4èmes Rencontres d'education Thérapeutique SeFor Lyon, 14 novembre 2014

Documents pareils
Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie.

Définition, finalités et organisation

Comment la proposer et la réaliser?

La prise en charge d un trouble dépressif récurrent ou persistant

L utilisation de l approche systémique dans la prévention et le traitement du jeu compulsif

L aide aux aidants. Psychologue clinicienne. Capacité de gériatrie mars 2009

Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique

COUPLE ET PROBLÈMES SEXUELS

Résidence MBV Les FIGUERES -Capendu-

Quand le corps devient objet de l autre

L expérience du patient partenaire au suivi intensif dans la communauté à Sherbrooke. Daniel Boleira Guimarães; Luce Côté

L infirmier exerce son métier dans le respect des articles R à R et R à du code de la santé publique.

CAHIER DES CHARGES INFIRMIER-ÈRE DIPLÔMÉ-E

PSYCHOLOGUE AU DOMICILE : PRATIQUES SINGULIERES OU PLURIELLES?

ATELIER 2: Les «bénéfices psychologiques» de l ETP: psychothérapie, thérapie cognitivocomportementale. quels équilibres?

Problèmes de rejet, de confiance, d intimité et de loyauté

Avec un nouveau bébé, la vie n est pas toujours rose

Mieux vivre avec votre asthme

L ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT EN 15 QUESTIONS - RÉPONSES

PROJET VIVRE, HABITER ET TRAVAILLER DANS LYON ET LE GRAND LYON

Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences

Troubles du comportement de l enfant et de l adolescent

Calendrier des formations INTER en 2011

DOMAINE 7 RELATIONS ET RÔLES

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION

Exemple de Projet d Accueil Individualisé ELEVE CONCERNE

Troubles psychiques de la grossesse et du post-partum Q19. Psychiatrie adulte Module D Pr Jean Louis Senon Année universitaire

Conseils sur la conduite à tenir en cas de suicide d un salarié sur le lieu de travail

MIEUX COMPRENDRE CE QU EST UN ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL AVC

Le décret du 2 mars 2006 a institué le Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique de niveau V.

Parent avant tout Parent malgré tout. Comment aider votre enfant si vous avez un problème d alcool dans votre famille.

Anne DELCHER Pôle Médecine et Gériatrique de Saint-Nazaire SGOC La Rochelle 7-8 juin 2013

Aider une personne atteinte de cancer

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION

L hôpital dans la société. L expérience du CHU de Paris, l AP HP. Pierre Lombrail, Jean-Yves Fagon

Education Thérapeutique (ETP)

BILAN D ACTIVITE DU PÔLE DE SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE Année 2010

Devoirs, leçons et TDA/H1 Gaëtan Langlois, psychologue scolaire

Recommandations dans l intervention auprès des femmes ayant subi un abus sexuel dans l enfance et/ou des mères d enfants victimes d abus sexuels

SUPPLEMENT AU DIPLÔME

PLAN DE LA CONFERENCE

Comment parler avec l enfant de la maladie grave et de la mort?

L adhésion au traitement: les clés du succès

testez-vous! Préparez vos partiels en toute sénérité!

Epilepsies : Parents, enseignants, comment accompagner l enfant pour éviter l échec scolaire?

«La capacité à être seul», WINNICOTT

quel plan pour qui? Répondre aux besoins éducatifs PARticuliers des élèves :

quel plan pour qui? Répondre aux besoins éducatifs particuliers des élèves :

PSYCHOSOMATIQUE, RELAXATION, PSYCHOTHERAPIES A MEDIATION CORPORELLE

Quel avenir pour les équipes mobiles de soins palliatifs?

