Rapport de gestion annuel Exercice terminé le 31 décembre 2014 Le présent rapport de gestion relatif aux résultats, à la situation financière et aux flux de trésorerie de Industries Lassonde inc. se doit d être lu en parallèle avec ses états financiers consolidés audités («états financiers consolidés») et les notes afférentes. En plus de contenir l analyse du quatrième trimestre terminé le 31 décembre 2014 et de l exercice terminé à cette date, le rapport tient compte de tout élément pouvant être considéré comme important survenu entre le 31 décembre 2014 et sa date d approbation par le conseil d administration de la Société, soit le 27 mars 2015 inclusivement. L information financière du présent rapport de gestion a été préparée selon les Normes internationales d information financière («IFRS»). Des renseignements complémentaires, dont la notice annuelle et les attestations des dirigeants relatives à l exercice financier 2014, sont également disponibles sur le site de SEDAR au www.sedar.com. À moins d indication contraire, la monnaie de présentation des données financières du présent document est le dollar canadien. Déclarations prospectives et utilisation d hypothèses et d estimations Toute déclaration contenue dans le présent rapport qui ne constitue pas un fait historique peut être considérée comme une déclaration prospective. Dans le présent rapport, les verbes «croire», «prévoir», «estimer» et d autres expressions similaires ainsi que la forme négative de ces termes ou de leurs variations indiquent en général des déclarations prospectives. Ces déclarations prospectives ne donnent pas de garantie quant à la performance future de Industries Lassonde inc. et elles sont assujetties à des risques connus et inconnus ainsi qu à des incertitudes pouvant faire en sorte que les perspectives, le rendement ou les résultats réels de Industries Lassonde inc. soient sensiblement différents du rendement ou des résultats futurs exprimés ou sous-entendus par ces déclarations. Des informations détaillées sur ces risques et incertitudes sont présentées à la rubrique «Incertitudes et principaux facteurs de risque» du présent rapport. La préparation des états financiers consolidés conformément aux IFRS exige que la direction exerce son jugement dans l application des méthodes comptables et qu elle utilise des hypothèses et des estimations qui ont une incidence sur les montants comptabilisés à titre d actifs, de passifs, de revenus et de charges et sur les renseignements fournis quant aux passifs éventuels et actifs éventuels. Page 1
Les principales hypothèses et estimations utilisées par la direction sont les suivantes : évaluation des revenus tirés de la vente de produits; évaluation des actifs; évaluation de la juste valeur des instruments financiers classés au niveau 3; répartition du prix d achat de l entreprise acquise lors d un regroupement d entreprises; évaluation des actifs et passifs au titre des prestations définies; et évaluation des impôts sur le résultat. Puisque le processus de présentation de l information financière exige l utilisation d hypothèses et d estimations, les résultats réels portant sur les éléments faisant l objet de ces hypothèses et estimations pourraient différer de celles-ci. Pour plus d informations, se référer à la section «Hypothèses et estimations comptables significatives» du présent rapport. Profil de la Société Industries Lassonde inc. développe, fabrique et commercialise une vaste gamme de jus et boissons de fruits et de légumes prêts à boire. La Société est la deuxième plus grande productrice de jus et boissons de fruits non-réfrigérés de marque privée aux États-Unis et une importante productrice de sauces aux canneberges. De plus, la Société développe, fabrique et commercialise des produits alimentaires spécialisés tels que des bouillons et sauces à fondue, du maïs sur épis emballé et des sauces pour pâtes. Elle importe aussi des vins sélectionnés de plusieurs pays d origine afin de les conditionner et de les commercialiser. Elle produit également du cidre de pomme et des boissons à base de cidre. De plus, la Société a complété en 2014 l acquisition d Apple & Eve, LLC («A&E»), de Port Washington, dans l État de New York, un chef de file dans la commercialisation de jus de marque nationale aux États-Unis. A&E offre plus d une centaine de produits différents vendus sous sa marque phare, Apple & Eve, ainsi que sous les marques Northland, Seneca et The Switch. La Société possède cinq principales filiales en activité, soit A. Lassonde inc., Apple & Eve, LLC, Clement Pappas and Company, Inc. («CPC»), Spécialités Lassonde inc. et Vins Arista inc. La Société exploite 14 usines situées au Canada et aux États-Unis et compte sur l expertise de près de 2 100 employés pour offrir des produits de qualité supérieure. Les actions de Industries Lassonde inc. sont inscrites à la Bourse de Toronto. La Société est active dans deux segments de marché, soit les ventes au détail et les ventes aux services alimentaires. Les ventes au détail, qui représentent sur une base annualisée environ 81 % des ventes totales, regroupent les ventes effectuées aux détaillants et grossistes en alimentation, dont les chaînes de supermarchés, les marchands indépendants, les grandes surfaces, les clubs-entrepôts ainsi que les grandes chaînes de pharmacies. Sur une base annualisée, les ventes aux services alimentaires comptent pour environ 19 % des ventes totales et regroupent les ventes effectuées aux restaurants, hôtels, hôpitaux, écoles et grossistes desservant ces établissements. Page 2
Les produits de marque nationale de la Société sont vendus dans des emballages variés et sous de nombreuses marques de commerce de propriété exclusive telles qu Antico, Apple & Eve, Arte Nova, Bistro Mundo, Bombay, Canton, Dublin s Pub, Everfresh, Fairlee, Fruité, Grown Right, misangrina, Mont-Rouge, Northland, Oasis, Orange Maison, Pomme de Cœur, Rougemont, Ruby Kist, Sunlike, Tropical Grove ainsi que sous des marques de commerce dont la Société détient les droits d utilisation comme Allen s, Del Monte, Graves, Mitchell s, Nature s Best et Tetley. Sur le plan géographique et en tenant compte des ventes annualisées de A&E, la Société réalise environ 55 % de ses ventes aux États-Unis, 44 % au Canada et moins de 1 % dans d autres pays. La Société procède au pressage de la pomme et de la canneberge ainsi qu au conditionnement du maïs sur épis. Ces opérations de transformation s échelonnent principalement du mois d août au mois de novembre. Elles sont réalisées à partir des récoltes et accroissent généralement le niveau des stocks lors du dernier trimestre de l année. Performance globale Le 25 juillet 2014, la Société a complété l acquisition de A&E, pour une contrepartie en espèces de 147,6 millions $ US, réglée lors de la clôture de la transaction. En février 2015, la Société a reçu 0,4 million $ US à titre d ajustement final de fonds de roulement net. La Société détient une participation indirecte de 90 % dans A&E et des membres de la famille Lassonde détiennent la participation restante de 10 %. À la clôture de la transaction, un montant de 151,5 millions $ US a été versé à titre de règlement du coût d acquisition de A&E et de frais qui y sont liés. La Société a comptabilisé cette acquisition selon la méthode de l acquisition, conformément aux dispositions de la norme IFRS 3. Par conséquent, les états financiers consolidés de l exercice 2014 comprennent les résultats de A&E à compter du 25 juillet 2014 jusqu au 31 décembre 2014 et les frais de transaction liés à l acquisition. La note 5.1 des états financiers consolidés de l exercice 2014 contient des informations supplémentaires relatives à l acquisition et notamment sur le financement du coût d acquisition et des frais afférents. Les ventes de la Société ont atteint 1 181,0 millions $ en 2014, une hausse de 140,8 millions $ (13,5 %) par rapport aux ventes de 1 040,2 millions $ de l exercice 2013. L addition de A&E a eu pour effet de hausser les ventes de la Société de 98,2 millions $. En excluant le chiffre d affaires de A&E, les ventes de la Société sont en hausse de 42,6 millions $ (4,1 %) par rapport à l exercice 2013. Cet accroissement des ventes s explique principalement par une hausse du volume de ventes des produits de marque privée, liée entre autres à des ventes à une agence gouvernementale américaine, et par un effet de change favorable découlant d une variation à la hausse du taux de conversion des ventes de la Société libellées en dollars américains. L effet positif de ces éléments a été atténué par une baisse du volume de ventes des produits de marque nationale et par un effet de prix défavorable sur les ventes de produits de marque nationale causé, en grande partie, par une hausse des frais de mise en marché. La Société a dégagé, au cours de l exercice financier terminé le 31 décembre 2014, un résultat d exploitation de 88,4 millions $, en hausse de 5,3 millions $ sur le résultat de l année précédente. Sans les effets de l acquisition de A&E, le résultat d exploitation aurait été en hausse de 7,3 millions $ par rapport à l exercice 2013. Cette hausse du résultat d exploitation Page 3
s explique principalement par une amélioration de la rentabilité des activités américaines atténuée par une baisse de rentabilité des activités canadiennes découlant, entre autres, d une hausse des frais de mise en marché et de certains coûts de produits. L impact net de l acquisition de A&E s explique par les éléments suivants : des charges de 4,2 millions $ liées à la transaction et un résultat d exploitation de 2,2 millions $ pour A&E. Le résultat d exploitation de A&E comprend une charge de 1,0 million $ provenant d une réévaluation des stocks directement liée à l acquisition ainsi que des frais d intégration de l ordre de 0,7 million $. Les frais financiers sont passés de 22,2 millions $ en 2013 à 23,3 millions $ pour l exercice 2014. Cette augmentation de 1,1 million $ est en grande partie attribuable à une variation supérieure de la juste valeur des prêts participatifs atténuée par une baisse de la charge d intérêts. Les «Autres (gains) pertes» sont passés d un gain de 1,3 million $ en 2013 à un gain de 1,8 million $ lors de l exercice 2014. La quasi-totalité de ces gains est attribuable à des gains de change. Le résultat avant impôts de l exercice 2014 s établit à 66,9 millions $ alors qu il avait été de 62,2 millions $ en 2013, en hausse de 4,7 millions $ (7,5 %). Une charge d impôts sur le résultat au taux effectif de 29,1 %, comparativement à un taux de 25,5 % en 2013, porte le résultat net de l exercice 2014 à 47,4 millions $, en hausse de 1,1 million $ sur le résultat net de 46,3 millions $ obtenu lors de l exercice 2013. Le résultat net attribuable aux actionnaires de la Société s établit à 45,2 millions $ pour un résultat de base et dilué par action de 6,47 $ pour l ensemble de l exercice 2014. Il se compare à un résultat net attribuable aux actionnaires de la Société de 44,9 millions $ pour un résultat de base et dilué par action de 6,43 $ pour l exercice précédent. La Société note un apport de flux de trésorerie de 79,1 millions $ issu des activités d exploitation pour l exercice 2014 alors que ces mêmes activités avaient généré un flux positif de 94,8 millions $ au cours de l exercice précédent. Par ailleurs, les activités de financement ont généré 72,0 millions $ au cours de l exercice 2014 alors que ces mêmes activités avaient utilisé 81,9 millions $ au cours de l exercice précédent. Au cours de l exercice 2014, les flux de trésorerie générés pour l acquisition de A&E, ont été de 140,7 millions $, laissant un écart de 13,2 millions $ pour les soldes comparables. Les activités d investissement ont, pour leur part, utilisé 180,7 millions $ au cours de l exercice 2014 alors que ces mêmes activités avaient utilisé 22,5 millions $ au cours de l exercice précédent. En excluant les flux de trésorerie reliés à l acquisition de A&E, soit 156,9 millions $, il en résulte une utilisation supérieure de 1,3 million $ sur les flux de trésorerie liés aux activités d investissement de l exercice 2013. À la fin de l exercice 2014, la Société présente un solde de trésorerie et équivalents de trésorerie de 0,3 million $ et un découvert bancaire de 17,4 millions $ alors qu à la fin de l exercice précédent, elle indiquait un solde de trésorerie et équivalents de trésorerie de 13,5 millions $ et un découvert bancaire de 0,8 million $. Page 4
