Délimitation du milieu humide Millington sur le territoire de la municipalité d Austin



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4. Résultats et discussion

Transcription:

Délimitation du milieu humide Millington sur le territoire de la municipalité d Austin Rapport produit par Pour Memphrémagog Conservation Inc. Novembre 2011

Équipe de travail Corridor Appalachien (ACA) 277, Chemin Knowlton Lac-Brome (Québec) J0E 1V0 Tel : 450.242.1125 Coordination : Mélanie Lelièvre, directrice générale, ACA Coordination de l équipe de terrain : Clément Robidoux, coordinateur à la conservation, ACA Caroline Daguet, biologiste, ACA Rédaction et édition : Cartographie : Délimitation : Révision : Caroline Daguet, biologiste, ACA Jean-René Guérin, géomaticien, ACA Geneviève Bouthot, technicienne en bioécologie, ACA Marie-Ève Tousignant, biologiste-botaniste Caroline Daguet, biologiste, ACA Mélanie Lelièvre, directrice générale, ACA Ce rapport de délimitation du milieu humide Millington sur le territoire de la municipalité d Austin a été réalisé grâce à la contribution financière de la municipalité d Austin, dans le cadre du Fonds Vert, et du Memphrémagog Conservation Inc. Notes au lecteur Ce rapport peut contenir des informations précises quant à la localisation d espèces menacées ou vulnérables. Afin de favoriser leur sauvegarde, le lecteur est invité à la discrétion et à limiter la diffusion de ce document. Délimitation du milieu humide Millington sur le territoire de la municipalité d Ausin (QC) Octobre 2011 Page ii

Table des matières Équipe de travail... ii Notes au lecteur... ii Liste des tableaux... iv Liste des figures... iv Liste des annexes... iv 1 Introduction... 5 2 Localisation et description sommaire de la zone d étude... 6 3 Qu est-ce qu un milieu humide?... 8 3.1 Types de milieux humides... 8 4 Méthodologie... 9 4.1 Définitions... 9 4.1.1 Plantes obligées et facultatives des milieux humides... 9 4.1.2 Plantes terrestres et plantes aquatiques... 9 4.1.3 La ligne des hautes eaux... 9 4.2 Cartographie préliminaire du milieu humide... 10 4.3 Application de la méthode sélectionnée... 10 4.3.1 Méthode botanique simplifiée (bonifiée)... 10 4.3.2 Utilisation des indices biophysiques et hydrologiques.... 11 4.4 Cartographie de la délimitation du milieu humide... 11 5 Résultats... 12 5.1 Comparaison des limites initiales par rapport à celles identifiées avec la méthode botanique simplifiée (bonifiée)... 12 5.2 Autres données sur le milieu humide délimité... 14 5.2.1 Zonage agricole... 14 5.2.2 Zonage municipal... 14 5.2.3 Types de milieux humides... 15 6 Conclusion et recommandations... 17 6.1 Intervenants pouvant contribuer à la conservation des milieux humides... 17 6.1.1 Municipalité régionale de comté... 17 6.1.2 Municipalités... 17 6.1.3 Organismes non-gouvernementaux... 19 6.1.4 Les propriétaires... 19 6.2 Recommandations... 19 Références... 21 Délimitation du milieu humide Millington sur le territoire de la municipalité d Ausin (QC) Octobre 2011 Page iii

Liste des tableaux Tableau 1 : Descriptions des différents types de milieux humides... 8 Tableau 2 : Données sur le milieu humide délimité (Millington) municipalité d Austin... 14 Tableau 3 - Zones municipales représentées au sein du milieu humide Millington... 14 Liste des figures Figure 1 : Localisation du milieu humide Millington... 7 Figure 2 : Présence de litière noirâtre au sol... 11 Figure 3 : Délimitation du milieu humide Millington... 13 Figure 4 : Cartographie d'éléments particuliers du milieu humide Millington... 16 Liste des annexes Annexe 1 : Liste des plantes obligées et facultatives des milieux humides... 23 Annexe 2 : Photos... 33 Annexe 3 : Extraits du règlement municipal d Austin (activités et usages permis, par zone)... 35 Délimitation du milieu humide Millington sur le territoire de la municipalité d Ausin (QC) Octobre 2011 Page iv

Délimitation du milieu humide Millington sur le territoire de la municipalité d Austin 1 Introduction La publication, en 2002, de la Politique nationale de l eau par le Gouvernement du Québec, (Gouvernement du Québec, 2002) a permis de faire ressortir l importance de l eau comme patrimoine collectif de même que son importance à l échelle économique, sociale et biologique. Elle reconnaissait également la nécessité d une gestion intégrée de l eau ainsi que la protection de la qualité de l eau et des écosystèmes aquatiques. Mise en contexte En lien avec ses actions de conservation à l échelle du bassin versant du lac Memphrémagog, Memphrémagog Conservation Inc. (MCI) a élaboré, en 2011, un portrait des milieux naturels d intérêt de la municipalité d Austin. Un de ces milieux d intérêt est sans contredit le milieu humide Millington. Compte tenu de son importance écologique et des pressions auquel il fait face, MCI a mandaté Corridor appalachien pour réaliser la délimitation du milieu humide. Cet exercice de délimitation fait donc partie d un vaste projet visant la conservation des milieux naturels sur le territoire de la municipalité d Austin. Celui-ci a été supporté financièrement par la municipalité d Austin par le biais de son Fonds vert et par MCI. Parmi les écosystèmes aquatiques à protéger, les milieux humides arrivent en tête de liste étant donné leurs rôles importants dans le maintien de la qualité de l eau et de la biodiversité. En effet, ces milieux sont des composantes essentielles des bassins versants agissant comme : - filtres naturels qui améliorent la qualité de l eau en retenant les sédiments et les éléments nutritifs ; - barrières naturelles qui régularisent le débit de l eau et diminuent les risques d inondation ; - sites d alimentation et de reproduction de nombreuses espèces d invertébrés, de poissons, d amphibiens, de reptiles, d oiseaux et de mammifères ; - lieux de pratique d activités de plein air comme la chasse, la pêche, la randonnée ou l observation des oiseaux (Plan St-Laurent, 2010). D autre part, tous les cours d eau, depuis les plus petits ruisseaux intermittents et ruisseaux de tête, jusqu aux ruisseaux permanents plus larges et aux rivières, jouent un rôle spécifique dans le bassin hydrographique en plus de créer des liens essentiels entre les différents plans d eau et milieux humides du territoire. Les cours d eau représentent la composante hydrologique fondamentale d un bassin versant, à laquelle viennent s ajouter des éléments géographiques, pédologiques, biologiques, urbanistiques, etc. En plus d abriter des espèces aquatiques ou rivulaires très spécifiques, les cours d eau remplissent une fonction essentielle en termes de corridors naturels de dispersion des espèces végétales et animales. La dégradation de la qualité de l eau dans plusieurs grandes rivières du Québec est un enjeu important qui touche également les bassins versants du territoire de la municipalité d Austin. Les cours d eau du territoire de la municipalité d Austin font partie de deux bassins versants, soit celui du lac Memphrémagog (en grande majorité) et de la rivière Missisquoi Nord (coin nord-ouest du territoire de la municipalité). Octobre 2011 Page 5

