Urbanisation de système d'information. PLM 3 (Product Lifecycle Management) Élaborations, versions, variantes, configurations



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Urbanisation de système d'information PLM 3 (Product Lifecycle Management) Élaborations, versions, variantes, configurations 1

Mise en gestes L'existence de tout produit, et de tout service commence par une phase abstraite de spécification avant une phase concrète de réalisation. La phase abstraite de spécification et la modification de chaque objet, implique une ou plusieurs activités de type documentaire. Les activités de spécification qui modifient un objet en créent des versions successives, portées par des versions de documents. Issue d'une décision en vue d'un objectif, chaque activité est effectuée par un acteur, exerçant un rôle qui requiert une compétence. Un processus assemble des activités pour réaliser un objectif. L'organisation des activités d'un processus est l'objet de procédures. L'urbanisation formalise les relations de traçabilité entre processus, procédures, activités, acteurs, compétences et versions d'objets métier. Phase abstraite : Détail croissant de versions successives d'instances Phase concrète : Tracé des cycles de vie successifs d occurrences 2

Phases de développement La conception d'objets complexes nécessitent autant de phases successives que de niveaux de complexité identifiés. Avant-projet, projet, étude détaillée, étude de réalisation etc La définition d'un produit s'effectue selon un ordre croissant de détail. La synchronisation des activités implique la réalisation de cycles complets d'étude pour chaque niveau conventionnellement identifié de complexité. À chaque niveau de complexité identifié correspond une phase d'étude, avec un objectif, sujet d'évaluation : Décision de poursuite. Définition des exigences à appliquer au niveau de détail suivant. Ramification de variantes, selon des exigences. À chaque phase correspond une étape du cycle de vie associée aux objets étudiés. 3

Cycles de Vie des données et des documents Paradoxe de «cycles de vie», attachés, par essence, à des entités «mortes»! Finalité de cycles de vie formalisés : Ils tracent les étapes d itération de l élaboration d informations, Ils associent des niveaux de qualité correspondant à des exploitations spécifiques définis dans les processus de l organisation. requis intégré spécifié testé développé 4

Produits concrets et représentations abstraites La vie des produits concrets est précédée, accompagnée, de représentations abstraites dans des documents concrets Les produits concrets ont leur propre cycle de vie : Monté Testé Vendu, sous garantie Exploité, Maintenu, sans garantie Exploité, non maintenu Réformé Détruit, recyclé Le suivi de chaque phase de la vie d'un produit concret fait l'objet de représentations, matérialisées dans des documents ou des bases de données. La maintenance d'un produit peut faire évoluer sa configuration d'origine. 5

Diversités : versions, configurations d'usages Les défauts des produits nécessitent d'être corrigés au fur et à mesure de leur apparition. Les exigences de fonctionnalités évoluent dans le temps. La diversité des usages diversifie les exigences de fonctionnalités. Une configuration d'un produit répond à un assemblage identifié d'exigences sur des fonctionnalités. Il est des usages qui les appellent "version majeure". Une version d'une configuration de produit correspond à l'amélioration de sa capacité à répondre aux exigences correspondantes. Elle en corrige les défauts identifiés. Il est des usages qui les appellent "version mineure". L'adoption de versions de correction de parties engendrent des versions de correction de leurs assemblages. L'intégration de nouvelles configurations de parties engendre de nouvelles configurations pour des assemblages où ils apparaissent. 6

versions et variantes de configurations Identification d ensembles gérés composites. 7

Applicabilités Une applicabilité est caractérisée par un ensemble d'exigences associées à une configuration, nécessitées par un usage identifié. La gestion de versions et de configurations consiste à Tracer les évolutions des contenus d informations et de documents Tracer les héritages des élaborations découplées, concurrentes, des informations et documents, Associer les produits, documents et informations pertinents à une Applicabilité 8

Retour sur la question des noms, propres et communs Nommer les objets de façon pertinente est difficile Ordinairement laissée à la discrétion de chaque utilisateur. Pour ce qui est des implémentations informatiques : Les systèmes de fichiers se contentent d'interdire les conflits de noms. Les systèmes de gestion de bases de données génèrent leur propres clés uniques pour tout enregistrement. La cohérence d'un Système d'information exige de traiter les notions linguistiques nécessaires pour la coopération des activités, de noms propres, associés à des objets uniques, de noms communs associés à des typologies d'objets et de caractéristiques. 9

