l équipement coûteux du personnel de terrain en PDA que certains d entre eux ont déjà envisagé. (4) La sécurisation des transactions est aussi une préoccupation des SFD intervenant en milieu urbain lors des opérations de recouvrement. Elle serait d autre part indispensable pour le développement de la collecte d épargne journalière auprès d une population de petits commerçants de détail sur les marchés. Toutes les institutions de microfinance sont confrontées à la nécessité d effectuer des actions de recouvrement sur le terrain sans pouvoir enregistrer ces transactions d encaissement en temps réel. De plus, certains SFD qui ont une clientèle de petits commerçants de détail sur les marchés (essentiellement des femmes), et qui souhaitent collecter des épargnes journalières de faible montant ou pratiquer des remboursements hebdomadaires de petits crédits, se heurtent à la difficulté pour cette clientèle de laisser ses étals pour se déplacer dans les caisses régler ses échéances ou déposer son épargne. L envoi d un collecteur sur le marché reste extrêmement risqué et le suivi des transactions multiples compliqué sans dispositif adéquat d information et de communication. L utilisation du téléphone portable pourrait sécuriser ces

49 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 45 opérations. En matière d épargne, ce produit serait similaire à celui des tontiniers privés, très répandus sur les marchés de pays proches (Bénin, Togo, Ghana). Ceux-ci collectent tous les jours l argent auprès de leurs clients pour le sécuriser, en contrepartie du versement d une cotisation par mois. (5) Le mobile banking est perçu d autre part comme un moyen de diversification des produits. Il apparaît particulièrement utile du point de vue des institutions financières rencontrées pour développer des produits de transferts, et notamment de transferts domestiques. Les transferts domestiques formels : En «cash to cash», sont actuellement assurés par les banques et les SFD via les sociétés de transfert internationales (Western Union, Moneygram, Money Express) desquelles ils sont agents et sous-agents ; le coût des transferts, notamment de petit montant, reste très élevé (à titre d exemple, à Money Express qui se positionne en-dessous de ses deux grands concurrents en termes de prix, le coût d un transfert jusqu à FCFA est de FCFA, soit 18% pour un transfert de FCFA). La Poste offre également des transferts par mandat postal, accessibles en mandat électronique avec notification par SMS au destinataire et confirmation par SMS à l expéditeur dans les bureaux de poste connectés («Call Money». Cf. Partie 2.2. Le secteur financier). En «compte to cash», sont assurés par les banques et certains SFD possédant un réseau étendu, par des mises à disposition ou des chèques. Une forte proportion de clients utilisent des moyens informels d envoi de liquidités à l intérieur du pays, pour payer leurs fournisseurs ou pour faire parvenir de l argent à de la famille (flux ville-campagne notamment). Les transporteurs sont le moyen le plus utilisé (notamment les «horaires», les cars rapides) : l émetteur remet de l argent au chauffeur contre paiement d une commission variable et le récepteur se poste sur la ligne pour réceptionner le virement. Également utilisé pour les petits montants, le transfert via les systèmes de vente d unités d airtime sans carte (le Seddo d Orange, notamment) : l émetteur remet de l argent à un vendeur d airtime qui transfère du temps de communication à un autre vendeur, lequel remet l argent au récepteur si le montant est élevé (> FCFA) et l activité du revendeur du récepteur faible, il lui faudra plusieurs jours pour revendre l airtime reçu et il remettra donc l argent transféré progressivement au récepteur. Tous les systèmes informels présentent bien entendu des risques. Pour les éviter, un grand nombre de personnes se déplacent en personne pour remettre de l argent à leur famille, ce qui engendre un coût très élevé et une forte contrainte en matière de temps.

50 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 46 L utilisation du téléphone portable pour donner des ordres de transfert (en compte to compte et en compte to cash), comme pour effectuer des envois et réceptions d espèces (cash to cash) en passant par des agents de proximité, sans avoir à se rendre dans le guichet d une institution particulière et sans nécessité d y ouvrir un compte, est perçue par les institutions financières rencontrées comme un moyen efficace pour développer ces services et en faire baisser le coût pour le client. Plusieurs d entre elles expérimentent ou ont en projet de tels systèmes (Cf. Partie ci-après, Offre de mobile banking). (6) L utilisation du mobile banking dans le paiement de factures des particuliers (eau, électricité) est aussi envisagée avec intérêt. Un service d utilisation du téléphone portable pour effectuer des paiements de factures d eau et d électricité, qui se font souvent en espèces et entrainent d importantes pertes de temps et des coûts non négligeables pour les clients (déplacements, queues dans les guichets), est envisagé avec intérêt par les institutions financières. Il est en projet dans plusieurs expériences de mobile banking (Cf. Partie ci-après, Offre de mobile banking). (7) La possibilité donnée par le téléphone portable d échanger des informations avec leurs clients représente pour les SFD un moyen i) d améliorer l offre de service à leur clientèle actuelle, ii) de réduire certains coûts de communication et de déplacement, iii) et éventuellement à la marge d améliorer les taux de remboursement. Le téléphone portable peut faciliter la communication entre un SFD et ses clients, par des messages à l initiative du client ou du SFD : La possibilité donnée aux clients de consulter leurs soldes de compte par SMS peut constituer un service très intéressant pour certains segments de clientèle, notamment les salariés et les commerçants qui attendent salaires ou paiements de clients ou qui veulent vérifier que l argent confié à une personne pour le déposer sur leur compte a bien été déposé comme prévu. Certains SFD tels que PAMECAS et ACEP le proposent déjà (Cf. Partie ci-après, Offre de mobile banking). La communication avec les clients, notamment en milieu rural, est difficile et coûteuse. L utilisation de SMS à l initiative du SFD peut contribuer à fluidifier la communication avec les clients à moindre coût, pour des fins : opérationnelles (alertes d échéances de crédit) : ceci peut éviter à l agent de crédit d avoir à appeler ou à se déplacer la veille ou le jour des remboursements, et au client d oublier de venir payer sa traite. La rentabilité des crédits peut ainsi s en trouver améliorée ;

51 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 47 organisationnelles (convocation d assemblée générale, par ex.) ; commerciales (information sur un nouveau produit ). (8) L extension des services de collecte d épargne et d octroi de crédit à des populations éloignées des agences, ou tout au moins la diminution des coûts de transaction pour les clientèles rurales actuelles, par l utilisation conjointe du téléphone portable et d un réseau d agents contractualisés, semble intéressante à certains banques et SFD. Aucun dispositif de ce type n a cependant encore été testé. Outre l accès des populations rurales aux produits de transferts, le mobile banking aurait un réel impact sur ces populations s il permettait d augmenter les volumes de crédit et d épargne dans les zones rurales. Par la sécurisation des informations liées aux transactions hors agence qu il permet (Cf. paragraphe (3) ci-dessus), il peut faciliter la mobilité des équipes, ceci participant déjà à une amélioration de l accès des populations éloignées aux services financiers. Cependant, ces opérations hors-agence réalisées par des équipes mobiles, même équipées de véhicules-guichets, restent risquées pour la sécurité des fonds et surtout des personnes. Or les investissements des banques et SFD dans des points de service en zone à faible densité de population sont souvent coûteux et difficilement rentabilisables. Une des solutions envisageables pour toucher des populations vivant dans des zones isolées est que les institutions financières utilisent des agents contractualisés (pouvant être des MEC isolées ou appartenant à un réseau quelconque, des guichets de la poste, ou encore des commerçants) pour effectuer les opérations de cash liées à des encaissements (remboursement d échéances de crédits, dépôts ou retraits). Afin de sécuriser ces transactions et de suivre les informations qui y sont liées en temps réel, l utilisation du téléphone portable, aussi bien par le client que par ces agents (lorsque les connexions internet sont inopérantes), est appropriée. Certains SFD sénégalais y songent et ont des projets en ce sens (Cf. Partie ci-après, Offre de mobile banking). A la différence du produit de transfert qui, lorsqu il est facilité par la technologie, ne nécessite, hormis du marketing et un éventuel accompagnement des clients à son utilisation, pas de conditions particulières, le développement de l épargne et du crédit auprès des populations éloignées ne peut se faire qu à la condition pour les SFD : d un travail de qualité en amont : identification des clients, analyse des demandes de crédit, ouverture de compte ; d un suivi : l utilisation de la technologie ne dédouane pas d un nécessaire suivi des emprunteurs ;

52 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 48 de la proposition de leur part d une gamme de produits adaptés : conditions de dépôts et retraits non contraignantes et intéressantes, modalités de crédits adaptées aux activités, etc. Les contraintes des SFD relatives à l existence de ressources humaines formées, de méthodologies et de procédures rigoureuses, d un système d information performant, et à la capacité d accéder à des ressources financières adéquates (en taux comme en durée) ne sont bien évidemment en aucun cas levées par l utilisation du mobile banking. Néanmoins, toutes choses égales par ailleurs, le mobile banking associé à un réseau d agents de proximité permet de réduire les investissements des SFD comme les coûts de transaction pour les clients éloignés (gains en déplacements). (9) La question de l acceptabilité par les populations, notamment en zone rurale, de nouveaux services financiers requérant l utilisation du téléphone portable reste néanmoins réelle. Il sera important de s appuyer pour la faciliter sur des utilisateurs avertis et de mettre en place des mesures d accompagnement des clientèles. Comparativement aux pays où des expériences de mobile banking se sont bien développées, l analphabétisme au Sénégal est très élevé, particulièrement en milieu rural (Cf. partie 2.1. Le Sénégal). En effet, si le taux d alphabétisation est de 54,8% en ville, il est seulement de 26,4% en milieu rural (Source : ESPS ). Cet élément doit être pris en compte pour ne pas constituer un blocage à la diffusion du mobile banking. Les dispositifs devront bien sûr être les plus simples possibles d utilisation, utilisant des syntaxes courtes et des menus adaptés. Le personnel des institutions financières devra faire preuve de pédagogie envers les clients et les SFD pourront privilégier des démarches par étapes, en lançant les services les plus simples d utilisation dans un premier temps (de type envoi d information relative à un transfert par exemple). Les populations devront également être rassurées sur le caractère sécurisé du dispositif, et donc des informations, et surtout des montants qui sont concernées par les opérations qu elles entreprendront. Le téléphone portable est déjà un outil de communication largement adopté par la population sénégalaise (plus de 51% des sénégalais en possèdent un ; source ARTP Juin 2009). Son utilisation pour effectuer des échanges d informations financières, voire initier des transactions financières demandera toutefois une phase d acceptation d une part et d apprentissage d autre part. Il sera important pour ce faire de s appuyer sur des adopteurs précoces qui pourront entraîner des personnes plus

53 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 49 réticentes et moins bien armées ; l intensité des échanges ville-campagne, la présence dans les villages de jeunes lettrés et intéressés par les nouvelles technologies et leurs bonnes relations avec les anciens est un atout dans ce sens. L efficacité du mobile banking comme outil permettant de contribuer à lever certaines contraintes de coûts et de sécurité des interventions en zone rurale et donc d accroitre réellement l accès aux services financiers des populations exclues sera notamment conditionnée par l existence de mesure d accompagnement des populations : communication, réassurance. Les financements publics et des bailleurs de fond ont un rôle important à jouer en ce sens OFFRE DE MOBILE BANKING (1) Tous les principaux SFD du Sénégal ont lancé ou projettent de lancer des services de mobile banking. Le mobile banking est bien à l ordre du jour au Sénégal, avec plusieurs prestataires privés soucieux de proposer une offre en ce domaine. Il reste toutefois difficile de clarifier l état d avancement de la plupart des entreprises en cours ou projetées. L utilisation des NTIC et notamment de la téléphonie cellulaire s inscrit en effet dans : une démarche d innovation technologique où les projets peuvent évoluer très rapidement du point de vue technique, mais souvent présenter des gros écarts entre les services annoncés et ceux effectivement lancés sur le marché ; un contexte concurrentiel où la confidentialité des projets est souvent de rigueur (aspects techniques en phases de prototypage ou de pilote ; aspects commerciaux des partenariats signés ou en cours de négociation). Le tableau ci-dessous résume les principaux projets dont la mission a eu connaissance et qui impliquent des SFD. Certains sont de simples systèmes d échanges d information par SMS, d autres offrent des services financiers basés sur le transfert d argent et parfois la monnaie électronique. Ils évoluent tous les jours aussi est-il difficile d avoir une photo précise sans qu elle soit déjà obsolète et, bien sûr, il est difficile de savoir l état d avancement exact de ce qui n est pas encore opérationnel. Les 3 premiers fonctionnent effectivement. Les 4 suivants (en bleu pâle) sont à l étude et le dernier (bleu plus foncé) a été abandonné.

54 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 50 Résumé des projets MB impliquant des SFD nom fourn. technique banque SFD services date démarrage consultation soldes PAMECAS SMS SOLID PAMECAS à venir : transferts ; 2009 PME / cartes rechargement Mobile Cash People input Wari CSI CNCAS Orange Money Orange BICIS ACEP Microcred REMEC Niayes FERLO mobile FERLO ECOBANK UMECUDEF IMCEC transfert PME paiement factures rbt crédit (à venir) transfert objectif AT plate forme services (PME, paiemt fact., rbt créd & achats) transfert en cours PME négociation achat crédit tél. achats, paiemt factures rbt crédit ds 1 2e tps CIF Sysde PAMECAS transferts par SMS projet CMS TMS BIAO CMS projet CBAO CBAO CPS COFIP large gamme de services prévue juin 09 nov 09 finalisation en cours mobile en projet en cours étude LEGENDE : en cours en projet abandonné commentaire Prévoient distribution scratch cards prépayées par un réseau de clients à constituer Souhaitent l'ouvrir à tous les SFD réseau d'agents : petites mutuelles + Total + Assurco + divers a contacté bcp SFD A signé avec la Poste (21/10/09) - monétique interopérable GIM-UEMOA existante, peine à se développer - projet mobile banking (sur technologie Java) - EME agréé dans le cadre du CIF étudie avec SYSDE (l'éditeur de leur logiciel SAF) un projet de Mobile banking interfacé avec SAF en cours étude en cours CPS sollicite CBAO étude ont contacté ACEP & CAURIE - apparemment n'ont abandonné pas réussi à négocier avec les Telco (2) ACEP a lancé avec People Input une offre de mobile banking : Mobile Cash, qui a vocation à s ouvrir à d autres SFD ; des discussions sont en cours avec PAMECAS à cet effet. ACEP a demandé dans ce cadre l agrément en tant qu Établissement de Monnaie Électronique. L offre Mobile Cash dont le pilote a démarré chez ACEP au mois de juin 2009, avec extension et campagne d affichage en octobre, permet à un client d ACEP d ouvrir un compte de monnaie électronique Mobile Cash, de charger ce compte et d effectuer des transferts d argent via SMS, quel que soit son opérateur téléphonique et le modèle de son téléphone portable. Le coût pour un client est de 200 CFA par SMS et de 5% HT de commission sur le montant transféré. Le paiement de factures est opérationnel pour le bouquet satellite Deltanet-TV ; son extension est notamment freinée par la difficulté à négocier avec les grands facturiers. Le remboursement de crédit, annoncé, n est pas encore opérationnel en attendant la finalisation de l interface avec le SIG ACEP. Il est prévu de lancer des cartes de rechargement de compte Mobile (cartes prépayées de différentes valeurs faciales), permettant de diffuser via un réseau de commerçants la recharge du porte-monnaie électronique. Dans ce sens, ACEP a déposé un dossier d agrément en tant qu émetteur de monnaie électronique auprès

55 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 51 de la Banque Centrale dont l obtention ne devrait pas poser de problème. ACEP a également demandé à ses caisses de commencer à identifier parmi ses clients des agents potentiels. Le mode opératoire prévu permettra des chargements de portemonnaie électronique par le réseau mais les retraits resteront concentrés dans les agences ACEP, ce qui limite l étendue du service offert par le réseau. La plateforme de service est hébergée par People Input qui a développé la solution et qui se rémunère à la transaction. People Input ( est une société sénégalaise fondée en juillet Elle a commencé par offrir des applications de gestion et du web et s est lancé dans le SVA depuis 2005 au BKF, Mali, Cameroun, Togo. (3) La société CSI (Cellular Systems International) a lancé au mois de novembre 2009 avec la CNCA-S «Wari», une solution de transfert d espèces qui aurait pour objectif d évoluer à terme vers une plate-forme de services incluant le porte-monnaie électronique et le paiement de factures, d échéances de prêts et d achats chez des marchands. CSI a d abord fourni une solution de notification des transferts d argent pour la Poste (CallMoney). Sur les mêmes bases techniques, elle a lancé le système Wari sous couvert de la CNCA-S, et a conclu des partenariats de distribution sans exclusivité avec Total Sénégal, la compagnie d assurances Asssurco et plusieurs SFD : Microcred, le REMEC Niayes, la MVCE (Mutuelle des Volontaires et Contractuels de l Education) et plusieurs mutuelles d épargne/crédit isolées. Le réseau de départ comptait 148 agents ; il a été étendu par la contractualisation avec divers commerçants. La société CSI (Celllular Systems International) est une société sénégalaise fondée le 20 mai 2008 qui a pour ambition de concevoir ou d adapter des solutions technologiques qui seront hébergés sur sa plate-forme de services : applications de mobile banking pour les SFD, paiement de factures, gestion des droits pour les membres de mutuelles de santé, etc. Le modèle économique de CSI est de se rémunérer sur une base transactionnelle, les services étant fournis et logés sur sa plateforme technique.

56 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 52 (4) La société SOLID (Solution Informatique Durable) a développé une application de SMS-banking pour PAMECAS et a essayé de lancer une plate-forme de services mobiles. SOLID ( est une société de service informatique sénégalaise qui a notamment assisté PAMECAS dans le développement de son offre de «SMS banking». Un client de PAMECAS ayant fait activer le service (Pamecas ) peut ainsi interroger le solde de son compte d épargne à vue ou de son compte d épargne nantie, via SMS. Le client est facturé 300 CFA par SMS. Ce service n a jamais été activement promu par PAMECAS et est peu utilisé. SOLID nous a dit avoir développé une solution comprenant la consultation de solde par SMS, le chargement de portemonnaies électroniques par scratch cards, le paiement de factures par SMS et le transfert de compte à compte mais PAMECAS n a pas pour le moment choisi de mettre en place les autres composantes. Cette société a pour ambition d être un fournisseur de solutions technologiques prêt à organiser la mise en place et l hébergement d un panel de services (services communs à plusieurs SFD et services dédiés à chaque institution) sur sa plate-forme portail. SOLID serait également en train de mettre en place une offre mobile pour la BHS. (5) L offre «Orange Money» a l avantage de s appuyer sur le principal opérateur téléphonique du Sénégal, disposant d un réseau commercial très étendu. Après d importants retards, son lancement au Sénégal est annoncé pour début Orange Money est le projet qui apparaît comme le plus important, par sa dimension régionale et les capacités opérationnelles et commerciales d Orange. Sonatel-Orange est aussi le seul opérateur téléphonique sénégalais ayant manifesté son intention de lancer une offre mobile banking. Le partenaire bancaire du projet est la BICIS, qui est en charge de l émission et de la garantie de la monnaie électronique. Orange Money doit permettre aux clients d Orange d ouvrir un compte de monnaie électronique et d effectuer des dépôts et retrait d argent auprès de partenaires agents distributeurs, des transferts d argents entre clients Orange Money, des achats de crédit téléphonique Orange, et à terme des paiements de biens et services auprès de commerçants accepteurs et des paiements de factures. Orange a signé une convention de partenariat non exclusive avec la Poste qui offrira les opérations Orange Money dans ses 140 bureaux et établissements connectés par VSAT. Des accords sont également en négociation avec des SFD et avec des

57 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 53 commerçants appartenant au réseau de distribution Orange mais achoppent sur le modèle économique. L ambition d Orange est d offrir ce service dans une vingtaine de pays, dont la Côte d Ivoire, le Mali, le Sénégal et le Niger. Orange Money a démarré en Côte d Ivoire depuis décembre Elle compterait à ce jour entre et utilisateurs selon les sources. Le volume des transferts sur la première année serait de 1,6 milliard de FCFA pour un montant moyen de transaction de FCFA (plafond réglementaire : FCFA par transaction) [infos Jeune Afrique]. (6) La société Ferlo a mis en place une plateforme monétique avec un système de cartes de paiement électronique destiné au marché de la microfinance. Membre du GIM-UEMOA, elle démarre le lancement de cartes prépayées et inclut le mobile dans son plan de développement. La plate-forme monétique FERLO existe déjà depuis plusieurs années et a été testée par plusieurs SFD de la sous-région, notamment par PAMECAS au Sénégal. Elle a pour vocation d offrir un service monétique complet aux établissements de microfinance : cartes (personnalisées au logo du SFD partenaire), terminaux de paiement auprès de commerçants partenaires, DAB et serveur informatique (hébergé et maintenu chez Ferlo). La carte privative FERLO peut-être utilisée comme une carte de débit (valeur prépayée stockée sur la carte), une carte de crédit (avec plafond fixé sur la carte, déterminé par le SFD émetteur pour par exemple des clients avec salaires domiciliés) et comme un porte-monnaie électronique (avec rechargement sur des bornes dédiées). D après nos entretiens chez Ferlo, les institutions sénégalaises ayant contracté avec Ferlo sont : PAMECAS, UMECUDEFS, UIMCEC et DJOMEC. Toutefois elles n utilisent pas le service actuellement, pour des raisons différentes : PAMECAS a arrêté suite à des problèmes techniques, U-IMCEC attend la nouvelle carte interopérable. Par ailleurs, la CNCAS a un projet à l étude pour utiliser la carte Ferlo en réception de transferts MoneyGram (le destinataire du transfert pourrait ainsi choisir de choisir de recharger sa carte au lieu de retirer des espèces). La société FERLO ( est membre du GIM-UEMOA et a été agréé par la BCEAO en qualité d établissement de monnaie électronique au Sénégal (Décision N , BCEAO). Le 10 août 2009, elle annonçait le lancement de cartes monétiques prépayées, Ecobank assurant l émission de la monnaie électronique. Ces cartes bénéficieront de l interopérabilité avec les autres réseaux adhérents au GIM.

58 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 54 Selon le directeur de Ferlo, l intégration du canal téléphone mobile est prévue en 2010, avec des applications mobiles utilisant les fonctions GPRS des téléphones portables. (7) L un des éléments délicats de l offre de monnaie électronique est l exploitation à des fins commerciales des données sur les transactions réalisées. Lorsqu une banque est impliquée dans un projet Mobile Banking, dont elle constitue le garant, elle a accès aux informations concernant toute les transactions effectuées en monnaie électronique. Elle peut alors repérer les clients potentiels les plus intéressants et leur faire des offres adaptées. C est par exemple le cas de la BICIS avec Orange Money. Le risque est alors pour les SFD que le mobile banking donne aux banques un outil pour repérer et démarcher leurs meilleurs clients LIMITES DE L IMPACT DES INITIATIVES EN COURS (1) Les initiatives en cours présentent trois limites majeures dans leur état actuel : Faible amélioration de l accessibilité des services financiers. Risque concurrentiel pour les IF. Gamme limitée de services offerts. Les initiatives décrites ci-dessus constituent un début de réponse pour faciliter les transferts d argent domestiques, aujourd hui très largement informels malgré l accessibilité des mandats postaux. Ceci constitue un premier besoin évident en milieu rural, et un marché très important. Le paiement de factures (principalement électricité, eau et téléphone fixe) est leur deuxième objectif et correspond également à un réel besoin, toutefois moins en milieu rural, où les services publics sont encore peu diffusés, qu en ville. Ces initiatives sont toutefois des approches partielles et limitées du mobile banking, qui n ont pas la dimension nécessaire pour impulser un développement significatif u système financier au Sénégal, et particulièrement dans les zones rurales. Trois limites majeures de ces initiatives doivent être soulignées : 1. Faible amélioration de l accessibilité des services financiers («Access to Finance») : Les initiatives en cours (hors Mobile Cash) ne soutiennent pas le développement des IF. En effet, elles ne font pas de lien entre les nouveaux services offerts et les autres services financiers de l IF, ce qui ne permet ni de créer

59 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 55 une synergie avec leurs produits ni d attirer de nouveaux clients. Avec ces initiatives orientées «porte-monnaie électronique», les clients des services «mobile banking» ne sont pas encouragés à ouvrir un compte de dépôt dans une IF (SFD ou non) ; la bancarisation, des populations actuellement exclues du système financier, n est donc pas accompagnée. Enfin, l IF distributrice est simplement un intermédiaire et non pas un partenaire, le partage de valeur ajoutée est davantage en faveur du promoteur de l initiative MB (opérateur télécom et/ou fournisseur de service mobile) et de la banque associée (apport de trésorerie, informations sur les transactions réalisées). 2. Risque concurrentiel pour les IF : Les initiatives actuelles sont toutes gérées de façon exclusive, soit par un opérateur télécom associé à une banque (un seul opérateur, excluant les clients des autres opérateurs télécom une seule banque gérant la trésorerie), soit par un fournisseur technique associé à une banque ou à un SFD (une seule IF bénéficiant de la trésorerie). Chaque initiative représente pour les IF associées (et également pour les IF non impliquées) un détournement de leur client ou d une partie des services rendus à leur client (Ex : virement compte à compte, utilisation du compte de dépôt susceptibles d être remplacés par l utilisation du porte-monnaie électronique). Les offres fondées sur un porte-monnaie électronique ont pour conséquence de capter l épargne, des clients actuels des SFD comme des nouveaux clients, pour la transférer vers l IF sur laquelle est adossé le système qui bénéficie donc de cette trésorerie gratuite venant pour partie réduire la trésorerie des autres IF. La banque partenaire du système MB, qui est garante de l intégrité du système, reçoit à ce titre l information sur toutes les transactions effectuées par ses utilisateurs et peut donc sur cette base développer une approche commerciale vers les clients potentiellement les plus intéressants, notamment par l envoi de SMS commerciaux ciblés. Un risque non négligeable à court terme pour les SFD est donc la captation de la clientèle la plus intéressante par cette banque. Le risque à terme pour le secteur de la MF serait que ces systèmes MB donnent naissance à des banques sans guichets qui serviraient les clients les plus rentables des SFD, ce qui fragiliserait l économie des SFD en la recentrant sur les clients les plus difficiles à rentabiliser. 3. Gamme limitée de services offerts : le service majeur offert est le transfert Cash à Cash ; d autres services sont envisagés mais sans répondre complètement aux larges besoins des IF et de leurs clients pour faciliter l accès, la gestion et le suivi des crédits et des comptes de dépôts (voir liste des besoins de services identifiés en fin de ce chapitre).