Informations annuelles choisies (en milliers de dollars, sauf les montants par action) Exercices terminés les 31 décembre 2014 2013 2012 (1) Ventes 1 181 026 $ 1 040 209 $ 1 022 218 $ Résultat d exploitation 88 359 83 130 85 855 Résultat avant impôts 66 868 62 190 58 851 Résultat net 47 396 46 319 45 277 Résultat net attribuable aux actionnaires de la Société 45 242 44 935 44 193 Résultat de base et dilué par action 6,47 6,43 6,32 Dividendes déclarés par action pour les actions de catégories A et B 1,59 1,48 1,23 Actif total 1 016 702 796 849 800 028 Dette à long terme 359 221 $ 257 349 $ 282 456 $ (1) Données retraitées suite à l adoption, au 1 er janvier 2013, de la version modifiée de la norme IAS 19. Avec un chiffre d affaires de 1 181,0 millions $, la Société a augmenté, en 2014, ses ventes de 140,8 millions $ par rapport à celles de 1 040,2 millions $ enregistrées en 2013. Les ventes de 2013 avaient été en hausse de 18,0 millions $ par rapport aux ventes de 1 022,2 millions $ de l exercice 2012. En excluant le chiffre d affaires de A&E, les ventes 2014 de la Société ont été en hausse de 42,6 millions $ par rapport à l exercice 2013. La croissance des ventes entre 2013 et 2014 s explique principalement par une hausse du volume de ventes des produits de marque privée et par l impact favorable de l effet de change. L effet positif de ces éléments a été atténué par une baisse du volume de ventes des produits de marque nationale et par un effet de prix défavorable sur les ventes de produits de marque nationale causé, en grande partie, par une hausse des frais de mise en marché. La croissance des ventes entre 2012 et 2013 s explique principalement par une hausse du volume de ventes des produits de marque privée et par l impact favorable de l effet de change et du mixte de ventes. L effet positif de ces éléments a été atténué par une baisse du volume de ventes des produits de marque nationale et une hausse des frais de mise en marché. Au cours de l exercice financier terminé le 31 décembre 2014, la Société a dégagé un résultat d exploitation de 88,4 millions $, en hausse de 5,3 millions $ sur le résultat de l année précédente. Sans les effets de l acquisition de A&E, le résultat d exploitation aurait été en hausse de 7,3 millions $ par rapport à l exercice 2013. La hausse du résultat d exploitation s explique principalement par une amélioration de la rentabilité des activités américaines atténuée par une baisse de rentabilité des activités canadiennes découlant, entre autres, d une hausse des frais de mise en marché et de certains coûts de produits. La Société avait dégagé un résultat d exploitation 2013 en baisse de 2,8 millions $ sur celui de 2012. Il est à noter que la Société avait réalisé, au cours du deuxième trimestre de 2012, un gain de 1,5 million $ Page 5
relatif à la vente d une usine et d un terrain de la Société situés à Ruthven, Ontario. En excluant ce gain, le résultat d exploitation de 2013 aurait été en baisse de 1,3 million $. Cette baisse s explique principalement par les marges additionnelles générées par la croissance des ventes qui n ont pas été suffisantes pour compenser une hausse des frais de vente et d administration principalement attribuable à des ajustements opérationnels liés au processus d intégration de CPC et par des dépenses publicitaires accrues. Le résultat net attribuable aux actionnaires de la Société de l exercice 2014 s est établi à 45,2 millions $ par rapport à un résultat net attribuable aux actionnaires de la Société de 44,9 millions $ en 2013 et de 44,2 millions $ en 2012. Sans les effets de l acquisition de A&E, l augmentation entre 2014 et 2013 aurait été de 3,7 millions $ expliquée principalement par une hausse du résultat d exploitation et des gains de change supérieurs annulés en partie par une charge d impôts supérieure découlant d une variation défavorable de la répartition géographique des revenus imposables de la Société. L augmentation entre 2013 et 2012 est principalement attribuable à une charge d intérêts inférieure de 2,8 millions $ en 2013, la réalisation en 2013 de gains de change pour 1,4 million $ et la constatation en 2012 de pertes de 2,6 millions $ provenant de la variation de juste valeur des swaps de taux d intérêt liés à la dette de CPC, lesquelles ont été atténuées par la baisse du résultat d exploitation. L augmentation de 219,9 millions $ de l actif total entre 2013 et 2014 s explique principalement par l apport de l actif total de A&E qui totalise 197,2 millions $ et par l effet favorable de 41,3 millions $ d un taux de conversion plus élevé des soldes de clôture libellés en dollars américains. La baisse résiduelle de 18,6 millions $ s explique essentiellement par l effet combiné des éléments suivants : (i) une baisse de 13,3 millions $ de la trésorerie et équivalents de trésorerie résultant, entre autres, d une augmentation des remboursements de la dette à long terme et du paiement des frais associés à l acquisition de A&E; (ii) une hausse de 12,1 millions $ des stocks principalement attribuable à l achat anticipé de certaines matières premières pour en sécuriser le prix; (iii) une diminution de 5,5 millions $ des immobilisations corporelles expliquée par une charge d amortissement supérieure aux acquisitions; (iv) une diminution de 5,4 millions $ des autres immobilisations incorporelles expliquée par une charge d amortissement supérieure aux acquisitions et (v) une baisse de 5,6 millions $ de l actif net au titre des prestations définies expliquée par une perte actuarielle de 3,1 millions $ et par des dépenses de 3,8 millions $ liées à ces régimes atténuées par la capitalisation de 1,3 million $ des régimes de retraite à prestations définies. La diminution de 3,2 millions $ de l actif total entre 2012 et 2013 s explique principalement par l effet combiné des éléments suivants : (i) une baisse de 8,7 millions $ de la trésorerie et équivalents de trésorerie résultant, entre autres, d une augmentation des remboursements de la dette à long terme; (ii) une diminution de 2,9 millions $ des débiteurs principalement liée à une baisse des débiteurs-clients et des rabais à recevoir; (iii) une diminution de 19,3 millions $ des stocks liée principalement à la baisse du prix de certaines matières premières; (iv) une augmentation de 7,7 millions $ des autres actifs à court terme liée en grande partie à une hausse des taxes à recevoir; (v) une augmentation de 9,5 millions $ des immobilisations corporelles expliquée essentiellement par un taux de conversion supérieur des soldes de clôture de CPC et des acquisitions supérieures de 3,7 millions $ à l amortissement et (vi) une Page 6
augmentation de 8,7 millions $ du goodwill expliquée par un taux de conversion supérieur des soldes de clôture de CPC. Résultats d exploitation Au cours de l exercice financier terminé le 31 décembre 2014, les ventes de Industries Lassonde inc. ont atteint 1 181,0 millions $, en hausse de 140,8 millions $ (13,5 %) par rapport aux ventes de 1 040,2 millions $ enregistrées au cours de l exercice précédent. L addition en juillet 2014 de A&E a eu pour effet de hausser les ventes de la Société de 98,2 millions $ en 2014. En excluant le chiffre d affaires de A&E, les ventes de la Société ont été en hausse de 42,6 millions $ (4,1 %) par rapport à l exercice 2013. Cette augmentation des ventes par rapport à 2013 s explique par l effet combiné des éléments suivants : (i) un effet de change favorable de 34,9 millions $; (ii) une augmentation de 34,0 millions $ des ventes de produits de marque privée liée entre autres à des ventes à une agence gouvernementale américaine; (iii) une baisse de 15,9 millions $ du volume de ventes de produits de marque nationale; (iv) un effet de prix défavorable de 9,5 millions $ principalement causé par une hausse des frais de mise en marché et la vente à rabais d une catégorie de produits alimentaires; (v) un changement dans le mixte de produits vendus qui a causé une baisse des ventes de 0,8 million $; et (vi) une augmentation des frais de référencement qui a eu un impact défavorable de 0,1 million $ sur les ventes. Le coût des ventes a connu une augmentation de 12,7 %, passant de 755,5 millions $ en 2013 à 851,2 millions $ au cours de l exercice 2014. Le coût des ventes de A&E s est chiffré à 71,3 millions $, ce qui explique en grande partie cette augmentation. Il faut noter ici qu une réévaluation des stocks directement liée à l établissement des soldes d ouverture de A&E a eu pour effet d augmenter de 1,0 million $ le coût des ventes de cette entité. En excluant l acquisition de A&E, le coût des ventes de 2014 a été de 779,9 millions $, en hausse de 3,2 % sur l exercice précédent. Cette hausse de 3,2 % est inférieure à l augmentation de 4,1 % des ventes, reflétant essentiellement une baisse du coût de certaines matières premières due, en partie, au remplacement d un support marketing par une réduction de prix unitaire, atténuée par un effet de change défavorable. Les frais de vente et d administration sont passés de 201,4 millions $ au cours de l exercice 2013 à 241,3 millions $ en 2014, représentant une hausse de 19,8 %. Cette hausse est en grande partie attribuable à l ajout des frais de vente et d administration de 24,7 millions $ de A&E et aux coûts de transaction de 4,2 millions $ encourus pour effectuer l acquisition de A&E. En excluant l impact de A&E, les frais de vente et d administration de la Société sont de 212,4 millions $, en hausse de 11,0 millions $ sur les frais de vente et d administration de l exercice 2013. Cette hausse s explique principalement par le remplacement d un support marketing provenant d un fournisseur par une réduction de prix unitaire reflétée dans le coût des ventes. Un effet de change défavorable et une hausse des charges liées au transport ont également contribué à la hausse des frais de vente et d administration. Page 7
Pour l ensemble de l exercice, le résultat d exploitation de 2014 a atteint 88,4 millions $, ce qui représente une hausse de 5,3 millions $ sur le résultat d exploitation de 83,1 millions $ de l exercice 2013. Les frais financiers de l exercice ont atteint 23,3 millions $, en hausse de 1,1 million $ sur le montant de 22,2 millions $ de l exercice 2013. Cette hausse est en grande partie attribuable à une variation supérieure de la juste valeur des prêts participatifs atténuée par une baisse de la charge d intérêts. Les «Autres (gains) pertes» sont passés d un gain de 1,3 million $ en 2013 à un gain de 1,8 million $ lors de l exercice 2014. La quasi-totalité de ces gains est attribuable à des gains de change sur les soldes des entités canadiennes libellés en dollars américains. Le résultat avant impôts de l exercice 2014 est de 66,9 millions $, en hausse de 4,7 millions $ (7,5 %) sur le résultat avant impôts de l exercice précédent qui était de 62,2 millions $. Les impôts sur le résultat de l exercice ont atteint 19,5 millions $ en 2014 alors qu ils avaient été de 15,9 millions $ pour l ensemble de l exercice 2013. Le taux effectif d impôt de 29,1 % de l exercice 2014 est supérieur au taux de 25,5 % de l exercice précédent. Cette hausse reflète une variation défavorable de la répartition géographique des revenus imposables de la Société. Le résultat net de l exercice 2014 est de 47,4 millions $, en hausse de 1,1 million $ sur le résultat net de 46,3 millions $ constaté au cours de l exercice précédent. Le résultat net attribuable aux actionnaires de la Société s établit à 45,2 millions $ pour un résultat de base et dilué par action de 6,47 $ pour l exercice 2014. Il se compare à un résultat net attribuable aux actionnaires de la Société de 44,9 millions $ pour un résultat de base et dilué par action de 6,43 $ pour l exercice précédent. Page 8
Données relatives aux résultats intermédiaires (en milliers de dollars, sauf le résultat de base et dilué par action) 2014 4 e trimestre 3 e trimestre 2 e trimestre 1 er trimestre Ventes 349 413 $ 314 978 $ 272 403 $ 244 232 $ Résultat d exploitation 32 221 19 980 21 851 14 307 Résultat avant impôts 24 880 14 855 16 877 10 256 Résultat net attribuable aux actionnaires de la Société 16 307 10 615 11 228 7 092 Résultat de base et dilué par action 2,33 1,52 1,61 1,01 BAIIA ajusté (1) 42 478 29 012 29 428 22 239 Flux de trésorerie (utilisés) générés par les activités d exploitation 37 737 $ 11 010 $ 1 662 $ 28 676 $ 2013 4 e trimestre 3 e trimestre 2 e trimestre 1 er trimestre Ventes 283 512 $ 257 569 $ 258 550 $ 240 578 $ Résultat d exploitation 27 662 22 148 19 490 13 830 Résultat avant impôts 23 090 15 732 15 646 7 722 Résultat net attribuable aux actionnaires de la Société 16 548 11 151 11 385 5 851 Résultat de base et dilué par action 2,37 1,60 1,63 0,84 BAIIA ajusté (1) 36 425 30 233 27 401 21 638 Flux de trésorerie (utilisés) générés par les activités d exploitation 29 860 $ 38 230 $ 38 098 $ (11 424) $ (1) Pour la définition, se référer à la section «Mesures financières non conformes aux IFRS» du présent rapport. Premier trimestre de 2013 : Les ventes ont totalisé 240,6 millions $, en hausse de 7,2 millions $ (3,1 %) sur les ventes de 233,4 millions $ du premier trimestre de 2012. Cette hausse des ventes s explique, en grande partie, par une hausse des ventes de produits de marque privée et une augmentation des volumes de ventes de produits de marque nationale. Le résultat d exploitation de la Société au premier trimestre de 2013 a atteint 13,8 millions $, en hausse de 0,5 million $ sur le résultat d exploitation de 13,3 millions $ du trimestre comparable de l exercice précédent. Cette augmentation s explique principalement par les marges additionnelles générées par la croissance des ventes. Le résultat net attribuable aux actionnaires de la Société s établit à 5,9 millions $ pour un résultat de base et dilué par action de 0,84 $ pour le premier trimestre de 2013. Ceci se compare à un résultat net attribuable aux actionnaires de la Société de 5,7 millions $ pour un résultat de base et dilué par action de 0,81 $ pour la période comparable de 2012. Deuxième trimestre de 2013 : Les ventes ont totalisé 258,6 millions $ en hausse de 2,2 millions $ (0,8 %) sur les ventes de 256,4 millions $ du deuxième trimestre de 2012. Cette hausse de ventes s explique, en grande partie, par une augmentation des ventes de produits de marque privée atténuée par une diminution des volumes de ventes de produits de marque Page 9
