J u i l l e t 2 0 1 3 CONNAISSANCES & s u i v i MAMMIFÈRES MARINS D es ANTILLES FRANÇAISES E t S a b a, S t a t i a, A n g u i l l a An a l y se d es i nv ent ai r es Ag o a Par Nadège Gandilhon
Nadège Gandilhon. 2010. UAG. CNPS-CNRS. NMML. Avant-propos Cette étude s inscrit comme un des volets d une mission de connaissances et suivis pour le sanctuaire Agoa des mammifères marins des Antilles françaises menée d octobre 2012 à juillet 2013. Ce document a été rédigé pour l Agence des Aires Marines Protégées (AAMP), l Université des Antilles et de la Guyane et Guadeloupe Port Caraïbes dans le cadre d une convention tripartite.. Cette étude inclut : Le s a n a l y s e s p r i n c i p a l e s d e s i n v e n t a i r e s A g o a d e m a r s 2 0 1 2 à a v r i l 2 0 1 3 p o u r 7 i l e s : - A n a l y s e s d e s e f f o r t s ; - A n a l y s e d e l a c o m p o s i t i o n d u p e u p l e m e n t ; - A n a l y s e d e l a d i v e r s i t é ; - T a u x d e r e n c o n t r e ; - A b o n d a n c e r e l a t i v e ; - D e n s i t é r e l a t i v e ; - P e r s p e c t i v e s. Ce dossier doit être cité comme suit : Gandilhon, N. 2013. «Analyses des inventaires Agoa 2012 & 2013». Rapport pour l Agence des Aires Marines Protégées et l Université des Antilles et de la Guyane. 136 pages.
REMERCIEMENTS Je tiens à remercier en premier les partenaires m ayant confié cette mission. Tous mes remerciements vont également à ceux ayant accepté de participer aux missions de recensement en mer pour le sanctuaire Agoa. Merci à : Guadeloupe Port Caraïbes, laboratoire Dynecar de l Université des Antilles et de la Guyane, Agence des Aires Marines Protégées, Parc National de Guadeloupe, CAR-SPAW, Association Breach, association Ommag, association Sepanmar, association Stenella, association de la Réserve Naturelle de St Barthélémy, association de la Réserve Naturelle de Saint-Martin, association Ti-té et Réserve Naturelle de Petite Terre, association Ocetam, association Mon Ecole, ma Baleine, association Kap Natirel, Carbet des Sciences de Martinique, Conservatoire du Littoral de Martinique, Directions régionales de l Environnement, de l Aménagement et du Logement de Guadeloupe et de Martinique (DEAL), IFREMER, Parc National de Saba, Parc national de Saint-Eustache, Gardes littoraux Anguilla, Administrations néerlandaises, Comité régional des pêches de Guadeloupe et de Martinique, les Affaires maritimes, les gardes espace sud et police de l'environnement, Autrevue, le CIRAD, le Parc Naturel régional de la Martinique et tous les scientifiques venus prêter main forte (Canada, Vénezuela, Curaçao, Miami ).
SOMMAIRE REMERCIEMENTS... SOMMAIRE... PRÉAMBULE... INTRODUCTION... RENFORCEMENT DES CONNAISSANCES : INVENTAIRES AGOA 2012 & 2013... INTRODUCTION... OBJECTIFS DES INVENTAIRES... MÉTHODES : BREF RAPPEL... RAPPORT TECHNIQUE... BILAN DES EFFORTS... OBSERVATIONS VISUELLES AGOA 2012 & 2013 OBSERVATIONS VISUELLES AGOA 2012&2013... OBSERVATIONS ACOUSTIQUES AGOA 2012 & 2013... COMPOSITION FAUNISTIQUE AGOA 2012 & 2013 EFFECTIFS, TAILLE DE GROUPE ET TAUX DE JUVENILES RICHESSE SPECIFIQUE SECTORIELLE TAUX DE RENCONTRE ET ABONDANCE RELATIVE AGOA 2012 & 2013
PRÉAMBULE 2003 2006 2007 Naissance d une Aire Marine Protégée nationale et internationale L idée de créer un sanctuaire pour les mammifères marins dans les Antilles françaises a été proposée par l association ECCEA (Eastern Caribbean Coalition for Environmental Awareness) et AET (Association Evasion Tropicale), rejoint ensuite par l association SEPANMAR, puis BREACH ; Le projet est présenté par Mme Madeleine de GRANDMAISON, élue de Martinique, pour la France à la 58 ème conférence de la Commission Baleinière Internationale (C.B.I) ; Le processus de création a été structuré par la DIREN Martinique en co-pilotage avec la DIREN Guadeloupe, sous contrôle des Préfets de Martinique et de Guadeloupe, représentants de l Etat ; 2009 çàà 2010 çàà 2012 çàà Le pilotage du sanctuaire est pris en charge par l Agence des Aires Marines Protégées (A.A.M.P), pour élaborer le plan de gestion de cet espace protégé, renforcer et mutualiser les actions de recherche scientifique, de sensibilisation et de communication ; A Montego Bay, Jamaïque, lors de la 14ème réunion des Parties à la Convention de Cartagena pour la protection et la mise en valeur du milieu marin de la Grande Région Caraïbe, le Gouvernement français déclare la création du sanctuaire Agoa le 5 octobre ; Défendu par Ferdy LOUISY, président du Parc national de Guadeloupe et vice président de l Agence des aires marines protégées, le sanctuaire Agoa est reconnu comme aire marine protégée en octobre 2012 au titre du protocole SPAW (Specially Protected Areas and Wildlife), protocole relatif à la biodiversité marine et côtière de la Caraïbe dans le cadre de la convention de Carthagena.
INTRODUCTION Un sanctuaire pour la protection des Mammifères marins Le sanctuaire Agoa s étend sur la totalité de la ZEE (Zone d Economie Exclusive) des Antilles françaises englobant les eaux territoriales françaises de Saint- Martin, Saint Barthélémy, la Guadeloupe et la Martinique sur 143 256 km² (Fig.1). Le sanctuaire a été nommé Agoa en référence à la déesse de la mer dans la mythologie amérindienne. Le sanctuaire Agoa agit dans la finalité ultime de maintenir le bon état de conservation des populations de cétacés et de leurs habitats. Par ailleurs, il tend à inciter les états voisins à rejoindre l initiative française pour renforcer la continuité régionale d une stratégie de conservation caribéenne partagée. Figure 1. Limites du sanctuaire Agoa et de la Z.E.E. AAMP 2009
. Maintenir un bon état de conservation des populations de mammifères marins et de leurs habitats» (http://www.airesmarines.fr/documen tation/sanctuaire-agoa-plan-degestion-2012-2017). N. Gandilhon/AAMP 2013. Martinique. Peponocephala electra et Lagenodelphis hosei Le plan de Gestion (2012 à 2017) Avec l adoption de son plan de gestion le 18 juillet 2012, le sanctuaire AGOA veille à une gestion durable des populations de cétacés et de leurs habitats, en leurs garantissant un bon état de conservation. Cela implique la prise en considération des menaces et pressions avérées ou potentielles. Conformément à sa déclaration de création en octobre 2010, le plan de gestion s articule autour de 8 orientations de gestion : 1. Etudier les activités anthropiques susceptibles de porter atteinte aux mammifères marins et à leurs habitats 2. Prévenir, réduire et combattre toutes les formes de pollution 3. Encourager la recherche scientifique 4. Faire connaître le sanctuaire AGOA, les mammifères marins et l environnement marin 5. Faire respecter la déclaration 6. Mettre en place un organe de gouvernance et de consultation 7. Faire reconnaître le sanctuaire Agoa au titre du protocole SPAW 8. Etablir une coopération régionale et internationale.
RENFORCEMENT DES CONNAISSANCES : INVENTAIRES AGOA 2012 & 2013 L évaluation des populations de cétacés est actuellement une priorité dans plusieurs programmes scientifiques car de nombreuses questions restent encore sans réponse sur ces populations. En effet, les résultats des recherches peuvent se décliner dans le cadre de programmes de gestion et de conservation, bien qu il soit possible d observer au sein d une même espèce, des états de conservation très différents. Au delà des études sur la biologie et l écologie des espèces, les travaux scientifiques et les mesures de gestion s orientent actuellement sur la biodiversité. C est pourquoi le suivi scientifique des cétacés est encouragé pour évaluer l abondance, la distribution ainsi que les tendances de croissance ou de déclin de certaines espèces ou populations, tout autant que leurs habitats. Au final, l ensemble des connaissances viseront à documenter non seulement l évolution de statuts des mammifères marins, mais aussi prioritairement les zones sensibles, telles que celles liées à la reproduction ou le nourrissage. Toutefois, d autres facteurs devront aussi être pris en compte car ces inventaires ne peuvent pas permettre à eux-seuls une prédiction absolue de ces évolutions. Il peut s agir par exemple de la prédation, des espèces invasives, de la mortalité naturelle ou encore des changements climatiques. Ce travail a été effectué sur quelques mois et donc s avère être une amorce de connaissances dans les milieux côtiers du sanctuaire Agoa, qui devra être poursuivi pour affiner d autres descripteurs. La totalité des données collectées dans les campagnes Agoa entre mars 2012 et fin avril 2013 sur Saba, Saint-Eustache, Anguilla, St Barthélémy, Saint-Martin, Guadeloupe et Martinique ont du être traitées sous forme des descripteurs standards pour commencer, par secteur : Nombre d observations visuelles et acoustiques Composition faunistique Taux de rencontre Effectifs et taille de groupe Taux de juvéniles Abondance relative Densité relative Distribution sectorielle
Ce Renforcement des connaissances Et professionnalisation du réseau d acteurs Agoa 2012 & 2013 Aquarelle originale réalisée aimablement pour le sanctuaire AGOA par Jacques Denis, Délégué Régional IFREMER, après une participation aux campagnes AGOA Antilles 2013
INTRODUCTION Organisés de façon biannuelle par l Agence des Aires Marines protégées, en copilotage avec le Car-Spaw, des suivis scientifiques par transects de ligne visuel et acoustique s articulent en saison sèche (Janvier à juin) et humide (juillet à décembre), afin de prendre en considération les particularités climatiques subtropicales, largement influencées par l hydrologie. Les aires marines inventoriées visent les eaux territoriales françaises côtières du sanctuaire AGOA qui s étend sur 143 256 km², soit une aire strictement équivalente aux limites de la Zone Economique Exclusive française. Les iles françaises prospectées dans ce programme sont l archipel de Guadeloupe, l île de la Martinique, la partie française de Saint-Martin et Saint- Barthélemy. Au vu de la distribution stochastique des mammifères marins qui ne connaissent pas nos frontières administratives et de la continuité de leurs habitats ou corridors de déplacements, ces campagnes sont également réalisées sur les îles adjacentes néerlandaises. Saba, Saint-Eustache et Anguilla ont ainsi rejoint le programme d inventaire français en 2012. Outre les enjeux d une conservation intégrée et participative grâce aux dispositifs de conservation existants ou futurs de chaque territoire, le sanctuaire Agoa apporte un compagnonnage technique tout au long de ces campagnes. Ces transferts méthodologiques soutiennent un réseau cohérent de compétences et actions de préservation homogènes entre les différents états.
OBJECTIFS DES INVENTAIRES Les objectifs scientifiques des campagnes Agoa sont : L inventaire biologique des populations, à travers la diversité taxonomique, l abondance et certains critères liés à leur biologie (taux de juvéniles, présence saisonnière, migrations ), mais également leur physiologie (nutrition, repos, reproduction) ; L inventaire écologique, soit la mise en évidence des habitats et aires de répartition avec, quand cela est vérifiable, les facteurs biotiques (oiseaux, sargasses, présence de proies clefs ) ou abiotiques (bathymétrie, distance à la côte ) susceptibles de favoriser le niveau de fréquentation des espèces sur certaines zones, voire leur niveau de résidence ; L inventaire des activités humaines, telles que la présence des engins nautiques, des dispositifs de pêche, mais également certains effets anthropiques: déchets, bruit ambiant, impact potentiel du trafic L ensemble des données collectées doit permettre ensuite D évaluer certains descripteurs biologiques ou écologiques Tels que l abondance ou la distribution notamment ainsi que L évaluation des facteurs du milieu. A. NARANJIT/AAMP 2012. Guadeloupe. Tursiops truncatus Pourquoi suivre l abondance des cétacés? Les analyses de densité de populations, voire de leur stock, permettent de décrire les variations de leur abondance dans le temps et dans l espace. Cela permet de suivre l évolution démographique de certaines populations ou d exprimer un indicateur de modification des facteurs du milieu. Ainsi, certains facteurs liés à l environnement des espèces (bathymétrie, température de l eau en surface ) fluctuent également au cours du temps. Afin de pouvoir évaluer ces variations écologiques et biologiques, il parait donc primordial d estimer, en tout premier lieu, les densités des populations évoluant dans le sanctuaire Agoa. Classiquement, la densité (D) s exprime par le rapport des effectifs (Es) sur une surface donnée (A) dans laquelle il suffit de compter tous les objets (animaux) à l intérieur, afin d estimer leur densité (Gates, 1979 ou Seber, 1982). Cela suppose que les aires prospectées soient d une part suffisamment petites et accessibles et d autre part, que les individus étudiés soient normalement répartis. Ce contexte semble utopique pour les populations de faune sauvage distribuées de façon non homogènes, et qui occupent, dans le cas des cétacés, de très grandes surfaces marines.
MÉTHODES : BREF RAPPEL Parmi les méthodes d étude visuelle pour évaluer les populations de mammifères marins, la technique du transect de ligne, associée à la méthodologie du Distance Sampling (échantillonnage à la ligne distanciée) est aujourd hui un standard mondial (Burnham et al., 1980 ; Buckland et al.,1993, 2004) ; Zerbini et al., 2006 ; Thomas et al., 2007 ; Hammond, 2002 ; Calambokidis, 2004 ; Zerbini et al., 2004, 2007 ; Gomez de Segura et al., 2007, Dawson et al., 2008). La pertinence du modèle tient dans le fait que tous les objets de l échantillon peuvent ne pas être vus lors de l'étude pour diverses raisons, ce qui parait judicieux dans le cas d étude des populations de cétacés compte tenu de leur déplacement, ou de leur temps d apnée, bien que ce dernier puisse être corrigé. Cette méthode évolue par ailleurs grâce à de nouvelles améliorations, comme celles des recommandations pour les plans d échantillonnage de zones complexes (Thomas et al., 2007) ou d adaptation à des milieux aquatiques d eau douce (Dawson et al., 2008). La technique des transects de ligne maritimes a été retenue dans cette étude et le protocole a été rédigé et publié dans une thèse. Pour résumer, cette méthode a pour avantages principaux : D assumer que la détection des cétacés autour du bateau ne soit pas parfaite ; De proposer des résultats valables à plusieurs échelles spatio-temporelles, quel que soit l effort ou la période considérés ; D être très adaptée aux grandes surfaces et aux zones aux traits de côte très hétérogènes, comme les iles. Pour les calculs d abondance, le principe est de modéliser une fonction de détection pour chaque espèce dépendant des distances perpendiculaires (dp) à la ligne du transect, qui sont calculées à posteriori selon certains paramètres relevés dès la détection du groupe observé (Fig.1). Figure 1. Visu des distances perpendiculaires (dp) dans les transects de ligne (longueur= L) N.Gandilhon
RAPPORT TECHNIQUE Les modèles de traitements et de construction des échantillonnages sont indiqués dans un rapport technique. Les données natives utilisées pour la présentation des résultats principaux des campagnes Agoa 2012 & 2013 sont disponibles auprès de l Agence des Aires Marines Protégées, le Car-Spaw et l Université des Antilles et de la Guyane. Près de 8900 lignes de ces données ont été triées, vérifiées et analysées pour chaque secteur géographique dans un rapport technique en français (2013) de 63 pages + annexes «Campagnes scientifiques AGOA 2012 & 2013 : mammifères marins des Antilles françaises et des îles néerlandaises nord». Ce document comprend également les vérifications de conformité de certains paramètres (Fig.2) pour pouvoir comparer les données entre elles, tels que : Rapport Technique Agoa 2012 & 2013 N.Gandilhon (2013)/AAMP/UAG La hauteur d observation (moyenne de 3,67 m au dessus du niveau de la mer) quasi-constante entre les campagnes (coefficient de variation en % : 3,4) ; La vitesse constante (% CV 2,57) avec une moyenne 2012 et 2013 de : 9,99 km/h, soit 5,39 milles nautiques. h -1 en Guadeloupe ; 9,66 km/h, soit 5,21 milles nautiques. h -1 en Martinique ; 9,50 km/h, soit 5,13 milles nautiques. h -1 dans les iles du nord. Figure 2. Conditions de vent et état de la mer par jour d efforts pour Agoa 2012 et 2013
BILAN DES EFFORTS Au total des 3 saisons, 702,51 heures ont été dédiées uniquement à la prospection visuelle en mer représentant 5224,39 km de transect de ligne parcourus dans le sanctuaire Agoa, incluant les eaux territoriales côtières de Guadeloupe, Martinique et la zone de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy et 1339,85 km autour de Saba, Anguilla et St-Eustache, soit les eaux territoriales des iles dites périphériques(tab.2). Les plans d échantillonnage respectif sont visualisables dans le rapport technique.. Répartition des efforts par strate temporelle L échelle de temps a été fixée en fonction des objectifs et des espèces. Le choix du pas temporel vise à obtenir des réplicas écologiques, échantillonnés à des intervalles réguliers de temps (Legendre et Legendre, 1983 in Bouchon-Navaro, 1997). L intervalle de temps maximum est une saison, sachant que dans les climats subtropicaux des Antilles françaises, deux saisons sont définies, en particulier à partir de différences hydrologiques. Il s agit de la saison sèche (janvier à juin) et de la saison dite humide (juilletdécembre). Pour l inventaire biologique, cela permet également de considérer la migration des baleines à bosse durant la saison sèche comme suggérés par Reeves et al. (2001). Par opposition, l intérêt de connaitre les espèces évoluant dans le sanctuaire Agoa en saison humide est avéré. Les saisons Les efforts saisonniers (en km transect) ont été relativement constants au sein du sanctuaire Agoa entre les 3 saisons, avec % CV=6,74, ce qui permet de comparer les données collectées entre les strates «saisonnière» et de pouvoir les regrouper selon Buckland (2001) pour les estimations d abondance sur les deux saisons sèches, car une seule saison humide (2012) est actuellement représentée dans l effort (Tab.1 et figures 3 & 4).