60 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 56 (2) La mise en place d un projet appuyé par le gouvernement et les PTF est nécessaire pour créer une incitation à servir des zones peu rentables a priori et devra se fixer pour objectif de permettre aux institutions financières d approfondir leur offre de services en milieu rural. L économie du mobile banking est par nature une économie de réseau. En d autres termes, l étendue du réseau de points de distribution est l un des facteurs-clé de succès : il est nécessaire de dépasser une certaine taille, de proposer une complète couverture du territoire (en particulier pour les transferts). Par conséquent, la mutualisation de l initiative pour un grand nombre d IF au sein d un opérateur commun est sans doute le seul moyen pour arriver à créer un réseau suffisant. Dans une économie comme le Sénégal, il n y a probablement la place que pour 2 ou 3 réseaux généralistes rentables et durables. Pour développer un réseau d agents dans les zones où la densité de la population ainsi que le montant et la fréquence des transactions sont faibles, il est nécessaire de mettre en place un système mutualisé. Dans ce contexte, l appui des bailleurs de fonds est nécessaire pour créer une incitation à servir des zones peu rentables a priori. L étude d opportunité avait investigué entre autres options d appuyer l offre MB pour les SFD sur Orange Money, pour s appuyer sur la notoriété, le sérieux et le réseau commercial Orange, en faisant évoluer cette solution, d une part pour qu elle s ouvre aux autres opérateurs Telco, et d autre part pour qu elle prévoie une articulation avec le SIG des SFD. Cette perspective a suscité beaucoup d inquiétudes et une forte réaction de rejet chez les SFD au cours de l atelier de restitution de l étude d opportunité. De plus, le risque concurrentiel exposé ci-dessus, inhérent à tout système Telco-led, est une limite très importante à l impact positif pour l offre de services financiers en milieu rural. L étude de faisabilité a alors été orientée vers l étude de la mise en place d une offre mobile banking mutualisée offerte par un Gestionnaire externe, qui ne sera ni un opérateur télécom ni un fournisseur de solution technique ni une IF. Avec ce Gestionnaire Mobile Banking et son offre mutualisée, le principe prioritaire est de favoriser pour chaque service offert le maintien et même le renforcement du lien entre l IF et son client, dans le but de permettre aux institutions financières d approfondir leur offre de services en milieu rural. Un 2ème principe essentiel pour s assurer que les IF bénéficieront de cette initiative est leur implication dans le recrutement et l accompagnement financier des agents et marchands. En contrepartie elles seront rémunérées pour ce travail, selon un pourcentage des commissions accordées à l agent. Ces principes favoriseront le développement du système et ainsi le développement d un large réseau d agents et d une gamme complète de services.

61 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 57 L impact véritable sur les activités économiques des ruraux se fera sentir lorsque le Mobile Banking permettra de rapprocher le crédit des populations. Il est clair que la technologie MB ne sera jamais suffisante pour permettre d octroyer des crédits mais elle peut en revanche alléger de façon très significative les coûts d extension dans des zones à densité faible et donc non rentables actuellement, en ouvrant la possibilité d y lancer l activité en externalisant le coût des guichets et en s appuyant uniquement sur des agents de crédit. Cette approche rejoint celle qui est retenue par FIDES pour son projet Saint Louis Microfinance dont le démarrage est prévu en 2010.

62 Étude de Faisabilité Mobile Banking / LE PROJET MOBILE BANKING MUTUALISÉ 3.1. FINALITÉ (1) La finalité du Projet Mobile Banking Mutualisé est d améliorer l accès des populations défavorisées du Sénégal aux services financiers, particulièrement en milieu rural. Elle s inscrit dans l axe 2 du plan d action de la lettre de politique sectorielle de la microfinance. La finalité du Projet Mobile Banking est d améliorer l accès des populations défavorisées du Sénégal aux services financiers, particulièrement en milieu rural actuellement beaucoup moins bien desservi que le milieu urbain, en s appuyant sur les nouvelles technologies de l information et de la communication. L axe 2 du PA-LPS/MF est : «Offre viable et pérenne de produits et services adaptés, diversifiés et en augmentation, notamment dans les zones non encore couvertes par des SFD professionnelles». Son objectif N 1 est la professionnalisation des SFD, avec notamment «Appui aux SFD à se doter de SIG adéquats». Son objectif N 2 est l amélioration, la diversification et l extension de l offre de produits et services financiers à des zones non encore touchées en zones rurales notamment. Le Projet Mobile Banking s inscrit donc clairement dans la politique nationale définie pour le secteur, et sur un axe encore insuffisamment financé (62% de l objectif) OBJECTIFS SPÉCIFIQUES (1) La finalité du Projet Mobile Banking Mutualisé se décline en quatre résultats principaux attendus : Un Opérateur Mobile Banking privé offrant, de façon pérenne (au-delà des 5 ans Projet), des services Mobile Banking mutualisés. Un réseau reconnu d agents et de marchands de proximité relayant l offre de services MB (avec espèces) de l OMB. Un ensemble d IF adhérentes, en majorité SFD, offrant des services MB de qualité à leurs clients.

63 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 59 Des clients bénéficiant d un accès adapté aux services de l OMB dans les différentes régions du Sénégal, notamment dans les zones mal, peu ou pas desservies actuellement PÉRIMÈTRE DU PROJET MOBILE BANKING MUTUALISÉ (1) Le Projet à mettre en œuvre s articule autour de quatre composantes : Mettre en place un Opérateur de services Mobile Banking multi-intermédiaires financiers et multi-opérateurs télécom, gérant une Plateforme technique et un Réseau d agents de proximité ; cet acteur est désigné dans la suite du rapport par le terme «Opérateur Mobile Banking» ou «Opérateur MB» ou «OMB». Impulser une adhésion rapide des différents acteurs et bénéficiaires du Projet (SFD, Clients, Agents-Marchands) en définissant des subventions d incitation. Accompagner les institutions financières dans la mise en place d une offre mobile banking par un appui au renforcement de leur SIG ainsi qu à l adaptation de leur offre de service et de leur organisation. Faciliter l adhésion des clients des SFD, notamment en zone défavorisée, en intégrant les notions de services Mobile Banking aux programmes d éducation financière. (2) Le Projet ne prévoit pas d émission de monnaie électronique. Les services offerts par l Opérateur MB concernent : Des opérations directes sur le compte des clients auprès des SFD, pour lesquelles il a uniquement une fonction de caisse avec saisie électronique des transactions. Des transferts cash à cash. En dehors des transferts cash à cash, l opérateur MB ne constitue qu un canal supplémentaire pour effectuer des transactions déjà offertes par ailleurs par les institutions financières adhérentes à leurs clients. Ces transactions ont un effet directement sur le compte du client. L utilisation du service ne crée donc pas de monnaie électronique.

64 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 60 La description des services proposés est détaillée au chapitre «4.2. Marché et Services». Quatre catégories de services constituent une offre globale de 15 services Mobile Banking, dont 14 tournés vers les clients des IF: 1 Service non lié à un compte géré par une IF Transfert cash à cash 3 Services impliquant des espèces et liés à un compte géré par une IF Dépôt Retrait Transfert compte à cash 8 Services de virement, paiement, collecte liés à un compte géré par une IF Virement compte à compte Virement inter-agences Remboursement d échéance Collecte mobile de dépôt par un agent IF Saisie d opérations crédit village Paiement marchand Règlement de facture Recharge mobile 3 Services de notification liés à un compte géré par une IF Consultation de compte Services d alerte à l'initiative du client Notifications à l'initiative de l IF D autres services pourront être mis en place par la suite, selon l évolution du marché et des demandes des institutions financières adhérentes, incluant celles de leurs clients.

65 Étude de Faisabilité Mobile Banking / COMPLÉMENTARITÉ ET ARTICULATION AVEC LES INITIATIVES MB EN COURS (1) L appel à propositions pour la sélection de l Opérateur MB sera ouvert aux initiatives en cours, si elles sont prêtes à s adapter pour répondre pleinement à ce qui en est attendu. Aucune des initiatives en cours ne fonctionne en canal de distribution pour faciliter les opérations directes des clients sur les comptes de leur IF et aucune ne présente toute la gamme des services prévus pour l Opérateur MB. Certaines pourraient toutefois être intéressées à saisir l opportunité ouverte par le Projet pour relever le défi de l extension technique et organisationnelle qu implique le rôle d Opérateur MB. Elles pourront alors soumissionner à l appel à propositions et leur expérience sera l un des atouts qui soutiendront leur candidature. (2) La raison d être de l Opérateur MB est de permettre aux populations enclavées d avoir accès à une offre complète de services financiers. Sa spécificité est alors qu il propose un nouveau canal d accès aux services des IF et non des services concurrents. L Opérateur MB a pour vocation de faciliter l accès aux services financiers offerts par ses adhérents. La majeure partie des services de l Opérateur MB sont conçus pour permettre aux clients actuels et futurs des IF d effectuer des transactions sur leurs comptes sans avoir à se rendre au guichet. La logique est d étendre la portée des IF à moindre coût, en leur permettant de toucher de nouveaux clients dans des zones où les agences ou caisses classiques ne sont pas rentables. D autres services visent à faciliter et fiabiliser la comptabilisation des transactions de terrain effectuées par les agents des IF, et permettent ainsi d envisager le lancement de nouveaux services de proximité et de sécuriser les services existants. L Opérateur MB n émettra pas de monnaie électronique, et ne sera donc pas concurrent des IF pour la collecte d épargne. Comme il a été dit précédemment, la mise en place d un service de portemonnaie électronique induit un risque de transfert par les clients de toute ou partie

66 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 62 de leur épargne de leurs comptes actuels dans leur IF vers leur porte monnaie électronique. Si celui-ci est adossé à une banque, une partie de l épargne collectée par les SFD pourrait ainsi être transférée à cette banque. L Opérateur MB évite cet écueil en ne créant pas de monnaie électronique mais en adossant tous ses services financiers aux comptes existants dans les IF. D autre part une plus grande facilité d accès permise par l utilisation du téléphone mobile permettra à ces IF d acquérir de nouveaux clients à part entière et de leur offrir toute leur panoplie de services. Enfin, l analyse des transactions réalisées par le MB permettra aux IF de mieux connaître les habitudes financières de leurs clients et de leur offrir des services adaptés. (3) Il n y aura aucune exclusivité pour l accès aux services de l Opérateur MB, chaque IF étant libre de contracter avec le fournisseur de son choix. Les IF qui ont déjà une solution mobile opérationnelle ou en cours d étude pourront adhérer à l Opérateur MB uniquement pour accéder à des services complémentaires. L opérateur MB est un fournisseur de services comme un autre, qui offre une panoplie de services à un marché (celui des institutions financières, avec un ciblage particulier sur les IF permettant de servir la clientèle rurale défavorisée). Chaque IF choisira les fournisseurs qui lui conviennent pour les services MB et pourra confier l ensemble de ces services au même fournisseur ou contracter avec différents fournisseurs. En particulier, les IF qui ont déjà une solution mobile opérationnelle ou en cours d étude pourront adhérer à l Opérateur MB uniquement pour accéder à des services complémentaires ou à un autre réseau de proximité. (4) L adhésion à l Opérateur MB sera complètement libre et ne sera pas une condition d accès au soutien du Projet. Le Dispositif d accompagnement prévu dans le cadre du Projet a vocation à soutenir le développement des services de mobile banking permettant de toucher des populations rurales défavorisées. Ces services peuvent être offerts en recourant aux services de l Opérateur MB ou d un autre fournisseur.

67 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 63 (5) À terme, une interopérabilité entre les offres de mobile banking au niveau national voire régional devra être étudiée. De la même manière que tous les clients et les institutions financières ont gagné à la mise en place de l interopérabilité pour les cartes de crédit, tous ont à gagner d une telle interopérabilité des services MB. Ceci permettra de fluidifier les services financiers et rendre un meilleur service aux populations-cibles. Les offres doivent d abord être mûres et stabilisées. Il sera ensuite logique, dans le cadre du Projet Mobile Banking Mutualisé, d étudier les conditions de mise en place de cet interopérabilité. Des initiatives pour définir des normes pour les systèmes d information dans le secteur de la microfinance commencent à voir le jour (projet Octopus, Grameen). Elles incluent des normes pour le mobile banking au niveau des échanges d information. Dans ce cadre, il s agirait d étudier les possibilités d appliquer de telles normes à l environnement mobile banking du Sénégal ; ce qui favoriserait ensuite la mise en place d une interopérabilité RÔLE ET ORGANISATION DES ACTEURS DU PROJET DISPOSITIF INSTITUTIONNEL D ENSEMBLE DU PROJET (1) Le schéma repose sur un dispositif Projet Mobile Banking Mutualisé de durée limitée ayant vocation à mettre en place un opérateur privé pérenne et conduire un dispositif d accompagnement transitoire. Dans le schéma ci-après, le dispositif Projet, transitoire (5 ans), est représenté en bleu soutenu, le dispositif pérenne de MB est en bleu clair.

68 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 64 Dispositif institutionnel Projet MB Mutualisé Groupe de réflexion des IF Comité de pilotage Unité de gestion du Projet Sélection, suivi, contrôle OMB Définition des principes d incitation Dispositif d accompagnement Appui IF (SIG Interfaces Opérations) Appui Populations-cibles Opérateur Mobile Banking Société de services de droit privé Equipée d une Plateforme de MB Gérant un réseau d agents/marchands Pour offrir les services MB identifiés MFSAEFMFPE MEF (DCEF, DDI) DMC ADIE DRS BCEAO? ARTP APSFD APBEF PTF (bailleurs de fond) DMF, appuyée par des experts Opérateur privé à sélectionner LEGENDE Projet durée 5 ans Dispositif pérenne Contribution IF Reporting / Evaluation 1 (2) Le Projet résulte d une convention entre le Gouvernement du Sénégal et les Partenaires au Développement. Son ancrage institutionnel logique est la Direction de la Microfinance. La finalité du Projet est d améliorer l accès des populations défavorisées du Sénégal aux services financiers, particulièrement en milieu rural. La stratégie retenue pour permettre de diffuser une offre complète de services financiers est de s appuyer sur les SFD et les soutenir pour le développement de leur offre. Nous nous situons donc dans une logique de promotion de la microfinance qui relève de la DMF. (3) Le Comité de Pilotage du Projet associe les partenaires publics et privés impliqués dans le financement, la supervision et le fonctionnement de ses différentes composantes. Le comité de pilotage du Projet est donc composé de représentants du secteur public, des autorités de régulation, des associations professionnelles du secteur financier et des bailleurs de fonds concernés.

69 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 65 (4) Une Unité de Gestion, dirigée par le Responsable de la DMF, organise les différents composantes du Projet, en assure le suivi et la coordination selon les orientations définies par le Comité de Pilotage A la signature de la convention Projet, une Unité de Gestion est créée par la DMF et bénéficiera de l assistance d experts à sélectionner de manière transparente dans le cadre d un appel à propositions selon les règles. (5) Le projet pourrait être financé par un ou plusieurs bailleurs de fonds. Dans tous les cas, le budget de subventions de l Opérateur MB et ses partenaires ainsi que celui de l Unité de Gestion, y compris les subventions destinées aux interfaces SIG-Plateforme, devront être global pour permettre une gestion cohérente des moyens dans une logique d efficacité et de rentabilité. Les bailleurs de fonds ont des logiques, des procédures et des exigences différentes. Il serait très pénalisant de devoir gérer une entreprise en juxtaposant des objectifs et des procédures différentes. Devoir planifier et engager des dépenses non pas en selon une stratégie arrêtée mais en fonction du choix de chaque bailleur de fond de financer telle ou telle composante du projet risquerait d être contre-productif. Aussi il sera aussi préférable, si plusieurs partenaires techniques et financiers souhaitent soutenir le projet, qu ils s accordent sur le financement d une quote-part du budget global et que les comptes soient rendus et audités globalement. (6) Le bon fonctionnement de l ensemble de cette architecture repose sur la définition adaptée des rôles et organisations des différents niveaux. Les chapitres suivants précisent le rôle et l organisation des trois niveaux : Comité de Pilotage, Unité de Gestion et Opérateur Mobile Banking. (7) Pour obtenir une définition adaptée des actions d accompagnement et des services MB, l Unité de Gestion et l OMB sollicitent un groupe de réflexion composée d IF représentatives des IF adhérentes cibles Ce groupe de réflexion intervient dés le début du Projet afin d intégrer au mieux les besoins des IF, et notamment des SFD, tout en tenant compte de leurs contraintes. Ce groupe contribue ainsi à la réalisation des objectifs du Projet en mettant en exergue les réalités du terrain. Ce groupe est constitué avec l appui des associations professionnelles (AP/SFD et AP/BEF)

70 Étude de Faisabilité Mobile Banking / RÔLE ET ORGANISATION DU COMITÉ DE PILOTAGE A. Rôle (1) Le Comité de Pilotage définie les orientations du Projet sur proposition de l Unité de Gestion et notamment les points clés suivants : Sélection des experts assistant l Unité de Gestion du Projet. Sélection de l OMB : objectifs et résultats attendus de l OMB, critères de sélection correspondants, subventions potentielles associées, liste des candidats retenus pour participer à l appel à propositions, validation du dépouillement des propositions et choix retenu. Subventions d incitation : objectifs, principes d attribution et de suivi. Dispositif d accompagnement : objectifs et modalités de mise en œuvre. Stratégie et plan de communication du Projet. (2) Le Comité de Pilotage contrôle régulièrement le respect des orientations fixées pour le Projet sur présentation par l Unité de Gestion des activités réalisées / en cours / prévues et des résultats obtenus : Pour cela, un reporting réalisé par l Unité de Gestion et présenté régulièrement au Comité de Pilotage. Selon les conclusions et perspectives apportées, le Comité de Pilotage peut ajuster les orientations, le calendrier général du Projet et formuler des recommandations pour maîtriser les risques constatés ou potentiels. B. Organisation (1) Le Comité de Pilotage du Projet associe les partenaires publics et privés impliqués dans le financement, la supervision et le fonctionnement de ses différentes composantes. Il pourrait ainsi être composé de : Ministère de la Famille de la Sécurité alimentaire de l'entreprenariat féminin de la Micro finance et de la Petite Enfance de la République du Sénégal (MFSAEFMFPE). Le Ministère des Finances, représenté par la Direction de la Coopération Economique et Financière (DCEF), la Direction de la Dette et de l Investissement (DDI) et la Direction de la Monnaie et du Crédit (DMC).

71 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 67 L Agence de l'informatique de l'etat (ADIE). La Direction de la Réglementation et de la Supervision des Systèmes financiers décentralisés (DRS). La Banque Centrale des Etats d Afrique de l Ouest (BCEAO participation à étudier). L Agence de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP). Les associations professionnelles des institutions financières : AP/SFD et APBEF. Les Partenaires Techniques et Financiers impliqués. (2) Au démarrage du Projet, des Comités de Pilotage sont organisés à fréquence soutenue selon les évènements clés du Projet. Dans une 2 ème phase, après définition des orientations, sélections des acteurs et lancement opérationnel des services MB, une fréquence bi-annuelle de Comité de Pilotage est recommandée La 1 ère phase est de 1,5 ans, pendant lesquels les éléments clés justifiant la tenue d un Comité de Pilotage sont les suivants : Choix des experts pour assister l Unité de Gestion du Projet (DMF). Lancement de l appel à proposition OMB. Choix OMB / Plan d actions du Dispositif d accompagnement. Bilan intermédiaire de la phase Projet OMB / 1 er résultats du Dispositif d accompagnement. Lancement commercial des premiers services MB et des subventions d incitation associés. 1 er bilan des opérations après 3 mois RÔLE ET ORGANISATION DE L UNITÉ DE GESTION A. Rôle (1) L Unité de Gestion assure le pilotage d ensemble du Projet Mobile Banking Mutualisé. A ce titre, Il coordonne les activités des différents acteurs du projet et s assure que les orientations fixées sont suivies de façon cohérente. Il est en charge du suivi budgétaire et du planning d ensemble.

72 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 68 L Unité de Gestion est en charge de la prévention et la gestion des conflits entre les acteurs et/ou partenaires du Projet. Il rend des comptes régulièrement au Comité de Pilotage du projet (fréquence variant selon les phases du Projet, comme décrit dans l Organisation du Comité de Pilotage). Le Gestionnaire lui présente un état d avancement du projet par chantiers, lui soumet des points stratégiques pour décision et l alerte sur les risques en cours ou potentiels, en proposant un plan de maîtrise de ces risques. (2) L Unité de Gestion prépare la stratégie de communication du Projet et veille à la bonne diffusion d un message commun et cohérent. L Unité de Gestion définit une stratégie de communication du Projet, c'est-à-dire un ensemble de moyens de communication à mettre en œuvre pour transmettre à ses publics cibles toutes les informations nécessaires à l'établissement d'un contact durable avec eux, et ce dans la perspective d'influencer leur comportement dans un sens favorable aux orientations et enjeux du Projet. Les différents publics ciblés par cette stratégie sont clairement identifiés, en mettant en évidence leur niveau de connaissance par rapport au Projet, leurs attentes identifiées ou pressenties, les moyens et supports de communication adaptés ainsi que les leviers et freins identifiés quant à la compréhension et l adhésion au Projet. Parmi ces moyens de communication : Positionnement du Projet (trouver un nom pour avoir un concept de marque, en cohérence avec l OMB), de ses composants (services MB d un côté et Dispositif d accompagnement de l autre). Définition de leur personnalité, du bénéfice «consommateur», des marchés cibles, en relation avec les autres programmes / projets existants. Diffusion de cette image et modification de la perception du public. Développement de la notoriété et valorisation de l image du Projet avec l'aide d'une communication interne engageante et d'une communication institutionnelle pertinente. Élaboration d'une tactique publicitaire/promotionnelle visant à procurer un maximum de visibilité et d'impact pour le Projet auprès de son marché cible.

73 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 69 Les supports de communication à construire sont définis, leur mode de diffusion ou de mise en œuvre spécifiés et les actions de communication planifiées dans le temps en cohérence avec le planning général du Projet. La stratégie de communication est définie au démarrage du projet et est soumise à la validation du Comité de Pilotage. Elle est ajustée périodiquement (trimestriellement) en fonction du bilan des actions menées, des décisions prises sur le Projet par le Comité de Pilotage et de l avancement des chantiers (Chantier Opérateur Mobile Banking, Chantier Appui aux IF, Chantier Subvention d incitation ). Cette stratégie de communication du Projet intervient surtout en amont et ne se substitue pas à celle de l OMB qui consiste à promouvoir son offre de services, sa marque et ses points d accès. (3) L Unité de Gestion organise l appel à proposition pour la création d un Opérateur MB puis suit le respect du contrat d objectifs et de moyens signés entre le Projet et l Entreprise en charge de cette création, en contrepartie de l obtention de subventions publiques. L Opérateur MB ou l Entreprise en charge de sa création bénéficiera de subventions de bailleurs de fonds et/ou de la DMF pour lancer son activité, en contrepartie d un engagement à viser des objectifs de développement justifiant l affectation de fonds publics. Un contrat d objectifs et de moyens précisera donc les objectifs et moyens que cette société doit mettre en œuvre et atteindre compte-tenu des subventions reçues ou à recevoir. Le contrat porte sur une période de 5 ans. Les objectifs à fixer toucheront aux thèmes suivants : Nature des services à offrir il s agira ici de s assurer que l Opérateur MB met en place les produits nécessaires pour développer l offre de services financiers liés aux IF adhérentes, ceci dans le but d étendre effectivement la couverture du territoire en matière de services financiers, et non uniquement pour ce qui concerne les transferts d argent. Couverture géographique il s agit de s assurer que la finalité du projet d améliorer l accès des populations défavorisées du Sénégal aux services financiers, particulièrement en milieu rural, est effectivement atteinte. Ressources suffisantes pour assurer le lancement et l extension de l offre MB il s agit de s assurer que l Opérateur MB sera capable d offrir des services à un nombre suffisant de SFD de types différents pour travailler avec ceux qui touchent le plus la clientèle rurale, et de maintenir un niveau élevé de qualité (suivi des agents, réponse aux difficultés des clients ).

