Finances publiques pour H. Leroy Finances privées pour Bernard David



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Transcription:

B U L L E T I N M U N I C I P A L D E L O P P O S I T I O N Bernard David Vous présente ses meilleurs vœux "Il ne faut plus de politique du coup par coup, imposée par les circonstances et par la volonté du roi. Il faut un plan d'ensemble concerté, d'envergure et d'avenir. Entretien complet (pages 2-3-4) Sommaire : Les mimosées. Les loyers ont doublé............. 5 Les trois rivières : la ville jugée par une famille : "Peut mieux faire"............... 6 Les conseils municipaux : Chambre d enregistrement......... 8 L'opposition : bilan plus que positif de trois ans de mandat.......... 11 Les sports..................... 12 Danielle Prince ou un demi siècle de vie de La Napoule............ 14 Top & Flop.....................16 Courrier des lecteurs.............18 Le saviez-vous? Qui a introduit le mimosa dans le bassin cannois? Gilbert Nabonnand. C'était le jardinier de lord Brougham, cet anglais qui, au XIXe siècle, a transformé Cannes : un pauvre petit port de pêcheurs est devenu une riche station balnéaire internationale. Gilbert Nabonnand avait importé le mimosa d'australie en 1864. Ses premiers essais ont eu lieu à La Bocca. Un peu plus tard, la famille Tournaire a réussi par greffages, croisements et forçages à obtenir à Mandelieu-La Napoule et dans le Tanneron les variétés de mimosas, dont celui des quatre saisons, que vous connaissez aujourd'hui. Finances publiques pour H. Leroy Finances privées pour Bernard David

A votre Bernard écoute David Bernard David est donc en campagne. Pour le moment il va de quartiers en quartiers, de rues en rues et il écoute. Rien de ce qui se dit ou se fait ne lui est étranger. Partout il sent la chape de plomb mise en place par l'équipe Leroy. Mais elle commence à se fissurer, les langues se délient, les confidences arrivent. Et surtout les souhaits, individuels ou pour la ville. Que faudrait-il faire pour qu'il fasse vraiment bon vivre à Mandelieu- La Napoule? La population s interroge. Voici les réponses de Bernard David. Entretien : Jacques MALEYRAN JM : Vous voilà en plein marathon municipal. BD : Ouf! JM : En forme? BD : Vous savez, chaque jour, un élu d'opposition est en campagne. Il reçoit des doléances. Beaucoup de doléances. JM : 3 ans avant les élections, c'est long. BD : Il faut bien écouter, comprendre, bâtir un projet, le faire connaître et convaincre. JM : Vous n'avez pas convaincu le Tribunal administratif. BD : Vous faîtes allusion au procès que j'ai fait au candidat élu aux cantonales? JM : Oui. BD : Je savais que j'avais peu de chances de gagner contre M Leroy. Mais sur le fond j'avais raison : il est anormal d'utiliser les moyens de sa mairie pour conserver son siège de conseiller général. Mais l'écart de voix était là, important. M. Leroy a fait ce qu'il a fait mais le Tribunal administratif a jugé que cela n'a pas faussé fondamentalement le résultat. J'ai donc perdu. M. Leroy me réclamait 3 000 Ä. Il en a obtenu 800. Cela lui paiera son avocat. 2 JM : En 2007, il recommencera à se servir des moyens de la mairie pour se faire élire? BD : J'en doute. Cette fois ci il se méfiera et nous serons encore plus vigilants. Là, l'écart de voix sera faible. J ' e s p è r e, d'ailleurs, qu'il sera en notre faveur. JM : Aux municipales de 2007, vous irez avec ou sans M. Lafargue? BD : Il ne faut jamais dire : " Fontaine, je ne boirai pas de ton eau ". En 2001 nous étions sur la même liste Nous verrons bien cette fois ci. Ce qui est important ce n'est pas la question d'homme mais la question de projet. Dialogue JM : Et le vôtre? BD : Il tient en deux idées et quatre mots : Environnement et urbanisme. Transparence et dialogue. JM : Transparence? BD : Faire participer avec leurs compétences élus et fonctionnaires municipaux. Pas de gros dossiers, domaine réservé du maire. Il faut un travail d'équipe où tout le Bernard David est toujours présent à toutes les cérémonies patriotiques. monde est au courant de tout et où chacun apportera ses compétences. JM : Dialogue? BD : Au quotidien, il doit être permanent avec la population. Pour les grandes questions il y aura le référendum de consultation communale. Maintenant, la loi de décentralisation le permet. Mais il faut respecter l'avis prononcé par les électeurs. M. Leroy a fait un référendum sur le sens de circulation à La Napoule. Il l'a perdu. Il est passé outre et a imposé sa propre volonté. Jamais je ne ferai cela. Transparence JM : Une idée sur un référendum possible? BD : Deux idées : le transfert de Géant Casino et les pêchers de Minelle. JM : Vous voulez transférer Géant Casino? BD : Non, c'est le contraire. Je veux qu'il reste là où il est. C'est une locomotive économique. Beaucoup de riverains ont acheté là parce qu'il y avait ce centre commercial. Le déplacer serait les pénaliser. Et puis surtout Géant est un point d'attraction pour toutes les communes voisines. JM : Et Minelle? BD : Il y a un peu plus de trois ans, lors de la vente, la mairie n'a pas fait jouer son droit de préemption. Casino a acheté les 18 hectares pour environ 100 millions de francs (15 millions d'euros). Ridicule isolement A cause de l'attitude de son maire, Mandelieu-La Napoule s'isole. Il y a eu d'abord la gué-guerre avec Cannes. Imbu de lui-même, M. Leroy s'était alors jeté dans les bras de nos voisins du nord. Déception pour lui, le don de sa personne a été rejeté. Argument officiel : les villes du littoral doivent d'abord s'accorder entre elles avant de penser à s'unir à nous. Argument réel : ne venez pas nous polluer avec vos querelles. Entendezvous et nous verrons après. Aujourd'hui, il faut tout remettre à plat et repartir sur des bases nouvelles. Il y a, bien sûr, un conflit de personnes. Changeons Leroy et tout redeviendra normal.

Aujourd'hui la mairie change d'avis et voudrait à la fois Minelle et Casino. Cela devient trop cher pour elle mais sans doute pas pour un grand groupe immobilier parisien. JM : Casino et Minelle, cela fait quelle superficie? BD : 30 hectares. Le groupe pourrait faire son super bénéfice en construisant 2 000 appartements avec, bien sûr, la bénédiction de M. Leroy toujours très heureux de tout béton nouveau destiné aux résidents secondaires fortunés qu'il préfère, il l'a dit lui-même, aux résidents principaux. JM : Que faudrait-il faire? BD : D'abord, je le répète, Géant doit rester là où il est. Ensuite il faut évidemment quelques logements mais pour les actifs, les saisonniers, les jeunes, les étudiants et les retraités modestes. Il faut surtout beaucoup d'espaces verts aménagés et des îlots de loisirs ludiques ou sportifs. Urbanisme JM : Une zone aménagée vraiment dans la concertation? BD : et qui entre dans un plan d'ensemble d'urbanisme. Halte à la politique du coup par coup. Il faut faire du durable en BD : Pas du tout. La ville doit évoluer mais harmonieusement. Aujourd'hui il y a ce qu'il y a. Si c'est bien pour les habitants, c'est bien pour moi. Si ça ne l'est pas, étudions ensemble comment le rendre agréable. Il ne faut plus faire ici, puis là, puis encore i c i, puis ailleurs au coup par coup. C'est là qu'il faudra créer un rond-point avec, pour les piétons, un passage souterrain large, éclairé et agréable. JM : Mais il y aura toujours la sortie centre-ville de l'autoroute BD : La ville a suffisamment dépensé d'argent en études, plans de circulation, feux rouges et autres inepties et il y a toujours autant de danger et d'embouteillages. La solution est pourtant simple. Il faut déplacer la station d'essence, qui n'a plus sa place dans le centre-ville, et créer un rond-point esthétique et logique avec un passage pour piétons en souterrain, large, éclairé, agréable. Les voitures rouleront, les piétons marcheront. Chacun de son côté, facilement. En toute sécurité. Il ne faut plus de politique du coup par coup. La ville devra apprendre à gérer son extension. réfléchissant avant. Il faut insérer chaque projet dans ce grand ensemble que constitue la commune. JM : Vous ne voulez plus qu'on insulte l'avenir? BD : Il fait bon vivre à Mandelieu-La Napoule car c'est la ville du littoral la plus verte. Mais comme le dit le maire Daniel Mansanti : " Améliorons ce qui est. Ne transformons plus ". Ce qui est vrai pour Théoule sur Mer l'est pour nous aussi. JM : Vous voulez bloquer toutes les constructions? Les associations, leurs dirigeants, et leurs adhérents sont un ou des éléments essen - tiels de la vie de la commune. A m é n a g e o n s, toujours en concertation avec la population, avec une vision d'ensemble. Donner une âme JM : Mais qu'allez-vous pouvoir changer? Prenons le centre-ville par exemple. BD : Vaste chantier, mais il a déjà été fait. L'irréparable c'est Esterel Gallery. A la fois l'aspect et le manque de vie. L'aspect on n'y peut plus grand-chose, reste à lui donner une âme - c'est encore possible aujourd'hui - mais il ne faut plus tarder. JM : Et l'avenue de Cannes? BD : Il faut la repenser, diriger autrement la circulation, planter des arbres, faire des trottoirs, refaire celui qui est : avec son dénivelé et ses escaliers, il ne veut rien dire. Voilà un projet où j'imagine bien une maquette, exposée, présentée, discutée. Un véritable échange d'avis avant la réalisation. JM : Sécurité, le maître mot revient. Avec les revenus des jeux, le Royal Casino assure autour de 7% du budget de la ville. BD : (sourire). Il s'agissait de la sécurité des piétons mais, vous avez raison, il faut aussi parler de la sécurité des personnes et des biens. Agir autrement Aujourd'hui nous avons 80 policiers municipaux contre 140 à Cannes, ville 4 fois plus importante. L'installation de caméras de surveillance a coûté 1,5 million d'euros : ça suffit. 3