Dans les dernières années, la présence de milieux humides se trouvant dans les zones affectées au développement résidentiel ou commercial a causé plusieurs problématiques d aménagement du territoire non seulement à l échelle régionale mais aussi à travers la province. Austin étant situé à proximité des régions les plus populeuses du Québec (Montréal et Sherbrooke), les menaces à l intégrité des milieux naturels de cette région, presqu entièrement situés sur terres privées, sont nombreuses. Dans le contexte actuel où le marché immobilier local est en pleine croissance, et considérant l attrait de plus en plus important qu exerce le milieu rural sur les citadins pour l achat de propriétés secondaires, le développement immobilier (y compris pour la villégiature) constitue une menace majeure pour les milieux humides. Ainsi la protection de ces milieux doit être considéré comme prioritaire sur le territoire. Tout en reconnaissant que le tourisme et la villégiature sont étroitement liés à la croissance économique de la région, des mesures de protection spécifiques doivent être mises en œuvre pour répondre aux menaces actuelles et potentielles envers les milieux humides. Ce projet de délimitation vise ultimement la protection du milieu humide Millington et la prévention de situations conflictuelles dans la municipalité d Austin, avait comme principaux objectifs : 1) Délimiter le milieu humide Millington situé sur le territoire de la municipalité d Austin par la méthode botanique simplifiée bonifiée, et le cartographier. 2) Identifier les zones les plus à risques, entre autres les portions de ce milieu humide se trouvant à l intérieur du périmètre des secteurs zonés «blanc» et les plus susceptibles de faire l objet de développement à court et à moyen terme. 3) Fournir à la municipalité et aux intendants locaux une cartographie détaillée du milieu humide Millington délimité, ainsi que l ensemble des informations recueillies et présentées dans ce rapport, afin que celles-ci puissent être intégrées aux outils de planification et de gestion du territoire de la municipalité d Austin. 2 Localisation et description sommaire de la zone d étude La zone d étude du projet est localisée à vol d oiseau, à environ 10 km au sud-ouest de Magog, à 8 km au sud-est d Eastman et à 26 km au nord de la frontière canado-américaine. Le milieu humide Millington se situe dans la Municipalité Régionale de Comté (MRC) de Memphrémagog et appartient au bassin versant du lac Memphrémagog (voir la carte à la Figure 1). Ce milieu humide s inscrit dans la région naturelle des Montagnes Vertes, elle-même comprise dans la province naturelle des Appalaches septentrionales. Octobre 2011 Page 6

rth No Chemin Meunier Bassin versant du lac Memphrémagog Propriétés protégées - Tenure privée Propriétés protégées - Tenure publique Municipalité de Austin Milieu humide in em Ch 4 Eastman 2 Austin 0 Figure 1: Carte de localisation du milieu Millington Chemin Gal vin 4 Kilomètres Pour le compte de: Novembre 2011 Ce produit comporte de l'information géographique de référence provenant de la Base de données topographiques du Ministère des Ressources Naturelles et de la Faunes (MRNF). Réalisé par: Magog

