Joël Arcondéguy Le Basque Bondissant



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Transcription:

Le journal des Internationaux professionnels de Cesta Punta de Saint-Jean-de-Luz www.cestapunta.com LA PAROLE à Joël Arcondéguy Le Basque Bondissant Cette année est exceptionnelle pour le Basque Bondissant car la société célèbre «75 ans de bonne conduite» comme le rappelle les logos affichés avec une juste fierté par les 74 autocars et minibus qui sillonnent le réseau routier européen. Un chiffre : avec leurs 82 conducteurs (plus de cent salariés au total dans la société) les véhicules du Basque Bondissant parcourent 2.550.000 km dans l année JEUDI 30 JUIN 2011 - N 1 de copains qui veulent passer une soirée sans le moindre souci. C est l air du temps et au Basque Bondissant on le respire à fond Petit rappel historique. C est en 1936 que Georgette et Pascal Arcondeguy se lancent dans l exploitation d un ligne unique en Pays Basque avec un seul véhicule. Dès 1970 leurs enfants, Agustin et Michel, donnent un grand coup d accélérateur aux activités de la société en s ouvrant notamment à l international. Joël est donc l homme de la troisième génération. Comme ses parents avant lui, il fait effectuer un énorme pas en avant à l entité dont il a pris la direction avec un joli coup de force dans les années 90 : le rachat de six sociétés locales de transport de voyageurs. L une des armes principales du Basque Bondissant tient à son adaptabilité quasiimmédiate à tous les frémissements de la société humaine. Ainsi on s est précipité sur internet dès l origine de cet incontournable support comme on a accompagné le désir des gens de continuer à festoyer sans avoir à prendre la volant. Le Basque Bondissant est ainsi entré avec succès dans ce qui était à l origine une niche commerciale mais qui prend de plus en plus d ampleur. Ainsi l an dernier, par exemple, 22 000 personnes ont été transportées à l occasion des fêtes de Bayonne. Mais on va plus loin dans le service en assurant le déplacement de groupes Cette année 2011, en outre, Joël Arcondeguy l a voulue festive. Et en premier pour les salariés de l entreprise qui ont ouvert les «hostilités» autour d une table. Ce sont d ailleurs eux qui assureront la clôture en septembre en étant conviés à un méchoui à Sare là où tout a commencé pour la saga de la famille Arcondeguy. L anniversaire est également marqué par une série d opérations de communications dans les divers médias locaux, par un relooking du site internet, par l achat d un véhicule neuf spécial 75 ans équipé sur le mode VIP. Projection spéciale aussi du Basque Bondissant sur les Internationaux de Cesta Punta. L entreprise est l un des plus anciens et des plus fidèles partenaires de la manifestation. Une présence jusqu ici aussi permanente que volontairement discrète, un accompagnement chaleureux et amical. Mais là «on passe un cran au-dessus» dit Joël. Cette soirée inaugurale du 30 juin est placée entièrement sous le signe de l entreprise. En plus le Basque Bondissant dotera le Trophée de l ensemble du mois de juillet. Allez, bon anniversaire. Résultats de ce jeudi page 3

2 La troisième vie de Jon Curveur On peut presque dire que Jon Curveur est né dans une cancha. Ses parents tenaient le Txik Txak, le restaurant de l Euskla Jai à Biarritz. «Je m échappais souvent pour aller voir les joueurs s entrainer» dit-il. En plus ses deux frères, ses aînés, Xabi et Gorka, jouaient déjà. C est pourtant à main nue que le gamin a débuté au BAC. «Mon père y tenait» précise Jon. Un peu comme un pianiste de concert fait ses gammes. Il a débuté la cesta punta à 8 ans et a décroché son premier titre à 9, en poussins. Le début d une moisson de médailles dans toutes les catégories d âge. Un parcours initiatique qui l a conduit inévitablement vers la section sports-études de Cassin de 15 à 18 ans. Avec le premier gros pépin en 2002 sous la forme d un sévère accident de scooter qui le tient éloigné des canchas pendant de long mois. Mais il revient. Fort : en 2003 il décroche le titre de champion du monde espoirs à Cuba. Il poursuit sa carrière amateur en première série pendant deux ans avec toujours une petite pensée pour une traversée de l Atlantique. Perturbée par un autre accident de la vie. «J ai perdu mon meilleur ami dans un accident de voiture et cela a été très dur pour moi» confie Jon. C est dans cette période (fin 2005) qu arrive une proposition pour les Etats-Unis. Avec son complice de jeu Arnaud Alliez il tente le pari. Quatre ans où ils sont inséparables à Hamilton puis à Orlando avant que duo ne se stabilise à Dania. Mais le mauvais œil veille toujours : une grave blessure à l épaule droite le renvoie en France. Pour un énorme travail de rééducation qui porte ses fruits jusqu au 2 août 2010 à Mauléon. Où l épaule lâche à nouveau. Nouvelle opération, nouvelle rééducation longue et fastidieuse. Et le doute quant à la suite. «J ai pensé à raccrocher, dit-il Cela se bousculait dans ma tête. J ai vécu des moments terribles au bord de la dépression. Heureusement que j avais auprès de moi un psy sportif et ma famille. Et mon kiné qui ne me lâchait pas.» Nouvelle formule: c est parti... En ce jeudi 30 août on inaugurait la nouvelle formule des Internationaux de Saint-Jean-de-Luz. Plus ramassée (donc plus nerveuse) sur le plan sportif avec trois équipes (au lieu de quatre) et un final en forme de sprint puisque la troisième quittera la partie dès que la première aura atteint 25 points, le score La perspective des championnats du monde en France cet automne l a finalement convaincu de reprendre le gant. Ce jeudi, pour lui, c est la première partie officielle de sa troisième vie sportive. «Je retrouve Arnaud et c est une belle histoire parce qu il a beaucoup souffert pour moi, dit Jon. De l appréhension? Je ne crois pas mais j éprouve beaucoup d émotion et d envie. Bien sûr je vise la qualification pour le Mondial mais le plus important à mes yeux c est la reprise. Ici à Saint-Jean c est bien. C est un très beau fronton que j aime bien» Les qualités qu il se reconnaît : adresse, vista et errebot de revers. Les défauts qu il avoue : des sautes de concentration et sa prise de risque. «Je n appréhende pas trop cette première partie, je suis plus excité qu autre chose» conclut-il. à atteindre pour l emporter passant de 25 à 30 points. Autre nouveauté : le lancement de la quiniela professionnelle dès 21 heures afin d éviter les soirées qui traînaient par trop en longueur. Changement toujours côté partenaires avec un nouvel espace d accueil pour un «apéro-tapas» avant la partie pro le repas traditionnel étant décalé àa fin de la partie. Enfin on pourra voir de nombreux joueurs inédits sur la cancha luzienne grâce à la participation (nouvelle) de deux empresas (Jai Alive et 7Punta). Bref un vent nouveau souffle sur les Internationaux. Ce jeudi est une première. Les organisateurs espèrent avoir fait les bons choix.

3 Garcia & L. Alliez irrésistibles sur la fin On attaquait donc en ce jeudi 30 juin à la fois les Internationaux 2011 et la nouvelle formule qui va avec concoctée par l organisation. En gros : trois équipes au lieu de quatre et une partie portée à 30 points avec élimination du dernier classé quand l une ou l autre équipe atteint 25 points proposant ainsi un sprint final en mano à mano. Pour essuyer les plâtres étaient sur la cancha : Garcia et Laurent Alliez en rouge, Olharan et Osa en vert, Curveur et Arnaud Alliez en blanc. Pratiquement tous découvraient en outre les internationaux voire le fronton luzien au moins en compétition de haut niveau. A ce jeu de la découverte, ce sont les verts qui trouvent en premier leurs marques en se détachant irrésistiblement dans les instants initiaux. Jusqu à creuser un écart sensible : sept points contre deux et trois pour les autres. Qui petit à petit balisent à leur tour le territoire. Ainsi à la demi-heure de jeu, Olharan-Osa sont toujours en tête à 13 points mais Garcia-Alliez sont à 12 et Curveur-Alliez à 11. Comme espéré de la réforme les rotations sont sensiblement accélérés. Quant aux joueurs ils sont tout feu, tout flamme pour cette soirée d ouverture. Personne ne lâche rien, personne ne lésine. Les verts sur un coup de collier méritoires remettent leurs suivants immédiats à 3 points (15/12 sur les rouges) mais cet avantage à nouveau est de courte durée. Après troisquarts d heure de jeu le score général est le suivant : 15 pour les verts, 14 pour les rouges, 13 pour les blancs. Et ce qui devait arriver est arrivé avec Garcia-Alliez qui prennent la tête à 18 points devant Olharan-Osa à 15 et Curveur-Alliez légèrement distancés à 13. Les «anciens», Garcia-Alliez, ont trouvé la bonne carburation et s échappent pour signer un 24e point en laissant Olharan-Osa à 15, Curveur-Alliez à 13. Et on en arrive à une question de survie dans la rencontre verts-blancs puisque le couperet va tomber. Les blancs perdent. Dans la foulée les rouges font le 25e point. C est terminé pour Curveur et Arnaud Alliez. Le sprint final, en face à face, est abordé avec un avantage substantiel des rouges (25) par rapport aux verts (17). Le duel est acharné. Olharan, en particulier, se bat avec la dernière énergie et sort des coups qui débordent ses adversaires. Mais faute au but. Et les rouges sont intraitables qui avancent inexorablement vers la victoire (28-18 à la 62e). Les verts, Olharan-Osa se démènent mais les rouges, Garcia-Alliez, les deux Laurent assènent le coup de grâce à 30 laissant leurs rivaux à 19. Garcia - Alliez 30 Olharan - Osa 19 Curveur - Alliez 13

Mardi 5 juillet: encore du neuf 4 En ce mardi 5 juillet, deuxième soirée des Internationaux de Saint-Jean, on poursuit la découverte de joueurs nouveaux sur la cancha luzienne. Pour Jon Curveur et Arnaud Alliez d une part, pour Laurent Garcia et Laurent Alliez d autre part, on en sera déjà l heure de la confirmation ou de la revanche puisqu ils faisaient partie des équipes engagées lors de la soirée inaugurale (voir page précédente). Deux particularités : un duel fratricide entres les frères Alliez mais aussi une sorte d affrontement de générations puisque Garcia et L. Alliez approchent de la quarantaine tandis que Curveur-A. Alliez, inséparables ici comme dans leurs campagnes américaines, sont âgés de 27 ans. En cette soirée de mardi ces deux formations vont trouver sur leur route Artiz Erkiaga (avant) et David Minvielle (arrière). Ce sont encore de jeunes gens puisqu ils ont, respectivement, 24 et 26 ans. Le premier, originaire de Biscaye, possède malgré son âge une solide expérience forgée notamment à Miami. Le garçon était précoce puisqu il est passé professionnel à 20 ans à peine. Au contraire, David Minvielle, qui vient de Saint-Palais, est quasiment néophyte puisqu il n a franchi le pas du professionnalisme qu en début d année. Cela dans la foulée d un titre de champion de France décroché en 2010 et confirmé cette année. L avis de Pierre Etchalus, ancien puntiste : «Entrée en lice d un des trois meilleurs avants actuels, Erkiaga. Il sera secondé par le néo-pro Minvielle dont les aptitudes laissent entrevoir un très bel avenir.» AVIS, la qualité du service Florence Vignas est la responsable de zone (64, 32, 65, 40) du loueur Avis qui est et qui reste un partenaire indéfectible des Internationaux de Cesta Punta de Saint-Jean-de-Luz. Florence supervise quinze agences dont l activité est en progression régulière. Son offre est de 1 500 véhicules dont la moitié environ sur les deux seuls aéroports de Biarritz et Pau. Son activité a plutôt bien traversé la crise et devrait connaître cette année un rebond inattendu. «On sent très bien que de nombreuses personnes qui partaient en vacances à l étranger se replient sur le territoire national» dit Florence. Qu importe, elle est prête à faire face. Sans oublier d innover. Elle vient de lancer sur l aéroport de Biarritz une gamme de véhicules de prestige. Et les premiers résultats sont plus que satisfaisants. Et dire que l an dernier elle disait : «malgré la crise la demande reste stable mais on loue des voitures un peu plus petites». Les temps changent En cette année 2011 elle une raison supplémentaire d être fière de son ouvrage : sa société, Avis, a été désignée comme ayant le meilleur service clients de l ensemble des loueurs de véhicules. Et sur le département des Pyrénées Atlantiques elle a obtenu la même distinction. Une arme supplémentaire dans sa quête : prendre sur sa zone la première position en chiffre alors qu elle est pour l instant une redoutable deuxième. Mais elle continue à grignoter son retard. Florence est toujours très heureuse de sa participation aux Internationaux, un enthousiasme partagé par sa hiérarchie nationale. Les principaux dirigeants d Avis France seront encore de passage au jai alai de Saint-Jean-de-Luz cette année. LE JOURNAL DES INTERNATIONAUX PROFESSIONNELS DE CESTA PUNTA crédits photo: Coldi réalisation et conception: Comité d organisation des Internationaux professionnels de Cesta Punta de St-Jean-de-Luz

Le journal des Internationaux professionnels de Cesta Punta de Saint-Jean-de-Luz www.cestapunta.com LA PAROLE à Marie Pelofy CIC MARDI 5 JUILLET 2011 - N 2 Le partenaire principal de cette soirée du mardi 5 juillet est le CIC-Société Bordelaise. Un vrai fidèle. Marie Pelofy qui était responsable de l agence luzienne a aujourd hui la responsabilité du secteur Pays Basque qui, outre Saint-Jean-de-Luz, regroupe depuis l an dernier les bureaux d Hendaye, Bidart, Cambo et Saint-Palais (d ouverture récente). C est le pendant du secteur Côte Basque qui regroupe les agences de Bayonne, Biarritz, Anglet et Tarnos. L année passée avait été aussi celle de la création du nouveau pôle entreprise de la banque à Bayonne. Un service qui a trouvé depuis son rythme de croisière et qui est apprécié par les clients. L an dernier toujours le CIC avait vu son offre téléphonique exploser. Le succès ne se dément pas. C est un premier pas pour la banque vers un paiement à travers cette carte de téléphone mais ce n est pas encore d actualité. Elle propose aussi de permettre sinon d accompagner la poursuite des études au niveau supérieur en accordant des prêts très attrayants pour les étudiants en devenir. Alors rien de changé? Pas tout-à-fait mais il faut aller sur le plan humain. Ainsi le bureau d Hendaye a une nouvelle directrice en la personne de Solange Irastorza-Darrieussecq (sur la photo aux côtés de Marie Pelofy) tandis que Saint-Jean-de-Luz a vu arriver un nouveau chargé de clientèle «professionnel», Steve Lamorlette. Autant de bouleversements qu il fallait «digérer». «Cette année nous n avons pas de vrais nouveautés, nous pérennisons tout ce que nous avons mis en place dans cette période de changements» précise Marie Pelofy. Mais ce mardi 5 juillet est un peu particulier pour le CIC dans le cadre des offres jeunes : c est le jour des résultats du bac. D ailleurs une partie du personnel était sur place. Il est vrai que la banque récompense financièrement les jeunes qui ont décroché une mention au baccalauréat. Résultats de ce mardi page 3

2 Laurent Garcia: couronner une carrière Laurent Garcia est né il y a 37 ans à Bayonne. Mais sa vie de pelotari est entièrement liée à Bidart et au club Kostakoak. C est là qu il a été formé avant, aujourd hui, d en être le président. Avec les petits soucis de gestion que l on imagine surtout que Kostakoak compte 29 équipes engagées en place libre. En plus Laurent a une activité professionnelle au sein de Quiksilver. Mais il réussit à laisser de la place à la pratique de la cesta punta de haut niveau. Coup d œil dans le rétroviseur. Laurent, solide avant au physique d arrière, a fait ses premières armes avec Eric Irastorza. Débuts en fanfare puisque le duo a été champion du monde amateurs entre 95 et 98. Eric a été propulsé vers les canchas américaines. «Moi, je suis resté au pays, dit Laurent Garcia. Le fonctionnement des frontons US était un peu perturbé, je venais de me marier et d être embauché chez Quiksilver.» Donc il a poursuivi pendant dix ans sa carrière amateur marquée par deux mondiaux à Pampelune en 2002 et à Mexico en 2006. «C est là que j ai décidé de passer professionnel, raconte Laurent. L empresa Jai alive venait de se créer. En amateur j avais tout gagné y compris des parties pros comme ici à Saint-Jean les Internationaux en 98 avec Felix contre Eric ou à Biarritz le Gant d Or avec Eric en 2006. Je suis donc passé pro en 2007 pour affronter d autres adversaires, connaître un rythme nouveau de parties. Et cette année j ai très envie de me battre afin d être sélectionné pour les Mondiaux en septembre à Hossegor. Histoire de couronner ma carrière.» Jeudi 7 juillet: on poursuit la découver te La première partie le 30 juin à Saint-Jean n a pas été trop difficile. «On se prépare depuis le mois d avril, précise Laurent, et je n ai pas trop souffert. Notre début a été un peu lent mais c est normal car nous ne sommes pas habitués aux quinielas. On a besoin d un peu de durée pour trouver le bon rythme. Pour Laurent cela demande de l organisation et un minimum d hygiène de vie. «Je ne veux pas louper ma fin de carrière, insiste-t-il. J ai très bien commencé et il n est pas question de ne pas bien finir.» Ses qualités selon lui : le mental, l expérience, la connaissance du jeu. Ses défauts : «quelques lacunes technique que j essaie de corriger mais que je compense en partie par l expérience». Nous voilà déjà à la troisième soirée des Internationaux Professionnels de Cesta Punta de Saint-Jean-de-Luz. Les deux premières ont déjà permis de faire connaissance avec quelques uns des nouveaux joueurs qui constituent le plateau de cette édition 2011. Par rapport à elles un nouveau duo fait son entrée. Il est constitué par David Treku et Jonathan Hernandez. Le premier, l avant, n est pas une découverte. On a déjà eu l occasion d admirer dans la cancha luzienne la ténacité et l envie de David Treku, ce Biarrot de 34 ans «émigré» à Hossegor où il se bat sur et en dehors des canchas. Il est en effet dirigeant du club local et a décidé cette année de rassembler un groupe de joueurs sous sa bannière sous le nom de «7Pilota». Mais dans le fronton il reste un redoutable compétiteur. Il est intéressant de la voir jouer avec un arrière, que l on découvrira à Saint-Jean, Jonathan Hernandez, qui arrive avec de sérieuses références. Et une belle expérience. A 30 ans cet enfant de Vitoria a plus de 10 ans d activités professionnelles à son actif forgées dans les frontons américains. En 2009, notamment il a été nommé meilleur arrière de l année à Fort Pierce. Face à cette paire homogène en âge, on va trouver une équipe, au contraire basée sur un certain équilibre entre la fougue de la jeunesse et le poids de l expérience. Il s agit de l association Jean Olharan-Iban Osa. Le premier, l avant, est un néopro qui a franchi le pas cette année appuyé sur un double titre de champion de France en 2010 et 2011. Ce Palois a 22 ans et a montré de la qualité lors de sa première sortie le 30 juin. Son compère, Osa a 36 ans et près de vingt ans de professionnalisme. Ce Biscayen est très costaud et constitue à l arrière une barrière difficilement contournable. La troisième formation en lice est constituée de Artiz Erkiaga et David Minvielle. Ils ont fait leur entrée dans le tournoi ce mardi 5 juillet (voir page précédente). Le premier est un Biscayen de 24 ans, formé à Markina et qui a fait un début tonitruant en Floride : à 21 ans il a été désigné parmi les meilleurs joueurs de quinielas à Miami. David Minvielle vient lui de Saint- Palais. A 26 ans c est un néopro. Comme Jean Olharan il a choisi ce nouvel univers après deux titres consécutifs de champion de France.

3 5 juillet: Curveur out, Erkiaga-Minvielle vainqueurs En ce mardi 5 juillet c était la deuxième soirée des Internationaux professionnels de Cesta Punta de Saint-Jean-de-Luz. Avec déjà des envies de revanche ou des soucis de confirmation pour deux des trois équipes qui étaient en lice lors de la soirée inaugurale. Il s agissait de Jon Curveur et Arnaud Alliez (3e) en rouge, de Laurent Garcia et Laurent Alliez (vainqueurs) en verts. Nouveaux venus sur la cancha, en blanc, Artiz Erkiaga et David Minvielle. Jon Curveur surtout était animé d une profonde envie de bien faire. Pour le Biarrot, le 30 juin était une partie de reprise après une lourde opération, la deuxième, à une épaule. Il avait l espoir de disputer une place pour les championnats du monde à Hossegor en septembre. Mais le mauvais œil veillait. Sur le premier point disputé il s est sévèrement blessé à une jambe (gros claquage du mollet ou tendons touchés?) Impossible de reprendre la partie. Il a laissé son compère de toujours Arnaud Alliez bien seul et très affecté par le malchance de son ami. Du coup la partie de ce 5 juillet était fatalement réduite à un face à face entre les verts et les blancs. Finie la quiniela on est revenue sur le principe d une partie en 30 points. Une confrontation, d entrée très équilibrée. A la fin du premier quart d heure les deux équipes étaient à égalité à six partout. Dix minutes plus tard on en était à 9-9. En fait on était en train d assister à un affrontement inter-générations. Le duo Garcia-Alliez navigue au-delà de 35 ans tandis que leurs adversaires ont dix ans de moins. L expérience contre la fougue? Pas forcément. Les blancs savent être roublards et les verts souvent tranchants. Mais passée la demi-heure de jeu, un premier écart significatif est creusé. Par les «gamins» en blanc, Erkiaga et Minvielle. Sans complexes ils affichent 19 points contre 13 à leurs adversaires. Qui refusent évidemment d abdiquer sans pouvoir arrêter la lente hémorragie en points. Et curieusement l énervement touche les «anciens» alors que les jeunes le font sur le mode nerfs d acier. Après 45 minutes passées sur la cancha les blancs mènent 21-15. Dans les travées du jai alai on se plaît à se rappeler que le 30 juin Garcia et Alliez avaient peiné au début avant de se montrer irrésistibles à la fin. Mais les temps sont durs en cette soirée pour les verts qui ne réussissent pas à reprendre vraiment la main. Et cela ne s arrange pas. Inexorablement les jeunes blancs filent vers les 30 points. Les verts pourtant ont de très belles réactions épidermiques avec de très beaux points à la clef. Mais à l heure de jeu les blancs sont à 27 et les verts à 20. Et pour ces derniers l énervement l emporte sur la patience avec des fautes inhabituelles de l un ou l autre des Laurent du soir. Mais avec la hargne. Ainsi les verts font «stationner» les blancs à 29 un instant avant de lâcher définitivement à 24-30. Curveur - Alliez A 0 Garcia - Alliez 24 Erkiaga - Minvielle 30

Mumm, l excellence pour devise 4 Le Champagne Mumm est devenu au fil des années un ami fidèle des Internationaux. Cela fait maintenant une dizaine d années qu il est le fournisseur officiel de la manifestation. Pourquoi? «Nous sommes en permanence en recherche de l excellence dans l élaboration de nos champagnes, dit Stéphane Juste directeur régional. Avec un souci constant de la régularité pour nos cuvées d exception. Et c est ce qui nous rapproche de l organisation luzienne qui a les mêmes exigences quant à la qualité du plateau sportif et du produit proposé.» Passé depuis six ans dans le giron de la société Pernod-Ricard, Mumm, avec 8 millions de bouteilles vendues chaque année (60% à l export), est la 3e marque mondiale. Qui se veut aussi être la «1er champagne de l exploit» comme le dit Stéphane Juste. C est ainsi qu il est sur tous les podiums de Formule 1 et proche de toutes les aventures extraordinaires de la voile. La fierté de l année est la sortie de deux cuvées uniques. Le «blanc de noir» élaboré à base de raisin noir, 100% pinot noir venu d un terroir particulier, celui de Verzenay et le «blanc de blanc», 100% chardonnet venus des grands crus de Cramant. «Nous sommes les seuls à faire ces produits à l international» précise Stéphane Juste. En ce mardi 5 juillet Mumm va accueillir au village partenaires ses clients régionaux essentiellement venus du Pays Basque. Il y a là des restaurateurs, des représentants de peñas bayonnaises, des distributeurs majeurs comme la maison Larzabal, etc Sud Ouest : nouveaux visages Le journal Sud Ouest est un des partenaires de cette soirée du mardi 5 juillet. Parmi les plus anciens puisque cette association remonte pratiquement aux origines des Internationaux. Sud Ouest qui est un des acteurs essentiels de la vie locale autour de son agence de Saint-Jean-de-Luz qui gère une zone correspondant à peu près au territoire de la Communauté de Communes Sud Pays Basque. Un bureau dont la vie a été marquée, depuis les Internationaux 2010, par l apparition de nouveaux visages. Pierre Sabathié, reparti vers son Gers natal, a été remplacé à sa tête par Arnaud Déjeans, venu d Agen mais qui depuis septembre dernier a su largement prendre ses marques dans la vie locale. De même que sa collaboratrice Raphaëlle Gourin arrivée à la même date. Et il y a encore eu du changement ces dernières semaines, en matière commerciale cette fois, puisque Vanessa Larrère, partie sous d autres cieux et d autres aventures professionnelles, a été remplacée par Marina Duclap une autre landaise. Cette soirée de mardi est pour Marina l occasion de faire une entrée en force dans la vie luzienne. En ce qui concerne l actualité du titre, en lien direct avec la cesta punta, on relèvera la sortie du supplément des Internationaux 2011 tiré à 30 000 exemplaires. Pour le reste, la nouveauté récente tient dans la création du magazine région qui est joint au Fémina distribué avec Sud Ouest Dimanche et pour l avenir immédiat dans le lancement d un supplément été qui sera vendu tous les lundis avec le quotidien. LE JOURNAL DES INTERNATIONAUX PROFESSIONNELS DE CESTA PUNTA crédits photo: Coldi réalisation et conception: Comité d organisation des Internationaux professionnels de Cesta Punta de St-Jean-de-Luz

Le journal des Internationaux professionnels de Cesta Punta de Saint-Jean-de-Luz www.cestapunta.com MARDI 12 JUILLET 2011 - N 4 LA PAROLE à PHILIPPE DURR Allianz Philippe Durr est le responsable de la communication d Allianz pour un grand quart sud-ouest de la France. La société est un partenaire récent mais très actif des Internationaux de Cesta Punta. En ce mardi 12 juillet Allianz est le partenaire principal de la soirée mais après avoir été présente lors des deux sessions précédentes. Un partenaire de poids. Allianz, société née en Allemagne et basée à Munich, est n 1 mondial en assurances de biens et responsabilités civiles et le n 2 en matière d assurances des personnes. 151 000 personnes travaillent pour Allianz dans 70 pays. Ils gèrent un «portefeuille» de 76 millions de clients. Le début de l implantation en France date de 1997 avec une prise de participation majoritaire chez AGF. Date suivie d une lente montée en puissance qui a abouti en 2009 à la disparition des enseignes AGF au profit d Allianz. «Ce changement s est plutôt bien déroulé car il s est fait sur une longue période, dit Philippe Durr. Tous les anciens d AGF ont été préparés psychologiquement. Allianz a bien fait les choses.» Et Philippe sait de quoi il parle puisqu il était AGF depuis 1974. «Mon changement de bannière s est fait sans problème» confirme-t-il. Bien sûr il y a eu une restructuration. «Bien sûr, cela fait toujours un peu mal mais cela s est passé dans un bon climat et sans casse sur le plan social» précise Philippe. Bien entendu l objectif est d augmenter la surface d Allianz en terme de client sur le territoire national. «Comme on est adossé sur un mastodonte, c est plus facile et cela ouvre des perspectives car c est un gage de sécurité pour nos clients» ajoute Philippe Durr. Le sponsoring sportif fait partie de l histoire de la marque avec, depuis plus de vingt ans, une présence sur de grands évènements mondiaux comme la Formule 1. Allianz est évidemment très proche de «son» équipe locale, le Bayern de Munich. Elle a d ailleurs grandement participé au financement de son nouveau stade «Allianz Arena». Côté foot en France, Allianz est proche du RC Lens qui traverse une période un peu délicate. «C est là qu il est important que nous soutenions encore plus le club. Comme on est proche de nos assurés dans les moments difficiles» insiste Philippe. Ces derniers mois, Allianz s est beaucoup impliqué dans la course à pied. «On touche là le grand public, précise Philippe. C est primordial en plus à un moment où l on se lance plus fortement sur la santé.» Allianz, dans ses actions de sponsoring, cherche aussi la proximité en tenant compte des spécificités locales. D où son arrivée sur la pelote et en particulier sur les Internationaux de Saint-Jean-de-Luz. En ce mardi ce sont les agents généraux qui sont conviés (il y en a 30 dans les Pyrénées-Atlantiques) en compagnie de leurs clients actuels ou futurs. Cela en présence de conseillers prévoyance-santé qui est un des nouveaux secteurs travaillé par Allianz. Les soirs précédents c étaient des conseillers financiers qui étaient là. Lors des trois rendez-vous de l année, les courtiers (multicartes) ont également été conviés à la fête. «C est essentiel d accueillir nos invités dans une ambiance amicale et chaleureuse et avec les Internationaux on ne peut pas demander mieux» conclut Philippe Durr. Résultats de ce mardi page 3

2 David Treku: le retour deux ans après On imagine sa joie de retrouver la compétition cette année. «Saint-Jean est un tournoi que j affectionne, dit-il. L an dernier c était un vrai crève-cœur de ne pas y être. Je vais faire de mon mieux pour amuser le public. En plus j ai un challenge personnel à relever. Les championnats du monde professionnels ont lieu chez moi à Hossegor en septembre et j espère bien en être. Alors on va foncer car j ai de l ambition.» On a revu David Treku jovial et enthousiaste. Il venait de gagner pour son retour en compétition deux ans après. «Pendant les dix premiers points j étais un peu nerveux surtout par le fait que je revenais ici mais après ça allait mieux, confie David. C était d autant plus aisé que j étais appuyé sur un Jonathan Hernandez très solide. Nous avions joué déjà deux ou trois fois ensemble et nous avions perdu chaque fois. Et c était alternativement la faute de l un et de l autre. Nous n avions pas réussi à être en même temps dans un bon jour. Là on était bien en même temps.» S il n a pas joué pendant deux ans David Treku a été loin de rester inactif. Il s est occupé de son club d Hossegor dont il était président jusqu à cette année (il est remplacé par Philippe Etcheverry mais reste vice-président). Avec son père, Michel, il a monté «7Pilota» une association en forme d empresa. «Elle regroupe des jeunes et on va discuter avec les organisateurs pour aider à les lancer ces jeunes» précise David. «Tout cela a fait que j ai été bouffé par les réunions et que je n avais pas le temps de m entraîner» ajoute David. «Pour la forme ça va, insiste-t-il. Car en plus je suis MNS avec obligation d entraînement quotidien. Et comme je suis chef de poste il n est pas question d être le dernier. Je dois montrer l exemple. Tout mis ensemble c est un peu dur surtout pour ma femme et ma petite Naia (5ans). Elles ne me voient pas trop. Je les remercie toutes les deux pour leur patience.» Et d analyser les forces en présence dans cette soirée du 12 juillet où il abattait une carte importante après avoir gagné au tour précédent. «Olharan et Erkiaga sont des valeurs montantes, dit David. Ils sont passionnés, bien éduqués, ils ont un grand avenir. Nous, les anciens, ont les bat encore mais surtout à l expérience. J ai surtout un beau duel à disputer avec Laurent Garcia. Entre nous c est la bataille pour la sélection aux championnats du monde. En amateur nous avons joué souvent l un contre l autre. Il est physique et rapide et il est plus régulier que moi-même s il est moins instinctif. Pour en revenir à Erkiaga, il y a là un sacré client. C est le meilleur à Miami juste derrière Goikoetxea. Drôle de référence! C est du très sérieux.» Sa conclusion est toute amicale. «J ai une pensée particulière pour Jon (Curveur, blessé). C est un garçon formidable. J aurai préféré l avoir comme concurrent» Une équipe chic et choc Accueil des partenaires et du public, réservations, parking, contrôle, logistique ou encore organisation générale, c est véritablement une équipe efficace et souriante qui travaille tout le long de l été pour les Internationaux de Saint-Jean-de-Luz: Henri, Frédéric, Marie-Laure, Jérémie, Léonard, Pauline, Justine, Sandrine, Sébastien, Elisa et Virginie...

