PRATIQUES AGROFORESTIÈRES

Documents pareils
Cadre stratégique pour l agriculture du Canada Programmes d intendance environnementale

De la multifonctionnalité de l agriculture à l agroforesterie :

Règlement type relatif à l abattage d arbres

Caisse Nationale de Mutualité Agricole

Cadre légal des CLD. Au Canada le développement socioéconomique relève de la juridiction des provinces

PLAN GÉNÉRAL D AMÉNAGEMENT FORESTIER SEIGNEURIE DE PERTHUIS RÉSUMÉ NOTE AU LECTEUR

LA FINANCIÈRE AGRICOLE DU QUÉBEC PLAN D ACTION DE DÉVELOPPEMENT DURABLE

du Cadre de vie Secrétariat Permanent du Conseil National pour l Environnement et le Développement Durable Présenté par: Paul BOMBIRI

Vision stratégique du développement culturel, économique, environnemental et social du territoire

Constitution d'un réseau écologique sur la commune de Muttersholtz

Afin d intégrer aux mieux les enjeux auxquels le territoire est confronté, les contributions suivantes peuvent également être apportées :

Ce guide est un outil de base pour les producteurs agricoles. Ils pourront s en inspirer pour mieux gérer la faune à la ferme.

RESERVES DE BIODIVERSITE POUR SEPT TERRITOIRES ET DE RESERVE AQUATIQUE POUR UN TERRITOIRE DANS LA REGION ADMINISTRATIVE DE L ABITIBI-TEMISCAMINGUE

Municipalité de la paroisse de Saint-Lazare

LA CHARTE REGIONALE D ACCES AUX AIDES AGRICOLES

Jeu de l ingénierie écologique. mémo du joueur

Débroussailler autour de sa maison : «une obligation»

OUVERT02 - Maintien de l ouverture par élimination mécanique ou manuelle des rejets ligneux et autres végétaux indésirables Sous-mesure :

Une espèce exotique envahissante: Le Roseau commun. ou Phragmites australis

Sorgho grain sucrier ensilage L assurance sécheresses

ANCRÉ PAR NOS RESSOURCES

Taillis à courte ou très courte rotation (TTCR) : gestion des pratiques d implantation

conservation volontaire : différence vous pouvez faire la Principales options de conservation légales pour les propriétaires de terrains privés

RECUEIL DES ACTES ADMINISTRATIFS

On the spot. Ecocertification et images satellites. Exploitation forestière tropicale au Cameroun

NOP: Organic System Plan (OSP) / EOS: Description de l Unité Information et documents requis

LE MONITORING DE LA BIODIVERSITE EN SUISSE. Hervé LETHIER, EMC2I

Présentation Programme éducatif au niveau primaire : Les mousquetaires de l eau claire

Projet. Coordination des régimes de sécurité sociale dans le cadre de la libre circulation des travailleurs

Agriculture paysanne durable: innovations et meilleures pratiques aux fins de transposition et de reproduction à plus grande échelle

JEUNE CONSEIL DE MONTRÉAL

Rosemont- La Petite-Patrie. Îlots de chaleur urbains. Tout. savoir! ce qu il faut

Enjeux environnementaux prioritaires des forêts de Poitou-Charentes

GRAP. dans l émergence d entreprises d économie sociale en Estrie

PRESENTATION DU PROGRAMME D ACTION NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA DEGRADATION DES TERRES ET DES FORETS EN RDC

FONDS D INVESTISSEMENT CLIMATIQUES

De vraies perspectives d avenir Des dispositifs d accompagnement et de financements De multiples complémentarités

Détail des cultures de l'exploitation en 2007

Proposition de politique agricole au Ministère de l agriculture des pêcheries et de l alimentation du Québec

Canada Province de Québec Ville de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson

