>
> > > > > > > Photo de couverture : Altimage, CG73, février 2010
> L Axe Bourg-Saint-Maurice<>Séez est la nouvelle voie proposée par le Département pour désenclaver la Haute- Tarentaise. Cet aménagement constitue la dernière opération d envergure du volet départemental du Plan qualité routes (PQR), programme ambitieux de sécurisation de nos routes de montagne co-financé par les communes stations et les sociétés de remontées mécaniques de la Tarentaise. En premier lieu, l Axe a pour fonction d améliorer le cadre de vie et la sécurité des habitants de Bourg- Saint-Maurice et de Séez. De plus, si la proposition faite de traverser le «quartier Bulle» venait à se concrétiser, cela offrirait l opportunité de créer une synergie avec sa redynamisation à la suite du prochain départ du 7 ème Bataillon de chasseurs alpins (BCA). Bien entendu, toutes les dispositions seront alors prises pour y intégrer la voie et préserver la quiétude et la sécurité des écoles et des riverains. A l échelle de la Haute-Tarentaise, l Axe permettra à la population locale et aux touristes d accéder dans de bien meilleures conditions de circulation et de sécurité à l ensemble des communes et stations. L Axe se veut exemplaire en matière de développement durable. Il respectera l environnement naturel, les paysages et les espaces agricoles ou bâtis. Son tracé favorisera l intermodalité avec une desserte aisée des gares routières et SNCF ainsi que du funiculaire de Bourg-Saint-Maurice. L Axe Bourg-Saint-Maurice<>Séez est ainsi un projet indispensable et consensuel pour les élus locaux. La concertation qui démarre va permettre à chacune et chacun de s informer et de s exprimer. Ce temps nécessaire d écoute et de participation laissera ensuite place à l action. Hervé Gaymard Président du Conseil général de la Savoie, Député de la deuxième circonscription de la Savoie >> < > >
> La présente concertation s inscrit dans le cadre réglementaire : les articles L300-1 et L300-2, R300-1 à R300-3 du code de l urbanisme font obligation pour les personnes publiques ayant l initiative d opérations d aménagement d un montant supérieur à 1,9 M TTC et concernant des zones urbanisées d organiser pendant toute la durée de l élaboration du projet une concertation avec les habitants, les associations locales et les autres personnes concernées. Le Conseil général de la Savoie, maître d ouvrage, souhaite débattre et concerter avec les élus et le public. Dans un premier temps, il a recueilli l avis des élus. Pour initier le débat avec le public, le Conseil général produit le présent dossier de concertation. Il souhaite que chaque habitant, citoyen, responsable associatif et acteur socioprofessionnel puisse s exprimer et donner son point de vue sur ce projet. Une fois ces démarches terminées, il rendra public un bilan de la concertation. Ce bilan mettra en évidence les attentes du public et permettra au Conseil général de concevoir un projet y répondant pour le mieux. Le projet pourra alors être conçu dans le détail et faire l objet d une nouvelle procédure de déclaration d utilité publique. Dans ce cadre, un nouveau dossier (comprenant une étude d impact) sera exposé dans les mairies et le public pourra s exprimer au cours de l enquête publique. Cette phase de concertation vise donc à recueillir les attentes des personnes concernées afin de mieux éclairer les choix du maître d ouvrage. Les modalités de la concertation ont fait l objet de délibérations du Conseil général de la Savoie ainsi que des Conseils municipaux de Bourg-Saint- Maurice, Séez, Landry et Bellentre. Elles comprennent : >une exposition avec registre pendant toute la durée de la concertation afin de recueillir les différentes remarques et observations dans les quatre communes concernées par les tracés (Bourg- Saint-Maurice, Séez, Landry et Bellentre) et une exposition itinérante dans les autres communes du canton de Bourg-Saint-Maurice ; >6 demi-journées par commune de permanences des représentants du Département sur les lieux des expositions de Bourg-Saint-Maurice, Séez, Landry et Bellentre ; >l exposition mise en ligne sur le site Internet du Département avec une messagerie électronique spécifique pour recueillir les contributions des internautes et information régulière sur la vie de la concertation (compte rendu des différentes réunions, ) ; >au moins une réunion publique à Bourg-Saint- Maurice, Séez, Landry et Bellentre ; >un journal d information sur le projet qui fera l objet d une diffusion dans toutes les boîtes aux lettres sur le canton de Bourg-Saint-Maurice et sur les communes de Landry et Bellentre. Les dates, heures et lieux des réunions publiques, de l exposition et des permanences font l objet d un affichage et d une publicité dans les journaux locaux au moins quinze jours avant leur tenue. En complément de ces modalités, le Département s engage à rencontrer toutes associations ou personnes qui en font la demande. Ce dossier de concertation présente : >un état des lieux des difficultés de circulation rencontrées par les borains et les séerains et des impacts sur leur qualité de vie, >les objectifs à atteindre pour résoudre ces difficultés de circulation, >les différentes familles de tracé à débattre et leur comparaison par analyse multicritères ; c est ici que les principaux enjeux environnementaux sont présentés, >le parti d aménagement porté par le Conseil général et les élus locaux, >les étapes ultérieures du processus décisionnel. > >> < >
> Dès les années 80, les conditions de circulation dans la vallée de la Tarentaise lors des départs en vacances s avèrent difficiles. Aussi, la question du délestage du trafic de transit dans Bourg-Saint-Maurice et Séez prend toute son actualité à la fin des années 90, grâce au déploiement du Plan qualité routes (PQR) mené par le Conseil général. Il s agit d apporter une solution aux engorgements rencontrés l hiver lors des grands départs en vacances et, dans une moindre mesure, l été. Une concertation est menée en 2000 sur le principe de délester Bourg-Saint-Maurice et Séez du trafic de transit en direction des stations de Tignes et Val d Isère, tout en conservant dans Bourg-Saint- Maurice celui en direction des Arcs. En janvier 2004 s ouvrent les enquêtes publiques, avec un projet estimé à 21,3 M. La Commission d enquête rend un avis favorable, assorti de recommandations qui relèvent de la finalité du projet (possibilité de dévier l ensemble du trafic de transit), du tracé, de l exploitation (sécurité en cas d accident), et de la méthode de conduite de projet (concertation). L opération fait l objet d un arrêté préfectoral de déclaration d utilité publique (DUP) le 11 janvier 2005. Parallèlement, les études de niveau projet se poursuivent et aboutissent à une réévaluation de l opération à 50 M. A la suite de recours présentés par une association, l arrêté de DUP a été suspendu le 1 er décembre 2006 puis annulé 11 mars 2008 par le Tribunal administratif de Grenoble au motif que le coût de l opération était sous-estimé. Les conditions de circulation dans la vallée de la Tarentaise ne se sont pas améliorées. De ce fait, la qualité de vie des borains et séerains est fortement dégradée tandis que tout déplacement devient extrêmement difficile. Parallèlement, pour les touristes, il faut compter 5 heures lors des grandes migrations touristiques hivernales pour rejoindre Moûtiers depuis Val d Isère/Tignes au lieu d une heure en condition normale. Les traversées de Bourg-Saint- Maurice et de Séez restent un point de blocage. Cette situation pénalise fortement l attractivité économique et touristique et transmet une image négative de la vallée. C est pourquoi, dès l annulation de l arrêté de DUP, le Conseil général, conscient de ces nuisances, a décidé de relancer l intégralité de la procédure et de reprendre l ensemble des études afin d arriver à un consensus, tant sur le diagnostic de la situation que sur la solution à apporter. L objectif est d aboutir à un projet qui concilie l attractivité économique vitale pour la vallée et la qualité de vie des habitants, dans un contexte de circulation contraint et tout en maîtrisant le coût du projet. Tout d abord, le Conseil général et les maires du canton de Bourg-Saint-Maurice unanimes ont missionné Jean-Claude BOMPAS, ancien cadre de la Direction départementale de l Equipement de Savoie pour consulter l ensemble des élus locaux avec pour mission de recueillir les attentes de chacun et de préciser les enjeux. Pendant l été 2008, il a ainsi rencontré les maires des communes de Séez, Bourg-Saint-Maurice, Val d Isère, Sainte-Foy- Tarentaise, Villaroger, Montvalézan, les Chapelles, Tignes, ainsi que le Président de la Communauté de Communes. Les objectifs du projet, tels qu ils ressortent de ces rencontres, sont de : >améliorer le fonctionnement urbain de Bourg-Saint-Maurice et de Séez, >permettre de dévier l ensemble du trafic de transit, y compris celui des Arcs, >limiter les impacts agricoles, >privilégier la fluidité à la vitesse, >limiter les impacts environnementaux, >être économiquement et juridiquement viable. Deux nouvelles données se sont greffées avec l annonce en juillet 2008 de la fermeture du site du 7 ème Bataillon de chasseurs alpins (BCA) de Bourg- Saint-Maurice à l horizon de 3 ans, puis la sélection en juillet 2009, par la Fédération française de ski, de Bourg-Saint-Maurice pour l installation d un Centre national de ski de haut niveau. Ces deux événements ont un impact direct sur le territoire et donc sur les enjeux de circulation. >> < > >
> Le village de Séez > >> < >
> Bourg-Saint-Maurice et Séez sont implantées au pied des montagnes, situation privilégiée pour les activités touristiques hivernales et estivales. La vallée de la Tarentaise est réputée par delà les frontières et attire de nombreux touristes. > Bien que la SNCF ait renforcé son offre de transport en période hivernale, la situation des déplacements demeure alors fortement embouteillée, pénalisant la circulation touristique et générant de grandes nuisances pour les borains et les séerains. Ces mêmes effets sont également ressentis en été, dans une moindre mesure. >> < > >
