PROJET D AMELIORATION DE LA GOUVERNANCE DE L EAU DANS LE BASSIN DE LA VOLTA (PAGEV) Initiative pour l Eau & la Nature 01 BP 1618 Ouagadougou 01 Burkina Faso Tel : + (226) 50 33 40 23 Fax : +(226) 50 30 75 61 RAPPORT DE FIN DE PROJET Juillet 2004 à Septembre 2007 Préparé par: La Cellule de gestion de PAGEV (Kwame Odame-Ababio, Coordonnateur du Projet) DGIS
TABLE DES MATIERES LISTE DES ABREVIATIONS ET ACRONYMES... III DETAILS DU PROJET...1 RESUME ANALYTIQUE... ERREUR! SIGNET NON DEFINI. 1. INTRODUCTION...7 1.1 CARACTERISTIQUES GENERALES DU BASSIN...ERREUR! SIGNET NON DEFINI. 1.2 CONTEXTE DU PROJET...8 1.3 OBJECTIFS DU PROJET...8 1.4 PLAN DU RAPPORT...9 2. REALISATIONS DU PROJET... 10 2.1 RESULTATS DEPUIS LA LA PHASE DE CREATION... 10 2.1.1 L Analyse de la situation du bassin a été menée... 10 2.1.2 L atelier inaugural consultatif des acteurs a été tenu... 11 2.1.3 La zone pilote pour les interventions GIRE aété choisie... 11 2.1.4 Le document de base pour les interventions pilotes sur le terrain a été préparé... 11 2.1.5 Les acteurs institutionnels ont été identifiés... 13 2.2 PRINCIPAUX RESULTATS DE LA MISE EN OEUVRE... 15 2.2.1 Résultat 1: Base de connaissances d aide à la décision... 15 2.2.1.1 Analyse de la disponibité et de la demande en eau (Audit de l eau)...erreur! Signet non défini. 2.2.1.2 Identification des problèmes des ressources en eau et des besoins immédiats des communautés pilotes... Erreur! Signet non défini. 2.2.1.3 Informations et suivi améliorés sur l écoulement du fleuve du Burkina vers le GhanaErreur! Signet non défini. 2.2.1.4 Cartes thématiques et de base produites pour permettre le suivi des interventions pilotes Erreur! Signet non défini. 2.2.2 Résultat 2- Interventions pilotes GIRE... 20 2.2.2.1 Partenaires locaux mobilisés pour les interventions GIRE... Erreur! Signet non défini. 2.2.2.2 Comités de protection des berges mises en place, et l association des usagers de l eau de la communauté de Sakom redynamisée...23 2.2.2.3 Berges du fleuve de la zone pilote reboisées avec des arbres fruitiers et bois de chauffe...24 2.2.2.4 Moyens de subsistance des communautés prises en compte dans les activités de protection des berges... Erreur! Signet non défini. 2.2.2.5 Barrage réhabilité pour assurer la disponibilité de l eau pour le jardinage et la culture de rizen saison sèche... Erreur! Signet non défini. 2.2.3 Résultat 3- Changements politique et institutionnel... 28 2.2.3.1 Un Code de Conduite a été élaboré pour le développement et la gestion des eaux partagées et des autres ressources naturelles du Bassin de la Volta... Erreur! Signet non défini. 2.2.3.2 Forums multi-acteurs pour la GIRE aux niveaux communautaire, national et transfrontalier mis en place pour promouvoir la coopération...29 2.2.3.3 Directives sur la gouvernance des forums approuvées et des liens établis avec les institutions nationales et transfrontalières... Erreur! Signet non défini. 2.2.3.4 Accords bilatéraux ratifiés par le Burkina Faso et le Ghana formalisant le CTC-GIRE Erreur! Signet non défini. 2.2.3.5 Le Protocole créant l Autorité du Bassin de la Volta ratifié... Erreur! Signet non défini. 2.2.4 Résultat 4 Le Projet est bien géré et coordonné... 35 2.2.4.1 Evaluation independante et suivi du projet menées...35 2.2.4.2 Audit externe de PAGEV conduit...37 2.2.4.3 Réunions régulières du Comité de Pilotage tenues...37 2.2.4.4 Rapports d avancement et autres évènements du projet disponibles...38 2.2.4.5 Appui-conseil technique de l UICN et de WANI fourni:... Erreur! Signet non défini. 2.2.5 Questions transversales... 38 2.2.5.1 Activités mises en oeuvre avec un accent particulier sur la réduction de la pauvreté:...38 2.2.5.2 Prise en compte de l aspect Genre dans les activités de PAGEV...39 2.2.5.3 Activités du projet orientées sur la perspective ne rien détruirre...39 3. EVALUATION DES EXPERIENCES ACQUISES AVEC LA MISE EN OEUVRE DU PROJET. 40 3.1 LEÇONS APPRISES AVEC LA MISE EN OEUVRE DU PROJET... 40 3.2 VIABILITE DU PROJET... 41 3.3 QUESTIONS EN SUSPENS...ERREUR! SIGNET NON DEFINI. Supprimé : I i
4. RAPPORT FINANCIER DU PROJET... 43 ANNEXES... 46 ANNEXE 1: RESUME DE L ETAT D AVANCEMENT DANS LA MISE EN OEUVRE DES ACTIVITES ET RESULTATS ATTEINTS...- 47 - ANNEX 2: REPONSE DE LA DIRECTION AU RAPPORT D EVALUATION A MI-PARCOURS DE PAGEV...- 57 - ANNEXE 3: DOCUMENTS PRODUITS...ERREUR! SIGNET NON DEFINI. Supprimé : - 1 - Supprimé : - 1 - LISTE DES TABLEAUX TABLEAU 1: REPARTITION DE LA SUPERFICIE DU BASSIN PAR PAYS...7 TABLEAU 2: ACTEURS INSTITUTIONNELS DE PAGEV... 13 TABLEAU 3: LISTE DES ONG ET OCB CONTACTEES... 21 TABLEAU 4: COMMUNAUTES VISITEES PENDANT LA PHASE D IMPLANTATION... 22 TABLEAU 5: OCCUPANTS DES BERGES DU FLEUVE PAR COMMUNAUTE... 25 TABLEAU 6: RECAPITULATIF DES TAUX DE SURVIE DES ARBRES DANS LA ZONE PILOTE... 25 TABLEAU 7: RESUME DE L EVALUATION DES REALISATIONS DE PAGEV... 36 LISTE DES FIGURES FIGURE 1: CARTE DES FRONTIÈRES POLITIQUES DES ETATS DU BASSIN DE LA VOLTA...7 FIGURE 2: SITES SELECTIONNES PAR L AS POUR LES ACTIVITES GIRE... 10 FIGURE 3: SOUS BASSIN PILOTE DU PAGEV DANS LE BASSIN DE LA VOLTA... 11 FIGURE 5: VUE A 3D DE L IMAGERY IKONOS... 20 FIGURE 6: CARTE DE L OCCUPATION DES SOLS DE LA ZONE PILOTE AVANT LA CONSTRUCTION DU BARRAGE DE BAGRÉ... 20 FIGURE 7: LIMITES ADMINISTRATIVES DES COMMUNAUTES PILOTES... 23 FIGURE 8: UN PANNEAU ERIGE DANS L UNE DES COMMUNAUTES... 23 FIGURE 9: PEPINIERISTES SUR LE SITE DE SAMPÉMA SITE... 24 FIGURE 10: ETAT DES PLANTS EN OCTOBRE 2006... 24 FIGURE 11: UN JARDIN DE LEGUMES EN SAISON SECHE A MOGNORE_GH... 26 FIGURE 12: UN PUITS A LARGE DIAMETRE DANS L UNE DES COMMUNAUTES PILOTES... 27 FIGURE 13: PEPINIERE COMMUNAUTAIRE DE MANGUIERS REFFES A MOGNORE... 27 FIGURE 14: LE BARRAGE DE SAKOM AVANT LA REHABILITATION... 28 FIGURE 15: LE BARRAGE DE SAKOM APRES LA REHABILITATION... 28 FIGURE 16: BLOCS INSTITUTIONNELS POUR LA GESTION TRANSFRONTALIERE DES EAUX... 29 FIGURE 17: INAUGURATION PAR LES OFFICIELS DU COMITE LOCAL TRANSFRONTALIER... 31 FIGURE 18: CADRE INSTITUTIONNEL DE GESTION DU BASSIN DE LA VOLTA... 33 FIGURE 19: PARTICIPANTS A LA REUNION DU CP - AKOSOMBO MARS 2006... 37 ii
Liste des abréviations et acronymes BISSAKOU-POU BMA BWDA CCPT DGIRH DGIS DGRE DSS GEF-VOLTA GLOWA-VOLTA GWCL GWP/WA HSD IGB UICN UICN-BRAO IWMI GIRE CTC-GIRE MAHRH MEEF MMEE MOFA MWRWH ONG ONEA PAGEV PMU PROGEREF CP SEI-BOSTON ASDI SIWI SONABEL UNEP UNOSAP ABV CTBV VOLTA-HYCOS WANI WEAP WRC WRI ZOVFA ONG relais, Burkina Faso Assemblée de la Municipalité de Bawku Assemblée du District de Bawku Ouest Cadre de Concertation Provincial Technique Direction Générale de l Inventaire des Ressources Hydrauliques, (Burkina Faso) Direction Générale de la Coopération et du Développement International (Pays Bas) Direction Générale Ressources en Eau Système d Appui à la Décision Facilité Mondiale pour l Environnement du Projet Volta Changement Mondial du Cycle Hydrologique du Bassin de la Volta (Université de Bonn, Allemagne). Société des Eaux du Ghana, SA Partenariat Ouest Africain de l Eau du Partenariat Mondial de l Eau Département des Services Hydrologiques (Ghana) Institut Géographique du Burkina. L Union Mondiale pour la Nature UICN-Bureau Régional pour l Afrique de l Ouest (Burkina Faso) Institut International pour la Gestion de l Eau Gestion Intégrée des Ressources en Eau Comité Technique Conjoint Ghana-Burkina pour la GIRE Ministère de l Agriculture, de l Hydraulique et des Ressources Halieutiques (Burkina Faso) Ministère de l Environnement, des Eaux et Forêts (Côte d Ivoire) Ministère des Mines, de l Energie et de l Eau Ministère de l Agriculture (Ghana) Ministère des Ressources Hydrauliques, des Infrastructures et de l Habitat (Ghana) Organisation Non Gouvernementale Office National de l Eau et de l Assainissement (Burkina Faso) Projet d Amélioration de la Gouvernance de l'eau dans le Bassin de la Volta Cellule de gestion du Projet Projet de Gestion des Ressources Forestières Comitté de Pilotage Institut Environnemental de Stockholm (à Boston) Agence Suédoise pour le Développement International Institut International de l Eau de Stockholm Société Nationale d Electricité du Burkina Programme des Nations Unies pour l Environnement Programme des Nations pour les Applications Satellites Opérationnelles Autorité du Bassin de la Volta Comité Technique du Bassin de la Volta Système d Observation du Cycle Hydrologique dans la Volta Initiative Eau et Nature (de l UICN) Système d Evaluation et de Planification des Eaux Commission des Ressources en Eau (Ghana) Institut de la Recherche en Eau (Ghana) Association des Producteurs de Légumes Organiques Zuuri (ONG relais, Ghana). iii
Informations sur le Projet TITRE DU PROJET NUMERO DU PROJET Projet d Amélioration de la Gouvernance de l'eau dans le Bassin de la Volta (PAGEV) 80207-030 (WANI/DGIS) et 80207-930 (Asdi) PERIODE DU RAPPORT Juillet 2004 à Septembre 2007 ID DU RAPPORT DEVISE PERSONNE RESPONSABLE Rapport de Fin de Projet Euro Kwame Odame-Ababio, (Coordonnateur du Projet) DATE DU RAPPORT Octobre 2007 1
RESUME ANALYTIQUE Sur l initiative de l UICN, un projet dénommé «Projet d Amélioration de la Gouvernance en Eau dans le Bassin de la Volta» (PAGEV) a été créé en 2004 pour une durée de trois ans en réaction à un besoin de coordination et de coopération transfrontalière pour la gestion des ressources en eau du Bassin de la Volta. Le PAGEV s inscrit dans le cadre du Partenariat Mondial pour l Eau et la Nature (WANI) de l UICN qui cherche à intégrer l approche écosystème à la planification et à la gestion des bassins fluviaux. Conçu et exécuté conjointement par l UICN-BRAO et le GWP-AO, le projet implique deux pays du Bassin de la Volta (le Burkina Faso et le Ghana). Supprimé : WA Le PAGEV a bénéficié de fonds du WANI/DGIS (500 000 US$) en mars 2004 et de l ASDI en septembre 2004 (9 000 000 couronnes suédoises) en septembre 2004 tandis que les gouvernements du Burkina Faso et du Ghana ont gracieusement mis un personnel à la disposition des experts. L objectif du PAGEV est d améliorer la gouvernance de l eau dans le Bassin de la Volta à travers un consensus autour des principes fondamentaux de la gestion de l eau et l instauration de mécanismes de coordination. Il a pour objectif global d aider le Burkina Faso et le Ghana à définir ensemble des principes fondamentaux de la gestion de l eau et à créer un cadre de collaboration pour la gestion de leurs ressources communes en eau. Le projet a effectivement démarré le 1 er juillet 2004 par la nomination d un coordonnateur. La composante WANI/DGIS a pris fin en décembre 2006 et a été prolongée jusqu en Mars 2007 sans frais supplémentaires. La composante ASDI doit normalement prendre fin le 30 septembre 2007. Après trios années de mise en oeuvre (mid-2004 à Septembre 2007), les réalisations majeures du projet sont : Résultat 1: Une base de connaissances d aide à la décision compilée et partagée L état de la disponibilité et de la demande en eau analysée et des options proposées pour le développement des ressources en eau Un audit de l eau a été mené et achevé en août 2007 pour mieux comprendre la dynamique de la disponibilité et de la demande en eau. Les informations sur les différents cas de disponibilité de l eau ont parmi de faire des projections sur les demandes pour les différents usages pour des sites bien définis au Burkina Faso et Ghana, de faire des analyses grâce au système WEAP (Système d Evaluation et de Planification des ressources en eau) élaboré par l Institut Environnemental de Stockholm des Etats Unis. Des options ont été proposées pour l utilisation de l eau dans le cadre du scénario aucune action (c'est-à-dire avec le maintien de la capacité de la ressource présente, ou le maintien des infrastructures actuelles comme telles, mais avec une possibilité d augmentation de la demande). Problèmes des ressources en eau et des besoins immédiats des communautés pilotes identifiés et classés par priorité. Des enquêtes socio-économiques détaillées ont été menées en août 2006 auprès des communautés des berges de la Volta Blanche (Béléyerla, Zékézé, Sampéma et Mogr-nooré au Burkina Faso; et Kugrasia, Sapéliga Mognore au Ghana) pour recueillir des informations de base et avoir une idée des besoins prioritaires de ces communautés. Des indicateurs importants ont été produits et serviront à contrôler les impacts des actions du projet. 2
Des informations améliorées ont été collectées sur le suivi de l écoulement du fleuve vers le Ghana à partir du Burkina Faso La DGIRH (maintenant DGRE) avait reçu un appui pour la réhabilitation de deux stations de jaugeage en aval du barrage de Bagré afin de faciliter la collecte de l information sur les quantités d eau qui se déversent au Ghana, ce qui permettrait de disposer d un cadre d alerte précoce pour les cas d urgence, tels que les sécheresses et les inondations. Cartes thématiques et de base produites pour la zone pilote et capacités des partenaires renforcées dans les applications SIG et imagerie satellitaire Grâce à la collaboration avec VIASAT Geo-Technologies du Canada, plusieurs cartes thématiques, de base et localisées sur 3D du site du projet ont été produites, et une formation sur l application de l imagerie satellitaire dans la gestion des ressources en eau a été organisée au profit des institutions clés (WRC, DGRE, et les institutions chargées des enquêtes dans les deux pays). Résultat 2: Des activités pilotes GIRE et des activités pilotes alternatives aux moyens de subsistance menées Partenaires locaux mobilisés pour les actions GIRE Sept communautés (4 au Burkina et 3 au Ghana) ont été mobilisées pour créer des comités de protection des berges. Pendant ce temps, la huitième (à Sakom au Ghana) a vu son association d usagers de l eau redynamisée et appuyée pour la réhabilitation d un barrage ayant cédé. Deux ONG relais (une au Burkina Faso et une au Ghana) ont été choisies pour appuyer les communautés et les services techniques dans la mise en oeuvre des activités sur le terrain Berges du fleuve de la zone pilote reboisées avec des arbres fruitiers et arbres pour le bois de chauffe comme activités alternatives génératrices de revenus Sept (7) sites de pépinières communautaires ont été organisés avec environ 27 000 plants (dont des acacias et des albizias), et environ 6 500 plants d arbres fruitiers importés (manguiers greffés et goyaviers) qui seront plantés sur les berges au cours de l hivernage de l année 2006. Environ 40 % de ces plants ont été perdus pendant la première année à cause des feux de brousse, les attaques d insectes, le manque d arrosage et l action des animaux, mais environ 57% des plants ont survécu. Quatorze mille (14 000) plants complémentaires ont été produits en mars 2007 et 50% ont été transplantés sur les berges en juillet 2007. Malheureusement, les graves inondations intervenues dans le basin entre juillet et septembre 2007 ont détruit la plupart de ces plants. Les structures techniques décentralisées ont été mobilisées pour appuyer les ONG relais dans la planification et la mise en œuvre des activés au niveau communautaire. Le PAGEV a initié avec les services techniques des différents secteurs (Agriculture, Eau et Environnement) et les ONG une planification conjointe pour réduire le découpage institutionnel qui pourrait avoir des impacts négatifs sur les actions effectives de réduction de la pauvreté et de gestion des ressources naturelles. Barrage réhabilité pour rendre l eau disponible dans les plaines et permettre le jardinage et la culture de riz en saison sèche Le petit barrage de Sakom dans le District de Bawku Ouest au Ghana, qui avait cédé en 1998 a été réhabilité afin d assurer au populations de l eau pendant toute l année et leur permettre de pratiquer le jardinage et la culture de riz. 3
Résultat 3: Cadres Politique et institutionnel reformés Deux principaux résultats ont été atteints dans cette composante. Ce sont i) une participation locale accrue dans la prise de décisions concernant la gestion des ressources naturelles du basin à travers la mise en place de forums multi-acteurs pour la GIRE aux niveaux communautaire, national et transfrontalier; ii) l introduction de mécanismes de coordination innovateurs sur la gestion transfrontalière des eaux à partir d une perspective à plusieurs niveaux soutenues par de nouveaux accords et protocoles afin de promouvoir la coopération transfrontalière à long terme. Un Code de Conduite a été élaboré sur le développement et la gestion des ressources en eau et des autres ressources partagées dans le bassin Des forums multi-acteurs pour la GIRE ont été organisés aux niveaux communautaire, national et transfrontalier pour promouvoir la coopération Des directives sur la gouvernance des forums locaux ont été approuvées et des liens établis entre ces forums et les institutions nationales et transfrontalières Un Accord bilatéral formalisant le CTC-GIRE a été signé par le Burkina Faso et le Ghana. Résultat 4: Le Projet est efficacement géré et coordonné Les actions de cette composante ont permis d assurer un feedback interne ininterrompu et un processus d apprentissage pour le projet. Les principaux résultats sont les suivants: Six réunions ordinaires et une réunion extraordinaire du Comité de Pilotage du Projet ont été tenues. Un contrôle et une évaluation externes du projet ont été menés. Le contrôle régulier de PAGEV a été assuré par le Consultant en Suivi de l Asdi, alors l évaluation du projet a été assure par d autres consultants locaux; y compris l évaluation à mi-parcours qui a été conduite de février à mars 2006, et l évaluation finale a été faite en juin 2007. Ces évaluations ont été complétées par un audit financier et administratif externe du projet, mené par un cabinet d audit, le Cabinet Deloitte Burkina, SA. Publication des rapports du projet Des rapports annuels sur l état d avancement de 2005 et 2006 ont été promptement élaborés et soumis pour approbation au comité de pilotage du projet. Les rapports sont disponibles aux différentes structures de l UICN à travers le monde à partir de son «Knowledge Network» (http://intranet.iucn.org/kb/app/item/document/brao/burkina/pagev ) De nouveaux éléments des activités du projet sont aussi disponibles sur les sites web ci-dessous : www.iucn.org/places/brao/docs_pdf/comite_nakanbe_engl.pdf, et www.iucn.org/en/news/archive/2005/10/white_volta.pdf Supprimé : Réflexions sur les leçons apprises avec la mise en œuvre du projet La mise en œuvre des interventions GIRE dans le sous bassin de la Volta Blanche ont montré que la planification et la mise en œuvre des activités communautaires peuvent être bien partagées par les secteurs tout comme par les communautés vivant des deux côtés de la frontière. La participation des communautés à la base dans la gestion de l eau et des autres ressources naturelles a été accrue lorsque les communautés en bénéficient directement. Les autochtones peuvent être réticents à la restauration des berges par crainte de perdre leurs droits sur la terre. De telles craintes sont vite balayées à travers des consultations accrues entre les propriétaires des terres et les agriculteurs, mais aussi 4