Résumé du rapport final du Projet ECDD

Produire avec de l'herbe Du sol à l'animal

Plan d action Gentianella germanica (Willd.) Börner

Le séchage en grange du foin à l énergie solaire PAR MICHEL CARRIER AGR. CLUB LAIT BIO VALACTA

PROSPECTUS INTERNATIONAL. International FRANÇAIS LETHBRIDGE, ALBERTA, CANADA

Programme Agroforesterie 2006/08. Groupe de Travail GT1

RAPPORT SUR L INSPECTION DES BANDES RIVERAINES 2014 Portrait de la MRC Brome-Missisquoi

ACTION N 1 Réseau d élevages bovins laitiers en Agrobiologie

Toitures vertes : bien commun ou bien privé?

Les compensations écologiques sur la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique

L assurance récoltes en France

PROGRAMME DE CRÉDIT DE TAXES FONCIÈRES AGRICOLES GUIDE DE L EXPLOITANT AGRICOLE ET DU PROPRIÉTAIRE NON EXPLOITANT

EVALUATION FINALE BKF/012

L INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE ET LES ELEVAGES

Note récapitulative : culture de Taillis à très Courte Rotation (TtCR) de saules

AVANT-PROPOS. Directeur de la Division de la statistique de la FAO

Présentation du nouveau programme de remboursement de taxes foncières. novembre 2014

CHAPITRE 5 Dispositions applicables aux usages habitations

Revenu agricole 2013 : une année délicate pour les productions céréalières

1. DISPOSITIONS GÉNÉRALES

PREFECTURE DE LA LOZERE

Impact économique du secteur des coopératives. George Karaphillis CED Institute, Cape Breton University

UNE MEILLEURE CONNAISSANCE

DIAGNOSTIC DE DURABILITE du Réseau Agriculture Durable

MINISTERE DE L'AGRICULTURE DE L AGROALIMENTAIRE ET DE LA FORÊT (articles L361-1à 21 et D361-1 à R du Code rural)

Étude de la carte de Vézelise. Initiation à la lecture du relief sur une carte topographique

VISION DU DÉVELOPPEMENT DES ACTIVITÉS AGROALIMENTAIRES DANS L AGGLOMÉRATION DE QUÉBEC

Rotations dans la culture de pomme de terre : bilans humiques et logiciel de calcul

Geoffroy Ménard, agr.

PAC. ce qui change. vraiment

L OAN aussi diversifié que le canton de Berne

Bien vivre, dans les limites de notre planète

CENTRALES HYDRAULIQUES

L ÉNERGIE C EST QUOI?

Portrait du marché du travail du secteur de la production agricole Région du Bas-Saint-Laurent

Fiche Technique. Filière Maraichage. Mais doux. Septembre 2008

Diagnostic de la Tranche 1 du programme. de restauration de la Sienne

Retour du bison d Europe dans le Jura : ébauche de projet

Atelier Environnement Préparatoire au Projet d Aménagement et de Développement Durable. S e p t e m b r e

Le nouveau Code forestier

L intérêt technico-économique. avec simulations à l'appui

Bas Saint-Laurent. Fiche régionale. Portrait régional de l emploi

Title: OED Précis no Gestion de la production animale au Botswana: les précieuses leçons des expériences précédentes Job number: 98F0708

La couverture des risques agricoles

PRÉSENTS : Madame Lucie Bédard

CONGRES REGIONAL CTA/ ATPS DE LA JEUNESSE EN AFRIQUE

les cinq étapes pour calculer les jours d avance

Dernière chance de participer au concours de photo du Comité ZIP Les Deux Rives

TCS, strip-till et semis direct

La lettre électronique du service économie agricole de l'essonne n 3 juillet 2012

Entente sur le passage des lignes de transport en milieux agricole et forestier. Septembre 2014

VANNES, VIS SANS FIN, POMPES D ASSÈCHEMENT DES MARAIS

RÉSULTATS DE L OBSERVATOIRE TECHNICO-ÉCONOMIQUE DU RAD Synthèse Exercice comptable 2010

L Assurance agricole au Sénégal

République de Côte d Ivoire NOTE D INFORMATION UN INSTRUMENT PROFESSIONNEL AU CŒUR DU DEVELOPPEMENT AGRICOLE ET DES FILIERES DE PRODUCTION

Le bien-être animal en action : programme canadien d assurance qualité à la ferme

Produire en grand tunnel multichapelle ou en serre froide individuelle Quelle structure choisir?

