TERRORISME ET CHAINE ALIMENTAIRE



Documents pareils
CATALOGUE DE PRESTATIONS FORMATION ET CONSEILS

Sensibilisation des opérateurs à l hygiène des aliments

La nouvelle réglementation européenne relative à l hygiène des aliments: «Paquet Hygiène»

formations professionnelles fin 2014 / début 2015 hygiène alimentaire en restauration collective audit, conseil et formation professionnelle

Hygiène alimentaire en restauration collective

HACCP et sécurité sanitaire des aliments

Hygiène alimentaire en restauration collective

Surveillance des toxi infections alimentaires collectives

Sécurité Sanitaire des Aliments. Saint-Pierre, le 19 novembre Olivier BOUTOU. Les outils de la qualité sanitaire dans les pays du sud

Surveillance des toxi-infections alimentaires collectives

Contexte réglementaire en hygiène alimentaire

HYGIENE EN RESTAURATION COLLECTIVE

«Cette action contribue au PNNS». À CHÂTEAU THIERRY

Qualité. Sécurité Alimentaire

Centre Antipoison et de Toxicovigilance Strasbourg Tél:

FORMATION OBLIGATOIRE A L HYGIENE ALIMENTAIRE

Restauration collective. quelques aspects réglementaires

SURVEILLANCE DES SALARIES MANIPULANT DES DENREES ALIMENTAIRES

Système de management H.A.C.C.P.

CATALOGUE DE FORMATIONS

L hygiène en restauration

PAQUET HYGIÈNE : MODE D EMPLOI

L hygiène en restauration collective. Formation aux ouvriers de l épicerie Sociale des Capucines Morgane DANIEL-diététicienne RSD

Qualité Sécurité Environnement

Hygiène alimentaire en restauration

Le système HACCP. Plan. Plan. Introduction :

Direction de l Alimentation, de l Agriculture et de la Forêt Service de l Alimentation Jardin botanique BASSE TERRE

2.0 Interprétation des cotes d évaluation des risques relatifs aux produits

Utilisation de produits sains et sûrs Mise en oeuvre de procédures strictes et rigoureuses

Document d information 1. Principaux aspects de la proposition de la Commission COM (2000) 716 du point de vue de l alimentation animale

SECURITE SANITAIRE DES ALIMENTS

L hygiène alimentaire en EPHAD

AVIS 1 / 6. Afssa Saisine n 2008-SA-0319 Saisine liée n 2005-SA Maisons-Alfort, le 18 août Rappel de la saisine

ACTUALITÉS DES RÉFÉRENTIELS ET FOCUS SUR LES

Décrire l'ensemble des mesures de maîtrise et des mesures de surveillance dans des procédures ou modes opératoires portés à la connaissance de tous.

DÉMARCHE HACCP RESTAURATION. Guide pour l analyse des dangers. Restauration commerciale Restauration collective à caractère social

des produits alimentaires Industry Fact Sheet Septembre 2012

Hygiène alimentaire en restauration

MÉMOIRE DE L ORDRE DES MÉDECINS VÉTÉRINAIRES DU QUÉBEC PRÉSENTÉ À LA COMMISSION DE L AGRICULTURE, DES PÊCHERIES ET DE L ALIMENTATION

FORMATION HYGIENE. (D après méthode HACCP) EN INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE

Paquet hygiène : Le règlement 852/2004 relatif à l hygiène des denrées alimentaires

FORMATIONS INTER-ENTREPRISES PROGRAMME 2015

COMMISSION EUROPÉENNE DIRECTION GÉNÉRALE SANTÉ ET PROTECTION DES CONSOMMATEURS RAPPORT D UNE MISSION EFFECTUEE EN TUNISIE DU 4 AU 8 MARS 2002

Caractéristiques des eaux utilisées en industrie agroalimentaire

Plan de Maîtrise Sanitaire ALPA CONSULT NORD REPRODUCTION INTERDITE

Quelles sont les chances des petits producteurs de se

Formations 2014 SECURITE DES ALIMENTS

Conférence technique internationale de la FAO

22/12/11. Plan de la présentation

Le guide des bonnes pratiques d hygiène et la qualité alimentaire en restauration

appliquée aux emballages alimentaires

ÉDUCATION Côtes d Armor. Collèges publics. Charte de la restauration collective DIRECTION JEUNESSE PATRIMOINE IMMOBILIER

Contenu attendu des guides nationaux de bonnes pratiques d hygiène GBPH

Analyse des risques points critiques pour leur maîtrise (HACCP)