en montrant clairement et de manière visible les avantages des actions aux populations. Le projet a mis à nu les difficultés qui existent dans la mise en œuvre des actions dans un environnement multilingue (Français, Anglais et les langues locales telles que le Mooré). Cependant, la coopération des gouvernements et des acteurs et l appui institutionnel très fort reçu ont permis de minimiser l impact de ces difficultés sur le projet. L UICN-BRAO est de plus en plus reconnue comme le promoteur clé de la gestion transfrontalière intégrée et participative des ressources en eau dans la Sous Région Ouest-Africaine. Questions transversales Des activités mise en œuvre avec un accent sur la réduction de la pauvreté: La réhabilitation du petit barrage de Sakom a permis d assurer la disponibilité de l eau dans les plaines et permettre ainsi le jardinage et la culture de riz en saison sèche. La distance à parcourir des champs aux berges du fleuve a été éliminée; d ou l augmentation du potentiel pour accroître la production agricole et réduire les tensions sociales au sein de la communauté. La pauvreté dans la zone d intervention de PAGEV n est pas le seul problème des populations à faible revenue, mais elle est étroitement liée à une santé précaire et aux mauvaises conditions sanitaires. PAGEV a ainsi fourni à certaines communautés des puits à large diamètre qui ont permis de soulager beaucoup les communautés, en particulier les femmes qui consacrent beaucoup de leur temps à puiser l eau pour leurs travaux domestiques pendant la saison sèche. La plupart des communautés pilotes sont composées de petits paysans sans qualification qui dépendent beaucoup des cultures saisonnières telles que le mil et le maïs. PAGEV les encourage à changer en adoptant les cultures ayant une plus value (mangues et goyaves) pour accroître les revenus des ménages dans le long terme. Certaines des communautés ont été formées à la production de manguiers greffés qui seront vendus lors de la saison de plantation et générer ainsi des revenus pour ellesmêmes et pour le comité local. Des arbres à croissance rapide (acacias) ont été plantés pour servir de protection aux berges tout en fournissant en même temps du bois de chauffe et permettre d accroître les revenus des ménages. Prise en compte de l aspect genre dans les activités de PAGEV Dans les coutumes de la plupart des communautés, le rôle de la femme est presqu insignifiant dans la prise de décision concernant le ménage; leur participation dans les affaires publiques de la communauté est également très faible. La plupart des comités des villages peuvent être constitués seulement d hommes qui prennent les décisions concernant l avenir des communautés alors que les femmes ne peuvent pas exprimer leurs positions. PAGEV a fait des efforts conscients pour encourager les comités des villages charges de la protection des berges à vaincre ces stéréotypes en incluant au moins une femme dans les cinq membres du comité de chaque village. Les puits à large diamètre fournis à certaines communautés ont également permis de réduire la distance à parcourir et le temps nécessaire pour la collecte de l eau. Activités du projet allant dans le sens de la perspective ne rien dégrader 5
Une évaluation de l impact environnemental du barrage à réhabiliter à Sakom a été achevée en mars 2006. Les recommandations du Plan de Gestion Environnemental (EMP) sert de guide dans la mise en œuvre du projet à différents niveaux afin de minimiser tout impact négatif. Avant de repiquer les plants produits dans les pépinières, le projet a loué les services d un ethnobotaniste afin qu il identifie les différentes espèces de plants dans les pépinières, évaluer leur convenance aux conditions locales et identifier aussi les impacts négatifs qui pourraient constituer un danger pour écosystèmes dans la zone. Les appréhensions de certains groupes parmi les communautés par rapport au droit à la terre (surtout les agriculteurs immigrés) après la maturité des arbres fruitiers demeure. PAGEV a initié des consultations entre les agriculteurs et les chefs traditionnels/propriétaires terriens pour résoudre ces problèmes. Ces consultations commencent à créer la confiance entre les acteurs, mais le processus est lent et a besoin d être intensifié. La division institutionnelle peut avoir des effets négatifs sur l efficacité des programmes visant la réduction de la pauvreté et la conservation des sols. PAGEV a fait des efforts pour promouvoir une planification et une mise en œuvre conjointes des interventions GIRE en organisant des ateliers au profit des ONG et des structures techniques (Agriculture, Eau et Forêt et Environnement) des autorités locales des deux pays (mars et août 2006). L Annexe 1 présente un résumé de l état d avancement dans la mise en œuvre des activités et les résultats atteints. 6
1. INTRODUCTION 1.1 Caractéristiques générales du Bassin Situé en Afrique de l ouest, le Bassin de la Volta a une superficie d environ 400,000 km 2 et couvre six pays, à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d Ivoire, le Ghana, le Mali et le Togo. La superficie du bassin dans ces six pays va de 2,5% en Côte d Ivoire à 42,9% au Burkina Faso. (Tableau 1). Le Burkina Faso et le Ghana occupe la plus grande partie du bassin, près de 85%. (Figure 1) MAP OF VOLTA BASIN SHOWING POLITICAL BOUNDARIES Mali Baï Ouankoro Bobo Dioulasso Koro Ouahigouya Ouagadougou Burkina Faso Pô Bolgatenga Tanguieta Wa Doropo Niger Natitingou Le bassin est divisé en quatre sousbassins: la Volta Noire, la Volta Blanche, l Oti et la Basse Volta. Le climat dans le Bassin de la Volta varie entre l aride à l extrême Nord du Burkina Faso (moyenne annuelle de précipitation <500 mm/an), le semiaride au centre du Burkina Faso (~700 mm/an) et le sous-humide au sud du Ghana (~1600 mm/an). Bouna Tamalé Lama Kara Benin Togo Cote d'ivoire Bondoukou Ghana Legend Cities and Towns White_Volta Black_Volta Oti_Pendjari Dams and Lakes mali togo benin burkina cote d'ivoire ghana Lomé - Accra 80 40 0 80 Kilometers Figure 1: Carte des frontières politiques des Etats du basin de la Volta Pays Superficie du bassin dans chaque pays (km 2 ) % de la superficie totale du Bassin Tableau 1: Répartition de la superficie du bassin par pays % du pays dans la superficie de chaque pays Côte d Ivoire 9,890 2.48 3.1 Mali 12,430 3.12 1.0 Bénin 13,590 3.41 12.1 Togo 25,545 6.41 45.0 Ghana 165,830 41.6 70.1 Burkina Faso 171,105 42.9 62.4 Total 398,390 100 7
1.2 Contexte du Projet Le Bassin de la Volta abrite une population de près de 19 millions d habitants qui dépendent directement ou indirectement des ressources du fleuve. A cause d une croissance démographique d environ 2.5% l an, la pression sur la Volta et ses ressources est de plus en plus grande du fait des activités humaines. La pauvreté et la pression démographique croissante ont entraîné une exploitation extensive des ressources naturelles du bassin. La course à l eau pourrait devenir une source de tension - ou même de conflit, particulièrement entre le Burkina Faso et le Ghana qui, ensemble, se partagent près de 85% de la superficie totale du bassin. D autre part, le caractère vital de l eau douce pourrait aussi être une puissante motivation pour coopérer et partager les ressources. Cependant, ce bassin est resté pendant longtemps le seul bassin fluvial transfrontalier en Afrique sans cadre légal ou institutionnel pour gérer les conflits et inciter à une gestion prudente et durable des ressources en eau du bassin. L absence de consultation et de coordination entre le Burkina Faso et le Ghana (les deux plus grands riverains) combiné avec des politiques et des initiatives de développement non-concertées ont constitué des menaces sérieuses à la gestion durable du Bassin de la Volta. A l initiative de l UICN, le projet de trois ans dénommé PAGEV «Projet d Amélioration de la Gouvernance de l Eau dans le Bassin de la Volta» a démarré à la mi 2004 en réaction à un besoin de coordination et de coopération transfrontalière pour la gestion des ressources en eau du Bassin de la Volta. Le PAGEV s inscrit dans le Partenariat Mondial pour l Eau et la Nature (WANI) de l UICN qui cherche à intéresser l approche écosystème à la planification et à la gestion des bassins fluviaux. Conçu et exécuté conjointement par l UICN-BRAO et le GWP-WA, le projet implique deux pays du Bassin de la Volta qui à eux seuls occupent près de 85% de la superficie du bassin. 1.3 Objectifs du Projet Le projet a pour objectif global d aider le Burkina Faso et le Ghana à s entendre sur des principes fondamentaux pour la gestion de l eau et à mettre en place un cadre de concertation pour la gestion de leurs ressources communes en eau dans le Bassin de la Volta.. Le PAGEV se concentre sur quatre objectifs stratégiques : 1. Une base de connaissances d aide à la décision: Une base de données d aide à la décision clé a été compilée, partagée pour servir d appui aux consultations et à la collaboration constructive sur la gestion de l eau entre le Burkina Faso et le Ghana. 2. Les Interventions pilotes GIRE: De manière conjointe, le Burkina Faso et le Ghana développent, exécutent et s inspirent des interventions pilotes de l GIRE dans un sous-bassin transfrontalier précis. 3. Changement politique et institutionnel: Les mécanismes de consultation bilatérale existant entre le Burkina Faso et le Ghana sur la gestion de l eau ont été élargies et renforcés à travers l adoption et l application d un Code de Conduite dans la gestion des eaux communes. 8
4. Apprentissage et coordination: Le projet a été bien géré et coordonné; l apprentissage formel a été soutenu; les leçons apprises ont été disponibles. 1.4 Plan du Rapport Ce rapport final a pour but de présenter les processus qui ont abouti aux résultats majeurs du Projet du début jusqu à la fin. Le rapport présentera aussi les enseignements tirés de l exécution du projet. La présentation générale du rapport vise à décrire les activités et résultats dans chacun des quatre thèmes stratégiques ou composantes du projet. Il essayera de couvrir les points suivants : A. Les réalisations du Projet Cette section présentera la synthèse des réalisations au cours de toute la période d exécution du projet en se focalisant sur : Les résultats de la phase de démarrage (juillet 2004 à janvier 2005); Les résultats de la mise en œuvre du projet. B. Questions transversales Cette section donne un résumé: Des activités exécutées en prenant en compte la lutte contre la pauvreté De l intégration de l approche genre dans les activités du PAGEV Des activités du Projet traitant de l approche ne rien détruire C. Réflexions sur les leçons apprises avec la mise en œuvre du projet Cette section portera sur : Les leçons apprises La durabilité du projet Les questions en suspens D Rapport financier à ce jour E Annexes Les annexes suivants sont joints à ce rapport; Liste des documents produits o Rapports administrative et de gestion du projet o Rapports techniques o Rapports de mission Rapport des synthèses techniques 9
2. LES REALISATIONS DU PROJET 2.1 Résultats depuis la phase de démarrage Le début a été lent car il a fallu un peu de temps pour disposer d un minimum d équipement de bureau et pour que les locaux soient disponibles. Il a aussi fallu du temps avant que la Cellule de gestion du Projet (PMU) ne dispose de tout son personnel (le recrutement de l équipe technique ne s est achevé qu en avril 2005). En outre, plusieurs réunions du Comité de Pilotage du Projet programmées vers fin 2004 ont dû être reportées du fait de la crise en Côte d Ivoire qui a beaucoup perturbé les déplacements de certains membres. Les résultats majeurs atteints au cours de la période sont: 2.1.1 L analyse de l état des lieux du bassin effectuée Une équipe de consultants composée d experts burkinabè et ghanéens a été chargée de faire l analyse de l état des lieux (SA) du bassin. Cette SA a été achevée en début janvier 2005 et elle a permis d identifier des problèmes graves liés à la gestion de l eau dont : a) la prolifération des mauvaises herbes aquatiques b) l érosion et la sédimentation dans le bassin c) la rareté de l eau qui devient préoccupant dans les zones reculées de l extrême nord du bassin d) le déplacement des éléphants entre le Nazinon et le Nakanbé au Ghana et au Burkina Faso Les Consultants ont recommandé la mise en œuvre des actions suivantes afin de résoudre ces problèmes: La lutte contre la jacinthe d eau douce dans le fleuve Mou (un affluent de la Volta Noire) à Djué dans le Département de Kombia, Province du Tuy au Burkina Faso; La restauration du lac Bam au nord du Burkina Faso pour mettre un terme à son ensablement; Des interventions pilotes GIRE dans le sous-bassin transfrontalier entre Pô (au Burkina Faso) et Bawku (au Ghana) ; La délimitation et la création d un corridor transfrontalier (Ghana et Burkina Faso) pour la circulation des éléphants entre la Volta Blanche et la Volta Rouge. Figure 2: Sites choisis par SA pour les activités GIRE 10
2.1.2 Tenue du premier atelier consultatif des acteurs Le premier atelier consultatif des acteurs du PAGEV a été tenu à Tamalé au Ghana et avait pour objectif de : (a) valider le rapport des consultants sur l analyse de l état des lieux; (b) lancer officiellement les activités de PAGEV; (c) présenter le projet aux partenaires potentiels et discuter des moyens de promouvoir les synergies et une coopération pratique. L atelier a réuni environ ne cinquantaine de participants, en majorité du Burkina Faso et du Ghana, dont des spécialistes de l administration centrale, des représentants de l administration décentralisée (venus des Départements du Burkina Faso, et des Districts du Ghana), des institutions publiques ou parapubliques travaillant dans le domaine de l eau (VRA, SONABEL, MOB, GIDA, ONEA et GWCL), des institutions académiques et de recherche (WRI, INERA, SARI), des ONG et des institutions de coopération internationale et bilatérale. Les participants ont fait remarquer que les sites identifiés pour intervention par l analyse de l état des lieux étaient trop distants les uns des autres, n étaient pas transfrontaliers et étaient pour la plupart situés du côté burkinabè du bassin. Ensuite, il a été accepté que si l objectif de promotion de la coopération autour des ressources communes en eau doit être atteint, il faudrait au préalable prendre en compte les intérêts des deux pays dans le choix des zones pour les interventions pilotes. Il a été recommandé que la zone en aval du barrage de Bagré sur la Volta Blanche soit retenue car elle est le site le plus approprié pour entreprendre des interventions pilotes GIRE. 2.1.3 Zone pilote choisie pour les interventions GIRE Le PAGEV a réuni une équipe composée du personnel des deux plus grands partenaires du Ghana et du Burkina Faso (WRC et DGIRH) pour procéder à une analyse complémentaire de l état des lieux du 7 au 12 février 2005. Cette équipe a délimité une zone d une petite superficie (environ 2700 km² qui englobe le sous bassin de la zone en aval du barrage de Bagré pour l intervention pilote. La Figure 3 montre la zone choisie. Au Burkina Faso, la zone pilote prend en compte les communautés vivant près du Nakanbé (ou Volta Blanche) dans les Départements de Zabré et Bittou dans la Province du Boulgou. Il s agit des villages de Béléyerla, Zékézé, Sampéma et de Mogr-noré. Du côté du Ghana, la zone s étend de la frontière aux escarpements du Gambaga et comprend les villages de Sapeliga et Sakom dans le District de Bawku Ouest, Mognore dans la municipalité de Bawku, et Kugrasia dans le District de Garu- Tempane. Figure 3: Le sous basin pilote de PAGEV dans le basin de la Volta 2.1.4 La préparation du document de base pour les interventions pilotes sur le 11
terrain Sur la base du complément d analyse de l état des lieux effectuée conjointement par des agents du WRC, de la DGIRH (maintenant DGRE) et de PAGEV, un document de base a été proposé pour les interventions pilotes. Il comprend les trois sous-composantes ci-après: Sous-composante 1:Création du Forum Consultatif de la Communauté de la Volta Blanche: Cette sous-composante vise à encourager la consultation et la négociation entre les experts, les représentants des institutions de l administration locale, les associations des usagers de l eau, les groupements paysans, aussi bien que les organisations communautaires dans le sous-bassin choisi. Ce forum a pour but de mettre à la disposition des représentants locaux du sous-bassin une plate-forme pour des délibérations collectives et constructives et proposer des solutions applicables aux problèmes minant leur usage commun des ressources de la Volta Blanche. La discussion des questions nécessitant la participation collective (y compris des femmes), la conscientisation sur le VIH/SIDA, la résolution des conflits, etc., pourraient garantir une gestion équitable et durable des ressources en eau et des autres ressources naturelles lors de ce forum. Sous-composante 2: Restauration des berges et appui à la réhabilitation des petits réservoirs Cette sous-composante comprend deux activités: 1) La création de zones tampon le long de la Volta Blanche et le reboisement des bandes au sein des communautés choisies. 2) La réhabilitation du petit barrage de Sakom près de Zebilla au Ghana. Cette sous-composante vise la protection des terres et des ressources en eau de la Volta Blanche pour un développement durable par : a) un appui aux communautés des deux pays à gérer leurs ressources en eau de manière durable; b) la lutte contre l érosion des sols le long du fleuve pour restaurer les sols et maintenir le couvert végétal et aussi réduire l ensablement du lit du fleuve; c) une amélioration de la production agricole dans les plaines irriguées près du petit village de Sakom tout en assurant un fonctionnement durable de l écosystème ; d) un soutien aux initiatives locales génératrices de revenus pour garantir la sécurité alimentaire et réduire la pauvreté ; e) une protection des forêts existantes à travers la création de bosquets comme source d énergie alternative au bois de chauffe pour les communautés rurales. Sous-composante 3: Amélioration de la capacité en collecte et partage de données transfrontalières L objectif de cette intervention est de renforcer les capacités institutionnelles pour la collecte de données sur le débit et la qualité de l eau au sein de la WRC (au Ghana) et de la DGIRH (au Burkina Faso). Le PAGEV entend soutenir l implantation de stations de jaugeage en aval du barrage de Bagré et sur le fleuve Nouahou (un affluent de la Volta Blanche) afin d obtenir plus de données détaillées sur l apport de ces cours d eau. Le PAGEV entend aussi appuyer la DGIRH dans la mise en place d un bon système de contrôle de la qualité de l eau pour pouvoir déterminer avec précision la qualité de l eau qui s écoule vers le Ghana. 12
