En 2012 Bilan d activités 2012 CENTRE ÉDUCATIF FERMÉ DOUDEVILLE Présentation de l établissement : - Historique : le 12 avril 2007 le CEF recevait la première jeune fille - Le CEF accueille 11 jeunes filles de 15 à 18 ans dans le cadre de l alternative à l incarcération - L autorisation de création date du 20 octobre 2005 et l arrêté préfectoral d habilitation du 10 avril 2007 - Le CEF se trouve à Doudeville sur le Territoire de Dieppe Doudeville Nos missions : Les jeunes filles sont confiées au CEF dans le cadre d un contrôle judiciaire, d un sursis avec mise à l épreuve, d un réaménagement de peine ou d une mesure de liberté conditionnelle et leurs conditions d éducation et de séjour sont préconisées à l article 22 de la loi 2002-1138 du 9 septembre 2002. - présentations des différentes prestations - 30 jeunes filles ont été confiées au CEF durant l année 2012 - - 6 jeunes sont originaires du Grand Nord, 6 du Grand Est, 3 du Grand Ouest, 1 du Sud, 4 d Ile de France dont 1 de Martinique, 2 du Centre, 3 du Centre Est, 3 du Sud Ouest, 2 du Sud est 26 professionnels au service du projet dans les champs éducatif, pédagogique, médico-psychologique, social, administratif et entretien. CENTRE EDUCATIF FERME 49 Route d Yvetot - 76560 Doudeville : 02.35.56.37.80 / : 02.35.95.85.51 - Email : cef-doudeville@lesnids.fr Juin 2013
LES MISSIONS ET SERVICES PROPOSES PAR LE CENTRE EDUCATIF FERME Pour répondre au mieux aux besoins des jeunes, le placement se déroule en quatre phases : - La période d engagement - La période d intégration, d adaptation et d évaluation - La mise en œuvre du programme éducatif intensif - Le module de préparation à la sortie et d intégration en milieu ordinaire Les activités socio-éducatives de la vie quotidienne Les activités pédagogiques d apprentissage et l ouverture à la culture Le suivi médical et psychologique La mobilisation du mineur sur sa trajectoire individuelle en lien avec sa famille Déclinées dans cinq domaines Les initiations au monde professionnel Commentaire : Le programme éducatif décliné ci-dessus s impose à toutes les jeunes accueillies. Sa mise en œuvre, en revanche, est complètement individualisée en fonction des compétences des jeunes et des ressources mobilisables dans l environnement familial. Chaque adolescente bénéficie donc d un projet individualisé qui est formalisé avec elle et évalué au minimum une fois par mois durant son séjour. Au premier, troisième et cinquième mois de placement, un rapport d évolution et un projet individualisé actualisé sont envoyés aux magistrats placeurs. Afin de les rendre actrices du projet, l adolescente et sa famille sont bien évidemment associées à l ensemble de ces étapes. Les jeunes écrivent elles aussi souvent aux Juges après plusieurs mois de placement. 2
L ACTIVITE 2012 LES FLUX D ACTIVITE 25 20 15 23 20 Motifs des sorties : - 8 retours en famille - 3 orientations en unité éducative d hébergement diversifié - 1 orientation en foyer du Secteur Associatif Habilité - 6 mainlevées durant le placement - 2 orientations en famille d accueil 10 5 0 Entrées Sorties ORIGINE JURIDIQUE DE LA MESURE 30 25 24 30 accueils effectués : - 6 en Sursis Mise à l Epreuve - 24 dans le cadre d un Contrôle Judiciaire 20 15 10 5 6 0 Contrôle judiciaire Sursis mise à l'épreuve La très grande majorité des jeunes filles que nous accueillons a été prise en charge par le secteur social, soit lors de placements ou de suivi en milieu ouvert. A l approche de la majorité, l expérimentation en milieu ordinaire d origine s impose et de ce fait certaines adolescentes quittent notre établissement après la première période de six mois. Cette contrainte nous impose de scander différemment le temps du placement pour trouver le plus rapidement possible des solutions pour l insertion durable des mineures en milieu de vie ordinaire. Au niveau de la santé, les jeunes accueillies sont en grande partie en retard de vaccination, en besoin de consultations gynécologiques, de soins dentaires, de consultations ophtalmiques Beaucoup de jeunes accueillies ont eu des conduites addictives (alcool, stupéfiants, ) et nous travaillons à ce sujet avec les services du secteur (La Boussole, la maison pour l Ado, le Centre Hospitalier Spécialisé du Rouvray). 3
Une assistante sociale du CARSAT intervient un vendredi matin par mois pour dispenser des cours sur la protection sociale aux jeunes filles, elle les sensibilise sur les démarches concernant la sécurité sociale, la L ORGANISATION ET LA COMMUNICATION LES PROFESSIONNELS Des départs et des arrivées : L année 2012 a été marquée par le départ de l homme d entretien qui a ouvert ses droits à la retraite. Il est également à noter la démission de deux éducateurs. Au niveau des ressources humaines, il est à souligner qu il faut remplacer tous les arrêts maladie ou accidents du travail de l équipe éducative et pédagogique afin de garantir la prise en charge des adolescentes. Formation : Formation sur les addictions pour 2 personnes soit 28 heures. Formation intra «Comment aider les non demandeurs d aides» pour un volume horaire de 203 heures pour 14 personnes. Rencontre nationale des CEF pour 2 personnes soit 28 heures. Formation destinée aux représentants du personnel soit 2 x 7 h = 14 heures. Concernant la gestion des calendriers prévisionnels des horaires des salariés, l éloignement géographique du