CATALOGUE DE FORMATION. Qualité Hygiène et Sécurité Alimentaire. Au service des professionnels des métiers de bouche sur tout le territoire national

PROTECTION DE PRODUITS EN IG

Séminaire de présentation du Programme d'appui à la Diversification de l'économie en Algérie

Registre des dossiers et des mesures correctives du programme LCQ

FORMATION REFERENTS HYGIENE 14 HEURES (Décret du 24/06/2011 et Arrêté du 5/10/2011)

LA QUALITE DE LA PRODUCTION

SECURITE SANITAIRE ET RESTAURATION COLLECTIVE A CARACTERE SOCIAL

évaluation des risques professionnels

Manuel Qualité. Réf. : MAQ Page : 1 / 15 Version : 2 Date de révision : 04/04/2012

Restauration Collective. Lycée Stanislas Jeudi 27 mars 2014

Circulaire relative aux dispositions applicables aux banques alimentaires et associations caritatives

LES INCONTOURNABLES DE L HYGIENE ALIMENTAIRE EN RESTAURANT SATELLITE

GRENADE / GARONNE 30 janvier Centrale de Restauration MARTEL Maryse LAFFONT, Diététicienne

Programme des épreuves des concours externes de recrutement des personnels techniques et administratifs de recherche et de formation

Préparation de repas journaliers pour le service de portage à domicile

CONTRÔLES D HYGIèNE ET DE QUALITÉ D HÔTELLERIE ET DE RESTAURATION

industrie agroalimentaire

RAPPORT D'ENQUÊTE SPÉCIALE DU PROTECTEUR DU CITOYEN: Gestion de la crise de listériose associée aux fromages québécois SOMMAIRE

L INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE

Formation professionnelle

Circulaire relative au monitoring dioxine des produits à risque destinés à l alimentation animale

Guide des bonnes pratiques d hygiène de la distribution de produits alimentaires par les organismes caritatifs

LA DÉMARCHE GLOBALE DE PRÉVENTION. La méthode HACCP. olet 1 : Informations générales

REPUBLIQUE TOGOLAISE. Travail Liberate Patria MINISTERE DE L AGRICULTURE, DE L ELEVAGE ET DE LA PECHE -PNIASA - PLAN D ACTION DU VOLET NUTRITION

PRODUITS MORTELS LES PESTICIDES DANS LE COTON

Soins infirmiers et gestion des risques

Fiche pratique. Les règles d hygiène en restauration. Mai 2014

Commune de LE NOUVION EN THIÉRACHE

RAPPORT AUDIT HYGIENE AVXX-0XX-XXX

L INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE : LE PREMIER SECTEUR ECONOMIQUE FRANCAIS

Assemblée Générale ASSOCIATION DES MAIRES RURAUX DU PUY-de-DÔME. La nouvelle règlementation Nutrition pour les cantines scolaires

Conseil Spécialisé fruits et légumes

Référentiel Officine

SECURITE SANITAIRE DES ALIMENTS PERSPECTIVES

Partie I Les constats actuels dans le secteur agroalimentaire

Enjeux et Perspectives de la composante «Environnement Santé» du Plan d Action de l Initiative Environnement du NEPAD

politique de la France en matière de cybersécurité

Journée mondiale de la Santé 2015

Le Guide d aide à la VALIDATION des MESURES de MAITRISE des dangers bactériologiques ACTION QUALITE

TRACABILITE DANS LE SECTEUR AGROALIMENTAIRE, J-4 mois : ÊTES-VOUS PRÊTS?

Service Hygiène & Sécurité

Les règles d hygiène en restauration

Traçabilité, retrait / rappel et gestion de crise. Module de soutien n 10 Créé le 04/06/2009 olb/sp Page 1 sur 11

1 er MASTER CONCEPT «UN MONDE UNE SANTE»

Transcription:

TERRORISME ET CHAINE ALIMENTAIRE Evelyne MAILLOT Inspecteur Général de la Santé Publique Vétérinaire Conseil Général de l Agriculture de l Alimentation et des Espaces Ruraux Ministère de l Agriculture et de la Pêche novembre 2008 1 Menaces possibles en Agriculture (agroterrorisme au sens large) Champ de menace - Aliments - Eau - Zoonoses - Santé animale - Cultures Impacts - Santé publique - Economie - Suffisance alimentaire - Panique - Désorganisation des services 2 E. Maillot Minagri - nov 2007 1