> Située à l extrême Est de la région Rhône-Alpes et du département de la Savoie, la Tarentaise borde l Italie, de Bourg-Saint-Maurice à Val d Isère. C est un territoire cloisonné avec un seul accès en hiver par Albertville et quatre accès l été par de grands cols : l Iseran, le Petit Saint-Bernard, la Madeleine et Roselend. Au sud-est du territoire s étendent les zones centrale et périphérique du Parc National de la Vanoise. Le canton de Bourg-Saint-Maurice est situé en Haute-Tarentaise, territoire constitué par l ensemble des vallées comprises entre Montgirod-Centron et Val d Isère. Bourg-Saint-Maurice est le chef lieu du canton qui compte près de 16 000 habitants permanents également répartis sur 7 autres communes : Les Chapelles, Séez, Montvalezan, Sainte-Foy-Tarentaise, Villaroger, Tignes et Val d Isère. Ce canton est doté d une capacité d accueil touristique considérable avec plus de 170 000 lits. Du fait de sa situation au cœur des Alpes, la vallée de la Tarentaise est un haut lieu de pratique du ski, au-delà même des frontières françaises. Elle compte seize stations de ski, occupant une emprise importante entre 1 300 mètres (Valmorel) et 3 500 mètres (Tignes) d altitude. Elle comprend notamment les stations de Haute Tarentaise suivantes : >la Plagne et Vallandry, accessibles en aval de Bourg-Saint-Maurice, >les Arcs, la Rosière, Sainte-Foy-Tarentaise, Tignes et Val d Isère accessibles depuis Bourg- Saint-Maurice et au-delà. Ces stations génèrent une importante activité et attirent de nombreux touristes. > >> < >
En Tarentaise, l économie est très fortement liée à l afflux touristique d hiver qui génère de fortes variations d emploi d une saison à l autre. Pour satisfaire aux besoins de main d œuvre des activités touristiques hivernales, la Tarentaise enregistre une hausse, tous secteurs confondus, de 18 400 emplois (moyenne sur les hivers 2003 à 2007 toutes activités confondues) dont 16 300 en début de saison et 2 100 emplois supplémentaires en milieu de saison Ville de 8 061 habitants, Bourg-Saint-Maurice dispose d une capacité d accueil touristique d environ 38 000 lits. Le tourisme a permis à de nombreux commerces de s implanter. La commune de Séez comporte 2 000 habitants. Contrairement à Bourg-Saint-Maurice, les résidences principales représentent près de 80 % des logements. Les deux communes ont la particularité d être à l origine des «villages-rues», où la vie urbaine s est organisée autour du même axe de transit. Bourg- Saint-Maurice présente même la particularité d avoir déjà été déviée une première fois, l ancienne route nationale étant le secteur piétons actuel. Cet axe concentre toutes les fonctionnalités et tous les types de trafic : transit, interne et échanges. Les deux communes hébergent l usine hydroélectrique de Malgovert et plusieurs zones d activités économiques. > Usine hydroélectrique de Malgovert > Séez : le cœur de village >> < > >
> > Avec 21,3 millions de nuitées hivernales 2008-2009, la fréquentation des massifs qui constituent le «périmètre à neige» de la Savoie (Beaufortain Val d Arly, Maurienne, Tarentaise) enregistre une évolution de + 3% par rapport à la moyenne des 10 saisons précédentes. Avec 15 millions de nuitées hivernales, la saison d hiver 2008-2009 en Tarentaise enregistre une hausse de + 4 % par rapport à la moyenne des 10 saisons précédentes. > La Tarentaise connaît une fréquentation touristique importante, et maintient sa part de marché avec 71 % des nuitées du «périmètre à neige» de la Savoie (Beaufortain Val d Arly, Maurienne, Tarentaise). > Les chiffres sont éloquents : les stations de Tarentaise attirent plus de 300 000 personnes chaque weekend hivernal! La part des nuitées hivernales par rapport aux nuitées annuelles est très importante. Elle représente près de 80 % des nuitées annuelles. > Les Arcs 1800 > Le ski alpin est l activité hivernale prédominante. On pratique également le ski de fond. > Itinéraire de Ski de fond. Boucle de Séez / Villaroger > Comme le montrent les chiffres du paragraphe précédent, les nuitées autres qu hivernales en Tarentaise représentent environ 20 % des nuitées annuelles. Pour 2008, on dénombre ainsi 4 millions de nuitées non hivernales. Les données suivantes, tirées de «Tarentaise à venir 2009-2015. Une vallée durable pour tous. Etude de positionnement touristique Tarentaise (Assemblée du Pays Tarentaise Vanoise (APTV)» montrent que la fréquentation estivale sur la Tarentaise est en diminution sensible : >été 2003 : 4,8 millions de nuitées, >été 2008 : 3,8 millions de nuitées. > >> < >
> Le nombre de touristes est important en période estivale, avec 3,8 millions de nuitées. Le potentiel touristique estival est élevé et les acteurs du tourisme de la Tarentaise ont l ambition de donner une image forte du tourisme estival en Tarentaise. À Bourg-Saint-Maurice, dont la situation est privilégiée, cette image pourra être axée sur les activités sportives ou récréatives, comme les randonnées pédestres ou les activités nautiques. > Outre les deux activités précédentes, l artisanat d art constitue un autre attrait pour les touristes. C est sur la commune de Séez que se concentre l essentiel de l artisanat d art du canton. Une cinquantaine d artistes dans les domaines de la poterie, de la confection de bijoux, de la filature et de la tannerie s est regroupée au sein de la «maison des artisans et créateurs» > L agriculture est caractérisée par des activités d élevage laitier structurées par la société coopérative laitière implantée sur la commune de Bourg-Saint- Maurice. Cette fruitière collecte et transforme un volume de lait de 6 500 000 litres de lait par an en AOC Beaufort. Une partie de la production de Beaufort est vendue par l intermédiaire de magasins situés en station : les Arcs, la Rosière, Val d Isère, Tignes. Ces magasins complètent leur gamme par d autres produits agricoles locaux : vins de Savoie, charcuterie, fromages de chèvres et de brebis, liqueurs. Pendant la période estivale, certains agriculteurs offrent la possibilité de faire découvrir l agriculture de montagne aux touristes, soit sur leur alpage, soit au siège d exploitation. Au niveau de l alpage, des visites avec découverte du métier d alpagiste sont proposées avec la possibilité de prendre des repas avec des produits locaux et d être hébergé. Au niveau du siège d exploitation, certains exploitants agricoles se sont engagés dans la démarche «bienvenue à la ferme» et développent une autre forme d agritourisme. La race bovine Tarine fait partie de l image et des traditions alpestres de ce territoire, dans la mesure où elle est bien adaptée aux terrains difficiles de montagne et utilisée pour la production de l AOC Beaufort. Les alpages accueillent également à côté des troupeaux laitiers un nombre important de transhumants ovins du sud de la France. > Bourg-Saint-Maurice et Séez, ainsi que les communes de la vallée, sont idéalement placées au cœur des montagnes. Elles sont un point de départ privilégié pour les activités de randonnée familiale ou sportive. Le village de Séez offre un cadre à dimension humaine comparé aux grandes stations. > La vallée de la Tarentaise, où s écoule l Isère, est un site intéressant pour les activités nautiques, notamment le canoë-kayak avec son bassin d entraînement et de compétition, le rafting et la nage en eau vive. Plusieurs compétitions de niveau mondial se déroulent sur le site de Bourg-Saint-Maurice : championnat du monde en 2002, championnat de France en 2008. Le niveau exceptionnel de la fréquentation touristique en Tarentaise est à l origine d un fort accroissement saisonnier de population. Accroissement ressenti surtout en hiver mais également en été et qui génère des déplacements importants. > Parcours de canoë kayak sur l Isère à Bourg-Saint-Maurice >> < > >
> L étude d amélioration des conditions d accès aux stations de ski de la Tarentaise par le transport collectif a permis de mettre en exergue les spécificités de la vallée en termes d offre de transport : > la puissance de l appareil touristique est à l origine de flux considérables qui génèrent une forte demande de transport les samedis en hiver, >compte tenu du bon niveau de desserte de la vallée par le rail, et de l éloignement des clientèles, la part du train (jusqu à 25 % certaines semaines) et celle des transports collectifs en général (33 % en moyenne les jours de pointe), sont déjà relativement plus importantes qu ailleurs pour accéder aux stations de sport d hiver françaises, >en matière de conditions de circulation routière la Tarentaise est particulièrement handicapée par la concentration des flux sur un seul axe structurant sur lequel s appuie le réseau secondaire alimentant les sites d altitude, >après l amélioration des infrastructures consécutive aux Jeux Olympiques de 1992, la fluidité retrouvée a entraîné une nouvelle concentration sur le samedi et, après une pause dans la congestion des accès, de nouveaux encombrements depuis quelques années. Il a été constaté un tassement de la clientèle des TGV, voire une diminution certaines années (- 7%) et une stabilisation de celle utilisant les autocars. L enjeu des transports collectifs doit être basé sur une autre approche plus globale permettant d éviter la concentration sur les samedis de pointe tout en vérifiant la possibilité d un étalement des départs / arrivées. Des études prospectives sont en cours pour permettre de gagner des parts de marché pour les transports collectifs, notamment sur les périodes intermédiaires (gestion des bagages, tarification unique...) car, pour les samedis de pointes ou d hyper pointes, les améliorations ne seront possibles sans infrastructure ferroviaire nouvelle. Le report modal train/car en période touristique est de l ordre de 80 à 90 %. > En 2009, l offre a été rendue accessible et calée en synergie avec l arrivée des TGV. Le problème rencontré réside dans la saturation des infrastructures ferroviaires les samedis de pointes, ainsi que de la gare de Bourg-Saint-Maurice. La tarification des lignes touristiques a fortement baissé et, grâce à la centrale de mobilité du Conseil général et son système