Résilience urbaine, séance conclusive:



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Transcription:

Résilience urbaine, séance conclusive: Expérience scientifique et politique de la préservation historique au sein du système espace-temps. Dans quelle mesure la question de la préservation historique doit-elle ou peut-elle participer au débat sur la résilience? Définitions: par Cynthia Ghorra-Gobin, DR CNRS Pour associer la résilience urbaine à l idée de pérennité urbaine, il faut opérer une dissociation entre: 1. La résilience urbaine centrée sur les individus («que faire pour qu il y ait moins de victimes?») 2. La résilience urbaine où la notion de victimes ne vient pas en premier («s occuper du fait urbain») L'hypothèse est que le nouveau contexte urbain, complexe, nécessite d intégrer la notion de résilience, à dissocier avec la notion de catastrophes naturelles. L'ouvrage de Brian Ladd, La ville résiliente, est pris comme exemple, avec une analyse de la résilience de Berlin. La notion de victimes y est mise de côté. Il s agit pour l auteur de distinguer résilience au sens général et résilience urbaine comme pérennité urbaine, qui exige de dissocier la préservation historique de l intentionnalité mémorielle. La démarche de Cynthia Ghorra-Gobin est comparative. Il ne s ait pas de comparer la France aux Etats-Unis, mais de partir d une controverse et d essayer de mettre en perspective des exemples. Le fait de travailler sur un terrain étranger permet de se distancier par rapport à la question et de faciliter le débat. Il résulte de ses travaux que la notion de résilience urbaine est désormais intégrée dans le projet urbain et le paradigme de l aménagement doit être modifié. 1. Fondement de l analyse Pour Brian Ladd, la résilience urbaine est associée à la notion de post-disaster. Il emploie aussi les notions de reconnection ou historiacl continuity, qu il convient d intégrer dans le concept de résilience urbaine ainsi que dans l aménagement urbain. Il faut envisager une résilience urbaine en rupture avec le passé immédiat et une volonté de reconstruction sur le long terme. Dans la reconstruction de Berlin, on n envisage pas d en refaire une capitale, mais il y a un souhait de continuité historique. Après 60 ans, la notion est réintégrée. a)définition de la ville: À partir de Urbs et Civitas (Fustel de Coulanges), désignant la matérialité du fait urbain et l espace politique, tous deux indissociables À partir de la définition de J. Ruskin: «la valeur de la ville se mesure à sa capacité à enraciner l individu dans le temps et dans l espace» Cheminement de Cynthia Ghorra-Gobin: Travail sur la continuité urbaine (1972) Travail sur la Préservation historique b)travail sur la continuité urbaine Cynthia Ghorra-Gobin a travaillé comme étudiante sur la notion de centralité et le couple «centrepériphérie», à partir des controverses sur les risques de dédoublement du centre à Beyrouth. A l époque, il y a un débat similaire à New York sur la dissociation de downtwon et uptown. Dans Beyrouth, les souks sont un vecteur de centralité majeur, en dépit d un aménagement de type haussmannien avec notamment l avenue du Maréchal Weygand qui les traverse. Les souks n ont pas une grande valeur architecturale Pour Cynthia Ghorra-Gobin, l avantage comparatif des souks se mesure à: La localisation géographique: centralité par rapport aux différentes communautés ethniques et religieuses La diversité des communautés: La symbolique de la centralité, c est la diversité (sociale et culturelle)

