Information et communication Pour les nouveaux diplômés HES en information documentaire, en communication ainsi qu en traduction, l insertion professionnelle s avère difficile. Près de la moitié d entre eux ont rencontré des difficultés lors de la recherche d un travail, et 5 % sont toujours sans emploi l année qui suit la fin des études, soit plus du double que chez les nouveaux diplômés HES en général. En outre, la part d emplois jugés inadéquats est très importante: la moitié des diplômés en information et communication occupent des postes n exigeant pas de diplôme de haute école, et 17 % des postes sans lien avec le contenu des études. Cette situation défavorable s exprime aussi dans leur jugement rétrospectif sur le choix d études: seuls deux tiers d entre eux choisiraient les mêmes études dans la même haute école, un taux inférieur à celui relevé chez les diplômés HES en général. Les nouveaux diplômés en information documentaire, en communication et en traduction rejoignent les services privés, ainsi que le domaine de l information et de la documentation. Tableau 1: Indicateurs de l échantillon (n=325) (en %) Sexe Hommes 27 Femmes 74 Haute école Fachhochschule Ostschweiz 9 Haute école spécialisée de Suisse occidentale 9 Zürcher Fachhochschule 82 Discipline 18 44 38 Les nouveaux diplômés interrogés sont exclusivement des titulaires d un bachelor HES. Une insertion professionnelle plus difficile Tableau 2: Indicateurs de la situation de l emploi (en %) Information et communication Difficultés à trouver un emploi 49 28 Etudes considérées comme une base solide pour l insertion professionnelle 60 62 Formation continue consécutive à la fin des études 29 33 Passer des études à la vie professionnelle s avère plutôt difficile pour les diplômés HES en information et communication. Près de la moitié peine à trouver la place correspondant à leurs attentes, soit 20 % de plus que chez l ensemble des nouveaux diplômés HES. 70 % d entre eux attribuent ces difficultés à leur manque d expérience professionnelle ou à la situation du marché de l emploi dans le domaine étudié. Premier emploi après les études CSFO, Berne, 2013 Les résultats présentés ici sont tirés de l étude globale: Office fédéral de la statistique OFS, Enquête auprès des personnes diplômées des hautes écoles, volée 2010. Pour en savoir plus: www.graduates-stat.admin.ch
Graphique 1: Difficultés dans la recherche d un emploi (en %) 50 44 55 49 28 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 Malgré tout, 60 % des nouveaux diplômés en information et communication considèrent leurs études comme une base solide pour l insertion professionnelle. L année qui suit la fin des études, 30 % accomplissent une formation ou une formation continue, généralement d autres études (bachelor ou master). Si 40 % des diplômés en traduction poursuivent leurs études, c est certainement le fait d une offre d études plus large au niveau master (interprète de conférences et traduction spécialisée). Tableau 3: Indicateurs de la situation sur le marché de l emploi (en %) En activité professionnelle A la recherche d un emploi Poste assuré Report de l entrée en activité 2011 89 5 3* 4 2011 93 2 1 4 L année qui suit l obtention du bachelor, 5 % sont toujours à la recherche d un emploi, soit plus du double que chez l ensemble des nouveaux diplômés HES. Cette proportion varie à l intérieur du domaine information et communication, mais il s agit à chaque fois de très petits échantillons. A l instar des nouveaux diplômés HES toutes disciplines confondues, 40 % trouvent un emploi grâce aux annonces sur Internet et 20 % grâce à leurs relations personnelles et aux contacts créés lors de jobs d étudiants. Environ un quart des personnes interrogées exerçaient déjà leur activité actuelle avant la fin des études. Graphique 2: Part des personnes à la recherche d un emploi (en %) 10* 6* 5 2 0 10 20 30 40 50
