NEPAD A PROGRAMME OF THE AFRICAN UNION

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REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 _ 2015 Rapport Abrégé 2010 _ 2012 Faire Ensemble Avancer l'intégration Régionale et Continentale à travers des Valeurs partagées THE NEW PARTNERSHIP FOR AFRICA'S DEVELOPMENT NEPAD A PROGRAMME OF THE AFRICAN UNION

Révision du Plan d'action pour l'afrique de l'ua/nepad 2010 2015: Faire Ensemble Avancer l'intégration Régionale et Continentale à travers des Valeurs Partagées. Rapport Abrégé 2010 2012 Remerciements L'Agence du NEPAD tient à remercier la Direction de la Banque Africaine de Développement (BAD) pour avoir fourni les ressources techniques et financières pour la préparation du Plan d'action pour l'afrique révisé de l'ua/nepad ainsi que du Rapport Abrégé dudit Plan. Crédits Ce rapport est publié par l'agence de Planification et de Coordination du NEPAD (Agence du NEPAD). Les contenus de ce rapport peuvent être librement réimprimés, avec mention de la source. Et, évidemment, le NEPAD vous saura gré de lui faire copie du contenu reproduit. Les photos créditées ne sauront, en aucun cas, être reproduites. Vous pourriez nous contacter en adressant votre correspondance à l'adresse suivante: Physical Address NEPAD Planning and Coordinating Agency International Business Gateway New Road & 6th Road Midridge Office Park Corner of Challenger & Columbia Avenue Block B Midrand Johannesburg 1685 South Africa Postal Address PO Box 1234 Halfway House Midrand Johannesburg 1685 South Africa Tel: +27 (0) 11 256 3600 Fax: +27 (0) 11 206 3762 Emails: info@nepad.org media@nepad.org Website: www.nepad.org (c) NEPAD 2011 Mise en page et design: Scriptoria www.scriptoria.co.uk.

Sommaire Acronymes.....................................................5 Résumé Exécutif.....................................................6 Introduction.....................................................6 Historique, Logique et Objectifs...........................................6 Apports et éléments de révision du PAA....................................6 Plan d'action pour l'afrique Révisé 2010 2015...............................7 La Feuille de Route: la Voie à suivre........................................8 1. Introduction....................................................11 1.1 Historique..................................................11 1.2 Principes Directeurs de l'ua/nepad et statuts actuels.................11 1.3 Contexte et logique de la révision................................13 2. Approche utilisée pour réviser le PAA......................................13 2.1 Consultations avec les acteurs...................................13 2.2 Sélection des programmes et projets..............................13 2.3 Priorisation des programmes et projets............................14 2.4 Séquence, suivi et gestion des programmes et projets.................15 2.5 Fiabilité des informations et estimation des coûts....................16 2.6 Objectif sectoriels............................................17 2.7 Programmes et projets prioritaires................................17 2.8 Coût de la mise en oeuvre du Plan................................18 3. Infrastructure: Secteurs de l'energie, des Transports, des TICS et des Eaux transfrontalières............................................18 3.1 Energie: Vers un avenir énergétique durable pour l'afrique..............21 3.1.1 Energie et intégration régionale en Afrique....................21 3.1.2 Partenaires en Energie...................................21 3.1.3 L'accent stratégique de l'ua/nepad en Energie...............21 3.2 Transports: Améliorer la mobilité des Africains.......................25 3.2.1 Transports et Intégration régionale..........................26 3.2.2 Partenaires dans les Transports............................26 3.2.3 L'accent stratégique de l'ua/nepad en matière de Transports....26 3.3 Technologies de l'information et de la Communication: Réduire la fracture numérique de l'afrique..........................30 3.3.1 TIC et intégration régionale en Afrique.......................31 3.3.2 Partenaires en matière de TIC.............................31 3.3.3 L'accent stratégique de l'ua/nepad en TIC..................32 3.4 Eaux Transfrontalières: Faire progresser la coopération régionale en gestion des ressources en eau................................34 3.4.1 Eau et intégration régionale en Afrique.......................34 3.4.2 Partenaires en Eaux Transfrontalières........................35 3.4.3 L'accent stratégique UA/NEPAD en matière d'eaux transfrontalières..................................35 RAPPORT ABRÉGÉ 2010 2012 www.nepad.org 3

Suite du Sommaire 4. Genre et Développement: Faire avancer l'égalité des genres en Afrique............37 4.1 Genre et Développement et Intégration régionale en Afrique............37 4.2 Accent stratégique de l'ua/nepad sur les questions de Genre et développement............................................38 5. Secteurs Transversaux.................................................41 5.1 Commerce, Industrie, Accès aux marchés et développement du secteur privé: Faire progresser la compétitivité africaine sur le marché mondial....41 5.1.1 Commerce, industrie, accès aux marchés, développement du secteur privé et intégration régionale en Afrique................41 5.1.2 Partenaires en matière de commerce, d'industrie, d'accès aux marchés et du développement du secteur privé................42 5.1.3 L'accent stratégique de l'ua/nepad en matière de commerce, d'industrie, d'accès aux marchés et de développement du secteur privé..........................................42 5.2 Environnement et changement climatique: Promouvoir la durabilité des écosystèmes africains......................................42 5.2.1 Intégration régionale et changement climatique en Afrique........43 5.2.2 Partenaires pour l'environnement et le changement climatique en Afrique............................................43 5.2.3 L'accent stratégique de l'ua/nepad sur l'environnement et le changement climatique................................44 5.3 Gouvernance: Vers un avenir démocratique pour l'afrique..............44 5.3.1 Gouvernance et intégration régionale en Afrique...............45 5.4 Développement de Capacités: Construire un leadership réactif et capable pour l'avenir de l'afrique.................................45 5.4.1 Développement de capacités et intégration régionale en Afrique....46 5.4.2 Partenaires en développement de capacités..................46 5.4.3 L'accent stratégique de l'ua/nepad en développement de capacités..........................................46 6. Mise en oeuvre du PAA révisé...........................................47 6.1 Les facteurs de réussite........................................47 6.2 Financement................................................47 6.3 Financement pour accélérer l'exécution des projets et programmes.......48 6.4 Accéder aux sources de financements des programmes et projets.......48 6.5 Suivi, gestion et évaluation du PAA...............................50 6.6 Soutien Institutionnel au PAA....................................50 6.7 Révisions et engagement des acteurs.............................51 6.8 Discussion avec les acteurs et large dissémination du PAA.............51 7. La Feuille de Route: la voie à suivre.......................................51 4 REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 2015

Acronymes PAA..........Plan d'action pour l'afrique de l'ua/nepad BAD..........Banque Africaine de Développement AFFM.........Mécanisme Africain de Financement.............des Engrais AGRA.........Alliance pour une Révolution Verte en Afrique SIDA.........Syndrome Immuno Déficient Acquis AMCOW......Conseil des Ministres Africains de l'eau APCI.........Initiative Africaine de Capacité Productive APF..........Forum pour le Partenariat avec l'afrique MAEP........Mécanisme Africain d'evaluation par les Pairs UA...........Union Africaine CUA..........Commission de l'union Africaine AWF..........Facilité d'eau Africaine BPFA.........Plate forme d'action de Beijing PDDAA.......Plan Détaillé de Développement de.............l'agriculture en Afrique CAB..........Réseau haut Débit d'afrique Centrale CA-BI.........Programme d'infrastructure Haut débit.............d'afrique Centrale CAMI.........Conférence des Ministres africains.............de l'industrie CASSy........Système Sous-marin d'afrique Centrale CDI..........Initiative de Développement des Capacités.............(NPCA) ) CDM.........Mécanisme pour un Développement Propre CDSF.........Cadre Stratégique de Développement.............des Capacités CEDAW.......Convention sur l'elimination de toutes Formes.............de Discrimination à l' égard des Femmes CEN-SAD......Communauté des Etats sahélo saharien CEPGL........Communauté Economique de la Région.............des Grands Lacs COMESA......Marché Commun pour l'afrique de l'est.............et Australe CSO..........Organisation de la Société Civile DFID.........Département de la Coopération.............Internationale (GB) RDC..........République Démocratique du Congo EAC..........Communauté des Etats Est Africains CEA.........Commission des Nations Unies pour l'afrique ECCAS.......Communauté Economique des Etats de.............l'afrique Centrale CEDEAO......Communauté Economique des Etats de.............l'afrique de l'ouest BEI...........Banque Européenne d'investissement UE...........Union Européenne FARA.........Forum pour la Recherche Agricole en Afrique G8...........Group des Huit PIB..........Produit Intérieur Brut GEF..........Facilité Mondiale pour l'environnement GIDD.........Base de Données sur le Genre et les.............institutions de Développement GSM.........Système Mondial de communication Mobiles. GTZ..........Agence de Coopération Technique Allemande VIH..........Virus Immunodéficitaire Humain HSGIC........Comité de Mise en Œuvre des Chefs d'etats.............et de Gouvernements du NEPAD HSGOC.......Comité d'orientation des Chefs d'etats et de.............gouvernements du NEPAD ICA..........Consortium pour les Infrastructures en Afrique ICF...........Facilité d'investissement sur le Climat TIC..........Technologie de l'information et de la.............communication IDA..........Association Internationale pour le.............développement IGAD.........Autorité Inter Gouvernementale de.............développement IPPF..........Facilité de Préparation des Projets.............d'Infrastructure JICA..........Coopération Internationale Japonaise LVBC.........Commission du Bassin du Lac Victoria MDG.........Objectif de Développement du Millénaire.............(ODM) MIP..........Programme Minimum d'intégration MW..........Mégawatt NBI..........Initiative du Bassin du Nil NEPAD........Nouveau Partenariat pour le Développement.............de l'afrique NERICA.......Nouveau Riz pour l'afrique NSAS.........Système Aquifère des Grès Nubiens OUA..........Organisation de l'unité Africaine ODA..........Aide Officielle pour le Développement OCDE........Organisation pour la Coopération et le.............développement Economique OMVS........Organisation pour la Mise en Valeur du.............fleuve Sénégal PIDA.........Programme pour le Développement des.............infrastructures en Afrique PPP..........Partenariat Public-Privé CER.........Communauté Economique Régionale SADC.........Communauté de Développement de.............l'afrique Australe SAPP.........Groupement des Producteurs d'energie.............d'afrique Australe SATA.........Association des Télécommunications.............d'Afrique Australe SREAP........Plan d'action Environnemental Sous Régional STAP.........Plan d'action à Court Terme du NEPAD UHURUNET....Nom donné au Câble sous marin du Réseau.............d'Infrastructure Haut débit du NEPAD UMA.........Union du Maghreb Arabe UMOJANET....Nom donné au Réseau Terrestre du.............programme des Infrastructure à Haut débit du.............nepad PNUD........Programme des Nations Unies pour le.............développement UNEP.........Programme des Nations Unies Pour.............l'Environnement OMC.........Organisation Mondiale du Commerce RAPPORT ABRÉGÉ 2010 2012 www.nepad.org 5

Résumé Exécutif Introduction Le Plan d'action pour l'afrique de l'ua /NEPAD est la déclaration qui définit les programmes et projets prioritaires actuels de l'afrique consacrés à la promotion de l'intégration régionale et continentale, contenus dans les principes directeurs du Nouveau Partenariat pour le Développement de l'afrique (NEPAD). La 10ème réunion du Forum pour le Partenariat en Afrique de Tokyo en 2008, a recommandé la révision du PAA. Le présent rapport est la version concise du Plan révisé. La Banque Africaine de Développement, au nom de l'agence du NEPAD, a été mandatée pour réviser le Plan d'action pour l'afrique(paa) de l'ua/nepad. La version révisée du Plan d'action pour l'afrique 2010-2015 : Faire ensemble avancer l'intégration régionale et continentale à travers des Valeurs Partagées a été validée en Juin 2010 à Tunis et a été approuvée par le Comité de Mise en Œuvre des Chefs d'etats et de Gouvernements (HSGIC) ainsi que par le Forum pour le Partenariat en Afrique (APF) en Janvier 2010. En vue de mettre en œuvre la version révisée du PAA, elle sera officiellement inaugurée en Janvier 2011 au cours du 24ème Sommet du HSGOC et du 16ème Sommet de l'ua. L'étape importante suivante pour le PAA est l'élaboration de la Feuille de Route pour la mise en œuvre du Plan d'action Prioritaire à court terme fondé sur les infrastructures comme étant une priorité pour la période 2010-2015. La priorisation du PAA (la version concise) pour l'exécution à court terme est nécessaire pour les raisons suivantes: Pour accélérer la mise en œuvre des projets clés à travers un bouclage des financements du Plan d'action Prioritaire(PAP) PIDA: Le besoin de combiner les programmes précédents en matière d'infrastructure comme le Programme d'action à court terme(stap) du NEPAD et la composante infrastructure du Plan d'action pour l'afrique en un programme commun d'infrastructures UA/NEPAD, c'est-à-dire le Programme pour le Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA) : 2010-2040 La version abrégée du Rapport PAA contient un instantané du Plan d'action Prioritaire en matière d'infrastructures contenu dans le PAA pour la période 2010-2015. Le rapport couvre 23 projets d'infrastructures dans les domaines de l'energie(5), des Transports(9) des TIC(6) et de l'hydraulique et des Eaux Transfrontalières (3) ainsi que des programmes portant sur les questions de Genre et Développement, avec un coût net estimé de ressources requises qui s'élèvent à 9,3 milliards de dollars américains pour boucler le financement desdits projets. Historique, Logique et Objectifs Le Plan d'action pour l'afrique de l'ua/nepad(paa) était originellement conçu et élaboré en 2005-2006 dans un effort d'accélération de la mise en œuvre des initiatives de développement de l'afrique y compris les Objectifs de Développement du Millénaire. Il comprend principalement les programmes et les projets prioritaires actuels ayant un fort potentiel et impact sur l'intégration régionale en Afrique, et qui nécessitent une coordination au niveau continental. Le PAA visait à être une plate forme de dialogue avec les partenaires internationaux de l'afrique en vue de lever des fonds pour des investissements privés et publics on ne peut plus nécessaires et, pour en faire le suivi et évaluer les progrès. La 10ème réunion du Forum pour le Partenariat avec l'afrique tenue à Tokyo a estimé que la version 2008 du Plan, estimée à un coût de 115 milliards de dollars américains souffrait d'un défaut de contextualisation de ses priorités, d'une claire indication de l'état des projets, et d'une base faible de mobilisation de ressources. En conséquence, la Banque Africaine de Développement(BAD), de concert avec la Commission de l'union Africaine(UA), l'ancien Secrétariat du NEPAD, la Commission Economique pour l'afrique(cea), ont été mandatés par l'union Africaine(UA) et le NEPAD pour réviser le PAA avec comme objectif primordial de produire une version révisée du PAA qui aura l'assentiment de tous les acteurs et intervenants. Apports et éléments de révision du PAA Le processus de révision s'est déroulé sur une période de cinq (05) mois allant de Janvier à Juin 2009. Des consultations se sont tenues entre les quatre institutions leaders BAD, CUA, Secrétariat du NEPAD et la CEA) 6 REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 2015

Des visites de terrain ont été effectuées dans toutes les Communautés Economiques Régionales(CER) et un séminaire de validation finale s'est tenu en présence des CER en Juin. Il y a eu des discussions avec les partenaires internationaux et autres acteurs. Les progrès ont été examinés par le Comité de Pilotage du NEPAD en Mai et Septembre 2009 et l'ébauche du Plan a été approuvée par le 13ème Sommet de l'ua et le 21ème Sommet du Comité de Mise en Œuvre des chefs d'etats et de Gouvernements du NEPAD en Juin/Juillet 2009 Le Comité de Pilotage du NEPAD a estimé qu'un délai de cinq ans, 2010-2015 convenait au Plan révisé. La procédure de sélection des activités et initiatives pour le Plan révisé comprenait les étapes suivantes: En se fondant sur les priorités contenues dans le PAA de 2008, les projets et programmes prioritaires identifiés par le CER ont été rassemblés et révisés. Les priorités sectorielles furent passées en revue avec les institutions leaders, pour affiner la liste des priorités et pour mettre à jour les informations. Au plan des infrastructures, les décisions prises au cou Sommet de l'ua de Février 2009 ont défini les priorités dans les secteurs de l'energie et du Transport. Les progrès dans la mise en œuvre du Plan entre 2005 et 2008 ont été minimes et, seuls un nombre restreint de projets en matière d'infrastructures ont connu un début d'exécution depuis 2008. Une analyse des priorités fut conduite, avec pour objectif d'identifier et de produire des projets et programmes visibles et bancables à forte incidence d'intégration régionale. Les critères étaient les suivants : Alignement stratégique sur les objectifs de l'ua/nepad, des plans d'ensembles des CER et des orientations des partenaires Incidence sur le développement en termes de contribution à l'intégration régionale, à la croissance économique et aux Objectifs de Développement du Millénaire Préparation des projets et programmes prêts à être exécutés Comme la moitié au moins des initiatives en considération se trouvaient à une étape précoce de développement (étape de préfaisabilité ou de faisabilité), il était important de se consacrer aux étapes et mesures à prendre au cours de l'échéancier du Plan pour élaborer un flux de programmes et de projets fiables dans l'avenir, et pour accélérer ce processus. Pour s'entendre sur l'état des projets prêts pour être mis en exécution, un modèle de cadre séquentiel, à quatre étapes, fondé sur les activités et étapes normales de développement de projets a été utilisé pour décrire le statut actuel des programmes et projets contenus dans le plan comme suit : Stade 1: Identification des programmes et projets Stade 2: Faisabilité/Evaluation des besoins Stade 3: Structuration des Programmes et Projets Stade 4: Mise en œuvre et Opérations Chaque programme ou projet a été défini selon l'un de ces stades. Les utilisateurs du Plan peuvent ainsi facilement comprendre les étapes de développement qui auraient dû être normalement accomplies pour donc pouvoir évaluer en conséquence la fiabilité des informations fournies. Ce modèle de stade de développement de projets/programmes a été utilisé pour corriger de manière substantielle les estimations de coûts non méthodiques contenues dans la précédente version du Plan. Là où les études de faisabilité des stades 2 et 3 ont été faites (conception préliminaires ou approfondies), les estimations de coûts sont acceptées. Quand les estimations de coûts ne sont pas disponibles, l'étude des coûts doit être affinée pour passer au stade suivant identifié avec les coûts pertinents y afférents. Des engagements financiers ont été identifiés pour chaque programme ou projet. L'utilisation de cette méthodologie, les implications financières ainsi que les ressources requises furent aussi identifiées pour tous les programmes et projets prioritaires contenus dans le Plan. Ce modèle fournit aussi une structure utile pour le suivi et la gestion de l'exécution du Plan. Il permettrait à l'agence de Planification et de Coordination du NEPAD(NPCA) de mesurer et de faire le suivi et le rapport sur les progrès enregistrés par chaque initiative étape par étape et d'identifier les manques à combler et les barrières à surmonter. Il aidera aussi les principaux concernés à planifier les étapes séquentielles aux fins de donner corps à leurs initiatives. Plan d'action pour l'afrique Révisé 2010 2015 Un nouveau look, avec une présentation considérablement élargie, a été élaboré pour le plan révisé. Pour offrir un contexte pour les programmes prioritaires et projets, le plan met en exergue une vue d'ensemble proéminente de chaque secteur: composante essentielle et ressources, pourquoi le secteur est important au développement économique et social global de l'afrique, les aspects continentaux et régionaux ainsi que les enjeux principaux qui doivent être surmontés pour matérialiser leurs potentiels. Les initiatives prioritaires décrites dans le Plan révisé comprennent neuf(09) secteurs que l'ua et le NEPAD considèrent comme stratégiques aux objectifs de la transformation socio-économique du Continent. RAPPORT ABRÉGÉ 2010 2012 www.nepad.org 7

Infrastructures (Energie, Transports, Technologie de l'information et de la Communication(TIC) et Eaux transfrontalières Agriculture et Sécurité alimentaire Développement des ressources humaines (santé, Education, jeunesse et formation ; et Affaires sociales) Sciences et Technologies Commerce, Industrie, Accès aux Marchés et Développement du Secteur Privé Environnement et Changement Climatique, et Tourisme Gouvernance et Administration Publique, Paix et Sécurité Développement des capacités Genre et développement Cette version concise du Plan comprend des chapitres qui détaillent deux des secteurs prioritaires-infrastructures et Genre et Développement-Il y a aussi un chapitre qui fournit des informations similaires pour les secteurs majeurs transversaux que sont: le Commerce, l'industrie, l'accès aux Marchés, le développement du secteur Privé, l'environnement et le Changement Climatique, la Gouvernance et le Développement des Capacités. Les déclarations des objectifs sectoriels de l'ua/nepad ont été incorporées dans le plan révisé, pour fournir un cadre politique aux programmes et projets prioritaires contenus dans le Plan. Elles ont été développées à travers un processus de consultations avec des acteurs multiples et furent passées en revue et autorisées après examen des ministres et du Sommet. Elles donnent une indication de la planification sectorielle détaillée et du cadre réglementaire cohérent qui a évolué depuis le lancement du Programme d'action du NEPAD en 2001. L'analyse de priorisation montre que pratiquement tous les programmes et projets prioritaires sont alignés sur les objectifs sectoriels et contribuent à l'intégration régionale ou continentale. Sur les 25 programmes et projets prioritaires retenus dans la version concise du Plan d'action pour l'afrique de l'ua /NEPAD 2010-2012 : 08 sont au stade 2: Etude de faisabilité/evaluation des besoins 15 sont au stade 3: Structuration et Promotion des Programmes et Projets 02 sont au stade 4: Exécution et Opérations La version concise du PAA contient des initiatives prioritaires à la phase 2 et 3 avec un nombre limité de projets à la phase 4, comme leçons à retenir dans la mise en œuvre des dispositifs du Partenariat Public Privé Public(PPP) dans les projets d'infrastructures à caractère régional. Le Plan Prioritaire à Court Terme(STAP) envisage de développer un flux d'investissement à l'échelle régionale et continentale fondé sur la durée. Au cours des deux années de vie du Plan, il est attendu que des progrès significatifs se fassent à chacune de ces phases avec les bouclages financiers nécessaires pour leur parachèvement. Le coût total pour la mise en œuvre du Plan d'action Prioritaire du PAA se présente comme suit: Le coût total pour mettre en œuvre les huit (08) projets de la phase 2, les quinze(15) projets de la phase 3 et les deux(02) projets de la phase 4 est estimé à 10,8 milliards de dollars américains. Après déduction des engagements déjà souscrits le financement net requis s'élèvera à 9,3 milliards de dollars américains. En tenant compte de l'expérience récente (comme décrite dans le rapport annuel du Consortium pour les Infrastructures en Afrique(ICA) par exemple), une partie significative des 9,3 milliards de dollars américains du capital des dépenses requises et dont l'essentiel consiste aux coûts de préparation, pourraient être fermement levés au cours des deux ans de l'échéancier du Plan. La Feuille de Route: la Voie à suivre Les étapes spécifiques suivantes de la mise en œuvre doivent être prises pour renforcer et utiliser le PAA (précurseur du PIDA) comme le socle des engagements à courts terme de l'afrique avec les partenaires au développement pour accélérer les progrès dans l'exécution de ses projets prioritaires pour la période 2010-2012. Les étapes qui suivent constituent la Feuille de Route pour l'exécution des projets d'infrastructure à court terme du PAA. Etape 1: Lancement du PAA lors du Sommet 2011 de l'union Africaine. La première étape consiste à formellement procéder au lancement du Plan d'action Prioritaire(PAP) du PAA lors du 24ème Sommet du Comité d'orientation des Chefs d'etat et de Gouvernement du NEPAD( HSGOC) au cours du 16ème Sommet de l'ua qui se tiendra en Janvier 2011 à Addis- Abeba en Ethiopie. Le lancement sera l'évènement le plus significatif autour du PAA depuis son approbation par la 21ème réunion du Comité de Mise en Œuvre des Chefs d'etats et de Gouvernements et par le Forum pour le Partenariat avec l'afrique en Janvier 2010; il démontrera, si besoin en est, de l'engagement au plus haut niveau du Comité d'orientation du NEPAD et du leadership Africain vis-à-vis du PAA en direction du Plan d'action Prioritaire à court terme 2010-2012 du Plan d'action pour l'afrique. Etape 2: Ateliers, Plaidoyer et Conférences autour du PAA et du PAP. La seconde étape sur la Feuille de Route serait d'engendrer un processus de plaidoyer à travers une série de tournées promotionnelle avec les acteurs clés comme les Communautés Economiques Régionales( CER) et leurs pays membres, les organisations de la Société Civile, aussi bien en Afrique qu'en dehors, et les partenaires au développement pour chercher l'aval nécessaire et requis pour l'appropriation du Plan d'action Prioritaire(PAP) 8 REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 2015