de réservation en ligne, on constate un accroissement de la clientèle (déjà 40 % de vente en plus sur décembre 2009). En outre, une centrale de mobilité «Mobi Savoie» a été mise en place : www.mobisavoie.fr. > La gare SNCF de Bourg-Saint-Maurice est le terminus de la ligne Tarentaise, un axe important des Alpes françaises. Le développement du tourisme a autorisé l aménagement de la voie pour qu elle puisse accueillir le TGV, le Thalys et l Eurostar et réduire ainsi les temps de trajet. La gare SNCF doit également son succès à son intermodalité : elle se connecte avec une importante gare routière et à un important parc de taxis qui assurent la liaison avec les stations de ski. Elle > La gare SNCF et le départ du funiculaire pour la station des Arcs, à Bourg-Saint-Maurice est aussi couplée à un funiculaire, de liaison avec la station des Arcs 1600. Grâce à ces aménagements, et aux importants renforts hivernaux, la gare SNCF de Bourg-Saint- Maurice est capable, au maximum de sa capacité actuelle, d accueillir en un week-end de pointe hivernale 110 trains, dont 60 TGV, soit 5 fois plus de trains et de voyageurs qu en situation normale. Pour un tel week-end de pointe, la SNCF multiplie par 5 le personnel en gare de Bourg-Saint-Maurice, passant de 8 à 40 personnes (source : site internet sncf.com, interview de Pascal Allary, Directeur adjoint de l Etablissement exploitation voyageur Dauphiné Savoie). Au regard de ces chiffres, le trafic de voyageurs arrivant par le rail à Bourg-Saint-Maurice les week-ends de pointe est proche de son maximum, ne permettant pas de résoudre la problématique des déplacements à Bourg-Saint-Maurice et Séez. Dans le futur, l augmentation du nombre de voyageurs utilisant le train ne serait envisageable que par des investissements lourds en termes d infrastructures ferroviaires. Aucun projet d aménagement significatif dans la vallée de la Tarentaise n est connu à ce jour. > >> < >
D902 D1090 Les séjours de vacances à la montagne se font principalement en famille et/ou entre amis. De plus, les activités sportives de montagne nécessitent de transporter des équipements encombrants (matériel et vêtements). Enfin, de nombreux vacanciers apportent leur nourriture pour couvrir les besoins du séjour. Dans ce contexte, la voiture individuelle est le mode de transport le plus fonctionnel, et à ce titre, largement privilégié par les touristes. BOURG-SAINT-MAURICE D902 D1090 D119 SÉEZ D1090 D1090 D902 D119 La Tarentaise est particulièrement handicapée par la concentration des flux routiers sur un seul axe structurant, la RN 90 qui relie Albertville à Bourg- Saint-Maurice. A la sortie de Bourg-Saint-Maurice, cet axe se sépare en trois routes : >la RD 1090 qui monte vers le Col du Petit Saint Bernard et dessert la station de la Rosière, >la RD 902 qui dessert Sainte-Foy-Tarentaise, Tignes et Val d Isère, >la RD 119 qui dessert la station des Arcs. Les voies suivantes complètent l offre de transport routière : >la RD 220 qui dessert le village de Hauteville, >la RD 87 qui dessert Landry, Peisey Nancroix et la station de Vallandry. BELLENTRE N90 D87 LANDRY N90 D220 D119 D120 D120 D902 D902 D902 Correctement dimensionné en basse saison touristique, le réseau routier est saturé en période de pointe hivernale, mais aussi estivale. Sa capacité insuffisante pour satisfaire l ensemble de la demande en trafic saisonnier entraîne des problèmes de mobilité pour les usagers et cela malgré le renfort important des autres modes de transport, notamment ferroviaire. Le chapître suivant décrit les problèmes de mobilité observés, qui se traduisent par d importants embouteillages. > > pour satisfaire l ensemble de la demande en trafic saisonnier et entraîne des problèmes de mobilité pour les usagers. >> < > >
> > Le trafic moyen journalier annuel sur la route nationale RN 90 est de 10 000 véhicules/jour environ. Ce simple chiffre est peu représentatif et ne permet pas de décrypter la situation rencontrée. > L analyse du graphique ci-dessous permet de constater des écarts saisonniers importants, avec des pointes en hiver, mais aussi en été. On constate que le trafic d un samedi moyen d hiver est environ le double de la moyenne annuelle, avec près de 20 000 véhicules/jour. En été, la moyenne journalière est de l ordre de 12 000 véhicules quotidiens. L interprétation de ces chiffres est simple : l activité touristique génère un trafic de transit saisonnier. La situation est très pénalisante pour la circulation 15 journées de pointe hivernale par an. L important trafic génère des désagréments pour la qualité de la vie locale, en termes de pollutions sonores, et atmosphériques, notamment. 25 000 Smh 20 000 samedi moyen d'hiver 15 000 16/02/08 Tmja 10 000 trafic moyen journalier annuel 5 000 11/05/08 > Embouteillage dans Bourg-Saint-Maurice 0 jan. fév. mars avril mai juin juil. août sept. oct. nov. déc. > >> < >
> En 7 ans le trafic de pointe a augmenté très fortement : on constate une hausse de 9,5% entre 2001 et 2008 pour le trafic descendant des stations de ski. Cette évolution du trafic s est faite «en dents de scie» avec des années 2003, 2007 et 2008 particulièrement fortes. ALBERTVILLE < 29000 36000 > MOÛTIERS < 10500 12000 > < 15000 17000 > AIME < 7200 8000 > < 4700 4300 > < 6700 8500 > BOURG- ST-MAURICE < 9200 10400 > LA PLAGNE < 3600 < 3800 3600 > LES ARCS < 1400 1300 > TIGNES LA ROSIÈRE < 5500 5900 > < 3200 3000 > < 3000 3200 > VAL D'ISÈRE 10 500 10 000 9500 9000 Maxi Moyen 8500 8000 7500 7000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 4000 > < 6000 < 4100 4500 > < 4600 5000 > MÉRIBEL COURCHEVEL PRALOGNAN 6800 > VAL THORENS Globalement, l étude de ces données de trafic montre des phénomènes de saturation avec une tendance à la hausse. Cette dernière se traduit concrètement pour les Borains et les Séerains par une montée en puissance des bouchons. >> < > >
L important niveau de trafic décrit ci-avant génère des bouchons récurrents en Tarentaise. Quatre points de blocage pénalisent fortement l écoulement des flux de touristes et des usagers locaux le long de la vallée : >deux en sens montant, >deux en sens descendant. > Dans le sens montant, le bouchon principal est localisé sur le tronçon à quatre voies de la RN 90, entre Albertville et Moûtiers. Cette retenue découle du dispositif de régulation de la circulation en Tarentaise (RECITA) activé et géré par le poste de commande Osiris. Son objectif est de fluidifier l accès aux stations tout en évitant le stockage de véhicules dans des secteurs exposés aux risques naturels. Lorsque le bouchon atteint Albertville, une régulation des flux est aussi pratiquée sur le réseau autoroutier aux péages d Albertville et de Chambéry, voire au niveau des tunnels de Dullin et de l Epine. Le deuxième point de blocage concerne les agglomérations de Bourg-Saint-Maurice et Séez : pour les traverser, il faut compter une demi-heure en été et jusqu au double en hiver. > Dans le sens descendant, seul le tunnel du Siaix est doté d un dispositif de régulation des flux. A l amont, deux bouchons se forment systématiquement lors des périodes de pointe : >en traversée de Séez et de Bourg-Saint-Maurice, sur la RD 1090, >à Aime, au droit de l intersection entre la RD 990 et la RN 90. Les usagers subissent donc les samedis de pointe hivernale : > un premier bouchon d environ 6 km sur Séez et Bourg-Saint-Maurice, avec un temps de traversée de 2h30, >un deuxième bouchon entre Bourg-Saint-Maurice et le tunnel du Siaix sur environ 9 km qui augmente leur temps de parcours de 1h30. Ces deux bouchons produisent leurs effets majeurs sur l axe principal de la vallée (RD 902-RN 90), et les touristes en provenance des stations de fond de vallée sont très pénalisés. Le temps de parcours entre Tignes et Moûtiers peut atteindre 5h00 alors qu il ne dépasse guère 1 heure en temps normal. BOURG SAINT-MAURICE SÉEZ LA ROSIÈRE AIME LES ARCS BOURG SAINT-MAURICE SÉEZ 2h30 VALMOREL VAL THORENS MOÛTIERS MÉRIBEL COURCHEVEL LA PLAGNE PRALOGNAN TIGNES VAL D'ISÈRE MOÛTIERS AIME LA PLAGNE 1h30 LES ARCS > >> < >
D119 > Le blocage de la traversée de Séez et Bourg-Saint- Maurice se forme au droit du giratoire de la gare de Bourg-Saint-Maurice. Il s étend ensuite tout au long de l Avenue du Stade jusqu au giratoire des Arcs (dit du «Mac Do»), croisement des RD 1090 et RD 119. Puis le blocage se développe dans la traversée de Séez et au-delà sur la RD 902 plutôt que sur la RD 119, car cette dernière est prioritaire au giratoire des Arcs. Ce blocage est également observé dans une moindre mesure en été. > Des blocages aussi importants dans les traversées de Bourg-Saint-Maurice et de Séez entraînent immanquablement des nuisances majeures pour les borains et les séerains : - pollution sonore due au bruit généré par les véhicules circulant sur les avenues du Maréchal Leclerc et du Stade à Bourg-Saint-Maurice et traversant Séez, principalement pour les nombreux riverains de ces grands axes urbains - pollution atmosphérique accrue pour les véhicules roulant à très faible vitesse, composée d oxydes d azote, de particules, de dioxyde de soufre et de benzène - gêne pour les déplacements locaux. Ces nuisances pour les habitants constituent un préjudice ainsi qu une atteinte directe à leur qualité de vie et potentiellement à leur sécurité et leur santé. Certains secteurs affectés par les embouteillages sont soumis à des risques naturels en amont de Séez (éboulement et chute de blocs). BOURG-SAINT-MAURICE Capacité actuelle 400 v/h Besoin 750 v/h D902 BOURG-SAINT-MAURICE D1090 Giratoire Gare Capacité actuelle max 950 v/h Giratoire Mc Do Capacité actuelle 550 v/h Besoin 550 v/h SÉEZ-TIGNES-VAL D'ISÈRE LES ARCS > Chute de bloc sur la RD902 >> < > >