Mandelieu-La Napoule n'a jamais été une ville criminogène. Tous ces policiers, il faut les rendre plus efficaces, redéfinir leurs missions, sans doute changer leur chef. Ici comme ailleurs, l'action initiée par Nicolas Sarkozy, au ministère de l'intérieur, porte ses fruits. La délinquance baisse. JM : Même la petite délinquance? BD : Là, il reste un effort à faire. Il faut d'abord sécuriser toutes les collines pour éviter les cambriolages et pour pouvoir punir les cambrioleurs et les agresseurs. Il faut aussi mettre dans toutes les rues un éclairage aujourd'hui quasi inexistant. L'obscurité favorise la délinquance. Elle favorise aussi le sentiment d'insécurité. Enfin il faut que la police municipale fasse de l'îlotage. De jour et de nuit. Elle ne doit pas seulement parader les jours de marché parce que ça fait plaisir à M. le maire qui n'aime que ce qui se voit. Il faut aussi la laisser faire son vrai travail de police, celui qu'elle aime, plus obscur peut-être mais tellement plus efficace. JM : Cela pour les collines, mais est-ce à dire qu'à l'opposé, à La Napoule par exemple, tout va bien? BD : Il faut des rondes de police à La Napoule comme ailleurs, notamment dans les résidences privées. Et pas seulement de jour, mais aussi - et peut-être surtout - de nuit. Environnement Cela dit, La Napoule reste la jolie vitrine de la commune. Dommage qu'il y ait un pro- blème de stationnement. Une solution serait déjà de faire un parking souterrain, place Saint Fainéant. Et à ce moment là cette place du marché pourrait être réaménagée, embellie et arborée. JM : Et Capitou? BD : Tout comme les collines de Minelle, il faut lui garder son âme provençale. Pas au point, tout de même, de tout conserver en l'état pour faire plus couleur locale. Les chaussées par exemple, sont d'un autre âge. Ici comme ailleurs, il faut combler les nids de poule. Il y a urgence. JM : Ca va coûter cher, vu leur nombre partout en ville. BD : Le budget est d'environ 60 millions d'euros. Il pourra le supporter. Révolution dans l'enseignement Les pêchers de Minelle, voici le bon endroit pour créer, à côté de logements pour actifs et retraités modestes, un lycée et un campus entourés d'espaces ludiques et sportifs. JM : Ca comme le reste, sans augmentation des impôts? BD : Oui. En France, un tel budget pour une ville de moins de 20 000 habitants, c'est plutôt rare. Le Royal Casino a lui seul, avec la recette des jeux, apporte autour de 7% du budget communal. Avec autant d'argent, on peut en faire des choses. Encore faut-il avoir les bonnes idées. Avec la volonté, c'est sûrement ce qui manque le plus en ce moment. JM : Et vous, vous avez les idées et la volonté? 4 Mandelieu-La Napoule n'a pas de lycée. Ses enfants doivent s'expatrier à Cannes, voire plus loin encore. Bien sûr pour que la Région et l'etat acceptent d'en créer un, il faut présenter un projet logique et argumenté. Le voici : La ville a 19 000 habitants. En fait plus que cela. Ses collèges, par exemple, sont remplis par Pégomas, Th é o u l e, La Roquette, Auribeau Il en irait de même pour ce lycée qui, de plus, en partenariat avec Cannes, pourrait également accueillir des élèves de La Bocca. Il faudra que ce lycée offre une image différ e n t e, celle des "horaires aménagés". L'inspiration, c'est la réussite exceptionnelle d'epinal (Droite) dans les Vosges ou de Belfort (Gauche) en Franche-Comté. Il faut permettre aux lycéens qui ont une passion artistique (danse, musique, théâtre ) ou sportive (voile, natation, équitation ) d'adapter leurs études à leur vocation. Les " horaires aménagés " résolvent le problème et sont faciles à obtenir. Ce sera le premier pas vers un " sport études " ou un " culture études ". Bien sûr, avant cela, la commune doit montrer l'intérêt qu'elle porte à l'enseignement en général, du bébé à l'étudiant. Il y a une double possibilité : - d'un côté l'enseignement de l'anglais dès la crèche : a vant ses trois ans, un enfant est une véritable éponge et enregistre tout sans effort et de façon durable. - De l'autre côté, création d'une Ecole des Métiers de l'hôtellerie, inspirée par celle de Lausanne, et création d'un I.U.T. de tourisme. Un lycée exemplaire, l'anglais au berceau, des étudiants pour des métiers d'avenir, voilà les idées. Pour le concrétiser il faut un plan d'ensemble et alors ce qui parait impossible aujourd'hui, devient facile à réaliser demain. Corinne COGNEAU BD : L'équipe du changement et moi les avons. La population aussi. Si on sait l'écouter, elle vous donne le meilleur d'un programme électoral. Il suffit de mettre en ordre ce qu'elle vous a dit, r é f l é c h i r, consulter, budgéter, planifier et vous réalisez ce pourquoi les électeurs ont voté. C'est simple, c'est ce qui devrait se passer et ne se passe pas. C'est anormal. Dommage pour la ville et pour les électeurs. Il ne faut plus de politique du coup par coup, imposée par les circonstances et par la volonté du r o i. Il faut un plan d'ensemble concerté, d'envergure et d'avenir. Gérer une ville, c'est savoir écouter ses habitants. J'aime les écout e r. J'espère qu'à leur tour ils auront aimé ce que je viens de leur dire. JM : Merci Bernard David.

Logecos les Mimosées : Les loyers ont doublé Il n'y a pas de doute, M. le maire sait compter. En 1998, les logecos les Mimosées, après presque trente ans d'existence, devaient être réhabilités - Montant du devis : 12 millions de francs. Que croyez-vous qu'a fait le maire? Au lieu de réhabiliter il a vendu à Logis Azur de Nice pour 24 millions de francs. Il a ainsi réussi à gagner le double de ce qu'il aurait dépensé. Bravo et tant pis s'il s'est séparé de 136 logements sociaux. Bravo et tant pis si leurs loyers ont doub l é, tout comme la taxe d'habitation d'ailleurs. Quant aux charges elles ont augmenté de 30%. Un habitat social devenu "résidence", ce n'est plus le même prix. Re-travailler à 80 ans Conséquence grave, des retraités, à faibles revenus, âgés de 70 voire 80 ans, ont dû se remettre à travailler pour pouvoir payer loyers, charges et impôts. Ce n'était pourtant pas le contrat de départ. En 1970, les mimosées, Dealbata (mimosa de février) 81 logements et Motéana (mimosa des quatre saisons) 55 logements, avaient été voulus par Mme Moreau, l'ancien maire. La ville possédait 70% des parts et disposait de 70% des logements pour ses fonctionnaires les moins payés. Escota, la caisse d'épargne et d'autres avaient les 30% restants et logeaient aussi leurs salariés à faibles revenus. En vieillissant ces actifs sont devenus de petits retraités mais avec de petits loyers supportables, par exemple 1 100 F par mois pour un F2 en 1995. Mais voilà, M. Leroy est arrivé et ça n'a plus été pareil. Changement de cap En 1999, le statut des mimosées, devenu trentenaire, autorisait une révision. Elle accordait à la commune une alternative : réhabiliter ou vendre. Jean-Marc Willig, un de ceux par qui le scandale a été - et continue à être - dénoncé. 203 832 e gaspillés La loi S.R.U. (Solidarité Renouvellement U r b a i n ), votée sous la cohabitation Jospin-Chirac, impose 20% de logements sociaux - en location - dans chaque commune de France. Comme elle n'a pas été remise en cause, elle s'applique. Dorénavant chaque ville qui n'atteint pas son quota paye une amende. Mandelieu-La Napoule a 10 117 résidences. Il devrait donc y avoir 2 023 logements sociaux. Or, il n'y en a que 682. Il en manque donc 1 341 - C.Q.F.D. L'addition pour la commune va être salée : à 152 Euros d'amende par logement manquant, cela fait 203 832 Euros à payer et cela chaque année. Rassurezvous il ne s'agit que d'une estimation, cela pourra être encore plus cher! Le maire, à son habitude, a pris le problème à bras le corps. Il a décidé de créer une dizaine de logements sociaux S.R.U. Il ne lui en manquera donc plus que 1 331. A ce rythme là, il ne lui faudra que 133 ans pour être en règle. En attendant, chaque année, ce sera l'amende. Et elle sera payée par les impôts locaux donc avec notre argent. Bravo et merci. Cl.G. M. Leroy a choisi de vendre, avec l'autorisation des occupants à qui il avait promis qu'il n'y aurait aucune augmentation. Les propriétaires, ou en accession à la propriété, en majorité anciens - ou toujours - fonctionnaires municipaux, éblouis par la fonction, ont cru le maire. Les locataires n'ont pas eu leur mot à dire! Cher confort En 2001, juste après la ré-élection de M. Leroy, l'affaire est entendue. Vente du dernier ensemble social de la commune, puis rénovation qui passe de 12 millions de francs (premier devis) à 20 millions. En prime, chacun se voit proposer de mettre son logement au confort moderne avec, même, l'air conditionné. Beaucoup croient à de la générosité et - naïvement - acceptent. Bien sûr, ce n'était pas compris dans le devis. Il a bien fallu payer tout cela en plus du reste. Une association des mimosées bien été créée le 13 décembre 2000. Elle a agi mais elle n'a pas pu renverser le cours des choses. Aujourd'hui elle continue à agir mais ne peut plus que limiter les dégâts. C'est vrai toutefois que cet ensemble est joli. Mais est-il encore social? Ces logements sociaux, dont Mandelieu-La Napoule a tant besoin pour ses actifs et ses retraités. Claude Gantois Patience Du côté des " Rives de Siagne " c'est la désillusion. Pas, bien sûr, du côté des pêcheurs mais du côté des habitants de l'ensemble social LOGI- REM. Ils s'attendaient à voir débuter un vaste chantier de réhabilitation : toiture, pré-chauffage solaire, f a ç a d e s, entrées et coursives. Tout cela, croyaient-ils, leur avait été promis mais, c'est bien connu, "les promesses n'engagent que ceux qui y croient" et rien en fait n'est prévu. Le pré-chauffage solaire d'accord mais pour tout le reste, le cap des appels d'offres n'est même pas passé. Restera à demander des subventions, les obtenir, mettre des fonds propres voire emprunter, organiser les travaux et les faire. Vous avez dit, patience : Il en faudra beaucoup aux soixante familles des "Rives de Siagne". B.D. 5