Délivrance de l information à la personne sur son état de santé

Critères de Choix d une Echelle de Qualité De Vie. Etudes cliniques dans l autisme. Introduction

ogiciel Véronique Messager

Sommaire. Sommaire. L Entreprise Page 3. Qu est-ce que la PNL? Page 4. Thérapie PNL et hypnose ericksonienne Page 7

Les prérogatives du mineur sur sa santé

Rentrée Charte du restaurant scolaire

LA MÉTHAMPHÉTAMINE LE CRYSTAL C EST QUOI

Un besoin identifié : les jeunes et leur santé (état des lieux et constat)

«Evaluation de l activité physique chez les enfants et adolescents à l aide d une méthode objective» SOPHYA

Ce que vous pouvez faire et ne pouvez faire pour l aider

INAUGURATION Du service de Pédiatrie Dossier de presse JEUDI 14 NOVEMBRE 2013

Démence et fin de vie chez la personne âgée

ASSOCIATION ARISSE INSTITUT MEDICO-EDUCATIF ARMONIA Avec prise en charge de jour et d internat séquentiel LIVRET D ACCUEIL

Le guide s articule autour de quatre thèmes, qui sont incontournables pour bien documenter une situation d aliénation parentale ou de risque:

Note de recommandation Médecins du Monde. Concertation sur la Réforme de l Asile. Octobre 2013

MONITEUR-EDUCATEUR ANNEXE I : REFERENTIEL PROFESSIONNEL. Le moniteur-éducateur intervient dans des contextes différents :

Travail de Fin d Etudes

Guide à l intention des familles AU COEUR. du trouble de personnalité limite

REGLEMENT INTERIEUR du RESTAURANT SCOLAIRE de la COMMUNE de LINXE

CONFERENCE-DEBAT ORGANISEE PAR L'ASSOCIATION MAIA LES ASPECTS PSYCHOLOGIQUES DU DON DE GAMETES LE 8 DECEMBRE 2012 A PARIS

La psychothérapie. Se poser les bonnes questions

I. Qu est ce qu un SSIAD?

Accompagnement de fin de vie des enfants et adolescents polyhandicapés en établissements et services médico-sociaux

LES PROFESSIONNELS DE LA SANTE

Stress des soignants et Douleur de l'enfant

Formation obligatoire d adaptation à l emploi

Comment s exerce l autorisation parentale de sortie de l enfant du territoire national ou l opposition à cette sortie?

Le guide. pour tout comprendre. Agence relevant du ministère de la santé

Questionnaire pour les enseignant(e)s

A vertissement de l auteur

moi maman, papa, mici hémorragique chez un adolescent et sa famille. engendrés par une maladie de Crohn ou une recto-colite

Différents facteurs impliqués dans l addiction

Annoncer une mauvaise nouvelle

Professeur Thierry BOUGEROL

Règlement intérieur de l établissement année 15-16

La transition école travail et les réseaux sociaux Monica Del Percio

SYSTEME D AMBIANCE LUMINEUSE: INTERÊT DANS LE SCANNER DE LA MERE ET DE L ENFANT. JFR 2008 Hôpital Robert Debré - Imagerie Pédiatrique

9.11 Les jeux de hasard et d argent

!! "! # $ % &'%( % )&'* & +, ( % %- (%. / +% + 0%

DIU Soins Palliatifs et d Accompagnement.

Attachement et adolescence Compte-rendu de la conférence de Johanne Lemieux, Lausanne, CHUV, 19 avril 2012 par Elisabeth Fierz

Pathologie VIH. Service maladies infectieuses Archet 1. Françoise ALEXIS, infirmière Monique BORGHI, infirmière 15 octobre 2013

Programme internet de traitement du jeu excessif Partie cognitivo-comportementale

TROUBLES ENVAHISSANTS DU COMPORTEMENT (TEC)

Les tests génétiques à des fins médicales

Définition. Recherche sur Internet. Quelques chiffres. Stress et enseignement. Symptômes 3 catégories de causes Le burn out Gestion du stress

«Tout le monde devrait faire une psychothérapie.»

