1915-1919, Un Camp canadien à Saint-Cloud SOMMAIRE COMMUNIQUÉ DE PRESSE p. 3 INTERVIEW D EMMANUELLE LE BAIL, DIRECTRICE DU MUSÉE DES AVELINES ET COMMISSAIRE DE L EXPOSITION p. 5 VISUELS DISPONIBLES POUR LA PRESSE p.7 ACTIVITÉS ET ATELIERS AUTOUR DE L EXPOSTION p.10 MUSÉE DES AVELINES, UN LIEU D ART ET D HISTOIRE p.11 INFORMATIONS PRATIQUES p.12 2
1915-1919, Un Camp canadien à Saint-Cloud Exposition du 16 avril 2015 au 12 juillet 2015 Vernissage le mercredi 15 avril 2015 de 19h à 21h Musée des Avelines, Saint-Cloud Blessés jouant aux cartes, carte postale, 1916-1919, Collection APC Saint-Cloud, DR Du 16 avril au 12 juillet 2015, dans le cadre des commémorations du centenaire de la Grande Guerre, le musée des Avelines présente une exposition inédite consacrée à l hôpital militaire canadien installé sur le champ de courses de Saint-Cloud de 1915 à 1919. A partir d une très riche collection de cartes postales, objets et films d époque et du War Diary or Intelligence Summary, journal de guerre tenu par les commandants successifs de l hôpital, l exposition retrace l histoire du Camp canadien de Saint-Cloud, constitué d une équipe médicale francophone, à l origine québécoise, qui avait pour vocation de soigner les soldats blessés venant du front. L exposition apporte de précieux renseignements sur l histoire et la vie de cet hôpital militaire et le contexte dans lequel il s inscrit. Elle retrace les étapes de sa création, son installation sur l hippodrome, la vie quotidienne des soignants et des patients, les soins apportés aux blessés, les activités proposées pour distraire les poilus en convalescence (jeux de cartes, matchs de baseball, concerts et spectacles), les visites officielles et les remises de décorations. L exposition met l accent sur les progrès dans les domaines de la médecine et de la chirurgie pendant la Première Guerre mondiale, tout particulièrement sur l apparition de nouvelles techniques médicales comme la radiologie ou la transfusion sanguine, qui participent fortement à l amélioration des soins auprès des blessés..../... 3
Nombreux sont les médecins, infirmiers et infirmières qui œuvrent dans cet hôpital militaire. Le Camp canadien dispose d une salle de chirurgie et d un service de chirurgie maxillo-faciale pour les «gueules cassées», d une salle de radiographie et d un département dentaire, équipement également accessible aux civils. La présence d un hôpital canadien-français sur le sol clodoaldien, et plus précisément sur son champ de courses, est un événement peu connu de l histoire de la commune. Il témoigne d un élan de solidarité remarquable de Canadiens francophones alors que leur pays est engagé dans ce conflit mondial en tant que dominion autonome britannique. Le musée souhaite à son tour rendre hommage à ces hommes et ces femmes, venus du Canada, pour leur implication auprès des soldats français et de la population locale. Rotonde du musée des Avelines, Gilles Plagnol / Ville de Saint-Cloud MUSÉE DES AVELINES, UN LIEU D ART ET D HISTOIRE Le musée des Avelines est situé dans une ancienne villa des années 30 au cœur d un jardin arboré. Ses collections permanentes sont présentées selon un parcours muséographique moderne, lumineux, didactique autour de plusieurs axes : l histoire de la ville de Saint-Cloud et de son château depuis le XVII e siècle, la mise en valeur de sa collection de porcelaine tendre, la présentation des artistes clodoaldiens, la donation Oulmont composée de meubles et portraits du XVIII e siècle associée à une collection remarquable de tableaux d Eugène Carrière. Au croisement des arts, le musée des Avelines vous propose des conférences, rencontres, lectures, mais aussi des performances, concerts, spectacles de danse, ateliers beaux-arts Des visites guidées gratuites sont organisées tous les weekends à 15h. Le musée organise pendant les expositions des ateliers pour les enfants (payants) tous les mercredis, samedis et dimanches et durant les vacances scolaires. Au cœur de la rotonde, le Musée Gourmand vous accueille aux horaires d ouverture du musée pour une pause sucrée-salée raffinée. Contact presse Alexandra Bachelet 01 71 19 48 03 abachelet@communicart.fr Nos partenaires :