contenu dans le Plan d'action pour l'afrique(paa).ces tournées promotionnelles commenceront le plus tôt au milieu de l'année 2011 suite au lancement du PAA. Etape 3: Table Ronde pour les Investissements La troisième et vitale phase sur la feuille de Route c'est la Table Ronde pour la recherche d'investissements avec les partenaires et bailleurs afin de mobiliser les ressources pour le Plan d'action Prioritaire du PAA. A cette fin, la Commission de l'union Africaine, l'agence du NEPAD(NPCA) et la Banque Africaine de Développement(BAD) vont développer une stratégie commune pour discuter avec les partenaires au niveau du Consortium pour les Infrastructures en Afrique(ICA) et du G8 aux alentours du dernier trimestre de 2011. Etape 4: Institutionnaliser le PAA Etape 4.1 Créer une Unité de centralisation du PAA L'Agence du NEPAD agira comme Agence d'exécution pour la mise en œuvre du Plan d'action Prioritaire(PAP) du PAA : 2010-2012 Etape 4.2 Créer un système de gestion d'informations (SGI) Le Système de Gestion d'informations (MIS) du NEPAD va être revitalisé, pour suivre tous les programmes et projets du PAA. Les modèles contenus dans ce rapport pourraient servir de modèles de saisie de données pour les programmes et les projets dans la banque de données. La banque de données pourrait être continuellement mise à jour pendant l'année par le personnel de l'unité de PAA, sur la base de participations régulière des porteurs de projets/programmes. Etape 5: Améliorer la méthodologie du PAP Etape 5.1 Mettre en place des secteurs et programmes, des objectifs et résultats pour l'évaluation et le suivi des projets Des stratégies sectorielles existent pour tous les secteurs du PAA. Cependant, la plupart des secteurs ne comprennent pas de cibles quantifiables, de mesures de base et de résultats prévus. Pour améliorer l'objectivité et la fiabilité de la procédure de sélection et de priorisation du PAA, et pour surveiller efficacement les progrès globaux, des cibles et des indicateurs axés sur les résultats seront préparés pour les secteurs. Une méthode possible de mise en œuvre pourrait être la suivante: Préparation par l'ua/nepad Une préparation des cibles et des résultats pourrait être entreprise par un petit groupe de travail d'experts sectoriels des trois institutions africaines dirigé par l'ua/nepad. Adoption par les forums sectoriels Ces cibles et ces résultats seraient ensuite examinés et adoptés par les divers forums de ministres continentaux pour chaque secteur. Egalement, des résultats et des produits devront être définis pour les programmes et les projets, pour permettre une surveillance et une évaluation à ce niveau. L'évaluation des programmes et des projets opérationnels est un élément nécessaire pour attirer un soutien permanent des partenaires africains et internationaux. Etape 5.2 Introduire les thèmes transversaux dans les plans des secteurs des projets et programmes La promotion des objectifs transversaux comme l'égalité hommes-femme, le respect de l'environnement et d'autres Objectifs du Développement du Millénaire (ODM) et l'affectation de fonds pour des besoins communs comme le développement des capacités seront effectivement atteints, du moment où ils seront forgés dans les plans des secteurs projets et programmes, Une pareille approche est normalement pratiquée dans les institutions financières internationales. La mesure des progrès vers ses objectifs dans les rapports des programmes et des projets est nécessaire pour créer une base pour un suivi et une évaluation appropriée. Renforcer ces pratiques facilitera le financement par les partenaires internationaux, qui sont enclins à faire des rapports sur les thèmes transversaux dans leur rapport d'activités internationales. Etape 6: Examen des activités et résultats Etape 6.1 Publication et distribution des activités du PAA Le PAA produira une publication à un rythme annuel régulier qui sera distribué à une liste d'acteurs clés influents dans les organismes internationaux, les institutions africaines continentales et régionales, les gouvernements nationaux et les Organisations de la Société Civile. L'essentiel de la distribution se fera de manière électronique. Etape 6.2 Conduire une revue à mi- terme des progrès sectoriels Au début et au milieu de chaque année (2010-2012) les progrès en direction d'objectifs spécifiques dans chaque secteur du PAA révisé seront évalués. Pour l'heure, une revue exhaustive sera faite de toutes les activités qui ont contribué aux objectifs sectoriels, et pas seulement qu'aux projets et programmes, afin que les dirigeants africains et les citoyens puissent avoir une idée claire, sur une base occasionnelle, aux fins de fonder leur jugement sur la réallocation des ressources. Une revue des progrès à mi terme fournira au Comité de Pilotage du NEPAD et au Comité d'orientation des Chefs d'etats et de Gouvernements des informations et des directives. Etape 7: Améliorer la communication en direction des acteurs via une meilleure information et un soutien à la société civile africaine. Etape 7.1 Mettre en place un portail statistique continental sur le nouveau site du NEPAD. Le PAA sera présent sur un portail web statistique interactif, qui permettra aux partenaires et aux donateurs d'accéder aux informations récentes sur tous les secteurs et les programmes du PAA. Il sera disponible sur le portail: 1. Des pages secteurs Une bibliothèque en ligne des stratégies pertinentes de différents secteurs, des sommets, des déclarations pertinentes du secteur, etc. RAPPORT ABRÉGÉ 2010 2012 www.nepad.org 9

Historique sur le programme d'intégration régionale dans le secteur Les buts, les objectifs, les résultats attendus et les progrès enregistrés dans les efforts du travail d'intégration régionale dans le secteur Une vue d'ensemble sur tous les organismes internationaux, continentaux et régionaux qui travaillent pour l'intégration régionale dans le secteur, et des liens vers des pages Web 2. Des pages sur les programmes Chaque programme et projet du PAA aura sa propre page avec: Des renseignements sur le modèle du programme/projet Une bibliothèque en ligne des documents publics disponibles expliquant le programme en détail 3. Des liens vers le site Web du programme Une Banque de données sur le PAA Une banque de données sur les programmes et les projets du PAA sera accessible aux gestionnaires de tâches pour les accès en ligne, pour mettre à jour l'état de leur programme et placer des liens avec les rapports et les données principales de leur projet. Une version publique de ce portail Web permettra également aux utilisateurs de rechercher des champs de données en fonction de leur intérêt (p.ex. une recherche qui identifie des programmes qui ont des éléments de renforcement de capacité ou de rapports hommes-femmes) ou de réviser et de valider l'hypothèse et les analyses de leurs projets. Etape 7.2 Créer des forums réguliers de dialogues avec les intervenants et renforcer la participation de la Société civile Des forums réguliers seront tenus chaque année pour donner aux acteurs la possibilité de dialoguer sur la procédure du PAA Les intervenants internationaux Le forum principal pour ces discussions sera le Forum pour le Partenariat avec l'afrique (APF), pour un examen général du PAA et des questions majeures comme les engagements et l'harmonisation. Les conférences ministérielles/sectorielles Des sessions seront également organisées lors des conférences ministérielles pour les dialogues et des examens spécifiques relatifs aux progrès des programmes et de projets, les questions de financement et les domaines ou les interventions ministérielles peuvent aider à surmonter les obstacles. Des panels d'experts pourraient être utilisés à des fins de validation et de conseils si nécessaire et approprié Acteurs régionaux et nationaux Un accent sur le PAA sera régulièrement ajouté à l'ordre du jour des réunions régionales et nationales de l'ua/nepad, la BAD et l'uneca, de manière à ce que les CER et les représentants nationaux soient constamment sensibilisés et puissent donner leurs réactions sur l'objectif et l'utilité du PAA. Les autres intervenants sur le long terme, des mécanismes supplémentaires de consultation seront considérés, comme des dialogues en ligne, groupes de discussions et autres forums pour permettre à une gamme plus large de participants d'examiner et de faire des commentaires à l'instar de ceux qui normalement assistent aux conférences. Cela constituerait un moyen économique de toucher les individus et la Société civile. Créer un Centre d'excellence pour la promotion de la société civile africaine pour davantage encourager la participation des organisations de la société civile à la vie économique et sociale du continent, et en particulier aux activités mises en exergue par le PAA il est proposé de créer un Centre d'excellence pour la promotion de la société civile africaine. Les groupes de la société civile ont souvent les ressources, le dévouement et la ténacité qui provoquent le changement économique et social, renforcent les démocraties et occasionnent des résultats positifs dans les domaines tels que le développement des relations hommes-femmes, la bonne gouvernance, la prise de conscience environnementale, la promotion de la sante, l'éducation, et l'adoption des nouvelles technologies. Les efforts des institutions africaines, comme les CER et l'union Africaine, pour promouvoir l'intégration régionale et continentale et la poursuite permanente des efforts pour l'atteinte des Objectifs de Développement du Millénaire, en synergie et avec la collaboration, le travail et le soutien de la société civile africaine. Dans le même temps, de nombreux groupes de la société civile ont une base traditionnelle et une orientation locale. Ils peuvent par conséquent avoir besoin d'un soutien pour établir des liens avec d'autres organismes qui ont les mêmes intérêts qu'eux, dans d'autres régions, par le renforcement des capacités, la formation et la création de réseaux pour partager l'information, apprendre des autres et coopérer sur une plus grande échelle. La création d'un Centre d'excellence consolidera les talents qui permettront aux organismes et aux membres de la société civile de participer efficacement au développement du contient et à l'application des valeurs du NEPAD, par la mise en œuvre du Plan d'action pour l'afrique de l'ua/nepad. 10 REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 2015

1. Introduction Le Plan d'action pour l'afrique de l'ua /NEPAD 2010-2015 est une déclaration des initiatives prioritaires actuelles relatives à la promotion de l'intégration régionale et continentale. Couvrant un large éventail de secteurs, le Plan met en exergue les projets et programmes pour lesquels des investissements sont prévus et pour lesquels des financements ont été recherchés aussi bien en provenance de sources internationales qu'africaines durant la période 2010-2012, ne serait que sur le plan des infrastructures. Il souligne les objectifs, les enjeux et les opportunités de programmation pour faire avancer les buts de l'intégration régionale et continentale. Le Plan est conduit par la Commission de l'union Africaine(CUA) l'agence du NEPAD(NPCA) la Banque Africaine de Développement(BAD) et les huit(08) Communautés Economiques Régionales(CER), sous la bannière du Nouveau Partenariat pour le Développement de l'afrique (NEPAD). La Déclaration faite par les Chefs d'etats et de Gouvernement lors du Sommet de l'ua en 2009 souligne le besoin pour tous les acteurs de travailler ensemble pour accélérer le rythme dans la mise en œuvre de ces efforts. 1.1 Historique Le mandat de promouvoir l'intégration régionale et continentale à travers l'union Africaine découle du Plan d'action de Lagos(1980), du Traité d'abuja portant sur la Communauté Economique Africaine(1991), de la Déclaration de Sirte (1999) et de l'acte Constitutif établissant l'union Africaine (2000). Le NEAPD a été adopté comme un programme de l'organisation de l'unité Africaine (OUA) en Juillet 2001 à Lusaka en Zambie. En 2002 l'union Africaine a été créée à Durban, en Afrique du Sud, pour succéder à l'oua. Le NEPAD fonctionne comme un programme de l'ua venant en appoint pour soutenir l'intégration régionale et continentale de même que les objectifs de développement de l'afrique. L'UA intègre les principes et les valeurs de la vision du NEPAD. La Commission de l'union Africaine (CUA) organe administratif et Secrétariat de l'ua, a reçu mandat de faire progresser la cause de l'intégration et du développement socio économique du continent. Son rôle à cet égard est reconnu dans la déclaration de la vision du Plan Stratégique 2004 de la CUA de comme suit : Construire une Afrique intégrée, une Afrique prospère et paisible dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique dans l'arène internationale. La Déclaration d'accra de l'assemblée de l'ua de Juillet 2007 appelle à une accélération de l'intégration politique et économique du continent. L'UA a développé et élaboré un éventail détaillé de stratégies et de plans programmatiques couvrant tous les secteurs clés de l'activité socio économique. Les Communautés Economiques Régionales constituent les composantes et les piliers de l'intégration régionale et continentale, comme définies dans le Traité d'abuja de 1991. Les huit officiellement reconnues sont les suivantes : La Communauté Economique des Etats de L'Afrique de l'ouest (CEDEAO) Le Marché Commun pour les pays d'afrique de l'est et Australe (COMESA) La Communauté Economique des Etats d'afrique Centrale (ECCAS) La Communauté de Développement de l'afrique Australe (SADC) La Communauté des Etats Sahélo -Saharien (CEN-SAD) La Communauté des Etats de l'afrique de l'est (EAC) L'Union du Maghreb Arabe (UMA) L'Autorité Intergouvernementale de Développement (IGAD) En consultation avec les CER, la CUA introduira un nouveau Programme Minimum d'intégration, conçu pour apporter de la cohérence au mouvement vers l'intégration régionale. L'évolution des autres institutions panafricaines a augmenté la capacité du Continent à développer et à exécuter les projets et programmes d'investissements. C'est ainsi que par exemple, une Banque Africaine de Développement restructurée et plus forte soutiendra les diverses mesures d'intégration régionale et d'investissements dans les infrastructures en particulier. Des agences spécialisées comme les marchés d'électricité régionaux, les organisations de gestion des bassins fluviaux et la Facilité d'investissement Climatique(ICF) ont eu à assumer les responsabilités d'exécution de programmes et de projets clés. C'est dans ce cadre et à travers ces institutions et programmes, que l'intégration régionale et continentale est entrain de se réaliser en Afrique. 1.2 Principes Directeurs de l'ua/nepad et statuts actuels En 2001 le NEPAD a élaboré un Programme d'action ou stratégie pour atteindre un développement durable au cours du 21ème siècle; programme qui se fonde sur des projets à échelle régionale et continentale. Les cinq pays initiateurs du NEPAD, mandatés par les dirigeants africains, ont reconnu les nombreuses interdépendances et les problèmes sociaux communs auxquels sont confrontées les populations africaines en quête de prospérité socio économique et de bien être social. Partant, ils ont senti le besoin de créer des liens, d'harmoniser les politiques et d'adopter les meilleurs pratiques qui, dans certains cas sont plus efficaces si elles sont fondées sur une base régionale ou continentale. Dans une analyse exhaustive et une déclaration d'objectifs et de plans d'actions, Le Programme d'action du NEPAD comprend des initiatives pour renforcer les conditions pré requises pour un développement durable que sont la paix, la sécurité, la démocratie et la gouvernance politique, économique et d'entreprise. Le document a aussi identifié les priorités sectorielles comprenant les infrastructures, le développement du capital humain, l'environnement, la culture, la science et la technologie. Il prend aussi en compte les RAPPORT ABRÉGÉ 2010 2012 www.nepad.org 11

questions de mobilisation de ressources et d'accès aux marchés et en appelle à de nouvelles relations de partenariats avec les pays industrialisés et les organisations multilatérales. Les principes directeurs du NEPAD comprennent: Appropriation africaine et leadership Promotion et protection des droits humains, de la bonne gouvernance et de la démocratie Fonder le développement de l'afrique sur les ressources et l'ingéniosité des Africains, avec un développement centré sur l'homme Canaliser les ressources pour une exploitation de qualité comme quantifiée par les études sur l'impact de développement et aux objectifs des consommateurs Promouvoir l'égalité entre les sexes/genres Accélérer et renforcer l'intégration économique régionale et continentale Construire de nouvelles relations de partenariat entre les Africains, et entre les Africains et la Communauté internationale et plus particulièrement avec le monde industrialisé Mettre en œuvre des programmes de développement holistiques et intégrés pour l'afrique. Depuis 2001 l'appel du NEPAD à l'action a été entendu et des réponses lui ont été apportées de diverses manières. Le programme du NEPAD a été pratiquement approuvé par toutes les institutions internationales et bilatérales de l'assemblée Générale des Nations Unies aux Etats membres de l'union Africaine(UE), du Groupe des Huit(G8) et de l'organisation pour la Coopération Economique et le Développement (OCDE) comme cadre structurant des efforts de développement en Afrique. Globalement en réponse au NEPAD et à la reconnaissance des besoins importants du continent, les premières années de ce siècle ont été marquées par des promesses et des engagements pour une aide croissante à l'assistance Officielle au Développement (ODA) en direction de l'afrique lors de rencontres de haut niveau y compris le sommet du G8 à Kananaskis (2002) et à Gleneagles (2005). La Déclaration de Paris de 2005 et subséquemment le Programme d'accra pour l'action de 2008, ont eu à prendre des engagements pour améliorer l'efficacité de l'aide sur la base des cinq principes que sont l'appropriation, l'alignement, l'harmonisation, la gestion pour des résultats, et la responsabilité mutuelle; principes qui répondent à l'esprit du NEPAD. Toutefois, au cours des dernières années de la décennie, le niveau général de l'aide au développement s'est amenuisé et devrait à présent s'accroitre rapidement pour répondre aux objectifs de 2012. Les progrès dans la mise en œuvre de la Déclaration de Paris sont lents, engendrant un flux d'aide fragmentée et non alignée. pendant que le paludisme tue toujours plus d'un million de personnes par an, et que l'accès à l'eau potable et pour l'amélioration de l'hygiène tombe en deçà des objectifs des ODM, pendant que les femmes continuent à subir de grandes inégalités dans beaucoup de domaines de la vie. Les conséquences du changement climatique et de la dégradation de l'environnement posent d'immenses problèmes au continent. Des évènements macro économiques majeurs dans l'économie mondiale affectent la marge des progrès et, au mieux, risquent de ralentir leur vitesse. Ayant subi un choc énergétique et une flambée des prix des denrées alimentaires à la mi 2000, les pays africains font face présentement aux effets de la crise financière mondiale et de la récession, qui ont commencé à se faire sentir en 2008. La dépréciation des devises, la baisse des recettes d'exportation, la réduction des paiements et les contraintes dans le système de financement, de même que la perspective de la faible augmentation du flux de l'aide au développent veulent dire que l'afrique disposerait de peu de ressources externes pour les investissements. Les mêmes conditions internationales ralentiront le rythme des investissements Etrangers Directs. Au plan national les forts déficits publics vont accroitre les conditionnalités des prêts et augmenter le niveau d'endettement et en conséquence réduire l'allocation budgétaire affectée aux dépenses de développement. Comme le reste du monde, les économies africaines mettront du temps à se relever de la crise. C'est fort de ce contexte que le Plan d'action pour l'afrique de l'ua/nepad a été originellement conçu et développé en 2005/2006, dans un effort d'accélération de la mise en œuvre des initiatives de développement de l'afrique y compris les ODM. Il comprend principalement, les programmes et projets prioritaires en cours avec de forts potentiels pour accélérer l'intégration régionale en Afrique et qui requièrent une coordination au niveau continental. Ces programmes et projets correspondent aux priorités sectorielles conjointement identifiées par l'ua/nepad et reconnues comme étant stratégiques aux objectifs généraux en vue de matérialiser la transformation socio-économique du continent. Globalement, la dernière révision du Plan d'action pour l'afrique de l'ua/ NEPAD, c'est-à-dire la version concise 2010-2012, cherche à mettre en exergue les investissements importants et le ressources manquantes nécessaires qu'il faudrait à l'afrique et à ses partenaires au développement (y compris les bailleurs traditionnels, la société civile africaine, le secteur privé et les économies émergeantes) s'ils veulent réussir à relever le niveau de vie pour atteindre les ODM, et à construire un socle économique plus intégré, plus efficace et plus viable en Afrique. Il reste de grands défis à surmonter. Alors que certains indicateurs de progrès pour l'atteinte des Objectifs du Développement du Millénaire ont évolué, comme par exemple, l'inscription à l'école primaire, les niveaux de beaucoup d'indicateurs sociaux demeurent très en deçà comparativement à d'autres régions du monde. Le taux de scolarisations au niveau du primaire en Afrique demeure l'un des plus bas au monde et ceux du secondaire et du tertiaire sont plus qu'alarmants. L'amélioration du taux de mortalité des moins de cinq ans et au cours de l'accouchement est toujours faible, 12 REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 2015

1.3 Contexte et logique de la révision Les précédentes versions du PAA avaient pour objectif d'être une plate forme de dialogue avec les partenaires internationaux de l'afrique, aux fins de mobiliser des ressources pour les investissements publics privés qui manquent le plus et pour faire le suivi et l'évaluation des progrès. La 10ème réunion du Forum pour le Partenariat pour l'afrique tenue à Tokyo a recommandé la révision du Plan. Conséquemment la BAD, de concert avec la CUA, l'agence du NEPAD et la Commission des Nations Unies pour l'afrique, ont été mandates par l'ua et le NEPAD pour réviser le PAA, avec pour objectif primordial de produire un Plan qui aura l'assentiment de tous les acteurs. Le Plan révisé identifie les priorités de développement de l'afrique et cherche à renforcer les partenariats existants tout en forgeant de nouveaux, aux fins de promouvoir et de matérialiser les programmes et projets prioritaires clés. 2. Approche utilisée pour réviser le PAA 2.1 Consultations avec les acteurs Le processus de révision s'est étalé sur une période de cinq mois allant de Janvier à Juin 2009. Des consultations ont eu lieu avec les quatre institutions leaders que sont la BAD, l'agence du NEPAD et la CEA entre Janvier et Juin Des visites ont été faites dans chaque CER, pour déterminer les vues sur le PAA en général, pour identifier les priorités et réunir des informations. Un séminaire de validation finale s'est tenu avec les CER en Juin Des données sur les programmes et projets ont été obtenues de différentes sources au cours de la période de révision Des discussions ont eu lieu avec les partenaires internationaux (OCDE/FPA, l'union Européenne, la Banque Mondiale, l'agence de Coopération Technique Allemande, GTZ, etc.) pour avoir d'autres perspectives sur leurs intérêts et leurs préoccupations Les progrès furent passés en revue par le Comité de Pilotage du NEPAD en Mai et Septembre 2009 et une ébauche du Plan, c'est-à-dire la version révisée, fut approuvée et avalisée par le 13ème Sommet de l'ua et le 21ème Sommet du Comité de Mise en Œuvre des Chefs d'etats et de Gouvernement du NEPAD en Juin Juillet 2009. La collecte des données a été une contrainte prenante, du fait du nombre d'agences à contacter, la validité de certaines données et du temps pris pour les fournir. Ceci fut le cas rien que pour des informations basiques. Sur l'essentiel des problématiques actuelles, les données n'étaient pas disponibles dans beaucoup de cas. Si l'objectif du Plan est de fournir des informations utiles, factuelles pour faciliter le développement et la matérialisation des programmes et projets clés, des informations fiables et vérifiées doivent être fournies à tous les utilisateurs. Partant, l'intention consiste à ce que le Plan soit soutenu par une base de données centrales et que des dispositions soient prises afin d'obtenir des informations et données diligentes en provenance des organisations partenaires. Il y a une panoplie impressionnante de documentations disponibles et de stratégies bien structurées ainsi que des vues d'ensemble pour l'essentiel des secteurs. En se référant à 2001 ceci est un domaine d'évolution notable et de maturation du processus prioritaire de planification. 2.2 Sélection des programmes et projets Le premier principe directeur du NEPAD c'est l'appropriation africaine et le leadership. Conséquemment le processus de sélection des programmes et projets pour le PAA révisé doit en première analyse être fait par les institutions africaines. Le processus pour le choix des activités et initiatives choisies pour le PAA comprend six étapes: La version de Mars 2008 de l'ébauche du PAA qui fournissait une base de 56 projets et programmes La description de certains secteurs dans le Plan on été réajustés et il y a été ajouté le secteur des Affaires Sociales, du Tourisme, et du Développement des capacités. Un nombre de priorités émergeantes ont été scindées afin d'être révisées. Les projets et programmes prioritaires recensés par les CER ont été réexaminés et passés en revue Les priorités sectorielles ont été aussi passées en revue par les institutions leaders, pour affiner la liste des priorités et pour mettre à jour les informations. Les Décisions prises par le Sommet de l'ua en Février 2009 ont défini les priorités en matière d'énergie et de transport. Une analyse des priorités fondée sur l'alignement, l'impact sur l'exécution et l'état de préparation a servi d'apport de validation au processus. Ce processus a entrainé des changements de taille à la liste des priorités contenues dans la version 2008 du PAA et une augmentation des projets et programmes prioritaires passant ainsi de 56 à 80; 28 furent retirés ou combinés et 52 furent ajoutés. Comme le Plan se concentrait sur les initiatives qui ont besoin de ressources de financements additionnels, certaines projets importants d'intégration régionale en cours ne pouvaient donc pas être listés dans le Plan. RAPPORT ABRÉGÉ 2010 2012 www.nepad.org 13

