1. Déroulement du stage Rapport de stage Durant ces quatres mois de stage j ai découvert trois éditions différentes du Courrier Picard: Tableau 1. Périodes de stage lieu date bilan Edition l amiénois du 22 janvier au 22 février +/- Edition Grand Amiens du 23 février au 15 mars ++ Edition Picardie maritime du 16 mars au 15 mai +++ 2. Retour sur mes quatre mois de travail Je dresse un bilan exclusivement positif sur ces quatre mois d expérience. Ce stage ne m a apporté que de bonnes choses. J ai pu découvrir la vie active et connaître ce qu est réellement le travail en entreprise. J avais naturellement quelques expériences professionnelles comme beaucoup d étudiants avec les jobs d été, mais ce sont deux expériences si différentes. Le sérieux, le professionnalisme, les responsabilités ne sont absolument pas placés au même degré. Avec ce stage au Courrier picard 1 j ai appris à agir et réfléchir comme une professionnelle. Je note avec plaisir que j ai naturellement adopté ce comportement professionnel au fil des jours. Et ce, parce que j ai été agréablement accueillie, constamment soutenue et très bien formée par chaque équipe des différentes éditions. Ils n hésitaient pas à me guider lorsque j avais besoin d aide. Ils m ont fait confiance et m ont laissé autonome pendant les quatre mois ; Je pense que ce sont les deux éléments de base qui m ont permis de faire un bon stage. Ce stage a été riche en découvertes, il m a apporté énormément de choses techniquement et humainement parlant. J ai considérablement développé mon ouverture d esprit. Au début j avais du mal à m ouvrir aux autres, aussi bien aux membres de l équipe de rédaction qu aux personnes que j interviewées. C était dur pour moi car je suis timide et très réservée, donc j étais mal à l aise. Au fil du temps j ai pris confiance, j ai appris à m ouvrir aux gens et échanger avec eux, et j aimais ça. Avec ce métier on rencontre tous les jours des gens différents, de tous les rangs sociaux, qui nous offrent de nouvelles visions sur le monde et qui développent notre culture sur certains points. Les nombreux sujets que j ai abordés ont développé ma curiosité intellectuelle. Cela a été le cas pour ma «vitrine» sur le problème de l alcool à Abbeville. Je ne savais pas qu ils existaient des alcoologues 2 qui tenaient des cabinets médicaux pour les personnes dépendantes. J ai adoré faire ce sujet car il s agissait d un réel problème de société. J y ai rencontré des gens touchants, anciens alcooliques, qui m ont fait confiance en se livrant à moi et m ont démontré que le problème de l alcoolisme c était plus qu une addiction ou qu une simple envie de boire. De même, avant mon stage j avais beaucoup d a priori sur la 1
pêche, pour moi c était une activité dénudée de tout intérêt et ennuyeuse. A présent avec la «vitrine» que j ai faite sur ce loisir, je me rends compte que je n y connaissais rien et que j avais trop de préjugés. Ce ne sont que des petits détails mais qui, une fois réunis, changent ma vision des choses. Plus je rencontrais des gens, plus j aimais ça. Outre mon ouverture d esprit, j ai pu développer quelques qualités qui étaient faibles, voire inexistantes, avant le stage : La rigueur: Je suis devenue plus méthodique dans mon travail et dans ma réflexion. La gestion du temps: Avant cette expérience, je gérais très mal mon temps. Je suis quelqu un qui travaille lentement et qui n aime pas être oppressée par le temps. D ailleurs lors des périodes d examens j ai toujours été la dernière dans la salle à rendre ma copie. J avais une très mauvaise gestion du temps et je ne cherchais pas à le modifier. Je m en contentais très bien. Mais je me suis rendue compte que si on n apprenait pas à gérer son temps en étant journaliste, on ne pouvait pas exercer ce métier. Car être journaliste, surtout dans une presse écrite quotidienne régionale, c est savoir travailler dans l urgence, écrire sous la pression, et se rendre disponible à tout moment. Pour résumer c est savoir maîtriser de nombreuses tâches en un temps limité. En travaillant au Courrier Picard, surtout à l édition «Picardie Maritime», j ai appris à travailler vite sans bâcler mon travail, et à organiser mon temps de manière utile et réfléchie. J ai arrêté d entamer les choses à la dernière minute et de faire constamment des pauses où de m arrêter sur de futiles détails. L esprit d équipe: Je suis quelqu un de très solitaire qui préfère travailler seule. J ai toujours eu du mal à travailler en groupe et à me tourner vers les autres pour demander de l aide. Et lors de cette expérience, j ai appris à travailler en groupe, à partager des idées, à demander conseils. Je n ai pas hésité à suivre les autres journalistes dans leur travail pour observer leurs techniques. Et c est grâce à l esprit d équipe de mes collègues que j ai pu développer le mien et progresser. J ai à présent plus de facilité à travailler en groupe, même s il me faut encore parfois quelques moments