INSTITUT DAUPHINE d Ostéopathie Neuro-sémiologie G. Beauvalot
ALGIES CRANIO-FACIALES Neuro-sémiologie Névralgie essentielle du trijumeau Névralgie symptomatique du trijumeau Migraines Céphalées méningées Céphalées des tumeurs: HTIC Artérite temporale de Horton Algies faciales de cause locale Céphalées de cause générale Céphalées post-traumatiques Céphalées fonctionnelles BILAN
Introduction: dispositif sensible de la face et du crâne o Structures extérieures à la boite crânienne dont la stimulation peut provoquer une algie crânio-faciale: Téguments: face crâne Muqueuses: Cavité buccale Cavité naso-pharyngée Sinus Dents / ATM Oreille moyenne Globe oculaire o Mais insensibilité relative du contenu de la boite crânienne, à l exception de: Sinus veineux Dure-mère de la base Tronc artériels principaux Artères méningées Nerfs crâniens sensitifs Si nociception des structures intracraniennes situées au dessus de la tente du cervelet: => douleurs projetées en surface sur la moitiée antérieure du crâne. (voie afférente du nerf trijumeau) Si nociception des structures sensibles de la fosse postérieure: = >douleurs projetées sur la moitié postérieure du crâne (région occipitale ++). (voie des nerfs IX et X)
Névralgie essentielle du trijumeau Terrain: Le plus souvent > 50 ans Femme > homme Sémiologie = douleur Paroxystique, brutale, en salve (accès de qques sec à qques min) Très douloureuse: impose la cessation de l activité, grimace Unilatérale et svt une seule de 3 branches du trijumeau: Max sup +++ Max inf + Très rarement ophtalmique Rarement bilatéral Souvent provoquée par: froid, parole, mastication, contact (notion de zone gachette) Suivie d une période réfractère Evolution: Discontinu Répétition d accès à fréquence variable Pratiquement jamais de crise la nuit
Névralgie symptomatique du trijumeau Sémiologie: Névralgie douloureuse du V Atteinte sensitive objective (pic-touche + abolition cornéen) Signes associés en relation avec la pathologie causale Etiologies: Tumeur Pathologie vasculaire SEP Zona
Migraine Définition: Céphalée: Hémicranienne Pulsatile Survenant par accès intermittents Terrain: Très fréquent, environ 10% de la population Femme > homme Evolution: Variable++, depuis crises espacées et modérées jusqu à crises graves et invalidantes Apparition fréquente vers la puberté, disparition vers la ménopause. Etio-physiopathologie: Notion familiale (70 à 90% des cas) Facteurs psychologiques: conflit, dépression, anxiété, migraine de «relaxation» (we, vacances) Facteurs alimentaires: alcool, allergies alimentaires Facteurs hormonaux
Migraine 1. Migraine commune Douleur: unilatérale, fronto-orbitaire Paroxysmes déclenchés par sensations (bruit, lumière, mouvement, toux) Caractère pulsatile Etat nauséeux, +ou- vomissements, vertigineux («mal de mer») Durée: 12 24H, sommeil lourd, réparateur. Suivi détente, état d euphorie. 2. Migraine ophtalmique Idem avec troubles visuels: Scotome scintillant hémianopsie 3. Migraine accompagnée Idem avec troubles neurologiques passagers: Paresthésies hémicorps Aphasie, alexie, agraphie 4. Migraine avec signes neurologiques durables Troubles permanents du champ visuel Paralysies oculomotrices
Céphalées méningées Etiologies: Méningites Hémorragies méningées et cérébro-méningée Rem: Un AVC ne fait pas mal, sauf si hémorragie méningée. Sd Méningé: QS Céphalées intenses Vomissements sans nausées, ++ aux changements de position Raideur méningée (Kernig et Brudzinski +), nuque++ Phono-photophobie Attitude en «chien de fusil» Céphalées des tumeurs: HTIC Sd HTIC: Céphalées, svt matinales, soulagées avec vomissements Vomissements en jet, sans nausées Troubles visuels, diplopie (paralysie du IV le plus svt) Symptômes liés à tumeur primitive si métastase cérébrale.
Artérite temporale de Horton Terrain: Apparition chez sujet âgé (70 ans) Sémiologie: Céphalée: Violente, paroxystique Temporale mais parfois plus postérieure Signes locaux Artère épaisse, rigide Non pulsatile Douloureuse à la pression Examens complémentaires: Evolution: VS accélérée: 90-100mm Biopsie artère temporale: lésion inflammatoire fait le diagnostic thrombose artère ophtalmique = cécité Traitement: corticothérapie
Algies faciales de cause locale Oculaires: Tumeur oeil Glaucome Dentaire: Pulpite Maxillaires ou sinusiennes: Tableau de rhinite compliquée de sinusite Forme chronique Céphalées de causes générale Anémie Anoxie HTA Céphalées post traumatiques Aucune concordance avec importance du trauma et handicap généré par ce type de céphalées Hématome sous dural chronique possible (sujets agés, alcooliques) Syndrome subjectif des traumatisés du crâne
Céphalées fonctionnelles Céphalées «dites de tension»: Prévalence varie entre 30% et 80%. Ration femmes/hommes: 4,5. Douleur: Bilatérale Non pulsatile À type de pression (étau) Pas de vomissements, absence de s.a. organiques Peut coexister avec migraine. Palpation de «points douloureux cervicaux»++ Facteurs psychogènes++ Névralgie d Arnold Diagnostic souvent posé par excès ++ Douleur: Vive et intense Irradiant dans le territoire du grand nerf d Arnold, pouvant aller jusqu au sommet du crane, parfois l œil. «en hémicasque) Parfois photophobie Roulé/palpé bourrelet sus orbitaire douloureux Douleur cervicale sup++
BILAN Fréquence de ce motif de consultation +++ PB: reconnaître d éventuelles lésions intra-craniennes. Pour cela, faut-il poursuivre les investigations? Evaluer le mode évolutif de la céphalée: Céphalée intense brutale? Céphalée latente qui augmente Avec ou sans prodromes Rechercher des signes associés: Nerfs crâniens Autres sd neurologique déficitaire Sd méningé Sd HTIC Cervicalgie