GRILLE DE DÉCISION SUPPORTANT LE CHOIX DE CARACTÉRISER OU NON LES EFFLUENTS D ÉLEVAGE D UNE ENTREPRISE BOVINE



Documents pareils
UNE MEILLEURE CONNAISSANCE

DAIRYMAN aux Pays-Bas

Table des matières. Sommaire exécutif... I 1.0 Introduction Constats et faits saillants... 2

Rotations dans la culture de pomme de terre : bilans humiques et logiciel de calcul

Grandes cultures Engrais liquides ou granulaires?

Moyens de production. Engrais

Contexte : Objectif : Expérimentation :

NOP: Organic System Plan (OSP) / EOS: Description de l Unité Information et documents requis

PROGRAMME DE CRÉDIT DE TAXES FONCIÈRES AGRICOLES GUIDE DE L EXPLOITANT AGRICOLE ET DU PROPRIÉTAIRE NON EXPLOITANT

Évaluation du coût de la gestion des effluents dans différents types d exploitations porcines

CENTRE DE RECHERCHE EN SCIENCES ANIMALES DE DESCHAMBAULT. Plan HACCP bœuf qualité plus pour les bovins de boucherie

JEUNE CONSEIL DE MONTRÉAL

FERTILISATION AZOTÉE. DANS LE MAïS-GRAIN

La présence de conditions intégrales (CI) et/ou de conditions sectorielles (CS) est mentionnée en regard des rubriques concernées.

L INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE ET LES ELEVAGES

Produire avec de l'herbe Du sol à l'animal

MISE À JOUR SUR L ÉVOLUTION DE LA SITUATION CONCERNANT

Détail des cultures de l'exploitation en 2007

CONFIANCE DANS L INDUSTRIE AGRO-

En zones herbagères, un système spécialisé lait, tout herbe

Merci de retourner ce document complété par courrier, fax ou mail (Joindre un plan de situation des bâtiments)

MINISTERE DE LA REGION WALLONNE

DECiDE, un outil pour évaluer les émissions de gaz à effet de serre (GES) et les consommations énergétiques des exploitations agricoles wallonnes

Le verger du parc national du Mont-Saint-Bruno

Conventions de calcul pour la réalisation des cas types en agriculture biologique

Systèmes bovins laitiers en Poitou-Charentes

PLAN D AFFAIRES SOMMAIRE

les cinq étapes pour calculer les jours d avance

CAPRINS LAITIERS + BOVINS VIANDE ENSILAGE DE MAÏS

Le bien-être animal en action : programme canadien d assurance qualité à la ferme

LA FINANCIÈRE AGRICOLE DU QUÉBEC PLAN D ACTION DE DÉVELOPPEMENT DURABLE

& Que choisir. favoriser le bien-être

La gestion intégrée des produits résiduaires organiques de la micro-régionouest de la Réunion Etat d avancement du projet

PAC. ce qui change. vraiment

Calcul de la marge brute en production laitière

Groupe d étude international sur la baie Missisquoi. Étude sur les sources critiques de la baie Missisquoi

Essais sur l apport de différents types de matières organiques appliquées en bande à l implantation d un verger de cassis.

La couverture des risques agricoles

Fiche Technique. Filière Maraichage. Mais doux. Septembre 2008

CONGRES REGIONAL CTA/ ATPS DE LA JEUNESSE EN AFRIQUE


Sorgho grain sucrier ensilage L assurance sécheresses

Lettre de rappel sur HODUFLU

Pesticides. agricoles Moins et Mieux. Cahier d auto- évaluation

BREVET DE TECHNICIEN SUPÉRIEUR AGRICOLE SUJET

RENTABILITÉ ÉCONOMIQUE MODÈLES DE CALCUL

Agri-stabilité GUIDE DE DÉCLARATION DES UNITÉS PRODUCTIVES 2012

Besoins de recherche et de transfert en agriculture biologique Horizon 2016

Provoqué. Vente centralisée des quotas pour le poulet et le dindon Avancement des travaux. Assemblées régionales 2010 Faits saillants

Le développement durable peut-il se passer d engrais minéraux?

