«Gros Producteurs» : trier les biodéchets



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Transcription:

Une volonté politique, un encadrement réglementaire > Directive-cadre 2008/98/CE du 19/11/2008 = Directive «déchets» > Grenelle de l Environnement > Loi 2010-788 du 12/07/10 Article 204 > Décret Min. Env. 2011-828 du 11/07/2011 > Arrêté Min. Env. du 12/07/11 > Circulaire Min. Env. du 10/01/12 > À venir : Guides ADEME de mise en oeuvre -1-

Définition des biodéchets et Obligation de tri Définition des biodéchets (Directive-cadre 2008/98/CE du 19/11/2008) «Déchets biodégradables de jardin ou de parc, déchets alimentaires ou de cuisine issus des ménages, des restaurants, des traiteurs ou des magasins de vente au détail, déchets comparables provenant des usines de transformation de denrées alimentaires.» Obligation de tri pour valorisation (Loi 2010-788 du 12/07/10) Art. 204 «À compter du 01/01/12, les personnes qui produisent ou détiennent des quantités importantes de déchets composés majoritairement de biodéchets sont tenues de mettre en place un tri à la source et une valorisation biologique ou, lorsqu'elle n'est pas effectuée par un tiers, une collecte sélective de ces déchets pour en permettre la valorisation de la matière de manière à limiter les émissions de gaz à effet de serre et à favoriser le retour au sol. -2-

Activités et déchets concernés I.A.A, expéditeurs : rebuts de fabrication, d emballageconditionnement de fruits ou légumes Commerce et grande distribution : invendus ou pertes des rayons (fruits et légumes, poissonnerie, boucherie, charcuterie, fromagerie ) frais, surgelés, en conserves Restauration : rebuts de préparation des repas, huiles alimentaires usagées et reliefs de la consommation des repas Marchés locaux et de gros, entrepôts : invendus des étals des commerçants de produits alimentaires Entretien des espaces verts et de bord de routes : déchets végétaux (tontes, feuilles et bois d élagage ) Industrie cosmétique / herboristerie : déchets de production et préparation. -3-

Domaines et déchets exclus (Décret et Circulaire) le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) les biodéchets ménagers les installations ICPE déchets : transfert, incinérateurs, décharges les boues (de STEP municipales, de papeterie et autres industries, bacs à graisse), les bacs à graisse l industrie du bois, les abattoirs, les zoos et animaleries, les activités équestres les biodéchets liquides (boissons, sauces) autres que les huiles alimentaires, mais obligation pour soupes, purées, crèmes les sous-produits animaux (SPA) catégories 1 et 2 les biodéchets contenant une fraction crue de viande ou de poisson (SPA catégorie 3 crus) * * comptent pour le seuil d obligation de tri les déchets verts conduits en valorisation énergétique réglementaire * -4-

Principes Gros producteur = Établissement > X t/an de biodéchets Seuils identiques pour toutes les professions >> certaines seront sollicitées plus rapidement que d autres Seuils se renforçant tous les ans Contrôles basés sur la production de biodéchets, mais ciblés selon des ratios / paramètres d activité l ADEME publiera courant 2012 des guides pratiques sur la gestion des biodéchets (méthodologies, techniques, réglementation) N.B.: Ménage / Gros.Prod. = 300 fois plus de points de collecte pour une quantité unitaire ramassée 40 fois moindre (125kg/5t par an) -5-

Quelques précisions 1/3 Priorité à la prévention : dons aux associations par ex. Déchet composé majoritairement de biodéchets >= 50% masse déchets hors emballages Avant mélange de différents flux de déchets Obligation de valorisation sur biodéchets seulement Les biodéchets conditionnés peuvent être collectés chez le producteur dans leur contenant : à déconditionner avant valorisation Les biodéchets GP peuvent être collectés en mélange avec d autres déchets organiques (biodéchets, cartons, cagettes, plastiques biodégradables ) valorisés de la même façon Enlèvement pour valorisation, ou traitement sur place -6-

Quelques précisions 2/3 Producteurs ou détenteurs de déchets : Marchés communaux : l entité de collecte est détentrice (>> obligation de tri, càd mise à disposition de conteneurs) Restaurant collectif : le gestionnaire assure le tri des biodéchets avec les moyens fournis par le donneur d ordres Déchets verts : l entreprise est détentrice des DV de pls chantiers Indépendance de chaque établissement (notion géographique) Par ex., chaque magasin et non l enseigne sur une ville Une commune n a d obligation que pour le(s) flux dépassant le seuil (école, marché, espaces verts ) Contrôles : maire ou service de l État déjà concerné par le secteur professionnel (décision du Préfet). -7-

Quelques précisions 3/3 SPA catégorie 3 (viande et poisson crus = tri non obligatoire) = Dérivés lait, œuf, denrées animales cuisinées, déchets de cuisine hors transports internationaux Nécessité sur site de traitement : Rubrique ICPE + agrément sanitaire DD(CS)PP Traitement hygiénisant : 70 C - 1 heure granulométrie <12 mm Démarche HACCP : circuits «propres» et «sales» indépendants Compost conforme au règlement UE 142/2011 Valorisation organique (sens large) Après prévention, dons aux associations, alimentation animale (zoos ou pet food, élevage), valorisation énergétique DV (brûlage interdit) Séchage éventuel (= pré-traitement) Épandage, compostage, méthanisation réglementaire Spécifique huiles alimentaires : lipochimie, biodiesel (utilisation directe interdite) -8-