CONCLUSION. Echanges I QU EST II - EXISTE-T-IL IL UN ACCOMPAGNEMENT EDUCATIF JUSTE FAVORISANT LE DEVELOPPEMENT DE L ENFANT L L ADOLESCENT?

Le Modèle Conceptuel de Virginia Henderson. P. Bordieu (2007)

Transcription:

4èmes Rencontres d'education Thérapeutique SeFor Lyon, 14 novembre 2014 Hôpital TROUSSEAU (AP-HP) Alexia CHALLAN-BELVAL, Service de pneumologie Françoise LEFEVRE, Centre de l Asthme et des Allergies et Service de Néphrologie Leslie ODERDA, Service de Gastroentérologie Hôpital R. DEBRE (AP-HP) Véronique MONIER, Service de Néphrologie Marie-Armelle MUBIRI, Service de Pédiatrie Générale

LE PASSE Le temps des symptômes LE PRESENT Le temps de l annonce LE FUTUR Le temps de l évolution de la maladie et de l ETP LE PLUS-QUE-PARFAIT Les exigences pour les professionnels en matière d ETP CONCLUSION CHALLAN-BELVAL (TRS), F. LEFEVRE (TRS), V. MONIER (RDB), M. MUBIRI (RDB), L. ODERDA (TRS) 2

J avais mal Tu avais des symptômes Il ne voulait pas consulter Nous ne voulions pas savoir Vous étiez inquiets Ils disaient : «ça va passer» CHALLAN-BELVAL (TRS), F. LEFEVRE (TRS), V. MONIER (RDB), M. MUBIRI (RDB), L. ODERDA (TRS) 3

LE PASSE Le temps des symptômes est parfois plus ou moins long avant le diagnostic. Ce temps vient bouleverser les représentations et les projections parentales sur leur enfant, confrontés à des symptômes : Incompréhensibles Silencieux Angoissants CHALLAN-BELVAL (TRS), F. LEFEVRE (TRS), V. MONIER (RDB), M. MUBIRI (RDB), L. ODERDA (TRS) 4

LE PASSE Plusieurs types de réactions possibles : «Temps de l angoisse» : Le tout-petit (ou l enfant plus âgé d ailleurs) alerte et inquiète ses parents ; «Temps du secret» : L enfant plus âgé ou l adolescent qui cache ses symptômes ; «Temps du doute» : Les inquiétudes de la famille restent sans réponse ; «Temps du déni/évitement» : Les familles qui ne parlent pas des symptômes, retardent la consultation ; «Temps des bénéfices secondaires», tant chez l enfant qui s adapte de ses symptômes et peut «en jouer», que chez la mère («Mère courage») CHALLAN-BELVAL (TRS), F. LEFEVRE (TRS), V. MONIER (RDB), M. MUBIRI (RDB), L. ODERDA (TRS) 5

LE PASSE Attaque de l estime de soi, du narcissisme Répercussions sur la qualité de vie Tristesse, anxiété, dégoût, honte, évitement, dysphorie CHALLAN-BELVAL (TRS), F. LEFEVRE (TRS), V. MONIER (RDB), M. MUBIRI (RDB), L. ODERDA (TRS) 6

Suis-je malade? Tu consultes Il annonce Nous soignons Vous cherchez à en savoir plus Ils espèrent CHALLAN-BELVAL (TRS), F. LEFEVRE (TRS), V. MONIER (RDB), M. MUBIRI (RDB), L. ODERDA (TRS) 7

LE PRESENT Instauration ou renforcement de l alliance thérapeutique Comment dire? L enfant et ses parents doivent-ils tout savoir tout de suite? Que dire? Sont-ils vraiment en mesure de l entendre? Quoi dire? Quand dire? CHALLAN-BELVAL (TRS), F. LEFEVRE (TRS), V. MONIER (RDB), M. MUBIRI (RDB), L. ODERDA (TRS) 8