2.1.5 Les partenaires institutionnels identifiés Une grande importance a été accordée à la mise en place d un réseau viable de partenaires à la fois au Burkina Faso et au Ghana depuis la conception du projet comme outils de promotion de la coopération. Pendant la phase de planification des activités pilotes, l accent a été mis sur l identification et l analyse des institutions actrices et partenaires. Voir tableau 2 Tableau 2: Partenaires institutionnels de PAGEV Institution Responsabilité Rôle dans PAGEV Partenaires au Burkina Faso DGIRH (maintenant DGRE) Direction Régionale de l Agriculture, de l Hydraulique et des Ressources Halieutiques (Tenkodogo) MOB SONABEL Préfectures & Départements (Tenkodogo, Bagré, Bittou, Zabré,) Coordonner, programmer, réguler et gérer le développement et l usage des ressources en eau au Burkina Faso Représentant Régional du Ministère de l Agriculture, de l Hydraulique et des Ressources Halieutiques et la DGRIH. Construire, diriger, gérer et entretenir les systèmes d irrigation pour la production agricole du barrage de Bagré. Produire de l électricité pour usage domestique et industriel. Fournir infrastructures et assistance pour le développement des ressources du lac (y compris la gestion de la pêche) ; Gère le barrage de Bagré. - Exécuter les programmes de développement du gouvernement au niveau local ; - Promouvoir les coutumes locales qui valorisent la protection de l environnement. Partenaires au GHANA Commission des Coordonner & appliquer les politiques du Ressources en eau gouvernement dans le cadre de l WRM et gérer les ressources en eau du pays. Aura la responsabilité de superviser l exécution du projet au BF en tandem avec la WRC au Ghana comme co-directeur. Les accords/ MoU de partenariat doivent être signés avec le PAGEV Servira de point focal du bassin pilote et sera impliqué dans les projets pilotes au niveau régional. Sera impliqué dans le projet pilote transfrontalier en aval du barrage de Bagré. Apportera conseils et assistance techniques au projet pilote transfrontalier en aval du barrage de Bagré - Supervisera les projets pilotes GIRE. - Appuyer techniquement et financièrement les interventions pilotes. - Mener des campagnes de conscientisation à l environnement et au VIH/SIDA. - Faire mieux connaître le PAGEV au niveau local. Directement responsable de la mise en œuvre des interventions pilotes dans le sous- bassin du côté du Ghana à travers ses bureaux à Bolgatanga. Les accords/ MoU de partenariat doivent être 13
Institut de Recherche Hydraulique (WRI) Ghana Ministère des Ressources Hydrauliques, des Infrastructures et de l Habitat (MWRWH) - Ghana Les Assemblées de District (Assemblée Municipale de Bawku, et les Assemblées de Bawku Ouest et Garu- Tempane) Agence pour la protection de l Environnement (EPA) Autorité de la Volta (VRA) Produire une carte hydrogéologique et de la qualité de l eau, et servir d archives des données sur les forages et les rapports. Est soutenu par la WRC avec des fonds du DANIDA pour faire une carte hydrogéologique et de la qualité de l eau dans le bassin de la Volta Blanche. - Formuler et coordonner du secteur de l eau au Ghana; - Pilote, supervise et évalue les prestations des agences publiques et privées dans la réalisation des objectifs de la politique du secteur de l eau à travers une Direction de l Eau. - Appliquer les programmes de développement du gouvernement au niveau local ; - Planifier et recommander les stratégies et activités pour une meilleure protection de l environnement ; - Promouvoir les pratiques traditionnelles qui promeuvent et encouragent la protection de l environnement. - Appliquer les politiques, les réglementations et les programmes de protection de l environnement; - Veiller à la conformité avec les réglementations en matière d environnement (EIA); - Conduire et promouvoir l éducation et la conscientisation à l environnement.. - Produire de l électricité pour usage domestique et industriel ; - Assurer le transport sur le lac Volta ; - Garantir le caractère sacré et le développement durable du lac et de ses ressources. signés avec le PAGEV. Fournira des données hydrogéologiques et sur la qualité de l eau à la composante connaissance. Aura une vision d ensemble des responsabilités de la Commission des Ressources en Eau et du Département des Services Hydrologiques. A consenti à soutenir PAGEV. - Supervisera les interventions pilotes GIRE. - Appuyer techniquement et financièrement les interventions pilotes. Mener des campagnes de sensibilisation à l environnement et au VIH/SIDA. - Faire mieux connaître le PAGEV au niveau local. Apportera un appui technique aux Districts pour piloter les impacts et s assurer que la gestion durable de l environnement (terres, forêts, eau) est exécutée conformément au Projet. Aura l avantage d assurer la santé du fleuve et du lac; Travaillera avec PAGEV pour mieux le faire connaître à l échelle nationale et internationale. Un rapport détaillé de l analyse de l état des lieux et une stratégie de mise en œuvre des interventions pilotes GIRE sont inclus dans le Rapport de création du Projet (février 2005). 14
2.2 Principaux résultats de la mise en œuvre du projet La mise en œuvre du projet a abouti à d importants résultats qui ont défini des repères pour de futures interventions transfrontalières dans le basin de la Volta. Ce sont : La compilation de connaissances et d informations de très grande importance pour servir d aide à la décision et le contrôle des interventions dans le basin, mais aussi pour server d outils de facilitation des consultations et négociations dans l utilisation en amont et en aval de l eau. L établissement de liens entre la gouvernance de l eau et les avantages à en tirer pour les moyens de subsistance à travers l intégration des besoins en subsistance des communautés pauvres dans les actions GIRE, y compris les activités génératrices de revenus, l approvisionnement en eau potable et l éducation en hygiène dans les interventions pilotes. La participation accrue au niveau local dans les prises de décision en ce qui concerne la gestion des ressources naturelles du bassin par la mise en place des forums multi acteurs pour la GIRE aux niveaux communautaire, national et transfrontalier. L introduction de mécanismes de coordination novateurs sur la gestion transfrontalière de l eau à partir d une perspective à plusieurs niveaux soutenue par de nouveaux accords et protocoles visant à promouvoir la coopération transfrontalière à long terme entre le Burkina Faso and Ghana. L élaboration de dispositions pour la coordination du projet et des procédures du S&E qui assurent un feedback interne et un processus d apprentissage et facilitent le contrôle du projet. 2.2.1 Résultat 1: Base de connaissances d aide à la décision Les activités de cette composante ont produit des connaissances et des informations remarquables utiles pour la prise de décision permettant d améliorer la planification, les prises de décision et le contrôle des interventions dans le bassin. Les résultats pourraient servir d outils pour faciliter les consultations et les négociations sur les questions de l eau entre le Burkina Faso et le Ghana. 2.2.1.1 L état de la disponibilité et de la demande en eau a été analysé (Audit de l eau) Un Audit de l eau du bassin, qui a évalué la disponibilité et la demande présentes et futures de l eau, a été mené et le projet de rapport présenté en janvier 2007. En prélude à l audit de l eau, un expert hydrogéologue international (M. Bart Goes des Pays Bas) a été engagé en mai 2005 pour mener un pré-audit. Le pré-audit a permis d obtenir un aperçu des données de base sur les sources, la pluviométrie, le débit du fleuve, et les autres ressources, et a proposé un plan détaillé d exécution de l audit. Le pré-audit a été finalisé en juin 2005 et l audit lui-même n a commencé finalement qu en juin 2006 du fait des retards dans les transferts de fonds et des problèmes d acquisition de données, précisément des institutions hydrologiques et météorologiques nationales du Ghana. Sous la direction de Nii Consult (un cabinet de consultation du Ghana), un groupe d experts du Burkina Faso et du Ghana ont mené l audit de l eau. Dix-neuf (19) stations hydrométriques ont été choisies pour déterminer la quantité moyenne mensuelle d eau de surface disponible dans les sous-bassins majeurs de la Volta, à savoir la Volta Noire, la Volta Blanche (avec ses sous-bassins la Volta Rouge, Sissili et Kulpawn) et l Oti. Dix (10) des stations sont situées au Burkina Faso et neuf (9) au Ghana. Elles sont réparties entre les sous-bassins principaux comme suit: six (6) sur la Volta Noire, dix (10) sur la Volta Blanche, et trois (3) sur l Oti. 15
Les données ont été minutieusement examinées, validées, et les éléments manquants ont été évalués grâce au modèle SMAP sur l écoulement de l eau de pluie au Burkina Faso et au modèle d analyse de régression linéaire au Ghana. Les estimations des quantités d eau disponibles dans les stations choisies sur une longue période, en prenant en compte les extrêmes et l impact du changement climatique, ont ensuite été calculées par ordinateur. Les extrêmes en matière de disponibilité de l eau ont été définis sur la base des pourcentages de pluviométrie sur une période de 40 à 45 ans comme suit : 10 pour cent, signifiant Pluviométrie très faible 25 pour cent, signifiant Pluviométrie faible 75 pour cent, signifiant Pluviométrie élevée 90 pour cent, signifiant Pluviométrie très élevée La disponibilité de l eau sous ces différents régimes de pluviométrie ayant été déterminée par l audit hydraulique, des projections pour des demandes en eau pour les divers usages sur des sites choisis (dont Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou, Ouahigouya, et Bagré au Burkina Faso; et Tamale, Damongo, Bolgatanga, Tono, Vea, Bimbila et Wulensi au Ghana) ont été effectués en utilisant le système d Evaluation et de Planification de l Eau (le WEAP) élaboré par l Institut Environnemental de Stockholm basé au Etats Unis. Les résultats préliminaires montrent que selon le scénario «ne rien faire» (c est-à dire que le niveau de la ressource et les infrastructures restent tel tandis que la demande peut croître), la capacité à satisfaire la demande sous différents régimes pluviométriques sera comme suit : i) Disponibilité de l eau sur la base d une pluviométrie moyenne sur une période donnée (40 à 54 ans jusqu en 2005). a. Pour usage domestique et industriel: Il y aura assez d eau pour couvrir la demande de toutes les villes jusqu en 2030 sauf pour Ouagadougou qui connaîtra des pénuries d eau à partir de 2013. En 2015, 88% des besoins en eau de Ouagadougou seront satisfaits; ce chiffre tombera à 78% en 2030. b. Pour l irrigation: Il y aura un déficit pour le site de Bagré à partir de 2013. Seulement 45% de la demande sera satisfaite en 2015, pour tomber à 42% en 2030. Pour le lac Bam, seulement 23% des besoins seront satisfaits de 2010 à 2030. ii) Disponibilité de l eau sur la base d une très faible pluviométrie ou un régime très sec a. Besoins en eau pour usage domestique et industriel Les besoins prévus peuvent être satisfaits dans toutes les villes à l exception de Ouagadougou, Tamale et Damongo. Pour Ouagadougou, 86% des besoins peuvent être satisfaits en 2015, et 69% en 2030; pour Tamale, 99% des besoins peuvent être satisfaits en 2015 et 91% in 2030. b. Besoins en eau pour irrigation Sur le site de Bagré, seulement 15% des besoins peuvent être satisfaits entre 2015 et 2030; 13.5% pour le site du lac Bam entre 2015 et 2030. c. Pour l irrigation Seulement 15% des besoins d eau pour l irrigation seront satisfaits entre 2015 et 2030 à Bagré; alors que 13,5% seront satisfaits pour l irrigation sur le lac Bam entre 2015 et 2030. 16
iii) Disponibilité de l eau en cas de changement climatique (période sèche prolongée) a. L eau à usage domestique De très fortes pénuries dans les mois de saison sèche à Ouagadougou, Tamale et Damongo alors que tous les autres villes verront leurs besoins entièrement couverts. A Ouagadougou, les pénuries commenceront en 2009 et en 2015, 88% des besoins seront satisfaits. Ce taux descendra à 69% en 2030 ; à Tamale, les pénuries interviendront en janvier, février, et mars. Les pénuries seront plus accentuées en 2030 avec 93% des besoins couverts. b. L eau pour irrigation Pour le site de Bagré, 30% des besoins seront couverts en 2015 pour tomber à 15% en 2030. Pour le site du lac Bam, seulement 18% des besoins peuvent être couverts de 2015 à 2030. Une revue du rapport par les pairs a été menée par des experts hydrogéologues du bassin de la Volta et hors du bassin. Les 23 et 24 mai 2007, un atelier a été organisé à Accra pour offrir une plateforme de consultation sur le rapport avec une gamme variée d usagers de l eau (dont SONABEL, ONEA, VRA, GWCL et GIDA), des institutions de recherche (IWMI, GLOWA-VOLTA), et autres partenaires du secteur de l eau du Burkina Faso et du Ghana (DGRE, WRC, services hydrologiques et météorologiques). Les recommandations de l atelier ont mis en exergue le besoin d harmoniser les méthodes de remplissage en cas d absence de données hydrométéorologiques, et aussi celui d améliorer les données disponibles (surtout sur la qualité de l eau de surface) pour appliquer le modèle WEAP. Des suggestions ont été faites pour examiner plusieurs scénarios de production d énergie hydroélectrique au Burkina Faso et au Ghana ensemble et séparément, et des scénarios de construction de nouveaux barrages et l extension de l agriculture ont été élaborés. 2.2.1.2 Problèmes liés aux ressources en eau et besoins immédiats des communautés pilotes identifiés Au cours de la mise en œuvre du projet (août 2006), des enquêtes socio-économiques détaillées avaient été menées sur les communautés pilotes pour cerner les préoccupations soulevées par l évaluation à mi parcours du projet et repris lors de la rencontre du Comité de Pilotage du Projet. Les enquêtes ont permis de collecter des informations sur les caractéristiques biophysiques, sociales, économiques, politiques et institutionnelles des communautés pilotes. Des informations de base améliorées en termes de conditions socio-économiques, et d analyse des problèmes en mettant l accent sur les besoins prioritaires des communautés ont été collectées. Elles comprennent : i) les principales sources d eau pour la consommation des ménages, l eau pour le bétail, le jardinage en saison sèche, la pêche et les activités de construction; ii) les activités génératrices de revenus qui sont entreprises; iii) les types de cultures et leur répartition saisonnière. Chaque communauté a classé ses problèmes selon ses priorités et ses besoins immédiats. Selon les observations faites, certaines interventions de PAGEV en cours n étaient pas nécessairement considérées comme priorités par les villageois eux-mêmes. L étude a donc fourni des idées concernant les activités les plus appropriées souhaitées par les communautés, avec un accent particulier sur les questions GIRE. Des indicateurs importants qui seront utilisés plus tard pour le contrôle des impacts du projet ont été également produits. Les rapports ont été partagés avec les autorités locales (Départements et Districts). Il reste à espérer que les besoins des communautés seront pris en compte dans les plans de 17
réduction de la pauvreté des autorités locales, et partant dans les plans de développement nationaux. 2.2.1.3 Des informations améliorées et un suivi de la quantité et de la qualité de l eau qui coule au Ghana à partir du Burkina Faso La DGIRH (actuelle DGRE) a été soutenue pour la réhabilitation des deux stations de jaugeage sur le fleuve. La première station se trouve sur la Noaho (un affluent du Nakanbé) qui sert de frontière entre les deux pays, et la deuxième se situe en aval de la rivière principale du barrage de Bagré. Les débits de ces stations seront assemblés dans le cadre de la collecte d informations sur les quantités d eau qui coulent en direction du Ghana. La station sur la Nouaho a été installée le 3 mai 1973 et dispose d un enregistreur automatique du niveau de l eau ; mais ses caractéristiques sont devenues instables du fait de l ensablement fréquent. Les travaux qui y ont été effectués avec l appui du PAGEV ont permis l installation de 3 jauges manuelles du niveau de l eau (une de 2-3m, une autre de 3-4m et la troisième de 4-5m de niveau). La station en aval de Bagré a été installée par l IRD en Janvier 2006. Il est équipé d une plateforme de collecte de données (DCP) avec une installation de transmission télé. Là également, le même nombre de jauges manuelles ont été installées. Figure 4: Station hydrométrique à Bittou sur le Nouaho Le premier tour des campagnes de collecte de données menées par la DGRE a été entrepris entre juillet 2006 et novembre 2006. Le prochain est prévu pour démarrer en juillet 2007. Pendant que la composante sur le débit de l eau était mise en œuvre, aucun progrès notable n a été noté sur la mise en œuvre de la composante amélioration des connaissances sur la qualité de l eau. Cela est du aux retards dans le dépôt du rapport final des campagnes de collecte de données sur le débit et un accord sur l échantillonnage des sites concernés par les enquêtes sur la qualité de l eau. Maintenant que tous les puits creusés dans les communautés ont été identifies et insérés dans le format de carte SIG, les enquêtes sur la qualité de l eau peuvent commencer. 2.2.1.4 Cartes thématiques et de base pour l amélioration du suivi des interventions pilotes produites Différentes cartes thématiques et de base et des prises de vue à 3D du site pilote du projet ont été produites grâce aux dispositions prises pour une collaboration avec VIASAT GeoTechnologies du Canada. Conformément aux termes de ces dispositions, VIASAT a soutenu PAGEV avec un financement parallèle d environ 890 252 $ US obtenus avec l appui 18
de l Agence Canadienne pour l Espace et d autres partenaires, dont la Banque Mondiale comme partie du Projet Africain Stereo-Sat. Le projet a été officiellement lancé le 6 Avril 2005 à Ouagadougou. Deux missions ont été organisées depuis, du 13 au 14 avril 2005 et du 22 au 28 novembre. 2005 avec la participation active du staff de PAGEV pour la collecte des données de terrain en utilisant les techniques GPS. Les cartes thématiques et de base sur les changements d exploitation des sols à partir d images satellites de 1988, 1999 et 2004 ont été produites et rendues disponibles sur CD Roms. Du 6 au 8 juillet 2006, une autre mission terrain VIASAT comprenant M. Mathieu Benoit et M. Francois Riendeau accompagnés de deux experts en ressources de l eau de PAGEV, a visité la zone pilote pour collecter des données sur la végétation et les types de sols afin d améliorer les cartes provisoires produites grâce à l imagerie IKONOS. Entre les campagnes terrain, VIASAT a organisé au profit du personnel de PAGEV et des partenaires clés des sessions de formation sur la télédétection et l utilisation des GPS. Les 22 et 23 Novembre 2005, M. Stéphane HARDY de VIASAT a organisé des sessions de formation sur l utilisation des équipements EZTAG (GPS) au profit des experts en eau du PAGEV et du personnel de la DGIRH/DGRE. Cette session a été suivie de cours de base en télédétection et les applications de l imagerie satellite organisés pour le personnel du PAGEV, la DGIRH/DGRE et l IGB du 29 novembre au 2 décembre 2005 et du 13 au 14 juin 2006, respectivement. Du 27 au 30 novembre 2006, VIASAT a organisé à Accra un atelier sur l application SIG et l imagerie satellite dans la gestion des ressources au profit des partenaires du Ghana. Les participants étaient de la Commission des Ressources en Eau (WRC), des services hydrologiques, du Département chargé des Enquêtes, de l Institut de la Recherche sur l Eau et l Agence Météorologique. 19
