ATELIER DE REFLEXION PROSPECTIVE 2009 DE L ANR «LES OUTILS DE LA RECHERCHE EN SANTE PUBLIQUE» Recensement des équipes de recherche en Santé Publique
2 Atelier de Réflexion Prospective «Les outils de la recherche en Santé Publique» Cet Atelier de Réflexion Prospective (ARP) a été lancé en 2008 et financé en 2009 par l Agence Nationale de la Recherche. Il a pour objectif de faire un état des lieux de la recherche en Santé Publique et de proposer la création d outils pouvant contribuer au renforcement d une recherche en Santé Publique populationnelle pluri-disciplinaire, tout en facilitant l émergence et la structuration d une recherche opérationnelle de qualité, reconnue et soutenue par les organismes de recherche et les organismes financeurs. Cet ARP doit permettre de : - contribuer à définir les questions de recherche prioritaires pour le court, le moyen et le long terme ; - identifier des outils opérationnels efficaces ; - améliorer le transfert des connaissances du monde de la recherche vers la société d une part, vers les décideurs d autre part, en particulier par une collaboration étroite avec le ministère de la santé, l ensemble des ministères concernés par la santé (c est-à-dire pratiquement tous), les organismes de protection sociale et les professionnels de la santé, le monde industriel.
3 Sommaire 1 Description du recensement... 4 1.1 Objectif et contexte... 4 1.2 Définition de la recherche en Santé Publique adoptée par l IReSP... 4 1.3 Cadre institutionnel de l étude... 4 1.4 Méthode de collecte des données... 5 1.5 Description du contenu de la base... 6 1.6 Mots clés... 6 2 Analyse... 7 2.1 Nombre d équipes et de laboratoires par tutelles... 7 2.2 Représentation géographique des laboratoires en Santé Publique... 9 2.3 Répartition des laboratoires en Santé Publique par organismes de tutelle... 10 2.4 Disciplines... 11 2.5 Répartition des laboratoires en Santé Publique par disciplines... 12 2.6 Répartition des laboratoires «Epidémiologie» par organismes... 13 2.7 Répartition des laboratoires «Sciences Humaines et Sociales» par organismes... 14 2.8 Répartition des laboratoires «Psychologie» par organismes... 15 3 Une base accessible et évolutive... 16 3.1 Interrogation de la base... 16 3.2 Limites de ce recensement et améliorations possibles... 17 4 Conclusion... 17
4 1 Description du recensement 1.1 Objectif et contexte Les recherches dans le domaine de la Santé Publique sont multidisciplinaires et menées dans des organismes de recherche dispersés, ce qui les rend difficiles à appréhender dans leur globalité, d où la nécessité d effectuer un tel recensement. Le recensement des équipes de recherche en Santé Publique que l IReSP a réalisé a plusieurs objectifs : - participer à la structuration de cette communauté de recherche en permettant à ses membres de se connaître ; - donner une visibilité à cette communauté de recherche vis-à-vis des décideurs et des financeurs ; - contribuer à élaborer une politique scientifique dans ce domaine (le recensement constituant un outil de définition et de pilotage). 1.2 Définition de la recherche en Santé Publique adoptée par l IReSP Parmi les très nombreuses définitions qui existent de la recherche en Santé Publique, l IReSP utilise la définition suivante, qui est une définition opérationnelle : Recherche qui contribue à connaître et surveiller l état de santé de la population, à identifier les groupes à risque. Recherche qui contribue à la compréhension de la façon dont la santé des populations est influencée par des déterminants (génétiques, environnementaux, sociaux, système de santé, ). Recherche qui contribue à l identification d interventions (et à leur évaluation) pour améliorer la santé des populations et réduire les inégalités face à la santé. Souvent, l approche est populationnelle, son but est d obtenir des connaissances généralisables et la recherche inclut une perspective d action. Toutes les disciplines peuvent être mobilisées. 1.3 Cadre institutionnel de l étude Afin de définir les opérateurs de la recherche, l IReSP a opté pour la définition utilisée par l ANR : «Est considéré comme organisme de recherche, une entité, quel que soit son statut légal (organisme de droit public ou privé) ou son mode de financement, dont le but premier est d exercer les activités de recherche fondamentale ou de recherche industrielle ou de développement expérimental et de diffuser leurs résultats par l enseignement, la publication ou le transfert de technologie ; les profits sont