10 en agronomie. Domaine. Les engrais minéraux. Livret d autoformation ~ corrigés. technologique et professionnel

Rapport d activités du 1 novembre 2009 au 31 octobre 2010

La campagne 2004/05 a vu des livraisons globalement stables:

PJ 28/12. 7 février 2012 Original : anglais. Comité des projets/ Conseil international du Café 5 8 mars 2012 Londres, Royaume Uni

AVIS. Complément d étude. Objet : Réf. : CWEDD/06/AV Liège, le 23 octobre 2006

RÉSULTATS DE L OBSERVATOIRE TECHNICO-ÉCONOMIQUE DU RAD Synthèse Exercice comptable 2010

ACTION N 1 Réseau d élevages bovins laitiers en Agrobiologie

SPECIAL FINANCEMENT DE L AGRICULTURE

Portrait technico-économique et financier des meilleures entreprises ovines au Québec

Cadre légal des CLD. Au Canada le développement socioéconomique relève de la juridiction des provinces

L intérêt technico-économique. avec simulations à l'appui

Cadre stratégique pour l agriculture du Canada Programmes d intendance environnementale

Techniques agronomiques innovantes de la conduite du maïs fourrage

Micro-irrigation à Madagascar

Annexe 1 b : Description des actions de l opération 0412 Maîtrise de l énergie Programmation

Gestion des risques de prix et de revenu en production porcine : diversité et intérêt des programmes canadiens

Résumé du rapport final du Projet ECDD

Un expérience pluridisciplinaire de l intensification écologique en Agriculture Familiale

Organisation des bâtiments dans les grands troupeaux 5 exemples d organisation spatiale en Europe

Biogaz et méthanisation

Évaluation du potentiel de la filière des granules combustibles fabriqués à partir des cultures pérennes TABLE DES MATIÈRES

AVANT-PROPOS. Directeur de la Division de la statistique de la FAO

La méthanisation en Poitou- Charentes - Enjeux et perspectives

Fiscalité agricole. Informations de base utiles pour les petites entreprises agricoles. Véronique Bouchard, Ferme aux petits oignons

Les marchés à terme, plus d une raison de s y intéresser

CHAPITRE 8 PRODUCTION ALIMENTAIRE ET ENVIRONNEMENT

Bovins viande. Effectifs troupeaux et animaux par région en Total élevages. Nbre de veaux pesés en VA0. Nbre de veaux pesés en VA4

L agriculture luxembourgeoise en chiffres 2013

Guide de sensibilisation des employés d une entreprise ARRÊT gourmand

Présentation sur l immatriculation des véhicules. Par Michelle Bélanger et Jacques Vézina

Au Québec, les superficies en culture

Valérie Roy-Fortin, agr. Bio pour tous! - 6 mars 2015

Mise au point de systèmes de culture innovants par un réseau d agriculteurs et production de ressources pour le conseil 1

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

AVEZ-VOUS PENSÉ À L ALIMENTATION À LA DÉROBÉE?

en grandes cultures Le «Guide des pratiques de conservation en grandes cultures» est disponible au coût


Elevage de chevaux de trait Comtois spécialisé en circuit de vente directe Vente de poulains finis 8 à 12 mois

DOSSIER DE PRÉSENTATION DES CONTENUS ET DU DÉCOUPAGE DES UNITÉS D ENSEIGNEMENT DE LA LICENCE PROFESSIONNELLE

Marc VARCHAVSKY Conseil National CER FRANCE Olivier BOUCHONNEAU Président de CER FRANCE 49

Élaboration de la planification stratégique du secteur agroalimentaire de la Gaspésie

Références technico-économiques Palmipèdes gras. Année 2011

LE CONSEIL D AGGLOMÉRATION DÉCRÈTE CE QUI SUIT : 1. Le conseil autorise les travaux décrits dans le document joint au règlement comme annexe I.