La belle vie des 4 saisons Ils Mandelieu sont beaux. Elle, blonde. Lui, brun. Tous deux avec les mêmes yeux verts. Un couple jeune et sympathique. Il y a 11 ans, ils ont décidé de vivre dans notre ville et ils estiment avoir fait le bon choix. Tous deux travaillent. Ils ont deux enfants. La famille française type. Ils jugent Mandelieu-La Napoule. Leur verdict est clair : beaucoup de soleil mais pas mal de zones d'ombre. En plus des marchés qui existent, notamment ici, à Capitou, il faudrait aussi couvrir celui qui est devant Estérel Gallery. D ' o c t o b re à mars, M a n d e l i e u - L a Napoule ne peut plus rester la belle endormie. Elle doit devenir une ville d'hiver, phare de la Côte d'azur. Pour cela il y a une solution simple : s'adosser à Cannes comme Neuilly s'adosse à Paris. D'un côté ce sont de très grandes rencontres et une renommée internationale, de l'autre ce sont calme, confort et sérénité, ici à 5 minutes de la Croisette. Un véritable contrat de partenariat avec Cannes et Théoule-sur-Mer permettrait de proposer une seule destination dans trois villes. Cela se fait aujourd'hui de façon empirique, le plus souvent par nécessité. Cette union il faut l'organiser et pour cela commencer par s'organiser. Attirer c'est bien, retenir c'est mieux, faire revenir, parfait. La bonne solution c'est une animation des 4 saisons. Cette animation existe en été : il faut l'amplifier et la créer les autres saisons. Automne, hiver et début du printemps, le nombre d'appartements vides est impressionnant. L e nombre d'hôtels insuffisamment pleins l'est tout autant. Ils pourraient être loués ou remplis, pour le plus grand bien des propriétaires et des hôteliers, à des vacanciers, des saisonniers, des cadres en déplacement, des salariés en stage, des étudiants ou des congressistes. Tout cela est à organiser autour d'une centrale de réservations et de gestion nouvelle manière. Semaines à thème D'autre part la ville doit avoir ses animations propres pour un tourisme des classes moyennes, des retraités ou des R.T.T. Golf, tennis, équitation, voile, yachting, olympiades d'hiver, il y a tout ce qu'il faut sur place pour un tourisme à thèmes. L ' E. P. I. C. (Etablissement Public Industriel et Commercial) existe. Il est déjà riche. Il faut lui donner la vraie mission d'animer vraiment la ville. Enfin Mandelieu-La Napoule a un grand avantage : on peut y venir et y rester sans voiture car le train permet tout. Que la ville s'organise puis qu'elle s'unisse à ses voisines et le monde entier viendra ici pour une belle vie et pendant les 4 saisons. Hélène Louin-Ougier Les deux roues et leur bruit Les 2 roues c'est souvent la liberté des ados, une nécessité pour ceux qui n'ont pas les moyens de s'acheter une voiture, un plaisir pour les propriétaires d'un " gros cube ". Tous doivent, évidemment, respecter les limitations de vitesse, le code de la doute et surtout ne pas faire plus de bruit que ce qui est autorisé. Interrogé pour "Persectives" par un député, le ministre de l'intérieur rappelle qu'un 2 roues ne doit pas émettre de bruits susceptibles de causer une gêne aux usagers de la route ou aux riverains (article R318-3 du code de la route). S'il y a pot d'échappement trafiqué, c'est une contravention de 68 e et immobilisation du 2 roues. De plus, la loi 2003-239 du 18 mars 2003 a durci l'article 222-16 du code pénal. S'il y a agression sonore caractérisée, la peine peut aller jusqu'à un an de prison et 15 000 e d'amende. Quant à ceux qui vendent des kits de débridage pour les cyclos, ils risquent deux ans de prison et 30 000 e d'amende. A bon entendeur (c'est le cas de le dire), salut. Quand Valérie Plaud et Christophe Rota se rencontrent, elle habite Golfe-Juan et lui Le Cannet. Le coup de foudre. Ils décident d'unir leurs vies. Comme elle a passé son enfance à Mandelieu, elle souhaite y retourner. Lui, le cannois de naissance, n'a rien contre et les voici installés résidence Samantha, rue léo Brun, dans un grand deux pièces. Mais il y a Axel, puis Romane, l'appartement devient trop petit. Il faut déménager et c'est, il y a 6 ans, l'installation aux "Trois rivières". Un beau trois pièces, meublé très contemporain, avec une grande terrasse et une jolie vue sur parc et piscine. Valérie travaille dans la galerie marchande de Géant, Christophe dans un restaurant à Cannes. Axel, 13 ans, va au collège des Mimosas, Romane, 6 ans, à Marie-Curie. Voilà le décor, l'entretien s'engage. Béton Les premiers mots seront toujours pour dire du bien de la commune, les deuxièmes pour nuancer le propos, les troisièmes seront souvent moins gentils. Les mimosas par exemple, c'est la passion de Valérie : "peut-être, dit-elle, parce que je suis née en février "Aujourd'hui, quand elle se promène avec ses enfants, elle leur montre un lieu : "Tu vois, quand j'étais petite, là j'avais une cabane en mimosas." Aujourd'hui, il y a du béton. Christophe, quant à lui, vit donc ici et travaille à Cannes. Que disent son entourage, ses amis, ses clients, sa famille, d e Mandelieu? Lui : "Il y en a qui aiment, ils disent que c'est paisible et tranquille. D'autres n'aiment pas : ils disent que c'est une ville morte." 6

vu par une famille : " P eut mieux faire" Elle : "et pas pourri et minuscule comme celui devant la salle Europa." Et Esterel Gallery? Elle : "C'est horrible. C'est comme la place, elle pourrait être superbe mais tout a été fait sans imagination." Heureusement, il y a le cinéma d'esterel G a l l e r y. Leur fils aime y aller, avec ses copains, le dimanche. Mais ce jour là, tout autour, tout est fermé. Quelle tristesse! Lui : "Un peu ici, un peu là, c'est un urbanisme mal étudié." Les "Trois rivières", très agréable résidence de 1 320 logements sur 8 hectares. Y-a-t'il un vrai centre-ville à Mandelieu, un lieu animé? Elle : "Non, mais ça ne me gêne pas." Lui : "On va à Cannes quand on veut" et au Trayas l'été pour nager et plonger, et à Pégomas l'hiver pour se promener. Et toute l'année au parc de la Valmasque pour le parcours santé (il n'y en a pas dans la commune ). Et puis, il y a l'estérel pour le V.T.T. Rien n'est jamais fini Et Mandelieu dans tout ça? Lui : "Il n'y a même pas de vraie piste cyclab l e. Quand on en fait une avenue de Fontmichel, elle part, s'arrête, repart, ça ne veut rien dire." Elle : "Mon fils est aux mimosas - super collège - super directeur. Il aimerait aller au col- lège à vélo. Une route a été faite mais pas de piste cyclable." Lui : "Ils n'y ont pas pensé!" Elle : "C'est un peu toujours comme ça. To u t a un goût d'inachevé. Quand on refait le boul e vard des Ecureuils, on n'en refait qu'une p a r t i e. Pourquoi pas tout? C'est comme les bords de Siagne, c'est beau mais pourquoi ne pas les avoir entièrement aménagés? " Lui : "Les Glycines et les Cottages c'est pareil. On a refait deux routes mais les autres, à côté, sont pourries. Il y a partout plein de routes pourries. Les voitures souffrent. Les deux roues encore plus et quand il pleut : super danger. Quand les enfants commencent tous deux à 8h30 à l'école et au collège, il faut bien en laisser un avant l'autre (bien avant à cause des embouteillages au feu rouge Garbay). Ce ne sera jamais Romane à Marie-Curie : pas de police municipale devant l'école alors qu'il y a deux, voire trois agents aux Bleuets." Elle : "Une pétition est d'ailleurs en cours à Marie Curie " Manque d'imagination Il y a tout de même des points positifs. Le parc Sant Estello par exemple. Pa r f a i t. Sympa. Pas cher (c'est une affaire privée). Mais, tout cela pourrait disparaître pour laisser place à du béton et à un gros projet immobilier. Lui : "Si le parc disparaît, il doit être refait ailleurs." Restent les Tourrades. Leurs yeux, à tous deux, brillent quand ils en parlent. Il y a tout sur place, même un hyper. Les commerçants font des affaires. Les clients aussi. A tel point qu'ailleurs petits commerces et grandes surfaces souffrent de cette concurrence. Elle : "A ouvrir une boutique, il faut mieux le faire aux Tourrades." Lui : "Ces zones, c'est l'avenir. A Cap 3000, on a tout et on se gare facilement. Dommage que les Tourrades soient dangereuses ; ça roule trop vite, pas de trottoirs et même, par endroits, il est impossible d'avancer avec une poussette. En plus, la nuit, il y a plein d'endroits mal éclairés." Arrive le moment de la fin de cet entretien. Leur conclusion? Il fait tout de même bon vivre ici parce que, disent-ils, Mandelieu fait partie d'un bassin de vie qui part de Cannes, va jusqu'à Théoule et au Cannet, Mougins et Pégomas. C'est dans cet ensemble qu'il fait bon vivre. " Jacques Maleyran Ce qu'en pense Bernard David Ils ont établi une véritable carte d'une agglomération logique et qui existe déjà dans les faits et dans l'esprit des habitants. Le reste n'est que querelle de clocher et de personnes. M. Leroy, s'il vous plait, essayez donc de vous entendre avec M. Brochand qui ne demande que ça. Faites le au nom des souhaits de la population et de la réalité de la géographie. L'intérêt général doit primer. 7