> > Par décision du 28 juillet 2009, Hervé Morin, Ministre de la Défense, a ordonné le transfert du 7 ème BCA à Varces, près de Grenoble, dans le cadre du plan de modernisation de la défense. > La conséquence directe de ce déménagement est la libération, en plein centre-ville, d environ 15 ha de terrains valorisables constituant actuellement le quartier Bulle. D après l étude de l Agence savoyarde d aménagement, de développement et d aide aux collectivités (ASADAC), le départ du 7 ème BCA provoquera une baisse de population d environ 1 720 habitants sur le territoire de Haute Tarentaise, toutefois sans influence notable pour la circulation. En revanche, le déménagement des militaires révèle une problématique de rénovation urbaine délicate et coûteuse. > Cet espace à reconquérir, à redéfinir et à convertir ouvre des perspectives nouvelles et impose aux élus locaux des choix structurants qui orienteront durablement l économie. Cet espace sera l objet d un aménagement urbain d envergure, qui nécessite de revoir le fonctionnement des transports internes à la ville de Bourg-Saint-Maurice. ème > Entrée du 7 BCA > >> < >
>> < > >
> >> < >
> Le comité directeur de la Fédération française de ski a choisi le 24 juillet 2009 la Tarentaise pour accueillir le Centre national de ski de haut niveau. Le dossier, porté par la Maison de l Intercommunalité de Haute Tarentaise (MIHT) et soutenu par les 43 communes de la vallée, l a emporté devant Chamonix et Albertville. Ce centre doit s installer sur le site actuel du Renouveau, avec l utilisation partielle des installations du 7 ème BCA. Pour les communes de Bourg-Saint-Maurice et Séez ainsi que pour les stations de ski de la Tarentaise, les conséquences seront positives en termes économique, d emploi, de population et aussi d image. > Cette installation, en partie sur le site du 7 ème BCA, renforce l urgence de revoir le fonctionnement urbain de la ville de Bourg-Saint-Maurice pour améliorer la qualité de vie des borains. Les activités touristiques hivernales et estivales de la vallée de la Tarentaise sont très dynamiques. Elles génèrent des trafics saisonniers de plus en plus importants, que l offre de transport actuelle ne peut absorber. On observe ainsi, les samedis d hiver, des bouchons pouvant atteindre des dizaines de kilomètres en cumulé sur l axe RN 90 RD 1090 RD 902. Ces bouchons pénalisent fortement la circulation des touristes fréquentant les stations de ski de Haute-Tarentaise comme celle des habitants de Bourg-Saint-Maurice et de Séez. Les difficultés de circulation sont également importantes en été. Même si les trafics estivaux n atteignent pas les niveaux de pointes hivernales, la gêne est quotidienne pour les Borains et les Séerains. Toutes ces difficultés de circulation ont un impact sur la qualité de vie des habitants de Bourg-Saint-Maurice et de Séez en termes de pollution sonore, de pollution atmosphérique, d inconfort et de sécurité. Elles dégradent aussi l offre touristique et portent atteinte à l attractivité économique de la vallée. Parallèlement, l annonce de la fermeture du site du 7 ème BCA et l installation du Centre national de ski de haut niveau à Bourg-Saint-Maurice constituent une opportunité à saisir dans le cadre d une réflexion globale sur l aménagement du territoire. >> < > >
> Vallée de Bourg-Saint-Maurice > >> < >
> Opportunité et enjeux d un nouvel aménagement. > Le dynamisme de l activité touristique dans la vallée de la Tarentaise et les importants flux de population qu il entraîne ne sont pas sans impact sur la circulation dans le secteur. En hiver, ralentissements et blocages perturbent les populations riveraines et pénalisent l accès aux stations. Quantitativement satisfaisant, le réseau de transports collectifs ne peut résoudre à lui seul ces difficultés. En outre, les aménagements prévus par l Etat sur la RN 90 ne permettent pas d envisager d améliorations significatives. Afin que cette situation s améliore durablement, il est souhaitable d agir localement sur le fonctionnement du réseau pour optimiser les conditions de circulation en amont du tunnel du Siaix et, en particulier, dans les traversées de Bourg-Saint- Maurice et de Séez. >> < > >
> Depuis 2001, plusieurs études ont été menées pour analyser et comprendre les mécanismes de formation des bouchons des sens montant et descendant et pour tenter d y remédier. D une façon générale, l observation à l échelle de la Tarentaise des bouchons de circulation montre que la situation est à saturation à l aval d Aime, sauf à dimensionner démesurément la RN 90 avec : >élargissement à 2x2 voies entre Bourg-Saint- Maurice et Moûtiers, >élargissement à 2x3 voies entre Moûtiers et Albertville puis au delà sur le réseau autoroutier, >doublement des tunnels du Siaix et de Ponserand. De tels projets ne sont pas à l ordre du jour et le parti d aménagement de la RN 90 retenu par l État entre Moûtiers et Bourg-Saint-Maurice est le suivant : >maintien à 2 voies de la trémie de Moûtiers et du tunnel du Siaix, >trois voies jusqu à Aime, >maintien à deux voies, avec des créneaux de dépassement entre Aime et Bourg-Saint-Maurice. En tout état de cause, le surdimensionnement de la RN 90 n est pas une solution envisageable pour supprimer totalement les bouchons saisonniers de l ensemble de la vallée de la Tarentaise. > Tunnel du Siaix > >> < >
> Dans ce contexte, il est pertinent et nécessaire d intervenir localement pour optimiser les conditions de circulation à l amont du tunnel du Siaix et notamment dans les traversées de Bourg-Saint-Maurice et de Séez. Pour ce faire, il est proposé de créer une nouvelle voie routière, appelée Axe Bourg-Saint-Maurice < > Séez. L emprise libérée par le départ prochain du 7 ème BCA offre une opportunité à saisir comme variante de tracé de l Axe. L Axe devra répondre aux objectifs suivants : >améliorer le fonctionnement urbain de Bourg- Saint-Maurice et de Séez, >permettre de dévier l ensemble du trafic de transit incluant celui des Arcs, >limiter les impacts agricoles, >privilégier la fluidité à la vitesse, >limiter les impacts environnementaux, >être économiquement et juridiquement viable. >Un axe à 2 x 1 voie (de 3,5 m de large chacune par sens de circulation) complété de trottoirs d accotement ou d aménagements urbains quand cela est nécessaire. >La desserte des principales voiries locales avec des carrefours plans afin de réduire les consommations de terrains et les coûts : déniveler les carrefours ne permettrait de gagner que deux minutes sur le temps de parcours tout en coûtant environ 20 M supplémentaires. Ces carrefours plans seront dimensionnés pour écouler le trafic, dotés au besoin de voies directes permettant l évitement par les usagers en transit et complétés d une refonte de la signalétique. En complément, l Axe sera doté de panneaux à messages variables diffusant une information en temps réel sur l état du trafic, comme ceux équipant l itinéraire entre Bourg-Saint-Maurice et Val d Isère depuis les derniers Championnats du monde de ski. La réalisation de l Axe Bourg-Saint-Maurice < > Séez se traduira par une amélioration de la fluidité du trafic, que ce soit l hiver ou l été. En particulier, il permettra l hiver de supprimer : >les ralentissements du sens montant dans Bourg- Saint-Maurice, >le bouchon de 2h30 dans le sens descendant en traversée de Séez et de Bourg-Saint-Maurice. Une partie des bouchons descendants se reportera alors en amont d Aime en pouvant atteindre une longueur de 12 km en pointe hivernale maximale au lieu des 9 km actuels. Toutefois, le temps total de parcours de 5 heures sera réduit à 3 heures dont 2 de retenue sur la RN 90 à l amont du tunnel du Siaix. L Axe améliorera donc les conditions de circulation en période de pointe pour : >les habitants de Bourg-Saint-Maurice et de Séez dans leurs trajets de proximité (domicile / travail), en particulier lors des week-ends très chargés >les touristes d hiver et d été avec par exemple 2 heures de gain de temps pour les usagers descendant de Tignes et Val d Isère et un accès grandement facilité pour les Arcs. En dehors des périodes de pointes hivernales et estivales, l Axe permettra un franchissement rapide et sécurisé de Bourg-Saint-Maurice et de Séez, tout en offrant une desserte aisée de ces deux communes. >> < > >
BOURG SAINT-MAURICE SÉEZ 2h30 L Axe soulagera directement les cœurs de Bourg- Saint-Maurice et de Séez, en déviant le trafic de transit, réduisant d autant les nuisances et l insécurité pour les riverains. La diminution du trafic interne aux agglomérations rendra les gares SNCF et routière ainsi que le funiculaire de Bourg-Saint-Maurice plus faciles d accès pour les usagers. L Axe permettra également de maîtriser les temps d accès aux gares et donc de fiabiliser les correspondances avec les trains. AIME 1h30 LES ARCS En évitant les embouteillages dans les secteurs à risques naturels (éboulement et chute de blocs), l Axe augmentera directement la sécurité des usagers de l ensemble de l itinéraire. Par ailleurs, une circulation apaisée dans les traversées de Bourg- Saint-Maurice et de Séez améliorera la sécurité des déplacements doux (piétons, cycles ). MOÛTIERS Légende LA PLAGNE AIME BOURG SAINT-MAURICE 2h00 SÉEZ TIGNES LES ARCS VAL D'ISÈRE Fluide Bouchons actuels Bouchon futur > >> < >
> Seule une intervention forte, comme l Axe Bourg- Saint-Maurice<>Séez apparaît comme une réponse dimensionnée au cumul des problèmes de saturation, de nuisances et d insécurité routière qui s expriment sur la RN 90. Le déménagement du 7 ème BCA libère 15 hectares de terrains valorisables. Il va faire l objet d un grand projet d aménagement urbain intégrant des équipements du Centre national de ski de haut niveau. L aménagement urbain de ce quartier, aujourd hui refermé sur lui-même de par sa fonction militaire, devra nécessairement s accompagner d une réflexion sur la création de voiries au cœur de ce nouveau secteur. Quel que soit le devenir du site, son étendue impose de créer une voie structurante. Dès lors, apparaît, parmi les hypothèses envisageables, l opportunité de réaliser une voirie offrant la double fonction de desserte du nouveau quartier, tout en admettant le trafic de transit de l Axe et en respectant les objectifs suivants : >compatibilité avec la vie urbaine dont les circulations piétonnes, ème > préservation des bâtiments d intérêt du 7 BCA, >désenclavement du quartier des Epines, en l intégrant dans le projet d aménagement urbain tout en préservant la quiétude et la sécurité des écoles et des riverains. En outre, une variante dans le 7 ème BCA diminuerait fortement les consommations de terrains naturels ou agricoles de Bourg-Saint-Maurice. En proposant une alternative aux trafics d échanges et de transit tout en permettant la desserte du futur quartier à l entrée de Bourg-Saint-Maurice, se dégagent de vraies opportunités de revalorisation durable du territoire, où priment qualité de vie pour les habitants, sécurité pour les automobilistes avec des temps d attente réduits, rééquilibrage de l offre de transport au profit de tous les modes et regain d attractivité pour les activités économiques. >> < > >
