MINISTÈRE DE L'AGRICULTURE, DE L'AGROALIMENTAIRE ET DE LA FORÊT SECRETARIAT GENERAL Service des ressources humaines Sous-direction du développement professionnel et des relations sociales Bureau des concours et des examens professionnels B I L A N - S E S S I O N 2 0 1 5 ATTACHÉ PRINCIPAL D'ADMINISTRATION EXAMEN PROFESSIONNEL Patrick CASTRO avril 2015 Page 1 sur 11
AVANT PROPOS ----------------- Ce bilan présente une description du cadre juridique, de l'organisation, du contenu et du déroulement de l examen professionnel. Outre ces données objectives, l'analyse statistique de la participation et des résultats de cette sixième session (sous des modalités de RAEP modifiées à la marge du fait du rattachement du corps au CIGEM) a été mise en parallèle avec les données des sessions précédentes. Le rapport de la présidente du jury vient compléter ces observations de conseils et recommandations destinés à informer des principales attentes du jury les candidats non admis comme les futurs candidats, les acteurs du recrutement et de la formation continue, les secteurs d'emplois et le bureau de gestion. Page 2 sur 11
S O M M A I R E PREMIÈRE PARTIE : L'ÉTUDE DES RÉSULTATS pages 4 à 6 1. Dispositions réglementaires page 4 2. Calendrier de la session page 4 3. Étude des candidatures pages 4 et 5 4. Admission pages 5 et 6 5. Conclusions page 6 DEUXIÈME PARTIE : LE RAPPORT DU JURY pages 7 à 1. Arrêté fixant la composition du jury page 7 2. Le rapport du jury pages 7 à Page 3 sur 11
PREMIÈRE PARTIE : L'ÉTUDE DES RĖSULTATS 1 Dispositions réglementaires Décret n 2011-1317 du 17 octobre 2011 portant statut particulier du corps interministériel des attachés d administration de l Etat. Décret no 2013-876 du 30 septembre 2013 relatif à l intégration de seize corps ministériels dans le corps interministériel des attachés d administration de l Etat et à l ouverture de recrutements réservés dans ce corps ; Arrêté du 30 septembre 2013 modifié fixant les règles relatives à la nature et à l organisation générale de l examen professionnel pour l avancement au grade d attaché principal d administration de l Etat ainsi que la composition et le fonctionnement des jurys, Rappel des conditions d'accès : Peuvent faire acte de candidature les attachés d administration : ayant accompli au plus tard le 31 décembre 2014 trois ans de services effectifs dans un corps civil ou un cadre d emploi de catégorie A ou de même niveau, comptant au moins un an d ancienneté dans le 5 ème échelon. Ces conditions sont cumulatives. 2 Calendrier de la session Notes de service SG/SRH/SDDPRS/N2013-1162 du 17/09/2013 SG/SRH/SDDPRS/N2013-1192 du 04/12/2013 Arrêté d'ouverture du 27 octobre 2014 publié au JO du 7 novembre 2014 Clôture des inscriptions 08 janvier 2015 Épreuve du 17 au 25 mars 2015 Proclamation des résultats sur Télémaque www.concours.agriculture.gouv.fr 25 mars 2015 3 Étude des candidatures Il s agissait de la sixième session d'avancement dans le corps des attachés d administration comportant la reconnaissance des acquis de l'expérience professionnelle (RAEP), et de la première session après rattachement du corps au corps interministériel à gestion ministérielle (CIGEM) des attachés d administration de l Etat créé par le décret du n 2011-1317 du 17 octobre 2011. 181 personnes se sont préinscrites sur le site. 116 candidats ont déposé un dossier d'inscription accompagné du dossier de RAEP. 113 ont été admis à concourir et 108 se sont effectivement présentés à l épreuve (63 femmes, 45 hommes). Trois candidatures ont fait l'objet d'un rejet pour non-appartenance au corps des attachés du ministère chargé de l'agriculture. 25 places étaient à pourvoir : le taux de pression s'élève à 4,32 candidats présents pour 1 place. La moyenne d'âge des candidats est de 45,5 ans (44,2 en 2014,44,4 en 2013, 44,6 en 2012, 42,9 en Page 4 sur 11