Trop chère propagande! Par Françoise Duprat Délibération N 11 du 28 juin 2004 relative à la convention de Mandat pour la création d'une télévision l o c a l e. Le 26 mai 2003, Le Conseil Municipal majoritaire s'est prononcé pour l'adhésion à une association pour la réalisation d'études techniques et financières en vue de la mise en place d'une télévision locale. Nous avons voté CONTRE. Le 28 juin 2004, Les résultats des études communiquées font en effet apparaître des coûts d'investissement et de fonctionnement très estimatifs et très éloignés des frais réels à engager. D'évidence, la majorité municipale envisage la création d'une télévision locale pour organiser, à son seul choix et bénéfice, à grands frais et " tapages " une propagande audiovisuelle en direct. Que penser de cette majorité qui n'est pas sans savoir qu'en 2003, les chaînes ARTE, LCI, TMC font apparaître un indice national d'audience de 1%! Se prendrait-elle pour de futurs journ a l i s t e s et des animateurs de télévision! Les Mandolociens et les Napoulois ont bien le "droit de savoir"! S'ajoutent à notre analyse : Notre souci de préserver l'environnement. Les antennes ne manqueraient pas de défigurer nos sites locaux : San Peyre, etc... Les coûts des projets déjà réalisés par d'autres communes faisant apparaître, en moyenne : - des dépenses d'investissements, notamment caméras d'environ 800 000 euros - des coûts de fonctionnement subventionnés par les villes directement ou au moyen de financements de spots publicitaires de 500 000 euros/an. Enfin, devrions nous faire fi : de l'exemple de CANNES? La nouvelle municipalité de cette ville, beaucoup plus florissante que 8 Mandelieu-La Napoule, dès 2001, n'a guère hésité, par souci de saine gestion, à mettre un terme aux subventions très importantes nécessaires au fonctionnement de la télévision et de la radio, CANNES TV et CANNES RADIO qui ont été cédées à des entreprises privées (NICE MATIN du groupe Hachette) pour l'euro symbolique. de la période actuelle de marasme économique et de restrictions budgétaires nationales. Mandelieu La Napoule disposerait-elle de ressources supérieures à la moyenne nationale? L'opposition n'a pas été informée par les services de la Mairie de cette situation extraordinaire. En conclusion, dans un réel intérêt des contribuables de MANDELIEU LA NAPOULE, l'opposition que nous avons organisée au sein du Conseil Municipal menée par Bernard DAVID a voté, en toute logique, CONTRE la télévision locale. L'Europe des subventions Le maire l'oublie. Dommage! Le premier soin de Bernard David, une fois élu, sera de nommer un adjoint chargé de l'europe. Entouré d'un petit service spécialisé, il aura pour mission de rechercher des subventions au niveau européen. Dès la conception d'un projet, cet adjoint, ou un de ses spécialistes, ira à Bruxelles pour faire concorder ce que la ville veut faire avec les objectifs que se fixe l'europe. La Région, le Département, un très grand nombre de villes, le font déjà. Même des villages réussissent à obtenir des subventions communautaires. Pas Mandelieu-La Napoule. Que d'argent perdu et depuis tant de temps. LES PRIX DE CULTURE ET D'ANIMATION Délibération N 24 du Conseil Municipal du 1 er décembre 2003 relative à l'approbation du bud - get de l'epic (OFFICE DU TOU - RISME ET D'ANIMATION) Un budget de plus de 2,7 millions d'euros (soit 18 370 000 de Francs) a été proposé au vote du Conseil Municipal. L'opposition a constaté aux termes des informations mises à sa disposition une augmentation des subventions de la ville de l'ordre de 8% par rapport à celle de l'année 2002. Les affirmations des élus de la majorité pour contredire ce fait, manquaient totalement de détails et de transparence. Elles ont d'ailleurs fait l'objet d'un article plus explicite dans NICE MATIN le lendemain du vote. En tout état de cause, un budget de près de 18 370 000 de nos francs n'a pas procuré à la Ville un attrait supplémentaire quant à la qualité de ses animations ou à l'affluence touristique, sic les Hôteliers de notre Commune. A ce jour, il convient de remettre en cause un système de dépenses plus ou moins bien contrôlées, qui n'est plus d'actualité. Les dépenses représentent plus de 7% du budget global de notre Commune qui est financé par les contribuables de Mandelieu-La Napoule. Les salles ESTEREL GALLERY ne sont pas pleines lors des spectacles. A l'occasion des Nuits du Château de nombreux billets gratuits sont distribués pour des résidents hors la Commune. Les Mandolociens et Napoulois, dans leur majorité eux, payent leurs entrées au prix fort. Nous avons donc voté CONTRE un tel budget et ses conséquences.

INTERCOMMUNALITÉ Délibération N 1 du Conseil Municipal du 28 juin 2004 relative au projet d'adhésion de la ville de Mandelieu -La Napoule à l'extension du périmètre de la Communauté d'agglomération Pôle Azur Provence (CAPAP) S'agissant d'une question portant sur l ' i n t e r c o m m u n a l i t é, notre avis est qu'il convient de se hâter lentement. Ces derniers mois, la mésentente avérée des Communes au sein du Bassin Cannois a donné lieu à de larges échos dans la presse. Dans ces conditions, l ' i n- tercommunalité pourrait se révéler plus d é c e vante que bénéfique. Encore plus décevant, les mots d'esprit lancés à la presse par H. L E R OY, d e vant témoins, dès juin 2002, " on va vous absorber ", à l'intention des communes du Moyen Pa y s. Une telle attitude est choquante car elle ne peut pas favoriser les vrais intérêts des Mandolociens, des Napoulois de l ' i n t e r c o m m u n a l i t é. Des doutes certains ne peuvent-ils surgir sur la capacité du Maire de Mandelieu La Napoule à apprécier les véritables enjeux de notre ville au sein d'une intercommunalité dans notre Région? N'en est-il d'ailleurs pas de même pour la station d'épuration? A notre sens, l'intercommunalité ne saurait se raisonner en un sens hégémonique mais plutôt, même si cela est diffic i l e, dans un premier temps, en la création harmonieuse d'une communauté de villes ayant des affinités similaires et destinées à devenir de véritables partenaires au plan économique. Les problèmes des villes du littoral et de celles des moyen et haut Pays liés à l ' e n v i r o n n e m e n t, l'urbanisme et l'assainissement sont très différents. Notre opinion se rapproche donc de celle exprimée récemment par la majorité des Maires concernés par l'intercomm u n a l i t é, notamment M. B. B R O C H A N D Député des Alpes Maritimes- Maire de Cannes et M. D. M A N S A N T I, Maire de Th é o u l e. Des projets communs doivent être élaborés et réalisés de façon satisfaisante avant d' envisager des élargissements à d'autres partenariats constructifs, positifs dans un souci de dialogue permanent et ouvert, ce qui parait bien loin d'être le cas de H. LEROY. En conséquence, au mariage forcé et contre nature imposé par M. LEROY lors de la séance du Conseil Municipal du 28 juin 2004, pour l'adhésion de Mandelieu-La Napoule au sein de la CAPAP, nous avons répondu CONTRE. Bien nous en a pris car le Conseil d'agglomération a repoussé la demande d'adhésion de Mandelieu-La Napoule pour des raisons qui leur sont propres : le projet était en effet bien loin d'une maturation encore nécessaire : Monsieur le Préfet des Alpes-Maritimes, le 9 novembre 2004, dans NICE MATIN a d'ailleurs indiqué que "l'agglomération doit être bipolaire avec Cannes-Grasse mais il faudra des négociations bilatérales et au moins un an de travail". Trait d'union Un tunnel sous l'aérodrome, c'est ce qu'avait proposé Bernard David pendant la campagne des cantonales. Cela pour recréer la logique de l'ancienne R.N.7. M Leroy s'était gloutonnement emparé de l'idée et sans gêne l'avait inscrite dans son programme. Aujourd'hui, il n'en parle plus. Cela risque pourtant de redevenir d'actualité. Le maire de Cannes remodèle La Bocca : cité des sports, piscine olympique, musée et multiplex cinéma, gare multimodale et une artère pour relier directement La Bocca au bord de mer. A la place d'un aérodrome qui sépare, il faut ce tunnel pour unir Mandelieu et La Bocca. En attendant que naisse un autre grand projet commun pour unir La Napoule à Cannes : une Croisette bis de l'avenue du général de Gaulle à La Napoule au Boulevard du Midi à Cannes. Deux villes, en s'entendant bien, peuvent faire de plus grandes choses. Cela vaudrait bien mieux que les disputes actuelles et l'immobilisme. ASSAINISSEMENT Délibération N 2 du Conseil Municipal du 28 juin 2004 relatif la création d'un syndi - cat de communes pour l'as - sainissement. La vocation du Syndicat Intercommunal d'etudes et d'assainissement de l'agglomération Cannoise (SIEAAC) était de faire des études et ce jusqu'en février 2005 uniquement. Les points de vue se sont donc divisés devant l'obligation de t r a vaux urgents. H. L E R OY veut mener à terme le dossier d'une future station d'épuration dans le cadre notamment d'un nouveau syndicat SIACR (syndicat intercommunal de l'assainissement des communes réunies - Mandelieu La Napoule, le Cannet, M o u g i n s, Pegomas, La Roquette) dont il serait vraisemblablement le Président. I l semble en faire une affaire personnelle. Au contraire, les Maires de Cannes Théoule et A u r i b e a u, souhaitent passer au plus vite à des travaux devenus urgents dans le sens des intérêts de leurs administrés et, à cette fin, s'extraire des seules études pouvant être réalisées par le S I E A AC. H. L E R OY ne manque pas de se faire épauler par une batterie d'experts, de jurist e s, de techniciens financés par les contribuables pour parvenir à la construction de sa station d'épuration et en maîtriser la g e s t i o n. "Cette station nous appartiendra" ditil à la presse se retranchant derrière des besoins et des intérêts collectifs. Une chose est sure, c'est Monsieur le Préfet des Alpes Maritimes qui devra donner ou non son feu vert sur la situation des deux stations proposées. En toute logique et au dessus de toute considération politique, la solution H. L E R OY ne sera certainement pas viable car trop coûteuse pour les citoyens. Nous avons donc voté CONTRE le projet du syndicat SIACR ayant pour mission d'effectuer de nouvelles études et la gestion des ouvrages destinés à assurer le service public de l'assainissement d'un périmètre de communes ne prenant pas en compte les notions essentielles d'intercommunalité avec les villes du littoral notamment. 9