Tableau 1. Efforts réalisés en transects (km) pour chaque saison en 2012 et 2013. Saisons SS 2012 SH 2012 SS 2013 Total SD %CV Guadeloupe 671,29 686,72 924,84 2282,85 142,14 18,68 Martinique 631,53 667,99 623,82 1923,34 23,59 3,68 St-Martin/St-Barth 339,30 356,60 322,30 1018,20 17,15 5,05 Total Agoa 1642,12 1711,31 1870,96 5224,39 117,36 6,74 IDN périphériques 472,01 355,42 512,42 1339,85 81,52 18,25 Total IDN 811,31 712,02 834,72 2358,05 65,14 8,29 Légende SS : saison sèche SH : saison humide SD : déviation standard de la moyenne %CV : coefficient de variation en pourcentage Les mois de référence Les efforts ont été répartis au plus près sur les mois (Fig.) de mars et avril en saison sèche afin de pouvoir comparer des strates mensuelles ou bimensuelles. Les mois retenus pour la saison humide sont situés entre le début du mois d octobre et novembre. En l absence d une seconde campagne en saison humide, il n est pas possible pour le moment de comparer les données à l échelle du sanctuaire. La figure 4 montre la distribution saisonnière des efforts kilométriques, ce qui permet de constater une homogénéité des efforts kilométriques inter saisonniers (% CV 6,73) réalisés dans les eaux d Agoa, avec un effort sectoriel total porté dans les iles du nord plus élevé si l on considère la totalité des surfaces maritimes prospectées, incluant les iles adjacentes.
Figure 3. Distribution des efforts (km) par saison L effort horaire dédié au scrutage visuel sur le transect a été réparti par secteur avec la même subdivision pour les iles du nord (Fig.5). variations des efforts horaires inter saisonniers restent comparables au niveau du sanctuaire (%CV 9,04). Figure 4. Distribution des efforts (h) par saison
La répartition des efforts kilométriques par mois de référence peut permettre d effectuer des estimations de densités sur des strates temporelles plus fines. Le mois le plus représenté en termes de prospection kilométriques en saison sèche dans le sanctuaire Agoa est le mois d avril avec 1926,64km, répartis sur la Guadeloupe (35%) et la Martinique (65%). Les efforts kilométriques en mars dans le sanctuaire (1586,44km) concernent principalement les iles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, puis la Guadeloupe. Enfin, c est au mois de novembre que le plus de lignes ont été parcourues en Martinique et en Guadeloupe (Fig.5). Figure 5. Répartition des observations visuelles par mois Répartition des efforts par strate spatiale Hormis les iles du nord déjà subdivisées en trois secteurs (1. Saba et Saint-Eustache ; 2. Saint Martin et Saint Barthélémy et 3. Anguilla), il a paru intéressant de subdiviser les surfaces prospectées en zone côtières Caraïbe et Atlantique pour la Guadeloupe et la Martinique. Cela permettra à moyen terme, de donner des estimations de densité sur ces strates géographiques particulières. Le bilan fait état de 2290,36 km pour la façade Atlantique, 1915,93 km pour la côte caribéenne et 1018,20 km pour les eaux des îles françaises nord «au vent» (cf. Tab.1).
Visualisation des efforts de recherche Agoa par zones d étude Iles du nord 1 4 Saison sèche 2012 811,31 km dont 371,25 pour la zone Agoa 141 essais acoustiques Saison humide 2012 702,02 km dont 356,60 km pour la zone Agoa 85 essais acoustiques 7 Saison sèche 2013 834,72 km dont 356,60 km pour la zone Agoa 126 essais acoustiques 0 1 4 7 Guadeloupe 2 Saison sèche 2012 323,75 km/ Caraïbe et 347,54 km /Atlantique 88 essais acoustiques (a) (b) 5 Saison humide 2012 313,19 km/ Caraïbe et 373,63 km /Atlantique 108 essais acoustiques 0 2 5 8 Martinique 8 Saison sèche 2013 305,14 km/ Caraïbe et 619,70 km /Atlantique 104 essais acoustiques 0 3 6 9 Remarque : les figures «0» représentent l objectif des transects à parcourir par saison. Géo référencement projeté dans Google Earth 2013 3 6 9 Saison sèche 2012 334,20 km/ Caraïbe et 297,33 km /Atlantique 51 essais acoustiques Saison humide 2012 339,64 km/ Caraïbe et 328,35 km /Atlantique 137 essais acoustiques Saison sèche 2013 300,01 km/ Caraïbe et 323,81 km /Atlantique 100 essais acoustiques
1. Observations visuelles Agoa 2012 & 2013
OBSERVATIONS VISUELLES AGOA 2012&2013 179 observations visuelles de groupe de cétacés ont été enregistrées et documentées dans le sanctuaire Agoa et 35 dans les Saba, Statia, Anguilla. Les observations visuelles sont considérées dans cette étude à partir du moment où elles sont assorties d une preuve (photo, film), sauf dans près de 15% des cas. Observations visuelles saisonnières Il s agit dans un premier temps de considérer toutes les observations visuelles (n), enregistrées sur le transect ou hors du transect, soit 64 observations pour la saison sèche 2012, 32 pour la saison humide et 83 pour la saison sèche (Tab.2). La variation entre les saisons reste importante en nombre d observation, ce qui suggère de considérer ces dernières, en différenciant les observations incluant les espèces migratrices présentes uniquement (et avec certitude) en saison sèche. Les observations de baleines à bosse, Megaptera novaeangliae, ont ainsi été séparées du reste des observations visuelles (Tab.3). Il est intéressant de noter que les variations intersaisonnières sont plus faibles dans les îles du nord entre les saisons sèches, ce qui pourrait suggérer, à effort comparable, une certaine stabilité des observations. Tableau 2. Répartition des observations par strates saisonnières Tableau 3. Répartition des observations de baleines à bosse (saisons sèches) observations (n) saisonnières SS 2012 SH 2012 SS 2013 SD %CV (n) M. novaeangliae SS 2012 SS 2013 SD %CV Guadeloupe 25,00 18,00 40,00 11,24 40,63 Martinique 21,00 14,00 28,00 7,00 33,33 St-Martin/St-Barth 18,00 0,00 15,00 9,64 87,67 Total Agoa 64,00 32,00 83,00 25,77 43,20 IDN périphériques 9,00 6,00 20,00 7,37 63,18 Total IDN 27,00 6,00 35,00 14,98 66,08 Guadeloupe 13,00 24,00 7,78 42,04 Martinique 1,00 2,00 0,71 47,14 St-Martin/St-Barth 10,00 8 1,41 12,86 Total Agoa 24,00 34,00 9,90 31,93 IDN périphériques 3,00 12,00 3,54 64,28 Total IDN 13,00 20,00 4,95 42,04
La répartition des observations visuelles saisonnières hors baleine à bosse (Tab.4) indique inversement une grande variation des observations entre les saisons sèches cumulées et la saison humide dans les îles du nord concernant Agoa, ce qui tend à démontrer que certaines populations sont très probablement présentes de façon ponctuelle entre la saison sèche et la saison humide ou sur des zones plus aléatoires ou enfin au contraire, sur des niches spécifiques. Cela reste à confirmer dans les répliquas saisonniers toutefois, mais sous-tend que le statut résidentiel côtier reste à entériner pour ce secteur, et selon les espèces. Très peu d observations de baleines à bosse a été enregistré en Martinique à partir du 23 avril, sur deux campagnes de référence, espacées d un an. Cela pourrait indiquer que les baleines à bosse ont quitté les eaux territoriales de cette île avant cette date ou qu elle ne sont plus dans la zone côtière de cette île a minima. Des campagnes de recensement sur d autres années pourront permettre d éclairer cette hypothèse. Concernant les autres zones, le nombre d observations visuelles en dehors de la période de présence des baleines à bosse, souligne que c est en Guadeloupe que le nombre d observation semble le plus stable (% CV 17,68), bien que ces observations ne concernent que 3 saisons (Tab.4). Tableau 4. Répartition des observations saisonnières hors baleines à bosse observations (n) saisonnières H.Mn SS 2012 SS 2013 SH 2012 SD SH/SS %CV Guadeloupe 12 16,00 18,00 2,83 17,68 Martinique 20 26,00 14,00 6,36 34,40 St-Martin/St-Barth 8 7 0,00 4,95 141,42 Total Agoa 40 49,00 32,00 8,49 22,33 IDN périphériques 6 8,00 6,00 1,06 15,71 Total IDN 14 15,00 6,00 6,01 58,64
Observations visuelles spatiales Les 179 observations visuelles de groupe de cétacés rencontrés sur et hors du transect ont été réparties par secteur géographique (Fig.6). Aucune observation n a été réalisée dans le secteur nord d Agoa en saison humide, bien que 6 observations aient été enregistrées dans les eaux périphériques. En saison sèche 2012, le nombre d observations est plus équitablement réparti sur les 3 secteurs, mais c est en Guadeloupe que le nombre de groupes observés visuellement est le plus élevé, dans ce jeu de données, sur les deux saisons sèches et sur la façade Caraïbe pour les 3 saisons (Fig.7). Figure 6. Répartition spatiale et saisonnière des observations visuelles
Figure 7. Répartition des observations par secteur géographique dans Agoa Les tableaux 5 et 6 compilent ces informations d observations visuelles, notées «n» par secteur géographique et par saison. Tableau 5. Répartition des observations par secteur géographique SS 2012 SH 2012 SS 2013 Saba-St Eustache 4 4 12 Anguilla 5 2 8 Iles adjacentes 9 6 20 St Martin-St Barth 18 0 15 Guadeloupe 25 18 40 Martinique 21 14 28 AGOA 2012 & 2013 64 32 83 Façade Caraîbe 26 19 35 Façade Atlantique 20 13 33 Iles au vent nord 18 0 15
Tableau 6. Répartition des observations par saison et par secteur Zones SS 2012 SH 2012 SS 2013 Total AGOA Descripteurs biologiques Sn Sa n ES Juv Sn Sa n ES Juv Sn Sa n ES Juv S total n ES Juv St Martin-St Barthélémy 3 2 18 42 12 0 1 0 0 0 4 2 15 59 5 4 30 101 17 Saba-St Eustache 1 2 4 13 0 1 3 4 31 6 3 2 8 13 3 4 19 57 9 Anguilla 2 1 5 43 7 1 0 2 8 3 1 1 12 71 3 3 19 122 13 Total Iles du nord 5 2 27 98 19 2 3 6 39 9 5 3 35 143 11 7 68 280 39 Guadeloupe Caraïbe 4 2 14 58 7 3 3 12 234 20 4 3 17 70 5 9 43 362 32 Guadeloupe Atlantique 3 1 11 31 8 3 1 6 83 5 2 2 23 35 3 5 40 149 16 Total Guadeloupe 6 3 25 89 15 6 4 18 317 25 6 4 40 105 8 10 83 511 48 Martinique Caraïbe 4 1 12 279 44 4 1 7 330 35 9 3 18 675 31 7 37 1284 110 Martinique Atlantique 3 1 9 209 31 3 3 7 76 5 3 3 10 133 13 4 26 418 49 Total Martinique 7 1 21 488 75 6 3 14 406 40 5 5 28 808 44 11 63 1702 159 Total AGOA 2012 & 2013 8 3 64 619 102 9 5 32 723 65 12 6 83 972 57 14 179 2314 224 Total iles adjacentes 5 2 9 56 7 2 3 6 39 9 5 3 20 84 6 35 179 22 Total Campagnes 8 3 73 675 109 38 762 74 103 1056 63 214 2492 246 Légende SS : saison sèche. SH : saison humide. Sn : espèces vues. Sa : espèces entendues. (n) : nombre d observations visuelles. ES : effectifs moyens par observation. Juv : nombre de juvéniles (inf. 1 an).
Répartition des observations visuelles par espèce La figure 8 donne un premier aperçu de la répartition des observations visuelles collectées dans les campagnes Agoa 2012 & 2013. Il est aisé de constater que les baleines à bosse prédominent le nombre d observations visuelles enregistrées, uniquement sur les saisons sèches 2012 & 2013. Figure 8. Répartition des observations visuelles par espèce et par saison
Visualisation des observations Agoa 2012 & 2013 Les observations hors transect sont indiquées avec un rond avec un point noir au milieu. Les observations visuelles en transect sont représentées par un rond. Iles du nord Observations visuelles : icône rond Nom scientifique de l'espèce Couleur Megaptera novaeangliae Physeter macrocephalus Tursiops truncatus Stenella attenuata Stenella frontalis Mesoplodon europeaus 1 4 7 Ziphius cavirostris Feresa attenuata Guadeloupe Kogia sima Kogia breviceps Lagenodelphis hosei Globicephala macrorhynchus Peponocephala electra Grampus griseus Mesoplodon spp. Ziphiidae 2 5 Delphinidae Cetacea
Légende : Saison sèche 2012 Saison humide 2012 Saison sèche 2013 8 Martinique 3 6 9 Remarque : certaines observations sont superposées. Géo référencement dans Google Earth 2013
1. Observations acoustiques Agoa 2012 & 2013 Les observations acoustiques obtenues sont issues d observations instantanées. La technique est d'utiliser un équipement portatif à bord de navires, avec un ou plusieurs hydrophones et un système d'acquisition de données. Les enregistrements des émissions reconnues ou supposées de cétacés, sont réalisés uniquement pendant l effort en transect. Cette approche permet la détection des cétacés vocaux et éventuellement le comportement comme celui des cachalots au cours de leurs plongées (Laplanche et al., 2005). C est une méthode complémentaire à l inventaire visuel. Représentation spectrale du signal émis par le cachalot (Matlab Version X.O)
Nombre d observations acoustiques Agoa 2012 & 2013 par secteur et espèce Sur 940 essais acoustiques, 438 observations acoustiques positives (Tab.7) ont été enregistrées, soit 46,6% des écoutes. 373 détections soit 65% des observations visuelles ont pu être traitées par audacity et les espèces ont vérifiées, soit par oreille humaine (baleine à bosse principalement), soit par spectrogramme du signal, intensité et fréquence. 35% restent à confirmer sur le jeu de données (Cétacés NI ou Delphinidés NI) car la discrimination acoustique requiert du temps, malgré la possibilité d utiliser des logiciels de traitement (type Matlab). Tableau 7. Bilan des observations acoustiques Agoa 2012 & 2013 Secteurs/mois mars-12 avr-12 mars-13 avr-13 oct-12 nov-12 Total Martinique 20 20 Guadeloupe 49 52 101 IDN 90 62 152 M. novaeangliae 90 49 114 20 0 0 273 Martinique 9 16 9 34 Guadeloupe 19 1 14 34 IDN 5 9 2 16 P. macrocephalus 5 28 10 16 2 23 84 Martinique 1 1 Guadeloupe 1 3 4 S.attenuata 1 1 3 5 IDN 1 1 S.frontalis 1 1 Martinique 1 2 3 Guadeloupe 1 2 3 IDN 1 1 T. truncatus 1 1 1 4 7 Martinique 1 1 G.griseus 1 1 Martinique 1 1 IDN 1 1 G.macrorhynchus 1 1 2 Guadeloupe 1 1 M.europeaus 1 1 Martinique 14 5 6 25 Guadeloupe 2 2 IDN 0 Delphinidés 14 2 5 6 27 Martinique 4 4 Guadeloupe 17 17 IDN 1 4 11 16 Cétacés NI 1 4 11 21 37 Total 96 91 133 44 15 59 438
Répartition géographique des observations acoustiques par espèce et par secteur Comme l indique la figure 9, les séquences de chant de baleines à bosse et les clics de cachalot ont été reconnus dans près de 63 % et 19% des cas des écoutes positives Agoa 2012 & 2013 pour respectivement M.novaeangliae et P.macrocephalus. C est dans les îles du nord que la baleine à bosse a été la plus entendue, et en Guadeloupe et en Martinique pour le cachalot (Fig.10). Figure 9. Répartition des écoutes positives traitées ou reconnues par taxon Figure 10. Répartition des écoutes positives traitées ou reconnues par secteur
Visualisation des observations acoustiques Iles du nord Observations visuelles : icône rond Nom scientifique de l'espèce Couleur Megaptera novaeangliae Physeter macrocephalus Tursiops truncatus Stenella attenuata 1 2 3 Stenella frontalis Mesoplodon europeaus Guadeloupe Ziphius cavirostris Feresa attenuata Kogia sima Kogia breviceps Lagenodelphis hosei Globicephala macrorhynchus 2 3 4 Peponocephala electra Grampus griseus Martinique Mesoplodon spp. Ziphiidae Delphinidae Cetacea Légende : Saison sèche 2012 3 4 5 Saison humide 2012 Remarque : les points d écoute positifs ne correspondent pas nécessairement à la géolocalisation des espèces pour des raisons liées à la propagation du son dans le milieu. Géo référencement Google 2013 Saison sèche 2013
3. Composition faunistique Agoa 2012 & 2013 L étude de la composition faunistique a été analysée selon 1 descripteur. Il s agit d une fréquence relative, c est-à-dire un poids relatif. Dans ce cas, il est interprété pour donner un ordre de grandeur des espèces les plus observées. Ce descripteur est également décliné par saison, par groupe taxonomique ou par aire. Il a paru intéressant de comparer ces poids relatifs pour le suivi visuel et acoustique afin de vérifier si les espèces les plus observées sont également les plus «entendues». Par ailleurs, compte tenu que certaines méthodes sont uniquement basées sur la présence, le poids relatif d une espèce est rapporté au total des observations de la strate (temps ou espace) considérée. Ainsi, il s agit de proposer des tendances préliminaires sur la composition du peuplement, décrite par le poids relatif des observations documentées acquises. Il serait pertinent, à moyen termes, d analyser ces mêmes résultats selon le taux d occurrence sur une échelle spatio-temporelle (donc sur 3 blocs et 3 saisons), soit le nombre de fois où l espèce est observée dans un même relevé. Cela permettra de proposer une fréquence pour chaque espèce dans le sanctuaire Agoa, en évitant le doule comptage du taxon durant un relevé. Chez Mysticeti (Flower, 1864), seulement une famille est représentée dans l étude Agoa 2012 & 2013 avec certitude. Une observation acoustique probable de B. edeni dans les îles du nord en saison humide 2012 reste encore à confirmer. Balaenopteridae est donc indiqué ici avec la présence avérée d un genre incluant une seule espèce : M. novæangliae. Dans le sous-ordre des Odontoceti, (Flower, 1867), 13 espèces liées à 11 genres différents et trois familles (Delphinidæ, Ziphiidæ et Physeteridæ) ont été renseignées de façon disparate en relation avec le nombre d observations obtenues pour chaque espèce et leurs caractères biologiques ou écologiques associés. Au total, entre le 9 mars 2012 et le 29 avril 2013, 183 observations visuelles et 438 acoustiques ont été affectées de façon certaine à un taxon (Tab.8.)