Les Figures 5 et 6 présentent des échantillons de cartes produites grâce à la collaboration avec VIASAT. Des copies de ces cartes sous forme de CD Roms ont été distribuées aux partenaires de PAGEV lors de la rencontre du CTC-GIRE à Tenkodogo le 16 juin 2007. Sampema Zekeze Mognori_BF Mognori_GH Beleyerla Sapeliga Sakom dam Figure 5: vision à 3D de l imagerie IKONOS Kugrasia Legend Rivières permanentes pagev_pilot Zone_etude 0 11,000 22,000 5,500 Meters Pilot_communities Figure 6: Carte de l exploitation des sols dans la zone pilote avant la construction du barrage de Bagré Les services techniques de la zone pilote disposeront de ces cartes et pourront les utiliser comme outils de suivi pour déterminer et visualiser l impact des activités du projet. Ces cartes pourraient également servir d outils dans l éducation et la conscientisation des communautés. 2.2.2 Résultat 2- Interventions pilotes GIRE L élément clé des interventions GIRE visait à résoudre certains problèmes majeurs dans la gestion des ressources en eau qui ont été identifiés par les communautés elles-mêmes lors de la phase de création du projet. A travers les discussions tenues avec les communautés, les populations ont elles-mêmes identifié le besoin de mettre en place des mécanismes pour lutter contre l ensablement de la Volta Blanche parce qu elle devenait de moins en moins profonde d année en année. Elles ont attribué cela à la pratique de l agriculture sur les berges du fleuve et aux feux de brousse entraînant une déforestation massive. Ces consultations ont conduit à la formulation d un document de base 2.1.4) dans lequel il a été suggéré la création de zones tampons sur les berges du fleuve et le reboisement de ces zones pour résoudre les problèmes identifiés. Les interventions de cette composante ont permis d établir des liens entre la gouvernance de l eau et les moyens de subsistance, dont les activités génératrices de revenues, l approvisionnement en eau potable et l éducation à l hygiène dans les interventions pilotes. Les résultats clés comprennent: 20
2.2.2.1 Partenaires locaux mobilisés pour les interventions GIRE Une fois le personnel clé de PAGEV installé en avril 2005, PAGEV a organisé du 8 au 25 mai 2005 une mission terrain composée de ces deux experts en ressources en eau et du sociologue du projet afin de mener une mission d identification des partenaires dans la zone pilote du projet. L équipe a également échangé avec les responsables des autorités administratives locales (les chefs de Districts au Ghana et les préfets au Burkina) afin de leur présenter le projet et de s entendre sur leurs rôles pour permettre l atteinte des objectifs de PAGEV. Les discussions et interviews avec les responsables des Départements et des Districts ont permis à l équipe de PAGEV d identifier un certain nombre d ONG locales et d Organisations Communautaires (CBO) actives dans la zone pilote. Au total, douze (12) ONG et CBO ont été visitées, dont neuf (9) au Burkina Faso et trois (3) au Ghana. La liste des associations contactées figure au Tableau 3. Tableau 3: Liste des ONG et CBO contactées DEPARTMENTS BAGRE BITTOU ASSOCIATIONS Burkina Faso 1. Union des groupements de producteurs de riz WUPUPANGA de Bagré 2. Association des Jeunes pour le Développement de la Région de Bittou (AJDRB) 3. Association des Femmes pour la Solidarité et le Développement de Bittou (AFSDB) ; ZABRE 4. Association des Femmes de Zabré PAG LA YIRI 5. Association YEKOUMA DAKUPA (AYDA) de Zabré 6. Association des jeunes pour le Développement du Lééré (AJDL) 7. Association des Patriotes de la Diaspora du Département de Zabré (APDDZ) TENKODOGO 8. Association des Jeunes Volontaires pour la Lutte contre le SIDA/MST et pour la Sauvegarde de l Environnement (AJVLS/SE) 9. Coordination féminine départementale de Tenkodogo Ghana BAWKU WEST BOLGATANGA 1. Centre de Développement des Initiatives Communautaires (CODI) - Ghana 2. Association des Producteurs de Légumes Organiques Zuuri (ZOVFA) Ghana 3. Centre Communautaire d Auto-confiance (CSRC) - Ghana Deux ONG ont été choisies dans tout le lot sur la base d un nombre de critères, dont; i) Nombre d activités entreprises et étendue de la couverture; ii) Ressources humaines (facilitateurs sur le terrain), iii) capital (bureau, équipements de bureau, motos, etc.). ZOVFA au Ghana et DAKUPA au Burkina Faso ont été choisies pour travailler avec PAGEV pour faciliter les activités sur le terrain et servir de liaison avec les communautés, de même que les partenaires de second rang (DGIRH, WRC, et les Services Techniques). 21
Suite à des problèmes administratifs survenus plus tard, DAKUPA a renoncé au partenariat avec PAGEV et a été remplacée par Bissakou-Pou en fin Septembre 2005. PAGEV a signé des Accords de Coopération avec les deux ONG (ZOVFA du Ghana et Bissakou-Pou du Burkina Faso) en octobre et novembre 2005 respectivement, pour appuyer les communautés et les services techniques dans la mise en œuvre des activités sur le terrain. Du 25 au 30 juin 2005 des missions ont été organisées à l endroit de toutes les communautés (avec la participation du Sociologue de PAGEV, les deux experts en eau, le personnel des services techniques et de l administration locale et des ONG) afin de recueillir leurs connaissances traditionnelles sur les problèmes liés à la gestion de l eau et les approches en vue de les réduire. Le Tableau 4 donne la liste des communautés visitées. Ont participé à ces différentes rencontres des communautés : les Chefs traditionnels, les propriétaires fonciers, les représentants des communautés au niveau des Districts et des Départements, les Responsables d Associations et les représentants des Jeunes. De ces rencontres, il est ressorti que les activités humaines sont à la base des problèmes (par ex. l agriculture aux abords du cours d eau). Mais la remarque générale était le manque d alternative à cette pratique agricole étant donné que les sols sont plus fertiles sur les berges du fleuve. Ils ont accepté de reculer des berges pour la pratique de l agriculture s ils avaient des pompes d eau leurs permettant d entreprendre l irrigation à petite échelle, surtout pendant la saison sèche. Tableau 4: Communautés visitées pendant la phase de création du projet DEPARTMENTS/Districts VILLAGES POPULATION BAGRE Guingolé 2 800 BITTOU Mogr-noré 2 000 ZABRE Sampéma Over 5 000 ZONSE Ponga 3 000 District de BAWKU Ouest Sapeliga 2 000 " Sakom ND Assemblée de la Municipalité de Mognoré 2 820 Bawku District de GARU TEMPANE Kugrasia ND Sur la base des consultations ultérieures avec les Préfets et compte tenu des difficultés d accès à certaines communautés du côté du Burkina Faso, les villages de Mogr-noré et Sampéma ont été retenus et Guingolé et Ponga ont été remplacés par Béléyerla et Zékézé, tous dans le Départemant de Bittou. Les communautés choisies et les limites administratives des Départements et Districts de la zone pilote sont indiquées à la Figure 7. 22
Pô No uaho u Nazin on (Red Volta) Nakambe ± PAGEV_Pilot Zone " Bagre Sampema Burkina Faso " Zabre Bittou " Zekeze Mogr_noore_ Mognori_GH Beleyerla Bawku Sapeliga " Ghana Zebilla " Sakom dam Legend " Major towns Pilot Communities Bawku_West District Garu_Tempane District Bawku Municipality Kugrasia Bittou Department Boundary Line Zabre Department bagre_dam 0 5 10 20 Kilometers Figure 7: Frontières administrative de la zone pilote et des communautés 2.2.2.2 Les comités de protection des berges mise en place et l association des usagers de l eau de la communauté de Sakom redynamisée Pour le suivi du résultat 2.1, sept communautés de la zone pilote (4 au Burkina et 3 au Ghana) ont été mobilisées pour former des comités de protection des berges du fleuve; alors que le 8 e à Sakom au Ghana a vu son association des usagers de l eau redynamisée et appuyée pour réhabiliter son barrage détruit. Figure 8: Un panneau érigé dans l une des communautés Les responsables des comités coordonnent les activités et programment les rencontres ordinaires de l année, d abord en début de la saison sèche pour planifier les activités de jardinage pendant la saison sèche, et ensuite ils s accordent sur les cotisations à payer pour le compte des comités. Plusieurs rencontres extraordinaires 23
peuvent être tenues en fonction des questions qui surviennent au cours de la saison et la fréquence dépend de chaque village. La Figure 8 présente un panneau signalant la présence du comité dans l une des communautés pilotes. Entre juillet et août 2005, en collaboration avec les services techniques et les ONG relais, PAGEV a organisé des sessions de planification dans chacun des villages pendant lesquelles les communautés ont elles-mêmes suggéré la création de zones tampons sur les berges du fleuve, larges de 50 à 70 m. Les membres des communautés ont accepté de planter différents espèces d arbres, dont des manguiers, des goyaviers, des papayers, des anacardiers, des acacias, etc dans la zone tampon qui serait divisée en trois sous zones tampon comme suit : 10m, 50m et 10m. Chaque communauté a nommé ses cinq membres exécutifs parmi lesquels au moins une femme. Les ONG et les Services Techniques ont assuré le suivi par la formation des communautés à plusieurs reprises sur des thèmes tels que : l amélioration de la fertilité des sols, la préparation du composte, la gestion des pépinières et l entretien après la plantation. Les ONG ont également assuré la sensibilisation des communautés sur l environnement et la nécessité de la protection des berges du fleuve. Ces activités ont été parachevées par la tenue d ateliers dans les domaines de l hygiène environnementale et le VIH/SIDA, la prévention des feux de brousse et des débats radiophoniques ont été organisés dans les langues locales dans certains cas. Des personnes ressources de GWP-WA étaient également disponibles pour fournir une formation de base en GIRE et Gestion des Conflits aux communautés en février 2006 et juin 2007. 2.2.2.3 Berges du fleuve de la zone pilote reboisée avec des arbres fruitiers et des bosquets Entre Décembre 2005 et Janvier 2006, les communautés ont reçu un soutien des ONG et du personnel des Services de l Environnement et des Eaux et Forêts pour mettre en place huit (8) sites de pépinières communautaires. Près de 55 pépiniéristes ont été formé et ont reçu des semences et du matériel pour la production de plants et la gestion des pépinières. La Figure 9 présente des femmes pépiniéristes de Sampéma. Figure 9: Pépiniéristes sur le site de Sampéma Entre Juillet et Août 2006, 27 000 plants au total (dont des acacias et albizia) et environ 7 000 arbres fruitiers (manguiers greffés et goyaviers) ont été plantés sur les berges du fleuve. Les agiculteurs ont été formés sur la gestion et la protection des plants. L état de certains plants sur les berges en Octobre 2006 est présenté à la Figure 10 Avant la plantation, un ethnobotaniste a été engagé par le projet pour identifier les différentes espèces d arbres, évaluer leur convenance aux conditions locales et identifier également tout impact négatif qui pourrait Figure 10: Etat des plants en octobre 2006 24
menacer les écosystèmes de la zone. L étude a identifié les arbres fruitiers (manguiers, goyaviers) comme espèces exotiques et fait des recommandations pour une meilleure approche lors de la plantation des arbres. Près de 16 km de berge ont été reboisés par 129 occupants du côté du Burkina Faso et 46 du côté du Ghana. Le Tableau 5 présente la répartition des occupants concernés. Tableau 5: Occupants des berges par communauté BURKINA FASO GHANA Sites Distance Distance Sites (km) (km) Bélayerla (34 agriculteurs) 2,781 Mognori (11 0,800 agriculteurs) Mogr-Nooré (33 2,702 Sapeliga (10 2,083 agriculteurs) agriculteurs) Sampéma (28 agriculteurs) 3,775 Kugrasia (11 0,439 agriculteurs) Zékézé (34 agriculteurs) 3,316 - - TOTAL 12,574 TOTAL 3,322 Au plus fort de la saison sèche (mars 2007), il a été remarqué que les termites avaient commencé à attaquer les racines des plants et les vers avaient commencé à s attaquer aux fueilles des plants. Les communautés ont commence à appliquer les techniques de soins post reboisement apprises auparavant sur la lutte contre les infections. Elles ont initié des actions locales en utilisant les produits des neems et de la cendre, entre autres, et les ONG ont assure le suivi en leurs fournissant des produits phytosanitaires à appliquer dans les champs. Près de 40 % des arbres ont été perdus pendant la première année du fait des feux de brousse, des infections acridiennes et des dégâts causés par les animaux, alors que 57% ont survécu. (Tableau 6). En mars 2007, les huit (8) communautés disposaient de 14 000 plants environ grâce à l appui des ONG et du personnel des services de l Environnement et des Eaux et Forêts. Plus de 50% des plants ont été replantés sur les berges en juin 2007 et les plants perdus au cours de l année précédente ont été tous remplacés. Dans certaines zones, des distances additionnelles ont été couvertes (près de 1 Km). Village Nb d arbres Survie en juillet Taux de survie Cause plantés (août 2006) 2007 (avant les inondations) (%) en mars 2007 Zékézé- 5659 3914 69 Bélayerla 4909 3310 67 Mogr-Noré 4826 2594 54 Sampéma 6235 3614 58 Sapeliga 3529 1306 37 Surtout à cause des termites et des animaux Mognore 1395 653 47 À cause des termites Kugrasia 502 107 21 A cause des feux de brousse TOTAL 27 055 15 498 57 Tableau 6: Récapitulatif des taux de survie des arbres dans la zone pilote 25
Il est important de noter que malgré la formation suivie sur la gestion des arbres, un grand pourcentage des arbres a été perdu à cause des feux de brousse ou des animaux avant même les inondations. 2.2.2.4 Les besoins en moyens de subsistance des communautés intégrés dans les activités de protection des berges du fleuve Tout en focalisant les interventions pilotes sur la conservation des sols et l eau, des efforts considérables ont été consentis pour prendre en compte les questions des moyens de subsistance dans les actions communautaires. i) Fourniture de semences pour les cultures en saison sèche: Certains agriculteurs ont reçu du soutien par l octroi de semences pour la pratique du jardinage en saison sèche. La surface totale consacrée à cette activité varie entre 800 et 1500 m² où les femmes cultivent les oignons, les tomates, le piment et la laitue, entre Figure 11: Un jardin de légumes à Mognore_au Ghana autres. Certains agriculteurs ont reçu un soutien par l octroi de pompes à eau et d arrosoirs afin d accroître les surfaces cultivables pendant la saison sèche tout en prenant soin des arbres plantés dans les zones tampon. (Figure 11). Ces activités ont contribué à accroître les revenus des ménages de 45 000 à 90 000 francs CFA (janvier mai 2007). ii) Rendre l eau accessible aux communautés: Quatre communautés au Burkina Faso (Béléyerla, Zékézé, Sampéma et Mogr-Nooré) ont été soutenues par le creusage de trois puits dans chacune d elles pour compléter leur approvisionnement en eau et appuyer le jardinage en saison sèche. Deux puits ont été creusés par la communauté Kugrasia au Ghana et un ancien puits a été réhabilité à Sapéliga toujours au Ghana. A Mognore où le cours d eau (affluent de la Volta) s assèche en saison sèche, les agriculteurs pratiquant dans les zones tampons ont reçu un appui pour creuser trois puits dans leurs champs pour le jardinage. Sept des puits creusés dans les communautés sont équipés de pompes mécaniques faciles à utiliser par les femmes et les enfants. Pendant la saison sèche, le niveau de l eau descend et l utilisation des cordes et puisettes est très éprouvante. C est 26
la raison qui a prévalu dans le choix des pompes afin de réduire les difficultés dans la collecte de l eau. (Figure 12) Figure 12: Un puits à large diamètre dans l une des communautés pilotes Ces puits ont beaucoup soulagé les communautés, particulièrement les femmes qui passaient beaucoup de temps pour la quête de l eau pour les tâches domestiques pendant la saison sèche. Ces actions ont permis de mobiliser et de consolider les partenariats pour la gestion transfrontalière des ressources en eau. iii) Formation en greffage de manguiers: Afin de permettre aux communautés de disposer d arbres fruitiers, certaines personnes ont été formées à la production de plants de manguiers greffés qui seront vendus pendant la saison hivernale suivante permettant ainsi aux communautés de se faire des revenus pour elles mêmes et pour le comité local. Des arbres à croissance rapide (acacias) ont été plantés également pour la protection des berges et en même temps pour assurer l approvisionnement en bois de chauffe que les femmes pourraient vendre et augmenter ainsi les revenus des ménages. Figure 13: Pépinière communautaire avec manguiers greffés à Mognore 2.2.2.5 Barrage réhabilité pour assurer la disponibilité de l eau permettre le jardinage et la culture de riz en saison sèche Le petit barrage de Sakom dans le District de Bawku Ouest au Ghana qui avait cédé depuis 1998 a été réhabilité permettant ainsi une disponibilité de l eau dans les zones inondables pour le jardinage en saison sèche et la culture de riz. Une Evaluation de l Impact Environnemental (EIA) de la réhabilitation du barrage a été achevée en mars 2006 après un atelier de validation de tous acteurs de la zone du sous bassin du barrage. (Le rapport de cette EIA est disponible sur demande). Elle a été suivie du lancement d appels d offres et la sélection d un cabinet de consultation en génie civil pour la supervision des travaux de réhabilitation du barrage par l Assemblée du District de Bawku Ouest en mai 2006. La réhabilitation du barrage a commencé en fin juillet 2006 pour s achever en fin Août de la même année. L état du barrage avant et après la construction est présenté dans les Figures 14 et 15. 27
Figure 14: Le barrage de Sakom avant sa réhabilitation Figure 15: Le barrage de Sakom après sa réhabilitation Environ 1 137 personnes (dont 592 femmes et 545 hommes) de la communauté de Sakom ont présentement accès à l eau pendant la saison sèche pour pratiquer le jardinage et abreuver les animaux, et cela permettra surement de réduire la pression sur les berges de la Volta où certains des agriculteurs s étaient installés après la rupture du barrage de Sakom. D autres avantages qui seront tirés de la réhabilitation comprennent entre autres: amélioration de la cohésion sociale dans les familles avec le retour des agriculteurs déplacés; la responsabilité des femmes leur ouvrant des opportunités d accès à la terre et l acquisition d nouvelles connaissances en agroforesterie; la création de revenus et la réduction du potentiel des crimes au sein de la jeunesse; l amélioration de la sécurité alimentaire au niveau local. Une étude de faisabilité du barrage de Bittou au Burkina Faso a été menée par un expert hydrologue, Mr. Adama NOMBRE. L étude a estimé le coût de la réhabilitation à environ quatre cent trente huit (438) million de francs CFA. Le rapport a été remis aux autorités du Département de Bittou et à la Direction Régionale de l Agriculture. La réhabilitation du barrage est en suspens pour le moment à cause de son coût élevé pour le projet. 2.2.3 Résultat 3- Changements politique et institutionnel Deux résultats principaux ont été enregistrés dans cette composante. Ce sont: i) une participation accrue dans la prise de décision concernant la gestion des ressources naturelles du bassin à travers la création de forums multi-acteurs pour la GIRE aux niveaux communautaire, national et transfrontalier; ii) l introduction de mécanismes de coordination innovant sur la gestion transfrontalière de l eau à partir d une perspective multi acteurs soutenue par de nouveaux accords et protocoles afin de promouvoir la coopération transfrontalière sur le long terme. Les principaux résultats atteints sont : 2.2.3.1 Un Code de Conduite sur le développement et la gestion des eaux partagées et des autres ressources naturelles du Bassin de la Volta a été élaboré Un Code de Conduite sur le développement et la gestion des eaux partagées et des autres ressources naturelles du basin a été élaboré par un groupe de travail mis en place par le CTC-GIRE redynamisé en mai 2005, avec la participation des acteurs clés (Experts des ministères des Affaires Etrangères des deux pays). Les deux points focaux nationaux (WRC et DGIRH) ont constitué chacun une équipe composée d un juriste et de deux experts en eau pour constituer le groupe de travail. Un expert en Droit Environnemental de l Université 28