> Vallée de Bourg-Saint-Maurice > >> < >
> Dans la perspective de répondre aux objectifs affichés, différentes familles de tracés ont été étudiées. Cette exploration est précédée d une étude permettant de qualifier l environnement naturel et humain du projet afin, dans un deuxième temps, d en mesurer les effets. L appréciation des différents scénarios versés au débat est rendue possible par la définition d un ensemble d indicateurs de comparaison, notamment : > l amélioration de la sécurité, > les impacts fonciers, > les effets sur l environnement, > les modalités de réalisation et le coût. >> < > >
> Outre les enjeux liés au tourisme, largement décrits en première partie du présent dossier, l activité humaine la plus importante en Tarentaise est l agriculture. > L agriculture est dominée par l élevage bovin et ovin. En fond de vallée, les terrains agricoles sont constitués exclusivement de prairies permanentes, comme le montrent les extraits de données du Recensement Général Agricole 2000 (RGA 2000) dans le tableau ci-contre pour les communes de Bourg-Saint-Maurice et de Séez. Il existe quatre types d exploitations dans la zone d étude : >élevage de vaches laitières, >élevage de bovins à viande, >élevage d agneaux de boucherie, >production de fromages de chèvre. L élevage de vaches laitières représente la principale activité agricole du point de vue économique. En effet, l AOC Beaufort permet de valoriser les productions de lait qui sont vendues à la coopérative de Bourg-Saint-Maurice. Les données du RGA 2000 montrent que la quasitotalité des superficies agricoles est constituée de prairies. En moyenne, le nombre de vaches par exploitation est de 13 et chaque vache dispose de 4,7 ha. L agriculture, bien que peu génératrice d emplois, constitue une activité essentielle pour le secteur, d un point de vue économique et en terme de gestion de l espace rural et naturel. L impact en matière d entretien des paysages par la pâture est d ailleurs primordial. Parallèlement à la présente concertation, des études sont engagées par le Département pour préciser l impact de l Axe sur l activité agricole et définir les mesures compensatoires. Enfin, il faut signaler que les zones agricoles protégées (ZAP) sont définies sur la commune de Bourg-Saint-Maurice et en projet sur la commune de Séez. > Les différents enjeux humains (autres qu agricoles) sont représentés sur les cartes pages 32 et 33 suivantes et concernent les activités, l urbanisation, les loisirs et équipements. > Contact entre zone urbaine et prairies agricoles à Séez c = donnée confidentielle, en application des règles du secret statistique. > >> < >
VULMIX ORBASSY HAUTEVILLE BOURG SAINT-MAURICE BONCONSEIL LANDRY BELLENTRE >> < > >
> >> < >
>> < > >
> L Isère est la rivière principale du département de la Savoie et de la zone d étude. Son bassin versant couvre 80% de la surface du Département. Dans la zone d étude, l Isère reçoit plusieurs affluents qui sont des torrents de montagne plus ou moins actifs suivant les caractéristiques de leur bassin versant : >l Arbonne, torrent très actif réputé pour ses crues et ses laves torrentielles, >le Charbonnet, très encaissé jusqu à Bourg-Saint- Maurice puis canalisé avant de se rejeter en rive droite du torrent du Versoyen, >le Versoyen, dont la pente est plus faible que les autres torrents du secteur, >le Reclus, torrent de pente moyenne dont le cône de déjection a servi pour l installation du village de Séez, qui se jette en rive droite de l Isère. > L aire d étude n est concernée directement par aucun périmètre de protection de captage d alimentation en eau potable. Ils sont tous situés en altitude. > Sur les quatre communes de l aire d étude (Bellentre, Bourg-Saint-Maurice, Landry et Séez), les risques naturels liés aux crues de l Isère ont été identifiés dans l atlas des zones inondables de l Isère amont tronçon Brevières-Landry. Sur la commune de Bourg-Saint-Maurice, les risques naturels sont de plusieurs types et ont fait l objet d un plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPRNP) et d un plan de prévention des risques inondations (PPRI) approuvés le 03/11/2004. L ensemble des zonages de cet atlas et de ces PPR est reporté sur les cartes de synthèse des contraintes environnementales aux pages suivantes. > L Isère au droit de Séez > L Arbonne à Bourg-Saint-Maurice > >> < >
L aire d étude est concernée par les principaux inventaires et protections réglementaires suivants : >six zones naturelles d intérêt écologique faunistique et floristique (ZNIEFF), >un arrêté préfectoral de protection de biotope (APPB), du ruisseau de l Eglise, >l aire du Parc National de la Vanoise (zone périphérique en cours de transformation en «zone d adhésion»). L évaluation des enjeux des habitats naturels du secteur d étude a mis en évidence : >un intérêt majeur des étendues d eaux calmes, bordées de bois et de marais avec des hauts fonds (bon site de nidification et halte migratoire pour l avifaune aquatique et de bord d eau) et des zones marécageuses à phragmites (nidification des oiseaux de roselières et reproduction des amphibiens) ; >un intérêt fort pour les cours d eau du secteur, notamment le ruisseau de l Eglise, classé en arrêté préfectoral de protection de biotope, et le Reclus dont la valeur piscicole est forte mais en cours de dégradation suite à des aménagements de son lit. >l intérêt de l Isère est fort en amont de la centrale EDF, sur un tronçon dit de la petite Isère ; La sensibilité est très forte pour l Isère en aval du Pont des Raves (présence du Chabot, espèce protégée au niveau européen par la Directive habitats), forte en amont de Montrigon et sur le Reclus (populations et zones de frayère importante pour la truite fario) et faible pour le bassin de canoë kayak ; >un intérêt fort des pelouses, habitats intéressants pour de nombreux insectes et une avifaune spécialisée ; >un intérêt fort pour les boisements rivulaires (aulnaies - saussaies, aulnaies blanche), la pessière - sapinière conservée de Malgovert et les boisements de feuillus entrecoupant les pelouses sèches. >deux couloirs de migration pour la grande faune, à l entrée de Bourg-Saint- Maurice sur un axe Chaudanne/Vulmix et entre Bourg-Saint-Maurice et Séez sur un axe traversant le parc de loisirs. Les prairies de fauche de la commune de Séez sont également très fréquentées par les cerfs et les chevreuils ; >les déplacements post et prénuptiaux des amphibiens (crapaud calamite, crapaud commun et grenouille rousse essentiellement) qui ont fait l objet d une étude particulière (TEREO, 2005). Cette étude a notamment montré le grand intérêt de certains secteurs du bassin de compensation pour la reproduction et la ponte. > Orientée nord-ouest depuis le lac du Chevril, la vallée de l Isère contourne, entre Villaroger et Bellentre, la pointe du massif de Vanoise Mont Pourri pour adopter un axe sud-ouest en direction de Moûtiers. Bourg-Saint-Maurice est implanté au sommet de cette boucle, à la confluence de quatre vallées annexes qui forment un grand cirque dans lequel vient s emboîter le versant des Arcs. Cette situation particulière augmente la complexité du paysage : la vallée, toujours arquée, offre peu de vues lointaines ; les vallées adjacentes très encaissées et disposées en étoile au-dessus de Bourg-Saint-Maurice se découvrent difficilement depuis le fond de vallée et multiplient les éléments de paysage. Le fond de vallée rassemble la majorité des activités humaines dont l évolution et la multiplication marquent profondément le paysage. Le foisonnement des aménagements (infrastructures, équipements touristiques ), le mitage des espaces agricoles par l urbanisation, la banalisation des secteurs les plus ingrats brouillent la perception globale de cette unité paysagère. La vallée de l Isère est encaissée en remontant jusqu au niveau de Hauteville où elle s élargit sur le bassin de Bourg-Saint-Maurice pour se refermer de nouveau après Séez. Les deux extrémités de ce bassin, Landry et le bas de Séez, sont restées très agricoles. Les prairies de fauche, entrecoupées de haies et petits bosquets, sont les structures dominantes. L Isère, masquée par une ripisylve encore abondante, n apparaît que par moment et ne joue qu un rôle secondaire dans le paysage. > Le Reclus à Bourg-Saint-Maurice Concernant les flux de faune majeurs, peuvent être cités : >l Isère et le Reclus pour les déplacements de la faune piscicole (truite fario), dont plusieurs obstacles infranchissables ont été supprimés par la mise en place de dispositifs spéciaux. Le Reclus voit cependant son attractivité décliner suite aux aménagements dont il a fait l objet ; > L Isère en aval de la centrale hydroélectrique de Malgovert (bassin de compensation) >> < > >
> >> < >
>> < > >