Tableau 8. Répartition des observations selon les familles, genre et espèces Agoa 2012 & 2013 S Famille Genre Nom scientifique Nom vernaculaire (n) PR(%) 1 Balaenopteridae Megaptera Megaptera novaeangliae Baleine à bosse 73 39,89 2 Physeter Physeter macrocephalus Cachalot 23 12,57 3 Physeteridae Kogia breviceps Cachalot pygmée 1 0,55 Kogia 4 Kogia Sima Cachalot nain 1 0,55 5 Stenella Stenella attenuata Dauphin tacheté pantropical 24 13,11 6 Stenella frontalis Dauphin tacheté de l Atlantique 19 10,38 7 Tursiops Tursiops truncatus Grand Dauphin 22 12,02 8 Lagenodelphis Lagenodelphis hosei Dauphin de Fraser 6 3,28 Delphinidae 9 Globicephala Globicephala macrorhynchus Globicéphale tropical 6 3,28 10 Feresa Feresa attenuata Orque pygmée 3 1,64 11 Peponocephala Peponocephala electra Péponocéphale 1 0,55 12 Grampus Grampus Griseus Dauphin de Risso 1 0,55 13 Ziphius Ziphius cavirostris Baleine à bec de Cuvier 2 1,09 Ziphiidae 14 Mesoplodon Mesoplodon europeaus Baleine à bec de Gervais 1 0,55 Total 4 12 14 14 183 100,00 0 Cétacés non identifiés 16 0 Delphinidés non identifiés 13 0 Ziphiidés non identifiés 2 Total 4 12 14 14 214
Aperçu de la composition faunistique dans les campagnes 2012 & 2013 Sur les 214 observations au total incluant les cétacés, delphinidés et ziphiidés non identifiés, 176 ont été réalisés sur les surfaces affectées au sanctuaire Agoa, avec un biais pour St Martin qui a été considéré sur une surface équivalente à celle du survol aérien exocet (5088 km²), bien qu une partie des eaux néerlandaises y soit considérée. Ainsi, hors transect et en transect, 38 observations visuelles sont comptabilisées dans les îles adjacentes (Saba, Saint-Eustache et le plateau d Anguilla), le reste étant affecté aux eaux territoriales du sanctuaire Agoa. Reconnaissance des espèces : une discrimination méticuleuse Parmi les 176 observations dans Agoa, 156 ont été strictement affectées à une espèce, soit 88,63% des observations visuelles. Actuellement, sur les 9 172 images disponibles (vidéo et images de Go Pro incluses), nous n avons pu vérifier que près de 88 % des données visuelles (environ 8072 photos toutes scrutées), le reste étant affecté actuellement comme non identifié. Un exemple cidessous avec une baleine à bec bien documentée par image, mais dont l examen mérite un temps complémentaire afin de lui affecter une espèce de façon irréfutable. Il semble clair que c est un Mesoplodon, et très probablement M.europeaus, toutefois la preuve n est pas irréfutable car la tête n a pas été très bien photographiée (Fig.11-a,b). Figure 11-a, b. Mesoplodon spp. Photos : N Maslach et L.Juhel/AAMP 2012. Saison sèche 2012 Martinique.
Le cas également des groupes mixtes (Stenella frontalis et Stenella attenuata en Martinique et dans les îles du nord principalement, très rarement en Guadeloupe côtière) implique qu environ 13 groupes n ont pas encore pu être finement analysés et sont classés en delphinidés non identifiés. En effet, les «vérités terrain» indiquent que S. frontalis n est pas systématiquement reconnaissable dans les Antilles françaises par la flamme caractéristique qui est mondialement reconnue dans la plupart des guides d identification. Ce point a déjà été soulevé par L. Bouveret (Ommag) en Guadeloupe et des avis ont été requis auprès d un vétérinaire notamment en Méditerranée. L espèce S. frontalis a été confirmée avec des variations de livrée ainsi très importantes. Nous documentons un exemple ci-dessous avec deux photographies de S. frontalis, sur des individus de maturité semblable (taille sub-adultes) prises en Martinique en saison sèche 2013 (Fig.12). Figure 12. Stenella frontalis. Photos : N.Gandilhon/AAMP 2013. Saison sèche 2013 Martinique Ce point souligne l importance de la discrimination morphologique dans un premier temps, faute de quoi, il n est pas rigoureux de proposer des descripteurs biologiques ou écologiques robustes, et notamment en matière d abondance. La preuve documentée reste donc un avantage très important de l observation par bateau, bien qu il soit clair ici qu elle ne soit pas nécessairement suffisante. Des analyses génétiques s avèreraient toutefois nécessaires à ce stade pour confirmer qu il s agit bien de la même espèce et qu il n existe pas de sous-espèce.
Familles et sous-familles : globicéphalinés, physétéridés, ziphiidés, delphinidés et balaenoptéridés. Les globicéphalidés (grands et petits) incluent le globicéphale tropical, le dauphin de Risso, le péponocéphale et l orque pygmée dans ce jeu de données. Les physétéridés comprennent le «grand cachalot» et les petits cachalots, tel que le nain ou le pygmée. Bien que certains grands dauphins puissent atteindre 3m50, nous les avons classé dans les petits delphinidés car la distinction de taille n a pas été notée dans les relevés Agoa 2012 & 2013 entre la forme considérée plutôt «pélagique» et la forme dite «côtière». Il n y a pas dans les observations Agoa 2012 et 2013 de grands delphinidés type pseudorque. Les ziphiidés NI ont été considérées avec les deux autres espèces constatées avec certitude (Baleine à bec de Cuvier et baleine à bec de Gervais, car elles sont documentées, même de loin). Les delphinidés NI pourraient être indifféremment des petits ou grands delphinidés. Cette composition faunistique souligne en milieu côtier la prévalence de la baleine à bosse pour près de 37%, puis des petits delphinidés pour près de 36%, voire plus selon l affectation inconnue des delphinidés non identifiés. Les physétéridés restent largement dominés par le cachalot. Les globicéphalinés ont été observés à peu près deux fois plus que les baleines à bec, sachant que ce sont les globicéphales tropicaux et l orque pygmée qui sont le observés pour la première sous-famille (Fig.13). Figure 13. Répartition des observations visuelles en familles et sous-familles
Composition faunistique saisonnière L ensemble des représentations sectorielles suivantes ne prend en considération les secteurs géographiques où ont été enregistrées les observations visuelles. Cela implique que ce bilan faunistique concerne à cette étape l ensemble des espèces observées dans les campagnes Agoa, quelle que soit leur localisation, et incluant les iles périphériques nord (Saba, St-Eustache et Anguilla). Saison sèche 2012 En saison sèche 2012, les espèces plus observées par rang de la fréquence d observations, sont : - La baleine à bosse ; - Le dauphin tacheté pantropical ; - Le cachalot et le grand dauphin de façon équitable ; - Puis, dans une moindre mesure, le dauphin tacheté de l Atlantique (Fig.14). Figure 14. Fréquence relative des observations visuelles Agoa saison sèche 2012 par espèce
Saison humide 2012 En saison humide 2012, les espèces plus observées par rang de la fréquence d observations, sont : - Le grand dauphin ; - Le dauphin tacheté pantropical ; - Le cachalot. Une proportion importante de cétacés non identifiés a été observée en cette saison (Fig.15). Figure 15. Fréquence relative des observations visuelles Agoa saison humide 2012 par espèce
Saison sèche 2013 En saison sèche 2013, la baleine à bosse est à nouveau l espèce la plus vue, suivie des dauphins tachetés de l Atlantique et du cachalot (Fig.16). Figure 16. Fréquence relative des observations visuelles Agoa saison sèche 2013 par espèce
Composition faunistique sectorielle Martinique côtière : une diversité importante à dominante petits delphinidés en façade caribéenne, toutes saisons confondues 11 espèces ont été reconnues avec certitude en Martinique sur les 3 saisons, ce qui représente 78,5% de l ensemble des espèces vues dans Agoa en 2012 et 2013. Avec des efforts très comparables en distance parcourue, c est sur la façade caribéenne côtière que le plus d espèces a été observé (90,9% des taxa recensés en Martinique et 78,5% de ceux affectés au sanctuaire dans sa totalité et dans ces jeux de données). Il est intéressant de noter que les observations de baleines à bosse ont été rares, sachant que la période choisie est fin avril, ce qui peut expliquer ces résultats, en partie si les populations ont démarré leur retour migratoire. Toutefois, ce point reste à documenter. Leur localisation reste en Atlantique côtière pour cette période dans ce secteur. Les grands dauphins sont principalement observés en façade Atlantique, et une autre population semble évoluer sur la côte Caraïbe. Un travail de photoidentification plus pointu peut être amorcé pour comparer les individus entre ces deux sectorisations. Les occurrences de cachalot sont caribéennes, tout autant que la majeure partie de celles du globicéphale tropical et autres globicéphalinés, sauf l orque pygmée. Toutefois, sur ce point le découpage Atlantique/Caraïbe influence ce résultat car les groupes pour cette espèce ont plutôt été vus au nord ou au sud de la Dominique et l observation ne se situe qu à mois d une dizaine de km de cette ligne du découpage théorique (Tab.9 et Fig.17).
Tableau 9. Fréquence relative des espèces en Martinique Nom scientifique Martinique Atlantique (n) Martinique Caraïbe (n) Total Martinique (n) PR% PR% Caraïbe PR% Atlantique M.novaeangliae 3 0 3 5,26 0,00 5,26 P.macrocephalus 1 3 4 7,02 5,26 1,75 S.attenuata 1 11 12 21,05 19,30 1,75 S. frontalis 1 9 10 17,54 15,79 1,75 T. truncatus 10 2 12 21,05 3,51 17,54 L. hosei 2 4 6 10,53 7,02 3,51 G.macrorhynchus 2 3 5 8,77 5,26 3,51 F. attenuata 1 1 2 3,51 1,75 1,75 P. electra 0 1 1 1,75 1,75 0,00 G. Griseus 0 1 1 1,75 1,75 0,00 Z. cavirostris 0 1 1 1,75 1,75 0,00 Cétacés non identifiés Total 57 100 63,16 36,84 2 2 Delphinidés NI 1 1 2 Ziphiidés NI 2 2 Total n 2012 & 2013 63 Figure 17. Fréquence relative par espèces des observations visuelles Agoa en Martinique Le point fort à noter sur la répartition taxonomique en Martinique est que cette île parait dominée en zone côtière par les rencontres avec les petits delphinidés, avec une sectorisation territoriale à ce stade de l analyse - semblant intéressante entre les espèces en présence, soit le grand dauphin majoritairement observé en façade Atlantique et les stenelles et le dauphin de Fraser sur la côte caribéenne.
Guadeloupe côtière : une diversité importante à dominance baleines à bosse en zone Atlantique côtière et delphinidés et physétéridés en façade caribéenne 10 espèces ont été reconnues avec certitude sur les 3 saisons Agoa, dont 8 espèces communes à la Martinique et 2 différentes. Il s agit pour les écarts taxonomiques du cachalot nain et de la baleine à bec de Gervais, bien qu une hypothèse ait été suggérée pour cette espèce en Martinique à partir de photographies en cours d analyse. Il faut noter que d autres espèces sont communes aux deux zones côtières, comme cela est précisé dans la synthèse des connaissances. Sur les 14 espèces actuellement recensées dans cette étude Agoa, la Guadeloupe représenterait 71,4% de la diversité. Il faut souligner que les observations de baleines à bosse y sont nombreuses, que ce soit au mois de mars (n=24 ) ou au mois d avril (n=13), ce qui sera rapporté relativement aux efforts dans les taux de rencontre (Tab 10 et Fig.18) Tableau 10. Fréquence relative des espèces en Guadeloupe Guadelou Guad. Atlant. Guad. PR% PR% S Nom scientifique PR% pe (n) (n) Caraï. (n) Caraï. Atlant. 1 M.novaeangliae 37 28 9 52,86 12,86 40,00 2 P.macrocephalus 10 0 10 14,29 14,29 0,00 3 K.Sima 1 1 1,43 0,00 1,43 4 S.attenuata 11 0 11 15,71 15,71 0,00 5 S.frontalis 2 2 0 2,86 0,00 2,86 6 T.truncatus 5 5 0 7,14 0,00 7,14 7 G.macrorhynchus 1 0 1 1,43 1,43 0,00 8 F.attenuata 1 0 1 1,43 1,43 0,00 9 Z. cavirostris 1 1 1,43 1,43 0,00 10 M.europeaus 1 1 1,43 1,43 0,00 Total 70 36 34 0 Cétacés non 9 3 6 identifiés 0 Delphinidés NI 4 0 4 100,0 0 48,57 51,43 Total n 2012 & 2013 83 39 44 Figure 18. Fréquence relative par espèces des observations visuelles Agoa en Guadeloupe
Saint-Martin et Saint-Barthélemy : un secteur principalement occupé en saison sèche par les baleines à bosse, une dominance de 2 espèces de petits delphinidés et une population de cachalots à identifier 7 espèces toutes zones confondues ont été discriminées dont 6 visuellement et 1 par acoustique dans les îles du nord sur les 3 saisons Agoa. 6 espèces sont communes à la Martinique et à la Guadeloupe et 1 a été très rarement observé : le cachalot nain. Pour le secteur uniquement de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, 5 espèces ont été observées avec certitude, soit près de 38% de la diversité enregistrée dans cette étude. Les ajustements temporels pourront être réalisés à partir d autres études. Il est important de noter que deux espèces pourraient être ajoutées après traitements acoustiques supplémentaires. Il s agit d une forte présomption de Balaenoptera edeni et Orcinus orca en saison humide 2012. Le tableau 11 indique que les baleines à bosse constituent l espèce la plus observée en saison sèche dans ce jeu de données que ce soit visuellement ou acoustiquement. Cela est valable pour les îles adjacentes et la zone nord d Agoa (Fig.19). Le point d intérêt majeur est de montrer ici que les cachalots ont été observés dans le secteur de Saint-Martin, Saba et Saint- Barthélemy, avec une large dominance en saison sèche visuellement et des écoutes positives en saison humide, sans observation visuelle avérée. Figure 19. Fréquence relative par espèces des observations visuelles Agoa à St-Martin et Saint-Barthélemy
Tableau 11. Fréquence relative des espèces à Saint-Martin et Saint-Barthélemy Nom scientifique PR% St- PR% Total St Martin, St PR% Saba, PR% Anguilla PR% PR% Martin, St Saba, IDN (n) Barth (n) IDN Statia (n) IDN (n) Anguilla IDN Barth Statia Megaptera novaeangliae 33 18 60,00 27,69 4 20,00 6,15 11 73,33 16,92 Physeter macrocephalus 9 7 23,33 10,77 2 10,00 3,08 Stenella attenuata 1 1 3,33 1,54 0 0,00 Stenella frontalis 7 2 6,67 3,08 3 15,00 4,62 2 13,33 3,08 Tursiops truncatus 5 1 3,33 1,54 4 20,00 6,15 0 Kogia breviceps 1 1 5,00 1,54 Cétacés non identifiés 3 1 3,33 1,54 2 10,00 3,08 Delphinidés NI 6 4 20,00 6,15 2 13,33 3,08 Total n 2012 & 2013 65 30 100,00 46,15 20,00 100,00 30,77 15,00 100,00 23,08 G.macrorhynchus (na) 1 1 Iles périphériques : Saba, Saint-Eustache et Anguilla : baleines à bosse, grands dauphins et cachalots A Saba et Saint-Eustache (ou «Statia»), 5 espèces ont été reconnues visuellement et une a été ajoutée suite à un traitement acoustique : le globicéphale tropical. Toutes saisons confondues, c est la baleine à bosse qui est la plus observée dans ces secteurs, suivie du dauphin tacheté de l Atlantique puis du grand dauphin. A noter une observation de cachalot pygmée, espèce très rarement observée en milieu côtier. Une proportion importante de petits delphinidés non identifiés a été rapportée et nous n avons pas encore pu confirmer une espèce car les images, de loin, sont de mauvaise qualité. Il reste classé donc en non identifié pour le moment (Fig.20).