5 intégralement réinvestis dans ces activités, dans la diffusion de leurs résultats ou dans l enseignement ; les entreprises qui peuvent exercer une influence sur une telle entité, par exemple en leur qualité d actionnaire ou de membre, ne bénéficient d aucun accès privilégié à ses capacités de recherche ou aux résultats qu elle produit.» Cette définition permet d inclure dans le recensement des opérateurs privés, dès lors que leur activité n est pas à but lucratif (le Centre Technique National d'etudes et de Recherches sur les Handicaps et les Inadaptations ou l Institut de Recherche et Documentation en Economie de la Santé par exemple) qui ne sont habituellement pas pris en compte dans ce genre d état des lieux. Dans cette base, différents types d opérateurs ont été recensés : - 58 établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP) ; - 6 établissements publics à caractère scientifique et techniques (EPST) ; - 6 établissements publics à caractère administratif (EPA) ; - 3 établissements de soins publics et privés ; - 4 établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) ; - 1 groupement d intérêt scientifique (GIS) ; - 1 groupement d intérêt public (GIP) ; - 3 associations ; - 3 fondations. 1.4 Méthode de collecte des données Dans un premier temps, les données ont été collectées à partir des bases existantes (Base d'informations sur la Recherche (BIR) de l Inserm, annuaire des laboratoires du CNRS) ainsi que des différents sites internet (en particulier le site de chacune des 83 universités françaises a été analysé). Par la suite, ces données ont été croisées avec le recensement des projets européens, avec le site du ministère de l éducation nationale qui recense les équipes de recherche académique, et avec le site des écoles doctorales (ED) en Santé Publique (ED Paris Sud/Paris Descartes, ED UPMC/Paris Diderot). Chaque responsable d équipe identifié a ensuite été contacté par mail afin qu il valide et complète les données collectées au préalable. Les responsables sont également informés que leurs équipes seront retirées de la base s ils le désirent. En mai 2009, plus de 60% des équipes décrites dans la base ont été validées par les responsables d équipe.
6 1.5 Description du contenu de la base Dans la base, chaque équipe est décrite par : - le nom de l équipe ; - le nom du responsable et son adresse mail ; - les mots clés décrivant les sujets de recherche (disciplines, thématiques) ; - le site web du laboratoire ; - le nom du laboratoire s il est différent de celui de l équipe ; - la localisation du laboratoire ; - la (les) tutelle(s) du laboratoire. Dans la base, nous nous situons au niveau des équipes de recherche en Santé Publique. Cependant, selon les tutelles, le niveau de l équipe est différent. En effet, à l Inserm, plusieurs équipes peuvent appartenir à un même laboratoire, alors qu à l INED par exemple, un laboratoire équivaut à une équipe. 1.6 Mots clés Afin de décrire les sujets de recherche des équipes recensées dans la base, nous avons utilisé un certain nombre de mots clés que nous avons fait valider au préalable par les instances de l IReSP. Cette liste est forcément incomplète, mais nous avons fait le choix de la limiter afin de faciliter les analyses. Seul un responsable d équipe nous a signalé qu il manquait certains mots clés. Les mots clés ont été classés en quatre catégories et les responsables d équipes peuvent choisir cinq mots clés dans chacune des catégories pour décrire leurs sujets de recherche. Disciplines Anthropologie ; Biostatistiques ; Démographie ; Droit ; Economie et gestion ; Epidémiologie ; Ergonomie ; Ethique ; Génétique des populations ; Géographie ; Histoire ; Médecine du travail ; Métrologie ; Modélisation ; Pharmaco-épidémiologie ; Philosophie ; Physiologie ; Politologie ; Psychologie, psychiatrie ; Psycho-sociologie ; Recherche clinique ; Sociologie ; Sociologie des organisations ; Spécialités médicales ; Toxicologie ; Traitement de l'information. Pathologie ou problème de Santé Publique Alcool ; Accidents de la vie courante ; Allergies ; Cancer ; Causes de décès ; Conduites addictives ; Diabète, obésité ; Drogues illicites ; Epidémies ; Greffes ; Handicap ; Infections nosocomiales et risque iatrogène ; Infertilité, PMA ; Maladies cardiovasculaires ; Maladies chroniques ; Maladies émergentes ; Maladies infectieuses ; Maladies neuro-dégénératives, Alzheimer ; Maladies rares et orphelines ; Maladies respiratoires ; Ménopause ; MST ; Néonatologie ; Santé bucco-dentaire ; Santé mentale ;