LE PRESENT Temps de ruptures - avant/après : choc de l annonce - corps sain/corps malade (Ava) - vie sociale/vécu médical Répétition des ruptures au cours de la maladie : - annonce de pathologies associées - annonce à l entourage (école, famille élargie) - Nécessité de ré-annonces au cours de l évolution de l enfant CHALLAN-BELVAL (TRS), F. LEFEVRE (TRS), V. MONIER (RDB), M. MUBIRI (RDB), L. ODERDA (TRS) 9

LE PRESENT Choc, déni, révolte, marchandage, résignation, acceptation = réactions proches des processus de «deuil» Chez l enfant : deuil «du corps sain», «de la vie d avant» + risque de réactivation de traumatismes antérieurs Chez les parents : «deuil de l enfant idéal» (Lauryne) + sentiment de culpabilité (particulièrement dans les maladies «transmissibles» : mucoviscidose, VIH, ) + risque de réactivation de traumatismes antérieurs (Ella) CHALLAN-BELVAL (TRS), F. LEFEVRE (TRS), V. MONIER (RDB), M. MUBIRI (RDB), L. ODERDA (TRS) 10

Je serai à l écoute du patient Tu seras attentif Il vivra sa maladie à sa façon Nous ferons tous de l ETP Vous vous adapterez Ils auront besoin de soutien CHALLAN-BELVAL (TRS), F. LEFEVRE (TRS), V. MONIER (RDB), M. MUBIRI (RDB), L. ODERDA (TRS) 11

LE FUTUR La maladie chronique est un processus continu : qui suit le développement de l enfant jusqu à sa vie d adulte qui va de la dépendance à l autonomie qui est marqué par différentes étapes comorbidités,... («Epée de Damoclès») : rémissions, rechutes, CHALLAN-BELVAL (TRS), F. LEFEVRE (TRS), V. MONIER (RDB), M. MUBIRI (RDB), L. ODERDA (TRS) 12

LE FUTUR Exemple de la maladie de Crohn 1ers signes (douleurs, abcès, fatigue ) Diagnostic parfois plusieurs mois, voire plusieurs années après les 1ers signes et 1ères thérapeutiques impliquant des vécus différents (au plan corporel, alimentaire, social, ) Pour certains, sous immunosuppresseurs, la maladie les contraint à des injections régulières à l hôpital, toutes les 6 ou 8 semaines. * La Maladie de Crohn est une maladie à vie : «On peut la soigner, pas la guérir». * Consultations régulières pour évaluer l efficacité du traitement et prévenir les «poussées» de la maladie. Ces poussées sont souvent en lien avec les évènements de vie des enfants (crises, ruptures, émotions fortes ) : «le temps de la maladie rentre en résonnance avec la vie de l enfant». Le temps du «secret» : «Si je n en parle pas, ca va peutêtre passer» Pour certains, le temps de la chirurgie et ses conséquences (stomies, cathéters centraux, ) peuvent venir «figer» le temps et bloquer les enfants dans leur évolution. Le temps de la honte : «Avoir une maladie qui touche à l analité, la propreté» CHALLAN-BELVAL (TRS), F. LEFEVRE (TRS), V. MONIER (RDB), M. MUBIRI (RDB), L. ODERDA (TRS) 13

LE FUTUR Chez les «tout-petits» Vécu traumatisant différent pour la mère et pour l enfant (souvenir des soins précoces) L assimilation de la maladie se fera souvent au moment de l entrée en socialisation (Abel) Chez les enfants Autonomie souvent freinée par la maladie, la surprotection parentale, l acceptation difficile de la maladie, - Oubli ou refoulement ultérieur (Mohamed) Chez les adolescents Mise à mal de l autonomie en cours : perte de liberté ; Altération de l image corporelle : intrication des symptômes corporels aux modifications pubertaires ; Révolte, prise de risques : «être plus fort que la maladie» (Idriss) ; Apogée de la non-compliance et de la nécessité d adapter l ETP CHALLAN-BELVAL (TRS), F. LEFEVRE (TRS), V. MONIER (RDB), M. MUBIRI (RDB), L. ODERDA (TRS) 14