Figure 20. Fréquence relative par espèces des observations visuelles à Saba et Saint-Eustache A Anguilla, la diversité est moindre, mais les proportions importantes pour la baleine à bosse, et cette fois encore, le dauphin tacheté de l Atlantique (Fig. 21). Figure 21. Fréquence relative par espèces des observations visuelles à Anguilla
Tendances de saisonnalité par secteur géographique Iles du nord Concernant la saisonnalité, trois remarques peuvent être faites : 1. Les cachalots sont donc occurrents en saison sèche, avec une équivalence des observations entre 2012 et 2013, ce qui soulève une question sur la régularité des individus dans le secteur et la composition sociale des groupes ; 2. Les grands dauphins ont été observés sur les 3 saisons, avec une régularité des observations principalement vers le banc de Saba. A ce stade 1 individu au moins a été revu entre la saison sèche 2012 et la saison humide 2012, le travail d analyse individuelle doit être poursuivi sur cette population possiblement résidente régulière (comm. pers. Saba) ; 3. Parmi les petits delphinidés présents en zone côtière, c est le dauphin tacheté de l Atlantique qui est le plus observé et sur toutes les saisons ; 4. Les baleines à bosse sont largement observées au mois de mars, période temporelle retenue pour les deux saisons sèches 2012 et 2013. Remarque: le globicéphale tropical (7 ème espèce) a été entendu et reconnu acoustiquement dans les îles adjacentes. Guadeloupe Concernant la saisonnalité des cétacés principaux en Guadeloupe, dans ce jeu de données : - Espèces observées sur les 3 saisons 2012 & 2013 : le dauphin tacheté pantropical et le cachalot, sachant que ces espèces ont été indiquées résidentes régulières ou permanentes en Guadeloupe (Gandilhon, 2012) ; - Espèces observées sur une saison : le cachalot nain et la baleine à bec de Gervais en saison humide, et la baleine à bec de Cuvier en saison sèche ; - Espèces observées sur 2 saisons sèches : le dauphin tacheté de l Atlantique et la baleine à bosse ; - Espèces observées sur une saison sèche et une saison humide : le grand dauphin (espèce résidente).
Ces tendances indiquent qu en saison sèche, l archipel de Guadeloupe est investi de baleines à bosse, principalement observées en façade Atlantique côtière. En saison humide, ce sont les delphinidés et les physétéridés qui dominent l archipel en termes de taxa observés, toujours avec des efforts kilométriques relativement comparables entre les saisons. Le grand dauphin, le dauphin tacheté pantropical et le cachalot sont observés de façon quasi équivalente dans ces jeux de données entre les saisons sèches et la seule saison humide. Ces observations seront affinées avec les taux de rencontre saisonniers pour ce jeu de données. Martinique Concernant la saisonnalité des cétacés principaux en Martinique, dans ce jeu de données : - Espèces observées sur les 3 saisons 2012 & 2013 : le globicéphale tropical, le dauphin tacheté pantropical, le grand dauphin, le dauphin de Fraser et le cachalot, bien que les observations de la saison sèche 2012 ont été essentiellement acoustiques ; - Espèces observées sur les deux saisons sèches : le dauphin tacheté de l Atlantique et la baleine à bosse ; - Espèces observées sur une saison sèche et une saison humide : l orque pygmée. - Bilan de la composition faunistique dans Agoa sur 3 saisons : 13 espèces vues Au total dans le sanctuaire Agoa, 13 espèces sont donc retenues dans ces trois jeux de données saisonniers car l observation de cachalot pygmée est affectée au secteur de Saba et Saint-Eustache. Haute diversité en Martinique Selon la composition faunistique, le nombre d espèces vues est supérieure en Martinique, bien qu il ne s agisse pas des mêmes espèces.
Record d observations pour la baleine à bosse en Guadeloupe En termes de nombre d observations toutes saisons confondues, c est la Guadeloupe qui domine, bien qu il soit plus juste de conclure à partir du rapport des observations visuelles aux efforts afin de prendre en compte les variations d échantillonnage entre les secteurs géographiques. Par ailleurs, le choix des pas temporels est crucial dans ces interprétations. Il ne faut pas négliger en effet que la sous-représentation par exemple des baleines à bosse en Martinique peut-être un effet du choix des périodes de prospection qui a été défini dans les études Agoa, soit à partir du 23 avril sur les deux périodes sèches de 2012 et 2013. Si des décalages temporels du au cycle migratoire existent, ils devront être affinés dans le temps, avec l ajout notamment d autres résultats sur ces secteurs à d autres dates. Rangs d observations pour chaque taxon en 2012 & 2013 Les espèces les plus observées dans les jeux de données Agoa 2012 et 2013, sont donc par rangs d observations visuelles acquises : 1. La baleine à bosse, avec le plus d observation en mars et avril en Guadeloupe côtière ; 2. Le dauphin tacheté pantropical, avec un nombre d observations supérieur en Martinique ; 3. Le cachalot, plus observé en Guadeloupe et dans les îles du nord ; 4. Le grand dauphin observé de façon variable sur les 3 secteurs géographiques Agoa ; 5. Le dauphin tacheté de l Atlantique, plus observé en Martinique ; 6. Et enfin, de façon à peu équitable en nombre d observations entre la Guadeloupe et la Martinique côtière, le dauphin de Fraser et le globicéphale tropical. Les autres espèces sont assez peu observées et 3 jeux de données pour toutes ces espèces ne peuvent pas aider à documenter un statut régional. Le tableau 12 et la figure 22 synthétise ce bilan.
Tableau 12. Rangs d observation des espèces dans Agoa 2012 & 2013 (hors iles périphériques) Rangs (n) Nom scientifique Agoa n PR(%) Martinique PR% Guadeloupe (n) PR% St Martin, St PR% (n) Barth (n) 1 Megaptera novaeangliae 58 37,18 3 1,92 37 23,72 18 11,54 2 Stenella attenuata 24 15,38 12 7,69 11 7,05 1 0,64 3 Physeter macrocephalus 21 13,46 4 2,56 10 6,41 7 4,49 4 Tursiops truncatus 18 11,54 12 7,69 5 3,21 1 0,64 5 Stenella frontalis 14 8,97 10 6,41 2 1,28 2 1,28 6 Lagenodelphis hosei 6 3,85 6 3,85 0 0,00 7 Globicephala macrorhynchus 6 3,85 5 3,21 1 0,64 8 Feresa attenuata 3 1,92 2 1,28 1 0,64 9 Ziphius cavirostris 2 1,28 1 0,64 1 0,64 10 Kogia Sima 1 0,64 0 1 0,64 11 Peponocephala electra 1 0,64 1 0,64 0 0,00 12 Grampus Griseus 1 0,64 1 0,64 0 0,00 13 Mesoplodon europeaus 1 0,64 0 1 0,64 Total 156 100 57 36,54 70 44,87 29 18,59 0 Cétacés non identifiés 12 2 1,14 9 5,11 1 0,57 0 Delphinidés NI 6 2 1,14 4 2,27 0,00 0 Ziphiidés NI 2 2 1,14 0 0,00 0,00 Total n 2012 & 2013 176 63 35,80 83 47,16 30 17,05 Légende : PR% : fréquence relative par proportion (Cf. rapport technique 2013).
Figure 22. Fréquence relative des observations par espèce sur le secteur côtier Agoa 37% des observations réalisées dans le sanctuaire Agoa en 2012 et 2013 (cette étude) sont des baleines à bosse, puis des dauphins tachetés pantropicaux (15%), des cachalots (13%) et des grands dauphins (11%).
Effectifs, taille de groupe et taux de juvéniles Codification de cette partie : ES : Effectifs moyens observés : nombre d individus estimés n : nombre de groupes observés visuellement (na = acoustique) E(s) : taille de groupe observé : nombre moyen d individus par groupe ES JUV : effectifs de juvéniles (moins d un an) Tx. JUV : taux de juvéniles en % %CV : coefficient de variation IC 95% : intervalle de confiance à risque alpha = 0,05 Min : minimum statistique, Max : maximum statistique arrondi pour les bilans au nombre entier supérieur
Effectifs par secteur géographique et par espèce Effectifs Martinique Dans l ensemble des observations visuelles réalisées en Martinique en 2012 & 2013, les dauphins tachetés pantropicaux présentent les effectifs les plus élevés, y compris dans l ensemble des effectifs Agoa. La dominance des petits delphinidés est bien illustré dans le diagramme 23, où on peut y lire que juste après cette première espèce, ce sont le dauphin de Fraser, le dauphin tacheté de l Atlantique et le grand dauphin qui y sont les plus abondants en termes d effectifs moyens (cf. rapport technique). Figure 23. Effectifs moyens observés en Martinique 2012 & 2013
Le tableau 13 récapitule l ensemble de ces données ainsi que le taux de juvéniles, très élevé chez le cachalot et le grand dauphin en Martinique. Tableau 13. Bilan des effectifs et juvéniles observés en Martinique pour chaque espèce n ES min ES max ES ES JUV Tx.JUV E(s) %CV IC95 E(s) Min E(s) Max Mar P.macrocephalus 4 7 7 7,00 1 14,29 1,75 55,90 0,78 0,97 2,53 Mar M.novaeangliae 3 3,00 3,00 3,00 0,00 1,00 0,00 1,00 1,00 Mar S.attenuata 12 621 940 780,50 68 8,71 65,04 120,25 44,25 20,79 109,30 Mar T.truncatus 12,00 171,00 251,00 211,00 24,00 11,37 17,58 51,53 5,13 12,46 22,71 Mar S.frontalis 10 200 336 268,00 27 10,07 26,80 93,87 15,59 11,21 42,39 Mar L. hosei 6,00 205,00 375,00 290,00 29,00 10,00 48,33 68,83 26,62 21,71 74,95 Mar G.Macrorhynchus 5,00 52,00 70,00 61,00 7 10,00 12,2 66,249 7,08 5,12 19,28 Mar F.attenuata 2 23 30 26,50 1 3,77 13,25 45,36 8,33 4,92 21,58 Mar Z.cavirostris 1 2 2 2,00 0 0,00 2,00 NA NA NA NA Mar G.griseus 1 6 8 7,00 0,00 7,00 NA NA NA NA Mar P.electra 1 30 50 40,00 0 0,00 40,00 NA NA NA NA Mar Non identifié 2,00 2,00 2,00 2,00 0,00 0,00 1,00 NA NA NA NA Mar Delphinidés NI 2,00 3,00 3,00 3,00 0,00 0,00 1,50 NA NA NA NA Mar Ziphiidés 2,00 2,00 2,00 2,00 0,00 0,00 1,00 NA NA NA NA Mar Total 63 1327 2079 1703,00 157 9,22 27,03 120,96 5,09 21,94 32,12 Effectifs Guadeloupe En Guadeloupe, le dauphin tacheté pantropical est l espèce la plus abondante, comme indiqué dans Gandilhon (2012). Les baleines à bosse présentent des effectifs conséquent de part le nombre d observations, car la taille des groupes est peu élevée (Fig.24).
Figure 24. Effectifs moyens observés en Guadeloupe 2012 & 2013 Tableau 14. Bilan des effectifs et juvéniles observés en Guadeloupe pour chaque espèce Secteur Espèce n ES min ES max ES ES JUV Tx.JUV E(s) %CV IC95 E(s) Min E(s) Max Gua M.novaeangliae 37 57 61 59 12 20,34 1,59 44,66 0,23 1,36 1,83 Gua P.macrocephalus 10 18 20 19 1 5,26 1,90 56,58 0,67 1,23 2,57 Gua S.attenuata 11 251 368 309,5 25 8,08 28,14 127,22 21,15 6,98 49,29 Gua T.truncatus 5 35 49 42 6 14,29 8,40 76,16 5,61 2,79 14,01 Gua S.frontalis 2 48 60 54 3 5,56 27,00 94,28 na na na Gua Non identifié 9 9 9 9 0 0 1 na na na na Gua Delphinidés NI 4 4 6 5 0 1,25 40,00 0,49 0,76 1,74 Gua F.attenuata 1 3 3 3 1 33,33 3 na na na na Gua G.Macrorhynchus 1 4 5 4,5 0 0 4,5 na na na na Gua Z.cavirostris 1 2 2 2 0 0 2 na na na na Gua M.europeaus 1 2 2 2 0 0 2 na na na na Gua K.sima 1 1 1 1 0 1 Gua Total 83 434 586 510 48 9,41 6,14 161,32 2,13 4,01 8,28
Effectifs Saint-Martin et Saint-Barthélemy et îles périphériques Figure 25. Effectifs moyens observés en Guadeloupe 2012 & 2013 Figures 25 et 26. Effectifs moyens observés dans les iles du nord françaises, puis périphériques en 2012 & 2013
Comme indiqué dans les figures précédentes (25 et 26), le dauphin tacheté de l Atlantique, puis la baleine à bosse présentent les effectifs les plus importants observés dans les secteurs de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, suivis du cachalot avec des populations pour lesquelles nous ignorons encore si elles ont un ou plusieurs liens avec celles plus connues de la Guadeloupe et de la Dominique. Dans les îles périphériques, les dauphins sont prédominants, avec le dauphin tacheté pantropical, el grand dauphin. A noter que les effectifs de baleines à bosse enregistrées, sont équivalents à ceux des eaux territoriales françaises des îles du nord. Le tableau 15 synthétise les données des effectifs pour les îles du nord. Tableau 15. Bilan des effectifs et juvéniles observés dans les îles du nord tous secteurs, pour chaque espèce Espèce Secteur n ES min ES max ES ES JUV Tx.JUV E(s) %CV IC95 E(s) Min E(s) Max M.novaeangliae St Martin, St Barth 18 29 29 29 9 31,03 1,61 56,88 0,42 1,19 2,03 S.frontalis St Martin, St Barth 2 24 56 40 4 10,00 20,00 106,07 na na na P.macrocephalus St Martin, St Barth 7 16 18 17 3 17,65 2,43 88,50 1,59 0,84 4,02 T.truncatus St Martin, St Barth 1 4,00 4,00 4 4,00 S.attenuata St Martin, St Barth 1 3,00 4,00 3,5 3,50 na na na na Non identifié St Martin, St Barth 1 2 3 2,5 2,50 na na na na IDN Agoa 30 78 114 96 16 16,67 3,20 220,92 2,53 0,67 5,73 M.novaeangliae Northen peripheric islands 15 29 29 29 9 31,03 1,93 36,40 0,36 1,58 2,29 P.macrocephalus Northen peripheric islands 2 4 4 4 1 25,00 2,00 70,71 na na na T.truncatus Northen peripheric islands 4 35 40 37,5 6 16,00 9,38 85,02 6,22 3,16 15,60 S.frontalis Northen peripheric islands 5 42 59 50,5 7 13,86 10,10 125,65 na na na K.breviceps Northen peripheric islands 1,00 2,00 2 2 0,00 2,00 na na na na Non identifié Northen peripheric islands 2 2 2 2 0,00 1,00 na na na na Delphinidés NI Northen peripheric islands 6 40 67 53,5 0,00 8,92 na na na na Northen peripheric islands 35 160 211 121 23 19,01 3,46 77,29 1,15 3,60 8,36 Total IDN 65 238 325 217 39 17,97 3,34 119,37 0,89 2,45 4,23 M.novaeangliae dont 33 58 58 58 18 31,03 1,76 40,4 0,32 1,44 2,08
Bilan des effectifs dans Agoa Le bilan des effectifs consolide que les petits delphinidés représentent les effectifs moyens les plus élevés dans le sanctuaire Agoa, en zone maritime côtière (Fig.27). Il s agit par rang en effectifs moyens pour les principales espèces : - Du dauphin tacheté pantropical ; - Du dauphin tacheté de l Atlantique ; - Du dauphin de Fraser ; - Du grand dauphin. Figures 27. Effectifs moyens observés (Log ES) dans le sanctuaire Agoa en 2012 & 2013