PLAN A - Evaluation risque santé I - Etude des agents de danger BC II- Etude de la vulnérabilité de la chaîne alimentaire B Prévention I - Sécurité sanitaire générale, non spécifique II - Sûreté, spécifique C - Préparation à la gestion 3 A - Evaluation de risque santé I Etudes des agents de dangers BC (2 méthodes) à partir des: 1- caractéristiques des agents B, C, avec hiérachisation et classement en 3 groupes 2 - intoxications importantes / cas avérés de malveillance 4 E. Maillot Minagri - nov 2007 2

Evaluation de risque santé / caractéristiques des agents de danger Evaluateurs un groupe d experts : * 1 membre du conseil général vétérinaire du ministère de l agriculture, * 1veterinaire biologiste des armées, * chercheurs de l Institut Pasteur pour botulisme * experts des 3 agences concernées par alimentation : agence française de sécurité sanitaire des aliments AFSSA médicaments: agence française de sécurité sanitaire des produits de santé AFSSAPS santé publique : institut national de veille sanitaire InVS 5 Evaluation risque santé / caractéristiques des agents de danger Choix des agents à évaluer: références Après consultation de listes de références et des études faites à l étranger, lesquelles étaient non spécifiques de la chaîne alimentaire et à méthodes un peu différentes Australy group (propos différent) UE - DG SANCO Luxembourg, BICHAT group étude agents B tous modes de dissémination confondus étude agents C après sélection sur accessibilité aux produits CDC inclus perception publique liée à désorganisation 6 E. Maillot Minagri - nov 2007 3

Evaluation risque santé / caractéristiques des agents de danger Agents évalués Caractéristiques des agents étudiés, limites: Agents biologiques: virus, bactéries et toxines, parasites Tous les agents connus comme source d incidents non intentionnels La souche la plus pathogène Agents ou souches exotiques ou modifiés génétiquement exclus (manque de données) Scénario de fabrication «artisanale» (pas terrorisme d Etat) Agents chimiques: naturels ou synthétiques, métaux, toxines, hallucinogènes et hypnotiques, corrosifs, pesticides Pré sélection sur symptômes aigus (effets rapides) Transmission essentiellement alimentaire (pas air) 7 Evaluation risque santé / caractéristiques des agents de danger Méthode 3 groupes de critères - Impact santé publique - Faisabilité - facteurs de modération données - quantitatives (% mortalité, % hospitalisation) - ou qualitatives avec cotation de 0 à 2 (ex: facilité de préparation : facile, difficile, moyen) Analyses et hiérarchisations des agents B et C séparées 8 E. Maillot Minagri - nov 2007 4

Evaluation risque santé / caractéristiques des agents de danger Hiérarchisation Résultats Agents B (25 agents étudiés, 15 critères,) 16 agents classés en 3 groupes (2 agents en classe 1; 8 agents en classe 2) Agents C (71 agents étudiés, 7 critères) 13 agents en classe 1 Remarques: Pas comparaison entre agents B et C Intérêt relatif du score final d un agent, plutôt intéressant par rapport à son groupe et sa constitution (exp impact santé, faisabilité) Le renseignement pourrait être un groupe de critère supplémentaire Document classé CD 9 A - Evaluation de risque santé I - Etude des agents de dangers BC 2 - A partir de intoxications accidentelles les plus importantes cas avérés de malveillance 10 E. Maillot Minagri - nov 2007 5