Dans une revue d archéologie, Cynthia Ghorra-Gobin trouve un plan démontrant que l ancien emplacement du forum romain de la ville correspond au même lieu. Ces argument lui permettent de dire que l émergence de nouvelles centralités ne constitue pas un risque pour les souks qui bénéficient de la continuité historique. Il faut néanmoins veiller à les préserver. c) Thèse d Etat (1975-1985) Comment s instaure le rapport ville-campagne ou ville-nature aux Etats-Unis? Relation entre ville et Etat dans un contexte capitaliste Traduction urbaine de la question raciale Ecart différentiel entre villes américaine et villes continentales: prédominance du concept/image du CBD et puissance des constructions idéologiques autour de la maison individuelle Pour élaborer des comparaisons, Cynthia Ghorra-Gobin choisit une ville non-issue de la colonisation: Los Angeles. De ces analyses de la ville américaine, elle tire la leçon suivante: «la préservation historique peut être dissociée de l intentionnalité mémorielle». 2. Paradigmes de la préservation historique aux Etats-Unis La notion de préservation du patrimoine émerge au XIXe siècle, lorsque l on réalise les dégâts infligés au patrimoine médiéval pendant la révolution. A la même époque, le débat émerge dans un contexte différent outre-atlantique: les Etats-Unis se demandent quelle est leur identité, une fois leur indépendance acquise. En effet, la rupture avec l Europe s était faite sur une base politique et non culturelle (no taxation without representation) La question de l identité préoccupe les américains: les intellectuels et artistes prennent conscience du caractère extraordinaire de l environnent naturel des Etats-Unis et de sa beauté. Au même moment s opère la conquête de l espace par les aventuriers et les capitalistes. L idée que les USA détiennent un patrimoine naturel se trouve alors associé à la notion d identité, avec la notion de wilderness, notamment grâce au rôle des artistes et des philosophes. On travaille la notion de national park comme lieu de l identité américaine et on les substitue aux State Parks. On met aussi en place le National Park Service, institution nationale très puissante, qui s occupe aussi de l urbain (droit de regard). La différenciation identitaire vis à vis de l Europe se fait donc sur le rapport à la nature, l'identité nationale étant liée à l'histoire de la conservation En 1906, Theodore Roosevelt promeut le Antiquities act qui met en place le concept de national monument. Il ne s agit plus uniquement de préserver la nature, mais il n y a pas de rupture avec la nature car on intègre dans ce que l'on souhaite préserver la construction par l humain avec la nature. Un National monument est un objet physique (monument) dans un cadre naturel. Le premier est le Devil s Tower dans le Wyoming: il s agit d une tour qui remonte à l histoire précolombienne et fit écho au mythe de la symbiose avec la nature des indiens. Il reflète ainsi le débat politique qui commence à s intéresser aux native americans. Aujourd hui, il y a 57 national parks, 93 nationnal monuments. Par la suite, le New Deal pense aussi la préservation historique et aura un impact sur celle-ci à travers des investissements public dans les projets du fait du lobbying: Les architectes s organisent et vendent leurs projets à l administration Roosevelt qui met en place le Historic sites Act: l Etat mène des enquêtes pour identifier les bâtiments à préserver, mais sans engagement. Les années 1960 constituent une rupture dans le rapport à la préservation historique. Auparavant, la préservation portait sur la nature et quelques monuments emblématiques, elle prend un rôle croissant dans l'urbain et le construit. En effet, cette époque est marquée par un important conflit autour de la Penn station, construite à Manhattan et inaugurée en 1910. En 1963, la city comission veut détruire le bâtiment, ce qui déclenche une mobilisation politique des new-yorkais car la gare a pour eux une valeur symbolique. Le débat donne naissance au National historic preservation act (1965) qui s intéresse aux bâtiments et constitue un nouveau paradigme. On met alors en place deux listes: National register of historic places (83 000) National historial landmarks (2 500), qui bénéficient d une aide de l Etat fédéral

Suite à la loi, la ville de New York crée une landmarks preservation comission qui bloque par la suite le projet de destruction de la gare de Grand Central. Il s agit de la même histoire que Penn Station, mais avec cette fois-ci, la ville dispose d outils adéquats pour contrer le projet, le débat allant jusqu à la cour suprême. La gare y est décrite comme «successful urban project that gave life to an historic building». On préserve le bâtiment mais on dissocie la préservation de la notion de mémoire. Ni l histoire de la compagnie ni celle des habitants n est mentionnée, mais le «projet urbain répondant à une demande sociale qui permet de donner vie à un bâtiment à préserver». La gare est considérée comme un «lieu d ancrage» (Ruskin) pour le passager. Dans la foulée de la loi, de nombreuses commissions de préservation sont créées. Elles sont faites de bénévoles et seul le président est salarié. A Los Angeles aussi est créée une commission de l équipe municipale qui travaille en lien avec LA Conservancy, qui est une puissante non-profit corporation, financée par des fondations et même des promoteurs. Beaucoup de bénévoles y participent et elle fait un travail de lobbying. Il y a à Los Angeles une historic district ordinance qui est proche de la loi Malraux en France. Exemples à LA: a) Santa Monica Pier (débat dans les années 1980): Il s agit d une ville et d une jetée qui s avance dans l océan et qui date du début du XXè siecle. Elle permet de marcher jusqu à Venice et présente un cadre idéal. Santa Monica n est pas incorporée dans Los Angeles. La ville crée un pleasure park au début du XXè siecle, où des vedettes se promènent. En 1953, le lieu n est pas bien entretenu, la municipalité achète les terrains et monte un projet d aménagement touristique. Entre-temps, le pier est devenu plus populaire que star. En 1983, une tempête détruit le Pier. Le projet municipal devient alors de moins en moins réaliste, car il y a un souhait de conserver le Pier et l Amusement park: La catastrophe naturelle est venue au secours de la résilience urbaine. b) L Eglise Santa Viviana (débat dans les années 1990): Il s agit de la plus vieille église de Los Angeles, catholique. Elle est toutefois trop petite par rapport à une population croissante de catholiques. En même temps, il y a une pression sur l ancien bâtiment de se mettre aux normes sismiques, qui surenchérissent le coût de la préservation historique. L évêque n ayant pas assez de moyens pour la mise aux normes, on décide de la détruire. La LA Conservancy s y oppose. En même temps, l évêque cherche un terrain pour une grande cathédrale mais n est pas très bien accueilli. Il obtient un terrain peu cher, le long d une autoroute bruyante. S'en suit l'édification de la cathédrale Our lady of the Angels (offices en 42 langues). Avec l édification de la cathédrale, on voit l émergence du concept d espace public à Los Angeles. LA Conservancy fait de la petite église un centre culturel. L'église est détenue et gérée par une association. c) Bibliothèque municipale: La bibliothèque remonte aux années 1920. Dans les années 1980, il est question de la mettre aux normes sismiques, mais la question est «qui va payer?», alors qu'en 1978 a eu lieu une révolte des contribuables californiens qui a causé une grande sensibilité sur les choix de ce qui est financé. La localisation de la bibliothèque est stratégique, elle vaut de l or et les promoteurs sont intéressés. En même temps, des citoyens militent pour la préservation. Des promoteurs financent un travail universitaire qui conceptualise un montage de type PPP qui est une innovation juridique. On estime le coût de mise aux normes et du réaménagement puis on se demande qui va payer quoi. Ce sont finalement les promoteurs qui payent mais ils obtiennent en compensation une autorisation de construire plus haut (ce qui peut s apparenter à un transfert de COS) 1. 1 Voir le colloque «réhabilitation urbaine et temps historique: le paradoxe de Los Angeles. Il y