3 Mardi 12 juillet: Erkiaga-Minvielle sur le fil Petit à petit on approche du dénouement de la phase qualificative du tournoi de juillet qui conduira aux demi-finales des 19 et 21 et à fortiori vers la finale du 26. On n en est pas là. En ce mardi 12, avant-dernière soirée de brassage, se retrouvent sur la cancha : Laurent Garcia-Laurent Alliez en rouge, David Treku-Jonathan Hernandez en vert, Artiz Erkiaga-David Minvielle en blanc. Spécialité du soir : on retrouve en lice les trois équipes victorieuses des trois premières soirées. Autant dire que le débat s annonce serré et que le vainqueur du soir va prendre une sérieuse option sur la suite du tournoi. Et de fait les points sont longs car disputés et ce sont les blancs qui paraissent devoir s échapper d abord en atteignant trois points. Les verts sont à un et les rouges n arrivent pas à décoller du zéro. Mais le réveil a été brutal. Dès que Garcia et Alliez ont eu inscrit leur premier point ils ont été irrésistibles marquant ainsi huit points consécutivement. Une belle marge par rapport aux blancs stoppés à trois points, les verts restant scotchés à un. Et ce sont les blancs qui vont stopper la marche en avant des rouges avant de s offrir une mini-série de trois points. Ainsi après vingt minutes de jeu les leaders du soir sont ensemble. Garcia-Alliez (rouges) ont 9 points, Erkiaga-Minvielle (blancs) ont 7 points, Treku-Hernandez (verts) ont 3 points. Le jeu s anime. La qualité monte d un cran. Et les jeunes blancs viennent vite accrocher puis dépasser leurs aînés en rouge. Les verts se refont une courte santé mais restent à distance. A ce moment de la partie et alors qu on approche de l heure de jeu aucune équipe ne prend vraiment l ascendant sur les autres. Le temps défile et la folle remontée des verts est stoppée. Mais rouges et blancs refusent de se quitter. 20-20 puis 21-21. L heure du couperet va sonner (quand une équipe arrive à 25 la dernière est éliminée) et les verts font alors figure de victime désignée. Et malgré une volonté farouche ils ne réussissent pas le raid qui leur permettrait d y croire encore. Car pendant ce temps rouges et blancs poursuivent leur coude-à-coude en tête. 24-24 et les verts restent en vie à 20. Mieux ils s offrent les blancs et s attaquent aux rouges qu ils battent aussi. Le suspense est terrible. C est de loin la partie la plus intense depuis le début de la saison. Mais Treku-Hernandez (verts) finissent par plier à 21, laissant Erkiaga-Minvielle (blancs) et Garcia-Alliez (rouges), respectivement à 25 et 24 se disputer la victoire. Avant ce sprint final, les joueurs ont eu besoin de souffler montrant que l on ne s était pas fait de cadeau et alors que l on joue depuis près d une heure et demie. Et Erkiaga-Minvielle décident de serrer le jeu. Ils se détachent sensiblement à 28-25 puis 29-25. Inconstestablement ils ont encore de la réserve tandis que Garcia-Alliez commencent à piocher physiquement. Sans renoncer totalement (26-29 puis 27-29). Ultime renversement de situation? Non! Le point suivant est le bon. Erkiaga-Minvielle l emportent (30-27) devant Garcia-Alliez. C est un peu la victoire de la jeunesse sur l expérience. Mais que ce fût dur. A la demi-heure les positions sont les suivantes : Erkiaga- Minvielle (blancs) 11 pts ; Garcia-Alliez (rouges) 10 pts ; Treku-Hernandez (verts) 5 pts. Mais cette partie ne pouvait rien avoir de banal. Comme lors de leur précédente sortie Treku- Hernandez ont mis un peu de temps à trouver la bonne carburation. Mais ensuite ils sont totalement revenus dans la partie en pointant à 13 points alors que les autres paires étaient à 14 et 15. Garcia - Alliez 27 Treku - Hernandez 21 Erkiaga - Minvielle 30

JOA Casino: pluie de nouveautés 4 Nicolas Jacquemin, le directeur du Joa Casino de Saint- Jean-de-Luz est une figure familière des Internationaux qu il fréquente avec assiduité depuis plusieurs années. Et cette année avec un sourire plus large. Car le fléchissement, parfois sévère, connu, il y a trois ans est enrayé. «Cette année comme l an dernier nous avons retrouvé une certaine progression dans les jeux comme au restaurant, dit Nicolas. Ce n est pas forcément très spectaculaire mais c est encourageant car cela signifie que l on repart de l avant.» Et l on continue d innover. Cette semaine le casino luzien a reçu des machines nouvelle génération, inspirées de la célèbre série télévisée Stargate. «C est très sympathique en terme d interactivité car chaque joueur a le choix entre quatre personnages pour jouer. On en attend beaucoup» dit Nicolas Jacquemin. Nouveauté de la semaine encore : le restaurant, la Table des Corsaires, vient de sortir sa carte d été. Chaque mois un tournoi est organisé qui regroupe de 40 à 70 personnes. Par ailleurs l espace de la carte de fidélité s agrandit. Elle est désormais valable dans tous les casinos Joa mais elle est également reconnue sur internet pour les jeux en ligne. D autant plus que le site Joa, qui avait démarré un peu après les autres, va prendre une place vite primordiale. «Dans quelques semaines, dit Nicolas, Joa aura l offre de jeux en ligne la plus complète du marché. Les paris sportfs, les poker, les Skill Games sont déjà disponibles bientôt ils seront rejoint par la pmu.». Bref, c est bien reparti! Pour le reste, les initiatives moins récentes continuent de bien progresser. Comme le poker. Une ou deux tables sont ouvertes tous les soirs et rassemblent jusqu à une vingtaine de joueurs. A l issue de cette soirée du vendredi 15 juillet on tirera un trait sur les qualifications du tournoi de juillet. Et on connaîtra ceux qui rejoindront en demi-finales les qualifiés directs, les grosses pointures, Goikoetxea-Lopez et Eguiguren-Enbil. Et ce 15 juillet on aura une pensée pour Jon Curveur que l on aurait du revoir sur la cancha luzienne mais victime d une fracture du péroné le 5 juillet il a été écarté de la compétition qui était celle de son retour. Il garde le moral quand même. Et ce vendredi il sera remplacé à l avant par Yon Tambourindeguy pour faire équipe avec Arnaud Alliez. Il devance son entrée à Saint-Jean puisqu on ne devait le voir qu en août. Yon est un néo-pro (avril de cette année). Il est vice champion de France en titre mais surtout champion du monde amateur 2011. Compte-tenu de la blessure de Curveur en tout début de partie, cette équipe part avec un gros handicap de goal average en vue de la qualification. Mais sait-on jamais Vendredi 15 juillet: le soir du verdict La deuxième équipe en lice associe Jean Olharan et Iban Osa, la jeunesse et l expérience. Lors de leurs deux sorties précédentes ils n ont pas gagné mais ils ont chaque fois été en deuxième position avec un point average intéressant. Troisièmes candidats à la victoire dans cette soirée : David Treku et Jonathan Hernandez où le poids du métier (34 et 30 ans). Ils l ont emporté au terme d une partie menée crescendo lors de leur première apparition. Et ils avaient l occasion de composter leur billet pour les demis dès hier (voir le résultat en page précédente). En vue de cette soirée Pierre Etchalus évoquait la «fougue d Olharan», le «métronome Osa» et «la sécurité du duo Treku-Hernandez». Quelle est la qualité qui l emportera sur les autres? LE JOURNAL DES INTERNATIONAUX PROFESSIONNELS DE CESTA PUNTA crédits photo: Coldi réalisation et conception: Comité d organisation des Internationaux professionnels de Cesta Punta de St-Jean-de-Luz

Le journal des Internationaux professionnels de Cesta Punta de Saint-Jean-de-Luz www.cestapunta.com VENDREDI 15 JUILLET 2011 - N 5 LA PAROLE à Pierre & Catherine OTEIZA C est désormais une soirée très traditionnelle des Internationaux de Cesta Punta : Pierre Oteiza en est en effet à la fois le partenaire principal, l hôte et le «cuisinier». Il fait tout. Il est vrai que le couple et toute la société dans son sillage font flèches de tous bois. Infatigables sur le terrain, en plus, ils fourmillent d idées. On ne reviendra pas, comme les années précédentes sur la bien belle histoire du couple partie, à deux, de la ferme familiale et de «Gastronomie de la vallée des Aldudes» pour devenir «Pierre Oteiza» (on n a pas peur de s afficher sous son nom!) une magnifique entreprise internationale de plus de cinquante salariés et qui compte une dizaine de magasins ouverts dans la région. Où l on développe chaque année des idées nouvelles. L an dernier on avait annoncé le lancement d un concept original : l ouverture de séchoirs pour les particuliers afin que ceux-ci sortent des jambons à leur nom. Il y avait alors 200 preneurs, aujourd hui ils sont plus de 400. Et ce n est qu un début. «Avec les agrandissements que nous venons de faire nous avons désormais une capacité de stockage de 40 000 jambons qui est loin d être atteinte. On peut encore accueillir du monde» dit en souriant Catherine Oteiza. En revenant sur l actualité on relèvera que la nouvelle catégorie «Kintoa», à base de porc basque, a décroché l or (après l argent en 2010) cette année au Salon de l agriculture de Paris. Mais on attend toujours que le dossier d AOC déposé en 2001 aboutisse enfin. La famille Oteiza va plus vite que l administration L an dernier nous avions aussi parlé du débarquement de Xongo à Hong Kong. «Il est toujours sur place et on avance tranquillement, dit Catherine. Mais maintenant on vise le reste de la Chine. C est un marché différent.» Toujours à l international (Oteiza vend 10% à l export) la famille avait pour objectif de mettre un pied au Canada. L hiver dernier a été celui de deux voyages là-bas. Résultats de ce vendredi page 3 Fructueux puisque l importateur a été trouvé (c est un Français installé à Montréal) et le premier envoi de produits est parti cette semaine! On n a donc pas chômé depuis l an dernier. Et la boîte à idées n est toujours pas vidée. Pierre Oteiza va lancer une crèche d entreprises. Une collaboration public/privé en osmose avec les trois maires de la vallée des Aldudes. Ouverture prévue à Banca en septembre 2012. Il y a aussi le lancement d un nouveau produit le «Quadrille», quatre micro-pâtés, un mélange de goûts différents, présentés dans un étui cartonné pour agrémenter les apéritifs. Et toujours du nouveau avec «On Egin» (bon appétit) un petit cornet avec des petites tranches de saucisson séché, toujours destiné à égayer les apéritifs. Et Pierre Oteiza continue en outre à porter sa bonne parole gastronomique sur place un peu partout en France notamment. Exemple. Il y a un mois il était présent dans le Var à Le Revest les Eaux (près de Toulon), un gros village qui tous les ans met une région française à l honneur. «Nous étions les invités d honneur il y a 18 ans, dit Catherine. Ils sont revenus nous chercher. On y est parti avec une vingtaine d exposants. On a transformé cette commune en un coin du Pays Basque.» Signalons au passage qu Ydan, bien connu des Internationaux, a assuré toute la décoration ; que David Olaizola a apporté le ton musical avec un énorme succès ; que Pelote Passion a amené cette discipline en bord de Méditerranée avec son fronton mobile; que Jean-Vier a mis le linge aux couleurs basques, etc Le succès a été colossal. Tout cela sans oublier le quotidien qui passe évidemment par internet. «Nous travaillons dur sur le site (pierreoteiza.com), dit Catherine. Il est tout nouveau, tout beau. Et du côté des ventes en ligne ça bouge de façon intéressante. Mais pour nous, c est toujours comme à l école : peut mieux faire». Belle conclusion.

2 David Minvielle: un monde nouveau «Effectivement, cela ne fait que trois mois que je suis à ce niveau, confirme-t-il. Et ça change. Chez les amateurs il y a parfois des moments de relâche. Là il faut être à 100% et en plus tout le temps!». David est originaire de Caresse, le village de Serge Camy. Forcément, ça marque pour un gamin qui a des envies de frontons. Et donc il a commencé la pelote à 7 ans (grand chistera en place libre) au club de Salies, le club de son cœur. A preuve : si pour progresser il est venu à Saint-Jean c est à travers une extension de sa licence qui restait toujours au Stade Salisien. Il jouait l hiver à Garazi, l été à Salies. Un peu plus tard, encouragé par Serge Camy il a rejoint Biarritz et le BAC. «Pour progresser il fallait que j en passe par là, dit David. Il y avait de bons entraîneurs. Cadets, juniors, seniors : j y ai franchi tous les échelons d âge.» Le pari de la jeunesse C est encore un des visages nouveaux de cette édition 2011 des Internationaux de Saint-Jeande-Luz. David Minvielle, 26 ans, vient de passer professionnel dans la foulée d un double titre de champion de France 2010 et 2011. Il a notamment décroché le titre de champion du Pays Basque en seconde série avec Gorka Curveur. En 2007, nouvelle petite migration, toujours sous extension de licence, vers la Section Paloise. «Nous voulions jouer ensemble avec Jean Olharan» dit David. Et ça a Marché : vice-champions de France les deux premières années, champions de France les deux suivantes (2010 et 2011). Le déclic pour franchir le pas vers le professionnalisme sous l impulsion de Jai Alive. «On ne pouvait plus progresser en restant amateurs» dit David qui, lui aussi, pense «fortement» au Mondial d Hossegor en septembre prochain. «J ai 26 ans, je suis un néo-pro mais il faut toujours se fixer des objectifs» insiste David Minvielle. En dehors de la compétition luzienne David Minvielle joue notamment à Markina et à Fontarabie. D ailleurs il était tout heureux d avoir affronté Enbil qui, selon sa remarque, est un peu une référence pour lui. «C est bien, on nous fait confiance et on se bat» résume-t-il concernant cette période qui est un peu d apprentissage d un monde nouveau pour lui. Ses qualités, selon lui : «mon jeu de droite et ma façon de m accrocher sur tous les points. J ai un gros mental». Son défaut avoué : «Je suis trop gentil envers l adversaire. Je manque d agressivité». Mais c est à voir Du côté du public, chaque soirée débute par une quiniela avec les jeunes de l association Xistera, pour le mois de jullet. On retrouve ainsi 5 équipes avec des joueurs, certes amateurs mais avec beaucoup de talent: Guillaume Laloo, Iker Lassalle, Bixente Palloume, Philippe Etcheverry, Kevin Laloo, Nicolas Urcelayeta, Xabi Guimont, Andoni Petot, Pierre Gonzalez, Sébastien Chapelteguy.

3 Vendredi 15 juillet: belle entrée de Tambourindeguy Cette 5e soirée du tournoi de juillet était aussi la dernière de la phase de qualification avant les demi-finales qui débutent le 19 juillet (voir en page 4). A vrai dire une partie de prestige et importante sur le plan psychologique car il était important de, éventuellement, asseoir son autorité sur les futurs adversaires. En effet les qualifiés étaient déjà connus avant cette soirée. Cela dit c était aussi l occasion de découvrir Jon Tambourindeguy, un jeune joueur que l on verra plus longuement en août. Pour l heure il venait en remplacement du malheureux Jon Curveur blessé en début de partie le 5 juillet. Les forces en présence : Jon Tambourindeguy et Arnaud Alliez en rouge ; Jean Olharan et Iban Osa en vert ; David Treku et Jonathan Hernandez en blanc. Comme on s en doutait la partie quoique sans enjeu au regard du tournoi a été d emblée très prenante. Car on ne rigole pas avec l esprit sportif. Si l on se présente sur la cancha, c est pour gagner. Les premiers points sont très disputés avec, à la clef, quelques manœuvres très spectaculaires. La soirée part sur de très bons rails. Avec une demi-surprise : Les rouges que l on pensait outsider de la soirée prennent la tête de la partie d entrée. Au quart d heure ils ont inscrits 8 points contre 5 aux deux autres duos. Mais personne ne lâche et rapidement on retrouve les trois équipes à égalité à 9 alors que l on approche de la demi-heure de jeu. Cela montre bien que chaque point est âprement disputé. d envie sur la cancha. Ainsi les rouges (eh oui) se repositionnent en tête à 21 points. Pas pour longtemps car ils sont immédiatement rejoints par les verts et les blancs ne sont pas loin. Généralement il y a toujours une paire qui craque un peu physiquement. Là pas du tout alors que l on approche du couperet du 25e point qui éliminera une des équipes pour le sprint final. Imaginez : peu après l heure de jeu on en est à 23 pour les rouges et 22 pour les eux autres paires. Puis les rouges et les verts se retrouvent à égalité à 24 et face à face. Cela veut dire que les blancs sont éliminés, sans avoir démérités bien au contraire. Et de fait ce sont les rouges (Tambourindeguy-Alliez) qui marquent le 25e point fatidique. Les verts (Olharan-Osa) sont à 24. Les blancs (Treku-Hernandez) doivent ranger leurs chisteras. Merci à eux. Admirable rentrée pour Jon Tambourindeguy très complice d Arnaud Alliez. Les deux prennent un avantage d entrée à 27-24 sur Jean Olharan et Iban Osa. Mais comme depuis le début de la partie on revient de l arrière. On est ainsi à 28-27 pour les rouges, puis à 29-28. On joue alors le point décisif. Il est gagné à l énergie par Tambourindeguy. Les rouges l emportent donc sur les verts. On reverra Jon avec plaisir en août. Les outsiders ont raflé la mise! Et ça continue. Le point au bout de 45 minutes : les blancs (Treku-Hernandez) ont 17 points, les verts (Olharan-Osa) ont 15, les rouges (Tambourindeguy-Alliez) ont 13. Les joueurs tentent des coups très osés et la réponse n est jamais loin. Bref la partie est très agréable à suivre. Et très indécise. Le temps passe et rien ne change. Il y a beaucoup d énergie, Tambourindeguy - Alliez 30 Olharan - Osa 28 Treku - Hernandez 22

Ydan: la solidarité en partage 4 Les œuvres d Ydan sont désormais indissociables de l histoire moderne des Internationaux de Cesta Punta de Saint-Jean-de- Luz et leur auteur, Didier Sarciat est devenu un personnage incontournable de la compétition. Parmi de multiples activités qui dépassent largement les frontières de la région. Sur le plan national il reste sur une formidable expérience dans le Var partagée avec Pierre Oteiza (voir en première page). Il était le décorateur de la fête basque organisée à Le Revest les Eaux près de Toulon. Il en a profité aussi pour organiser une exposition qui a eu un réel succès. «C était la fête de la culture, du chant et de la gasstronomie de notre région, dit-il. Il y a eu entre 20 et 30 000 personnes. C était dément. David Olaizola a dû faire trois concerts parce que l église était trop petite et qu il y avait trop de demande!» Didier retrouve aussi cette année une grande épreuve internationale. Rappelons que la rencontre avec la cesta punta avait eu lieu alors qu il était l un des décorateurs des sites des Jeux Olympiques d Albertville. Mardi 19 juillet: on monte d un cran Cette année c est la Coupe du monde de rugby qui va l occuper. «Je travaille sur différents visuels et pendant la compétition je serai sur place en Nouvelle-Zélande.» Mais il trouve encore le temps pour s occuper avec beaucoup d enthousiasme d une belle œuvre de solidarité, «Aventure Handicap Aquitaine» (www.aventure-handicap.fr). Le but, sommairement est de faire partager des moments aventureux par des valides et des handicapés. Pour le 20e anniversaire de l association, en octobre dernier un grand raid a été organisé au Maroc qui a rassemblé 25 participants, toujours valides et handicapés mêlés. C était le «Raid Drâa». Une animation est organisée en ce moment à Saint-Vincent de Tyrosse autour de cet énorme moment de partage. C est d abord une exposition de photos autour du raid proposée à la mairie entre entre le 11 et le 16 juillet. Un film a également été tourné contant le raid par le menu. C est encore à Tyrosse qu il est présenté le samedi 16 juillet à 19 heures, la projection étant suivie d une réception. Toutes ces images sont dues à Ydan mais aussi à Antoine Ferré et David Othenin (photo). Toujours le partage On approche de l apothéose de ce tournoi de juillet, Trophée Basque Bondissant. En ce mardi 19 juillet on joue la première demi-finale. Qui verra l entrée en lice d une équipe de ténors, qualifiée directement. Elle est composée de Iñaki Goikoetxea et de Imanol Lopez. Le premier, l avant, est déjà une légende vivante de la cesta punta. Multi champion du monde il est reconnu par tous ses pairs comme le meilleur joueur de sa génération. Et encore parce qu il est difficile de comparer au fil du temps. A 31 ans il n a rien perdu de son efficacité. Et pourtant il est physiquement étonnant. Il a une taille (195 cm) que lui envieraient bien des arrières. Mais il a des gestes de félin incroyables, un sens du placement inouï et, forcément, une puissance terrible. Il est donc associé à Imanol Lopez à l arrière. Ils sont nés dans la même ville, Zumaia, Imanol étant le cadet de 4 ans d Iñaki. Il est moins titré que son compère du soir mais lui aussi est considéré, à son poste, comme un des meilleurs du moment. A l assaut de cette montagne deux équipes sans complexes. Les deux Laurent notamment, Garcia et Alliez. Ils ont fait, à Saint-Jean-de-Luz, deux sorties très convaincantes émaillées d une autre soirée un peu plus en demi-teinte. Mais ils ont la hargne. Les deux visent une sélection pour les prochains championnats du monde professionnels et vont tout donner pour atteindre cet objectif. En plus on connaît la volonté de Laurent Garcia. Nul doute qu il sera hypermotivé face au roi Goiko. Troisième larron de cette demi-finale, un duo intéressant : Olharan-Osa. L avant, le Palois, Jean Olharan est un gamin dans ce contexte, 22 ans. Mais on a déjà pu apprécier son culot depuis son entrée en lice en début de ce tournoi de juillet. Il est très tranchant mais dans son registre, avec des vieux routiers de talent comme Goiko ou Garcia il aura fort à faire. Il pourra cependant compter sur l expérience et la solidité de Iban Osa, 36 ans. Un duo d extrême outsider mais qui défendra chèrement sa peau. LE JOURNAL DES INTERNATIONAUX PROFESSIONNELS DE CESTA PUNTA crédits photo: Coldi réalisation et conception: Comité d organisation des Internationaux professionnels de Cesta Punta de St-Jean-de-Luz

Le journal des Internationaux professionnels de Cesta Punta de Saint-Jean-de-Luz www.cestapunta.com MARDI 19 JUILLET 2011 - N 6 LA PAROLE à Eric BLANC CLEAR CHANNEL Clear Channel est le partenaire principal de cette soirée du 19 juillet. La société sera représentée par Eric Blanc, directeur d une très grande région Sud Pyrénées qui englobe trois régions de programme et 14 départements «de Nîmes à Saint-Jean-de-Luz» comme aime le dire Eric Blanc. Rappelons que Clear Channel est le leader mondial de la communication extérieure présent dans plus de soixante pays. S agissant des nouveautés de l année, Eric Blanc souhaite mettre l accent sur le périmètre immédiat des Internationaux. «On vient juste de renouveler notre contrat avec Saint-Jean-de-Luz, dit Eric Blanc. Et nous avons une volonté forte de développer notre activité sur ce secteur. D ailleurs nous venons d embaucher trois collaborateurs supplémentaires sur la zone dont un (qui a signé hier) est de Saint-Jean-de-Luz. Sur les Pyrénées Atlantiques et les Hautes Pyrénées, il y a vraiment, pour nous, du grain à moudre. Il y a des chances à ne pas laisser passer c est pourquoi on investit vraiment sur la zone.» Et comme toujours, Clear Channel a un œil très acéré sur l avenir. Ainsi la société est-elle très impliquée dans le digital, nouveau mode d affichage. «Nous venons de signer un contrat d exclusivité sur le plan national avec Klépierre qui est l intervenant le plus important sur les centres commerciaux, dit Eric Blanc. Cela confirme notre arrivée en force sur le digital qui est une révolution. On passe là de la réclame à la publicité. Dans les cinq ans qui viennent on va révolutionner ce média. D ailleurs on lance déjà, dans des centres commerciaux, les panneaux digitaux interactifs où les clients pourront trouver tous les renseignements qu ils souhaitent.» En plus Clear Channel continue d innover en matière de mobilier urbain destiné à l affichage. Avec notamment de nouveaux mâts porte-affiches. «Nous avons une palette très large de mobilier urbain que l on décline en fonction des souhaits des collectivités territoriales» ajoute Eric. Et sur le plan général? «On continue sur notre lancée, dit Eric Blanc. Nous restons la première région de France hors Paris en chiffre d affaires et en superficie. Nous avons plutôt bien traversé la crise. On a bien traversé 2009 en faisant l effort et en se mobilisant. En 2010 on a respiré et en 2011 on repart de l avant.» Clear Channel fait partie des partenaires fidèles des Internationaux. Et Eric Blanc plus que tout autre. Il a 27 ans d ancienneté dans l entreprise et a connu les Internationaux alors qu il était chez Dauphin, compagnie rachetée par Clear Stream, mais qui était déjà partenaire des Internationaux. Clin d œil : Eric Blanc a invité en ce 19 juillet un Luzien qui était directeur de Dauphin. «De toute façon dans tous les cas nous affichons nos partenaires, pas nous» conclut Eric Blanc. Résultats de ce mardi page 3

2 Iban Osa: histoire de famille Iban Osa, Biscayen de 36 ans, est une des nouveaux visages de l année aux Internationaux de Saint-Jean-de-Luz. Pas le moins intéressant. Il a débuté la pelote à 7 ans à Bolivar, essentiellement en suivant les copains parce que la cesta était la discipline la plus suivie du lieu. Début d une belle histoire puisqu Iban a été champion du monde amateur en 94 associé à Lander. La finale était contre le Mexique. Journée marquante puisque le garçon a fait, dans la foulée, ses premiers pas professionnels au Mexique. Un an avant de rejoindre les USA et Dania, un fronton où il est resté 15 ans! Il y est resté en compagnie de Felix, Enbil, Ricardo Alberdi, etc L an dernier il a décidé de rentrer au pays qui commençait à lui manquer en même temps que sa famille (marié deux enfants, un garçon et une fille, de 9 et 5 ans). «Depuis que je suis ici le rythme est très différent, dit Iban. On joue peu l hiver et beaucoup l été. Il faut s adapter.» Son petit chagrin est que son garçon ne s intéresse guère à la pelote. Il lui a préféré la natation! En ce qui concerne la cancha de Saint-Jean-de-Luz, il n oublie pas y avoir gagné les Internationaux associé à Barronio en 2001 puis avoir été en lice mais sans succès en 2002. Depuis il n y avait plus joué. «C est un fronton avec des murs naturels, quand la pelote est bonne, c est très agréable d y évoluer» dit-il. Il y retrouve son plaisir alors que le reste de la semaine, lui qui vit à Lekeito, il travaille pour la mairie de Zarautz. Pour l instant il a décidé de ne pas entraîner des gamins. «Mais quand je m entraîne à Markina, s il y a des jeunes dans la cancha, je leur donne volontiers des conseils» Les voix de la cancha Mais son souci, à l heure où nous l avons rencontré, c était la demi-finale de ce 19 juillet. «Ce sera tout sauf facile, dit-il. Goikoetchea et Lopez, c est la meilleure paire du moment. Garcia-Alliez, ce ne sera pas simple non plus. Mais Olharan est très accrocheur, on peut faire quelque chose» Iban s entend très bien avec Jean Olharan. Ils ont l habitude de jouer ensemble, ils savent s écouter et ils sont assez complices pour jouer le plus efficacement possible. «Et dire qu en 1994 je jouais contre le père de Jean, confie-t-il. Ensuite j ai joué ma première partie pro contre le fils avec lequel nous jouons désormais. C est bien, c est une histoire qui touche.» Traditionnelle question. Sa qualité principal, selon lui : «je tape très fort la pelote». Le défaut avoué : «le coup droit mais je ne fais pas de travail spécifique car je tourne sur mon revers, un coup qui, pour moi, est efficace.» De nombreuses nouveautés technologiques cette année pour les internationaux: un nouveau logiciel afin de compter les points et suivre les nouvelles règles de la partie professionnelle. En complément, un nouvel écran a été installé dans le jaï-alaï... En complément du radar, les spectateurs peuvent suivre les commentaires et les animations avisés grâce à Thomas Ruspil, Arkaitz Colina et Eric Soreau.

