DOSSIER DE PRESSE JOSEF KOUDELKA DU 10 SEPTEMBRE AU 29 NOVEMBRE 2015 INAUGURATION : CONFÉRENCE DE PRESSE : LIEU : 10 septembre de 17 h à 21 h 10 septembre 2015 à 11 h Salle des expositions Bárbara de Braganza, 13 DURÉE DE L'EXPOSITION : Du 10 septembre au 29 novembre 2015 COMMISSAIRE : Matthew Witkovsky, directeur et commissaire Richard and Ellen Sandor du Département de photographie de l'art Institute de Chicago. PRODUCTION : L'exposition a été organisée par l'art Institute de Chicago et le J. Paul Getty Museum en association avec Fundación MAPFRE. WEB : http://exposiciones.fundacionmapfre.org/exposiciones/es/josefkoudelka Facebook www.facebook.com/fundacionmapfrecultura Twitter https://twitter.com/mapfrefcultura Instagram www.instagram.com/mapfrefcultura #expo_kouldelka Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Alejandra Fernández et Nuria del Olmo de la Direction de Communication Corporate de MAPFRE. Tél. : 915818464 et 690049112 E-mail : alejandra@fundacionmapfre.org ; ndelolm@fundacionmapfre.org
FUNDACIÓN MAPFRE présente l'exposition rétrospective la plus complète jusqu'à ce jour consacrée au photographe tchèque, naturalisé français, Josef Koudelka (n. 1938), membre depuis plus de quarante ans de l'agence Magnum Photos. Ingénieur de profession, Koudelka, qui commence sa carrière de photographe vers le milieu des années soixante, est l'un des auteurs les plus influents de sa génération. Son œuvre, à mi-chemin entre la photographie artistique et le reportage, fait aujourd'hui de Josef Koudelka une légende vivante. Parmi les récompenses prestigieuses qu'il a reçues en reconnaissance de son travail, mentionnons le Grand Prix national de la photographie (1989), le Grand Prix Cartier-Bresson (1991), et l'international Award in Photography de la Hasselblad Foundation (1992). Cette exposition retrace l'ensemble de son parcours, qui s'étend sur plus de cinq décennies. Le choix s'est porté sur plus de 150 œuvres englobant ses premiers projets expérimentaux, réalisés vers la fin des années cinquante et pendant les années soixante, ainsi que ses séries historiques «Gitans», «Invasion» et «Exils», jusqu'à ses grands paysages panoramiques des dernières années. L'exposition comprend également de nombreux travaux documentaires, dont la plupart sont inédits (maquettes, brochures, revues de l'époque, entre autres), lesquels permettent d'approfondir la connaissance de l'œuvre et du processus créatif de l'auteur. «Nationalité incertaine», le titre de l'exposition, décrit tant le sentiment d'absence d'un lieu à soi, la sensation de déracinement, si présente dans son œuvre depuis son exil de Tchécoslovaquie après l'invasion de Prague, que son inlassable intérêt pour les territoires en conflit. L'exposition a été organisée par l'art Institute de Chicago et le J. Paul Getty Museum en association avec Fundación MAPFRE.
VISITE DE L'EXPOSITION PREMIERES ŒUVRES ET THEATRE Josef Koudelka connaît la période d'ouverture qui surgit en Tchécoslovaquie après la mort en 1953 de Joseph Stalin, lequel avait fait subir au pays une répression brutale Une heure d'amour de Josef Topol, Divadlo za branou [Théâtre derrière la porte], Prague, 1968. Josef Koudelka/Magnum Photos durant deux décennies. Koudelka commence sa carrière de photographe professionnel en 1958. Il réalise une série de photos de paysages et de scènes d'extérieurs à Prague, mais aussi pendant des voyages en Slovaquie, Pologne et Italie. Son appareil photo l'accompagne très vite dans tous ses voyages, annonçant déjà sa volonté de devenir le photographe indépendant et nomade qu'il serait pendant plus de quarante ans. Dans les années soixante, il travaille pour la compagnie de théâtre la plus importante de Tchécoslovaquie, Divadlo za branou [Théâtre derrière la porte] et Divadlo na zábradlí [Théâtre sur la balustrade], et un grand nombre de ses images illustrent les couvertures de la revue Divadlo [Théâtre]. Certaines d'entre elles peuvent être contemplées dans l'exposition. GITANS Roumanie, 1968, tirage des années 1980. The Art Institute of Chicago, promesse de don de Sandy et Robin Stuart. Josef Koudelka/Magnum Photos En 1961, Josef Koudelka commence à passer de longs séjours dans les campements gitans des villes d'europe de l'est. La photographie de ces communautés passera rapidement d'une activité marginale à un véritable projet de vie. Entre 1963 et 1968, il visite près de quatre-vingts camps en Tchécoslovaquie et accumule des milliers de photographies. Sélectionnées au fil du temps, elles se réduiront à un ensemble de quelques douzaines de clichés illustrant son immersion dans les vies, les fêtes et les coutumes de la culture rom (gitane).