RENTABILITÉ ÉCONOMIQUE MODÈLES DE CALCUL

Fertiliser le maïs autrement

Guide de la documentation parcellaire

IOC 2010 Support à destination des éleveurs caprins CR n

Transcription:

Base de connaissances effluents d élevage GRILLE DE DÉCISION SUPPORTANT LE CHOIX DE CARACTÉRISER OU NON LES EFFLUENTS D ÉLEVAGE D UNE ENTREPRISE BOVINE Ce document est issu du projet Caractérisation des fumiers de bovins de boucherie Prendre la décision de caractériser ou non

Avertissement Au moment de sa rédaction, l information contenue dans ce document était jugée représentative des connaissances sur la caractérisation des effluents d élevage. Son utilisation demeure sous l entière responsabilité du lecteur. Cette fiche technique fait partie d une série de fiches traitant de la caractérisation des effluents d élevage et réalisées par le comité de coordination effluents d élevage. PARTENAIRES FINANCIERS Ce projet a été réalisé grâce à une aide financière du ministère de l Agriculture, des Pêcheries et de l Alimentation, dans le cadre du Volet C du Programme d appui financier aux regroupements et aux associations de producteurs désignés et des fonds de recherche de la Fédération des producteurs de bovins du Québec. Il a été réalisé avec la collaboration du Comité de coordination effluents d élevage du CRAAQ. Pour information : Fédération des producteurs de bovins du Québec Nathalie Côté, agronome 555, boulevard Roland-Therrien, bureau 305 Longueuil (Québec) J4H 4G2 Téléphone : 450 679-0540, poste 8460 Télécopieur : 450 442-9348 Courriel : ncote@upa.qc.ca Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec Édifice Delta 1 2875, boulevard Laurier, 9 e étage Québec (Québec) G1V 2M2 Téléphone : 418 523-5411 Télécopieur : 418 644-5944 Courriel : client@craaq.qc.ca Site Internet : www.craaq.qc.ca Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec, 2013 ii

Rédaction Jocelyn Magnan, agronome Consultant en agriculture et agroenvironnement Révision Richard Beaulieu, M.Sc., agronome Direction du secteur agricole et des pesticides, MDDEFP Daniel Bernier, agronome Direction recherches et politiques agricoles, UPA Marc-André Ouellet, M.Sc. Direction de l agroenvironnement et du développement durable, MAPAQ Marc-Olivier Gasser, Ph.D., agronome IRDA Joanne Lagacé, B.Sc. Direction gestion des stratégies d affaires, des partenariats et des offres de produits et services, CRAAQ Raymond Leblanc, M.Env., agronome Ordre des agronomes du Québec Coordination du projet Joanne Lagacé, B.Sc., chargée de projet, CRAAQ Édition et mise en page Danielle Jacques, M.Sc., agronome, chargée de projets à l édition, CRAAQ Nathalie Nadeau, technicienne en infographie, CRAAQ iii