Priorités émergeantes. Une réalité importante reconnue par tous les participants lors du processus de révision était que le PAA est un instantané en phase avec les priorités dans un processus dynamique de développement et d'exécution des initiatives et des projets. Le Plan révisé contient aussi ''des priorités émergeantes'', des projets et programmes additionnels qui, dans le futur constitueront un portfolio, y compris certaines priorités régionales qui ne sont pas listées comme étant des priorités panafricaines de l'heure. Echéancier du Plan. Le Comité de Pilotage du NEPAD a déterminé une période de cinq(05) ans, 2010-2015, qui devrait être appropriée pour le Plan révisé. En conséquence la durée de vie des priorités du Plan est relativement de court terme. Au même moment, la Plan voudrait développer un flux soutenu d'investissements à l'échelle régionale et continentale au fil du temps. Le Plan contient des initiatives prioritaires à tous les stades de développement des projets et programmes, allant de la conception initiale en passant par l'étude de faisabilité, la finalisation du projet et son exécution. Au cours de la durée de cinq ans du projet, il est attendu que des progrès significatifs soient accomplis à chacun de ces stades. 2.3 Priorisation des programmes et projets Dans le cas du PAA, un processus de priorisation explicite a fourni une clarté additionnelle quand à savoir si certains projets et programmes prioritaires sont, dans un certains sens, rationnellement fondés sur des critères appropriées. L'un des éléments clés de cette révision était de faire une liste prioritaire des coûts estimatifs des programmes et projets y compris l'état actuel d'avancement et de préparation de chacun d'entre eux. Au cours de la réunion annuelle du Consortium pour les Infrastructures en Afrique(ICA), tenue à Tokyo en Mars 2008, les participants se sont mis d'accord sur les critères de la priorisation; il s'agit notamment: Impact sur le Développement: La valeur d'un projet sera mesurée en terme de sa valeur économique nette, de sa contribution à la croissance économique, à l'intégration régionale et au fait qu'il réponde au critère de bien public régional. Alignement stratégique: Les projets doivent être alignés aux objectifs régionaux et continentaux (Programmes du NEPAD, Plans directeurs de développement spécifiques aux CER et fondés sur des partenariats avec les bailleurs de fonds). Sur la base de ces deux critères généraux, le deuxième est moins subjectif que le premier, du moment ou l'alignement pourrait être considéré à la lumière de la conception initiale du programme alors que l'impact sur le développement implique des hypothèses, ou, à défaut, des données exactes, sur l'impact attendu des projets ou programmes. Initialement il était convenu que les programmes sectoriels soient priorisés en utilisant les critères suivants. Deux des critères répondent à la catégorie des objectifs: 1. Un nombre minimum de pays devraient bénéficier de l'impact du programme. 2. Besoins régionaux et lacunes à combler fondés sur les stratégies de développement régionales. Trois autres critères devraient correspondre à l'état de préparation: La logique et la raison économique fondamentale sous-tendant la priorisation des projets étaient qu'ils devraient être des projets et programmes bancables, visibles et à fort impact d'intégration. Les progrès dans l'exécution du Plan entre 2005 et 2008 ont été négligeables, et seuls un petit nombre de projets en matière d'infrastructures ont été exécutés depuis 2008. Du fait que la moitié au moins des initiatives en question sont à des phases précoces de développement (pré faisabilité ou faisabilité), il était important de porter l'attention sur les stades à entreprendre au cours de l'échéancier du Plan pour développer un flux durable et viable de projets dans l'avenir et, pour accélérer ledit processus. 3. Les projets devraient être prêts pour exécution avec toutes les études finalisées de même que les coûts estimatifs qui vont avec. 4. Cadre institutionnel et réglementaire biens définis aux fins de favoriser un environnement attractif pour les. investissements des partenaires du secteur privé. 5. Disponibilité de la capacité institutionnelle pour la mise en œuvre. Application des critères. Deux problèmes, au moins, ont surgi dans l'application de ces critères: comment résoudre la question des programmes pour lesquels les informations ne seraient pas disponibles, et comment répondre au manque de données fiables en tenant compte de l'absence d'informations comparatives couvrant un large éventail de secteurs, de régions et d'institutions contenus dans le PAA. Des projets à durée indéterminée et avec plusieurs facettes, souvent à des phases précoces de conception et de développement constituaient plus de la moitié des initiatives prioritaires contenues dans le Plan. Le champ de la révision n'accordait pas le temps 14 REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 2015

nécessaire et encore moins les ressources pour étudier ou développer des projets individuellement pris et faire le plan financier des programmes. En conséquence les programmes et projets ont été évalués sur la base des quatre critères qui suivent: 6. Alignement avec les objectifs: Les programmes et les projets ont été évalués en tenant compte de leur alignement sur les déclarations autorisées des politiques sectorielles et de leur impact positif sur lesdites stratégies 7. Bénéficiaires: Le nombre de pays bénéficiaires a été identifié pour chaque programme et projet. 8. Impact sur le Développement: l'impact attendu des projets et programmes sur de larges objectifs (croissance économique et autres atteintes des ODM) et sur l'intégration régionale et continentale, et leur durabilité économique et financière ont été évalués en se fondant sur les données disponibles. 9. Etat de préparation: Le statut actuel de chaque programme ou projet et donc leur état de préparation pour bénéficier d'investissements ont été décrits et analyses en utilisant le cadre décrit ci-dessous. Stade 1: Mise en œuvre des programmes/ projets Stade 2: Faisabilité Analyse des besoins Stade 3: Structuration et Promotion des programmes et projets Stade 4: Exécution et Opérations Compte tenu de la variabilité des données, les programmes et projets ont été évalués sur la base des trois premiers critères comme étant majeur, moyen ou faible. Notation composite des priorités. Les résultats des quatre évaluations ont été combinés dans une notation composite avec les impacts sur les trois premiers critères (qui collectivement reflètent la valeur du programme ou du projet) en tenant compte de l'examen principal (bien que n'étant pas toujours suffisant pour affecter la notation composite d'ensemble). Les notations composites prioritaires sont mentionnées comme suit: Majeur: Les programmes et projets très convaincants avec de forts arguments pour l'investissement; arguments fondés sur leur contribution au développement de l'intégration régionale et continentale ou aux objectifs du secteur Fort: Projets et programmes qui démontrent un alignement fort sur les objectifs du secteur avec un impact sur un grand nombre de pays et/ou sur le développement régional ou continental Moyen: Projets et programmes avec un bon alignement, avec un nombre faible ou modéré de bénéficiaires et un impact modéré sur le développement Faible: Programmes qui démontrent un plus faible alignement avec les objectifs clés sectoriels avec un moindre impact de développement ou qui interpellent quant à leur durabilité. Avec des données plus complètes, il serait possible d'évaluer les priorités de manière plus exactes, et d'utiliser les facteurs comme les retours sur investissements et les critères d'impact de développement plus efficacement dans le processus. Dans l'étude à venir du Programme pour le Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA) il y aura l'opportunité de mettre en avant ces critères de façon plus rigoureuse dans la conduite des projets et programmes d'infrastructures. 2.4 Séquence, suivi et gestion des programmes et projets Connaissant l'état actuel d'un projet ou programme proposé, il est important de comprendre les étapes à mettre en avant pour son exécution (comme l'état de préparation) et de pouvoir juger de la fiabilité des données y afférentes ainsi que des coûts afin d'augmenter la quantité et la qualité des projets et programmes qui peuvent être exécutés. Il est important de faire leur suivi et de les gérer systématiquement pour, qu'à la fin du processus des décisions d'investissement puissent être fondées sur des analyses et informations solides. Modèle de développement des projets et programmes. Un instrument efficace à cette fin consiste à utiliser un cadre séquentiel basé sur les étapes normales de développement des projets et programmes. Le diagramme ci-dessous identifie une série de stades de développement allant de la conception à l'exécution il s'agit: De l'identification des programmes et projets De la faisabilité et de l'évaluation des besoins De la promotion et de la structuration des projets De l'exécution et des opérations. Le diagramme décrit des fonctions ou des tâches qui sont normalement requises pour chaque stade, pour faire avancer les projets et programmes de la phase conceptuelle à celle de réalisation. Suivi et gestion des progrès. Ce cadre de stade de développement a été utilisé pour fournir une indication rapide et comparable du statut et de l'état de préparation de tous les programmes et projets contenus dans le PAA révisé. Le cadre peut être utilisé pour faire le suivi des progrès, et de gérer de manière proactive le processus de développement et d'affinage des projets et programmes, en évaluant si les tâches appropriées ont été accomplies à chaque stade, et si ce n'est le cas, identifier les barrières à l'exécution qui ont été rencontrées et les actions prises, et par qui pour les surmonter. L'échéancier pour la livraison des projets peut aussi être estimé. Un pareil cadre est utilisé par la COMESA. RAPPORT ABRÉGÉ 2010 2012 www.nepad.org 15

Stades dans le développement des projets et programmes 2.5 Fiabilité des informations et estimation des coûts Dans le cadre de cette révision, il était pratiquement impossible d'entreprendre une analyse véritablement méthodique et vérifiable des programmes et des projets dont on pouvait s'assurer de la fiabilité des contenus. Les gestionnaires de projets et les sources publiques fournissaient le plus souvent des états prévisionnels plutôt que des renseignements précis sur les activités accomplies. Dans de nombreux cas, les informations n'étaient pas à jour ou remontaient à 2006 ou plus loin en arrière et l'on en savait peu sur l'état actuel des projets. Pour l'avenir, il a été mentionné dans les discussions, que des dispositions soient prises pour s'assurer que les informations fournies sont à jour et factuelles. Cet aspect fait partie de la voie à suivre pour la mise en œuvre du PAA. Le coût des programmes et des projets présentés dans la version 2008 du PAA semblait presque consister en une surestimation, définissant partiellement les projets et programmes au stade 1 de leur développement. Et, les estimations n'ont guère varié depuis leur ébauche conceptuelle de 2005. Sur un total de 115 milliards de dollars US au total pour 56 projets, 50 milliards de dollars US représentaient uniquement le projet hydroélectrique du Grand Inga III ainsi que l'estimation de dix autres projets qui avoisinaient les 01 milliards de dollars US. Il y avait très peu d'indications sur le bien fondé, ou encore moins la source, de ces estimations. Les nouveaux programmes et projets proposés comme prioritaires allaient de plans conceptuels sans aucune estimation antérieure à des projets au stade 3 dont les estimations étaient basées sur des études techniques et économiques. L'exercice portant sur l'estimation des coûts à pour objet de fournir des estimations plus précises des besoins en ressources, en tenant compte du cycle du projet jusqu'à son approbation. En amont du processus, il est raisonnable d'utiliser des descriptifs, des estimations d'ordre de grandeur, suivis d'améliorations subséquentes en termes de précision et de justesse dès lors que les stades de conception préliminaire (stade2) et de conception détaillée (stade3) sont terminés. En clair, de pareilles améliorations nécessitent d'importantes ressources-expertise et allocation de temps pour développer des concepts et entreprendre des investigations techniques économiques. Le modèle de stades de développement a été utilisé pour corriger substantiellement l'utilisation non méthodique de projections de coûts contenus dans la version précédente du 16 REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 2015

Plan. On y est arrivé en clarifiant les statuts ou stades de développement des programmes et projets et, partant les bases pour l'estimation des coûts de la mise en œuvre des projets ou programmes. Quand l'estimation des coûts est basée sur les études des stades 2 ou 3, les estimations ont été validées comme ayant un soubassement scientifique vérifiable et sont donc incorporés dans le coût total du Plan. Lorsque les estimations ne sont que fondées sur un ordre de grandeur, ou faites sur la base du stade 1, donc de pré faisabilité, les montants ont été considérés séparément et n'ont pas été pris en considération dans le coût total du Plan. Lorsque les estimations de coûts des stades 2 ou 3 ne sont pas disponibles, les coûts pour entreprendre et affiner les études pour une initiative afin de la porter au stade suivant (pour laquelle de nouvelles décisions de financement devraient normalement être requises) ont été identifiés comme étant les coûts pertinents. Lorsqu'il y a nécessité de reprendre les projets du stade 1, 2 ou 3, les coûts ont été estimés sur la base des données fournies par les initiateurs ou sur une base notionnelle pour calculer l'ensemble des besoins requis pour ledit travail. L'utilisation de cette méthodologie, a permis d'identifier et de quantifier les coûts pour tous les programmes et projets prioritaires. Ils sont présentés dans le descriptif des secteurs dans la matrice de présentation du PAA. Les coûts totaux de l'exécution des initiatives prioritaires du Plan sont indiqués dans le chapitre suivant. Suivi et amélioration des estimatifs de coûts. Des normes de calcul de coûts ont été identifiées pour chaque stade de développement des programmes ou projets, comme l'indique le diagramme ci-dessus; pré faisabilité, conception/études préliminaires. Dans l'avenir, ces mêmes standards (ou similaires) seraient utilisés pour faire le suivi et le compte rendu de l'état des projets dans le PAA. Une organisation centrale de suivi portera ses appréciations quant à savoir si les estimations de coûts ont été faites, et pour décider de faire passer un projet d'un stade à un autre. Elle fournira aussi une assistance utile aux porteurs de projets en mettant à leur disposition des mesures simplifiées d'estimation de coûts. 2.6 Objectif sectoriels Cadres sectoriels AU/NEPAD Ces décisions d'objectifs sectoriels ont été incorporées dans le Plan d'action révisé de l'ua/nepad pour fournir un cadre politique pour les projets et programmes spécifiques contenus dans le Plan. En un sens important, ces cadres de politiques ont été élaborés sur un large niveau pour les priorités spécifiques en appoint aux objectifs contenus dans le document original du cadre du NEPAD datant d'octobre 2001. 2.7 Programmes et projets prioritaires Pour chacun des secteurs, le Plan fournit une présentation en forme de matrice des projets et programmes, synthétisant les informations clés comme suit: Titre du Programme/Projet Région Coûts estimés/engagements Stade de développement Description du Programme/Projet Point de contact pour informations supplémentaires. Cette approche offre aux utilisateurs du Plan révisé un aperçu convenable des initiatives prioritaires, leurs dimensions essentielles et leur statut ainsi que les sources d'informations les concernant. Dans les secteurs ou des priorités émergeantes ont été identifiées, celles--ci sont décrites dans un tableau séparé. Sur 25 programmes et projets prioritaires du Plan concis du PAA de l'ua/nepad 2010-2012, 08 sont au stade 2: Faisabilité/Evaluation des besoins 15 sont au stade 3: Structuration et Promotion des Projets/Programmes 02 sont au stade 4: Exécution et Opérations L'analyse de priorisation démontre que pratiquement tous les projets et programmes sont alignés sur les objectifs sectoriels et pourront contribuer à l'intégration régionale et continentale. La notation des priorités n'est pas comparable entre les secteurs du fait de la différence d'échelles des activités, l'impact sur le développement et la moyenne entre les stades de développement des projets et le manque de données comparables. Secteur AU/NEPAD Infrastructure: Energie,Transport, TIC, Secteurs Eaux Transfrontalières Corridors de Développement Genre et Développement Cadre de politique sectorielle Programme pour le Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA) Programme de Développe ment Spatial (SDP) Plan d'action & Politique Genre de l'ua Promoteur(s) clé(s) AU, NEPAD & BAD NEPAD AU Depuis la publication de l'ébauche du PAA en 2008, les progrès enregistrés dans la mise en œuvre des programmes et projets consistaient essentiellement à la réalisation d'études de faisabilité dans le domaine des infrastructures. Voici donc des opportunités d'investissement identifiées dans les secteurs de l'energie, des liens/tronçons manquants dans les infrastructures de transports, des besoins en backbone pour les TIC, et des opportunités en matière de gestion en ressources en eaux transfrontalières. Le secteur Transport et TIC continuent d'avoir un nombre significatif de projets au Stade 3 dans la version à court terme du PAA 2010-2012. Source: Agence du NEPAD RAPPORT ABRÉGÉ 2010 2012 www.nepad.org 17

Résumé des projets et programmes prioritaires par secteur, 2010 2012 Secteurs Nombre de projets Montant (million US$) Engagement (million US$) Total (million US$) Energie Transports TIC Eaux Transfrontalières Programme Genre UA/NEPAD Renforcement de capacités des femmes africaines /NEPAD Fonds Espagnol 5 9 6 3 1 1 3,124.00 6,899.00 696.30 120.00 1.00 851.50 666.78 2.45 20.00 0.20 10.00 2,272.50 6,232.22 693.85 100.00 0.80 (10.00) Sous-Total 25 10,840.30 1,550.93 9,289.37 Moindre Engagement 1,550.93 Financement net requis 9,289.37 9,289.37 Les opportunités actuelles d'investissement en capital comprennent les projets à visibilité immédiate qui sont au Stade 3 c'est-à-dire dans la phase Structuration et promotion des programmes et projets. En plus des programmes et projets spécifiques, ces stades comprennent un nombre de fonds de secteurs et de sous secteurs, qui ont été conçus pour regrouper différentes sources de financements à investir dans un éventail de besoins sectoriels. Les programmes et projets à cette phase 3 se trouvent: Infrastructure: Energie (03), Eau (01), Transport (07), TIC (03) Genre et Développement (01). Les programmes et projets listés au Stade 4 Exécution et Opération dans la liste prioritaire de 2010-2012 sont soit entrain d'être exécutés ou entièrement opérationnels, mais qui auraient besoin de fonds additionnels pour être finalisés ou, parce que leur réussite a engendré d'autres demandes, ou des activités non encore financées. Il s'agit de programmes et projets dans: Energie: Centrale électrique de la Rive Nord du Kariba (Financement bouclé) Extension de la Centrale hydroélectrique d'itezhi Tezhi (projet à un stade avancé de son bouclage financier). 3. Infrastructure: Secteurs de l'energie, des Transports, des TICS et des Eaux transfrontalières 2.8 Coût de la mise en œuvre du Plan En suivant la méthodologie mise en exergue au préalable, les coûts estimatifs pour mettre en œuvre le Plan se présentent comme suit: le total des coûts pour l'exécution des 23 projets et programmes prioritaires basés sur les stades 2 et 3 s'élèvent a 10,8 milliards de dollars US. Après déduction des engagements souscrits d'un montant de 1,55 milliards de dollars US, le financement net requis est estimé à 9,3 milliards de dollars US. En se basant sur l'expérience récente (décrite dans le Rapport Annuel de l'ica par exemple) une part significative de 9,3 milliards de dollars US en terme de dépenses d'exécution dont l'essentiel consiste aux coûts de préparation, peuvent être fermement souscrits dans la période des deux ans de la durée de vie du Plan Les infrastructures jouent un rôle essentiel dans le développement économique et la réduction de la pauvreté. Des services d'infrastructures bien développés et entretenus- en électricité, transports, TIC, eau et assainissement réduisent les obstacles à la croissance économique et les coûts de transactions afférents et, contribuent énormément à améliorer la vie des pauvres en facilitant leur accès aux services publics et sociaux. De mauvaises infrastructures engendrent des coûts de productions exorbitants avec des dépenses supplémentaires. 18 REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 2015