7 Suicide ; Tabac ; Traumatismes ; Troubles du langage et de l'apprentissage ; Troubles du sommeil ; Vaccination ; VIH et SIDA ; Violence, maltraitance ; Zoonose / santé animale. Thème de recherche autre Accès aux soins ; Acteurs de la prévention et de la santé ; Activité physique, sport ; Assurance maladie ; Bioterrorisme ; Comportements ; Construction d'intervention ; Dépistage ; Droit des personnes malades ; Echelles et qualité de vie ; Education pour la santé ; Etat de santé des populations ; Etude des risques et de leur perception ; Evaluation de programmes et d'actions ; Géographie de la santé ; Gestion des crises ; Histoire de la Santé Publique ; Inégalités sociales de santé ; Médecine ambulatoire ; Organisation du système de santé ; Politiques de santé ; Pratiques et consommation de soins ; Prévention ; Prise en charge de la douleur ; Produits de santé ; Promotion de la santé ; Qualité des soins ; Radioprotection ; Régulation et norme ; Santé à l'école ; Santé communautaire ; Santé et alimentation ; Santé et climat ; Santé et consommation ; Santé et environnement ; Santé et famille ; Santé et logement ; Santé et nanotechnologies ; Santé et reproduction ; Santé et sexualité ; Santé et territoires ; Santé et travail ; Santé et villes ; Sécurité alimentaire ; Sécurité routière ; Sécurité sanitaire ; Soins palliatifs ; Statistiques publiques ; Système hospitalier ; Systèmes d'information en santé et e-santé. Type de population étudiée Cohortes ; Comparaisons Europe Amérique du Nord ; Comparaisons nord-sud ; Détenus ; Enfants, adolescents ; Enquêtes cas-témoin ; Enquêtes en population générale ; Enquêtes qualitatives ; Femmes ; Homosexuels ; Migrants ; Nourrissons ; Pays en développement ; Pays européens ; Personnes âgées ; Personnes dépendantes ; Personnes handicapées ; Personnes précaires ; Toxicomanes ; Travailleurs ; Usagers. 2 Analyse 2.1 Nombre d équipes et de laboratoires par tutelles Dans la base, nous avons recensé 35 opérateurs de la recherche en Santé Publique (toutes les universités étant comptées comme un seul opérateur). Dans les histogrammes suivants (figures 1 et 2), est représenté le nombre d équipes et de laboratoires par tutelles. En rouge est indiqué le nombre d équipes et en vert le nombre de laboratoires. Le nombre de laboratoires est toujours inférieur ou égal au nombre d équipes car plusieurs équipes peuvent appartenir au même laboratoire. Il faut noter également que beaucoup d équipes et de laboratoires recensés dans cette base ont plusieurs tutelles. Dans ce cas, ces équipes et ces laboratoires sont recensés dans chacune de leur tutelle. La tutelle qui abrite le plus grand nombre d équipes en Santé Publique est l Université (212), viennent ensuite l Inserm (103) et le Cnrs (65). Il est à noter que seules 74 équipes parmi ces 212 ayant l Université comme tutelle, n ont pas d autre tutelle. En effet, il existe une grande mixité au niveau des
ABM Afssa CIRAD 8 tutelles, le cas de figure le plus fréquemment rencontré est la mixité Université/Inserm ou Université/Cnrs. Ces histogrammes reflètent la très grande dispersion de la recherche en Santé Publique en France. 250 200 150 Nombre de laboratoires Nombre d équipes 100 50 INED EHESS INRA IRD AP/HP CNRS Inserm Universités 0 Institut Pasteur EHESP INRETS ENS CNAM CHU InVS Centres de lutte contre le cancer Figure 1 : Nombre d équipes et de laboratoires par organismes tutelles de plus de 4 équipes de recherche en Santé Publique. 3 Nombre de laboratoires 2 Nombre d équipes 1 0 OMS Fondation Nationale.. IRDES CTNERHI INTS CREAPT INERIS IRSN CSTB Sciences Po Grenoble Sciences Po Rennes Sciences Po Toulouse Institut Pasteur de Lille ORS Mines Paris Tech Sciences Po Paris Figure 2 : Nombre d équipes et de laboratoires par organismes tutelles de 3 à 1 équipe de recherche en Santé Publique.
