Description du cancer colorectal Le cancer colorectal est un cancer siégeant dans la région du côlon et du rectum (partie terminale du colon) caractérisé par une prolifération anormale de cellules dans le gros intestin et par la formation de carcinomes glandulaires ou adénocarcinomes.
Les symptômes Les principaux signes d'appel sont les suivants : les troubles du transit (constipation ou diarrhées) des crises abdominales douloureuses des hémorragies ou présence de sang dans les selles plus ou moins rouge selon le siège de la lésion une augmentation du volume de l'abdomen une fatigue chronique Notez que la manifestation de ces symptômes n'implique pas systématiquement la présence d'un cancer colorectal. Par contre, si vous les constatez, n'hésitez pas à consulter votre médecin traitant.
Les facteurs de risque L'alimentation est un facteur important : un régime alimentaire riche en matières grasses et en protéines d'origine animale et faible en fibres peut concourir à la survenue de cette pathologie. Quels sont les sujets à risque élevé? les parents du premier degré de sujets atteints d'un cancer colorectal (père, mère, sœurs, frères) les antécédents familiaux d'adénome colorectal les patients ayant été sujets à des antécédents personnels de tumeur colorectale les personnes ayant eu des affections intestinales inflammatoires, en particulier celles ayant eu des lésions intestinales survenues à la suite d'une rectocolite hémorragique chronique ou d'une maladie de Crohn les femmes déjà traitées pour un cancer de l'ovaire ou du corps de l'utérus La prévention Le dépistage et la prévention sont d'une importance capitale. En particulier : Il est recommandé de manger des aliments riches en fibres et de boire beaucoup de liquides Il faut détruire les polypes que l'on recherche systématiquement chez les sujets à risque familial Un dépistage systématique doit être pratiqué après 50 ans par la recherche de sang dans les selles : pratique de l'hemoccult, la coloscopie est pratiquée chez les sujets à risque
Les méthodes de diagnostic Plusieurs examens permettent de formuler un diagnostic : L'examen du rectum : le médecin lors d'un examen médical introduit un doigt ganté dans l'anus pour déceler d'éventuelles anomalies Pratique de l'hemoccult : le test consiste à rechercher des traces de sang dans les selles La sigmoïdoscopie : on introduit dans le gros intestin un tube creux pourvu d'une lumière pour faire un examen visuel du rectum. En cas d'anomalie, on prélève un échantillon pour faire une biopsie Le lavement baryté : on injecte par voie anale une solution contenant du baryum puis on effectue une radiographie destinée à révéler des éventuelles anomalies dans la muqueuse intestinale
La coloscopie : elle est aujourd'hui considérée comme l'examen le plus fiable. Cet examen, sans danger et indolore, se pratique sans hospitalisation. On insère dans l'anus un instrument souple se rendant jusqu'à l'entrée du gros intestin afin de réaliser un examen visuel voire une biopsie. La coloscopie permet de lever les moindres doutes ; en effet, la moindre irrégularité constatée "de visu" donne lieu à biopsie. De plus, elle permet l'exérèse des polypes éventuels qui seront alors analysés Un diagnostic précoce débouche sur une chirurgie limitée et sur un taux de guérison quasi total. Le moyen de dépistage préconisé actuellement par le Code européen contre le cancer et le Conseil de l'union Européenne est le test Hemoccult chez les hommes et les femmes âgés de plus de 50 ans. 2003
Statistiques Après les cancers bronchiques chez l'homme et mammaires chez la femme, le cancer colorectal est particulièrement fréquent dans les pays occidentaux Il y a plus de 36,000 nouveaux cas de cancer colorectal et près de 16, 000 victimes par an en France Le cancer du colon est caractérisé par une légère prédominance masculine à partir de 65 ans Il est rare avant 50 ans en dehors des formes familiales, puis l'incidence augmente rapidement avec l'âge Pour plus d'information, consultez : www.europacolon.com www.fondationarcad.org