3 Qu est-ce qu un milieu humide? Le Groupe de travail national sur les terres humides (1988) définit une terre humide comme étant une terre saturée d eau pendant une période assez longue pour que naissent des processus de terres humides ou aquatiques, qui se caractérisent par un faible drainage des sols, des hydrophytes et différentes sortes d activités biologiques adaptées aux milieux humides. Pour les désigner, on utilise fréquemment les termes marais, marécage, tourbière et bande riveraine. Ainsi, les milieux humides sont ces endroits ni strictement terrestres, ni strictement aquatiques, qui ont en commun d être inondés ou saturés d eau durant une partie de l année. Les inondations peuvent être causées par la fluctuation saisonnière d un plan d eau adjacent ou encore résulter d un drainage insuffisant. On les trouve le plus souvent le long des rives des étangs, des lacs et des cours d eau à débit lent, mais aussi au bas des versants montagneux où l eau ne s égoutte que très lentement, dans les dépressions où l eau s accumule, ou encore dans les zones de résurgence de la nappe phréatique (Corridor appalachien, 2003). 3.1 Types de milieux humides Deux grandes catégories de milieux humides sont reconnues par diverses classifications: les milieux humides sur sol minéral et les milieux humides sur sol organique. On définit les différents types de milieux humides sur sol minéral par la physionomie de leur couvert végétal; ce sont les herbiers aquatiques, les marais, les prairies humides et les marécages. Les différents types de milieux humides sur sol organique, qui incluent les tourbières ombrotrophes (ou bogs) et les tourbières minérotrophes (ou fens), se distinguent selon la présence ou l absence d apport en minéraux des eaux ruisselant des terres avoisinantes (Gratton, 2010). Les descriptions présentées au tableau 1 sont tirées de Goupil (2002) et Gratton (2010). Tableau 1 : Descriptions des différents types de milieux humides Type Herbier aquatique Marais Prairie humide Marécage Tourbière Description Étendue d eau reposant dans une cuvette dont la profondeur n excède généralement pas deux mètres au milieu de l été. L herbier aquatique se caractérise par des eaux peu profondes stagnantes ou courantes où la végétation est présente et se compose surtout de plantes aquatiques submergées et flottantes. Dans un marais, le substrat est saturé ou recouvert d eau durant la plus grande partie de la saison de croissance de la végétation. Le marais est caractérisé par une végétation herbacée émergente. Parfois inclues dans les marais, les prairies humides s en distinguent par la durée plus courte de la saison de croissance où le substrat est saturé ou recouvert d eau et par une végétation généralement dominée par des graminées ou des cypéracées. Les marécages sont dominés par une végétation ligneuse arborescente ou arbustive qui recouvre plus de 40 % de la superficie et croissant sur un sol minéral ou organique soumis à des inondations saisonnières ou caractérisés par une nappe phréatique élevée et une circulation d eau enrichie de minéraux dissous. Caractérisées par la présence de tourbe et la prédominance au sol de mousses ou de sphaignes, les tourbières se développent lorsque les conditions du milieu (principalement le drainage) sont plus favorables à l accumulation qu à la décomposition de la matière organique. Comparativement aux autres milieux humides attenants à des plans d eau, les tourbières sont des écosystèmes plutôt fermés. Il existe deux types de tourbières : les tourbières ombrotrophes (ou bogs) et les tourbières minérotrophes (ou fens). Octobre 2011 Page 8

4 Méthodologie 4.1 Définitions 4.1.1 Plantes obligées et facultatives des milieux humides Pour répondre à leurs besoins particuliers, les plantes recherchent avant tout un habitat adapté. Les végétaux qui s installent en milieu humide et riverain sont des plantes hydrophiles (ayant une préférence pour les lieux humides et aquatiques) ou des plantes tolérant des inondations périodiques (Goupil, 2002). Alors que certaines plantes vivent dans l eau en permanence, d autres ne tolèrent qu un milieu temporairement inondé lors de crues printanières provoquées par la fonte des neiges. On parle donc de plantes obligées et de plantes facultatives de milieux humides. Une plante obligée a une probabilité supérieure à 99% d être présente dans un milieu humide. Une telle espèce ne pourrait donc pas survivre longtemps en dehors d un milieu humide et sa présence sur un site est un indice important de l existence d un tel milieu. Pour sa part, une plante facultative de milieu humide est adaptée, dans une certaine limite, à des conditions de sécheresse que les espèces obligées ne supportent pas. La probabilité qu on trouve une plante facultative dans un milieu humide est donc moins élevée et se situe entre 67 et 99% (Tiner, 1991; Gauthier et Goupil, 2004). Parce que les plantes hydrophiles dépendent des milieux humides pour survivre, leur présence sert à valider et caractériser les milieux humides. Ainsi, on confirme la présence d un milieu humide lorsque plus de 50 % des espèces végétales présentes au sol sont considérées comme étant des espèces obligatoires ou facultatives des milieux humides (Gauthier, 1997). 4.1.2 Plantes terrestres et plantes aquatiques La liste des plantes obligées et facultatives des milieux humides a été dressée à l origine par le MDDEP (Gauthier, 1997). Puisque ces deux catégories de plantes dépendent directement des milieux humides pour leur survie, elles sont donc considérées comme plantes aquatiques et serviront à établir la ligne des hautes eaux, c'est-à-dire la limite du milieu humide. 4.1.3 La ligne des hautes eaux La Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables a établi la notion de ligne des hautes eaux. Ce concept est utilisé pour définir la limite supérieure des lacs et des cours d eau et le début du milieu terrestre adjacent (Goupil, 2002). A partir de cette ligne des hautes eaux est mesurée une bande de protection de la rive afin de protéger le milieu aquatique. Même si cette mesure de bande riveraine est applicable que pour les cours d eau et les lacs, la notion de ligne de hautes eaux est également employée pour désigner la limite d un milieu humide qu il soit isolé ou non du système hydrographique. Pour déterminer cette ligne, le Guide des bonnes pratiques, issu de la politique, reconnait plusieurs méthodes dont la méthode botanique experte et la méthode botanique simplifiée. En effet, la botanique reflète les conditions d inondations du milieu : les cortèges floristiques sont différents selon ce facteur. La politique édicte que la ligne des hautes eaux se situe à l endroit où l on passe d une prédominance de plantes aquatiques à une prédominance de plantes terrestres, ou s il n y a pas de plantes aquatiques, à l endroit où les plantes terrestres s arrêtent en direction du plan d eau (Goupil, 2002). Octobre 2011 Page 9