3 Mardi 19 juillet: Goiko - Lopez trop forts Le jai alai de Saint-jean avait pris son habit de fête (il était presque garni) pour ce premier tournant du tournoi de juillet, Trophée Basque Bondissant, des Internationaux 2011. Il s agissait en effet de disputer la première demi-finale. Avec l entrée en lice de la première équipe tête de série face à deux paires qualifiées au fil du mois. Ces têtes de série étaient Iñaki Goikoetxea et Imanol Lopez (en blanc), excusez du peu : le meilleur avant et l un des meilleurs arrières du moment. Pour affronter la montagne : Laurent Garcia et Laurent Alliez (en vert) d un côté, Jean Olharan et Iban Osa (en rouge) de l autre. Deux formations biens décidées à vendre chèrement leur peau et à jouer leur chance jusqu au bout. Avec aussi la perspective d une qualification pour la finale du 26 juillet, soit en gagnant, soit en se plaçant comme meilleur deuxième par rapport à l autre demi-finale qui se déroule le 21 jjuillet. Voilà le tableau est tracé, place à la partie. Et comme depuis le début de la session, les premiers instants sont plutôt équilibrés. Les «outsiders» jouent crânement leur chance. Ainsi au quart d heure les verts sont en tête avec 7 points devant les blancs et les rouges à 4. Face aux ténors les autres jouent sans complexe mais un coup de génie de Goiko par ci, une petite erreur de fébrilité par là et voilà que les blancs décident de prendre les choses en main. Goikoetxea-Lopez (blancs) signent le 8e point qu égalisent les redoutables Garcia-Alliez (verts) tandis que Olharan-Osa (rouges) stagnent à 4. On savait que Garcia et Alliez, vieux routiers de la cancha et animés des meilleures intentions cet été en vue des championnats du monde allient poser des problèmes aux ténors. Et de fait à la demi-heure verts et blancs sont à égalité à 12, les rouges restant un peu dépassés par l ampleur du débat à 6. Mais sur deux coups de boutoir de l impérial Goiko les blancs creusent le premier écart sérieux de la partie à 19, les verts étant stoppés à 14 et les rouges ne décollant pas de 7. Et c est le début de l irrésistible envol. En deux temps, trois mouvements Goiko et Lopez (blancs) sont à 23 tandis que les autres ne bougent pas d un iota. Jean Olharan réussit bien un gros coup de lèse-majesté mais les rouges ne sont qu à 9 tandis qu avec difficulté les verts touchent à 16. Le couperet des 25 points est près de tomber, celui qui élimine la paire classée troisième. Et les blancs sont sans pitié. A la 49e minute ils inscrivent le 25e point qui élimine Olharan- Osa stoppés à 9 points. Olharan - Osa 9 Voilà donc Garcia-Alliez (verts) en face à face avec Goikoetxea- Lopez (blancs). On démarre ce sprint final (jusqu à 30) à 16-25. Les verts donnent tout mais le rouleau compresseur est en route. On ne joue pas depuis une heure que les blancs mènent 28-18 puis 29-20. Garcia-Alliez marquent bien un 21e point mais sans pouvoir reculer l inexorable. Goikoetxea-Lopez (blancs) l emportent à 30 points devant Garcia-Alliez (verts) 21. Garcia - Alliez 21 Goikoetxea - Lopez 30

Olano: cap sur Orly C est un des amis les plus fidèles des Internationaux de Cesta Punta. Nicolas Olano est parti seul à l aventure il y a une trentaine d années, avec un seul camion. Aujourd hui le groupe qu il fédère avec ses enfants, Sandra et Jean-Michel, figure au top des entreprises européennes. Quelques chiffres très parlants : 200 millions d euros de chiffre d affaires, 1 200 salariés, 650 véhicules, 640 000 m3 entrepôts à moins 20, 36 implantations en Europe. Et il va falloir ajouter une extension non négligeable dans l histoire de la société : la construction de la nouvelle plate-forme de Parsi-Wissous (notre photo) ouverte en juillet au pied des pistes de l aéroport d Orly. Quelques chiffres significatifs de l importance de cette nouvelle implantation : 30 000 m3 de capacité sur 27 000 m2 de terrain pouvant abriter 6 500 palettes. Le tout ouvert sur 14 portes à quai. L installation comprend aussi 1 600 m2 de bureaux, des chambres pour les chauffeurs, un parking poids lourds, etc. La dynamique du Groupe s inscrit désormais dans une démarche de développement durable. 4 Dans une démarche volontaire, Olano a signé, il y a plusieurs mois, la charte de réduction des émissions de CO2 avec l ADEME pour réduire les kms à vide et optimiser les chargements. La flotte est renouvelée tous les 3 ans sur de l Euro 5, avec des achats basés sur des composantes écologiques. «La sécurité routière et le bien être de nos salariés font partis d un plan de prévention et de sensibilisation, dit-on chez Olano. Notre Culture d entreprise renforce le sentiment d appartenance et l image de notre Groupe. La convivialité et le plaisir de travailler font partie de nos valeurs. La politique sociale du Groupe est faite de partage et de respect mutuel avec une valorisation du travail accompli à travers une rémunération qui va au-delà de la convention collective et un intéressement distribué à hauteur de 22 % du résultat de l année.» «Notre attachement à la Cesta Punta est régi par les mêmes règles : fidélité et amitiés et nous véhiculons haut et fort les couleurs de Saint-Jean-de-Luz et du Pays Basque sur nos véhicules qui parcourent plus de 62 millions de kms par an» conclut-on chez Olano. Jeudi 21 juillet: encore du gros En ce jeudi 21 juillet c est la deuxième demi-finale du tournoi de juillet, Tre Basque Bondissant. Avec deux nouvelles entrées de poids dans la compétition. Après Goikoetxea et Lopez ce sont Eguiguren et Enbil qui débarquent. Le premier, l avant, 34 ans a déjà gagné les Internationaux de Saint-Jean-de-Luz en 2001. Entre temps il a régné sur le fronton de Dania. Il est un des rivaux les plus sérieux d Iñaki Goikoetxea, ce qui n est pas la moindre des références. Quant à son compère de l arrière, Gotzon Enbil, 34 ans également, il a marqué maintes sessions des Internationaux ces dernières années. Il a suscité respect et admiration. Un garçon redoutable. Pour affronter cette paire majeure il d abord David Treku et Jonathan Hernandez. Du solide et de l expérience. Ils sont en lice depuis le début du mois avec un petit défaut : le manque de constance. C est vrai surtout pour Jonathan Hernandez, brillant un jour et en demi-teinte ensuite. Mais au meilleur de leur forme Treku et Hernandez peuvent contester la supériorité théorique de Egiguren et Enbil. La troisième équipe est pleine d enthousiasme et d ambition. C est dû à leur jeune âge puisque ils seront à 24 et 26 ans les benjamins de la soirée. Il s agit d Artiz Erkiaga et de David Minvielle. Eux aussi ont été vus dans cette session de juillet. Ils ont souvent marqué leur passage de coups de culot propres à leur fraîcheur. Mais la constance leur a parfois fait cruellement défaut ainsi que l expérience. N oublions pas que David Minvielle, par exemple, est un néo-professionnel. Mais Ils ont du cœur à revendre. A coup sûr une partie qui s annonce palpitante. LE JOURNAL DES INTERNATIONAUX PROFESSIONNELS DE CESTA PUNTA crédits photo: Coldi réalisation et conception: Comité d organisation des Internationaux professionnels de Cesta Punta de St-Jean-de-Luz

Le journal des Internationaux professionnels de Cesta Punta de Saint-Jean-de-Luz www.cestapunta.com JEUDI 21 JUILLET - N 7 LA PAROLE à Romain RIPERT SLAVI La Slavi est toujours en première ligne des partenaires des Internationaux de Cesta Punta de Saint-Jean-de-Luz avec son jeune patron, Romain Ripert, fils du fondateur Philippe Ripert et qui est aussi l artisan d une bien belle montée en puissance du groupe depuis l an 2000. A Mercedes, porte drapeau historique de Slavi, sont venus s ajouter Smart, Jeep, Mitsubishi puis Lancia alors que Honda (Biarritz installé à Anglet) puis Toyota (Bassussarry) rejoignaient le groupe. On imagine ainsi l étendue de l offre qui va des véhicules légers aux véhicules industriels en passant par les utilitaires légers. La zone géographique de Slavi s étend sur trois départements (Pyrénées-Atlantiques, Landes et Hautes-Pyrénées avec, comme établissements principaux, Bayonne, Urrugne, Dax, Mont-de-Marsan, Pau et Tarbes. L activité économique du groupe est très satisfaisante, ce qui permet d envisager l avenir avec une réelle sérénité. Et l avenir passe, évidemment, par de nouveaux modèles. Chez Mercedes, marque leader du groupe, l automne 2011 sera marqué par l arrivée de deux autos qui devraient faire l actualité. Il y a d abord une Classe B, un monospace compact, successeur naturel des Classe A dont un relooking complet est prévu pour 2012. Toujours en novembre prochain la sortie du Classe ML (un 4x4) ne devrait pas passer inaperçue. Et comme dans le groupe on joue sur tous les registres, on attend aussi beaucoup, dans un tout autre segment, de la nouvelle Lancia Ypsilon, une petite citadine de caractère qui sera désormais proposée en cinq portes. Encore des nouveautés? Oui avec la nouvelle version du Grand Cherokee (beaucoup de progrès en qualité et en finition) et avec la nouvelle Jeep Compass. Et à l horizon 2012? Toujours du neuf avec une nouvelle Toyota Yaris et le CLS break nommé «Shooting Break». Bref tout un programme Résultats de ce jeudi page 3

2 Jonathan Her nandez: l arrière tranquille Jonathan Hernandez, à trente ans, est en pleine maturité. Il est un des meilleurs arrières du moment même si l on pet lui reprocher une certaine inconstance dans ses productions. Et l on attendait avec intérêt de le voir se frotter au gratin en ce jeudi soir. Retour en arrière. Jonathan est né à Vitoria de parents aussi indécis que partagés sur la discipline sportive que devait embrasser le petit. Mais comme il voyait de la cesta tous les dimanches à Vitoria c est pour cet instrument qu il a opté avec une réelle réussite qui en a fait rapidement un jeune professionnel (19 ans) à Dania. Dans la foulée il a remporté le titre mondial des moins de 22 ans. Face à la France En 2009 il a changé de franchise partageant sa campagne américaine entre Orlando et Fort-Pierce (où il a été désigné meilleur arrière). Ces derniers temps il a réduit sa production US au premier trimestre de l année, il joue ensuite au pays. C est la première fois qu il joue en professionnel dans le fronton de Saint-Jean-de-Luz. «J aime bien, dit Jonathan. J avais peur de ne pas m habituer mais ça s est bien passé car c est un fronton naturel. Il est très long mais comme il répond bien cela me convient.» Il est vrai que le garçon est puissant. «Je suis très costaud sur le revers depuis que je suis tout petit, confie Jonathan. Je suis un peu moins puissant sur le coup droit. Depuis mes débuts je fais des efforts dans le travail des jambes car c est pour moi le secret de la puissance.» Le soir où nous l avons rencontré il venait de finir troisième de la soirée. Que s est-il passé? «Nous avons fait beaucoup trop de fautes, dit-il. En plus nous avons eu du mal à nous coordonner avec David (Treku). Tout cela on a fini par le payer cher à la fin.» Il savait que l attendait une rude soirée en ce 21 juillet. «Nous allons être face à deux paires très difficiles mais c est une quiniela et la pelote est ronde, alors tout les espoirs sont permis» philosophe Jonathan. En attendant la formidable partie défi, jeudi 28 juillet, où il sera associé à Goikoetxea. «Nous avons joué ensemble la semaine dernière et avec un joueur d un tel talent c est facile, commente Jonathan. Je suis très confiant.» S agissant de son avenir et de son retour aux Etats-Unis il est très indécis. Il a envie d y retourner mais il a aussi très envie de rester au pays. Mais il a le temps de choisir. Plus près il y a le Mondial professionnel d Hossegor. Sa participation ne dépend pas de lui mais des sélectionneurs. «Je veux y être alors je suis obligé de donner tout le temps le meilleur de moi-même pour y parvenir» dit-il. Sa qualité selon lui? «La sûreté et le potentiel au revers». Le défaut qu il avoue : «quand je prends le coup droit en rebond précoce je me place mal et je me retrouve en difficulté pour le renvoi.» 28 juillet: soirée exceptionnelle et télévisuelle C est une soirée exceptionnelle, sorte d apothéose, qui est proposée le jeudi 28 juillet pour clôturer la session de juillet avec le «Défi Planche Tonio» et deux grosses confrontations. D abord une partie franco-française à gros enjeu puisqu elle servira de présélection pour faire partie de la délégation française des Mondiaux d Hossegor en septembre. Seront sur la cancha : Laurent Garcia et Arnaud Alliez ; Jon Tambourindeguy et Laurent Alliez ; Jean Olharan et David Minvielle. C est un bon compromis entre anciens et jeunes loups. La recomposition des paires, par rapport aux Internationaux est également intéressante. Attention cette partie débute à 19 h 30. A 21 heures place aux ténors avec les têtes de série face à face. Pour cette partie de haute volée Iñaki Goikoetxea sera associé à Jonathan Hernandez qui attend beaucoup de cette partie (voir plus haut) ; Mikel Egiguren fera équipe avec l indestructible Gotzon Enbil ; David Treku sera le seul Français sur la cancha appuyé sur le terrible Imanol Lopez. On s attend à une partie exceptionnelle. Et qui sera aussi télévisuelle. En effet la partie de présélection sera retransmise en direct sur Orange TV tandis que le défi principal sera diffusé en différé sur Sport+ (réseau Canal) et sur la chaîne basque ETB.

3 Jeudi 21 Juillet: Egiguren - Enbil comme prévu A l orée de cette deuxième demi-finale du tournoi de juillet on était encore sous le coup de l écrasante et brillante démonstration du duo Goiko-Lopez dans la première. En cette soirée, sous les yeux intéressés des joueurs de l Olympique de Marseille en stage à Saint-Jean-de-Luz, on pouvait légitimement craindre un grand écart, à nouveau, sur la cancha luzienne avec l entrée en lice de la deuxième tête de série, qualifiée directe, composée de Mikel Egiguren et Gotzon Enbil. Juste le meilleur avant avec Goiko et l arrière le plus régulier. Ils ont joué en blanc et étaient opposés à Aritz Erkiaga et David Minvielle en rouge, d une part, à David Treku et Jonathan Hernandez en vert, d autre part. Au contraire de la partie précédente, il n y a pas eu de round d observation : les favoris ont pris d entrée leurs distances. Au bout de dix minutes de partie, les rouges comptaient 6 points, les verts et les rouges, 2. Mais l opposition s est enhardit. Avec beaucoup d enthousiasme et de bonne volonté. Et du coup, les points sont plus longs. Et si les blancs gardent un avantage à 8 points, les rouges pointent à 5 et les verts à 4. Et les rouges, Erkiaga-Minvielle, ne lâchent rien qui reviennent à 8 tandis que les blancs, Egiguren-Enbil, restaient à 10 et que les verts, Treku-Hernandez, traînaient à 5. Ont-ils senti le vent mauvais? En tout cas sur deux coups d accélérateur, les blancs vont jusqu à 14, les rouges sont à 9 et les verts à 6. On joue depuis une demi-heure. dans le match. Au bout de 40 minutes les positions sont les suivantes : Egiguren-Enbil (blancs), 18 points ; Erkiaga- Minvielle (rouges), 14 points ; Treku-Hernandez (verts), 9 points. Mais, sans doute touchés dans leur honneur, Egiguren et Enbil (blancs) ont emballé la partie de façon significative pour aller aux 25 points qui éliminaient Treku-Hernandez (verts) bloqués à 15 points. On pouvait alors se lancer dans le sprint final en face à face (jusqu à 30) auquel Erkiaga- Minvielle (rouges) se sont donc invités grâce à leurs 18 points. Avec un objectif pour ces derniers : atteindre les 22 points synonymes en plus de participation à la finale du 26 juillet. Les blancs maintiennent la pression en signant le 27e point mais les rouges, on l a dit, ne lâchent rien et atteignent 21 puis 22 (ils sont en finale!). Erkiaga continue de jouer avec Egiguren et inscrit le 23e et le 24e point. Sans pouvoir empêcher les blancs d atteindre 29, à un point du succès. Que contestent les rouges en passant à 25. Mais la pelote suivante est décisive. Egiguren-Enbil l emporte à 30 devant Erkiaga-Minvielle, 25 et donc Treku-Hernandez, 15. Egiguren-Enbil rejoignent Goikoetxea-Lopez pour une finale très attendue à laquelle se mêleront donc Erkiaga-Minvielle, un peu surprenants mais qui ont réussi grâce à leur culot et à leur détermination ; Aritz Erkagia fait volontiers de jolies misères à Mikel Egiguren qui n apprécie guère mais ainsi les rouges restent relativement au contact. Les verts, que l on voyait mieux disposés, n arrivent pas à signer une série qui les remettrait Erkiaga - Minvielle 25 Treku - Hernandez 15 Egiguren - Enbil 30

SEPILUZ: une gerbe d innovations Sepiluz : une gerbe d innovations 4 L un des partenaires principaux de cette soirée du jeudi 21 est Sepiluz/Carilis société gestionnaire de la piscine sports-loisirs de Saint-Jean-de-Luz. Julien Eymard est toujours le très remuant directeur de Sepiluz et il est rejoint pour cette soirée du PDG du groupe Carilis, Franck Klechneff. Remuant, Julien Eymard, parce que avec lui on n a pas le temps de faire le bilan des initiatives anciennes car il faut faire de la place à toutes les nouvelles idées mises en route. Petit tour de bassin. A la rentrée, Sepiluz va lancer le concept «aquazumba» cours «très sportif» selon Julien appuyé sur des danses latino. Déjà en cours, mais nouveauté de l année : la natation synchronisée. Elle a été lancée grâce à la visite de l équipe de France de natation synchronisée poursuivie par un gala organisé chaque trimestre. «C est une activité très porteuse pour les jeunes filles qui donne un gros élan à la piscine, précise Julien. Et on continue. En prévision encore pour la rentrée des initiations au sauvetage, ce que Julien appelle la «natation utilitaire». Nouveau toujours les «platibubbles». Explication : «on donne une bulle gonflable dans laquelle on rentre et qui permet de marcher sur l eau» selon Julien. Et pourquoi pas Dans cette période estivale, des animations sont organisées tous les jours à destination des enfants (water polo, natation synchronisée, tennis de table, baptêmes de plongée, structure gonflable à l extérieur ). Il faut ajouter que (enfin?) la piscine dispose d un point de restauration avec double terrasse (une pour les visiteurs, une pour ceux qui sont entrés dans la piscine). C est un vrai restaurant avec une vraie carte. Quelques idées de l an dernier continue de bien fonctionner comme la boutique des articles de natation ou l aquabike qui marche très fort tous les jours. Reprise aussi de l idée cinéma à la piscine avec un grand projet pour le mois d octobre dans le cadre du Festival des Jeunes Réalisateurs. En attendant Julien Eymard se frotte les mains : le mardi 19 juillet il a battu le record absolu d entrée en une journée avec 1 300 personnes qui ont franchi les portes de la piscine. Mardi 26 juillet: le choc des géants En ce mardi 26 juillet on en est au premier grand choc de cette saison 2011 avec la finaledu tournoi de juillet, Trophée Basque Bondissant. Dont la soirée du 19 aura donné un bel avant-goût : ce sera un choc de géants. Car lors de la première demi-finale, la paire Iñaki Goikoetxea-Imanol Lopez, qui entrait en lice en tant que tête de série, n a pas laissé la moindre chance à ses adversaires du soir. Même les très solides et très expérimentés Laurent Garcia-Laurent Alliez, n ont jamais été en mesure de contester leur énorme supériorité. Les mines de Lopez et la dextérité foudroyante de Goiko ont assuré le coup. Et encore sans quelques petits moments de déconcentration des «patrons» de la cancha en ce soir là l addition aurait été plus salée. Encore que Jonathan Hernandez soit un arrière de grand respect et que David Treku peut s avérer un compétiteur aussi hargneux que redoutable. Dans ce contexte, la paire Artiz Erkiaga-David Minvielle, malgré la bonne volonté de ses éléments, paraissait juste un peu «jeune». Mais on connaît donc le résultat En tout cas la perspective d une opposition en finale entre Goiko-Lopez et Egiguren-Enbil fait saliver à l avance. Cela dit avec 21 points inscrits, Garcia et Alliez gardait hier encore un bel espoir de qualifications pour la finale. Tout dépendait du résultat de la deuxième demi-finale disputée en ce jeudi 21 juillet. Les résultats sont dans la page précédente. Mais on pouvait imaginer, à l avance, que l autre paire tête de série, Mikel Egiguren et Gotzon Enbil allait exercer une domination presque aussi écrasante sur la soirée que Goiko-Lopez. LE JOURNAL DES INTERNATIONAUX PROFESSIONNELS DE CESTA PUNTA crédits photo: Coldi réalisation et conception: Comité d organisation des Internationaux professionnels de Cesta Punta de St-Jean-de-Luz

Le journal des Internationaux professionnels de Cesta Punta de Saint-Jean-de-Luz www.cestapunta.com MARDI 26 JUILLET - N 8 LA PAROLE à Sylvain Beata CEGELEC Le partenaire mis en avant en cette soirée de finale du mardi 26 juillet est Cegelec, nouveau venu dans le groupe des amis des Internationaux de Saint-Jean-de-Luz. Mais une société qui a une longue histoire. Pour ne parler que de Cegelec Pau, en chiffres, cela représente 19 établissements répartis dans les différents départements de la zone (64, 65, 40, 32) qui emploient 700 personnes pour un chiffre d affaires qui tourne autour de 72 millions d euros. Les compétences de Cegelec sont multiples : photovoltaïque, génie climatique, électricité industrielle et tertiaire, lignes et réseaux (éclairage public), instrumentation (débitmétrie, métologie), maintenance mécanique et électromécanique, maintenance multitechnique industrielle et tertiaire. L agence de Pau dépend de Cegelec Sud- Ouest, qui est une filiale de la branche Vinci-Energies. La société a fait le dos rond pendant la crise dont elle s est tirée plutôt bien. «On a subi, comme tout le monde, mais cela s est bien passé, dit Sylvain Beata. Il faut dire que c est grâce à une grande solidarité en interne et à la diversification de nos activités.» La pelote, Cegelec l a, on peut dire découverte vraiment à l occasion des championnats du monde de pelote basque à Pau en octobre 2010. Il est vrai que la société assure la maintenance du complexe de pelote de Pau parmi bien d autres interventions dans la capitale du Béarn : palais des sports, zénith, hippodrome, conservatoire de musique, Palais Beaumont, Hôtel du Département, etc. Mais Cegelec a été plus loin en aidant très largement au financement du Livre des championnats, véritable Bible de ce qui s est passé lors de ces championnats du monde. En même temps Cegelec a participé à l animation de la compétition en ouvrant plusieurs tables à ses clients et amis. D où l envie d aller un peu plus loin en la matière en devenant aussi l un des partenaires des Internationaux de Saint- Jean-de-Luz. Ce qui n empêche pas la société d être aussi proche du rugby à Pau, Tarbes et Lannemezan notamment. En cette soirée, Sylvain Beata aura autour de lui des élus, des représentants de bureaux d études et des collaborateurs, en particulier venus des ASF qui sont désormais un peu cousins puisque faisant partie du grand groupe Vinci. En tout cas bienvenue au jai alai de Saint-Jean. Résultats de ce mardi page 3

2 Mikel Egiguren: une vie de pelote L avant, Mikel Egiguren, est une des grandes figures qui n avait pas l habitude de fréquenter les Internationaux de Saint-Jeande-Luz. C est fait depuis le 21 juillet et une demi-finale (où il est entré directement comme tête de série) victorieuse associé à Gotzon Enbil. «Cela faisait dixa ans que je n avais pas joué ici, dit Mikel. Mais les sensations ont été bonnes immédiatement. Le fronton est très naturel et si la pelote est bonne on n a aucune excuse de ne pas bien jouer. En plus il donne la possibilité de bien s amuser.» «En plus, poursuit Mikel, c est le fronton où il y a le plus de monde sur les gradins l été et c est vraiment agréable de jouer devant un beau public. Je suis content d être revenu. Je l espérais depuis longtemps. L attente a été longue» Mikel Egiguren est tombé tout petit dans la marmite de la cesta punta. C est une longue tradition familiale. Déjà tout petit il vivait au rythme des aventures de ses deux oncles (les Urbiztondo) qui étaient au professionnels aux Etats-Unis. Toujours gamin il jouait dans le garage de la maison familiale à Donosti. «Je n ai jamais pratiqué d autre sport que la pelote, insiste-til. Et si je devais renaître ce serait pareil. Dès que j ai vu une chistera j ai glissé ma main dans le gant. Je ne regrette rien mais je conseille quand même aux gamins d essayer plusieurs sports.» Mikel a fait ses premières classes de pelotari à l école de Tolosa avant d être à 16 ans (1993) un des plus jeunes pros de l histoire. Il avait été embauché par une empresa qui organisait des quinielas tous les week-ends à Saint-Sébastien. En 2001 il se décide à faire le grand saut de l Atlantique. Il part à Dania avec son copain Gotzon Enbil. Ensemble ils avaient été champions d Euskadi à 14 ans. Ce qui explique que le 21 juillet ils n ont pas eu besoin de beaucoup se parler pour se trouver sur la cancha. Aux Etats-Unis il restera huit ans. Depuis sa vie est surtout au pays même s il est reparti l an dernier à Orlando pour une pige de trois mois. Il n est pas sûr d y retourner cette année. A 34 ans, marié, père de deux jumeaux de trois ans (ils ont déjà une cesta), il aspire à vivre en famille. Il donne des cours de pelote à Fontarabie et Tolosa et a envie d exercer le métier de designer suite à l obtention il y a quelque temps d un diplôme d art graphique. A l heure de notre rencontre il se préparait donc à la grande finale de ce mardi 26 juillet face aux ogres Goikoetxea et Lopez. «Ce sera très compliqué, avoue Mikel. Les deux joueurs culminent à près de deux mètres et ils jouent comme des monstres. Mais je suis très content de jouer cette finale. Quelque part ce seront les autres qui auront la pression. Gotzon et moi nous allons faire le maximum. Si on gagne on sera aux anges. Si on perd en se battant bien, ce sera pas mal non plus.» La qualité qu il se reconnaît : le remate (la rentrée au revers). Le défaut qu il avoue : une certaine irrégularité. «Je marche par vagues, dit-il. Je peux faire dix points consécutifs et faire une grosse faute derrière car j ai tendance à prendre ensuite beaucoup de risques.» On peut lire dans la page suivante son résultat de cette finale du 26 juillet. Un public de sportifs Le jaï-alaï accueillle les meilleurs internationaux sur la cancha mais un public de sportifs est souvent dans les tribunes. Ainsi, jeudi dernier, une délégation de l Olympique de Marseille était présente avec, bien entendu, le local «marseillais» de l étape, Didier Deschamps. A noter, l an dernier c était le LOSC qui était venu découvrir la cesta-punta après s être mis au vert à Saint- Jean-de-Luz... ils sont devenus champions de France.

3 Finale de juillet: Erkiaga - Minvielle terrassent les gros Premier épilogue de la saison en ce mardi 26 juillet avec la finale du tournoi de juillet, Trophée Basque Bondissant. Avec du gros, du très gros sur la cancha. Que l on en juge : Aritz Erkiaga et David Minvielle sont en rouge ; Mikel Egiguren et Gotzon Enbil sont en vert ; Iñaki Goikoetxea et Imanol Lopez sont en blanc. L équipe rouge paraît devoir être mangée toute crue sur la papier. Quoique A Miami Aritz Ekiaga était le deuxième meilleur avant de Miami derrière Goikoetxea. Et on l a vu faire de bien belles choses tout au long du mois. Outsiders donc mais décidés à en découdre. Pour les deux autres paires c est une vraie question de prestige qui est en jeu entre quatre joueurs qui sont les plus titrés du moment. Sympa, non? Et comme d habitude le départ est indécis. Encore que, sans doute sous la pression, les rouges n arrivent pas à décoller du zéro. Les verts ne vont guère mieux avec une seule unité. Seuls les surpuissants blancs commencent à se dégager en alignant cinq points d entrée, puis six alors que les rouges signent leurs deux premiers points. Cela avant de poser mille problèmes aux blancs mais en perdant le point, malheureusement pour eux. Au bout de dix minutes, Goikoetxea-Lopez (blancs) comptent 7 points, Egiguren-Enbil (verts) en ont 3, Erkiaga-Minvielle (rouges) sont à deux. Comme annoncé les jeunes rouges se battent bec et ongle. Ils s offrent d ailleurs les blancs puis les verts en suivant montrant qu ils n ont sportivement aucun respect pour les grands anciens. Il est vrai que personne ne se fait de cadeau. Les coups sont puissants et précise et les pelotes supersoniques. La soirée tient ses promesses. Erkiaga - Minvielle 30 Egiguren - Enbil 14 Goikoetxea - Lopez 24 Et voilà les rouges à 7 revenus sur les talons des blancs qui sont à 10. Et ce sont les verts qui sont à la peine à 4. Et qui le restent alors que les rouges s enflamment. Culot et enthousiasme font des miracles. Les gamins surprennent leur monde et s autorisent une égalité à 15 tandis que les verts sont à distance à 9. David Minvielle est solide et Aritz Erkiaga très incisif. Juste de quoi prendre la tête à 17 devant Iñaki Goikoetxea et Imanol Lopez, 15. Et Mikel Egiguren-Gotzon Enbil n arrivent pas à passer la vitesse supérieure. Le suspense est entier devant une salle quasi-comble et très attentive. On ne se fait pas de cadeau. Les pelotes sont «flashées» régulièrement autour de 160 km/h par le radar de l organisation. Minvielle fait bien mieux que soutenir la comparaison avec les deux autres illustres arrières et Erkiaga continue de jouer avec les nerfs de ses adversaires. Et voilà donc, alors que l on joue depuis 50 minutes, les rouges (Minvielle-Erkiaga) à 22, les blancs (Goikoetxea-Lopez) qui peinent à 17 devant les verts (Egiguren-Enbil), méconnaissables, à 13. Et le crime de lèse-majesté continue puisque ce sont les rouges qui atteignent les premiers 25 points et qui éliminent, excusez du peu, les verts, Egiguren-Enbil, stoppés à 14. Le sprint final, en face à face voit Goikoetxea-Lopez (blancs) partir à 18 alors que l on va jusqu à 30 pour désigner le vainqueur. Le moment choisi par Goikoetxea pour s énerver et inscrire 3 points d affilée. Lopez envoie un boulet à 180 km/h mais c est Erkiaga qui se joue de Goikoetxea. On vient de passer l heure de jeu et les rouges sont à 26, les blancs à 21. Personne ne lâche. Les points sont interminables. C est l orgueil contre l audace. On pilonne mais les uns et les autres font des miracles et à ce jeu les rouges continuent de faire leur pelote. Goikoetxea se demande ce qu il lui arrive et ne trouve pas la parade. Les rouges sont à 29 et ils faut une (rare) faute d Erkiaga pour que les blancs évitent la sanction et marquent le 24e point. Juste un sursis. En suivant, Erkiaga-Minvielle, marque le 30e point fatidique pour Goikoetxea-Lopez. Un Minvielle exceptionnel et une Erkiaga sur un nuage ont déjoué les pronostics. Encore que quelques échanges passés dans les parties du mois résonnaient comme un vrai avertissement. En tout cas ces deux garçons sont de beaux vainqueurs du tournoi de juillet.

MECABUREAU un crédo: la fidélité 4 Mecabureau est un des partenaires les plus fidèles des Internationaux de Saint-Jean-de-Luz. Il est vrai que dans cette maison, la fidélité est une façon de vivre. Un président de club de rugby disait récemment que son meilleur recrutement de l année était d avoir réussi à conserver ses meilleurs joueurs. Ainsi à Mecabureau on cultive la fidélisation des clients. Cela passe par des contacts humainement chaleureux mais aussi et surtout par un soutien sans faille «d une grosse équipe technique» ainsi que le dit Pascale Mazas-Loncan qui est depuis dix ans la responsable du Pays Basque et du Sud Landes de cette société dont le siège est à Pau. Mais qui rayonne sur plusieurs départements suite aux implantations successives à Tarbes, Mont-de-Marsan ou Agen après avoir été fondée il y a 35 ans par Jean-Marc Despujols. Aujourd hui Mecabureau est appuyé sur une grosse structure nationale AM Bureautique dont la société béarnaise est désormais une filiale. Cela permet d envisager un monde nouveau dans la bureautique. 28 juillet: chaud devant et derrière «Nous sommes en train de développer de nouvelles solutions informatiques avec des logiciels de gestion de documents» dit Pascale. En fait c est de l archivage informatique. Une filiale Cortex a été créée pour développer ce service. Et comme son nom l indique elle est appelée à devenir la mémoire des entreprises qui feront appel à cette possibilité. On en est encore à la période des tests avant une commercialisation prévue dans le courant 2012. Il n empêche que Mecabureau continue de se développer aussi bien dans ses activités historiques (plus 20% de clients d une année sur l autre pour l agence Pays Basque) qu en matière de développement externe ainsi qu en témoigne l achat récent d une société de bureautique à Mont-de-Marsan. Pour l aider dans ses contacts avec les clients anciens et futurs, Pascale s appuie sur deux commerciaux très liés au monde du rugby avec Luc Lièvremont, le petit dernier de cette grande famille et Thomas Raufaste qui a porté les couleurs du SJLO. En dehors des partenariats sportifs (pelote, Aviron, BO), l agence prépare un joli programme de soutien à la culture. La Scène Nationale de Bayonne et l Institut Culturel Basque se sont réunis pour créer une fondation destinée à développer les manifestations culturelles. «Nous allons la soutenir» affirme Pascale Mazas-Loncan. C est une soirée exceptionnelle, sorte d apothéose, qui est proposée le jeudi 28 juillet pour clôturer la session de juillet avec le «Défi Planche Tonio» et deux grosses confrontations. D abord une partie franco-française à gros enjeu puisqu elle servira de présélection pour faire partie de la délégation française des Mondiaux d Hossegor en septembre. Seront sur la cancha : Laurent Garcia et Arnaud Alliez ; Jon Tambourindeguy et Laurent Alliez ; Jean Olharan et David Minvielle. C est un bon compromis entre anciens et jeunes loups. La recomposition des paires, par rapport aux Internationaux est également intéressante. D autant plus que certains ont une revanche à prendre par rapport à leur sortie lors des parties précédentes. Attention cette partie débute à 19 h 30. A 21 heures place aux ténors avec les têtes de série face à face. Pour cette partie de haute volée Iñaki Goikoetxea sera associé à Jonathan Hernandez qui attend beaucoup de cette partie; Mikel Egiguren fera équipe avec l indestructible Gotzon Enbil ; David Treku sera le seul Français sur la cancha appuyé sur le terrible Imanol Lopez. On s attend à une partie exceptionnelle. Avec un duel d avants rare dans nos contrées entre les deux meilleurs spécialistes actuels du poste, Goiko et Egiguren. Treku aura la volonté de se battre pour tenir le rythme. Mais chaud derrière aussi car seront sur la cancha les trois meilleurs arrières, Lopez, Enbil, Hernandez. Pas question pour l un ou pour l autre de se faire manger le terrain. Cette soirée sera aussi marquée par la présence de la télévision. La partie de présélection sera retransmise en direct sur Orange TV tandis que le défi principal sera diffusé en différé sur Sport+ (réseau Canal) et sur la chaîne basque ETB. LE JOURNAL DES INTERNATIONAUX PROFESSIONNELS DE CESTA PUNTA crédits photo: Coldi réalisation et conception: Comité d organisation des Internationaux professionnels de Cesta Punta de St-Jean-de-Luz