de solitude dans mon travail. La créativité: J ai également développé mon esprit créatif, car construire un article demande une certaine créativité : pour trouver un titre original, si possible avec un jeu de mot, pour construire une phrase d accroche et une chute frappantes et pertinentes. Sur ce point-là, le travail du journaliste s apparente à celui du concepteur rédacteur. Avoir l idée originale qui marquera la différence et attirera le lecteur. De même il faut de la créativité pour la photographie. Trouver la meilleure mise en scène, le cliché qui illustrera au mieux le sujet. Il faut attraper l œil créatif pour obtenir une image percutante. Au fil de ces quatre mois j ai activé mon esprit créatif pour tenter de construire des papiers originaux et attrayants. La pugnacité: J ai appris à persévérer dans mon travail. J ai eu quelques coups durs pendant cette expérience, particulièrement face aux diverses difficultés rencontrées, notamment lors de ma période de flottement et de doutes dans l édition «Grand Amiens». Mais je me suis accrochée, je n ai jamais laissé tomber. J ai appris à faire face à la difficulté et parfois à être stimulée par elle. La capacité d écoute: J ai su être à l écoute des différentes personnes dans l entreprise. J ai pris en compte tous les conseils que l on me donnait et les remarques que l on me faisait. Et cette capacité d écoute m a bien aidé. C est grâce à elle si j ai pu progresser et ne plus refaire les mêmes erreurs. Ce stage m a également apporté les connaissances «journalistiques» de base que tout journaliste se doit de connaître pour faire carrière. J avais naturellement eu quelques cours de journalisme, mais j ignorais 2
tout du fonctionnement d une presse écrite quotidienne régionale : l organisation, les réunions, le vocabulaire, les logiciels, les techniques rédactionnelles, les techniques sur le terrain (interviews, prise de photos...). Force est de constater que cette expérience à développer mes compétences rédactionnelles. Le Courrier Picard est une très bonne école. A présent mon style rédactionnel est beaucoup plus propre et précis. Ma syntaxe est devenue plus simple et mon style littéraire plus léger. J ai vraiment réalisé que mon écriture avait évolué lorsque j ai relu, à la fin de mon stage, les pages du roman que j ai commencé. Je n y avais pas touché depuis le début de mon stage, et en le relisant j y ai apporté une avalanche de modifications : les phrases étaient trop complexes, trop longues, trop redondantes. Je pense avoir acquis une écriture plus mature et moins lourde. La grande fierté de cette expérience, c est de constater et d entendre dire que j ai été d une aide précieuse pendant ces quatre mois. J ai su gérer et remplir mon rôle et affronter les difficultés rencontrées. Même durant mes périodes de doutes et de fatigue, j ai toujours assuré mes missions jusqu au bout et rendu mes articles à temps, et mes collègues en étaient satisfaits. J ai participé activement à la réalisation de plusieurs quotidiens pendant quatre mois, en comptant 120 articles à mon actif. (Seuls une vingtaine d articles figurent en exemple dans les pages annexes) 3. Mes projets professionnels Mon principal objectif en effectuant ce stage au Courrier Picard était de savoir si je m étais orientée dans la bonne filière, mais aussi si j avais les compétences et les qualités requises pour le journalisme. Car depuis la seconde j assure à tout le monde que ce milieu me plaît et que j aimerai y faire carrière. Mais paradoxalement, je n avais aucune expérience et je n avais jamais fait de stage. J avais peur de me faire des illusions et j avais beaucoup de doutes. Je voulais voir si j étais capable de gérer toutes ces peurs et ces appréhensions, capable d acquérir les connaissances nécessaires pour faire un métier de la rédaction. Grâce à ce stage, je sais à présent que je ne me suis pas trompée. Je sais que j ai les compétences nécessaires, qu il me faut juste les développer avec l expérience. Mais au final, je peux dire que je possède les clefs qui me permettront d entrer dans le monde du journalisme, si je fournis le travail nécessaire. J avais également peur de ne pas être charmée par ce milieu et de découvrir que cette profession ne s accordait pas du tout avec mes envies et ma personnalité. Je me demandais si je ne serais pas lassée de devoir écrire tous les jours. Mais il s est avéré que j ai adoré rencontrer les gens et relater par la suite à l écrit ce que j avais vu ou entendu. Je suis donc satisfaite car cette expérience n a fait que renforcer mes pensées, à savoir que l écriture tient une place importante dans ma vie et que je suis sûre de vouloir en faire mon métier. Cette expérience au Courrier picard m a beaucoup plu, mais je sais que je ne travaillerai jamais comme journaliste pour un quotidien régional ou national pour deux raisons précises : Même s il y a beaucoup d avantages, c est un travail très contraignant et trop stressant. Il faut sans cesse travailler dans l urgence et sous la pression. Le journaliste n a pas réellement d horaire et de temps pour lui. 3