4.2 Cartographie préliminaire du milieu humide Une compilation des données numériques existantes sur le milieu humide Millington a été réalisée à l aide d une requête au sein du Système d information écoforestière (SIEF qui dépend du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec), de la Base de données topographiques du Québec (BDTQ), et de l Atlas de conservation des terres humides de la vallée du Saint-Laurent du Service canadien de la faune (SCF) d Environnement Canada. Le Système d'information écoforestière (SIEF) assure l'intégration, la gestion et la diffusion d'un large ensemble de données forestières, écologiques et territoriales. Ces données sont récoltées lors d inventaires écoforestiers et comprennent plusieurs types d information dont certains sur les milieux humides. Les données de peuplements écoforestiers du SIEF incluent des renseignements sur les catégories de terrain et leurs codes ; certaines de ces catégories correspondent à des milieux humides et ont été utilisées pour la cartographie préliminaire du présent rapport. La Base de données topographique du Québec est une cartographie numérique officielle de base, à l échelle de 1:20 000, produite par la Direction de la cartographie topographique du ministère des Ressources naturelles et de la faune (MRNF). Son objectif est de fournir un outil de référence spatiale servant d assise à la connaissance et à la gestion du territoire québécois. La carte de base est obtenue par procédé photogrammétrique. Elle permet, entre autres, de localiser l hydrographie (lac, cours d eau, écueil, etc.), les voies de communication et les infrastructures routières, de même que la végétation, ce qui inclut les milieux boisés et les milieux humides (MRNF, 2003). L Atlas de conservation des terres humides de la vallée du Saint-Laurent a pour principal objectif de dresser un portrait des terres humides de cette région en s appuyant sur des méthodes innovatrices de cartographie du territoire. Basée sur l utilisation d images du satellite canadien RADARSAT, combinées à d autres sources d information disponibles (données numériques d hydrologie et d hypsométrie par exemple) et à celles provenant d images Landsat-TM, l Atlas présente une mosaïque globale de la distribution des terres humides sur tout le territoire du sud du Québec. La cartographie finale interactive à l échelle du 1:50 000 indique l emplacement des terres humides présentes. Des statistiques relatives aux caractéristiques de ces terres humides (nombre, catégorie, superficie moyenne, etc.) accompagnent les cartes (SCF, 2006). La cartographie préliminaire du milieu humide Millington, réalisée suite à une compilation de ces données numériques existantes, est présentée à la Figure 1. 4.3 Application de la méthode sélectionnée 4.3.1 Méthode botanique simplifiée (bonifiée) La méthode botanique simplifiée consiste à noter l endroit où l on passe d une prédominance de plantes aquatiques à une prédominance de plantes terrestres, en se basant sur une liste réduite de plantes obligées et facultatives des milieux humides, telle que publiée par le Ministère de l Environnement et de la Faune du Québec (Gratton, 1998). En revanche, la méthode botanique simplifiée (bonifiée) utilisée pour la délimitation du milieu humide Millington se base sur la liste complète des plantes obligées et facultatives des milieux humides (Annexe 1). De plus, lors d un changement de type de milieu humide, l équipe terrain recense les espèces floristiques présentes au dessous de la ligne des hautes eaux (milieu humide) et au dessus de la ligne des hautes eaux (milieu terrestre) afin d obtenir un portrait du continuum végétal à certains endroits-clés. Cette méthode, qui nécessite un effort sur le terrain Octobre 2011 Page 10

(en termes de temps) moins important que la méthode botanique experte, permet de procéder à un découpage net entre le milieu humide et le milieu terrestre. 4.3.2 Utilisation des indices biophysiques et hydrologiques. En plus de s appuyer sur la végétation en place afin de délimiter les milieux humides, il est important d avoir recours à d autres indicateurs caractéristiques de ces écosystèmes. En effet, dans le cas de certains marécages, il est parfois difficile de prouver le caractère humide du site avec la seule utilisation de la végétation (MDDEP, 2006). Le marécage se caractérise par une végétation ligneuse dominante (arbres et arbustes) qui crée une succession de monticules (au pied des arbres) et de dépressions (entre les arbres). La végétation terrestre colonise dès lors les monticules alors que les espèces aquatiques ne se retrouvent que dans les dépressions. Le bilan de la méthode botanique experte s avère plus mitigé sur ce type de milieu, voire erroné. C est pourquoi, d autres critères sont préconisés par le ministère du Développement durable, de l Environnement et des Parcs (MDDEP, 2006) et sont également utilisés systématiquement dans la méthode d identification et de délimitation des milieux humides américains. On peut notamment citer la présence d une litière noirâtre au sol, mal décomposée, ou des racines d arbres demeurant hors du sol (Figure 2). Ces deux indices reflètent une adaptation à l élévation saisonnière du niveau de l eau ce qui indique la présence d un milieu humide (Lyon, 1993). La présence des indices biophysiques est donc répertoriée sur le terrain et sert d outil Figure 2 : Présence de litière noirâtre au sol décisionnel quant à la position du relevé par rapport à la ligne des hautes eaux. 4.4 Cartographie de la délimitation du milieu humide Après l exercice de délimitation sur le terrain, le travail de géomatique permet de visualiser la limite du milieu humide sur une carte. Pour ce faire, on utilise l ensemble des coordonnées géographiques relevées sur le terrain à l aide d un GPS portatif. Pour chaque transect, les coordonnées géographiques de l emplacement identifié comme étant à la transition entre la zone à prédominance de plantes aquatiques et celle à prédominance de plantes terrestres ont été relevées. Chaque relevé apparaît donc comme un point sur la carte. Ces différents points ont été reliés arbitrairement par une ligne et celle-ci forme la limite du milieu humide. Après avoir tracé ces polygones, des calculs simples ont été effectués : calcul de la nouvelle superficie du milieu humide (après délimitation) et calcul du nouveau périmètre. Ces calculs sont pertinents puisqu ils reflètent l importance du travail de délimitation du milieu humide en question. Octobre 2011 Page 11