74 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 70 L Unité de Gestion effectue un suivi du respect par le bénéficiaire de la subvention des engagements prévus au contrat d objectifs et de moyens. Il définira pour ce faire une méthodologie de suivi et d évaluation (modèle de reporting périodique demandé, système de contrôle régulier sur les différents aspects, intervention d un auditeurévaluateur externe éventuellement). (4) L Unité de Gestion définit, en collaboration avec l OMB, les principes d attribution des subventions d incitation. La mise en œuvre de ces subventions est à la charge de l OMB, qui en prépare ensuite un reporting régulier à l attention de l Unité de Gestion. Le succès du Projet dépendra essentiellement de la motivation des parties prenantes, partenaires, clients, bénéficiaires. La plus grande partie des subventions est programmée pour initier leur engagement dans cette activité de mobile banking. Des subventions d incitation, réparties de façon équilibrée entre les trois grands type d acteurs, sont ainsi un élément clé du déploiemetn rapide du Projet au niveau national, et en aprticulier dans les zones défavorisées : Subvention (reçue par les IF) de substitution de cotisation de tenue de compte clients : Le mobile banking apporte de la valeur aux comptes courants que les Institutions Financières offrent à leurs clients. Une commission de tenue de compte est alors justifiée. Il est proposé que les IF ne facture pas les premiers mois de fonctionnement des comptes avec MB, mais que les subventions compensent (tout ou partiellement selon situation) ce manque à gagner aux IF. Participation au coût du service pour les clients subventionnables Les clients payent des commissions pour la plupart des opérations et des SMS. Il est proposé que les subventions prennent en charge une partie des commissions pour les services de MB. Garantie de revenu aux nouveaux agents de proximité Le grand succès mondial du MB, M-Pesa au Kenya, a subventionné fortement son réseau d agents de proximité pendant le déploiement de ses services. Une incitation aux nouveaux Agents sera mise en place fondée sur un mixte de garantie de revenu et d abondement à l activité. Le budget de cette aide a été calculé comme le complément nécessaire pour que le revenu moyen des agents atteigne un niveau cible.

75 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 71 Participation au coût du service des marchands Les marchands payent une commission (2,5%) sur le montant des paiements que leur font les clients par MB. Pour encourager les marchands à intégrer le Réseau, une subvention est prévue pour compenser ce coût, à 100% la première année, avec un pourcentage dégressif ensuite, déclinant plus vite pour les marchants en zones urbaines que pour ceux en zones rurales. Les subventions aux parties prenantes pourront être calculées sur la base des données gérées par la plateforme de l OMB. Le grand avantage de ce système c est que la plateforme pourra distribuer automatiquement les montants octroyés à chaque bénéficiaire en utilisant ses propres services de mobile banking. Le détail est présenté dans l annexe 5 Projections financières. (5) L Unité de Gestion précise les objectifs puis construit le plan détaillé des actions du dispositif d accompagnement. Son volet majeur s adresse aux SFD et leur propose un renforcement en capacité SIG et Opérationnel en lien avec les services MB. Le dispositif prévoit également un volet s adressant aux populations cibles pour faciliter leur adhésion au projet. Ce Dispositif d accompagnement a pour objectif de faciliter la promotion des services de mobile banking auprès du public et accompagner les SFD souhaitant rejoindre la plate-forme mutualisée, ou une autre offre MB du marché, dans les évolutions techniques et organisationnelles nécessaires à leur insertion dans le système. Ce dispositif d accompagnement n a pas vocation à promouvoir uniquement l offre de l Opérateur MB mais à améliorer l environnement du Mobile Banking au Sénégal en général. Il est accessible à des SFD ayant choisi une autre offre de Mobile Banking. Volet d actions d accompagnement des SFD: Objectif : Accompagner les institutions financières dans la mise en place d une offre Mobile Banking par un appui à l adaptation de leur offre de service et de leur organisation ainsi qu au renforcement de leur SIG.

76 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 72 Trois catégories d appui aux SFD : 1. Appui opérationnel aux SFD : il s agit d accompagner les SFD dans la définition et les changements induits dans leur mode de fonctionnement par le lancement de nouveaux services Mobile Banking pour leurs clients : Cadrage de leur projet Mobile Banking (Objectifs, Périmètre, Planning / Organisation et Coût prévisionnels). Spécifications des services à offrir à leur clientèle et choix de la (ou des) solutions MB à mettre en œuvre. Élaboration de plans d actions pour la mise en œuvre des nouveaux services. Définition de la commercialisation des services : segment de clients, prix (Package, pourcentage, offre de lancement ), conditions (type de compte autorisé, nombre et montant de transaction autorisés, ). Implications organisationnelles : - création de procédures pour le rôle d agent de l Opérateur MB / insertion dans le fonctionnement existant ; - création / adaptation de procédures pour la gestion des nouveaux services offerts (comptabilité, SIG, suivi commercial, reporting ) ; - modifications des systèmes de contrôle ; - modifications de l organisation du contact clientèle. Le recours aux agents impliquera que les SFD n auront plus un contact systématique avec leurs clients pour toutes les transactions ; ils devront donc revoir leur mode de communication en conséquence. Il est important que les clients conservent un sentiment d appartenance envers leur institution. 2. Appui SIG aux SFD, pour les SFD ruraux dont le SIG ne leur permet pas de profiter de façon optimum des services de l OMB ou d autres offres MB : Passage d un SIG décentralisé sans consolidation régulière à un SIG décentralisé avec consolidation journalière. Passage d un SIG décentralisé avec consolidation journalière à un SIG centralisé en temps réel. Amélioration du SIG (quelque soit sa nature) afin d être en conformité avec les exigences techniques de la plateforme quant à la mise en place d une interface entre les deux systèmes. 3. Appui à la mise en œuvre d Interfaces entre leur SIG et la Plateforme MB, pour les SFD, selon critères d éligibilité à préciser. Cet appui est nécessaire pour lever la barrière à l accès que représente cet investissement pour certains SFD. Cela est particulièrement important dans les 1ères années du Projet où les résultats

77 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 73 vérifiables du MB manqueront pour convaincre les SFD du compte de résultat positif d un Projet MB pour leur institution. L appui consiste à : Recommander aux SFD des prestataires techniques. Financer partiellement ou totalement l ensemble des coûts liés à la mise en place de l interface : licence, spécifications, paramétrage, intégration, tests Volet d actions d accompagnement des populations-cible : Objectif : Faciliter l adhésion des clients des SFD et autres populations cibles, notamment en zone défavorisée, en intégrant les notions de services Mobile Banking aux programmes d éducation financière. Actions envisagées : Il s agit principalement d actions de communication, d éducation financière et d accompagnement à l utilisation des nouveaux services auxquels elles peuvent accéder. Ce volet destiné aux clientèles ciblées, notamment en milieu rural, correspond à l investissement nécessaire pour amener l évolution des connaissances et mentalités qui permettront à la clientèle défavorisée d utiliser les services offerts. (6) L Unité de Gestion met en œuvre ce dispositif d accompagnement en s appuyant autant que possible sur les programmes d appui existants. Seul l accompagnement «Interface SIG Plateforme MB» est mis en œuvre directement par l Unité de Gestion, car intrinsèque au Projet. Pour les autres accompagnements, l Unité de Gestion participe à la construction des méthodologies d appui et à la promotion des programmes existants appropriés : Appui SFD, hors Interfaces : L offre d appui aux SFD dans différents domaines est déjà très importante, par le biais de différents programmes. Pour être efficaces, ces offres doivent être concertées et coordonnées ; c est une condition indispensable pour qu elles aident réellement les SFD et ne les mettent pas en difficulté par des appuis non cohérents. Ainsi la mise en œuvre des appuis SFD, nécessaires ou contribuant à l atteinte des objectifs du Projet MB mutualisé, est confiée au Programme d appui existant du PALPS jusqu en 2012, puis à sa prolongation envisagée via un fond de réserve. Le Programme d Appui à la stratégie de la Lettre Politique Sectorielle appuie le plan d actions de la lettre politique sectorielle, pour étendre les services financiers au Sénégal. Le PALPS met en œuvre des actions selon 4 axes : 1. Réglementation ; 2. Professionnalisation des SFD ;

78 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 74 Articulation SFD / Banque et Etablissement Financier ; 4. Coordination du secteur Microfinance L axe 2 Professionnalisation des SFD est l axe majeur qui consiste à renforcer l offre pour une meilleure inclusion financière. Le budget global du PALPS prévoit des appuis SIG aux SFD à hauteur de 2,26 milliards de FCFA, pouvant financer des investissements (licence, infrastructure, matériel), des missions d assistance technique et expertise, et des actions de renforcement du contrôle interne par le SIG. Le PALPS prévoit d autres actions de professionnalisation des SFD correspondant à la catégorie d appui opérationnel aux SFD identifié pour le Projet. Il s agit d appui à l élaboration des plans d affaires, au développement de nouveau produit (y compris avec innovation financière), au renforcement des sécurités (SI, Caisses, Contrôle ) et enfin au renforcement de la mobilité. Les deux premiers types d appui cités permettent d accompagner les SFD dans le cadrage et la mise en œuvre de l ensemble des nouveaux services financiers MB. Le dernier appui cité pourrait accompagner favorablement les SFD ruraux qui souhaitent mettre en œuvre les services MB de collecte d épargne et/ou de gestion des crédits dans les villages, mais qui manquent de véhicules pour permettre à ses agents de se déplacer. Le Programme d Appui PALPS aura déjà des réalisations à son actif lors du lancement du Projet MB Mutualisé et sera ainsi pertinent dans l identification des SFD déjà prêts pour une adhésion potentielle à la Plateforme MB. Il pourra les orienter vers le volet d appui «Interfaces». Par ailleurs le PALPS bénéficiera d un mode de fonctionnement déjà en place favorisant une étude rapide et adéquate des demandes d appui des SFD. Les modes de fonctionnement du PALPS sont donc appliqués pour ce volet d appui. Ainsi un SFD souhaitant bénéficier d un appui répondra, selon une méthodologie définie, à l appel à manifestation d intérêt publié par le PALPS. Le comité d Investissement du PALPS se réunie trimestriellement pour examiner les demandes d appui. L Unité de Gestion préparera les éléments méthodologiques pour permettre au PALPS d étudier et accompagner les demandes d appui SFD concernant des projets Mobile Banking. Le volume d appui SIG nécessaire à la réussite du Projet dépend fortement de la réalisation des différents Programmes d appui en cours œuvrant pour le renforcement des SIG des SFD (PALPS, ACDI/CTI ou autres projets ciblés sur les SIG) Le volume d appui Opérationnel dépend quant à lui du niveau de maturité des SFD sur le sujet Mobile Banking et plus largement de lancement de nouveaux produits.

79 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 75 Les autres programmes qui interviennent dans des domaines liés et avec lesquels le Projet Mobile Banking Mutualisé met en place une concertation sont notamment : Projet ACDI / Centre de Traitement Informatique des petites institutions SFD. Projet LuxDev de Promotion de secteurs financiers inclusifs dont une étude en cours évaluent les SIG des IMF de la zone UEMOA dans le but de les mettre à niveau pour permettre l application de la nouvelle réglementation et de renforcer les SFD dans la production et le contrôle de l information financière. PAMIF2 de la Coopération Belge qui prévoit un appui aux SIG des petits SFD de sa zone d intervention. Projet de la Coopération Belge d appui au REMEC Niayes qui prévoit notamment l informatisation des MEC. Appui à la mise en œuvre d Interfaces SIG Plateforme MB : Une logique de subventionnement de la demande est mise en œuvre selon les principes suivants : Agrément de quelques prestataires techniques (SSII, Fournisseurs techniques de solution MB, OMB,..), sur la base de critères de compétences techniques et de connaissances du secteur microfinance. Comité d évaluation de demandes de financement présentées par les SFD, ayant sélectionné un prestataire technique référencé : accord de financement et hauteur du financement ; les principes retenus pour le financement sont les suivants : Les coûts subventionnables comprennent la licence, les spécifications, le paramétrage, l intégration, les tests Les conditions d éligibilité à la subvention sont supposées conduire à ce que 100% des IF mettant en place une interface off-line sont éligibles et 70% de celles pour l interface on-line. La subvention ne couvre en moyenne que 50% des coûts. Suivi des résultats (co-reporting simple SFD/Prestataire technique/omb). Validation de la facturation par les SFD. Paiement (à hauteur définie) au prestataire technique par l Unité de Gestion, en charge de la gestion des subventions Interfaces (Système de tiers payeur). L Opérateur MB pourra se faire agréer. Ceci devra se faire en fonction de ses capacités de travail et sans peser sur la bonne mise en œuvre de son offre MB.

80 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 76 Appui aux populations cibles : L appui auprès des Populations cibles («Éducation financière») correspond à des missions d autres programmes existants ou à lancer. Deux Programmes ont été identifiés pour mettre en œuvre cet appui. PACC/MF de la GTZ : Ce programme, en cours de définition d Appui pour la Croissance et la Compétitivité de la MicroFinance agira en collaboration avec la DMF, l AP/SFD et la DRS. La collaboration avec l AP-SFD est prévue spécifiquement sur les campagnes destinées à accroitre l éducation financière de base (finance responsable). Ce rôle ainsi que son implication de l AP/SFD dans le Projet MB, dés l étude de faisabilité, le positionne comme acteur clé de l intégration des éléments MB dans les actions d éducation financière. Le champ d action du PACC/MF étant en cours de définition par la Coopérative Allemande et le Gouvernement Sénégalais, les modalités d intégration des éléments associés au Projet MB dans ce Programme seront à préciser par la DMF et les PTF. Programme National du Développement Local (PNDL) de la Banque Mondiale qui appuie les capacités des acteurs à concevoir et gérer des AGR susceptibles d être financées par des SFD. Ce programme pourrait favoriser un relais local, via ses bureaux régionaux, pour transmettre des messages d Education financière et/ou Communication liés au Projet MB auprès des populations cibles. Les autres programmes qui interviennent dans des domaines liés et avec lesquels le Projet Mobile Banking Mutualisé met en place une concertation sont notamment : Programme de développement durable des activités génératrices de revenus des micro-entrepreneurs ruraux de l Union Européenne qui prévoit notamment un appui au renforcement de capacité des entrepreneurs ruraux clients des SFD partenaires (U-IMCEC, CAURIE-MF et MECAPP) Projet de la Coopération Belge d appui au REMEC Niayes qui prévoit notamment des actions de sensibilisation/formation des populations

81 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 77 B. Organisation (1) L Unité de Gestion est constituée pendant 2,5 ans d une équipe mixte, ressource DMF et experts à sélectionner, sous la responsabilité du Directeur de la DMF. Ensuite l Unité de Gestion poursuivra ses travaux sans assistance d experts permanents. Le rôle, l expertise attendue et le temps d affectation de chaque membre de l équipe sont les suivants : Directeur de Projet Rôle : responsable du Projet. Profil : Le Responsable de la DMF. Suivi régulier de l équipe et animation des comités de pilotage. Expert senior Gestion de Projet Rôle : appui à la sélection de l OMB, à la définition du contrat de moyens et d objectifs et au suivi de la réalisation du contrat ; Appui au pilotage du projet, communication, encadre le travail des autres experts. Profil : Expertise confirmée (10 ans +) en gestion de projet et microfinance ; connaissance Mobile Banking souhaitée ; expérience PPP (Partenariat Public Privé) appréciée. Temps plein pendant 2,5 ans. Personne ressource DMF Rôle : assiste l expert senior pour coordination programme d appui Education Financière et aspects métiers microfinance (avec SFD). Profil : Chargé de projet - Expérience de + de 3 ans en Microfinance. 1/2 tps à plein temps. Expert junior Organisation Rôle : Méthodologie d appui aux SFD et coordination avec les programmes d appui existant SIG / OPE. Profil : Junior Ecole de commerce (1 à 3 ans d expériences). Temps plein pendant 2,5 ans. Consulting IT et Telco Rôle : Appui au processus de sélection de l OMB sur les sujets IT et Telco ; Contribution au suivi de l OMB et à la méthodologie d appui SIG / Interfaces pour SFD.

82 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 78 Profil : Consultant avec expertise confirmée en IT et Telco. Missions d expertise ponctuelles sur les 2 premières années. Une stabilité (au moins partielle) de la composition de l équipe est souhaitable, sur la durée du projet (5 ans) pour les membres DMF et sur la durée de l assistance (2.5 ans) pour les experts, afin d assurer une cohérence des actions entreprises et de faciliter la prise de décisions et la résolution des conflits. (2) L équipe d experts est sélectionnée selon les méthodes internationales reconnues par les bailleurs de fonds. A la signature de la convention Projet, une Unité de Gestion est créée par la DMF et bénéficiera de l assistance d experts à sélectionner de manière transparente dans le cadre d un appel à propositions selon les règles internationales pratiquées. La DMF, en coopération avec les PTF associés au Projet, organise cette sélection de l équipe d experts. Le dossier du candidat devra présenter : Sa stratégie et son plan d actions pour la mise en œuvre des objectifs du Projet. Ses références dans des domaines faisant appel aux mêmes compétences. Les CV du personnel-clé. Sa proposition financière. (3) L Unité de Gestion réalise les rapports (semestriels) attendus par les différents acteurs du Projet. L Unité de Gestion est responsable du reporting Projet aux différents acteurs : Comité de Pilotage et différents PTF. Pour cela, en début de Projet, l Unité de Gestion, en collaboration avec les bailleurs de fonds, définie les modèles de rapport du Projet et la méthodologie de mise en œuvre du reporting. Elle identifie notamment les rapports intermédiaires qui seront sous la responsabilité d autres acteurs, l OMB en premier lieu et éventuellement les Programmes d Appui, les associations professionnelles. L Unité de Gestion prépare et diffuse les rapports selon le calendrier défini en début de Projet.

83 Étude de Faisabilité Mobile Banking / RÔLE, PÉRENNITÉ ET ORGANISATION DE L OPÉRATEUR MOBILE BANKING A. Rôle (1) L Opérateur MB est responsable à la fois de gérer la plateforme technique et d animer les réseaux d agents et de marchands de proximité. L Entreprise sélectionnée pour ce rôle pourrait être une des sociétés existantes ou un consortium de structures privées rassemblant l ensemble des compétences nécessaires. Comme décrit plus en détail au chapitre 4, le métier de l Opérateur MB est complexe. Il a d abord un rôle de chef d orchestre impliquant de fortes capacités d organisation et d entrepreneur. Des compétences techniques sont indispensables pour maîtriser le dialogue tant avec les fournisseurs techniques (logiciel MB, infrastructure) qu avec les opérateurs Télécom. Des compétences commerciales sont tout aussi indispensables pour recruter et animer un réseau d agents et marchands de natures différentes, qui doivent être suivis de près parce qu ils sont dépositaires de l image de l Opérateur MB, étant ses points de contact clientèle finale. Enfin, il doit bien connaître le secteur de la microfinance et ses contraintes pour concevoir et adapter son offre de services. B. Pérennité (1) L objectif essentiel du Projet est qu à sa terminaison existe un OMB financièrement solide, dont la pérennité soit assise sur le fonctionnement d un large Réseau garantissant l activité et la rentabilité de tous les acteurs concernés : IF, Agents, Marchands, Clients, Telco. La première condition est qu à l issue de la phase projet, l OMB ait une structure du bilan solide, avec des fonds propres reconstitués supérieurs au capital social. Ce bilan doit inspirer entièrement confiance à tous les acteurs économiques concernés de façon à ce qu ils poursuivent leur implication dans l activité MB, sachant la fin des subventions et le fait que l état sénégalais n aura plus qu un rôle réglementaire. La seconde condition est que l OMB présente en dernière année du Projet une rentabilité suffisante pour financer sa croissance et son évolution. L atout de l OMB étant une position leader sur un segment de clientèle rentable par effet de masse, il faut qu il soit en mesure d investir pour accroitre sa clientèle, en particulier, si l évolution technologique le permet, par l usage de nouveaux cannaux adéquates. Enfin, la pérennité de l OMB se sera assurée que si les acteurs concernés, fournisseurs, partenaires et clients, y trouvent leur juste compte. Les projections

84 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 80 financières montrent que le Projet crée de la valeur ajoutée au Sénégal qui se répartie entre les différents partenaires, IF, agents/marchants, telco et OMB, sachant que l OMB, avec 15% de la valeur ajoutée créée, en est le plus petit bénéficiaire. Cette répartition de la valeur ajoutée est principalement la résultante des principes de tarifications retenus, que le projet devrait conserver, pour son propre intérêt, mais dans laquelle la règlementation pourrait s immiscer, le cas échéant, pour conserver à l activité de l OMB son objet social initial. C. Organisation (1) La sélection de l Opérateur se fait sur la base d un appel à propositions permettant à chaque soumissionnaire de démontrer ses capacités à répondre avec succès aux objectifs fixés. Pour que l activité puisse être lancée par un opérateur privé, le rôle du Projet est d abord d établir les termes de référence et de définir le processus de recrutement (type de processus de sélection, rédaction des termes de référence, constitution comité de sélection, ) de l Entreprise (privée) qui sera chargée de constituer et mettre en œuvre un Opérateur Mobile Banking. Comme pour l Expert assistant l Unité de Gestion, il est préférable de mettre en place un processus d appel à propositions, qui laisse la place à la créativité des soumissionnaires et donne davantage d éléments pour évaluer vraiment leur compréhension de tous les aspects du projet, plutôt qu un appel d offres où la majorité des options sont définies dans les termes de référence. Le dossier du candidat Opérateur MB devra présenter : La constitution envisagée de son capital (cela pourrait être l opérateur + ses partenaires techniques par exemple : telco, fournisseur de solution, ou autres ; il ne semble pas opportun d associer les SFD ou autres IF puisqu elles seront clientes de l opérateur en adhérant à son offre de services). Son plan d actions pour créer la société, lancer et développer une offre de services MB. La solution technique sur laquelle il s appuiera (software, hardware et intégration). Son business plan (y compris les subventions demandées). Les initiatives Mobile Banking existantes ou en perspective au Sénégal pourront soumissionner pour créer ou devenir l Opérateur MB. L expérience qu elles auront acquise sera un atout pour leur candidature. Le processus de sélection devra permettre de le choisir sur des bases objectives.

85 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 81 (2) L Opérateur MB est une société de services. La forme la plus adaptée pour garantir son efficacité et sa rentabilité nous paraît être la forme d une société de capitaux de droit Sénégalais. L activité de l Opérateur se situe dans un environnement concurrentiel. Il n offre pas de «service public». Il participe à la réalisation d objectifs gouvernementaux (l offre de services financiers accessibles aux populations rurales actuellement non servies), mais sans aucun droit d exclusivité. Pour être durable, l activité de l Opérateur doit être rentable. Les projections financières montrent la possibilité d atteindre cette rentabilité, mais seulement au delà d un certain seuil de taille (effet réseau) : les subventions publiques servent à franchir ce seuil. L Opérateur de doit pas être concurrent de ses clients (les IF). L opérateur ne rendra pas de services financiers qu offriraient ses clients. Le seul service offert directement par l Opérateur MB est le transfert cash to cash intérieur au Sénégal. L Opérateur ne peut être un SFD ni une IF. (3) Le capital de l Opérateur MB doit être apporté à hauteur d au moins 35% par un actionnaire de référence qui assumera la responsabilité du succès de l entreprise. Au moins dans la phase de construction et de fort développement (les trois à cinq premières années), l Opérateur MB doit être dirigé par un actionnaire du métier, apte à prendre rapidement les décisions nécessaires et qui engage sa réputation et ses moyens financiers. (4) Le montant du capital nécessaire pour l opérateur MB doit être à un niveau minimum pour respecter les trois conditions suivantes : Que les fonds propres de l entreprise ne soient jamais durablement inférieurs à la moitié du capital social. Que l effort financier privé (montant du capital) soit de l ordre de grandeur de l effort financier public (les subventions). Que le capital soit au minimum celui imposé réglementairement aux établissements de monnaie électronique (EME). Dans ce type de projet, les subventions des bailleurs peuvent prendre en charge des dépenses telles que les investissements et les coûts de l équipe chargée de bâtir et d organiser l entreprise. Il reste que les premières années, les coûts d exploitation sont

86 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 82 supérieurs aux revenus, la différence affectant les fonds propres au passif du bilan. Les règles de l OHADA prévoient que les fonds propres de l entreprise ne peuvent pas être durablement inférieurs à la moitié du capital social. Les projections financières de l Opérateur MB présentent un déficit cumulé maximum en année 2 de l ordre de 770 millions de francs CFA, qui induit un montant nécessaire de capital cette deuxième année de l ordre de 1,5 milliard de FCFA. Les subventions sollicitées pour l OMB de ce projet s élèvent à un peu moins de 2 milliards de FCFA (si tous les objectifs sont atteints). Un capital de 1,5 milliard de FCFA, comme estimé ci-dessus, apparait une contrepartie équilibrée à cet effort public. Comme nous l avons vu plus haut, l Opérateur MB n émettra pas de monnaie électronique mais se soumettra aux obligations réglementaires applicables aux EME afin de démontrer sa volonté de sécuriser ses opérations par rapport à toutes les préoccupations du régulateur (cf. partie 4.6. l Opérateur MB, Supervision). Il respectera donc notamment l obligation d un capital minimum de 300 millions de FCFA.

87 Étude de Faisabilité Mobile Banking / L OPÉRATEUR MOBILE BANKING DESCRIPTION DETAILLÉE 4.1. PARTENAIRES Le schéma ci-dessous montre les liens majeurs entre les différents acteurs opérationnels de l offre Mobile Banking. Les liens peuvent être contractuels ou techniques. Ce schéma représente aussi les échanges de cash entre acteurs CLIENTS FINAUX (1) Les clients actuels des institutions financières adhérentes seront les premiers clients de l Opérateur MB. Le profil et le nombre de ces clients sera donc fonction des institutions financières qui adhéreront à l Opérateur MB. Compte tenu de l objectif d améliorer l accès des populations défavorisées du Sénégal aux services financiers, particulièrement en milieu rural, les premiers clients de l Opérateur MB devraient être majoritairement des clients / membres de SFD.

