Variété cultivée 2 Variété cultivée 1

Documents pareils
Chapitre 6 : coloniser de nouveaux milieux

HERBIER NUMERIQUE COLLABORATIF DE MAURICE. enseignants des établissements à programme français de Maurice

Petit conservatoire dans un jardin des Collines du Paradis

>Si j ai réussi, je suis capable de

Sciences de la vie et de la Terre

SAVAIS-TU QUE DANS MA COUR D ÉCOLE...

CORRIGES Plan de la séance

DECLARATION DES PERFORMANCES N 1

FASCICULE DES 10 ESPECES D'ARBRES URBAINS ENIGME V - A LA DECOUVERTE DE LA NATURE

EXAMEN DES PROPOSITIONS D'AMENDEMENT DES ANNEXES I ET II. Autres propositions

Séquence 6. Mais ces espèces pour autant ne sont pas identiques et parfois d ailleurs ne se ressemblent pas vraiment.

NOP: Organic System Plan (OSP) / EOS: Description de l Unité Information et documents requis

Correction TP 7 : L organisation de la plante et ses relations avec le milieu

Journée scientifique 21 novembre «Base de données e-prpv Etat des lieux et perspectives Bernard Reynaud, Henri Brouchoud, Bruno Hostachy»

Prendre les empreintes des chapeaux de champignons ou comment faire une sporée

Parc naturel régional du Perche Maison du Parc- Courboyer Nocé

Végétaux Exemples d individus

Demande d autorisation de faire une tournée pour des cirques itinérants détenant des animaux sauvages

avec Lépido Les papillons sont des insectes. RENCONTRE Connais-tu le point commun de tous ces animaux? Ils ont tous.. pattes.

Dr E. CHEVRET UE Aperçu général sur l architecture et les fonctions cellulaires

Feuille 6 : Tests. Peut-on dire que l usine a respecté ses engagements? Faire un test d hypothèses pour y répondre.

vérifiez leur compatibilité avec nos auxiliaires sur notre site web Bulletin d information sur les cultures fraises Stratégie IPM pour les fraises

* Extraits d'un entretien effectué dans le Karyassa 'supres de membres d'un clan Tamashek, les Kel Taddak. Document présenté par Etienne Le Roy.

Les Français et la nature

Les débuts de la génétique

Association des. Objectifs. convivialité, réunir les habitants autour du jardinage. action sociale, action environnementale,


C ÉTAIT IL Y A TRÈS LONGTEMPS QUAND LE COCHON D INDE N AVAIT PAS ENCORE SES POILS.

BACCALAURÉAT GÉNÉRAL

Demande d autorisation de faire du commerce d animaux

guide de la fiscalite a l île maurice Tout savoir sur la fiscalité d un résident français investissant dans l immobilier à l île Maurice

JOURNÉE D ANIMATION TERMINALE S

Résumé du suivi phytosanitaire du canola au Centre-du-Québec de 2009 à 2011

Commune d Yvorne LA MUNICIPALITÉ REGLEMENT DU CIMETIERE D YVORNE

Thème sélection génétique des plantes hybridation et génie génétique

PORTRAITS DE PARCS E X P O S I T I O N P H O T O G R A P H I Q U E

CONSERVATION DU PATRIMOINE VIVANT DU MARAIS POITEVIN ENJEUX ET PERSPECTIVES. CREGENE: 2 rue de l église COULON cregene@gmail.

Séquence 7. Les relations entre organisation et mode de vie, résultat de l évolution : exemple de la vie fixée chez les plantes à graines.

Evaluation de cépages résistants ou tolérants aux principales maladies cryptogamiques de la vigne

GénoToul 2010, Hôtel de Région Midi Pyrénées, Toulouse, 10 décembre 2010

Jeu de l ingénierie écologique. mémo du joueur

La reconnaissez- vous?

La notion de croissance (végétale) en sixième et en première S.