2011, 43,5 en 2010 et voisine de 42,6 en 2009). L'amplitude des âges varie de 30 à 62 ans se répartissant ainsi : entre 31 et 35 ans : 10 candidats 9,3 entre 36 et 40 ans : 19 candidats 17,6% 54,6% entre 41 et 45 ans : 30 candidats 27,8% entre 46 et 50 ans : 19 candidats 17,6% entre 51 et 55 ans : 18 candidats 16,7% 34,3% entre 56 et 60 ans : 9 candidats 8,3% plus de 60 ans 3 candidats 2,8% 11,1% Affectation des candidats : ASP 24 DDI 19 SG 15 DRAAF 11 EPLEFPA 9 DGPAAT 9 Autres ministères 7 DGER 7 FranceAgriMer 3 DGAL 2 Enseignement supérieur agricole 1 IFCE 1 Secteurs : 4 Admission - 30,6% en administration centrale ; - 27,8% exercent en services déconcentrés ; - 22,2% à l'asp soit 25,9% avec FAM et IFCE ; - 9,3% dans l enseignement agricole ; - 6,5% dans d autres ministères. L'épreuve orale a eu lieu à l Espace VINCI, 25, rue des Jeûneurs, du 17 au 25 mars 2015. Le jury a fixé le seuil d'admission à 15,3. L'amplitude des notes attribuées par le jury est de 8,2 à 18,2. La moyenne s'établit à 13,48 la médiane à 13,60. La répartition hommes/femmes parmi les candidats se retrouve à l'admission : 18 lauréates et 7 lauréats. L'âge des lauréats va de 31 à 52 ans : 31 à 52 ans pour les femmes 31 à 51 ans pour les hommes. La moyenne d'âge des lauréats est égale à 41,1 ans : 41,1 ans pour les femmes 41,3 ans pour les hommes. Page 5 sur 11
On constate les 3 tranches d'âge suivantes : Femmes Hommes 11 lauréats ont moins de 41 ans 58,6% 8 44,4% 3 43% 10 ont entre 41 et 50 ans 27,6% 7 38,9% 3 43% 4 ont plus de 50 ans 13,8% 3 16,7% 1 14% Affectation des lauréats : Services déconcentrés 10 40% Administration centrale 5 20% ASP IFCE ODEADOM 5 20% Enseignement agricole 3 12% Autres ministères et établissements 2 8% 5 Conclusions 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 Postes offerts 39 33 33 31 30 33 33 34 29 25 Concurrents 160 134 123 105 120 129 142 138 114 108 Taux de pression 4,10 4 3,73 3,39 4 3,9 4,3 4,06 3,93 4,32 postes/candidats 24% 25% 27% 30% 25% 26% 23% 25% 25% 23% Âge moyen candidats 44,5 43,5 42,6 42,6 43,5 42,9 44,6 44,4 44,2 45,5 Affectation des candidats - nombre et taux de représentation Administration centrale Services déconcentrés Enseignement agricole 47-29% 54-34% 44-28% 43-32% 45-37% 42-40% 41-34% 32-25% 31-22% 43-32% 39-32% 29-28% 36-30% 34-26% 44-31% 28-20,3% 38-27,5% 33-25% 34-28% 23-22% 31-26% 22-17% 17-12% 21-15,2% ASP - FAM - INAO - ODADOM - IFCE 30-23% 32-23% 44-31,9% 28-24,6% 29-25,4% 15-13,2% 32-28,1% 33-30,6% 30-27,8% 10 9,3% 25 22,2% 7 6,5% Autres minist. - Éts publics 15-9% 15-11% 5-4% 11-10% 12-10% 11-8% 18-12% 7-5,1% 10-8,8% Seuil d'admission 13,5 13,8 13,8 13,8 13,4 13,9 14,6 15,2 14,9 15,3 Note moyenne 11,67 12,08 12,3 12,23 11,97 12,45 12,70 13,32 13,68 13,48 Candidats sous la moyenne Âge moyen des lauréats 51% 56% 49% 52% 49% 53% 50% 50% 44% 47% 42,1 40,1 40,1 39,9 42,2 41,5 41,2 40 39,9 41,1 Affectation des lauréats - nombre et taux de réussite Administration 10 - centrale 21% 8-19% 8-18% 14-33% 14-34 % 10-31% 8-26% 6-21% 8-29% 5 15% Services 18 - déconcentrés 33% 16-38% 13-33% 9-31% 5-14% 9-26% 10-23% 9-24% 9-31% 10 33% Enseignement agricole 8-18% 7-21% 11-32% 7-30% 9-29% 5-22% 3-18% 7-33% 3-20% 3 30% ASP - FAM - INAO - ODADOM - IFCE 6-20% 8-25% 11-25% 6-19% 5 20% Autres minist. - Éts publics 3-20% 2-13% 1-20% 1-9% 2-17% 3-27% 4-22% 1-7% 3-30% 2 29% La participation continue de s infléchir, après une rebondissement de 2010 à 2013 liée à l arrivés des agents des offices intégrés dans le corps. Cette baisse n est pas suffisante pour réduire le taux de pression qui est en 2015 le plus élevé de la décennie. L âge moyen des candidats est également le plus élevé de la décennie, tout comme le seuil d admission et la note moyenne. L âge moyen des lauréats se maintient à un niveau cohérent avec celui des candidats. Les services déconcentrés maintiennent un niveau élevé de réussite. Page 6 sur 11 -----=====-----