88 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 84 De plus, la majorité des banques développent leur propre solution MB ou SMS Banking et ne seront donc intéressées à adhérer à l Opérateur MB que pour des services complémentaires. (2) Dans un deuxième temps, la décentralisation des services des SFD via le Mobile Banking leur permettra d atteindre une clientèle de même profil que leur clientèle actuelle mais que l éloignement de leurs guichets ne leur permettait pas de toucher jusqu à lors. C est explicitement la stratégie de l ACEP de s appuyer sur le mobile banking pour se rapprocher de la clientèle potentielle sans encourir le coût de l ouverture de nouvelles agences. C est également la stratégie de FIDES, qui prépare un projet de création d une entreprise de microfinance rurale, «Saint Louis Microfinance», et projette d asseoir ses opérations dès le démarrage sur des agents mobiles équipés d un moyen de saisie sur leur SIG, avec rapidement le relais d un réseau d agents de proximité pour le remboursement des crédits. Pour les autres SFD, l intérêt d une telle approche a été exprimé et se confirmera plus concrètement à la pratique des possibilités offertes par l utilisation du téléphone portable et d un réseau d agents de proximité. (3) Les services de transfert domestique, ouverts aux non-clients des institutions financières, ciblent principalement les Sénégalais qui soutiennent leur famille installée dans une autre région du pays. Ceux-ci pourront jouer auprès de leurs parents ruraux un rôle d initiateurs à l utilisation du téléphone portable pour des transactions financières. Le contexte socio-économique ouest-africain, avec des familles élargies au sein desquelles les liens de solidarité sont forts, et un exode rural, principalement des personnes en âge de travailler, crée un fort besoin de transferts domestiques. Au Sénégal en particulier, où le taux d urbanisation est intermédiaire, et où les liens villecampagne restent très forts, la demande est élevée, assurée pour le moment principalement par des moyens informels ou des déplacements coûteux et contraignants (Cf. partie Demande potentielle). Il s agit donc principalement de personnes installées en ville (majoritairement à Dakar) et qui soutiennent leur famille «au village», sur deux bases : Soutien régulier au budget familial, le plus souvent mensuel.

89 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 85 Aide ponctuelle en cas de besoins spécifiques (médicaments, soins médicaux, funérailles, naissance, rentrée scolaire ). L avantage de cette clientèle urbaine est qu elle est plus alphabétisée et plus en contact avec les nouvelles technologies, donc plus facile à convaincre d utiliser ce nouveau moyen, et constitue donc un point d entrée privilégié pour familiariser la population rurale avec le service IF ADHÉRENTES (1) Les institutions financières adhérentes sont celles qui auront choisi d offrir des services par l intermédiaire de la Plateforme de l OMB. Ce sont les clients de l Opérateur, engagés avec lui dans une relation contractuelle. L adhésion et l utilisation des services de l OMB présente pour les IF des avantages majeurs : améliorer le service à leur clientèle, attirer de nouveaux clients, diversifier leurs sources de revenus, réduire les coûts de certains services, sécuriser les transactions de crédit et de collecte d épargne réalisées hors guichet. (2) L adhésion d une IF ne l oblige pas à s engager sur le rôle d Agent pour ses guichets. Cependant l OMB encouragera toujours l IF à confier ce rôle à un maximum de ses guichets (selon contrat cadre défini avec l OMB), notamment quand il est établi que l activité d agent est une source réelle de revenu pour le guichet compte tenu de sa localisation.

90 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 86 (3) Les IF adhérentes peuvent être les SFD (Gros ou petit réseau, réseau émergent, ), des banques, La Poste, qu elles aient déjà une solution mobile banking ou soient en train d en mettre une en place ou qu elles n en aient pas encore. Ce projet intéresse tant les IF qui ont déjà une solution mobile / SMS banking ou sont en train d en mettre une en place que ceux qui n en ont pas encore : Les premières pourront choisir de faire appel aux services de l Opérateur MB pour compléter leur offre existante, au niveau de l étendue des services et/ou de leur couverture géographique ; à terme, une interopérabilité entre les offres de mobile banking au niveau national voire régional devra être étudiée. Les secondes pourront choisir parmi les offres de mobile banking celle qui correspond le mieux à leurs besoins, avec comme les premiers la possibilité de combiner plusieurs fournisseurs de services mobile banking. Toutes bénéficieront d une saine concurrence entre fournisseurs de solutions techniques qui conduira à une amélioration de la qualité de l offre avec des prix compétitifs. Afin de démarrer dans de bonnes conditions, l Opérateur MB doit pouvoir rassembler dès son lancement public plusieurs structures reconnues comme des acteurs financiers majeurs, disposant d une image de marque favorable sur laquelle il pourra s adosser pour se faire connaître et gagner la confiance du public. (4) Chaque IF adhérente choisira le niveau de services qu elle contractera auprès de l Opérateur MB en fonction des possibilités de son SIG et de sa stratégie commerciale. Le service de transferts domestiques («cash à cash) est offert par l IF à ses clients et non-clients dans ses guichets définis comme agent de l OMB. Chaque IF identifie par ailleurs les services MB de l OMB qui l intéressent, en complément de son offre actuelle et en fonction de la demande de sa clientèle.

91 Étude de Faisabilité Mobile Banking / RÉSEAU DE L OPÉRATEUR MB (1) Le réseau est la clé de l intérêt du système de MB pour ses partenaires et de sa capacité à desservir réellement les zones rurales éloignées. La densification des points de service permettant d effectuer des versements et retraits d argent à l aide du mobile banking constitue non seulement un facteur-clé de qualité de service pour le client final (proximité, fluidité) mais une condition même pour le développement des services : un maillage dense du réseau d agents est essentiel pour impulser et entretenir une dynamique permettant de développer un système pérenne. C est ainsi qu au Kenya, aux Philippines, en Afrique du Sud, en Amérique latine, les systèmes de mobile banking fonctionnent avec des milliers d agents, y compris des boutiques villageoises, des pharmacies, des stations-services, des guichets de transporteurs de personnes, des cybercafés, etc. L animation du réseau d agents de proximité (formation, suivi, appui) est donc l un des rôles cruciaux de l Opérateur MB. (2) Le Réseau de l Opérateur MB s'appuie sur des points de services de deux natures : Agents de proximité effectuant des opérations de caisse pour le compte de l Opérateur MB. Marchands acceptant le paiement des achats de leurs biens et services par MB sur téléphone. Ces deux natures ne sont pas exclusives : certains points de services seront à la fois agents et marchands ; d autres seront exclusivement agents ou exclusivement marchands. (3) Les points de service peuvent être recrutés soit par l Opérateur MB soit par les IF adhérentes. Dans tous les cas, l activité MB ne peut pas être leur activité principale. Les IF adhérentes ont leur propre réseau de guichets qui peuvent devenir des agents de l Opérateur MB.

92 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 88 De plus, elles ont parmi leurs clients des commerçants de toutes dimensions dont une partie est localisée en zones rurales ; elles constituent donc la première source naturelle de points de services. Elles connaissent leurs clients, leur niveau d activité, leur secteur d activité, leurs locaux commerciaux et sont donc bien placées pour identifier de bons relais à intégrer au réseau d agents et de marchands. Cet apport de points de services est une opération «gagnant-gagnant» : Opérateur MB : Élargissement du réseau. Pré-sélection par l IF sur la base de critères précis. Garantie et promotion assurées par l IF. IF : Amélioration de sa relation à ses clients. Contribution au renforcement de l activité de son client se répercutant sur son business avec ce client. Source de revenu : un pourcentage de la commission facturée par service leur est reversé pour leurs activités de garant et promoteur. L Opérateur MB peut également recruter lui-même des points de services, notamment en négociant avec des réseaux (par ex. stations-service, chaines d épiciers de proximité ). Dans tous les cas, il est nécessaire d éviter de recruter des agents agréés qui n exerceraient pas par ailleurs une autre activité commerciale : l activité d agent agréé de l Opérateur MB ne peut être envisagée qu en tant qu activité commerciale complémentaire. A. Agents de proximité (1) Les Agents de proximité assurent la distribution des services en tant que guichets externes offrant des prestations de caisse («cash in» & «cash out»). Pour des raisons de sécurité, le système est construit pour qu ils n aient pas besoin d être informés du contenu des prestations effectuées : ce sont des «caissiers ignorants». Ce sera l un des premiers rôles très importants de l Opérateur MB de recruter son réseau d agents de démarrage et d identifier les perspectives d extension du réseau.

93 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 89 Les agents pourront être amenés à aider leurs clients à effectuer des transactions : ils seront les premiers relais-terrain naturels pour la formation des utilisateurs. Dans ce contexte, les clients pourront les informer de leurs opérations. Toutefois, le système fonctionnera de manière à ce que les agents soient uniquement informés de leur rôle dans la transaction (cash-in de tel montant pour M. X ou cash-out de tel montant pour Mme Y), sans connaître la finalité du mouvement effectué (remboursement de crédit, virement sur le compte d un tiers ). Si l agent est informé, ce sera au choix du client et de son fait. (2) Les principaux types d Agents sont : Les guichets des IF adhérentes aux services MB. Les agents liés à un réseau. Les agents indépendants. La mission de faisabilité a rencontré quelques réseaux d agents potentiels. La Poste, qui pourrait être une IF adhérant à l Opérateur MB, dispose d un réseau particulièrement bien implanté en milieu rural. De plus, la participation à un réseau visant un objectif de développement (servir les populations défavorisées, particulièrement en zones rurales) correspond à sa mission de service public. En outre, elle est toujours intéressée par l augmentation de l activité de ses guichets pour faciliter la couverture des coûts de fonctionnement. Le réseau Total est l un des partenaires de Wari (Cf. Partie Offre de mobile banking). Il ne signe jamais d exclusivité et réserve sa position sur son intérêt éventuel à devenir un partenaire de l Opérateur MB à une analyse de sa phase pilote de collaboration avec Wari (évaluation prévue au bout de 6 mois, démarrage en novembre 2009 sur 48 stations). Avec 131 stations (relevées sur son site internet), il est bien implanté au Sénégal, davantage en milieu urbain que rural (voir carte ci-après). Les cybers et/ou télécentres reconvertis : les télécentres, qui étaient il y a quelques années, seraient encore C est un secteur qui a été mis en difficulté par le développement du téléphone portable. Certains télécentres ont évolué en centres de services informatiques et internet et sont intéressés à devenir agents d un réseau MB (certains sont déjà distributeurs mais n ont pas encore réalisé un volume significatif de transactions pour faire un premier point d étape sur cette nouvelle activité). Un responsable d un réseau de 17 télécentres (avec projet d extension) a déjà manifesté son vif intérêt pour le projet. Il serait aussi intéressé pour rallier à son réseau d autres télécentres (petit réseau ou indépendant) et ainsi jouer le rôle du garant et promoteur de ces télécentres. Deux types de contractualisation sont envisageables : Télécentres en réseau ou Indépendant.

94 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 90 Les Centres Multimédia Communautaires (CMC), basés en milieu rural, sont au nombre de 24, prioritairement localisés sur «l axe de pauvreté» à l Est et 7 ouvertures sont en cours dans la région Bassari (Cf. carte ci-dessous). Un programme important de développement des CMC envisage d accroitre fortement leur nombre dans les prochaines années (jusqu à 400). Ils ont pour objectif de permettre aux communautés démunies d avoir accès à la communication, de se familiariser avec les TIC et de les utiliser pour résoudre les problèmes auxquels elles sont confrontées. Ils sont gérés par un Comité de pilotage local comprenant l autorité administrative, des élus locaux, des représentants des ONG et projets de la zone d implantation, des représentants des services déconcentrés de l état et des représentants des populations concernées. Certains CMC pourraient confiés à un opérateur privé. Tous les CMC sont dotés de radios communautaires et de centres équipés d ordinateurs, fax, photocopieurs, scaner, internet et autres outils multimédias. Ils gèrent des espèces dans le cadre de ces activités. La Directrice des TIC du Ministère des Télécommunications, des TICS, des Transports terrestres et des Transports ferroviaires ainsi que le Directeur d un CMC visité ont mis en évidence l opportunité importante pour les CMC à devenir agent de l OMB. Le réseau de la LONASE a été envisagé, du fait de sa large implantation, mais le jeu étant prohibé par l Islam, il est mal vu dans le contexte musulman du Sénégal de se rendre dans ses points de service : les clients se cachent pour s y rendre, surtout en milieu rural. Cette idée a été abandonnée.

95 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 91 Carte : Stations Total & Poste (Carte SEMIS) Carte : Centre Multimédia Communautaire (Carte CMC)

96 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 92 (3) Les agents seront recrutés sur la base de critères relevant des domaines suivants : Financier. Économique. Capacités de gestion. Image. Répartition géographique. Les critères de recrutement des Agents relèvent des domaines suivants : Financier : Pour sécuriser les opérations de l OMB, chaque Agent doit bénéficier d une garantie (IF, Réseau ou dépôt bloqué). Économique : Montant des encaisses gérées habituellement. Capacité à se réapprovisionner en liquidités en cas de nécessité. Sécurité des installations. Capacités de gestion : Un niveau minimum de disponibilité et d éducation du personnel de l agent agréé est nécessaire pour assurer un service de qualité. En effet, des entreprises dont le personnel en place ne disposerait pas du temps suffisant pour assurer une bonne qualité de service en tant qu agent de proximité mobile banking pourraient envisager de recruter une personne supplémentaire dédiée, comme le font parfois les agents des services de transfert international, mais cela engendrerait un surcoût et affecterait le profit que l agent tirerait du service de mobile banking. Compte tenu des volumes attendus (au moins dans un premier temps), il n est pas justifié qu un agent dédie un employé à temps plein aux services de mobile banking. Image : Les agents de proximité seront les points de contact clientèle de l Opérateur MB. Ils détermineront donc son image. C est la raison pour laquelle l idée d approcher la LONASE a été écartée : il n est pas souhaitable d associer son image à celle de l Opérateur MB. De même, les télécentres n ayant pas opéré de reconversion en ne bénéficient pas d une image positive et ne peuvent être associés au réseau de l OMB. Répartition géographique. Ce critère est important pour deux raisons : Pour apporter le meilleur service aux clients et pour toucher correctement les zones rurales, la couverture géographique la plus large est souhaitable. La formation et le suivi des Agents a un coût ; une bonne gestion économique du réseau implique donc de construire un réseau de taille adéquate, sans surdimensionnement. Ceci est renforcé par le fait qu une formation non utilisée s oublie ; dans une zone où peu de transactions sont attendues il n est

97 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 93 donc pas souhaitable d avoir deux Agents côte à côte (sauf si le volume de transactions le justifie). (4) Les arguments pour recruter des agents de proximité sont multiples : Augmenter leur attractivité vis-à-vis de leur clientèle. Augmenter la rentabilité de leur commerce. Améliorer leur relation commerciale globale avec leur IF. Un agent économique ne prendra la décision de devenir un agent de proximité de l Opérateur MB que s il y trouve un intérêt dans le cadre de son activité commerciale existante. Il est donc nécessaire d analyser, compte tenu de la diversité de situation des agents potentiels, quels facteurs sont déterminants dans la prise d une telle décision. La rémunération y tient une part importante, mais certainement pas exclusive. Augmenter leur attractivité vis-à-vis de leur clientèle Devenir un agent de proximité de l Opérateur MB peut permettre à des entreprises de développer leur activité principale, en se servant de leur statut d agent MB pour attirer davantage de clients : L activité d agent de proximité fera l objet d une signalétique et de communication par l Opérateur MB. La réputation de l agent de proximité bénéficiera de son association avec l Opérateur MB, du fait de la confiance que ce dernier témoigne à l agent de proximité en l incluant dans son réseau. L agent de proximité consolidera ainsi sa position concurrentielle, pour le plus grand bénéfice de son activité principale. Ce facteur peut jouer un grand rôle pour les entreprises de petite taille, mais aura une influence moindre pour les gros commerçants qui possèdent déjà une notoriété importante. Le mobile banking permettra aux agents de proximité d élargir la gamme de services qu ils proposent à leurs clients, et ainsi de se démarquer par rapport à leurs concurrents. Une partie des clients attirés par le service mobile banking deviendront également des clients de l activité principale de l agent de proximité, dont les bénéfices croîtront en conséquence. Ce facteur peut être déterminant pour les agents dont le secteur d activité est très concurrentiel et dont la majorité des clients sont des clients occasionnels ou opportunistes, comme les stations service. Augmenter la rentabilité de leur commerce La rémunération doit nécessairement couvrir les frais supplémentaires occasionnés à l agent par son activité MB. Cette activité venant en complément d une activité

98 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 94 commerciale existante, elle sera analysée comme un revenu marginal qui ne doit pas nécessairement financer les coûts fixes de l agent mais peut contribuer à augmenter sa rentabilité en générant un revenu supplémentaire sans augmentation des coûts fixes. Se reporter aux projections financières (chapitre 5), pour identifier le revenu supplémentaire au démarrage du projet et en année 5. Améliorer leur relation commerciale globale avec leur IF L activité d agent de proximité sera pour partie assumée par des clients des IF adhérentes. Il est donc nécessaire de considérer la motivation des agents de proximité dans le cadre global de la relation commerciale de ces entreprises avec leur IF. En effet, un certain nombre d entreprises envisageront l activité d agent de proximité comme l un des éléments de leur partenariat avec leur IF, et seront par conséquent incitées à jouer ce rôle si elles considèrent que cela bénéficie à leur relation globale avec leur IF. On peut ainsi envisager que les IF, pour motiver certains agents de proximité à rejoindre le programme, leur proposent, en plus de la rémunération «classique» des agents de proximité, des avantages supplémentaires : L accès facilité à des financements : cette mesure a d autant plus de sens que l activité d agent de proximité permettra de développer les contacts entre l agent de proximité et son IF, et donnera à cette dernière davantage de visibilité sur l activité et le cash flow de l agent de proximité, autant d éléments qui faciliteront l octroi de financements. La possibilité de réduire le coût des financements pour ce client. Cette mesure est à replacer dans le contexte habituel des négociations sur le coût des financements : il arrive aujourd hui que des bons clients demandent aux IF de revoir le taux de leur financement à la baisse. La participation du client au projet mobile banking en tant qu agent de proximité serait alors un élément de plus dans la négociation. On peut penser que le niveau de rémunération est surtout important pour motiver les agents de proximité à s inscrire au départ, sachant qu à l usage, chaque agent de proximité appréciera ce que lui apporte l activité d agent de proximité en fonction d un ensemble de critères (revenu net supplémentaire lié au service, évolution de son activité principale, de sa notoriété perçue, temps consacré à l activité d agent de proximité, nature et fréquence des désagréments occasionnés par cette activité ) et non du seul montant des commissions.

99 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 95 (5) Différentes catégories d agents seront définies, en fonction des capacités financières et de gestion et de la sécurité des locaux, qui détermineront le plafond unitaire par opération et le plafond quotidien. Cf. partie Volume et montant de transaction (6) Les responsables de réseau (ex : Poste, Réseau télécentres ) assurera un rôle de promoteur-garant pour ses agents affiliés ; les IF seront encouragées à assumer un rôle identique pour des agents indépendants. Le rôle de garant consiste à s engager auprès de l OMB de garantir les transactions effectuées par l agent pour un montant maximum défini. Le garant est responsable financièrement des transactions effectuées par ses agents. Il pourrait assurer aussi à ce titre des faciliter de trésorerie pour l agent. Le rôle de promoteur consiste à identifier des agents de qualité pour lesquels ils vont favoriser leur appartenance au réseau (Propose à l OMB leur adhésion au réseau mutualisé), puis pour lesquels ils vont assurer la «publicité» en informant leurs clients de leur localisation et qualité de services. B. Marchands (1) Les Marchands sont des commerçants accepteurs, qui acceptent le paiement des achats de leurs biens et services par MB. Les Marchands peuvent être affiliés à un réseau (par ex. stations services) ou peuvent être des commerçants de quartier indépendants. Les avantages pour le Marchand d intégrer le réseau de l Opérateur MB sont les suivants : Cette intégration n implique aucun investissement spécifique (gros avantage d un système basé sur le téléphone, par rapport à un système de cartes impliquant pour les commerçants l achat d un terminal de paiement électronique - TPE) pour un niveau de service similaire à celui offert par une carte et du matériel TPE. Elle permet de limiter les transactions cash et donc les contraintes et risques liés à la gestion d espèces. Elle lui permet d offrir des facilités à ses clients, améliorant sa qualité de service, sans impliquer de risque sur la solvabilité du client.

100 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 96 Pour l Opérateur MB, l objectif ici est de mettre en place le réseau le plus vaste possible afin de rendre le meilleur service au client final. Pour être intégré au système, le Marchand devra nécessairement avoir ou ouvrir un compte dans l une des IF adhérentes, sur lequel seront versés les paiements de ses clients. En termes de marché, des exemples dans d autres contextes d économies faiblement monétarisées montrent que la réponse des clients finaux peut être extrêmement positive très rapidement. (2) Les responsables de réseau (ex : Poste, Réseau télécentres ) assurera un rôle de promoteur pour ses marchands affiliés ; les IF seront encouragées à assumer un rôle identique pour les marchands indépendants AUTRES PARTENAIRES DE L OPÉRATEUR MB A. «Facturiers» (1) Les «facturiers» sont les entreprises émettrices de factures grand public qui auront conclu un accord avec une ou plusieurs institutions financières adhérentes afin que leurs clients puissent payer leurs factures en passant l ordre via leur téléphone mobile. Les principaux facturiers sont les entreprises de services : SENELEC, SDE, SONATEL. À ceux-ci s ajoutent les opérateurs téléphoniques mobiles pour la petite partie de leur clientèle qui bénéficie d un service postpayé, et les fournisseurs de services internet et télévision, qui touchent une clientèle aisée. (2) Pour ne pas se placer en concurrence avec les IF, l Opérateur MB ne négociera pas directement avec les facturiers. Il mettra à la disposition de ses adhérents un service de paiement de factures qu ils pourront souscrire en fonction de leurs négociations avec les facturiers. L Opérateur MB entrera dans un dialogue technique avec les facturiers pour déterminer les formats d échanges de données et les modes opératoires adéquats. La négociation avec les facturiers, et notamment les conditions financières de mise en place de ce service auprès de leur clientèle, sera faite par les IF concernées.

101 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 97 Ce service est présenté en détail dans le paragraphe Description des services / Service 11 B. Opérateurs telecom (1) Pour offrir une qualité de services Mobile Banking à tous les clients de l OMB, quel que soit son Opérateur Télécom. L OMB conclura un accord commercial et technique avec les opérateurs Télécom pour la mise en place d un lien telco de qualité et à prix négocié, selon les volumes d échanges. Un contrat de service précisera les engagements des deux parties et la performance attendue par l opérateur telco. Cet engagement permettra alors à l OMB de lui-même s engager auprès des IF adhérentes et des clients sur un niveau de performance des services MB. La technologie de base recommandée est le SMS notamment car tous les Opérateurs ont une offre de Service à Valeur Aoutée qui pourrait servir de base aux discussions commerciales et techniques entre l OMB et les Telco. D autres technologies complémentaires pourront être introduites selon les besoins clients et les capacités techniques des opérateurs télécom d une part et de la Plateforme MB d autre part. Le coût de ces technologies complémentaires sera également un élément déterminant leur introduction dans le fonctionnement des services MB. (2) Pour mettre en place le service de recharge mobile, l Opérateur MB proposera aux opérateurs télécom de jouer le rôle de grossiste d unités mobile, en les distribuant via un service MB, accessible aux clients des IF adhérents. L OMB propose aux clients des IF adhérentes un service de recharge d unité mobile depuis leur portable. Ce service facilite l approvisionnement en crédit SMS pour les clients des services MB et facilite donc le bon déroulement des transactions Mobile Banking s initialisant majoritairement par l envoi d un SMS du client. Ce service est présenté en détail dans le paragraphe Description des services / Service 12.