RÉUNION DES MINISTRES DE L'ALIMENTATION, DE L'AGRICULTURE ET DE LA PÊCHE DES PAYS MEMBRES DU CIHEAM 9ÈME DECLARATION FINALE

1ER CONGRÈS DES FORÊTS COMMUNALES D'AFRIQUE CENTRALE DU 03 AU 06 MAI 2011

Pascale Biron, Thomas Buffin-Bélanger, Marie Larocque, Joanna Eyquem, Claude Desjarlais

Transcription:

PROGRAMME PILOTE D APPUI À LA MULTIFONCTIONNALITÉ DE L AGRICULTURE FICHE D INFORMATION PRATIQUES AGROFORESTIÈRES 1. MISE EN CONTEXTE Au cours des dernières décennies, l intensification et la spécialisation des pratiques agricoles ont poussé les agriculteurs à récupérer un maximum de superficies pour l implantation de cultures destinées à l alimentation humaine et animale. Ainsi, les boisés de ferme, les arbres isolés dans les champs et les bandes riveraines, notamment, sont graduellement disparus pour faire place à des paysages agricoles de plus en plus Vaches profitant de l ombrage d une haie brise-vent. MAPAQ uniformes. Cette uniformité des cultures, souvent jumelée à un système de monoculture ou de rotations courtes (maïs-soya), entraîne une perte importante de biodiversité, tandis que les pratiques culturales préconisées utilisation de pesticides, champs laissés à nu en hiver peuvent avoir des impacts non négligeables sur la qualité des sols et des cours d eau. L adoption de pratiques agroforestières favoriserait la protection de la biodiversité, la mise en valeur des paysages et l attractivité des territoires. Les arbres et arbustes des fermes peuvent avoir de multiples fonctions économiques, environnementales et paysagères. 2. DESCRIPTION DE LA PRATIQUE De Baets et ses collaborateurs définissent l agroforesterie comme «un système intégré de gestion des ressources du territoire rural qui repose sur l association intentionnelle d arbres ou d arbustes à des cultures ou à des élevages, et dont l interaction permet de générer des bénéfices économiques, environnementaux et sociaux». Parmi les systèmes agroforestiers les plus connus et les plus adaptés au Québec se trouvent les haies brise-vent, les bandes riveraines arborées, les systèmes de cultures intercalaires agroforestières et les systèmes sylvopastoraux.