9 2.2 Représentation géographique des laboratoires en Santé Publique Pour cette analyse, nous nous situons au niveau des laboratoires de recherche en Santé Publique et non pas au niveau des équipes. Figure 3 : Répartition géographique des 237 laboratoires. Sur cette carte est représentée la localisation géographique des 237 laboratoires en Santé Publique de France métropolitaine. Ces laboratoires sont uni ou pluri-équipes. On constate une importante inégalité dans la répartition géographique de ces laboratoires sur le territoire français. En effet, le centre de la France ne possède aucun laboratoire de Santé Publique alors que certains pôles en concentrent plusieurs : Ile de France, Marseille, Montpellier, Toulouse, Lyon, Dijon, Bordeaux ou Lille.
10 2.3 Répartition des laboratoires en Santé Publique par organismes de tutelle La répartition géographique des laboratoires en Santé Publique a été analysée selon leur organisme de tutelle. Inserm 51 laboratoires Cnrs 51 laboratoires Universités seules 71 laboratoires Autres organismes 67 laboratoires Figure 4 : Répartition géographique des laboratoires par organismes de tutelle.
11 2.4 Disciplines Afin d analyser les thématiques de recherche des équipes en fonction des disciplines mobilisées, nous avons choisi de répartir les disciplines en quatre grands groupes : Groupe «Epidémiologie», regroupant les disciplines Epidémiologie ; Biostatistiques ; Pharmaco-épidémiologie ; Recherche clinique ; Modélisation. Groupe «Sciences Humaines et Sociales», regroupant les disciplines Anthropologie ; Démographie ; Droit ; Economie et gestion ; Géographie ; Histoire ; Philosophie ; Politologie ; Sociologie ; Sociologie des organisations. Groupe «Psychologie», regroupant les disciplines Psychologie, Psychiatrie ; Psycho-sociologie. Groupe «Autres», regroupant les disciplines Ergonomie ; Ethique ; Génétique des populations ; Médecine du travail ; Métrologie ; Physiologie ; Spécialités médicales ; Toxicologie ; Traitement de l'information. Environ 30% des laboratoires recensés dans la base couvrent plusieurs groupes de disciplines. Pour l analyse ci-dessous, ces laboratoires ont été répertoriés dans chacun des groupes de disciplines. Sur l histogramme, est représentée la répartition des groupes de disciplines au sein des laboratoires. Le groupe de disciplines le plus représenté dans les laboratoires est le groupe «Epidémiologie», suivi du groupe «Sciences Humaines et Sociales». Le groupe «Psychologie» est le moins représenté dans les laboratoires recensés. 140 120 100 80 60 40 20 0 "Epidémio" "SHS" "Autres" "Psycho" Figure 5 : Répartition des laboratoires dans les 4 groupes de disciplines.
12 2.5 Répartition des laboratoires en Santé Publique par disciplines La répartition géographique des laboratoires de recherche en Santé Publique a été analysée par groupe de disciplines. «Epidémiologie» 127 laboratoires «Sciences Humaines et Sociales» 101 laboratoires «Psychologie» 35 laboratoires «Autres» 56 laboratoires Figure 6 : Répartition géographique des laboratoires par groupe de disciplines.