102 Étude de Faisabilité Mobile Banking / MARCHÉ ET SERVICES L Opérateur Mobile Banking (OMB) a pour vocation de gérer un ensemble de services financiers faisant intervenir le téléphone mobile comme outil de dialogue et de validation, une plateforme technique comme outil de gestion des utilisateurs, des clients et des transactions ainsi qu un système d interfaces adaptées aux différents SIG des IF adhérentes SYNTHÈSE DE L OFFRE DE SERVICES ET DES PUBLICS CIBLES (1) Quatre catégories de services constituent une offre globale de 15 services Mobile Banking, dont 14 tournés vers les clients des IF: 1 Service non lié à un compte géré par une IF Transfert cash à cash 3 Services impliquant des espèces et liés à un compte géré par une IF Dépôt Retrait Transfert compte à cash 8 Services de virement, paiement, collecte liés à un compte géré par une IF Virement compte à compte Virement inter-agences Remboursement d échéance Collecte mobile de dépôt par un agent IF Saisie d opérations crédit village Paiement marchand Règlement de facture Recharge mobile 3 Services de notification liés à un compte géré par une IF Consultation de compte Services d alerte à l'initiative du client Notifications à l'initiative de l IF

103 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 99 (2) Il existe plusieurs types de clients atteignables par service (marché potentiel du service), selon la nature du service et la technicité du SIG des IF adhérentes. L accessibilité aux services Mobile Banking liés à un compte en IF sera définie selon des règles adaptées aux types de SIG mis en place dans les IF adhérentes. Nous pouvons distinguer trois types de SIG : des SIG centralisés avec lesquels la Plateforme Mobile pourra s interfacer en temps réel, des SIG décentralisés avec une méthode de consolidation journalière solide, des SIG décentralisés sans consolidation automatisée. Nom Services Mobile Banking Descriptif IF Partenaires Types de SIG A. Centralisé tps réel B. Décentralisé ac conso. C. Déc. Sans conso IF cibles Clients potentiels "Service non lié à un compte géré par une IF " Transfert cash à 1 cash Transferts d espèces de personne à personne (2 clients [emetteur / récepteur] et 2 agents impliqués) "Services impliquant des espèces et liés à un compte géré par une IF " Ce service n'est pas lié à un compte géré en IF. Hors IF Population active Sénégal 2Retrait 3Dépôt Transfert Cpt à 4 Cash Retrait d espèces auprès d un agent de proximité X X (selon limites ) SFD Dépôt d espèces auprès d un X (si possibilité d'envoi régulier de agent de proximité X X fichier aux agences) SFD Virement, depuis le compte en IF de l'émetteur, d'une somme retirable par le destinataire en cash auprès d'un agent X X (selon limites ) SFD "Services de virement, paiement, collecte liés à un compte géré par une IF" Virement Cpt à 5 Cpt Le virement de compte client à compte client (intra IF) X X (selon limites ) SFD Virement inter agences : Cash à Compte Virement interagences Compte à cash 6 Compte à Compte X X SFD Déposants SFD Adhérentes Déposants SFD Adhérentes Déposants SFD Adhérentes Déposants SFD Adhérentes Déposants SFD Adhérentes avec SIG non centralisé 7Rbt échéance Collecte dépôt 8 par agent IF Saisie opérations 9 Crédit village Remboursement d échéance crédit X X SFD Collecte d épargne sécurisée par un agent SFD (extension possible : échéance +recouvrement contentieux) SMS notification des planning de collecte X X Saisie de masse Déboursement / Rbt crédit par agents IF dans les villages X X X (si possibilité d'envoi régulier de fichier aux agences) SFD X (si possibilité d'envoi journalier de fichier aux agences) SFD Emprunteurs SFD Adhérentes Déposants SFD Adhérentes Emprunteurs SFD Adhérentes Paiement 10 marchand Paiement chez un marchand X X (selon limites ) Règlement 11 facture Règlement de facture par virement (Si l'if offre ce service) X X (selon limites ) 12 Recharge mobile Achat d'unité téléphone mobile X X (selon limites ) "Services de notification liés à un compte géré par une IF " 13 Consultation cpt Consultation de compte (2 demandes : solde ; mini relevés) X X X Notification d évènement sur un 14 Service d'alertes compte (sur demande du client) X X 15 Notifications Notification à l initiative de l'if (échéance, convocation AG, msg commerciaux, ) X X X SFD Autres IF intéréssées SFD Autres IF intéréssées Déposants SFD Adhérentes et autres IF Adhérentes Déposants SFD Adhérentes et autres IF Adhérentes SFD Déposants SFD Autres IF Adhérentes et autres intéréssées IF Adhérentes SFD Autres IF intéréssées SFD Autres IF intéréssées Déposants SFD Adhérentes et autres IF Adhérentes Clients SFD Adhérentes et autres SFD Clients SFD Autres IF Adhérentes et autres intéréssées IF Adhérentes

104 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 100 (3) Pour bénéficier des services de l OMB, une personne doit être inscrite comme client auprès de l OMB. Il faut distinguer deux situations : client du service Cash à Cash exclusivement, client d une IF adhérente. Client du service Cash à Cash : L inscription au service est obligatoire pour le client émetteur et facultative pour le client récepteur. Le processus d inscription sera le plus simple et standardisé possible afin de ne pas freiner l accès au service, notamment en zone reculée. Ainsi une inscription en deux temps est envisageable : Étape 1 : préinscription par simple demande via SMS. Cette préinscription ne permet de réaliser qu un volume très limité de transaction (en nombre et montant d opération). Étape 2 : confirmation de l inscription par l OMB suite à la réception d un dossier d inscription simple. Par exemple : formulaire [Nom Numéro de téléphone Autres] + copie de la carte d identité ou du contrat opérateur mobile ou bien une simple référence au N de la carte d identité. Rappelons que l identité d un utilisateur de téléphone portable a déjà été vérifiée par l opérateur télécom. Client d une IF adhérente : L inscription aux services est également obligatoire. Elle est organisée par l IF adhérente qui transmet à l OMB la liste de ses clients à inscrire [Nom Numéro de téléphone Numéro de compte Autres]. L IF précise également, selon le contrat cadre passé avec l OMB et les contrats de services passés avec ses clients, les services (ou groupes de services) accessibles au client, les règles associées (Par exemple, dans le cas où L IF fixe des limites de montant/fréquence de transaction différentes selon les clients (Catégories de client)) DESCRIPTION DES SERVICES Chaque service est décrit selon le modèle suivant : Service proposé Macro-Processus Clients potentiels Acteurs concernés (hors OMB et Telco concernés par l ensemble des services) Les acteurs sont présentés dans le chapitre précédent «Partenaires». Pour chaque service MB, l OMB et les Opérateurs Telco sont concernés et ne sont donc pas listés.

105 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 101 Service non lié à un compte géré par une IF Service 1 - Transfert cash à cash Service proposé : Transfert d espèces par un client OMB (l émetteur), via une remise d espèces à un agent, à destination d une personne, dite «destinataire», qui retirera cette somme auprès d un agent. Cette personne peut être client OMB ou non. Macro-Processus : ce service se déroule en 2 étapes. Étape 1 : le client remet des espèces à un agent. La transaction «d émission du transfert» est pilotée par la plateforme MB qui vérifie l identité du client et le respect des règles AML et de gestion de la transaction (nombre/montant de transaction cumulés sur une période). La plateforme contrôle également l identité de l agent et son plafond de transactions autorisées. Après vérification positive et confirmation de l émission par le client et l agent, la plateforme enregistre la transaction. Étape 2 : le destinataire du transfert, ayant été informé de la transaction «émettrice», se rend chez un agent du réseau de l OMB pour retirer le montant transféré. Le code de la transaction en cours doit être rappelé par le client destinataire, et des échanges d information entre la plateforme, ce destinataire et l agent sécurisent le processus. Une limite de temps entre les deux étapes est à définir. Elle pourrait être de quelques heures à quelques jours. Une procédure d annulation et restitution des fonds est à activer dans le cas où l étape 2 n a pas lieu. Clients potentiels : Ce service est accessible à l ensemble des personnes répondant aux conditions d identité client, à partir du moment où elles sont inscrites à la plateforme. Proportionnellement, ce service sera initialisé par des personnes davantage localisées en zones urbaines (notamment à Dakar) qu en zones rurales. Existence de services similaires : Le transfert cash à cash est le service mobile banking le plus répandu (cf. chapitre 2.6. Mobile Banking au Sénégal). D autres systèmes formels (type Western Union) et informels proposent un système similaire de transfert domestique de cash. La large demande pour ce service, la couverture faible de certaines zones du pays et la tarification encore élevée pratiquée pour ces services sont des éléments qui permettent de conclure qu il existe une demande non servie par les services similaires existants. Acteurs concernés (hors OMB et Telco concernés par l ensemble des services) Clients de l OMB Personne destinataire du cash (cliente ou non de l OMB) Agents

106 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 102 Services impliquant des espèces et liés à un compte géré par une IF (3 services) Service 2 Retrait Service proposé : Retrait d espèces chez un agent depuis un compte de dépôt. Un client souhaite retirer de l argent de son compte, logé dans une institution financière, sans avoir à se déplacer jusqu à l agence la plus proche. Macro-Processus : Le client effectue un retrait d espèces auprès d un agent. La transaction est pilotée par la plateforme qui vérifie l identité du client et de l agent, de leur compte, contrôle le solde du compte client et celui des transactions agent, puis enregistre la transaction. L interface avec le SIG de l IF permet l enregistrement du retrait sur le compte du client. Si le SIG (en raison de ses limites techniques ou par choix) n est pas interfacé en direct avec la plateforme, il est raisonnable de plafonner de façon significative et globale le nombre et montant des transactions de retrait et autres transactions de débit sur le compte. Clients potentiels : Ce service est accessible aux clients déposants des institutions financières adhérentes à l OMB. L étude révèle que les SFD sont davantage intéressés par ce service que les IF bancaires. Les clientèles de ces dernières étant majoritairement en zone urbaine, elles ont davantage accès aux agences et aux DAB pour retirer leur argent. Cependant les agents du réseau de l OMB offriront ce service Retrait sur une plage horaire plus large et avec une proximité supérieure à celle des IF et SFD. Ainsi la clientèle urbaine sera-t-elle intéressée également par ce service pour sa proximité, rapidité et disponibilité via le réseau d agents. Existence de services similaires : Le retrait depuis un compte impose actuellement que le titulaire du compte se déplace dans son agence de rattachement. Trois autres alternatives sont possibles : le titulaire envoie un proche, si cela est autorisé par l institution financière ; le titulaire effectue le retrait dans une autre agence de son institution, si le SIG et les procédures de l IF le permettent (opération déplacée) ; le titulaire a une carte de retrait et s en sert dans un DAB. Les «guichets mobiles» (ambulants) sont très peu répandus et ne sont praticables que périodiquement. A notre connaissance, aucune des autres initiatives Mobile Banking au Sénégal ne permet de débiter directement un compte «bancaire» de dépôt ; Mobile Cash propose le chargement d un compte de monnaie électronique et les autres initiatives le prévoient. Chez Mobile Cash, le retrait sur le compte de monnaie électronique est prévu pour le moment uniquement dans les agences d IF.

107 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 103 Acteurs concernés (hors OMB et Telco concernés par l ensemble des services) Clients déposants des IF adhérentes, pour lesquels l IF sollicite ce service. Agents. Institutions Financières adhérentes. Service 3 Dépôt Service proposé : Dépôt d espèces chez un agent pour créditer un compte de dépôt. Un client souhaite déposer de l argent sur son compte, logé dans une institution financière, sans avoir à se déplacer jusqu à l agence la plus proche. Macro-Processus : Le client effectue un dépôt d espèces auprès d un agent du réseau de l OMB. La transaction est pilotée par la plateforme Mobile Banking qui vérifie l identité du client et de son compte, ainsi que celui de l agent, puis enregistre la transaction. L interface avec le SIG de l IF permet l enregistrement du dépôt sur le compte du client. L interface entre la plateforme et le SIG de l IF permet l enregistrement en temps réel (SIG centralisé) ou en décalé (SIG décentralisé) du dépôt effectué par le client. Clients potentiels : Ce service est accessible aux clients déposants des institutions financières adhérentes à l OMB. Ici également, les SFD sont davantage intéressés par ce service que les IF bancaires. Ce service présente un potentiel important pour les clients en zones péri-urbaines et rurales. Existence de services similaires : Même constat que pour le service Retrait. Acteurs concernés : idem service Retrait. Service 4 - Transfert compte à cash Service proposé : Transfert d argent par un client (l émetteur), depuis son compte logé dans une IF, sans avoir à se déplacer jusqu à l agence la plus proche. Ce transfert est à destination d une personne, dite «destinataire», qui retirera cette somme en espèces auprès d un agent. Cette personne peut être client OMB ou non ; elle peut être l émetteur lui-même. Macro-Processus : ce service se déroule en 2 étapes. Étape 1 : le client effectue un virement depuis son compte IF, via son téléphone portable. La transaction «d émission du transfert» est pilotée par la plateforme MB qui vérifie l identité du client et de son compte, contrôle le solde du compte, puis enregistre la transaction. L interface avec le SIG de l IF permet de vérifier le solde

108 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 104 du compte du client. Si le SIG (en raison de ses limites techniques ou par choix) n est pas interfacé en direct avec la plateforme, il est raisonnable de plafonner de façon significative le nombre et montant des transactions de débit (Retrait + Transfert compte à cash + Virement compte à cash + paiement marchand + règlement de facture + recharge mobile). Après vérification positive et confirmation de l émission par le client, la plateforme enregistre cette transaction d émission (étape 1 validée). Étape 2 : le destinataire du transfert, ayant été informé de la transaction «émettrice», se rend chez un agent du réseau de l OMB pour retirer le montant transféré. Le code de la transaction en cours doit être rappelé par le client destinataire, et des échanges d information entre la plateforme, ce destinataire et l agent sécurisent le processus. Comme pour le service 1, une limite de temps entre les deux étapes est à définir. Elle pourrait être de quelques heures à quelques jours. Une procédure d annulation et restitution des fonds est à activer dans le cas où l étape 2 n a pas lieu. Clients potentiels : Ce service est accessible aux clients déposants des institutions financières adhérentes à l OMB. Comme les précédents, ce service intéresse davantage les SFD que les banques du fait de la localisation de leur clientèle et présente un potentiel important pour les clients en zones péri-urbaines et rurales. Existence de services similaires : A notre connaissance, ce service n est pas offert actuellement au Sénégal en MB : certaines IF offrent ce service à leurs clients dans le cadre des opérations déplacées ou, pour les banques, par l utilisation de chèques, mais les lieux de retrait sont alors limités aux agences de l IF concernée. Acteurs concernés : Clients déposants des IF adhérentes, pour lesquels l IF sollicite ce service Personne destinataire du cash (cliente ou non de l OMB) Agents Institutions Financières adhérentes Services de virement, paiement, collecte liés à un compte géré par une IF (8 services) Service 5 - Virement compte à compte Service proposé : Virement d un montant par un client depuis un compte de dépôt sans avoir à se déplacer jusqu à une agence de son IF. Ce virement est à destination d une personne possédant un compte de dépôt au sein de la même IF.

109 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 105 Macro-Processus : Le client effectue un virement depuis son compte IF, via son téléphone portable. La transaction est pilotée par la plateforme MB qui vérifie l identité du client émetteur et du client destinataire. La plateforme contrôle le solde du compte émetteur, puis enregistre la transaction. L interface avec le SIG de l IF permet de vérifier le solde du compte du client. Si le SIG (en raison de ses limites techniques ou par choix) n est pas interfacé en direct avec la plateforme, il est raisonnable de plafonner de façon significative et globale le nombre et montant des transactions de retrait et autres transactions de débit sur le compte. Clients potentiels : Ce service est accessible aux clients déposants des institutions financières adhérentes à l OMB. Existence de services similaires : Le virement compte à compte impose actuellement que le titulaire du compte émetteur se déplace dans son agence de rattachement. Deux à trois alternatives sont possibles : le titulaire envoie un proche, si cela est autorisé par l institution financière ; le titulaire effectue le virement dans une autre agence de son institution, si le SIG et les procédures de l IF le permettent (opération déplacée) ; pour les clients de banques, le titulaire peut également remettre un chèque au bénéficiaire mais ceci impose de le lui transmettre physiquement et que le bénéficiaire aille le déposer en agence. A notre connaissance, aucune des autres initiatives mobile banking au Sénégal ne permet de débiter/créditer directement des comptes «bancaires» de dépôt ; elles proposent le chargement d un compte de monnaie électronique. Acteurs concernés (hors OMB et Telcos concernés par l ensemble des services) Clients déposants des IF adhérentes, pour lesquels l IF sollicite ce service Institutions Financières adhérentes Service 6 - Virement inter-agences Service proposé : Ce service consiste à compenser les limites fonctionnelles imposées à une IF par un SIG décentralisé. Le Service de virement inter-agences se décline en trois sous-services : virement compte à cash, transfert cash à compte, virement compte à compte. Le service se déroule dans les agences de l IF et la plateforme est utilisée comme support pour échanger les informations nécessaires entre agences, en remplacement d un SIG centralisé. Macro-Processus : Compte à Cash : sera utilisé pour des besoins similaires à ceux qui motivent l utilisation du «Service 3 Retrait» ou «Service 4 Compte à Cash», services qui ne sont accessibles

110 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 106 qu aux clients des IF opérant avec un SIG centralisé ou avec une méthode de consolidation au minimum journalière. Le plus souvent, ce service sera utilisé pour retirer de l argent dans une agence de son IF (hors agence de rattachement). Le client se rend dans une agence de son IF (différente de son agence de rattachement) pour effectuer un transfert depuis son compte IF. Le guichetier, via son téléphone portable et la plateforme, transfère la demande à l agence de rattachement du client, en précisant la référence de l agence dans laquelle le cash sera retiré (celle où le client réalise la transaction). L agence de rattachement enregistre la transaction dans son SIG, si l identité client et le solde du compte sont validés. Il confirme l enregistrement de cette transaction via téléphone portable, et la réponse transite par la plateforme. En fin de journée la plateforme extrait un rapport des transactions réalisées inter-agences pour une IF. Cash à Compte : sera utilisé pour des besoins similaires à ceux qui motivent l utilisation du «Service 2 Dépôt», service qui n est accessible qu aux clients des IF opérant avec un SIG centralisé ou avec une méthode de consolidation au minimum journalière ou de transmission régulière de fichiers aux agences. Ce système de virement interagence concerne les clients des SFD n'offrant pas le service de dépôt auprès d'un agent. Il leur permet de déposer des espèces dans une agence autre que la leur avec un enregistrement en temps réel, grâce à la participation des guichetiers de l'if, et sécurisé, grâce au pilotage par la plateforme. Compte à compte : sera utilisé pour des besoins similaires à ceux qui motivent l utilisation du «Service 5 Virement Compte à Compte», service qui n est accessible qu aux clients des IF opérant avec un SIG centralisé ou avec une méthode de consolidation au minimum journalière. Clients potentiels : Ce service intéressera tous les clients déposants des SFD fonctionnant avec un Système d Information et Gestion non centralisé (ou éventuellement non consolidé journalièrement), et qui ne permet donc pas de réaliser des opérations déplacées. Existence de services similaires : A notre connaissance, ce service n est pas offert actuellement au Sénégal. Acteurs concernés : Clients déposants des IF adhérentes, pour lesquels l IF sollicite ce service Personne destinataire du cash (si différent du client déposant émetteur) Agents de l IF Institutions Financières adhérentes

111 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 107 Service 7 - Remboursement d échéance Service proposé : Remboursement par un client d une échéance de crédit par virement depuis son compte de dépôt, donc sans avoir à se déplacer jusqu au guichet de son IF. Ce service sera probablement, dans une majorité des cas, précédé du service 3 «dépôt». Ainsi, le client commence par approvisionner son compte de dépôt chez un agent puis rembourse son échéance de crédit par virement. Macro-Processus : Le client effectue un virement depuis son compte IF, via son téléphone portable, avec le motif «Remboursement d échéance», au bénéfice de son IF. La transaction est pilotée par la plateforme MB qui vérifie l identité du client émetteur. La plateforme contrôle l échéancier de crédit du client, puis enregistre la transaction. L interface avec le SIG de l IF permet de vérifier le montant attendu, et les règles définies par l IF si un remboursement partiel ou supérieur est autorisé. Un SFD s appuyant sur un SIG non interfacé en direct ou en batch journalier avec la plateforme ne pourra pas offrir ce service à ses clients. Il pourra par contre utiliser le service 9 «Saisie d opérations de crédit dans les villages». Clients potentiels : Ce service est accessible aux clients emprunteurs des institutions financières adhérentes à l OMB, dont le SIG est interfacé au minimum journalièrement avec la plateforme. Existence de services similaires : les offres mobile banking naissantes affichent souvent un service proche (mise en œuvre envisagée en 2010). A notre connaissance, aucune de ces initiatives mobile banking au Sénégal ne permet de débiter directement des comptes «bancaires» de dépôt pour rembourser une échéance ; elles proposent ce remboursement depuis un compte de monnaie électronique, géré par le prestataire mobile banking et non par l IF. Acteurs concernés (hors OMB et Telcos concernés par l ensemble des services) Clients emprunteurs des IF adhérentes, pour lesquels l IF sollicite ce service Institutions Financières adhérentes Service 8 - Collecte mobile de dépôt par un agent IF Service proposé : Collecte d épargne par un agent de l IF soit sur le lieu de travail ou de vie des clients soit à des endroits de rencontre connus et selon un planning de collecte qui peut si nécessaire être communiqué un peu à l avance par SMS au client. Ainsi, le client peut déposer de l argent régulièrement sur son compte, sans avoir à se déplacer et être assuré que sa transaction de dépôt est sécurisée, puisqu enregistrée en temps réel.

112 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 108 Macro-Processus : L agent, salarié de l IF, va à la rencontre de ses clients (lieu de travail, de vie ou point de rendez-vous), selon un rythme de collecte défini avec eux (quotidien, hebdomadaire, bi-mensuel, mensuel), pour collecter leurs dépôts. Des planning de collecte peuvent être préparés par les IF et communiqués à l OMB pour diffusion via SMS aux clients concernés. La transaction de dépôt est pilotée par la plateforme MB qui vérifie l identité du client émetteur et de l agent récepteur. La plateforme contrôle l identité du client et de l agent IF, leurs comptes et limites de transaction, puis enregistre la transaction. L interface entre la plateforme et le SIG de l IF permet l enregistrement en temps réel (SIG centralisé) ou en décalé (SIG décentralisé) du dépôt effectué par le client auprès de l agent mobile de son IF. Clients potentiels : Ce service est accessible aux clients déposants des institutions financières adhérentes à l OMB, dont le SIG est interfacé au minimum une fois par semaine avec la plateforme (fréquence à fixer par les IF et les clients) et qui décident de mettre en œuvre ce service. Existence de services similaires : A notre connaissance, aucune des initiatives mobile banking au Sénégal n offre de service similaire. Acteurs concernés (hors OMB et Telco concernés par l ensemble des services) Clients déposants des IF adhérentes, pour lesquels l IF propose ce service Institutions Financières adhérentes Agents collecteurs des IF Service 9 - Saisie d opérations crédit village Service proposé : Réalisation d opérations de crédit (Décaissement, Encaissement) par un agent de l IF dans un village, quartier ou une zone identifiée regroupant un ensemble de clients emprunteurs de l IF. Ce service serait particulièrement adapté à des crédits collectifs dans les villages. Ainsi, le client peut recevoir son crédit puis le rembourser, sans avoir à se déplacer et assurer que sa transaction de crédit (notamment le remboursement) est sécurisée, puisqu enregistrée en temps réel. Macro-Processus : L agent, salarié de l IF, va à la rencontre de ses clients (lieu déterminé avec concentration d emprunteurs). Ce service sera, à notre sens, utilisé par des SFD qui effectuent déjà des opérations similaires dans les villages ou autres zones, mais sans support technologique. L interface entre la plateforme et le SIG de l IF permet l enregistrement en temps réel (SIG centralisé) ou en décalé (SIG décentralisé) des opérations de crédit effectués par l agent de l IF pour ses clients. Clients potentiels : Ce service est accessible aux clients emprunteurs des institutions financières adhérentes à l OMB, dont le SIG est interfacé au minimum une fois par semaine (délai à fixer par les IF et les clients) avec la plateforme, et qui décident de

113 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 109 mettre en œuvre ce service. Certains SFD envisagent de doter leurs agents de terrain de PDA pour faciliter la saisie des opérations de terrain dans leur SIG ; c est notamment le cas de CAURIE qui étudie les possibilités de développer un module spécifique dans son nouveau SIG pour ce faire. Le faire par l intermédiaire de l Opérateur MB pourrait constituer une solution alternative moins onéreuse. Dans le même esprit, St Louis Microfinance, projet de création d une société privée de microfinance à vocation rurale, prévoit de doter ses agents de terrain de terminaux mobiles dès son lancement, ce qui pourrait se faire via l Opérateur MB lorsque celui-ci sera en place. Existence de services similaires : A notre connaissance, aucune des initiatives mobile banking au Sénégal n offre de service similaire. Acteurs concernés (hors OMB et Telco concernés par l ensemble des services) Clients emprunteurs des IF adhérentes, pour lesquels l IF propose ce service Institutions Financières adhérentes Agents des IF Service 10 - Paiement marchand Service proposé : Achat de biens ou services chez un marchand du réseau de l OMB, en effectuant, par mobile, un ordre de virement de son compte de dépôt logé en IF vers le compte du marchand, logé dans une des IF adhérentes. Le client peut ainsi effectuer un achat sans espèces, comme il le ferait avec une carte de paiement, mais avec la souplesse de le faire aussi pour de petits montants d achat. Macro-Processus : Le client effectue un achat chez un marchand du réseau OMB. La transaction est pilotée par la plateforme qui vérifie l identité du client et du marchand, contrôle le solde du compte client, puis enregistre la transaction. L interface avec le SIG de l IF permet l enregistrement du débit sur le compte du client. Si le SIG (en raison de ses limites techniques ou par choix) n est pas interfacé en direct avec la plateforme, il est raisonnable de plafonner de façon significative et globale le nombre et montant des transactions de paiement marchand et autres transactions de débit sur le compte. Clients potentiels : Ce service est accessible aux clients déposants des institutions financières adhérentes à l OMB. L étude révèle que tant les SFD que les banques sont intéressés par ce service. Ce service représente tant pour les IF que pour leurs clients et les marchands une réelle opportunité de mettre en place un moyen de paiement, sans engager des coûts d investissement ni des coûts d exploitation lourds. Existence de services similaires : Des services de paiement par carte et TPE existent au Sénégal mais sont peu répandus dans les zones rurales.