nationale. Le résultat d exploitation de la Société au deuxième trimestre de 2013 a atteint 19,5 millions $ en baisse de 1,2 million $ (6,0 %) sur le résultat d exploitation de 20,7 millions $ du trimestre comparable de l exercice précédent. En excluant la constatation en 2012 d un gain de 1,5 million $ provenant de la disposition d immobilisations corporelles, le résultat d exploitation aurait été en hausse de 0,3 million $ ou 1,1 % sur celui du deuxième trimestre de 2012. Le résultat net attribuable aux actionnaires de la Société s établit à 11,4 millions $ pour un résultat de base et dilué par action de 1,63 $ pour le deuxième trimestre de 2013. Ceci se compare à un résultat net attribuable aux actionnaires de la Société de 10,6 millions $ pour un résultat de base et dilué par action de 1,51 $ pour la période comparable de 2012. Troisième trimestre de 2013 : Les ventes du troisième trimestre de 2013 totalisent 257,6 millions $, en hausse de 2,5 millions $ (1,0 %) sur les ventes de 255,1 millions $ du troisième trimestre de 2012. Cette hausse des ventes s explique, en grande partie, par un effet de change favorable atténué par une composition des ventes défavorable et une diminution des ventes de produits de marque privée attribuable à un déplacement de ventes de sauces aux canneberges vers le quatrième trimestre de 2013. Le résultat d exploitation de la Société au troisième trimestre de 2013 a atteint 22,1 millions $, en baisse de 0,6 million $ ou 2,2 % sur le résultat d exploitation de 22,7 millions $ du trimestre comparable de l exercice précédent. Cette diminution s explique, entre autres, par des charges découlant d arrêts de production liés à l installation de nouveaux équipements et par une légère hausse des frais de vente et d administration. Le résultat net attribuable aux actionnaires de la Société s établit à 11,2 millions $ pour un résultat de base et dilué par action de 1,60 $ pour le troisième trimestre de 2013. Il se compare à un résultat net attribuable aux actionnaires de la Société de 10,4 millions $ pour un résultat de base et dilué par action de 1,49 $ pour la période comparable de 2012. Quatrième trimestre de 2013 : Les ventes du quatrième trimestre de 2013 totalisent 283,5 millions $, en hausse de 6,2 millions $ ou 2,2 % sur les ventes de 277,3 millions $ du quatrième trimestre de 2012. Cette hausse des ventes s explique, en grande partie, par l impact favorable de l effet de change et de la composition des ventes atténué par des frais de mise en marché supérieurs. Le résultat d exploitation de la Société au quatrième trimestre de 2013 a atteint 27,7 millions $, en baisse de 1,5 million $ ou 5,3 % sur le résultat d exploitation de 29,2 millions $ du trimestre comparable de l exercice précédent. Cette diminution s explique, entre autres, par une hausse du coût des matières premières atténuée par une légère baisse des frais de vente et d administration. Le résultat net attribuable aux actionnaires de la Société s établit à 16,5 millions $ pour un résultat de base et dilué par action de 2,37 $ pour le quatrième trimestre de 2013. Il se compare à un résultat net attribuable aux actionnaires de la Société de 17,6 millions $ pour un résultat de base et dilué par action de 2,52 $ pour la période comparable de 2012. Premier trimestre de 2014 : La Société a affiché des ventes de 244,2 millions $ au cours du premier trimestre de 2014, en hausse de 3,6 millions $ ou 1,5 % par rapport aux ventes de 240,6 millions $ pour la période comparable de 2013. Cette hausse des ventes s explique, en grande partie, par un effet de change favorable atténué par une légère baisse du volume de ventes des produits de marque nationale. Le résultat d exploitation de la Société au premier trimestre de 2014 a atteint 14,3 millions $, en hausse de 0,5 million $ ou 3,4 % sur le résultat Page 10
d exploitation de 13,8 millions $ du trimestre comparable de l exercice précédent. Cette hausse s explique principalement par une amélioration de la rentabilité des produits de marque privée de CPC atténuée par des augmentations de frais de vente et d administration attribuables à des ajustements organisationnels. Le résultat net attribuable aux actionnaires de la Société s établit à 7,1 millions $ pour un résultat de base et dilué par action de 1,01 $ pour le premier trimestre de 2014. Il se compare à un résultat net attribuable aux actionnaires de la Société de 5,9 millions $ pour un résultat de base et dilué par action de 0,84 $ pour la période comparable de 2013. Deuxième trimestre de 2014 : La Société a affiché des ventes de 272,4 millions $ au cours du deuxième trimestre de 2014, en hausse de 13,8 millions $ ou 5,4 % par rapport aux ventes de 258,6 millions $ pour la période comparable de 2013. Cette hausse s explique, en grande partie, par une augmentation des ventes de produits de marque privée et un effet de change favorable atténués par une baisse du volume de ventes des produits de marque nationale. Le résultat d exploitation de la Société au deuxième trimestre de 2014 a atteint 21,9 millions $, en hausse de 2,4 millions $ sur le résultat d exploitation de 19,5 millions $ du trimestre comparable de l exercice précédent. Cette hausse s explique principalement par une amélioration de la rentabilité des produits de marque privée de CPC et des frais de vente et d administration inférieurs, atténués par l effet défavorable d une baisse des volumes de production au Canada sur le coût des ventes de la Société. Le résultat net attribuable aux actionnaires de la Société s établit à 11,2 millions $ pour un résultat de base et dilué par action de 1,61 $ pour le deuxième trimestre de 2014. Il se compare à un résultat net attribuable aux actionnaires de la Société de 11,4 millions $ pour un résultat de base et dilué par action de 1,63 $ pour la période comparable de 2013. Troisième trimestre de 2014 : Les ventes du troisième trimestre de 2014 totalisent 315,0 millions $, en hausse de 57,4 millions $ (22,3 %) sur les ventes de 257,6 millions $ du troisième trimestre de 2013. L addition de A&E a eu pour effet de hausser les ventes de la Société de 38,8 millions $. En excluant le chiffre d affaires de A&E, les ventes de la Société ont été en hausse de 18,6 millions $ (7,2 %) par rapport au trimestre comparable de 2013. Cette hausse s explique, en grande partie, par une augmentation des ventes de produits de marque privée et un effet de change favorable, atténués par des frais de mise en marché supérieurs qui ont eu un effet défavorable sur les ventes de produits de marque nationale. Le résultat d exploitation de la Société a été de 20,0 millions $ pour le troisième trimestre de 2014, en baisse de 2,1 millions $ sur le résultat d exploitation de 22,1 millions $ du trimestre comparable de l exercice précédent. Sans les effets de l acquisition de A&E, le résultat d exploitation aurait été en hausse de 2,0 millions $ par rapport au troisième trimestre de 2013. Cette hausse s explique principalement par une amélioration de la rentabilité des produits de marque privée aux États-Unis atténuée par des frais de vente et d administration supérieurs. Au cours du troisième trimestre de 2014, la Société a encouru des charges de 3,5 millions $ liées à l acquisition de A&E. De plus, A&E a affiché une perte d exploitation de 0,6 million $ reflétant, entre autres, une hausse de 1,0 million $ du coût des ventes provenant d une réévaluation des stocks directement liée à l acquisition. Le résultat net attribuable aux actionnaires de la Société s établit à 10,6 millions $ pour un résultat de base et dilué par action de 1,52 $ pour le troisième trimestre de 2014. Il se compare à un résultat net attribuable aux Page 11
actionnaires de la Société de 11,2 millions $ pour un résultat de base et dilué par action de 1,60 $ pour la période comparable de 2013. Quatrième trimestre de 2014 : Le quatrième trimestre de 2014 est analysé dans une section distincte ultérieure de ce rapport. Situation financière et trésorerie Données relatives à la situation financière (en milliers de dollars, sauf le ratio capitaux propres / actif total) Au 31 décembre 2014 Au 31 décembre 2013 Actif total 1 016 702 $ 796 849 $ Capitaux propres 430 757 362 073 Capitaux propres / actif total 42,4 % 45,4 % Dette totale (1) 370 083 $ 261 976 $ (1) Est constituée de la dette à long terme et de la tranche à court terme de la dette à long terme. Il est à noter que la dette totale exclut les prêts participatifs et les instruments financiers rachetables au gré des détenteurs. Pour comparer les soldes des postes des états consolidés de la situation financière, il faut, tout d abord, noter que le taux de conversion des soldes de clôture libellés en dollars américains est passé de 1,0636 $ CA par $ US au 31 décembre 2013 à 1,1601 $ CA par $ US au 31 décembre 2014. Le tableau suivant présente l incidence de cette variation des taux de change sur les principaux postes des états consolidés de la situation financière affectés par cette variation. (en millions de dollars) Au 31 décembre 2014 Au 31 décembre 2013 Augmentation (diminution) Incidence des taux de change (excluant A&E) Écart excluant l incidence des taux de change Débiteurs 121,6 $ 97,3 $ 4,6 $ 19,7 $ Stocks 194,6 146,3 5,9 42,4 Immobilisations corporelles 251,8 248,4 8,2 (4,8) Autres immobilisations incorporelles 237,7 128,1 10,5 99,1 Goodwill 184,9 133,7 11,6 39,6 Créditeurs et charges à payer 146,2 118,7 5,3 22,2 Dette à long terme incluant la tranche à court terme de la dette à long terme 370,1 $ 262,0 $ 20,8 $ 87,3 $ Au 31 décembre 2014, l actif de la Société totalise 1 016,7 millions $ contre 796,8 millions $ au 31 décembre 2013, soit une augmentation de 27,6 % attribuable en grande partie à l acquisition de A&E. À la fin de l exercice 2014, le fonds de roulement de la Société se chiffre Page 12
à 150,1 millions $ pour un coefficient de 1,79:1, comparativement à 133,4 millions $ et un coefficient de 1,92:1 au 31 décembre 2013. Toujours au 31 décembre 2014, l actif à court terme s élève à 339,5 millions $ contre 278,1 millions $ au 31 décembre 2013. Le poste «Trésorerie et équivalents de trésorerie» se chiffre à 0,3 million $ au 31 décembre 2014 alors qu il était de 13,5 millions $ au 31 décembre 2013. Les débiteurs s élèvent à 121,6 millions $ au 31 décembre 2014, comparativement à 97,3 millions $ au 31 décembre 2013. En excluant l incidence des taux de change, les débiteurs ont connu une hausse de 19,7 millions $, A&E comptant pour 21,4 millions $ dans la variation. Il en résulte une diminution de 1,7 million $ pour les soldes comparables de la Société. Cette baisse s explique essentiellement par une diminution de 1,8 million $ des rabais à recevoir de fournisseurs due, en partie, à un changement de conditions d une entente avec un fournisseur. Les stocks sont passés de 146,3 millions $ au 31 décembre 2013 à 194,6 millions $ au 31 décembre 2014. En excluant l incidence des taux de change, les stocks ont connu une hausse de 42,4 millions $ expliqué par l ajout de A&E qui a contribué à cette augmentation pour une valeur de 30,3 millions $. Ceci laisse une augmentation de 12,1 millions $ pour les soldes comparables principalement liée à une hausse de 11,1 millions $ des stocks de matières premières et fournitures due, en partie, à l achat anticipé de certaines matières premières pour en sécuriser le prix et à une hausse de 1,0 million $ des stocks de produits finis. Les autres actifs à court terme sont passés de 14,6 millions $ au 31 décembre 2013 à 13,8 millions $ au 31 décembre 2014. En excluant les autres actifs à court terme de A&E d un montant de 0,7 million $, il en résulte une diminution de 1,5 million $ pour les soldes comparables. Cette baisse est principalement due à une diminution de 1,5 million $ des taxes à recevoir et à une baisse de 0,5 million $ des crédits d impôt à recevoir atténuées par une hausse de 0,7 million $ des frais payés d avance. Au 31 décembre 2014, la juste valeur des instruments dérivés inscrite à l actif à court terme est de 7,7 millions $, comparativement à 6,4 millions $ au 31 décembre 2013. Ce poste de l état de la situation financière reflète les écarts favorables entre le taux des contrats de change à terme que la Société a en sa possession pour couvrir ses besoins en monnaies étrangères pour les douze mois suivant la date de l état de la situation financière et les taux de change à cette date. De 248,4 millions $ qu elles étaient au 31 décembre 2013, les immobilisations corporelles totalisent 251,8 millions $ au 31 décembre 2014. En excluant l incidence des taux de change, les immobilisations corporelles ont connu une baisse de 4,8 millions $. Puisque le solde des immobilisations corporelles de A&E s élève à un montant de 0,7 million $, il en résulte une diminution de 5,5 millions $ pour les soldes comparables. Ceci s explique principalement par des acquisitions d immobilisations corporelles de 15,7 millions $ contre une charge d amortissement de 20,8 millions $. Page 13