Nous avons voté contre (1): L art de se faire un ami Bilan Le bilan de trois ans de mandat du maire, vous l'avez trouvé dans vot - re boîte à lettres à la fin de l'an der - nier : 36 pages quadrichromie, cou - ché brillant, envoyé par la Poste avec timbre payant, voilà la maniè - re Leroy de dépenser l'argent du c o n t r i b u a b l e. Surtout que le vrai bilan, ce n'est pas le sien, c'est celui fait par les électeurs. Le maire demande qu'on lui fasse part de ses critiques. La nouvelle passerelle. Elle n'apporte rien si ce n'est au promoteur Nous n'avons, bien sûr, pas voté contre l'art de se faire des amis mais contre l'art qu'a eu M. le maire de se faire un ami d'un promoteur. S'ils ne sont pas devenus amis, après ce qui s'est passé, c'est qu'il n'y a pas de justice! Rappelez-vous l'an dernier, sur le bord de Siagne : le parcours ludique tant apprécié devient, d'un seul coup, inaccessible. La raison? La construction d'une marina. Enfin! doivent penser le promoteur (lui, on le comprend) et le maire. Tout avait commencé en avril 2001. Cette année là, le groupe Bernard David vote contre le projet d'une barre d'immeubles. D'abord, 18 000 m 2 c'est quand même sont supprimés pour cause de risque d'inondation et il n'y a plus d'accès direct à la Siagne, donc plus de bateaux. L'affaire devient beaucoup moins juteuse. Elle va le redevenir. Voici comment cela s'est fait. Le promoteur cède à bas prix une parcelle de terrain inconstructible - quel beau cadeau! - à la commune. Et, par miracle, cette cité lacustre redevient une marina avec garages en sous-sol, places de bateau, bref, le rêve. Ce rêve, grâce à l'appui du maire, va devenir encore plus que cela : un véritable paradis. En effet, sur le plan initial, en 2001, il ne devait y avoir que des bateaux de 6 mètres. Cette fois-ci, pourquoi se gêner! Ils pourront en avoir 12 (ce n'est pas le même prix pour l'acquéreur) et il y aura 82 emplacements Il y a juste un problème de passerelle pour piétons. Elle enjambe la Siagne. Elle est trop basse pour de gros bateaux. Qu'à cela ne tienne, la Ville va permettre qu'elle soit surélevée. Le roi du béton aura sa marina qui aura sa passerelle et ses bateaux. Mais " cordialement " : il y a tout de même des limites D é s o l é, nous n'allons pas parler de lui, même cordialement, mais vous parler, à vous. Bernard David, avec la liste Lafargue (ancien élu de Louise Moreau dont il avait même été adjoint au tourisme), avait obtenu, au 2e tour, 42% des voix. Leroy : 45% mais le système électoral est tel que Leroy a eu 24 élus et la liste Lafargue : 7. En octobre 2002, la décision de 5 élus installe Bernard David à la tête de l'opposition. Aussitôt il met en place une stratégie plus offensive. Elle fait plier le maire plusieurs fois dans des domaines cruciaux. Changements de cap Les impôts, par exemple. En 2002, juste après sa réélection, Monsieur Leroy ne se gêne pas : augmentation des impôts de 11% (elle sera miraculeusement ramenée à 8,50% grâce à la dotation globale de fonctionnement allouée par l'etat). C'est aussitôt le tollé. Bernard David s'insurge, proteste, informe la population et voilà comment l'année d'après l'augmentation a été juste celle du coût de la vie Et 2004-2005, pas de variation de taux. beaucoup, ensuite cela va accroître les difficultés de stationnement, supprimer le cheminement piéton le long de la Siagne et de plus il y a des risques d'inondabilité. Le préfet donne raison à notre groupe et rejette le permis de construire en novembre 2001. Le promoteur, bien sûr, est dépité et propose alors une cité lacustre : les garages 10 Qui va s'étonner qu'après avoir voté contre la marina nous votions encore contre la surélévation de la passerelle? Nous l'avons fait, mais les autres non. Ils sont majoritaires et sans doute ne voulaient-ils pas empêcher le maire de se faire, d'un promoteur, un ami. Bernard David (1) Délibération n 7 du 1 er décembre 2003 Belle victoire. L'opposition a été payante (c'est le cas de le dire). Autre recul de M. Leroy : le logement social. Au départ il n'aimait que les résidents secondaires, surtout les fortunés. Il aimait beaucoup moins les actifs et pas du tout le social. Aujourd'hui changement de cap. Un exem-

L'opposition : positif de trois ans de mandat ple récent : alors que la Loi lui impose 20% de logements sociaux, il a surenchéri le 5 décembre 2004 : ce sera 25%. Changement de cap à 180 degrés, et encore une belle victoire pour l'opposition et pour la ville et ses habitants. C'est bien mais il reste encore beaucoup à faire. Le courrier des lecteurs mécontents ne tiendrait pas dans les 20 pages de ce "Perspectives" que Bernard David, il faut le signaler, paye seul avec ses propres deniers. Il ne peut donc être aussi important que la propagande (36 pages) que M. Leroy vient de s'offrir. Avec nos impôts. public, ports, plages et conseil d'administration du C.C.A.S. Nicole Rochet, vu l'importance de ses relations, est le ministre des Affaires Étrangères du Groupe, en charge des très gros dossiers. Il y a 6 ou 7 réunions du conseil municipal par an et le travail en commission. Lui, ne prend plus beaucoup de temps. Il y a, juste pour la forme, les réunions obligatoires sauf avec Rémy Alunni, en charge des ports et des plages. Avec lui, c'est différent. Il faut lui rendre cette justice. Tout cela laisse du temps libre pour occuper - La péniche. "Perspectives" n 2 avait dénoncé sa présence. La Siagne en a été débarassée. - Le rond-point des Tourrades, et son gazon maudit, a coûté une fortune. Celui de l'espace a été confié à un paysagiste local : c'est une réussite. - La fête du mimosa. Trop longue sur 17 jours avec un promenoir payant, la voici ramenée à 9 jours avec un promenoir gratuit. - L'animation pour les fêtes. Il en manquait. Cette fois ci la déléguée au commerce a lancé un concours de vitrines. - Les illuminations de fin d'année étaient concentrées sur l'avenue de Cannes. Maintenant elle se sont un peu étendues. Le groupe des cinq, la vraie opposition. De gauche à droite : Nicole Rochet, Claude Gantois, Bernard David, Françoise Duprat et Bernard Bovet. Organisation Le maire parade. Nous agissons. L'équipe dispose d'un bureau et d'une salle de réunions. Elle se retrouve au moins une fois par semaine. Elle s'informe aussi grâce à ses abonnements : le "courrier des maires et des élus locaux", le "journal des maires" et la lettre hebdomadaire "E-mail des maires". Il le faut, M Leroy tient l'opposition à l'écart de toute information. Il envoie les convocations au plus juste des délais légaux et, 5 jours pour faire un travail de recherche sur les gros dossiers, c'est évidemment un peu court. Pour être efficace, l'opposition s'est donc spécialisée. Elle s'est installée dans des commissions municipales : à Bernard David l'urbanisme, Bernard Bovet les sports, Françoise Duprat la publicité, Claude Gantois les trava u x, c i r c u l a t i o n, délégations de service le terrain. On ne risque pas d'y rencontrer l'équipe Leroy. On ne la voit jamais. Bernard David se déplace mais reçoit aussi beaucoup : actifs, parents, retraités, membres d'associations, fonctionnaires de la ville Tous se racontent et demandent des conseils, souvent parce qu'il leur faut régler un litige avec la mairie. Et il y en a. Certains s'étonnent de ne pas voir Bernard David dans nombre de réunions. C'est parce qu'il ne fait pas partie du "protocole" municipal. Non seulement il n'est pas invité mais beaucoup d'associations renoncent à le faire venir par peur de représailles sur leurs subventions. Des résultats Cela ne fait rien. Ce qu'il est et ce qu'il fait se sait. L'énergie et l'efficacité de son équipe payent. Elle a déjà eu d'excellents résultats. En voici quelques un : - L'agenda du maire. Là, c'est le comble! En 2003, il avait coûté 45 000 e. L'Opposition avait protesté. L'an dernier, l'agenda n'a rien coûté grâce à la publicité. La victoire Voilà une petite partie de ce que nous avons amené. Notre action permanente empêche beaucoup de dérives. Dans les trois ans à venir, nous allons mener le même combat et "Perspectives" sera toujours là, à vos côtés, pour dénoncer et proposer. Les électeurs, m a j o r i t a i r e m e n t, r e j e t t e n t aujourd'hui le système autocrate en place. Large sera leur victoire, après la deuxième partie de notre mandat. Ce sera dans trois ans. Vivement 2007. Bernard Bovet 11

Sébastien Vieilledent Champion de l'intercommunalité Cannes-Mandelieu et à une intercommunalité qui avait existé avant l'heure. Athènes, les jeux olympiques 2004, 9h30, le champion du monde d'aviron en deux de couple 2003, le cannois Sébastien Vieilledent part sur son bateau. 6 minutes 29 secondes plus tard, avec son co-équipier Adrien Hardy, il est champion olympique. Cette victoire, il la doit bien sûr avant tout à lui-même mais aussi au Rowing-club Félicitations temps Même si ce sont les plus belles, il n'y a pas que les médailles d'or. D'autres sportifs du bassin cannois ont participé à ces mêmes jeux olympiques d'athènes. Eux aussi méritent bien notre hommage et nos encouragements. VTT : Miguel Martinez C'était avant 1995, Mme le maire Louise Moreau décide d'aménager la Siagne et crée un espace où l'aviron peut évoluer. Ce ne sera pas pour ses seuls administrés mais aussi pour le Rowing-club Cannes- Mandelieu club de Sébastien Vieilledent. On le voit, avec une bonne structure (à l'époque), les plus grands espoirs deviennent réalité (aujourd'hui). Cette alliance intercommunale entre les deux cités pourrait s'amplifier. Cannes, ville la plus sportive de France, crée sa piscine olympique et une cité des sports. Mandelieu-La Napoule a de nombreuses installations sportives pluridisciplinairesfaites au temps de Mme Moreau - l'union ne pourrait donc qu'être bénéfique. Encore faudrait-il la vouloir, n'est-ce pas M Leroy? au lieu de s'arc bouter sur des fausses raisons, futiles, personnelles et électoralistes. En attendant que de retard pris et d'énergie perdue! et ses résultats en sont le témoignage. Nombreux sont ceux qui souhaitent le voir briller encore longtemps aux quatre coins du monde. Basket : Chantal Julien Les handicapés Ils existent. Ils ont droit à toute notre considération. Qu'est-ce qui est fait pour eux? Rien ou presque. Les jeux handisports ont montré tout ce que des handicapés peuvent faire. Mais il faut faire aussi pour eux. Il y a les spectateurs handicapés, les dirigeants sportifs handicapés, les personnes à mobilité réduite, le bel âge avec une canne et les papas ou les mamans handicapés par un landau. Tout devrait leur être accessible. L e s enceintes sportives bien sûr, mais aussi tous les lieux de réunion, les bâtiments administratifs, les commerces. Est-ce le cas? Non. C est honteux! Piscine Beaucoup rêvent depuis longtemps d'une piscine municipale qui permettrait des activités pluridisciplinaires. C e l a intéresserait tout le monde. On en parle souvent mais personne n'obtient les réponses satisfaisantes. Il y a pourtant des solutions basées sur une période élargie. Cela permettrait de satisfaire l'ensemble des demandes. Encore faudrait-il avoir un peu d'imagination et, s u r t o u t, le vouloir. Vouloir le bonheur de la population? Allons! Allons! Ce n'est pas dans l'air du temps aujourd'hui à Mandelieu-La N a p o u l e. Incohérences Une politique sportive ce devrait être : avoir une vision globale cohérente, coordonner les objectifs, rendre accessible à tous les infrastructures, développer les moyens, respecter les différences, soutenir les bénévoles, fédérer les énergies. Médaillé d'or aux jeux olympiques à Sydney en 2000, et bien que la réussite n'ait pas été au rendez-vous aux jeux d'athènes en 2004, saluons son parcours exceptionnel dans une discipline qui exige notamment ténacité, goût de l'effort, endurance. Ces qualités, Miguel les possède depuis long- 12 Installée depuis 1995 dans notre région, elle a obtenu en 1997, à la demande de la Fédération Française de basket-ball le diplôme d'arbitre international de basket. Après une carrière de joueuse de haut niveau, elle rejoint le service des sports de la Ville. Animée des valeurs éducatives les plus fortes, elle a su par sa gentillesse, sa disponibilité et sa compétence s'attirer la sympathie de tous. Elle fait honneur à sa discipline et au sport en général dans ses valeurs les plus essentielles, le respect de l'effort et l'esprit d'équipe. La politique sportive du maire c'est : pratiquer l'autosatisfaction, encourager le culte de la personnalité, gérer les associations au coup par coup au gré des problèmes, interdire l'accès aux installations à des sportifs qui les ont pourtant payées par leurs taxes et impôts. La raison? Ils n'ont pas fait acte d'allégeance et ont refusé de renier leurs idées. Où cela nous mène-t-il? Droit dans le mur. Vivement 2007.