Le Règlement sur les exploitations agricoles (REA) précise qu un exploitant qui désire procéder à la caractérisation des déjections animales (ci-après appelées «effluents d élevage») doit mandater un agronome avant le 1 er avril de l année de caractérisation. Cependant, la règlementation prévoit que l exploitant peut se soustraire à la caractérisation. Le cas échéant, il doit évaluer la production de phosphore du lieu d élevage en utilisant les données de l annexe VI du REA qui correspondent aux valeurs moyennes du Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ), majorées de 20 % dans le cas d une entreprise bovine. Donc, chaque exploitant se retrouve devant le choix de caractériser les effluents d élevage durant un minimum de deux années consécutives ou d utiliser les données de l annexe VI du REA. Parmi les facteurs importants à considérer dans le processus de prise de décision, notons la capacité du lieu d élevage de disposer du phosphore et la connaissance pointue des volumes et teneurs des effluents d élevage à des fins de fertilisation. Cette capacité de disposition dépend d une part de la quantité maximale de phosphore permise sur les superficies en culture selon les abaques du REA et, d autre part, de la quantité de phosphore que l entreprise doit valoriser sur les terres en propriété, en location ou sous entente d épandage. Le phosphore à valoriser est la résultante du phosphore annuel produit par le cheptel, ou déterminé par l annexe VI du REA, auquel on ajoute le phosphore importé (engrais minéraux, MRF et/ou effluents d élevage) et auquel on soustrait le phosphore exporté (sous forme d effluents d élevage). La capacité de disposition du phosphore (P 2 O 5 ) est définie en pourcentage (%) par l équation suivante : DÉPÔT MAXIMAL DE PHOSPHORE AUTORISÉ (ABAQUES DU REA) X 100 QUANTITÉ TOTALE DE PHOSPHORE À VALORISER (PRODUIT + IMPORTÉ - EXPORTÉ) Une grille de décision (voir page 1) a été réalisée dans le contexte de la production bovine québécoise par suite du questionnement des producteurs de bovins de boucherie sur la pertinence de caractériser ou non. Par conséquent, elle ne s applique qu à ce secteur. Cette grille vise à faciliter le processus de prise de décision relié au choix de caractériser ou non les effluents d élevage. iv

Grille de décision 1- Le lieu d élevage possède-t-il une capacité de disposition du phosphore inférieure à 100 %? OUI La caractérisation des effluents d élevage est justifiée. NON Passez à la QUESTION 2. 2- Le lieu d élevage possède-t-il une capacité de disposition du phosphore supérieure à 100 % mais inférieure à 130 %? OUI La caractérisation des effluents d élevage est justifiée, car l utilisation des valeurs de l annexe VI du Règlement sur les exploitations agricoles risquerait de rompre l équilibre du bilan de phosphore en fonction des rotations de l entreprise. NON Passez à la QUESTION 3. 3- Le lieu d élevage affiche-t-il une capacité de disposition du phosphore supérieure à 130 % et l entreprise bovine pratique-t-elle la culture intensive (exemple : maïs)? OUI La caractérisation des effluents d élevage est justifiée afin de connaître le rythme de libération des éléments fertilisants desdits effluents, et ainsi optimiser la gestion de l azote et la rentabilité des cultures. NON Passez à l ÉNONCÉ 4. 4- Le lieu d élevage affiche une capacité de disposition du phosphore supérieure à 130 % et l entreprise bovine pratique la culture extensive (exemple : fourrage) L exploitant pourrait se soustraire à la caractérisation des effluents d élevage et se prévaloir des valeurs de l annexe VI du REA sans impact négatif sur le bilan de phosphore du lieu d élevage. Dans ce contexte, l agronome devra s assurer d effectuer un suivi de la fertilité du sol en phosphore. 1