Noms propres : les identifiants d'occurrences Une gamme d'objets est caractérisée par des niveaux de configurations, des versions et/ou des dates de création, des phases de cycle de vie, des applicabilités. Une identification sémantique inefficace associerait chacun de ces éléments configurations:applicabilité:phase:version par exemple le repère : RRA:12VP:MO1:GRA2:PREL:V12.4 désignerait le moteur 1 de la vanne 12 VP du système RRA à installer à Gravelines 1, en version 12.4, telle que validée pour la phase préliminaire. Pour éviter les ruptures de liens pointant vers la version valide d'un objet : Une identification sémantique efficace de la version courante d'un objet n'associe que des désignations de sa configuration. La version n'est éventuellement rattachée au nom que pour tracer sans conflit de noms l'histoire des versions obsolètes. 10

Noms communs : identifiants de catégories Les noms communs sont destinés à catégoriser les entités: Les noms communs désignent une caractéristique principale d'un ensemble d'entités : ex: les aveugles, les chanteurs. L'ensemble des noms communs utilisés pour la désignation des entités de l'entreprise définissent son champ lexical. Les concepts et les liens entre concepts qu'ils désignent, forment le métamodèle des représentations des objets de l'entreprise. 11

Catalogues Un catalogue est un ensemble d'objets abstraits Réalisables à l'identique sous forme d'objets concrets. Un objet d'un catalogue a un identifiant, Qui est un nom propre, Statique : pour un catalogue en extension. Le modèle Renault Twingo Dynamique : pour un catalogue en intention. Qui est (hélas?) utilisable comme un nom commun, Ma (vieille) Peugeot 205. Une occurrence d'un objet de catalogue, A son propre identifiant : le "numéro dans la série du type". 12

De l abstrait au concret : arborescence de spécialisation dans un catalogue Les Catégories de classement, les catalogues et les matériels exploités introduisent les notions de Classes, Instances, et Occurrences. Les arborescences de spécialisation abstraites identifient des Classes (sortes) d objets métier (abstraits). formaliser les caractéristiques dont chaque niveau fige la valeur. formaliser les caractéristiques que chaque niveau introduit. Les valeurs de caractéristiques d objets métier concrétisables, identifient des instances (abstraites) dénombrables dans un catalogue formaliser les valeurs de caractéristiques de détermination de leur choix. Les représentations d objets réels permettent de tracer les occurrences d objets exploités (concrets). enregistrer les valeurs de caractéristiques observées. identifier les caractéristiques contextuelles temporelles. 13

Abstraction et concrétisation des liens caractéristiques Philosophie : les «concepts» s identifient et se caractérisent par leurs liens mutuels Cf. notion de thésaurus, de définition dans un dictionnaire. un objet est représenté par des valeurs de «caractéristiques» associées à un concept. Pragmatique Les valeurs de caractéristiques de classification identifient les classes : Types, sous-type etc. exemple : pompe centrifuge verticale. Les valeurs de caractéristiques d instances les identifient, et concrétisent la possibilité d existence d une occurrence. Exemple : Vérin X23-200x600, de diamètre 200mm et de course 600mm Les valeurs de caractéristiques d occurrence tracent l histoire d une occurrence. Exemple : valeur de déformation, cotes d usure Les valeurs de caractéristiques temporelles ou contextuelles identifient les états possibles temporellement réversibles d une occurrence. Exemple : état ouvert ou fermé d un commutateur. 14

L abstrait et le concret : les descriptions en "extension" et en "intention" Questions d identification d objets : Comment nommer, référencer, par une appellation ou un code non ambigu les objets d un catalogue? Questions de philosophie d élaboration : Est-il vraiment nécessaire de les référencer individuellement dans le catalogue? Une description en extension affecte une référence unique à toute instance dans un catalogue. Exemple : le catalogue de la Redoute, d Ikéa etc. Une description en intention affecte une règle de définition à des ensembles possibles d instances à partir de valeurs de caractéristiques de construction. Exemple : la représentation d un objet tridimensionnel par composition de primitives géométriques par opposition à sa représentation par ses contours. 15

Fin du module 16