LE FUTUR Culpabilité : «crainte de faire du mal à sa famille» Atteinte du schéma corporel : «corps objectalisé» Difficultés relationnelles Régression avec des «îlots de maturation sélective» Sidération Perte des repères temporels CHALLAN-BELVAL (TRS), F. LEFEVRE (TRS), V. MONIER (RDB), M. MUBIRI (RDB), L. ODERDA (TRS) 15

LE FUTUR Annonce diagnostique bouleversement familial immédiat ou différé (valeurs, croyances, habitudes de vie, ) Changements d organisation familiale (du «normal» au «pathologique») - Au niveau des fratries : satellisation, parentalisation, négligence, - Au niveau du couple parental : Répartition différente des tâches, risque de décompensation d un des parents (Kylan), consolidation du couple ou séparation. - Dans le lien à l enfant : Trouble de l attachement : fusion, maintien dans la dépendance (Alex), rejet, ou «Parents-médicaux», CHALLAN-BELVAL (TRS), F. LEFEVRE (TRS), V. MONIER (RDB), M. MUBIRI (RDB), L. ODERDA (TRS) 16

LE FUTUR L ETP doit s adapter aux familles. Comment ne pas déposséder les parents de leur rôle éducatif? Accompagnement plutôt qu éducation des parents dans la prise en charge de la maladie de leur enfant - Risque de mise à mal de l intimité familiale (Alimentation/Obésité, Hygiène/Mucoviscidose) - - Comment faire pour que les familles ne se sentent pas jugées? Enfin, l ETP vise avant tout à travailler l autonomisation de l enfant malade. Il ne faut donc pas oublier que les enfants grandissent CHALLAN-BELVAL (TRS), F. LEFEVRE (TRS), V. MONIER (RDB), M. MUBIRI (RDB), L. ODERDA (TRS) 17

LE FUTUR ETP 0 à 2ans 2/3 à 6ans 6 à 11/12ans Adolescence Travail avant tout avec les parents Travail avec les parents +/- en présence de l enfant Travail avec l enfant +/- en présence des parents Travail centré sur les adolescents Enfants / Parents Adolescents / Parents (risque de conflits de loyauté) Investissement des apprentissages Ambivalence : Autonomie/dépendance Groupes de parole, en présence du psychologue Développement de l enfant Parents Dépendance de l enfant Opposition, socialisation, curiosité, prémices de l autonomie CHALLAN-BELVAL (TRS), F. LEFEVRE (TRS), V. MONIER (RDB), M. MUBIRI (RDB), L. ODERDA (TRS) 18

J avais eu un rêve Tu avais pensé «bien faire» Il avait trouvé le bon moment Nous avions formé une équipe Vous vous étiez adaptés au patient Ils avaient été bien préparés à l ETP CHALLAN-BELVAL (TRS), F. LEFEVRE (TRS), V. MONIER (RDB), M. MUBIRI (RDB), L. ODERDA (TRS) 19

LE PLUS-QUE-PARFAIT Il n y a jamais d urgence tant que le diagnostic n est pas posé (Mère de Julie) Prendre le temps de la créativité : du côté des parents, de l enfant mais aussi des professionnels, pour contourner les obstacles (Chat/Asthme) «Trouver le bon moment» (disponibilité psychique) «Trouver le bon outil au bon moment» CHALLAN-BELVAL (TRS), F. LEFEVRE (TRS), V. MONIER (RDB), M. MUBIRI (RDB), L. ODERDA (TRS) 20

