T2A ET COMPARAISON PUBLIC / PRIVE

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Transcription:

T2A ET COMPARAISON PUBLIC / PRIVE Controverses tarifaires et convergence 1

PLAN DE L INTERVENTION l Une comparaison basée sur l objectif de convergence l L exemple de la cardiologie interventionnelle : les controverses ne sont pas celles que l on croit! l Quelques leçons à en tirer 2

1. Converger est-il comparer? Autopsie d un malentendu 3

Qu est-ce que la convergence tarifaire? Une incidence forte sur la T2A 4

La convergence : tentative de définition l Rapprochement de deux éléments, auparavant dissemblables. l Au plan météorologique : désigne une région de l'atmosphère où les flux d'air de différentes directions se rejoignent pour créer une accumulation de masse qui mène éventuellement à une mouvement vertical d'où la formation de nuages et de précipitations. 5

La convergence tarifaire l Corollaire de la T2A l Volonté de faire converger les tarifs applicables aux secteurs hospitaliers public et privé à but lucratif l Décidée par les parlementaires lors de l adoption du PLFSS pour 2005 (article 33, décembre 2004). l Objectif initial d achèvement de la convergence en 2012 6

Les acteurs en présence l Un secteur public en proie à de fortes tensions budgétaires et financières, constamment en chantier (réformes) ; l Un secteur privé à but lucratif en voie de concentration mais encore fortement atomisé et reposant sur des structures spécialisées. 7

Une spécificité française : la place du secteur hospitalier privé l La France : première place du classement européen pour la part des établissements privés dans le système de santé (devant l Allemagne). l 60 % de la chirurgie, 35 % de l obstétrique, 2/3 des établissements et 1/3 des capacités d hospitalisation. 8

Deux échelles tarifaires distinctes l Secteur privé (ex-oqn) : échelle tarifaire basée sur les anciens tarifs journaliers Tarifs GHS = recettes antérieurement perçues l Secteur public (ex-dg) : échelle tarifaire basée sur l Échelle Nationale des Coûts (ENC), bâtie par l ATIH Tarifs GHS = coûts constatés 9

L origine de la controverse : un dogme La convergence : cause et conséquence d une controverse 10

Le dogme : un secteur public inefficient l Déficit des comptes de la sécurité sociale (13 Mds d en 2004 21 Mds d en 2009) l Une évolution défavorable de la situation budgétaire des hôpitaux l D incontestables lourdeurs de gestion et de fonctionnement 11 l Une équation simple : déficit de l assurance-maladie = mauvaise gestion des hôpitaux = inefficience du secteur public

La réponse : le secteur privé réclame la convergence tarifaire! 12

Une absence de définition politique de la convergence l Convergence vers une moyenne? l Une médiane? l Un optimum de rapport coût/bénéfice? 13

Des disparités tarifaires indiscutables l Écart «apparent» compris entre 17 et 24 % (source DHOS et ATIH) l Une politique de convergence mise en œuvre, à pas prudents, depuis 2005. 14

La mise en œuvre de la convergence Evolution du GHM " Nouveau-nés de 2500 g et plus, sans problème significatif " entre 2004 et 2009 (public / privé) 1 200 1 000 TARIFS ( uros) 800 600 400 200 0 2004 2005 2006 2007 2008 2009 ANNEES 15 PUBLIC PRIVE

La mise en œuvre de la convergence Evolution du GHM " Soins palliatifs, avec ou sans acte " entre 2004 et 2009 (public / privé) 7 000 6 000 TARIFS ( uros) 5 000 4 000 3 000 2 000 1 000 0 2004 2005 2006 2007 2008 2009 ANNEES 16 PUBLIC PRIVE

Le dogme à l épreuve des faits Quand la controverse fait «Pschiit»! 17

Le dogme à l épreuve des faits l Des comparaisons de tarifs erronées (voir l hostocomparateur) qui comparent des choux et des carottes! l Non intégration des honoraires, des examens de biologie et d imagerie, des suppléments hôteliers 18

Identité de tarif pour identité de prise en charge? l Le surcoût de l activité non programmée (88 % des passages aux urgences pris en charge dans le public) et de sa désorganisation ; l Les surcoûts des activités «lourdes», essentiellement publiques (réanimation, maternité de niveau III ) qui doivent faire face au «tout-venant». 19

Une plus grande spécialisation des établissements privés Mode de lecture : les établissements privés réalisent 80 % de leur activité sur 81 GHM différents, alors que les établissements réalisent 80 % de leur activité sur 155 GHM 20

Proportion des patients de plus de 90 ans, selon la pathologie 21

Une notion fondamentale : l équilibre économique global l Le budget d un établissement de santé n est pas une addition de centres de profits. l Notion d équilibre budgétaire global. l Obligation d assumer le fonctionnement d activité structurellement déficitaire, par construction tarifaire (Réanimation, UNV ) 22

Une notion fondamentale : l équilibre économique global l La convergence ne peut s opérer sur une seule catégorie de prise en charge, sur une seule partie des séjours concernés l Les tarifs sont construits autour de la notion de «coût moyen»! 23