Chaîne alimentaire Dangers Intoxications alimentaires accidentelles les plus importantes Agents biologiques 1991 en Chine, 300 000 personnes atteintes d hépatite A / palourdes infectées 1994 aux USA 224 00 personnes infectées par salmonella enteritidis / crème glacée 1985 aux USA, 170 000 personnes infectées par salmonella typhimurium à partir de lait contaminé en usine après pasteurisation (source tuyauterie) 1998 au Danemark, 10 000 cas de salmonellose / mayonnaise industrielle 1996 au Japon, 8000 enfants contaminés à l école par E. coli 0157 : H7 / radis; quelques décès Agents chimiques 1981 en Espagne, 20 000 personnes intoxiquées et 800 décédées à partir d une huile de cuisson polluée par un agent chimique 1971 en Irak, 6500 personnes hospitalisées et 459 décédèrent, après consommation de pain fabriqué à partir de blé de semence traité au mercure 1985 aux USA, 1400 personnes tombèrent malades intoxiquées (sans décès) à l aldicarbe après consommation de melons ayant poussé dans des champs traités par ce pesticide par déviation d usage Dans les années 1960 au Japon, 200 personnes furent empoisonnées au mercure par consommation de poissons pêchés en eaux polluées 5 11 Cas de contamination criminelle de produits alimentaires Type de Date Produits concernés contamination ou Conséquences d agent contaminant 1972 40 kg de culture de Aucune : action Salmonella préventive de la Police Typhimurium 1977 Agrumes en Mercure, ~ 12 personnes provenance d Israël vraisemblablement contaminées injecté par seringue Forte chute des exportations d Israël Années Boissons et divers Thallium Plusieurs dissidents 1980 aliments en Irak intoxiqués Sept. Salades (10 restaurants Culture liquide de Environ 600 personnes oct. 1984 d une même chaîne) Salmonella intoxiquées Oregon (Etats-Unis) Typhimurium 1989 Raisins chiliens Cyanure Aucune personne importés aux Etats- contaminée. Unis Plusieurs pays ont suspendu leurs importations de fruits du Chili 1991 Eau de Perrier Traces de benzène Rappel des produits. dans plusieurs Chute de chiffre bouteilles d affaires de 35% 1992 Réservoirs d eau d un Concentrations létales Officiellement, aucun camp militaire turc à de cyanure de militaire contaminé Istanbul potassium 1995 Champagne Cyanure ~ 10 militaires russes (camp militaire russe morts au Tadjikistan) Oct 1996 Pâtisseries (salle de Shigella Dysenteriae 12 personnes repos du personnel (provenant des cultures contaminées, dont 4 d un laboratoire d un du labo) hospitalisées (sur un centre médical effectif total de 45) américain) 1996 Divers aliments de Venin de serpent Renforcement des divers groupes (cobras et vipères) contrôles. agroalimentaires en Cellules de crise RFA 2002 Petits déjeuners dans Mort aux rats 40 décès dont des un établissement de enfants, 200 restauration rapide hospitalisés Début Lait de soja dans 8 Non révélé 3 enfants morts, 2003 écoles primaires au plus de 3000 Nord de la Chine intoxiqués Juillet Boissons, chocolats et Non déterminé Cellules de crises par 2004 fromages de 6 groupes groupe. industriels en France Cellule intergroupe avec la Police N.B. : Liste non exhaustive et limitée à des cas relatés par la presse. But recherché Observations 2 membres de l «Ordre du Soleil Levant» arrêtés au Japon en possession des produits Nuire à l économie d Israël Elimination d opposants politiques Une secte religieuse tentait d influer sur une élection locale Nuire à l économie du Chili But et auteurs inconnus. Contamination accidentelle ou non? Empoisonnement de la garnison par le PKK Vengeance d Afghans? Départ de l armée russe du pays? Malveillance Extorsion de 400 M DM en diamants par un mystérieux commando «Tamara S». Affaire jamais élucidée Contexte de concurrence commerciale «Empoisonnement criminel», sans plus de précision Tentative d extorsion de fonds par un mystérieux «groupe AZF» (cas dit «AZF 2») 12 E. Maillot Minagri - nov 2007 6

Dangers Commentaires Beaucoup moins de victimes (en nombre et décès) dans les incidents intentionnels que dans les accidentels; car les plus importantes TIAC accidentelles sont liées à des agents s étant multipliés dans l aliment Plus de mortalité avec agents C Aléas de préparation matériel biologique Aléas d utilisation dans l aliment de matériel biologique Aléas de réponse de la population à contamination par agent biologique 13 A-II Evaluation / Vulnérabilité de la chaîne alimentaire (liée à la nature de l aliment, à la cible) Liens avec l aliment Diffusion nécessaire de la préparation B ou C dans l aliment conditionne concentration suffisante dans l aliment (quantum infectant) Quantité d aliments contaminés (nombre de cas) Rôle de la consistance de l aliment (homogénéité, fluidité) Composition (matière grasse, protéines, sucres ) Taille du lot à contaminer et du stade du process Stabilité dans l aliment Température, humidité de l aliment, PH Durée attente avant consommation Propriétés organoleptiques de l aliment qui peuvent être modifiées 14 E. Maillot Minagri - nov 2007 7