de Ouagadougou, Dr. Amidou Garane, a été recruté par PAGEV comme facilitateur dans le processus de formulation du Code de Conduite par le groupe de travail. Le facilitateur (Dr. Garane) et les chefs d équipe des deux pays ont commencé par des consultations avec les acteurs clés du secteur de l eau, dont les Nations unies (UN) et les agences gouvernementales et départementales, les groupes de la société civile et les ONG des deux pays. L étape suivante du processus de formulation du Code a été de recueillir des observations d experts en dehors du Bassin de la Volta et l organisation d ateliers nationaux de validation des observations en avril et mai 2006 respectivement pour la validation du projet de Code. Des partenaires clés, dont les agences gouvernementales et départementales, les groupes de la société civile et les ONG des deux pays ont activement participé à ces ateliers. Le projet de Code a également reçu une contribution exhaustive et des observations techniques de la part du point focal Laurent Granier, Juriste Environnementaliste Régional de l UICN basé à Dakar, du Dr. Alejandro Iza de la section Droit de l UICN à Bonn, et du conseiller mondial en Genre de l UICN. La dernière étape dans l élaboration du Code a été l organisation d un atelier conjoint par le CTC-GIRE avec l appui du PAGEV les 30 et 31 mai 2006 à Shai Hills non loin d Accra pour l harmonisation des recommandations issues des deux ateliers nationaux. D autres Etats riverains du Bassin de la Volta ont été invités à participer à cet atelier conjoint, mais seuls le Togo et la Côte d Ivoire ont pu envoyer des représentants. Le Code de Conduite a été validé et finalisé en fin Juin 2006. Le Code de Conduite, par ses principes, directives, activités conjointes et mécanismes de mise en œuvre vise à promouvoir la gestion intégrée, durable et équitable des ressources en eau du Bassin de la Volta sur la base d une approche participative impliquant tous les acteurs, surtout les communautés locales. (Le Code attend d être ratifié par les Ministres en charge de l eau). D autre part, avec la mise en œuvre de l Autorité du Bassin de la Volta en juin 2006, le débat qui se pose est s il faut introduire le Code de Conduite au niveau des autres Etats riverains en vue de l élaboration d une Charte de l Eau au niveau du Bassin. 2.2.3.2 Forums multi acteurs pour la GIRE aux niveaux communautaire, national et transfrontalier établis pour promouvoir la coopération. La participation communautaire est très importante avec l approche de la base vers le sommet adoptée par PAGEV. Ainsi, lors de sa création, le projet a identifié des blocs institutionnels clés dont la reforme et les liens ajouteraient de la valeur à une gestion transfrontalière conventionnelle de l eau et assurerait une appropriation des interventions pilotes. Ce sont : Politique/Plaidoyer, les institutions aux niveaux Organisationnel et Opérationnel. Des ONG locales ont été également identifiées comme partenaires pour faciliter les liens horizontaux entre les institutions partenaires aux niveaux Organisationnel et Opérationnel, telles Figure 16: Blocs institutionnels pour la gestion transfrontalière de l eau 29
que les liens verticaux avec la structure de coordination conventionnelle du bassin. (Figure16). Trois forums nationaux (rencontres des acteurs) ont été tenus dans chaque pays pendant la période de la mise en œuvre du projet. Les rencontres inaugurales ont été tenues à Bittou au Burkina Faso et à Bawku au Ghana le 7 et 8 juillet 2005 respectivement. Ces rencontres ont connu la participation des responsables/chefs de Districts, des Préfets, du responsable du bassin à la WRC, des services techniques décentralisés, des chefs traditionnels, des organisations des jeunes, des femmes et des comités de protection des berges des deux pays. Des rencontres pour le suivi des forums ont été organisées du 8 au 11 et du 13 au 15 février 2006 respectivement à Zabré au Burkina Faso et à Zebilla au Ghana. Ces forums ont été l occasion d identifier les problèmes et de planifier les actions au niveau local. Des ateliers d initiation sur la GIRE et la Gestion des conflits facilités par des experts de GWP-WA ont été également organisés au profit des participants en marge des forums. Les 3e forums nationaux ont été organisés les 16 et 17 avril 2007 à Bittou (Burkina Faso), et les 19 et 20 avril 2007 à Bawku (Ghana). Les résultats positifs de ces 3e forums ont été la validation des propositions de statuts et conventions élaborés par le Groupe de Travail ad-hoc mis en place lors du 2 nd forum transfrontalier tenu en début d année (janvier 2007), et la nomination des représentants des comités des deux pays. Trois forums transfrontaliers consultatifs ont été également organisés. Le forum inaugural des deux forums des pays a été tenu à Tenkodogo en septembre 2005. Les participants étaient des officiels au niveau étatique des deux pays, l UICN-BRAO and Danièle Perrot- Maître du siège de WANI. Pendant deux jours, les représentants des communautés, des gouvernements, des départements et agences, des ONG œuvrant dans la zone pilote de PAGEV se sont retrouvés pour discuter entre eux des problèmes liés à la gestion et à l utilisation des ressources en eau partagées du bassin de la Volta Blanche et proposer des solutions. Les participants à la rencontre ont proposé la mise en place d un comité transfrontalier conjoint pour planifier ensemble les activités et les programmes. Le résultat principal de la rencontre a été la disponibilité des uns et des autres à se rencontrer pour la première fois et à discuter ensemble des activités concrètes. Cette rencontre transfrontalière a également révélé les difficultés qui existent à travailler dans un environnement multilingue avec le Français, l Anglais et le Mooré (la langue locale). Le second forum transfrontalier consultatif a été organisé à Bolgatanga (Ghana) les 29 et 30 Janvier 2007. Parmi les quatre vingt (80) participants on comptait le Gouverneur de la Région du Centre-Est du Burkina Faso, le Ministre Régional de Upper East du Ghana, le Directeur Exécutif de l ABV, des responsables de l administration, des représentants de Départements et de Districts, de structures techniques décentralisées et d institutions étatiques, de SNV, GLOWA-Volta, des ONG partenaires au Burkina Faso et au Ghana, de WRC, DGRE, des organisations de la société civile, de même que l équipe de PAGEV. Pendant deux jours les participants ont examiné le rapport d une étude qui avait élaboré des directives pour le fonctionnement des forums. Les recommandations de l étude ont été approuvées par consensus après quelques amendements. Un groupe de travail composé de six membres (3 du Burkina Faso et 3 du Ghana) a été mis en place pour formuler des Statuts et Règlements pour le fonctionnement interne du comité transfrontalier. Pendant deux jours (26 au 28 juin 2007), la soixantaine des participants au 3e forum transfrontalier composé des représentants des communautés, des autorités locales et services décentralisés, de GWP-WA, du Gouverneur de la Région du Centre Est du Burkina Faso, du Ministre Régional de Upper East au Ghana, du Directeur Exécutif de 30
l ABV, des représentants des organisations de la société civile et des ONG ont délibéré et harmonisé leurs points de vue sur les recommandations des 3e forums nationaux d avril 2007 et approuvé les Statuts et Règlements du Comité Local Transfrontalier. Les responsables des deux forums nationaux et un groupe de 14 membres formant le comité transfrontalier ont été également installés lors de cette rencontre (Fig. 17). Le troisième jour (29 juin 2007) a été consacré au renforcement des capacités et à la formation des acteurs sur la GIRE, la gestion des conflits avec la facilitation de GWP-WA. Avec la participation du Ministre Régional et du Gouverneur du Centre-Est à toutes les discussions et délibérations de l atelier, l engagement politique dans le processus est clair. Figure 17: Installation des responsables du comité transfrontalier local Pour améliorer d avantage les liens verticaux et renforcer la coopération, PAGEV a accru l implication des structures locales décentralisées dans la gestion transfrontalière de l eau en encourageant le Haut Commissaire de la Province du Boulgou, les deux (2) Préfets du Burkina et trois (3) Chefs de District du Ghana à participer aux 3 e et 4e rencontres du Comité de Pilotage tenues respectivement à Akosombo au Ghana et à Tenkodogo au Burkina Faso. Une plus grande attention a été également accordée au renforcement des capacités des institutions aux niveaux organisationnel et opérationnel afin de consolider leurs capacités à gérer les ressources en eau partagées. Par la suite, deux ateliers conjoints sur la planification et l identification des rôles ont été organisé au profit des ONG et des Services Techniques de l administration décentralisée des deux pays. Le premier atelier a été tenu à Tenkodogo au Burkina Faso en mars 2006 et l atelier de suivi a été organisé à Bolgatanga au Ghana en août 2006. Ces deux ateliers ont été l occasion pour les ONG et les Services techniques des deux pays de se rencontrer et de définir leurs rôles respectifs dans la mise en œuvre des interventions pilotes tout en mettant l accent sur l appropriation à long terme du projet. 2.2.3.3 Directives sur la gouvernance des forums locaux approuvées et liens avec les institutions nationales et transfrontalières établis En Octobre 2006, PAGEV a commandité une étude pour la préparation des directives sur les opérations du forum conjoint transfrontalier. Une consultante externe, Dr. Nighisty Ghezae, assistée de deux représentants de GWP-WA (Mme Birguy Lamazina et Mme Konseiga Romaine), et d une représentante de PAGEV (Mme Alice Batiana), ont travaillé sur cette étude. Les tâches à mener dans cette étude consistaient à un examen des documents du 31
projet, une consultation de documents sur le Bassin de la Volta et d autres organisations de bassin, et un travail intense de terrain et des consultations locales qui ont été conduits du 9 au 21 Octobre 2006. L étude a recommandé la mise en place d une structure coordonnée composée de représentants de l administration locale (districts, départements, et municipalités), de représentants des communautés locales, des ONG et des Organisations de la société civile. Un forum consultatif transfrontalier (le 2 nd forum conjoint) a été organisé en janvier 2007 pour la validation des projets de directives. Le document fut approuvé par consensus après quelques ammendements. Un groupe de travail de six personnes (3 du Burkina Faso et 3 du Ghana) a été mis en place pour formuler les Statuts et Règlements sur le fonctionnement du comité transfrontalier. Les propositions du groupe de travail ont été validées lors des forums pays respectifs en avril 2007 et furent finalement approuvées lors du 3 e forum transfrontalier tenu à Tenkodogo en juin 2007. Afin de résoudre les défis qui se posent quant à l établissement de liens entre les Structures Transfrontalières Locales et Conventionnelles en vue de la mise en place de l ABV, un modèle de coordination des forums a été proposé par PAGEV (Figure 18). Le modèle prend en compte plusieurs acteurs à des niveaux institutionnels différents ; c est-à-dire aux niveaux communautaire, administratif/sous bassin régional, national et transfrontalier. Au niveau communautaire, les comités de protection des berges mis en place dans chaque village a désigné 3 représentants comme porte parole officiels lors des forums nationaux. Ils sont responsables de l organisation de la communauté et de la supervision des activités de protection des berges du fleuve. Ils rendent comptent aux Assemblées de District (au Ghana) et aux Départements (au Burkina Faso). Les forums nationaux se situent aux niveaux administratif ou du sous bassin. Les forums nationaux sont constitués des représentants des communautés, des organisations de la société civile, des chefs de District et Préfets/ Maires, et des services techniques décentralisés qui fournissent des services additionnels aux communautés et des conseils aux ONG relais sur les différentes actions des communautés. La coordination des différents forums nationaux relève des deux agences du bassin (c est-à-dire l Agence de l Eau du Nakanbé et l Agence du Bassin de la Volta Blanche respectivement au Burkina Faso et au Ghana). Les deux forums nationaux ont mis en place un Comité Transfrontalier Local de 14membres pour assurer de manière conjointe la coordination des activités transfrontalières, résoudre les problèmes et conflits locaux liés à l utilisation des ressources en eau et œuvrer au renforcement de la coopération entre les deux pays. Au niveau national, se trouvent les institutions de mise en œuvre des politiques de l eau du Burkina Faso et du Ghana, à savoir la DGRE et WRC respectivement. Ces deux institutions constituent les points focaux de PAGEV et leurs directeurs respectifs sont les co-directeurs du projet. PAGEV a travaillé avec GWP-WA à la redynamisation du CTC-GIRE, et le CTC- GIRE avec l appui de l UICN a formulé un Code de Conduite pour servir de guide au développement et à la gestion des ressources en eau et des autres ressources partagées du bassin de la Volta. Le CTC-GIRE assurera la coordination des questions transfrontalières nationales qui seront ensuite soumises à l ABV à travers leur ministère en charge de l eau respectif. 32
AUTORITE DU BASSIN DE LA VOLTA BENIN TOGO BURKINA GHANA MALI COTE FASO d`ivoire MMEE MMEE MAHRH MWRWH MMEE MEEF DGRE CTC- GIRE/ PAGEV WRC Code de Conduite Comité Transfrontalier Local (14) Comité Pays BURKINA FASO Comité Pays GHANA Directives transfronta lières Agence de l Eau du Nakanbé Représentants des Communautés + Services Techniques + Administration +ONG/Société Civile (31) Représentants des Communautés + Services Techniques + Administration +ONG/Société Civile (30) Agence du Bassin de la Volta Blanche Communautés à la base 4 villages BF (12) Communautés à la base 4 villages GH (12) Figure 18: Cadre institutionnel pour la gestion du Bassin de la Volta 2.2.3.4 Accord bilatéral entre le Burkina Faso et le Ghana formalisant le CTC-GIRE ratifié En Janvier 2002, avec l appui du Comité Technique Afrique de l Ouest du Partenariat Mondial de l Eau (GWP/WATAC), des experts du secteur de l eau du Burkina Faso et du Ghana se sont rencontrés à Ouagadougou afin d échanger leurs expériences et s accorder sur les mécanismes à mettre en œuvre sur la gestion des ressources en eaux partagées du Bassin de la Volta et la mise en œuvre de la GIRE dans les deux pays. 33
L une des recommandations clés de la rencontre a été la mise en place du Comité Technique Conjoint Burkina Faso-Ghana sur la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (CTC-GIRE) en réponse à la recommandation 19 de la 8 e Session du Comité Conjoint Burkina Faso-Ghana sur la Coopération Economique. Le CTC-GIRE devait avoir un rôle consultatif sur les questions liées au développement et à la gestion des ressources en eau au Comité Conjoint Permanent Burkina Faso-Ghana pour la Coopération Economique. Pou diverses raisons aucune rencontre de suivi du CTC-GIRE n a pu se tenir depuis 2002. En Avril 2004, suite à la rencontre des Ministres en charge de l Eau du Burkina Faso et du Ghana à Accra, un communiqué a été rédigé, mettant encore l accent sur la nécessité de renforcer les mécanismes de consultation sur le Bassin de la Volta. La mise en place du PAGEV en Juillet 2004 constitue une opportunité pour redynamiser les activités du CTC-GIRE. PAGEV a travaillé en collaboration avec WRC, DGIRH et GWP-WA pour organiser un atelier du 25 au 26 Avril 2005 en vue de redynamiser le CTC-GIRE. L UICN/PAGEV a préparé un projet de protocole qui sera discuté par le CTC-GIRE en vue de la formalisation du CTC-GIRE lors de sa rencontre à Ouagadougou en juin 2005. Les Ministres en charge l Eau du Burkina et du Ghana ont ratifié le protocole formalisant le CTC- GIRE en décembre 2005. 2.2.3.5 Le Protocole créant l Autorité du Bassin de la Volta est ratifié. Suite à la formation du Comité Technique du Bassin de la Volta (CTBV) en juillet 2004 avec pour mandat de travailler à l établissement d une Organisation du Bassin de la Volta, l UICN a reçu une requête du CTBV pour un appui à l organisation de sa première rencontre. L UICN, à travers le Projet d Action Collective et PAGEV a soutenu l organisation de cette première réunion du CTBV tenue à Ouagadougou les 14 et 15 mars 2005. L UICN à travers PAGEV a continué à participer aux rencontres du CTBV qui ont abouti à la signature du protocole créant l Autorité du Bassin de la Volta à Ouagadougou en décembre 2005. Le 17 juillet 2006, une réunion des Ministres en charge de l Eau (Conseil des Ministres) tenue à Lomé au Togo avec la participation de tous les Etats riverains du bassin a approuvé le projet de Convention et de Statuts de l ABV, et adopté une Feuille de Route fixant les activités préparatoires, prioritaires à entreprendre pour la création de l ABV. Les Ministres ont également nommé un Directeur Exécutif et son Adjoint qui seront chargés de la mise en œuvre de la Feuille de Route. L UICN/PAGEV a depuis lors initié des actions en vue d accroître la collaboration avec l ABV. On peut citer: L invitation des responsables de l ABV nouvellement installés à participer aux réunions de son Comité de Pilotage (Tenkodogo - septembre 2006, Accra- février 2007). L organisation de la première rencontre consultative entre l UICN et l ABV dans la salle de conférence de BRAO le 21 novembre 2006. L ABV a été représentée par son Directeur Exécutif (Dr. Charles Biney), son Adjoint (M. Samuel Atikpo) et le Président de CTBV (M. Francis Bougaire). La rencontre a approuvé la requête de l ABV pour un appui financier de l UICN pendant sa période de mise en place. Un Accord de Coopération a été préparé et signé en janvier 2007 pour formaliser et guider les rapports de coopération entre l UICN et l ABV. L UICN a accepté soutenir l ABV de janvier à juin 2007 à hauteur de 40 000 Euros après avoir reçu l approbation de l ASDI. L UICN à travers PAGEV a apporté son appui à l ABV en supportant les coûts de voyage et d hébergement des Ministres des Etats riverains lors de leur participation au 4e Conseil des Ministres tenu à Ouagadougou en décembre 2006. 34
