STE/1978/D.11 ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL SEMINAIRE TECHNIQUE SUR LES RELATIONS PROFESSIONNELLES POUR LES ORGANISATIONS D'EMPLOYEURS DANS LES PAYS D'AFRIQUE FRANCOPHONE (Kinshasa, 10-14 janvier 1978) SYNDICAT NATIONAL DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES ET INDUSTRIES DU NIGER (SYNAPEMEIN) M. Henri Georget Genève Bureau international du Travail 1978 03/3 41132
- 1 - A. ASSISTANCE ET PROMOTION DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES Les actions heureuses que mène le BIT dans le cadre de la politique de l'emploi répondent aux préoccupations prioritaires du gouvernement de la République du Niger dont le programme de développement et d'indépendance de l'économie nationale a été développé par le chef de l'etat dans son message à la nation. La promotion de la petite et moyenne entreprise nationale est l'une des parties intégrantes de ce programme. Le soutien permanent en sa faveur permettra d'accroître progressivement l'emploi productif et l'indépendance de l'économie nationale. La situation de la petite et moyenne entreprise s'améliore progressivement malgré les difficultés nombreuses que rencontre toute entreprise pendant son temps de rodage. La petite et moyenne entreprise, isolée, a peu de moyens pour améliorer l'efficacité de sa gestion, la productivité et la-qualité de son produit au service de la collectivité. Cependant, si elle s'unit aux autres entreprises, elle contribue à créer une force capable de jouer un rôle technique en sa propre faveur. Notre syndicat, le SYNAPEMEIN, et aussi les autres syndicats des transporteurs, commerçants, artisans, hôteliers, etc. nationaux peuvent, grâce à un principe coopératif élémentaire, centraliser les moyens isolés, les augmenter par un effort soutenu à l'extérieur, que les syndicats ou organisations peuvent obtenir, voire même financer, alors que la petite et moyenne entreprise isolée, comme unité productive, ne le peut pas. Sur le plan de l'assistance et de la promotion des P.M.E., l'organisation pourrait mener des actions diverses telles que s - création d'une "banque" des moyens de gestion en réunissant les capacités existantes en matière de gestion au sein même des P.M.E. de sorte que les hommes connus pour leur talent et leur efficacité puissent être mis au service du groupe - système de contribution individuelle et collective à la manière des membres d'un club. - mise en place de moyens documentaires, revues professionnelles, fascicules édités dans d'autres pays par d'autres organisations, diffusion aux dirigeants lettrés et conférences à ceux non lettrés. - organisation des actions d'auto-assistance, de conseils, etc. - obtention d'une aide technique des grandes entreprises qui peuvent et doivent donner des travaux en sous-traitance. j - organisation de stages, de séminaires et conférences pour les membres, sur la gestion d'intérêt commun.
1-2 - - promotion des P.M.Ei par une exposition permanente de ses produits (ou photographies de ses réalisations) ail. éiège de l'organisation, à la chambre de commerce ou dans les expositions nationales ou internationales de l'industrie, de l'artisanat, de l'agriculture, des bâtiments et travaux publics. I. MESURES PRISES EN FAVEUR JE LA PETITE ET EDYENNB ENTREPRISE NATIONALE Il est à noter que les petites et moyennes entreprises nigériennes et l'artisanat représentent un très grand nombre d'établissements industriels, commerciaux et de services, ainsi que d'artisans exerçant des métiers différents, concentrés dans les grands centres et aussi dans de gros villages. Pour favoriser le développement de la petite et moyenne entreprise et de l'entreprise nationale en général, diverses mesures ont été prises tandis que d'autres sont également prévues. Sur le plan institutionnel - Création d'un office de promotion des petites et moyennes entreprises doté, grâce à l'etat, de moyens humains et matériels qui vont permettre d'assister et de mettre les promoteurs nigériens en contact aveè d'autres investisseurs et les organismes financiers nationaux et internationaux. Le capital de cet office est de 30 millions CFA. Le montant des premiers investissements est estimé, pour l'année 1978, à 120 millions. - L'adoption du Code des investissements (loi du 11 mars 1974)» - La création du fonds de garantie des P.M.E. (loi du 4 mars 1974 et décret d'application du 21 mars 1974). - Création du fonds de garantie du Conseil de l'entente - Prêt USAID (240 millions de frs CFA). - Assistance du département de la Banque de Développement de la République du Niger (B.D.R.N.). - Assistance fournie par l a Chambre de Commerce. - Assistance par la formation du personnel des petites et moyennes entreprises (secrétaires, dactylographes, comptables) dispensée à l'ecole Nationale d'administration. - Formation des ouvriers au centre de formation professionnelle dépendant du Ministère de la Fonction Publique.