DEUXIÈME PARTIE : LE RAPPORT DU JURY 1 Arrêté fixant la composition du jury 2 Le rapport de la présidente du jury La session 2015 de l'examen professionnel pour l'accès au grade d'attaché principal du ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt s'est déroulée du 17 au 19 et du 24 au 25 mars 2015. A l'issue de l'examen auquel se sont présentés 108 candidats (5 candidats s étaient désistés), le jury a proposé au ministre la nomination de 25 agents au grade d'attaché principal. Parmi les 25 lauréats figurent 7 hommes et 18 femmes. Plus nombreuses parmi les candidats présents (58 %), les femmes ont, contrairement à 2014, un taux de réussite supérieur à celui des hommes (28 % pour les femmes et 15,5 % pour les hommes) 1. 1. l'organisation de l'examen La session 2015 a été la sixième organisée selon les règles de l'arrêté du 12 févier 2010 qui a introduit la reconnaissance des acquis de l'expérience professionnelle 2. C était la première après le 1 en 2014, le taux de réussite des hommes était de 27% contre 24% pour les femmes (qui représentaient 58% des candidates, tout comme en 2015). 2 selon la loi du 2 février 2007 relative à la modernisation de la Fonction Publique, la RAEP est "un mécanisme d'évaluation et de comparaison des savoirs, compétences et aptitudes professionnelles, fondé sur des critères professionnels". Page 7 sur 11
rattachement du corps au corps interministériel à gestion ministérielle (CIGEM) des attachés d administration de l État institué par le décret n 2011-1317 du 17 octobre 2011. 2. les règles de l'épreuve Aux termes de l arrêté interministériel du 30 septembre 2013 fixant les règles relatives à sa nature et à son organisation générale, "l'examen professionnel pour l accès au grade d attaché principal d administration comporte une épreuve orale unique d une durée de trente minutes. L épreuve orale unique consiste en un entretien avec le jury. L entretien débute par un exposé de dix minutes au plus du candidat sur les différentes étapes de son parcours professionnel. Pour conduire cet entretien, le jury dispose d un dossier constitué par le candidat dans lequel il expose la méthodologie qui a été la sienne dans la conduite d un projet ou d une action qu il a mené ou auquel il a contribué, les difficultés qu il a rencontrées et les enseignements qu il en a tirés. L entretien avec le jury vise à : - reconnaître les acquis de l expérience professionnelle du candidat sur la base du dossier fourni par le candidat ; - apprécier les motivations, les aptitudes au management, les capacités du candidat à évoluer dans son environnement professionnel et à exercer les missions dévolues aux attachés principaux d administration». Pour la préparation de leur dossier de RAEP, les candidats devaient donc se conformer à des modalités différentes de celles des précédentes sessions. Le dossier, le guide d aide au remplissage ainsi que le référentiel de compétences des attachés principaux d'administration étaient disponibles sur le site du ministère. Le jury a constaté que les règles de la RAEP sont désormais bien maîtrisées et intégrées par les candidats qui ont, sous réserve de quelques très rares exceptions, présenté leurs dossier conformément aux nouvelles dispositions applicables pour cette session. 3. le jury Le jury qui comptait 15 membres outre la présidente, s est scindé en trois commissions d'examen de cinq membres pour faire face, dans les meilleures conditions possibles, au nombre élevé de candidats. Les auditions ont été réalisées sur cinq jours comme pour la session précédente. 4. les dossiers de reconnaissance des acquis de l'expérience professionnelle La quasi-totalité des candidats a montré une bonne maîtrise de ce dossier et de la novation que constitue la présentation d un projet qu ils ont conduit ou auquel ils ont participé. Si l'intérêt des annexes reste à démontrer, le jury, particulièrement les membres extérieurs au ministère, a apprécié l'insertion dans le dossier de l'organigramme de la structure dans laquelle le candidat est en fonction. Les candidats doivent consacrer à ce dossier, même s'il n'est pas noté, le temps nécessaire, et veiller tout particulièrement à sa rédaction. 5. les prestations des candidats Le jury a jugé satisfaisant le niveau général des candidats. Il a fixé le seuil d admission à la note de 15,3 avec une amplitude des notes de 8,2 à 18,2.Le nombre de postes étant limité, de bons candidats n'ont pu être admis. Ils sont invités à poursuivre leurs efforts. Cependant, le jury a relevé un certain nombre de faiblesses ou d'insuffisances sur lesquelles l'attention des futurs candidats doit être appelée. a) le dossier aide le jury à cerner le profil des candidats avant l'épreuve orale tout en permettant à ceux-ci de mieux s'y préparer. Page 8 sur 11
