Département fédéral de l'économie DFE Station de recherche Agroscope Reckenholz-Tänikon ART Semis direct du maïs Etude comparative de différents semoirs pour semis direct Bernhard Streit Journée d information sur les derniers développements de la technique agricole, Tänikon, 28 février 2007
Aperçu Etude comparative Perspectives d évolutions 2
Introduction Le semis direct donne lieu à de vives discussions et suscite des émotions: 3
Introduction Informations générales sur le semis direct: Dans beaucoup de régions en Suisse, les exploitants pratiquent le semis direct et se déclarent très satisfaits de ce procédé. Les avantages du semis direct sont incontestés (érosion, coûts, ). Les limites et les inconvénients sont également connus. Il faut respecter les règles de base: p. ex. assolement, protection phytosanitaire, structure du sol, fumure et la technique de semis 4
Introduction Exemple des limites du semis direct et de la technique de semis: Mauvaise croissance du maïs semé en semis direct. Pour quelles raisons? Sécheresse lors du semis, technique de semis Semis direct du maïs en conditions très sèches (1998, Fällanden) 5
Introduction Exemple des limites du semis direct et de la technique de semis: Mauvaise croissance du maïs semé en semis direct. Pour quelles raisons? Sécheresse lors du semis, technique de semis Semis direct du maïs sur sol argileux (2001, Bellechasse) 6
Introduction Exemple de l influence de la fumure lors du semis: Semis direct du maïs avec (droite) et sans (gauche) fumure lors du semis. 7
Essai ART 2002-2004 Question: Comment les techniques de semis influencent-elles la croissance du maïs semé en semis direct? 8
Essai ART 2002-2004 Données relatives à l essai: Durée de l essai: 2002-2004. Sur toutes les parcelles, le semis direct a été pratiqué pendant plusieurs années. Culture précédente: prairies trèfle/graminées, ensilées avant le semis du maïs (=conditions difficiles). Fumure lors du semis: 2 kg/a 2 x 15 plus (15/15/0/3, 8.5 % S) Fumure de couverture et traitements phytosanitaires traditionnels Configuration de l essai: essai en bandes avec répétitions, taille des parcelles: 3 m x 110-130 m. Récolte de la totalité des parcelles avec une moissonneuse-batteuse Plan des parcelles 2004, Aspi 9
Essai ART 2002-2004 John Deere 1750 Conservation MaxEmerge : Soc semeur: soc à deux disques (John Deere) Fumure: lors du semis par soc monodisque Système de dosage: John Deere Poids: 2100 kg 10
Essai ART 2002-2004 Alphatec-Kinze: Soc semeur: soc à deux disques (Kinze) Fumure: disque ondulé (Yetter) Système de dosage: Kinze Poids: 4000 kg 11
Essai ART 2002-2004 Semeato: Soc semeur: soc à deux disques (Semeato) Fumure: lors du semis par soc monodisque (Guillotine) Système de dosage: Nodet Poids: 2500 kg 12
Essai ART 2002-2004 Cross Slot: Soc semeur: Soc Cross Slot Fumure: lors du semis, intégré dans le soc Cross Slot Système de dosage: John Deere Poids: 2300 kg 13
Essai ART 2002-2004 Prototype FAL: Soc semeur: soc piqueur/ monodisque Fumure: soc piqueur Système de dosage: Amazone Poids: 2400 kg 14
Essai ART 2002-2004 Résultats: John Deere Alphatec-Kinze Semeato Cross Slot FAL-Prototyp Rendement en grain relatif (%) 120 100 80 60 40 20 ab ab ab a b 0 Rendement en grain moyen et relatif pour différents semoirs à semis direct pendant trois ans (moyenne = 9.61 t/ha à 14 % d humidité). 15
Essai ART 2002-2004 Résultats: Densité du peuplement végétal (%) 120 100 80 60 40 20 0 ab c John Deere Alphatec-Kinze Semeato Cross Slot FAL-Prototyp ab bc c Densité du peuplement végétal moyenne et relative pour différents semoirs à semis direct pendant trois ans (moyenne de tous les procédés = 100 %: 2002: 8.3 plantes/m2, 2003: 8.4 plantes/m2, 2004: 9.7 plantes/m2). 16
Autres pistes Semis avec semoir en lignes: Exemple John Deere NT 750 A 17
Autres pistes Semis avec semoir en lignes: Exemple John Deere NT 750 A 18
Autres pistes Semis avec semoir en lignes: Exemple de semoir avec socs piqueurs 19
Autres pistes Semis avec semoir en lignes: Exemple de semoir avec socs piqueurs 20
Essai ART 2002-2004 Conclusions tirées de l essai: Les différences entre les machines étaient minimes. Avec le système Cross Slot, les rendements avaient tendance à être supérieurs à ceux notés pour les autres machines (exception: le prototype de la FAL, mais aussi les semoirs directs en lignes et les semoirs à socs piqueurs). Les rendements moins élevés s expliquent en partie par un peuplement végétal moins dense. Des systèmes tels que le Cross Slot semblent avoir un potentiel de développement pour des rendements élevés et stables. Pour quelles raisons? 21
Perspectives d évolution Exemple: technique Cross Slot: Cross Slot = combinaison entre un soc à disque et un soc piqueur (source: http://www.cross-slot.com) 22
Perspectives d évolution Technique Cross Slot: de quoi s agit-il? Le grand disque est l élément principal du soc: Pas de contact entre les semences, les résidus de plantes et l engrais. Effet de drainage en cas de sol humide, échange d humidité en cas de sécheresse. 23
Perspectives d évolution Technique Cross Slot: de quoi s agit-il? Représentation schématique d un sillon après le semis avec un soc à deux disques (gauche) et un soc piqueur (droite) (source: http://www.cross-slot.com). 24
Perspectives d évolution Technique Cross Slot: de quoi s agit-il? Représentation schématique d un sillon après le semis avec un soc Cross Slot (source: http://www.cross-slot.com). 25
Perspectives d évolution Exemple: technique Cross Slot : Prinicipal inconvénient: la haute pression exercée par le soc, une puissance de traction élevée Solution: hydraulique arrière du tracteur avec cylindres à double effet (photo: F. Thomas) 26
Perspectives d évolution Exemple: technique Cross Slot: Semis direct de maïs en conditions très sèches. Cross Slot (gauche), MaxEmerge (droite). (2006, Lobsigen) 27
Perspectives d évolution Exemple: technique Cross Slot: Comparaison des masses racinaires et des épis de maïs entre les systèmes Cross Slot (gauche) et John Deere MaxEmerge (droite). (Lobsigen, 2006). 28
Perspectives d évolution Conclusions: Le soc Cross Slot semble avoir une effet positif sur le développement de la plante La technique est encore au stade de prototype. Il s agira notamment de résoudre les problèmes liés à la précision de la mise en terre des semences 29
Remerciements Dr Wolfgang. Sturny, Bodenschutzfachstelle Kt. BE (partenaire du projet) Hanspeter Lauper, président de Swiss No-till et entrepreneur de travaux agricoles (partenaire du projet) Peter Wyss, Stefan Minder, Martin Häberli, entrepreneurs de travaux agricoles et constructeurs. ainsi que pour votre attention! 30