- 3 - Sur le plan du secteur rural et artisanal La conjugaison des actions de l'union Nigérienne de Crédit et de Coopération (U.N.C.C.) d'une part, et de la Caisse Nationale de Crédit Agricole (C.N.C.A.) en faveur des agriculteurs, des éleveurs, des artisans porte déjà ses fruits malgré les effets désastreux de la sécheresse : - reconstitution du cheptel - fermes-pilotes qui pratiquent des cultures de contre-rsaison - assistance aux maraîchers, agriculteurs, exploitants - développement de l'artisanat rural - transformation de certains produits agricoles - commercialisation des produits par l'o.p.v.n. (Office des Produits Vivriers) et approvisionnement par la COPRO-NIGER. Le crédit Niger intervient en faveur du financement de3 constructions, de l'amélioration de l'habitat, du crédit d'équipement pour les tâcherons, petits entrepreneurs, artisans, etc. Enfin, l'intervention directe de l'etat qui a confié directement pendant l'année 1977 plus de 4 milliards de frs CFA de constructions ou de fournitures d'équipement, nos différents syndicats particulièrement au SYNAPEMEIN pour la réalisation des logements, des hangars de stockage des produits vivriers, des bâtiments sociaux. Cette action a largement contribué à la promotion des petites entreprises nationales (travaux exécutés en groupement d'entreprise d'où mise en commun des moyens humains et matériels, autofinancement, achat des biens d'équipement, augmentation de leur revenu d'où amélioration de leur condition de vie. Sur le plan de la C.S.E.-A.C.P. (Convention de Lomé) Protocole no. 2 relatif à l'application de la coopération financière et technique : disposition concernant les entreprises et industries nationales. II. DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL, PROMOTION ET CREATION D'EMPLOIS L'organisation doit : 1) obtenir et affirmer son rôle d'organe consultatif pour contribuer à la définition des objectifs de développement et à l'élaboration des stratégies. s
- 4-2) déterminer et faire connaître les qualifications professionnelles réelles et compétentes pour l'emploi par branches et spécialités. 3) contribuer à l'amélioration des moyens de formation technique et professionnelle, comme organisation consultative dont les principales fonctions doivent être : - détermination des contenus d'enseignement à partir des réalités technologiques de l'entreprise - participation aux comités techniques des écoles et centres - contrôle du fonctionnement des institutions de formation - définition d'objectifs en vue de la formation de personnels qualifiés destinés aux petites et moyennes entreprises 4) participer aux travaux du plan pour ce qui concerne le rôle qui doit être assigné aux petites et moyennes entreprises dans le processus de développement de la nation, y compris l'orientation d'un système de formation vers la préparation de jeunes employeurs créateurs d'emplois. III. CONCEPTION ET MISE EN APPLICATION DE LA LEGISLATION DU TRAVAIL 1. Elaboration des contenus des textes pour la préparation des conventions collectives de travail. 2. Définition des qualifications professionnelles : - compétences et rendement - fixation des salaires. 3. Désignation des assesseurs auprès des tribunaux du travail. 4» Participation à la gestion de la caisse de sécurité sociale. 5» Détermination des prix (affaires économiques). 6. Diffusion aux membres de l'organisation des termes importants de la législation en cours.