Taille moyenne de groupe Un descripteur biologique intéressant concerne la taille moyenne des groupes. Nous pensons qu il s agit d un indicateur également permettant de suivre les populations, quel que soit le secteur, le nombre d observations, la saisonnalité ou même l espèce. Lorsque l on rapproche l ensemble des données (Tabs.16, 17 et 18) collectées pour Agoa et les îles périphériques, il est possible de comparer la taille des groupes observés pour chaque espèce. Données synthétisées par secteur géographique Tableau 16. Bilan des effectifs, juvéniles et taille de groupe dans Agoa, pour chaque espèce Secteur Espèce n ES min ES max ES ES JUV Tx.JUV E(s) %CV IC95 E(s) Min E(s) Max Mar S.attenuata 12 621 940 780,50 68 8,71 65,04 120,25 44,25 20,79 109,30 Gua S.attenuata 11 251 368 309,5 25 8,08 28,14 127,22 21,15 6,98 49,29 St Martin, St Barth S.attenuata 1 3,00 4,00 3,5 3,50 na na na na S.attenuata 24 875 1312 1093,5 93 8,50 45,56 67,98 12,39 33,17 57,95 Mar S.frontalis 10 200 336 268,00 27 10,07 26,80 93,87 15,59 11,21 42,39 St Martin, St Barth S.frontalis 2 24 56 40 4 10,00 20,00 106,07 na na na Gua S.frontalis 2 48 60 54 3 5,56 27,00 94,28 na na na S.frontalis 14 272 452 362 34 9,39 25,86 15,41 2,09 23,77 27,94 Mar L. hosei 6,00 205,00 375,00 290,00 29,00 10,00 48,33 68,83 26,62 21,71 74,95 Mar T.truncatus 12,00 171,00 251,00 211,00 24,00 11,37 17,58 51,53 5,13 12,46 22,71 Gua T.truncatus 5 35 49 42 6 14,29 8,40 76,16 5,61 2,79 14,01 St Martin, St Barth T.truncatus 1 4,00 4,00 4 4,00 T.truncatus 18,00 210,00 304,00 257 30 11,67 14,28 48,54 3,20 11,08 17,48 Mar M.novaeangliae 3 3,00 3,00 3,00 0,00 1,00 0,00 1,00 1,00 Gua M.novaeangliae 37 57 61 59 12 20,34 1,59 44,66 0,23 1,36 1,83 St Martin, St Barth M.novaeangliae 18 29 29 29 9 31,03 1,61 56,88 0,42 1,19 2,03
M.novaeangliae 58,00 89,00 93,00 91 21 23,08 1,57 22,19 0,09 1,48 1,66 Mar G.Macrorhynchus 5,00 52,00 70,00 61,00 7 10,00 12,2 66,25 7,08 5,12 19,28 Gua G.Macrorhynchus 1 4 5 4,5 0 0,00 4,5 na na na na G.Macrorhynchus 6,00 56,00 75,00 65,5 7,00 10,69 10,92 49,88 4,36 6,56 15,27 Mar F.attenuata 2 23 30 26,50 1 3,77 13,25 45,36 8,33 4,92 21,58 Gua F.attenuata 1 3 3 3 1 33,33 3 na na na na F.attenuata 3,00 26,00 33,00 29,5 2,00 6,78 9,83 73,71 8,20 1,63 18,03 Mar P.macrocephalus 4 7 7 7,00 1 14,29 1,75 55,90 0,78 0,97 2,53 Gua P.macrocephalus 10 18 20 19 1 5,26 1,90 56,58 0,67 1,23 2,57 St Martin, St Barth P.macrocephalus 7 16 18 17 3 17,65 2,43 88,50 1,59 0,84 4,02 P.macrocephalus 21,00 41,00 45,00 43 5 11,63 2,05 17,41 0,15 1,90 2,20 Mar Z.cavirostris 1 2 2 2,00 0 0,00 2,00 NA NA NA NA Gua Z.cavirostris 1 2 2 2 0 0,00 2 na na na na Z.cavirostris 2,00 4,00 4,00 4 0,00 0,00 2,00 0,00 0,00 2,00 2,00 Mar P.electra 1 30 50 40,00 0 0,00 40,00 NA NA NA NA Mar G.griseus 1 6 8 7,00 0,00 7,00 NA NA NA NA Gua M.europeaus 1 2 2 2 0 0,00 2 na na na na Gua K.sima 1 1 1 1 0,00 1 Total sp. 156,00 1817,00 2754,00 2285,50 221,00 9,67 14,7 113,31 2,60 12,05 17,26
Tableau 17. Bilan des effectifs, juvéniles et taille de groupe à Saba et Statia, pour chaque espèce Season Month Block Area Sp. n ES min ES max SS 2012 march IDN Saba - Statia T. truncatus 1 6 6 6 SS 2012 march IDN Saba - Statia T. truncatus 1 2 2 2 ES Saba, Statia SS 2012 march IDN Saba - Statia T. truncatus 1 2,00 2,00 2,00 0 SH2012 oct. IDN Saba- Statia T. truncatus 1 25,00 30,00 27,50 6 ES JUV Saba, Statia Tx.JUV(%) E(s) %CV IC95 Total T. Truncatus 4 35 40 37,5 6 16,00 9,38 130,45 11,98 na 21,36 SS 2013 march IDN Saba - Statia M.novaeangliae 1 3 3 3 SS 2013 march IDN Saba - Statia M.novaeangliae 1 2 2 2 SS 2013 march IDN Saba - Statia M.novaeangliae 1 2 2 2 1 SS 2013 march IDN Saba - Statia M.novaeangliae 1 2 2 2 1 Total M.novaeangliae 4 9 9 9 2 22,22 2,25 22,22 0,49 1,76 2,74 SS 2013 march IDN Saba - Statia S.frontalis 1 1,00 1,00 1,00 SS 2013 march IDN Saba - Statia S.frontalis 1 5,00 5,00 5,00 SS 2013 march IDN Saba - Statia S.frontalis 1 5,00 7,00 6,00 Total S.frontalis 3 11 13 12 4,00 66,14 2,99 1,01 6,99 SS 2012 march IDN Saba - Statia P.macrocephalus 1 3 3 3 1 33,33 3,00 SS 2012 march IDN Saba - Statia P.macrocephalus 1 1 1 1 0 0,00 1,00 Total P.macrocephalus 2 4 4 4 1 2,00 70,71 1,96 0,04 3,96 SS 2013 march Total K.breviceps 1 1 2 2 1 2,00 na na na na SS 2012 march IDN Saba - Statia non identifié 1 1,00 1,00 1,00 SH2012 march IDN Saba- Statia non identifié 1 1,00 1,00 1,00 SS 2013 march IDN Saba - Statia Delphinidés NI 1 3,00 3,00 3,00 SS 2013 march IDN Saba - Statia Delphinidés NI 1 20,00 40,00 30,00 SS 2013 march IDN Saba - Statia Delphinidés NI 1 10,00 16,00 13,00 SS 2013 march IDN Saba - Statia Delphinidés NI 1 2,00 2,00 2,00 Total No Identified 6 37 63 50 8,33 138,63 9,24 na 17,58 Total Saba, Statia 5 Sp. 20 97 131 114 10 8,77 5,70 146,55 3,66 2,04 9,36 E(s) Min E(s) Max
Tableau 18. Bilan des effectifs, juvéniles et taille de groupe à Anguilla, pour chaque espèce Season Month Block Area Sp. n ES min ES max ES Anguilla SH2012 oct. IDN Anguilla S.frontalis 1 6,00 6,00 6,00 3 SS 2012 march IDN Anguilla S.frontalis 1 25,00 40,00 32,50 4 ES JUV Anguilla Tx.JUV(%) E(s) %CV IC95 Total S.frontalis 2 31 46 38,5 7 18,18 19,25 97,34 25,97-6,72 45,22 SS 2012 march IDN Anguilla M.novaeangliae 1 2,00 2,00 2,00 1 SS 2012 march IDN Anguilla M.novaeangliae 1 2,00 2,00 2,00 1 SS 2012 march IDN Anguilla M.novaeangliae 1 3,00 3,00 3,00 1 SS 2013 march IDN Anguilla M.novaeangliae 1 2,00 2,00 2,00 SS 2013 march IDN Anguilla M.novaeangliae 1 1,00 1,00 1,00 SS 2013 march IDN Anguilla M.novaeangliae 1 1,00 1,00 1,00 SS 2013 march IDN Anguilla M.novaeangliae 1 3,00 3,00 3,00 1 SS 2013 march IDN Anguilla M.novaeangliae 1 2,00 2,00 2,00 1 SS 2013 march IDN Anguilla M.novaeangliae 1 1,00 1,00 1,00 SS 2013 march IDN Anguilla M.novaeangliae 1 1,00 1,00 1,00 SS 2013 march IDN Anguilla M.novaeangliae 1 2,00 2,00 2,00 1 SH2012 oct. IDN Anguilla Delphinidés NI 1 2,00 2,00 2,00 SS 2012 march IDN Anguilla Delphinidés NI 1 3,00 4,00 3,50 E(s) Min E(s) Max 11 20 20 20 6 30,00 1,82 41,29 0,44 1,37 2,26 Total No Identified 2 25 26 25,5 12,75 39,78 na na na Total Anguilla 15 76 92 84 13 15,48 5,60 157,31 4,46 1,14 10,06
Taille moyenne de groupe par famille et sous-famille Taille moyenne de groupe petits delphinidés C est en Martinique que les petits delphinidés présentent les tailles moyennes de groupe les plus importantes, comme pour le dauphin tacheté pantropical et le dauphin de Fraser (Fig.28). Figures 28. Taille moyenne de groupe pour les petits delphinidés dans Agoa et îles périphériques en 2012 & 2013
Taille moyenne de groupe balaenoptéridés Ici seule la baleine à bosse a été observée avec certitude dans cette famille. C est dans les îles du nord, et notamment les zones périphériques que la taille moyenne de groupes de baleines à bosse vues est la plus élevée (Fig.29). Figure 29. Taille moyenne de groupe pour balaenoptéridés dans Agoa et îles périphériques en 2012 & 2013
Taille moyenne de groupe physétéridés Concernant les cachalots (petits ou grand), la figure 29 indique une certaine régularité de la taille moyenne des groupes observés. Les résultats de taille moyenne de groupes corroborent la notation d une composition sociale type «mère et petit» dans la zone sectorielle de Saint-Martin (Fig.30). Figure 30. Taille moyenne de groupe pour physétéridés dans Agoa et îles périphériques en 2012 & 2013
Taille moyenne de groupe globicéphalinés Aucune espèce appartenant à cette sous-famille n a été observée visuellement dans îles du nord (uniquement une observation acoustique de globicéphale tropical). Incluant des espèces pélagiques, c est en Martinique côtière que la taille des groupes reste la plus élevée (Fig.31). Figure 31. Taille moyenne de groupe pour globicéphalinés dans Agoa en 2012 & 2013
Taille moyenne de groupe Ziphiidés Pour les baleines à bec (Fig.32), la taille moyenne des groupes a été présentée ici avec les ziphiidés non identifiés au titre de l espèce, mais strictement comptés puisque que chaque groupe observé contenait en 2012 & 2013, 2 individus seulement. Ce résultat doit être apprécié prioritairement, car les espèces de cette famille sont assez rares dans le monde et la taille de ces groupes (sans juvéniles) pourrait en faire une priorité dans leur évaluation au sein du sanctuaire. En effet, les données ici ne sont que côtières. A noter que la baleine à bec de Gervais (M. europeaus) est également nommée, la baleine à bec des Antilles, ce qui lui confère un statut régional. Figure 32. Taille moyenne de groupe pour ziphiidés dans Agoa en 2012 & 2013
Taille moyenne de groupe îles périphériques : Anguilla, Saba et Saint-Eustache A Anguilla, le dauphin tacheté pantropical est noté avec une taille de groupe étant la plus élevée, tandis qu à Saba et Saint- Eustache, c est le grand dauphin qui arrive en premier rang (Fig.33). Figure 33. Average group size by specie for closed islands in 2012 & 2013
Taux de juvéniles Agoa 2012 & 2013 D après la figure 34, il apparait que les taux de juvéniles les plus importants sont notés pour les grands cétacés, tels que la baleine à bosse et le cachalot. Cela conforte le fait que ces populations utilisent le sanctuaire Agoa comme une zone très probablement favorable aux fonctions de reproduction sur certaine zone particulière (par exemple, le plateau continental pour les baleines à bosse selon Gandilhon (2012) avec un gradient explicatif d une partie de l information de la présence des mères et petits). Le grand dauphin présente le taux le plus élevé parmi les delphinidés, tandis que chez le représentant le plus abondant des petits delphinidés (le dauphin tacheté pantropical), le taux est l un des plus faible. Bien que les estimations in situ pour cette espèce grégaire puissent être un biais important, cette tendance a été confirmée en Guadeloupe sur plusieurs années et cela soulève plusieurs hypothèses scientifiques qui devront être approfondies. Figure 34. Taux de juvéniles dans le sanctuaire Agoa côtier
23,08% des baleines à bosse observées dans le sanctuaire Agoa sont des baleineaux. Taux de juvéniles Iles périphériques 2012 & 2013 A Saba, le taux le plus élevé concerne le cachalot, tandis qu à Anguilla, c est la baleine à bosse. Toutefois, les effectifs de baleineaux vus sont proches entre les deux secteurs (Figs 35 & 36). Figure 35. Taux de juvéniles dans les îles périphériques
Richesse spécifique sectorielle 2012 & 2013 La richesse spécifique sectorielle est mesurée par le nombre d individus d espèces différentes sur les surfaces considérées (secteurs géographiques). Elle a été évaluée ici pour l ensemble des secteurs d Agoa uniquement. Cependant, cette richesse spécifique ne suffit pas toujours à elle-seule pour décrire la biodiversité. Aussi, un certain nombre d indices pourront être définis dans le temps pour chaque secteur, la plupart étant décrits dans Harper (1999). Les calculs sont appliqués aux associations entre les stations et les effectifs qui y ont été estimés. Les matrices d abondance pour la méthode des transects de ligne TB/TL avec d autres méthodes peuvent être traitées séparément dans le but de pouvoir comparer les résultats au sein du sanctuaire Agoa dans le moyen ou long terme. L hypothèse de départ présume ici que la diversité découle directement de la distribution des abondances. La diversité est abordée ici par secteur géographique principal dans Agoa en relation avec les habitats potentiels. Il ne s agit ici que d un aperçu des premiers résultats qui supposent : - que les catégories taxonomiques soient bien établies, ce qui exclut directement les données des espèces non identifiées ou juste affectées à un genre ou une famille ; - que les taxons ou groupes trophiques soient équidistants, ce qui signifie, qu une espèce nouvellement recensée dans l archipel ajoute une unité dans le compteur de richesse spécifique. L indice H de Shannon (Tab.19), montre que la richesse taxonomique de la Martinique est plus élevée, suivi de façon égale par la partie nord d Agoa et la Guadeloupe, ce qui peut paraître surprenant, mais est conditionné également par les individus. Globalement, l indice H de Shannon est élevé, ce qui signifie qu une large variété d espèces est présente dans les communautés, même s il y a peu d individus. La mesure de l équitabilité pour chaque secteur géographique suggère que c est la zone nord d Agoa qui est la zone la plus «équilibrée» avec le plus de régularité de répartition des effectifs entre les espèces présentes.
Tableau 19. Indices de diversité sectorielle Martinique Guadeloupe St Martin Taxa_S 11 10 5 Individuals 1696 496 93.5 Dominance_D 0.2836 0.4242 0.3155 Simpson_1-D 0.7164 0.5758 0.6845 Shannon_H 1.547 1.254 1.294 Equitability_J 0.6453 0.5444 0.8041 Fisher_alpha 1.575 1.774 1.129 Berger-Parker 0.4602 0.624 0.4278 LÉGENDE S : richesse spécifique des secteurs représentée par le nombre de taxons. Les intervalles de confiance approximatifs pour tous ces indices ont été calculés avec une procédure de bootstrap à partir de 1000 échantillons aléatoires à l aide du logiciel past.exe Version 2.15. Une richesse taxonomique élevée en Martinique, équilibrée dans les iles du nord et dominée en Guadeloupe par un taxon.
