Nous sommes, tous, potentiellement maltraitants au cours de nos activités de soignant Assumons cette réalité, prenons en conscience et travaillons ensemble, pour faire changer les choses!
C est : - dans une volonté dynamique, d adaptation continue, de remise en cause permanente de nos pratiques et postures professionnelles, - dans le désir d améliorer continuellement la prise en charge des personnes accueillies, que depuis 3 ans une démarche sur la Promotion de la Bientraitance s est mise en place dans notre département.
- La «Maltraitance»se définit par tout acte, volontaire ou non, attitude, propos, négligence, omission ou absence d action portant atteinte à l intégrité physique, psychologique ou morale de la personne prise en charge. - La «Bientraitance» n est pas le simple contraire de la maltraitance Elle est l ensemble des comportements et attitudes : - qui prennent en compte et respectent la personne soignée, être humain riche de ses valeurs, dans sa globalité, - s adaptent à ses besoins psychologiques, physiologiques, affectifs, - et qui se résument dans les «bonnes pratiques professionnelles».
Cette réflexion a permis de discuter, définir et écrire : - Les valeurs fondamentales et partagées de notre communauté soignante, dont la première est le respect de la personne dans sa globalité - Les conduites que nous jugeons inacceptables, telles que des atteintes à la dignité ou à l intégrité physique, psychologique ou morale Pour aboutir à la rédaction d une charte «Qualité» : «Charte de Prévention de la Maltraitance Pour tendre à la Bientraitance»
Pour être appliquée, la charte doit être déclinée en «fiches actions», pratiques, telles : - Attente des personnes hospitalisées en salle d attente dédiée, - Communication avec les patients lors d examens lourds ou invasifs, - Respect de la nudité et de l intimité (tant physique que psychologique) des personnes, - Communication avec des personnes très âgées ou démentes, - Modalités d annonce de cancers et autres pathologies graves, - Prise en charge de la souffrance dans un service d imagerie.
Nos réflexions nous ont conduits à aborder la souffrance, tant celle de la personne soignée que celle du soignant. En effet : - Le soignant n est il pas parfois maltraité, non respecté? - Comment, en effet, un soignant pourrait il être «bientraitant» s il ne se sent lui-même considéré et respecté?
La souffrance du soignant doit être prise en compte et prévenue, qu elle soit : Organisationnelle, Liée à l institution, aux relations interprofessionnelles, i Due à une insuffisance de formation, de communication ou d accompagnement, Ou à une patientèle difficile. Le bien-être au travail est en effet une condition nécessaire à la réussite d une démarche vers la bientraitance.
Notre méthodologie de travail contribue, par le management participatif qui en résulte, à améliorer le bien être du personnel en : Redonnant du sens au soin et donc au soignant par la définition de valeurs communes et partagées, Instaurant une dynamique d équipe fondée sur la discussion, le partage, l écoute et la convivialité, Contribuant à valoriser les personnels qui diffusent des valeurs éthiques constituant le cœur du métier de soignant Donnant une perspective à notre engagement professionnel