Les autres immobilisations incorporelles sont passées de 128,1 millions $ au 31 décembre 2013 à 237,7 millions $ au 31 décembre 2014. En excluant l incidence des taux de change, les autres immobilisations incorporelles ont connu une hausse de 99,1 millions $ expliquée par les autres immobilisations incorporelles de A&E d un montant de 104,5 millions $. Il en résulte une diminution de 5,4 millions $ pour les soldes comparables de la Société. Cette baisse s explique par des acquisitions de relations clients de 5,8 millions $ contre une charge d amortissement de 11,2 millions $. L actif net au titre des prestations définies est passé de 7,3 millions $ au 31 décembre 2013 à 1,7 million $ au 31 décembre 2014. Cette baisse de 5,6 millions $ est expliquée par une perte actuarielle de 3,1 millions $ et par des dépenses de 3,8 millions $ liées à ces régimes atténuées par la capitalisation de 1,3 million $ des régimes de retraite à prestations définies. Le goodwill est passé de 133,7 millions $ au 31 décembre 2013 à 184,9 millions $ au 31 décembre 2014. En excluant l incidence des taux de change, le goodwill a connu une hausse de 39,6 millions $ totalement attribuable à l acquisition de A&E. Le passif à court terme s élève à 189,4 millions $ au 31 décembre 2014 comparativement à 144,7 millions $ à la fin de l exercice financier 2013. Le découvert bancaire se chiffre à 17,4 millions $ au 31 décembre 2014 alors qu il était de 0,8 million $ au 31 décembre 2013. Les créditeurs et charges à payer sont passés de 118,7 millions $ au 31 décembre 2013 à 146,2 millions $ au 31 décembre 2014. En excluant l incidence des taux de change, les créditeurs et charges à payer ont connu une hausse de 22,2 millions $ dont 26,9 millions $ s explique par l ajout de A&E. Ceci laisse une diminution de 4,7 millions $ pour les soldes comparables principalement causée par une baisse de 2,9 millions $ des comptes fournisseurs et frais courus et par une baisse de 2,1 millions $ des frais commerciaux à payer, atténuées par une hausse de 0,1 million $ des autres créditeurs. Les autres passifs à court terme sont passés de 17,7 millions $ au 31 décembre 2013 à 9,6 millions $ au 31 décembre 2014. Cette diminution de 8,1 millions $ provient essentiellement du règlement en juin 2014 d un instrument financier rachetable au gré du détenteur pour un montant de 11,8 millions $ atténué par une hausse de 2,4 millions $ de la portion court terme des prêts participatifs. La juste valeur des instruments dérivés inscrite au passif à court terme est passée de 1,3 million $ au 31 décembre 2013 à 1,0 million $ au 31 décembre 2014. Ce poste de l état de la situation financière reflète la juste valeur des swaps de taux d intérêt sur la dette à long terme de CPC qui viennent à échéance au cours des douze mois suivant la date de l état de la situation financière et les écarts défavorables entre le taux des contrats de change à terme que la Société a en sa possession pour couvrir ses besoins en monnaies étrangères pour les douze mois suivant la date de l état de la situation financière et les taux de change à cette date. En tenant compte de sa tranche à court terme, la dette à long terme totalise 370,1 millions $ au 31 décembre 2014 comparativement à 262,0 millions $ au 31 décembre 2013. En excluant Page 14
l incidence des taux de change, la dette à long terme a connu une hausse de 87,3 millions $. Cette augmentation est principalement liée au financement de l acquisition de A&E décrit à la note 5.1 des états financiers consolidés de l exercice 2014. Celui-ci a eu pour effet de hausser la dette à long terme de 134,7 millions $. La Société a également utilisé 3,0 millions $ de crédits d exploitation pour financer ses opérations. D autre part, des remboursements de l ordre de 47,3 millions $ ont été effectués sur le prêt à terme de CPC et de 2,9 millions $ sur les dettes canadiennes. Les passifs d impôt différé sont passés de 29,4 millions $ au 31 décembre 2013 à 32,7 millions $ au 31 décembre 2014. La hausse de 3,3 millions $ s explique principalement par l amortissement fiscal du goodwill atténué par des ajustements fiscaux relatifs aux régimes de retraite à prestations définies et par l impact fiscal des frais liés à l acquisition de A&E. Les capitaux propres attribuables aux actionnaires de la Société sont de 398,7 millions $ au 31 décembre 2014, en hausse de 56,2 millions $ par rapport au solde de 342,5 millions $ du 31 décembre 2013. La réserve au titre de l écart de change et la réserve de couverture ont respectivement augmenté de 23,0 millions $ et 1,3 million $. Les résultats non distribués ont, pour leur part, augmenté de 31,9 millions $ pour atteindre 308,7 millions $ au terme de l exercice 2014. Cette augmentation correspond essentiellement au résultat net attribuable aux actionnaires de la Société au montant de 45,2 millions $ pour l exercice 2014, réduit des dividendes versés de 11,1 millions $ et de la constatation au résultat global d une perte actuarielle nette d impôts de 2,4 millions $. La participation ne donnant pas le contrôle a augmenté, passant de 19,6 millions $ au 31 décembre 2013 à 32,1 millions $ au 31 décembre 2014. Dans le cadre de l acquisition de A&E, l actionnaire minoritaire de la société-mère de CPC a investi un montant additionnel de 8,1 millions $ afin de conserver son pourcentage de participation à 10%. La participation ne donnant pas le contrôle représente la quote-part d une participation minoritaire dans le résultat global de CPC qui inclut A&E. Obligations contractuelles Les remboursements de capital requis sur la dette à long terme, les paiements minimums requis sur les contrats de location-financement, les engagements liés à des contrats de location simple, les obligations d achat et les autres obligations pour les prochaines années se présentent comme suit : (en milliers de dollars) Obligations contractuelles 2015 2016 et 2017 2018 et 2019 2020 et suivantes Dette à long terme 13 808 $ 248 348 $ 72 078 $ 42 686 $ Location-financement 290 719 228 - Location simple 5 038 7 821 5 882 9 023 Obligations d achat 189 312 7 492 2 188 40 Autres obligations (1) 172 234 2 891 - - Total 380 682 $ 267 271 $ 80 376 $ 51 749 $ (1) Se composent du découvert bancaire, des créditeurs et charges à payer, des passifs d instruments dérivés et des autres passifs financiers. Page 15
Analyse des flux de trésorerie consolidés de l exercice 2014 Au cours de l exercice 2014, les flux de trésorerie générés par les activités d exploitation ont totalisé 79,1 millions $, en baisse de 15,7 millions $ par rapport à l exercice 2013. Les flux de trésorerie générés par A&E à cet égard ont été de 1,7 million $, laissant donc un écart de 17,4 millions $ sur une base comparable. La variation à la baisse de 17,4 millions $ s explique principalement par une augmentation de 10,1 millions $ des impôts versés et par une variation des éléments hors caisse du fonds de roulement d exploitation qui a utilisé des fonds de 11,3 millions $ au cours de l exercice 2014 comparativement à une génération de fonds de 2,1 millions $ au cours de l exercice précédent, pour une variation totale de 13,4 millions $. Cette variation est largement expliquée par l effet négatif des mouvements des soldes des stocks qui ont utilisé 11,4 millions $ au cours de l exercice 2014 alors qu ils avaient généré 19,8 millions $ au cours de l exercice précédent; cet effet négatif a été atténué par une variation des créditeurs et charges à payer utilisant 4,1 millions $ au cours de l exercice 2014 alors qu ils avaient utilisé 20,9 millions $ au cours de l exercice précédent. Les éléments suivants ont également contribué à la variation à la baisse des flux de trésorerie générés par les activités d exploitation : (i) une baisse de 1,7 million $ des impôts encaissés et (ii) une variation à la baisse de 0,7 million $ des «(Gains) pertes de change latents». La variation à la baisse des flux de trésorerie a été atténuée par l effet combiné des éléments suivants : (i) une hausse de 1,5 million $ du résultat avant impôts, intérêts et amortissements, (ii) une augmentation de 2,1 millions $ de charges passées en résultat, sans incidence de trésorerie, liées à des variations de juste valeur d instruments financiers, (iii) une variation à la hausse de 2,5 millions $ du «Coût des régimes à prestations définies porté en résultat, net des cotisations» due principalement à la capitalisation supérieure des régimes à prestations définies au premier trimestre de 2013 et (iv) une diminution de 2,4 millions $ des intérêts versés. Les activités de financement ont généré 72,0 millions $ au cours de l exercice 2014 alors qu elles avaient utilisé 81,9 millions $ au cours de l exercice précédent. Au cours de l exercice 2014, les flux de trésorerie générés pour l acquisition de A&E ont été de 140,7 millions $, laissant un écart de 13,2 millions $ pour les soldes comparables. Les éléments suivants ont contribué à cette utilisation inférieure de fonds : (i) un apport de fonds de 3,0 millions $ provenant des crédits d exploitation rotatifs en 2014 comparativement à un remboursement de 1,1 million $ en 2013, (ii) le paiement en 2013 de 3,0 millions $ de frais de financement capitalisés relatifs à la modification des modalités du prêt à terme de CPC et à l obtention de nouvelles facilités de crédit pour les activités canadiennes, (iii) une augmentation de 1,8 million $ des autres passifs à long terme en 2014 suite à l obtention de prêts participatifs additionnels et (iv) le règlement en juin 2014 d un instrument financier rachetable au gré du détenteur pour un montant de 11,8 millions $ comparativement au règlement en mai 2013 d instruments financiers rachetables au gré des détenteurs pour un montant de 21,4 millions $. La baisse d utilisation de fonds par les activités de financement a été atténuée par une hausse de 4,2 millions $ des remboursements de dette à long terme et une augmentation de 0,8 million $ des dividendes versés. Les activités d investissement ont utilisé 180,6 millions $ au cours de l exercice 2014 alors qu elles avaient utilisé 22,5 millions $ au cours de l exercice précédent. En excluant les fonds de 156,9 millions $ reliés à l acquisition de A&E, ceci laisse une variation de 1,2 million $ qui Page 16
s explique par l effet combiné d une contrepartie de 3,1 millions $ versée lors d un regroupement d entreprises non significatif, d une augmentation de 4,3 millions $ des acquisitions d autres immobilisations incorporelles et de l encaissement en 2013 d un dépôt à terme de 2,1 millions $. Ces éléments ont été atténués par une diminution de 8,3 millions $ des acquisitions d immobilisations corporelles. Financement et liquidités (en milliers de dollars, sauf le ratio dette totale / capital de la Société) Au 31 décembre 2014 Au 31 décembre 2013 Tranche de la dette à long terme échéant à moins d un an 10 862 $ 4 627 $ Dette à long terme 359 221 257 349 Dette totale 370 083 $ 261 976 $ Dette totale 370 083 $ 261 976 $ Capitaux propres 430 757 362 073 Capital de la Société 800 840 $ 624 049 $ Dette totale / capital de la Société (1) 46,2 % 42,0 % (1) Le ratio de dette totale sur le capital de la Société est obtenu en divisant la dette totale par le capital de la Société, tels que présentés dans ce tableau. Au 31 décembre 2014, la Société affiche un solde de trésorerie et équivalents de trésorerie de 0,3 million $ et un découvert bancaire de 17,4 millions $ comparativement à un solde de trésorerie et équivalents de trésorerie de 13,5 millions $ et un découvert bancaire de 0,8 million $ au 31 décembre 2013. Au cours du deuxième trimestre de 2013, la Société a obtenu des facilités de crédit pour ses activités canadiennes dont le montant autorisé totalise 250 millions $. Les facilités comprennent un crédit d exploitation rotatif («crédit rotatif CA») commis d une durée de cinq ans pour un montant autorisé de 175 millions $ et un crédit à terme de 75 millions $. Le crédit rotatif CA offre l option à la Société, sous réserve de la participation de chacun des prêteurs, d augmenter le montant disponible d un montant total ne pouvant excéder 50 millions $ et de prolonger annuellement, à chaque date d anniversaire, la date d échéance du crédit rotatif CA d une période de un an. En mars 2015, la Société et le syndicat d institutions financières ont convenu de prolonger la date d échéance du crédit rotatif CA d une année additionnelle; amenant l échéance à avril 2020. Au 31 décembre 2014, l encours du crédit rotatif CA était de 55,1 millions $ alors que ce montant était nul au 31 décembre 2013. Au cours du troisième trimestre de 2011, la Société avait également obtenu, par l entremise d une de ses filiales, une facilité de crédit d exploitation rotatif («crédit rotatif US») de 50 millions $ US d un syndicat de banques et d autres prêteurs institutionnels. Ce crédit rotatif US a été consenti pour une période de cinq ans et n est pas cautionné par Industries Lassonde inc. et ses filiales canadiennes. Au 31 décembre 2014, l encours du crédit rotatif US était de 1,9 million $ alors que ce montant était nul au 31 décembre 2013. Page 17