114 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 110 A notre connaissance, aucune des autres initiatives Mobile Banking au Sénégal n offre ce service de paiement marchand. Il est prévu dans un deuxième temps par certaines d entre elles. Acteurs concernés (hors OMB et Telcos concernés par l ensemble des services) Clients déposants des IF adhérentes, pour lesquels l IF sollicite ce service Marchands Institutions Financières adhérentes Service 11 - Règlement de facture Service proposé : Règlement de facture par un client depuis un compte de dépôt sans avoir à se déplacer jusqu à un guichet de son IF. Un virement est émis à destination de l IF qui organise ensuite un virement de masse (pour l ensemble de ses clients ayant utilisé ce service) à destination du facturier concerné. Macro-Processus : Le client effectue une transaction «règlement de facture» via son téléphone portable. Cette transaction va entrainer un virement de son compte de dépôt vers un compte dédié de l IF. La transaction est pilotée par la plateforme MB qui vérifie l identité du client, son inscription au service et la cohérence du montant saisi par le client avec la somme à payer (information préalablement fournie à l OMB par l IF ou directement par le facturier). La plateforme contrôle le solde du compte émetteur, puis enregistre la transaction. L interface avec le SIG de l IF permet de vérifier le solde du compte du client. Si le SIG (en raison de ses limites techniques ou par choix) n est pas interfacé en direct avec la plateforme, il est raisonnable de plafonner de façon significative et globale le nombre et montant de l ensemble des transactions de débit sur le compte. L interface permet l enregistrement du règlement de facture dans le SIG de l IF. Celle-ci effectue ensuite un virement de masse vers le facturier destinataire, selon les modalités contractuelles et organisationnelles définies avec lui. Selon les demandes des IF et le résultat de leurs discussions avec les facturiers, l OMB pourra faciliter la mise à disposition des informations sur les factures à régler par leurs clients, en se coordonnant avec les facturiers. Clients potentiels : Ce service est accessible aux clients déposants des institutions financières adhérentes à l OMB, offrant ce service de règlement de facture via MB. Existence de services similaires : Les offres mobile banking naissantes affichent souvent un service proche (mise en œuvre envisagée en 2010). Toutefois, à notre connaissance, aucune de ces initiatives mobile banking au Sénégal ne permet de débiter directement des comptes «bancaires» de dépôt pour régler une facture, selon un dispositif contractuel défini entre une IF et un facturier.

115 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 111 Acteurs concernés (hors OMB et Telcos concernés par l ensemble des services) Clients déposants des IF adhérentes, pour lesquels l IF sollicite ce service Institutions Financières adhérentes Facturiers Service 12 - Recharge mobile Service proposé : Achat d unités mobiles par un client, via son mobile, en effectuant un virement depuis un compte de dépôt, sans avoir à se déplacer jusqu à un vendeur d unités mobiles. Un virement est émis à destination de l OMB qui a préalablement acheté en masse des unités mobiles aux Opérateurs Télécom. Macro-Processus : Le client effectue une transaction «Recharge mobile» via son téléphone portable. Cette transaction va entrainer un virement de son compte de dépôt vers un compte dédié de l OMB. En échange, l OMB organise la recharge des unités achetées. La transaction est pilotée par la plateforme MB qui vérifie l identité du client, son inscription au service. La plateforme contrôle le solde du compte émetteur, puis enregistre la transaction. L interface avec le SIG de l IF permet de vérifier le solde du compte du client. Si le SIG (en raison de ses limites techniques ou par choix) n est pas interfacé en direct avec la plateforme, il est raisonnable de plafonner de façon significative et globale le nombre et montant de l ensemble des transactions de débit sur le compte. L interface permet l enregistrement du débit pour recharge mobile dans le SIG de l IF. Celle-ci effectue ensuite un virement de masse (pour l ensemble de ses clients ayant utilisé ce service) vers l OMB. Clients potentiels : Ce service est accessible aux clients déposants des institutions financières adhérentes à l OMB, offrant ce service de recharge mobile via MB, dans la limite des accords commerciaux que l OMB aura établi avec les différents Opérateurs Telco. Existence de services similaires : les opérateurs Télecom ont des réseaux de grossistes et revendeurs proposant de la recharge d unités mobile. Ces recharges sont obtenues soit sous forme de cartes avec numéro permettant le crédit d unités, soit sous forme de transfert d unités mobiles du compte du revendeur vers celui du client, ou entre clients. Les offres mobile banking naissantes affichent souvent un service proche (mise en œuvre envisagée en 2010). Toutefois, à notre connaissance, aucune de ces initiatives mobile banking ne permet de débiter directement des comptes «bancaires» de dépôt pour acheter des unités mobiles, selon un dispositif contractuel défini entre l offre MB et l opérateur Telco.

116 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 112 Acteurs concernés (hors OMB et Telcos concernés par l ensemble des services) Clients déposants des IF adhérentes, pour lesquels l IF sollicite ce service Institutions Financières adhérentes Opérateurs Télécom ayant contractualisés avec l OMB pour qu il soit grossiste de ses unités mobile Services de notification liés à un compte géré par une IF (3 services) Service 13 - Consultation de compte Service proposé : Consultation par un client, via son mobile, du solde de son compte logé dans une IF adhérente à l OMB. Une version plus complète du service permet au client de recevoir le détail des dernières opérations effectuées sur son compte ainsi que le solde. Ce service, initié par le client par un simple SMS, lui permet ainsi d accéder à ces informations sans se déplacer au guichet ni téléphoner à la banque (gain de temps et d argent). Macro-Processus : Le client envoie un SMS à la plateforme soit pour une consultation simple de solde soit pour un relevé d opérations, via son téléphone portable. La transaction est pilotée par la plateforme MB qui vérifie l identité du client. La plateforme envoie un SMS au client avec les informations demandées, en précisant la date à laquelle ce solde et ces opérations sont constatées. L interface avec le SIG de l IF permet de livrer des informations en temps réel, si l interface est de cette nature, ou à J-1, si l interface est de type batch de nuit. Un tel service reste intéressant en cas d interface moins régulière ; en effet un solde à J-2 ou J-3 reste pertinent si l usage du compte est peu fréquent. Clients potentiels : Ce service est accessible aux clients déposants des institutions financières adhérentes à l OMB. Existence de services similaires : Plusieurs initiatives de SMS Banking et Mobile Banking proposent un service similaire. Cette offre sera donc particulièrement tournée vers les IF n ayant pas encore mis en place ce service via une offre existante, et souhaitant contractualiser globalement avec un opérateur MB. Acteurs concernés (hors OMB et Telcos concernés par l ensemble des services) Clients déposants des IF adhérentes, pour lesquels l IF sollicite ce service Institutions Financières adhérentes

117 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 113 Service 14 - Services d alerte à l'initiative du client Service proposé : Envoi automatique, à la demande du client, de messages d alerte ou d information par l OMB lorsqu un évènement survient sur son compte de dépôt ou son crédit. Il peut s agir d avis d opérations (Exemples : salaire crédité, virement reçu, versement effectué par un tiers sur le compte (pour les PME, les particuliers ou les institutionnels), chèque crédité/débité, ), d alertes (Exemples : solde du compte de dépôt inférieur à X FCFA, facture à payer dans X jours, échéance crédit à payer dans X jours ). Macro-Processus : Le client souscrit au service auprès de son IF en précisant les alertes, offertes par son IF, auxquelles il souhaite s abonner. La plateforme envoie une alerte au client en fonction des éléments déclencheurs définis et des informations connues sur le compte de dépôt et/ou crédit du client. Ces informations sont connues de l OMB en temps réel ou différé selon l interface mise en place entre la plateforme et le SIG de l IF. Clients potentiels : Ce service est accessible aux clients déposants et emprunteurs des institutions financières adhérentes à l OMB. Existence de services similaires : À notre connaissance, les offres mobile banking naissantes ne proposent pas pour le moment ce service d alerte, bien qu il soit technologiquement très proche des services de consultation de compte. Acteurs concernés (hors OMB et Telco concernés par l ensemble des services) Clients déposants et emprunteurs des IF adhérentes, pour lesquels l IF sollicite ce service Institutions Financières adhérentes Service 15 - Notifications à l'initiative de l IF Service proposé : Envoi automatique aux clients, à la demande de l IF, de messages d alerte ou d information par l OMB. Plusieurs types de notifications seront disponibles : Il peut s agir d alertes (Exemples : mise à disposition de moyens de paiement, échéance de prêt dans X jours, échéance de prêt impayée (J+1, J+15, J+30), ). Il peut également s agir de messages marketing (ouverture d un nouveau point de service dans la ville/la région, lancement d un nouveau produit ). Il peut aussi s agir de communication liée à la vie institutionnelle (convocation d AG, de CA, de comité de crédit, passage d un agent dans un village ). Macro-Processus : Pour les messages d alerte, l IF définit les alertes qu elle souhaite activer par type de client, selon les possibilités offertes par l OMB. La plateforme envoie une alerte au client en fonction des éléments déclencheurs définis et des informations connues sur le compte de dépôt et/ou crédit du client. Ces informations sont connues

118 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 114 de l OMB en temps réel ou différé selon l interface mise en place entre la plateforme et le SIG de l IF. Pour les messages marketing, l IF met à disposition de l OMB le message à envoyer et la liste des clients destinataires. L OMB diffuse ce message en masse via sa plateforme. Clients potentiels : Ce service est accessible aux institutions financières adhérentes à l OMB. Existence de services similaires : À notre connaissance, les offres mobile banking naissantes ne proposent pas pour le moment ce service d alerte, bien qu il soit technologiquement très proche des services de consultation de compte. Acteurs concernés (hors OMB et Telco concernés par l ensemble des services) Institutions Financières adhérentes VOLUME ET MONTANT DE TRANSACTION (1) Des règles de plafonnement seront définies sur le nombre, le montant unitaire et le volume total quotidien des transactions, aux niveaux des clients, des agents et par type de transaction, pour la sécurité du système et le respect des règles AML/CFT. Les transactions seront limitées pour les clients en nombre et montant. Des règles seront à fixer pour le respect des normes AML/CFT et pour minimiser les risques liés aux fraudes, aux vols ou tout simplement aux interfaces batch entre la plateforme et les SIG décentralisés des IF. Différentes limites pourront être fixées selon la catégorie de client (liées notamment au type de compte utilisé et à l évaluation du comportement client faite par l IF). Ces limites seront définies de façon croisée par service et par groupe de services avec effet identique. Par exemple, les volumes des transactions incluant un débit du compte client seront contrôlés de façon consolidée avant comparaison à la limite fixée. Des plafonds par transaction seront également définis par agent tout d'abord en fonction de sa garantie, mais aussi en fonction de son expérience, des exigences de son Responsable de réseau éventuel, ou encore de son garant. Chaque type de transaction aura un seuil minimum et maximum, pouvant varier selon le type de client et ses activités MB et selon le type d agent et ses activités MB. (2) Le tableau suivant met en évidence les services impactant des agents ou marchands et ceux nécessitant des règles de plafonnement.

119 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 115 Nom Descriptif "Service non lié à un compte géré par une IF " 1 Transfert cash à cash Branches IF et pts ventes IF Agent Réseau Agent indépendant Transferts d espèces de personne à personne (2 clients [emetteur / récepteur] et 2 agents impliqués) X X X "Services impliquant des espèces et liés à un compte géré par une IF " 2Retrait 3Dépôt 4 Transfert Cpt à Cash Retrait d espèces auprès d un agent de proximité X X X Dépôt d espèces auprès d un agent de proximité X X X Virement, depuis le compte en IF de l'émetteur, d'une somme X (pour retrait X (pour retrait retirable par le destinataire en cash = 2ème cash = 2ème cash auprès d'un agent étape) étape) "Services de virement, paiement, collecte liés à un compte géré par une IF" Virement Cpt à 5 Cpt Le virement de compte client à compte client (intra IF) Virement inter agences : Cash à Compte Virement interagences Compte à cash 6 Compte à Compte X 7Rbt échéance Collecte dépôt par agent IF Saisie opérations Crédit village Remboursement d échéance crédit Collecte d épargne sécurisée par un agent SFD (extension possible : échéance +recouvrement contentieux) SMS notification des planning de collecte Saisie de masse Déboursement / Rbt crédit par agents IF dans les villages X (agents SFD collecteurs) X (agents crédit SFD) X (pour retrait cash = 2ème étape) Marchand Paiement marchand Paiement chez un marchand X X X Règlement facture Services Mobile Banking Règlement de facture par virement (Si l'if offre ce service) 12 Recharge mobile Achat d'unité téléphone mobile "Services de notification liés à un compte géré par une IF " Agents Types Règles de plafonnement des transactions Plafonds à fixer par agent/client (selon AML Tréso Garantie) Plafonds à fixer (selon règles SFD Garantie) Plafonds à fixer (selon règles SFD Garantie) Plafonds à fixer (selon règles SFD AML Garantie) Plafonds à fixer (selon règles SFD) Plafonds à fixer (selon règles SFD) Plafonds à fixer aux agents IF (si demander par SFD) Plafonds à fixer aux agents SFD collecteurs (si demander par SFD) Plafonds à fixer aux agents (si demander par SFD) Plafonds à fixer aux clients (volume et montant règle AML) Plafonds à fixer aux clients (volume et montant règle AML) 13 Consultation cpt 14 Service d'alertes Consultation de compte (2 demandes : solde ; mini relevés) Notification d évènement sur un compte (sur demande du client) 15 Notifications Notification à l initiative de l'if (échéance, convocation AG, msg commerciaux, )

120 Étude de Faisabilité Mobile Banking / TARIFICATION DES SERVICES MOBILE BANKING (1) Deux modes de tarification de tarif ont été envisagés selon les services : fixe (par transaction) ou variable (un pourcentage du montant de la transaction). Les opérations faisant intervenir uniquement l IF (directement via un agent collecteur ou crédit ou guichetier ; indirectement via un virement, une consultation, une alerte ou une notification) ont un prix fixe. Celui-ci doit être fixé de sorte que le coût de l opération soit inférieur à celui d une opération au guichet. Pour les opérations impliquant des agents et marchands du réseau de l OMB ou d autres partenaires (Facturiers, Telco) les hypothèses retenues dans les projections financières (Annexe 5) se basent sur des benchmark avec des pays proposant déjà des services de mobile banking, et supposent également des volumes importants qui permettent d avoir des tarifs égaux ou inférieurs à la moyenne. (2) Les commissions fixes ou variables facturées par l OMB sont redistribuées aux différents acteurs suivants, selon les services : Agents, Garant et/ou Promoteur de l Agent, IF et l OMB. Le principe du modèle de l «Agent ignorant» nécessite une hypothèse de distribution de commission constante pour l Agent. Elle a été estimée à 65%. Les différentes répartitions de commissions sont présentées en Annexe 5. La part de commissions revenant au Garant-Promoteur est fixée à 10% et au Promoteur (simple) à 5%. La part des commissions pour les IF pourra différer d une IF à l autre selon le contrat passé avec elle et en fonction de sa propre politique commerciale. (3) Les commissions sont facturées (partiellement ou totalement) à quatre acteurs selon les services : le client du service, l IF qui gère le compte du client et offre ce service à son client, le Marchand, le Facturier et/ou l opérateur Telecom (pour le service 12. Recharge mobile). Chaque IF aura la possibilité de prendre à son compte une partie de la facturation à la charge du client et inversement. L OMB impose seulement l atteinte d un niveau de commission constant pour lui-même et l Agent. Les hypothèses chiffrées de coûts et tarifications des services ainsi que les impacts économiques pour les différents acteurs sont présentés de façon détaillée dans l annexe 5 «Projections d activités et projections financières».

121 Étude de Faisabilité Mobile Banking / PLATEFORME DE SERVICES MOBILE BANKING ET INFRASTRUCTURES CHOIX DE LA TECHNOLOGIE MOBILE BANKING Au vu du contexte, des hypothèses sur les services, des possibilités offertes par les 3 opérateurs sénégalais (Sonatel, Tigo et Expresso), des tarifs locaux et des caractéristiques propres à chacune de ces technologies, le choix le plus pertinent pour lancer une offre de Mobile Banking mutualisé est un système qui s appuie sur le SMS a minima. D autres technologies comme le J2ME (pour l interface) et le WAP pourront compléter l offre technique. Sont au contraire à écarter (au vu des données connues et valables en novembre 2009) Brew, l USSD, l IVR (utilisé seul) et le STK (du fait de sa dépendance vis-à-vis des opérateurs). Note : L USSD est un cas particulier. Malgré les avantages qu il offre, il ne peut être mis en avant tant que les opérateurs n offrent pas le service aux SVA. Si cette situation changeait, l USSD deviendrait l une des technologies prioritaires. L annexe 4 : «Étude détaillée des technologies mobile utilisables au Sénégal et préconisations pour la plateforme de l OMB» détaille la préconisation résumée cidessus.

122 Étude de Faisabilité Mobile Banking / ARCHITECTURE GLOBALE ET LIAISONS Les schémas ci-après présentent la structure générale de la plate-forme et son intégration dans l écosystème : Architecture globale de la plate-forme

123 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 119 Connexion de la Plate-forme de Mobile Banking (1) (1) Deux types de connexions sont envisageables avec les agents : soit une connexion téléphonique comme pour les utilisateurs, soit un accès internet classique. Note : Le lien entre la plate-forme et le site de backup est nécessaire pour mettre à jour les données sur le site de backup, dans un souci de haute disponibilité. A priori, il n est vraiment nécessaire que pour les IF avec lesquelles les mises à jour se font en temps réel. Indépendamment de la technologie sélectionnée, elle doit répondre à un certain nombre de critères en termes de coût et de disponibilité qui nécessitent de redonder certains équipements et les liaisons comme cela apparaît dans les schémas précédents HÉBERGEMENT DE LA PLATE-FORME Des raisons de coût et de disponibilité principalement, poussent en général les fournisseurs de services mobiles à d externaliser leur plate-forme dans des pays industrialisés. Quelques cas de mutualisation existent également au Sénégal. Cependant, l étude de faisabilité retient pour l instant l option de la mise en place d une plate-forme non externalisée par l Opérateur Mobile Banking. Les volumes importants de transactions attendues permettraient de privilégier le choix d un

124 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 120 investissement technique assez lourd sur celui d un coût d exploitation récurrent lié à l externalisation. Il restera à vérifier de façon détaillée les capacités réelles des infrastructures du Sénégal, quant à la qualité de service attendue par la plateforme. Se reporter à l Annexe 5 pour plus d information FONCTIONNALITÉS DE LA PLATE-FORME La plateforme mobile banking doit permettre de gérer en toute sécurité et avec la qualité de service attendue en matière de transactions financières un ensemble de services mobile banking accessibles quel que soit l opérateur téléphonique du client final accédant à ces services. L Opérateur Mobile Banking, et plus particulièrement son Département Systèmes d Information, sera en charge de : L hébergement technique, l exploitation et la maintenance informatique du système transactionnel gérant : La base de données des utilisateurs identifiés des services mobile banking (informations d identification, services autorisés et plafonds de transactions par type de service, etc.) L ensemble des transactions mobile banking effectuées à travers le OpérateurMB, soit en son compte propre (transfert d argent), soit pour le compte des institutions financières adhérentes. les garanties et positions des agents de proximité habilités par la plateforme (enregistrement, services autorisés et plafonds de transactions par type de service, suivi des positions débitrices et créditrices, commissionnement, etc.). L interconnexion avec les opérateurs téléphoniques. La spécification, la validation et l exploitation des interfaces techniques avec les SIG des institutions financières adhérentes à la plateforme (le développement et la mise en place de ces interfaces dans les institutions financières étant soutenus par le Dispositif d accompagnement). La configuration et la maintenance de la plate-forme d administration des services offerts par l outil transactionnel (configuration des utilisateurs et de leurs droits d accès et d usage, audit, paramétrage des services, etc.). La sauvegarde sous format électronique de l historique de l intégralité des transactions de mobile banking effectuées à travers le système, à des fins d analyse et de surveillance.

125 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 121 Le reporting opérationnel, tant pour les besoins de la plateforme que pour ceux des partenaires concernés (institutions financières, agents, marchands ). L exploitation (éventuellement externalisée) d un système d information et de gestion pour les besoins propres à la structure (comptabilité, ressources humaines, etc.). La mise en place et l exploitation d une telle gamme de services requièrent que l OMB se dote d un ensemble de moyens qui seront décrits plus en détail dans le plan d affaires : Locaux Infrastructure technique (essentiellement : équipements informatiques) Logiciels et système d exploitation Solution logicielle de mobile banking (gestion des comptes et transactions m- banking). Outils d administration et de reporting. Interfaces avec les opérateurs téléphoniques d une part, les SIG des institutions financières d autre part : les interfaces avec les opérateurs téléphoniques étant toutes «on-line», celles avec les SIG étant soit «on-line», soit «off-line» selon les possibilités des SIG concernés. Gestion d un call-center. Ressources Humaines Modes opératoires et contrats de services APPUI À LA MISE À NIVEAU DES SIG DES IF PARTENAIRES La mise à niveau et/ou l exploitation des systèmes d information et de gestion des institutions financières partenaires ne fait pas partie de la mission de l Operateur MB. Cependant, ses ressources techniques pourront le cas échéant être amenées à appuyer l Unité de Gestion et/ou les SFD en effectuant des prestations de service à ce niveau, si cela est jugé pertinent par le Projet.

126 Étude de Faisabilité Mobile Banking / ORGANISATION ET ÉQUIPES DE L OMB (1) L Opérateur Mobile Banking lancera commercialement ses premiers services après une phase projet, qui devra êtreplanifiée sur une durée courte pour répondre rapidement la demande actuelle de Mobile Banking. Pour pouvoir démarrer les opérations en six mois au plus, les points suivants devront être respectés : L Équipe de salariés du siège sera, dés le début du projet, en nombre quasi équivalente à la configuration cible. Une assistance technique temporaire sera organisée pendant cette phase pour renforcer les capacités techniques et opérationnelles nécessaires à la mise en place d une plateforme interfacée avec les SI des Telco et les IF, à la définition d une offre des services commercialisables et à la construction d un réseau d agents et marchands. Les services de Mobile Banking seront déployés par lots. Ainsi, les commercialisations des 15 services sont prévues en 3 lots dans le modèle présenté. Les regroupements suivants ont été retenus : Lot 1 : Transfert Cash à Cash ; Dépôt ; Retrait ; Virement Compte à Compte ; Recharge mobile ; Consultation de compte ; Services d alerte à l'initiative du client ; Notifications à l'initiative de l IF. Ces services sont commercialisés dès le lancement de l OMB. En fin de première année, ces services sont supposés atteindre 15% de l objectif cible (fin 5ème année). Lot 2 : Virement inter-agences ; Remboursement d échéance ; Collecte mobile de dépôt par un agent IF ; Saisie d opérations crédit village ; Paiement marchand. Ces services sont commercialisés quelques mois (4 à 6) après lancement de l OMB. En fin de première année, ces services sont supposés atteindre 8% de l objectif cible (fin 5ème année). Lot 3 : Règlement de facture. Ce service est commercialisé à la fin de la 1ère année d activité.

127 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 123 (2) L organigramme suivant est une recommandation sur la structure de l Opérateur MB. 4 départements sont envisagés : Direction des opérations, qui est en charge de mettre en œuvre les services. Elle est donc responsable des relations avec les IF adhérentes ou intéressées par le devenir, de l animation du réseau ainsi que du call center qui répondra aussi bien aux demandes des clients que des agents et marchands. Direction marketing, qui est en charge de la création d une marque Mobile Banking mutualisé et de la définition de l offre de service en coordination avec la Direction des Opérations. Direction des Systèmes d Information, qui est en charge de la mise en œuvre et de l exploitation de la plateforme mobile banking, de l infrastructure qui la supporte et des liens avec les SI des partenaires. Elle est également responsable de l ensemble des SI de support de l OMB, en particulier pour le call-center. Direction Administrative, Financière et RH, qui est en charge de la comptabilité et des finances de l OMB, de la logistique et des RH. Ces deux dernières fonctions pourraient dans les 2 ou 3 ans après lancement devenir des départements à part

128 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 124 entière, compte-tenu du nombre de salariés et du nombre d agent et marchand (pour la logistique) croissant. En effet le service logistique sera chargée de la fourniture et de l entretien des moyens techniques pour les salariés animateurs de réseau (véhicules, motos,..) et pour les agents et marchands (Mise à disposition de la signalétique et de l information sur les points de service) PROCESSUS CONTRACTUELS (1) Les IF adhérentes signeront avec l Opérateur MB un contrat de services qui devra notamment préciser la répartition des responsabilités entre l Opérateur MB, l IF et les agents de proximité. Le Contrat de services devra préciser : les services auxquels l IF s abonne & leurs conditions, les préalables à lever par l IF pour permettre la mise en place de ces services, les engagements de l Opérateur MB, notamment en termes de : qualité du service (notamment suivi de la qualité du service des opérateurs télécom) ; suivi du réseau d agents ; fourniture à l IF d informations sur les transactions de ses clients (contenu et fréquence) ; réponses aux problèmes rencontrés (moyens notamment centres d appel pour les IF et pour les clients, médiateur à qui les clients peuvent s adresser en cas de problème, délai de réponse selon le type de problème). la responsabilité de l IF vis-à-vis des autorités réglementaires, des clients (identification client, contrat d accès aux services de l OMB), des agents dont elle est garant et promoteur et des marchands dont elle est promoteur. (2) Les agents de proximité signeront un contrat d agent avec l Opérateur MB, soit individuellement soit via une tête de réseau. Les IF signeront également ce contrat pour leur rôle d agent (contrat cadre pour l ensemble des branches de l IF ayant un rôle d agent).