ENQUÊTE SUR LE COMMERCE D'ESPÈCES SAUVAGES SUR L'INTERNET

Identification des principaux lépidoptères ravageurs du maïs sucré

La Reine des fourmis a disparu

MONTELIMAR ENERGIE POSITIVE

La production de Semences potagères

Héron. branché NOUVEAUTÉ CET AUTOMNE! 22 octobre au 2 novembre

L EAU POTABLE : COMMENT LA PRÉSERVER Bien que l eau soit une ressource renouvelable, il ne faut pas pour autant la gaspiller. Les Québécois sont les

PROTECTION ANTI-GRÊLE SUR VIGNE ET RAISIN DE TABLE

Petits fruits Bulletin d information No mai 2013 PUNAISE TERNE. Description. Identification

Normes internationales pour les mesures phytosanitaires (NIMPs)

SOMMAIRE CYCLE 1. Des jeux tout prêts. Des activités à préparer. Les solutions

LE MONITORING DE LA BIODIVERSITE EN SUISSE. Hervé LETHIER, EMC2I

Redéploiement et conservation des Antilopes Sahélo-Sahariennes en Tunisie Atelier technique, Douz, 18 et 19 avril 2004

Cahier d enquête. Suspect N 5. Reproduction interdite

Narrateur : Paillasson le cochon Auteur : Protection mondiale des animaux de ferme (PMAF)

e tic o N t u in g o L

Les méthodes de luttes : De la protection «systématique» à la Protection Intégrée (P.B.I.)

GUIDE D UTILISATION DES PRODUITS DE MAÏS

Etnik. Les combinaisons évoquent notre univers cosmopolite : la diversité des cultures, des formes,

Chasse sportive au Québec Saisons Calendrier préliminaire des périodes de chasse

Astragalus alopecurus Pall.

Semer des graines 13 Planter des bulbes pour offrir 13 Pommes de terre en aquarium 13 Programmation des activités : 14

Birdline internet Manuel de l utilisateur

Dans une année, il y a 12 mois. Dans une année, il y a 52 semaines. Dans une année, il y a 4 trimestres. Dans une année, il y a 365 jours.

La production de semences des Apiacées

GUIDE D UTILISATION DE I-PHOTO

RÉSUMÉ. Mots-clés: blé variété microflore des semences, combat

La biodiversité : enjeu scientifique et enjeu éthique

Les nouvelles orientations de la politique de coopération internationale de la Ville sont :

Niveau CEl CE2. Le grand dauphin ou dauphin souffleur Tursiops truncatus

LA MITOSE CUEEP - USTL DÉPARTEMENT SCIENCES BAHIJA DELATTRE

Agri-stabilité GUIDE DE DÉCLARATION DES UNITÉS PRODUCTIVES 2012

VI/23. Espèces exotiques qui menacent des écosystèmes, des habitats ou des espèces

Compléments et commentaires liés à l outil d initiation à la biodiversité à destination du secteur privé

Juillet Août Bon jardinage et bon début de récolte!

En primeur chez. La collection «Jardinier urbain» pour aménagements comestibles, petits jardins potagers et jardins en pots. p.7

Association nationale de la meunerie française

Évaluation, caractérisation et

Comment utiliser les graines de soja à la cuisine

Chapitre 1: Facteurs d'échelle

FAVORISER LA BIODIVERSITÉ DANS LE CIMETIÈRE. Guillaume Larregle (Maison de l Environnement de Seine-et-Marne)

CHOU BIOLOGIQUE. Evaluation d aménagements floristiques sur la répartition intra-parcellaire des auxiliaires

Sorgho grain sucrier ensilage L assurance sécheresses

Lombricompost. «Il faut nourrir le sol pour nourrir la plante»

Mise à jour Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC. l adiante cheveux-de-vénus Adiantum capillus-veneris

Travaux pratiques avec RapidMiner

MANIFESTE POUR LA PRESERVATION DU GRAND TETRAS EN FRANCE

200 fleurettes Pds 5 g (NP 368/8) 4 47 Bague or jaune ornée d une topaze bleue Pds 3,48 g (NP