5 Résultats 5.1 Comparaison des limites initiales par rapport à celles identifiées avec la méthode botanique simplifiée (bonifiée) La délimitation du milieu humide Millington a été complétée à l aide de la méthode botanique simplifiée (bonifiée), ce qui a permis d agrandir la superficie de ce milieu humide de façon mineure (+ 3,7 %). La délimitation complète est illustrée à la figure 3 à la page suivante. La superficie du milieu humide Millington était estimée à 239 ha (selon la compilation des données numériques de base) et est passée à 248,2 ha suite à l exercice de délimitation. L augmentation de superficie suite à l exercice de délimitation est notable dans la partie nord du milieu humide, ainsi qu au niveau d agrandissements ponctuels dans les parties est, nord-ouest et sud-ouest. Il est important de noter que ces données de superficie totale comportent une approximation liée à l impossibilité d accéder à une petite partie du milieu humide (au sud) suite au refus de passage exprimé par l un des propriétaires riverains. Selon la compilation des données numériques de base, la section de milieu humide localisée sur cette propriété représenterait environ 0,9 ha de la superficie totale. Cependant, la réalité sur le terrain pourrait être différente si l exercice de délimitation avait eu lieu. En effet, la vérification sur le terrain pourrait éventuellement prouver que cette section du milieu humide s étend davantage vers le sud, le long du ruisseau. Il serait même possible que le milieu humide Millington rejoigne et soit fusionné avec un autre milieu humide à proximité, en aval du ruisseau. Seule une vérification sur le terrain permettrait de confirmer ou de réfuter cette hypothèse. Le périmètre du milieu humide Millington est passé de 11,43 km à 18,73 km, soit une augmentation significative de l ordre de 39 %. Cette augmentation reflète non seulement les agrandissements de superficie du milieu humide (tels que mentionnés ci-dessus), mais également le tracé précis, parfois sinueux et découpé, de la ligne des hautes eaux. Ici encore, il est important de noter que ces données de périmètre total comportent une approximation liée au refus d accès à l une des propriétés au sud du milieu humide. La section de milieu humide estimée sur cette propriété représente environ 0,4 km du périmètre total. Octobre 2011 Page 12

Figure 2: Délimitation du milieu humide Millington Lac Malaga C H IN O R TH CHEM EM N IN SHU TTERW ORTH Lac des Sittelles Étang Peasley Novembre 2011 Milieu humide non-délimité Milieu humide délimité (ligne des hautes eaux) Milieu humide avant délimitation Réalisé par: Accès refusé 200 100 0 200 Mètres Pour le compte de: Ce produit comporte de l'information géographique de référence provenant de la Base de données topographiques du Ministère des Ressources Naturelles et de la Faunes (MRNF).

5.2 Autres données sur le milieu humide délimité Tableau 2 : Données sur le milieu humide délimité (Millington) municipalité d Austin Localisation Zonage Caractéristiques Nom du milieu humide Bassin 1 Ville MRC2 versant Longitude (UTM NAD83 zone 18T) Latitude (UTM NAD83 zone 18T) Zonage agricole 3 Zonage municipal 4 Statut de protection Superficie (ha) Périmètre (m) Types de milieux humides 5 Espèces à statut particulier 6 Habitats fauniques essentiels Millington LM Austin M 0714820 5012000 BV (B=65,4% V=34,6%) A1, A3, AF-3, AF-4, RF-3, RF- 4, RF-5, RU-4, RU-5 Non protégé 248,21 18 735 HE, M, PH, MU, MA, T AB, CD, RP, UG Habitat du rat musqué 1 : LM= Bassin versant du lac Memphrémagog 2 : M = MRC Memphrémagog 3 : B = Blanc, V = Vert, BV = Blanc-Vert, VB = Vert-Blanc 4 : A= Zone agricole, AF = Zone agroforestière, RF = Zone rurale-forestière, RU= Zone rurale. 5 : HE = Herbier aquatique, M = Marais, PH = Prairie humide, MU = Marécage arbustif, MA = Marécage arboré, T = Tourbière 6 : AB = Arethusa bulbosa, CD = Cardamine diphylla, RP = Rana palustris (Grenouille des marais), UG = Uvularia grandifolia 5.2.1 Zonage agricole La majorité de la superficie du milieu humide Millington (65,4 %) est située en zone non-agricole (zone «blanche») et seules la partie nord et une petite partie de l extrémité sud-est de ce milieu humide (34,6 %) sont localisée en zone agricole (zone «verte») voir carte à la figure 4. Le potentiel de développement de la zone non agricole représente une menace significative envers l intégrité des milieux naturels. 5.2.2 Zonage municipal Neuf catégories de zonage municipal sont représentées au sein du milieu humide Millington voir le tableau 3 ci-dessous et la carte à la figure 3. La principale catégorie de zonage, représentant 52,1 % de la superficie totale du milieu humide délimité, est la zone Rurale- Forestière (RF). Elle est suivie par la zone Agroforestière (AF) représentant 27 %, de la zone Rurale (RU) couvrant 13,7 % et de la zone agricole couvrant 7,2 % de la superficie totale du milieu humide délimité. Tableau 3 - Zones municipales représentées au sein du milieu humide Millington Zonage municipal Superficie (ha) Proportion du milieu humide A-1 12,45 5,0 % A-3 5,51 2,2 % AF-3 65,71 26,5 % AF-4 1,20 0,5 % RF-3 16,07 6,5 % RF-4 89,60 36,1 % RF-5 23,72 9,6 % RU-4 3,17 1,3 % RU-5 30,79 12,4 % Total 248,21 100,0 % Octobre 2011 Page 14