Les modalités de ces facilités de crédit sont décrites à la note 20 des états financiers consolidés de la Société au 31 décembre 2014. La Société estime être en mesure d assurer son développement grâce aux flux de trésorerie qu elle génère ainsi qu à ses crédits bancaires actuellement disponibles. Le ratio de la dette totale sur le capital de la Société est passé de 42,0 % au 31 décembre 2013 à 46,2 % au 31 décembre 2014. La hausse de ce ratio est principalement attribuable au financement de l acquisition de A&E. On note une augmentation de 108,1 millions $ de la dette totale alors que les capitaux propres ont été en hausse de 68,7 millions $. Pour l exercice 2015, la Société entend poursuivre son programme d acquisition d immobilisations, et ce, principalement afin de moderniser certains de ses équipements et d améliorer ses procédés, en plus de continuer d investir dans l innovation et le développement durable. Les nouvelles immobilisations seront financées, dans la mesure du possible, à même les flux de trésorerie provenant des activités d exploitation de la Société, bien qu elle puisse aussi recourir à des emprunts si les taux d intérêt et les conditions s avèrent avantageux. Programme de rachat d actions Au cours des exercices 2014 et 2013, la Société n a racheté aucune action de catégorie A à droit de vote subalterne. Depuis la fin de l exercice 2014 et jusqu au 25 mars 2015, la Société n a racheté aucune action de catégorie A à droit de vote subalterne. La Société a décidé de renouveler son programme de rachat d actions, par l entremise de la Bourse de Toronto conformément à ses règles et politiques. Elle pourra ainsi racheter au comptant, par voie d achats sur le marché pour fins d annulation dans le cours normal de ses activités, entre le 14 janvier 2015 et le 13 janvier 2016, jusqu à concurrence de 55 145 actions de catégorie A à droit de vote subalterne. Les achats s effectueront au prix du marché, sans toutefois excéder le cours maximal cible fixé par la direction de la Société. Dividendes En date du 13 février 2015, le conseil d administration de la Société a déclaré un dividende trimestriel de 0,40 $ par action à l égard des actions de catégories A et B, payable le 13 mars 2015 à tous les porteurs d actions de catégories A et B inscrits aux registres en date du 25 février 2015. Sur une base annualisée, ce dividende représente environ 25 % du résultat net attribuable aux actionnaires de la Société de l exercice 2013. Ce dividende est un dividende déterminé. Page 18
Opérations boursières La valeur de l action de Industries Lassonde inc. s est maintenue dans une fourchette de 102,35 $ à 133,97 $ au cours de l année 2014. Le cours de clôture de l exercice 2014 était de 129,61 $ comparativement à 104,81 $ à la fin de l exercice 2013, en hausse de 23,7 %. Arrangements hors état de la situation financière Au 31 décembre 2014, la Société a des lettres de crédit en circulation totalisant 1,6 million $. Les engagements sont présentés à la note 27 des états financiers consolidés de l exercice terminé le 31 décembre 2014. Autre regroupement d entreprises Le 29 août 2014, une filiale canadienne de la Société a conclu un regroupement d entreprises non significatif pour une contrepartie transférée finale de 3,1 millions $. Quatrième trimestre Données relatives aux résultats consolidés (en milliers de dollars, sauf le résultat de base et dilué par action) Quatrièmes trimestres terminés les 31 décembre 2014 31 décembre 2013 31 décembre 2014 Exercices terminés les 31 décembre 2013 Ventes 349 413 $ 283 512 $ 1 181 026 $ 1 040 209 $ Résultat d exploitation 32 221 27 662 88 359 83 130 Résultat avant impôts 24 880 23 090 66 868 62 190 Résultat net 17 025 16 992 47 396 46 319 Résultat net attribuable aux actionnaires de la Société 16 307 16 548 45 242 44 935 Résultat de base et dilué par action 2,33 2,37 6,47 6,43 BAIIA ajusté (1) 42 478 36 425 123 157 115 697 Flux de trésorerie générés par les activités d exploitation 37 737 $ 29 860 $ 79 083 $ 94 764 $ (1) Pour la définition, se référer à la section «Mesures financières non conformes aux IFRS» du présent rapport. Les ventes du quatrième trimestre de 2014 totalisent 349,4 millions $, en hausse de 65,9 millions $ (23,2 %) sur les ventes de 283,5 millions $ du quatrième trimestre de 2013. Cette hausse des ventes découle d abord de l addition de ventes de A&E se chiffrant à 59,3 millions $. Si on exclut l impact de l acquisition de A&E, les ventes de la Société ont été en hausse de 6,6 millions $ (2,3 %) par rapport au trimestre comparable de 2013. Cette augmentation s explique principalement par l effet combiné des éléments suivants : (i) un effet de change favorable de 10,5 millions $; (ii) une augmentation de 7,6 millions $ des ventes de Page 19
produits de marque privée; (iii) une baisse de 6,9 millions $ du volume de ventes de produits de marque nationale; (iv) une diminution des frais de référencement qui a eu un impact favorable de 0,2 million $ sur les ventes; (v) un effet de prix défavorable de 3,8 millions $ principalement causé par une hausse des frais de mise en marché et la vente à rabais d une catégorie de produits alimentaires; et (vi) un changement dans le mixte de produits vendus qui a causé une baisse des ventes de 1,0 million $. Le coût des ventes est passé de 205,5 millions $ au quatrième trimestre de 2013 à 246,4 millions $ pour la période comparable de l exercice financier en cours, en hausse de 40,9 millions $. Le coût des ventes de A&E s est chiffré à 40,6 millions $, ce qui explique en grande partie cette augmentation. En excluant l acquisition de A&E, le coût des ventes du quatrième trimestre de 2014 a été de 205,8 millions $, en hausse de 0,1 %. Cette hausse du coût des ventes est inférieure à l augmentation de 2,3 % des ventes, reflétant essentiellement une baisse du coût de certaines matières premières due, en partie, au remplacement d un support marketing par une réduction de prix unitaire, atténuée par un effet de change défavorable. Les frais de vente et d administration sont passés de 50,2 millions $ au quatrième trimestre de 2013 à 70,7 millions $ pour le quatrième trimestre de 2014, en hausse de 20,5 millions $. Cette hausse est en grande partie attribuable à l ajout des frais de vente et d administration de 16,0 millions $ de A&E au cours de ce trimestre. En excluant l impact de A&E, les frais de vente et d administration de la Société sont de 54,7 millions $, en hausse de 4,5 millions $ sur les frais de vente et d administration du trimestre comparable de l exercice précédent. Cette hausse s explique principalement par (i) le remplacement d un support marketing provenant d un fournisseur par une réduction de prix unitaire reflétée dans le coût des ventes, (ii) un effet de change défavorable, (iii) une augmentation des frais d entreposage et (iv) une hausse des charges liées au transport. Le résultat d exploitation de la Société a été de 32,2 millions $ pour le quatrième trimestre de 2014, en hausse de 4,5 millions $ sur le résultat d exploitation de 27,7 millions $ du trimestre comparable de l exercice précédent. Il faut cependant noter que ce résultat comprend une contribution au résultat d exploitation de 2,8 millions $ provenant de A&E. Les frais financiers de la Société sont passés de 5,5 millions $ au quatrième trimestre de 2013 à 8,0 millions $ au cours de ce trimestre. Cette augmentation est essentiellement attribuable à une variation supérieure de la juste valeur des prêts participatifs et à une hausse de la charge d intérêts découlant du financement de l acquisition de A&E. Les «Autres (gains) pertes» sont passés d un gain de 0,9 million $ au quatrième trimestre de 2013 à un gain de 0,6 million $ en 2014. La quasi-totalité de ces gains est attribuable à des gains de change sur les soldes des entités canadiennes libellés en dollars américains. Le résultat avant impôts du quatrième trimestre de 2014 est de 24,9 millions $, en hausse de 1,8 million $ sur le résultat avant impôts du quatrième trimestre de 2013 qui était de 23,1 millions $. Page 20
Les impôts sur le résultat passent de 6,1 millions $ pour le quatrième trimestre de 2013 à 7,9 millions $ pour le trimestre comparable de 2014. Le taux effectif d impôt de 31,6 % du quatrième trimestre de 2014 est supérieur au taux de 26,4 % du trimestre comparable de 2013. Cette hausse reflète une variation défavorable de la répartition géographique des revenus imposables de la Société. Les résultats nets des quatrièmes trimestres de 2014 et de 2013 ont été de 17,0 millions $. Il faut cependant noter que le résultat net du quatrième trimestre de 2014 inclut une contribution de 1,7 million $ provenant de A&E. Le résultat net attribuable aux actionnaires de la Société s établit à 16,3 millions $ pour un résultat de base et dilué par action de 2,33 $ pour le quatrième trimestre de 2014. Ceci se compare à un résultat net attribuable aux actionnaires de la Société de 16,5 millions $ pour un résultat de base et dilué par action de 2,37 $ pour la période comparable de 2013. Analyse des flux de trésorerie consolidés (en milliers de dollars) Quatrièmes trimestres terminés les 31 décembre 2014 31 décembre 2013 31 décembre 2014 Exercices terminés les 31 décembre 2013 Activités d exploitation 37 737 $ 29 860 $ 79 083 $ 94 764 $ Activités de financement (39 028) (24 982) 72 045 (81 891) Activités d investissement (4 627) (3 800) (180 681) (22 529) Augmentation (diminution) de la trésorerie et équivalents de trésorerie (5 918) 1 078 (29 553) (9 656) Trésorerie et équivalents de trésorerie au début (11 046) 11 391 12 636 22 186 Effet des variations des cours de change sur la trésorerie et équivalents de trésorerie (124) 167 (171) 106 Trésorerie et équivalents de trésorerie à la fin (17 088) $ 12 636 $ (17 088) $ 12 636 $ Au cours du quatrième trimestre de 2014, les flux de trésorerie générés par les activités d exploitation totalisent 37,7 millions $, tandis que ces activités avaient généré 29,9 millions $ au cours du quatrième trimestre de 2013. Les flux de trésorerie générés par A&E à cet égard ont été de 8,3 millions $, laissant un écart de 0,5 million $ sur une base comparable. Cette variation à la baisse s explique principalement par (i) une hausse de 3,7 millions $ des impôts versés, (ii) une variation à la baisse de 0,9 million $ du «Coût des régimes à prestations définies porté en résultat, net des cotisations» due principalement à la capitalisation supérieure des régimes à prestations définies au quatrième trimestre de 2014 et (iii) une augmentation de 0,9 million $ des intérêts versés. La variation à la baisse des flux générés par les activités d exploitation a été limitée par l effet combiné des éléments suivants : (i) une Page 21
augmentation de 1,1 million $ de charges passées en résultat, sans incidence de trésorerie, liées à des variations de juste valeur d instruments financiers et (ii) une variation des éléments hors caisse du fonds de roulement d exploitation qui a généré des fonds de 2,1 millions $ au cours du quatrième trimestre de 2014 comparativement à une utilisation de fonds de 1,8 million $ au cours de la même période de l exercice précédent, pour une variation totale de 3,9 millions $. Cette variation est essentiellement attribuable à (a) une variation des débiteurs générant 16,9 millions $ au cours du quatrième trimestre de 2014 comparativement à une utilisation de fonds de 1,9 million $ au quatrième trimestre de 2013 et (b) une variation des créditeurs et charges à payer utilisant 18,4 millions $ au cours du quatrième trimestre de 2014 comparativement à une utilisation de fonds de 3,7 millions $ au cours du trimestre comparable de l exercice précédent. Les activités de financement ont utilisé 39,0 millions $ au cours du quatrième trimestre de 2014, alors qu elles avaient utilisé 25,0 millions $ au cours du trimestre correspondant de l exercice précédent. Cette variation à la hausse de 14,0 millions $ s explique principalement par (i) une hausse de 9,4 millions $ des remboursements de dette à long terme et (ii) un remboursement de 8,6 millions $ des crédits d exploitation rotatifs au cours du quatrième trimestre de 2014 comparativement à un remboursement de 2,1 millions $ au cours du quatrième trimestre de 2013. Ces éléments ont été atténués par une augmentation de 1,8 million $ des autres passifs à long terme en 2014 suite à l obtention de prêts participatifs additionnels. Les activités d investissement ont utilisé des fonds totalisant 4,6 millions $ au cours du quatrième trimestre de 2014, alors qu elles avaient utilisé 3,8 millions $ au cours du trimestre correspondant de l exercice précédent. Cette variation à la hausse de 0,8 million $ s explique par l effet combiné de l encaissement en 2013 d un dépôt à terme de 2,1 millions $ et, en 2014, d une hausse de 0,3 million $ des acquisitions d autres immobilisations incorporelles annulés en partie par une diminution de 1,6 million $ des acquisitions d immobilisations corporelles. Mesures financières non conformes aux IFRS Les mesures financières non conformes aux IFRS n ont pas de sens normalisé prescrit par les IFRS et il est donc peu probable que l on puisse les comparer avec des mesures du même type présentées par d autres émetteurs. Fonds de roulement et ratio de fonds de roulement La mesure financière «fonds de roulement» est utilisée par la Société pour évaluer si l actif à court terme est suffisant pour acquitter le passif à court terme. Le fonds de roulement est le résultat de l actif à court terme moins le passif à court terme, tandis que «le ratio de fonds de roulement» est obtenu en divisant l actif à court terme par le passif à court terme. Page 22
Conciliation du fonds de roulement et ratio de fonds de roulement (en milliers de dollars, sauf le ratio de fonds de roulement) Au 31 décembre 2014 Au 31 décembre 2013 Actif à court terme 339 485 $ 278 131 $ Passif à court terme 189 413 144 716 Fonds de roulement 150 072 $ 133 415 $ Ratio de fonds de roulement 1,79:1 1,92:1 Capitaux propres sur l actif total La mesure financière «capitaux propres sur l actif total» est utilisée par la Société pour évaluer la part de l investissement des actionnaires par rapport à l actif total de la Société. Le ratio capitaux propres sur l actif total est obtenu en divisant les capitaux propres par l actif total tels qu ils sont présentés à l état consolidé résumé de la situation financière de la Société. Capitaux propres sur l actif total (en milliers de dollars, sauf le ratio capitaux propres / actif total) Au 31 décembre 2014 Au 31 décembre 2013 Capitaux propres 430 757 $ 362 073 $ Actif total 1 016 702 796 849 Ratio capitaux propres / actif total 42,4 % 45,4 % Résultat avant impôts, intérêts et amortissements ajusté La mesure financière «résultat avant impôts, intérêts et amortissements ajusté» («BAIIA ajusté») est utilisée par la Société et les investisseurs pour mesurer sa capacité de générer des flux monétaires futurs à même ses activités et d acquitter ses charges financières. Le BAIIA ajusté se compose de la somme du résultat d exploitation, des amortissements, tels que présentés dans le tableau consolidé des flux de trésorerie, et des «(Gains) pertes sur immobilisations», s il y a lieu. Page 23