Des activités «rentables» 24

qui doivent en compenser d autres qui le sont moins! 25

Tarifs élevés mais charges importantes 26

Un exemple qui n apparaît pas sur le site «hostocomparateur.com» 05K02V 05K02W 05K03Z 05K04Z 24K07Z 27 l Les tarifs 2005 des 5 GHM principaux sont positionnés de manière variable / aux tarifs publics quand on y inclut les honoraires : Tarifs privés 2005 (sans hono) Tarifs publics 2005 privé sans hono/public TOTAL Honoraires moyens Tarifs privés+hono privé+hono/ public Endoprothèses coronariennes et vasculaires périphériques sans CMA 2 059,09 3 642,62 56,5% 1832,8 3 891,89 106,8% Endoprothèses coronariennes et vasculaires périphériques avec CMA 2 465,24 5 677,08 43,4% 2342,4 4 807,64 84,7% Cathétérismes cardiaques ou coronarographies avec pathologie cardiaque sévère en dehors d'un infarctus aigu du myocarde 1 448,12 4 268,44 33,9% 1647,1 3 095,22 72,5% Cathétérismes cardiaques ou coronarographies pour une pathologie autre 1 259,47 2 259,55 55,7% 1302,6 2 562,07 113,4% Cathétérismes cardiaques ou coronarographies : séjours de moins de 2 jours 841,48 1 314,31 64,0% 916 1 757,48 133,7% 27

Dans la V11, les écarts entre public et privé sont faibles GHM : Endoprothèses vasculaires et infarctus du myocarde, niveaux 1 à 4 GHS PUB GHS PRIVE 05K05 niveau 1 2855 2174 05K05 niveau 2 4286 3210 05K05 niveau 3 6120 4890 05K05 niveau 4 8711 6996 28 Ils sont même néga.fs quand on y ajoute les honoraires

2. La cardiologie interventionnelle Les controverses ne sont pas celles que l on croit! 29

30

Pour cadrer le débat l Des données issues de la base PMSI 2008 l Pole d activité «cathétérisme vasculaire diagnostic et interventionnel» 4 groupes de GHM l KT avec Stent l KT sans stent l KT diagnostiques l KT neuro 31

Rappels l Des règles tarifaires différentes En secteur public, des tarifs tout compris En secteur libéral, des tarifs + des honoraires l Pb : l écart n est pas homogène selon les GHM Si on veut comparer des activités, il faut comparer GHM par GHM et pondérer par le case-mix, ce qui est très compliqué l Une astuce : on utilise le système des «tarifs cibles», c est-à-dire que l activité du privé est valorisée avec les GHS du public. Ceci tend à «surestimer» le chiffre d affaires du privé mais permet de comparer les deux systèmes. 32

Une activité très concentrée l 688 établissements produisent 355 629 séjours valorisés à 1,053 Mds, mais.. l Les 62 plus gros établissements (9 %) réalisent 50 % de l activité l Seuls 1/3 des établissements (219) ont une activité supérieure à 1 M l La répartition (en valeur cible) est : l Privé : 42 % - Pub : 50 % - PSPH : 8 % La répartition ne change quasiment pas si on se résume aux plus gros établissements (CA «cible» supérieur à 5 M ) 33

Une répartition très différente selon les activités (PDM en séjours) 100 Privé Public PSHP 80 60 40 20 0 KT avec Stent KT sans stent KT diag KT neuro 34

Quelques données plus complexes l On peut exprimer la répartition de l activité en volume ou en valeur 35

Une répartition très différente selon les activités (PDM en valeur) 100 Privé Public PSHP 80 60 40 20 0 KT avec Stent KT sans stent KT diag KT neuro 36

Quelques données plus complexes l On peut exprimer la répartition de l activité en volume ou en valeur l Le ratio séjours en valeur / séjours en volume permet de mesurer la lourdeur des cas dans les différents secteurs. 37

Des séjours plus lourds en secteur public (Ratio PdM Valeur / PdM séjours) 120% Privé Public PSHP 110% 100% 90% 80% 70% 60% KT avec Stent KT sans stent KT diag KT neuro 38

Le secteur privé est en revanche plus «productif» l La durée moyenne de séjour effective est en effet plus courte que la durée moyenne de référence. l Ceci est dû à une meilleure organisation liée à une plus grande spécialisation Facilitée par une moindre proportion de patients agés mais aussi à un «effet d aubaine» tarifaire? 39

Des écarts importants par rapport à la durée moyenne de séjour de référence 120,0% PRIVE PUBLIC PSPH 110,0% 100,0% 90,0% 80,0% 70,0% 60,0% KT avec Stent KT sans Stent KT Diag KT neuro 40

La spécialisation des ets en cardiologie interventionnelle 41

Les vraies controverses? 42

La durée de séjour l 276 établissements ont une durée de séjour moyenne supérieure de 20 % ou plus à la DMS attendue en fonction de leur case mix, ce qui crée immanquablement du déficit et accroit le risque d infections nosocomiales. 43 l Parmi les 172 établissements réalisant plus d 1 M de chiffre d affaires, 46 sont dans ce cas.

La volumétrie l 364 établissements ont déclaré moins de 50 séjours en 2008 l ce qui pose la question à minima de l efficience, voire de la sécurité! 44

La mortalité l 36 % des séjours (129 702) sont réalisés dans des établissements (156) pour lequel le taux de mortalité réel est supérieur de 10 % au taux de mortalité attendu en fonction du case-mix. l 23 établissements ont un taux de mortalité plus de 10 fois supérieur à la moyenne nationale (0,64 %) 45

3. Quelques leçons à tirer Revenir à l esprit de la convergence 46

La convergence intra-sectorielle l Achever la convergence intra-sectorielle pour réduire les iniquités entre établissements, publics comme privés. l S inspirer du secteur privé en termes d organisation, d adaptation. 47

La qualité de prise en charge au centre de la convergence l Recentrer l objectif de convergence autour d un objectif de qualité de prise en charge. l Garantir les financements spécifiques liés à la prise en charge en urgence (au sens large), la précarité, l accès aux soins, les missions de service public. l Financer les facteurs exogènes de surcoûts 48

Revoir nos organisations l Accroître notre efficience médico-économique en disposant d une masse critique d activité l Lier cette exigence avec l amélioration de la qualité de PEC : l exemple de la DMS. 49