INTERVIEW D EMMANUELLE LE BAIL Commissaire d exposition, directrice du musée Cette exposition s inscrit dans le cadre des commémorations de la Grande Guerre. Comment le projet est-il né? Le musée des Avelines, musée d art et d histoire de Saint-Cloud, s attache à mettre en valeur les évènements historiques qui se sont produits sur son territoire. Pendant la Première Guerre mondiale, Saint-Cloud est une commune à l arrière du front qui accueille plusieurs hôpitaux pour soigner les blessés, dont l hôpital militaire canadien-français (c est ainsi que l on appelait les québecois à l époque), installé sur son champ de courses de 1915 à 1919. 99 ans jour pour jour après son inauguration par Raymond Poincaré, le 15 avril 1916, le musée des Avelines inaugure une exposition consacrée à cet hôpital militaire qui est un symbole fort des relations qui unissent le Canada à la France, l ancienne mère patrie. L exposition s appuie sur les recherches approfondies menées par l historien canadien Michel Litalien. Egalement gestionnaire du réseau des musées du Ministère de la Défense nationale du Canada, il a eu accès aux archives de son pays dans le cadre de la préparation de sa thèse sur les hôpitaux militaires canadiens-français dans la France en guerre. L idée de l exposition est née de la redécouverte du War Diary or Intelligence Summary, journal de guerre tenu par les commandants successifs du camp qui nous apporte de précieux renseignements sur l histoire et la vie de cet hôpital militaire. Plusieurs mois de travail et de recherche ont été nécessaires pour monter cette exposition qui bénéficie du haut patronage de l Ambassade du Canada en France et du soutien de nombreux partenaires. Portrait d Emmanuelle Le Bail, Gilles Plagnol / Ville de Saint-Cloud Que pourra-t-on voir dans cette exposition? Des documents inédits illustreront le propos et notamment un fonds magnifique de cartes postales (environ 300), appelées cartes-photos pour leur témoignage mélant l iconographique au littéraire, et provenant de collections privées françaises et canadiennes. Une scénographie originale sous forme de mapping permettra au visiteur une immersion en volume dans l histoire du Camp canadien. Jamais dans l histoire européenne, une guerre n avait donné lieu à une telle prolifération de lettres. Le bureau central militaire de Paris enregistre 4 millions de courriers écoulés chaque jour. C est alors l apogée de la carte postale associant des images quand les mots manquent aux soldats. Ces cartes photos et la correspondance qui y est associée, soumise au contrôle et à la censure militaire, témoignent de cette rencontre méconnue pendant la Grande Guerre entre l équipe médicale canadienne engagée volontairement et les soldats français qui partagent une même langue maternelle. L exposition s enrichit également de documents d archives et de films originaux montrant la vie à l arrière pour ces blessés de guerre. De nombreux objets (matériel médical, objets de la vie quotidienne, médailles...) viendront illustrer la vie dans le camp et cet élan de grande solidarité francocanadienne..../... Plâtrage d un blessé, anonyme, carte postale, 1916-1919 Collection APC, DR 5
De quels équipements médicaux disposait le Camp canadien? Les blessés à leur arrivée sur le Camp canadien sont dirigés dans une salle d attente. En fonction de la gravité de leurs blessures, ils sont envoyés dans des baraquements confortablement aménagés ou dans des tentes s ils sont en convalescence. Quatre chirurgiens - chefs officient dans deux salles d opération et le Camp canadien possède un service de chirurgie maxillo - faciale afin de traiter les multiples blessures à la face dues aux éclats d obus. Le Camp canadien dispose également d une dentisterie reconnue qui soigne aussi la population locale, d une salle de radiographie, de deux laboratoires, d une pharmacie, d une tisanerie, de deux salles de pansements et d une salle de bains - douches. Les blessures les plus fréquentes constatées sur les poilus sont les fractures des bras, des jambes et les fractures maxillaires, les amputations, les plaies aux mains et au crâne du fait des éclats d obus. A partir de juin 1918, l hôpital accueille aussi des blessés intoxiqués par gaz ypérite. Puis à la fin de la guerre, il soigne aussi des malades atteints de la grippe espagnole. Blessés français et personnel médical canadien posant devant des tentes, carte postale, 1916-1919, Coll. Musée des Avelines,Saint-Cloud, inv. CP 988.10.12, DR Dans l exposition sont présentés des objets provenant du Musée du Service de Santé des Armées du Val - de - Grâce qui témoignent des traumatismes de la guerre et des progrès des techniques médicales comme une prothèse de jambe, deux masques faciaux en plâtre de gueule cassée ou plusieurs radiographies qui renseignent sur la localisation exacte des balles ou des éclats d obus avant d opérer. A cet équipement sanitaire performant viennent s ajouter les soins délicats des infirmières, les nombreuses activités proposées aux blessés pour les distraire pendant leur séjour et le bon air de la colline de Saint-Cloud qui hâtent la guérison des patients. Depuis 1917, une rue du Camp canadien qui longe l hippodrome, témoigne de cette présence d un hôpital militaire canadien-français sur la commune de Saint-Cloud et nous invite à ne pas oublier. Car telle est la devise du Québec : Je me souviens. Pour la première fois le musée des Avelines