LA PAROLE à François Mendes TONIO La Plancha JEUDI 28 JUILLET - N 9 François Mendes, alias «Tonio la Plancha» va encore marquer de son empreinte cette soirée (parmi d autres) du jeudi 28 juillet. Il en est même le «phare» puisque cette soirée est exceptionnelle à travers l idée du «Défi Plancha Tonio» et un plateau particulièrement relevé. Cette participation est un bonheur permanent pour ce garçon de 36 ans, natif de Soustons et qui, alors employé à la chaudronnerie de Magescq a préparé, en dehors des heures de travail, son envol en solitaire dans une cabane de 30m2 prêtée par son beau-père. C est ainsi que ce bricoleur de génie, doté d un sens inné du commerce, hyper-actif du matin au soir, a créé TSMP (Tonio Serrurerie Métallerie Plancha). On était en 2000 et depuis l ascension est fulgurante. A ses qualités naturelles il faut ajouter un bon «nez» qui lui a fait imaginer que le marché de la plancha était d avenir. Il s y est lancé comme toujours sans retenue avec une ardeur et une réussite qui a fait réaliser à ses concurrents, plus anciens et plus installés, qu il fallait venir à la bataille. Aujourd hui la plancha est carrément devenue un fait de société dont il reste la locomotive. Ainsi alors qu il sort des planchas en couleurs, la nouvelle ligne EVO (comme évolution), la concurrence s engouffre dans le concept. «Pas un problème, dit François. Les autres ont juste ajouté un peu de peinture, nous la ligne se traduit par un design spécial très épuré. Et puis moi, au moins, je fabrique tout en France» Important alors que les grands médias parisiens commencent à découvrir cette manière de faire de la cuisine. Ainsi toute cette semaine, la très suivie émission matinale de France 2, «Télé Matin», consacre-t-elle chaque jour une rubrique à la cuisine à la plancha. «C est vrai, ajoute François. Je viens de faire une émission de radio. TVPI me consacre également un sujet dans le cadre des fêtes de Bayonne dont je suis le partenaire. Là grâce à la pelote je vais être sur Canal+ Sport. Le 13 juillet une heure m a été consacrée dans le cadre de M6 Boutique. Et la production est en hausse. Ainsi chez un de ses distributeurs, et non des moindres, Castorama (avec Carrefour, et Système U par exemple), Tonio la Plancha a vu ses ventes progresser de 20% entre 2010 et 2011. Et le produit s exporte vers l Outre-mer (Guyane, Guadeloupe) mais aussi vers la Suisse et l Allemagne ou encore vers le Mexique (c est nouveau). Et François Mendes n hésite pas à s attaquer à des marchés très fréquentés par des grandes marques mondiales de produits ménagers. C est ainsi qu il est en train de développer une ligne de planchas électriques. Déjà deux modèles sont en vente. Parallèlement il poursuit ses activités dans ses autres métiers. Le mobilier urbain par exemple avec des marchés encourageants signés avec Vinci et quelques unes de ses filiales. Ou encore la serrurerie dans l ensemble construit par Immo-Concept autour du Crédit Agricole de Chantaco. «Cela n est pas bien sûr notre activité principale mais c est un bon complément, dit François. Cela nous a permis d avancer encore et d arriver aujourd hui à 24 salariés.» Et ce n est pas fini. D autant plus qu il travaille actuellement l éco-conception et qu il a monté un laboratoire d essais pour les certifications CE. Enfin, autour de la ligne EVO il a lancé un club plancha Tonio et autour de lui un jeu permettant de gagner 1 000 euros par mois. Renseignements sur le site «www.plancha-tonio.com». Là il y a eu un peu de retombées mais pas autant qu attendu. Il est vrai que ce n est pas la bonne saison qui se situe pour nous entre mars et fin juin.» Résultats de ce jeudi page 3 Le journal des Internationaux professionnels de Cesta Punta de Saint-Jean-de-Luz www.cestapunta.com

2 Inaki Goikoetxea: l esprit très spor tif Iñaki Goikoetxea est considéré comme le meilleur avant du moment. Ses statistiques à Miami, où il a réalisé une fois encore «une saison complète et très bien remplie» selon ses mots, le confirment : 1er en tête à tête (Erkiaga 2e), 1er en tant qu avant dans le jeu à deux et 2e au total des points (derrière Lopez). Le 19 juillet, en demi-finale à Saint-Jean, il avait fait une entrée explosive. Mais en finale (26 juillet), perturbé par ce poison d Erkiaga, son étoile a légèrement pâli (victoire d Erkiaga-Minvielle devant Goikoetxea-Lopez). Il explique sans faux fuyants : «Nous (avec Enbil) avons été bons jusqu à 15, dit-il. Ensuite nous avons fait quelques erreurs. Moi-même j ai raté un but par exemple. On n était pas vraiment fatigués. Mais à 15 on a bloqué et on a donné confiance aux adversaires et surtout à Aritz Erkiaga. A ce moment là il a fait des points extravagants, des points d extraterrestres. Sans la moindre faute. Et en prime David Minvielle a été énorme. Quant au duo Egiguren-Enbil il a été un peu en dessous. Je crois que Mikel (Egiguren) s est inquiété parce qu il a glissé deux fois en début de rencontre (la cancha était humide). Il a dû avoir peur de ces blessures qui peuvent vous éloigner longtemps des frontons. Mais pour en revenir à notre défaite, même si avec Imanol (Lopez) on avait donné le meilleur de nous-mêmes, en cette soirée, Erkiaga et Minvielle étaient imprenables. Erkiaga était très au-dessus. Je le félicite vraiment» Hommage d autant plus fort que la paire Goiko-Lopez joue les terreurs à Miami. Pour le défi de ce 28 juillet, Iñaki est associé avec Jonathan Hernandez. Il y a trois jours il nous parlait de cette soirée. «En ce moment nous jouons assez souvent ensemble avec Jonathan, dit Goiko. Et j aime bien faire équipe avec lui car il est très sûr et très puissant. C est agréable pour un avant. Je ne sais pas si dans ce défi je prendrai ma revanche sur ma sortie en finale (Erkiaga n est pas là ). Mais je vous assure que comme je n ai pas donné le meilleur dans cette partie je suis très motivé pour être le plus performant possible dans ce défi. Mais les autres aussi, alors ce devrait être chaud.» La réponse est dans la page suivante Podium de champions Ensuite on ne reverra Iñaki à Saint-Jean qu à la fin du mois d août. Et jusque là? «Mon calendrier n est pas très établi, répond-t-il. Je sais juste que je fais la finale du Consejo mondial avec Hernandez dimanche à Markina contre Erkiaga-Lopez. Ensuite je jouerai peut-être à Garazi et à Biarritz. Mais je n ai pas de certitudes» Il espère bien sûr être parmi les quatre avants sélectionnés par l Espagne pour les Mondiaux professionnels d Hossegor. «J ai très envie d y être car le niveau sera très relevé, dit Iñaki. Le fait de jouer avec Hernandez ce jeudi sera une bonne façon de préparer le Consejo et peut-être un tremplin pour la sélection. Mais rien ne dépend de moi.» Seule certitude : le 19 octobre il repart à Miami où le fronton l attend avec impatience pour une nouvelle saison floridienne. Là où est son épouse d origine péruvienne et très attachée à la vie à Miami (elle vient quand même un peu en Euskadi). La raison pour laquelle il ne sait pas du tout quelle sera sa vie après la pelote. En attendant il est très heureux de son calendrier : l hiver en Floride et le cœur de l été en Pays Basque. «Pour moi c est l idéal» conclut Iñaki. Les officiels, dont Peyuco Duhart, Maire de Saint-Jean-de-Luz, ont récompensé les trois meilleures équipes à l issue de la finale du tournoi du mois de juillet, le trophée Basque Bondissant. C est la paire Erkiaga - Minvielle qui remporte le titre.

3 Défi TONIO: la promesse de Goiko Après la splendide finale du mardi 26 juillet, l idée était excellente d organiser ce défi Tonio la Plancha avec les têtes d affiche actuelles. Sur la cancha il y avait : Iñaki Goikoetxea associé à Jonathan Hernandez en rouge (ce devrait être une des équipes officielles de l Espagne aux prochains Mondiaux d Hossegor) ; Mikel Egiguren et Gotzon Enbil (complices depuis les titres dans les jeunes catégories) en vert ; David Treku et Imanol Lopez (un peu une découverte pour l un et l autre) en blanc. Sous les caméras de Canal+ Sport, et comme souvent les débuts sont indécis. Au quart d heure de jeu verts et rouges sont au coude-à-coude à 10, les blancs peinant à 5. Verts et rouges restent au contact à 13 partout avant une poussée de fièvre des rouges qui vont jusqu à 16. Mais les autres se rebellent un tant soit peu. Qu importe, encore un coup de rein de Goiko-Hernandez et au bout de 45 minutes, les rouges font à nouveau un sérieux break : 21 points contre 16 aux verts et 11 aux blancs. Sur la route des mondiaux Il y avait un supplément au programme en ce jeudi 28 juillet avec une partie organisée en lever de rideau et mettant en lice trois équipes françaises. Il s agissait d aider les sélectionneurs dans le choix de la sélection nationale appelée à disputer les Mondiaux professionnels de Cesta Punta début septembre à Hossegor. La France a trois places (6 joueurs). Se retrouvaient donc sur la cancha luzienne ce jeudi : Laurent Garcia et Arnaud Alliez en rouge ; Jon Tambourindeguy et Laurent Alliez en vert ; Jean Olharan et David Minvielle en blanc. En rappelant que ce dernier avait été un des héros de la finale de juillet et que les autres avaient une revanche à prendre sur une première session en demi-teinte. Tous ces joueurs se connaissent parfaitement et il n y a pas eu de round d observation. Les verts sont partis en trombe et ont écrasé le début de match. Ils affichaient 18 points quand les autres venaient à peine d ouvrir leur score. Mais les verts reviennent. On joue vraiment par à-coups. Car voilà Egiguren-Enbil (verts) qui reviennent sur les talons de Goikoetxea-Hernandez (rouges) à 24-24. Treku-Lopez (blancs) ne sont plus dans la partie scotchés à 12. Et à l heure de jeu ils sont éliminés par les rouges premiers à 25 avec une longueur d avance sur les verts. Le sprint final (jusqu à 30) est aussi serré. 27-26 pour les verts puis 28-27 et fatalement 28-28. Il l avait promis : Goiko veut sa revanche sur la défaite de la finale (voir page 2). Et encore 29-29. C est l heure du «point «en or». Et ce sont Goiko-Hernandez (rouges) qui le marquent. Goiko a tenu sa promesse. Egiguren-Enbil (verts) échouent à 29. Goikoetxea - Hernandez 30 Egiguren - Enbil 29 Treku - Lopez 12 Les choses se sont un peu plus équilibrées ensuite. Au bout de cinquante minutes Tambourindeguy-L. Alliez étaient à 21, Garcia et A.Alliez à 12, Olharan-Minvielle à 10. Les verts ont baissé volontairement leur rythme redonnant ainsi du corps à cette partie retransmise par Orange TV. Ils ont traîné à 23, les rouges revenant à 19, les blancs étant plus loin à 13. Ils auront à peine le temps de faire 14 que les verts franchissaient la barre des 25 qui les éliminait. La partie en face-à-face ensuite (jusqu à 30) prenait un tout autre visage puisqu il y a eu égalité à 26 puis à 27 entre verts et rouges. Et la partie a même complètement tourné les rouges prenant la tête pour la première fois (29-28) avant une nouvelle égalité à 29. Le point suivant était donc décisif. Et ce sont les verts qui l ont inscrit. Résultat final : Jon Tambourindeguy et Laurent Alliez (verts), 30 pts ; Laurent Garcia et Arnaud Alliez (rouges), 29 pts ; Jean Olharan et David Minvielle (blancs), 14 pts.

4 FALCO: le souffle de l amitié Parmi les partenaires très importants de cette soirée sportivement exceptionnelle du jeudi 28 juillet, figure Gérard Charrier (ici avec sa fille Linda, chargée de la communication), et son entre prise de menuiserie industrielle Falco qu il a créée en Anjou il y a une dizaine d années. Sa présence très régulière aux Internationaux de Saint-Jean-de-Luz tient à une chaîne d amitié née il y a plus de quinze ans et largement confortée depuis. «Pierre Oteiza est venu réaliser des buffets gourmands dans notre région, explique Gérard Charrier. Nous nous sommes liés d amitié et il m a invité à venir à la cesta punta. Depuis je reviens régulièrement en tant que partenaire.» Ces dernières années, il a déplacé notamment des clients du Poitou et du pays nantais en bus jusqu à la Côte Basque. «La réussite a été telle que j ai chaque fois décidé de revenir» dit Gérard Charrier qui cette année reçoit des clients ou des représentants (45) venus de tous les coins de France. «Chaque fois les participants m ont remercié de leur avoir fait découvrir ça, insiste Gérard Charrier. Ils étaient heureux. Deux jours d évasion cela vaut trois semaines de vacances. D habitude on amène des clients au football ou au rugby mais c est plus banal. Là c est une véritable découverte à la fois d un sport, d une atmosphère et d une culture.» Avec toujours une place particulière réservée à Pierre et Catherine Oteiza. Gérard Charrier était au jai alai le 15 juillet pour la traditionnelle soirée Oteiza et en ce vendredi 29 juillet il va convier ses invités à une escapade aux Aldudes dans la famille Oteiza en compagnie de David Olaizola, incontournable complément vocal des rencontres autour des Oteiza. Pour en revenir à Falco, installée à Beaupreau, en Anjou, au cœur du Pays des Mauges dans le triangle Nantes-Angers- Cholet, cette menuiserie industrielle fabrique des produits essentiellement à base d alu et de PVC destinés au marché de la maison individuelle et diffusés essentiellement sur l ensemble de l Arc Atlantique. Le chiffre des 50 000 menuiseries annuelles est largement dépassé. Elle reste leader sur son segment. Avec une obsession : le développement durable. «Nous avons, dit Gérard Charrier, un très important département de recherche et de développement sur les nouveaux produits du bâtiment. Nous mettons particulièrement l accent sur l eco-construction et les maisons à basse consommation. Chaque année nous déposons des brevets et nous sortons des produits innovants.» Dans les innovations récentes: le VRM, volet roulant menuisé pour ossature bois. Ce concept initié pour des habitations traditionnelles a été peaufiné pour intégrer des murs en ossature bois et en améliorer les performances thermiques et phoniques. C est le fruit de cinq ans de recherche. Encore à l étude : une nouvelle menuiserie, toujours à l attention des maisons bois, en remplacement des coulissants et galandages. Sorties d ici la fin de l année. Mardi 2 août: on repart pour un tour Le tournoi de juillet a rendu son verdict avec la splendide victoire des jeunes Aritz Erkiaga et David Minvielle. En ce mardi 2 août on repart pour un mois de compétition, le tournoi d Août, Trophée Baume et Mercier. Et en cette première soirée de classement on va revoir le héros de la finale de juillet, celui qui a laissé Iñaki Goikoetxea pantois, Aritz Erkiaga. Lequel sera associé cette fois à Arnaud Alliez, Palois de 28 ans qui aura à cœur de se mettre au diapason du talentueux jeune (24 ans) Biscayen. La seconde paire aurait dû être inédite avec Jon Tambourindeguy et Juan Antonio Konpa. Le premier, qui vient de fêter ses 25 ans, a dû précipiter son entrée (en juillet) en raison de la malheureuse blessure de Jon Curveur. Quant au second, il sera l homme à découvrir en ce mois d août. C est un garçon de très grande expérience puisqu il aura 40 ans en janvier prochain. Natif de Vitoria il a fait pratiquement toute sa carrière professionnelle (20 ans) en Pays Basque nord et sud. Troisième duo en lice : David Treku et Laurent Alliez. Les deux Français étaient du tournoi de juillet mais chacun avec un partenaire différent. David Treku qui était de la partie défi du 28 juillet (voir page précédente) est très motivé : il veut faire mieux que le mois dernier. Quant à Laurent, il était aussi sur la cancha en ce 28 juillet, mais pour la partie d ouverture disputée en vue de la sélection pour les championnats du monde d Hossegor à l automne prochain (voir page précédente). LE JOURNAL DES INTERNATIONAUX PROFESSIONNELS DE CESTA PUNTA crédits photo: Coldi réalisation et conception: Comité d organisation des Internationaux professionnels de Cesta Punta de St-Jean-de-Luz

Le journal des Internationaux professionnels de Cesta Punta de Saint-Jean-de-Luz www.cestapunta.com MARDI 2 AOUT - N 10 LA PAROLE à Laurent Vieules Vincent Valnoe PMU Le PMU est partenaire des Internationaux de Cesta Punta, pour confirmer son engagement dans le secteur sportif, mais aussi pour recevoir clients et partenaires dans un cadre convivial. En ce mardi 2 août, la société est représentée à la soirée luzienne par Laurent Vieules, directeur de la région grand Sud Ouest (de La Rochelle à Clermont-Ferrand et jusqu à Nîmes) et par Vincent Valnoe, directeur de l agence de Pau (quatre départements : 64, 65, 40, 32). les investissements pour son développement ; communication offensive sur les paris hippiques ; politique d innovation et d évolution de la gamme de produits. Le PMU a profité de l ouverture du marché des jeux à la concurrence sur internet, pour diversifier son offre de jeux et de paris tout en confortant sa place de leader des paris hippiques. Le PMU est aujourd hui parmi les meilleurs opérateurs de paris sportifs et de poker en ligne. Cette performance a pu s opérer grâce à trois piliers majeurs de l entreprise : un modèle économique solide, une mobilisation globale des équipes et une transformation profonde de l image du PMU. Entreprise de haute technologie, le PMU a géré plus de 3 milliards de transactions en 2010 et son site Internet a accueilli jusqu à 10 millions de visiteurs uniques par mois. Un an après cette ouverture, le bilan du PMU est positif : il confirme la croissance de son activité historique de paris hippiques, qui enregistre une progression soutenue, ainsi que la réussite de sa diversification sur les marchés des paris sportifs et du poker. Au 1er semestre 2011, l activité globale du PMU est en forte croissance de 8% à 5,1 milliards d euros. Elle est portée par l activité historique de paris hippiques grâce à une stratégie volontariste : optimisation du programme des courses françaises et étrangères, proposé par les sociétés de courses, pour offrir plus de choix aux parieurs ; développement et animation du réseau de 11 000 points PMU et Le PMU va poursuivre sa stratégie de développement et d animation du marché. Il vient de lancer le Quinté+ collectif dans l ensemble de ses points de vente et depuis le mois d avril, une tirelire exceptionnelle de 5 millions d euros est mise en jeu le 13 de chaque mois. L activité devrait atteindre en 2011, 10 milliards d euros d enjeux et ainsi permettre une augmentation sensible des ressources financières reversées à la filière hippique française. Il y a eu ces dernières années un rapprochement entre le PMU et la pelote pour lancer des paris sur cette discipline mais cela n a pas pu aboutir. «Le dossier a été étudié, dit Vincent Valnoe, mais c était un peu compliqué sur le plan informatique. En outre la société irlandaise qui assure les cotations pour nous n a aucune connaissance de la pelote. Le dossier reste sous le coude. Un jour peut-être» En attendant le PMU a souhaité animer la soirée partenaire à sa manière : en organisant des paris gratuits autour d une course de chevaux récente donnée sur les écrans du chapiteau. Avec des cadeaux à la clef. Août démarre sur le mode ludique. Résultats de ce mardi page 3

2 Ar naud Alliez: bon anniversaire Arnaud Alliez est né à Pau le 2 août 1983. En clair, lui, qui est un des protagonistes de cette soirée inaugurale du tournoi d août, Trophée Baume et Mercier, célèbrera son anniversaire sur la cancha luzienne. Zorionak Arnaud! Voilà encore un garçon victime consentante de son environnement familial. Georges son grand-père, Jacky son père étaient puntistes en place libre. «Même mon parrain, Kiki Doumenges était un pelotari!» souligne, sans le moindre regret Arnaud qui n a pas été le seul à subir avec bonheur le sceau des Alliez puisque son frère aîné, Laurent, est aussi professionnel de cesta punta et vieil habitué du fronton luzien. D ailleurs ce sont le grandpère et le père, responsable de l école de pelote de la Section Paloise qui ont formé le petit Arnaud. Assez doué pour prendre à 23 ans la route des Etats-Unis. «Nous sommes partis à Milton avec Jon Curveur, raconte Arnaud. On devait y rester un an et quatre ans après on y était encore. Après Milton on est passé par Orlando puis Dania avec une partie de l année partagée avec Orlando à nouveau et Ocala. A Dania, Jon et moi, on nous appelait the French Team.» Et l on comprend l énorme déception qui a envahi Arnaud en juillet quand Jon s est blessé et a été écarté de la compétition. Les deux complices se faisaient une telle joie de jouer ensemble à Saint-Jean. «Cela faisait six ans que j attendais ça, jouer à Saint-Jean! s exclame Arnaud. Pour le fun et l orgueil on a mis un point d honneur à gagner la dernière partie avec Jon Tambourindeguy qui remplaçait Curveur.» On l imagine plein d envie et d ambition à l heure d attaquer la session d août. D autant plus qu il partagera ses soirées avec Aritz Erkiaga, véritable révélation de la session de juillet. C est simple : il a laissé le jai alai sous le charme. Mais par rapport à Arnaud ce n est pas tout : «On le connaît bien avec Jon, dit-il. C est un peu nous qui l avons accueilli à Miami. Il n avait pas l âge pour acheter de la bière et c est nous qui lui fournissions quelques verres de temps en temps Il est très fort. C est un magicien. On a déjà joué ensemble et on s entend bien. Mais pour le coup, à Saint-Jean, je vais être obligé de hausser mon niveau de jeu pour me montrer digne de lui.» Dans l immédiat son ambition est de participer aux Mondiaux d Hossegor en septembre. «Mais nous sommes cinq arrières en lice pour trois places, dit Arnaud. Ce ne sera pas simple. Mais je travaille beaucoup avec l aide d un préparateur physique (Sébastien Ducos à Pau).» Et son été est très chargé puisqu en dehors de la pelote il a un travail en intérim. «Je livre des boissons dans les bars pour Sodisco, dit Arnaud. Mais mes patrons sont sympas ils arrangent mes horaires pour qu ils soient compatibles avec la cesta punta.» Et plus loin? Il ne sait pas trop. «Cela fait six ans que je ne vois pas l hiver, dit-il en souriant. Et moi cela me convient très bien.» Il va donc repartir retrouver en Floride le toit qu il partage avec Jon Curveur et Roberto Azpiaga. Un personnage. «Quand on est arrivé, confie Arnaud, il s est occupé de tous nos papiers et surtout il nous a appris la cuisine. On fait les courses et on mange exactement comme en France. J aimerais repartir pour quatre ans de plus, jusqu à 31 ou 32ans. Ensuite je souhaite trouver un boulot ici tout en jouant à la pelote. Et avoir une vie normale, enfin comme tout le monde» Des jeunes joueurs prometteurs Après Xistera pour le mois de juillet, c est au tour des jeunes pousses de l association Luzaz Gazte d assurer la première partie, toujours sous forme de quiniela dès 20h. Motivés, ils permettent au public d avoir une première approche de la disciple. Certains de ces jeunes deviendront peut-être professionnels!

3 Mardi 2 août: Erkiaga et A. Alliez comme prévu Après deux fort belles parties en clôture du mois de juillet, en ce mardi 2 août on attaquait les matches de classements du tournoi d août, Trophée Baume & Mercier. Avec un démarrage en fanfare autour d Aritz Erkiaga. Jeune et brillant vainqueur du tournoi de juillet Saint-Jean il a confirmé en ce dimanche 31, à Markina : il a remporté la finale du Consejo Mondial, sorte de championnat du monde. Et les deux fois face à Iñaki Goikoetxea, juste n 1 mondial de la saison, excusez du peu. Pour cette soirée, donc, Aritz Erkiaga était associé à un Arnaud Alliez très motivé. Ils étaient en rouge. Face à eux, en vert, Jon Tambourendeguy et Juan Antonio Konpa (dont c était l entrée sur la cancha luzienne). Enfin, en blanc, David Treku était associé à Laurent Alliez. En pleine réussite, Aritz Erkiaga enflammait le début de la rencontre et prenait vite le large. Les blancs tentaient de suivre tandis que les verts tardaient à décoller du zéro. Mais au quart d heure de jeu la partie était très nettement rééquilibrée puisque rouges et blancs étaient à égalité à 7, les verts étant revenus au contact à 5. La partie est très intéressante. Comme à l habitude Erkiaga sort des coups venus d ailleurs mais avec un Treku déchaîné et un Laurent Alliez qui veut en remontrer à son petit frère, ce sont les blancs qui pointent en tête (12) à l approche de la demi-heure, devant les rouges (10) et les verts (9). Erkiaga - A. Alliez 30 Mais, on l a dit, tous les joueurs en cette soirée ont une très grosse envie d en découdre et de ne rien céder. Et voilà donc nos verts (Tambourindeguy-Konpa) revenus de nulle part qui partagent les points avec les ténors annoncés! Tout le monde se tient alors dans un mouchoir de poche : 14 pour les blancs et 12 pour les deux autres paires. Mais l indécision prend, au moins provisoirement fin, au bout de 45 minutes. Les rouges retrouvent la totalité de leur standing de favoris et pointent à 22, les blancs stagnent un peu à 18, les verts retrouvent la difficulté en étant à 14. Avec l épée de Damoclès au-dessus de la tête car les rouges arrivent à 24. Selon le règlement, la troisième équipe est éliminée quand l une des deux autres atteint 25. Mais les verts font front. Face aux rouges, ils font le point. Sursis et espoir de revenir sur les blancs pour éviter la sortie prématurée. Mais Erkiaga-A. Alliez (rouges) ne se laissent pas surprendre une deuxième fois. Tambourindeguy-Konpa (verts) s arrêtent à 16 laissant Treku-L. Alliez (blancs) dans le sprint final (jusqu à 30) face aux rouges. Mais avec sept points de retard. D autant plus ardu qu Erkiaga sort le grand jeu et qu Arnaud Alliez tient joliment le coup. On est vite à 27-19 puis à 28-20 et 29 à 21. Le premier point décisif est sauvé par les blancs. Le second aussi. Pas le troisième. Erkiaga-A. Alliez (rouges) l emportent face à Treku-L. Alliez (blancs) par 30 à 23. Un beau cadeau anniversaire pour Arnaud Alliez Tambourindéguy - Konpa 16 Treku - L. Alliez 23

Dominique & Cécile TIPY: «Txomin la constance 4 Txomin, Artisan-Glacier» : dès que cette enseigne a fleuri rue Gambetta, en mai 2006, Dominique Tipy (c est Txomin) s est rapproché des Internationaux. «Cela m a sans doute aidé pour mon lancement mais à mes yeux ce n est pas le plus important, nous disait-il l an dernier. Je tiens à participer à la vie de la ville. Je suis aussi très sensible à tous ceux qui se donnent la peine de faire quelque chose pour faire vivre le pays.» Et cinq ans après il est toujours là, incontournable, tant ses produits sont appréciés dans le village partenaire. Et pourtant que de chemin parcouru depuis les débuts du couple, Dominique et Cécile, à Hasparren près de la ferme familiale de Saint-Martin-d Arrosa. Il avait lancé quelques «parfums» très originaux autour du lait du pays et notamment du lait de brebis. Il fournissait alors les restaurateurs environnants. Et puis il y a eu l installation à Saint-Jean. Le grand saut dans l inconnu. Une petite vitrine et le couple seul, pour lancer cette machine. La réussite a été fulgurante. Côté personnel on est passé, l an dernier, de deux à douze personnes dans un magasin largement agrandi. Il a aussi grandement fait fonctionner son imagination (et son savoir-faire) proposant ainsi près de soixante parfums de glace différents. Depuis peu Txomin est également présent à Biarritz, dans la toute nouvelle Cité de l Océan. Présence encore au magasin Quiksilver du BAB. Et Dominique Tipy souhaite d ailleurs orienter sa future expansion par des «points Shop» comme au cinéma Le Sélect à Saint-Jean-de-Luz qui est en train de devenir sa ville fétiche. La marque est maintenant connue et reconnue mais Dominique et Cécile ne sont jamais complètement satisfaits. Il faut toujours continuer d avancer mais malgré cette dimension nouvelle prise par l entreprise, Txomin demeure un partenaire fidèle et apprécié des Internationaux. Et l enseigne continue de fleurir. Ce fût vrai rapidement à Espelette et à Saint-Jean-Pied-de-Port. Plus récemment, une deuxième boutique a été ouverte à Saint-Jean-de-Luz, rue de la République. Bref il «tient» les deux rues les plus passantes de la ville. Jeudi 4 août: une petite incertitude En ce jeudi 4 août on joue la deuxième partie de classement de la session du mois qui conduira à l attribution du Trophée Baume et Mercier au soir du 25 août. On va revoir la plupart des protagonistes du tournoi de juillet mais on change les facteurs, à savoir que les équipes sont composées de façon différente. Les paires en présence de ce 4 août. Jon Tambourendeguy sera associé à Juan Antonio Konpa. Ce devait être la paire nouvelle de ce mois mais Tambourendeguy est entré plus tôt que prévu en raison de la blessure de Jon Curveur. Konpa faisait, lui, ses premiers pas sur la cancha luzienne en ce 2 août (voir page précédente). Cette paire allie la jeunesse (25 ans) avec Jon et la grosse expérience avec Juan Antonio (39 ans) cela peut être un pari intéressant. Ensuite on trouve le duo Laurent Garcia-David Minvielle. Le premier a alterné le bon et le moins bon en juillet. Au mieux de sa forme il est redoutable. Quant à Minvielle il a bluffé tout son monde en finale le 26 juillet en faisant une partie aussi éblouissante que victorieuse associé au «magicien» Aritz Erkiaga. A l heure où ses lignes sont écrites il y a indécision quant à la troisième équipe. Ce devait être JOn Curveur-Jonathan Hernandez. Mais on se souvient que le premier s est blessé (fracture du tibia) en juillet. La place n est pas chanceuse. En effet il devait être remplacé par Jean Olharan mais celui-ci est victime d un accident musculaire. Alors pour l instant Jonathan Hernandez attend son partenaire. Ce devrait être un jeune plein d appétit. LE JOURNAL DES INTERNATIONAUX PROFESSIONNELS DE CESTA PUNTA crédits photo: Coldi réalisation et conception: Comité d organisation des Internationaux professionnels de Cesta Punta de St-Jean-de-Luz

Le journal des Internationaux professionnels de Cesta Punta de Saint-Jean-de-Luz www.cestapunta.com LA PAROLE à J. François Pascassio-Comte Président de la FFPB JEUDI 4 AOUT - N 11 Jean-François Pascassio Comte est l actuel président de la Fédération Française de Pelote Basque. En matière de cesta punta, lui qui est régulièrement présent aux Internationaux, son regard est porté sur les prochains championnats du monde professionnels qui auront lieu à Hossegor du 2 au 10 septembre prochains. Avec une nouveauté intéressante vu du côté fédéral : pour la première fois ce championnat va opposer des nations et non pas des individuels choisis par les diverses empresas. Les instances nationales ont donc mis en place des comités de sélection. Ainsi pour la France (qui avait droit à trois équipes) seront en lice : Olha-Irastorza ; Garcia-L. Alliez ; Treku-Etcheto. Remplaçants : Jon Tambourindeguy à l avant, David Minvielle à l arrière. Pour information, il faut savoir que le comité espagnol qui avait quatre places a décidé de faire confiance aux paires suivantes : Goikoetxea-Lopez, Egiguren- Enbil, Erkiaga-Hernandez, Hormaetxea-Erkiaga 2. Le plateau est complété par deux équipes américaines, une mexicaine et une philippine. Il y aura un tour de brassage avant une phase de poules. Il y en aura trois avec donc une équipe française dans chacune. L amusant est qu il y en aura une avec deux paires espagnoles. Et quelques jours après la fin du Consejo Mondial Jean-François rappelle que le seul titre officiel ne peut être délivré que par la Fédération Internationale. Pour être complet signalons que la FIPB est organisatrice mais qu elle a donné délégation à la FFPB qui s appuie sur l AS Hossegor comme association organisatrice. Plus près de nous, dans le temps et géographiquement, le président de la FFPB est en pleine préparation de la Grande semaine de pelote basque qui démarre le 7 août à Baigorry avec la finale de rebot (Saint-Jean-de-Luz/Ustaritz) et qui se terminera le 15 août (17 heures au Fronton municipal) avec la finale de joko garbi entre Anglet (Hardoytarrak) et Ustaritz. Cette année les «petits» (poussins, benjamins, minimes) ne sont plus au programme. Les titres se jouent lors d un grand rassemblement de deux jours dans les Landes les 5 et 6 août. «Cette Grande semaine est une institution, insiste Jean-François. C est la vitrine de la pelote avec la cesta punta et la main nue.» Par ailleurs sur l agenda du président figure le 21 septembre à Paris la signature d une convention avec le Ministère des sports, l Education nationale, l USEP et l UNSS. «C est essentiel pour nous dans le cadre des relations avec les rectorats et surtout cela permet de faire entrer la pelote dans la formation des enseignants. Et puis c est la reconnaissance officielle de notre sport par le Ministère» ajoute M. Pascassio Comte. Autre actualité : le championnat du monde des moins de 22 ans au Mexique du 6 au 12 novembre où la France sera présente ; une coupe d Europe (des clubs) de trinquet du 15 au 18 août à Saint- Pée-sur-Nivelle ; et, très intéressant sur le plan du développement hexagonal de la pelote, un gros tournoi de paleta gomme en place libre qui se déroulera fin septembre à Marseille organisé par un club local. Entretemps la Grande semaine sera passée par Briscous, Hendaye, Navarrenx, Salies, Benesse, Arcachon, Morlaas, Garazi. Résultats de ce jeudi page 3

2 Jon Tambourindeguy: l enfant du pays Jon Tambourindeguy est né le 30 juillet 1986 à Bayonne. «Et c est là que j ai fêté mon anniversaire» dit-il en souriant car c était au cœur des fêtes. Mais il se sent Luzien même s il habite Bidart et que c est là qu il a fait ses premiers pas de pelotari. «Cela ne s est pas très bien passé alors j ai signé à Gaztenak (aujourd hui Luzaz Gazte)» qui est toujours son club d attache. Il avait douze ans et déjà une première contrariété. «Je me suis pris un an de licence rouge pour changement de club, dit-il. J étais un peu dégoûté de ne pas pouvoir défendre mes chances dans ma catégorie. Heureusement un des dirigeants avait des connaissances au sud où j ai pu aller jouer. Cela a été une expérience formidable pour moi» Comme il pratiquait aussi le rugby, ce contretemps l a fait se rapprocher un peu plus de l ovale. «Jusqu à 18 ans, j étais accro de rugby, confie Jon. Mais ensuite j ai dû faire un choix. J ai eu l opportunité d être sélectionné pour jouer les mondiaux des moins de 22 ans.» C était à Barcelone et il était d autant plus motivé que son grand frère Patxi (4 ans de plus) avait gagné l édition précédente. Et il a remporté le titre. Un début puisque automne dernier il a décroché le titre de champion du monde amateur. C est là qu il a décidé de passer professionnel (en avril dernier). «C est un autre niveau, dit Jon. Je voulais m y tester. On avait été vainqueurs assez faciles du Mondial et j étais curieux de savoir si je pouvais passer un palier. Il fallait que je me lance. Et je suis déjà content de participer à des parties pro.». Il avait beaucoup espéré, lui aussi, traverser l Atlantique, rejoindre son frère qui joue à Miami. Il a fait acte de candidature mais il n y a pas eu de réponse. Encore un petit souci à une époque où le garçon se cherche un peu dans le milieu de la pelote. «Je n ai pas d agent, dit-il. Avec Philippe Baronio, nous sommes les seuls dans ce cas. Professionnels indépendants en quelque sorte. J ai adhéré à l association 7Pilota qui fait le lien avec le monde pro. Mais il a fallu batailler pour que j intègre le plateau des Internationaux. J étais un peu vexé car je suis d ici. Cela fait dix ans que j entraîne les gamins d ici» On comprend qu il ait été surmotivé en jouant le 2 août mais avec un résultat qui ne le satisfait pas (3e). «Je jouais avec Konpa que je ne connaissais pas, dit-il. Il faut trouver le feeling. Cela a été très compliqué pour nous car on avait à affronter des arrières plus puissants que Konpa et puis devant il y avait ce diable d Erkiaga. Mais on aurait pu attraper les blancs (Treku-L. Alliez). J espère qu on fera mieu le 4 août. Konpa est un bon mec qui a un bon état d esprit. On va s accrocher» Cela dit l année de Jon, hors pelote, est bien chargée. A l année, il est pion au Collège Maurice Ravel à Saint-Jean. L été il aussi MNS à Bidart pendant trois mois. En plus il assure des heures de formation de pelotaris à Luzaz Gazte. En attente de jours sinon meilleurs tout au moins différents il a passé avec succès le Brevet d Etat d Educateur Sportif, discipline pelote. Et s il voulait encore tourner la page des ces vies multiples il a en poche une licence de biologie. Pas mal non? Mais pour l heure c est aux Internationaux qu il veut tirer son épingle du jeu.. MECABUREAU en force Mecabureau, que nous avons présenté dans le Cesta Berriak n 8 du 26 juillet, est venu en force dans cette soirée dont l entreprise était le partenaire principal. Pour l occasion, Pascale Mazas-Lonca, responsable pour le Pays Basque et le Sud des Landes recevait notamment Jean-Marc Despujols, fondateur de la société et Philippe Jeangrand, directeur commercial cela en compagnie de Luc Lièvremont l un des commerciaux de sa zone. Et bien sûr aussi des clients et des amis de la marque.