L'exposition rassemble 22 des 27 tirages exposés à l'époque pour la présentation de son travail «Gitans» dans le hall d'un théâtre de Prague en mars 1967, il y a presque cinquante ans. INVASION En août 1968, Koudelka se réveille avec l'invasion de Prague par les troupes soviétiques. Il sort immédiatement dans la rue et ne cesse de documenter pendant toute une semaine cette occupation dévastatrice. Il monte sur les tanks et part à la rencontre des manifestants qui affrontent les soldats lourdement armés. Ses clichés au fort impact documentaire sur le conflit deviendront le symbole de l'esprit du mouvement de résistance. Les films contenant ses images sur les combats dans Prague parviennent (Citoyen Tchèque sur un tank), 1968. The Art Institute of Chicago, promesse clandestinement en Europe de de donation d'un collectionneur privé. Josef Koudelka/Magnum Photos l'ouest et finissent par être publiés dans des journaux et revues du monde entier. Pour éviter toutes représailles contre lui et sa famille, les photographies sont signées «P.P.» ou «Prague Photographer» [photographe de Prague] jusqu'en 1984. EXILS Josef Koudelka quitte la Tchécoslovaquie en 1970 et demande l'asile au Royaume-Uni. Tout au long de son exil, il poursuit son travail dans toute l'europe, suivant les routes marquées par les manifestations gitanes, les festivals religieux et folkloriques qui ont lieu tous les ans. France, 1987. Josef Koudelka/Magnum Photos L'aliénation dont il souffre, provoquée par son apatridie, transparaît dans «Exils», un travail chargé de symboles d'isolement (animaux perdus, personnages solitaires, objets éparpillés et gitans déplacés) qui retrace sa propre expérience vitale.
«Nationalité incertaine» fait référence au statut légal qui figure sur les documents de voyage de l'auteur à chacun de ses retours au Royaume-Uni, où il s'installe pendant les premières dix années de son exil, n'ayant plus de passeport tchèque ou ne pouvant pas prouver son lieu de naissance PANORAMIQUES Depuis 1986, Koudelka travaille avec un appareil photo panoramique. Il utilise ce format élargi pour représenter des territoires dévastés par la guerre ou modifiés par le passage du temps. Ces images constituent la base de ses impressionnants dépliants comme Black Triangle ou Chaos, montrant des paysages au bord de la ruine. Jordanie (Amman), de la série Archéologie, 2012, tirage de 2013. Josef Koudelka/Magnum Photos Plus récemment, Josef Koudelka a utilisé ce format pour documenter la frontière de la Cisjordanie et les territoires environnants, notamment le désert du Néguev et le plateau du Golan. Ce travail, Wall, force le spectateur à constater la désolation d'un vaste paysage fait de murs, barbelés, routes d'accès et frontières. L'exposition comprend plusieurs tirages de ce dernier projet, ainsi que l'ouvrage publié en 2014. Ces images panoramiques aux dimensions impressionnantes, de 1,2 à 1,8 m de long, confrontent le spectateur à un paysage anthropique retraçant l'histoire et les transformations de la déprédation humaine, en présentant l'homme à la fois comme créateur et destructeur du monde. CATALOGUE Fundación MAPFRE a édité un catalogue contenant d'importantes contributions d'amanda Maddox, commissaire assistante du Département de photographie du J. Paul Getty Museum, et Matthew Witkovsky, directeur et commissaire Richard and Ellen Sandor du département de photographie de l'art Institute de Chicago.