Certaines estimations indiquent qu'avec une amélioration des infrastructures, les taux de croissance pourraient être d'au moins 1% plus élevés qu'ils ne le sont aujourd'hui 1. Développer et finaliser les réseaux d'infrastructures sont des éléments critiques pour faire avancer l'intégration régionale et continentale en Afrique. L'Afrique souffre d'un manque criard d'infrastructures Il est généralement admis que le déficit en matière d'infrastructures est l'un des facteurs clés qui empêchent l'afrique de réaliser son plein potentiel de croissance économique, sa compétitivité sur les marchés mondiaux et d'atteindre les Objectifs de Développement du Millénaire (ODM), y compris la réduction de la pauvreté. Les services d'infrastructure modernes sont largement inaccessibles aux plus pauvres qui constituent 60% de la population dans les pays africains, y compris la grande majorité des populations rurales. Ceci isole davantage les collectivités pauvres et leur empêche d'accéder aux soins de santé, à l'éducation et à l'emploi. Seuls 26% des foyers africains ont accès à l'électricité, 58% à l'eau et 31% aux sanitaires 2. La longueur des routes par habitant est en déclin progressif du fait de l'augmentation de la population ces dernières années et de l'absence d'investissements nécessaires dans les infrastructures de transports. Bien que les télécommunications mobiles aient bénéficié d'une croissance énorme au cours de ces dix dernières années, l'accès aux services large bande demeure très limité. Les niveaux actuels d'utilisation de l'eau sont bas, avec seulement 3,8% des sources potentielles d'eau exploitées pour la fourniture d'eau et l'usage hydro électrique et près de 18% du potentiel d'irrigation exploité 3. L'absence d'infrastructures est particulièrement saisissante quand on compare l'afrique aux autres régions du monde développé. Par exemple, alors que l'accès à l'électricité en Afrique est d'environ 30%, dans les autres zones géographiques majeures du monde en développement il varie de 70% à 90%. Pour les mêmes zones, l'accès à l'eau et aux services sanitaires sont respectivement de 80% et 90% comparé à 58% et 31% en Afrique. Le focus stratégique en infrastructures de l'ua/nepad La Commission de l'union africaine (CUA) est responsable de la coordination de, l'harmonisation et de fournir le leadership au développement économique et social du continent ainsi que de son intégration physique et politique. La vision de l'ua en matière d'infrastructures consiste à mettre en œuvre des infrastructures et des services efficients, fiables, rentables, respectueux de l'environnement, pour l'intégration physique et la réalisation des Objectifs de Développement du Millénaire. Cette vision est basée sur l'élaboration de politiques, de stratégies et de programmes de moyen à long terme et des plans directeurs ensemble conçus pour satisfaire les besoins indispensables identifiés pour le progrès. Ces besoins comprennent un engagement politique fort, des ressources humaines et des capacités institutionnelles fortes des pays et des CER pour planifier et mettre en œuvre des projets régionaux et continentaux intégrés nécessitant une mobilisation efficace des ressources. Dans le cadre de l'ua/nepad, plusieurs initiatives ont été créées pour satisfaire ces besoins et promouvoir une plus forte intégration régionale et continentale. Le Plan d'action à court terme (STAP) Il a été adopté par les Comité de Mise en Œuvre des Chefs d'etats et de Gouvernements du NEPAD (HSGIC) en 2002. Le STAP proposait une série de programmes et de projets matériels et intellectuels visant à développer les infrastructures au niveau régional. Les progrès du STAP ont été examinés minutieusement en 2004, et plus récemment lors du Sommet de l'ua de Janvier 2009 à Addis. Au niveau des projets et programmes le STAP a été exécuté dans une certaine mesure. D'après la BAD, la plupart des projets qui ont été retenus en 2002 sont présentement à une étape avancée de mise en œuvre et certains sont terminés. Entre 2002 et 2008, le financement de projets d'infrastructures régionales par la Banque et d'autres partenaires au développement s'élevait à environ 5,6 milliards de dollars US, soit environ 69% de l'estimation totale des coûts initiaux. Le Consortium pour les infrastructures en Afrique (ICA) Il a été créé en 2005 comme une nouvelle plateforme majeure pour accélérer les progrès du développement des infrastructures en Afrique, avec l'ambition de surmonter les contraintes régionales. Domicilié hors de la BAD, il est composé d'un partenariat tripartite entre les institutions africaines, les donateurs bilatéraux et les agences multilatérales. Le Consortium ambitionne de rendre ses membres plus efficaces dans leur soutien aux infrastructures en Afrique en regroupant leurs efforts dans des domaines choisis comme le partage d'informations, le développement des projets et les bonnes pratiques. L'ICA se focalise sur les ODM et les tendances sociales et économiques, et fournit ainsi un cadre utile pour l'analyse et la prospective. Il analyse et priorise les réformes institutionnelles et le renforcement de capacités de même que les besoins en infrastructures physiques. L'étude de diagnostic des infrastructures nationales en Afrique (AICD), animée par la Banque mondiale, est un projet pluriannuel, visant à évaluer les besoins et les coûts des infrastructures en Afrique, en particulier dans la région de l'afrique sub-saharienne. Le programme combinera des études sur des sujets d'importance stratégique au secteur des infrastructures et à un exercice majeur de collecte de données pour établir une référence avec des efforts renouvelés sur lesquels se fonder pour finalement évaluer le défi des infrastructures. La Facilité de Préparation des Projets d'infrastructures du NEPAD (IPPF) est un fonds libéré créé pour aider les initiateurs de projets a formuler et à préparer des propositions de projets infrastructures de haute facture, et autres activités connexes de développement de projets. Gérée par la BAD, la ligne IPPF 2007/2008 avait en réserve une trentaine de projets évalués à 50 millions de dollars US, dont 80% comptaient pour les secteurs des transports et de l'énergie. Le financement de la préparation des projets continue à être relativement rare, car le fonds a maintenant environ 18 millions de dollars pour financer de nouveaux engagements. 1 Etude Diagnostic des Infrastructures Africaines par pays (Résultats préliminaires) Banque Mondiale. 2 La Revue Mutuelle de l'effectivité du Développement en Afrique 2009, OCDE et CEA (Chiffres excluant l'afrique du Nord). 3 Programme pour le Développement des Infrastructures en Afrique(PIDA) Note conceptuelle, 2009, préparée par l'ua, la Banque Africaine de Développement et le NEPAD. RAPPORT ABRÉGÉ 2010 2012 www.nepad.org 19

LES OBJECTIFS STRATEGIQUES DE L'UA/NEPAD PORTANT SUR LE PROGRAMME PIDA DES INFRASTRUCTURES Objectif 1: Etablir un CADRE STRATEGIQUE pour le développement d'infrastructures régionales et continentales (énergie, transports, Information et Technologie de la Communication(TIC) et ressources en eaux transfrontalières) fondé sur une vision de développement, des objectifs stratégiques et des politiques sectorielles. Objectif 2: Etablir un PROGRAMME D'INVESTISSEMENT EN INFRASTRUCTURES (sur le court moyen et long terme) autour des priorités établies et d'un échéancier mis en place par les CER Objectif 3: Etablir un PROGRAMME D'INVESTISSEMENT EN INFRASTRUCTURES et des processus incluant, spécifiquement, un plan d'action prioritaire Source: Note Conceptuelle du PIDA En 2009, une nouvelle étude a été planifiée et lancée conjointement par l'ua, le NEPPAD et la BAD, pour compléter et étendre les efforts entrepris à ce jour. Le Programme pour le Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA) élaborera des politiques d'infrastructures régionales et continentales, établira des programmes de développement priorisés et proposera des stratégies de mise en œuvre. Le processus d'étude devrait prendre dix-huit mois et se terminera par conséquent vers la fin de l'année 2010. Quand il sera en place, il fournira un cadre structuré et un échéancier bien planifié qui devrait faciliter des flux importants d'investissements dans le secteur des infrastructures. Les objectifs du PIDA sont exposés dans l'encadré ci contre. Alors que le processus du PIDA examine et articule un ensemble cohérent de priorités d'infrastructures pour le continent, les projets du tableau suivant sont considérés comme des programmes et des projets prioritaires dans le secteur des infrastructures, qui doivent être développés entre 2010 et 2015. Les programmes du PAA en infrastructures sont divisés en quatre sous-secteurs: Energie; Transports, Information et Technologies de l'information(tic) et Hydraulique et eaux PAA projets et programmes prioritaires dans le secteur des Infrastructures 2010 2015 Sous-secteur Projet/Programme Energie Projets d'expansion hydroélectrique de la Rive Nord du Kariba et d' Itezhi-Teszhi Interconnection Kenya-Ethiopie Centrale hydroélectrique de Sambangalou-Kaleta Hydropower et Interconnexion OMVG I Projet d'interconnexion Zambie-Tanzanie-Kenya Transports Rénovation de la section de la route de Dobi-Galafi-Yakobi Road Section de Djibouti vers Addis Ababa, Autoroute Nord Projet de développement du Corridor Mombasa-Nairobi-Addis Ababa Tronçons manquants du corridor Transport de Djibouti-Libreville Chemin de fer Isaka-Kigali-Bujumbura Projet d'autoroute du Maghreb Tronçons manquants du Corridor de Autoroute Missing Links of the Dakar-N'djamena-Djibouti Pont sur le Fleuve Gambie Chemin de fer africain Développement du Port de Beira Projet de pont sur la Kazungala Développement d'infrastructure Régionale en soutien au Programme de Facilitation du Commerce Pont entre Brazzaville et Kinshasa et Extension du chemin de fer Kinshasa Llebo Amélioration du Réseau du Transport Régional Amelioration des Ports Maritimes des Iles d'afrique Mise en oeuvre de la Décision de Yamoussoukro TIC Infrastructure TIC Haut débit du NEPAD, Réseau Terrestre UMOJANET y compris les projets de Réseaux régionaux suivants: i. Réseau Haut débit de la Communauté des Etats d'afrique de l'est ii. Programme d'infrastructure Haut débit d'afrique Centrale (CA-BI) iii. Réseau Ouest Africain a Large Bande iv. Réseau Backhaul Régional d'afrique Australe v. Projet Nord-Ouest de Backbone Réseau d'infrastructure Haut débit du NEPAD, Câble Sous-marin UHURUNET Communication Maritime de Sécurité du Lac Victoria Hydraulique et Eaux Transfrontalieres Projet de Gestion Environnementale du Bassin du Fleuve Sénégal Gestion et Planification des Ressources en Eau du Bassin du Nil Programme d'investissement de la Vision partagée du Bassin du Fleuve Niger 20 REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 2015

transfrontalières. Bien plus, les corridors de développement sont compris dans les infrastructures comme un sous secteur potentiel d'avenir. Les programmes prioritaires sont résumés dans le tableau sur la page précédente. Des renseignements complémentaires, comprenant les priorités émergeantes, sont fournis dans les descriptions des secteurs particuliers qui suivent. 3.1 Energie: Vers un avenir énergétique durable pour l'afrique Une demande croissante et insatisfaite En dépit de ces actifs, la consommation énergétique de l'afrique est la plus basse du monde. Sa consommation d'énergie par habitant représente uniquement le tiers de la moyenne mondiale. Le taux moyen d'électrification est d'environ 26%, contre 60% dans le monde. Un défi et une opportunité Les contraintes au développement du potentiel africain sont nombreuses avec notamment l'absence d'infrastructures pour faciliter l'échange énergétique entre pays, l'instabilité politique et des cadres institutionnels et juridiques inadéquats et préjudiciables aux investissements. Les autres contraintes sont aussi de l'ordre du manque des ressources humaines spécialisées, du mauvais entretien des installations énergétiques existantes, de la vulnérabilité du marché pétrolier mondial volatile, d'une coopération régionale limitée en matière de développement énergétique, des obstacles à un établissement efficient des prix énergétiques et une mauvaise gestion de la demande ainsi que des bases de données inadéquates d'informations sur la situation énergétique en Afrique. 3.1.1 Energie et intégration régionale en Afrique Pour réaliser le grand potentiel énergétique de l'afrique, l'ua et le NEPAD travaillent en partenariat avec des organismes nationaux, régionaux, continentaux et mondiaux, afin de promouvoir un programme détaillé d'intégration régionale dans le secteur de l'énergie. Ces initiatives comprennent le développement et la mise en exploitation de marchés d'électricité régionaux et le développement de possibilités d'exporter la capacité de production énergétique excédentaire de l'afrique au reste du monde. L'avantage d'une approche d'intégration régionale énergétique en Afrique créera une situation où tous les acteurs concernés seront gagnants. 3.1.2 Partenaires en Energie Un réservoir de ressources énergétiques L'Afrique possède un réservoir immense de ressources énergétiques potentielles. On estime que l'afrique possède plus de 7% des réserves pétrolières mondiales et la part de l'afrique dans la production pétrolière mondiale est en augmentation. En 2005, l'afrique représentait 12,2% de la production pétrolière mondiale. L'Afrique possède environ 8% des ressources mondiales de gaz naturel et représente environ 6,2% de la production mondiale de gaz naturel 4. Un potentiel inexploité d'énergie renouvelable Le potentiel d'énergie renouvelable de l'afrique est également immense. Il y a en Afrique, une capacité énorme de production hydroélectrique exploitable, estimée à 13% du total mondial. Mais moins de 7% du potentiel africain est à ce jour exploité. Jusqu'à présent. L'énergie solaire est aussi répandue en Afrique. La moyenne quotidienne de radiation solaire disponible dans beaucoup de pays africains varie entre 5-6 kwh/m 2. Près d'une quinzaine de pays africains côtiers disposent d'un excellent potentiel d'énergie éolienne. En utilisant la technologie actuelle, la région pourrait produire 9.000 MV d'énergie électrique géothermale. Bien plus, le potentiel d'amélioration de l'efficacité énergétique est appréciable. 4 Banque Africaine de Développement, 2009. L'UA et le NEPAD travaillent en coopération avec un certain nombre d'organismes spécialisés continentaux et régionaux pour, promouvoir l'intégration énergétique régionale en Afrique. Il s'agit: Partenaires continentaux La Commission africaine de l'énergie (AFREC) Le Forum des ministres de l'énergie d'afrique (FEMA) L'Union des producteurs, transporteurs et distributeurs d'énergie électrique d'afrique (UPDEA) UN Energy Partenaires régionaux Le Pool énergétique de l'afrique centrale (CAPP) Le Pool énergétique de l'afrique occidentale (WAPP) Le Pool énergétique de l'afrique australe (SAPP) Le Pool énergétique de l'afrique orientale (EAPP) Le Comité maghrébin de l'électricité (COMELEC) 3.1.3 L'accent stratégique de l'ua/nepad en Energie Le document directeur pour les activités de l'ua/nepad dans le secteur énergétique sera le Programme pour le Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA), un ensemble multi sectoriel de plans de développement d'infrastructures actuellement en développement par les RAPPORT ABRÉGÉ 2010 2012 www.nepad.org 21

institutions africaines leaders Le PIDA vise à fournir un examen complet et scientifique des besoins et des actifs énergétiques de l'afrique et deviendra le plan directeur d'intégration régionale pour les infrastructures énergétiques en Afrique. Les objectifs du programme PIDA dans le secteur énergétique sont exposés dans l'encadré ci-dessous. Le Sommet de l'ua de Février 2009 a approuvé le PIDA et a identifié les projets prioritaires suivants à développer et à mettre en œuvre dans le secteur de l'énergie entre 2010 et 2012. LES OBJECTIFS STRATÉGIQUES DE L'UA/NEPAD DANS LE SECTEUR DE L'ÉNERGIE Objectif 1: PROMOUVOIR LE COMMERCE INTRA- AFRICAIN EN ÉNERGIE au niveau régional et continental, avec une attention spéciale accordée à l'utilisation des pools énergétiques régionaux pour favoriser le développement économique et social des régions et du continent africain et leur intégration économique. Objectif 2: PROMOUVOIR L'UTILISATION D'ÉNERGIE PROPRE en développant l'accès aux différentes catégories d'énergie moderne, en particulier en favorisant l'utilisation d'énergie propre, moderne au lieu de la biomasse pour améliorer le mode de vie des foyers et protéger l'environnement. Objectif 3: PROMOUVOIR LA COOPÉRATION RÉGIONALE EN ÉNERGIE en cherchant à assurer la sécurité de l'énergie régionale et continentale par le commerce et l'intégration régionale, le regroupement des ressources énergétiques et leur développement conjoint. Objectif 4: PROMOUVOIR LES EXPORTATIONS MONDIALES D ÉNERGIE en développant les ressources énergétiques (eau, pétrole et gaz en particulier) et leurs exportations pour le commerce intra africain et à destination du reste du monde (interconnexions d'électricité et de gaz avec l'europe et le Moyen-Orient, exportations de gaz méthane, exportations de pétrole et de charbon). Objectif 5: PROMOUVOIR L'EFFICACITÉ DES INFRASTRUCTURES ÉNERGÉTIQUES en augmentant l'efficacité et la compétitivité des économies nationales, en utilisant des avantages comparatifs par le commerce et, en particulier, en favorisant une utilisation efficiente des infrastructures énergétiques physiques et des services connexes. PAA Programme Prioritaire en Energie, 2010 2012 No. Projet Région Coût de Mise en oeuvre prévu (Basé sur les Phases 2 & 3) (en million US$) Engagement (en million US$) Description (Etat du Projet) Promoteur du Projet Secteur de l'energie 3,124.00 851.50 1 Extension de l'institution KARIBA-NORTH BANK (Point Saillant: Lecons apprises/ppp) "Financier Emergent: l'expérience Chinoise'' SADC US$405 millions mobilisés N/D 4 Ce projet se déroulant en Zambie augmentera la capacité de production de l'énergie électrique actuelle de la Rive Gauche Nord du Kariba (Kariba North Bank) de 360MW. Le projet a été initié en 2008 avec $325-million de la China Exim Bank. Le montant encours de US$105-million fut récemment levé à partir d'un prêt octroyé par la Development Bank of Southern African (DBSA), qui marqua définitivement la fin de l'exécution financière du projet le 26 octobre 2010. AfDB, DBSA, Gouvernement de Chine Zesco, une entreprise publique zambienne est propriétaire de cette centrale électrique. Le financement chinois, s'articule autour d'un accord relatif aux services de l'ingénierie, l'approvisionnement et de la Construction (IAC). 22 REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 2015

No. Project Région Coût de Mise en oeuvre prévu (Basé sur les Phases 2 & 3) (en million US$) Engagement (en million US$) Description (Etat du Projet) Promoteur du Projet Secteur de l'energie 3,124.00 851.50 L'entreprise chinoise Sino Hydro Corporation est l'unique entrepreneur et le contrat de l IAC lui confère l'entière responsabilité de son exécution - y compris l approvisionnement en équipements et en main d'oeuvre. La fin du projet est prévue en décembre 2012, et sera inauguré en début de l'année 2013. 2 Renforcement de la Production d'energie Hydraulique d'itezhi-teszhi. SADC US$270 million à une étape avancée de mobilisation et de finalisation N/A 4 Le projet de production d'énergie hydraulique complète le projet du Kariba North Bank par l'apport de 120MW supplémentaire au réseau national, et par extension, à la Southern African Power Pool (SAPP). La Zambie a reçu un prêt de US$50 millions de l'india Eximbank pour la construction d'une station d'énergie hydraulique de 150 mégawatts, à Ithezi Thezi, au sud de la Zambie; un projet conjoint entre Zesco et la Tata Holdings. Ce projet démarrera en 2012. SADC, DBSA, AfDB, Gouvernements de Zambie et d' Inde Les deux entreprises devraient mobiliser un total de US$270 millions pour le projet relatif à la construction de l'énergie hydraulique d'ithezi Thezi, dont les coûts seront partagés sur une base équitable en tant que partie à l'apport énergétique supplémentaire au réseau du pays. Le projet se trouve à une étape avancée de son bouclage financier. 3 Interconnexions Kenya-Ethiopie CAO-IGAD 1124.00 0.50 3 Le projet porte sur l'interconnexion des installations énergétiques entre l'ethiopie et le Kenya de l'ordre de 400 kv de réseau de transmission sur une distance de 1,200 km. Il approvisionnera la Région Orientale (Kenya, Ouganda, Rwanda et Burundi) en énergie électrique, et renforcera en même temps l'intégration des Régions Orientales, Septentrionale, et Australes. Le Mécanisme de Financement de la Préparation des Projets (MFPP) logé à la DBSA fut mis à contribution pour préparer son exécution bancaire. Le projet est en cours; cependant, il reste tributaire d'un environnement non sécurisé qui empêche de boucler son financement. AID (IGAD), COMESA, BEI KfW, et la Banque Mondiale. 4 Interconnexions entre le projet Energie Hydraulique de Sambangalou & Keleta et l'omvg. CEDEAO 1140.00 851.00 3 Le projet concerne la construction d'une centrale hydroélectrique au Sénégal dotée d'une capacité de production de 128 MW, et de 240 MW, à Sambangalou et à Keleta respectivement. Par ailleurs, il inclue la construction de 225 KW de réseaux d'interconnexion sur une distance de 1,677 km dans les pays de l'omvg. Initialement, le projet améliorera la fourniture fiable d'énergie aux pays de l'omvg que sont (Gambie, Guinée-Bissau, Guinée- Conakry, et Sénégal), et ensuite, aidera à interconnecter les réseaux de l'omvg avec ceux d'autres pays de l'afrique de l'ouest. Les études de Faisabilité, ajoutées aux spécifications circonstanciées et à l élaboration des dossiers d'appel, financées par la Banque Africaine de Développement ont déjà été réalisées. Les intentions financières déclarées des partenaires au financement public et celles des Etats membres annoncées au cours des deux tables rondes d'avril OMVG, BEI, KfW, BAD, FAD,WAPP RAPPORT ABRÉGÉ 2010 2012 www.nepad.org 23

No. Projet Région Coût de Mise en oeuvre prévu (Basé sur les Phases 2 & 3) (en million US$) Engagement (en million US$) Description (Etat du Projet) Promoteur du Projet Secteur de l'energie 3,124.00 851.50 2007 et de janvier 2008 ont généré un montant équivalent à USD851 millions (à la date d août 2009), soit 63.4% du coût total actualisé du projet. La BAD s'est activement attelée à encourager la participation du secteur privé dans ce projet, par le biais de prise de participations. A cet effet, une mission conjointe constituée de la BAD, du West Africa Power Pool (WAPP) et de la Banque Mondiale s'est rendue en Chine en mai 2008 pour explorer de possibles cofinancements avec les Chinois du projet d'énergie de l'omvg. La nouvelle fut bien accueillie par les Chinois, en attendant la poursuite des discussions relatives au projet. 5 Interconnexions Zambia- Tanzania-Kenya (ZTK) Tripartite 860.00 N/D 3 Ce projet aidera à interconnecter la Zambie au Kenya via la Tanzanie. La ligne sera construite en 330 kv (double circuit) sur une distance de 1,600 km. Le seul problème constitue cependant la nécessité d'actualiser le modèle de financement dirigé par la DBSA. Ce projet une fois réalisé servira à raccorder la Tanzanie au réseau SAPP, et à travers la Tanzanie, aux réseaux du Kenya et de l'ethiopie, voire plus. De futurs projets d'extension portant sur l'interconnexion entre les réseaux ZTK et le réseau régional de Djibouti-Ethiopie seront étudiés. Tripartite, BAD, DBSA Les autres projets d'intégration régionale actuellement en développement dans le secteur de l'energie sont les priorités émergeantes suivantes Sous-secteur en énergie Interconnexions électriques Production d'électricité Divers Énergie renouvelable Projet/Programme Des études de génie et de planification pour interconnecter les pays de la région de la CEEAC (pool énergétique du PEAC) sont en cours, ainsi qu'une étude de l'ippf d'électrification transfrontalière dans la région. Interconnexion Éthiopie-Soudan-Égypte, pour relier l'afrique orientale à l'afrique du Nord. Les connexions de 230 kv Éthiopie-Djibouti et Éthiopie- Soudan sont en cours ou sont planifiées, ainsi que les projets Soudan-Érithrée et Soudan Ouganda. D'autres projets d'interconnexion de kv plus élevés basés sur le développement hydroélectrique en Éthiopie (p. ex. Éthiopie-Soudan 500 kv) ont été identifiés dans les pays de la Corne de l'afrique. Des interconnexions Kenya-Ouganda, Ouganda-Rwanda, Burundi-RDC-Rwanda et Nairobi-Arusha sont également planifiées dans la région du pool énergétique de l'afrique orientale. La centrale électrique Gilgel Gibe III est un projet catalytique situé en Éthiopie, c'est la source d'électricité à acheter par l'intermédiaire du projet d'interconnexion Kenya-Éthiopie (projet prioritaire). Projet hydroélectriqe basse gorge du Kafue en Zambie. Ce projet catalytique ajoutera du stockage à un projet existant de production d'électricité, et permettra une réduction des déficits d'électricité de la Zambie et des exportations d'électricité à ESKOM et SAPP. Il est à l'heure actuelle structuré comme un IPP ou PPP, à un coût estimé de 1-1,25 milliard $US. La remise en état de Inga 1 et 2 à court terme, le développement d'un réseau régional électrique efficace et finalement l'exploitation de Grand Inga pour exporter de l'électricité dans tout le continent, sont des plans et des objectifs stratégiques du pool énergétique de l'afrique centrale, organisme spécialisé de la CEEAC. Des projets d'énergie dans le pool énergétique de l'afrique occidentale, une extension du gazoduc de l'afrique occidentale jusqu'à la Côte d'ivoire, un programme d'accès régional à l'énergie et un programme d'énergie renouvelable efficiente ont été identifiés comme priorités de la CEDEAO dans le domaine de l'énergie. Le pool énergétique de l'afrique australe (SAPP) a de nombreux projets de remise en état, de production et de transmission en cours et planifiés avec des estimations de coûts précoces. L'UMA a identifié le programme d'énergie renouvelable du Maghreb comme l'une de ses priorités, et six projets d'énergie renouvelable sont prioritaires dans les pays de la Corne de l'afrique, en particulier des projets géothermiques, éoliens, solaires et bio gazeux. Ces projets devraient puiser dans le potentiel inexploité énorme d'énergie renouvelable de l'afrique, surtout dans les domaines où les alternatives sont coûteuses. 24 REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 2015