Les activités et usages permis dans chacune des zones ci-dessus, telles qu inscrites au règlement de zonage de la municipalité d Austin, sont reproduits en annexe 3. On peut noter, entre autres, que les activités et usages suivants sont permis : - Dans la zone A-1 (extrémité nord-est du milieu humide) : La récolte de matière ligneuse (bois) sujette aux règles d abattage d arbres; la culture d arbres de Noël; les porcheries, poulaillers et animaux à fourrure; les usages secondaires incluant les pavillons-chalets; etc. - Dans la zone A-3 (extrémité sud-est du milieu humide) : L élevage d animaux; les porcheries, poulaillers et animaux à fourrure; les usages secondaires incluant les pavillons-chalets; etc. - Dans les zones AF-3 (centre-nord) et AF-4 (petite partie à l extrémité est du milieu humide) : Les habitations unifamiliales ou bifamiliales isolées; les résidences de tourisme; les produits agricoles et forestiers liés à la ressource; les parcs, terrains de jeux, espaces verts et plans d eau; l élevage; les porcheries, poulaillers et animaux à fourrure; les usages secondaires incluant les pavillons-chalets; etc. - Dans les zones RF-3 (centre-ouest), RF-4 (centre du milieu humide) et RF-5 (sud du milieu humide) : Les habitations unifamiliales ou bifamiliales isolées; les résidences de tourisme; les produits agricoles et forestiers liés à la ressource; les parcs, terrains de jeux, espaces verts et plans d eau la culture sans élevage et les activités forestières; l élevage d animaux; etc. - Dans les zones RU-4 (extrémité nord-ouest) et RU-5 (sud-ouest du milieu humide) : Les habitations unifamiliales ou bifamiliales isolées; les résidences de tourisme; les parcs, terrains de jeux, espaces verts et plans d eau; la culture sans élevage et les activités forestières; l élevage d animaux; etc. 5.2.3 Types de milieux humides Le milieu humide Millington présente une grande variété de types de milieux humides, depuis l herbier aquatique en passant par le marais, la prairie humide, le marécage arbustif et le marécage arborescent (voir descriptions au tableau 1). Cependant, l élément le plus significatif, biologiquement et écologiquement parlant, est la tourbière qui occupe le centre de ce milieu humide. En effet, les tourbières sont des milieux naturels rares dans le sud du Québec. Ces milieux humides sont en régression en raison de leur exploitation, d activités de foresterie ou d agriculture, du drainage qui provoque leur minéralisation, de l expansion des zones urbanisées, et peut-être également en raison des modifications climatiques et, localement, des teneurs de la pluie en nitrates d'origine agricole. Au moins 80% des tourbières de la plaine du Saint-Laurent auraient été perturbées d une façon ou d une autre depuis la colonisation (Poulin et Pellerin, 2005 ; Poulin et al., 2004). De plus, les écosystèmes tourbeux sont très rares dans la région et ne représentent qu à peine 1 % du territoire de la région appalachienne (Couillard et Grondin, 1986). Selon Savard et Desrochers (1996), les tourbières, de par la nature exceptionnelle des habitats qu on y retrouve, constituent un élément crucial de préservation de la biodiversité au plan local, régional et national. Plusieurs études ont démontré que la richesse en espèces de plusieurs groupes d organismes (plantes, insectes, oiseaux) était plus élevée dans les tourbières que dans les habitats avoisinants et qu un grand nombre d espèces étaient spécifiques à cet habitat (Gratton, 2000). Plusieurs espèces végétales typiques des tourbières ont été relevées dans le milieu humide Millington, que ce soit lors de l exercice de délimitation en tant que tel ou lors d inventaires écologiques réalisés dans ce secteur par les biologistes de Corridor appalachien. Ces espèces incluent l airelle canneberge, le kalmia à feuilles étroites, la sarracénie pourpre, la smilacine trifoliée et le thé de Labrador, ainsi que l aréthuse bulbeuse, une plante susceptible d être désignée menacée ou vulnérable au Québec. Ces plantes et les écosystèmes dont elles dépendent sont fragiles, et il est important de mettre en place toutes les mesures nécessaires à leur préservation. Octobre 2011 Page 15

Figure 4: Carte des éléments particuliers Lac Malaga Lac des Sittelles A-1 C H IN O R TH CHEM EM N IN SHU TTERW ORTH RU-4 AF-3 RF-3 Étang Peasley AF-4 RF-4 AF-4 RU-5 RF-5 A-3 RF-5 Novembre 2011 Milieu humide non-délimité AF-4 Zonage municipal Milieu humide délimité (ligne des hautes eaux) Zonage agricole Habitat du rat musqué Zoné agricole Zoné non-agricole Réalisé par: 200 100 0 200 Mètres Pour le compe de: Ce produit comporte de l'information géographique de référence provenant de la Base de données topographiques du Ministère des Ressources Naturelles et de la Faunes (MRNF).

6 Conclusion et recommandations Pour protéger adéquatement les milieux humides, il faut d abord être capable de les localiser précisément. À l exception de la petite partie située au sud-est qui a fait l objet d un refus d accès, le milieu humide Millington a été délimité de façon précise sur le territoire de la municipalité d Austin. Ce milieu humide contribue, de façon significative, au maintien de la biodiversité sur le territoire de la municipalité et à la qualité de l eau du lac Memphrémagog. Ainsi, il est recommandé que cet écosystème d une grande superficie (plus de 248 ha) et d une richesse écologique exceptionnelle, localisé dans le bassin versant du lac Memphrémagog, soit protégé en totalité et qu une zone tampon soit identifiée autour de la ligne des hautes eaux, afin de s assurer qu il puisse continuer à exercer ses fonctions biologiques et écologiques essentielles. 6.1 Intervenants pouvant contribuer à la conservation des milieux humides Plusieurs intervenants locaux et régionaux peuvent jouer un rôle concret en matière de protection des milieux humides. Avec des outils et des moyens d actions différents mais souvent complémentaires, les municipalités, les MRC, les organismes de conservation et les propriétaires de milieux humides peuvent participer activement à la protection de ces habitats fragiles. 6.1.1 Municipalité régionale de comté La zone d étude du projet est localisée dans la municipalité régionale de comté (MRC) de Memphrémagog. Celle-ci peut jouer un rôle important dans la conservation des milieux humides. En effet, la MRC dispose d outils de planification régionale comme le schéma d aménagement qui définit les grandes orientations et les affectations sur l ensemble de son territoire. Ainsi, si elle désire protéger les milieux naturels, la MRC Memphrémagog peut les désigner comme «territoire d intérêt naturel particulier» dans son schéma d aménagement. De plus, l une des sept grandes orientations de la MRC Memphrémagog est de «Protéger et conserver le milieu naturel et le cadre de vie de qualité qui motivent la population à demeurer dans la région et qui attirent de nouvelles clientèles». 6.1.2 Municipalités Le Guide des bonnes pratiques sur la planification territoriale et le développement durable, publié en décembre 2010 par le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l Occupation territoriale du Québec présente, entre autre chose, le pouvoir de filtration naturel des milieux humides qui peuvent «réduire de façon importante le volume de nutriments et de polluants contenus dans l eau comme les nitrates (jusqu à 87 %), l ammonium (76 %), le phosphore (94 %), les sédiments (96 %) et les agents pathogènes (99 %)» (Boucher et Fontaine, 2010). Ce guide insiste également sur le rôle clé des municipalités dans la protection de la biodiversité en milieu urbanisé. Le texte dans l encadré ci-dessous illustre parfaitement le rôle que devrait jouer la municipalité d Austin dans la protection des milieux humides présents sur son territoire, incluant le milieu humide Millington. Octobre 2011 Page 17