Jérôme Thomas Le résultat de sa volonté Bernard David a incontestablement du flair. Le voici à La Bocca avec l'alors tout jeune Jérôme Thomas à l'issue d'une rencontre de boxe qu'il avait parrainée en tant que chef d'entreprise. Il avait su reconnaître le talent de ce poids mouche - 1,68 m pour 51 kg - qui allait devenir médaille de bronze aux J.O. de Sydney en 2000, champion du monde 2001, vice champion du monde 2003 et, en 2004, médaille d'argent à Athènes. Après le bronze à Sydney, puis l'argent à Athènes, pourquoi pas l'or aux jeux olympiques de Pékin. Pour Jérôme Thomas, ce n'était pourtant rien moins que gagné à ses débuts : pas de muscle pectoral gauche, celui qui protège le cœur. De plus, il est né avec une malformation de la main et les doigts collés (décollés par six opérations) et un bras plus court que l'autre. Malgré ses handicaps, il a su s'imposer au fil des ans et des compétitions. Bernard David avait su déceler l'homme exceptionnel avant qu'il ne devienne ce champion exceptionnel parce que lui, en boxe comme dans les affaires, comme dans la politique sait regarder, écouter et comprendre les autres. L'envers du décor Il existe à la maison régionale des sports une institution dont il ne fait aucun doute qu'elle attire la plus grande considération : le Comité Régional Olympique et Sportif. Le respecter nous semble un minimum. Ce n'est pas le cas pour tous. Voici l'histoire. Pôvre M. Leroy Il y en a qui n'ont vraiment pas de chance. Voilà qu'en plus on voudrait interdire à M. Leroy de parler à des dames. Il avait eu la gentillesse d'aller voir la caustique Axelle Laffont. Il échangeait gentiment une petite convers a t i o n agréable avec sa voisine, l'humoriste l'a interpellé (écho de Nice-Matin) : "ça va, je te dérange pas. Ca t'intéresse pas ce que je dis?" Notre maire s'en va, peu après, délicatement. Peine perdue, il continue à faire les frais de la comique : "ça y est, il est parti le boulet?" Après cela, on aurait pu croire que son droit d'expression vis-à-vis des dames allait lui être garanti. Pas du tout! Le lendemain il est à l'hôtel Majestic pour la visite du ministre Douste- Blazy. Il échange encore gentiment une autre conversation avec une autre voisine pendant que Michèle Tabarot parle au ministre et au public. Lui ça ne le dérange pas. Elle si. Voilà qu'elle s'arrête et dit tout haut : "je vais continuer si M Leroy me laisse terminer." C'est un comble de voir ainsi brimée une juste liberté d'expression. Le pire c'est que, par deux fois, il a du se taire. Un exploit. Pour lui. Le 7 mai 2004 était organisé à la maison des sports un colloque sur la violence dans le sport. Ce sujet, tout le monde associatif et sportif en reconnaît l'importance et l'urgence. Ce colloque s'est tenu en présence du ministre des sports, M. Jean-François L a m o u r, ancien médaillé olympique et champion émérite, accompagné d'élus régionaux et départementaux. Son passage apprécié de tous, a été l'objet d'un discours volontaire sur les moyens à développer pour circonscrire ce fléau. Quatre de nos élus en charge des sports étaient présents. Au départ du ministre des s p o r t s, a vant que ne commencent les débats sur la violence, en présence de nombreux responsables d'associations, t o u s bénévoles, et sous l'égide du C.R.O.S., quelle n'a pas été notre stupeur de constater que les élus mandolociens n'ont manifesté aucun intérêt pour le sujet et sont partis. La ville n'était plus représentée que par un employé municipal, fut-il compétent. Qu'ont pu penser les responsables du comité régional olympique et sportif? L'image de la ville ne se réduit pas à de simples parades et à des discours superficiels mais plutôt au respect des bénévoles et des institutions représentatives. L'art de la récupération Il y en a un qui ne manque pas d'air, ce qui est bien quand on parle de sport. Mais là, c'est trop. La pravda municipale, baptisée M.L.N., dans son numéro 57 s'auto-congratule : la ville a créé trois salles de sports, dont celle du collège des mimosas, route de Pégomas. Petit problème : cette salle là entre dans la politique sportive du Conseil général : " un collège, une salle de sport ". Elle a été voulue par le Département. La commune en profite mais cette salle de sports ce n'est pas elle qui l'a faite. Rendons à César 13

Danielle Prince Grand témoin d'un demi s Danielle Prince - Danielle Toselli de son nom de jeune fille - est la mémoire vivante de La Napoule. Elle y est née au tout début de la dernière guerre. Sa famille, can - noise d'origine, est implantée dans la commune depuis 1898 grâce à la venue de son grandpère maternel Jean Béraudo. Membre de l'association des vieilles familles mandolociennes et des Amis de La Napoule, Danielle a participé à une dizaine d'expositions thématiques sur l'histoire de la commune. Voici sa vie et sa ville mêlées pour raconter un demi-siècle à La Napoule. Quand elle naît, le jour de Noël 1939, François Mourer, le maire nouvellement élu, a en charge un bourg de moins de 2 500 habitants. Le vieux centre est aux napoulois, les terres autour à six seigneurs. Chacun possède entre 100 et 200 hectares de terres. Une autre époque La guerre se termine. Danielle entre dans la classe de Mme Brissaud. Cette institutrice a marqué toute une génération de napoulois. Les plaines sont alors inondables et la Siagne déborde chaque année. Place de la Liberté, où se trouvent le groupe scolaire et la mairie, les parents ont souvent des bottes aux pieds pour porter leurs enfants sur les épaules. Ce document montre La Napoule entre les deux guerres, petite ville à côté du village de La Bocca. La folie de construire En 1963, il change de métier et reprend l'entreprise Pierrugues. De son côté, e n 1970, elle créé la brasserie "Le Neapolis" puis, en 1974, "Féerie", une boutique de prêt-à-porter. Ses affaires croissent, la ville aussi - 1962, c'est la fin de la guerre d'algérie et l'arrivée massive des piedsnoirs : "grâce à leur dynamisme, dit-elle, et sans doute aussi à leur esprit de revanche, ce fut la folie." La guerre se passe là, comme ailleurs sur la Côte d'azur. Danielle a la chance de ne pas avoir faim : ses parents sont paysans, son grand-père a un jardin et il y a vaches et basse-cour aux Te r m e s, à Minelle et à Capitou. Elle n'a pas froid non plus car chaque enfant apporte tous les jours une bûche pour le poêle de l'école et il reste encore assez de bois pour le soir à la maison. 23 août 1944, c'est la Libération, la découverte des G.I's, du chewing-gum, du corned-beef et le retour du chocolat. 14 Ceux du Cottage, l'actuelle avenue de la mer, viennent quelquefois en barque Et personne n'arrive en retard à l'école. Ecole de filles, école de garçons, la mixité Danielle ne la découvre qu'en dernière année de primaire. C.E.P. obtenu, elle part à Bristol à Cannes où elle obtient un B.E.P.C. d'employée de bureau et un C.A.P. de comptabilité. Pour l'emploi, elle a le choix car il n'y a pas de chômage et les entreprises se disputent les jeunes diplômés. Elle choisit de travailler place de la Fontaine, dans les deux entreprises de son oncle Charles Pierrugues : plomberie, zinguerie, sanitaire, chauffage, et les "Docks de la Roubine". La commune grandit doucement. U n seul événement marquant pour elle, mais de taille, son mariage en 1959 : Danielle Toselli devient Mme André Prince. C'est un mimosiste, lui aussi enfant du pays. Tout se vend : commerces, maisons, terrains. L'autoroute toute nouvelle désenclave la commune. Partout on construit. Un appartement acheté sur plan se revend avec bénéfice à la première pierre et peut se revendre encore, et encore plus cher, une fois achevé. Alors pourquoi se priver de construire? Cela va jusqu'à l'excès et c'est en 1970 l'affaire Cannes-Marina. Le maire, le colonel Julien Alary est contre ce projet. Une pétition recueille des milliers de signatures, rien n'y fait : le promoteur, basé en Suisse, réussit à obtenir un permis " bis " et construit. C'était fou comme projet à l'époque, c'est devenu normal et joli aujourd'hui. Le règne Moreau Le port de La Napoule est inauguré en 1969 (le port de la Rague quelques mois plus tard) et voici qu'en 1971 arrive Louise Moreau.