3.2 Transports: Améliorer la mobilité des Africains Si l'on veut que les pays africains bénéficient de la mondialité croissante de l'économie, il faut mettre en place des réseaux adéquats de transports en Afrique, pour offrir un accès physique essentiel et efficient. L'absence ou le mauvais état des réseaux de transports en Afrique constitue l'un des obstacles les plus sérieux au développement économique et social des pays africains, en empêchant de nombreux pays de devenir concurrentiels sur les marchés mondiaux et en ralentissant et empêchant le processus d'intégration régionale. Les infrastructures de transports empêchent la compétitivité potentielle de l'afrique Ensemble avec l'offre d'énergie, les infrastructures de transports constituent l'un des goulots d'étranglement principaux à la croissance de la productivité et de la compétitivité en Afrique 5. L'impact des faibles infrastructures de transports et de la logistique afférente est particulièrement préjudiciable pour les pays enclaves. Alors que les coûts estimés des transports varient, il est à noter que les pays enclavés en développement payent presque quatre fois plus pour leurs services de transports que les pays développés, et que les coûts de transports en Afrique sont parmi les plus élevés du monde - les coûts de transports pour les pays enclavés africains peuvent atteindre jusqu'à 77% de la valeur de leurs exportations 6,7. Les routes Le mode de transports le plus important en Afrique Près de 90% du transport de passagers et de marchandises de l'afrique se fait par routes et, pour les collectivités rurales, la route est le moyen de relier les populations aux centres d'activité économique et aux infrastructures sociales de base. Si la plupart des pays africains possèdent un bon réseau de routes rurales, leur amélioration et maintenance sont à déplorer. Dans les zones urbaines, où un Africain sur deux vivra en 2030 8, la satisfaction de la demande de transports urbains - y compris de services publics de transports urbain pose et continuera de poser un défi. Les tronçons régionaux manquants constituent aussi un problème sérieux pour le commerce interafricain et international et l' l'intégration régionale. Les investissements en la matière sont estimés à 4,3 milliards $US 9. Les ports Relier l'afrique aux marchés mondiaux Les ports maritimes sont la porte d'entrée du commerce africain avec le reste du monde sur le marché international. Le transport maritime international augmente mais les ports africains, à quelques exceptions près, sont extrêmement inefficients. Cette inefficience contribue aux retards et aux coûts élevés de transport des marchandises. Certains pays ont amélioré l'efficacité de leurs ports en restructurant le secteur-comme le Nigeria où le modèle internationalement favorisé de port propriétaire a été adopté - et, d'autres pays entreprennent une planification d'ensemble, mais ne prennent pas tous à bras le corps le problème des réformes institutionnelles de fonds. Il est essentiel que les ports eux-mêmes soient capables de fournir, avec efficience, les services requis par les armateurs en étant bien reliés au reste du réseau des transports (car les ports ne peuvent seulement ajouter de la valeur comme composante d'un réseau de transports) pour augmenter la compétitivité de l'afrique dans le commerce international. Les transports fluviaux, pour lesquels l'afrique dispose de voies navigables et de lacs à utiliser, peuvent énormément contribuer à fournir une solution à un coût relativement bas pour le réseau de transports de l'afrique. Seulement, peu d'efforts ont été consacrés à ce soussecteur des transports jusqu'à présent. LES OBJECTIFS STRATÉGIQUES DE L'UA/NEPAD DANS LE SECTEUR DES TRANSPORTS Objectif 1: RENFORCER LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL DU CONTINENT ET DES RÉGIONS AFRICAINES ET LEUR INTÉGRATION ÉCONOMIQUE par le commerce et le mouvement des gens à l'intérieur du continent. Objectif 2: AMÉLIORER LA COMPÉTITIVITÉ DE L'AFRIQUE au niveau mondial. Objectif 3: POURSUIVRE LES EFFORTS VISANT À OUVRIR LES RÉGIONS ET LE CONTINENT et à mettre en œuvre le Plan d'action d'almaty. Objectif 4: AMÉLIORER L'EFFICIENCE DES INFRASTRUCTURES PHYSIQUES DE TRANSPORTS et des services connexes. Objectif 5: PROTÉGER L'ENVIRONNEMENT. Objectif 6: FOURNIR UN SERVICE EFFICIENT DE LOGISTIQUE DE TRANSPORTS MULTIMODAUX avec interopérabilité des réseaux de transports et interchangeabilité modale. Objectif 7: HARMONISER LES NORMES TECHNIQUES ET DE SÉCURITÉ. Objectif 8: LIBÉRALISER LE MARCHÉ DES TRANSPORT ET FOURNIR DES TRANSPORTS SANS COUPURES le long des corridors clés de transports. Objectif 9: FOURNIR LES LIENS MANQUANTS pour l'intégration régionale. 5 Rapport sur la compétitivité de l'afrique, Banque Africaine de Développement, Banque Mondiale, Forum Economique Mondial. 6 Déclaration sur les transports en Afrique faite par Le Conseiller Spécial des Nations Unies pour l'afrique et Haut Représentant pour les Pays les Moins Développés, les pays Enclavés et Petites Iles en voie de Développement, Mr. Cheick Sidi Diarra, lors de la Semaine Annuelle du Réseau de la Banque Mondiale pour le Développement Durable, Washington, 21 Février 2008. 7 Consortium pour les Infrastructures en Afrique(ICA) Rapport Annuel 2007, (ICA). 8 Etat de la Population Mondiale 2007: Liberer le Potentiel de la Croissance Urbaine; Fonds des Nations Unies pour la Population(FNUAP). 9 Consortium pour les Infrastructures en Afrique(ICA) Rapport Annuel 2007, (ICA). 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Les chemins de fer Un élément important de la chaîne de logistiques de transports du continent africain Le secteur ferroviaire en Afrique a subi une baisse de trafic au cours des années, à cause de sa mauvaise gestion, de son incapacité à fournir des services fiables aux usagers et de la concurrence sévère du camionnage. La couverture ferroviaire de l'afrique fait partie de l'une des plus faibles du monde, avec une densité moyenne d'environ 2,9 kilomètres pour 1.000 kilomètres carrés 10,11. Cependant, comme composante de l'ensemble de la chaîne logistique de transports en l'afrique, le secteur ferroviaire peut jouer un rôle important dans le développement futur du continent. C'est particulièrement le cas du transport de marchandises longue distance et du transport en vrac, compte tenu de la taille du continent et des avantages fournis par le chemin de fer par rapport au transport routier en matière de coûts et de besoins de carburant. Le chemin de fer peut aussi jouer un rôle dans le transport en commun urbain et interurbain de passagers sur des distances moyennes, en étant bien géré et en fournissant des services fiables. Le transport aérien de l'afrique Préoccupations sérieuses de sécurité et connections inadéquates La situation et les besoins du secteur aérien dans les pays africains varie considérablement, mais leur dénominateur commun réside dans les questions de sécurité. Alors que la part de l'afrique dans le trafic aérien ne représente que 4,5% du montant de trafic mondial, il représente 25% des accidents (2005) 12,13. Beaucoup de compagnies aériennes africaines sont interdites des aéroports européens pour raisons de sécurité. Une autre question importante à noter est le "protectionnisme" des pays, qui empêche les villes principales des pays africains d'être adéquatement reliées les unes aux autres. La Déclaration de Yamoussoukro de l'union africaine, qui vise à libéraliser le transport aérien inter africain, est loin d'être adéquatement mise en œuvre. Ceci pénalise l'intégration régionale et les échanges économiques et sociaux en créant une situation où, les grandes villes africaines ne sont pas directement reliées entre elles par les airs. 3.2.1 Transports et Intégration régionale En tenant compte de la géographie de l'afrique et de la nature de ses infrastructures de transports, qui consiste à relier, le développement du secteur du Transport en Afrique doit être abordé sous un angle régional. Selon le Consortium des Infrastructures pour l'afrique, ''la géographie'' de l'afrique et ses marchés fragmentés font de l'intégration régionale un impératif de développement et un pré requis clé pour l'augmentation du commerce et de la compétitivité 14. Les pays enclavés sont particulièrement désavantagés quand ils ne sont pas reliés par des liens de transports efficaces. Le Programme d'action d'almaty 2003 énonçait des mesures spécifiques visant à aider les pays enclavés et leurs voisins de transit à approfondir le développement et la coopération. Lors de l'examen à mi terme de Haut niveau d'octobre 2008, l'assemblée Générale des Nations Unies exhortait les partenaires au développement et les organisations internationales à soutenir les efforts des pays dans un esprit de responsabilité partagée. De meilleurs réseaux de transports et une meilleure intégration de l'afrique seraient des forces qui se renforceraient mutuellement. De meilleurs liens physiques entre les pays africains faciliteront le commerce et les échanges sociaux et culturels, favorisant davantage l'intégration régionale. En même temps, des efforts permanents d'intégration régionale impliquant des efforts d'harmonisation du cadre institutionnel, réglementaire et juridique contribueront énormément à permettre aux pays de tirer un plein avantage des liens de transports physiques en ôtant les barrières non physiques au commerce et aux transports. 3.2.2 Partenaires dans les Transports L'UA/NEPAD travaille en coopération avec un certain nombre de partenaires, en particulier les CER, pour promouvoir l'intégration régionale en transports Partenaires régionaux Communauté des États du Sahel-Sahara (CEN-SAD) Marché commun de l'afrique australe et orientale (COMESA) Communauté de l'afrique orientale (EAC) Communauté économique des États de l'afrique centrale (CEEAC) Communauté économique des États de l'afrique de l'ouest (CEDEAO) Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) Communauté de développement de l'afrique australe (SADC) Union du Maghreb Arabe (UMA) 3.2.3 L'accent stratégique de l'ua/nepad en matière de Transports Le document directeur pour les activités de l'ua/nepad dans le secteur énergétique sera le Programme pour le Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA), un ensemble multi sectoriel de plans de développement d'infrastructures actuellement en développement par les institutions africaines leaders. Le PIDA vise à fournir un examen complet et scientifique des besoins et des actifs en transports de l'afrique et deviendra le plan directeur d'intégration régionale pour les infrastructures de transports en Afrique. Les objectifs du programme PIDA dans le secteur des Transports sont exposés dans l'encadré ci contre. De bons exemples à mettre en exergue sont les études de faisabilité des Corridor Dakar-Ndjamena-Djibouti et de Djibouti-Libreville qui sont en cours de supervision par la Commission de l'union Africaine. Le Sommet de l'ua de Février 2009 a approuvé le PIDA et a identifié les projets prioritaires suivants à développer et à mettre en œuvre dans le secteur de l'énergie entre 2010 et 2015. 10 Ibid. 11 Banque Africaine de Développement. 12 Consortium pour les Infrastructures en Afrique(ICA) Rapport Annuel 2007, (ICA). 13 Banque Africaine de Développement. 14 Consortium pour les Infrastructures en Afrique(ICA) Rapport Annuel 2007, (ICA). 26 REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 2015

PAA Programmes Prioritaires Transports, 2010 2012 No. Projet Région Coût de Mise en oeuvre prévu (Basé sur les Phases 2 & 3) (en million US$) Engagement (en million US$) Description (Etat du Projet) Promoteur du Projet Secteur des Transports 6,899.00 666.78 1 Corridor Nord-Sud : Projet Régional de Facilitation des Echanges et du Développement des Infrastructures Tripartite N/D (Etude de faisabilité de l'ordre de US$20 millions financée par la BAD). Le CNS jouit d'un grand appui financier, technique et d'engagement indéfectible de la part des partenaires aussi bien que de la volonté politique des pays de l'accord Tripartite, à savoir des pays des zones EAC- COMESA-SADC. Environ US$1.2 Milliard de financement ont été engagés par les partenaires au développement tant pour la mise à niveau des routes, chemins de fer et ports que pour appuyer la mise oeuvre des instruments de facilitation de transactions commerciales. 20.00 3 Le programme comprend des sous projets, des mises à niveau des infrastructures et l'élimination des barrières commerciales, notamment, les tracasseries réglementaires et administratives relatives aux systèmes de transport et de transit. Le projet couvre les pays d'afrique Orientale et Australe notamment ceux du COMESA, de l'eca et de la SADC. Le projet est afférent à la connexion du corridor 'Nord- Sud', reliant le Botswana, RDC, Malawi, Mozambique, Zambie et le Zimbabwe par le biais des interconnexions avec d'autres corridors y compris le Trans Kalahari, Beira, Lobito, Dar es Salaam et les Corridors de Nacala. La DBSA (Banque de l'afrique Australe pour le Développement) fait office de secrétariat de la Tripartite Task Force Investment Committee, actuellement composée de la DBSA, DFID, et des 3 CER ainsi que d'un membre du secteur privé. Tripartite, DFID, BAD, DBSA 2 Le Pont de Kazungula. SADC 158.00 3.28 3 Préparation des études de Faisabilité et de spécifications circonstanciées ainsi que du dossier d'appel d'offre en faveur du pont sur le fleuve Zambezi. Ce pont constitue un maillon indispensable du corridor Nord-Sud reliant des pays comme le Botswana, RDC, Malawi, Mozambique, Afrique du Sud, Zambie et le Zimbabwe, avec des interconnexions avec d'autres corridors y compris le Trans Kalahari, Beira, Lobito, Dar es Salaam et les corridors de Nacala. Ce pont, facilitera surtout, les services de transport le long du corridor Nord-Sud entre le Botswana et la Zambie SADC 3 Projet de Dev. du Corridor Mombasa-Nairobi-Addis Abeba CAO-AID (IGAD)- COMESA 530.00 338.00 3 Le Corridor demeure un élément essentiel de la Route Transafricaine, du Caire à Cape Town. La fin de la phase 1 du projet prévue en 2010, a pour but de favoriser la mobilité et l'accessibilité aux terres arides et semi-arides de la région nord-orientale du Kenya. Il est également prévu l'intégration économique de la zone avec le reste du pays. La Phase II du projet porte sur la construction et le bitumage de 438km du corridor routier de Mombasa-Nairobi-Addis Abeba. Ces travaux sont déclinés comme suit: 245km de route au Kenya (Merille River-Marsabit- Turbi) et 193km en Ethiopie (Ageremariam- Yabelo-Mega) CAO (EAC)-AID (IGAD)-COMESA RAPPORT ABRÉGÉ 2010 2012 www.nepad.org 27

No. Projet Région Coût de Mise en oeuvre prévu (Basé sur les Phases 2 & 3) (en million US$) Engagement (en million US$) Description (Etat du Projet) Promoteur du Projet Secteur des Transports 6,899.00 666.78 La phase 1 du projet est conjointement financé par le Fond Africain de Développement (FAD), le bras concessionnaire de la BAD ainsi que les gouvernements du Kenya et de l' Ethiopie. La BAD est l'agence phare du financement avec un apport de 64% des fonds sous forme de deux prêts du FAD à l'ethiopie et au Kenya de l'ordre de 85m d'ua pour l'un et 125m d'ua pour l'autre. 4 Mise à niveau de la Route du Corridor Djibouti-Addis: Troncon Dobi-Galafi-Yakobi IGAD 30.00 N/D 2 Le projet consiste à faire passer au standard bitume une route de 72km entre Dobi (Ethiopie) et Yakobi (Djibouti). Ce segment de route fait partie de la route transafricaine Dakar-Ndjamena- Djibouti (Route Transafricaine 6). Ces liaisons routières sont des priorités nationales et régionales pour les échanges et le développement et contribueront à renforcer les échanges interétatiques et l'intégration. Elles permettront aussi de diminuer les coûts d'exploitation, d'entretien et de réhabilitation de véhicules, tout en accélérant des activités liées au transport, aidant ainsi à économiser du temps précieux qui s'y rapporte. IGAD 5 Le Pont de Gambie CEDEAO 75.00 0.30 3 Le projet consiste à construire un pont sur le fleuve Gambie. Ce projet fait partie du Corridor Autoroutier Dakar N'Djamena, qui augmentera les échanges régionaux et l'intégration économique. Les études de faisabilité et les Spécifications circonstanciées de génie civil ont déjà été réalisées. Le projet est en passe d'atteindre on bouclage financier. OMVG 6 Les Chemins de Fer d'afrique (Phase 1) CEDEAO 1,500.00 4.00 3 Les Chemins de Fer d'afrique est un projet visant à réhabiliter et à construire un nouveau segment de chemins de fer de 2000km pour relier le réseau de chemins de fer de la Cote d'ivoire, du Burkina Faso, Niger, Bénin et du Togo (1000mm de chemins de fer à voie étroite) incorporant une liaison ferroviaire entre le port de Lomé et celui de Cotonou. CEDEAO Pour être plus précis, voici les principales liaisons ferroviaires concernées: du Bénin au Niger: Parakou-Malanville-Gaya-Dosso-Niamey (625km); du Burkina au Niger: Kaya-Dori-Terra- Niamey (398km), Dori-Tambao (99km); du Togo au Bénin: Lomé-Aného- Segbohue (90km); et du Burkina au Togo: Ouagadougou-Blitta (783km). Une prochaine phase du projet portera sur des chemins de fer au Mali (1000mm), Nigéria (1067 mm à voie étroite montée à échelle de 1435 mm) et au Ghana (1067mm de voie). 7 Le Corridor de Nacala SADC 606.00 292.00 3 Le projet routier du Corridor de Nacala comporte des liaisons routières et ferroviaires. Le projet routier porte sur une distance de plus de 1,000km de travaux de génie civil et de deux poste frontaliers à point de passage unique (OSBPs), l'un entre le Mozambique et le Malawi et l'autre entre le Malawi et la Zambie. Ces travaux sont financés par la JICA, le Gouvernement de Zambie et la BAD qui a financé la mise à niveau du tronçon de Narcala en Zambie à hauteur de US$95 millions. La Phase I, approuvée en juin 2009, couvre une distance de 348km au Mozambique (prêt du FAD de 102.72 million d'ua) et une voie de contournement de SADC 28 REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 2015

No. Projet Région Coût de Mise en oeuvre prévu (Basé sur les Phases 2 & 3) (en million US$) Engagement (en Million US$) Description (Etat du Projet) Promoteur du Projet Secteur des Transports 6,899.00 666.78 13km au Malawi (prêt du FAD de 14.32 million d'ua). La Phase II qui fut approuvée en septembre 2010, couvre une distance de 114.7km en Zambie (un prêt du FAD de 69 million d'ua). La Phase III est en préparation. 8 Liaison ferroviaire Isaka- Kigali-Bujumbura CAO 4,000.00 1.50 3 Une étude de Faisabilité fut financée par la BAD dont le but est de prolonger la ligne ferroviaire de Isaka (Tanzanie) à Kigali (Rwanda) et à Bujumbura (Burundi). Le projet fait partie du Corridor Central de Transport de Dar es Salaam- Kigali-Bujumbura. Cette nouvelle ligne servira de route alternative au port pour les pays sans littoral comme le Rwanda et le Burundi. Un modèle de financement PPP est à l'étude par les promoteurs du projet. Le Rwanda sert de secrétariat pour ce projet. CAO 9 Le Pont Route/Rails de Brazzaville-Kinshasa CEEAC/ SADC N/D 7.70 2 Ce projet de pont routier et ferroviaire permettra de relier les villes de Brazzaville (République du Congo) et de Kinshasa (RDC), au dessus du fleuve Congo. Ce pont complètera une artère routière manquante à la l Autoroute Transafricaine: Tripoli-Windhoek Cape Town, et une ligne ferroviaire du réseau ferroviaire Point Noire-et du réseau ferroviaire d'afrique Australe. Ce pont renforcera l'intégration régionale et le développement dans les deux pays, tout en servant de bretelle interétatique et transafricaine sous-régionale. Une étude de Faisabilité est en voie de financement par la Banque Africaine de Développement (BAD). CEEAC/SADC RAPPORT ABRÉGÉ 2010 2012 www.nepad.org 29