Le rôle du milieu municipal (Boucher et Fontaine, 2010) «On reconnaît au milieu municipal un rôle grandissant dans la protection des milieux naturels et de l environnement. Dans un premier temps, parce que le territoire urbanisé renferme des milieux diversifiés comme des ruisseaux, des rivières, des parcs et des boisés où vivent nombre d espèces fauniques et floristiques. L évolution de nos territoires doit donc viser un équilibre entre la protection et le développement. Dans un deuxième temps, parce que le milieu municipal est responsable de l aménagement du territoire et qu il a le pouvoir d organiser son développement. Il est au cœur des stratégies territoriales pour favoriser la biodiversité. Dans un troisième temps, parce que les municipalités tirent avantage des berges végétalisées qui filtrent le ruissellement, des milieux humides qui absorbent les fortes pluies et les inondations, ou de l augmentation des taxes foncières due à la valeur plus élevée des résidences localisées à proximité d espaces naturels. Elles ont donc tout intérêt à protéger cette biodiversité qui leur fournit de nombreux services écologiques. Et, enfin, parce que les municipalités locales et régionales sont l interlocutrice privilégiée de la collectivité, elles portent une part de responsabilité dans l éducation des citoyens et leur sensibilisation à l importance de protéger la biodiversité.» Les outils de protection mis à la disposition des groupes de conservation ne peuvent, à eux seuls, être ciblés pour protéger l ensemble de la biodiversité et des fonctions écosystémiques associées aux milieux humides. Les outils relevant de la municipalité doivent donc être mis de l avant parallèlement, d autant plus que plusieurs milieux humides d importance (notamment le milieu humide Millington en raison de sa grande superficie, de la qualité et de la rareté de ses habitats) jouent un rôle crucial dans le maintien de la qualité de l eau du bassin versant du lac Memphrémagog et dans la régulation des évènements liés aux crues et aux fortes pluies. Le processus de révision du plan d urbanisme de la municipalité d Austin, par exemple, pourrait être particulièrement propice à l établissement et à la mise en œuvre de tels outils sur le territoire concerné. Nous rappelons qu à la base même du projet de collaboration entre Memphrémagog Conservation Inc. et Corridor appalachien concernant la délimitation du milieu humide Millington, il y a une volonté commune de voir ce milieu fragile identifié et cartographié, dans un objectif de protection et de prévention des conflits d usages. Il est indispensable que la municipalité dispose des informations nécessaires, non seulement pour mettre à jour sa cartographie des milieux humides au sein de son plan d urbanisme, mais aussi pour prendre des décisions éclairées quant à la règlementation applicable au milieu humide Millington et à l ensemble des milieux humides de son territoire En effet, Corridor appalachien considèrent qu il est fondamental de protéger l ensemble des milieux humides, dans le but de préserver la biodiversité ainsi que la qualité et quantité d eau à l intérieur du bassin versant du lac Memphrémagog. Les pressions anthropiques exercées sur ces milieux, notamment au niveau des infrastructures routières et de leur entretien, et des développements résidentiels ou commerciaux, sont à surveiller et doivent faire l objet d une planification minutieuse afin de ne pas altérer l intégrité écologique de ces milieux naturels fragiles. Ainsi, afin de contribuer activement à la conservation des milieux humides, il est donc recommandé que la municipalité entreprenne, le plus tôt possible, des actions concrètes pour assurer leur protection. Sous un angle de la règlementation municipale, la municipalité d Austin peut évidemment jouer un rôle dans la conservation des milieux humides grâce à son plan d urbanisme qui transpose et incorpore, au niveau de son territoire, les politiques régionales d aménagement énoncées dans le schéma d aménagement de la MRC Memphrémagog. Les règlements d urbanisme (zonage, lotissement et construction) dont chaque municipalité dispose confèrent à celles-ci un pouvoir de protection des milieux naturels. Par l entremise de ces outils, la municipalité d Austin peut donc adopter des dispositions afin de tenir compte de la protection à accorder aux milieux humides. Octobre 2011 Page 18