iècle de vie de La Napoule Après 6 ans de mandat, le colonel Alary décide de se retirer, officiellement pour soigner une vieille blessure de guerre. A ses colistiers, il offre une nouvelle tête de liste : Louise Moreau, la secrétaire du Centre D é m o c r a t e, parti de Jean Lecanuet. E l l e accepte tous les colistiers que l'on veut, jusqu'à deux mois des municipales. Là, déjà en femme forte, elle change d'avis, fait sa propre liste et les évincés n'ont plus qu'à se retrouver un autre colonel, M. Aygueparsse, comme tête de liste. Ils seront battus. Louise Moreau entame un long règne municipal qui la mène jusqu'en 1995. Elue députée, elle développe sa ville, en trouvant à Paris tous les appuis nécessaires. Sans le connaître, Danielle Prince le soutient parce que son ami Maurice Muller, l'homme fort de Capitou, le lui demande. Mais elle n'est pas sur sa liste. Plusieurs candidats lui ont déjà proposé la même chose jadis, elle a toujours refusé. Libre elle est, libre elle veut rester. Henri Leroy gagne les élections municipales de 1995 : " Il y a eu un Leroy premier mandat, affirme Danielle Prince aujourd'hui, il y a un Leroy second mandat. C'est tout le contraire du premier. Il a renié toutes ses promesses. Le voici le roi du béton. " L'art de passer outre En plus c'est un maire qui ne sait pas écouter les habitants : "Comme preuve, rappelle-t-elle, il y a l'affaire du sens de circulation de La Napoule." Louise Moreau avait déjà essayé de mettre en sens unique l'avenue du 23 août (la départementale 109), l'unique rue qui traverse la ville en parallèle du bord de mer. En pleine nuit, elle fait poser des panneaux dans toute La Napoule. Mais c'est le tollé et ils sont retirés. Leroy - premier mandat - est plus prudent. Il soumet le projet à référendum. De nouveau, c'est "non". Il accepte "au nom de la démocratie participative." Il est réélu. Têtu, il revient sur son projet. Nouveau référendum. Nouveau "non" mais il impose sa volonté et passe outre. Manière de faire habituelle pour lui, notamment pour les nouvelles constructions. Un exemple la S.C.I. Néapolis-Sugères (rien à voir avec la brasserie du même nom). Promesse : il ne devait y avoir qu'une ou deux villas, car, juste en dessous, se trouve le château. Mais voilà, le 25 mars 2001 Leroy est réélu maire. Le 26 mars il signe un permis de construire pour un immeuble. L'affaire est en suspens. Un recours a été intenté par Mme Prince, Mme Legoueix et les " Amis de La Napoule ". La justice tranchera. L'avenir En 2 600 ans d'histoire Athénapolis, devenue Néapolis puis La Napoule a connu bien des vicissitudes et aussi bien des joies.détruite à plusieurs reprises par les barbares, des français, les maures, les autrichiens, les espagnols, les turcs ou par des épidémies mortelles, La Napoule a toujours su renaître. Unie à Mandelieu depuis Louis-Philippe, en 1836, elle a vu bien des premiers magistrats. Ils sont passés. Elle reste. Pour Danielle Prince : "Conservons La Napoule pour ce qu'elle est et elle sera promise aux meilleures espérances." Nicole Rochet Elle construit. Trop pour beaucoup. Et elle veut encore cinq Z.A.C. de plus : L ' E s t e r e l, le Riviera Golf, les Ja r d i n s d'europa, Minelle et un port de La Napoule agrandi par une digue de 300 mètres où serait construit un hôtel. L'ère Leroy Elle veut une ville de 40 000 habitants mais un homme se présente, Henri Leroy, un proche de Michel Mouillot l'alors tout puissant maire de Cannes. Ce nouveau venu promet : " Halte à la main mise des grands groupes. Rendons la ville à ses habitants. " Ce qu'en pense Bernard David La Napoule doit rester ce qu'elle est : la jolie vitrine de la commune. Il ne faut plus la modifier. Il faut simplement améliorer ce qui est et encore, à dose homéopathique. La Napoule, tout comme Capitou, est un quartier historique. A protéger comme d'autres beautés de la commune : les collines de Minelle, les golfs ou les ports. Il doit y avoir évolution, mais elle doit être dominée grâce à un plan d'ensemble préalable. Un urbanisme harmonieux passe par deux mots : concertation et réflexion. 15

Bel "Espace" Faute avouée. C'est suffisamment extraordinaire pour être signalé : Mme Sophie Degueurce, adjointe à la culture s'est payée une page de pub dans Nice-Matin pour dire du mal de la municipalité (un peu, pas trop, il ne faut quand même pas exagérer). Parlant de Léonard de Vinci, pas l'artiste mais la salle de 250 personnes, elle affirme noir sur blanc : " La salle, il est vrai, a eu quelques difficultés à trouver son public, des efforts vont être entrepris pour séduire davantage. " Merci de reconnaître ses torts publiquement. Mais, ce n'est pas encore très grave et cet aveu ne coûtait quand même pas le prix (payé par nous, contribuables) d'une page de pub. La contrition peut rester modeste. Cela peut être vu Cela fait plaisir d'être quelquefois écouté par le maire. C'est suffisamment rare, qu'il fasse montre de cette sagesse, qu'il nous faut le signaler. Le rond-point des Tourrades, et son gazon maudit, avaient été un échec. Un échec coûteux. Nous l'avions critiqué. Au nouveau rond-point de l'espace, l'aménagement a été confié cette fois-ci à une entreprise locale. C'est une réussite. Cette fois-ci, il nous a écouté. La voie est donc tracée. Pourquoi aller chercher ailleurs pour faire mal, comme c'est le cas pour certains édifices municipaux récents, alors qu'ont peut tout trouver sur place pour faire bien? Il y a d'autres sites à mettre en valeur. Confions conception et travaux aux entreprises locales. Elles ont la compétence, le bon goût et surtout elles savent ce qu'il faut pour la commune. C. Gantois Jeux idiots C'est juste en face du collège Albert Camus. Voilà le spectacle offert à nos enfants quand ils rentrent ou sortent du collège. Bien des tags sont illisibles mais pas le sigle N.T.M. à droite de l'arche. Chacun sait ce qu'il veut dire. M. le maire a le pouvoir de tout faire nettoyer. Il ne le fait pas. Il ne veut sans doute pas empêcher la création artistique et la liberté d'expression. Quant au spectacle offert à nos enfants, aux parents, à tous, Bo-o-o-o-f! D'une station à l'autre Prenez un panier de basket, jetez-y un ballon, c'est banal donc pas du tout rigolo pour quelques imbéciles. Prenez un abribus Avenue Robert Schuman recouvert d'un toit pour protéger de la pluie, jetez-y des pierres et surtout des très grosses, ça c'est rigolo. Et surtout dangereux. Les auteurs ne sont pas punis (sont-ils seulement recherchés?), les pierres ne sont même pas enlevées et ça continue. Allons, M. la maire, n'hésitez pas à en parler à votre police municipale. Il n'y a pas que les P.V., cela fait aussi partie de ses attributions. 16 Bienvenue dans le nouveau quartier des écureuils. Bienvenue à Marina parc résidence et à la nouvelle gendarmerie. Tout a été prévu pour leur confort, même une nouvelle station de relevage. Elle refoulera les eaux usées vers la future et providentielle station d'épuration de Saint Cassien. Juste un petit problème : l'été dernier, elle a dégagé des odeurs. Cela rappelait les insupportables nuisances olfactives de la station de relevage de la plage de Robinson. Il ne peut s'agir que d'un accident temporaire, sinon cela prouverait, que d'une station à l'autre, le maire n'a rien appris et qu'il commet les mêmes erreurs.

La valse des directeurs M'as-tu vu? Il restait quelque argent à M. Leroy après les dernières élections cantonales, un reliquat des comptes de campagne. La somme était rondelette : 4 085 Ä. M. Leroy a décidé d'en faire don à la maison de retraite médicalisée Floribunda. Bravo. Bravo surtout pour sa modestie. Il a invité la presse, ses amis, les pensionnaires et a remis le chèque en grande pompe. Pas n'importe quel chèque, mais un de près d'un mètre et demi sur un mètre. Il est vrai que dans l'établissement, il y a deux centenaires et il a du penser qu'à cet âge là, on n'y voit pas toujours très bien. Qui a dit que la charité doit être discrète? Pas M. Leroy, mais l'evangile. Il y a sûrement un problème à l'e.h.p.a.d. Floribunda. Depuis son inauguration en octobre 2000, cinq directrices ou directeurs se sont succédés à la tête de ce foyer pour personnes âgées dépendantes. Au départ, pourtant, chaque fois que le maire, président du C.C.A.S., les nomme, il ne tarit pas d'éloges sur leur compétence. Mais très vite la situation se dégrade et le ton change tant la cohabitation directeur - président devient tout de suite difficile. Et ce sont, bien sûr, les directeurs, eux et eux seuls, les nuls. Leur départ est alors bien peu protocolaire. Une exclusion laconique les déchoit de toute compétence. La disgrâce est exemplaire et définitive. Il y a déjà le bourreau, il ne manque plus que le gibet. M. le maire ne supporte pas qu'on lui résiste. Pour ceux qui l'osent, c'est un procès. Tant pis s'il perd, il fait appel. Peu importe s'il doit perdre à nouveau, ce n'est pas lui qui paye mais nous, les contribuables. Bien sûr la pravda municipale M.L.N. n'en fera pas sa " une ", elle n'est là que pour la bonne parole, celle en faveur du maire. Heureusement, dans tout cela, il y a la qualité du personnel. Palliant les tourmentes, il s'occupe, avec compétence et dévouement, des pensionnaires. Cela lui fait de la pub. Tant mieux et bien volontiers nous y ajoutons la nôtre. Haro sur le baudet L'autocritique a ses limites. L'office de Tourisme affirme : " la qualité de l'accueil et du service accuse un peu partout, sur la commune, un net fléchissement. Si nous n'y prenons pas garde, la chute de fréquentation peut devenir vertigineuse ". Aussitôt les coupables sont montrés et ce n'est, évidemment pas eux, les élus du maire. Pour la toute douce Monique Robory-Devaye, adjointe entre autres au tourisme : " Etre commerçant, restaurateur, c'est un métier. Certains ne méritent pas le qualificatif ". Et le délicat Maurice Muller de surenchérir : "N'est pas marchand de soupe qui veut". Les intéressés apprécieront. Parking De Gaulle Au fait, une nouvelle directrice vient de prendre ses fonctions, en septembre. Nous lui souhaitons la bienvenue, bonne chance et surtout bon courage. Corinne Cogneau Le maire est gaulliste, du moins le dit-il. D'ailleurs cela n'a rien d'extraordinaire pour un adhérent de l'u.m.p. Il y a donc une avenue du général De Gaulle à La Napoule. Dommage qu'elle se termine par un parking du même nom. Un peu comme si, pour le maire, la pensée et l'action du général De Gaulle devaient finir sur une voie de garage. 17