3 Jeudi 4 août: entrée fracassante de Zuloaga En ce jeudi 4 août on jouait la deuxième partie de classement du tournoi d août, Trophée Baume & et Mercier. Par rapport a première soirée deux équipes faisaient leur entrée dans la compétition que les rouges, Jon Tambourindeguy et Juan Antonio Konpa, avaient déjà inauguré. Ils se trouvaient confrontés à Joseba Zuloaga et Jonathan Hernandez en vert. S agissant du premier, c était une grande première à Saint-Jean-de-Luz puisqu il était là en remplacement de Jon Curveur blessé sur la cancha en juillet. Un garçon prometteur et jeune puisqu il a à peine 20 ans. Enfin, Laurent Garcia et David Minvielle étaient associés sous la tunique blanche. Et le «petit» débutant, Joseba, il est vrai bien épaulé par un bon Hernandez, ne s en est pas laissé conter. Dans le premier quart d heure il a crânement tenu tête aux anciens puisque verts et blancs étaient à égalité à 6, les rouges étant légèrement décrochés à 3. Et, pour ces derniers, les choses ne s arrangent guère en suivant. Malgré quelques défenses homériques. Les deux équipes adverses se détachant inexorablement mais sans pouvoir se départager. Il faut dire que cette première demi-heure est marquée, de part et d autre, par un festival de fautes de gants et autres buts faux. Du coup on avance assez lentement. Après 35 minutes de partie, les verts et les blancs sont toujours dos à dos à 14 points tandis que les rouges sont à 10. On sent que Tambourindeguy, l enfant du pays de Saint-Jean, un peu frustré de n être que remplaçant dans la sélection pour les mondiaux professionnels d Hossegor, veut montrer qu il vaut mieux. Il fait de jolis points mais sans pouvoir entamer l écart avec les deux leaders où Zuloaga continuent de surprendre plus qu agréablement. Et d ailleurs les verts (Zuloaga-Hernandez) font la course en tête à la 50e avec 19 points devant les blancs (Garcia-Minvielle) à 18 et les rouges à 13. Et ces verts là enfoncent le clou et font même un premier écart sérieux près de l heure de jeu. Ils inscrivent en effet le 24e points laissant les blancs à 19 tandis que la situation des rouges reste définitivement désespérée à 13. L élimination est imminente. Elle intervient en suivant, Zuloaga-Hernandez (verts) affichant 25. Voilà donc ces derniers engagés dans le sprint final (jusqu à 30) face à Garcia-Minvielle (blancs) qui démarrent avec un retard de 6 points. La tendance ne se dément guère malgré un point arraché à l énergie par les blancs après trois minutes d échanges! Un point qui pourrait laisser quelques traces physiquement. A priori ce sont les blancs qui ont le souffle moins court puisqu ils glanent un point supplémentaire qui les ramène à 22 contre 26 pour les verts. Il n y a plus de fautes mais des sauvetages incroyables et des points qui continuent de ne pas en finir. A ce jeu les blancs (Garcia-Minvielle) reviennent à 23 puis 24 contre 26 aux verts (Zuloaga-Hernandez) qui ne marquent plus. Il faut une faute au but des blancs pour qu ils inscrivent le 27e point. Et l indécision est toujours reine puisqu on passe à 28-26 puis 28-27 alors que l on joue depuis 80 minutes. Et peu de temps après on est à 29-28. Le suspense est à son comble mais ce sont les verts, Zuloaga-Hernandez qui l emportent 30 à 28 face aux blancs, Garcia-Minvielle. Ces derniers ont en cette soirée haussé le niveau de leur jeu mais le roc Hernandez et l épatant Zuloaga étaient un peu plus forts. Tambourindeguy - Konpa 13 Zuloaga- Hernandez 30 Garcia - Minvielle 28

4 IZARRA: l homme pressé L étoile scintille à nouveau. Izarra qui avait coupé tous ses liens directs avec le Pays Basque depuis 1998. Le groupe Remy-Cointreau, propriétaire de la marque avait rapatrié une production devenue famélique à Angers. La firme historique de la région était en sommeil à peine réveillée par les demandes de quelques cavistes irréductibles. On en était à près de zéro en comparaison aux 1,2 millions de bouteilles vendues annuellement au temps de la splendeur. Un homme, un jeune cadre trentenaire de Rémy-Cointreau a décidé de réveiller la belle aux fûts dormants. Il s agit de Vincent Clabe Navarre. «Je suis tombé amoureux d Izarra à Toulouse, ma ville d origine et où j étais salarié chez Rémy-Cointreau, explique-t-il. Depuis dix ans je travaille à construire ou à reconstruire des marques et je suis tombé sur cette pépite. Le challenge de la relance me plaît beaucoup.» Et son premier acte refondateur était de ramener Izarra dans sa région d origine. Et l homme est pressé. L idée a été lancée en fin 2010. En début 2011 le siège social était réinstallé à Bayonne (Allées Marines). En quelques semaines, Vincent Clabe Navarre avait rassemblé une petite équipe modèle commando. «Il fallait reconstruire l identité de la marque, dit-il. On ne pouvait pas imaginer une stratégie de reconquête sans cette réimplantation, sans ce nouvel enracinement au Pays Basque. Outre l aspect commercial, le deuxième défi était de trouver une légitimité en retrouvant la confiance des Basques.» Et les ventes des quatre premiers mois de remise en route sont très encourageantes. «On a d abord attaqué les cafetiers, restaurateurs, hôteliers et bars de nuit, explique Vincent. C est indispensable avant de réattaquer la grande distribution.» Dans la petite équipe d Izarra on ne chôme pas puisqu une trentaine de soirées et de dégustations ont été organisées. La liqueur a renforcé ses marques aux Internationaux, une participation qui avait survécu au sommeil. «C est vrai qu on n attendait pas ce retour d Izarra, admet Vincent. L accueil des inconditionnels a été formidable. D autres gardent un peu de recul. Certes il y a un peu d attentisme mais on sent aussi beaucoup d enthousiasme, beaucoup d espoir. Il faut dire aussi qu Izarra, tout en la gardant, s est éloigné un peu de son image de liqueur digestive. «Que ceux qui le souhaitent continuent, dit-il. Mais on veut ouvrir la consommation vers l apéritif ou le long drink à l image du nouveau cocktail Izarra- Limon (liqueur verte allongée au Schweppes lemon ou au Kas citron avec des glaçons.» Et ça marche. Vincent Clabe Navarre se donne cinq ans pour réussir. Mardi 9 août: soirée déjà décisive En ce mardi 9 août la soirée sera décisive dans la mesure où l on y verra beaucoup plus claire sur la route des demi-finales du tournoi d août, Trophée Baume & Mercier. En effet, par exemple, la paire Jon Tambourindeguy-Juan Antonio Konpa, jouera sa troisième et dernière partie de la phase de classement. La première sortie a été très délicate (3e) selon ce qu ils ont fait le 4 août (voir page précédente) ils joueront soit pour l honneur, soit pour garder un espoir. Le duo David Treku-Laurent Alliez a une belle carte à jouer. Il a fini second le 2 août avec quelques belles phases de jeu face à l intouchable Aritz Erkiaga. Les deux hommes sont encore en lice pour la qualification. Comme lors de la précédente soirée on verra sur la cancha un très jeune joueur, Joseba Zuloaga (20 ans) inscrit au programme en remplacement de Jon Curveur, blessé. Il est associé à Jonathan Hernandez. Cette équipe a fait ses premiers pas le 4 août (voir page précédente). LE JOURNAL DES INTERNATIONAUX PROFESSIONNELS DE CESTA PUNTA crédits photo: Coldi réalisation et conception: Comité d organisation des Internationaux professionnels de Cesta Punta de St-Jean-de-Luz

Le journal des Internationaux professionnels de Cesta Punta de Saint-Jean-de-Luz www.cestapunta.com MARDI 9 AOUT - N 12 LA PAROLE à Jacques de Ronzier Hervé Poeydomenge BRAKE La société Brake France est un des partenaires importants de cette soirée du mardi 9 août. Elle est représentée dans le village des partenaires par Jacques de Ronzier, directeur général de Brake France et par Hervé Poeydomenge, directeur de la région Sud-Ouest. Brake est une marque née en 1998 après le rachat d une entreprise nationale par le groupe anglo-saxon du même nom. On y fait dans l alimentaire mais pas n importe comment. «Nous sommes concepteurs-distributeurs de produits alimentaires pour restaurateurs, insiste Hervé Poeydomenge. La nuance est importante : nous ne sommes pas des fabricants industriels. Notre volonté permanente est que l on retrouve dans l assiette le goût de la matière première. Nous choisissons nos producteurs. Ils sont scrupuleusement sélectionnés et ils sont audités plusieurs fois par an. Toutes nos recettes sont élaborées grâce à l apport de conseillers culinaires de renom.» Une démarche qui porte ses fruits. Aujourd hui, Brake France cela représente 1 900 collaborateurs, 4 000 produits originaux référencés à destination de 45 000 clients. Le chiffre d affaires se situe aujourd hui à 140 millions avec une croissance annuelle aussi permanente que substantielle (8% pour le seul Sud Ouest). Le réseau a été constitué comme une toile d araignée avec 41 sites en France dont 10 pour le Sud Ouest (dont on mesure ainsi le poids dans l organisation générale) avec 114 tournées quotidiennes de livraison. Un souci constant de la qualité qui vient d être récompensé par une enquête satisfaction auprès des clients. «Nous venons d être désignés n 1 face à la concurrence et pour nous c est très important, dit Hervé. Il est vrai que c est nous qui sommes les plus innovants en matière de produits et les plus exigeants pour la matière première. Notre organisation nous le permet. Nous sommes le plus petit des gros et le plus gros des petits. Cela nous permet d avoir beaucoup de souplesse tout en ayant la puissance d un grand groupe. C est ce qui nous permet d être ambitieux sans perdre notre âme et notre souci de proximité avec nos clients.» En plus la région Sud Ouest, et en particulier le Pays Basque, a une place à part dans la vie de la société. «Je suis natif de Saliesde-Béarn et ma belle famille est de Ciboure, dit Hervé. Jacques de Ronzier a aussi des attaches dans le coin. Nous sommes amoureux de cette région et de ses produits. Et c est cela que nous voulons faire passer à travers notre partenariat avec la cesta punta. Ce qu on fait ici, on ne le fait pas ailleurs. Simplement parce que les valeurs de ce pays correspondent à nos valeurs.» Et c est pour cela que la direction régionale a convié à la soirée des responsables venus d un peu partout en France. «Et notre souhait le plus cher, dit enfin Hervé, c est de réussir à faire découvrir la pelote à nos actionnaires anglo-saxons. On le fera. Avec notre Cœur, comme d habitude» Résultats de ce mardi page 3

2 Juan Antonio KONPA, vers le cap 1000 Et il a continué sa route. «Il me reste 60 parties à jouer pour atteindre le cap des mille disputées» dit-il en souriant. Avec sa volonté tranquille, ses certitudes et ses incertitudes, Juan Antonio Konpa, 39 ans, nous fait invariablement penser à Felix l homme qui a marqué tant de soirées des Internationaux Luziens. C est d ailleurs la même génération puisqu ils ont été champions du monde ensemble, en 1995 à Saint-Jean-de-Luz. Quelle coïncidence de l histoire Avec cette particularité, qui n aura pas échappé aux connaisseurs : à l époque Konpa jouait à l avant Retour en arrière et explications. Konpa a débuté la pelote à main nue parce que son père était professionnel dans cette discipline. A 7 ans, d ailleurs, à Vitoria, il n était pas vraiment fixé sur son avenir puisqu il partageait ses loisirs entre le football la cesta et la main nue. C est peu avant 1992 que se produit la bascule : en mesure d être présélectionné pour les JO de Barcelone, il n hésite pas. Il sera joueur de cesta punta. Les titres se succèdent : champion du monde amateur en 90 à Cuba, champion des moins de 22 ans à Mexico en 91, médaille d or aux JO. C était le 4 août, le 8 il était embauché, professionnel, au fronton américain de Dania. Une période de 6 mois avant le retour au pays où il privilégie ses études pour le Brevet d éducateur sportif. En 1995, dernière (en date) de ses grandes performances : champion du monde donc avec Felix. Au passage, l avant est devenu arrière en 2008 à la suite d une double blessure aux tendons (coude puis épaule). Il est resté plusieurs mois sans jouer avant de choisir cette reconversion vers l arrière. Pas simple dans le contexte physique actuel avec son mètre soixante douze. «C est sûr que face à Lopez, 1m95, ça pose des problèmes de puissance, reconnaît Juan Antonio. Surtout dans un fronton long comme Saint-Jean. A Markina ou à Fontarabie c est plus facile de s adapter. Mais je suis décidé à m accrocher à Saint-Jean.» De sa réussite dépendra son envie ou non d arrêter. «Tant que je prends du plaisir je reste, affirme-t-il. J aimerai bien partir sur une journée hommage à ma carrière, chez moi à Vitoria. Après je me consacrerai à l entraînement des gamins.» Il est sûr que pour son entrée à Luz, il a un peu souffert. En plus, pour la partie du 4 août, il était très perturbé moralement : il venait de perdre un de ses meilleurs amis dans un accident de la route. «Je n avais pas la tête à la pelote» avoue-t-il. On luib reproche aussi de venir «manger» le terrain de son avant. «C est de la déformation professionnelle, dit-il. J ai joué 30 ans à l avant et 2 ans à l arrière. Alors j ai du mal à me retenir. Mais mon rôle d arrière est de tenir la baraque. Et j aime bien être avec des avants très tranchants. Car je n ai pas la capacité ni la puissance de conclure des points de puis l arrière comme le font Lopez ou Irastorza.» Pour terminer, son point fort, selon lui, est sa forme physique («Je travaille dur et je peux tenir longtemps»). Son point faible : les pelotes hautes de haut en bas en raison de ses problèmes de tendons. Les jeunes luziens champions! Chaque mardi et chaque jeudi, les jeunes de l associatiobn Luzaz Gazte installe le public dans les tribunes du Jaï-Alaï. Ces jeunes sont aussi des joueurs... et participent à de nombreuses compétitions selon leur spécialité. Ainsi, l équipe séniors de rebot de Luzaz Gazte est devenue championne de France, lors de la finale contre Ustaritz. Score final: 13 à 7. Félicitations!

3 Mardi 9 août: un final au couteau En ce mardi 9 août on jouait la troisième partie de qualification pour les phases finales de ce tournoi d août, Trophée Baume & Mercier. Une soirée qui était celle de la dernière chance pour l équipe Tambourindegy-Konpa et décisive pour le duo Treku- Alliez. Mettons un peu d ordre dans tout cela. Etaient donc sur la cancha ce mardi 9 : David Treku et Laurent Alliez en rouge ; Jon Tambourindeguy et Juan Antonio Konpa en vert ; Jean Olharan (dont c était le retour après un petit accident musculaire) et Jonathan Hernandez en blanc. Comme d habitude on a assisté à un round d observation entre les paires en présence. Après un quart d heure de jeu, rouges et verts sont à 6, les blancs suivent à 4. Rien de définitif dans cette entame. Même si Jonathan Hernandez se multiplie à l arrière, les blancs demeurent un peu à la traîne. Le plateau du soir semble assez homogène. Cependant deux équipes commencent à prendre le large. Les verts qui prennent la tête (13 pts) à l approche de la demi-heure et les rouges qui suivent à 10, les blancs restant à distance à 6. Une façon pour Tambourindeguy-Konpa (verts) de tenir leur promesse. Ils avaient dit le 4 août que leur production ne leur ressemblait pas. Ils voulaient prendre leur revanche sur cette sortie médiocre à leurs yeux. Et en ce début de rencontre, ils tiennent leur rang. La suite tient dans un sympathique retour des blancs. Hernandez cogne toujours aussi fort et Olharan monte en puissance. Du coup ils rejoignent les rouges (Treku-Alliez) à 10 pts tandis que les verts sont légèrement détachés à 14 pts. Les verts continuent de serrer le jeu. Konpa sérieux, hypermotivé et Tambourindeguy entreprenant poursuivent leur marche en avant. Au bout de 40 mn ils ont engrangé 19 points les deux autres paires étant à 13. On approche gentiment du couperet des 25 points (qui élimine l équipe classée 3 e avant le sprint finale jusqu à 30) et la lutte est sévère pour éviter le siège éjectable. Et à ce jeu, les blancs, definitivement revenu dans le match, prennent un petit avantage sur les rouges (19-17) tandis que les verts pointent à 23. A l heure de jeu rien n est vraiment fait : les verts (Tambourindegy-Konpa) sont donc à 23 points, les blancs (Olharan-Hernandez) se rapprochent à 21 puis 22 devant les rouges (Treku-Alliez) à 18. Une faute au but des blancs et deux sauvetages à l énergie de Konpa puis Tambourindeguy permettent aux verts de marquer le 25 e point. Exit les rouges (Treku-Alliez) qui terminent à 18 points. Le sprint final s amorce alors que les verts ont 25 points et les blancs 22. Les deux paires se tiennent. Peu après la relance de la partie les verts ont 26 points, les blancs arrivent sur leurs talons à 25. Avant l égalisation. A 26 puis à 27. Et les blancs prennent l avantage pour la première fois de la partie à 28-27. Quel renversement depuis leurs débuts laborieux! Et ce sont eux qui s offrent la balle de match à 29-28. Ce final est au couteau. Et ce sont les verts qui craquent. Olharan-Hernandez (blancs) l emportent à 30 devant Tambourindeguy-Konpa (verts) qui échouent à 28. Trophée Treku - Alliez 18 Tambourindeguy - Konpa 28 Olharan - Hernandez 30

DESERTOURS: bon anniversaire! 4 Autre partenaire important de cette soirée du 9 août, Desertours, un tour operator, si l on peut employer ce terme pour les activités très spécifiques de l entreprise. Et si elle est là en cette soirée, c est parce qu elle fête cette année ses 25 ans d existence. Elle a été fondée par Jean-Jacques Rey, passionné du Dakar auquel il a participé à de nombreuses reprises et qui a décidé de faire partager ses émotions dans des conditions moins drastiques et surtout moins onéreuses que pour l épreuve mythique créée par Thierry Sabine. Donc dans un premier temps, Jean-Jacques, rejoint depuis par sa fille Géraldine, a organisé des raids soit sur catalogue, soit à la demande. Une offre qui continue d attirer la chaland puisque, en mai ou en octobre, c est par dizaine que Desertours amène des amateurs de grands espaces vers le Maroc, la Lybie, la Tunisie (deux destinations en sommeil actuellement) ou le Vénézuela. Mais Jean-Jacques Rey a su aussi ajouter aussi deux grands fleurons à ses activités de base. C est d abord le 4L Trophée, le premier rallye européen d étudiants. Il amène vers l Afrique 1 200 4L parties du Stade de France et de Saint-Jean-de-Luz. L édition 2011 était la quinzième. Elle est devenue internationale. Outre la découverte d un monde nouveau, cette formule «contraint» les participants à bricoler voire à faire renaître une voiture aujourd hui d un autre âge. Mais il y a aussi du cœur dans cette aventure. Chaque équipage doit amener 50kg de matériel scolaire et 10 kg de denrées alimentaires à distribuer dans le voyage. D ailleurs l opération est organisée en partenariat avec la Croix- Rouge et l association «Enfants du désert». «Nous ne voulons pas parler d humanitaire, nous préférons le mot solidarité» précise Géraldine qui est la pièce maîtresse de l autre organisation d envergure de Desertours : le raid «Roses des sables». La 11 e édition partira de Ciboure le 6 octobre. Devant la vitrine historique de la société. La particularité : dans les voitures il n y a que des représentantes du sexe féminin. Et elles seront près de 360 sur la ligne de départ, toutes habillées en rose. Particularité de l année : 70 équipages viendront du Canada. «Une série télé, tournée sur l épreuve, cartonne làbas» indique Géraldine. Et là encore on n oublie pas l aspect solidarité. Comme pour le 4L Trophée, chaque équipage emporte avec lui du matériel, ici hygiénique pour les enfants (50kg) et toujours 10kg de denrées alimentaires. Et Desertours va plus loin en s intéressant à l environnement. «Le CO2 que nous émettons nous est facturé par une association environnementale qui utilise ces fonds pour la reforestation par exemple, explique Géraldine. Et on va plus loin. On a signé un accord de partenariat qui nous permet d amener des panneaux solaires pour apporter de l électricité dans des lieux qui en sont totalement dépourvus» Aujourd hui, Desertours a deux bureaux, l un à Paris, l autre à Ciboure. La société emploie 16 salariés à l année. Ils sont rejoints par une armée de bénévoles (médecins, commissaires, logisticiens, etc.) à l occasion des grandes organisations. Quelques uns sont là à l occasion de cette soirée anniversaire du 9 août. Jeudi 11 août: revoilà Erkiaga L un des intérêts principaux de cette soirée du jeudi 11 août, la quatrième du tournoi d août, Trophée Baume & Mercier, est de retrouver sur la cancha la révélation de cette année 2011, l avant Aritz Erkiaga qui a mis bas les idoles de l année lors du tournoi de juillet. Il sera associé au jeune (aussi) Arnaud Alliez qui se bonifie à chaque sortie. Ils seront franchement les favoris de cette partie. Face à eux, les expérimentés David Treku et Laurent Alliez, sélectionnés pour représenter la France aux prochains Mondiaux d Hossegor début septembre prochain. Cette saison à Saint-Jean-de-Luz, ils se sont montrés un peu en demi-teinte mais ont fait aussi preuve de belles velléités. A suivre Troisième paire en lice : Laurent Garcia-David Minvielle. Un bel équilibre entre l expérience de l avant et la jeunesse de l arrière. Le premier a montré de belles choses mais un peu par intermittence. Quant au second, en juillet, il a montré des choses bien intéressantes, il est vrai tiré par la nouvelle locomotive, Aritz Erkiaga. Triomphateur en juillet David Minvielle a encore son mot à dire en août. LE JOURNAL DES INTERNATIONAUX PROFESSIONNELS DE CESTA PUNTA crédits photo: Coldi réalisation et conception: Comité d organisation des Internationaux professionnels de Cesta Punta de St-Jean-de-Luz

JEUDI 13 AOUT 20011 - N 13 LA PAROLE à Denis GRAND VINCI PARK Le partenaire principal de cette soirée du 11 août est parmi les plus prestigieux de la saison par son rayonnement international. Il s agit de Vinci Park, filiale à 100% du groupe Vinci n 1 mondial de la construction et de la concession. Son représentant à cette soirée est un grand ami de la région où il a des attaches familiales. C est aussi le PDG de Vinci Park International : Denis Grand. La société qu il dirige n a pas manqué, comme d habitude, de prendre quelques muscles depuis l an dernier où l on avait déjà reçu Denis Grand. Avec quelques acquisitions et une belle extension interne, Vinci Park a largement consolidé ses positions aux Etats-Unis avec aujourd hui 500 000 places à gérer ce qui met l entreprise française au 4 e rang des acteurs du secteur aux States. Même progression significative au Canada avec, à ce jour, 400 000 places en gestion qui en font le 3 e opérateur de ce pays. En Europe aussi on a chaussé les bottes de sept lieues avec le rachat, récent, d une société au Royaume Uni qui a fait tomber 250 000 places supplémentaires dans l escarcelle de Vinci. Cela correspond à un presque doublement de la position sur cette zone géographique. Aujourd hui, Vinci Park gère plus de 1 500 000 places de stationnement dans le monde. Avec la place de n 1 mondial du secteur en prime devant deux sociétés américaines. «En France, notre marché est plus mature» explique Denis Grand. Ce qui voudrait dire que la progression est moins spectaculaire qu ailleurs. Voire La société vient de signer un important contrat à Marseille, «la région de France où l on se développe le plus» précise Denis Grand. Il s agit de créer un parking de 1 000 places au pied du futur musée des civilisations européennes construit dans l optique de «Marseille, capitale européenne de la culture» en 2013. Résultats de ce jeudi page 3 Le journal des Internationaux professionnels de Cesta Punta de Saint-Jean-de-Luz Mais Vinci Park continue d avoir une belle activité dans notre région. Le projet Arcachon, annoncé l an dernier, a été signé et réalisé. Le parking centre ville-plages ouvre dans une semaine. Au début de l année prochaine, toujours à Arcachon, c est à un parking de 200 places que s attaque Vinci à la gare TGV de la ville. Il y a un an encore nous avions parlé de la prise en charge par Vinci du parking du Tripode de Bordeaux (souterrain et en surface). 1 500 places au total. Le tout sera opérationnel en septembre. Dax a également fait appel à Vinci pour la gestion de ses places de stationnement en voirie mais aussi pour créer deux parcs dont un près des arènes. Non loin de là, Pau et Mont-de-Marsan poursuivent les contacts avec Vinci Park autour de projets à ce jour non vraiment définis. Toujours dans le cadre régional (on reste en Pays Basque) mais hors des frontières, Vinci a mis en service il y a trois mois un 450 places à Vitoria. S agissant d une structure cousine de Vinci Park, celle qui a pris le contrôle de trois sociétés d autoroutes (ASF, Escota et Cofiroute) et qui intéresse donc notre région, elle a décidé d unifier les bannières sous le seul vocable de Vinci Autoroutes. Ce qui au passage va bien faciliter l extension des pass liberté utilisables sur la route mais aussi dans les parkings Vinci. En étant le partenaire de la cesta luzienne, une nouvelle fois, comme elle l est du rugby, la société Vinci Park marque son attachement à la vie locale. «C est culturellement important» dit Denis Grand. Ce soir, outre ses invités, il aura à ses côtés Christian Labeyrie, directeur financier et directeur général adjoint du groupe. C est un Landais. On reste en famille www.cestapunta.com

2 Laurent Alliez: un programme chargé Le 9 août, l arrière, Laurent Alliez (33 ans) était en souffrance. Physiquement d abord. «Depuis douze jours j ai une tendinite généralisée du coude droit, explique-t-il. Il faudrait que j ai une période d arrêt mais je ne peux pas. Alors pour le moment c est glace et kiné avec l espoir d attraper une semaine de calme pour bien attaquer les Mondiaux d Hossegor. En attendant on va essayer de se qualifier jeudi (le 11, voir page suivante).» Souffrance morale aussi. Avec son partenaire David Treku, ils ont bien tenu en début de partie mais sont restés collés définitivement à 18 sans jamais pouvoir espérer revenir dans le match. «C était un jour sans, dit Laurent. On n a pas eu de chance, on n a pas réussi à rentrer bien dans la partie, on était toujours à contretemps. Et quand on n y est pas, on n y est pas!». C est vrai que la veille il jouait à Biarritz une partie longue et qu il est rentré tard chez lui à Pau. Et quand il nous racontait ça en se massant sans cesse ce coude maudit et douloureux il pendait que le lendemain il allait retourner à Biarritz avant de ce retrouver en ce 11 août sur la cancha luzienne. «On se plaint de ne pas jouer assez l hiver alors on ne va pas faire la fine bouche maintenant, dit Laurent. Mais là tout s enchaîne et c est un peu dur.» D autant plus que le garçon n a pas que la cesta dans la vie. D abord Il est conducteur-receveur à la STAP (transports publics de Pau). «Et on ne me fait pas de cadeaux, soupire-t-il. On ne veut pas entendre parler d aménagement d horaires. Et c est pareil pour les autres sportifs de l entreprise. Je ne sais même pas si j aurais les congés que j ai demandés pour disputer les Mondiaux. J espère quand même trouver un arrangement car je tiens à les faire ces championnats du monde. Cela fait un an qu on y pense et trois mois qu on se prépare» Ensuite il y a la petite famille. «J ai deux enfants de 1 et 4 ans et comme ma femme travaille je suis souvent obligé de m en occuper» dit Laurent. Mais qui n est pas près d abandonner la cesta. «Tant que le boulot va bien et que je garde l envie, je continue, affirmet-il. C est une passion et si j ai des contrats pas question d abandonner car j aime ça.» Il est vrai, et on a pu le lire à propos de son jeune frère Arnaud, que familialement il ne pouvait guère échapper à la pelote. Le grand-père avait donné le virus à tout le monde. «A cinq ans je jouais déjà contre le mur du garage à la maison» se souvient-il. Père, frère, oncles jouent. «Même ma mère a fini par s y mettre : elle joue à pala» dit-il en souriant. Ainsi va la vie de son été depuis qu il est repassé pro en 2006. Saint-Jean, Biarritz, Fontarabie, Hossegor («on est en finale» précise Laurent), Garazi se succèdent. Il n a pas de partenaire vraiment attitré. En ce mois d août à Luz c est David Treku mais il joue aussi avec Erkiaga, Goikoetxea ou Laurent Garcia. Il a un contrat avec Jai Alive mais passe aussi par l association 7Pilota pour ses engagements. «C est un peu bizarre mais qu ils se débrouillent. Pourvu que je joue et que je sois payé» conclut-il. Une invitée de marque Discrète, charmante et talentueuse, Isabelle Carré a participé, mardi dernier à la soirée des Internationaux de Cesta Punta, suite à l invitation de Jean-Michel Maury (Meubles Maury). L actrice a élu domicile à Saint-Jean-de-Luz. Elle a même tourné un film, sorti en 2009, «Le Refuge», qui se déroulait entre autre dans la cité des corsaires, sous la direction de François Ozon.