> > > D902 TRONÇON 2 : MALGOVERT > AMONT DE SÉEZ D902 D1090 D119 SÉEZ BOURG-SAINT-MAURICE Par rapport à l enquête publique de 2004, de nouvelles recherches de tracé ont été effectuées sur les communes de Landry, Bellentre et au sud de la commune de Bourg-Saint-Maurice. Les variantes de tracé concernent les quatre communes suivantes : >Landry, >Bellentre, >Bourg-Saint-Maurice, >Séez. Deux variantes s étendent de la RD 87 à Landry à la RD 902 à Séez. La recherche de variantes de tracé pour l axe Bourg- Saint-Maurice Séez a été menée en tenant compte des contraintes suivantes : > topographie : celle-ci impose un passage au sud des deux agglomérations entre le carrefour de Montrigon et le carrefour des Arcs, > Isère : deux types de variantes sont envisageables : en rive gauche ou en rive droite. Toutefois, au droit du funiculaire, un passage en rive droite s impose du fait d une topographie trop marquée (pentes fortes du versant en rive gauche de l Isère) et de la présence d habitations en pied de versant, > usine hydroélectrique : dans ce secteur, le passage s impose dans un espace libre, entre les premières habitations et l usine de Malgovert. Le tracé des variantes, en fond de vallée assez encaissée, fait que la pollution atmosphérique se dispersera plus difficilement, hormis en présence de la brise de vallée. Pour autant, la vallée ne sera pas plus polluée, tandis que la pollution dans les centres de Bourg-Saint-Maurice et de Séez sera moindre du fait de la répartition des trafics routiers. N90 LES CHAPELLES D220 N90 D87 LANDRY BELLENTRE TRONÇON 1 : LANDRY > MALGOVERT D119 D120 D119 D120 > >> < >
Sept variantes de tracé ont été étudiées entre Landry et le raccordement à la RD 119 à Malgovert : >3 variantes longues variante longue rive droite Isère rouge variante longue rive gauche Isère jaune variante longue voie SNCF blanche Ces 3 variantes ont une origine commune se raccordant sur le projet de carrefour dénivelé sur la RN 90. >3 variantes plus courtes variante d Orbassy orange variante du Vernay bleue variante de la Chaudanne verte >1 variante très courte variante du 7 ème BCA violette Entre le carrefour du pont des Raves et le carrefour de Montrigon, les 6 premières variantes empruntent un tronc commun identique. Entre le carrefour de Montrigon et le carrefour de Malgovert, les 7 variantes empruntent un tronc commun identique. 1 2 3 4 5 >> < > >
LES CHAPELLES Carrefour du Verney vers Moûtiers ORBASSY Projet de carrefour dénivelé de Landry BELLENTRE vers Moûtiers RN 90 BONCONSEIL BELLENTRE Rive droite de l'isère Rive gauche de l'isère Z.A. DES COLOMBIÈRES HAUTEVILLE Camping Carrefour de Hauteville BOURG SAINT-MAURICE RD 87E PEISEY-NANCROIX LANDRY LE GRAND GONDON LE PETIT GONDON Légende Limite de commune Variante longue rive droite Isère N 0 100m 200m 300m 400m Voie SCNF Variante longue rive gauche Isère Zone Agricole Protégée (ZAP) Variante longue voie SNCF Variante d'orbassy Variante du Verney > >> < >
vers Moûtiers Carrefour de la Chaudanne BOURG-SAINT-MAURICE vers St Foy Tarentaise Tarentase Tignes Val d'isère Projet en parallèle à la RD220 côté ouest Carrefour de Montrigon Viaduc sur l'isère Franchissement de l'arbonne L'Arbonne SÉEZ Z.A. des Colombières Base d'eaux vives Rive droite de l'isère Tronc commun L'Isère Tronc commun Carrefour de Malgovert Viaduc sur l'isère Le Reclus RD 220 Carrefour de Hauteville Passage sous les voies ferrées Carrefour du pont des Raves BOURG SAINT-MAURICE Rive gauche de l'isère vers Les Arcs Carrefour des Arcs Viaduc sur l'isère Tronçon 1 Tronçon 2 Légende Limite de commune Variante longue rive droite Isère Variante écartée 1 N 0 100m 200m 300m 400m Voie SNCF Variante longue rive gauche Isère Variante écartée 2 Zone Agricole Protégée (ZAP) Variante longue voie SNCF Variante écartée 3 Variante d'orbassy Variante écartée 4 Variante du Verney Variante écartée 5 Variante de la Chaudanne Variante du 7 ème BCA >> < > >
Cette longue variante se développe tout d abord sur le versant raide de la rive droite de l Isère, puis traverse la zone d activité des Colombières en empruntant sa voie de desserte existante jusqu au carrefour du pont des Raves (voir cartes et dessins ci-après). Entre le carrefour du pont des Raves et le carrefour de Montrigon, la variante s inscrit toujours en rive droite de l Isère avec un passage sous la voie ferrée par un pont rail et un franchissement de l Arbonne. Ce secteur est un tronc commun à toutes les variantes dites «longues» et «plus courtes» (voir cartes et dessins ci-après). Entre le carrefour de Montrigon et le carrefour de Malgovert, le tracé franchit l Isère en viaduc pour venir s inscrire en rive gauche en réutilisant la voirie existante de la RD 84C (voir cartes et dessins ci-après). Enfin, le tracé traverse l Isère à nouveau en utilisant les ponts existants à Malgovert. Ce secteur est un tronc commun à toutes les variantes. > Longueur totale : 7,7 km Longueur de viaduc : 135 m > Cette variante de tracé présente les principales difficultés techniques suivantes : >en rive droite de l Isère (aval du pont des Raves), de par sa position sur versant, elle est sujette à des coulées boueuses, 2 > elle nécessite environ 9 000 m de murs de soutènement, dont 7 000 m 2 sur le versant raide de la rive droite de l Isère et 2000 m 2 sur la partie en tronc commun en rive gauche de l Isère, >elle induit un remblai de 7,50 m au franchissement de l Arbonne et un autre de 7 m de part et d autre du franchissement de l Isère sur le tronc commun, >en rive gauche de l Isère, sur la partie en tronc commun, elle induira des déblais importants latéraux. > Son impact foncier sur les terres agricoles, compris entre 2 et 3 ha, reste limité. De plus, elle préserve la zone agricole protégée sur la commune de Bourg- Saint-Maurice. Elle nécessite tout de même l acquisition d environ 11,3 ha au total. Son tracé est inclus sur environ 1 km dans le zonage de risques très fort et fort d inondations de l Isère. Elle nécessitera des défrichements importants de boisements alluviaux. En revanche, elle ne touche aucune zone écologique protégée réglementairement. Son impact visuel est fort pour les habitants de Bonconseil. L impact sur le paysage est fort depuis la rive gauche de l Isère avec l important linéaire de murs de soutènement, les défrichements importants et la création du viaduc et des remblais associés. Son impact acoustique est fort pour les habitants de la ZA des Colombières. > Ce coût élevé s explique notamment par la longueur de la variante, sa surface importante d acquisition de terrains et par les 9 000 m 2 de murs de soutènement nécessaires. RN90 Mur de soutènements Projet Mur de soutènements l'isère > >> < >
Altitude 810 805 800 Ouvrage SNCF Ouvrage sur l'arbonne Terrain naturel Projet base Altitude 816 814 812 810 Carrefour de Montrigon Terrain naturel Projet base Franchissement de l'isère Viaduc 135m Zone de déblai Mur de soutènement Carrefour des Arcs 795 808 790 785 806 804 802 780 0 80 160 240 320 400 480 560 640 720 800 880 960 1040 1120 Distance 800 0 120 240 360 480 600 720 840 960 1080 1200 1320 Distance Moûtiers 20 m Bourg-Saint-Maurice Déblais Mur de soutènements 6 % 6 % 7,5 m l'arbonne RD84c à élargir l'isère >> < > >
De la RD 87 à Landry (sud du camping) au carrefour d Hauteville, cette longue variante se développe entre la voie ferrée et la rive gauche de l Isère. Elle emprunte sur sa majeure partie le tracé de la piste cyclable existante qui est donc à déplacer. Entre le carrefour de Hauteville et le carrefour du pont des Raves, la variante reprend le tracé de la RD 220 existante. Ensuite, la variante emprunte les deux troncs communs du pont des Raves à Malgovert décrits ci-avant. > Longueur totale : 7,9 km Longueur de viaduc : 135 m > Cette variante ne nécessitera qu environ 2 300 m 2 de murs de soutènement. Elle nécessite la création d un carrefour supplémentaire : le carrefour d Hauteville. Elle induira les mêmes difficultés techniques que la variante rouge au niveau du franchissement de l Arbonne et des déblais importants sur la partie en tronc commun en rive gauche de l Isère > Son impact foncier sur les terres agricoles est d environ 3,1 ha. Elle traverse une zone agricole protégée sur la commune de Bourg-Saint-Maurice sur environ 400 m. Elle nécessite tout de même l acquisition d environ 10,5 ha au total. Son tracé est inclus sur environ 2 km dans le zonage de risques très fort et fort d inondations de l Isère. Il intercepte six ruisseaux : Ponturin, Villard, Saint-Pantaléon, Nantet, Eglise et la Ravoire. Cette variante, élargissant l emprise de la piste cyclable existante en rive gauche de l Isère entre le carrefour de Landry et le carrefour de Hauteville, empiète fortement sur la ripisylve de l Isère sur environ 3,4 km. Elle conduit à des déboisements importants, avec un impact paysager et visuel conséquent. Par ailleurs, elle traverse le périmètre de protection de biotope du ruisseau de l Église et empiète sur la zone périphérique du Parc National de la Vanoise. Ces impacts introduisent des contraintes réglementaires. Son tracé proche du camping de Landry et de la base d eaux vives au droit du pont des Raves conduira à une augmentation des nuisances sonores sur ces zones de loisirs. Cette variante a globalement un très fort impact environnemental. > Ce coût élevé s explique notamment par la longueur de la variante, sa surface importante de foncier à acquérir et par le carrefour supplémentaire de Hauteville. > >> < >
Cette longue variante se raccorde à la RD 87 à Landry, au sud du camping de Landry et suit, sur sa majeure partie, le tracé de la voie ferrée en rive gauche de l Isère. Entre le carrefour de Hauteville et le carrefour du pont des Raves la variante reprend le tracé de la RD 220 existante. Ensuite, la variante emprunte les deux troncs communs du pont des Raves à Malgovert décrits ci-avant. > Longueur totale : 7,7 km Longueur de viaduc : 135 m > Cette variante ne nécessitera qu environ 2 150 m 2 de murs de soutènement. Comme pour la variante longue rive gauche Isère (jaune), elle nécessite la création d un carrefour supplémentaire : le carrefour d Hauteville. Sur la partie entre le pont des Raves et la RD 119, elle rencontre les mêmes difficultés que les deux variantes précédentes. > Son impact foncier sur les terres agricoles est le double de celui des variantes précédentes : environ 6,3 ha. Elle longe, sans la traverser, une zone agricole protégée sur la commune de Bourg- Saint-Maurice. Elle nécessite l acquisition d environ 12,7 ha au total. Son tracé intercepte cinq ruisseaux : Ponturin, Villard, Saint-Pantaléon, Nantet et Eglise. Elle traverse le périmètre de protection de biotope du ruisseau de l Eglise et empiète sur la zone périphérique du Parc National de la Vanoise. Ces impacts introduisent des contraintes réglementaires. Comme pour la variante longue rive gauche Isère (jaune), son tracé proche du camping de Landry et de la base d eaux vives au droit du pont des raves conduira à une augmentation des nuisances sonores sur ces zones de loisirs. Cette variante a un fort impact agricole. > Ce coût élevé s explique notamment par la longueur de la variante, sa surface importante de foncier à acquérir et par le carrefour supplémentaire de Hauteville. >> < > >