Intégrés aux outils de planification et de gestion du territoire de la municipalité d Austin, les résultats de cette étude sur le milieu humide Millington contribueront à la protection des habitats et des espèces fragiles qu il abrite et, ultimement, à la prévention de situations conflictuelles sur le territoire de la municipalité. 6.1.3 Organismes non-gouvernementaux À l instar des MRC, les municipalités peuvent s associer à des organismes non-gouvernementaux (ONG) pour assurer la protection des milieux humides. Memphrémagog Conservation Inc. est un organisme de bienfaisance ayant récemment développé un volet de conservation, et qui contribue, entre autres, à la protection des milieux naturels sur le territoire de la municipalité d Austin et des autres municipalités appartenant au bassin versant du lac Memphrémagog. La Fondation marécages Memphrémagog travaille spécifiquement à la protection des milieux humides dans ce même bassin versant. Un autre organisme de conservation local, Conservation des vallons de la Serpentine (CVS), qui est également affilié à Corridor appalachien, concentre ses efforts de protection des milieux naturels dans le bassin versant du ruisseau de la Serpentine et ses environs (soit une partie du territoire des municipalités d Eastman, Bolton-Est et Austin). Corridor appalachien travaille également en partenariat avec Conservation de la Nature du Canada (CNC), un organisme national qui s efforce de protéger les habitats naturels les plus gravement menacés au Canada. Des partenariats entre la MRC, les municipalités et les groupes de conservation peuvent s avérer très efficaces pour la protection des milieux humides. Les ONG peuvent jouer un rôle de convocateur et de facilitateur entre les différents intervenants du milieu et peuvent également être les investigateurs de projets concrets de protection en terres privées. De plus, ils ont accès à un réseau de bénévoles ainsi qu à plusieurs programmes de subvention permettant de financer la protection des milieux humides et des milieux naturels en général. 6.1.4 Les propriétaires La participation volontaire des propriétaires fonciers est essentielle pour envisager la protection à perpétuité des milieux humides du territoire d Austin, y compris le milieu humide Millington. Le milieu humide Millington appartient exclusivement à des propriétaires privés. Les ONG de conservation peuvent soutenir l engagement des propriétaires en les assistant dans leurs démarches de conservation auprès des professionnels : écologistes, biologistes, experts en environnement, techniciens forestiers, notaires, arpenteurs et évaluateurs agréés. D où l importance de mettre en œuvre des activités de sensibilisation et d éducation auprès de cette clientèle afin d obtenir leur participation à cette démarche de protection. 6.2 Recommandations Le milieu humide Millington contribue de façon significative au maintien de la biodiversité et à la qualité de l eau sur le territoire de la municipalité d Austin. Intégrés aux outils de planification et de gestion du territoire de la municipalité, les résultats de la délimitation de ce milieu humide contribueront à sa protection et à la prévention de situations conflictuelles sur le territoire de la municipalité et dans le bassin versant du lac Memphrémagog. Ainsi, afin de maximiser le travail de délimitation réalisé dans le cadre de ce projet, Corridor appalachien recommande les actions suivantes, qui ont été endossées par Memphrémagog Conservation Inc. : Il serait opportun que la municipalité d Austin utilise les pouvoirs qui lui sont conférés en matière d inspection environnementale (comme c est le cas pour toutes les municipalités) afin Octobre 2011 Page 19

d accéder aux propriétés situées à l extrémité sud du milieu humide Millington et, ainsi, de compléter la délimitation de ce grand milieu humide. Bien que la portion de milieu humide sur la propriété ayant fait l objet d un refus d accès paraisse relativement limitée en termes de superficie (environ 0,9 ha d après les données numériques existantes), celle-ci pourrait se révéler être un secteur-clé, plus étendu sur le terrain que ce qui transparaît dans les données existantes. Ainsi l étendue réelle du milieu humide sur cette propriété révèlerait peut-être une connexion entre le milieu humide Millington et le milieu humide situé plus au sud, en aval du cours d eau, augmentant encore davantage la valeur écologique de ce vaste milieu naturel fragile et menacé. Que la validation, la caractérisation et la cartographie de tous les autres milieux humides de plus d un hectare sur le territoire de la municipalité d Austin soit réalisée. Ceci permettra aux intervenants de la municipalité de prendre des décisions plus éclairées quant à la localisation des différents usages possibles autour de chacun des milieux humides de leur territoire. Que la carte «Principales caractéristiques : ANNEXE 2» soit mise à jour au sein du plan d urbanisme de la municipalité d Austin, afin d y intégrer la limite précise du milieu humide Millington présentée dans ce rapport. Ceci permettra aux intervenants de la municipalité de prendre des décisions plus éclairées quant à la localisation des différents usages possibles autour de ce grand milieu humide d une importance écologique majeure. Que la municipalité d Austin procède aux modifications suivantes dans le règlement de zonage à la page 71 (Section 68 - Milieux humides) : o o La présence même du milieu humide Millington devrait avoir préséance, en termes de réglementation municipale, sur les usages prévus dans chacune des zones présentes sur le territoire occupé par ce milieu humide. Ceci permettrait non seulement d éviter toute activité susceptible d affecter l intégrité de ce milieu humide, mais aussi d agir en amont de tout conflit d usage potentiel. En ce qui concerne l exception d une «bande de 10 m (32.8 pi) à partir de la délimitation du milieu humide», il serait opportun de remplacer le terme «délimitation» par celui de «ligne des hautes eaux». Si ce n est déjà le cas, que la MRC reconnaisse le milieu humide Millington comme «élément d intérêt naturel supérieur» au sein de son schéma d aménagement. En collaboration avec l ensemble des intervenants, qu un programme actif de sensibilisation et d éducation de la population (propriétaires fonciers) soit mis en place pour faire valoir l importance de protéger et de maintenir l intégrité des milieux humides, non seulement pour les espèces qu ils abritent mais également pour leur rôle environnemental majeur. De telles activités peuvent jouer un rôle décisif dans l adhésion des propriétaires à la protection et au respect des milieux naturels. Finalement, à titre de rappel de la valeur intrinsèque des milieux humides et dans le but d illustrer une fois de plus l importance et la nécessité de les protéger, il est opportun de noter que la raréfaction des espaces naturels oblige les municipalités à investir dans des structures souvent plus onéreuses à construire et à exploiter que ce que la nature est capable de fournir. Par exemple, selon l étude de Olewiler (2004), publiée par Canards Illimités Canada et Conservation de la nature Canada, la valeur actuelle (sur 50 ans, à un taux d actualisation de 6 %) de la fonction de régularisation des crues exercée par les milieux humides au Massachusetts est estimée à 96 010 $ par acre 1 de milieu humide, celle attribuée à l assimilation des déchets (filtrage des nutriments), à 75 196 $ par acre de milieu humide, et celle attribuée à l approvisionnement en eau, à 291 357 $ par acre de milieu humide. 1 L'acre est une unité de mesure de superficie correspondant à 0.4046863 hectare. Octobre 2011 Page 20

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