3 Jeudi 11 août: Garcia - Minvielle avec application En ce jeudi 11 août on disputait l avant-dernière partie de qualification en vue des demi-finales du tournoi d août, Trophée Baume & Mercier. Les équipes présentes sur la cancha luzienne vivaient des situations différentes dans ce contexte particulier. Etat des lieux. En rouge on avait David Treku et Laurent Alliez, deux qualifiés pour les Mondiaux d Hossegor mais un peu en difficulté dans ce tournoi d août d autant plus que Laurent souffre depuis quinze jours d une sérieuse tendinite au coude droit. Sous le maillot vert étaient associés Aritz Erkiaga et Arnaud Alliez. L équipe la plus jeune derrière un Erkiaga éblouissant depuis le début de la saison de Saint-Jeande-Luz. Ils étaient les favoris logiques. En tunique blanche se sont présentés Laurent Garcia et David Minvielle, l association de l expérience et d une jeunesse aussi ambitieuse que talentueuse. les blancs font un pas en avant très sérieux en marquant le 24 e point. Trois points de mieux que les verts (21). L élimination est en vue pour Treku-L. Alliez (rouges). Et de fait Garcia-Minvielle (blancs) inscrivent le 25 e point alors que Erkiaga-A. Alliez (verts) marquent nettement le pas. On ne reconnaît pas l équipe terriblement conquérante des sessions précédentes. La situation va-t-elle être inversée dès lors que les deux paires sont désormais en face-à-face? Pas vraiment. Les verts ne décollent pas du 21 tandis que les blancs, bien équilibrés continuent de tracer leur route vers la victoire du soir. On joue depuis une heure et les blancs ont 28 points alors que les verts marquent enfin leur 22 e. Puis on est à 29-23 et à 29-24. Réveil des verts? Trop tardif. Ce sont les blancs (Garcia-Minvielle) qui l emportent devant donc les verts (Erkiaga-A.Alliez). Les vainqueurs du jour ont bien mené leur barque tout au long de la partie. Les vaincus ont un peu déçu. Un premier envol attendu des verts dans les premières minutes a cependant tourné court, surtout en raison de fautes de déconcentration. Ainsi au quart d heure ils étaient rattrapés au score par des blancs appliqués et valeureux à 6 partout. Comme craint les rouges sont à la peine à 3. Mais on a vu bien d autres retournements de situation aux Internationaux. Et de fait, Treku-L. Alliez (rouges) recollent un peu à 7 sur les talons de Erkiaga-A. Alliez (verts) qui sont à 8 tandis que Garcia-Minvielle tisse leur toile avec sérieux puisqu ils creusent un premier écart à 13. Mais autour de la quarantième minute de jeu les verts reviennent vers la tête qu ils partagent avec les blancs à 16 points alors que les rouges continuent de résister à 13. Dans les instants qui suivent la situation est loin de se décanter. A preuve : verts et blancs sont à 17 et les rouges à 16! Et c est là que ces derniers recommencent à caler car ils restent sur cette marque de 16 alors que Trophée Treku - Alliez L. 16 Erkiaga - Alliez A. 24 Garcia - Minvielle 30

Arcadie/Pedavia: l irrésistible avancée 4 Aux Internationaux de Cesta Punta, c est Arnaud Aguerre qui représente, avec une fidélité sans faille, le groupe Arcadie/Pedavia présent sur la marché de la viande mais qui garde au fil des années un appétit boulimique. Pedavia, création de la coopérative Lur Berri à Saint-Palais a rejoint Arcadie Sud Ouest en 2003 pour former un groupe qui ne cesse de grandir. Grâce à une progression interne mais aussi par des extensions internes d importance. Pas une année sans un rachat important. En 2007 c était Becimo à Mont-de-Marsan,en 2009 c était la société audoise Spanghero, en 2010 le groupe lotois Destrel (basé à Gramat, l un des plus grands abattoirs ovins) et en 2011 c est au tour de la société Pujol (300 salariés, basée à Sarreguemines) de passé sous le giron d Arcadie/Pedavia. Qui passe du coup sur le podium français de ce secteur alimentaire avec un effectif en personnel qui est passé à 1 600 personnes. A ce rythme la première place n est pas loin. «De la production au produit fini, on est partout, dit Arnaud. Là où il se vend le plus petit morceau de viande on est présent jusqu à la grande distribution.» Si le siège du désormais grand groupe Arcadie est à Rodez, en Aveyron, Pedavia et Lur Berri n ont pas perdu leur âme dans l affaire. Mardi 16 août: fin des qualifications Cette soirée du mardi 16 août est celle de la fin de la phase de qualification pour les demi-finales (18 et 23 août, finale le 25). David Treku et Laurent Allie jouaient le 11 une partie décisive. Sans résultat exceptionnel, ce sont eux qui passaient à la trappe (voir page précédente). Pour en revenir au 16, on trouvera sur la cancha, d abord, Aritz Erkiaga et Arnaud Alliez. Le premier est éblouissant depuis son entrée dans les Internationaux au point d en être devenu la vedette chaque fois attendu avec impatience. D autant plus que son partenaires des Internationaux, le jeune Arnaud Alliez, n a pas molli pour hausser son niveau et se mettre au diapason de son avant. La coopérative basque est un actionnaire de poids et incontournable en matière de décision. Et surtout l ancrage à Saint-Palais a été conservé. De très importants travaux ont été réalisés l an dernière sur les installations d abattage. «Aujourd hui le travail est un peu plus compliqué, confie Arnaud, mais nous sommes dans des locaux neufs et modernes. On est surtout, désormais à la pointe en ce qui concerne l hygiène et la traçabilité de nos produits.» L impact économique sur Saint-Palais est très important avec 62 emplois sur place. Les produits sont régionaux. «Nous sommes spécialisés dans la Blonde d Aquitaine et notre viande vient essentiellement du Sud Ouest, insiste Arnaud. Nos actionnaires sont pour la plupart des coopératives de producteurs et elles sont très vigilantes dans ce domaine.» Et pour demain? «On n a pas vraiment d idée d extension hors des frontières mais c est vrai qu on regarde un peu ce qui se passe de l autre côté de la frontière espagnole» avoue Arnaud. En face, Jean Olharan et Jonathan Hernandez. Ils peuvent (mais ils ne le feront pas car ce n est pas leur tempérament) jouer tranquille. Ils ont deux victoires à leur actif en deux sorties. Certes des succès sur le fil (à 1 et 2 points). L arrière, Hernandez a époustouflé le 9 par sa constance et surtout son hyper puissance. Il était infranchissable. Olharan s est alors régalé à conclure des points bien joliment construits. Intéressante la confrontation avec Erkiaga. Selon leur résultat du 11 (voir page précédente) Laurent Garcia et David Minvielle sont des candidats sérieux aux demi-finales. David Minvielle, l arrière, est actuellement dans une forme éblouissante et il peut compter sur la grande expérience de Garci pour réussir un coup. Une chose est certaine : la partie va être très disputée. LE JOURNAL DES INTERNATIONAUX PROFESSIONNELS DE CESTA PUNTA crédits photo: Coldi réalisation et conception: Comité d organisation des Internationaux professionnels de Cesta Punta de St-Jean-de-Luz

LA PAROLE à Résultats de ce mardi page 3 Jean-Lou PHILIPPE FRANCE BLEU Le partenaire principal de cette soirée du mardi 16 août est France Bleu Pays Basque. Et il est représenté par son directeur, Jean-Lou Philippe. En poste depuis un peu plus d un an. Présentation. Jean-Lou Philippe 45 ans, marié, père de deux enfants, champenois d origine, a débarqué dans notre région après un véritable tour de France des stations. Huit affectations pour ce garçon entré à Radio France il y a 25 ans et qui a gravi les échelons en passant par Grenoble, Reims, Rouen, Nice, Clermont-Ferrand, etc. «A mon portrait on peut ajouter épicurien ce qui, en Pays Basque, apparaît comme la moindre des qualités» dit-il avec le sourire. Et en dix-huit mois il a attrapé le virus local. «Ce serait bien si ça durait un peu, dit ce grand voyageur. Avec l expérience que j ai acquise ailleurs je mesure la qualité exceptionnelle de ce pays.» Cela fait 28 ans que la station émet en Pays Basque. L équipe qui l anime est forte de trente collaborateurs à temps plein auxquels il faut ajouter des pigistes et des intervenants réguliers très spécialisés comme pour le rugby, la cuisine ou la langue basque par exemple. «On donne aussi une plus grande place à la musique basque en général et aux chœurs basques en particulier à travers une émission dédiée animée par Gorka Robles» ajoute Jean-Lou. Au total l équipe basque produit tout ce qui est donné (informations et magazines) sur l antenne, chaque jour de 6 à 19 heures. Et le cocktail réussit. «Les derniers chiffres sont formidables pour nous, dit Jean-Lou. Le journal des Internationaux professionnels de Cesta Punta de Saint-Jean-de-Luz MARDI 16 AOUT 2011 - N 13 Nous sommes désormais la première radio (toutes radios confondues) en Pays Basque et nous avons atteint le chiffre de 48 700 auditeurs quotidiens, un niveau jamais touché dans le passé. Nous sommes très contents. Nous avons reçu les résultats le jour de l ouverture des fêtes de Bayonne et nous avons su célébrer le double évènement.» Mais pas question de s endormir sur les lauriers du moment. Ainsi France Bleu Pays Basque vient de signer «un très beau partenariat avec la FFPB qui fait de nous, vraiment, la radio de la pelote» selon les mots de Jean-Lou. Et aussi : «Nous allons renforcer notre dispositif bascophone, ajoute le directeur. Cela avec une nouvelle émission quotidienne entièrement en basque entre 18 h 15 et 19 heures. On déplace le rendez-vous de midi mais on le double dans sa durée. Comme pour la pelote, c est une façon pour nous d être plus près des préoccupations des gens d ici.» Jean-Lou Philippe met aussi beaucoup d espoirs sur le Coupe du monde de rugby. Grâce aux envoyés spéciaux de Radio France ils auront quotidiennement des nouvelles des Basques engagés dans la compétition. Bref, août oblige, tout baigne www.cestapunta.com

2 Jean Olharan: un rêve d amérique Le jeune (né le 29 juillet 89) Palois Jean Olharan est un puntiste un peu à part. Il est pétillant, toujours souriant et très philosophe face aux choses de sa vie sportive et au-delà. C est aussi un grand amateur du contre-pied. Nous l avons rencontré le 9 août au sortir d une victoire venue de nulle part tant le début de partie avait été plus que laborieux. «On part complètement en désordre mais on revient bien, dit Jean. Heureusement que Jonathan (Hernandez) a assuré seul les dix premiers points car je n étais pas du tout dans le coup. Après j ai mieux marché, je me suis bien amusé et on a gagné» Pour Jean, la cesta punta c est presque (on le verra plus loin) toute sa vie. «J avais à peine quatre ans qu on m offrait déjà mon premier chistera, raconte Jean. Je crois que bien que c était le plus petit gant du monde. Je jouais à la maison où on a un trinquet et un fronton. Pour l essentiel je me suis fait moi-même. Je regardais les parties à la télé et j essayais de faire pareil.» JeanOlharan a quand même été entouré. Au sein de la Section Paloise dont il est licencié depuis ses six ans mais aussi auprès de son père, Jean-Marc, qui a d ailleurs les Internationaux de Saint-Jean en 90 et 94. le petit a fait son chemin jusqu à une victoire en Coupe du monde en 2009 et un titre de champion du monde amateur en 2010 associé à David Minvielle. C est sur la lancé de ce titre d ailleurs que, en compagnie de son complice de victoire, il est passé pro en avril dernier. «C est mon partenaire préféré, dit Jean de David. Pour moi ce n est pas qu un arrière car ça fait quatre ans qu on partage plein de choses.» Et ce n est peut-être pas fini. Jean Olharan rêve d Amérique. Il a tenté le coup l an dernier avec Jon Tambourindeguy mais ils ont échoué. Il en faut plus pour les décourager. Ils vont à nouveau faire acte de candidature à la fin de l année en ajoutant David Minvielle sur la liste des candidats à l envol vers la Floride. «On va y arriver» affirme Jean. Qui joue avant mais frustré. «Mon grand regret est de ne pas pouvoir jouer arrrière comme mon père» lâche-t-il. Il est vrai qu avec ses 174cm il n a pas vraiment le gabarit du moment. Mais là encore il ne désespère pas. Après tout, avec deux centimètres de moins, Konpa a, d une certaine manière, réussi sa conversion de l avant vers l arrière. Tout feu tout flamme dans la pelote, Jean Olharan garde cependant la tête froide s agissant de gérer sa vie. Il marche sur les traces de son oncle, Jean Chabat, rugbyman d Oloron qui prospère dans la boulangerie. Il a une petite chaîne de sept magasins. «J ai passé un BTS de gestion PME/PMI car le but à terme est de reprendre l affaire, dit Jean. Mais je vais souvent faire un peu de pain car il faut toucher à tout et en plus ça me plaît bien. C est comme à la pelote où il faut savoir finir un point, là il faut savoir finir un pain» La voie est tracée mais il n y a pas le feu. «Mon oncle a encore dix ans à faire. Il me les laisse pour que je joue autant que possible et que je visite les Etats- Unis. On passera le relais après. C est impeccable.» En attendant il y a cette saison d été, sa première en professionnel. Avec une petite alerte en début de mois sous forme de déchirure musculaire à la cuisse. «Une semaine et demi d arrêt, beaucoup de glace et de canapé et c est reparti, dit-il. Je joue, c est bien. Nous, les jeunes, on ne nous laisse pas de côté. Nous sommes bien intégré, c est parfait.» A noter que son modèle c est Aritz Erkiaga. «Si je dois m inspirer de quelqu un ce sera de lui» avoue-t-il. Pas mal. La Kantxa dans le tempo La Kantxa, le restaurant du jai alai, vit dans le tempo des soirées de cesta punta. Dominique Etcheberrygaray met en place une organisation spéciale chaque mardi et jeudi afin d accueillir ceux qui le souhaitent soit avant la soirée soit à la sortie de la partie professionnelle. L arme culinaire de l année pour ces soirées : la paella. Dominique et sont restaurant participent ainsi à l animation dessoirées des Internationaux.

3 Mardi 16 août: Erkiaga sur vole la soirée Cette soirée du mardi 16 août était la dernière de la phase de classement du tournoi du mois, Trophée Baume & Mercier avant les demi-finales qui se déroulent les 18 et 23 août. A vrai dire cette dernière confrontation était pour l honneur car la messe était dite depuis le 11 août s agissant des qualifications. Pas question cependant pour les joueurs en présence de galvauder la partie. Etaient donc en lice en ce 16 août : Aritz Erkiaga et Arnaud Alliez en rouge ; Jean Olharan et Jonathan Hernandez en vert ; Laurent Garcia et David Minvielle en blanc. Comme souvent l entame est un peu molle. Un premier point au quart d heure de jeu : les blancs sont en tête à 9 points suivis des verts à 7 les rouges fermant la marche à 5. Et c est déjà une petite surprise de voir Erkiaga un peu à la traîne. Pense-t-il à la demi-finale du Gant d Or qu il doit jouer le lendemain? Ce qui est le cas aussi pour Hernandez (qui sera son partenaire). En ce début de partie, Garcia et Minvielle (blancs) sont les plus sereins mais l intenable Olharan (verts) fait flèche de tous bois tandis qu Erkiaga (rouges) se rebelle. Et voilà tout le monde à égalité à 9 avant que la logique ne pointe implacablement le nez sous la forme d une nette reprise en main de la partie par la paire favorite à priori, Erkiaga-A.Alliez (rouges) qui se détachent à 12. Les arrières tiennent bien leur terrain et le combat se déroule à l avant. Et d admirer la maîtrise absolue d Erkiaga, les splendides éclairs d Olharan ou l assurance tranquille de Garcia. Les points sont courts et le tableau de marque fait un peu du surplace. A la demi-heure de jeu on est encore dans un mouchoir de poche : 13 pour les rouges, 12 pour les deux autres équipes Est-ce qu il s agace un peu? En tout cas Aritz Erkiaga fait toutes les misères du monde à ses adversaires avec des coups splendides. Et sur une accélération les rouges passent à 20, les blancs sont à 17 tandis que les verts ferment la marche à 15. Rien n est fait. On approche de l heure de jeu et en même temps du premier verdict : l élimination du 3 e dès que le leader atteint 25. Et les rouges ne manquent pas l occasion de le signer dans la foulée. Exit les blancs (Garcia-Minvielle) malgré leur bon départ. Restent en lice les rouges donc (Erkiaga-A.Alliez) à 25 et les verts (Olharan-Hernandez) à 20. Sprint jusqu à 30. Olharan tente, parfois avec succès, de défier celui qu il considère comme un modèle Erkiaga. Il décroche un point vaillant puis eux autres à l énergie. Nous voilà à 26-23. Et puis à 28-23 : on vole trop haut. Quoique Car les verts reviennent à 25. Mais ils ne peuvent empêcher les rouges d approcher du but à 29. Point décisif. Il n échappe pas à Erkiaga-A.Alliez (rouges). En donnant l impression de ne pas forcer physiquement Aritz Erkiaga a survolé la partie. Olharan-Hernandez (verts) ont fait mieux que se défendre. Ils sont tombés avec les honneurs. Trophée Erkiaga - Alliez 30 Olhanran - Hernandez 25 Garcia - Minvielle 18

Ttilika: dans l univers de la pelote 4 Créée par un petit groupe d amis tous amoureux de leur terre, TTILIKA (polos et T-Shirts) s adresse à tous ceux qui vivent le Pays Basque intensément : sport, nature, détente, convivialité mais aussi, culture et art de vivre au Pays Basque sont les éléments fondateurs de la marque. Aujourd hui, TTILIKA évolue et décide d exprimer sa vision de la pelote basque au travers d une collection résolument authentique et moderne.quoi de plus légitime pour cette marque dont tous les associés sont pratiquants et parmi lesquels on compte Eric Irastorza, l un des joueurs de Cesta Punta le plus titrés au monde. Pour la nouvelle collection, le souci du détail et l expression artistique de l univers graphique de la marque sont à découvrir au coeur de chacune de ses créations. Fabriquée au Portugal, le plus grand soin est apporté à la sélection des fournisseurs afin que les matières, les coloris, les confections et les finitions répondent aux standards de qualité les plus nobles. Distribuée par un réseau de partenaires multimarques principalement dans l ensemble des 7 provinces basques depuis 2000, la société, en 2002, fait naître son propre réseau de boutiques TTilika, sur Anglet dans un premier temps, puis sur Saint Jean de Luz, Bayonne et enfin Biarritz. Il faut y ajouter le site de ente en ligne qui a démarré gentiment. Forte de plus de 10 ans d existence, TTilika est désormais connue et reconnue comme une marque emblématique du Pays Basque. Ttilika signifie la petite goutte d eau en basque. Cette petite goutte qui symbolise la perle de sueur sur le front du joueur de pelote lorsque le score de la partie est à 34-33 et que c est précisément à ce moment là qu il ne faut rien lâcher! Cette année Ttilika, qui habille tout le personnel et tous les joueurs des Internationaux de Saint-Jean, a pris résolument le virage de s identifier à l univers de la pelote. Et la marque recrute ses ambassadeurs au sein de cette discipline. Et Ttilika sera d ailleurs partenaire des Mondiaux professionnels de cesta punta d Hossegor du 2 au 10 septembre. A ce jour Ttilika a bien solidifié ses fondations en se déclinant au masculin (hommes et adolescents). Allez plus loin? L équipe dirigeante y pense. Avec des pistes à creuser : s ouvrir vers la mode féminine, augmenter les points de distribution, lancer des franchises? «Tout cela est dans les tuyaux, on réfléchit, dit un des dirigeants. Pour l instant on est bien posé il faut voir comment on va plus loin» Jeudi 18 août: on attaque la falaise Dans ce tournoi d août, Trophée Baume & Mercier, on a eu droit à une série de parties de classement pour l essentiel de haute tenue. En tout cas très serrées. En effet la paire Treku-L.Alliez, à égalité au goal average n a été écartée que par la règle de l âge (67 contre 64 ans) pour les rivaux face à cette élimination En cette soirée du jeudi 18 août on franchit un palier sérieux avec, face aux qualifiés du mois, l entrée en lice des têtes de série. Ce sera la première demi-finale qui permettra de voir sur la cancha Mikel Egiguren associé à Imanol Lopez. Rien moins que l un des deux meilleurs avants actuels du monde avec l un des deux meilleurs arrières. Pour contrarier cette suprématie de fait on a deux duos aussi sympathiques qu ambitieux. Il y aura là notamment Jean Olharan et Jonathan Hernandez. Le premier est un garçon électrique, qui n a peur de rien ni de personne et capable de coups époustouflants. Il ne lui manque que la régularité. Elle peut venir. Quant à son complice su soir il est juste l arrière le plus puissant que l on ait vu à Saint-jean cet été. Il ne lui manque qu un peu de variations dans ces coups. La troisième équipe est constituée de Laurent Garcia et David Minvielle. On l a déjà dit : un subtil mélange de solide expérience et de jeunesse débordante. Laurent est capable de séquences de haut niveau et David a ffirmé son talent depuis début juillet. Cela fait du beau monde attaché à la perte des favoris logiques de la soirée. LE JOURNAL DES INTERNATIONAUX PROFESSIONNELS DE CESTA PUNTA crédits photo: Coldi réalisation et conception: Comité d organisation des Internationaux professionnels de Cesta Punta de St-Jean-de-Luz

LA PAROLE à Daniel TOUZANNE INTER ENERGIES JEUDI 18 AOUT - N 15 «Notre société a les mêmes qualifications que les très grands groupes pour répondre à ce type de marché, précise Daniel. Nous sommes la seule entreprise indépendante dans la région à avoir cette accréditation.» Daniel Touzanne, Inter Energies, partenaire principal de cette soirée du 18 août, est le fidèle parmi les fidèles des Internationaux de Saint-Jean-de-Luz (16 ans ). Ce Gersois né au Houga a commencé sa vie professionnelle dans le génie climatique en 1970. A Pau. Et c est là dans le garage de son domicile qu il décide en 1983 de se mettre à son compte. Le petit artisan (il revendique l être resté) est assez rapidement devenu une société, Inter Energies, qui emploie, aujourd hui, cent personnes. La philosophie de Daniel Touzanne est d apporter en permanence le service parfaitement adapté à chacun de ses clients. Et c est pour cela d ailleurs qu il a bataillé pour créer au niveau national un label de qualité et de professionnalisme en matière de maintenance en multi-techniques. Avec ses filiales, Alliance Energies et Calliot Energies il a pris une place prépondérante en Aquitaine, région élargie à son Gers natal, aux Hautes-Pyrénées et à la Haute-Garonne. Et ce n est qu un raccourci on ne peut plus bref. L important est que Daniel Touzanne ne manque ni d idées ni d enthousiasme. Avec une grande innovation chaque année. Cette fois Inter Energie a pris au vol l ouverture du marché de l énergie. Inter Energies est devenu fournisseur. Avec une nuance. «Nous sommes des relais, dit Daniel. Avant on vendait du gaz nous, maintenant, on vend de la chaleur.» Cela dit c est Inter Energies qui achète gaz ou électricité et qui les transforme. Et comme on est toujours plus forts à plusieurs que tout seul, Daniel Touzanne s est employé ces derniers mois à fédérer les entreprises françaises cousines de la sienne. «Et nous sommes déjà une centaine sur le territoire national» précise Daniel qui poursuit : «Notre volonté forte est de garder notre indépendance. Si notre société était reprise par un grand groupe cela signifierait la suppression d au moins un quart des effectifs. Nous sommes 1,5 là où les autres sont 1. Nous favorisons la compétence manuelle et technologique contre la recherche absolue du profit financier. Et je n ai pas tort, les évènements actuels sont en train de me donner raisons.» C est ainsi aussi qu Inter Energies a la volonté de former ses techniciens dans l esprit de l entreprise et dans le but ultime d être le plus performant possible face aux besoins des clients. «Mais mon critère principal est : savoir être pour accéder au savoir-faire» dit Daniel. Il faut ajouter qu Inter Energies est un actionnaire important de Climaticiens de France, un groupement qui rassemble 30 entreprises triées sur le volet et représentant toutes les grandes régions du pays. Est-il utile de préciser qu Inter Energies est en plein dans le domaine des énergies renouvelables. Daniel Touzanne a rassemblé ce soir autour de lui des clients, des amis, des collaborateurs. Il aime les Internationaux. «Au travers de ces soirées, dit Daniel, je retrouve les valeurs qui me sont chères : beauté du sport, engagement des compétiteurs, attachement aux racines locales, qualité d organisation. Ce sont autant de choses qui s apparentent à la culture d Inter Energies». Résultats de ce jeudi page 3 Le journal des Internationaux professionnels de Cesta Punta de Saint-Jean-de-Luz www.cestapunta.com

2 Inaki Egiguren: un palier est franchi Iñaki Egiguren c est Jai Alive, l empresa des joueurs qui évoluent cette année à Saint-Jean-de-Luz. C est un «jeune» dans le métier. Parcours. Iñaki forcément, à la base était un puntiste. Il a débuté à l âge de 10 ans parce que son oncle jouait et qu il lui a offert un gant. Très vite il est allé jouer volontiers en compagnie de son frère Mikel (actuellement un des meilleurs avants du monde) à Tolosa où il est devenu professionnel. Une carrière de dix ans au cours de laquelle il a eu l occasion de partager des parties avec son frère. Ainsi, par exemple, ils ont gagné ensemble trois fois le tournoi de Mauléon (99, 2000 et 2001). Mais au contraire de son jeune frère Iñaki n est pas parti aux USA. Il a préféré privilégier ses études de droit et de marketing. Une voie toute tracée pour le conduire à monter son entreprise d empresa. Ce qu il fait en 2004. Petitement jusqu à 2006. Anecdote : son frère n a pas été le premier membre de son écurie car il était engagé à Dania. Mais il a fini par le rejoindre avec d autres joueurs de renom. Imanol Lopez par exemple. «Quand il m a rejoint, dit Iñaki, il avait 19 ans. C est facile de dire aujourd hui qu il est un des meilleurs arrières mondiaux mais à l époque ce n était pas évident. Je suis fier de l avoir conduit jusqu au sommet où il se trouve.» Aujourd hui son «portefeuille» est de 25 joueurs. Il est en contrat avec les frontons de Gernika, Tolosa, Markina, Barcelone, Fontarabie, Vitoria, Biarritz, Garazi, Mauléon, Hossegor. Depuis cette année est arrivée sur le marché 7Pilota une associations de joueurs proche du format d empresa sans l être vraiment. «Je m entends bien avec 7Pilota car je ne peux pas tout faire et David (Treku dirigeant de 7Pilota) peut donner plus de temps de jeu à certains joueurs d ici. Et s il a un souci c est Jai Alive qui fournit.» Une chose est certaine : comme les cartes ont un peu été redistribuées dans le milieu 2011 est la plus grosse année de Jai Alive. «La très grande majorité des grands joueurs est sous contrat avec moi et du coup je suis présent dans les meilleurs frontons, dit Iñaki. Je suis très content de cette saison.» A noter qu hors frontières Jai Alive gère un très important tournoi à Acapulco. D ailleurs Iñaki a des idées pour relancer la pelote à Mexico. Il a ouvert un bureau sur place. «Le potentiel est énorme, dit-il. On attend juste que les travaux de rénovation du fronton soient achevés.» Et l avenir? «Nous ne sommes pas au sommet mais dans une position assez favorable pour réaliser les projets que nous avons, dit Iñaki. Et principalement nous souhaitons remettre la pelote à la place qu elle mérite notamment en développant la cesta punta au sud. Notre autre projet phare est le développement des écoles comme celle que nous venons de créer à Fontarabie. Nous avons un accord avec la fédération de Gipuzkoa. Les choses commencent à bouger.» Côté télévision, Iñaki Egiguren n a pas de projet. «Chacun son métier, dit-il. Il y a des sociétés compétentes pour ça comme ETB qui a les moyens et le savoir-faire. Moi je reste dans ce que je sais faire : la pelote.» Son rêve? «M inspirer du savoir faire de Saint-Jean-de-Luz et le transporter pour que ça marche aussi à Donosti, Vitoria, Bilbao et Mexico» Merci pour cet hommage. Peio, nouvelle recrue du jai - alai Proche des plus petits, calin auprès des mamans, et ami des papas, Peyo, la mascotte des Internationaux s exerce à la cesta punta pendant la partie des professionnels... et malgré son embonpoint légendaire et même si sa carrière est limitée à de longues siestes dans les vestiaires du Jaï-Alaï, son grand rêve est de devenir un joueur international! Mais qui se cache derrière cet ours si tendre et si affectueux?