Conciliation du BAIIA ajusté (en milliers de dollars) Quatrièmes trimestres terminés les 31 décembre 31 décembre 2014 2013 31 décembre 2014 Exercices terminés les 31 décembre 2013 Résultat d exploitation 32 221 $ 27 662 $ 88 359 $ 83 130 $ Amortissements 10 158 8 681 34 704 32 437 (Gains) pertes sur immobilisations 99 82 94 130 BAIIA ajusté 42 478 $ 36 425 $ 123 157 $ 115 697 $ La charge d amortissement est passée de 8,7 millions $ au quatrième trimestre de 2013 à 10,2 millions $ pour le trimestre comparable de 2014. Cette hausse de 1,5 million $ est expliquée par une charge supérieure de 1,1 million $, découlant principalement de l amortissement des autres immobilisations incorporelles provenant de l acquisition de A&E et par un effet de change défavorable de 0,4 million $. La charge d amortissement de l exercice est passée de 32,4 millions $ en 2013 à 34,7 millions $ en 2014. Hypothèses et estimations comptables significatives La préparation des états financiers consolidés conformément aux IFRS exige que la direction exerce son jugement dans l application des méthodes comptables et qu elle utilise des hypothèses et des estimations qui ont une incidence sur les montants comptabilisés à titre d actifs, de passifs, de revenus et de charges dans les états financiers consolidés et sur les renseignements fournis quant aux passifs éventuels et actifs éventuels. Ces hypothèses et ces estimations sont évaluées continuellement et sont basées sur l'expérience passée et d'autres facteurs, incluant les événements futurs jugés raisonnables dans les circonstances. Le résultat réel portant sur les éléments faisant l objet d hypothèses et d estimations pourrait donc différer de celles-ci. Des explications quant aux principales hypothèses et estimations utilisées sont présentées cidessous : Évaluation des revenus tirés de la vente de produits Les revenus tirés de la vente de produits sont présentés déduction faite des frais commerciaux. L établissement des montants de rabais et de redevances utilise, dans certains cas, des hypothèses fondées sur des estimations basées sur l historique et l expérience de la Société. Évaluation des actifs Le modèle des flux futurs de trésorerie actualisés mis en œuvre pour déterminer la juste valeur des groupes d unités génératrices de trésorerie («UGT») auxquels est affecté le goodwill nécessite l utilisation d un certain nombre de paramètres tels que les estimations de flux futurs de trésorerie, les taux d actualisation ainsi que d autres variables; il requiert donc l exercice du Page 24
jugement de façon substantielle. Les tests de dépréciation sur les immobilisations corporelles et les autres immobilisations incorporelles sont également fondés sur des hypothèses. Toute dégradation future des conditions de marché ou la réalisation de faibles performances opérationnelles pourrait se traduire par l incapacité de recouvrer les valeurs comptables actuelles des immobilisations corporelles et autres immobilisations incorporelles. Une perte de valeur relative aux tests de dépréciation sur les immobilisations corporelles a été constatée en 2014 pour un montant de 0,1 million $. Aucune perte de valeur relative aux tests de dépréciation n a été constatée en 2013. Évaluation de la juste valeur des instruments financiers classés au niveau 3 La Société doit émettre des hypothèses et utiliser des estimations lorsqu elle évalue la juste valeur des prêts participatifs et des instruments financiers rachetables au gré des détenteurs. Les principales hypothèses émises et estimations utilisées concernent, entre autres, le taux d actualisation, le BAIIA consolidé ajusté futur et le niveau d endettement net de CPC basé sur les flux de trésorerie disponibles attendus. La Société exerce donc son jugement de façon substantielle. Dans des circonstances où les hypothèses émises et les estimations utilisées s avéreraient significativement différentes des données observées ultérieurement, l écart aurait une incidence sur le résultat net de la Société et sur le montant constaté à l état consolidé de la situation financière. Regroupements d entreprises Lors d un regroupement d entreprises, la Société doit émettre des hypothèses et faire des estimations afin de déterminer la répartition du prix d achat de l entreprise acquise. Pour ce faire, la Société doit déterminer la juste valeur des actifs identifiables acquis et des passifs identifiables repris à la date d acquisition. Le goodwill est évalué comme l excédent du total de la contrepartie transférée et du montant de la participation ne donnant pas le contrôle sur la juste valeur de tous les actifs et passifs identifiés. Ces hypothèses et estimations ont une incidence sur le montant inscrit à titre d actif et de passif dans l état consolidé de la situation financière à la date d acquisition. De plus, les durées d utilité estimées des immobilisations corporelles acquises, l identification des autres immobilisations incorporelles de même que la détermination de durées d utilité déterminées ou indéterminées des autres immobilisations incorporelles acquises auront une incidence sur le résultat net de la Société. Évaluation des actifs et passifs au titre des prestations définies L évaluation par la Société des actifs et passifs afférents aux régimes à prestations définies requiert l utilisation de données statistiques et autres paramètres visant à anticiper des évolutions futures. Ces paramètres incluent le taux d actualisation de l obligation au titre des prestations définies et du calcul des intérêts nets sur le passif (l actif) net au titre des prestations définies, le taux de croissance attendu des salaires, le taux d indexation des rentes servies ainsi que la table de mortalité. Dans des circonstances où les hypothèses actuarielles s avéreraient significativement différentes des données réelles observées ultérieurement, il pourrait en résulter une modification substantielle du montant du coût des prestations des régimes à prestations définies porté en résultat et en autres éléments du résultat global ainsi que de l actif net ou du passif net au titre des prestations définies présenté à l état consolidé de la situation financière. Page 25
Les évaluations actuarielles pour fins de capitalisation ont été effectuées en date des 30 septembre 2014, 1 er janvier 2012 et 31 décembre 2011, selon les régimes. Ces évaluations actuarielles sont effectuées à partir des hypothèses les plus probables de la direction concernant le taux d actualisation, le taux de croissance attendu des salaires, le taux d indexation des rentes servies ainsi que la table de mortalité. Des changements apportés à ces hypothèses pourraient avoir une incidence sur les coûts et obligations au titre des prestations définies. Au cours des exercices 2013 et 2014, la Société a capitalisé 3,7 millions $ et 1,5 million $ respectivement dans ses régimes à prestations définies. Évaluation des impôts sur le résultat La préparation des états financiers consolidés requiert une estimation des impôts sur le résultat et des impôts différés selon les lois fiscales des divers territoires où la Société exerce ses activités. Des hypothèses et estimations sont émises afin de déterminer le montant des actifs d impôt différé pouvant être comptabilisé, d après l échéancier probable et le niveau du résultat imposable futur de la Société ainsi que les stratégies fiscales futures. Le montant total des actifs d impôt différé peut être modifié si les estimations du résultat imposable futur prévu et des avantages attendus des stratégies fiscales sont revues à la baisse, ou en cas d adoption de modifications des lois fiscales qui limitent, en temps ou en ampleur, la capacité de la Société à utiliser des avantages fiscaux futurs. Le recours au jugement est également nécessaire pour évaluer l incidence des interprétations, des lois et règlements fiscaux, de façon à s assurer de l intégralité et de la présentation fiable des actifs et passifs d impôt exigible et différé. L impôt sur le résultat et différé, l impôt exigible et payable ainsi que les actifs et passifs d impôt différé réels pourraient être différents de ceux comptabilisés si le résultat réel des éléments faisant l objet d hypothèses et d estimations est différent de celui estimé. Adoption de normes IFRS Le 1 er janvier 2014, la Société a adopté la nouvelle interprétation IFRIC 21 «Droits ou taxes» ainsi que les versions modifiées des normes IAS 32 «Instruments financiers : Présentation» et IAS 39 «Instruments financiers : Comptabilisations et évaluation». Toutes ces normes s appliquent aux périodes annuelles ouvertes à compter du 1 er janvier 2014. L adoption de cette nouvelle interprétation et des versions modifiées des normes identifiées cidessus n a eu aucune incidence significative sur les états financiers consolidés de la Société de l exercice terminé le 31 décembre 2014. Page 26
Modifications comptables futures IAS 19 «Avantages du personnel» En novembre 2013, l International Accounting Standards Board («IASB») a modifié la norme IAS 19 afin de changer le traitement des cotisations d employés ou de tiers à un régime à prestations définies. La version modifiée de cette norme s applique aux périodes annuelles ouvertes à compter du 1 er juillet 2014. La Société estime que l adoption de la version modifiée de IAS 19 n aura aucune incidence financière sur ses états financiers consolidés. IFRS 15 «Produits des activités ordinaires tirés de contrats avec des clients» En mai 2014, l IASB a publié la norme IFRS 15 qui vise le remplacement des normes suivantes: IAS 11 «Contrats de construction», IAS 18 «Produits des activités ordinaires», IFRIC 13 «Programmes de fidélisation de la clientèle», IFRIC 15 «Contrats de construction de biens immobiliers», IFRIC 18 «Transferts d actifs provenant de clients» et SIC-31 «Produits des activités ordinaires opérations de troc impliquant des services de publicité». Cette nouvelle norme établit les directives quant à la constatation et à la divulgation des produits s appliquant à tous les contrats conclus avec des clients. Cette norme s applique aux périodes annuelles ouvertes à compter du 1 er janvier 2017. La Société est à évaluer l incidence de l adoption de cette norme sur ses états financiers consolidés. IFRS 9 «Instruments financiers» En juillet 2014, l IASB a publié la version finale de la norme IFRS 9 qui complète le remplacement de la norme IAS 39 «Instruments financiers : Comptabilisation et évaluation» et dont l objectif consiste à améliorer et simplifier la comptabilisation des instruments financiers. La version finale de IFRS 9 remplace les versions publiées précédemment de cette norme et introduit les éléments suivants : un modèle logique de classification et d évaluation des actifs et passifs financiers; un modèle unique de dépréciation plus prospectif, fondé sur les pertes de crédit attendues; un modèle de comptabilité de couverture substantiellement modifié. Cette norme s applique aux périodes annuelles ouvertes à compter du 1 er janvier 2018. La Société est à évaluer l incidence de l adoption de cette norme sur ses états financiers consolidés. Page 27
Incertitudes et principaux facteurs de risque Les incertitudes et facteurs de risque décrits ci-après sont ceux considérés comme ayant vraisemblablement ou étant susceptibles d avoir une incidence importante sur la situation et les résultats financiers de la Société. Toutes les éventualités ne sont pas abordées et il n est pas certain que les risques et incertitudes dans les énoncés qui suivent se réaliseront de la manière envisagée ou qu ils auront les conséquences prévues. Instruments financiers et exposition aux risques financiers Prêts participatifs : Le 26 octobre 2011, la Société a obtenu des prêts participatifs totalisant 5,0 millions $, non garantis, consentis par deux institutions financières canadiennes à une filiale de la Société. Ces prêts confèrent à leurs détenteurs un intérêt résiduel dans les actifs d une filiale américaine de la Société après déduction de tous ses passifs et portent intérêt au taux de 8,5 %, composé mensuellement. Les intérêts sont payables semestriellement depuis mars 2012. Le 30 septembre 2014, une filiale de la Société a obtenu des prêts participatifs additionnels d un montant de 1,8 million $ suite à la modification de l entente de prêts participatifs consentis par deux institutions financières. Les prêts participatifs additionnels ont été octroyés selon les mêmes termes et conditions que les prêts participatifs actuels. Les prêts participatifs sont liés à la performance de PLH et sont remboursables au gré des prêteurs après trois ans, sous réserve d un maximum par année de référence, ou au gré de la Société après sept ans. En plus de tout intérêt dû lors d un rachat, le montant à rembourser au titre du capital des prêts participatifs est égal à 3,14 % de 6,5 fois le BAIIA consolidé ajusté de PLH des quatre trimestres précédant le rachat, moins la dette, plus les fonds en caisse. Si la demande de rachat est faite par les prêteurs et donne lieu à un défaut en vertu des autres emprunts de la Société, la Société aura l'option de régler la demande de rachat par l'émission d'actions de catégorie A à droit de vote subalterne de la Société à 95 % du prix du marché à ce moment. Une charge de 2,9 millions $ représentant la variation de la valeur des prêts participatifs a été portée en résultat au cours de l exercice 2014. Risque de taux d intérêt : Le risque de taux d intérêt représente l exposition de la Société à une augmentation ou à une baisse de la valeur de ses instruments financiers en raison de la variation des taux d intérêt. La Société est exposée au risque de flux de trésorerie en raison des fluctuations de taux d intérêt de ses obligations financières et de ses soldes d encaisse portant intérêt à des taux variables et au risque de juste valeur en raison de ses obligations financières à taux fixe. La Société cherche à maintenir une combinaison appropriée d obligations financières à taux fixe et à taux variable afin de réduire l incidence de la fluctuation des taux d intérêt. Les instruments dérivés utilisés pour convertir de façon synthétique l exposition aux taux d intérêt du prêt à terme de CPC portent principalement sur des swaps de taux d intérêt. Page 28