3.3 Technologies de l'information et de la Communication: Réduire la fracture numérique de l'afrique l'expliquent principalement: prix élevé et disponibilité limitée. D'après les estimations locales, un circuit de base E1 coûte 5.000 dollars US par mois, contre, par exemple 10 à 20 dollars US (dans les pays développés) et 200 à 350 dollars US (en Inde). La plupart des infrastructures, quand elles existent, sont de mauvaise qualité 17. Des opportunités significatives et une demande insatisfaite Les efforts pour combler le fossé numérique entre l'afrique et le reste du monde contribueront grandement à la réduction de la pauvreté du continent et à son développement économique et social en améliorant l'efficience et la productivité, perfectionnant les services publics, créant des emplois, produisant de la connaissance, facilitant le commerce et l'intégration régionale. On pense qu'il existe une demande importante de large bande en Afrique, car l'augmentation rapide de l'utilisation de communications vocales mobiles jusqu'à présent (en dépit de leur prix relativement élevé et de leur disponibilité réduite dans de nombreuses parties de la région) montre la valeur que les gens accordent à la technologie des communications. Goulots d'étranglement et défis Les contraintes majeures à des services de TIC fiables et abordables (particulier le haut débit) sont l'absence d'infrastructures de base et de cadre politiques et de réglementation. Quand la structure de base est disponible, le réseau est concentré dans les zones urbaines, Expansion du Téléphone Mobile GSM en Afrique, 1999 2006 L'accès aux Technologies de l'information et de la Communication avancées est fondamental pour le développement économique et social de l'afrique à long terme. Il est de plus en plus essentiel que des infrastructures, des applications et des compétences en TIC soient en place et accessibles à la population pour combler le fossé de développement entre l'afrique et le reste du monde. Amélioration de l'accès aux communications vocales de base L'Afrique a réussi à augmenter rapidement son accès aux communications vocales de base. On estime que le taux de pénétration et de couverture du Système Mobile de Communication Mobile (GSM) est passée de pratiquement zéro pour la grande majorité des pays de la région (à l'exception majeure de l'afrique du Sud et du Sénégal) à plus de 50% (avec des pics frisant des fois 100% pour beaucoup de pays entre 1999 et 2006) 15. Et, il est attendue que l'expansion progresse. Combler le fossé numérique Malgré ce succès significatif dans le domaine des communications vocales, la mise à disposition de la connexion à haut débit demeure faible. On estimait en 2008 16, que seuls 5 pays avaient un taux de pénétration du haut débit supérieur à % et que le fossé entre l'afrique et le reste du monde s'élargit. Deux facteurs Source: Banque Mondiale 15 Déterminants de la fracture numérique en Afrique subsaharienne: Une Analyse Econométrique Spatiale de la Couverture du Téléphone Mobile, Banque Mondiale (Document de travail et de recherche 4516), Février 2008. 16 Groupe d'information de la Banque sur les TIC, Opérations Stratégiques, Banque Africaine de Développement, Octobre 2008. 17 Williams, Mark, Haut Débit pour l'afrique: Politique pour la Promotion du Développement des Ossatures(Backbone) Réseaux, Banque Mondiale. 30 REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 2015

laissant le reste hors de portée, et un marché non libéralisé (ou seulement partiellement libéralisé) avec concurrence limitée qui empêche un développement supplémentaire des réseaux, en limitant la disponibilité des services et en maintenant des prix élevés. Une base de compétences inadéquate enfreint également la capacité d'utiliser et de soutenir les infrastructures en développant des applications, du contenu et d'autres activités génératrices de revenus. Réseau à fibre optique (Existant, sous construction, planifié) 3.3.1 TIC et intégration régionale en Afrique L'Afrique entreprend à l'heure actuelle un certain nombre d'initiatives en matière de TIC, dont beaucoup sont de nature régionale. La nature régionale de ces initiatives nécessite des efforts importants de la part des pays, pour qu'ils coopèrent les uns avec les autres, synchronisent et coordonnent leurs cadres de politiques et de réglementation. Ainsi, une plus grande intégration régionale aidera à faire progresser diverses initiatives régionales dans ce secteur. En retour, un secteur des TIC perfectionné en Afrique, conduira probablement vers une intégration plus rapide de la région en facilitant les échanges commerciaux et sociaux entre les pays africains, comme cela s'est prouvé ailleurs dans le reste du monde. Ce défi est entrain d'être résolu via un cadre législatif et réglementaire contenu dans le Protocole dit de Kigali. Le Protocole de Kigali a été signé par douze pays en Afrique de l'est et Australe, et ratifié par huit d'entre eux. Les experts juridiques de la Commission de l'union Africaine ont confirmé que tout pays qui en ferait la demande pourrait accéder au Protocole, qui a été amendé dans ce sens pour que tous les pays du continent puissent y accéder. Le Sommet Connecter l'afrique qui a eu lieu à Kigali, Rwanda, en 2007, a défini les objectifs continentaux suivants en matière de TIC: Objectif 1: Objectif 2: Objectif 3: Objectif 4: Objectif 5: Interconnecter toutes les capitales et les villes majeures d'afrique et renforcer leur connectivité au reste du monde à l'horizon 2012. Connecter les villages africains à des services à large bande avant 2015 et mettre en œuvre des initiatives d'accès partagé comme la télé centres communautaires et les téléphones de village. Adopter des mesures réglementaires clés pour promouvoir un accès bon marché, généralisé à une gamme complète de services de TIC à large bande. Renforcer la capacité - soutenir le développement d'une masse critique de compétences en TIC requises pour l'économie du savoir. Adopter une e-stratégie nationale comprenant un cadre de cyber sécurité, déployer au moins un service modèle d'e-gouvernement, e-commerce et d'e-santé utilisant des technologies accessibles dans tous les pays africains à l'horizon 2015. Source : Banque Africaine de Développement 3.3.2 Partenaires en matière de TIC L'UA/NEPAD travaille en coopération avec des organismes continentaux et régionaux pour promouvoir l'intégration régionale dans le secteur des TIC en Afrique. Les partenaires continentaux Union africaine de télécommunications (UAT) Réseau Francophone de la Régulation des Télécommunications (FRATEL) Réseau africain des régulateurs des télécommunications (RART) UNECA Les partenaires régionaux Association des régulateurs des télécommunications de l'afrique occidentale (ARTAO) Régulateurs des communications de l'afrique australe (RCAA) Association des régulateurs des informations et des communications pour l'afrique orientale et australe (ARICAOA) Organisation de réglementation des postes et des télécommunications de l'afrique orientale (ORPTAO) Des programmes sont dans ce sens entrain d'être développés par différents partenaires aux fins d'atteindre ces objectifs. RAPPORT ABRÉGÉ 2010 2012 www.nepad.org 31

LES OBJECTIFS STRATÉGIQUES DE L'UA/NEPAD DANS LE SECTEUR DES TIC Objectif 1: ÉTABLIR DES CADRES HARMONISÉS DE POLITIQUES, DE LOIS ET DE RÉGLEMENTS au palier régional et continental, pour créer un milieu porteur, qui attirera l'investissement et favorisera le développement durable de télécommunications africaines concurrentielles/marchés régionaux de TIC, infrastructures et meilleur accès bon marché aux télécommunications/tic. Objectif 2: ACCÉLÉRER LE DÉVELOPPEMENT D'INFRASTRUCTURES INTÉGRÉES qui aideront à combler la fracture numérique, c.-à-d, favoriser l'accès à des services de télécommunications/tic fiables et de qualité qui auront un prix raisonnable pour la plus grande partie des populations africaines. Objectif 3: PROMOUVOIR LES E-APPLICATIONS ET LES SERVICES qui visent à améliorer les services gouvernementaux (e-gouvernement), l'éducation (eéducation), le commerce et les affaires (e-commerce) et les autres services sociaux. Objectif 4: AUGMENTER LA COMPÉTITIVITÉ MONDIALE DE L'AFRIQUE en réduisant les coûts des services et permettant l'afrique d'entrer dans l'économie mondiale. Objectif 5: FOURNIR UN CADRE DE PARTENARIAT du continent 3.3.3 L'accent stratégique de l'ua/nepad en TIC Le Programme e-afrique du NEPAD, précédemment connu sous le nom de la Commission e-afrique du NEPAD a été mandaté par l'ua/nepad pour développer une large stratégie des TIC et un plan d'action détaillé avec les objectifs: D'accélérer le développement de la connectivité entre pays africain, au sein des pays pris individuellement et de connecter l'afrique au reste du monde. De promouvoir les conditions qui feront de l'afrique un partenaire égal et un participant actif dans la Société Mondiale de l'information. Le Projet de câble sous-marin UHURUNET et le projet du Réseau terrestre UMOJANET sont les deux projets phares du Programme e-afrique du NEPAD. En Juin 2010, le projet UHURUNET a atteint un tournant significatif avec la signature à Paris, en France d'un Agrément de Gestion et de Construction avec France Telecom leader du Consortium ACE comprenant 23 membres de 19 pays et un autre contrat de fourniture avec Alcatel Lucent. Le Coût total de l'investissement qui sera réparti entre NEPAD/Baharicom et les partenaires dans ACE est de 225 millions de dollars US, qui seront levés sur la base de fonds propre et de prêts. Le Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PIDA) entreprendra une étude complète, scientifique portant sur les infrastructures dans le secteur des TIC qui guidera de telles activités dans le futur. Les objectifs de l'étude du PIDA sur les TIC sont énumérés dans l'encadre ci contre. Alors que le PIDA fait des examens et articule un ensemble intégré de priorités d'infrastructures pour le continent, les projets du tableau suivant sont considérés comme prioritaires pour développer le secteur des TIC entre 2010 et 2012. Source: Programme pour le Developpement des Infrastructures en Afrique (PIDA) PAA Programmes Prioritaires en TIC, 2010 2012 No. Projet Région Coût de Mise en oeuvre prévu (Basé sur les Phases 2 & 3) (en million US$) Engagement (en million US$) Description (Etat du Projet) Promoteur du Projet Secteur des TIC 696.30 2.45 1 Les TIC à large bande du NEPAD (Projet de Câble Sous-marin, UHURUNET) Continental 225.00 N/D 3 Ce programme vise à ceinturer tout le continent à l'aide d'un câble sous-marin UHURUNET. Ce réseau, de pair avec le réseau terrestre UMOJANET, connectera 54 pays africains entre eux. L'objectif du programme est de diminuer les coûts des communications, fournir des systèmes intégrés de communication et d'aider à l'intégration du continent en favorisant les échanges commerciaux, sociaux et culturels. Le système de câble sous-marin ACE (Africa Coast to Europe) a signé un Accord historique de Construction et de Maintenance à Paris le 5 juin 2010 avec 19 membres de 23 pays, suivi de la signature déterminante du Contrat NEPAD/NPCA 32 REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 2015

No. Projet Région Coût de Mise en oeuvre prévu (Basé sur les Phases 2 & 3) (en million US$) Engagement (en million US$) Description (Etat du Projet) Promoteur du Projet Secteur des TIC 696.30 2.45 d'approvisionnement avec Alcatel-Lucent. Le Contrat est entré en vigueur le 3 août 2010. Le câble sous-marin ACE (Africa Coast to Europe) est co-parrainé par France Telecom, Baharicom (une société initiée par le NEPAD), et des groupes d'intérêt émanant du secteur privé. 2 Le Réseau de la Communauté de l'afrique Orientale CAO 30.00 0.40 3 Ce projet établira une ossature (backbone) pour le Burundi, Kenya, Rwanda, Tanzanie et l'ouganda en couvrant 4,493km, et reliera le Djibouti, Erythrée, Ethiopie et le Soudan. Il comprend également le câble du Système sousmarin de l'afrique Orientale (EASSy). CAO 3 Projet de Réseau fédérateur à Large Bande de l'afrique Centrale CEEAC 100.00 0.60 3 Ce projet établira des liaisons entre Libreville- Franceville-Lekoni-Oyo-Brazzaville, Cameroun- Tchad-République Centrafricaine et une station SAT-3 à Douala, sur plus de 4,406km. CEEAC 4 Réseau à Grande Distance de l'afrique de l'ouest (ECOWAN) CEDEAO 252.00 0.50 2 Le réseau ECOWAN (Réseau à haut débit de la CEDEAO) constitue une plateforme pour la cybergouvernance qui assurera l'inter connectivité à haut débit intra-communautaire qui aidera à accélérer l'intégration régionale notamment dans les domaines des échanges, administrations douanières, tourisme, coopération monétaire, agriculture et contribuera à la mise en oeuvre de la base de données sectorielle ainsi qu'à un réseau internet amélioré pour les ressortissants Ouest Africains. Le réseau assurera les liaisons entre les pays de la CEDEAO entre eux et couvrira une distance de plus de 14,285km. Les Ministres en charge des télécommunications, de l'information et des TIC au sein des Etats membres de la CEDEAO ont approuvé le samedi 31 juillet 2010 un projet régional de la cybergouvernance de l'ordre de $100 millions qui renforcera des échanges d'information sans fioritures parmi les agents de la Commission de la CEDEAO, des institutions de la Communauté et parmi les points focaux nationaux de la CEDEAO. CEDEAO 5 Le Réseau Régional (de Voyage de Retour) de l'afrique Australe. SADC 81.00 0.50 2 Le réseau établira des liens entre les pays de la région de la SADC (14,757km). SADC 6 Commununication maritime relative à la sécurité sur le Lac Victoria Tripartite 8.30 0.45 2 Le projet comprendra les composantes suivantes: a) système de communication sans fil basé sur la technologie GSM permettant des contacts à deux-sens entre des navires en détresse et des centres de sauvetage; b) un Centre Régional de Communications Maritimes (CRCM), doté d'une capacité de détecter et traiter les appels de détresse des trafics radiophoniques dans la région; et c) un système de communications maritimes pour les opérations de Recherche et de Sauvetage. Un crédit pour une étude de faisabilité de pré-investissement est en cours de finalisation. Tripartite RAPPORT ABRÉGÉ 2010 2012 www.nepad.org 33

3.4 Eaux Transfrontalières: Faire progresser la coopération régionale en gestion des ressources en eau Bassins d'eaux transfrontalières en Afrique Source: Afrique Atlas Notre environnement changeant, UNEP L'eau est essentielle au maintien de la vie, à la réduction de la pauvreté, à la croissance et au développement durable. 18 L'eau est l'apport quasi universel dans tous les domaines de l'activité humaine allant des besoins individuels aux grands projets énergétiques. Sa disponibilité est affectée par le changement climatique. Du fait de la sècheresse et des inondations, elle cause des impacts environnementaux majeurs et pousse à la migration des populations. Une population grandissante qui augmente la demande d'une offre déjà limitée en eau. On estime que plus de 300 millions de personnes en Afrique souffrent de pénurie d'eau. L'eau présente un ensemble de questions, complexes à long terme, qui interpellent les dirigeants et, requièrent de la vision, de l'action et des ressources. Les Africains dépendent des sources d'eau transfrontalières L'Afrique a 59 bassins fluviaux transfrontaliers, 15 lacs principaux, 38 systèmes aquifères transfrontaliers et 24 bassins hydrographiques principaux qui traversent les frontières politiques artificiellement dessinées par l'homme dans au moins deux pays africains. Ces ressources couvrent environ 64% des terres du continent et contiennent 93% du total de ses eaux de surface 19. Ces bassins fluviaux abritent également 77% de la population de l'afrique. 3.4.1 Eau et intégration régionale en Afrique La combinaison des forces environnementales et des problèmes politiques posés par la gestion d'une ressource possédée par plusieurs pays pose des défis considérables pour fournir une qualité et une quantité adéquate d'eau au continent. La gestion des ressources aquifères transfrontalières est essentielle pour relever ces défis et nécessite des partenariats qui encouragent une coopération durable à une échelle continentale et régionale. (Les projets d'assainissement sont presque tous de portée nationale. La Vision africaine de l'eau pour 2025, produite en 2000, fournit le cadre à long terme pour le développement aquifère en Afrique. Sous l'égide du CMAE (Conseil des ministres africains sur l'eau), des déclarations ministérielles ont traité les questions aquifères clés, menant à la déclaration du Sommet de l'ua de Sharm El Sheikh (2008). De nombreux engagements multilatéraux et bilatéraux ont été pris pour soutenir une gestion intégrée de l'eau dans les sept bassins. La Facilité africaine de l'eau (FAE) a été établie et est abritée par la BAD et ses investissement en infrastructures ont atteint 2,9 milliards $ en 2007 (ICA). Il reste cependant encore des engagements énormes à respecter pour atteindre les cibles de la Vision africaine de l'eau pour 2025. 18 Plan d'action à Court Terme du NEPAD pour les Ressources en Eaux Transfrontalières, 2005. 19 Afrique Atlas Notre Environnement Changeant, UNEP. 34 REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 2015

LES OBJECTIFS STRATÉGIQUES DE L'UA/NEPAD DANS LE SECTEUR DE L'EAU ET L'ASSAINISSEMENT Objectif 1: ASSURER LA SÉCURITÉ EN MATIÈRE D'EAU pour satisfaire les augmentations futures de la demande d'eau et permettre le développement socio-économique des régions du continent africain Objectif 2: PERMETTRE UNE RÉPARTITION ÉQUITABLE des ressources aquifères parmi les utilisations concurrentes de l'eau pour le développement durable Objectif 3: PROMOUVOIR UN PARTAGE ÉQUITABLE des avantages créés par le partage des ressources des basins Objectif 4: ATTÉNUER LES INCIDENCES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE en s'adaptant aux incidences du changement climatique et de la variabilité des régimes climatiques et en les atténuant Objectif 5: AMÉLIORER LA COOPÉRATION RÉGIONALE en déployant les Principes intégrés de gestion des ressources en eau (IWRM) en particulier pour les ressources des réseaux partagés par les organismes des bassins fluviaux (L/RBOs) et les protocoles aquifères régionaux Objectif 6: ASSURER UN SOUTIEN GOUVERNEMENTAL en s'assurant que le Conseil des ministres africains sur l'eau (CMAE) soutienne pleinement les résultats Partenaires continentaux Le Conseil des ministres africains sur l'eau (CMAE) Le Réseau africain des organismes de bassin UN Water Le Réseau de la société civile africaine de l'eau et de l'assainissement Partenaires régionaux La Commission du lac Victoria (LVBC) L'Initiative du Bassin du Nil (IBN) La Communauté économique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) L'Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) 3.4.3 L'accent stratégique UA/NEPAD en matière d'eaux transfrontalières Le document directeur pour les activités de l'ua/nepad dans le secteur de l'eau et de l'assainissement sera le Programme pour le Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA) qui fournira une étude complète, scientifique et vérifiable sur les besoins des eaux transfrontalières d'afrique et deviendra le plan directeur pour la gestion des eaux transfrontalières de l'afrique. Les objectifs du programme du PIDA dans le secteur de l'eau et de l'assainissement sont exposés dans l'encadré cicontre. Alors que le processus du PIDA examine et articule un ensemble complet de priorités d'infrastructures pour le continent, on considère que les projets du tableau ci-dessous sont des programmes prioritaires de développement et d'investissement dans le secteur de l'eau et de l'assainissement entre 2010 et 2012. Objectif 7: PROMOUVOIR LA PROTECTION ENVIRONNEMENTALE en assurant la protection et la gestion de l'environnement Objectif 8: REMPLIR LA VISION AFRICAINE DE L'EAU en réalisant la Vision africaine de l'eau pour 2015 à long terme Le NEPAD a choisi sept bassins fluviaux transfrontaliers, détenant 80% des ressources aquifères du continent, comme priorités de son plan d'action à court terme (STAP). L'objectif ultime est de créer des systèmes opérationnels et entièrement intégrés de gestion des bassins. Les progrès enregistrés dans les bassins au travers des mesures prises, ont besoin d'être matérialisés pour atteindre les objectifs fixés. 3.4.2 Partenaires en Eaux Transfrontalières L'UA NEPAD travaille en coopération avec un certain nombre d'organismes spécialisés continentaux et régionaux pour promouvoir l'intégration régionale dans le secteur de l'eau et de l'assainissement en Afrique. Il s'agit de: RAPPORT ABRÉGÉ 2010 2012 www.nepad.org 35

PAA Programmes Prioritaires en Eaux Transfrontalières, 2010 2012 Projet Région Coût de Mise en oeuvre prévu (Basé sur les Phases 2 & 3) (en million US$) Engagement (en million US$) Description (Etat du Projet) Promoteur du Projet Secteur des Eaux transfrontalières 120.00 20.00 Gestion & Planification des Ressources en Eau dans le Bassin du Nil COMESA 33.00 N/D 2 Ce programme vise à établir une fondation technique commune pour faciliter la planification et la gestion des ressources intégrées en eau du bassin du Nil. COMESA Projet de Gestion de l'eau et de son Environnement dans le Bassin du Fleuve Sénégal OMVG/ CEDEAO 21.00 20.00 3 Le projet porte sur le développement d'un cadre pour un environnement durable du bassin du fleuve Sénégal doublé du lancement d'un programme de coopération relatif au bassin pour un système de gestion transfrontalière efficace des terres et des eaux. OMVS/CEDEAO Programme d'investissement relatif (à la vision partagée) du Bassin du Fleuve Niger CEDEAO 66.00 N/D 2 Ceci constitue un programme d'investissement visant à réaliser la vision partagée pour un développement soutenable du Bassin du Fleuve Niger, à travers des renforcements de capacités et l'investissement des actionnaires, la préservation de l'écosystème et la protection des ressources spécifiques ainsi que le développement des infrastructures socioéconomiques, y compris trois barrages transfrontaliers. CEDEAO Voici ci-dessous d'autres programmes d'intégration régionale en cours de développement dans le domaine des Eaux Transfrontalières Priorités émergeantes en Eaux Transfrontalières Programmes/projets en Eaux Transfrontalières Eaux du Bassin du Lac Tchad, Eaux du Bassin du fleuve Congo, Eaux du Bassin du fleuve Okavanga et Eaux du Bassin du fleuve Zambèze. Le NEPAD a choisi sept bassins transfrontaliers, détenant 80% des ressources en eau du continent, comme priorités de son Plan d'action à court terme (STAP). Des engagements majeurs multilatéraux et bilatéraux ont été pris pour soutenir une gestion intégrée des eaux dans les sept bassins. Des projets d'investissement ont été initiés dans les trois bassins faisant partie des programmes prioritaires du PAA. Les quatre bassins considérés comme priorités naissantes font l'objet d'efforts de renforcement de capacité. Par exemple, pour faire face à une baisse sévère de la ressource, le programme PRODEBALT, programme de développement durable du bassin du Lac Tchad, vise à initier une gestion partagée des ressources en eau, à établir des réseaux durables de collecte de données, d'entreprendre des mesures sectorielles pour contrôler la demande d'eau et à combattre la désertification et la perte de biodiversité, à assurer la prévention et le contrôle des contaminants, à améliorer les méthodes d'exploitation des écosystèmes aquatiques et à lancer des études techniques sur le transfert de l'eau entre les bassins. Son financement nécessaire de 90 millions $US sur cinq ans sera assuré par un groupe de partenaires majeurs en développement, menés par la BAD. Gestion régionale de l'eau dans la Corne de l'afrique. Les experts de l'initiative de la Corne de l'afrique ont identifié six projets clés visant à renforcer la gestion de l'eau et à augmenter l'offre d'eau dans cette région aride et semi-désertique. Ces projets comprennent une récolte de l'eau, des forums de dialogue régional, une évaluation des eaux terrestres, le renforcement de la capacité pour les institutions de planification de l'eau, un fonds de fiducie d'eaux régionales, et un approvisionnement rural en eau dans les régions pastorales de Karamoja. Gestion partagée de la nappe aquifère. Le système nubien de nappe aquifère dans les grès (NSAS) est le réservoir le plus grand d'eau fossile souterraine du monde. Il est partagé par quatre États : le Tchad, l'égypte, la Libye et le Soudan, et occupe plus de 2 millions de kilomètres carrés. Avec un volume total estimé à 542.000 kilomètres cubiques, il a le potentiel, si on l'exploite à grande échelle, de transformer une région aride en un oasis. La gestion de cette ressource clé a pour objet une gestion rationnelle et équitable de la NSAS pour le développement durable socioéconomique et la protection de la biodiversité et des ressources terrestres. 36 REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 2015

4. Genre et Développement: Faire avancer l'égalité des genres en Afrique Les femmes représentent 52 % de la population africaine et contribuent de manière significative au développement du continent. Elles demeurent le fer de lance du secteur agricole, les actrices clés de l'industrie des services, les moteurs incontestés du secteur informel et de l'économie domestique. Cependant, elles jouissent rarement d'une égalité d'accès aux services de base, ou encore de chances égales et sont souvent exclues des processus majeurs de prise de décision. En reconnaissance de leur rôle et des contraintes auxquelles elles sont confrontées, les leaders africains ont, dans l'article 4(1) de l'acte Constitutif de l'union Africaine, adopté un principe de parité hommes femmes. Bien plus, par l'adoption du Protocole à la Charte Africaine des Droits de l'homme et des peuples, relatif aux droits des Femmes en Afrique et la signature de la Déclaration Solennelle sur l'égalité entre les sexes, les Chefs d'états ont démontré à un très haut niveau Inégalités dans les institutions sociales de par le monde leur engagement pour l'égalité entre les sexes. Les statuts de la CUA et le document fondateur du NEPAD appellent à un ancrage central de l'égalité entre les sexes dans le politique de l'ua/nepad. En fait, l'un des deux objectifs du NEPAD est spécifiquement consacré à l'autonomisation des femmes. À cet égard, tous les organes de l'ua, y compris la Commission de l'union Africaine et le NEPAD, se sont engagés à s'assurer que l'égalité entre les sexes soit une question transversale au cœur de l'institution. Aux fins de combler le fossé existant entre les sexes et traiter les disparités existantes entre les sexes, l'ua/nepad a besoin de ressources additionnelles à utiliser pour le renforcement des capacité institutionnelle, l'expertise technique et le financement d'interventions spéciales pour traiter les barrières préjudiciables à l'égalité des sexes. Des ressources additionnelles soutiendront l'adoption généralisée de l'égalité entre les sexes et la mise en œuvre de la Plateforme pour l'action de Beijing au niveau national ainsi que le renforcement des capacités liées à la mise en œuvre des projets et interventions qui traitent de la marginalisation basée sur le sexe à travers l'exclusion sociale, la vulnérabilité et pour les enfants orphelins. 4.1 Genre et Développement et Intégration régionale en Afrique Le Protocole de la Charte Africaine des droits de l'homme et des peuples sur les droits des femmes en Afrique a élargi sa définition dans la Déclaration sur l'élimination de la violence contre les femmes, en incluant dans sa portée la violence économique ou violence tout court 20. Il est certain que l'un des problèmes de la politique sur les rapports hommes femmes de l'ua n'est pas seulement d'assurer que la Convention sur l'élimination de la discrimination contre les femmes (CEDAW) soit ratifiée par tous les pays, mais qu'elle soit également appliquée par tous les États membres. Les CER et la structure de l'ua joueront un rôle important pour atteindre l'objectif 3 des ODM et pour mettre en œuvre la Convention (CEDRAW) au cours des cinq prochaines années. Avant la finalisation de la politique Genre de l'ua, le Protocole à la Charte Africaine des droits de l'homme et des peuples sur le droit des femmes en Afrique a été adopté et la Déclaration solennelle sur l'égalité des sexes a été signée 21. Source: OCDE, GID 20 Assemblée Générale des Nations Unies, Etude Approfondie sur toutes les formes de violence à l'encontre des femmes, Rapport du Secrétaire Général, 6 Juillet 2006. 21 PAA Préambule du Genre et du Développement, Mars 2008. RAPPORT ABRÉGÉ 2010 2012 www.nepad.org 37