3 Jeudi 18 août: Egiguren - Lopez bien sûr En ce jeudi 18 août on entrait véritablement dans le vif du sujet avec la première demi-finale du tournoi d août, Trophée Baume & Mercier. Et l entrée de la première équipe tête de série composée de Mikel Egiguren et Imanol Lopez. Pour cette soirée ils étaient en blanc. Les deux autres formations étaient sorties de la phase de classement. A savoir : Jean Olharan-Jonathan Hernandez en vert ; Laurent Garcia-David Minvielle en rouge. Favoris à priori : les blancs. Au risque de se répéter, les premières minutes de la partie constituent le traditionnel round d observation. Il faut prendre la mesure des pelotes d abord, des adversaires ensuite. A ce jeu ce sont quand même les rouges et les blancs qui prennent les devants à 7 tandis que les verts sont à 3. Caractéristiques de la soirée : de nombreuses pelotes finissent dans le colchon. Il est vrai que les points sont longs et usant et que la faute veille en bout de route. Avec leurs qualités propres, l énergie d Olharan et la puissance de Hernandez, les verts arrêtent un peu l hémorragie mais sans pouvoir vraiment refaire leur retard. Au contraire, hélas. A la demi heure les rouges dominent à 13 devant les blancs à 10 et les verts à 6. A cet instant cela constitue une petite surprise. Qui semble en partie rectifiée quand les blancs (Egiguren-Lopez) reviennent à hauteur des rouges (Garcia-Minvielle) à 13. Mais c est aussi l heure de la révolte des verts (Olharan-Hernandez) qui reviennent dans la partie à 10. Incontestablement le débat est âpre. Personne ne veut se découvrir. Au bout de 45 minutes l ordre est le suivant : 16 pour les blancs, 15 pour les rouges, 12 pour les verts. Bref : rien n est fait. Encore que les blancs commencent à s énerver et font une pointe à 21. Cela signifie qu un écart est fait car les rouges sont à 17 et les verts à 13. On approche du verdict des 25 points qui va éliminer le duo classé 3 e avant le sprint final en face à face jusqu à 30. Et les blancs (Egiguren-Lopez) ont désormais trouvé leur rythme de croisière. Intraitables qui signent le 23 e point laissant les rouges (Garcia-Minvielle) à 6 points et les verts (Olharan-Hernandez) à 8. On vient de passer l heure de jeu et les blancs sont à 24. Face aux verts qui dès lors jouent leur survie dans la partie. Imparablement la guillotine tombe. Jean Olharan et Jonathan Hernandez ont beaucoup tenté mais ils doivent quitter la cancha. Egiguren-Lopez (blancs) restent donc en lice en leader face à Garcia-Minvielle (rouges) pour le dernier run jusqu à 30. Mais avec sept points de retard la tâche parait insurmontable pour les rouges (25-18). Et les blancs ne traînent pas qui inscrivent le 26 e point à la reprise. Puis le 27 e. Inexorable. La logique est implacable. On en arrive à 28-18 et la messe est dite. Les deux derniers points ne sont qu une formalité même si dans un sursaut les rouges enchaînent deux points (28-20) avant de succomber 30 à 20. Comme attendu Mikel Egiguren et Imanol Lopez l ont emporté. Ils seront en finale. Laurent Garcia et David Minvielle devront attendre le résultat du mardi 23 août pour savoir s ils sont conviés à la fête. Trophée Garcia - Minvielle 20 Olharan - Hernandez 15 Egiguren - Lopez 30

Plaimont: le vignoble prend de la bouteille 4 Sur la table du village des partenaires on trouve désormais un vin estampillé «Plaimont». Derrière cette appellation se cache une belle histoire et au bout une sympathique réussite économique. Plaimont est le nom issu de celui de trois coopératives vinicoles gersoises, Plaisance, Aignan et Saint- Mont, qui dans les années 80 ont décidé d unir leurs destinées. Surtout pour le meilleur. Au départ cela représentait 2,3 millions de bouteilles par an et une gestion qui rassemblait deux personnes. Trente ans plus tard, Plaimont c est, en chiffres : un vignoble de 5 300 ha travaillés par un millier de vignerons ; une société employant à temps plein 180 salariés (il faut y ajouter les saisonniers) ; une production annuelle de 42 millions de bouteilles ; un chiffre d affaires de 78 millions d euros réalisé pour 55% à l exportation. «Pendant des années nous avons connu une progression annuelle à deux chiffres, dit Jean-Luc Mesplède, responsable commercial de Plaimont. Pendant quatre ans, comme tout le monde, nous avons eu une petite coupure mais depuis deux ans c est reparti.» Du coup Plaimont s est fixé un objectif de 50 millions de bouteilles en 2015. «Depuis 12 ans et nous étions un peu précurseurs, nous avons une société en Chine et ça commence à bien marcher, dit Jean-Luc. Et nous sommes en train de lancer la même opération vers les Etats-Unis. On a de la marge, on peut assurer.» Ce palier de réussite n est pas le fait du hasard mais le fruit d un travail profond, long et efficace. «C est M. Dubos, un ingénieur agronome du coin, qui a relancé l affaire au début des années 80, raconte M. Mesplède. Son credo : arrêter de faire pisser la vigne, il faut la valoriser. C était plus de travail pour moins de rendement en litres mais pour sortir un produit de qualité. En plus il voulait absolument se servir de ce vecteur pour maintenir les Gersois dans le Gers. Et il a accompagné cette petite révolution agricole par le lancement du tourisme vinicole. Il a incité les vignerons à créer des chambres d hôtes. Jeudi 23 août: encore du gros Après la première demi-finale du tournoi d août, Trophée Baume & Mercier, disputée en ce jeudi 18 août (voir page précédente), la seconde, le 23 août va voir l entrée en lice de la deuxième tête de série, la paire Iñaki Goikoetxea-Gotzon Enbil. Pas facile de faire mieux en matière de palmarès. Goiko notamment qui collectionne les titres mondiaux comme les perles. Mais Car il y a un mais. Parmi les qualifiés figure un certain Aritz Erkiaga, la révélation et la pépite de ces Internationaux 2011. Cela constituait un supplément de revenu mais aussi une belle plate-forme de reconnaissance du terroir.» Les vignobles ont été restructurés, réorganisés. Certains droits de plantation d armagnac ont été transformés en cépages de Côtes de Gascogne, de Colombelle et de Florenbelle. On est également sorti de la seule production de vins courants pour aller vers une vraie palette de produits: tradition, grand vin, haut de gamme. Et si l on se targue à Plaimont de ne vendanger que manuellement, c est un aussi un creuset d innovation concernant, par exemple, la traçabilité des vins où la composition géologique affinée du moindre lopin du grand vignoble. Alors que l on s apprête à célébrer les 30 ans de l appellation Saint-Mont, Plaimont est de plus en plus présent dans la communication. C est vrai par des partenariats avec tous les festivals du Gers et bien entendu le festival de jazz de Marciac. C est vrai aussi auprès de grands magazines nationaux. C est vrai encore à travers le partenariat bouclé avec les Internationaux. Et Jean-Luc Mesplède de rappeler que Plaimont était le vin du Tour de France cycliste jusqu à la loi Evin Par deux fois, fin juillet, il a pris le meilleur sur le grand Goiko lui soufflant au passage le Trophée du mois. Le18 août Erkiaga s est imposé encore sans forcer physiquement car il préparait les phases finales (aussi) du Gant d Or. Epoustouflant et bien aidé par un Arnaud Alliez transcendé par le talent de son partenaire et qui tient parfaitement bien son registre. Du coup la troisième paire, Jon Tambourindeguy-Juan Antonio Konpa va avoir beaucoup de mal à bien figurer. Ce ne sera pas en raison du manque d enthousiasme du jeune avant luzien si désireux de briller dans sa cancha mais l opposition paraît bien costaud. Son arrière, Konpa commence à prendre la mesure du long fronton luzien (il a l habitude de terrains plus courts). Ils peuvent surprendre agréablement. LE JOURNAL DES INTERNATIONAUX PROFESSIONNELS DE CESTA PUNTA crédits photo: Coldi réalisation et conception: Comité d organisation des Internationaux professionnels de Cesta Punta de St-Jean-de-Luz

LA PAROLE à MARDI 23 AOUT - N 16 Michel & Thomas Bordagaray L ECAILLER L ALCALDE Le très populaire Michel Bordagaray est l un des deux copartenaires de cette soirée du mardi 23 août. C est une histoire peu ordinaire qui le lie aux Internationaux. En effet il a installé son restaurant, rue de la République à Saint-Jean, «L Ecailler-L Alcade» en même temps que naissaient les Internationaux. «A peine installé j ai adhéré à l idée et depuis je suis là chaque année» dit Michel. Dont la vie n a cessé d osciller entre son Pays Basque natal (il est de Garazi) et Paris où il a débarqué à l âge de 19 ans (il en a 58 aujourd hui) apprenti dans la restauration. Le plus curieux c est que c est à la capitale qu il a commencé à jouer au rugby. «A Garazi je jouais à la pelote (main nue) au sein de la Goizeko, raconte Michel. C est mon entraîneur d alors, Jean Garat qui m a dit de profiter d être à Paris pour me lancer dans le rugby. Ce serait dommage de ne pas essayer compte tenu de ton gabarit, avait ajouté Jean Garat». Obéissant, le jeune Michel a intégré le Racing dont il est devenu le talonneur titulaire à 22 ans. L aventure a duré dix ans avant le retour au pays, à Saint-Jean-de-Luz où il s est mis au service su SJLO pendant trois ans. Il est notamment à l origine, il y a deux ans, de la création d un club des anciens du Racing. Ce devait être un vrai besoin puisque très vite ce club a rassemblé plus de 200 membres. Et son établissement est évidemment le passage obligé des rugbymen parisiens en escapade sur la Côte Basque. Rassembleur, Michel l est aussi dans sa rue dont il est le principal animateur. Il est le leader d une équipe qu il a su constituer autour de lui. Et pour son établissement, la relève est prête à travers ses enfants, Thomas, Vincent et Anne-Cécile en attendant que le petit dernier Xan (7 ans) grandisse un peu. Ils savent se retrouver derrière Michel avec Sandrine sa compagne. Thomas notamment qui a pris une part importante dans la marche au quotidien de L Ecailler-L Alcade. Où on note d ailleurs l arrivée d un nouveau cuisinier, Patxi Lecuona. L ancien est parti voler de ses propres ailes après onze années passées derrière les fourneaux de la rue de la République. «Patxi est dans la continuité. Il est très fort et ce qu il fait plaît beaucoup. Nous sommes toujours dans le sens de la recherche de la qualité et du travail du frais» insiste Michel Bordagaray. En cette soirée autour de lui il aura ses deux familles, la sienne et celle du rugby. Plus quelques uns de ses nombreux autres amis. Incontournable figure du Pays Basque, il n oublie pas cependant sa période parisienne. Résultats de ce mardi page 3 Le journal des Internationaux professionnels de Cesta Punta de Saint-Jean-de-Luz www.cestapunta.com

2 Imanol Lopez: le bras mais aussi la tête Au passage je voudrais remercier l équipe d Hossegor qui organise ces championnats. Ils ont voulu les monter, ils y sont parvenus et pourtant ce n est pas simple». A son poste d arrière, Imanol Lopez, solide enfant de Zumaia, vient de rejoindre au Panthéon de l heure son aîné Eric Irastorza. Pourtant rien ne semblait le prédestiner à être un jour champion de cesta punta. Son père était maniste et il n y avait pas vraiment d école de pelote dans son village. Il a un peu touché à la main nue et à la pala mais ce sont deux de ses copains d enfance qui l ont entraîné vers la cesta. L ironie c est que lui est toujours là alors que les deux amis ont arrêté depuis belle lurette. Et il n a pas eu tort. Car dès qu il s est mis au grand gant il a franchi les étapes à pas de géant. En effet il est passé pro à 18 ans à Gernika avant de s envoler vers les Etats-Unis à 20 ans. Aujourd hui, à 27 ans, il a fini sa saison de huit mois à Miami, comme n 1 des arrières et n 1 au nombre de points marqués. Bref une saison bien remplie. Qui ne demande qu un couronnement lors des championnats du monde professionnels de cesta punta début septembre à Hossegor. «Ces championnats vont se jouer entre nous, dit Imanol. Les meilleurs sont au Pays Basque. A preuve : c est Beaskoetxea qui va représenter les Etats-Unis! Notre sélectionneur a composé les équipes pour que nous gagnions (Imanol est avec Goikoetxea). Nous aurons le dossard de favori sur le dos et ce sera dur à porter. La pelote est ronde et a parfois des rebonds imprévisibles. D ailleurs, il y a un mois, ici, nous avons perdu ensemble. Une chose est sûre on va essayer de compliquer la vie des autres au maximum. Bien qu il soit encore au meilleur de son art, Imanol pense déjà à l après pelote. En dehors des canchas il a consacré beaucoup de temps à ses études. Après le bac il a suivi des cours de marketing et d administration d entreprises. Aux Etats-Unis il a peaufiné son anglais et bossé à nouveau le marketing et la communication. «J ai beaucoup joué, j ai beaucoup gagné mais je ne suis pas blasé, dit Imanol. J ai toujours envie de gagner mais j ai aussi envie de choisir ma voie. De plus en plus de sportifs de haut niveau font le choix de ne pas se consacrer uniquement à la pratique sportive. Moi j ai les moyens de mener les deux de fronts alors je le fais». Mais il ne se fixe pas de limite pour quitter les canchas. «Pour l instant je n ai pas d idée sur la date de mon retrait, dit-il. J ai l espoir de jouer au moins jusqu à la fin de mes études. Après on verra selon les blessures éventuelles et les états de forme. En attendant je déguste les formidables opportunités que la cesta m a offertes. J ai découvert un autre pays, des gens très intéressants ; j ai pu ouvrir mon horizon en matière d études. Mais en ce moment je joue douze mois sur douze (8 mois à Miami, 4 ici) et je reconnais que c est un peu usant.» Pour terminer, il a répondu aux questions traditionnelles concernant sa qualité principale et son défaut majeur. Pour la première il répond immédiatement : «le mental». Pour le second il réfléchit un peu avant de lâcher «je suis limité physiquement». Surprise de notre part face à ce magnifique gaillard de 194 cm. En fait il estime qu il ne peut pas donner à la pelote la vitesse qu il souhaiterait lui donner. Heureusement pour ses adversaires Et en guise de conclusion il a tenu à remercier Saint-Jean et l organisation des Internationaux. «C est très bien fait et très agréable. Cela donne envie de revenir» à dit Imanol. La cesta sur le net Partenaires et public peuvent suivre l actualité des Internationaux de Cesta Punta depuis n importe quel endroit du monde à travers le site internet, www.cestapunta.com. Site novateur, on y retrouve bien entendu la programmation et les résultats des parties, mais aussi la présentation des tournois et des joueurs. En complément, des vidéos sont présentés pour mieux expliquer ce sport mais aussi pour voir la fabrication d une pelote ou d un gant. A noter: le soir même de chaque partie, vous pouvez retrouver le journal des internationaux, Cesta Berriak. A voir également, les galeries de photos de joueurs et d actions!

3 Mardi 23 août: Goikoetxea-Enbil en patrons En ce mardi 23, c était la deuxième demi-finale du tournoi d août Trophée Baume & Mercier. Avec l entrée de la deuxième paire tête de série, Iñaki Goikoetxea- Gotzon Enbil en blanc face aux qualifiés du mois, Aritz Erkiaga-Arnaud Alliez en vert et Jon Tambourindeguy- Juan Antonio Konpa en rouge. L enjeu étant bien sûr la qualification pour la finale du jeudi 25 août. Deux solutions : gagner ou inscrire plus de 20 points pour éliminer le second (Garcia-Minvielle)de la précédente demi-finale dont est sortie qualifiée sûre la paire Egiguren-Lopez (victoire). Asignaler au passage que c était, à Saint-Jean-de-Luz, pour les avants, la troisième confrontation entre le grand Goiko et le prometteur Erkiaga, lequel menait avant la partie par 2 à 0. De quoi saliver à l avance. Favoris logiques, les blancs ont décidés cette fois de ne pas se laisser surprendre et marquent leur distance d entrée. Au bout d un quart d heure ils dominent à 9 points devant les rouges à 4 et les verts scotchés à 1. Et on sent Goikoetxea hypermotivé et très attentif. Il sort sa panoplie de coups de champion pour en deux coups de patte éloigner à nouveau des rouges qui devenaient menaçants (11 à 6). La bataille fait rage avec des points courts, toniques et souvent brillants. Derrière on fait dans la muraille de Chine. Bref cette demi-fiinale est bien le sommet annoncé. Même les verts refont surface avec un point exceptionnel de Jon Tambourindeguy qui rageur fait craquer Goikoetxea. Le point à la demi-heure : Goikoetxea-Enbil (blancs) 13 pts ; Erkiaga-A. Alliez (rouges) 8 pts ; Tambourindeguy-Konpa (verts) 5 pts. L opposition est héroïque et talentueuse mais les blancs continuent inexorablement leur marche en avant. Et ce sont les blancs qui touchent en premier le cap psychologique des 20 points. Mais les rouges n ont pas abdiqués ils sont à 18. Les verts (Tambourindeguy-Konpa) ne sont plus dans la course à 8. Ce n est pourtant pas faute d énergie. Et ce qui devait arriver arrive : rouges (Erkiaga-A. Alliez) et blancs (Goikoetxea-Enbil) se retrouvent à égalité à 20. Sur un nouveau coup d accélérateur les rouges pointent à 25 ce qui signifie l élimination des verts. Blancs et rouges restent donc en lice pour le sprint final jusqu à 30 avec un départ à 25-20. A noter que les rouges n ont qu un point à marquer pour se qualifier au goal average pour le grand rendez-vous du jeudi 25. Echaudés, les blancs ne veulent pas se laisser surprendre et serrent le jeu. Ils sont à 27 tandis que les rouges restent à 20. Et ils n arrivent pas à marquer ce 21 e point fatidique alors que les blancs sont déjà à 29. Il faut une faute bien involontaire de Goikoetxea au but pour ouvrir les portes de la finale à Erkiaga et A. Alliez. Il était temps parce que les ogres (Goiko-Enbil) ont inscrit en suivant le 30 e et dernier point. En finale le 25 août on retrouvera donc : Egiguren-Lopez, Goikoetxea-Enbil et Erkiaga-A. Alliez. Trophée Erkiaga - Alliez 21 Tambourindeguy - Konpa 9 Goikoetxea - Enbil 3O

4 ARGAL: une belle progression Argal est le co-partenaire principal de cette deuxième demi-finale. Passager habituel du bateau des Internationaux de Saint-Jean-de-Luz, Christophe Delerm, responsable commercial pour le quart Sud Ouest de la France sera, comme l an dernier accompagné par Helder Delemos, directeur commercial France. Rappelons qu Argal est une société fondée à Pampelune en 1914. Elle fabrique, conditionne et distribue de la charcuterie d origine espagnole. La filiale française d Argal a été ouverte il y a presque dix ans avec un siège social installé à Lyon. Mais les bastions de la marque dans l hexagone sont le Sud Ouest et Paris (plus de 70% des activités de la marque en France). L an dernier la marque avait commercialisé, dans notre pays, 800 tonnes de produits. Cette année la barre est passée à 1 000 tonnes. Du coup, sur ce marché particulier, Argal est passé de la 3 e à la deuxième place nationale derrière El Pozo. Une jolie marche en avant. «Nous étions insignifiants quand nous nous sommes implantés» se souvient Christophe. C est d autant plus méritoire que le secteur de la charcuterie ibérique est encombré et que la concurrence y est sévère. «Le gâteau ne grossit pas vraiment mais nous sommes toujours plus nombreux à se le partager, souligne M. Delerm. Il y a actuellement une quinzaine d intervenants espagnols sur le marché». Ce qui souligne un peu plus le mérite d Argal de se maintenir haut sur le podium. Avec une ambition qui ne s éteint pas. Argal vise la première place sur le marché français. «Nous avons de la ressource et pour atteindre nos nouveaux objectifs nous avons développé notre structure commerciale, dit Christophe. On a doublé les effectifs en passant de cinq à 10 commerciaux». Jeudi 25 août: une finale explosive L implantation dans les grandes surfaces s est largement améliorée. Après Casino et Cora, Argal a fait une entrée en force dans les centres Leclerc. «Guyenne et Gascogne joue aussi très bien le jeu avec nous, ajoute Christophe. Cet été ils nous ont mis sur leur catalogue saisonnier ce qui a constitué pour nous une bien belle vitrine. Notre seul point noir est Carrefour. On n arrive pas à pousser la porte. On ne renonce pas. On travaille sur le dossier. Et si on réussit on fera un pas en avant décisif». Le produit clé : le jambon ibérique. «C est un marché de plus en plus porteur, dit Christophe. Il y a de plus en plus de sujets qui passent à la télévision ou dans les magazines. On veut surfer sur cette vague. Ce qui ne nous empêche pas, au contraire, de promouvoir aussi des produits hauts de gamme en restant dans un positionnement de prix intéressant». Rappelons qu Argal en Espagne, c est six sites de production et un niveau d emplois situé autour de 3 000 salariés. En France un site unique est implanté à Lyon d où partent toutes les commandes pour l hexagone. C est la cinquième année que la marque est partenaire des Internationaux (mais aussi l hiver de l Open de Paris). Ses produits sont d ailleurs présents sur les buffets du village des partenaires. Et Christophe Delerm ne cesse de répéter qu il est à Saint-Jean-de-Luz pour le commerce mais aussi par passion pour la cesta punta, une dicipline sportive qu il aime particulièrement. A l heure où ces lignes sont écrites on ne connaît pas exactement la composition du tableau de la finale du tournoi d août, Trophée Baume & Mercier, qui se déroule le jeudi 25 août. Enfin pas complètement. Il est certain que les vainqueurs de la première demi-finale, Mikel Egiguren et Imanol Lopez seront de la partie. Mais pour les autres tout dépendait de la soirée du 23 août (voir le résultat en page précédente). On s attendait à une partie au couteau entre Iñaki Goikoetxea associé à Gotzon Enbil d une part et Aritz Erkiaga accompagné d Arnaud Alliez d autre part. Par deux fois le jeune Erkiaga, en juillet, a fait mettre genou à terre aux deux numéros 1 (avant et arrière) de la saison d hiver à Miami. On pouvait raisonnablement penser que les ces deux paires allaient rejoindre en finale Egiguren et Lopez. Auquel cas on aurait donc droit, le 25 août, à une finale explosive entre les meilleurs joueurs du moment (il ne manque qu Eric irastorza) en tout cas les plus installés avec en prime le poil à gratter, la valeur montante, Aritz Erkiaga bien secondé par un Arnaud Alliez en très gros progrès. Ils sont sans complexes. Ils n ont peur de personne. Et ils pourraient bien régler à leur profit le duel attendu des grands de ce monde. Passionnant. Il tarde d y être. LE JOURNAL DES INTERNATIONAUX PROFESSIONNELS DE CESTA PUNTA crédits photo: Coldi réalisation et conception: Comité d organisation des Internationaux professionnels de Cesta Punta de St-Jean-de-Luz

JEUDI 25 AOUT - N 17 LA PAROLE à Christophe Vié CARREFOUR Carrefour Saint-Jean est le partenaire principal de cette soirée de finale du jeudi 25 août des Internationaux de Saint-Jean-de-Luz. Avec l accueil d un nouvel ami de la cesta luzienne en la personne de Christophe Vié, nouveau directeur et déjà emballé par la pelote. Il y a un peu plus de trois mois il a succédé à Christian Cordier, qui pendant sept ans a été un des grands fidèles de la cancha luzienne. Et Christophe Vié n a pas la moindre envie d enlever le tableau du 25 e anniversaire des Internationaux qui décore son bureau et qui avait été mis en place par Christian. Mais l actualité donc c est Christophe Vié qui est originaire de Toulouse. Ingénieur en agriculture il a fait un stage décisif pour la suite de sa carrière. C était à Carrefour et il n a plus quitté la marque depuis. Avec une seule petite infidélité vers Guyenne et Gascogne (4 ans par exemple à Saint-Pierre d Irube) mais cela ne compte pas parce qu on restait en famille. «Là j ai un bel outil» dit d emblée Christophe Vié qui a hérité d un établissement récemment agrandi et rénové. Et il se félicité de l arrivée d Intersports ce qui donne à l endroit une dimension supplémentaire de zone commerciale multi-produits. En tout cas pour «son» Carrefour le ciel est plutôt dégagé. Même quand il s est couvert durablement sur la Côte Basque en juillet. «Nous avons réalisé la 38 e progression de France sur 232 magasins, dit Christophe. Notre mois de juillet a été moins difficile que pour d autres. Et août s annonce très bien. Sur l année nous sommes en progression de chiffre d affaires malgré un incendie qui nous a contraint à fermer trois jours et chez nous, trois jours ça pèse!» «Je suis plutôt branché développement durable et j ai pas dans mal de projet dans cette optique là» dit-il. Ainsi, il y a un mois, Carrefour a lancé une opération de recyclage de vêtements et de chaussures en partenariat avec une association d Hasparren. «D ici un mois, poursuit M. Vié, nous allons donner la possibilité à nos clients de se débarrasser sur place du suremballage en mettant en place des containers spécifiques à l entrée de nos locaux. De même, avant on jetait nos cageots là on va les donner aux clients qui le désirent pour une utilisation en barbecue où dans les cheminées familiales. Toujours dans le même domaine nous allons vers une meilleure gestion du froid. Grâce à un système électronique on devrait rapidement économiser 15% sur notre consommation d électricité. Dans les petites choses encore on compte bien essayer de récupérer l eau qui tombe sur notre toit.» Mais Christophe Vié a d autres idées. Ainsi il a imaginé une opération autour de l élargissement de l autoroute dont il est riverain. «Ils vont enlever des arbres et nous allons en récupérer le plus possible pour les planter sur notre parking qui fera ainsi moins aride, moins béton. Et on aura sauvé des arbres» explique-t-il. Et de continuer sur ce sujet qui lui tient tant à cœur : «D ici la fin de l année on va proposer dans notre stationservice un carburant comportant 10% d éthanol à un prix quasi équivalent». Il voudrait aussi améliorer la sélectivité sur ces déchets. Il pense surtout aux produits qui viennent de dépasser la date limite de vente, fruits, légumes, viandes mais qui pourraient sans soucis nourrir des animaux au lieu d encombrer les poubelles. Mais il a du mal à trouver des éleveurs intéressés. Modernisation et agrandissement étant choses faites, Christophe Vié entend marquer la vie du magasin de son empreinte pour les mois à venir. Résultats de ce jeudi page 3 Le journal des Internationaux professionnels de Cesta Punta de Saint-Jean-de-Luz Il a enfin un projet à plus long terme qu il espère faire partager à l ensemble de son personnel : arborer la façade. Ce sera plus beau plus à l œil et efficace en matière de climatisation naturelle des bâtiments. Et Christophe Vié n en a pas fini avec les idées www.cestapunta.com

2 Gotzon Enbil: un parcours de haut niveau A 35 ans, l arrière Gotzon Enbil est un vieux routier de la cancha luzienne où ses qualités de joueurs mais aussi d homme sont très appréciées. Cinq fois champion du monde, Gotzon, associé à Iñaki Goikoetxea, a tranquillement assuré, mardi 23, sa qualification pour la finale après une chaude alerte à 20 partout face à Erkiaga et A. Alliez. Mais les deux garçons ont ensuite déroulé jusqu à 30 laissant leurs adversaires quasiment à l arrêt. «Au début, dit Gotzon, on a bien creusé l écart et après on a géré. Et même si on a été égalisé ensuite à 20 on est resté serein et on n a pas eu le moindre souci pour l emporter.» Et la finale de ce 25 août? «Cela ne va pas être facile, reconnaît Gotzon. Avec les quinielas on n a pas le droit à l erreur. Si on se loupe on peut se refroidir et avoir beaucoup de mal à revenir». Se sent-il dans la peau du favori? «Pas vraiment car en juillet Erkiaga et Minvielle avait gagné alors qu on ne les attendait pas du tout. Je répète qu en quinielas il peut se passer beaucoup de choses. En tout cas je n aurai pas de pression car je ne me sens pas favori». Son avenir immédiat ce sont aussi les Mondiaux d Hossegor dans quelques jours. Il part confiant pour une bonne raison : «J ai eu des soucis avec une jambe depuis Dania mais là maintenant ça va mieux et cela devrait aller à Hossegor» dit Gotzon. Ce «souci» est une rupture musculaire. Ce n est pas rien mais il a su surmonter cette épreuve. «C est l âge, dit Gotzon. C est arrivé parce que j ai 34 ans, à 22 je n aurai jamais eu ce genre de problème». Au Mondial, Enbil ne sera pas associé à son vieux complice, Goiko avec lequel il a décroché ses cinq titres de champions du monde. Mais il fera équipe avec Mikel Egiguren ce qui est loin d être un handicap bien au contraire puisque Mikel a rejoint Goiko au sommet de la hiérarchie mondiale des avants. «Ce sera juste un peu différent» lâche Gotzon. Cela dit il abordera cette compétition mondiale un peu plus reposé qu à l ordinaire. Il a moins joués que d habitude sur cette session d été. «Il y a eu ce changement d empresa qui a fait que je ne pensais même pas venir au pays cette année. Mais on m a appelé et je suis arrivé. Avec soulagement. Aux USA on a des parties tous les jours, toujours en quinielas. Ici on revoit la famille, on change complètement d environnement, on change de règle de jeu : ça nettoie la tête» explique Gotzon. Un Enbil qui ne pense pas encore vraiment à la retraite. «Tant que je prends du plaisir, je reste, dit Gotzon. Chaque année je me pose la question et comme je constate que je vais bien, je repars». Il faut dire aussi qu il n est pas très fixé sur son après-pelote. Il avait fait des études spécifiques avant de partir vers les Etats-Unis «mais tout a bien changé et il va falloir que je me forme à nouveau ou que je trouve une autre voie» selon Gotzon. ECHOS DE LA CANCHA > Hugues Aufray Dans les travées, lors de la demi-finale du 23 août, on a pu reconnaître Hugues Aufray. En séjour à Saint-Jean il avait voulu faire connaissance avec la cesta punta. Il est venu en toute discrétion se mélangeant au public avec plaisir. Et on a cru savoir qu il a apprécié sa soirée. > A la télé Des équipes de télévision étaient présentes au jai alai pour la finale de ce tournoi d août comme elles l avaient été fin juillet. Elles seront de nouveau là pour le grand défi final du 30 août. Les images étaient à destination d Orange TV et de Sport+. En ce qui concerne Orange il s agissait de la partie d ouverture entre Olharan-Konpa et Tambourindeguy- Minvielle qui a été donnée en direct à partir de 19 h 30. S agissant de Sport+ c est la suite d un contrat maintenant ancien avec multi-diffusion des parties filmées. La finale de ce 25 août sera diffusée le mardi 30 à 17 h 30 et 23 h 45 ainsi que le jeudi 1 er septembre à 15 h 05 et 18 h 55. La partie sera également diffusée par EITB en différé samedi.

3 Finale d août: le titre pour Egiguren et Lopez En ce jeudi 25 août on disputait donc la finale du tournoi du mois, Trophée Baume & Mercier. Et il y avait du gros sur la cancha. D abord les deux têtes de série qui se sont sortis sans dommages mais avec de petites frayeurs des demi-finales, Mikel Egiguren et Imanol Lopez (en rouge), Iñaki Goikoetxea et Gotzon Enbil (en vert). La troisième paire en lice était composée de Aritz Erkiaga et Arnaud Alliez (en blanc). Elle avait dû se sortir d abord de la phase de classement puis des demi-finales, ce qui en dit long sur sa qualité. Ce sont cependant les verts qui ont le mieux démarré. Comme d habitude. Après le premier quart d heure ils avaient déjà engrangé 9 points, rouges et blancs étant à égalité à 5. Mais comme d habitude aussi les verts marquent le coup stoppés à 9 et rejoints par les rouges. A cet instant, seuls les blancs sont en retrait à 5. Et ils le restent. On ne reconnaît pas l Artiz Erkiaga conquérant qui a enchanté les deux mois des Internationaux. Pendant ce temps les têtes de série justifient leurs positions et les pronostics. Leur duel est brillant et ravit une salle pratiquement pleine. Mais dans ces échanges initiaux ils ne se départagent pas. Egiguren-Lopez (rouges) et Goikoetxea-Enbil (verts) sont au coude à coude à 12. Erkiaga-A. Alliez (blancs) ne voient toujours pas le jour à 6. On ne se fait aucun cadeau entre ténors. Tous les points sont Coupe de France de haute volée et à ce jeu ce sont les rouges les plus constants. Car on s agace du côté de Goiko-Enbil (verts). Et les rouges creusent un petit écart : 22-19 alors que l on joue depuis 50 minutes. Erkiaga-Alliez (blancs) ont un joli sursaut et vont jusqu à 9 mais le rouleau-compresseur des deux grands est en route. Mais toujours en faveur des rouges (Egiguren-Lopez) qui mènent 24-21 devant les verts (Goiko-Enbil) puis 25-21 ce qui élimine les blancs qui malheureusement n ont jamais été dans la partie. Et on est reparti jusqu à 30 mais en face à face. Et il y a de la tension dans l air. Goiko et Enbil (verts) déjà surpris en finale de juillet ne renoncent pas. Ils reviennent à 23-26 puis 24-26 et 27-28. Goiko et Enbil ont nettement haussé le ton. Les coups sont puissants et formidablement placés. Mais ce sont Egiguren et Lopez qui jouent la balle de match et la remportent. Mikel Egiguren dont c était la première saison à Saint-Jean saute de joie. Imanol Lopez n est pas moins heureux. Iñaki Goikoetxea fait un peu la grimace. Il vient de perdre sa deuxième finale. Trophée Egiguren / Lopez 30 Goikoetxea / Enbil 27 Erkiaga / Alliez 9 En lever de rideau de la grande finale, les organisateurs avaient mis sur pied une partie dite finale de Coupe de France professionnelle. Il s agissait en même temps d un retour à la règle ancienne : deux équipes face à face, deux manches de 15 points et une belle en dix points s il y avait lieu. Les paires en présence : Jean Olharan et Juan Antonio Konpa ; Jon Tambourindeguy et David Minvielle. La première manche a été très serrée puisque remportée par Tambourindeguy- Minvielle 15 à 13. La seconde a été aussi indécise, les deux équipes ne se lâchant pas. Et cette fois ce sont Olharan et Konpa qui pointent les premiers à 15 points (contre 11). On avait donc droit à la belle. Après avoir un peu soufflé en seconde manche, Tambourindeguy et Minvielle ont pris résolument les devant dans la troisième pour l emporter 10 à 4 malgré une défense à l énergie d Olharan et Konpa. La victoire revient donc à la paire française deux manches à une.

