Quelles-sont les lois encadrant la bioéthique?
Qu'est-ce-que la bioéthique? La bioéthique est une partie de l'éthique qui est apparue, en tant que «champ» ou «discipline» nouvelle, dans le courant des années 1960 et des interrogations au sujet du développement de la biomédecine et des techno-sciences.
Mais quelles en sont les pratiques? Exemple de la cryonie : La cryonie ou cryogénisation, est un procédé de cryoconservation (conservation à très basse température) de tout ou parties d'êtres vivants, dans l'espoir de pouvoir les ressusciter ultérieurement. Dans l'état actuel du savoir-faire médical, le procédé n'est pas réversible. Aux États-Unis, il ne peut être pratiqué que sur des humains pour lesquels un certificat de décès a été signé, et si le stade de mort clinique n'est pas encore trop avancé. La cryonie est toujours perçue de nos jours avec scepticisme par la plupart des scientifiques et médecins. Cependant, parmi les militants, se trouvent bon nombre de chercheurs qui espèrent de grandes avancées dans la médecine, notamment dans les nanotechnologies, qui pourraient permettre la régénération des tissus et des organes au niveau moléculaire, voire inverser les effets du vieillissement ou des maladies.
Mais aussi le clonage... Le clonage désigne principalement deux processus. C'est d'une part la multiplication naturelle ou artificielle à l'identique d'un être vivant, c'est-à-dire avec conservation exacte du même génome pour tous les descendants (les clones). C'est donc un synonyme de certaines formes de multiplication asexuée tel que le bouturage. C'est aussi la multiplication provoquée d'un fragment d'adn par l'intermédiaire d'un micro-organisme. Ainsi, en biologie, le mot clonage désigne plusieurs choses : d'une part, le fait de reproduire des organismes vivants pour obtenir des êtres génétiquement identiques ; ceci peut s'appliquer à de simples cellules (clonage cellulaire, par prélèvement d'une seule cellule, qui est mise en culture de manière individuelle) ou bien à des animaux, donc y compris les êtres humains et des végétaux (clonage reproductif, bouturage). L'ensemble de ces cellules, ou individus, forme un seul et même clone (tant que le patrimoine génétique est identique) ; d'autre part, une technique de biologie moléculaire qui consiste à isoler un fragment d'adn et à le multiplier à l'identique en l'«insérant» dans une molécule d'adn «porteuse» appelée vecteur permettant son amplification. Cette technique de biologie moléculaire peut-être utilisée pour un clonage partiel, ne portant que sur un fragment de matériel génétique (ADN), mais aussi pour le clonage d'un gène entier permettant la production de la protéine recombinante correspondante. L'«insertion» est souvent réalisée à l'aide d'un vecteur, les plus communément utilisés étant les virus ou les plasmides (petites molécules d'adn cycliques). Au sens scientifique, le clonage est l'obtention d'un être vivant génétiquement identique à l'original qui a fourni son génome. Des vrais jumeaux, monozygotes, chez les animaux et chez l'homme sont des clones naturels. Ils démontrent à la fois les ressemblances et les différences que l'on peut attendre chez des clones artificiels, en raison du contexte différent où ils peuvent être placés (alimentation, traitement différents par l'éleveur ou les parents, etc.). Le terme clone est utilisé pour la première fois en 1903 par le botaniste H.J. Webber en désignant des plantes reproduites par multiplication asexuée. Ce mot sera ensuite réutilisé par J.B.S. Haldane.
Mais qu'en est-il des lois? - la loi n 94-548 du 1er juillet 1994 : relative au traitement des données nominatives ayant pour fin la recherche dans le domaine de la santé et modifiant la loi n 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, - la loi n 94-653 du 29 juillet 1994 : relative au respect du corps humain - la loi n 94-654 du 29 juillet 1994 : relative au don et à l'utilisation des éléments et produits du corps humain, à l'assistance médicale à la procréation et au diagnostic prénatal. C'est cette dernière loi qui a fait l'objet d'une révision en 2004. Les principales dispositions de la loi 2004 sont les suivantes : Le clonage, reproductif ou thérapeutique, est interdit. La recherche sur l embryon et les cellules embryonnaires est en principe interdite. limitée à cinq ans si "elles sont susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs". Le cercle des personnes pouvant procéder à un don d organe pour une greffe est élargi. La brevetabilité est autorisée pour "une invention constituant l'application technique d'une fonction d'un élément du corps humain". Une Agence de la biomédecine est créée. La loi de bioéthique sera réexaminée par le Parlement dans un délai de cinq ans. La loi n 2011-814 du 7 juillet 2011 est l aboutissement de la clause de révision inscrite dans la loi de 2004 et doit faire l objet d un nouvel examen d ensemble par le Parlement dans un délai maximal de sept ans après son entrée en vigueur.