129 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 125 Pour les autres types d agent (Indépendant, Réseau agréé), l acteur «Garant- Promoteur» de l agent, s il est différent de l OMB, signe également ce contrat d agent, qui devient alors tripartite. Ce mode de fonctionnement et contractualisation sera encouragé ; en effet l OMB souhaite s appuyer sur les IF pour identifier, garantir et promouvoir des agents indépendants de qualité. Ces agents viendront compléter les réseaux d agents agréés, définis contractuellement avec des responsables de réseaux existants. Le Contrat d agent précisera notamment : les appuis que l Opérateur MB apportera à ses agents : formation, initiale et continue, suivi, procédures, centre de support avec numéro spécifique prioritaire pour les agents, supports de communication, les responsabilités de l agent : stricte application des procédures, secret professionnel, aménagement des locaux (signalétique, propreté, ), compétences minimales requises de ses agents en contact clientèle (à évaluer par l Opérateur MB et non sur un critère de diplôme), la garantie apportée par l agent (dépôt bloqué) ou par son garant (IF garant ou Réseau agréé). Elle détermine la hauteur maximum des fonds qu il peut recevoir en net ; les responsabilités du promoteur, en cas de contrat tripartite : communication auprès de ses clients sur l existence et la localisation de l agent, accompagnement de proximité en cas de besoin (relais de l OMB). Le promoteur est le même acteur que le garant. (3) Selon un schéma proche, les marchands signeront un contrat de marchand avec l Opérateur MB, soit individuellement soit via une tête de réseau. L acteur «Promoteur» du marchand, s il est différent de l OMB, signe également ce contrat, qui devient alors tripartite. Ce mode de fonctionnement et contractualisation sera encouragé ; en effet l OMB souhaite s appuyer sur les IF, en plus des réseaux

130 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 126 d agents agréés, pour identifier et promouvoir des marchands indépendants de qualité. Le Contrat de marchand précisera des responsabilités similaires à celles présentées pour l agent. Seules les responsabilités de garant ne sont pas reprises car un système de garant n a pas lieu d être (le marchand n est jamais débiteur vis-à-vis de l OMB). (4) L Opérateur MB contractera par ailleurs avec des fournisseurs techniques (software, hardware, Telco) et devra prévoir dans tous les contrats une garantie en termes de qualité de service. Selon le type d achats, la qualité de services se déclinera de façon spécifique, notamment : pour les fournisseurs télécom, l Opérateur MB devra mettre en place un dispositif de suivi continu de la qualité de service pour réagir rapidement en cas de détérioration, en s appuyant notamment sur ses agents pour assurer une remontée rapide de l information en cas de problème ; pour le fournisseur du logiciel technique spécifique, il sera important de prévoir un contrat de maintenance et d évolution ; pour les fournisseurs de matériel, les garanties sont classiques. (5) Les relations avec les clients finaux seront gérées par les IF, sauf pour les clients transfert. Dans ce cas l inscription au service se fait auprès de l OMB, via l agent. Il s agit donc d une contractualisation simple, qui assure notamment que les clients sont correctement informés sur les services, leurs règles et les garanties SUPERVISION (1) L Opérateur MB a été construit pour ne pas porter concurrence à ses clients, les Institutions Financières. Il ne réalisera pas d opérations qui puissent faire de lui un établissement financier. Les activités qui seront menées par l Opérateur MB sont : Transferts domestiques. Il n y aura pas d opérations en devises, donc la réglementation des changes ne s appliquera pas.

131 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 127 Services de guichet pour le compte des institutions financières adhérentes. Transport d information financière. Dans tous les cas la nature financière de chaque opération sera sous la responsabilité d une des institutions cliente de l Opérateur, et d une seule. Il s interdira en particulier de proposer des virements d un compte d une institution vers le compte d une autre institution, ce qui le ferait dépendre de la chambre de compensation. (2) Pour démontrer sa volonté de sécuriser ses opérations par rapport à toutes les préoccupations du régulateur, l Opérateur MB respectera l ensemble des obligations auxquelles sont soumis les établissements de monnaie électronique. L Opérateur MB n émettant pas de monnaie électronique, il n a pas besoin d obtenir l agrément en tant qu établissement de monnaie électronique. Au cas où l évolution de ses activités l amènerait à l avenir à émettre de la monnaie électronique, l Opérateur MB demandera alors l agrément en tant qu EME. Rappelons qu il devra dans ce cas là respecter des exigences de capital social minimum et de fonds propres permanents (cf. art. 17 de l instruction BCEAO N 01/2006/SP). (3) L Opérateur MB devra être déclaré auprès de l ARTP comme fournisseur de services à valeur ajoutée. Il devra solliciter auprès de l ARTP les numéros courts nécessaires à son fonctionnement. Il s agit d une obligation de déclaration, accompagnée d une description détaillée des services offerts. (4) Les institutions financières adhérentes portent la responsabilité de la conformité réglementaire des opérations réalisées pour leur compte par les agents de proximité. Les agents du réseau de l Opérateur MB, partenaires contractuels, ne nécessitent pas de supervision externe directe de leur activité au sein du dispositif, qui se limite à des opérations de guichet pour compte de tiers et des transferts domestiques. Pour cette dernière activité, la relation entre l Opérateur MB et ses agents est comparable à celle des sociétés de transfert d argent internationales avec les leurs. La

132 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 128 différence réside dans le fait qu ici il n y aura pas d opérations en devises, et que donc la réglementation des changes ne s appliquera pas. Pour les autres services, les agents de proximité seront les représentants des institutions financières dans leurs relations avec leurs clients et auront de ce fait un rôle à jouer dans le respect de la réglementation, notamment en ce qui concerne la traçabilité des opérations et la confidentialité exigée pour les opérations financières. Les contrats entre IF et Opérateur MB et entre Opérateur MB et agents de proximité préciseront clairement les obligations de chacun, notamment pour le respect des contraintes réglementaires. Les IF devront s assurer que les obligations sont bien remplies et pourront se retourner contre les autres parties si elles ne les respectent pas. L Opérateur MB devra pour sa part intégrer ces éléments à la formation et au suivi des agents. (5) Le Projet Mobile Banking Mutualisé, et l Opérateur MB en particulier, sont conçus dans l esprit de favoriser le libre-jeu de la concurrence et respectent donc toutes les contraintes en la matière. La question de la protection du consommateur, particulièrement délicate en matière de mobile banking, devra conduire à mettre en place des dispositifs de protection au sein même de l Opérateur MB. Le projet présenté ici est à la fois multi-opérateurs Télécom et ouvert à toutes les institutions financières. Dans sa conception même, il favorise donc le jeu maximal de la concurrence, ne favorisant ni un opérateur télécom particulier ni une institution financière. Étant un service à valeur ajoutée au regard de la réglementation du secteur Télécoms, il s appuie sur l équité de traitements entre fournisseurs de SVA garantie par l ARTP pour asseoir ses services sur une bonne qualité de service des opérateurs Télécom. Dans le cadre du Projet Mobile Banking, les préoccupations de protection du consommateur devront être prises en compte dans le fonctionnement du Dispositif (mise en place d un centre de support et d un médiateur pour faciliter les recours par les clients ; définition claire des responsabilités entre les institutions financières, l Opérateur MB et les agents de proximité dans les contrats).

133 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 129 (6) L activité MB des agents qui relèvent de la réglementation des SFD ne devrait pas être soumise à l article 36 qui limite la part des activités non prévues par la loi à 5% de leurs risques totaux. (Voir annexe Environnement réglementaire, 4. Autres domaines de régulation) Dans le cas contraire, une déclaration auprès de la BCEAO sera nécessaire lorsque l activité du SFD concerné avec l Opérateur MB atteindra 5% de ses risques totaux. Le respect de la réglementation relève de la responsabilité individuelle de chaque agent et non de celle de l Opérateur MB.

134 Étude de Faisabilité Mobile Banking / PROJECTIONS D ACTIVITÉS ET FINANCIÈRES Ce chapitre présente la synthèse des projections réalisées conformément aux principes définis plus haut dans ce document. L annexe n 5 présente dans le détail les hypothèses et résultats des projections d activités et des projections financières de l OMB. Cette annexe présente aussi les modèles économiques des autres acteurs majeurs : Agents, SFD, Opérateurs Télécom. Cette synthèse présente sous forme de graphiques les principaux résultats des projections réalisés sur la période 2011 à L Opérateur Mobile Banking : Chiffres d affaire (FCFA) par service. Répartition (%) du CA par service. Résultat opérationnel (FCFA). Évolution de la masse salariale (FCFA). Les clients de l Opérateur Mobile Banking : Nombre de clients. Dépense annuelle moyenne par client (FCFA). Les IF adhérentes de l Opérateur Mobile Banking : Nombre d IF partenaires. Résultat moyen par IF (FCFA). Les agents et marchands de l Opérateur Mobile Banking : Nombre d agents et marchands. Résultat moyen par agent (FCFA). Le coût du projet et les besoins de financement : Répartition des subventions entre acteurs (%).

135 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 131 L Opérateur Mobile Banking Chiffre d'affaire par service (FCFA) Notifications Service d'alerte Consulation Cpt Recharge mobile Rglt facture Paiement Saisie opé crédit village Collect dépôt par agt IF Rbt échéance Virement Virement Cpt à Cpt Dépôt Retrait Transfert Cpt à Cash Transfert Cash à Cash 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Evolution de la part des services dans le CA Notifications Service d'alerte Consulation Cpt Recharge mobile Rglt facture Paiement Saisie opé crédit village Collect dépôt par agt IF Rbt échéance Résultat opérationnel (FCFA)

136 Étude de Faisabilité Mobile Banking / Evolution de la masse salariale de l'omb Autre Call center Animateur réseau Siège Les clients de l Opérateur Mobile Banking Evolution du nombre de clients Client IF MB Total clients OMB Coût annuel des services par client (FCFA) Dépense hors SMS Dépenses avec SMS

137 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 133 Les IF adhérentes 30 Evolution du nombre d'if partenaires Nombre d'if partenaires Résultat moyen par IF Avant subventions Hors effet indirect Avec effet indirect

138 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 134 Les agents et marchands Evolution du nombre d'agents/marchands Ensemble Marchands Agents Agents collecteurs IF Résultats annuels par agent (FCFA par an) avant garantie de revenu Garantie de revenu

139 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 135 Valeur Ajoutée créée et besoins de financement En année cible (2016), le Projet génère plus de 22 milliards de FCFA de valeur ajoutée qui se répartie entre les quatre groupes de fournisseurs : Répartition de la Valeur Ajoutée du Projet en 2016 (M FCFA) Opérateur MB Institutions Financières Telco Agents Répartition de la Valeur Ajoutée du Projet en % 13% 27% 40% Opérateur MB Institutions Financières Telco Agents

140 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 136 Sur les cinq années précédentes, , le besoin de financement s élève à 9,4 milliards de FCFA, qui se répartissent ainsi : Répartition des besoins de financement ( ) entre les parties Fincancement OMB 18% 10% 32% Institutions Financières interfaces SIG des IF Agents et marchands 20% 2% 18% Clients des IF Unité de gestion

141 Étude de Faisabilité Mobile Banking / COÛT DU PROJET ET PLAN DE FINANCEMENT Ce chapitre est repris en chapitre 12 de l annexe COÛT DE L ÉQUIPE GESTIONNAIRE Le tableau ci-dessous détaille année par année le budget estimé de l équipe Unité de Gestion, chargée d assister la DMF dans son rôle de maitrise d œuvre du Projet. Cette équipe se compose : D un chef de projet senior, sur deux ans et demi, dont le rôle sera d appuyer au pilotage du Projet. D une personne ressource de la DMF, sur les cinq années, pour la coordination avec les programmes d appui (SIG, Opérationnel, «Éducation Financière») et avec les SFD (aspects métiers microfinance). D un expert junior en organisation, qui fera l appui méthodologique aux SFD et aux programmes d appui existant SIG / OPE (2,5 ans). Un budget est également prévu sur les deux premières années pour du consulting en systèmes d information et télécommunications. Equipe Unité de gestion Total Equipe projet FCFA Expert senior gestion de projet Personne ressource DMF Expert junior organisation Consulting IT, Telco Dépenses Frais com. et séminaires Equipement 25% Fonctionnement 15% Total Des lignes de dépenses sont également budgétées pour : L organisation de séminaires et des frais de communication. La prise en charge de l équipement de la cellule (25% des coûts de la première année).

142 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 138 Les frais de fonctionnement (forfaitisé à 15% des coûts RH). Au total, les coûts de l équipe projet s élèvent à 650 millions de FCFA COÛT DU DISPOSITIF D ACCOMPAGNEMENT Le dispositif d accompagnement se compose de quatre volets qui correspondent, pour leur majorité, à des programmes déjà existants avec qui le Projet devra se coordonner : L appui opérationnel aux IF (essentiellement appui opération et marketing aux SFD) correspond à une mission du PALPS jusqu en , puis pourra être couverte par le Fonds de réserve. L amélioration des SIG des SFD (mise en œuvre ou mise à niveau) pourra également être conduite selon les principes et dans le budget du PALPS selon des modalités à clarifier. La prise en charge d investissements pour les interfaces informatiques entre les IF et la Plateforme de l OMB reste dans le budget du Dispositif selon les modalités suivantes : Les coûts comprennent la licence, les spécifications, le paramétrage, l intégration, les tests Les conditions d éligibilité à la subvention sont supposées conduire à ce que 100% des IF mettant en place une interface off-line sont éligibles et 70% de celles pour l interface on-line. La subvention ne couvre que 50% des coûts. Au total, les subventions nécessaires pour ces interfaces s élèvent à 108 millions FCFA. L appui auprès des Populations cibles (sensibilisation, formation «Éducation financière» ) correspond à des missions d autres programmes existants ou à lancer (PACC/MF de la GTZ avec AP-SFD, PNDL avec l appui de ses bureaux régionaux).

143 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 139 Appui opérationnel aux IF Budget FCFA Appui SIG aux IF Projet d'amélioration des SIG Budget FCFA Total à derterminer avec les programmes partenaires concernés à derterminer avec les programmes partenaires concernés Prise en charge des interfaces SIG FCFA Nombre nouvelles IF online batch IF éligibles subvention online 70% batch 100% Coût interface (logiciel+intégration) online batch Total Montant subventionné 50% Appui aux populations cibles Budget en FCFA à derterminer avec les programmes partenaires concernés Total budget Dispositif Accompagnement Total FCFA Au total, 108 millions FCFA restent à prendre en considération dans le budget du présent Projet BESOIN EN SUBVENTIONS DE L OMB L activité de l OMB sera rentable à terme comme le montrent les projections financières présentées précédemment. Cependant cette activité répond à une logique d économie de réseau, où l équilibre financier ne peut être atteint qu au-delà d un niveau d activité relativement élevé. Il ne pourrait se construire par une démarche qui aligne les dépenses d exploitation sur les revenus, les deux agrégats croissant en parallèle. Des subventions sont donc nécessaires pour aider l OMB à se construire progressivement dans l optique de répondre aux objectifs du gouvernement d offrir des services financiers aux populations qui ne seraient pas servies par d autres moyens. L OMB recevra des subventions dans le cadre d un Contrat d objectifs et de moyens qui définira dans quelles conditions ces subventions seront versées. La logique est que les montants de base de la subvention correspondent à des coûts de moyens que doit

144 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 140 mettre en place l OMB et que les subventions seront versées à la preuve de la réalité de ces moyens, pondérés par le niveau de réalisation d objectifs donnés à l OMB. Les montants de base de ces subventions sont présentés dans le tableau ci-dessous. FCFA Total Dépenses de l'omb Coût de la phase projet Coûts fixes OMB Coûts variables OMB Invest. Immo. Corporelles Invest. Immo. Incorporelles Budget total Proposition de subventionnement Coût de la phase projet 80% Coûts fixes OMB 70% 30% 0% 0% 0% Coûts variables OMB 0% 0% 0% 0% 0% Invest. Immo. Corporelles 80% 0% 0% 0% 0% Invest. Immo. Incorporelles 50% 20% 0% 0% 0% Besoin de subvention Coût de la phase projet Coûts fixes OMB Coûts variables OMB Invest. Immo. Corporelle Invest. Immo. Incorporel Besoin en financement projet option maximum Total FCFA Sur les six années (phase préparation et cinq années d opérations), les coûts du projet se montent à 14 milliards FCFA, dont un peu moins de 2 milliards seraient couvertes par des subventions. Il s agit de : Les dépenses de préparation du projet, qui sont générée avant le lancement des opérations sur le terrain. Elles se montent à 440 millions de FCFA. Il est proposé que les subventions en couvrent 80%. Les coûts d exploitation fixes de l OMB correspondent principalement aux coûts des ressources humaines. Pour la réussite du projet, il est essentiel de mettre en place dès le démarrage une équipe complète et expérimentée pour construire l OMB. Le coût de cette équipe ne peut pas être couvert par les revenus qui vont se mettre en place progressivement (l équilibre sera atteint entre la 3 ième et la quatrième année). Il est proposé que les subventions couvrent 70% des coûts fixes la première année, puis 30% la seconde année. Les coûts d exploitation variables de l OMB (coûts des SMS, maintenance informatique ) sont en majorité proportionnels au niveau de ses activités. Les revenus de ces activités doivent pouvoir les couvrir. Il n y a pas de raison de les subventionner.

145 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 141 Les dépenses d investissements en immobilisations corporelles correspondent principalement à l aménagement des locaux et aux équipements, notamment plate-forme informatique. Ces investissements peuvent être couverts à 80% la première année par une subvention qui sera immobilisée comptablement puis amortie parallèlement à l amortissement des biens financés. Les dépenses d investissements en immobilisations incorporelles correspondent principalement à l achat des licences informatiques qui ont été budgétée sur les cinq années, proportionnellement au niveau d activité du mobile banking (nombre de Clients, nombre d Agents). Il est envisagé que ces dépenses soient couvertes par des subventions à 50% la première année et 20% la seconde année. Au total les subventions pour l Opérateur Mobile Banking se montent à millions de FCFA et peuvent être libérées dans les trois premières années du projet (si les objectifs sont atteints dans les délais) SUBVENTIONS D INCITATION AUX IF, AGENTS, MARCHANDS ET CLIENTS Le succès du Projet dépendra essentiellement de la motivation des parties prenantes, partenaires, clients, bénéficiaires. La plus grande partie des subventions est programmée pour initier leur engagement dans cette activité de mobile banking. Le tableau suivant présente les mode de calcul et les montants des aides proposées. Au total, près de 3,5 milliards de FCFA sont consacrées à ces incitations, soit plus de la moitier du budget total (voir section suivante). D une façon générale, ces aides sont réparties de façon équilibrée entre les trois grands type d acteurs : Institutions financières : 1,1 milliard FCFA ; Clients : 1,1 milliard FCFA ; Agents et Marchands 1,2 milliard FCFA.

146 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 142 FCFA Total Subvention d'incitation aux IF Substitution de cotisation de tenu de compte client Nombre de compte clients IF/OMB Cotisation de tenu de compte client % couverture par les subventions 100% 50% 25% Total (FCFA) Subvention d'incitation aux Clients Participation au coût du service pour les clients subventionnables Dépenses clients % couverture par les subventions 75% 25% 10% Total (FCFA) Subvention d'incitation aux Agents Garantie de revenu aux nouveaux agents de proximité Revenu annuel moyen par agent Ensemble Objectifs de revenu moyen Ensemble Besoin de subvention par agent Ensemble Nombre d'agents Ensemble Total Agents (FCFA) Subvention d'incitation aux Marchands Participation au coût du service pour les Marchands Commissions payées par Dakar les marchants Urbain Rural Pourcentage des Dakar 100% 50% 20% 10% 0% dépenses subventionnées Urbain 100% 70% 40% 20% 0% Rural 100% 90% 80% 60% 0% Total Marchands (FCFA) Ensemble Subventions d'incitation aux IF, Clients, Agents et Marchands Total FCFA Subvention de substitution de cotisation de tenue de compte clients Le mobile banking apporte de la valeur aux comptes courants que les Institutions Financières offrent à leurs clients. Une commission de tenue de compte est alors justifiée. Elle a été estimée à FCFA par an en moyenne. Il est proposé que les IF ne facture pas les premiers mois de fonctionnement des comptes avec MB, mais que les subventions compensent ce manque à gagner aux IF, soit 100% du montant en année 1, 50% en année 2 et 10% en année 3. Participation au coût du service pour les clients subventionnables Les clients payent des commissions pour la plupart des opérations et des SMS. Il est proposé que les subventions prennent en charge une partie des commissions pour les services de MB : 75% en première année, 25% en deuxième année, 10% en troisième. Garantie de revenu aux nouveaux agents de proximité Le grand succès mondial du MB, M-Pesa au Kenya, a subventionné fortement son réseau d agents de proximité pendant le déploiement de ses services.

147 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 143 Une incitation aux nouveaux Agents sera mise en place fondée sur un mixte de garantie de revenu et d abondement à l activité. Le budget de cette aide a été calculé comme le complément nécessaire pour que le revenu moyen des agents atteigne un niveau cible. Participation au coût du service des marchands Les marchands payent une commission (2,5%) sur le montant des paiements que leur font les clients par MB. Pour encourager les marchands à intégrer le Réseau, une subvention est prévue pour compenser ce coût, à 100% la première année, avec un pourcentage dégressif ensuite, déclinant plus vite pour les marchants en zones urbaines que pour ceux en zones rurales. Les subventions aux parties prenantes pourront être calculées (sauf celles aux IF) sur la base des données gérées par la plateforme de l OMB. Le grand avantage de ce système c est que la plateforme pourra distribuer automatiquement les montants octroyés à chaque bénéficiaire en utilisant ses propres services de mobile banking.

148 Étude de Faisabilité Mobile Banking / COÛT TOTAL DU PROJET Le tableau ci-dessous synthétise le budget total estimé des subventions proposées pour le Projet. FCFA Total Dispositif d'accompagnement Unité de gestion Appui opérationnel aux IF Projet d'amélioration des SIG Prise en charge des interfaces Appui aux populations cibles Budget total Fincancement projet OMB Coût de la phase projet Coûts fixes OMB Coûts variables OMB Invest. Immo. Corporelles Invest. Immo. Incorporelles Budget total Besoin en financement projet option minimum Total FCFA Subventionnement autres parties IF: substitution cotis. Clients Clients : coûts des opérations Agents de proximité Marchands Budget total Besoin en financement TOTAL Total

149 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 145 Le tableau ci-dessous propose une répartition des financements entre les bailleurs de fonds (PTF) et l état sénégalais représenté par la DMF. PLAN DE FINANCEMENT (FCFA) DMF PTF TOTAL FCFA nature financier financier Dispositif d'accompagnement Unité de gestion Appui opérationnel aux IF 0 Projet d'amélioration des SIG 0 Prise en charge des interfaces Appui aux populations cibles 0 Budget total Fincancement projet OMB Coût de la phase projet Coûts fixes OMB Coûts variables OMB 0 Invest. Immo. Corporelles Invest. Immo. Incorporelles Budget total Besoin en financement projet option minimum Total FCFA Subventionnement autres parties IF: substitution cotis. Clients Clients : coûts des opérations Agents de proximité Marchands Budget total Besoin en financement TOTAL Total Le tableau ci-dessous est une prévision d échéancier de versement des subventions correspondant aux montants programmés. Echéancier versements subventions Montants en FCFA TOTA L Dispositif accompagnement Subvention OMB Subventions d'incitation autres acteurs Total

150 Étude de Faisabilité Mobile Banking / CALENDRIER DU PROJET Le planning prévisionnel envisagé pour le Projet est le suivant et dépend de plusieurs éléments clés : Fin de l étude de faisabilité Avril 2010 Validation du Projet et de ses financement auprès de PTF Oct / Nov 2010 Sélection de l OMB Juin 2011 Lancement pilote du 1 er lots de services de l OMB Janvier 2012 Macro planning prévisionnel du Projet S S S S S S S Étude de faisabilité Évaluation par la DMF et recherche de PTF Constitution Unité de gestion Définition et mise en œuvre du Dispositif d Accompagnement Sélection OMB Phase projet OMB Mise en oeuvre Afin de répondre plus rapidement aux attentes des IF, la sélection de l OMB pourrait être préparée en amont même de la constitution d une Unité de Gestion, selon le sétapes suivantes : Organisation dés maintenant d une manifestation d intérêt pour l Entreprise qui mettra en œuvre l OMB Avril à Mi-juin appel d offre international pour sélectionner un consultant 15 jours préparation (DMF) + 45 jours pour répondre + 15 jours sélection et signature contrat 2,5 mois

151 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 147 Mi-juin à mi-juillet préparation de la manifestation intérêt Organisation du processus (Planning, Organismes et procédures d évaluation et de décision) Rédaction des documents de la manifestation d intérêt Diffusion de l appel à manifestation Mi-septembre : Réponses attendues Evaluation des réponses - Mi-septembre à fin octobre 2010 Anticipation de la rédaction des termes de référence de l appel à proposition pour choix de l OMB Mi-juillet à Mi Sept - Préparation d éléments clés de l appel à proposition Ces éléments seront repris par l Unité de Gestion du Projet lors de sa création pour le lancement d appel à proposition Octobre - Sélection du Consultant en appui à la DMF sur le Projet MBM Si signature conventionnelle entre PTF et Etat a eu lieu Sélection par DMF (NB : laisser l opportunité de répondre au Consultant de l appel à manifestation d intérêt) Nov Déc Préparation de l appel à proposition Définition des critères de sélection ; des objectifs et moyens fixés à l OMB Rédaction des documents et mise en place du processus de sélection Janvier Envoi de l appel à proposition aux candidats retenus Mi-février - Réception des propositions Mi-février Fin avril - Dépouillement des propositions, analyse, sélection Fin avril - Sélection

152 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 148 LISTE DES DOCUMENTS ANNEXES Annexe 1 : Liste des personnes rencontrées / interviewées Annexe intégrée en fin de document Annexe 2 : Liste des documents collectés Annexe intégrée en fin de document Annexe 3 : Indicateurs du secteur financier au Sénégal Annexe intégrée en fin de document Annexe 4 : Étude détaillée des technologies mobile utilisables au Sénégal et préconisations pour la plateforme de l OMB Document séparé 55 pages Annexe 5 : Projection d activités et projections financières du Projet Mobile Banking Mutualisé Document séparé - 50 pages Annexe 6 : Environnement réglementaire Document séparé - 16 pages Annexe 7 : Cadre logique - trame Annexe intégrée en fin de document