CEF du département d origine des adolescentes se révèle fortement chronophage (audiences, synthèses,..). C est pourquoi nous sommes vigilants, lorsque la situation le permet, à accueillir des jeunes de la DIRPJJ Grand Nord ou du moins des départements les moins éloignés possible, même si cette ligne n est pas toujours facile à tenir. Un Directeur des 2 CEF : Un Directeur Adjoint : LES COMPETENCES -Une Psychologue -Une Infirmière -Une Secrétaire de Direction -Deux Maîtresses de Maison -Un Agent d Entretien -Une Chef de Service : -Un Professeur des Ecoles -Une Conseillère en Insertion- Socio Professionnelle -Un Educateur Technique Spécialisé Atelier Restauration -Un Professeur de Sport -Trois surveillants de nuit -Douze éducateurs de vie quotidienne L année 2012 a été ponctuée d évènements marquants. Le quotidien des jeunes filles est scandé par les activités pédagogiques et éducatives repérées. Ceci étant des activités exceptionnelles viennent enrichir ce quotidien à travers des rencontres, souvent nouvelles pour ces jeunes. Ainsi, nous poursuivons nos échanges avec des structures recevant des adolescents ou majeurs handicapés, avec lesquelles nous nous retrouvons dans une salle de sport à Brionne (27) pour pratiquer différents sports mais principalement du judo. Les jeunes filles ont reçu ce groupe au CEF et ont partagé un repas préparé par les jeunes «non sortantes». Deux mini camps à dominante sportive ont été organisés par deux pédagogues, accompagnés par deux éducatrices. Ces mini camps se déroulaient sur trois jours chacun, un à Tatihou et l autre au Mont Saint Michel. 4
LA STRUCTURE DANS SON ENVIRONNEMENT C est un partenariat institutionnel avec : L inspection académique de Rouen dans le cadre d une convention de mise à disposition permanente d un enseignant spécialisé au Centre Educatif Fermé. Un établissement scolaire, le Collège de Doudeville a accueilli deux jeunes filles distinctement en classe de 3 ème. 40 entrepreneurs (restauration, vente, coiffure, institut de beauté, centre équestre) qui, dans le cadre de conventions, ont accueilli des adolescentes en stage de découverte du monde professionnel. Avec le secteur psychiatrique de Rouen qui reçoit régulièrement les adolescentes à la Maison de l Adolescent. C est un comité de pilotage, composé d acteurs de l environnement (magistrats, acteurs sociaux, médicaux, politiques, économiques, institutionnels et experts), qui s est réuni à 2 reprises au CEF. LES INSTANCES DE REGULATION Réunion clinique (RAPI, Réunions d Accompagnement des Projets Individualisés) : tous les jeudis, elle est animée par le chef de service éducatif : élaboration, évaluation et adaptation en équipe pluridisciplinaire des projets individualisés. Réunion éducative : tous les jeudis, elle est animée par le directeur adjoint, elle a pour but de coordonner les actions de la vie quotidienne et de débattre des projets collectifs éducatifs. Réunion pédagogique tous les mardis, animée par la chef de service éducatif : développement des projets pédagogiques. Une réunion fonctionnement par trimestre, animée par le directeur : information, coordination, organisation avec la participation de l ensemble de l équipe. 5
CONCLUSION L année 2012 aura été celle de la continuité et de la stabilisation de notre projet. Ceci étant, nous avons développé de nouveaux partenariats. Grâce à la persévérance de notre conseillère en insertion sociale et professionnelle et aux efforts consacrés par les autres professionnels du CEF, nous avons pu établir un réseau de plus de 40 employeurs chez lesquels les jeunes que nous accueillons peuvent effectuer des stages de découverte. Du fait de l implication des éducateurs de la PJJ dès le placement au CEF, nous travaillons rapidement sur le projet de sortie des jeunes. Ainsi elles bénéficient d un suivi PJJ dès leur sortie. Avec l Education Nationale : Une jeune a été scolarisée au collège André RAIMBOURG de Doudeville. Une autre a été scolarisée au CFA M. SAUVAGE à Mont-Saint-Aignan afin de préparer un CAP de service en restauration. Ces intégrations se sont faites dans les meilleures conditions du fait de l engagement de l équipe pédagogique du collège en partenariat avec notre professeur des écoles détaché. Depuis l élaboration du projet du CEF, nous sommes en étroite collaboration avec le Secteur Psychiatrique de Rouen, du fait des troubles des jeunes accueillies, notre collaboration se renforce au fur et à mesure des situations. Nous sommes également liés avec les Institutions et Services des Nids et tout particulièrement notre Service d Accompagnement Familial. En effet, du fait de l éloignement des familles, lorsque celles-ci viennent au CEF rencontrer leur fille, l hébergement peut être mis à disposition à titre gracieux par le Service d Accompagnement Familial de notre association. Cet hébergement facilite grandement les rencontres. Par ailleurs, lorsque le magistrat s interroge sur le bien-fondé d hébergement au domicile des parents, ce service, par la prestation «d Accueil Accompagné Parents-Enfants» qu il propose, permet de vérifier, lors de rencontres accompagnées mises en œuvre par un éducateur sur le temps d un ou de plusieurs week-ends, la pertinence de ce choix. Ont participé à l élaboration de ce bilan d activités : - Stéphane DESCHAMPS, Directeur - Fabienne RAFFIN-BLONDEL, Secrétaire de direction 6