4.2 Accent stratégique de l'ua/nepad sur les questions de Genre et développement La Politique de l'ua sur la question du Genre et du Développement de 2009 est Le document directeur des activités de l'ua/nepad portant sur les rapports homme femme. Les objectifs qui y sont énoncés sont exposés dans l'encadré ci contre. Les engagements de politiques Les engagements de politiques de la Politique sur les rapports hommes femmes sont basés sur les instruments internationaux et sur ceux de l'ua y compris : l'acte Constitutif de l'union Africaine, les Objectifs de Développement du Millénaire, la Déclaration Solennelle sur l'égalité des Genres, (SDGEA), le Protocole de la Charte Africaine des Droits de l'homme et des Peuples relatif aux droits des femmes en Afrique, BPFA, la Résolution 1325 des Nations Unies (2000) sur la paix et la sécurité, mettant l'accent sur l'égalité des sexes comme base de la promotion de la culture de la paix, de la démocratie, du développement économique et social et des droits de l'homme. Ces engagements sont contenus dans les déclarations de politiques institutionnelles, des plans stratégiques, des feuilles de route et des plans d'action des organes de l'ua, des CER, et des Etats membres pour, atteindre les objectifs d'égalité des sexes et d'autonomisation des femmes dans huit domaines que sont: 1. Création ou promotion d'un milieu politique stable 2. Actions de protection juridique contre la discrimination pour assurer l'égalité des sexes 3. Mobilisation de différents acteurs autour de l'équité en genre en Afrique 4. Rationalisation et harmonisation des politiques et des programmes de rapports hommes femmes des Communautés économiques régionales 5. Mobilisation des ressources 6. Renforcement de la capacité pour accorder une priorité aux rapports hommes femmes 7. Importance accordée aux rapports hommes femmes dans tous les secteurs 8. Maintien de la paix, de la sécurité, règlement des conflits et reconstruction. Le Plan d'action sur la politique du Genre de l'union Africaine exposera une série de mesures aux fins d'incorporer les questions de genre dans toutes les composantes du travail de l''ua. Les résultats attendus de ce plan prendront en compte tous les secteurs du PAA comme ci-dessous indiqués. LES OBJECTIFS STRATÉGIQUES DE L'UA/NEPAD DANS LE SECTEUR DES RAPPORTS HOMMES- FEMMES Objectif 1: Défendre la promotion d'un environnement et de pratiques responsables en matière de rapports hommes femmes, ainsi que le respect des engagements sur les droits de la personne, l'égalité entre les sexes et l'octroi de pouvoir aux femmes pris au palier international, continental, régional et des États membres. Objectif 2: Initier et accélérer l'adoption généralisée de l'égalité des sexes dans les institutions, les cadres juridiques, les politiques, les programmes, les cadres et les plans stratégiques, les ressources humaines et les systèmes de gestion du rendement, l'affectation des ressources et les processus de prise de décision à tous les paliers. Objectif 3: Promouvoir l'élaboration de directives et l'application de normes contre la violence sexuelle et axée sur le sexe, le langage et les actes insensibles au sexe en lieu de travail (comprenant la Commission de l'ua et ses autres organismes, les CER et les États membres). Objectif 4: Élaborer un système de gestion des rapports hommes femmes (GMS) dans l'ua et promouvoir son adoption dans les organismes de l''ua, les CER et les États membres. Objectif 5: Traiter les barrières basées sur le sexe au libre mouvement transfrontalier des personnes et des biens dans tout le continent. Objectif 6: Promouvoir un accès équitable pour les femmes aussi bien que pour les hommes au contrôle des ressources, à la connaissance, à l'information, à la possession de la terre et des entreprises, et aux services comme l'éducation et la formation, les soins de santé, le crédit et les droits juridiques; et Objectif 7: Faciliter la mise en œuvre de mesures correctives pour traiter les inégalités existantes d'accès et contrôler les facteurs de production, en particulier la terre. Source: Politique sur les rapports hommes femmes de l'union Africaine Alors que le Plan d'action de la Politique de l'ua sur le Genre présente un ensemble de priorités sur la question genre sur le continent, les projets dans le tableau suivant sont considérés comme des programmes prioritaires pour le développement et l'investissement dans le secteur du genre entre 2010 et 2012. 38 REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 2015

Secteurs Résultats attendus Priorités transversales Mise en oeuvre de la Politique Genre de l'ua, et de celles des Etats membres, des CER a travers les secteurs et les programmes Adopter les politiques de discrimination positive en matière de recrutement, d'emploi, d'avancement de carrière et de promotion. Mettre en place des politiques de harcèlement sexuel Eliminer les violences sur les lieux de travail comme le harcèlement sexuel et l'intimidation Outils de propagation de la dimension genre dans tous les secteurs Garantir l'égal accès aux opportunités, services et facteurs de production Développer des indicateurs pour identifier et mesurer les progrès en direction de l'égalité homme femme dans tous les programmes et secteurs Infrastructures Développer la sensibilité en genre dans les opérations d'infrastructure Améliorer l'équilibre en genre en recrutant dans le secteur des Infrastructures Sensibiliser sur les différents besoins en infrastructure aussi bien pour les hommes que pour les femmes Augmenter la participation des femmes dans les processus de prises de décision a tous les niveaux en matière d'infrastructure Commerce, Accès au Marchés et Les femmes doivent faire partie des processus de prises de décision sur les questions de commerce et d'industrie développement du secteur privé Développer la sensibilité en genre dans les Accords de commerce Mettre en place un Institut de formation pour les femmes dans le contexte de l'entreprise Accroitre les entreprises des femmes en Afrique y compris l'accès au micro crédit Eduquer les femmes pour promouvoir la sensibilisation, l'éducation économique, afin que les femmes s'organisent en coopérative pour attirer les investissements Développer un cadre de renforcement de capacité des femmes pour des programmes de commerce. Introduire des mesures pour contrer les résultats négatifs des réformes du commerce Intervention en matière d'égalité de genre pour contourner les contraintes du marché pour que les femmes détiennent des PME/PMI Gouvernance Créer, pour les femmes, des programmes de formation et de défense des femmes en gouvernance Adopter des politiques particulières sensibles aux rapports hommes femmes en politique et le cas échéant en gouvernance Adopter l'action positive et un système de quota de partage et de représentation pour augmenter la participation des femmes dans le processus de prise de décision Bâtir une gouvernance sensible aux rapports hommes femmes, démocratique et responsable Mettre en place des mécanismes d'imputabilité pour assurer que les institutions de gouvernance honorent et favorisent leurs engagements d'égalité entre les sexes Bâtir la capacité des femmes de devenir des acteurs politiques efficaces pour transformer l'espace politique en un espace où il y a égalité des sexes Défendre, sensibiliser et éduquer pour changer les mentalités sur l'engagement des femmes en prise de décision, politique et vie publique Programme Prioritaire du PAA en Genre et Développement, 2010 2012 Projet Région Coût de Mise en oeuvre prévu (Basé sur les Phases 2 & 3) (en million US$) Engagement (en million US$) Description (Etat du Projet) Promoteur du Projet Promotion des questions de Genre 1.00 10.20 Programme d'intégration des Préoccupations des Femmes de l'ua/nepad Continental 1.00 0.20 2 Le programme afférent au genre du NEPAD devra articuler et promouvoir l'incorporation des questions relatives aux femmes en utilisant des mécanismes éprouvés aussi bien que de meilleures pratiques en vue de l'intégration des préoccupations des femmes dans le courant dominant des mécanismes de prise de décision, de mise en oeuvre et de gestion. L'Agence du NEPAD facilitera le renforcement des capacités du personnel professionnel et des programmes sur les questions relatives au genre en droite ligne avec l'agenda-genre de l'ua, et du Cadre Stratégique de Renforcement des Capacités de l' UA/NEPAD. Les outils et matériaux d'intégration des questions de genre à savoir: manuels, brochures, et autres outils sur le genre, seront élaborés pour le personnel du NPCA, les CER et les gouvernements qui exécutent les programmes prioritaires du NEPAD. Le cadre relatif à l'intégration des préoccupations des femmes devra dégager des stratégies visant à AECID/Gouvernement Espagnol RAPPORT ABRÉGÉ 2010 2012 www.nepad.org 39

Projet Région Coût de Mise en oeuvre prévu (Basé sur les Phases 2 & 3) (en million US$) Engagement (en Million US$) Development Stage Description (Etat du Projet) Promoteur du Projet Promotion des questions de Genre 1.00 10.20 suivre, évaluer les progrès réalisés dans le domaine. A la fin du processus d'incorporation des questions des femmes du NEPAD, des condensés de politiques spécifiques au secteur seront présentés et exploités pour pallier d'éventuelles lacunes identifiées. Programme d'autonomisation des Femmes Africaines (L'AECID/Gouvernement espagnol s'était engagé à injecter 10m ($7.5m) sur une période de trois années, pour appuyer l'autonomisation des Femmes en Afrique) Continental 10.00 3 Le Fonds NEPAD du Gouvernement Espagnol relatif à l Autonomisation des Femmes Africaines rime harmonieusement avec les missions assignées au NPCA et à l'agence Espagnole pour la Coopération Internationale et le Développement (AECID). Les deux institutions oeuvrent pour l'atteinte des OMD d'ici 2015 en Afrique et militent ainsi en faveur de l'allègement de la pauvreté en considérant l'équité genre, l'égalité et l autonomisation des femmes comme un préalable indispensable pour un développement et une croissance durables. Cet engagement figure dans le Protocole d'accord signé par le NEPAD et le Gouvernement d'espagne le 12 juin 2007, pour formaliser l'établissement du fonds NEPAD/Espagne en faveur de l Autonomisation des Femmes en Afrique. Les deux institutions ont réitéré cet engagement lors de la 4è réunion du Comité de Gestion dudit fonds, le 17 juin 2009 par l extension de la durée du fonds sur une période de cinq ans, effective à partir de cette date. AECID/Gouvernement Espagnol L'objectif de ce fonds est de promouvoir l'égalité entre les sexes et accroître les capacités et autonomie des femmes africaines, afin de contribuer à l'accélération de la réalisation des OMD, en particulier celui de l'omd3. Durant le premier appel à propositions de 2008, 46 projets provenant de 23 pays d Afrique au sud du Sahara ont été approuvés. En outre, 2 millions d Euros ont été décaissés pour réaliser une Pépinière d'affaires pour les projets de Femmes mis en oeuvre par le COMESA et la CEDEAO. Son bien-fondé est d'appuyer les femmes d'affaires africaines. Ces pépinières d'affaires contribueront à l'augmentation des capacités des PME gérées par les femmes dans les pays africains. Durant la récente 5è réunion du Comité de Gestion du fonds, 10 millions d'euros ont été approuvés pour décaissement au fonds par l AECID vers la fin de l'année 2010, ayant pour but de lancer le deuxième appel à propositions en début de l'année 2011. Cette deuxième Phase du fonds se consacrera aux financements des projets des institutions/organisations africaines oeuvrant dans le domaine de l'autonomisation économique des femmes, de la Société Civile et des Organisations communautaires des Femmes ainsi que du renforcement de capacités institutionnelles. 40 REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 2015

5. Secteurs Transversaux 5.1 Commerce, Industrie, Accès aux marchés et développement du secteur privé: Faire progresser la compétitivité africaine sur le marché mondial Le commerce, l'industrialisation et l'investissement En 2007, les exportations s'élevaient à presque 425 milliards $US et représentaient 3% des exportations mondiales. Les exportations portent surtout sur les carburants et produits miniers (70%) et en produits agricoles. Les exportations vers l'asie ont considérablement augmenté. À l'intérieur de l'afrique, le commerce intra régional représente 7% du total des exportations, contre environ 50% en Asie. Les industries manufacturières représentent moins que 15% du produit intérieur brut dans beaucoup de pays africains et sont concentrées en alimentation, textiles, vêtements et chaussures. Les flux d'investissement étranger direct vers l'afrique sont passés d'environ 13 milliards $US en 2002 à 45 milliards $US en 2007, principalement en industries minières et diverses industries de services. Les flux totaux de capital privé net se sont élevés à 81 milliards $US en 2007. Les défis Avec presque la moitié de la population âgée de moins de 25 ans, la création d'emplois et de perspectives de carrière est essentielle à la prospérité et à la stabilité de l'afrique. L'Afrique est dotée de ressources naturelles abondantes, en particulier de nombreuses ressources agricoles, minières et industrielles, mais le continent demeure relativement pauvre, avec peu ou pas d'industries de transformation générant de la valeur ajoutée et d'apports locaux minimaux. La dépendance aux matières premières expose les pays africains riches en ressources aux caprices des marchés mondiaux et aux fluctuations des prix. Les contraintes de l'offre constituent un facteur limitant dans de nombreux pays, aussi bien dans la transformation que dans l'agriculture. Les réponses Le NEPAD reconnait le rôle critique du secteur privé comme moteur de la croissance économique du continent. Il encourage les gouvernements à créer un environnement favorable aux activités commerciales aux investissements, et encourage les partenaires à faciliter un plus grand accès au marché mondial. Les mesures comprennent des réformes juridiques et réglementaires, une harmonisation des normes et une facilitation du commerce, une réduction des droits de douane intérieurs, un renforcement des marchés financiers, l'acquisition des technologies et le partage des connaissances, la diversification industrielle et une participation stratégique aux négociations commerciales internationales. En outre, des politiques économiques fondamentales comme celles favorisant les investissements en infrastructures (énergie, communications, transports et eau, etc.) sont essentielles à la promotion et au maintien du développement industriel de l'afrique. Également, le renforcement des capacités dans les domaines de la santé, de l'éducation et de la formation, et du développement technologique sont nécessaires pour permettre au continent d'entrer en concurrence dans une économie mondiale de plus en plus axée sur les connaissances. L'aide au commerce est un mécanisme qui peut traiter ces impératifs (voir encadré). 5.1.1 Commerce, industrie, accès aux marchés, développement du secteur privé et intégration régionale en Afrique L'ouverture des marchés africains par le développement des infrastructures et la facilitation du commerce est un élément L'aide au commerce est l'assistance par la communauté internationale pour aider les pays à traiter les contraintes du côté de l'offre à leur participation aux marchés internationaux et pour faire face aux ajustements transitionnels aux coûts dus à la libéralisation du commerce. Elle couvre l'assistance en politique et réglementation commerciale mais également en infrastructures connexes au commerce et en ajustements aux budgets gouvernementaux liés au commerce. La réunion ministérielle de l'omc à Hong Kong a lancé cette initiative en 2005. L'Union européenne est un partisan majeur de cette démarche et a engagé 2,73 milliards EUR à l'afrique en 2007. Le soutien à l'intégration régionale est une priorité. Le Fonds de développement européen a affecté 645 millions EUR à l'afrique orientale et australe (EAC- COMESA-SADC), principalement pour un programme de corridor Nord Sud planifié conjointement. Un autre examen régional de l'aide au commerce a eu lieu dans la région de l'ecowas en juin 2009 et un examen mondial est prévu en juillet 2009. Dans ce contexte, on peut considérer l'aide au commerce comme une modalité importante de financement, qui fournit un soutien technique à la libéralisation du commerce et qui soutient également la base d'infrastructures qui est essentielle pour faire croître L'éradication de l'extrême famine et de la pauvreté ne peuvent se réaliser qu'à travers une croissance économique rapide et une concurrence renforcée. Asha-Rose Migiro, Secrétaire Générale Adjointe des Nations Unies RAPPORT ABRÉGÉ 2010 2012 www.nepad.org 41

important d'intégration régionale en Afrique. Le rôle des huit Communautés économiques régionales (CER) du continent est déterminant pour élargir les zones de libre échange et les unions douanières, ainsi que d'autres formes de facilitation du commerce. 5.1.2 Partenaires en matière de commerce, d'industrie, d'accès aux marchés et du développement du secteur privé L'UA/NEPAD travaille en coopération avec un certain nombre d'organismes spécialisés continentaux et régionaux pour promouvoir l'intégration régionale en matière de commerce, d'industrie, d'accès aux marchés et du développement du secteur privé en Afrique. Il s'agit notamment de: Les partenaires internationaux L'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) Les partenaires continentaux La Conférence des ministres africains de l'industrie (CAMI) La Facilité de climat d'investissement (ICF) Les partenaires régionaux Les Communautés économiques régionales 5.1.3 L'accent stratégique de l'ua/nepad en matière de commerce, d'industrie, d'accès aux marchés et de développement du secteur privé En 2004, le Sommet de l'union Africaine tenu à Addis Ababa a adopté l'initiative Africaine de Capacité Productive (APCI) comme cadre de politique de l'effort d'industrialisation de L'Afrique par le NEPAD. L'APCI était conçu pour faciliter un passage à une approche pratique visant à favoriser, par une démarche sectorielle, la productivité et le rendement industriel, la création d'emplois durables et la contribution de l'industrie à la réduction de la pauvreté. En Janvier 2008, l'assemblée de l'union Africaine a adopté le Plan d'action pour le développement industriel accéléré de l'afrique (AIDA). La Conférence des ministres africains de l'industrie (CAMI) a, par la suite adopté une Stratégie de mise en œuvre pour: Promouvoir la diversification économique par des activités à valeur ajoutée industrielle; Créer un environnement favorable et un cadre institutionnel qui favorisent le développement industriel privé sensible au secteur, la coopération économique régionale et la compétitivité internationale: et Améliorer la capacité de l'offre et de la demande de production industrielle et du commerce. Les objectifs spécifiques du programme de cette stratégie sont basés sur les mesures indiquées dans l'encadré ci-dessous. 5.2 Environnement et changement climatique: Promouvoir la durabilité des écosystèmes africains L'Afrique détient certaines des ressources environnementales les plus riches du monde. Les Africains dépendent d'un écosystème sain et dynamique. Ils utilisent les produits forestiers, l'eau, les aliments à toutes sortes d'usages, allant de la production agricole jusqu'au tourisme. Cependant, si l'afrique n'est pas capable de faire une bonne gestion de ses ressources pour une utilisation durable, ces trésors feront face à de nombreuses menaces dans l'avenir. Une riche biodiversité L'Afrique possède plus de 3.000 zones protégées, comprenant 198 zones de protection marine, 50 réserves de la biosphère et 80 zones humides d'importance internationale. Huit des 34 régions névralgiques de la biodiversité du monde se trouvent en Afrique 22. En dépit de la LES OBJECTIFS DE L'UA/NEPAD EN MATIERE DE COMMERCE, D'ACCES A L'INDUSTRIE ET AUX MARCHES ET AU DEVELOPPEMENT DU SECTEUR PRIVE SONT BASES SUR LES MESURES SUIVANTES: Objectif 1: Bâtir la capacité productive et les capacités pour transformer l'avantage comparatif en compétitivité industrielle. Objectif 2: Promouvoir les actions qui facilitent les exportations de produits à valeur ajoutée par la conversion des marchandises en produits. Objectif 3: Améliorer les liens commerciaux et la pénétration dans le marché pour élargir l'étendue du marché des produits. Objectif 4: Promouvoir les chaînes de valeurs en pensant mondialement et en agissant localement, pour créer les emplois et réduire la pauvreté. Objectif 5: Développer les petites et moyennes entreprises (PME) et leurs liens avec les grandes entreprises pour saisir les opportunités d'expansion industrielle. Objectif 6: Promulguer la normalisation, l'accréditation, la qualité et la métrologie pour une intégration efficace au marché mondial. Objectif 7: Encourager des partenariats public-privés pour le développement industriel. Objectif 8: Supprimer les entraves bureaucratiques et administratives au commerce et aux investissements. 22 Afrique Atlas Notre Environnement Changeant, UNEP. 42 REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 2015

reconnaissance de leur statut, ces zones demeurent sous la menace de braconnages, d'intrusion et d'introduction d'espèces nouvelles. La menace de la dégradation des sols En l'absence d'une bonne gestion de l'environnement, la terre se dégrade de plus en plus en Afrique. Les formes les plus répandues de dégradation sont la désertification, la déforestation, les tempêtes de poussière, l'augmentation de la pollution et la perte de l'écosystème découlant d'une urbanisation rapide. 31% des pâturages et 19% des forêts de la région sont classés comme dégradés. Les forêts représentent plus de 20% des terres africaines, mais sont détruites par l'abattage des arbres et la conversion de la forêt en zone d'agriculture et à d'habitation urbaine. L'Afrique perd actuellement plus de quatre millions d'hectares de forêt chaque année deux fois le taux moyen de déforestation au monde. La menace du changement climatique Bien que l'afrique produise seulement 4% du total des émissions mondiales de dioxyde de carbone, ses habitants souffrent énormément des conséquences du changement climatique. Dans de nombreuses parties du continent, même des petits changements de précipitations et de disponibilité d'eau ont des effets dévastateurs sur la production agricole et par conséquent sur la sécurité alimentaire. Comme le changement climatique s'intensifie et ses incidences s'accentuent, l'adaptation des collectivités africaines posera de plus en plus de défis. 5.2.1 Intégration régionale et changement climatique en Afrique Beaucoup de questions environnementales dépassent les frontières nationales. L'utilisation durable de ressources naturelles comme celles tirées des écosystèmes forestiers de même que la surveillance, la gestion et le contrôle du Zones transfrontalières protégées Zones protégées Source: Afrique Atlas Notre environnement changeant, UNEP changement climatique posent un problème majeur à tous les pays africains. Comme ces ressources et ces questions couvrent plus d'un pays, elles reçoivent souvent des niveaux de priorité politiques différents et des approches différentes de gestion, de lois et de règlements. Certains efforts ont été accomplis pour introduire des mécanismes de gestion qui impliquent la coopération internationale, mais il reste de nombreux défis à relever pour obtenir un cadre uniformisé. À cette fin, l'ua/nepad a mis l'accent sur six domaines de programmes et trois questions communes dans le Plan d'action du NEPAD pour l'initiative environnementale, qui met l'accent sur la promotion de la coopération régionale pour les questions transfrontalières d'environnement: Domaine de programmes 1 La lutte contre la dégradation des sols, la sècheresse et la désertification Domaine de programmes 2 La conservation des terres humides africaines Domaine de programmes 3 La prévention, le contrôle et la gestion des espèces étrangères envahissantes Domaine de programmes 4 La conservation et l'utilisation durable des ressources maritimes, côtières et des eaux intérieures Domaine de programmes 5 La lutte contre le changement climatique en Afrique Domaine de programmes 6 La conservation ou la gestion transfrontalière des ressources naturelles Question commune 1 La santé et l'environnement Question commune 2 Le commerce et l'environnement Question commune 3 La technologie et l'environnement 5.2.2 Partenaires pour l'environnement et le changement climatique en Afrique L'UA/NEPAD travaille en coopération avec un certain nombre d'organismes spécialisés continentaux et régionaux pour promouvoir l'intégration régionale en matière d'environnement et de changement climatique en Afrique, il s'agit de: Les partenaires internationaux Le Système mondial d'observation du climat (SMOC) Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) L'Organisation météorologique mondiale (OMM) Le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) La surveillance africaine de l'environnement pour un développement durable de la Commission européenne (AMESD) L'Institut international de recherche pour le climat et la société (IRI) L'Institut de l'énergie et des ressources (TERI) L'Institut de l'environnement de Stockholm (SEI) Les partenaires continentaux La Conférence des ministres de l'environnement de l'afrique (AMCE) Le Centre africain pour les applications météorologiques en faveur du développement (CAAMD) Le Centre pour l'économique et la politique de l'environnement en Afrique (CEEPA) Les partenaires régionaux Le Centre des prédictions et des applications climatiques (IGAD-ICPAC) Le Centre régional d'agriculture, d'hydrologie et de météorologie (AGRHYMET) RAPPORT ABRÉGÉ 2010 2012 www.nepad.org 43