Les services privés ainsi que l information et la culture comme principaux débouchés 40 % des diplômés en information et communication intègrent les services privés. Ceux-ci concernent notamment le commerce de gros et de détail, les banques, l industrie hôtelière et le tourisme, la publicité et les relations publiques, le conseil personnel et aux entreprises ou encore les services informatiques. Un quart d entre eux sont actifs dans l information et la communication, par exemple à la radio et à la télévision, dans les bibliothèques, les archives et la documentation, ou dans les maisons d édition. Le reste des diplômés se répartit enfin sur divers domaines d activités. Graphique 3: Domaines d activité (en %) Haute école 7 Ecole 5 Information et culture 23 Santé Services pédagogiques, psychologiques et sociaux Industrie 6 8 Services privés 37 Services publics 9 Services ecclésiastiques Associations et organisations 1* 0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 43 % des nouveaux diplômés se qualifient de professionnels des médias, 16 % exercent une profession de la publicité et du marketing, du tourisme ou du conseil fiduciaire. Bien d autres professions sont encore citées (voir Tableau 4). Tableau 4: Indicateurs de la profession exercée (en %) Journalisme et professions apparentées 43 Professions de la publicité, du marketing, du tourisme et des fiduciaires 16 Entrepreneurs, directeurs, cadres 9 Professions commerciales et administratives 6 Professions de l enseignement et de la pédagogie 6 Professions de l achat et de la vente 5 Un emploi souvent jugé inadéquat Les personnes parlant d emplois inadéquats sont nombreuses: 17 % occupent des postes sans lien avec le contenu de leurs études, soit deux fois plus que chez l ensemble des nouveaux diplômés HES. Pour la moitié d entre elles, un diplôme de haute école n a pas été exigé. Seuls 50 % des nouveaux diplômés interrogés considèrent leur emploi actuel adapté à leur qualification professionnelle, contre 70 % chez les nouveaux diplômés HES toutes disciplines confondues. Il n est donc pas surprenant que les diplômés en information et communication soient nettement moins satisfaits de leur position professionnelle ou de leurs tâches (15 % de moins que la moyenne).
Graphique 4: Absence de relation entre la formation et l activité professionnelle (en %) 8* 9* 40 17 9 0 10 20 30 40 50 Le temps partiel répandu Avec 75 000 francs, le revenu annuel d un emploi à plein temps équivaut à la moyenne des nouveaux diplômés HES. En prenant en compte la forte proportion d emplois à temps partiel, le revenu mensuel effectif est réduit à 5500 francs en moyenne. Toutefois, avec un taux de 40 %, la part de satisfaction relative au revenu est à peine inférieure à celle des nouveaux diplômés HES. Les contrats à durée déterminée sont un peu plus fréquents que chez ces derniers. Dans le domaine information et communication, les conditions d engagement des anciens étudiants en information documentaire diffèrent: près de la moitié occupent en effet des postes pour lesquels un diplôme de haute école dans leur spécialité a été exigé. Tableau 5: Indicateurs des conditions d engagement (en %) Information documentaire Total information et communication Revenu annuel brut 1 (en francs) 75 500 78 000 69 500 75 400 77 000 Satisfaction par rapport au revenu: part des personnes satisfaites 41 38 44 40 45 Part des personnes travaillant à temps partiel (taux d activité < 90 %) 64 43 62 54 31 Part des personnes engagées à durée déterminée 33 14 21 20 15 Diplôme d une haute école exigé pour l activité actuelle? Non 31 60 45 50 28 Oui, dans la branche d études correspondante 49 7* 13* 18 37 Oui, dans des branches voisines également 16* 25 35 26 22 Oui, mais aucune branche d études spécifique n était exigée 4** 8* 7** 6 13 1 Il s agit de la valeur de la médiane. Le revenu des personnes à temps partiel a été calculé en ramenant leur taux d activité à 100 %.
Plutôt insatisfaits de leur choix d études Tableau 6: Indicateurs de la satisfaction quant au choix d études (en %) Information et communication Referaient le même choix d études rétrospectivement 66 75 A posteriori, deux tiers des diplômés en information et communication choisiraient à nouveau les mêmes études dans la même haute école, soit 10 % de moins que chez les diplômés HES en général. Les difficultés rencontrées sur le marché de l emploi en sont probablement la cause.