présente une installation twitter en lien avec son exposition. Pouvez-vous nous commenter ce dispositif original qui vise à inscrire votre institution dans la dynamique des réseaux sociaux? L exposition présentant un grand nombre de cartes-photos d époque, il nous est apparu évident de faire le lien entre cartes postales anciennes et réseaux sociaux actuels. Les cartes postales associent témoignage iconographique et récit épistolaire limité comme les posts sur les réseaux sociaux où chaque image doit être accompagnée d un texte maximum de 140 caractères l illustrant, la commentant, la romançant... Cartes postales anciennes comme posts actuels sur les réseaux sociaux portent la mémoire d une époque. La question est de projeter la carte postale, média du passé, au cœur de nos outils de communication modernes. Chaque visiteur sera invité à choisir dans un album photographique numérique une carte postale ancienne et en proposer une lecture singulière. Il pourra ensuite publier son image sur un compte twitter créé pour l occasion dans un espace du musée aménagé à cet effet. Ce sera pour notre musée une expérience novatrice qui vise particulièrement à séduire la jeune génération rompue à ces nouvelles technologies sur un sujet historique qui semble à première vue bien éloigné de ses préoccupations. Et pourtant les hastags Fraternité, Identitaire, Engagement, Liberté... illustrent bien des thèmes fédérateurs de toute époque. Salle de radiologie, carte postale, octobre 1917 Coll. M. Litalien, DR 6
VISUELS DISPONIBLES POUR LA PRESSE Camp canadien à Saint-Cloud, anonyme, carte postale, 1916-1919, Collection Michel Litalien, DR Blessés français, infirmières et médecin canadiens, anonyme, carte postale, 1916-1919, Coll. Musée des Avelines, Saint-Cloud, inv. CP 988.10.3, DR 7
VISUELS DISPONIBLES POUR LA PRESSE Blessés au repos dans les tribunes de l hippodrome, anonyme, carte postale, 1916-1919, Collection APC, DR Blessés français et personnel médical canadien posant devant des tentes, carte postale, 1916-1919, Coll. Musée des Avelines,Saint-Cloud, inv. CP 988.10.12, DR 8
VISUELS DISPONIBLES POUR LA PRESSE Plâtrage d un blessé, Anonyme, carte postale, 1916-1919, Collection APC, DR Visite des blessés, Anonyme, carte postale, 1916-1919, Collection APC, DR Salle de radiologie, carte postale, octobre 1917 Coll. M. Litalien, DR Scène sous la neige, Anonyme, carte postale, 1916-1919 Coll. Michel Litalien, DR 9
MUSÉE DES AVELINES, UN LIEU D ART ET D HISTOIRE Musée des Avelines, Gilles Plagnol Ville de Saint-Cloud A deux pas de Paris, au cœur d un jardin arboré, le musée des Avelines, situé dans une ancienne villa des années 30, autrefois maison particulière d Alfred Daniel Brunet, riche pharmacien et grand collectionneur, s inscrit dans un cadre exceptionnel pour transmettre l art et l histoire aux grands et aux petits, dans un désir de convivialité. L élément architectural le plus frappant, l Atrium, avec sa rotonde à 15 mètres du sol, a été réhabilité dans une volonté de retrouver les décors d origine. Composées de peintures, sculptures, porcelaines, dessins, objets d art, gravures, photographies et cartes postales, ses collections permanentes sont présentées selon un parcours muséographique moderne, lumineux, didactique autour de plusieurs axes : l histoire de la ville de Saint-Cloud et de son château depuis le XVII e siècle, la mise en valeur de sa collection de porcelaine tendre, la présentation des artistes clodoaldiens, la donation Oulmont composée de meubles et portraits du XVIII e siècle associés à une collection remarquable de tableaux d Eugène Carrière. Au croisement des arts, le musée des Avelines vous propose des conférences, rencontres, lectures, mais aussi des performances, concerts, spectacles de danse, ateliers beaux-arts Des visites guidées gratuites sont organisées tous les week-ends à 15h. Le musée organise pendant les expositions des ateliers pour les enfants (payants) tous les mercredis, samedis et dimanches et durant les vacances scolaires. Au cœur de la rotonde, le Musée Gourmand vous accueille aux horaires d ouverture du musée pour une pause sucrée - salée raffinée. 11
INFORMATIONS PRATIQUES 1915-1919, Un Camp canadien à Saint-Cloud Exposition du 16 avril 2015 au 12 juillet 2015 Vernissage le mercredi 15 avril 2015 de 19h à 21h Musée des Avelines Musée d art et d histoire de Saint-Cloud 60, rue Gounod 92210 Saint-Cloud 01 46 02 67 18 musee-avelines@saintcloud.fr www.musee-saintcloud.fr Du mercredi au samedi de 12h à 18h Dimanche de 14h à 18h Fermé les jours fériés Entrée libre Catalogue d exposition 1915-1919, Un Camp canadien à Saint-Cloud Sous la direction d Emmanuelle Le Bail, commissaire d exposition. 40 pages, 10 euros. Contact presse Alexandra Bachelet 01 71 19 48 03 abachelet@communicart.fr Nos partenaires :