Introduction 3. GIMI Gestion des demandes d intervention 5

Animal de compagnie. Les fiches pratiques de la concurrence et de la consommation

Michel Fortin 1 er Vice-président FTPF 26 janvier 2011

La lettre électronique du service économie agricole de l'essonne n 3 juillet 2012

STATUTS DE LA COMMISSION SUISSE POUR LA CONSERVATION DES PLANTES CULTIVEES (CPC)

Modélisation multi-agents - Agents réactifs

Tuberculose bovine. Situation actuelle

Transcription:

DM : GÉNÉTIQUE ET ÉVOLUTION : LA VIE FIXÉE CHEZ LES PLANTES Exercice 1 : La morphologie des roses Depuis les domestications des roses autour de la Méditerranée et en Chine il y a 5000 ans, l'homme a créé plus de 16 000 variétés de roses qui diffèrent entre elles et de leurs ancêtres sauvages notamment par leur nombre de pétales. À partir de l'exploitation des documents et de l'utilisation des connaissances, montrer que les différences de morphologie florale entre les roses résultent de différences d'expression des gènes de développement. Document 1 : morphologie florale. Document 1a : aspect des fleurs Rosa gallica est une des espèces sauvages ressemblant aux ancêtres des roses cultivées "Variété cultivée 1" "Variété cultivée 2" Document 1b : nombre d'organes floraux Les histogrammes représentent les moyennes obtenues à partir de 5 fleurs. Les barres noires représentent les intervalles de confiance Nombre d organes Variété cultivée 2 Variété cultivée 1 Sépales Pétales Etamines Carpelles Document 2 : expression des gènes de développement floral et production des pièces florales L'organisation florale est contrôlée par des gènes de développement répartis en 3 classes (A, B et C) B B A C C A Sépales Pétales Étamines Carpelles Carpelles Etamines Pétales Sépales Vue schématique d'une fleur en développement vue de dessus

L'expression des gènes de classe A seuls aboutit au développement des sépales. L'expression simultanée des gènes de classe A et B aboutit au développement des pétales. L'expression simultanée des gènes de classe B et C aboutit au développement des étamines. L'expression de gènes de classe C seuls aboutit au développement des carpelles. Les gènes de classe A et C s'excluent mutuellement : par exemple, si la zone d'expression des gènes de classe C est réduite, alors celle des gènes de classe A s'élargit. Document 3 : expression du gène de développement floral de classe C On réalise des coupes de bourgeons de fleurs de Rosa gallica, "variété cultivée 1" et "Variété cultivée 2", à un stade où les gènes de développement floral s'expriment. Par une technique adaptée, on colore en foncé les zones où s'exprime le gène de développement de classe C (le gène de développement de classe A s'exprime donc dans la zone en clair). Coupe de bourgeon floral de Rosa gallica Coupe de bourgeon floral de "Variété cultivée 1" Coupe de bourgeon floral de "Variété cultivée 2" Exercice 2 : l efficacité de reproduction d une plante à fleurs. La plante de l espèce Gorteria diffusa possède des inflorescences présentant une grande variété d ornementation selon les individus. On étudie deux variétés, la forme «okiep» et la forme «spring». Chez cette espèce la reproduction se fait par pollinisation croisée (le pollen d une inflorescence doit se déposer sur une autre inflorescence). À partir de l exploitation des documents et de vos connaissances, expliquez comment la variété «spring» a une plus grande efficacité de reproduction que la variété «okiep». Document 1 : Les inflorescences des deux variétés de Gorteria diffusa.

Document 2 : Visite des fleurs par les insectes de l espèce Megapalpus capensis. Document 2a : Insecte mâle de l espèce Megapalpus capensis visitant une fleur de la variété «spring». Document 2b : Type de visites des inflorescences par les mâles ou femelles de l insecte Megapalpus capensis. Document 3 : Nombre d inflorescences recevant du pollen exporté d une autre inflorescence par les mâles ou femelles de Megapalpus capensis.