Relativement à ses obligations financières à taux variables, les flux de trésorerie subiraient une incidence négative en cas d augmentation des taux de référence, comme le taux des acceptations bancaires (CDOR), le taux interbancaire offert à Londres (LIBOR) et les taux préférentiels; l incidence serait positive relativement à ses soldes d encaisse et aux swaps de taux d intérêt. Une diminution de ces mêmes taux aurait une incidence contraire et d amplitude similaire. L utilisation de dettes à long terme est principalement liée aux obligations à long terme de la Société découlant de l acquisition d actifs à long terme et de regroupements d entreprises. Les crédits rotatifs sont utilisés principalement pour financer le fonds de roulement de la Société et fluctuent essentiellement selon des facteurs saisonniers spécifiques à la Société. La Société peut également utiliser ses crédits rotatifs en ajout au financement à terme dans le cadre d un regroupement d entreprises si elle juge qu elle sera en mesure de rembourser cette somme à moyen terme. Au 31 décembre 2014, la Société possède des swaps de taux d intérêt visant à couvrir l effet des fluctuations futures des taux d intérêt LIBOR, liés au prêt à terme de CPC, sur les flux monétaires de la Société. Les swaps de taux d intérêt ne font pas l objet de la comptabilité de couverture. La variation de la juste valeur des swaps a entrainé une charge de 0,3 million $ en 2014. Date du début Date de fin Type Taux fixe Taux flottant Montant notionnel au 31 décembre 2014 % $ US Septembre 2012 Août 2015 Payeur fixe 1,220 LIBOR 3 mois 34 300 000 Septembre 2012 Septembre 2015 Payeur fixe 1,119 LIBOR 3 mois 112 000 000 Septembre 2015 Août 2017 Payeur fixe 1,300 LIBOR 3 mois 125 000 000 Risque de change : Le risque de change représente l exposition de la Société à une baisse ou à une augmentation de la valeur de ses instruments financiers en raison de la variation des taux de change. L exposition de la Société au risque de change découle principalement de la trésorerie et des équivalents de trésorerie, d autres éléments du fonds de roulement, de ses soldes intersociétés et de ses investissements nets dans ses établissements à l étranger puisqu ils utilisent comme monnaie fonctionnelle le dollar américain. La Société est également exposée au risque de change relativement à des achats de matières premières ainsi que d équipements libellés en monnaies étrangères. La Société effectue également des ventes pour lesquelles les montants sont libellés en monnaies étrangères. La Société utilise diverses stratégies, y compris l utilisation d instruments dérivés et de techniques de gestion des couvertures naturelles, qui peuvent être utilisées dans le cadre de ses activités pour atténuer ces risques. En vertu de sa politique en matière de change, la Société est tenue d identifier par secteur géographique toute exposition au risque de change réelle et possible découlant de ses activités. La stratégie de couverture de ces risques est effectuée par une trésorerie centralisée. Les risques de change sont gérés conformément à la politique de gestion du risque de change de la Société. L objectif visé par la politique en matière de change est d atténuer l incidence de la fluctuation des taux de change sur les états Page 29
financiers consolidés de la Société. Toujours selon cette même politique, il est strictement interdit d effectuer des opérations de change à des fins spéculatives. La juste valeur des instruments admissibles à la comptabilité de couverture de flux de trésorerie est constatée à l état consolidé de la situation financière. Pour les instruments dérivés désignés à des fins de couverture de flux de trésorerie, la variation de juste valeur relative à la portion efficace de la couverture est comptabilisée dans les autres éléments du résultat global et le cumul est présenté à titre de réserve de couverture dans l état consolidé des capitaux propres. Toute portion inefficace est immédiatement portée en résultat dans les «Autres (gains) pertes». Les gains ou pertes constatés dans la réserve de couverture sont portés à titre d ajustement de l élément couvert, au cours de la période où l élément couvert sous-jacent est comptabilisé. Les gains sur dérivés désignés comme couverture de flux de trésorerie portés en résultat ont été de 10,3 millions $ en 2014 comparativement à des gains de 5,2 millions $ portés en résultat en 2013. Lorsque la relation de couverture ne satisfait plus aux règles de la comptabilité de couverture ou lorsque l instrument de couverture arrive à maturité, est vendu, résilié, exercé ou que sa désignation est annulée, la Société cesse d appliquer la comptabilité de couverture de manière prospective pour cette relation ou instrument. Les gains ou pertes correspondants constatés dans la réserve de couverture sont maintenus dans celle-ci et sont portés en résultat de la période au cours de laquelle l élément couvert sous-jacent est constaté au résultat. De plus, si la Société estime que l opération future ne se réalisera pas, les gains ou pertes correspondants constatés dans la réserve de couverture sont immédiatement portés en résultat dans les «Autres (gains) pertes». Les gains et pertes découlant de la réévaluation périodique d instruments dérivés procurant une couverture économique, mais qui ne sont pas admissibles aux fins de la comptabilité de couverture, sont portés en résultat dans les «Autres (gains) pertes». Au 31 décembre 2014, des contrats de change à terme visant la couverture des fluctuations des taux de change relatifs aux achats futurs libellés en monnaies étrangères sont en vigueur pour un montant de 128,8 millions $. Ces contrats obligent la Société à acheter des devises à des taux prédéterminés. Au 31 décembre 2014, la juste valeur positive des contrats s établissait, sur une base nette, à 7,7 millions $. Elle est présentée à l état de la situation financière consolidé de la Société sous la rubrique Instruments dérivés. Contrats de change Type Taux (dollars CA) Montants contractuels Juste valeur nette De 1 à 12 mois Achat 1,0763 à 1,1366 116 200 000 $ US 7 690 000 $ De 1 à 12 mois Achat 1,4071 à 1,4266 843 000 (2 000) $ La juste valeur des instruments dérivés a été établie selon les informations obtenues des institutions financières ayant agi comme contreparties dans ces opérations de couverture. Le lecteur trouvera des informations plus détaillées sur les instruments financiers et la gestion des risques qui y sont liés aux notes 12 et 25 des états financiers consolidés de la Société. Page 30
Risque de crédit La Société consent du crédit à ses clients dans le cours normal de ses activités. Des évaluations de crédit sont effectuées de façon continue et les états financiers consolidés tiennent compte des provisions pour pertes, lesquelles sont estimées par la direction de la Société selon l expérience passée et son évaluation de l environnement économique actuel. Lois, fiscalité et comptabilité Des modifications apportées aux lois, règlements ou politiques touchant les activités de la Société, de même que de nouvelles prises de positions comptables de la part des organismes appropriés, pourraient avoir une incidence importante sur son rendement financier et le rendement de son exploitation. En se conformant à ces modifications, la Société pourrait engager des frais importants. Relations de travail Industries Lassonde inc. compte près de 2 100 employés dont un nombre important est visé par des conventions collectives. La politique de la Société consiste à négocier des conventions collectives dont les conditions lui permettent d être concurrentielle, selon des durées procurant un climat de travail favorable dans tous les secteurs et suivant des échéanciers variés. Il n y a aucune convention collective relative à des usines importantes de la Société qui sont en cours de négociation actuellement ou qui arriveront à échéance en 2015. Juste valeur La juste valeur de la trésorerie et équivalents de trésorerie, des débiteurs, du placement, du découvert bancaire et des créditeurs et charges à payer se rapproche de leur valeur comptable en raison de leur échéance rapprochée. La juste valeur de la dette à long terme au 31 décembre 2014 est supérieure de 17,4 millions $ à sa valeur comptable alors qu elle était supérieure de 16,8 millions $ à sa valeur comptable au 31 décembre 2013. La Société détermine cette juste valeur en utilisant un taux d intérêt dont elle aurait pu se prévaloir, comme emprunteur, sur les marchés à la fin de l exercice applicable. Concurrence Les marchés nord-américains de jus et boissons et de produits alimentaires de spécialités au sein desquels œuvre la Société sont très compétitifs. La Société se mesure à plusieurs concurrents régionaux, nationaux et internationaux, dont certains de grande taille. Ces facteurs contribuent tous à hausser les frais commerciaux, les rabais et/ou les redevances liés à la promotion des produits de ce secteur auprès des grossistes et grands détaillants au Canada alors qu ils peuvent affecter les marges bénéficiaires de la Société aux États-Unis. La Société estime toutefois que la force de ses relations avec les clients, la variété de ses produits et de ses types d emballage, sa propension à l innovation, son pouvoir d achat, ses réseaux de distribution et, au Canada, la notoriété de ses marques de commerce lui permettent de faire face efficacement à ses concurrents. Page 31
Commercialisation et concentration de la clientèle La Société réalise la majeure partie de ses ventes auprès de détaillants et de grossistes en alimentation. Ce marché est fortement concentré au Canada puisque cinq détaillants contrôlent plus de 70 % du marché. Il faut aussi noter que les trois plus grands clients canadiens de Industries Lassonde inc. représentent, en 2014, 27,8 % des ventes consolidées de la Société. Ceux-ci disposent donc d un pouvoir d achat et de négociation important auprès de la Société. Les services alimentaires, représentés notamment par les restaurants, les hôpitaux, les hôtels, les écoles et les grossistes desservant ces établissements, génèrent les autres ventes. Du côté américain, le degré de concentration du marché est moins important avec 10 détaillants qui représentent un peu moins de 60 % du marché. D ailleurs, il n y a aucun client qui représente plus de 10 % des ventes américaines de la Société. Approvisionnement en matières premières La Société achète des matières premières qu elle transforme en produits finis. La fluctuation du prix de ces matières pourrait donc avoir un effet haussier ou baissier sur les résultats de la Société. Celle-ci a pour politique de se prémunir, lorsque les circonstances le justifient, contre des variations importantes dans les cours des matières premières en concluant des ententes à prix fixes avec ses principaux fournisseurs. Aussi, la Société vise la diversification de ses sources d approvisionnement, en vue de réduire ses risques liés à cette activité. Comme un certain nombre de ses concurrents qui utilisent une technologie d emballage similaire, la Société effectue une partie importante de ses approvisionnements de carton laminé auprès d un fournisseur. De plus, l incidence de toute hausse de prix des denrées alimentaires sur les résultats de la Société serait limitée par sa capacité, dans un contexte de marché concurrentiel, à transférer ces hausses à sa clientèle. Il faut aussi noter que ces hausses de prix peuvent exercer des pressions à la baisse sur les volumes de ventes. Par ailleurs, des augmentations de prix du carburant pourraient avoir un effet défavorable sur la situation financière de la Société si elle ne pouvait majorer ses prix en conséquence. Responsabilité de produits Toutes les entreprises de transformation des aliments sont exposées à des risques inhérents à la sécurité et à l intégrité de leurs produits. La Société maintient des procédures d assurance de la qualité dans toutes ses installations afin de réduire de tels risques. De plus, la Société contrôle la salubrité et l innocuité des aliments par la certification aux normes mondiales Global Food Safety Initiative (GFSI). La Société rencontre aussi les exigences des programmes de sécurité alimentaire des divers gouvernements tels que la certification PASA / HACCP (Programme d amélioration de la salubrité des aliments / Analyse des risques et maîtrise des points critiques), au Canada. Elle est également conforme aux normes HACCP (jus), tel que requis par les normes de contrôle fédérales américaines dans ses usines de CPC. Par ailleurs, si un tel risque se matérialisait, il pourrait dans certains cas entraîner un rappel coûteux de produits et entacher gravement la réputation de la Société. Elle maintient donc une couverture d assurance pour sa responsabilité comme fabricant et d autres couvertures jugées conformes aux pratiques courantes dans l industrie. Sous-traitance de la production à des spécialistes du conditionnement à forfait Une grande proportion des produits de A&E est fabriquée par l entremise de spécialistes du conditionnement à forfait. Bien que la Société soit en mesure de fabriquer dans ses usines les Page 32