Taux de rencontre et abondance relative Agoa 2012 & 2013 Codification de cette partie : IKR : nombre de groupes rencontrés.km -1 TKR : nombre de groupes rencontrés.km -100 IKA : abondance relative : individus.km -1 Du : densité non corrigée de la détection : individus.km -2 T(x) : abondance relative : nombre d individus (non corrigés de la probabilité de détection) Les valeurs pour les surfaces côtières réconciliées pour Agoa sont indiquées en bleu cyan et en beige pour les îles périphériques
Taux de rencontres Agoa et iles périphériques 2012 & 2013 Pour ce descripteur, seules les observations réalisées sur le transect de ligne sont considérées. Les tableaux 20 à 22 précisent par espèce le nombre d observations considérées pour les calculs. Données utilisées pour les estimations Observations en transect Tableau 20. Répartition des observations en transect en Guadeloupe Sectors Surface (km²) Specie (n) ES min ES max ES E(s) ES JUV CV% IC95 E(s) min E(s) max Gua 5279 P.macrocephalus 8 16 18 17 2,13 1 51,47 0,76 1,37 2,88 Gua 5279 M.novaeangliae 24 36 40 38 1,58 4 48,37 0,31 1,28 1,89 Gua 5279 S.attenuata 9 181 258 220 24 14 0,00 NA NA NA Gua 5279 F.attenuata 1 3 3 3 3,00 1 NA NA NA NA Gua 5279 T.truncatus 3 20 27 24 7,83 1 0,00 NA NA NA Gua 5279 M.europeaus 1 2 2 2 2,00 NA NA NA NA Gua 5279 S.frontalis 2 48 60 54 27,00 3 0,00 NA NA NA Gua 5279 Z.cavirostris 1 2 2 2 2,00 NA NA NA NA Gua 5279 non identifié 8 8 8 8 1,00 NA NA NA NA NA Gua 5279 Delphinidés NI 3 3 5 4 1,33 NA NA NA NA NA T. Guadeloupe en transect 8 Sp. 60 319 423 371 6,18 24 160,80 2,52 3,67 8,70
Tableau 21. Répartition des observations en transect à Saint Martin et Saint-Barthélemy Sectors Surface (km²) Specie (n) ES min ES max ES E(s) ES JUV CV% IC95 E(s) min E(s) max Sxm- St Barth 5088 P.macrocephalus 7 18 20 19 2,71 4 75,85 1,53 1,19 4,24 Sxm- St Barth 5088 M.novaeangliae 19 29 29 29 1,53 6 55,11 0,38 1,15 1,90 Sxm- St Barth 5088 S.attenuata 1 3,00 4,00 4 3,50 NA NA NA NA Sxm St Barth 5088 T.truncatus 1 4,00 4,00 4 4,00 NA NA NA NA Sxm St Barth 5088 S.frontalis 1 4,00 6,00 5 5,00 NA NA NA NA Sxm- St Barth 5088 non identifié 1 2,00 3,00 3 2,50 0,00 NA NA NA NA T. St Martin, St Barth en transect 5 Sp. 30 60 66 63 2,10 6 58,31 0,44 1,66 2,54 Tableau 22. Répartition des observations en transect à Saba et Statia Sectors Surface (km²) Specie (n) ES min ES max ES E(s) ES JUV CV% IC95 E(s) min E(s) max Saba - Statia 2785 T. truncatus 2 8 8 8 4,00 0 70,71 3,92 0,08 7,92 Saba - Statia 2785 M.novaeangliae 4 9 9 9 2,25 3 22,22 0,49 1,76 2,74 Saba - Statia 2785 K.breviceps 1,00 2,00 2 2 2,00 NA NA NA NA Saba - Statia 2785 Delphinids NI 4 35 61 48 12,00 0 NA NA NA NA Saba - Statia 2785 No identified 4 5 6 6 1,38 0 54,55 0,73 0,64 2,11 T.Saba, Statia in Line transect effort 3 Sp. 15 59 86 73 4,83 3 29,26 0,72 4,12 5,55 Anguilla 1952 M.novaeangliae 6 11 11 11 1,83 3 41,06 0,60 1,23 2,44 Anguilla 1952 Delphinids NI 1 2,00 2,00 2,00 2,00 Total Anguilla in Line transect effort 1 Sp. 7 13 13 13 1,86 3 6,35 0,09 1,77 1,94
Rappel des efforts parcourus et surfaces Il a été décidé que seules les surfaces côtières seraient conservées pour ces estimations sur la base des travaux de Gandilhon (2012) pour la Guadeloupe (5279 km²) et la Martinique (7553 km²), et de Ridoux et al. (2010) pour la zone de Saint-Martin et Saint-Barthélemy (5088 km²). Pour les surfaces iles périphériques, elles nous ont été communiquées par les gestionnaires néerlandais. Pour les distances parcourues, elles sont rappelées dans le tableau 23. Tableau 23. Distances parcourues en effort Saisons Surfaces SS 2012 SH 2012 SS 2013 Total %CV Guadeloupe 5279 671,29 686,72 924,84 2282,9 Martinique 7553 631,53 667,99 623,82 1923,3 St-Martin/St-Barth 5088 339,3 356,6 322,3 1018,2 Total Agoa 17920 1642,12 1711,31 1870,96 5224,4 117 Saba, Statia 2785 352,51 289,72 373,90 1016,13 Anguilla 1952 119,50 65,70 138,52 323,72 Total Peripheric islands 4737 472,01 355,42 512,42 1339,9 65,1
Taux de rencontre (TKR) baleines à bosse (M.novaeangliae) Taux de rencontre sur deux saisons sèches Comme le montre la figure 36 et le tableau 24, c est dans les iles du nord que le taux de rencontre est le plus élevé avec 1,87 à 1,85 groupes rencontrés.km -100. Dans les surfaces correspondant uniquement à Agoa, 0,86 groupes sont rencontrés pour 100 km vs. 0,75 dans l ensemble des îles périphériques. Tableau 24. Taux de rencontre baleines à bosse pour 2 saisons sèches Période Specie Zone M.novaeangliae mars M.novaeangliae Figure 36. Taux de rencontre pour 2 saisons sèches St Martin - St Barth march M.novaeangliae Anguilla 1,85 mars, avril M.novaeangliae Guadeloupe 1,05 march M.novaeangliae Saba - Statia 0,39 april M.novaeangliae Martinique 0,10 mars, avril M.novaeangliae Agoa 0,86 march M.novaeangliae Peripheric islands 0,75 1,87
Taux de rencontre par mois Au mois de mars, c est toujours dans les îles du nord que le taux de rencontre est le plus élevé, et en Guadeloupe en avril, à partir bien entendu des temps de prospections affectés à ces strates spatiales. Mars avril Figure 37. Taux de rencontre pour les mois de mars et avril Tableau 25. Taux de rencontre baleines à bosse pour 2 mois Période Zone Specie TKR mars Guadeloupe M.novaeangliae 1,95 mars Martinique non prospecté mars Saint Martin, St Barth M.novaeangliae 2,87 mars Agoa M.novaeangliae 2,33 mars Saba, Statia M.novaeangliae 0,55 mars Anguilla M.novaeangliae 2,33 avril Guadeloupe M.novaeangliae 0,89 avril Martinique M.novaeangliae 0,16 avril Saint Martin, St Barth non prospecté avril Agoa M.novaeangliae 0,42
Taux de rencontre (TKR) cachalot (P. macrocephalus) Taux de rencontre sur trois saisons (dont une humide) A Saint-Barth et Saint-Barthélemy, 0,69 groupes.km -100 ont été rencontrés, puis 0,35 groupes.km -100 en Guadeloupe sur les deux saisons sèches (Fig.38 et Tab.26). Figure 38. Taux de rencontre pour 3 saisons Tableau 26. Taux de rencontre cachalot pour 3 saisons Période Specie Zone P.macrocephalus TKR mars, avril, nov P.macrocephalus Guadeloupe 0,35 mars P.macrocephalus Sxm- St Barth 0,69 avril, nov P.macrocephalus mart 0,21 mars, avril, nov P.macrocephalus Agoa 0,36
Taux de rencontre par mois Au mois de mars (Fig. 39, Tab. 27), c est toujours dans les îles du nord que le taux de rencontre est le plus élevé (1,06 groupes.km -100 ) et en Guadeloupe en avril (0,45 groupes.km -100 ). Les taux pour Agoa en mars indiquent 0,63 groupes.km -100 vs. 0,22 groupes.km -100 en novembre pour la saison humide. Figure 39. Taux de rencontre par mois Tableau 27. Taux de rencontre cachalot pour 3 mois Période Zone TKR Specie mars Saint Martin, St Barth 1,06 P.macrocephalus mars Guadeloupe 0,32 P.macrocephalus mars Agoa 0,63 P.macrocephalus avril Guadeloupe 0,45 P.macrocephalus avril Martinique 0,24 P.macrocephalus avril Agoa 0,31 P.macrocephalus nov Guadeloupe 0,29 P.macrocephalus nov Martinique 0,15 P.macrocephalus nov Agoa 0,22 P.macrocephalus
Taux de rencontre (TKR) grand dauphin (T.truncatus) Taux de rencontre sur trois saisons (dont une humide) C est en Martinique (Fig.40) que le grand dauphin a été le plus rencontré sur l ensemble des saisons (0,62 groupes.km -100 ) et cela se confirme pour les mois d avril (0,56 groupes.km -100 ) et de novembre avec 0,75 groupes.km -100 (Fig.41). Les tableaux 28 et 29 précisent les valeurs calculées. Figure 40. Taux de rencontre sur 3 saisons Tableau 28. Taux de rencontre grand dauphin pour 3 saisons Période Specie Zone T.truncatus TKR avril, nov T.truncatus Martinique 0,62 mars, nov T.truncatus Guadeloupe 0,13
mars T.truncatus St Martin - St Barth 0,10 mars, avril, nov T. truncatus Agoa 0,31 mars T.truncatus Saba - Statia 0,20 Taux de rencontre par mois Tableau 29. Taux de rencontre grand dauphin pour 3 mois Figure 41. Taux de rencontre par mois Période Zone TKR Specie mars Saint Martin, St Barth 0,10 T.truncatus mars Guadeloupe 0,22 T.truncatus mars Agoa 0,06 T.truncatus avril Martinique 0,56 T.truncatus avril Agoa 0,13 T.truncatus
nov Guadeloupe 0,15 T.truncatus nov Martinique 0,75 T.truncatus nov Agoa 0,11 T.truncatus march Saba, Statia 0,20 T.truncatus Taux de rencontre (TKR) Dauphin tacheté pantropical (S.attenuata) Taux de rencontre sur trois saisons (dont une humide) Sur l ensemble des saisons, l espèce a été rencontrée à peu près également entre la Martinique (0,42 groupes.km -100 ) et la Guadeloupe (0,39 groupes.km -100 ) (Fig.42). Ces résultats se confirment selon les strates mensuelles choisies pour la prospection de ces deux iles (Fig.43). Les tableaux 30 et 31 précisent les valeurs calculées. Figure 42. Taux de rencontre pour 3 saisons
Tableau 30. Taux de rencontre dauphin tacheté pantropical pour 3 saisons Période Specie Zone S.attenuata TKR avril, nov S.attenuata Martinique 0,42 mars, avril, nov S.attenuata Guadeloupe 0,39 mars S.attenuata St Martin - St Barth 0,10 mars, avril, nov S.attenuata Agoa 0,34 Taux de rencontre par mois Figure 43. Taux de rencontre par mois Tableau 31. Taux de rencontre dauphin tacheté pantropical pour 3 mois Période Zone TKR Specie mars Guadeloupe 0,43 S.attenuata
mars Saint Martin, St Barth 0,10 S.attenuata mars Agoa 0,10 S.attenuata avril Martinique 0,48 S.attenuata avril Guadeloupe 0,15 S.attenuata avril Agoa 0,13 S.attenuata nov Guadeloupe 0,58 S.attenuata nov Martinique 0,30 S.attenuata nov Agoa 0,11 S.attenuata Taux de rencontre (TKR) Dauphin tacheté de l Atlantique (S.frontalis) Taux de rencontre sur trois saisons (dont une humide) Sur l ensemble des saisons, l espèce a été rencontrée majoritairement en Martinique (0,31 groupes.km -100 ), et notamment au mois d avril avec 0,48 groupes.km -100 (Figs.44 & 45). Les tableaux 30 et 31 précisent les valeurs calculées.
Figure 44. Taux de rencontre pour 3 saisons Tableau 32. Taux de rencontre dauphin tacheté de l Atlantique pour 3 saisons Période Specie Zone S.frontalisTKR avril, nov S.frontalis Guadeloupe 0,09 mars S.frontalis St Martin - St Barth 0,10 avril S.frontalis Martinique 0,31 mars, avril, nov S.frontalis Agoa 0,17
Taux de rencontre par mois Figure 45. Taux de rencontre par mois Tableau 33. Taux de rencontre dauphin tacheté de l Atlantique pour 3 mois Période Zone TKR Specie mars Saint Martin, St Barth 0,10 S.frontalis mars Agoa 0,02 S.frontalis avril Martinique 0,48 S.frontalis avril Guadeloupe 0,15 S.frontalis avril Agoa 0,13 S.frontalis nov Guadeloupe 0,15 S.frontalis nov Agoa 0,02 S.frontalis
Taux de rencontre (TKR) par Secteur Guadeloupe En Guadeloupe, toutes saisons confondues, c est la baleine à bosse qui reste l espèce la plus contactée (1,05 groupes.km -100), puis le dauphin tacheté pantropical et le cachalot (Fig.46). Figure 46. Taux de rencontre en Guadeloupe 3 saisons
Saint-Martin, Saint-Barthélemy Au nord du sanctuaire, toutes saisons confondues, c est la baleine à bosse qui reste l espèce la plus contactée également (1,87 groupes.km -100), puis le cachalot (Fig.47). Figure 47. Taux de rencontre à Saint-Martin et Saint-Barthélemy sur 3 saisons
Martinique En Martinique, toutes saisons confondues, ce sont les petits delphinidés qui restent les plus contactés, avec le grand dauphin en première espèce rencontrée (0,62 groupes.km -100), puis les dauphins tachetés puis le cachalot et le globicéphale tropical (Fig.48). Figure 48. Taux de rencontre en Martinique sur 3 saisons
Saba, Statia, Anguilla A Saba et Saint-Eustache, la baleine à bosse est la première espèce rencontrée (0,39groupes.km -100) de même qu à Anguilla avec 1,85 groupes.km -100 (Fig.49).
Bilan du taux de rencontre de cétacés sur 100 km parcourus dans le sanctuaire Agoa Figure 49. Taux de rencontre en Martinique sur 3 saisons Les taux de rencontre ont été calculés sur le total de cétacés observés pour chaque période temporelle, ainsi que sur l ensemble des 3 campagnes. Dans le sanctuaire Agoa en zones maritimes côtières (Fig.50) : - En saison humide 2012, 1,40 groupes ont été rencontrés pour 100 km ; - En saison sèche 2012, 2,92 groupes ont été rencontrés pour 100 km ; - En saison sèche 2013, 3,31 groupes ont été rencontrés pour 100 km. Au total, 2,56 groupes ont été rencontrés pour 100km sur l ensemble des 3 saisons dans le sanctuaire Agoa.
Figure 50. Taux de rencontre de cétacés pour 100 km dans le sanctuaire Agoa
Abondance relative dans Agoa et iles périphériques 2012 & 2013 Les abondances relatives ont été calculées dans ce travail uniquement à partir des observations faites en condition de transect de ligne par bateau qui ont été présentées précédemment pour le calcul des taux de rencontre. Elles sont exprimées en nombre d individus par kilomètre. Des tests statistiques ont été menés pour les tests U de significativité des abondances relatives aux saisons (Mann-Whitney). Abondance relative spatiale Guadeloupe En Guadeloupe (Fig.51), le dauphin tacheté pantropical s avère être l espèce largement dominante avec 0,096 individus.km -1. Figure 50. Taux de rencontre dans le sanctuaire AGOA Figure 51. Abondance relative en Guadeloupe côtière
Iles du nord A St Martin et St Barthélemy (Fig.52), la baleine à bosse est la plus abondance avec 0,028 individus.km -1 et une abondance élevée pour le cachalot avec 0,019 individus.km -1. Figure 52. Abondance relative à Saint-Martin et St Barthélemy
A Saba et Statia (Fig.53), la baleine à bosse est un peu plus abondante avec 0,009 individus.km -1 que le grand dauphin avec 0,008 individus.km -1. Martinique Figure 53. Abondance relative à Saba et Statia
En Martinique, comme en Guadeloupe, le dauphin tacheté pantropical se détache largement des autres espèces avec 0,311 individus.km -1, puis comme décrit précédemment les petits delphinidés sont relativement abondants dans ce secteur (Fig.54). Cela est intéressant sur la dynamique d une espèce pour laquelle le taux de juvéniles parait être l un des plus faibles. Abondance relative temporelle Figure Figure 54. Abondance 54. Abondance relative relative à Saint-Martin en Martinique et St Barthélemy
Megaptera novaeangliae Le tableau 34 et la figure 55 nous indique que c est dans les îles du nord que l abondance relative a été la plus élevée en saison sèche 2012 avec 0,059 individus.km -1 à Anguilla. Tableau 34. Abondance relative de la baleine à bosse en saison sèche 2012 Saisons Mois Secteur Abondance relative CV% IKA min IC 95% IKA max IC 95% Saisons SS 2012 avril Guadeloupe 0,019 45,38 0,012 0,026 SS 2012 SS 2012 mars Sxm- St Barth 0,041 59,15 0,024 0,058 SS 2012 SS 2012 avril Martinique 0,002 NA NA NA SS 2012 SS 2012 mars, avril Agoa 0,017 31,67 0,014 0,020 SS 2012 SS 2012 march Anguilla 0,059 24,74 0,042 0,075 SS 2012
Figure 55. Abondance relative de la baleine à bosse en saison sèche 2012 En saison sèche 2013 (Tab.35 et Fig.56), les iles du nord se détachent avec 0,047 individus.km -1 à Saint-Barthélemy et Saint-Martin. Tableau 35. Abondance relative de la baleine à bosse saison sèche 2013 Saisons Mois Secteur Abondance relative CV% IKA min IC 95% IKA max IC 95% SS 2013 mars Guadeloupe 0,025 36,07 0,021 0,029 SS 2013 mars Sxm- St Barth 0,047 49,44 0,033 0,060 SS 2013 avril Martinique 0,002 NA NA NA SS 2013 mars, avril Agoa 0,021 14,62 0,020 0,022 SS 2013 march Anguilla 0,029 43,30 0,015 0,043 SS 2013 march Saba, Statia 0,024 22,22 0,019 0,029
Figure 56. Abondance relative de la baleine à bosse en saison sèche 2013 Physeter macrocephalus En mars 2012 (Tab.36 et Fig.57), les iles du nord se détachent avec 0,047 individus.km -1 à Saint-Barthélemy et Saint-Martin, soit autant que les baleines à bosse sur le même secteur en mars 2013.
Tableau 36. Abondance relative du cachalot saison sèche 2012 Saisons Mois Secteur Abondance relative CV% IKA min IC 95% IKA max IC 95% SS 2012 avril Guadeloupe 0,007 34,64 0,005 0,010 SS 2012 mars Sxm- St Barth 0,047 67,75 0,019 0,075 SS 2012 mars, avril Agoa 0,013 41,30 0,009 0,016 Figure 57. Abondance relative du cachalot en saison sèche 2012 En novembre 2012 (Tab.37 et Fig.58), c est en Guadeloupe que 0,009 individus.km -1 sont estimés.