2.2.4 Résultat 4 - Projet efficacement géré et coordonné Les interventions de cette composante ont permis d assurer un feedback externe et un processus d apprentissage continus pour le projet 2.2.4.1 Evaluation et contrôle indépendants du projet assurés Un consultant externe, en l occurrence M. Mafing Konde, a mené une évaluation à miparcours de PAGEV en Février-Mars 2006. L évaluation a conclu que le PAGEV était bien fixé sur ses objectifs et a un rôle clair et significatif à jouer dans la mise en œuvre de la gestion transfrontalière des eaux, mais certaines faiblesses devraient être corrigées afin d améliorer la performance du projet. Les recommandations du rapport ont été d abord examinées par une équipe constituée du Coordonnateur du Programme OMEGA BRAO, de responsables du Programme Delta et de l Celule de gestion du PAGEV. Un projet de réponse à l évaluation a été préparé par la direction et présenté au Comité de Pilotage lors de sa 5e réunion tenue en Septembre 2006 à Tenkodogo au Burkina Faso. Les réponses de la direction qui ont été approuvées ont été ensuite envoyées aux bailleurs (Annexe 2). La mise en œuvre des différentes questions soulevées dans la réponse de la direction a permis de renforcer les objectifs du projet. L évaluation finale du projet a été menée et achevée en Mai 2007 par un consultant, M. David Hounsa. Elle a conclu que des progrès importants ont été enregistrés avec la mise en œuvre du projet (près de 70% de taux de réalisation). Les résultats des conclusions de l évaluation du projet sont fournis au Tableau 7. 35
Tableau 7: Résumé de l évaluation des réalisations de PAGEV Résultats Activités Repère pour l évaluation O1 : Une base de connaissances d aide à la décision aura été élaborée O2: Interventions pilotes GIRE et de réduction de la pauvreté auront été menées A1.1: identifier les besoins des communautés pilotes (les actions les plus appropriées) liées à la GIRE A1.2 : Mener un audit de l eau afin d améliorer la compréhension de la dynamique de la disponibilité et la demande en eau A1.3: Elaborer un système d information et de suivi sur la quantité et la qualité des ressources en eau coulant du Burkina Faso vers le Ghana A1.4: Développer des outils (cartes) de suivi de l impact environnemental e des changements A2.1: Mettre en place des comités de protection des berges dans un sous basin transfrontalier choisi au Ghana et au Burkina Faso. A2.2 : Réhabiliter les berges dans les villages pilotes avec des mesures d accompagnement appropriées Le niveau d exécution de ces activités est de 100% Le niveau d exécution de ces activités est de 60% Le niveau d exécution de ces activités est de 50% - Le niveau d exécution de ces activités est de 70% Le niveau d exécution de ces activités est de 60% Niveau de réalisation des activités Résultats atteints au 2/3. Résultats atteints au 2/3. O3 : L environnement politique et institutionnel aura été amélioré O4 : Le Projet est géré et coordonné A2.3: Réhabiliter de petits réservoirs dans un sous basin transfrontalier choisi A3.1: Mettre en place un Comité Transfrontalier pour la Gestion des ressources en eau partagées A3.2 : Elaborer et mettre en œuvre un Code de conduite consensuel pour l utilisation et la gestion des ressources en eau et des autres ressources partagées du Bassin de la Volta A4.1: Mobiliser les fonds nécessaires pour la gestion du Projet afin d assurer le renforcement des capacités des acteurs impliqués dans la gestion A4.2: Gérer (coordonner, contrôler, mener l audit et évaluer) correctement le Projet. A4.3 : Rendre disponible les leçons apprises et documentées à travers la mise en œuvre du Projet Le niveau d exécution de ces activités est de 50% Le niveau d exécution de ces activités 75% Le niveau d exécution de ces activités 95% Le niveau d exécution de ces activités 75% Le niveau d exécution de ces activités 60% Le niveau d exécution de ces activités 40% Résultats totalement atteints Résultats atteints au 2/3. 36
Taux moyen d exécution des activités du Projet 70% Source: Résultats de la mission d évaluation sur la base des données collectées. Une série de recommandations ont été faites en vue de maximiser l impact des interventions du projet sur les aspects de développement et de la réduction de la pauvreté au profit de communautés pilotes. Le consultant en suivi de l ASDI (M. Ake Nilsson) a visité la zone pilote du projet à plusieurs reprises et a formulé quelques recommandations qui ont permis de redresser certaines insuffisances du projet dans le cadre de ses activités terrain. Trois réunions de revue avec les bailleurs ont été organisées avec l ASDI (Mars 2005, Mars 2006 et Février 2007). Ces rencontres ont été l occasion de recueillir d importants feedbacks qui ont permis au projet de rester centré sur ses objectifs. 2.2.4.2 Audit externe de PAGEV mené Le premier audit financier du projet pour l exercice 2005 a été mené par la firme d audit Deloitte Burkina, SA en Avril 2006. Cet audit a été suivi d un second par la même firme en Mars 2007. Ces deux audits ont permis de s assurer que les procédures administratives et de passation de marché ont été respectées. 2.2.4.3 Rencontres régulières du Comité de Pilotage tenues Six rencontres régulières et une rencontre extraordinaire du Comité de Pilotage ont été tenues pour évaluer les progrès réalisés et approuver les plans de travail et le budget du projet. Des rapports annuels ont été produits et présentés au Comité de Pilotage pour discussions et les différentes recommandations figurent dans les rapports. L implication des collectivités locales décentralisées dans la gestion transfrontalière des eaux a été promue avec l invitation du Haut Commissaire de la Province du Boulgou, de deux Préfets du Burkina et de trois (3) Chefs de District du Ghana à participer à toutes les réunions du Comité de Pilotage, et ce depuis la 3 e réunion (Figure 18). Figure 19: Participants à la réunion du CP à Akosombo en mars 2006 37
2.2.4.4 Rapports du projet et évènements importants disponibles Les rapports d étape, semestriels et annuels du projet ont été rendus disponibles aux différentes structures de l UICN dans le monde à travers son réseau de connaissances (Knowledge Network). (http://intranet.iucn.org/kb/app/item/document/brao/burkina/pagev ). D autres évènements marquants sur les activités du projet ont été publiés dans les sites web de l UICN : www.iucn.org/places/brao/docs_pdf/comite_nakanbe_engl.pdf, and www.iucn.org/en/news/archive/2005/10/white_volta.pdf 2.2.4.5 Appui-conseil Technique de l UICN et WANI: L UICN a apporté un appui technique précieux à PAGEV. En particulier, M. Laurent Granier, le point focal en Droit de l Environnement basé au Sénégal a fourni des conseils juridiques précieux au projet lors de l élaboration du Code de Conduite. Deux experts du siège de WANI (Dr. Mark Smith et Mme Katarina Cross) ont visité le projet en Novembre 2006 et ont contribué par leurs conseils à la préparation de la feuille de route des activités de Janvier à Mars 2007. L équipe du projet a également bénéficié largement des expériences et des contributions techniques des participants de la rencontre de coordination de WANI tenue à Ouagadougou en Avril 2007. 2.2.5 Questions transversales 2.2.5.1 Activités mise en œuvre avec un accent sur la réduction de la pauvreté: Des liens ont été établis entre les avantages de subsistance et la gouvernance de l eau à travers la prise en compte dans les activités GIRE des besoins en moyens de subsistance des communautés démunies ; dont (les activités génératrices de revenus, l approvisionnement en eau potable et une éducation accrue en santé de l environnement). Parmi les interventions clés liées à la réduction de la pauvreté on peut citer: La réhabilitation du petit barrage à Sakom dans le District de Bawku Ouest au Ghana, qui avait cédé en 1998 afin de retenir l eau dans les plaines inondables et de permettre aux communautés de pratiquer le jardinage et la culture de riz en saison sèche. L association des usagers de l eau redynamisée (avec jusqu à 240 membres dont 180 femmes) et les communautés voisines ont maintenant accès à l eau pour l agriculture et le bétail. Cela a permis d éliminer la distance à parcourir pour travailler sur les berges de la Volta et d accroître la production agricole et partant améliorer les moyens de subsistance des communautés. La pauvreté ne se résume pas seulement à des revenues très bas dans la zone d activités de PAGEV, mais elle est aussi étroitement liée aux mauvaises conditions sanitaires et de santé. Le PAGEV a donc fourni à certaines communautés des puits à large diamètre qui ont beaucoup soulagé ces communautés, en particulier les femmes qui passaient beaucoup de temps à la recherche de l eau pour les besoins domestiques pendant la saison sèche. Certains des puits ont été équipés de pompes pour rendre leur accès plus facile quand le niveau de l eau sera plus bas lors des périodes de forte sécheresse. Cela contribuera sans doute à réduire les maladies hydriques et à l amélioration de l état de santé des populations, surtout des enfants. La plupart des gens composant les communautés pilotes sont de petits exploitants sans qualifications qui dépendent des cultures saisonnières telles que le mil et le maïs. PAGEV les a encouragés à opter pour des cultures hautement plus rentables (mangues et goyave) pour accroître les revenus des ménages à long terme. Ils reçoivent également un 38
appui en pompes d eau pour accroître leurs surfaces cultivables pendant le jardinage en saison sèche tout en reboisant les bandes tampon avec des espèces d arbres fruitiers améliorées. Pendant la longue saison sèche, certains producteurs ont tendance à consommer leurs réserves alimentaires ne laissant rien comme semences pour la saison hivernale prochaine. Certains de ces producteurs ont reçu un soutien par des dons de semences pour le jardinage pendant la saison sèche. Certaines communautés ont été formées à la production de manguiers greffés qu ils pourront vendre pendant la saison hivernale prochaine et générer des revenus pour euxmêmes et pour le comité local. Des arbres à croissance rapide (acacias) ont été plantés pour la protection des berges du fleuve pour fournir en même temps du bois de chauffe et augmenter les revenus des ménages. 2.2.5.2 Prise en compte de l aspect genre dans les activités de PAGEV Selon les coutumes dans certaines communautés, les femmes jouaient un rôle très infime dans la prise de décision au sein des ménages ; leur participation dans les affaires publiques était également très faible au sein des communautés. La plupart des comités des villages serait constitués d hommes qui prendraient les décisions concernant l avenir des communautés alors que les opinions des femmes ne sont pas souvent exprimées. PAGEV a fourni des efforts conscients afin d encourager les comités des villages pour la protection des berges de vaincre les stéréotypes du genre en incluant au moins une femme dans les cinq membres formant le comité de chaque village. La plupart des comités de protection des berges comptent maintenant en leur sein deux ou trois femmes. En plus, lors des rencontres de planification dans les villages, les femmes ont formé leur groupe de travail dans lesquels elles peuvent librement s exprimer. Par exemple, ce sont les femmes qui ont décidé d inclure les arbres à croissance rapide (acacias) dans les espèces à planter pour la protection des berges parce que ces arbres fourniront très rapidement du bois de chauffe pour leurs besoins. Les puits à large diamètre fournis aux communautés ont permis de réduire la distance à parcourir et le temps mis par les femmes pour la collecte de l eau. 2.2.5.3 Activités du projet face à la perspective ne rien changer Une Evaluation de l Impact Environnemental du barrage réhabilité de Sakom a été conduite en Mars 2006. Les recommandations du Plan de Gestion Environnemental (PGE) constituent un guide dans la mise en œuvre des différentes étapes du projet permettant ainsi de réduire tout impact négatif. Avant de transplanter les plants des pépinières, un Ethnobotaniste avait été engagé par le projet pour identifier les différentes espèces de plants dans les pépinières, évaluer leur convenance aux conditions locales et identifier aussi tout impact négatif qui pourrait nuire aux écosystèmes de la zone. Les appréhensions de certaines couches des communautés persistent toujours sur la propriété des terres (surtout les agriculteurs immigrés) après la maturité des arbres fruitiers. PAGEV a initié des consultations entre les agriculteurs et les chefs/propriétaires fonciers afin de résoudre ces problèmes. La première rencontre du genre a été organisée avec la communauté de Béléyerla le 21 Juillet 2006 avec une participation active du Préfet et du représentant du Maire de Zabré. Le morcellement institutionnel peut avoir des impacts négatifs sur l efficacité des programmes de réduction de la pauvreté et de la préservation des sols. PAGEV a fourni des efforts pour promouvoir la planification et la mise en œuvre conjointes des activités GIRE en organisant des séminaires au profit des ONG et des structures techniques (Agriculture, Eau et Forêts et Environnement) de l administration locale des deux pays (Mars et Août 2006). 39
3. EVALUATION DES EXPERIENCES ACQUISES AVEC LA MISE EN OEUVRE DU PROJET 3.1 Leçons apprises avec la mise en œuvre du projet - La mise en œuvre des actions GIRE dans le sous bassin de la Volta Blanche a démontré que la planification et la mise en œuvre des activités communautaires peuvent être partagées et bien réussies par des communautés vivant de part et d autre d une frontière Cependant, les structures au niveau organisationnel (collectivité locale, structures techniques, agences du bassin, etc.) qui doivent assurer les programmes nationaux sont à leur premier stade et par conséquent moins outillées techniquement et humainement pour mettre en œuvre les interventions. PAGEV a initié des actions visant à promouvoir la planification et la mise en œuvre conjointes des interventions GIRE en organisant des séminaires (Mars et Août 2006) au profit des ONG locales et des Structures techniques (Agriculture, Eau et Forêts et Environnement) de l administration locale des deux pays. Les structures techniques ont été encouragées à soutenir les ONG en leur fournissant l appui technique nécessaire à la mise en œuvre des activités de restauration des berges du fleuve au sein des communautés. Des visites d échanges ont été également organisées entre les communautés pour le partage d expérience et pour encourager les communautés qui trainent encore le pas dans la mise en œuvre des activités à se réveiller. - Les communautés ont la volonté de participer aux actions de préservation des ressources en eau et des autres ressources naturelles lorsque les résultats sont de leur participation sont clairement établis et concernent directement l amélioration de leurs moyens de subsistance. Des efforts conséquents ont été faits par PAGEV pour prendre en compte les besoins de subsistance des communautés inaccessibles dans les interventions GIRE en intégrant les activités génératrices de revenus, l approvisionnement en eau potable et l éducation en hygiène dans les interventions GIRE. L appui des ONG a été très crucial dans cette activité, particulièrement en aidant les groupes défavorisés, tells que les femmes et les agriculteurs immigrés qui n ont pas les compétences pour bien formuler leurs demandes. - Les autochtones peuvent montrer des réticences à la restauration des berges du fleuve par crainte de perdre leurs droits à la terre. De telles craintes peuvent être dissipées avec l instauration du dialogue entre les propriétaires fonciers et les agriculteurs, et aussi en exprimant clairement et de manière visible les avantages aux populations. Les relations entre les agriculteurs immigrés et les propriétaires fonciers (à Zékézé par ex.) n est pas unique à la zone de PAGEV. Les dispositions existantes sur l exploitation des terres dans le basin sont telles que la terre revient au propriétaire (le chef) une fois que les arbres ayant un intérêt économique y sont plantés. Telle est la crainte exprimée par les agriculteurs immigrés. Les interventions de PAGEV se limitent seulement à la petite bande le long du fleuve et ne concernent pas toutes les terres arables. L appréhension initiale est graduellement éliminée avec plus d éducation et de consultations. - Les rencontres transfrontalières ont mis à nu les difficultés de travailler dans un environnement multilingue (Français, Anglais et les langues locales telles que le Mooré). Cependant, les bonnes relations de confiance, la coopération entre les gouvernements et les partenaires et les solides appuis institutionnels ont permis de minimiser l impact de ces difficultés sur le projet. 40
Les capacités des institutions des collectivités locales (Assemblées de District au Ghana et Départements au Burkina) doivent être renforcées pour assurer l appropriation du projet à long terme. - Il est de plus en plus reconnu que l UICN-BRAO est un promoteur clé de la gestion transfrontalière, intégrée et participative des ressources en eau dans la sous Région de l Afrique de l Ouest. Cela est évident au regard des invitations reçues par l UICN pour participer et contribuer aux conférences et séminaires sous-régionaux sur l eau. 3.2 Viabilité du projet Avant PAGEV, les dispositions institutionnelles de coordination et de gestion des ressources en eau du bassin de la Volta étaient faibles et n existaient pas au niveau transfrontalier. Présentement, la coordination et la gestion transfrontalières du basin de la Volta ont rapidement évolué. Aujourd hui, tous les six Etats riverains du bassin de la Volta ont ratifié les protocoles instituant l Autorité du Bassin de la Volta (ABV) unifiant le Burkina, le Ghana, le Mali, le Benin, le Togo et la Côte d Ivoire. Le renforcement de la collaboration avec l ABV permettra la duplication des expériences de PAGEV dans les autres Etats riverains du bassin. L approche de PAGEV dans la protection des berges des cours d eau et l établissement de liens entre la réduction de la pauvreté et la préservation de l eau et des sols ont fortement influencé la mise en œuvre des programmes de l agriculture dans la zone pilote. Les directions régionales de l agriculture et certains projets communautaires ont introduit la création de zones tampon dans leurs programmes d appui aux agriculteurs des communautés vivant de part et d autre de la frontière en appui aux agriculteurs pour l amélioration de la petite irrigation et la sécurité alimentaire. La restauration des berges pourrait rencontrer des résistances du côté des autochtones par crainte de perdre leurs droits à la terre. De telles inquiétudes peuvent être dissipées par plus de dialogue entre les propriétaires fonciers et les agriculteurs et également en expliquant davantage les intérêts des interventions aux populations. 3.3 Questions en suspens Certaines des activités initiées pendant la période des trois ans du projet restent à finaliser. Les efforts fournis par PAGEV ont été fort bien appréciés par les communautés en dehors de la zone pilote de PAGEV de même que par l ABV nouvellement créée. Des efforts doivent être faits pour assurer que les succès enregistrés sont valorisés et même dupliqués dans d autres zones du bassin. Certaines des activités non achevées comprennent: Base de connaisances L Audit de l eau et le modèle DSS/WEAP ont posé les bases pour les prises de décision sur la gestion des ressources en eau du Bassin de la Volta. Il est nécessaire d élargir les consultations partenaires/experts afin d améliorer la disponibilité des données pour le modèle, et aussi mieux faire connaitre l Audit de l eau aux partenaires. Les dispositions de collaboration avec VIASAT doivent être soutenues afin de permettre la production de cartes et faciliter ainsi le suivi des impacts. 41