produits de A&E, la non-disponibilité de l un de ces conditionneurs pourrait avoir un impact sur la rentabilité de la Société car elle ne dispose pas d une capacité excédentaire suffisante en aseptique pour répondre à tous les besoins de A&E. Ce risque est cependant atténué par le fait que plus de 50% des besoins de A&E sont couverts par des contrats à long terme et que 24% des besoins de A&E sont produits chez CPC. Le risque résiduel touche donc un faible pourcentage des ventes de la Société. Réglementation La production et la distribution de produits alimentaires, et l impact de ces activités sur l environnement, que ce soit au Canada, aux États-Unis ou ailleurs, sont assujettis à des lois et réglementations. L impact d une modification d une telle loi ou réglementation dépendrait de la capacité de la Société à s y adapter et à s y conformer ainsi que des coûts requis à cette fin. Des changements dans l environnement légal et réglementaire pourraient avoir un impact sur nos coûts d opération et nos résultats. Ces modifications réglementaires pourraient inclure des changements dans les lois sur les aliments et drogues, les lois relatives à l étiquetage, les normes comptables, les lois fiscales, les lois sur la concurrence et les lois environnementales, y compris les lois relatives à la réglementation des droits d'eau et de traitement. Ces modifications pourraient influer sur nos résultats ou augmenter nos coûts ou les passifs. Par exemple, des modifications règlementaires pressenties reliées aux niveaux tolérés de métaux lourds dans les jus pourraient affecter les approvisionnements en concentrés de nos activités américaines. Ces modifications auraient toutefois un effet similaire sur tous les fabricants de jus et la Société estime qu elle ne serait pas affectée, toutes proportions gardées, davantage que le reste de l industrie. La Société est d avis que ses activités de production et de distribution et leur impact au plan environnemental sont actuellement conformes, à tous égards importants, à toutes les lois et à tous les règlements gouvernementaux importants, et qu elle possède tous les permis et licences requis dans le cadre de ses activités. Gestion de crise et plan de relève La Société a mis en place des plans de gestion de crise et de relève pour l ensemble de ses activités. Un comité directeur supervise et révise périodiquement les plans de toutes ses filiales. Ces plans prévoient, entre autres, plusieurs lieux physiques de relève en cas de désastre, des génératrices en cas de pannes d électricité ainsi qu un système de relève informatique. Assurances La Société limite ses risques d exploitation en s assurant auprès de compagnies d assurances reconnues et financièrement stables. De plus, des programmes de prévention de pertes et de contrôle ont été développés pour réduire les impacts financiers des risques d exploitation. Les limites d assurances sont revues annuellement. Réclamations Dans le cours normal des affaires, la Société est exposée à diverses actions et réclamations. Dans la mesure où la couverture d assurance est disponible, Industries Lassonde inc. limite le risque en s assurant auprès de compagnies d assurances contre la plupart des risques et réclamations liés à ses activités. Selon la direction de la Société, aucune de ces poursuites ou Page 33
réclamations n a ni n aura une incidence défavorable importante sur les affaires de la Société ou sur sa situation financière. Contrôles et procédures de communication de l information («CPCI») Le chef de la direction et le vice-président exécutif et chef de la direction financière de la Société sont responsables d établir et de maintenir les contrôles et procédures de communication de l information, tels que définis par le Règlement 52-109 des Autorités canadiennes en valeurs mobilières. Ils sont assistés dans cette responsabilité par le comité de divulgation, lequel est composé des principaux dirigeants de la Société. Le comité de divulgation requiert d être totalement informé de tout fait important touchant la Société afin de pouvoir évaluer ces renseignements et déterminer leur importance ainsi que le moment opportun de divulgation d un communiqué le cas échéant. Bien que la direction examine régulièrement les contrôles et procédures de communication de l information, ceux-ci ne peuvent fournir d assurance absolue étant donné que les systèmes de contrôle ne peuvent prévenir ou détecter toutes les inexactitudes liées à des erreurs ou à la fraude en raison des limites intrinsèques qu ils comportent. Sous la supervision du chef de la direction et du vice-président exécutif et chef de la direction financière de la Société, une évaluation a été réalisée pour mesurer l efficacité des contrôles et procédures liés à la préparation de documents d information, y compris le présent rapport de gestion, la notice annuelle et la circulaire de sollicitation de procurations. En se fondant sur cette évaluation, le chef de la direction et le vice-président exécutif et chef de la direction financière de la Société ont conclu que les contrôles et procédures de communication de l information étaient efficaces à la fin de l exercice terminé le 31 décembre 2014 et, plus spécifiquement, que la conception de ces contrôles et procédures fournit une assurance raisonnable que les informations importantes relatives à la Société, y compris ses filiales consolidées, leur sont communiquées pendant la période de préparation de ces documents d information. Contrôle interne à l égard de l information financière («CIIF») Il incombe à la direction d établir et de maintenir un contrôle interne adéquat à l égard de l information financière afin de fournir une assurance raisonnable que l information financière est fiable et que les états financiers ont été préparés, aux fins de la publication de l information financière, conformément aux IFRS. Tous les systèmes de contrôle interne comportent des limites intrinsèques; en conséquence, les contrôles internes à l égard de l information financière ne peuvent fournir qu une assurance raisonnable et peuvent ne pas être en mesure d empêcher ni de détecter les inexactitudes résultant d une erreur ou d une fraude. Sous la supervision du chef de la direction et du vice-président exécutif et chef de la direction financière, la Société a procédé à l évaluation de la conception des contrôles et à l efficacité des contrôles internes de la Société à l égard de la publication de l information financière au 31 décembre 2014 en utilisant le cadre de référence du «Committee of Sponsoring Organizations of the Treadway Commission» (COSO). En fonction des résultats de cette Page 34
évaluation, le chef de la direction et le vice-président exécutif et chef de la direction financière de la Société ont conclu que les CIIF étaient efficaces au 31 décembre 2014. Il n y a pas eu de modification aux contrôles internes à l égard de la publication de l information financière qui aurait eu une incidence importante ou qui aurait raisonnablement été susceptible d avoir une incidence importante sur le contrôle interne de la Société à l égard de la publication de l information financière. Limitation de l étendue de la conception L évaluation et la conclusion de la direction concernant la conception des CPCI et du CIIF excluent les contrôles, les conventions et les procédures de A&E, société acquise le 25 juillet 2014. La Société ne pourra bénéficier de cette exclusion aux fins des attestations requises pour les trimestres terminés après le 25 juillet 2015. Le tableau suivant fournit une information financière sommaire utile concernant A&E. (en milliers de dollars canadiens) Du 25 juillet 2014 au 31 décembre 2014 Ventes 98 154 $ Résultat net 1 323 $ Au 31 décembre 2014 Actif à court terme 58 009 $ Actif à long terme 144 839 $ Passif à court terme 30 731 $ Passif à long terme - $ Transactions entre parties liées Dans le cours normal de ses activités, la Société achète, auprès d entités contrôlées par le président du conseil et chef de la direction, des pommes et du maïs à des fins de transformation. Ces achats qui ont totalisé 0,4 million $ en 2014 sont effectués à des termes et conditions similaires aux achats effectués auprès de producteurs externes non liés. Les transactions entre parties liées sont présentées à la note 29 des états financiers consolidés de l exercice terminé le 31 décembre 2014. Événement postérieur à la date de l état de la situation financière En date du 27 mars 2015, il n y a aucun événement postérieur à souligner. Page 35
Perspectives L absence de croissance soutenue dans le marché des jus et boissons de fruits continue d affecter les volumes de ventes des fabricants nord-américains de ce secteur. Sur le marché canadien, la Société note une certaine faiblesse de la demande qui génère un niveau de concurrence élevé. Ceci a des effets tant sur les prix que sur les volumes de ventes des produits de marque nationale de la Société. De plus, la direction de la Société ne voit pas de signes permettant d anticiper une atténuation des niveaux d activité concurrentielle durant l exercice en cours. La Société croit cependant être en mesure de limiter les effets de cette concurrence accrue grâce au lancement de nouveaux produits de marque nationale et à de nouveaux contrats de marque privée. L exercice 2015 reflétera une année entière de résultats de A&E. Pour aider à en mesurer l impact, il est bon de rappeler que la date de clôture de l acquisition de A&E a été le 25 juillet 2014 et que A&E avait enregistré, pour la période de 12 mois se terminant le 31 mai 2014, des ventes d approximativement 180 millions $ US et un BAIIA ajusté d environ 15 millions $ US. L amortissement annuel des autres immobilisations incorporelles découlant de l acquisition de A&E dépend de l allocation du prix d achat que la Société a récemment complétée. La Société estime que la charge d amortissement annuelle sur ces autres immobilisations incorporelles sera d environ 5,7 millions $ US. Sous réserve de facteurs externes importants et excluant les ventes de A&E pour maintenir une base comparable, la Société demeure optimiste quant à sa capacité d atteindre, en 2015, un niveau de ventes consolidées légèrement supérieur à celui de 2014. D autre part, la Société entend se concentrer en 2015 sur ses activités existantes. Du côté des approvisionnements, la Société constate une stabilisation des prix des concentrés d orange et de pomme à des niveaux qui se rapprochent des moyennes historiques. Par ailleurs, l impact du taux de conversion sur les achats de la Société payables en dollars américains devrait avoir un effet défavorable sur les résultats de l exercice 2015 lorsque comparés à ceux de l exercice 2014 malgré l utilisation de contrats de change à terme. Cet effet défavorable devrait être atténué en partie par l impact favorable des mouvements de change sur la conversion en dollars canadiens des résultats de CPC et de A&E. L utilisation de contrats de change à terme permet de stabiliser partiellement l impact de la fluctuation des devises sur les résultats de la Société pour les douze prochains mois. La Société ajustera en 2015 ses prix de vente pour minimiser l effet défavorable de la faiblesse relative du dollar canadien sur sa profitabilité. Il faut cependant noter que ces ajustements de prix pourraient avoir certains impacts négatifs sur ses volumes de ventes. Information additionnelle Au 31 décembre 2014, le capital-actions émis et en circulation de la Société est constitué de 3 235 300 actions de catégorie A à droit de vote subalterne et de 3 752 620 actions de catégorie B à droits de vote multiples. Page 36
Le présent rapport de gestion est préparé en date du 27 mars 2015 et est disponible sur le site Internet de Industries Lassonde inc. Le lecteur trouvera ce même rapport de gestion, la notice annuelle, les documents complémentaires, les communiqués de presse ainsi que davantage de renseignements sur la Société sur le site de SEDAR au www.sedar.com. Dividendes Exercice financier 2015 Le tableau qui suit présente les dates actuelles ou prévues pour la déclaration, l inscription au registre des actionnaires et le paiement de dividendes au cours de l exercice financier 2015, le tout sous réserve de l approbation du conseil d administration. Date de déclaration Date d inscription Date de paiement 13 février 2015 25 février 2015 13 mars 2015 8 mai 2015 21 mai 2015 15 juin 2015 7 août 2015 19 août 2015 15 septembre 2015 6 novembre 2015 18 novembre 2015 15 décembre 2015 Le 27 mars 2015 Page 37