La majorité des sujets couverts ne m intéressaient pas vraiment. Les seuls sujets où j ai réellement pris plaisir à écrire étaient des sujets culturels, (musique, théâtre, cinéma...) ou des portraits. Malheureusement il y en a très peu dans un quotidien régional. Mon plus grand souhait professionnel aujourd hui serait de devenir critique de cinéma pour un magazine. Je suis critique depuis peu pour un site Internet Nord-cinéma (http://www.nord-cinema.com) et je me suis rendue compte avec ce poste que c est vraiment ce qui me plaît. L année prochaine je ferai en sorte que mon prochain stage soit lié au cinéma. A côté de cela j ai toujours ce projet de roman en route. Ce qui m a le plus manqué durant ces quatre mois, c est l aspect littéraire de l écriture. Car en écrivant les articles j ai dû apprendre à «étouffer» ce style littéraire. J ai pu noter que l écriture «journalistique» était beaucoup plus contrôlée ; beaucoup de règles s imposent pour écrire un article. On ne peut utiliser toutes les figures de style. De même il faut sans cesse veiller à notre vocabulaire, pour être sûr qu il reste à porter de tous. Même si les deux styles sont assez proches, il existe quelques différences qui font que je privilégierai toujours le style littéraire. Malgré ça, je retiens surtout les bons côté du métier et ça me plairait bien de devenir correspondante pour un quotidien régional.mon principal objectif en effectuant ce stage au Courrier Picard était de savoir si je m étais orientée dans la bonne filière, mais aussi si j avais les compétences et les qualités requises pour le journalisme. Car depuis la seconde j assure à tout le monde que ce milieu me plaît et que j aimerai y faire carrière. Mais paradoxalement, je n avais aucune expérience et je n avais jamais fait de stage. J avais peur de me faire des illusions et j avais beaucoup de doutes. Je voulais voir si j étais capable de gérer toutes ces peurs et ces appréhensions, capable d acquérir les connaissances nécessaires pour faire un métier de la rédaction. 4. Conclusion Grâce à ce stage, je sais à présent que je ne me suis pas trompée. Je sais que j ai les compétences nécessaires, qu il me faut juste les développer avec l expérience. Mais au final, je peux dire que je possède les clefs qui me permettront d entrer dans le monde du journalisme, si je fournis le travail nécessaire. J avais également peur de ne pas être charmée par ce milieu et de découvrir que cette profession ne s accordait pas du tout avec mes envies et ma personnalité. Je me demandais si je ne serais pas lassée de devoir écrire tous les jours. Mais il s est avéré que j ai adoré rencontrer les gens et relater par la suite à l écrit ce que j avais vu ou entendu. Je suis donc satisfaite car cette expérience n a fait que renforcer mes pensées, à savoir que l écriture tient une place importante dans ma vie et que je suis sûre de vouloir en faire mon métier. 4
5. Section supplémentaire Rapport de stage 5.1. Début Ces pages ont pour origine un cours destiné aux étudiants de 2ème année du Master Pro Métiers de la Rédaction de l université Lille III-Charles de Gaulle, à Villeneuve d Ascq, depuis l année universitaire 2005-2006 : Le but principal de cet enseignement est de sensibiliser des étudiants 3 à la nécessité et l utilité de la séparation données-traitement 4 dans la création d un texte, surtout quand celui-ci est destiné à être manipulé par plusieurs personnes aux fonctions complémentaires. Il est en effet important, par exemple, que celui qui écrit le texte ne se préoccupe pas de la façon dont il sera présenté dans sa version finale, mais aussi que celui qui en fait une version papier n ait pas à modifier le texte original, pas plus que celui qui l utilisera pour produire un site web. Dans cette optique il est important de choisir une méthode de représentation des données (ou des textes) qui permette cette séparation, et même qui y oblige. XML est une solution, et DocBook en est une application particulière. 5.2. Milieu C est pour sa valeur d exemple représentatif que cette solution a été choisie dans cet enseignement. Mais il faut bien garder à l esprit que d autres solutions existent (d autres solutions XML, l utilisation de systèmes de gestion de bases de données, etc.). Le point commun de ces solutions sera la séparation données-traitement. Et c est bien à cette notion que cet enseignement a pour but de sensibiliser 5.3. Fin Ces pages ne sont pas destinées à être un cours autonome : elles ne sont qu un support de cours, et beaucoup de choses, qui sont transmises à l oral pendant les cours, ne sont pas écrites. Notes 1. Un quotidien régional picard 2. Médecins spécialisés dans les problèmes liès à l addiction de divers drogues 3. destinés à devenir des rédacteurs de documents, techniques ou pas 4. ou des textes 5