LE PLUS-QUE-PARFAIT - - L entretien psychologique est singulier (confidentialité*, finalités différentes de l entretien motivationnel, ) et peut être très utile dans l ETP de l enfant. Le psychologue participe au choix des outils : Évaluation des compétences cognitives de l enfant et de son état psychique, Présence du psychologue dans l utilisation des outils projectifs. CHALLAN-BELVAL (TRS), F. LEFEVRE (TRS), V. MONIER (RDB), M. MUBIRI (RDB), L. ODERDA (TRS) 21

La règle de confidentialité : ne pas divulguer auprès d autres professionnels un élément évoqué par le patient et qu il voudrait tenir «secret» durant un certain temps. La règle de confidentialité fait partie du code de déontologie du psychologue. Cependant cette règle peut être travaillée et levée par la même règle de déontologie qui vise la protection de l enfant. Ce «secret» n est pas nécessairement un élément «important», «grave» et surtout indispensable dans la mise en place d une ETP. Bien souvent, accompagné par le psychologue, le parent pourra dépasser la honte, la gêne ou le traumatisme qu il éprouve peut-être d en parler et pourra l aborder par la suite avec les autres membres de l équipe, s il le souhaite. Cette question amène également à dire que l ETP doit respecter une fois de plus le temps du patient. CHALLAN-BELVAL (TRS), F. LEFEVRE (TRS), V. MONIER (RDB), M. MUBIRI (RDB), L. ODERDA (TRS) 22

LE PLUS-QUE-PARFAIT À travers le groupe de parole, le psychologue propose un «accordage des temps» : - Proposer un espace spécifique, distinct des «groupes d informations» sur la maladie ou des «ateliers» proposés par ailleurs en ETP. - Faciliter et/ou contenir l expression des affects - Faciliter la parole chez des personnes parfois en difficulté (timidité, blocage, confusion, débordement ) - Canaliser la charge émotionnelle individuelle et groupale CHALLAN-BELVAL (TRS), F. LEFEVRE (TRS), V. MONIER (RDB), M. MUBIRI (RDB), L. ODERDA (TRS) 23

LE PLUS-QUE-PARFAIT - Pour chaque professionnel de l ETP : un positionnement propre (médecin, IDE, diététicienne, psychologue, ) à garantir ; Ajustement de la position du soignant qui a un savoir médical à transmettre à un parent qui a un savoir sur son enfant : - Parents Soignant Savoirs Sur le quotidien Sur le vécu de la maladie Médicaux Positionnement Éducateur «Enseignant» Enjeux de l ETP Adhérer Permettre d instaurer une relation de confiance L adhésion du parent à l ETP permet à l enfant de l investir, sans conflit de loyauté pour lui (Maxence) - CHALLAN-BELVAL (TRS), F. LEFEVRE (TRS), V. MONIER (RDB), M. MUBIRI (RDB), L. ODERDA (TRS) 24

L ETP en pédiatrie amène à prendre en compte : - une double vulnérabilité : celle de l enfant en devenir, et de ses parents. Et donc : - la maturation de l enfant dans son évolution et celle de sa maladie, - les remaniements psychologiques chez les parents La contribution du psychologue à l ETP : - accompagnement des équipes et des parents, à voir grandir l enfant malade, - travailler sur les nécessaires processus de séparation et d autonomisation, - intervenir dans une continuité réparatrice face à la discontinuité de la maladie. Au sein de l équipe d ETP, autorisons-nous à prendre du temps : temps de partage, temps de réflexion, temps d élaboration Autant de moyens pour accompagner au mieux chacun des patients. CHALLAN-BELVAL (TRS), F. LEFEVRE (TRS), V. MONIER (RDB), M. MUBIRI (RDB), L. ODERDA (TRS) 25

Ce n est pas perdre du temps que d en prendre! Merci de votre attention *En cas de question : francoise.lefevre@trs.aphp.fr CHALLAN-BELVAL (TRS), F. LEFEVRE (TRS), V. MONIER (RDB), M. MUBIRI (RDB), L. ODERDA (TRS) 26