d) Biddy Mason House/Park En 1985, on réalise que 97 des landmarks retracent l histoire «anglo» des Etats-Unis. Un des enjeux de la préservation devient alors de faire entrer d autres histoires car le patrimoine s avère beaucoup moins multiculturel que la société. S en suit une volonté de la mise en évidence, mise en avant de la classe ouvrière et des minorités. Biddy Mason était une esclave au XIXe siècle au service d une famille Mormon qui est arrivée à LA. LA avait lors un statut particulier car l Etat a intégré les Etats-Unis au moment du débat sur l esclavage. Biddy Mason intente un procès à a ville de LA pour ne plus être esclave. Par ailleurs, à proximité de sa maison se trouve une église épiscopalienne dans laquelle on a chanté trois soirs durant pendant les émeutes de LA. e)palm springs: Quartier de résidences secondaires, 48 000 habitants. Aujourd hui, l immobilier est en crise. Il y a un débat car aucun des bâtiments n est listé alors que certains ont été faits par de grands architectes. L'objectif est de maintenir les prix immobiliers. f) Est-Los Angeles, le quartier latino-mexicain. Avant, il accueillait différents flux migratoires et on y trouve notamment de synagogues de la fin du XIX et du début du XXe siecle. La population juive a depuis déserté le quartier. Il y a une réflexion dans le cadre de la remise aux normes sur ce que l on peut faire dedans. En conclusion, la ville américaine ne soit pas être vue comme un modèle mais comme un moyen d enrichir le débat. La ville est un espace local, il fut voir ce que dit la résilience dans un espace local 3. Enjeux autour de la résilience urbaine La notion de risque n est pas liée à celle de catastrophe naturelle. La mobilisation politique peut changer le paradigme de la préservation historique. Aux Etats-Unis, il y a différents paradigmes, tout se superpose. Si la résilience urbaine est associée à la notion de pérennité historique urbaine, il faut aussi prendre en compte l'importance de l ancrage local, dans le temps et dans l'espace. Il faut intégrer la résilience dans le projet et l aménagement urbain, dans le projet pour faire face à a croissance. Eléments de discussion: Dans le travail de Cynthia Ghorra-Gobin, il n'y a pas de notion de modèle américain duquel il faudrait s inspirer. Il s'agit davantage de bien connaitre la ville américaine pour ne pas faire n importe quoi. Dans les années 1970, on démolit Les Halles pour en faire un centre commercial de banlieue américaine. Si l opinion le savait, on n en serait pas arrivé à une telle banalité, qui toutefois est acceptable dans le périurbain. Il y a un nécessaire travail sur la préservation historique et la mémoire. Paris est connue mondialement mais est-ce que les habitants associent leur histoire à Paris? Pour assurer la continuité du fait urbain, il faut dissocier les deux notions: faut-il préserver au nom de la mémoire ou au nom de l'enracinement dans le temps? a aussi un Etudes foncieres sur les PPP et une revue Urbaisme sur LA.

Les Souks de Beyrouth bénéficient d'une continuité avec le Forum. Aujourd'hui, le lieu devient un territoire global avec la présence d'investisseurs étrangers. Qu est-ce que cela représente pour les habitants? Construction du neuf en faisant appel à des éléments anciens à Chicago. Au sujet des Quartiers sensibles en France, grands ensembles: les bâtiments n ont pas d ancrage. Il faudrait travailler sur e que cela veut dire. Quelle est la demande sociale? Y a-t-il des symboles/signes de la participation ou contribution des différentes populations à notre histoire? Il n'y a pas en effet une seule mémoire mais des mémoires différentes.