De façon générale, trois situations amènent à réfléchir sur la pertinence de caractériser les effluents d élevage de l entreprise ou d utiliser les valeurs de l annexe VI du REA. Les trois situations sont décrites ci-après. 1- Entreprises bovines pratiquant des cultures extensives (exemple : foin) Lorsqu une entreprise affiche un bilan de phosphore très largement négatif et que la capacité de disposition du phosphore est excédentaire, il serait possible que l utilisation des valeurs références majorées de l annexe VI n ait aucun impact sur l équilibre du bilan de phosphore. En ajoutant une marge de sécurité de 10 %, on peut penser que dans la plupart des cas, à partir d une capacité de disposition du phosphore supérieure à 130 %, calculée à partir des valeurs références 1 du CRAAQ publiées en 2003, l utilisation des valeurs de l annexe VI du REA n aurait pas d impact sur l équilibre du bilan de phosphore. Ici, il faut préciser que la valeur de 130 % (majoration des valeurs de l annexe VI + marge de sécurité de 10 %) est utilisée comme base comparative; il ne s agit pas d une norme. De façon générale, cette situation est rencontrée chez les entreprises de veaux d embouche (vacheveau). Ces entreprises ont plutôt tendance à exploiter les terres de façon extensive. La production de fourrage est réalisée sur de très grandes superficies, souvent sous-fertilisées. Par conséquent, leur capacité de disposition du phosphore donne lieu à des bilans de phosphore très largement négatifs. Il n est pas rare d observer des bilans de phosphore de l ordre de 3 000 à 5 000 kg P 2 O 5. Donc, on peut penser que dans de telles situations, l investissement requis pour caractériser les effluents d élevage de l entreprise pourrait être plus difficilement justifiable. Toutefois, il sera important que l agronome assure un suivi de l évolution de la richesse du sol en phosphore qui pourrait modifier le dépôt maximal de phosphore autorisé par les abaques du REA et, par conséquent, la capacité de disposition du phosphore d une telle entreprise. 2- Entreprises bovines pratiquant des cultures intensives (exemple : maïs) Calculé avec les valeurs références du CRAAQ publiées en 2003, lorsque le bilan de phosphore de l entreprise est à l équilibre et que la capacité de disposition du phosphore est supérieure ou égale à 100 %, mais que l entreprise valorise les effluents d élevage sur des cultures intensives comme le maïs-grain, il y aurait un avantage à caractériser ces effluents pour connaître le rapport carbone/azote et le contenu réel en éléments fertilisants, notamment l azote minéral (NH 4 ). La connaissance de ces 1. CRAAQ, 2003. Valeurs références Production bovine. www.craaq.qc.ca/documents/files/effluents_elevage/5-bovine.pdf 2

paramètres permet de mieux comprendre le comportement des fumiers ou lisiers et le rythme auquel ils ont tendance à libérer les éléments fertilisants. De façon générale, cette situation est rencontrée chez les entreprises de bouvillons d abattage (parcs d engraissement). Ces entreprises exploitent souvent les terres de façon intensive afin de minimiser les coûts reliés à l alimentation de leurs animaux. Une meilleure connaissance de la teneur en éléments fertilisants des effluents d élevage et de la quantité d effluents réellement produite, doublée d un suivi professionnel au champ, contribuera à augmenter l efficacité des entreprises à produire des aliments à meilleur coût. Dans un contexte mondial d augmentation du prix des intrants (engrais minéraux et aliments du bétail), tout élément permettant un meilleur contrôle des coûts de production revêt une importance capitale en termes de rentabilité globale de l entreprise agricole. 3- Entreprises bovines dont le bilan de phosphore pourrait basculer dans le positif Calculé avec les valeurs références du CRAAQ publiées en 2003, lorsque la capacité de disposition du phosphore est supérieure à 100 %, donc à l équilibre, mais inférieure à 130 %, l utilisation des valeurs de l annexe VI du REA pourrait faire basculer un bilan équilibré dans une situation où le bilan n est plus à équilibre en fonction des rotations de l entreprise. Rappelons que la valeur de 130 % tient compte d une marge de sécurité de 10 %. Dans une telle situation, la caractérisation des effluents d élevage aurait pour avantage de préciser la situation de l entreprise par rapport à sa capacité réelle de disposition du phosphore. Selon les résultats de caractérisation des effluents d élevage, l exploitant se retrouvera devant une des situations suivantes : -- soit que la capacité réelle de disposition est supérieure à 100 % : dans ce cas, le bilan de phosphore est à l équilibre. Le conseiller devra effectuer un suivi serré de l évolution de la fertilité du sol en phosphore en minimisant l importation de phosphore minéral ou d autres sources de matières fertilisantes et en adoptant des stratégies d appauvrissement des parcelles qui se rapprochent ou dépassent les seuils environnementaux; -- soit que la capacité de disposition est inférieure à 100 % : dans ce cas, l exploitant devra augmenter les superficies en culture (en propriété ou location), ou encore exporter du fumier chez des receveurs disposés à signer des ententes d épandage. 3