13 2.6 Répartition des laboratoires «Epidémiologie» par organismes Au sein du groupe «Epidémiologie», la répartition géographique des laboratoires par organismes de tutelle a été analysée. Inserm 47 laboratoires Cnrs 9 laboratoires Universités seules 32 laboratoires Autres organismes 39 laboratoires Figure 7 : Répartition géographique des laboratoires «Epidémiologie» par organisme.
14 2.7 Répartition des laboratoires «Sciences Humaines et Sociales» par organismes Au sein du groupe «Sciences Humaines et Sociales», la répartition géographique des laboratoires par organismes de tutelle a été analysée. Inserm 8 laboratoires Cnrs 42 laboratoires Universités seules 27 laboratoires Autres organismes 24 laboratoires Figure 8 : Répartition géographique des laboratoires «Sciences Humaines et Sociales» par organisme.
15 2.8 Répartition des laboratoires «Psychologie» par organismes Au sein du groupe «Psychologie», la répartition géographique des laboratoires par organismes de tutelle a été analysée. Inserm 6 laboratoires Cnrs 8 laboratoires Universités seules 14 laboratoires Autres organismes 7 laboratoires Figure 9 : Répartition géographique des laboratoires «Psychologie» par organisme.
16 3 Une base accessible et évolutive 3.1 Interrogation de la base La base qui recense les équipes de recherche en Santé Publique, est accessible sur le site de l IReSP (www.iresp.net) depuis janvier 2009. Dans cette base, la recherche peut se faire selon plusieurs critères : les caractéristiques administratives (nom de l équipe, nom du responsable de l équipe, nom du laboratoire, numéro du laboratoire, tutelle de l équipe) et/ou les thématiques de recherche (recherche par mots clés dans les différentes catégories décrites précédemment : disciplines, pathologies ou problème de santé publique, thème de recherche autre, type de population étudiée). L exemple ci-dessous montre la recherche des équipes décrites par les mots clés «épidémiologie» (dans la catégorie «disciplines») et «échelles et qualité de vie» (dans la catégorie «thème de recherche autre»). Après avoir lancé la recherche, nous obtenons la liste des équipes décrites par ces mots clés. Nous pouvons ensuite exporter ces données obtenues sous forme d un tableau Excel. Ce dernier contiendra la description complète de chaque équipe correspondant à nos critères de recherche. Figure 10 : Exemple de recherche dans la base des équipes de recherche en Santé Publique
17 3.2 Limites de ce recensement et améliorations possibles Dans cette base, nous n avons pas de données sur les publications des équipes, ni sur la participation à des projets de recherche (ANR ou européens). Elle ne contient pas non plus de données sur les budgets dont disposent les équipes ni sur les effectifs des chercheurs. Le recueil de l ensemble de ces données représente un travail important mais qu il est envisageable de faire. Ainsi, ces données pourraient être ajoutées par la suite, dans une prochaine version de la base. De plus, cette base nécessite d être mise à jour car le paysage de la recherche française est en mouvement perpétuel. Nous pensons effectuer annuellement une mise à jour en reprenant contact avec les responsables d équipes. Par ailleurs, l ajout de nouvelles équipes dans la base est possible à tout moment. 4 Conclusion Le recensement réalisé confirme la très grande fragmentation et dispersion du milieu de la recherche en Santé Publique. Cet état des lieux est à considérer soigneusement dans le contexte des évolutions actuelles du mode d organisation de la recherche en sciences du vivant. La création de l Alliance pour les sciences de la vie et de la santé, la limitation des co-tutelles au nombre de deux, le recentrage envisagé sur les universités, les regroupements universitaires eux-mêmes sont autant d éléments qui soulignent l intérêt de disposer d une telle base de données, de pouvoir l interroger de façon dynamique et surtout de pouvoir la maintenir à jour au fur et à mesure de ces évolutions.