Gisements de biodéchets (Mt/an - hors huiles alimentaires usagées) Biodéchets des ordures ménagères résiduelles (OMR) 6,1 Mt 96 kg/hab/an Activités économiques collectées avec OMR 1,9 Mt 29 kg/hab/an Gestion domestique : Déchets verts des ménages 4,5 Mt Déchets cuisine 0,6 Mt 5 Mt + 1,1 Mt Déchets verts des ménages collectés 4 Mt Biodéchets des Gros Producteurs (GP) > 2,5 t/an 2,4 Mt 0,5 Mt? 1,2 Mt +0,1 Mt +0,1 Mt 1,9 Mt!!! Ici!!! Gros Producteurs : > 2,5 T/an biodéchets Ménages 15.2 Mt Activ. Eco hors GP Déchets 1.3 Mt verts? des GP Gros collectés producteurs 3,1 Mt 5.6 Mt Total biodéchets 22,1 Mt -9-

Seuils de production retenus par l arrêté du 12/07/11-10-

Restauration collective 2012 : huiles Premiers secteurs concernés 2014 surtout : autres biodéchets Restau. Entreprise : 40 t/an = 1100 repas/j sur 260 j/an ; ou 380 lits d hôpital Secteurs Cuisines centrales Satellites scolaires Autres sites de restauration collective Restauration thématique et traditionnelle Traiteur Restauration rapide Ratios 11 g / repas 125 g / repas 134 g / repas 140 g / repas Variable : pas de ratio Étude GNR ADEME 2011 43 g / ticket (# 0 dans poubelle client) Commerce alimentaire (grande distribution) Dès 2012, pour les hypermarchés et une partie des super marchés -11-

Résumé : Grande distribution Production de déchets organiques ~ 30 kg DO / m2 surface totale Les dons aux associations (tous les HM sauf 1) représentent 115 tonnes/an soit 42% des DO générés Emballages : = 6 à 10% du poids des DO SPA catégorie 3 : ~ 3% des DO Collecte mono-flux tous DO Désemballage : manuel infaisable ; 32% magasins valorisent DO non emballés seulement Traitement : 84% magasins vers traiteurs privés (63% vers méthanisation) ; 6% après séchage Coût gestion DO : moins cher que DIB -12-

Tous Producteurs : Comment faire? Préalable : concertation territoriale pour mutualiser moyens de collecte et de traitement Adaptation des postes de travail pour tri (non-mélange) des biodéchets Stockage et pré-collecte : retarder la collecte = moindre coût Local réfrigéré + bacs, caisses-palettes, benne + maîtrise nuisances Compacteur monobloc ou benne compactée (à poste fixe) Biotank (broyage, stockage en cuve, camion vidangeur vers méthanisation) Séchage : 1 collecte hebdomadaire, voire mensuelle peut suffire Préférer solution hors site tant que moins chère C est-à-dire assez proche (offre de services : collectivité, agriculteur, traiteur de déchet, réseau gros producteurs ) -13-

Résumé : Solutions internes Compostage sur site en tas ou en bacs Sécheurs (matériels coréens) ou cuiseurs de 2 à 350 t/an Électro-composteur de 3 à 60 t/an de mélange biodéchets structurant carboné Collecte transport Résumé : Solutions externes Déconditionnement (> 15 000 t/an ; sites encore rares) Méthanisation et/ou Compostage (agréments sanitaires encore rares) Agriculteurs, traiteurs de déchets, collectivités Nécessité de susciter des offres de services vers Gros Producteurs Études ADEME en ligne sur : OPTIGEDE valorisation des déchets organiques -14-

L action de l ADEME Les études sectorielles (soutien ADEME 50%) Réalisation de guides par profession Prévention, approche territoriale et recherche de mutualisation Technique : quelles filières (avantages, limites)? quels équipements? Organisation interne : logistique, suivi qualité, réglementation Débouchés des produits, exutoires des refus Économie : surcoût de la gestion des biodéchets à compenser par une limitation des fréquences de collecte cartographie des offres de services : collecteurs, plates-formes de traitement Retour d expériences, boîte à outils : capitalisation des infos vers l ADEME Aides à l investissement Arrêt des aides à l investissement (30% de l assiette retenue) dès que l obligation réglementaire de tri deviendra effective. Approche globale auprès des grands «acteurs» (accord-cadre) -15-