Tableau 37. Abondance relative du cachalot saison humide 2012 Saisons Mois Secteur Abondance relative CV% IKA min IC 95% IKA max IC 95% SH 2012 nov Guadeloupe 0,009 47,14 0,003 0,014 SH 2012 nov Martinique 0,001 NA NA NA SH 2012 oct, nov Agoa 0,004 60,61 0,001 0,007 0,004 Figure 58. Abondance relative du cachalot en saison humide 2012
En avril 2013 (Tab.38 et Fig.59), 0,010 individus.km -1 sont estimés en Martinique. Tableau 38. Abondance relative du cachalot saison sèche 2013 Saisons Mois Secteur Abondance relative CV% IKA min IC 95% IKA max IC 95% SS 2013 mars Guadeloupe 0,005 34,64 0,003 0,008 SS 2013 mars Sxm- St Barth 0,006 0,00 0,006 0,006 SS 2013 avril Martinique 0,010 50,00 0,004 0,015 SS 2013 mars, avril Agoa 0,007 31,33 0,005 0,008 Figure 59. Abondance relative du cachalot en saison sèche 2013
Tursiops truncatus En avril 2012 (Tab.39 et Fig.60), 0,173 individus.km -1 sont estimés en Martinique et 0,085 individus.km -1 en novembre 2012 (Fig.61).Cela pourrait suggérer une stabilité dans l abondance pour cette espèce dans ce secteur, soit un statut de résidence à envisager. Tableau 39. Abondance relative du grand dauphin en saison sèche 2012 Saisons Mois Secteur Abondance relative CV% IKA min IC 95% IKA max IC 95% SS 2012 avril Martinique 0,173 35,33 0,124 0,221 SS 2012 mars, avril Agoa 0,071 68,49 0,037 0,105 SS 2012 march Saba, Statia 0,023 70,71 0,000 0,000 Tableau 40. Abondance relative du grand dauphin en saison humide 2012 IKA min IC 95% IKA max IC 95% Saisons Mois Secteur Abondance relative CV% SH 2012 nov Guadeloupe 0,022 NA NA NA SH 2012 nov Martinique 0,085 57,1 0,043 0,128 SH 2012 oct, nov Agoa 0,042 21,21 0,035 0,049 Figure 60. Abondance relative du grand dauphin en saison sèche 2012
Figure 61. Abondance relative du grand dauphin en saison humide 2012 En mars 2013 (Tab.40) et Fig.62), 0,012 individus.km -1 sont notés à Saint Martin et SAINT Barthélemy.
Tableau 40. Abondance relative du grand dauphin en saison sèche 2013 Saisons Mois Secteur Abondance relative CV% IKA min IC 95% IKA max IC 95% SS 2013 mars Guadeloupe 0,005 28,28 0,003 0,008 SS 2013 mars Sxm- St Barth 0,012 NA NA NA SS 2013 avril Martinique 0,008 NA NA NA SS 2013 mars, avril Agoa 0,007 35,95 0,005 0,010 Figure 62. Abondance relative du grand dauphin en saison sèche 2013
Stenella attenuata En avril 2012 (Tab.41, Tab.42 et Tab. 43 et Fig.63), 0,049 individus.km -1 sont estimés en Martinique ; 0,225 individus.km -1 en novembre 2012 (Fig.64) et 0,473 individus.km -1 en avril 2013 (Fig.65). Tableau 41. Abondance relative du dauphin tacheté pantropical en saison sèche 2012 Saisons Mois Secteur Abondance relative CV% IKA min IC 95% IKA max IC 95% SS 2012 avril Guadeloupe 0,010 NA NA NA SS 2012 avril Martinique 0,049 NA NA NA SS 2012 mars Sxm- St Barth 0,009 NA NA NA SS 2012 mars, avril Agoa 0,025 37,37 0,016 0,034 Figure 63. Abondance relative du dauphin tacheté pantropical en saison sèche 2012
Tableau 43. Abondance relative du dauphin tacheté pantropical en saison humide 2012 Saisons Mois Secteur Abondance relative CV% IKA min IC 95% IKA max IC 95% SH 2012 nov Guadeloupe 0,188 NA NA NA SH 2012 nov Martinique 0,225 47,1 0,119 0,330 SH 2012 oct, nov Agoa 0,163 65,01 0,057 0,269 Figure 64. Abondance relative du dauphin tacheté pantropical en saison humide 2012
Tableau 44. Abondance relative du dauphin tacheté pantropical en saison sèche 2012 Saisons Mois Secteur Abondance relative CV% IKA min IC 95% IKA max IC 95% SS 2013 mars Guadeloupe 0,049 67,06 0,016 0,081 SS 2013 avril Martinique 0,473 69,51 0,144 0,802 SS 2013 mars, avril Agoa 0,182 NA NA NA Figure 65. Abondance relative du dauphin tacheté pantropical en saison sèche 2013
Densité relative non corrigée 76 observations ont été enregistrées en transect uniquement pour les espèces principales, toutes saisons confondues. Les estimations de densité non corrigées sont estimées par strip-transect (Tab.45) car seule la baleine à bosse peut être modélisée dans Distance Sampling sur ces jeux de données 2012 et 2013, compte tenu que (n) est supérieur à 30 observations. Tableau 45. Densités relatives non corrigées et estimation de l abondance (nombre d individus) des principaux groupes de cétacés sur les secteurs couverts dans le sanctuaire Agoa. Le nombre d individus R(X) est estimée pour un intervalle de confiance fixé à 95% sauf pour l unique ligne en orange (risque alpha=0,2). Saisons Strate temporelle Strates spatiales Espèce Du (ind/km²) km (L) Surface prospectée (km²) Surface A (km²) IE (%) %CV R(x) R(x) MIN SS 2012 mars, avril Agoa S.attenuata 0,040 1642,1 1179,04 21456 5,495 95,42 855 202 1508 R(x) MAX SH2012 nov Guadeloupe et Martinique S.attenuata 0,164 1354,7 2137,73 12832 16,659 95,12 2107 503 3711 SS 2013 mars, avril Martinique et Guadeloupe S.attenuata 0,188 1548,7 2254,85 12832 17,572 155,19 2407 453 4362 SS 2012 mars, avril Martinique T. truncatus 0,199 631,53 694,68 7553 9,197 27,91 1500,417 1165,37 1835,463 Agoa martinique et SH2012 nov guadeloupe T.truncatus 0,077 1354,7 1113,57 12832 8,678 53,98 985 560 1411 SS 2013 mars, avril Agoa T.truncatus 0,011 1871 1339,61 21456 6,244 25,53 240 180 300 SS 2012 mars, avril Guadeloupe, Saint-Martin/St Barth P.macrocephalus 0,015 1010,6 1499,72 10367 14,466 66,63 152 82 222 SH2012 nov Guadeloupe et Martinique P.macrocephalus 0,007 1354,7 1078,35 12832 8,404 61,24 95 29 161 SS 2013 mars, avril Agoa P.macrocephalus 0,007 1871 1968,25 21456 9,173 45,79 142 97 187 SS 2012 mars, avril Agoa M.novaeangliae 0,016 1642,1 1734,08 17920 9,677 54,66 295 213 376
SS 2013 mars Agoa M.novaeangliae 0,024 1871 1676,38 21456 7,813 40,69 525 448 601 SS 2012 mars Saint-Martin, St Barth M.novaeangliae 0,034 339,3 414,62 5088 8,1490684 59,15 172 101 242 SS 2013 mars Saint-Martin et St Barth M.novaeangliae 0,035 322,3 432,53 5088 8,50091588 49,44 176 125 228 SS 2013 mars Saba - Statia M.novaeangliae 0,042 373,9 240,79 2785 8,646 23,09 116 89 142 SS 2013 mars Anguilla M.novaeangliae 0,027 138,52 149,88 1952 7,678 43,30 52 27 78 SS 2012 mars Anguilla M.novaeangliae 0,048 119,5 125,95 1952 6,453 50,00 93 40 146 Les figures présentées en suivant (Figs. 67 à 69), nous permettent de souligner les densités relatives suivantes pour les espèces les plus abondantes dans le sanctuaire Agoa : - 0,164 dauphins tachetés pantropicaux.km -2 sont estimés en Martinique et en Guadeloupe en novembre (%CV 95,12) ; - 0,188 dauphins tachetés pantropicaux.km -2 sont estimés en Martinique et en Guadeloupe en mars et avril (%CV 155,19) ; - 0,199 grands dauphins.km -2 sont estimés en Martinique en mars et avril (%CV 27,91) ; - 0,077 grands dauphins.km -2 sont estimés en Martinique et en Guadeloupe en novembre (%CV 53,98); - 0,015 cachalots.km -2 sont estimés en en Guadeloupe et dans la partie nord d Agoa en mars et avril (%CV 66,63); - 0,007 cachalots.km -2 sont estimés en Martinique et en Guadeloupe en novembre (%CV 61,24) ; - 0,016 baleines à bosse.km -2 sont estimés dans le sanctuaire Agoa en mars et avril 2012 (%CV 54,46) ; - 0,007 baleines à bosse.km -2 sont estimés dans le sanctuaire Agoa en mars 2013 (%CV 40,69) ;
Figure 66. Densité relative du dauphin tacheté pantropical dans le sanctuaire Agoa
Figure 67. Densité relative du grand dauphin dans le sanctuaire Agoa
Figure 68. Densité relative du cachalot dans le sanctuaire Agoa
Figure 69. Densité relative de la baleine à bosse dans le sanctuaire Agoa
Estimation de stock non corrigées Les figures suivantes (de 70 à 73) représentent les stocks non corrigés en nombre de cétacés par espèce (et l indice de confiance à 95%) sur les surfaces considérées dans cette étude. Le bilan est dressé après la figure 73. Figure 70. Nombre de baleines dans le sanctuaire Agoa
Figure 71. Nombre de cachalots dans le sanctuaire Agoa
Figure 72. Nombre de grands dauphins dans le sanctuaire Agoa
Figure 73. Nombre de dauphins tachetés pantropicaux dans dans le sanctuaire Agoa
Bilan des stocks non corrigés de la probabilité de détection dans le sanctuaire Agoa Sur une surface côtière de 21 456km² incluse dans le sanctuaire Agoa, pourraient évoluer : - 855 dauphins tachetés pantropicaux, IC95 [202 ; 1508], % CV 95,42 ; - 240 grands dauphins IC95 [180 ; 300], %CV 25,53 ; - 142 cachalots IC95 [97 ; 187], %CV 45,79 ; - 525 baleines à bosse [448 ; 601],%CV 40,69.
Abondance absolue Il est tout à fait possible de réaliser trois estimations de stocks pour les baleines à bosse à partir de ces jeux de données : une par strate temporelle, une par strate spatiale et une indiquant l abondance en mars et avril. Cela nécessite un temps important de modélisation et vérification des paramètres. Par ailleurs, les surfaces définies initialement pour une comparaison par krigeage des données (sur les surfaces non extrapolées donc) ont du être reprises uniquement en façade côtière, sans intégrer la sectorisation prévue dans la méthodologie initiale «Atlantique côtière/caraïbe côtière». Ce travail pourra être envisagé dans le futur, en y agrégeant un nouveau jeu de données en saison sèche par exemple. A titre d exemple, voici une modélisation réalisée pour l archipel de Guadeloupe (Gandilhon, 2012). Cela permet d avoir déjà une première estimation de stock pour la Guadeloupe au sein du sanctuaire AGOA côtier. Estimations de stocks corrigées de la largeur de détection effective pour la Guadeloupe (2008 a 2011) 66 observations visuelles de baleines à bosse correspondant à 105 individus (ES statistique =104,5) ont été collectées sur les transects de ligne (méthode TL) entre le 29 mars 2008 et le 9 mai 2011. Les distances et les surfaces ayant servi à l analyse des strates ont été présentées précédemment, et sont récapitulées ci-dessous : - Archipel de Guadeloupe : n =66 avec 3016,65 km parcourus sur une surface de 5278,69 km² ; - Saison sèche 2008 : n=10 avec 1026,98 km parcourus sur une surface de 5191,49 km² ; - Saison sèche 2009 : n= 20 avec 913,20 km parcourus sur une surface de 4981,13 km ² ; - Saison sèche 2010 : n = 24 avec 359,45 km parcourus sur une surface de 2497,14 km ² ; - Saison sèche 2011 : n = 12 avec 717,02 km parcourus sur une surface de 3937,77 km ² ; - Bloc A : n= 7 avec 698,6 km parcourus sur une surface de 1111,29 km ² ; - Bloc B : n =28 avec 952,38 km parcourus sur 1376,03 km ² ; - Bloc C : n = 22 avec 781,56 km parcourus sur 1391,42 km ² ;
- Bloc D : n = 9 avec 584,11 km parcourus sur 1381,67 km ² ; - Mois d avril : n =62 avec 1967,47 km parcourus sur 3152,20 km ². Seules les strates atteignant un minimum de 30% de couverture (intensité d échantillonnage) peuvent être extrapolées. Ainsi, les résultats de densité totale (D) sont calculés à partir de la densité de chaque strate (sous-ensembles des données), suivant à la fois une pondération de l estimation par la surface de chaque strate, et en tenant compte également des efforts en distances réalisés même sans observation, ce qui était également le cas dans l approche précédente. Trois séries d analyses ont été testées pour l'homogénéité : - Design 1 : la mise en commun des blocs géographiques ; - Design 2 : le mois d Avril ; - Design 3 : la mise en commun de 4 saisons sèches. La méthode permet de considérer des strates ou sous ensembles de données, même si elles ont une structure différente (variabilité des périodes). Toutefois, il faut indiquer que la densité des baleines à bosse est sous-estimée négativement en raison de la présence possible de baleines en plongée lors du passage des navires sur le transect, ou du fait que quelques individus aient pu être manqués par les observateurs autour de la ligne. Considérant que ce biais potentiel est probablement faible pour les baleines à bosse étudiées à partir d une plateforme en mer, l hypothèse que tous les groupes de baleines à bosse sur le transect de ligne aient été détectés visuellement est posée, impliquant ainsi l assertion que D = Du. La fonction de détection a été ajustée selon différents modèles : uniforme avec cosinus, semi-normal avec cosinus, et uniforme avec des polynômes d'hermite. La sélection de modèles a été exécutée avec le critère d'information Akaike (AIC) suivant le nombre d adaptations nécessaires pour chaque modèle. L'estimation de la variance de la mise en commun des densités D a également été calculée par la méthode delta avec trois volets, qui correspondent à l'estimation des taux de rencontre, la fonction de détection et de taille de cluster moyenne dans la population (pour les populations mises en commun, comme ici).
Les intervalles de confiance pour la densité de mise en commun ont été évalués pour un intervalle de confiance à 95%. Pour les groupes, l'analyse est basée sur la valeur attendue de la taille du groupe pour toutes les données calculées par régression de log (Es (i)) sur g (x (i)), sauf si la régression est non significative, avec une signification niveau = 0,15. Design 1 Guadeloupe : densités saisonnières de baleines à bosse Dans cette première modélisation, 3016,65 km parcourus sont considérés en saison sèche, avec 66 observations au total et un effectif moyen estimé à 105 baleines. Il s agit d étudier les densités saisonnières à partir de la surface réellement échantillonnée, corrigée de la probabilité de détecter les animaux des deux côtés de la ligne du transect. Ajustement de la fonction de détection La largeur effective de détection (ESW) a été analysée selon les distances perpendiculaires exactes (dp) avec 5 % de troncature, minimum recommandé (Buckland et al., 2001), pour extraire les valeurs extrêmes. Il s agit dans ce cas, d éliminer 3 observations jugées extrêmes sur 66, selon une troncature à W =1192,88 mètres de chaque côté de la ligne du transect. Le but est de pouvoir ajuster au mieux la fonction de détection en éradiquant les valeurs marginales de distances perpendiculaires élevées. Sur ces analyses, 63 observations sont exploitées, soit 164 lignes d échantillons. Cela équivaut à conserver 9 observations en saison sèche 2008, 20 en saison sèche 2009, 23 en saison sèche 2010 et 11 en saison sèche 2011. Plusieurs modèles d ajustements de la fonction de détection ont été testés (semi- normal et cosine, semi-normal et simple polynomial, hazard-rate et cosine, uniforme et cosine). Le meilleur choix d ajustements de la fonction de détection est le modèle uniforme + cosine pour les strates saisonnières (AIC, 865,64 contre 865,87 pour semi normal + cosine) avec la meilleure probabilité de ne pas avoir de meilleures estimations (p=0,0000) avec les autres paramètres d ajustement. La figure 74 indique l ajustement de cette fonction de détection selon la probabilité de détection par rapport aux distances à la ligne pour le design 1 (strates saisonnières). La distance de détection considérée efficace est : ESW = 637,77 mètres % CV 5,43 avec IC 95 % [572,20-710,88] soit une probabilité de détection estimée à p=0,53.
Figure 74. Modélisation de la fonction de détection selon les strates saisonnières (uniforme + cosine) LÉGENDE p (probabilités de détection) en Y et les distances perpendiculaires en X (en mètres). A partir des efforts réellement parcourus en km (1026,98 en 2008, 913,20 en 2009, 359,45 en 2010 et 717,02 en 2011), les densités saisonnières (Tab.46) sont estimées : - pour la saison sèche 2008 : 0,010 individus.km -2 (% CV 50,28) avec 0,008 groupes.km -1 ; - pour la saison sèche 2009 : 0,026 individus.km -2 (% CV 30,86) et 0,021 groupes.km -1 ; - pour la saison sèche 2010 : 0,078 individus.km -2 (% CV 29,26) et 0,063 groupes.km -1 ; - pour la saison sèche 2011 : 0,018 individus.km -2 (% CV 42,01) et 0,018 groupes. km -1.