Le dossier de RAEP permet au jury de préparer et de répartir les questions à poser. Il peut également s'y appuyer en cours d'épreuve pour valider une perception ou approfondir un point particulier ou, en cours de délibération, pour vérifier la pertinence de l'évaluation. Si relativement peu de dossiers ont pu apparaître "bâclés" ou à l'orthographe approximative, trop de candidats n'ont pas su profiter de la présentation du projet, de ses difficultés et de ses enseignements pour prendre du recul. Le jury a observé que celle-ci reste souvent descriptive, ce qui traduit une réflexion insuffisante de la part des candidats sur la spécificité de ce mode de fonctionnement. Il est nécessaire que les candidats tiennent compte dans la rédaction du RAEP, du fait que le jury cherche, à l occasion des questions posées lors de l entretien, à apprécier leur aptitude à prendre du recul et à porter un jugement étayé sur certains aspects descriptifs mentionnés dans le document écrit. La présentation du projet, de ses difficultés et de ses enseignements doit être l occasion de faire preuve de recul et de hauteur sur leur expérience du fonctionnement en mode projet. b) l exposé permet au candidat de démontrer la diversité de ses compétences et la richesse de son parcours professionnel. Lors de cet exposé, le candidat est appelé à faire preuve de son aptitude à détailler, en dix minutes maximum, sous la forme du plan de son choix, les compétences professionnelles acquises et mobilisées durant les différentes fonctions tenues et à se projeter dans celles qu'il aspire à exercer. Durant cet exercice dont le candidat a la complète maîtrise, ayant la certitude de n'être ni interrompu ni contredit, le jury a tout particulièrement apprécié la structuration du propos par l'annonce et le respect d'un plan clair, équilibré et cohérent, l'aptitude à mettre en valeur ses compétences professionnelles et la richesse de son parcours, la capacité à les illustrer par des expériences concrètes et choisies, et enfin la motivation et la force de conviction du candidat. Les candidats s'étaient en général très bien préparés, même si certains ont tendance à "réciter" leur présentation et manquent de naturel et de spontanéité. Quelques candidats n'ont, toutefois, pas su gérer correctement le temps imparti, soit que l'exposé était manifestement trop court soit que le jury ait dû l'interrompre. D'autres ont eu des difficultés à surmonter leur stress bien que le jury se soit efforcé de mettre le candidat en confiance lors des propos introductifs et par des premières questions relatives aux pratiques professionnelles. La capacité à captiver l attention, à bien montrer l évolution du parcours et à apporter une plusvalue par rapport aux éléments d information du RAEP a été positivement appréciée. Les prestations purement chronologiques et descriptives sont opportunément restées peu nombreuses. Le jury recommande aux candidats d'utiliser pleinement le temps qui leur est dévolu et de s efforcer de prendre du recul sur leur propre travail, d en mesurer les enjeux et de le replacer dans le champ plus large des politiques publiques. Ils doivent aussi prendre le temps de développer leur projet professionnel afin de montrer leur aptitude à se projeter dans de nouvelles responsabilités. C est d autant plus nécessaire que le dossier ne comporte plus désormais de lettre de motivation et de présentation du projet professionnel. Il est donc essentiel que le candidat fasse preuve de recul et de hauteur sur son