Rhune: beaucoup d innovations 4 Le Petit train de la Rhune est aussi un partenaire de la soirée de la finale. Thierry Beheregaray en est le responsable au sein de Veolia, la société qui depuis trente ans gère cette opération au nom du conseil général. Comme tout le monde le train a connu un mois de juillet difficile. «Le 25 juillet nous avons eu 85 visiteurs à une époque où en reçoit entre 2 et 3 000 chaque jour. C est du jamais vu dans la vieille histoire du train» dit Thierry. Qu a eu des raisons de se consoler un peu en août. «Au 22 on comptabilisait 68 000 visiteurs, cela veut dire que l on était en progression. Le climat fait partie de notre vie» dit encore Thierry. Il est vrai que l été la fréquentation ne se dément pratiquement jamais sauf évènements exceptionnels comme les conditions de temps de juillet. Aussi pour progresser dans ses activités, le Petit train élargi ses périodes de fonctionnement. On est sorti de la stricte saison estivale pour e mettre en service de la mi-février à la mi-novembre. «C est la grosse amélioration du moment, dit Thierry. Du coup on a créé cinq emplois passant de 13 à 18 permanents sachant que l été, avec les saisonniers, on atteint, 36 salariés. Thierry Beheregaray est également fier d une autre innovation. Il existe depuis un an un service de navette gratuite au départ de la gare routière de Saint-Jean-de-Luz avec extension de la sortie vers Sare pour le plus grand bonheur des commerçants du cru. «Nous avons transporté l an dernier près de 10 000 personnes en partenariat avec le Basque Bondissant, explique Thierry. Cela signifie que l on a évité plus de 4 000 voitures sur site. Ici le but n est pas vraiment commercial dans la mesure où l été on est souvent au taquet mais on pense surtout à la sécurité des personnes et à l aspect environnemental du col de Saint-Ignace. Cette navette fonctionne formidablement bien». Mardi 30 août: la der en forme d apothéose Le Petit train navigue bon an, mal an entre 330 et 350 000 personnes. Et s il y a du grain à moudre pour le concessionnaire c est hors saison. Outre l extension des dates d ouverture, la société essaie de développer certaines idées novatrices. «Ainsi nous allons suggérer au gens du cru d aller célébrer leur anniversaire avec leurs amis au sommet de la Rhune, dit Thierry. Nous nous penchons aussi sur notre partenariat avec les Offices de tourisme pour que les gens d ici pensent aussi à la Rhune. Il y a un tel paysage et une telle vue! On veut aussi sensibiliser mieux les espagnols. Nous avons fait une opération l an dernier en plein mois de décembre à l occasion d un jour férié national de l autre côté et cela a très bien marché. On va insister sur ce créneau». «Notre souci permanent est l étalement des périodes de fonctionnement et d insister sur la crédibilité de notre produit, conclut Thierry. En sachant aussi que notre train commence à prendre un grand âge (87 ans) et qu il y a de grosses charges de maintenance et d entretien». Ce jeudi 30 août sera la 18 e et dernière soirée de la session 2011 des Internationaux de cesta punta de Saint-Jean-de- Luz. Et les organisateurs l ont voulu en forme d apothéose en proposant une soirée défi (Trophée Carrefour) du plus haut niveau possible puisque regroupant à un joueur près les six meilleurs puntistes de l année aussi bien aux Etats-Unis qu en Pays Basque. Cette soirée défi, déjà expérimentée fin juillet avec un final à couper le souffle entre Goikoetxea-Hernandez et Egiguren- Enbil, les premiers l emportant sur le fil 30 à 29. En ce 30 août on va retrouver à peu près les mêmes acteurs à l exception du Français David Treku qui avait connu beaucoup de difficultés bien qu associé à Lopez. Les mêmes mais dans des compositions de paires différentes. Ainsi Mikel Egiguren sera associé à Imanol Lopez tandis que Iñaki Goikoetxea retrouvera Gotzon Enbil et que Aritz Erkagia jouera avec Jonathan Hernandez. Au passage il s agit rien moins que des six meilleurs joueurs sur les huit que le sélectionneur espagnol présentera au Mondial professionnel d Hossegor dans un peu plus d une semaine. Les uns et les autres vont se lâcher dans la mesure où cette soirée constituera la dernière de leur habituelle «tournée» d été sur les frontons basques, parenthèse tellement appréciée par eux et par les spectateurs, dans leur parcours américain. Par rapport au défi de juillet, le petit nouveau c est le jeune Aritz Erkiaga qui s est ingénié pendant deux mois à pourrir la vie de ses illustres aînés. Gageons qu il a encore quelques idées derrière la tête. En juillet il avait remporté le trournoi à la barbe des ténors. Le 25 il était encore en finale du tournoi d août (voir le résultat page précédente). Cela promet le feu sur la cancha. LE JOURNAL DES INTERNATIONAUX PROFESSIONNELS DE CESTA PUNTA crédits photo: Coldi réalisation et conception: Comité d organisation des Internationaux professionnels de Cesta Punta de St-Jean-de-Luz

LA PAROLE à MARDI 30 AOUT - N 18 Jean-Paul THION SUEZ / LYONNAISE DES EAUX Le centre régional de Suez/Lyonnaise des Eaux vient de s agrandir. Le Béarn est désormais rattaché à la direction Landes- Pays Basque dont le siège est à Biarritz. Jean-Paul Thion en est toujours le directeur. Et cette soirée, la dernière de la session, est placée, comme d habitude, sous le signe de cette entreprise partenaire historique des Internationaux de Saint-Jean-de-Luz. «Jusqu ici le Béarn était rattaché à Toulouse mais il est plus facile et plus judicieux en temps d intervenir depuis la Côte Basque. Cela rentre dans le droit fil de notre souci d être toujours au plus près des attentes de la clientèle» précise Jean-Paul Thion. En chiffres, pour la région concernée et compte tenu de son extension, dans ses deux métiers principaux, l activité de la Lyonnaise c est : 300 collaborateurs, 145 000 abonnés en eau potable, 112 000 clients en assainissement, 117 communes desservies en eau potable et 100 en assainissement, 19 sites de production d eau potable et 50 stations d épuration exploitées. La direction régionale a traversé à peu près sans dommage la grande période de renégociation des contrats de concession malgré une concurrence de plus en plus sévère et notamment la tentation d un retour à la gestion en régie. Dans les nouveautés de l année, Jean-Paul Thion annonce l inauguration prochaine (le 14 octobre) du nouveau centre de dispatching au niveau de l usine de la Nive. Il s agit d un «outil» très performant en matière de gestion des eaux pluviales. «Ce centre fonctionnera 24 heures sur 24, précise M. Thion. C est un outil prédictif qui va analyser toutes les données (prévisions météo, marées, etc ) de manière à alerter les collectivités locale de façon plus précise et plus intelligente». Autre changement très actuel, celui d un cadre important de la Lyonnaise. Anne-Laure Le Gourrierec, responsable du sud Côte Basque va rejoindre la région parisienne. «Il s agit d une promotion qui n est que la juste récompense de ses compétences» souligne Jean-Paul Thion. Elle sera remplacée dès le début du mois d octobre par Dominique Cochet qui vient de la région nord où il était directeur général d une filiale BTP du groupe après avoir été chef d agence Lyonnaise à Clermont. Jean-Paul Thion tient aussi à mettre en avant des activités moins connues de Suez/Lyonnaise. Ce qu il appelle son côté «social et sociétal». Le groupe participe au fonctionnement de la «Fondation de la 2 e chance» qui s occupe de la réinsertion professionnelle et la finance s agissant de personnes ayant eu des «accidents de la vie». La Lyonnaise est également membre actif de FACE (fondation agir contre l exclusion). Cette fondation œuvre pour la dynamique du territoire sur plusieurs axes notamment la formation et la lutte contre l exclusion. Pat ailleurs Suez/ Lyonnaise accompagne l insertion des jeunes à travers une politique de «collaborateurstuteurs». Enfin, le groupe n est pas indifférent au problème des travailleurs handicapés. Leur taux d emploi est supérieur au taux légal et il y a une volonté particulièrement forte d accompagnement quant à leurs parcours dans l entreprise. Résultats de ce mardi page 3 Le journal des Internationaux professionnels de Cesta Punta de Saint-Jean-de-Luz www.cestapunta.com

2 Aritz Erkiaga: la découver te Mais quand je me retourne c est pas mal : j ai gagné la finale de juillet, je suis allé en finale en août, j ai gagné à Hossegor, j étais aussi en finale à Garazi, j ai gagné le Consejo. Mon plus mauvais résultat est un quart de finale à Biarritz». En plus son jeu pétillant et inspiré a fait vibrer les spectateurs. Certes le jeune Aritz Erkiaga a eu une fin de session un peu difficile mais il est incontestablement la découverte de l année sur la cancha luzienne. Et il reste modeste. Notamment dans ses déclarations après avoir été balayé en finale par ceux qu il avait su surprendre à deux reprises fin juillet. Fatigue? Accumulation de matches? «Oui, sans doute un peu mais ce n est pas la vraie raison, lâche Aritz avec une formidable sincérité. Les 4 (Egiguren-Lopez et Goikoetxea-Enbil) sont très au-dessus. En juillet, on les a battus peut-être parce qu ils n étaient pas encore rodés. Mais là il n y avait rien à faire». Cela dit il dresse un bilan très positif de sa première saison ici. «Et cela malgré une légère blessure début août, précise Aritz. J ai eu de la chance je m en suis bien sorti car à ce moment là les parties n étaient pas trop compliquées pour moi. Et cette situation lui convient bien. Il souhaite continuer à alterner l hiver à Miami et l été au Pays Basque. «Cela me convient parfaitement» dit-il. «Et quand on joue contre des joueurs du niveau des quatre de la finale on ne peut que s améliorer. Jouer une finale contre eux est d abord un honneur et ensuite une bonne école. J ai l espoir de me rapprocher du niveau de ces ténors». Aritz participera au prochain Mondial professionnel d Hossegor. «Il y a trois équipes favorites, dit Aritz. Les quatre joueurs précités et la paire Olha-Irastorza. Moi je joue avec Hernandez. Nous avons une bonne complicité naturelle. Si on va en demi-finale ce sera bien, si on est en finale c est super. Alors si on gagne. Mais mon envie première est d aller titiller les meilleurs, de les faire douter». On vous l a dit ce garçon a du caractère et une tête bien fête. Pas mal à 24 ans Pariès: La Rhune à la rentrée Dans l ancestrale et très célèbre Maison Paries, autre partenaire historique des Internationaux, l évènement de la rentrée sera la sortie, fin septembre/début octobre, d un nouveau chocolat appelé «La Rhune». «C est le fruit de longs mois de travail et de recherche, dit Alain Girardot. Il aura le caractère bien trempé de notre chère montagne mais aussi sa forme. J y suis plusieurs fois par semaine pour me détendre et je ne pouvais pas ne pas lui rendre hommage.» Nouveauté encore : l ouverture prochaine d un magasin à Paris lors du premier semestre 2012. Il viendra compléter les vitrines ouvertes à Saint-Jean, Biarritz, Bayonne et Socoa. La Maison Paries continue donc de grandir. Aujourd hui l entreprise compte 47 salariés et a finalement très bien traversé cet été parfois morose à certains moments et en certains secteurs. «On offre du plaisir à petit prix alors on fonctionne quelles que soient les conditions» Avant sur l agenda des «Paries» figure une participation à un grand salon en Angleterre, «Fine Food». «Nous allons essayer de vendre des produits basques aux Anglais» dit en souriant Alain Girardot qui prévoit encore d aller faire les yeux doux aux Chinois lors d un salon à Shangai en janvier prochain. Dans cette période de rentrée à noter une autre évènement à très forte valeur symbolique pour cette maison tellement familiale. «Mon gendre, Alexandre (33 ans), se présente au concours Masterchef de glace du prochain Salon du chocolat à Paris fin octobre, annonce Alain. Son objectif est d être dans les deux qualifiés pour le championnat du monde de glace qui se tiendra à Rimini en janvier 2012». On le voit, chez Paries, on ne rigole jamais avec la qualité et l esprit de famille qui sont le ciment de l affaire.

3 Mardi 30 Août: le dernier défi pour Goikoetchea et Enbil On clôturait la saison en ce mardi 30 août au jai alai de Saint-Jean. Avec une partie défi qui se présentait comme l apothéose de cette session 2011. En effet on avait réuni sur la cancha, pour l occasion, six des huit meilleurs joueurs du sud ceux qui vont aborder en favoris dans quelques jours à peine les Mondiaux professionnels à Hossegor. A savoir : Mikel Egiguren et Imanol Lopez en rouge ; Iñaki Goikoetxtea et Gotzon Enbil en vert ; Aritz Erkiaga et Jonathan Hernandez en blanc. On attendait d eux juste qu il soit à leur extraordinaire niveau afin de régaler l assistance très consistante pour cet ultime rendez-vous de l été. Les débuts ont été un peu timides de part et d autres. Mais encore plus pour les blancs maigrement accrochés à un petit point. Pendant ce temps rouges et verts commençaient à s empoigner un peu plus sérieusement mais sans pouvoir vraiment se départager puisqu ils étaient à 6 partout au bout d un quart d heure. On ne reconnaît plus vraiment Jonathan Hernandez tandis qu il se confirme qu Aritz Erkiaga finit son double mois un peu fatigué après un juillet éblouissant. Les blancs donc se traînent à 4 points. Pas très loin cependant des rouges qui sont à 8 alors que les verts ont semble-t-il pris résolument les choses en main en pointant à 12. Défi Mais Goikoetxea n échappe pas à ses habitudes de l année : une belle échappée suivie d un passage à vide que le très solide Enbil n arrive pas à endiguer et voilà le verts pratiquement rejoints par les rouges à 12-11 puis à 12-12. Il faut bien reconnaître que la partie est globalement un peu molle et que le public tarde à s enflammer. Il est vrai aussi qu il y a beaucoup de fautes de gants et que l on abrège volontiers les échanges. Bref on joue depuis plus de quarante minutes et rien n est fait dans le duel au sommet (si l on peut dire). Verts (Goiko-Enbil) et rouges (Egiguren-Lopez) sont toujours au coude à coude à 16-15. Avant un sacré coup d accélérateur des verts, toujours une habitude maison, qui pointent à 21 en quelques instants. Les rouges tentent de s accrocher à 16 et les blancs grappillent difficilement des points en étant à 8. Et voilà que la cancha s anime un peu sous l impulsion des blancs qui font une jolie série (cinq points pour arriver à 13) ce qui réveille un peu les autres protagonistes. Les échanges sont plus longs, les attaques plus précises et les arrières plus vigilants. A l heure de jeu les positions sont les suivantes : Goiko-Enbil (verts) 22 points ; Egiguren-Lopez (rouges) 18 points ; Erkiaga-Hernandez (blancs) 14 points. Et on approche sûrement du couperet des 25 points éliminant l équipe classée 3 e. Et il arrive dans la foulée, marqué par les verts. Les blancs (Erkiaga-Hernandez) doivent abandonner la cancha malgré un splendide retour à 18 à deux points des rouges (Egiguren- Lopez) qui entament donc le sprint final jusqu à 30 en partant à 20-25 face aux verts (Goiko-Enbil). Mais la tendance ne s inverse pas. Au contraire Goikoetxea et Enbil, qui font une session d août bien meilleure que celle de juillet, enfoncent le clou et sont à 29 laissant l adversaire à 21. Balle de match. Les verts s offrent un petit sursis à 22 puis à 23. Mais le point suivant est le bon signant la victoire de Goikoetxea et Enbil. Egiguren / Lopez 23 Goikoetchea / Enbil 30 Erkiaga / Henandez 18

Peio, roi du paquito... 4 Plus de 14 000 spectateurs ont assisté aux 18 soirées. Chaque mardi et chaque jeudi, public et partenaires ont encouragé les joueurs et participé au paquito, l hymne des internationaux sous la houlette de la mascotte, Peio. Remise des prix Remise des prix du tournoi du mois d août trophée Baume & Mercier, jeudi dernier, remporté par la paire Egiguren / Lopez devant Goikoexea / Enbil. LE JOURNAL DES INTERNATIONAUX PROFESSIONNELS DE CESTA PUNTA crédits photo: Coldi réalisation et conception: Comité d organisation des Internationaux professionnels de Cesta Punta de St-Jean-de-Luz

Supplément n 18 - Mardi 30 Août 5 LA PAROLE à Peyuco Duhart Maire de SAINT-JEAN-DE-LUZ Peyuco Duhart est le maillon actuel de la longue chaîne des maires qui, depuis André Ithurralde, fondateur des Internationaux, ont œuvré pour que ce rendez-vous annuel perdure et prospère. «Je suis le garant de 26 ans de fidélité à la pelote basque en général, à la cestapunta et au jai alai en particulier. Et cela malgré les évènements internes qui ont traversé cette discipline. C est devenu et cela reste un évènement essentiel dans la vie de la saison à Saint-Jean-de-Luz» dit-il. Il est vrai qu il est, de par son mandat, le maître d œuvre de cette manifestation dans la mesure où elle est entièrement conçue, réalisée et exécutée par la ville, Office de tourisme et services municipaux réunis, pour les hommes et pour le matériel le plus souvent d avant-garde. «Il y a 26 ans, les débuts n étaient pas simples, dit M. Duhart. Aujourd hui la compétition est bien huilée, bien rodée grâce à nos services mais aussi grâce à nos partenaires, un formidable réseau, qui ont adhéré très vite et qui, surtout, sont d une grande fidélité. Par exemple le Basque Bondissant et Montlaur (aujourd hui Carrefour) étaient là au premier jour et n ont, depuis, jamais fait faux bond. C est un lieu de sport mais aussi de fête, de convivialité, de culture de rencontre et d affaires». Et de citer, sur ce plan, une anecdote récente. C est à la cesta punta que de grands partenaires du transports ont fait connaissance : Thierry Beheregaray, directeur régional des transports de Veolia, Nicolas Olano, leader du transport européen et le président de la chambre de commerce. «Bien sûr chacun connaissait les entreprises mais les hommes se sont rencontrés chez nous» précise Peyuco Duhart. Qui souligne que cette année a été celle de changement de formule avec la partie professionnelle à 21 heures. «Un bilan rapide permet de dire que public et partenaires se sont adaptés, dit-il. Sachant qu il faudra mener une réflexion plus approfondie pour savoir si on reste sur ce format ou si on le modifie un peu ou profondément. Ainsi le passage par les quinielas à trois équipes a apporté un plus mais on a peut-être touché le bout de l idée. Peut-être qu un petit retour en arrière ne serait pas inutile». «Il n empêche, poursuit le maire, que ces Internationaux donnent de la ville une excellente image. On a eu un petit coup de mou, côté public en juillet mais c était le lot de toutes les stations. L important est que cela reste un évènement très important que nous proposons à nos visiteurs mais aussi aux locaux. Globalement on reste optimistes. La formule a été appréciée par le public comme par les partenaires. Alors comme chaque année on ne va pas se contenter de l acquis. Nous allons continuer à chercher, et surtout à innover, comme depuis l origine, pour que ces Internationaux restent un moment incontournable de l été luzien. C est cet esprit d insatisfaction permanente malgré une réelle réussite qui nous a permis de rester à un très haut niveau aussi bien sur le plan sportif que sur celui de l organisation».

6 Pierre Etchalus: un coup de vent frais L ancien professionnel de Cesta Punta, Pierre Etchalus était un peu la «conscience» sportive et technique de ces Internationaux. Un avis autorisé et très apprécié dans ses commentaires sur Sport + et qui porte un regard d ensemble sur les dix-huit soirées proposées au jai alai de Saint-Jean. «L important est de souligner l arrivée massive de nouveaux joueurs sur la cancha luzienne, dit Pierre. Un renouvellement complet de l offre sportive. C est la première fois par exemple que l on voyait Imanol Lopez ou Mikel Egiguren, meilleur arrière et meilleur avnt de l année. La fine fleur de la cesta punta est revenue sur la cancha. Avec le regret de n avoir pas eu, aussi, Eric Irastorza pour de petits problèmes d agents». «Ce qui a marqué également cette saison à Saint-Jean est l arrivée de tous ces jeunes néo-pros français, fraîchement titrés champions du monde amateurs, poursuit Pierre. Mélangés aux cadors du moment ils ont plutôt bien tenu leur rang. Je relève d ailleurs que, par rapport à l an dernier notamment, tous les joueurs engagés se sont accrochés et se sont battus jusqu à la dernière énergie. Même si parfois cela a été déséquilibré au moment de la coupure des 25 points et l élimination de la 3 e équipe, chaque soir, les dix derniers points disputés en face à face ont été somptueux». Mais cela n empêche pas Pierre d émettre une petite réserve sur le jeu proposé. «Ce système de quinielas annihile un peu le jeu d attaque, dit-il. Chaque équipe qui est sur la cancha joue un peu avec le couteau sous la gorge. Tu perds un point, tu sors et c est l adversaire qui peut se dégager. En face à face on peut élaborer une tactique, on peut prendre des risques et en cas d échec prendre sa revanche sur le point suivant». Mais le constat d ensemble est bon. «Pour en avoir discuté avec les agents et les joueurs, je peux dire que tout le monde est enchanté de participer aux Internationaux. Ils sont super bien reçus comme nulle part ailleurs et ils en sont reconnaissants à Saint-Jean.» Pierre Etchalus est très confiant pour l avenir. «L an prochain le niveau va encore monter, décrète-t-il. Certes on a eu quelques déceptions mais aussi de grandes satisfactions avec des joueurs neufs à l image de David Minvielle qui s est vraiment imposé face à du très lourd. Globalement le tournoi est monté en puissance au fil des parties et on va essayer, pour l an prochain de rendre toutes les parties très sérieuses et très disputées avec une hierarchie qui devra chaque fois s imposer». Pierre est aussi côté télé. Là tout va bien. Les images ont été améliorées. «Et on va encore faire mieux l an prochain» préditil. Avant de savourer par anticipation cette partie défi du 30 août avec les meilleurs du moment : «ça va encore envoyer et on va se régaler» La Réserve: une deuxième vie La Réserve à Saint-Jean-de-Luz est incontestablement l un des plus beaux établissements hôteliers de la côte basque. Ne serait-ce que par sa vue unique qui va jusqu à Biarritz en léchant les confins des Landes. Depuis Novembre 2007 et le rachat de l établissement par un groupe d investisseurs, Marie- Eugénie Hernandez conduit ce qu elle appelle «la deuxième vie» de La Réserve, hôtel et résidence hôtelière qui compte 41 chambres et 44 appartements. Un ensemble qui a, en 2008, connu un sérieux coup de rajeunissement à travers un plan d investissement de 5 millions d euros. De quoi passer la référence de trois à quatre étoiles. L établissement fonctionne de mars à novembre avec une ouverture temporaire à l occasion des fêtes de fin d année. Il emploie quinze personnes à temps plein l effectif montant à 50 salariés avec les saisonniers. Le taux de fréquentation est excellent (la progression annuelle est importante ces trois dernières années) grâce à une clientèle française à 80% et dans ce quota une majorité vient d un grand quart sud ouest. En ce qui concerne le contingent d étrangers il est essentiellement fourni par la Belgique, la Grande-Bretagne et l Espagne. «Pour l essentiel, dit Marie-Eugénie, il s agit de courts séjours de trois ou quatre nuits. Mais la surprise c est qu on voit reparaître des longs séjours de trois semaines ou un mois». Comme on l imagine quand l hôtel est fermé cela ne signifie pas que le staff est en vacances. Cette période est consacrée au démarchage et à la communication qui marche de mieux en mieux avec des articles qui commencent à paraître de plus en plus dans de grands titres nationaux. Selon Marie-Eugénie Hernandez, parmi les objectifs figurent une meilleure action auprès de nos voisins du sud («nous sommes un peu faible de ce côté-là») et une retour de l établissement dans la vie de Saint-Jean-de- Luz. Et ça vient. «Les Luziens ont réappris à venir chez nous» constate avec plaisir Marie-Eugénie. Pour l aider, son fer de lance est le restaurant de l hôtel, Ilura (charme) mené avec un immense talent par le jeune Fabrice Idiart. Un véritable espoir de la cuisine française dont la réputation est grandissante. «Notre volonté est de maintenir le restaurant à ce niveau» insiste Marie-Eugénie. C est la première fois que La Réserve est partenaire des Internationaux et «je suis très contente, mes clients aussi» affirme Marie-Eugénie.

SPORT +: un engagement résolu 7 Vincent Bachelot est le directeur de la programmation des sports dans le groupe Canal. Il était à Saint-Jean la semaine dernière. Il suit avec un intérêt tout particulier la cesta punta qu il a choisi d inscrire dans le panel des sports présentés par l ensemble de ses chaînes. «L idée, dit Vincent Bachelot, est que quel que soit la discipline proposée il est important d installer un rendez-vous. Depuis plusieurs saisons on le fait l été pour la cesta punta. Et pour 2012 on regarde si l on peut aller plus loin. Michel Billac est à l origine de ce travail, de cette collaboration. A l heure actuelle on est dans une phase de pédagogie. On part de loin car ce sport est peu diffusé. Alors il faut installer ce sport, l expliquer, convaincre les gens. Maintenant nos abonnés savent que la cesta punta est présente sur nos antennes». On peut se demander dès lors quel est l accueil réservé à cette initiative. Ce n est pas simple. «Pour identifier l impact d une telle programmation nous avons deux critères, dit Vincent. Le premier est interne. Nous avons une équipe de journalistes qui ont une vraie culture sportive générale même s ils ont, les uns et les autres, une spécialité. Ils ont des avis sur tout. Et ils remarquent ce qui vaut le coup de s arrêter cinq minutes en raison d attitudes, d une atmosphère. Et sur la cesta ils ont réagi». «Le second critère, poursuit Vincent, vient de l extérieur. Notamment par e.mail ou tout bêtement sur place avec Michel et les partenaires. D un point de vue global les retours sont très favorables. Le sentiment général est que cette discipline est assez prenante. Il est vrai qu elle est très télégénique. Cela va vite, les joueurs portent des maillots de couleurs vives, il y a une atmosphère et le public participe magnifiquement. On se retrouve au sein d une identité sportive tellement affirmée qu on ne peut pas ne pas la faire partager. La cesta on ne la regarde jamais de façon neutre, l œil est toujours attiré par quelque chose». Du coup Sport+ veut soigner sa production. Un effort important a été fait cette année sur la qualité de l image. «Il y a comme la pelote des disciplines attrayantes mais pénalisantes car un peu confidentielles si on ne monte pas le produit avec des gens très pointus. D où l importance d avoir sur le coup une équipe de qualité. C est ce qu on fait avec la cesta punta et ça marche bien. On est bien décidé à continuer» dit enfin Vincent Bachelot. Car men Immobilier: la trouvaille poplidays La société Carmen Immobilier figure aussi parmi les partenaires fidèles des Internationaux. Une société qui vient de célébrer son vingtième anniversaire à Bayonne et qui a beaucoup grandi depuis sa création. Car Carmen Immobilier représente aujourd hui 18 agences et bientôt 20, toutes en Pays Basque (dont une à Irun). Sur le plan du personnel, le groupe rassemble actuellement 80 collaborateurs contre 35 il y a huit ans. «Nous sommes des généralistes de l immobilier, dit Daniel Hiribarren, fondateur et patron du groupe. On fait de la gestion locative, on a une activité de syndic (un gros cabinet biarrot a été racheté il y a trois ans), on fait évidemment de l achat et de la vente de biens». Mais Carmen Immobilier sait aussi innover. Il en va ainsi notamment en matière de locations saisonnières avec un nouveau portail en ligne «poplidays. com» pour répondre à toutes les demandes de location les plus pointues. Un concept nouveau renforcé par la création de «pop.service». «Bien que je n aime pas le mot c est en quelque sorte un concierge comme il y en a dans les grands hôtels et les palaces, dit Daniel. Il répond à toutes les demandes possibles et imaginables». Carmen Immobilier fait aussi bouger son look. Les couleurs des agences sont passées du beige et bordeaux au rouge et gris. «Ce sont des couleurs plus contemporaines» dit Daniel. Et la marque se distingue à travers deux «C». «Un pour client, l autre pour Carmen» précise-t-il. Mais Carmen Immobilier a aussi un volet promotion. Le Groupe vient de livrer des immeubles à Ciboure, à Anglet et Urrugne. Et il a un gros projet à moyen terme pour Saint-Jean-de-Luz. «Contrairement à ce qu on peut penser nous ne nous adressons pas qu aux touristes et aux résidents secondaires, se défend Daniel. 60% de nos affaires concernent la population locale et le marché des résidences principales». C M J CM MJ CJ CMJ N Doubles modules 95x61mm Carmen Annonces Carmen LOUE.pdf 1 20/01/11 10:00 TROUVEZ VOTRE NOUVELLE MAISON OU APPARTEMENT DES CENTAINES D ANNONCES DANS NOS AGENCES IMMOBILIERES ET SUR NOTRE SITE WEB

Frédéric Cadet: de nouvelles pistes explorées 8 Frédéric Cadet, aux côtés de Michel Billac, est la plaque tournante de toute l organisation de ces Internationaux professionnels. Il dresse le bilan de la session 2011 et trace les pistes de réflexion pour l édition 2012. «Sportivement, dit Fred il était intéressant de jouer dans cette nouvelle formule de quinielas à trois équipes. C est plus dynamique. De plus, cette année, le plateau était plus équilibré et globalement meilleur que l an dernier. Même si l on regrette de n avoir pas pu signer Irastorza, Olha et Etcheto. On a essayé mais on n a pas pu». «Du côté des partenaires, la saison a été très bonne, poursuit Fred. On a enregistré l arrivée de nouveaux en même temps que la grande majorité des anciens renouvelait leur attachement aux Internationaux. Sur le plan du grand public, on a eu un peu moins de monde. Pourquoi? Bonne question! Peut-être que l heure avancée (innovation de l année) à 20 heures ne convenait pas aux spectateurs. Peut-être aussi qu il y a un problème économique général. En ce qui concerne juillet la période a été mauvaise pour tout le monde. Pour août ce n est pas la raison. Alors on cherche» Pour répondre à ces questions l organisation a lancé un questionnaire. Chaque soir de cesta le public est interrogé. Il en ressort que la plupart des spectateurs était très contents de la soirée qu ils avaient passé. En ce qui concerne les origines, la répartition est la suivante : 80% de touristes et 20% de locaux. Ils ont connu l existence des Internationaux essentiellement grâce à l Office de tourisme et aux dépliants qui sont largement distribués. Intéressant : 30% des spectateurs connaissaient déjà les Internationaux soit parce qu ils étaient déjà venus soit grâce à la télévision. Cette fidélisation n est pas neutre dans la réflexion. Et pour l avenir? «Des pistes sont explorées, dit Frédéric Cadet. On peut modifier l heure de départ de la soirée. La porter à 20 h 30 pour que les gens aient le temps de se retourner après la plage. Mais les professionnels démarreront toujours à 21 heures afin que la fin de soirée ne dépasse pas 22 h 30. On pense aussi à abandonner la formule des quinielas pour revenir au face à face en trois manches : deux en quinze points et une belle en dix s il y a lieu. Par ailleurs, on souhaite avoir les mêmes joueurs que cette année en obtenant la participation des absents. Notre volonté : avoir tous les meilleurs joueurs à Saint-Jean.» Un succès non négligeable de l année : la mascotte baptisée Peio. A la réservation elle est réclamée par les candidats spectateurs! Elle avait fait son apparition l an dernier comme un rodage avant les championnats du monde de pelote à Pau. Elle a été gardée. «L homme mascotte» a bien peaufiné ses apparitions. Aujourd hui Peio fait partie intégrante (et importante) de chaque soirée. Enfin, en matière de billetterie, on note cette année une montée en puissance de la réservation par internet. L achat en ligne représente entre 15 et 20% du nombre de billets vendus. La grande liberté d accès (on réserve à n importe quel moment) explique cette tendance. Il faut y ajouter une technique de pointe. On peut enregistrer son billet sur un téléphone portable et il sera lu par un scanner à l entrée de la salle. C est pratique, efficace et écologique en limitant l émission de billets papiers. Intersport: un bon démarage Intersport Saint-Jean est un des nouveaux partenaires des Internationaux. Et pour cause : le magasin n est ouvert que depuis le 12 mai dernier. C est Xavier de Paredes qui est à l origine de ce qui se présente comme une belle aventure commerciale. Fils d une famille de bijoutiers installés depuis des lustres à Anglet (actuellement Eder Ena à BAB2) il a saisi une opportunité. «J étais déjà sociétaire de la coopérative Intersport et associé dans un magasin en Béarn, explique Xavier. Il ressortait qu il y avait un manque sur le bassin luzien en matière d articles de sports des produits techniques aux accessoires en passant par les vêtements et les chaussures». L implantation choisie : tout contre le Carrefour de Jalday créant ainsi un véritable pôle commercial. «Nous avons construit le bâtiment en gardant la magnifique esthétique de notre grand voisin, dit encore Xavier. On avait des craintes car nous découvrions complètement le potentiel de ce marché mais notre démarrage a été très bon. Nous avons eu un excellent accueil de la part de la clientèle comme on l avait eu en amont du projet de la part des acteurs économiques locaux, des voisins, de la municipalité et du Pôle Emploi». La spécificité d Intersports tient à la forte représentation de toutes les marques dans toutes les activités sportives mais, aussi, qui voisinent avec des marques en propres de la coopérative financièrement plus accessibles. «Il faut de plus en plus en plus de surface car les gens sont de plus en plus exigeants, de plus en plus techniques dans un éventail de pratiques sportives qui grandit sans cesse, précise Xavier. On doit répondre ainsi à plusieurs types de clientèle. Avec des pics. Ainsi la Rando est vite devenu un élément très important de notre activité. Et en corollaire notre rayon chaussures marche à fond. Tout cela confirme bien qu il y avait un besoin, un vide à combler». Le magasin tournera à l année avec dix salariés, chiffre qui monte à 15 pour la saison. Xavier de Paredes est venu vers la cesta punta car il est pelotari lui-même (pala ancha dans un un club angloy) et que les Internationaux lui paraissaient être un bon support pour son lancement. «Je suis très content de ce partenariat, dit-il. Cela s est très bien passé et nos invités ont bien apprécié aussi bien l aspect convivial de la soirée que la qualité du spectacle sportif».