153 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 149 ANNEXE 1 : LISTE DES PERSONNES RENCONTRÉES MINISTÈRES, AUTORITÉS DE TUTELLE ET DE RÉGULATION, BANQUE CENTRALE ADIE (Agence de l'informatique de l'etat) Cheikhou Ly Papa Assane Dieye Aissatou Ndiaye Dir. Relations extérieures & communication Conseiller chargé de la stratégie & de la planification ADIE (consultante de la société Alinis) Mme Ba pour le projet SAFI (système administratif & téléprocédures) ARTP Alpha Abdoulaye THIAM Chef Division Stratégie et Développement Organisationnel Thierno Mohamadou B. LY Directeur des Opérations Moda SEYE Seyni Malan FATI Mana Aidara Chef Division Service Universel Chef Division Réseaux & Services Chef Division SVA BCEAO Konzo TRAORE Directeur des Etablissements de Crédit et de Microfinance Antoine TRAORE Amadou ALTINE Ghépié ANIN Antoine Kadjo Adjoint du Directeur des Etablissements de Crédit et de Microfinance Conseiller du Directeur des Etablissements de Crédit et de Microfinance Chef du Service des Institutions de Microfinance Service des Etablissements de Crédit et de Microfinance Pierre NDIAYE Chef du Service des Etablissements de Crédit et de Microfinance M. Thierno Alioune DEME Fondé de Pouvoirs au Service des Etablissements de Crédit et de Microfinance M. Laïty René Pierre NDIAYE Fondé de Pouvoirs au Service des Etablissements de Crédit et de Microfinance M. Abdoulaye THIOYE Chef du Service des Opérations Bancaires Ministère de la Famille de la Sécurité alimentaire de l'entreprenariat féminin de la Micro finance et de la Petite Enfance de la République du Sénégal Mme Awa Diagne DIOP Mme CISSE Tafsir Amadou Mbaye Fondée de Pouvoirs au Service des Opérations Bancaires Service Crédit Directeur de la Microfinance

154 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 150 Clément Waly Faye Cheikh Sadibou LY Responsable Suivi - Evaluation Coordinateur PALPS Ministère des Finances Bilal DIENG DDI André NDECKY DCEF Ministère des Finances Moussa Dieng DRS Ngor SARR Direction de la Monnaie et du Crédit ORGANISMES INTERNATIONAUX, BAILLEURS, ONG INTERNATIONAUX ACDI (CANADA) Daouda DIOP Conseiller Principal en Développement Section de la Coopération AFD Denis CASTAING Directeur AQUADEV Ignace MONKAM-DAVERAT Laurent Biddiscombe Mouhamadou DIOUF Chargé de mission Secteur Financier Energie (fin de mission) Chargé de mission Secteur Financier secteur privé Djibril NIANG Coopération Belge (Ambassade) Marc DE FEYTER Coopération Technique Belge Mme Corinne NIOX DIOUF Intérim de la représentation CTB PAMIF Mansa Oualy Assistant technique national PAMIF2 Abdoulaye DIASSE Assistant technique national PALPS Assagne Sagne Expert national DID Seydou Nourou Tall Coordinateur équipe Solutions technologiques - Bureau régional de DID au Sénégal DID Yves Charland Directeur de Projet Centres de traitement informatisés en microfinance (CTI) Consultante DFID Mme SYLLA FENU Fode Ndiaye Regional technical manager Fondation Caixa Catalunya Mme. Marie Hélène DIOUF KFW Susanne Berghaus Chargé de Projet Secteur Financier et Privé Afrique Orientale et Occidentale - Sahel LUX-DEVELOPMENT Olivier HECQUET Coordinateur des Opérations LUX-DEVELOPMENT Kotsoni AKEMAKOU Conseiller Technique Principal Oikocredit M. Sambou COLY

155 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 151 PLANETFINANCE Mr Brice Mbemba Mbemba Responsable Sénégal PLANETFINANCE (Paris) Thierno SECK Directeur de Projet Mobile Banking Triple Jump Tiphaine Crenn senior advisor ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLES APSFD Sidi Lamine Ndiaye Magatte Wade Directeur exécutif Assistante administrative FONGS Nadjirou Sall SG Mass Gning Aminata Ndiaye responsable des activités financières Coordinatrice du Fonds d appui aux initiatives en milieu rural INSTITUTIONS FINANCIÈRES (MICROFINANCE ET BANQUE) HORS ATELIER SFD DU ACEP Mayoro Loum Directeur Général Souleymane Sarr Papa Aly Ndior Responsable Etude et Developpement DGA Massina Seye CAURIE-MF Thierno Amadou Ndiaye Directeur Opérations Auguste Mendy André Roland Youm Chef agence Thies Chef agence Kolda CBAO Mme Anta DIOUM DGA CBAO/ATTIJARI WAFA BANK Alioune Badara BADIANE Responsable support & moyens CMS M. Mamadou Toure Directeur du Réseau Amadou SOW Cheick Bara SECK Momar FALL Mouhamed NDiaye Youssouf Doumbia Secrétaire Général Inspecteur Général Directeur du Système d'information Directeur Marketing & Commercial Directeur Régional Kaolack CNCAS Arfang B. Daffé DG Mme Dieye Fatma Kh. Fall Babacar Mbaye Attachée de Direction Directeur du Système d'information

156 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 152 Friard augustin Coly Responsable monétique ECOBANK SENEGAL M. KASSI Ehouman DG Guèye El Hadji MALICK Directeur Transaction Bank FIDES - Saint Louis MicroFinance FONDATION SEN'FINANCES Michel ARNOULT Mme Denise Fatoumata NDOUR Administrateur Général MEC DOLJI Mme Sow Gérante MICROCRED Bernard Tissot Directeur Général PAMECAS M. Mamadou Touré Directeur Général Samba Dia Seykhou Omar Ndiaye DG adjoint Directeur du Système d'information M. Ndiogou Malick Camara Chef service support informatique Papa Samba Fall Chef service monétique réseau sécurité PosteFinances Sidy NGOM Directeur Général Abdoulaye SEMBENE Directeur Exploitation REMEC Niayes Badara Dione DG U-IMCEC Ousmane Thiongane Directeur Général M. Diao DAF Lamine Dia Coordonnateur régional IMCEC Mbour UMECUDEFS M. Mame Birame Diouf Directeur Général Babacar Mbaye DOP OPÉRATEURS TÉLÉPHONIQUES EXPRESSO SENEGAL M. Mademba Diouf Directeur Corporate & Business Development Mahfoudh Ould Brahim DGA SONATEL Laurent Marie Kiba Chef de Projet Département mobile payment Minh Tran Jamil SYLLA Fatou Thiam Gaye Directeur du Plan et Marketing Stratégique Chef du Département Etudes et Consultations - Direction de la réglementation et des affaires juridiques Resp Gestion des Partenaires SVA/SMS+

157 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 153 Barthelemy Sonko Ingénieur technique SONATEL S2M Mamadou Traore directeur Services internet & contenu Babacar Faye Ingénieur d affaires TIGO Ousmane Blé MBAYE VAS Project Manager SENTEL GSM SOCIÉTÉS DE TRANSFERTS D ARGENT Money Express Meïssa Déguéne NGOM Président Groupe Chaka Money Express PRESTATAIRES DE SERVICES INFORMATIQUES, MONÉTIQUES ET AUTRES ACTEURS CELTOUCH Assane Seck CSI (Cellular Systems International) Kabirou MBODJE Malick FALL Directeur général DGA DIGISEN Mamadou Gadio DG FERLO Tidiane Sarr Directeur général GIM-UEMOA Blaise AHOUANTCHEDE Directeur général Mme Mbodj Fama N'Diaye Boukary ZONGO Chef du Pôle Support de Services CTMI- UEMOA Chef du Pôle Monétique CTMI-UEMOA KHEWEUL Mouhamet Diop DG Sané Bakary Moussa Cissé Resp. Support Resp. Technique MANOBI Mark SAALFELD Directeur Général Adjoint Daniel Annerose Directeur Général PEOPLE INPUT Serigne BARRO Partner - BU Manager Moustapha Kane Partner -General Manager SOLID Idrissa S.SAKINE Directeur des Services Moustapha DIOP Directeur TMS (Technologie Mutuelle du Sénégal) Momar Fall Mme Kelly DG responsable BU Ingénierie Ylantis Daouda Sylla DG

158 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 154 AGENTS POTENTIELS Grossiste Orange : Fall Distribution M. Abdoulaye Fall manager Grossiste Orange : TMC M. Abdoulaye Diallo DG Grossiste Orange : Diop Distribution M. Khar Diop Total M. Ibrahima Gueye Directeur du Réseau Total M. Omar Talla Asst chef division Grands produits UNETTS Bassirou Cissé Président Propriétaire cybers DOUCOURE Cheikhnana Projet Centres Multimédia Communautaires Mme DIAGNE CMC de Guinau rail (Dakar) Mr BADJI Directeur du CMC LA POSTE Mr THIOR Directeur Général Directrice des TIC du Ministère des Télécommunications, des TICS, des Transports terrestres et des Transports ferroviaires PERSONNES RESSOURCES SEMIS Fatimata Dia KA Expert SIG BDD SEMIS Bocar Sada SY Directeur Acces Finances Gestion Babacar Cisse Directeur Général (bureau d'etude finance microfinance) SCP François SARR & Associés Moustapha Faye Avocat à la Cour

159 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 155 ANNEXE 2 : LISTE DES DOCUMENTS COLLECTES SECTEUR DE LA MICROFINANCE AU SÉNÉGAL Rapport sur la situation globale du secteur au 31 décembre 2008 Rapport sur le niveau de réalisation des activités du Plan d'action de la Lettre de Politique Sectorielle de la Microfinance (PA-LPS/MF) au 30 juin 2009 DMF/CNC DMF/CNC Rapport sur la mobilisation de fonds au 30 juin 2009 Rapport final - Cartographie Numérisée des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) du Sénégal - Synthèse Rapport final - Cartographie Numérisée des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) du Sénégal - Annexes Rapport final - Analyse des systèmes d'information de gestion et des systèmes de contrôle interne et externe des IMF au Sénégal DMF/CNC DMF/CNC DMF/CNC DMF/CNC Faisabilité du projet FRPAMF dans le cadre du Programme d Appui au Plan d Action de la Microfinance (PAPAM) au Sénégal ACDI Projet Microfinance en Milieu Rural: rapport de l étude de marché "Analyse des besoins en services financiers des microentrepreneurs" Planet Finance Faisabilité du projet FRPAMF dans le cadre du Programme d Appui au Plan d Action de la Microfinance (PAPAM) au Sénégal ACDI Projet d appui au renforcement des capacités des systèmes financiers décentralisés (SFD) des régions de Diourbel, Fatick, Kaffrine et Kaolack, PAMIF II Coopération Belge TRANSFERT D ARGENT Note de Synthèse: L offre de services de transfert d argent par des institutions de microfinance : le cas du Sénégal Etude sur le transfert d argent des émigrés au sénégal et les services de transfert en microfinance Etude réglementaire et des partenariats possibles dans la valorisation de l épargne des migrants pour le développement, 2008 CAPAF BIT PRIME - ESF CADRE RÉGLEMENTAIRE

160 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 156 Général Laurent Lhériau \ Le Droit des SFD dans l'uemoa AFD LBA/ CFT Directive n 07/2002/CM/UEMOA relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux dans les états membres de l Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) Instruction n 01/2007/RB du 2 juillet 2007 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux au sein des organismes financiers Groupe Intergouvernemental d'action contre le Blanchiment en Afrique - Rapport 2008 Rapport d évaluation Mutuelle sur la lutte contre le blanchiment d argent et le financement du terrorisme - Sénégal - 7 mai 2008 Rapport de mise à jour annuelle de l évaluation mutuelle du sénégal UEMOA BCEAO GIABA GIABA CENTIF Directive n 04/2007/CM/UEMOA relative à la lutte contre le financement du terrorisme dans les états membres de l Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) Moyens de paiement Directive n 08/2002/CM/UEMOA portant sur les mesures de promotion de la bancarisation et de l utilisation des moyens de paiement scripturaux UEMOA Loi relative à la promotion de la bancarisation (Loi n du 4 juin 2004) Instruction N 01/2006/SP du 31 juillet 2006 relative à l'émission de monnaie électronique et aux établissements de monnaie électronique Décision N 098/05/08 portant agrément de la Société FERLO S.A en qualité d'établissement de monnaie électronique au Sénégal Règlement n 15/2002/CM/UEMOA relatif aux systèmes de paiement dans les états membres de l Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) Communiqué BCEAO 03/1/1/2006 (brève description de STAR-UEMOA et SICA-UMEOA) Présentation du projet monétique interbancaire régional de l'uemoa Rapport sur les systèmes de paiement dans l'union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) Instruction fixant les modalités de mise en œuvre de la surveillance par la BCEAO des systèmes de paiement dans les états membres de l'uemoa BCEAO BCEAO UEMOA BCEAO GIM-UEMOA UEMOA BCEAO Concurrence Règlement n 02/2002/CM/UEMOA du 23 mai 2002: Règlement sur les pratiques commerciales anticoncurrentielles Examen collégial volontaire des politiques de concurrence de l UEMOA, du Bénin et du Sénégal UEMOA CNUCED

161 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 157 Secteur financier Guide du banquier de l UMOA - Mise à jour de janvier 2003 Organigramme Général de la BCEAO au 01/01/2009 Loi n du 26 juin 1990: Réglementation bancaire Avis n 01/2007/RB du 2 novembre 2007 aux banques et établissements financiers relatif au relèvement du capital social minimum des établissements de crédit de l'union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) UEMOA BCEAO BCEAO Loi n portant Code des Postes Note de présentation du CONOBAFI (Comité Ouest Africain d'organisation et de Normalisation Bancaire et Financière) Loi n du 03 septembre 2008 portant réglementation des Systèmes Financiers Décentralisés au Sénégal et Décret n du 28 novembre 2008 portant application Protection des données Loi n sur la protection des données à caractère personnel Décret n du 30 juin 2008 portant application de la loi n du 25 janvier 2008 sur la protection des données à caractère personnel Change Réglement n R09/98/CM/UEMOA du 20 décembre 1998 relatif aux relations financières extérieures des Etats membres de l Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) Annexe 1 au règlement n 09/CM/UEMOA: "Intermédiaires chargés d'exécuter les opérations financières avec l'étranger" UEMOA Commerce électronique et TIC Le cadre juridique des transactions électroniques au Sénégal Le nouveau cadre juridique des TIC au Sénégal (présentation par Dr Mouhamadou LO, Conseiller juridique - ADIE - 22&23 juin 2009) Alioune DIONE ADIE Loi n sur les transactions électroniques Décret n du 30 juin 2008 relatif au commerce électronique pris pour l application de la loi n du 25 janvier 2008 sur les transactions électroniques Télécommunication Organigramme général de l'artp au 01/01/2009 ARTP

162 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 158 Tarifs du Mobile (Février 2009) donnés à titre indicatif Décret n portant identification des acheteurs et utilisateurs des services de téléphonie mobile offerts au public Loi N du 4 septembre 2002 portant cadre de régulation pour les entreprises concessionnaires de services publics Acte Additionnel A/SA 3/01/07 relatif au régime juridique applicable aux opérateurs et fournisseurs de service Note de Synthèse: L offre de services de transfert d argent par des institutions de microfinance : le cas du Sénégal Etude sur le transfert d argent des émigrés au sénégal et les services de transfert en microfinance Etude réglementaire et des partenariats possibles dans la valorisation de l épargne des migrants pour le développement, 2008 ARTP CEDEAO CAPAF BIT PRIME ESF Loi N du 27 décembre 2001 portant code des télécommunications Loi N du 4 septembre 2002 portant cadre de régulation pour les entreprises concessionnaires de services publics Décision fixant la liste des services à valeur ajoutée Décision définissant les conditions et modalités de dépôt des déclarations des services à valeur ajoutée Décret N portant identification des acheteurs et utilisateurs des services de téléphonie mobile offerts au public ARTP ART ART ARTP

163 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 159 ANNEXE 3 : INDICATEURS DU SECTEUR BANCAIRE Tableau 1 : Sénégal - Principaux indicateurs du secteur bancaire Indicateurs Unités Intermédiation financière; profondeur du secteur bancaire; taux 1. Masse monétaire M2 (1) / PIB (2) % 36,89% 37,35% 2. Prêts des banques à l'économie (3) / PIB (2) % 22,94% 24,68% 3. Taux moyen mensuel du marché interbancaire (4): 1 jour % 6,09% 6,04% 3 mois % 6% 5,66% 4. Monnaie en dehors du système bancaire / dépôts à vue (5) % 37,89% 47,59% Stabilité - Qualité - Confiance 5. Ratio de solvabilité (6) % 12,50% n.d. 6. Taux brute de dégradation du portefeuille clientèle (créances en souffrance brutes / total crédits bruts) (6) % 16,90% n.d. 7. Part des dépôts en devises % n.d. n.d. 8. Part des prêts avec une durée restante de plus de 3 mois et de moins d'un an % n.d. n.d. Rentabilité et efficacité 9. Coefficient de rentabilité (résultat net / fonds propres) (6) % 14,60% n.d. 10. Rendement des actifs moyens (7) % 1,68% n.d. 11. Marge globale (rendement des prêts moins coût des ressources financières) (6) % 7% n.d. 12. Coefficient net d'exploitation [(frais généraux + dotations aux amortissements) / produit net bancaire] (6) % 60,40% n.d. 13. Marge bancaire % n.a. n.d. Strckture 14. Nombre de banques (dont publiques) (6) Nbr. 17 (0) n.d. 15. Densité du réseau bancaire (population / guichets de banques) (6) Nbr n.d. Qualité de la supervision et de la réglementation bancaire 16. Supervision (bonne / moyenne / déficiente) B / M / D M M 17. Normes comptables et publicité (bonne / moyenne / déficiente) B / M / D M M (1) Sources: 2007: BCEAO; 2008: Economist Business Intelligence Unit's estimate (2) Source: Economist Business Intelligence Unit's forecasts (3) Source: BCEAO; 2008 = septembre 2008 (4) Source: BCEAO; 2007 = décembre; 2008 = novembre (5) source: BCEAO; 2008 = septembre (6) Source: Commission bancaire (7) Source: BCEAO et propres calculs Taux de bancarisation : 11.6%. Faible ; place le Sénégal au second rang dans la zone, derrière le Togo. Taux très en deçà de celui des pays émergents : Tunisie 60%, Maroc 40%, Zambie 33%, Botswana 54%, Namibie 55%, Afrique du Sud 63% comptes fin 2007 contre fin 2005 (+18%). Structure : 17 banques dont 13 sont des banques généralistes ; une banque spécialisée sur le financement de l agriculture (CNCA), une sur le financement de l habitat (Banque de l habitat) et deux sur le financement des micro entreprises (BRS et BIMAO) Les trois plus grandes banques comptent ensemble 55% des actifs du secteur fin 2007 (les deux plus grandes 42%).

164 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 160 Capital : 70% du capital des banques appartenait à des non nationaux fin 2007 (59% fin 2005). Dynamique : Forte croissance des encours mais accompagnée d une dégradation des portefeuilles ; Soutenue par les bonnes performances économiques du pays, les concours des banques à l économie du Sénégal ont connu une croissance nettement plus forte que celle dans l ensemble de l UMOA en 2007 et 2006 (Cf. graphique 1). Cependant, cette croissance s est aussi traduite par une augmentation des prêts en souffrance (Cf. graphique 2). Graphique 1 : UMOA et Sénégal Evolution des prêts des banques à l économie 25,0% 20,0% 15,0% 10,0% 5,0% Sénégal UMOA 0,0% sept. 08 Graphique 2 : Sénégal - prêts des banques en souffrance en pourcentage de leurs prêts à l'économie 13,0% 12,0% 11,0% 10,0% 9,0% 8,0% 7,0% 6,0% 5,0% 4,0% 3,0%

165 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 161 Performances : selon le Economist Business Intelligence Unit, le secteur bancaire du Sénégal est en assez bonne santé, bien que les prêts en souffrance soient élevés, principalement en raison des difficultés rencontrées par les grandes entreprises publiques ou semi-publiques. Tableau 2 : Sénégal Indicateurs du secteur financier Source : Economist s Intelligence Unit Les banques établies au Sénégal sont plus efficaces que l ensemble des banques de l UMOA : Malgré des marges globales et des rendements de leurs portefeuilles de prêts plus petits, elles dégagent des plus hauts rendements de leurs fonds propres. La baisse des rendements des fonds propres et celle des rendements des prêts au Sénégal indiquent un accroissement de la compétition sur le marché bancaire (Cf. graphiques suivants).

166 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 162 Graphique 3 : UMOA et Sénégal Coefficients de rentabilité des fonds propres des banques et établissements financiers 20,0% 15,0% 10,0% 5,0% 0,0% Coefficient de rentabilité Sénégal Coefficient de rentabilité UMOA Source: Commission bancaire Graphique 4 : UMOA et Sénégal Coefficients d exploitation des banques et établissements financiers (frais généraux et dotations aux amortissements / produit net bancaire) 75,00% 70,00% 65,00% 60,00% 55,00% 50,00% 45,00% Coefficient d'exploitation Sénégal Coefficient d'exploitation UMOA Source: Commission bancaire

167 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 163 Graphique 5 : UMOA et Sénégal Rendement des prêts à la clientèle des banques et établissements financiers 13,00% 12,50% 12,00% 11,50% 11,00% 10,50% Rendement des prêts à la clientèle Sénégal Rendement des prêts à la clientèle UMOA Source: Commission bancaire Graphique 6 : UMOA et Sénégal Rendement des prêts de toute nature des banques et établissements financiers 10,00% 9,50% 9,00% 8,50% Rendement des prêts de toute nature Sénégal Rendement des prêts de toute nature UMOA Source: Commission bancaire

168 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 164 ANNEXE 7 : CADRE LOGIQUE DU PROJET MOBILE BANKING MUTUALISÉ Au démarrage du Projet, l Unité de gestion du Projet partagera avec les acteurs puis complétera ce cadre logique. Il servira de base au contrat d Objectifs et de Moyens à définir avec l Opérateur Mobile Banking. L Unité de gestion mettra également en place un dispositif de suivi et d évaluation de ce contrat d Objectifs et de Moyens ; et plus largement de l atteinte des objectifs du Projet et de la réalisation de ses résultats. Ce dispositif permettra au comité de pilotage de mesurer le niveau de mise en œuvre du projet. Logique de l intervention Indicateurs Objectivement Vérifiables Sources de verification Hypothèses Objectif global Contribuer au développement d'un secteur privé, notamment des PME, orienté vers l'augmentation de la compétitivité et porteur de croissance ainsi que d'un système financier inclusif performant et intégré en tant que condition sine qua non d'une croissance pro pauvres. Objectif spécifique Favoriser l accès à des services de microfinance viables et durables à une majorité de ménages pauvres ou à faibles revenus et des micro entrepreneurs sur l ensemble du territoire d ici à 2015, grâce à des SFD viables s intégrant dans le système financier national Pérennité au-delà du projet (5 ans) de l'offre de services Mobile Banking et de son réseau de distribution Nombre de clients atteints par le projet Nombre de nouveaux services proposés aux clients des SFD Nombre de régions impactées par le projet Rapport de suivi et d évaluation du Projet (par Unité de Gestion) Résultat 1 Un Opérateur Mobile Banking privé offrant, de façon pérenne (au-delà des 5 ans Projet), des services Mobile Banking mutualisés Création d une structure juridique Montant du capital constitué et fiabilité des actionnaires Nombre de salariés et organisation de la structure Acquisition d une plateforme technique et d infrastructures Offre de services MB commercialisées Résultats positifs avant fin du Projet Business plan et états financiers de l OMB Rapport OMB Environnement réglementaire favorable Subventions d incitations pour les acteurs Projet Coûts /conditions Telco proches de leur offre actuelle

169 Étude de Faisabilité Mobile Banking / 165 Logique de l intervention Indicateurs Objectivement Vérifiables Sources de verification Suppositions Résultat 2 Un réseau reconnu d agents et de marchands de proximité et reconnu relayant l offre de services MB (avec espèces) de l OMB Nombre d agents et marchands Nombre par clients / par zone géographique / par volume-montant de transaction Qualité de l offre / degré de confiance Rapport OMB Rapport SFD Etude d impact (Associations consommateurs, sondages, focus group ) Participation de réseaux existants Rôle Promoteur- Garant mis en place Subventions Agents / Marchands au démarrage Résultat 3 Un ensemble d IF adhérentes, en majorité SFD, offrant des services MB de qualité à leurs clients Nombre et diversité des produits Benchmark prix / caractéristiques produits Nombre d IF adhérentes Nombres/types services retenus par IF % et nombre de clients IF accédant aux services MB Fiches produits «MB» des IF Rapport SFD Rapport OMB Rapport CGAP Résultats positifs des programmes existants d appui aux SFD pour leur SIG et Opérations Mise en place d un appui aux SFD pour mise en place d interfaces entre leur SIG et la Plateforme MB Résultat 4 Des clients bénéficiant d un accès adapté aux services de l OMB dans les différentes régions du Sénégal, notamment dans les zones mal, peu ou pas desservies actuellement Nombre de clients (IF ou non) Nombres/types services utilisés par catégorie de client, volume d opération Nombre de clients (IF ou non) par zone géographique % des opérations financières Rapport SFD Rapport OMB Coordination positive avec les programmes d appui tournés vers les Clients (Education Financière)

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