Exercice 3 : le Dodo et le Tambalacoque Le tambalacoque (Calvaria major) est un arbre endémique de l'île Maurice, c'est à dire qu'il n'existe que sur cette île. En 1973, l'espèce était en voie de disparition : il ne restait en effet que 13 spécimens, tous âgés de 300 ans. Le professeur américain Stanley Temple défendit l'explication selon laquelle la disparition au XVIIe siècle d'un "gros dindon" endémique de l'ile Maurice, le dodo (Raphus cucullatus), se nourrissant de graines et de fruits, pouvait être mise en relation avec celle du tambalacoque. Il émit l'hypothèse que pour germer ces graines devaient transiter par le système digestif du dodo. Ainsi, l'extinction de cet animal condamnait le tambalacoque à la disparition. Rechercher des arguments favorables à l'existence d'une relation de dépendance exclusive du tambalacoque envers le dodo, défendue par Stanley Temple et montrer que cette idée divise la communauté scientifique. Votre réponse s'appuiera sur l'exploitation du dosser et l'utilisation de connaissances Documents de référence (ne pas analyser) Document 1 : Extrait de "Le pouce du panda" Stephen Jay Gould Les gros fruits du tambalacoque, qui ont quelques cinq centimètres de diamètre, sont composés d'une graine enveloppée dans un tégument dur d'environ un centimètre d'épaisseur. Ce tégument est entouré par une chair juteuse et succulente recouverte par une fine peau externe. Selon les conclusions de Temple, les graines de tambalacoque ne parviennent pas à germer à cause de l'épaisseur du tégument (...). Les premiers explorateurs ont écrit que le dodo se nourrissait des fruits et des graines des grands arbres des forêts. Le dodo avait un "estomac" puissant, rempli de gros cailloux, qui pouvaient abraser et écraser les aliments durs. (...) Temple estima que les téguments des graines de tambalacoque étaient assez épais pour résister à l'écrasement mais pas à l'abrasion (...). Les dodos auraient fort bien pi régurgiter les téguments, ou leur faire poursuivre leur chemin dans l'appareil digestif (...). D'après S. Jay Gould, Le pouce du panda (1996) Document 2 : Les conditions de germination des graines de genévrier Chez les plantes sauvages, la germination des graines est généralement empêchée par la présence d'un tégument épais, dur et imperméable. Des suivis de germination ont été réalisés pendant 120 jours sur des graines de genévrier dans différentes conditions. L'abrasion au papier de verre permet d'user les téguments des graines.

Document 3 : Alimentation des oiseaux endémiques et des oiseaux introduits sur l'île de Nouvelle Zélande. Une étude a été réalisée, en Nouvelle Zélande, sur le rôle des oiseaux dans la dispersion des graines de plantes endémiques (Podocarpus halli) et de plantes introduites par l'homme. Pour cela on a capturé des oiseaux endémiques, comme le Méliphage carillonneur (Anthornis melanura), et différentes espèces de passereaux introduites par l'homme. Espèces endémiques : espèces locales, ne se développant que dans une zone géographique donnée. Document 4 : Extrait de "Le pouce du panda", Stephen Jay Gould Le docteur Owadaly du service mauricien des forêts mit sérieusement en doute la thèse de Temple dans un commentaire technique publié dans la revue Science (...). (...) Le service des forêts étudie et réalise depuis quelques années la germination des graines de tambalacoque sans intervention d'aucun oiseau. De plus, un inventaire des forêst tropicales des hautes terres dressé en 1941 a montré qu'il existait une population assez importante de jeunes plants de tambalacoque qui avaient certainement moins de soixante-quinze ans. L'extinction du dodo remonte à 1675! (...). Exercice 4 : L Oyat des dunes. Document 1 : coupe transversale de feuille d oyat (microcope optique X40)