parcours, mette en valeur les compétences acquises et les traits de personnalité utiles pour la construction d une nouvelle étape de leur parcours. c) l'entretien offre l'opportunité de mettre en valeur ses connaissances professionnelles, sa réactivité et la profondeur de son analyse. Les vingt minutes d'entretien avec le jury contribuent au caractère sélectif de l'épreuve et montrent une assez forte hétérogénéité entre les candidats. l'attitude générale La capacité à synthétiser le propos, la clarté des réponses, l'aptitude à intéresser et convaincre, notamment par des exemples concrets et adaptés, ont fondé l'évaluation de la prestation. Les candidats doivent garder à l'esprit que le jury dispose d'un temps limité pour poser des questions portant sur les différents critères de l'évaluation. Ils ne doivent pas abuser du temps de parole, ce qui serait contre-productif, et ne pas perdre de vue que le jury peut les interrompre à tout moment, soit que la réponse est précédée de considérations théoriques trop générales, soit Page 9 sur 11
qu'il souhaite changer de sujet. Le jury a noté chez un grand nombre de candidats l aptitude au dialogue et à la communication, une attitude positive et souriante, la qualité de l écoute, de l élocution, de l expression et le dynamisme du propos. Un registre naturel, mais sans familiarité, est à privilégier pour le ton des réponses, notamment lorsqu'ils doivent mettre en avant leurs qualités ou leur projet professionnel, sans fausse modestie ni survalorisation. L'abus des sigles, le jargon et les considérations trop théoriques sont à proscrire. La précision et la clarté sont nécessaires pour présenter son parcours, ses fonctions actuelles et son rôle personnel dans les réalisations et les résultats de son entité. Le flou dessert les candidats et conduit le jury à chercher des éclaircissements, au détriment d'autres questions portant sur les critères principaux d'évaluation. Les candidats doivent pouvoir s exprimer simplement et illustrer leur rôle dans telle ou telle action. A cet égard, trop de candidats ont du mal à se positionner clairement. Le jury a apprécié, enfin, l approche généralement lucide et mesurée, voire modeste, adoptée par de nombreux candidats pour mettre en lumière leur action, ne pas cacher avoir rencontré des difficultés, ou fait des erreurs, démontrant ainsi avoir appris, pris de la distance et progressé. la mise en évidence des aptitudes Si certaines questions étaient destinées à évaluer les connaissances du candidat, par exemple sur les missions et l'organisation du ministère, d'autres ont permis d apprécier la personnalité du candidat, sa réactivité, ou encore sa capacité à prendre du recul et à organiser sa réponse. Durant cet échange, ont été particulièrement valorisés la réactivité et le sang-froid face à des questions non directement liées aux fonctions occupées, actuelles ou passées ; de même que la capacité à apporter des réponses précises et complètes, en manifestant esprit de synthèse, curiosité ainsi que profondeur et recul dans l'analyse ; enfin, la capacité à s'engager et à se positionner, à titre personnel, dans les questions de mise en situation plutôt qu'à formuler une réponse neutre censée correspondre aux attentes des examinateurs. A l'inverse, le jury a sanctionné l'embarras suscité par certaines questions du fait d'un manque de connaissance, de préparation ou de réactivité, le manque de curiosité sur les problématiques plus larges que le seul champ d'activité passé ou actuel du candidat ou le manque de connaissance flagrant sur les grands principes administratifs, juridiques ou financiers, incompatible avec les ambitions de progression affichées. Il faut à cet égard rappeler aux candidats qu'un attaché principal doit avoir un socle minimal de connaissances sur le ministère : ses missions, son organisation en administration centrale et déconcentrée, les chiffres clés du secteur, les spécificités de l'enseignement agricole, les grands principes de la politique agricole commune, les