Tableau 46. Densités saisonnières de Megaptera novaeangliae en Guadeloupe côtière Strates saisonnières Paramètres Estimation %CV IC 95% SS 2008 n/l 0,008 49,61 0,003-0,022 S : 5191,49 km² DS 0,006 49,91 0,002-0,017 D 0,010 50,28 0,004-0,027 SS 2009 n/l 0,021 29,75 0,012-0,039 S : 4981,13 km² DS 0,017 30,24 0,009-0,031 D 0,026 30,86 0,014-0,048 SS 2010 n/l 0,063 28,09 0,035-0,113 S : 2497,14 km² DS 0,050 28,61 0,027-0,089 D 0,078 29,26 0,043-0,141 SS 2011 n/l 0,015 41,20 0,006-0,034 S : 3937,77 km² DS 0,012 41,55 0,005-0,026 D 0,018 42,01 0,008-0,042 LÉGENDE SS : saison sèche. n/l : taux de rencontre ou nombre de groupes. km -1. n = nombre d échantillons (observations) et l = L(i) en km. DS : densité de groupes, soit nombre de groupes.km². D : nombre de baleines.km². Coefficient de variation : CV en %. IC 95% : intervalle de confiance à =0.05. DESIGN 2 GUADELOUPE : DENSITES SPATIALES DE BALEINES A BOSSE Pour les strates spatiales (design 2), le même niveau de troncature a été appliqué, soit 63 observations exploitées, c est-à-dire 164 lignes d échantillons. Les données retenues étant identiques à celles du design 1, le même modèle d ajustement a été retenu (uniforme + cosine). La modélisation de la fonction de détection et la distance efficace sont donc les mêmes, soit ESW = 637,77 mètres, % CV 5,43 avec IC 95% [572,20-710,88]. En fonction des efforts parcourus, les densités spatiales corrigées (Tab.47) se répartissent de la façon suivante : - en façade côtière de la Mer des Caraïbes (1111,29 km²) : 0,010 individus.km -2 (% CV 61,32) avec 0,008 groupes.km -1 ;
- dans le Sud de l archipel (1376,03 km²) : 0,034 individus.km -2 (% CV 30,02) et 0,028 groupes groupes.km -1 ; - En façade Atlantique côtière (1391,42 km²) : 0,031 individus.km -2 (% CV 31,22) et 0,025 groupes.km -1 ; - au nord de l archipel côtier maritime (1381,67 km²) : 0,019 individus.km -2 (% CV 50,09) avec 0,016 groupes km -1. Tableau 47. Densités spatiales de Megaptera novaeangliae en zone côtière de Guadeloupe Strates spatiales Paramètres Estimation %CV IC 95% Bloc A n/l 0,008 60,77 0,002-0,026 1111,29 km² DS 0,006 61,01 0,002-0,022 D 0,010 61,32 0,003-0,033 Bloc B n/l 0,028 30,14 0,016-0,052 1376,03 km² DS 0,022 28,87 0,016-0,049 D 0,034 30,02 0,019-0,062 Bloc C n/l 0,025 30,13 0,014-0,046 1391,42 km² DS 0,020 30,61 0,011-0,036 D 0,031 31,22 0,016-0,057 Bloc D n/l 0,016 49,42 0,006-0,042 1381,67 km² DS 0,012 49,72 0,004-0,033 D 0,019 50,09 0,011-0,052 LÉGENDE SS : saison sèche. n/l : taux de rencontre ou nombre de groupes. km -1. n = nombre d échantillons (observations) et l = L(i) en km. DS : densité de groupes, soit nombre de groupes.km². D : nombre de baleines.km². Coefficient de variation : CV en %. IC 95% : intervalle de confiance à =0.05.
DESIGN 3 GUADELOUPE : DENSITES ET STOCKS STATIQUE ET DYNAMIQUE DE BALEINES A BOSSE EN AVRIL La largeur effective de détection (ESW) a été analysée selon les distances perpendiculaires exactes (dp) tronquées à 956,32 mètres de chaque côté de la ligne de transect. Il s agit dans ce cas, d éliminer 3 observations sur 62 ne permettant pas un bon ajustement de la fonction de détection. Le meilleur modèle d ajustement a été uniforme + cosine (AIC : 800,52). 59 observations ont été conservées, réparties en n= 7 en avril 2008 (1963,23 km²), n=19 en avril 2009 (4294,82 km²), n=22 en avril 2010 (2497,14 km²) et n=11 en avril 2011 (2456,05 km²). La probabilité de détection a été améliorée à p=0,653 avec une largeur de détection efficace à ESW = 602,51 mètres, mais les observations ôtées ont augmenté légèrement les variances. La figure 83 montre l ajustement de la fonction de détection en fonction des distances à la ligne et de cette probabilité. Figure 75. Modélisation de la fonction de détection selon la strate mensuelle avril (uniforme + cosine)
Selon les efforts réellement parcourus en avril (439,60 km en 2008 ; 777 km en 2009 ; 350,09 km en 2010 et 241,14 km en 2011), les densités corrigées pour le mois d avril (Tab.48) sont estimées : - Avril 2008 : 0,014 individus.km -2 (% CV 64,52) avec 0,015 groupes.km -1 ; - Avril 2009 : 0,032 individus.km -2 (% CV 33,28) et 0,024 groupes.km -1 ; - Avril 2010 : 0,080 individus.km -2 (% CV 34,36) et 0,063 groupes.km -1 - Avril 2011 : 0,031 individus.km -2 (% CV 44,78) et 0,028 groupes.km -1. Tableau48. Densités au mois d avril de Megaptera novaeangliae en Guadeloupe côtière Strates mensuelles Paramètres Estimation %CV IC 95% Avril 2008 n/l 0,015 60,42 0,005-0,050 S : 1963,23 km² DS 0,013 61,13 0,004-0,042 D 0,014 64,52 0,004-0,050 Avril 2009 n/l 0,024 28,97 0,013-0,043 S : 4994,82 km² DS 0,020 30,44 0,011-0,036 D 0,032 33,25 0,017-0,062 Avril 2010 n/l 0,063 31,36 0,035-0,112 S : 2497,14 km² DS 0,055 32,72 0,028-0,108 D 0,080 34,36 0,040-0,159 Avril 2011 n/l 0,028 41,83 0,012-0,066 S : 2456,05 km² DS 0,023 42,86 0,010-0,056 D 0,031 44,78 0,013-0,076 LÉGENDE SS : saison sèche. n/l : taux de rencontre ou nombre de groupes.km -1. n = nombre d échantillons (observations) et l = L(i) en km. DS : densité de groupes, soit nombre de groupes.km². D : nombre de baleines au km². Coefficient de variation : CV en %. IC 95% : intervalle de confiance à =0.05.
Ainsi les densités pour le mois d avril sont supérieures à celles des saisons, ce qui s explique en partie par le fait que l effort a porté essentiellement sur ce mois. Il reste délicat de réaliser une même analyse comparative sur mars, mai ou juin, bien que des efforts aient été parcourus, mais avec une intensité moins significative. Pour avoir le droit d extrapoler une densité corrigée à la surface de l archipel, la surface prospectée a été calculée à partir de la longueur (1967,47 km parcourus en avril au total) multipliée par 2 fois la largeur w. Le résultat a largement atteint les 30% recommandés. Ainsi la densité et le stock proposés pour le mois d avril (Tab.48) sont de : - 0,040 baleines à bosse.km -2 (% CV 21,95) avec IC 95% [0,026 0,060] ; - 285 baleines (% CV 21,19) avec IC 95 [189-432] pouvant évoluer sur 5278,69 km² dans l archipel de Guadeloupe au mois d avril Les résultats sont ici interprétés à partie d une vue statique à partir d une estimation globale de la valeur attendue de la taille de groupe E(s). Tableau 49. Nombre de baleines au mois d avril de Megaptera novaeangliae dans l archipel côtier de Guadeloupe 2008-2011 Paramètres Estimation %CV IC 95% Extrapolation ESW 602,51 9,33 500,04-725,99 A : 5278,69 km² DS 0,027 20,93 0,018-0,041 LÉGENDE ESW : largeur de détection effective (en mètres). DS : densité de groupes, soit nombre de groupes.km². E(s) : estimation de la valeur attendue de la taille de groupe. D : nombre de baleines au km². N : nombre de baleines sur l aire A. E(s) 1,533 6,14 1,356-1,733 D 0,040 21,95 0,026-0,060 N 285 21,95 189-432
Coefficient de variation : CV en %. IC 95% : intervalle de confiance à =0.05. Comparativement, le résultat de l approche R(x) suggérait près de 294 baleines dans ce cas d école (%CV 55,70). IC 95 % [253,11 334,59], soit une surestimation. Une estimation de stock d avril 2008 à avril 2011 a été réalisée par le regroupement des mois d avril pondérant ainsi l estimation du stock de baleines ayant pu être présentes entre le 19 avril 2008 et le 25 avril 2011, par la moyenne des densités réalisées pour chaque strate mensuelle. La taille de groupe attendue est valorisée dans ce calcul cette fois de façon prédictive car elle est évaluée pour chaque strate. Le résultat dynamique indique que le stock de baleines à bosse des mois d avril 2008 à 2011 tend vers 449 baleines (% CV 21,95) avec IC 95 [292-691], à partir des tailles de groupes attendues pour chaque strate temporelle telles que précisées dans le tableau 50. Tableau 50. Estimation de stock de Megaptera novaeangliae en avril 2008 à 2011 dans l archipel côtier de Guadeloupe Avril Paramètres Estimation %CV IC 95% ESW 602,51 9,33 500,04-725,99 DS 0,027 20,93 0,018-0,041 E(s) av-08 1,129 20,62 1,000-1,908 E(s) av-09 1,616 13,40 1,220-2,412 E(s) av-10 1,441 10,51 1,159-1,792 E(s) av-11 1,317 13,00 1,000-1,776 D 0,040 21,95 0,026-0,060 Pool N 449 21,95 292-691 LÉGENDE ESW : largeur de détection effective (en mètres). DS : densité de groupes, soit nombre de groupes.km². E(s) : estimation de la valeur attendue de la taille de groupe. D : nombre de baleines au km². N : nombre de baleines sur l aire A. Coefficient de variation : CV en %. IC 95% : intervalle de confiance à =0.05.
Application des connaissances : un monitoring adapté Le bilan analytique permet de formuler les recommandations clés tirés de l'ensemble des résultats scientifiques compilés ou analysés sur les connaissances restant à actualiser. Ces formulations ont pour but de faire participer les gestionnaires d espaces naturels à l'interprétation et à l application des connaissances. Les analyses précédentes doivent faciliter l orientation méthodologique et la réalisation de nouvelles recherches. Cette partie est justifiée par la nécessité de proposer des méthodes reproductibles et actualisables, d identifier les sources de biais possible, mais également d éviter la répétition inutile d'études non pertinentes pour renseigner les objectifs du plan de Gestion à partir de la connaissance que les cétacés. Les 10 actions de monitoring suggéres sur les connaissances restant à acquérir sur les espèces patrimoniales concernent : Un échantillonnage à des périodes différentes pour les suivis maritimes côtiers par transect (priorités : Martinique en mars et Iles du Nord en avril) ; Renforcer les efforts dans la zone Agoa Iles du nord et notamment St Barthélémy Sud et Est ; Renforcer la connaissance patrimoniale en milieu hauturier par transects linéaires type REMMOA ou autres méthodes, idéalement sur avril (pic de l espèce parapluie) et sur septembre (données insuffisantes) ; Poursuivre les analyses des données via une extrapolation par krigeage des données de densités ou analyses GAM type Campanas et al. 2002 ou Ridoux et al. 2010 avec une définition non trophique des facteurs influents pour la baleine à bosse ; Poursuivre les catalogues de photo-identification (toutes espèces) pour mesurer le degré de fermeture /ouverture des populations entre les îles d Agoa ; Etablir des campagnes d analyses génétiques, toxicologiques et par isotopes stables des espèces résidentes (cachalot, grand dauphin, stenella a minima) afin d évaluer leur association par «vérité terrain» avec le milieu et leur courbe de survie pour compléter le statut régional initial dans Agoa ; Capitaliser ces analyses sur les analyses animaux échoués et standardiser la démarche ; Evaluer la rareté ; Poursuivre le développement des outils de monitoring permanent, type observatoire d acoustique passive pour documenter le trafic notamment ; Booster les échanges de données transversaux (y compris îles périphériques) et notamment nourrir les bases de données collision et échouages. Autres orientations : Les mesures de prévention (science participative) Les zones sensibles et le trafic (selon densités extrapolées) la dynamique des populations Les analyses génétiques et toxicologiques des animaux échoués les interactions cétacés-humains
Mesures de l efficacité des suivis : des indicateurs pertinents L é l a b o r a t i o n d e 9 i n d i c a t e u r s é c o l o g i q u e s e t b i o l o g i q u e s s o n t p r o p o s é a u r e g a r d d u p l a n d e G e s t i o n A g o a e t d e s o n i n t e r p r é t a t i o n. Cette partie est justifiée par la nécessité de proposer des méthodes reproductibles et actualisables, d identifier les sources de biais possible, mais également d éviter la répétition inutile d'études non pertinentes pour renseigner les objectifs du plan de Gestion. Cette approche vise à faciliter une conservation adaptée pour les gestionnaires par une surveillance renforcée et les échanges d expertise autour des aires de répartition régionales des espèces et des menaces pouvant modifier leur état de santé. Les indicateurs proposés sont basés sur un travail complet réalisé en Méditerranée par l association Medpan (Tempesta M.et Otero M. 2013) qui est un «Guide pour l évaluation rapide de la gestion des AMP» méditerranéennes. Ils ont été ainsi élaborés pour prendre en considération : - Pour les espèces patrimoniales et leur habitat : 2 indicateurs de surveillance des populations à travers le suivi des descripteurs biologiques (abondance et composition sociale) pour 4 espèces focales en zone côtière (espèces résidentes ou semi-résidentes) et 3 genres rares, ainsi qu un indicateur d application de la réglementation en faveur des cétacés, 2 indicateurs de conservation des habitats prioritaires (zones de nourrissage, de repos et de reproduction); - Pour les menaces et pressions : 1 indicateur de sensibilisation/information, 2 indicateurs de suivis des activités d origine anthropique (pêches et traffic/bruit) ; 1 indicateur de mortalité naturelle et anthropique (analyses des échouages) et 1 indicateur de causalité anthropique (collision, pollution, occlusion ) et/ou naturel (analyses des impacts climatiques, espèces envahissantes etc ).
Propositions Indicateurs espèces patrimoniales et habitats : - 1/ Taille moyenne de groupe et 2/ Taux de juvéniles (résidentes et semi-résidentes) : applicables et mesurables pour toutes les espèces quelque que soit les raisons fonctionnelles (nutrition et/ou reproduction). Indicateurs à croiser pour évaluer l état de santé des populations et la capacité du secteur à porter le succès reproducteur. Evaluation sur différentes aires de distribution (hauturier également) ; - 2 indicateurs de conservation des habitats prioritaires (zones de nourrissage, de repos et de reproduction) : les mêmes, ils sont liés à l état de santé du milieu et a fortiori, pour les espèces inféodées au sanctuaire. Leur variation peut indiquer plusieurs causes, dont la non capacité de la zone à garantir le succès reproducteur par le maintien du taux de juvéniles et le maintien de la taille des groupes ; - Pour les menaces et pressions : 1 indicateur de sensibilisation/information : nombre de personnes ayant été informé ou sensibilisé dans les cibles humaines anthropiques (à définir) ; - 2 indicateurs de suivis des activités d origine anthropique (pêches et trafic/bruit) : nombre de collisions/impacts et nombre d enchevêtrements sur les espèces parapluie ; - 1 indicateur de mortalité naturelle et anthropique : nombre d échouage ; - 1 indicateur de MAINTIEN de l état initial face aux pressions (collision, pollution, occlusion, pression humaine ) et/ou naturel (analyses des impacts climatiques, espèces envahissantes etc ) : nombre d association de mortalités ou blessures ou modification comportementale avérée avec tout ou partie des indicateurs précédents. -
Conclusion «Les gestionnaires d'espaces naturels protégés marins sont confrontés à ce milieu à la fois peu accessible, mal connu, mais ouvert et synonyme de liberté Leurs leviers d action pour la protection de la mer sont locaux mais intègrent un cadre bien plus large: celui d initiatives prises par les professionnels et les usagers, parfois depuis des décennies. Par exemple, pourquoi tenter d éradiquer ou de réguler une espèce envahissante, à l échelle d un site, si son arrivée est rendue possible par l absence de réglementation nationale? Il n en reste pas moins que protéger la mer, c est possible. Les multiples expériences portées par les aires marines protégées en sont la démonstration. Protéger la mer au quotidien, c est mieux la connaître ; c est construire ensemble un partage du milieu dans l espace et dans le temps ; c est l aménager, un peu ; c est la faire connaître et l aimer, beaucoup. Regroupés en réseau, les gestionnaires d AMP échangent constamment pour essaimer les bonnes pratiques et les expérimentations réussies ou non : l innovation est au cœur de leur métier.» Ecrit par : Elodie Maison, Revue Espaces naturels n 42 - Avril 2013