3. EXEMPLES DE PRATIQUES AGROFORESTIÈRES La haie brise-vent La haie brise-vent est un obstacle naturel constitué principalement d arbres et d arbustes et placé au travers du vent pour réduire sa vitesse 1. Elle peut prendre différentes formes, notamment en ce qui concerne le nombre de rangées implantées et les essences choisies. La haie brise-vent présente des avantages propres dont la protection contre l érosion éolienne, la création de microclimats favorables au rendement des cultures, la diminution des odeurs lorsqu elle est installée près des bâtiments et des fosses, la réduction possible des coûts de chauffage pour les bâtiments construits à proximité et la réduction des coûts de déneigement des voies publiques puisqu elle contribue à retenir la neige dans les champs. Attention! Le ministère de l Agriculture, des Pêcheries et de l Alimentation (MAPAQ) offre déjà un financement pour ce type d aménagement, par l entremise du volet 1 du programme Prime- Vert. Le Programme pilote d appui à la multifonctionnalité de l agriculture permettrait, notamment, de couvrir certains coûts d entretien. La bande riveraine arborée La bande riveraine arborée est «un couvert végétal permanent composé d un mélange de plantes herbacées, d arbustes et d arbres adjacents à un cours d eau ou à un lac 2». Un des principaux bénéfices liés à l implantation d une bande riveraine est l amélioration de la qualité de l eau. La bande riveraine agit en effet à titre de filtre pour les particules de sol, les résidus de pesticides, les éléments fertilisants et les microorganismes pathogènes qui pourraient se retrouver dans l eau sous l effet de l érosion hydrique. De plus, l ombrage procuré par les arbres en été permet de maintenir l eau à un niveau d oxygénation adéquat et à une température confortable pour la faune aquatique. La bande riveraine peut également contribuer à la bonification et à la diversification des paysages agricoles. Attention! Le MAPAQ offre déjà un financement pour ce type d aménagement, par l entremise du volet 1 du programme Prime- Vert. Le Programme pilote d appui à la multifonctionnalité de l agriculture permettrait, notamment, de couvrir certains coûts d entretien. 1 Vézina, 1991. 2 Gagnon et Gangbazo, 2007.

Le système de cultures intercalaires agroforestières Ce système est composé de rangées d arbustes ou d arbres et de bandes de cultures assez larges pour permettre la mécanisation des pratiques culturales. La présence de rangées d arbres en alternance avec les cultures entraîne un effet de microclimat, favorisant ainsi une augmentation de la production. La culture de plus d une espèce constitue également un outil de gestion des risques pour les agriculteurs. Sur les territoires au potentiel agricole plus faible, les cultures intercalaires agroforestières permettent de mettre en valeur des terres en friche et donc de maintenir une certaine activité économique tout en préservant la biodiversité. À moyen et à long terme, ce système pourrait éviter le reboisement des terres, favoriser la conservation du potentiel agricole et générer des revenus complémentaires pour les agriculteurs. Par contre, au Québec, les systèmes de cultures intercalaires agroforestières ne sont présents, pour le moment, que sur des parcelles expérimentales. Le Programme pilote d appui à la multifonctionnalité de l agriculture constitue une occasion pour les agriculteurs de s approprier ces Culture intercalaire agroforestière à Saint-Paulin. D. Rivest et Le Baluchon systèmes. Toutefois, certaines balises devront être établies préalablement afin de s assurer de la pérennité de ceux-ci. Le système sylvopastoral Le système sylvopastoral correspond à «un aménagement délibéré d arbres en association avec des élevages 3». Bien que ce système soit peu connu au Québec, certaines pratiques connexes y ont été répertoriées : l élevage des grands gibiers dans des boisés aménagés ou naturels, l introduction de haies d arbres ou d arbres isolés dans les pâturages afin de créer des aires d abris pour les bovins, le désherbage des vergers par des moutons, etc. 4 La présence d arbres au pâturage peut améliorer la productivité des animaux en limitant le stress causé par la chaleur l été et le froid l hiver. Le système sylvopastoral nécessite toutefois des soins particuliers comparativement à l implantation d arbres sans élevage. En effet, les ruminants constituent un danger pour les jeunes plants d arbres ou d arbustes, d où la nécessité de protéger la base de ces derniers dans leurs premières années de croissance. 3 De Baets et autres, 2007. 4 Ibid.

4. AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS Les différentes pratiques agroforestières ont en commun plusieurs avantages et inconvénients. Avantages pour les producteurs Augmentation de la présence d organismes bénéfiques pour les cultures (ex. : pollinisateurs, prédateurs des ravageurs, oiseaux). Augmentation potentielle des rendements à moyen terme (ex. : création d un microclimat par l effet brise-vent, amélioration de la qualité du sol). Diminution de l érosion éolienne et hydrique des terres agricoles, selon le système choisi. Diversification des revenus issus de la récolte possible de petits fruits et de produits forestiers ou de la vente de biomasse. Avantages pour la communauté Augmentation et maintien de la biodiversité par l implantation de diverses variétés d arbres et d arbustes qui fournissent un habitat, un microclimat favorable et de la nourriture à plusieurs organismes vivants. Protection de la qualité de l eau contre la pollution agricole diffuse (incidence sur la santé publique ainsi que sur les loisirs aquatiques comme la pêche ou la baignade). Amélioration et diversification des paysages, ce qui contribue à bonifier le cadre de vie des citoyens ainsi que l attractivité de la communauté locale pour de nouveaux arrivants et une clientèle touristique. Séquestration de carbone. Diversification de l économie locale (ex. : revalorisation de terres en friche). Diminution des coûts de chauffage et de déneigement (haies brise-vent). Inconvénients pour les producteurs Coûts engendrés par l implantation et l entretien des arbres et arbustes, nécessaires à l efficacité des pratiques. Nécessité de s adresser à des experts pour la mise en œuvre des pratiques, notamment les cultures intercalaires agroforestières et les systèmes sylvopastoraux, encore méconnus au Québec. Perte de superficie en cultures. Impact sur les pratiques culturales (contournement des haies, branches et racines qui s étendent dans les champs).

5. ASPECTS RÉGLEMENTAIRES ET PROGRAMMES COMPLÉMENTAIRES Avant d aménager un système agroforestier, le promoteur doit s assurer que son projet est conforme à la réglementation en vigueur. Ainsi, en vertu de la Loi sur l aménagement et l urbanisme, le conseil d'une municipalité régionale de comté (MRC) peut, par règlement, régir ou restreindre, sur l ensemble ou une partie de son territoire, la plantation ou l'abattage d'arbres afin d'assurer la protection du couvert forestier et de favoriser l'aménagement durable de la forêt privée. POUR PLUS D INFORMATIONS, COMMUNIQUEZ AVEC VOTRE DIRECTION RÉGIONALE DU MAPAQ. RÉFÉRENCES Agriculture et Agroalimentaire Canada (2010). Les systèmes de cultures intercalaires avec arbres feuillus. Jumeler production de bois et production agricole tout en protégeant l environnement. http://publications.gc.ca/collections/collection_2011/agr/a42-108-2010-fra.pdf Association for Temperate Agroforestry (en anglais). http://www.aftaweb.org/index.php De Baets, N., S. Gariépy et A. Vézina (2007). Le portrait de l agroforesterie au Québec. Agriculture et Agroalimentaire Canada. http://www4.agr.gc.ca/resources/prod/doc/terr/pdf/som_portrait_qc_final_f.pdf Des systèmes agroforestiers pour les fermes européennes. http://www1.montpellier.inra.fr/safe/french/index.htm Four Best Management inc. (en français). http://www.4bm.ca/services/agroforesterie.cfm Gagnon, E., et G. Gangbazo (2007). Efficacité des bandes riveraines : analyse de la documentation scientifique et perspectives. Québec. Ministère du Développement durable, de l Environnement et des Parcs, Direction des politiques de l eau.

Groupe interdisciplinaire de recherche en agroforesterie (GIRAF), Université Laval. http://www.plg.ulaval.ca/giraf/index.html Ménard, M. (2010). «Une récolte de noix à travers son soya». L Utiliterre. http://www.utiliterre.ca/technique/une-recolte-de-noix-a-travers-son-soya/ Rivest, D. (2009). Les systèmes de cultures intercalaires : associer arbres et cultures pour protéger l environnement et intensifier la production de bois. http://www.naturequebec.org/ressources/fichiers/agriculture/fermes0carbone_ 2009/Module1/PPT09_Agroforestrie_DRivest.pdf Vézina, A. (1991). Des haies brise-vent autour des bâtiments d élevage et des cours d exercice : de la planification à l entretien. Simulation des coûts d implantation d une haie. http://wbvecan.ca