réformes en cours Il ne s'agit pas de connaissances académiques mais bien de connaissances professionnelles qui peuvent être vérifiées dans un examen professionnel fondé sur la RAEP. Des questions pourtant convenues portant sur le ministère n'ont, cette année encore, souvent pas été anticipées. Il est donc nécessaire que les candidats s'intéressent à des sujets plus nombreux que ceux que leur ouvrent leurs pratiques professionnelles immédiates. Ils doivent également maîtriser les connaissances administratives et juridiques attendues des cadres du ministère. La culture administrative, pour le principalat, est aussi une compétence professionnelle, qu'elle concerne les champs de la fonction publique, de la commande publique ou des finances publiques. Le fait que l'épreuve s'inscrive dans le cadre de la RAEP n'a pas pour conséquence de circonscrire l'entretien à l'activité personnelle du candidat. Il est dommage que des candidats ayant pourtant des projets dans le champ financier et comptable, ou juridique, aient montré des insuffisances majeures sur de grands principes de comptabilité publique ou de droit administratif. Le jury a donc naturellement valorisé les candidats qui plaçaient leur pratique professionnelle dans un contexte plus large que celui de leur service, témoignant ainsi de leur intérêt pour le service public, de curiosité et de capacités d'adaptation. Certains candidats ont un profil d'expert dans le domaine informatique, juridique ou de l'hygiène et sécurité. Ces candidats doivent à la fois démontrer leur expertise technique et leur capacité à en parler en termes aisément compréhensibles. Ce profil n'est en rien pénalisant dès lors que la connaissance du métier et de l'environnement professionnel est détectée. De manière générale, Page 10 sur 11
les candidats qui ne sont pas en situation de management, ou ont une faible expérience en ce domaine, ne doivent pas se sentir pénalisés, le jury cherchant alors à déceler des aptitudes et une réflexion sur les outils propres à l'encadrement. Si ces aptitudes et cette réflexion sont exprimées avec sincérité et clarté, le jury peut estimer, en considération de l'ensemble des critères, que le candidat peut accéder à des fonctions d'attaché principal comportant des responsabilités d'encadrement. Certaines maladresses observées sont à éviter : déclarer purement et simplement son incompétence pour toute réponse, ou son intérêt formulé en termes abstraits ou encore, développer des considérations excessivement théoriques. Si le niveau global des candidats est satisfaisant, une grande hétérogénéité peut être observée : les meilleurs, bien préparés, ont réponse à tout, y compris aux questions les plus éloignées de leur champ personnel, les moins bons, outre leurs faiblesses sur leur propre ministère ou l'organisation des services de l'état ont parfois du mal à parler de leur métier. Les meilleurs candidats ont clairement démontré leur réel investissement professionnel et leur capacité à accéder à des responsabilités élargies dans un univers administratif mouvant. Conclusions S'il fait appel à des qualités intrinsèques (motivation, force de conviction, capacités d'analyse et de synthèse), l épreuve se prépare aussi bien sur la forme (contrôle de l'émotivité et de la nervosité, maîtrise du temps, structure de l'exposé) que sur le fond (mise en valeur des compétences, connaissance du ministère et du monde agricole, curiosité sur les grands sujets d'actualité de culture administrative). Le jury a accédé aux demandes d'information de tous les candidats non reçus souhaitant obtenir un avis détaillé sur leur entretien, voire des conseils pour une future session. Ainsi, 43 candidats ont bénéficié d un «retour», soit par téléphone, soit à l occasion d une rencontre avec la présidente et le vice-président (ou un membre) de leur commission d examen. C est donc un nombre significatif de candidats qui a souhaité utiliser cette possibilité (52 % des ajournés). La présidente du jury Anne Riegert Page 11 sur 11