Interventions pilotes GIRE Le changement d attitude des communautés par rapport à la préservation des sols et de l eau qui assurera la durabilité des activités après PAGEV ne peut être réalisée sur une courte période de trois ans de PAGEV. Les efforts déjà consentis doivent être intensifiés pour démontrer les avantages réels de la préservation de l eau et des sols pour une réduction de la pauvreté. L envergure des produits dérivés des interventions de PAGEV (par ex. l approvisionnement en eau potable, l appui au jardinage pendant la saison sèche, etc) doit être étendue afin de satisfaire les aspirations des populations tout en restant focalisé sur la GIRE. Changement politique et institutionnel La première phase de PAGEV a réussi à mettre en place des structures de base pour la gouvernance de l eau (politique et institutionnelle) et pour le fonctionnement des forums multi-acteurs pour la GIRE aux niveaux local, communautaire, national, du bassin, et transfrontalier. Le défi qui se pose est le renforcement de la coordination verticale et horizontale et des liens entre les différents programmes et projets du bassin. Pour réussir les liens entre les différents niveaux, des actions continues sont nécessaires afin de : i) Tester et consolider le modèle transfrontalier; ii) Synthétiser l apprentissage et utiliser des méthodes de dissémination efficaces pour permettre la duplication et la valorisation de ces approches. Avec la création de l ABV, le Code de Conduite pourrait être introduit aux autres Etats riverains de la Volta en vue de l élaboration d une Charte de l Eau du Bassin. 42
4. RAPPORT FINANCIER DU PROJET 4.1 RECAPITULAIF DES RECETTES ET DEPENSES PROJET POUR L AMELIORATION DE LA GOUVERNANCE DE L EAU DANS LE BASSIN DE LA VOLTA (PAGEV) RECAPITULAIF DES RECETTES ET DEPENSES UICN Bureau Régional pour l Afrique de l Ouest Partenaires: WANI-DGIS et Asdi Numéro du Projet : Chef de projet : 80207-030 (WANI) et 80207-930 (Asdi) Kwame ODAME-ABABIO Période du rapport : de juillet 2004 à septembre 2007 WANI SIDA TOTAL (EURO) BUDGET Programme 396 605 * 950 803 1 361 850 A. RECETTES Fonds reçus en 2004 de WANI-DGIS 133 256 133 256 Fonds reçus en 2004 de ASDI 166 642 166 642 Fonds reçus en 2005 de WANI-DGIS 170 000 170 000 Fonds reçus en 2006 de WANI-DGIS 85 000 85 000 Fonds reçus en 2006 de ASDI 162 476 162 476 Fonds reçus en 2006 de ASDI 160 908 160 908 Fonds reçus en 2007 de ASDI 395 025 395 025 Fonds reçus en 2007 de ASDI 64 940 64 940 Intérêts sur les fonds (01/012005-3 177 3 177 30/09/2007) Total Recettes (A) 388 256 953 168 1 341 424 B. DEPENSES Dépenses encourrues en 2004 pour WANI- 92 601 92 601 DGIS Dépenses encourrues en 2005 pour WANI- 270 135 270 135 DGIS Dépenses encourrues en 2005 pour ASDI 74 972 74 972 Dépenses encourrues en 2006 pour WANI 33 869 33 869 DGIS Dépenses encourrues en 2006 pour ASDI 438 192 438 192 Dépenses à Sept 2007 pour ASDI 434 001 434 001 Total Dépenses (B) 396 606 947 165 1 343 771 SOLDE (A-B) -8 350 6 003-2 347 PART DU SOLDE AU BUDGET INITIAL 8 349-2 365 5 984 PART DU SOLDE DU AUX PERTES DANS LE TAUX DE CHANGE 14 442 * Réduction due à la baisse du taux de change du dollar (US$) 43
Avec la baisse du taux de change du dollar EU, la contribution initiale WANI-DGIS de 500 US $ ( 411,049) en 2004 est descendue à 396,605. 4.2 Résumé des dépenses par catégorie Titre /Catégorie 2004 2005 2006 2007 Total DGIS ASDI DGIS ASDI DGIS ASDI ASDI (Jan- EXPs. Sept) Personnel du projet 21 215 0 67 362 4 247 6 476 76 734 71 888 247 922 Installations et équipement 43 400 0 35 825 4 929-21 932 22 867 2 915 88 003 du projet Coût de fonctionnement 2 986 0 20 741 5 643 1 062 52 121 45 560 128 112 Activités du projet 11 958 0 87 252 46 301 35 264 209 564 123 497 588 335 Appui au programme 2 100 0 34 000 2 000 2 100 23 000 10 877 76 977 Suivi, évaluation et audit 0 0 4 685 37 6 901 23 340 39 251 74 214 Imprévus 1 585 0 1 513 6 585 0 0 39 990 49 673 Coût gestion admin & 6 458 0 18 758 5 231 3 999 30 567 26 164 91 176 financière Totaux annuels 92 601 0 270 135 74 972 33 869 438 192 436 827 1 343 597 4.3 Pourcentage des dépenses par catégorie par an PAGEV Expenditure Summary (2004-2007) % Contributions of each item Sida Sept 2004 2005 2006 2007 Sida Jan-Aug Sida DGIS SIDA DGIS SIDA DGIS Project personnel Project facilities & equipment Operating costs Project Activities Programme support Monitoring, evaluation and audit Contingency Admin & Financial Mgt Cost -40% -20% 0% 20% 40% 60% 80% 100% Cost in Euros NB: Le dépassement sur les dépenses d environ 28% sur ligne 80207-30 s explique par le reversement des coûts d acquisition d un second véhicule sur les prévisions de 2005 qui ont été injustement débités sur cette ligne au lieu de la ligne 80207-930. 44
% de chaque volet de dépenses par rapport aux dépenses totales Monitoring, evaluation and audit 6% Programme support 6% Admin & Financial Mgt Cost 7% Contingency 4% Project personnel 18% Project facilities & equipment 7% Operating costs 9% Project Activities 43% 45
ANNEXES 46
ANNEXE 1: Récapitulatif de l état d avancement dans la mise en œuvre des activités et résultats obtenus Résultat 1: Base de connaissances Base de connaissances clé d aide à la décision compilée et partagée pour alimenter les consultations et une collaboration constructives sur la gestion des eaux entre le Burkina Faso et le Ghana Indicateurs Connaissances sur la disponibilité et la demande de l eau documentées et les différences analysées Etat des lieux et niveau institutionnel analyses Expériences en coopération bilatérale dans la gestion du basin dans la région compilées Exigences d informations pour élaborer les scénarios de demande en eau et compréhension des options de la gestion des eaux identifiée Progrès par rapport aux indicateurs Résultats clés atteints : L analyse de l état des lieux de la zone d intervention achevée. Enquêtes socioéconomiques des zones pilotes compilées. Cartes thématiques et de base sur l exploitation des terres montrant les changements par images satellites de 1988 et 1999 sur CD Roms Audit de l eau; y compris les scénarios sur la disponibilité et la demande en eau analysés. 2 stations de jaugeage en aval de Bagré réhabilitées par la DGIRH (actuelle DGRE). Les réalisations sont estimées à 80% Activités Résultats Auto -Evaluation Documents produits Programmées Etat d avancement Atteints Observations sur l état d avancement 1.1: Evaluer l information nécessaire aux partenaires et décideurs pour la mise en œuvre de la GIRE Rencontres préparatoires avec WRC et DGIRH pour discuter sur les programmes en cours de réalisation dans le basin tenues les 7 et 8 Février 2005. Visites de reconnaissance avec les partenaires (WRC & DGIRH) menées pour identifier les sites d intervention pilotes et les institutions en Février 2005. Eta des activités de recherche et autres interventions GIRE dans le sous bassin compilé en Mars 2005 Discussions sur la collaboration dans la mise en œuvre des projets initiés entre INERA, CIFOR et Oncho Enquêtes socioéconomiques des communautés pilotes achevées en Août 2006 Zone des interventions pilotes GIRE choisie et approuvée. Analyse détaillée de l état des lieux de la zone d intervention Partenaires institutionnels identifiés pour partenariat avec PAGEV Problèmes des ressources en eau et besoins immédiats des communautés identifiés et classés par priorité. Ecoulements vers le Environ 85% des résultats attendus ont été atteints. Inachevées Le format de partage de l information entre le BF et GH approuvé i) Rapports sur l état des lieux ii) Document cadre des interventions pilotes iii) Rapports des enquêtes socioéconomiques - 47 -
Ghana évalués. Activités Résultats Auto-évaluation Documents produits Programmées Etat d avancement Atteints Observations sur l état d avancement 1.2 Commission d études pour mener l Audit de l eau et évaluer les impacts des programmes d exploitation de l eau existants et prévus, du changement climatique, etc, et combler le manque d information. 1.3 Mener une analyse sur la disponibilité et les scenarios de la demande en eau sous des régimes différents de pluviométrie/écoule ment pour des options futures sur l exploitation et la gestion de l eau (DSS) Un pré Audit de l eau du bassin achevé en juin 2005 Les consultants recrutés pour l audit de l eau ont commence leur travail en fin juin 2006; Premier projet de rapport soumis en décembre 2006; Examen du projet de rapport par les pairs achevé en avril 2007; Atelier conjoint de validation le projet de rapport par les experts du BF & GH tenu en mai 2007. Rapport final soumis en septembre 2007. Aperçu du manque d information hydro sur le bassin. Etat de la disponibilité et demande en eau analysé (Audit de l eau) Comme ci-desus Un outil (modèle WEAP) pour les analyses des calculs des variations de l eau et des scenarios. Réalisé à environ 65%. Nécessité d harmoniser les procédures de collecte des données et des méthodes de relevés du côté du BF & GH. Nécessité de s accorder sur le format pour le partage des informations entre le BF & GH Réalisé à environ 60% Activités inachevées Améliorer les données disponibles pour faire fonctionner le modèle. Formation des partenaires et du personnel de PAGEV sur l utilisation du DSS. Rapport de Pré- Audit de l eau Rapport de l Audit de l eau. Rapport de l Audit de l eau - 48 -
1.4 Réaliser une imagerie satellitaire du sous basin pilote en collaboration avec VIASAT Inc. du Canada. Projet présenté au CTC-GIRE lors de la réunion d Accra (Avr.05) Enquêtes sur les sites de la zone pilote entreprises avec VIASAT en Avril 05, Nov. 05 Juillet 06 pour une collecte in-situ de données pour la production des cartes. Formation du personnel de PAGEV et DGIRH sur l utilisation de l équipement ETAG (Nov 05) Cours en télédétection assures par VIASAT au profit du personnel de PAGEV, DGIRH et IGB en Nov/ Déc 20005. Revue à mi-parcours des activités de VIASAT menée par des consultants externes venus du Canada en Juillet 2006. Une formation de 3 jours sur l imagerie satellitaire au profit du personnel de PAGEV, DGIRH et IGB en Juillet 2006 Un atelier de 3 jours organisé au profit du personnel de WRC, HSD, SD, WRI et PAGEV à Accra (Nov/ Déc. 2006). Présentation des produits VIASAT lors de la 3e réunion CTC- GIRE en Juin 2007 Cartes sur l exploitation des sols/couvert végétal de la zone pilote des années 1989, 1999 et 2004 sur CD-Roms Cartes de base de haute résolution du début du projet montrant les caractéristiques principales de l écosystème; étendue des cours d eau, etc.. Capacités du personnel de PAGEV et des partenaires accrues ans l utilisation de l imagerie satellitaire pour la gestion des ressources en eau. 70% accomplished Need to exploit the use of maps as environmental awareness public education tools. Cartes de base de la zone pilote sur CD-Roms. Cartes de visualisation des impacts à partir de l utilisation de l imagerie satellitaire IKONOS à haute résolution - 49 -
Objectif 2: Activités pilotes Le Burkina Faso et le Ghana conjointement élaborent, mettent en œuvre et tirent les leçons des interventions pilotes GIRE dans un sous basin transfrontalier choisi. Indicateurs Au moins deux projets pilotes conjoints sont mis en œuvre avec succès. Un comité de coordination du sous bassin mis en place au Ghana et au Burkina Faso Les forums des partenaires mis en place dans le sous bassin de chacun des pays Des recommandations pour l élaboration des règlements élaborées et soutenues par le lobbying Progrès par rapport aux indicateurs Partenaires locaux (y compris les 8 communautés au BF & GH, et 2 ONG relais) mobilisés pour la restauration des berges du fleuve 16 km de berges de la zone pilote reboisés avec des arbres fruitiers et des bosquets Un petit barrage réhabilité pour rendre l eau disponible pour le jardinage et la culture de riz pendant la saison sèche. Des forums multi acteurs pour la GIRE aux niveaux communautaire, national et transfrontalier établis pour promouvoir la coopération. Les directives sur la gouvernance des forums locaux approuvées Taux de réalisation d environ 80% Activités Résultats Auto-évaluation Documents produits Programmées Etat d avancement Atteints Observations sur l état Prévu d avancement 2.1 Mener Analyse de l état des lieux achevée en Cette activité a été achevée en Rapport sur l état des lieux une analyse de l état des lieux (y compris une analyse des partenaires) du basin partagé par les deux pays Jan. 2005; Atelier de validation du rapport de l analyse de l état des lieux par les partenaires tenu à Tamale en Mars 2005 Une évaluation de l impact environnemental du barrage réhabilité achevée en Mars 2006 Mobilisation des partenaires locaux pour les interventions GIRE. Document cadre pour la mise en œuvre de la GIRE Mars 2005. Les résultats attendus ont été atteints à 100%. 2.2 Organiser des consultations avec CP pour sélectionner un porte folio des activités possibles. 2.3 Elaborer un plan de travail et mettre en œuvre les activités pilotes Réunion inaugurale du CP à Tamale en Févr 2005 pour présenter PAGEV et les plans de travail du projet Réunion extraordinaire du CP à Ouagadougou en Mars 2005 pour approuver le plan de travail 2005. Mission terrain pour sélectionner les communautés pilotes et les ONG achevée en Mai 2005. Premiers ateliers consultatifs des communautés et sessions de planification tenus au Burkina Faso et Ghana (7-8 Juillet 2005 respectivement) Plan de travail du projet et budget 2005 approuvés. Résultat attaint à 100% Rapports du Comité de Pilotage Comités de protection des berges, association des usagers de l eau du barrage de Sakom redynamisée Reboisement des berges le long du fleuve avec près de 7000 arbres fruitiers et plus de 27000 plants dans Les processus participatifs sont plutôt lents et nécessitent beaucoup de temps Cette activité a été réalisée à environ 60% Accords de collaboration avec deux ONG sélectionnées (Bissakoupou du Burkina et ZOVFA du Ghana) signés en Novembre 2005 Communiqués issus des réunions conjointes des structures techniques. Rapports des rencontres et ateliers; - 50 -
Activité 2.4 Organiser des consultations politiques sur les implications des leçons apprises en matière de politiques d eau au Burkina et au Ghana Plans pilotes élaborés avec les communautés & ONG en Août 2005 Huit (8) pépinières communautaires crées dans la zone pilote. 55 pépiniéristes formés et soutenus avec l octroi de semences et de matériels de production pour la production de plants et la gestion des pépinières. Plants et plants d arbres fruitiers importés (manguiers greffés et goyaviers) transplantés sur les berges entre juillet et août (2005, 2006 et 2007). 2 ateliers de planification conjointe organisés au profit des structures techniques et des ONG en Mars & Août 2006. Formation en gestion des arbres après plantation organisée au profit des communautés en Sept 2006. Deux (2) sessions de formation sur la GIRE et la gestion des conflits organisées au profit des partenaires en Fév 2006 et Juin 2007 Rapport de l Evaluation de l Impact Environnemental ayant conduit à la réhabilitation du barrage de Sakom au Ghana achevé en Mars 2006. Faciliter l organisation de la 1ere réunion du Comité Technique du Bassin de la Volta (VBTC) tenue en Mars 2005 à Ouagadougou Participer à la 2e réunion du VBTC (qui a abouti à la création de l ABV) tenue en juillet 2006 à Lomé au Togo. Quatre (4) forums nationaux consultatifs organisés chacun au BF et GH en Juillet 2005, Février 2006, Avril et Juin 2007. Trois (3) forums transfrontaliers tenus en Sept 2005, Janv et Juin 2007. Deux (2) sessions de formation en GIRE et Gestion des conflits organisées respectivement en Fév 2006 et Juin 2007 au profit des partenaires. des bosquets. Barrage de Sakom réhabilité rendre l eau disponible pour le jardinage et la culture de riz en saison sèche Etablissement de liens entre les besoins de subsistance des communautés démunies et les activités de protection des berges du fleuve; (soutien avec des semences pour le jardinage, approvisionnement en eau potable et éducation en hygiène). Des forums nationaux établis dans le sous bassin cible. Forum transfrontalier local établi dans le sous bassin cible. Convention et Statuts créant l ABV ratifiés par les Ministres en charge de l eau des six Etats riverains de la Volta. Directives, statuts et conventions pur le fonctionnement du comité local transfrontalier approuvés en Juin 2007. Ateliers de formation en GIRE et gestion des conflits. Activités inachevées Assurer la survie des arbres plantés (surtout pendant les inondations ou les périodes d extrême sécheresse) Organiser des ateliers sur la gestion des conflits au profit des membres du CP. Les résultats attendus ont été atteints à environ 70% Activités inachevées Atelier au profit des parlementaires clés sur les impacts des interventions pilotes. Renforcement des capacités des comités forums nationaux et transfrontaliers Statuts et Conventions établissant le comité local transfrontalier attendent d être ratifiés par le Gouverneur de la Région du Rapport EIA du barrage de Sakom Enregistrements audio des programmes de débats radiophoniques organisés par ZOVFA. Rapports d avancement des ONG (Bissakou-Pou du Burkina et ZOVFA du Ghana). Protocole créant l Autorité du Bassin de la Volta (ABV) Procès verbaux des forums consultatifs des pays et transfrontalier. Directives opérationnelles, statuts et conventions pour les forums locaux transfrontaliers.. - 51 -
Centre-Est du Burkina Faso et le Ministre Régional de Upper East du Ghana. - 52 -