Cette variante plus courte se développe en rive droite de l Isère en utilisant le tracé d un chemin étroit du Verney existant, reliant Orbassy à la RN 90. Elle contourne ensuite la zone d activité des Colombières par le nord jusqu au carrefour du pont des Raves. Entre le carrefour du pont des Raves et le carrefour de Malgovert, la variante emprunte les deux troncs communs décrits ci-avant. > Longueur totale : 5,1 km Longueur de viaduc : 135 m > Cette variante nécessitera environ 9 000 m 2 de murs de soutènement. Elle nécessitera un déblai de 14 m et sera aussi sujette à des coulées boueuses. Sur la partie entre le pont des Raves et la RD 119, elle rencontre les mêmes difficultés que les trois variantes précédentes. Elle présente une pente de 7 % sur environ 200 m. > Son impact foncier sur les terres agricoles est d environ 3,1 ha. Elle impacte la périphérie d une zone agricole protégée sur la commune de Bourg- Saint-Maurice. Elle nécessite l acquisition d environ 8,7 ha au total. Cette variante emprunte et élargit le chemin du Verney existant reliant Orbassy à la RN 90. Son impact visuel sera assez fort pour les habitants d Orbassy, Hauteville et Gondon. L impact sur le paysage est fort depuis la rive gauche de l Isère avec l important linéaire de murs de soutènement et un déblai de grande hauteur. Son tracé proche de la base d eaux vives au droit du pont des Raves conduira à une augmentation des nuisances sonores sur cette zone de loisirs. > Altitude 830 820 810 800 790 780 770 760 750 0 160 320 Murs de soutènement 480 640 800 960 Déblai 14 m 1120 1280 Terrain naturel Projet base 1440 1600 1760 Distance > >> < >
Cette variante se connecte sur la RN 90 à 500 m en aval d Orbassy. Elle contourne ensuite la zone d activité des Colombières par le nord jusqu au carrefour du pont des Raves, avec un tracé identique à celui de la variante d Orbassy orange. Entre le carrefour du pont des Raves et le carrefour de Malgovert, la variante emprunte les deux troncs communs décrits ci-avant > Longueur totale : 4,1 km Longueur de viaduc : 135 m > Cette variante nécessitera environ 8 000 m 2 de murs de soutènement. Elle nécessitera un remblai de 12 m de hauteur au droit d Orbassy et sera aussi sujette à des coulées boueuses. Elle a l inconvénient de présenter une pente de 7% sur environ 600 m, ce qui peut poser des problèmes de sécurité sur une telle longueur, notamment en conditions hivernales. > Son impact foncier sur les terres agricoles, compris entre 2 et 3 ha, reste limité. En revanche, elle impacte la périphérie d une zone agricole protégée sur la commune de Bourg-Saint-Maurice. Elle nécessite l acquisition d environ 7,8 ha au total. Son impact visuel sera fort pour les habitants d Orbassy du fait du remblai de grande hauteur. L impact sur le paysage est fort depuis la rive gauche de l Isère avec l important linéaire de murs de soutènement. Comme pour la variante d Orbassy (orange), son tracé proche de la base d eaux vives au droit du pont des Raves conduira à une augmentation des nuisances sonores sur cette zone de loisirs. > 840 830 820 810 800 790 780 770 760 750 0 120 240 Murs de soutènement Pente de 7 % sur 580 m 360 480 600 720 840 960 Terrain naturel Projet base Zone de remblais hauteur maxi = 12 m 1080 1200 1320 >> < > >
Cette variante courte se débranche de la RN 90 entre Orbassy et Bourg-Saint-Maurice, puis longe la RD 220 jusqu au carrefour du pont des Raves. Entre le carrefour du pont des Raves et le carrefour de Malgovert, la variante emprunte les deux troncs communs décrits ci-avant. > Longueur totale : 4,1 km Longueur de viaduc : 135 m > Cette variante nécessitera : >un remblai jusqu à 7,50m entre le carrefour de la Chaudanne et le chemin d Orbassy, >un remblai jusqu à 5m entre le chemin d Orbassy et le pont des Raves, 2 > 3 000 m environ de murs de soutènement. Elle présente une pente de 7 % sur environ 400 m. > Son impact foncier sur les terres agricoles, compris entre 2 et 3 ha, reste limité. En revanche, elle impacte la périphérie d une zone agricole protégée sur la commune de Bourg-Saint-Maurice. Elle nécessite l acquisition d environ 8 ha au total. Ses impacts visuels et acoustiques seront forts pour les habitants de la Chaudanne et de la Régence du fait du haut remblai, ainsi que sur le paysage. Cependant, des traitements appropriés permettent d atténuer ces impacts et d obtenir une meilleure intégration du projet dans le site (merlon phonique et paysager par exemple). Son tracé en fond de vallée assez encaissée fait que la pollution atmosphérique se dispersera plus difficilement, hormis en présence de la brise de vallée. Son tracé proche du Centre national de ski de haut niveau, camping au nord-est de la RD 220 et de la base d eaux vives au droit du pont des Raves conduira à une augmentation des nuisances sonores sur ces zones de loisirs. Par ailleurs : >elle préserve le milieu naturel (pas d empiètement sur la ripisylve de l Isère, pas de traversée du périmètre de protection de biotope ni de la zone périphérique du Parc National de la Vanoise), >elle est sans incidence sur les cours d eau et reste hors zone inondable. > > >> < >
Cette variante très courte s inscrit tout d abord en rive droite de l Isère, sur l emprise du 7 ème BCA jusqu au carrefour de Montrigon, puis elle emprunte le tronc commun à toutes les variantes de tracé. Elle offre la fonction de desserte du futur quartier Bulle réaménagé tout en étant compatible avec le trafic de transit de l Axe. > Longueur totale : 2,6 km Longueur de viaduc : 135 m > La difficulté de cette variante peut être liée à son passage sur l emprise du 7 ème BCA. Son tracé dans ce secteur est intimement lié au projet d ensemble sur le quartier Bulle. Elle y présente une pente de 6,5 % sur environ 300 m. Ensuite, cette variante comporte les mêmes difficultés techniques que l ensemble des autres variantes sur leur tracé en commun entre le carrefour de Montrigon et le carrefour de Malgovert. > Le passage dans le secteur du 7 ème BCA a le grand atout de limiter les impacts environnementaux et agricoles. En effet, jusqu au carrefour de Montrigon, cette variante : >évite les impacts agricoles, notamment dans la zone agricole protégée sur la commune de Bourg- Saint-Maurice, >respecte les zones naturelles réglementairement protégées, >préserve la ripisylve ou les boisements alluviaux de l Isère, >est sans incidence sur les cours d eau ou de zone inondable, >est éloignée des zones de loisirs précédemment évoquées, >limite les impacts sur le paysage. A contrario, ses impacts visuels et acoustiques seront forts pour les habitants du quartier des Épines et du futur quartier Bulle réaménagé. Cependant, des traitements appropriés liés au projet urbain permettent de maîtriser ces impacts et de réussir l intégration du projet dans le site (réalisation de bâtiment écran en fond de rue, aménagement de traversées piétonnes sécurisées, vitesse apaisée...). > Le coût de cette variante est moindre que celui de toutes les autres. En effet, cette variante est la plus courte et nécessite moins d ouvrages d art, dont ceux sous la voie ferrée et sur l Arbonne. >> < > >
Trois variantes ont été étudiées sur le plateau de Séez, en rive droite de l Isère, avec un tronc commun de 520 m de longueur entre le carrefour de Malgovert et la voie du Pré des Fours. une variante rose, dite haute, une variante vert clair, dite intermédiaire, une variante vert foncé, dite basse. Pour chaque variante, deux options ont été étudiées sur la section comprise entre la voie du Pré des Fours et le raccordement sur la RD 902 à l amont de Séez : >sans tranchée couverte, >avec tranchée couverte, ce qui porte le nombre total de variantes étudiées à six. 6 7 > La voie du Pré des Fours et le chemin des Épinois seront rétablis par un ouvrage dénivelé, sans échanges. En effet, la topographie du terrain naturel permet d inscrire un passage inférieur pour rétablir ces voies en limitant l impact foncier par rapport à une solution de carrefour à niveau. De plus, ces voies locales sont très peu fréquentées et ne nécessitent pas la réalisation d échanges avec le nouvel axe. > L enjeu agricole de la zone AOC Beaufort du plateau de Séez a conduit le Conseil général à rechercher des solutions qui permettraient de limiter l emprise sur ces terres et d en préserver la valeur agricole. Ainsi, pour chacune des trois variantes, il a été étudié la possibilité de passer en tranchée couverte. > Le tracé dans la traversée de la plaine de Séez doit être compatible avec le plan local d urbanisme (PLU) de Séez en cours de révision, ainsi que le projet de ZAP en cours d étude. > >> < >
Vers Col du Petit Saint-Bernard La Rosière de Montvalezan vers St Foy Tarentaise Tarentase Tignes Val d'isère Tronçon 1 Tronçon 2 BOURG SAINT-MAURICE SÉEZ >> < > > vers vers St St Foy Foy Tarentaise Tarentase Tignes Val d'isère Le Reclus Le Reclus Carrefour de Malgovert Voie rétablie en dénivelée "Pré des Fours" Carrefour du Besset Voie rétablie en dénivelée "Chemin des Epinois" Tronc commun Viaduc sur l'isère Variante écartée 6 Variante écartée 7 Tronc commun Les Arcs Légende Limite de commune Variante haute Variante intermédiaire Variante basse 0 100m 200m 300m 400m N
Altitude 890 Altitude 890 Altitude 890 Altitude 890 880 870 860 850 840 Terrain naturel Projet base Pente de 7 % 880 870 860 850 840 Terrain naturel Projet base 400 m Pente de 7 % 880 870 860 850 840 Terrain naturel Projet base Pente de 7 % 880 870 860 850 840 Terrain naturel Projet base 400 m Pente de 6 % 830 0 120 240 360 480 600 Coupe type 25 m 720 840 960 Distance 830 0 120 240 360 480 600 Coupe type 40 m 720 840 960 Distance 830 0 120 240 360 480 600 720 Coupe type 17 m 840 960 1080 Distance 830 0 120 240 360 480 600 720 Coupe type 40 m 840 960 1080 Distance 5 m 3/2 11 m 3/2 3/2 1,5 m 11 m 3/2 10 m > > > > > > 10 m > > > > > 10 m > > > > > > 10 m > > > > > > > >> < >