Les crèches : quel accueil! Mme Corinne G. de Minelle Récemment installée à Mandelieu, j'ai du faire face au manque de cohérence en matière d'accueil des enfants alors que cette ville est bien lotie si on considère le nombre de structures d'accueil existantes. Fini l'anglais pour les jeunes Mme Lydie T. de Capitou 18 J'ai 3 enfants âgés de 8, 5 et 2 ans et demi, et mon époux et moi- Les P'tits lutins même exerçons des professions qui nous obligent à quitter la maison tôt le matin pour n'y rentrer qu'à 18h30. Pour les deux grands, pas de souci puisque la garderie périscolaire est assurée le matin dès 7h30 et, pour la maternelle, elle est assurée le soir jusqu'à 18h30. Bonne nouvelle pour mon aîné, l'étude surveillée est, elle aussi assurée jusqu'à 18h30 (au lieu de 18h) depuis la rentrée dernière ; la mairie m'a effectivement expliqué que cela répondait à une attente massive de la part des parents. Cela s'est en revanche gâté pour ma petite dernière : elle aura 3 ans fin janvier 2005 - Nous espérions qu'elle pourrait intégrer l'école maternelle à la rentrée. Refus catégorique de la mairie : les enfants doivent impérativement avoir 3 ans révolus au 31 décembre 2004. Je suis alors orientée sur la multi accueil " les Petits Lutins ". Malheureusement, celle-ci n'ouvre ses portes qu'à 8h30 le matin. J'ai alors consulté le site Internet de la mairie qui précise que les deux autres crèches de la ville accueillent les enfants de 7h30 à 18h30 : parfait! Mais, la mairie a décidé depuis la rentrée de septembre 2004 de modifier les horaires de ces deux crèches. Elles n'accueillent désormais les enfants que de 8 heures à 18 heures! Je ne comprends pas cette décision alors que dans le même temps, les parents s'étaient exprimés massivement en faveur d'une amplitude horaire plus étendue pour l'étude surveillée. Ce sont les mêmes parents qui ont des enfants en bas âge. Est-ce que c'est à nous parents de nous adapter aux horaires des structures d'accueil? Je pensais que c'était à elles, dans la mesure où elles ont le mérite d'exister, de répondre à nos besoins. Sinon, quelle est leur raison d'être? C'est dommage Monsieur le Maire l'a dit "Nous savons tous combien l'accès à la culture et à l'éducation est primordial pour les jeunes générations". Conscient des intérêts de cette pédagogie culturelle, son équipe décidait il y a un an de supprimer les cours d'anglais pour les enfants, prétextant que cette discipline était déjà enseignée à l'école. A quand la suppression du jardin musical, de la chorale, des arts appliqués et plastiques, et du théâtre aussi, autres activités faisant également partie intégrante du programme scolaire? Et si l'anglais dès le plus jeune âge était "utile"? C'est peut-être plein de remords que le maire a adressé, en décembre 2003, un courrier aux parents leur indiquant les coordonnées d'une association qui propose de l'initiation à l'anglais dès l'âge de 3 ans Non, c'était juste pour se donner bonne conscience car, à la rentrée 2004, toujours pas d'anglais pour nos enfants au centre culturel! Seuls les adultes ont cette chance! Absence de casiers Mme F.C. (Boulevard des écureuils) Trouvant votre action très intéressante, je me permets de vous écrire pour vous informer des problèmes que plusieurs élèves du collège Albert Camus rencontrent. Ce collège, depuis plusieurs années, n'est pas doté de casiers. Ma fille porte toute la journée un cartable qui varie de 7 à 10 kg (y compris à la cantine). Il suffit qu'un élève ne fasse pas attention pendant les changements de classes ou les permanences et il y a des vols de trousses ou de livres scolaires. Malgré des réclamations auprès des instances du collège, puis de la mairie (puisque M. le maire est conseiller général) rien n'a changé. Pourquoi le collège des mimosas en est-il doté lui? Nos enfants ne devraientils pas être tous égaux?!!!! Cantine, un luxe Mme Françoise L. des Termes Maman de deux enfants scolarisés en élémentaire et en maternelle, je vous contacte pour dire combien je trouve exorbitants les tarifs de la cantine scolaire à Mandelieu. En effet, la société Avenance a adressé début novembre, à tous les parents dont les enfants sont cantiniers, un courrier annonçant une hausse de tarif à compter du 1 er octobre 2004, faisant passer le repas en maternelle de 2,93 e à 2,99 e, et en primaire de 3,09 e à 3,15 e! Quand on pense qu'au mois de septembre dernier, les enfants ont déjeuné "jambon-chips", ça fait cher le pique-nique! De qui se moque-t'on? La cuisine d'avenance n'a rien de gastronomique et pourtant, la cantine à Mandelieu est la plus onéreuse : à Théoule sur Mer, le repas est facturé 2,81 e aux parents, et seulement 2,57 e à Cannes Le prix du repas est 22,5 % plus élevé à Mandelieu qu'à Cannes! Qu'est-ce qui justifie des tarifs aussi élevés? Cela représente un budget considérable pour les familles qui ont plusieurs enfants. Chère zone bleue Mme Fabienne O. de Cannes Devant Estérel Gallery - où ma fille est venue passer le code de son permis de conduire - c'est zone bleue. Comme c'est gratuit, c'est évidemment plus agréable que le parcmètre ou l'horodateur qui sont payants. Mais voilà, les zones bleues sont devenues tellement rares que la plupart des automobilistes n'ont plus de disque de stationnement. Ce qui est mon cas. L'autre jour, le temps d'en trouver un, ce qui n'est vraiment pas facile, et de revenir, la police municipale avait orné mon pare-brise d'un papillon de 11 e dont je me serais bien passée. Toutes mes explications aux agents n'ont servi à rien. Je vais payer mais je ne félicite pas votre ville pour son sens de l'accueil des touristes ou des voisins du bassin cannois.

Un passionné de la mécanique politique Claude Gantois "2007sera l'année de l'alternance" Claude Gantois a été élu, en 2001, conseiller municipal de Droite. Sa liste s'appelait : "Dialogue et confiance." Deux mots qui lui vont parfaitement bien. C'est un homme toujours prêt au dialogue et à qui, d'emblée et tout le temps, est donnée une confiance toujours récom - pensée. Le voici maintenant président de l'association "Mandelieu- La Napoule 2007", engagé à fond aux côtés de Bernard DAVID. Tout petit, il est tombé à la fois dans la mécanique et dans la politique. L a m é c a n i q u e, c'était le Garage du Centre, agent Renault, avenue Francis Tonner à La B o c c a. Il l'a dirigé de 1980 - date de son arrivée à Mandelieu-La Napoule - à sa récente retraite. La politique l'avait déjà tenté. E n 1 9 7 7, à 36 ans, il s'était présenté sur une liste de Droite dans un petit village de G a u c h e. Le miracle n'a pas eu lieu. E n 1 9 8 3, cette fois-ci à Mandelieu-La N a p o u l e, o ù, rappelons le, il n'était que depuis trois ans, nouveau combat. Il est sollicité par Paul Pa s t o u r, ancien recteur de l'académie de Nice, qui monte une liste de Droite contre Louise Moreau. L e miracle n'a encore pas eu lieu mais cette campagne électorale a au moins eu, p o u r l u i, une conséquence inattendue : a p p r é- cier celle contre qui il s'était battu. Sa passion politique est toujours aussi forte mais il y a le garage et la famille. C'est à eux, et à eux seuls, qu'il va dorén a vant se consacrer tout en conserva n t un pied dans l'action citoyenne. C'est ainsi que dès le début des années 9 0, il adhère à l'association des commerçants de La Bocca. A Cannes, c'est l'époque Mouillot. Il combat son système et l ' a f f a i r i s m e. Premier combat C'est pendant cette période chaude qu'il fait la connaissance du " directeur des quartiers " de l'ancien maire de Cannes, u n certain Henri Leroy - Oui, o u i, c'est bien lui! Leur première entrevue est orageuse. Henri Leroy veut lui interdire tout stationnement autour de son garage. Claude Gantois finit par obtenir gain de cause et continue à garer ses voitures. Cela ne créé pas de solides liens d'amitié. D'un côté, orgueil blessé d'avoir finalement du céder, de l'autre le peu de goût pour l'autoritarisme, le manque d'écoute et l'agressivité. Arrivent les élections municipales de 2 0 0 1. Henri Leroy, devenu entre-temps maire de Mandelieu-La Napoule, se présente pour un deuxième mandat. Quant à Claude G a n t o i s, il est devenu bien plus que l'homme qu'il a été. Près de sa retraite, il a dava n- tage de temps. Surtout sa notoriété a augm e n t é. Très écouté aux Trois Rivières (en 2003 il est devenu président du conseil synd i c a l ), président de son club Rotary, e f f i c a- c e, s o l i d e, il est disponible pour la politique. Patrick Lafargue le sollicite. Il accepte. Le score vous le connaissez : Au second tour, 42% pour Lafargue (7 élus), 4 5 %, à peine, pour Leroy (24 élus), 1 3 % pour le socialiste Duprat (2 élus) Avec Bernard David Claude Gantois, placé haut sur la liste, se retrouve donc conseiller municipal d'opp o s i t i o n. Très vite, il fait équipe avec son colistier Bernard David et avec d'autres é l u s. A la question, pourquoi? Sa réponse est simple quoique double : " parce que, d i t - i l, lui est un véritable homme de dialogue et qu'avec lui ce dialogue est permanent, e n t- re nous et avec la population. Et puis aussi, a j o u t e - t - i l, parce que lui a un vrai projet et qu'il saura donner à la commune une perspective d'avenir cohérente. " A d'autres questions, après un sourire, i l affirme : " Bernard David est sincère, h u m a i n, c o m p é t e n t, d é s i n t é r e s s é. Il n'a pas d'ambition personnelle. Son ambition, c ' e s t pour sa ville. " Mais ce n'est pas vraiment un homme p o l i t i q u e. C'est plutôt un homme d'entreprises? " Pour certains, c'est peut-être un défaut. Pour moi, c'est une qualité. " Encore trois ans avant les prochaines élections municipales. Claude Gantois pense que c'est un temps suffisant et nécessair e. Suffisant parce qu'il faut comprendre la population et apprécier ses attentes. Nécessaire parce qu'il faut se faire connaîtr e, imaginer un vrai projet et gagner le combat électoral. Ce dernier point ne sera, p e u t - ê t r e, p a s le plus difficile, si tout est bien préparé. I l faudra de l'écoute, du travail et de la ténac i t é. A h, j ' a vais oublié de vous dire : C l a u d e Gantois est toujours à l'écoute, il est trava i l l e u r, il est tenace. Et il est président de " Mandelieu-La Napoule 2007 " parce qu'il espère bien que 2007 sera l'année du début d'une nouvelle è r e, celle de l'alternance. 19

MANDELIEU LA NAPOULE 2007 Association régie par la loi du 1 er juillet 1901 et par le décret du 16 août 1901. Mandelieu-La Napoule 2007 a pour but de promouvoir une expression politique libre par tous les moyens de communication et d'action dans tous les domaines de la vie citoyenne. Président : Vice président : Secrétaire : Trésorier : Claude Gantois Bernard Bovet Hélène Louin-Ougier François Vanderlinden Adhérez et soutenez MANDELIEU LA NAPOULE 2007 Abonnement à "Perspectives" inclus : Actif : 10 Ä Soutien : 25 Ä Bienfaiteur : 100 Ä et plus à découper suivant le pointillé Je, soussigné(e), Nom :................................. Prénom :............................ Adresse :.............................................................................................................................................. Tel fixe :............................... Mobile :............................. Fax :................................. E-mail :.............................. Adhère à l'association Mandelieu-La Napoule 2007 et vous prie de trouver, ci-joint, un chèque de............................ä comme membre..................... Fait à................................. Le.................................. Signature : Mandelieu La Napoule 2007- PERSPECTIVES - B.P 13-06211 MANDELIEU cedex - E-mail: mandelieu2007@wanadoo.fr Direction de la publication : Claude Gantois - Imprimerie Graphic Service Monaco - Crédit photos : Perspectives - Dépôt légal à parution