Merci pour votre attention philippe.thauvin@ademe.fr -16-

Observations Grande distribution 1/3 Sur 18 magasins : 9 hypermarchés (HM), 3 supermarchés (SM), 3 cafétérias, 2 jardineries, 1 entrepôt Production Composition (!!! Peu d observations!!!) Composition des déchets banals (variable) : 9 HM : 46% cartons, 24% déchets organiques (291 tonnes DO/an) 3 SM : 26% cartons, 41% DO (60 tonnes DO/an) Pour HM et SM ensemble : gestion non encore stabilisée >> pas de ratio fiable ~ 97 kg DO / m2 surface alimentaire / an (mais très variable : Ecart-Type = 85) Ou ~ 30 kg DO / m2 surface totale Les dons aux associations (tous les HM sauf 1) représentent 115 tonnes/an soit 42% des DO générés Emballages : Selon les collecteurs, le poids des emballages = 6 à 10% du poids des DO SPA catégorie 3 : ~ 3% des DO Non optimisé: 167 sur 8 HM -17-

Grande distribution 2/3 Collecte Collecte mono-fux des DO très majoritaire : pas de séparation entre emballés ou pas, fruits et légumes / déchets de boucherie, etc. Désemballage ~ 20% de désemballage sur site, mais solution non généralisable (10 h personnel/semaine) 42% désemballage mécanique en prestation externe 32% pas de désemballage et valorisation de la seule fraction non emballée (soit 40% des DO) 6% séchage (sans désemballage) Traitement 84% DO traités dans des installations appartenant à des stés privées (63% en méthanisation) -18-

Coûts Grande distribution 3/3 Filière DO en création Coûts non tarifés : augmente avec le nombre d enlèvements facturés au forfait, mais indépendant de la qté, du Km, du désemballage ou non, du traitement effectué, et varient aussi avec le même prestataire Le coût temps-homme interne représente plus de 50% du coût de la filière DO Faire échanger les contenants par le prestataire plutôt que les nettoyer en interne Le coût de gestion de la tonne DO (hors temps-homme interne) est un peu moins cher (~ - 5%) que celui des DIB pour les HM, mais moins cher (~ - 30%) pour les SM Exigence de la grande distribution = Avoir une traçabilité de la filière DO D où professionnalisation, responsabilisation nécessaire de certains acteurs nouveaux -19-

Solutions internes Compostage en tas ou en bacs isolés (traitement interne) Contraintes : manutention, désemballage, besoin de structurant carboné : déchets verts ligneux, cartons Photo Assoc. GESPER -20-

Sécheurs (matériels coréens) ou cuiseurs de 2 à 350 t/an > Désemballage ; Conso 0,8 à 1 KWh/kg > Déchet séché = garde statut de déchet (traitement interne) Sécheur Geb Solutions 2 à 1000 l/j -21-

Électro-composteur (pour traitement interne) de 3 à 60 t/an de mélange biodéchets structurant carboné ; c'est-à-dire de 1,5 t/an à 30 t/an de biodéchets ; investissement de 15 à 100 k et coût de fonctionnement : 5 à 10 k /an. Conso : 0,05 à 0,1 KWh/kg. Maîtrise des odeurs : par lavage, biofiltre Composteur Aletrumman Criblage du compost -22-

Collecte - transport Déconditionnement déchets emballés (prestation externe) système voisin d une presse à vis : si > 15 000 t/an Compostage (traitement externe) par un agriculteur prestataire, (traite aussi les déjections d élévage) sur la plate-forme de compostage de la collectivité (par ex. recevant les déchets verts) par un industriel du traitement du déchet gamme de coût de traitement (élimination des refus incluse et hors recettes) : de 30 à 60 /t. Solutions externes -23-

Si intervention de la collectivité Les biodéchets «privés» sont hors du périmètre du service public La collectivité n a pas d obligation d intervenir Si elle choisit d intervenir : Elle agit comme un prestataire privé En concurrence avec d autres prestataires privés Le producteur de déchets est libre de retenir ou pas le service proposé par la collectivité Le producteur de déchets fait déjà payer par ses clients l élimination de ses déchets La redevance spéciale doit couvrir intégralement le service vendu par la collectivité à un producteur de déchets privé (sans recours à l impôt) Une synergie peut être trouvée avec la gestion des biodéchets ménagers : pour réduire les coûts à la tonne, et mieux remplir l installation de traitement -24-

Compostage en composteurs accélérés : (traitement externe) Accepte les boues de STEP -25-

Méthanisation (traitement externe) adaptée à des déchets azotés, humides, gras, en mélange équilibré (potentiel méthanogène) nécessite réel savoir-faire pour traitement et valorisation énergétique du biogaz digestat : post-compostage avec structurant pour cession à des tiers (si compost conforme à la norme) ou plan d épandage méthanisation non rentable sous 5 kt/an (agriculteur), 10 kt/an (autre) coût de traitement (élimination refus incluse et hors recettes) : de 60 à 90 /t. -26-

Études ADEME Guide technique : La gestion sélective des déchets dans les restaurants (2000) Gisement de déchets de restauration Pratiques de tri Solutions de valorisation et matériels disponibles Étude 2008 : les dispositifs de compostage électromécanique de petite capacité Étude 2010 : Procédés de séchage de déchets de restauration : expertise technico-économique et aspects réglementaires Études sectorielles 2011 PERIFEM (grande distribution) : bilan opérations existantes ; ratios GNR (restauration) : ratios -27-