Altitude 890 Altitude 890 880 Terrain naturel Projet base 880 Terrain naturel Projet base 870 870 860 850 840 830 0 120 240 360 480 Pente de 5 % 600 720 Coupe type 18,5 m 840 960 1080 Distance 860 850 840 830 0 120 240 360 480 290 m Pente de 7 % 600 720 Coupe type 37 m 840 960 1080 Distance 1,5 m 3/2 9 m 3/2 10 m > > > > > 10 m > > > > > >> < > >
> Même si une tranchée couverte permet de limiter l impact foncier pour l agriculture, il n en demeure pas moins que l impact en phase travaux reste très important, puisque la tranchée couverte est construite à ciel ouvert. Enfin, même en phase définitive après travaux, les déblais nécessaires aux rampes d accès à la tranchée couverte auront toujours une emprise au sol très importante au droit des entrées/sorties de l ouvrage. De plus, la restitution des terrains dans leur état initial nécessite des dispositions de traitement et de mise en œuvre de la terre végétale de couverture sur la tranchée couverte, qui ne permettront pas un retour à la production agricole dans des conditions satisfaisantes en termes de délais et de qualité. Pour ces motifs et aussi en raison des surcoûts importants, les variantes avec tranchée couverte sont à écarter. > >> < >
Vers Col du Petit Saint-Bernard La Rosière de Montvalezan vers St Foy Tarentaise Tarentase Tignes Val d'isère Tronçon 1 Tronçon 2 BOURG SAINT-MAURICE SÉEZ >> < > > vers vers St St Foy Foy Tarentaise Tarentase Tignes Val d'isère Le Reclus Le Reclus Carrefour de Malgovert Voie rétablie en dénivelée "Pré des Fours" Carrefour du Besset Voie rétablie en dénivelée "Chemin des Epinois" Tronc commun Viaduc sur l'isère Tronc commun Les Arcs Légende Limite de commune Variante haute Variante intermédiaire Variante basse 0 100m 200m 300m 400m N
Cette variante est la plus au nord et donc la plus proche du bâti de Séez (à moins de 50 m au plus proche). > Longueur totale : 1,4 km Pente maximum : 7% Section en déblais atteignant 5 m de profondeur > Pas de difficulté particulière. > L impact foncier sur les terres agricoles est de l ordre de 3 ha. Le tracé de cette variante crée une coupure entre le nord et le sud de la prairie AOC Beaufort. Même si le tracé est proche des habitations, ses impacts acoustiques restent modérés pour les habitants de Séez, car le tracé est enterré. Cette variante, proche des habitations de Séez, peut présenter une pollution atmosphérique plus importante que les autres variantes. L impact du déblai sur le paysage est fort pour les premières habitations. > Cette variante a une position médiane sur le plateau de Séez. > Longueur totale : 1,5 km Pente maximum : 7% Les remblais côté carrefour de Besset atteignent 7 m de hauteur pour raccorder le profil en long sur la RD 902. Ces remblais sont dûs à la configuration du terrain naturel cumulé au profil en long creusé. > Pas de difficulté particulière. > L impact foncier sur les terres agricoles est du même ordre que la variante nord, soit d environ 3 ha. Le tracé de cette variante crée une coupure entre le nord et le sud de la prairie AOC Beaufort. Pour cette variante médiane, les impacts acoustiques et sur la pollution atmosphérique restent modérés pour les habitants de Séez. > > >> < >
Cette variante est la plus à l écart du bâti de Séez, en contrebas de la plaine. > Longueur totale : 1,6 km Pente maximum : 5% Les déblais restent inférieurs à 3 m. Les remblais du côté du carrefour de Besset atteignent environ 7 m de hauteur. Ces hauts remblais sont dus à la configuration du terrain naturel. > Pas de difficulté particulière. > L impact foncier sur les terres agricoles est du même ordre que les deux variantes précédentes (nord et médiane), soit d environ 3 ha. Le tracé de cette variante, en se rapprochant de l Isère, limite au maximum l effet de coupure entre le nord et le sud de la prairie AOC Beaufort. De par son tracé éloigné des habitations, les impacts visuels et acoustiques sont très faibles pour les habitants de Séez. La pollution atmosphérique, très modérée, est la plus faible, en comparaison des deux autres variantes ci-avant. Cette variante est de moindre impact sur l environnement. > >> < > >
> > >> < >
Au vu de l analyse des impacts, le tracé qui répond le mieux aux objectifs fixés par le maître d ouvrage est : > sur le tronçon 1, la variante du 7 ème BCA. Tout en fluidifiant le trafic, ce tracé est celui qui a le moins d impacts sur les espaces naturels et agricoles. Par ailleurs, en traversant le 7 ème BCA, il permet la restructuration et la réorganisation du quartier Bulle qui s avère indispensable après le départ de l armée. Economiquement, cette variante permet de limiter le coût du projet car elle ne nécessite pas d ouvrages neufs sur l Arbonne et sous la voie SNCF. > sur le tronçon 2, la variante basse. Sur les trois tracés étudiés, celui-ci présente l avantage de minimiser les impacts environnementaux. Il s intègre plus facilement dans le paysage et limite les nuisances acoustiques sans être plus consommateur de surfaces agricoles. >> < > >
> Vallée de Bourg-Saint-Maurice > >> < >
> >> < > >
> > Il s agit d apporter une solution aux engorgements rencontrés l hiver lors des grands départs en vacances et l été. Ces difficultés de circulation génèrent des nuisances importantes pour les habitants des deux communes et les touristes, dommageables pour la qualité de vie et l attractivité économique du territoire. Aussi, le projet a pour objectifs : >de désengorger les centres de Bourg-Saint- Maurice et de Séez du trafic automobile qu il soit interne ou de passage, >de restaurer de meilleures conditions de circulation par la limitation des bouchons et des temps d attente, >de s intégrer harmonieusement à l environnement en limitant au maximum les impacts sur les espaces naturels et agricoles, >d accompagner le développement et la restructuration de Bourg-Saint-Maurice et de Séez. > La parti d aménagement proposé est représenté sur les cartes ci-contre. Il s inscrit dans l emprise du 7 ème BCA jusqu au carrefour de Montrignon, puis réutilise au mieux la voirie existante (RD84C) et les ponts sur l Isère, pour ensuite se développer le plus à l écart du bâti de Séez, en contrebas de la plaine. Ce parti d aménagement répond ainsi le mieux aux objectifs fixés par le maître d ouvrage. Les deux enjeux majeurs sont : >sur le premier tronçon, intégrer le trajet dans l environnement du quartier Bulle et maîtriser les nuisances occasionnées par le trafic de transit, >sur le deuxième tronçon, limiter les impacts agricoles en les compensant notamment dans le cadre du projet de ZAP. > > >> < >
> Le tracé proposé dans le 7 ème BCA est intimement lié au projet d ensemble sur le quartier Bulle et devra s adapter en conséquence. Le tracé présenté ci-dessous respecte les normes routières en vigueur, préserve les bâtiments d intérêt du 7 ème BCA et du futur Centre national de ski de haut niveau et, de surcroît, assure la double fonction de desserte du nouveau quartier tout en étant compatible avec le trafic de transit de l Axe. En particulier, il a été vérifié que le carrefour giratoire en entrée de Bourg-Saint-Maurice permettra l écoulement des trafics les jours de pointe hivernale, sans pénaliser l accès et la sortie du centre-ville et de l ensemble des riverains. < > < > < > > < < > >> < > >
>Illustration d un aménagement urbain possible du quartier Bulle Dans la traversée du quartier Bulle, l Axe aura une configuration de «rue» avec un trafic routier apaisé mais fluide, des vitesses faibles et des traversées piétonnes sécurisées. Le schéma et les photos ci-après illustrent ce que pourrait être le traitement de la voirie. L étude plus précise de cet aménagement urbain sera menée ultérieurement, en respectant les principes précités et dans le cadre du programme de redynamisation du quartier. > >> < >
> > Mairie annexe, Chambéry-le-Haut > Carré Curial, Chambéry centre > Le Manège, Chambéry centre >> < > >
> >Réalisation d un viaduc pour le franchissement de l Isère, >Réutilisation de la RD 84C. > >Carrefour des Arcs avec voie montante directe, >Réutilisation des deux ponts sur l Isère, >Carrefour de Malgovert (zone commerciale de Bourg-Saint-Maurice et d activités de Séez) avec voie montante directe. > >> < >
> >Contre allée de desserte locale, >Pont sur le chemin du Pré des Fours, >Tracé longeant le bas de la plaine de Séez, intégré au site et sans tranchée couverte, >Pont sur le chemin des Épinois, >Carrefour du Besset sur la RD 902. >> < > >
> >> < >
> Avant le démarrage des travaux et la mise en service du projet, les grandes étapes suivantes seront nécessaires : > Bilan de la concertation Le Conseil général de la Savoie dressera un bilan à l issue de cette phase de concertation. Ce bilan sera rendu public. Le Conseil général y précisera les suites qu il compte donner au projet et les solutions techniques envisagées, ainsi que les modalités de concertation ultérieure à mener pendant la durée du projet. > Études complémentaires Des études spécifiques portant sur les volets air, bruit, intégration paysagère et urbanistique seront engagées par le Conseil général de la Savoie et viendront alimenter les phases d enquêtes suivantes > Enquête publique Une enquête publique sera organisée sur la base d un dossier définissant les principales caractéristiques du projet retenu et détaillant ses impacts. La procédure de déclaration d utilité publique se conclut par un arrêté de déclaration d utilité publique prévu 12 mois maximum après la clôture de l enquête. > Enquête parcellaire Le projet fera l objet d une enquête parcellaire. Elle est en effet nécessaire dans le cas de projets nécessitant une expropriation. La définition technique précise du projet permettra de déterminer l emprise foncière. Elle sera organisée dans chaque commune par le préfet de Savoie. Les intéressés seront appelés à faire valoir leurs droits. Un arrêté permettra ensuite de déclarer cessibles les propriétés dont l acquisition est nécessaire. > Procédure police de l eau Le projet fera l objet d une demande d autorisation au titre du code de l environnement, avec enquête publique. >> < > >