Objectif 3: Changements politique et institutionnel: Les mécanismes de consultations bilatérales existants entre le Burkina et le Ghana sur la gestion de l eau élargis et renforcés par l adoption et l application d un Code de Conduite sur la gestion des eaux partagées Indicateurs Expériences dans les accords bilatéraux et de coopération dans la gestion dans un bassin de fleuve en Afrique de l Ouest compilées, analysées et débattues. Accord sur les mécanismes de consultation au sein des pays riverains clés. Adhésion officielle au Code de Conduite. Règlements élaborés grâce à l apport du projet. Progrès par rapport aux indicateurs Un Code de Conduite pour l exploitation et la gestion des eaux et autres ressources partagées du Bassin de la Volta Accord bilatéral entre le Burkina et le Ghana formalisant le CTC-GIRE signé Forums des partenaires liés aux institutions aux niveaux national et transfrontalier Protocole créant l Autorité du Bassin de la Volta ratifié. Les résultats ont été attaints à environ 80%. Activités Résultats Auto-évaluation Documents produits Programmées Etat d avancement Atteints Observations sur l état Prévu d avancement 3.1 Accord sur les objectifs des Rencontre de redynamisation du Comité Technique Conjoint Ghana-Burkina pour la GIRE (CTC-GIRE) tenue à Comptes rendus/communiqués des réunions du CTC-GIRE. Accord bilatéral pour la mise Les consultations au niveau institutionnel sont jusque là satisfaisantes. politiques et les Accra, Ghana en Avril 2005. en place du CTC-GIRE. mécanismes de Un accord bilatéral pour la mise en Directives, statuts et règlements Les résultats ont été atteints à 70% consultations place du CTC-GIRE élaboré par pour le fonctionnement du PAGEV et soumis à discussion aux Codirecteurs comité transfrontalier local Activités inachevées en Juin 2005 Réunion des Ministres de l Eau du BF &GH tenue le 6 Décembre 2005 à Ouagadougou. Réunion du CTC-GIRE en Mai 2006 à Shai Hills au Ghana pour valider et approuver le projet de Code de Conduite. En Juin 2007 une réunion du CTC- GIRE a été organisée à Tenkodogo au BF pour discuter des mécanismes pour rendre l Accord bilatéral opérationnel. 3 forums transfrontaliers tenus en Septembre 2005, Janvier et Juin 2007 approuvés en Juin 2007 Elaboration des procédures pour rendre l accord opérationnel. Renforcement des capacités des comités villageois et transfrontalier pour promouvoir les consultations communautaires. 3.2 Former les comités et partenaires locaux GWP-WA facilite deux sessions GIRE et Gestion des conflits dans la zone pilote Matériels de formation et rapports Formation en suivi nécessaire pour assurer aux communautés des Accord bilatéral ratifié par les Ministres du Burkina Faso et du Ghana. Communiqués des rencontres conjointes du CTC-GIRE Statuts e règlements pour guider le fonctionnement du forum transfrontalier local - 53 -
dans les sites pilotes en négociation de PAGEV en Février 2006 et Juin 2007 respectivement.. approches durables sur l utilisation des sols et la préservation des ressources. Le taux de réalisation est d environ 70%. 3.3 Mettre ensemble les expériences acquises avec la coopération bilatérale dans la gestion du bassin dans la région Coordonnateur du Projet visite le bassin de Komadugu-Yobe à Kano pour partage d expériences avec le staff. Poster pour exposition sur PAGEV affiché à la Semaine Internationale de l Eau à Stockholm en Août 2006 Rapport de mission Documentation sur les leçons apprises. Cette activité avait été prévue avec l implication du CP et l équipe de PAGEV. Taux de réalisation est d environ 50% Activités inachevées Visites des autres bassins organisées au profit de CP et l équipe de PAGEV (par ex. Okavango et Mekong) Poster pour la Semaine Internationale de l Eau, Stockholm 2006 3.4 Elaborer un projet de Code de Conduite et proposition d une structure de coordination. Un groupe de travail mis en place par le CTC-GIRE en Mai 2005 pour élaborer le Code de Conduite. Première rencontre du Groupe de Travail tenue en Juin 2005. Consultations des partenaires sur le Code au BF et au GH achevées en Octobre 2005 Ateliers nationaux de validation du projet de Code de Conduite tenus en Avril 2006 au Burkina Faso et en Mai 2006 au Ghana. Rencontre CTC-GIRE tenue pour valider les deux rapports nationaux du 30 au 31 Mai 2006. (Délégués du Togo et de la Cote d Ivoire ont participé à la rencontre conjointe de validation). Rencontre de validation par le CTC- GIRE des deux rapports nationaux en Juin 2006. Code de Conduite pour la gestion bilatérale des bassins disponible en Français et en Anglais. Taux de réalisation est d environ 90%. Activités inachevées Ratification du Code de Conduite par les Ministres en charge de l Eau des deux pays. Code de Conduite finalisé - 54 -
Objectif 4: Apprentissage et coordination Le Projet est bien géré et coordonné, et les structures d apprentissage soutenues et les leçons apprises disponibles Indicateurs Cadre de Suivi, évaluation et rapportage élaboré mettant l accent sur les résultats du suivi, l évaluation de l avancement et montrant les apprentissages. Rapports d avancement de bonne qualité soumis aux gouvernements, bailleurs et autres autorités responsables régulièrement et à temps. Leçons apprises, documentation produite et partagée. Structure de coordination des activités du projet avec les partenaires établie et opérationnelle. Progrès réalisé par raport aux indicateurs 6 réunions régulières et 1 extraordinaire du Comité de Pilotage. 2 évaluations indépendantes du suivi du projet 2 Audits externs de PAGEV Rapports d avancement du Projet et des évènements compilés. Les résultats ont été atteints à environ 75%. Activités Résultats Auto-évaluation Documents produits Programmées Etat d avancement Atteints Observations sur l état Prévu d avancement Activité 4.1 Trouver des bureaux pour le projet et établir un système administratif Le personnel clé du projet a effectivement commencé le travail en Avril 2005, et cela a eu des implications sur la mise en œuvre à temps des activités du Projet comme prévu. Les résultats ont été atteints à 100%. Activité 4.2 Signer MOU avec les partenaires clés Activité 4.3 Suivre /évaluer l état d avancement du projet MOU avec WRC, DGIRH (actuelle DGRE) et GWP-WA signé en Oct 2005. Accord de collaboration pour la mise en oeuvre du projet signé avec 2 ONG (une au BF et une au GH) en Nov. 2005 Accord de collaboration ratifié avec l ABV en Janvier 2007. Deuxième réunion du Comité de Pilotage tenue en Mars 2005. Première rencontre de revue des bailleurs tenue le 17 Mars 2005. Equipe de PAGEV formée en S &E Plan de travail du projet & plan de suivi revus en Nov 2005 7e réunion du Comité de Pilotage tenue à Ouagadougou en Septembre 2007. Accord de collaboration avec l Autorité u Bassin de la Volta - MOU Plans annuels de travail et de budget; Rapports semestriels, annuels; Expériences documentées; Rapports de suivi & d audit; Rapports d évaluation; Rapport Annuel 2005 soumis aux bailleurs (ASDI) en Mars 2006. MOU avec WRC, DGIRH (actuelle DGRE) et GWP-WA Accord de collaboration signé avec 2 ONG. Accord de collaboration avec l ABV. Rapport annuel 2005. Rapport d Audit financier 2005. Rapport d évaluation à miparcours. Rapport annuel 2006. Rapport financier 2006 Rapport final d évaluation du Projet, y compris le rapport financier. - 55 -
Troisième rencontre de revue des bailleurs en Février 2007. Evaluation à mi-parcours du projet menée en Avril 2006. Audit du projet pour 2005 achevé. Evaluation finale du projet achevée en Avril 2007 Rapport annuel 2006 soumis à l ASDI en fin Février 2007. Rapport final du Projet soumis à l ASDI en fin Septembre 2007. - 56 -
ANNEXE 2: Réponse de la direction de PAGEV au Rapport d Evaluation à mi-parcours Lacunes constatées Actions programmées Période Niveau d effort de PMU Observations du Staff / réponse de la direction Connaissances inappropriées de la situation socioéconomique, et/ou faible prisse en compte des réalités sur le terrain par l équipe de coordination et les ONG intervenant sur le terrain Liens et coordination inappropriés avec les services techniques aux niveaux provincial et local Relations entre acteurs au niveau local peu satisfaisantes (coexistence précaire entre autochtones et non autochtones, entre les communautés des deux Etats) pouvant entraîner des risques d échec Amélioration des connaissances socioéconomiques Fournir un appui financier approprié aux services techniques pour leurs missions. Décentraliser le suivi et les contrôles de supervision des activités des ONG par PAGEV au niveau des structures décentralisées des Etats. Organiser des ateliers annuels conjoints réunissant PAGEV, les ONG et les services techniques aux niveaux provincial et local. Renforcer les relations entre les différents participants. Septembre 2006. Les enquêtes socioéconomiques des communautés avancent. Un projet de rapport sur l étude est prêt du coté du Burkina.. L étude est toujours en cours au Ghana. Une sensibilisation continue des populations a été menée avec les ONG. Août 2006 Deux ateliers sur le renforcement des liens entre les ONG et les structures techniques ont été déjà organisés pour résoudre ces préoccupations. Tenkodogo (BF), Mars 2006 Bolgatanga (GH), Août 2006. En cours Les ONG sont encouragées à accroître la sensibilisation et les visites d échange. Le renforcement du comité transfrontalier conjoint est en progrès. Les résultats de l enquête socioéconomique seront partagés avec les collectivités locales et les partenaires potentiels et prendront en compte les implications des conclusions. Nous explorerons les voies et moyens pour répondre aux fortes attentes des communautés du projet. Au Burkina Faso, l absence d une structure de coordination au niveau provincial (semblable à l agence du bassin au sein de WRC à Bolgatanga) est une lacune qui mérite d être combler par la mise en place accélérée du PAGIRE. L office du bassin du Nakanbé n est pas opérationnel et l Association des Usagers de l eau (CLE) doit être mise en place dans la zone pilote. Le renforcement des capacités des agences nationales de bassin (WRC et PAGIRE) doit être poursuivi. Il a été demandé aux administrations locales de désigner des points focaux pour les activités de PAGEV. Les relations qui existent entre les agriculteurs immigrés et les propriétaires fonciers (ex. Zékézé) ne sont pas spécifiques à la zone de PAGEV seulement. Les dispositions sur l utilisation des terres sont telles que les terres reviennent aux propriétaires (chefs) dès que les arbres ayant un intérêt économique y sont plantés. D où la crainte des agriculteurs immigrés. L intervention de PAGEV se limite seulement à la petite bande le long du fleuve et ne concerne pas toutes les terres cultivables. L appréhension initiale est en train d être dissipée graduellement avec une éducation et - 57 -
Non-existence de relations formelles entre les communautés aux abords du fleuve: dans les deux villages frontaliers Mogr-noré Burkina et Mognori Ghana Beaucoup d attentes des communautés du projet Faible communication entre les 2 ONG. Le renforcement des relations entre les différents participants, en particulier bentre les communautés des deux pays: entre les villages frontaliers à travers des rencontres bilatérales et des échanges d expériences entre les interventions des ONG dans ces villages pour faciliter les relations intercommunautaires, etc. Poursuivre la sensibilisation sur les objectifs du projet. Encourager les relations inter ONG pour le renforcement des liens entre elles. Harmonisation des interventions par les deux ONG Fin Septembre En cours Août 2006. Le renforcement du comité transfrontalier conjoint de chaque coté de la frontière est en progrès. GWP/WAWP a été contacté pour identifier un expert pour élaborer des directives opérationnelles au profit du comité conjoint. Des forums nationaux et des sessions de planification conjointe sont utilisés comme plateforme de définition des objectif du projet Deux sessions de planification ont été organisées pour les forums nationaux. Deux ateliers ont été organisés sur le renforcement des liens entre les ONG et les structures techniques. Tenkodogo (BF), Mars 2006 Bolgatanga (GH), Août 2006. des consultations accrues. Ces deux communautés ont toujours et depuis longtemps partagé leurs installations et biens (marché, écoles, etc.), et entretenu des liens à travers les échanges. La plupart des enfants des familles moins nanties du BF fréquentent quotidiennement les écoles du GH de l autre côté. Les directives en voie d anticipation pourraient institutionnaliser certaines des vieilles pratiques. Les résultats de l enquête socioéconomique seront disséminés aux collectivités locales et aux partenaires potentiels pour prendre en charge certaines des préoccupations des communautés qui ne peuvent être résolues par PAGEV. Le suivi des ONG par la Cellule de gestion du projet a été relevé. La distribution des rôles parmi les experts de l équipe de coordination n était pas clairement définie et pouvait affecter l efficacité du projet, surtout le contrôle des activités au niveau des communautés et aussi le travail de conception dans les bureaux. Améliorer: la répartition des rôles entre les experts au niveau de la cellule de coordination par une définition claire des tâches; la communication entre les membres de l équipe du projet délégation de pouvoir. Oct 2006 Le plan de travail individuel pour 2006 a été révisé pour améliorer le suivi. La préparation du plan de travail pour 2007 devra renforcer d avantage la coordination. Dans la GIRE, chaque expert devrait être un maillon d une équipe, prêt au partage du savoir. Le projet dans sa conception n a pas pris de dispositions adéquates pour permettre le renforcement des capacités du staff pour une tâche aussi délicate. Un séminaire a été prévu sur la cohésion d équipe au profit de PMU. - 58 -
Réserves, appréhension de certains partenaires telles que les autorités administratives et les services techniques du Département de Bittou qui peuvent entraver l avancée du projet Certaines actions nécessaires pour le renforcement des capacités sur le terrain ne sont pas prévues dans le budget des ONG. Lenteur dans le transfert des fonds aux ONG Il est important d ancrer le projet plus au niveau de la base en prenant en compte les réalités du terrain et les attentes des partenaires. Prévoir le budget de ces actions pour la période restante. La situation devrait être améliorée Déc 2006 Juillet 2006. L implication des autorités administratives a été accrue. - Le Haut Commissaire du Boulgou et les Préfets de Bittou et Zabré ont participé à la dernière rencontre du Comité de Pilotage. - Les 3 chefs de District du GH et les 2 Préfets du BF ont participé à la validation au niveau national du Code de Conduite. Deux ateliers sur le renforcement des liens entre les ONG et les structures techniques ont été organisés. Tenkodogo (BF), Mars 2006 Bolgatanga (GH), Août 2006. Les ateliers organisés au profit des structures techniques ont résolu ces problèmes. Tenkodogo (BF), Mars 2006 Bolgatanga (GH), Août 2006. Il a été suggéré aux autorités administratives locales de désigner un point focal qui servirait de liaison avec PAGEV. Juillet 2006. Il a été demandé à la section des comptes de BRAO d accélérer les transferts de fonds Au Burkina Faso, le projet ne semble pas avoir de liens avec d autres projets de manière institutionnelle, pour des actions complémentaires au profit des communautés (par ex.pngt) Etablir des contacts avec le PNGT et les autres projets intervenant dans la zone pour créer des synergies. Octobre.2006 Des projets de MOU avec d autres projets (ONCHO et INERA/Challenge Programme ont été discutés et acceptés. Les contacts avec PNGT se poursuivent pour la création de liens L absence d une structure de coordination dans la zone pilote (semblable à l office du bassin à la WRC au Ghana) doit être résolue avec la mise en place accélérée de PAGIRE. Le renforcement des capacités des agences nationales de bassin (WRC et PAGIRE) doit être poursuivi. - 59 -
Insuffisances dans la manière de rédiger les rapports budgétaires et financiers Questions foncières n ont pas été suffisamment traitées par les acteurs du projet sur le terrain et les investissements ne sont pas sécurisés à long terme une fois le projet achevé Les relations entre l ONG ZOVFA et le coordonnateur du projet semblent personnalisées La préparation de la Phase II du projet doit commencer; Etablir des liens avec d autres activités GIRE dans le bassin, telles que l ABV, PAGIRE au Burkina Faso, et le programme de décentralisation GIRE en cours au Ghana; Prévoir des rencontres avec les différents acteurs: leaders traditionnels de la zone pilote (les chefs et les gardiens de la tradition à Mogr-noré), les autorités administratives et les bénéficiaires du projet. Etendre l information au personnel de PMU Opérer les changements nécessaires A achever d ici Février 2007 Nov 2006 Le budget a été révisé depuis Juin 2006 Sera pris en compte dans la prochaine planification. Des progrès sont en cours pour mettre le personnel de PMU à jour par rapport aux différentes informations. Des initiatives doivent être prises dans les activités du programme ultérieur. Un atelier interne pour élaborer un plan de retrait de PAGEV prévu. Les informations socioéconomiques seront très utiles, et le projet envisage mener une étude et organiser un atelier pour réfléchir sur la question foncière et explorer des solutions à long terme dans la zone pilote des deux pays. C est peu être une exagération. Au cours de l évaluation, un membre de la cellule de gestion (PMU) du projet n était pas bien informé sur la documentation et les échanges entre les ONG et le coordonnateur du projet. Le consultant a conclu que l information n était pas bien disséminée au sein du staff composant la cellule de gestion du projet. - 60 -
ANNEXE 3 : Documents produits Rapports administratifs et de gestion du Projet Titres Auteur Date i. Rapports trimestriels des ONG ONG Plusieurs ii. Accord de Collaboration avec VIASAT UICN/BRAO iii. Rapport de démarrage du Projet Coordonnateur Mar. 2005 iv. 1er Rapport Avancement/Annuel de PAGEV Coordonnateur Avril 2005 v. Accords de Partenariat avec DGRIH/DGRE, WAWP-WA, WRC UICN/BRAO Juin 2005 vi. Accord Bilatéral entre le Burkina Faso et le Ghana formalisant le Ministres de l Eau Dec. 2005 CTC-GIRE vii. Rapport Annuel 2005 Coordonnateur Jan. 2006 viii. Accords de Coopération avec l ONG ZOVFA PMU Oct. 2006 ix. Accords de Coopération avec l ONG Bissakoupou PMU Nov. 2006 x. Accord de Coopération entre l UICN et l ABV PMU Jan. 2007 xi. Rapport Annuel 2006 Coordonnateur Fev. 2007 xii. Rapport Annuel 2007 Coordonnateur Oct 2007 xiii. Rapports de revue des bailleurs avec l ASDI Coordonnateur Mar 05, Feb 06, Feb. 07 Rapports Techniques Titres Auteur Date i. Cartes de base et de visualisation d impacts de la zone pilote (sur VIASAT CD Roms) ii. Rapports sur l état des lieux Plusieurs Jan. 2005 iii. Rapport complémentaire sur l état des lieux/ Document PMU Fev. 2005 d orientation des interventions pilotes sur le terrain iv. Evaluation de l Impact Environnemental du barrage de Sakom B&S Integrated Consult. Jan. 2006 v. Rapport d évaluation à mi-parcours du Projet Mafing Konde. Mars 2006 vi. Rapport du Pré Audit de l eau Bart Goes Juin 2006 vii. Code de Conduite pour l exploitation et la gestion des eaux et des CTC-GIRE Juin 2006 autres ressources naturelles partagées du Bassin de la Volta viii. Rapports des enquêtes socioéconomiques des communautés ONG Aout. 2006 pilotes ix. Posters pour exposition à la Semaine Mondiale de l Eau à Coordonnateur Aout. 2006 Stockholm 2006 x. Directives Opérationnelles/règlement du comité transfrontalier Nighisty Ghesae Dec. 2006 local xi. Projet de Rapport de l Audit de l Eau Nii Consult. Accra. Jan. 2007 Ghana xii. Etudes de faisabilité du barrage de Bittou Nombre Adama Fev. 2007 xiii. Rapport Final d Evaluation du Projet David Hounsa Juin 2007 xiv. Rapport de l Audit de l Eau Nii Consult, Accra Sept 2007 xv. Rapport Final d Evaluation des ONG relais Bary Harouna Sept. 2007 xvi. Rapport cadre de PAGEV-II Madiodio Niasse Oct 2007 Rapports de Suivi de l ASDI Titres Auteur Date Rapport de suivi de PAGEV Åke Nilsson, Geoscope AB Mai 2006 Rapport de suivi de PAGEV Åke Nilsson, Geoscope AB Oct 2006-61 -