Terrorisme et chaîne alimentaire A-II - Evaluation / Vulnérabilité de la chaîne alimentaire Liens avec la cible (consommateurs et établissement) Grand nombre de consommateurs Spécificité des consommateurs : importance symbolique : jeunes, religion, rôle dans la société.. Spécificité de l établissement par sa nature même (compagnie aérienne, marque commerciale phare..) par son niveau de protection Accessibilité à l aliment dans l établissement mais aussi en amont et aval (fournisseurs, transport, distribution, stockage) Contrôle des mouvements de personnes 15 Terrorisme et chaîne alimentaire Vulnérabilité d une entreprise Nœud critique Dans la méthode américaine CARVER d évaluation de vulnérabilité d une entreprise, un «nœud critique», est la combinaison de 4 facteurs faisant intervenir l aliment et la cible: * lot contaminable important, * durée de vie (de l aliment) courte, * dilution uniforme du contaminant dans l aliment, * accès facile à l aliment. 16 E. Maillot Minagri - nov 2007 8

Chaîne alimentaire B I- Prévention sanitaire générale Objectif: éviter l introduction d agents BC, leur persistance, leur multiplication Food Law 2002 (6 Règlements) Principes Responsabilisation des professionnels Établissements autorisés plans de maîtrise sanitaire d établissement basé sur analyse de risque (HACCP) Normes générales (d objectifs) concernant Locaux Protection des denrées Process et traitements thermiques Gestion des produits chimiques (de nettoyage..) et des déchets Formation et hygiène du personnel Origine, Importation, Transport Contrôles et Analyses Traçabilité et retraits des produits Normes par filière ou type de production (ex: abattoirs, viande hachée) Ces règlements contiennent de facto des éléments d une Posture Permanente de Sécurité 17 B II - Prévention spécifique / démarche volontaire des professionnels Vigipirate Plan d établissement de gestion de la sûreté, prévoit et met en œuvre des mesures adaptées à l établissement et à la menace résulte d une évaluation interne de risque (méthodes CARVER, VACCP) réalisé avec l aide d un Guide, validé en interministériel, sur site du MAP depuis juillet 2007 18 E. Maillot Minagri - nov 2007 9

B II - Prévention spécifique Guide des recommandations pour la protection de la chaîne alimentaire contre les risques d actions malveillantes, criminelles ou terroristes Objectifs prévenir les intrusions d'individus étrangers prévenir la malveillance de collaborateurs ou de partenaires habituels prévenir l'entrée de produits préalablement "altérés" ou dangereux prévenir le détournement d'utilisation de produits normalement présents et potentiellement dangereux assurer le maintien de l'intégrité des produits (matières premières, produits intermédiaires et produits finis, emballages et conditionnements) se donner la capacité de traiter rapidement toutes les alertes ou anomalies détectées Recommandations générales sur mesures de protection physique des accès contrôle des flux de circulation de personnes, véhicules, produits sûreté liée au personnel de l établissement gestion des stocks process sûreté informatique 19 B- II - Prévention spécifique réglementée Décret de 2006 sur les Secteurs d Activité d Importance Vitale (SAIV) L agriculture a été reconnue SAIV Directive Nationale Sécurité Agriculture Quelques opérateurs pourraient être désignés OIV Plan de gestion de la sûreté obligatoire pour ces OIV 20 E. Maillot Minagri - nov 2007 10

C I - Préparation à la gestion d une alerte ou d un incident Non spécifique * Plans de lutte pour la gestion des accidents concernant des aliments, des animaux, des végétaux * Guide d aide à la gestion des alertes d origine alimentaire lorsqu un produit ou un lot est identifié = guide général non spécifique, bien rodé, sur le site du Ministère de l Agriculture et de la Pêche qui porte sur: Évaluation de la situation et et du danger Retrait, rappel de produits Renforcement des contrôles même hors champ de l alerte Communication Coordination Spécifique * Groupe de travail antidotes pour C * Plans, Guides, Fiches spécifiques (diagnostic, traitements) pour quelques agents majeurs réalisés par InVS, AFSSAPS, DGS, en interministériel 21 C II Enquêtes sur une alerte ou un incident Alerte - Détection À partir d un produit - Information sur une contamination Contrôle officiel ou autocontrôle d entreprise Suspicion ou revendication A partir de cas humains Enquêtes ministérielles Sur les cas: Min. chargé de la santé et InVS Sur les produits : Min. chargés de l agriculture, de la consommation, laboratoires et AFSSA si besoin, Si terrorisme: Premier Min. et Min. chargés de l intérieur, la défense, et cellule de crise Notifications internationales si nécessaire Par réseaux européens (de DG SANCO) ou mondiaux (de OMS ) 22 E. Maillot Minagri - nov 2007 11