LES OBJECTIFS STRATÉGIQUES DE L'UA/NEPAD EN ENVIRONNEMENT ET CHANGEMENT CLIMATIQUE Objectif 1: CONTRIBUER À LA MISE EN OEUVRE DU par la mise en oeuvre efficace de son initiative environnementale Objectif 2: PROMOUVOIR UNE UTILISATION DURABLE des ressources naturelles et renforcer le soutien public et politique des initiatives environnementales régionales et sous-régionales Objectif 3: SOUTENIR LA TENUE PAR LES PAYS AFRICAINS de leurs engagements en vertu des conventions environnementales mondiales et régionales et des autres instruments juridiques dont ils sont parties Objectif 4: AMÉLIORER LES CAPACITÉS HUMAINES ET INSTITUTIONNELLES des pays africains de relever efficacement les défis environnementaux posés au continent Objectif 5: PROMOUVOIR L'INTÉGRATION des questions environnementales aux stratégies de réduction de la pauvreté Objectif 6: FAVORISER LA COOPÉRATION RÉGIONALE ET SOUS-RÉGIONALE pour relever les défis environnementaux Objectif 7: BÂTIR UN RÉSEAU DE CENTRES RÉGIONAUX D'EXCELLENCE en science et en gestion environnementale Objectif 8: MOTIVER ET DIRIGER LES COMMUNAUTÉS SCIENTIFIQUES ET TECHNIQUES AFRICAINES ET INTERNATIONALES pour résoudre les problèmes environnementaux pressants de l'afrique Objectif 9: AMÉLIORER LA PARTICIPATION EFFICACE des groupes africains majeurs et leur contribution importante à informer la prise de décision gouvernementale Objectif 10: AMÉLIORER LE CADRE INSTITUTIONNEL de gouvernance environnementale régionale Objectif 11: MOBILISER LES RESSOURCES INTERNATIONALES pour la mise en oeuvre de l'initiative environnementale du NEPAD Objectif 12: FOURNIR UN CADRE DE PARTENARIAT entre les pays africains eux-mêmes et avec leurs partenaires bilatéraux et plurilatéraux, en particulier les institutions financières plurilatérales comme le FEM, conformément à l'esprit et à la lettre de la déclaration du millénaire des Nations Unies Le Centre de surveillance de la sècheresse du SADC (SADC-DMC) L'Observatoire du Sahara et Sahel (OSS) La Commission du bassin du lac Victoria (LVBC) L'Initiative du bassin du Nil (NBI) La Communauté économique des Grands Lacs (CEPGL) La Commission forestière de l'afrique centrale (COMIFAC) SudSudNord (SSN) 5.2.3 L'accent stratégique de l'ua/nepad sur l'environnement et le changement climatique Le Plan d'action du NEPAD pour l'initiative environnementale est le document directeur des activités de l'ua/nepad dans le secteur de l'environnement et du changement climatique. Des plans d'action environnementale sous régionaux (SREAPs) ont également été élaborés et adoptés par de nombreuses sousrégions comme le SREAP de IGAD, qui couvre chacun des domaines du programme du Plan d'action, y compris le suivi. Les objectifs généraux des activités de l'ua/nepad en environnement et changement climatique figurent dans l'encadre ci-contre. Le financement carbone, pour des raisons spécifiques, n'a pas joué un grand rôle pour financer le développement africain jusqu'à présent. Le mécanisme du développement propre (CDM) met principalement l'accent sur la composante réduction d'émissions contenues dans les projets et ne fournit des financements seulement qu'après investissement. Comme les émissions de l'afrique sont relativement basses et comme les marchés financiers africains sont moins développés que dans certaines autres parties du monde, ce genre de financement n'a pas généré des montants importants de capital d'investissement. Avec le développement ultérieur du mécanisme et celui des marchés à capitaux domestiques, le financement carbone peut jouer un rôle plus grand dans l'investissement des projets africains. 5.3 Gouvernance: Vers un avenir démocratique pour l'afrique La gouvernance se trouve à la base du développement durable La gouvernance va de pair avec des valeurs institutionnalisées comme la démocratie, le respect des droits de la personne, l'imputabilité, la transparence et une plus grande efficience et efficacité de la fonction publique. Une bonne gouvernance assure que les priorités politiques, sociales et économiques soient basées sur un consensus large et que la voix des plus pauvres et des plus vulnérables soit entendue dans la prise de décisions sur l'affectation des ressources de développement 23. L'amélioration de la bonne gouvernance est d'une importance capitale. On considère que la gouvernance est un moyen efficace de permettre et de garantir le développement, de bâtir ou de restaurer la stabilité pour faire disparaitre les conflits dans les pays, les régions et les sous-régions. 23 Gouvernance Pour un Développement Humain Durable, un document politique de travail du PNUD 1997, pp. 2-3. 44 REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 2015

L'Afrique a réalisé de bons progrès dans l'amélioration de la gouvernance, mais rencontre également des défis sérieux Les appels à une bonne gouvernance en Afrique ont engendré certains progrès, en particulier dans l'amélioration du cadre réglementaire pour les entreprises. Les améliorations en matière de gouvernance sont liées aux progrès dans les autres domaines. Plus de la moitié du continent suit le processus démocratique et le montant de ressources engagé par les gouvernements africains pour combattre la pauvreté et les autres problèmes augmente, en même temps que la base des recettes. Cependant, dans sa quête de résoudre les problèmes de matière de développement, l'afrique rencontre les défis fondamentaux suivants: a) le besoin de bâtir la capacité des États de faire face à leurs responsabilités au moyen de mécanismes de surveillance politique et de gestion des relations entre l'état et la société; b) le besoin d'instituer des structures et des mécanismes adéquats qui favorisent une participation active des citoyens, l'égalité entre les sexes, la prise de pouvoir par les femmes, les droits de la personne et une participation plus active et significative de la société civile dans le processus de développement; et c) le besoin de réduire les coûts pour investir et faire des affaires en améliorant la qualité des cadres réglementaires, en réduisant les barrières administratives, en améliorant les infrastructures physiques et en éliminant la corruption. Le Mécanisme Africain d'evaluation par les Pairs (MAEP) est un mécanisme conceptuel novateur en matière de gouvernance Les divers organismes de l'ua jouent un rôle important dans l'évolution des mécanismes de gouvernance en Afrique. En mars 2003, le NEPAD a adopté la procédure du MAEP. Le MAEP est un mécanisme d'auto surveillance. Le MAEP est un instrument volontaire, mutuellement accepté, auquel ont accès les États membres de l'ua comme mécanisme d'auto surveillance. L'objectif principal du MAEP est d'accélérer les progrès de tous les pays participants vers l'adoption et la mise en œuvre des priorités et des programmes du NEPAD, en atteignant des objectifs mutuellement convenus et en se conformant aux meilleures pratiques relatives à chaque domaine de gouvernance et de développement du MAEP. Il s'agit des piliers principaux de la Déclaration sur la démocratie, la gouvernance politique, économique et d'entreprise. La mise en œuvre du MAEP ne s'est pas déroulée sans poser des problèmes. Le MAEP fait face à un certain nombre de défis d'ordre financier, institutionnel et politique tant au niveau national que continental. Présentement, 29 pays ont volontairement adhéré au Mécanisme. Sur ces 29 pays, 14 ont créé leurs structures nationales et sont à différentes étapes de la mise en œuvre du processus du MAEP. Cette procédure à trois étapes, commençant par une auto-évaluation, suivie par des missions d'examen par des pays pairs, et se terminant par l'exécution du Programme national d'action. 5.3.1 Gouvernance et intégration régionale en Afrique L'intégration de l'afrique devrait être basée sur un ensemble de valeurs fondamentales partagées par tous, comprenant la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et la primauté du droit. Une amélioration de la gouvernance renforcera également l'intégration et l'harmonisation régionale. Pour relever les défis posés par la gouvernance, l'ua/nepad travaillent en partenariat avec des organismes nationaux, régionaux, continentaux et internationaux pour promouvoir un programme complet soutenant la responsabilité, la transparence, la participation, luttant contre la corruption et favorisant un cadre juridique et judiciaire propice. L'accent régional principal est mis sur une continuation du fonctionnement du MAEP et une augmentation de ses membres. D'autres initiatives non moins importantes visent à l'élaboration et la mise en œuvre de programmes efficients d'administration des ressources publiques, en particulier l'initiative de transparence dans les industries extractives, l'initiative de transparence dans la construction, Le Programme africain pour une bonne gouvernance financière et l'initiative de réforme du budget de l'afrique (CABRI). 5.4 Développement de Capacités: Construire un leadership réactif et capable pour l'avenir de l'afrique Le développement des capacités est un aspect fondamental qui permettra à l'afrique d'atteindre les Objectifs de Développement du Millénaire L'Afrique poursuit son programme de développement dans un environnement difficile, complexe et en perpétuelle évolution. La capacité intellectuelle, c'est-à-dire la capacité d'élaborer des activités cohérentes de conception, de mise en œuvre, de suivi et d'évaluation, est essentielle pour multiplier les résultats des investissements actuels et pour attirer davantage de financement des secteurs public et privé. Une capacité faible a un effet négatif sur la conception, la gestion, l'exécution et l'incidence des initiatives de développement. Le développement de la capacité est une condition essentielle à l'exécution des stratégies africaines de développement et doit être entreprise au niveau national, régional et continental. Le NEPAD représente une expression de la volonté et de la détermination du leadership de l'ua de conduire l'afrique aux niveaux les plus élevés de développement par l'adoption de politiques et de stratégies visant à créer un environnement institutionnel, technique, administratif et politique propice. Les capacités limitées des pays africains ont constitué un goulot d'étranglement pour le développement de l'afrique Les problèmes généraux posés par le renforcement des RAPPORT ABRÉGÉ 2010 2012 www.nepad.org 45

capacités en Afrique comprennent les incidences du VIH/SIDA, le besoin d'avoir un leadership efficace et des fonctionnaires bien formés et, la nécessité d'avoir un système efficace d'administration et de prestation de services. Ces lacunes viennent d'une combinaison de facteurs de contraintes individuelles, institutionnelles et systémiques allant d'une harmonisation et intégration faible à un gap de compétences. Le renforcement traditionnel des capacités est souvent déterminé par une démarche consistant à des mesures de formation des personnes, de mise à disposition des finances et du matériel ainsi que de restructuration organisationnelle. Cette approche a échoué dans la prise en considération des contraintes systémiques profondes. L'Afrique a besoin d'une stratégie de développement de capacités qui tienne compte de ses besoins, défis et de son contexte unique. Le renforcement de capacité est un processus à long terme qui nécessite une démarche systémique L'Agence du NEPAD a lancé une Initiative de développement des capacités (CDI) pour relever les enjeux de la conception de l'élaboration, de l'adoption et de la mise en œuvre d'un cadre stratégique de développement de capacités (CDSF). Fondée sur une large consultation continentale, la CDSF créé une compréhension commune des lacunes et des défis en matière de capacité, identifie les éléments clés d'une stratégie de développement de capacités et des compétences à tous les niveaux. Il défend la transformation, le changement de mentalité tout en relevant les défis structurels et endémiques qui obèrent une prestation efficace et efficiente des services. La CDI n'est pas conçue comme un programme unique et, a donc, besoin d'être bâtie sur des fondations nationales solides, pour faciliter son intégration ou son adoption dans les cadres nationaux de planification et de budgétisation y compris dans des plans sectoriels. En outre, le CDSF doit être promu à tous les niveaux par une diversité d'acteurs et pas uniquement par les gouvernements. Le NEPAD joue un rôle important en portant cette initiative de développement de capacités sur le continent car il a l'avantage stratégique d'être un agent de changement par la facilitation, à travers les CER. 5.4.1 Développement de capacités et intégration régionale en Afrique Le développement de capacités est une stratégie centrale visant à transformer le rendement des systèmes africains de prestation de services et du développement économique et social. Le besoin d'intégration régionale en développement de capacités a été accéléré par le fait que davantage de projets et de programmes africains viables et de bonne qualité ont adopté un aspect régional/continental et visent à assurer une intégration de développement économique régional durable par une coopération des pays africains. Des capacités de faible niveau dans certains pays, une incapacité dans d'autres pays à financer eux-mêmes leurs projets et des différences politiques obèrent le processus d'intégration. En qualité d'institutions publiques régionales, les CER et leurs filiales pourraient efficacement créer un espace politique unifié pour aligner et harmoniser les politiques nationales. Le développement des capacités dans les CER est la base du développement. En 2009, un consortium de partenaires a décide d'accélérer le développement en planifiant le processus régional de renforcement des capacités. 5.4.2 Partenaires en développement de capacités L'UA/NEPAD travaille en coopération avec un certain nombre d'organisations continentales et régionales pour promouvoir l'intégration régionale en renforcement de capacités en Afrique. Il s'agit : Les partenaires continentaux et internationaux La Fondation de renforcement de la capacité de l'afrique (ACBF) UNECA La Fiducie de l'afrique australe (SAT) L'Allemagne (GTZ) L'Agence de coopération internationale des Flandres (FICA) 5.4.3 L'accent stratégique de l'ua/nepad en développement de capacités Le document directeur des activités de l'ua/nepad dans le secteur du développement des capacités est le Cadre stratégique de développement de la capacité (CDSF). Ses objectifs sont indiqués dans l'encadre ci-dessous. En tant qu'instrument fondamental, le CDSF offre une structure commune, une approche holistique et intégrée fondée sur la performance et les compétences. Le CDSF consiste en 6 piliers identifiés comme les facteurs de succès les plus essentiels pour renforcer la capacité en Afrique: transformation du leadership, transformation des citoyens, les connaissances prouvées et guidées par l'innovation, l'utilisation du potentiel africain, les compétences et les ressources pour le développement, formation des formateurs, des démarches intégrées de planification et de mise en œuvre et des procédures permanentes d'amélioration. LES OBJECTIFS STRATÉGIQUES DE L'UA/NEPAD DANS LE SECTEUR DU DÉVELOPPEMENT DES CAPACITÉS Objectif 1: Relever les défis réels de capacité de l'afrique d'une manière durable par une perspective stratégique mettant l'accent sur les capacités des systèmes organisationnels. Objectif 2: Travailler à la réalisation de la vision de renouveau africain adoptée par le cadre du NEPAD par une transformation radicale, une réorientation, un réalignement et un renforcement du cadre institutionnel africain. Objectif 3: Promouvoir l'adoption et l'application du CDSF par les pays et les institutions pour leur permettre d'identifier d'une manière intégrée et d'appliquer des solutions aux défis posés par la capacité pour obtenir une action de transformation et un changement des mentalités. L'engagement des pays et des CER au NEPAD pose la base de l'obtention de cet objectif de transformation. 46 REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 2015

6. Mise en œuvre du PAA révisé 6.1 Les facteurs de réussite Le Programme d'action du NEPAD a bénéficié d'une large approbation de ses principes directeurs. Ce qui a engendré des promesses et des engagements de la part de la communauté internationale. Cette approbation est liée à une articulation claire des objectifs et des stratégies définis par le NEPAD dans les secteurs et les régions qu'il couvre allant de pair avec l'amélioration des capacités des institutions africaines à diriger et à planifier les activités dans ces domaines de même que les progrès modestes enregistrés dans la mise en œuvre de ses programmes et projets. Le PAA 2010-2012 sert comme un autre instrument de partenariat pour bâtir sur le socle des réalisations modestes matérialisées depuis l'adoption du NEPAD comme programme de l'ua en 2001. Par conséquent, pour accélérer les progrès du Plan d'action Prioritaire (PAP) du PAA, les facteurs clés de réussite comprendront les éléments suivants: Au niveau continental et politique: Un engagement permanent aux réformes économiques et politiques énoncées par les pays africains avec l'ua et le NEPAD comme cadre continental est essentiel. Egalement, un accent sur la promotion de conditions durables de croissance et d'intégration sera avantageux pour l'afrique. A cet égard, les facteurs suivants sont de la plus grande importance: Un accent important des dirigeants sur les priorités de haut niveau: des cadres d'intégration régionale et de politiques sectorielles mise en place, avec un accent porté sur les résultats des objectifs fixés et des suivis réguliers des progrès. Des améliorations dans la gouvernance, des conditions positives de paix et de sécurité et des politiques et des pratiques visant à encourager l'investissement du secteur privé Une reconnaissance de l'importance de la participation conjointe des investisseurs et des partenaires au développement dans la planification et la mise en œuvre des projets et des programmes Une rationalisation des domaines d'interférence de responsabilités qui se chevauchent parmi les CER et dans la CUA/NEPAD afin de simplifier les procédures et libérer les ressources Au niveau des gouvernements nationaux: Intégration des stratégies régionales aux stratégies nationales et mobilisation des ressources africaines, y compris: Des décisions diligentes et coopératives en matière d'intégration L'harmonisation des lois, des règlements et des procédures pour promouvoir les interconnexions et l'intégration économique Un investissement direct dans la planification et la mise en œuvre des projets régionaux Mise à disposition de soutiens budgétaire Parmi les institutions africaines: Un accent coordonné pour l'élaboration de programme et de projets prêts pour investissements et la fourniture effective d'un soutien institutionnel pour cet effort: Utilisation du PAA comme outil efficace de suivi et de gestion, en développant et en maintenant une banque de données actuelle, exacte et accessible, rendant compte au moins annuellement des progrès enregistrés Un personnel enthousiaste de l'agence du NEPAD soutiendra les CER et autres concernés à préparer les projets en vue de financement Révision des priorités futures du PAA à travers un processus davantage inclusif pour renforcer la sensibilisation et le consensus pour le Plan Parmi les partenaires internationaux: Augmenter les niveaux de soutien pour remplir les engagements et aligner les efforts sur la Déclaration de Paris: Reconnaissance des besoins prioritaires de l'afriques et des effets induits de la récession mondiale sur les financements multilatéraux et bilatéraux Accélération de la libération de l'accès au commerce Engagements à plus long terme aux programmes élargis de développement sectoriel et régional Augmentation du soutien à la planification des programmes et au développement des projets Augmentation de l'utilisation ressources multinationales et de consortium pour réduire la multiplicité des sources de financement Harmonisation des modalités et des conditions parmi les partenaires. 6.2 Financement La crise financière internationale et la récession économique mondiale qui s'en est suivie en 2008 ont maintenant un impact négatif sur le continent africain et menacent les réalisations de la dernière décennie de croissance durable. Les leaders africains se prononcent pour souligner le sérieux de la situation économique et financière a laquelle l'afrique fait face. Les partenaires au développement se rendent également compte des besoins qui, dans une certaine mesure, sont en concurrence avec les demandes d'autres régions et aussi avec ceux des pays développés eux-mêmes. Par exemple, la Banque mondiale mobilise ses instruments d'une manière qui affectera l'octroi de fonds en Afrique et dans d'autres régions du monde en: Augmentant les prêts de la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement à 100 milliards de dollars au cours des trois prochaines années; RAPPORT ABRÉGÉ 2010 2012 www.nepad.org 47

Mettant à disposition 42 milliards de dollars de subventions et de prêts sans intérêts à l'association de Développement International pour les pays les plus pauvres; et en Aidant le secteur privé à travers un soutien aux projets commerciaux, bancaires et d'infrastructures. La BAD possède un avantage comparatif reconnu comme canal d'investissement dans tous les domaines des infrastructures et de l'intégration économique. Elle est aussi reconnue pour ses mesures coordonnées de financement en Afrique. Pour résoudre la diminution rapide d'accès au capital de ses clients, le BAD a récemment adopté un ensemble d'initiatives, et est également en train de réévaluer la nécessité de renforcer et de compléter les instruments actuels dans le cadre des cycles de reconstitution de la BAD: Création de facilités souples et rapides de paiement (les Facilités de Liquidité d'urgence(flu) et les Lignes de crédits de financement du commerce) 24 ; Cycle de reconstitution du fonds africain de développement (ADF XII) : ressources considérablement supérieures à celles du ADF XI pour permettre un soutien plus efficace et plus puissant des Etats fragiles et une intégration régionale plus approfondie du continent africain; et Adoption d'une sixième augmentation générale de capital (GCI-VI) en 2010, représentant une augmentation majeure de capital, qui permettra de maintenir les ratios prudentiels dans leurs limites. 6.3 Financement pour accélérer l'exécution des projets et programmes Les mesures immédiates Les conditions actuelles favorisent la possibilité d'augmenter l'offre de bons projets sur une base durable. En 2007, les projets régionaux comptaient pour de 20 à 25% des engagements des membres de l'ica en direction des infrastructures. Si l'on applique cette proportion au total des investissements extérieurs en infrastructures (40 milliards de dollars US en 2007), les projets régionaux dans l'ensemble des secteurs du PAA nécessiteraient un investissement d'environ 10 à 15 milliards de dollars US par an. Il est évident qu' à l'heure actuelle, il n'y a pas suffisamment de bons projets prêts pour investissement ou bancables pour absorber un pareil montant de capitaux, même s'ils étaient disponibles. Il y a nécessité d'accorder davantage d'attention pour accélérer l'offre des projets et programmes prêts à recevoir des investissements. L'existence de la Facilité de préparation des projets d'infrastructures (IPPF) a clairement contribué à la mise en œuvre de projets d'infrastructures dans le cadre du STAP. Le financement pour la préparation des projets continue à être rare: en Décembre 2008, la Facilité avait moins de 15 millions de dollars US non affectés, et une quantité de projets en attente de l'ordre de deux à trois fois l'équivalent dudit montant. Cela signifie que les priorités sectorielles ont tendance à se déformer quand le financement n'est pas disponible pour élaborer et concevoir des projets au point qu'ils puissent attirer des financements. Les ressources professionnelles pour la présentation des projets Pour les projets avec une claire indication de retour sur investissement, mais qui posent des défis importants, il serait souhaitable, d'utiliser des conseillers capables d'accélérer les projets à leurs débuts pour, structurer les transactions viables en réglant les problèmes difficiles. Par exemple, en donnant mandat à une entreprise expérimentée pour bâtir un cadre de gestion acceptable des risques financiers, et commerciaux et une structure institutionnelle autour d'un projet majeur d'énergie transnational qui pose des problèmes importants de risques en matière de souveraineté. Ce genre de firme peut apporter des solutions qui peuvent catalyser le projet. Cette procédure peut impliquer des banques africaines ainsi que des entreprises internationales et, pourra, in fine, développer une base de connaissances qui produira des dividendes dans l'avenir, sous forme de capacité améliorée de développement de projets. Les partenariats publics-privés En Afrique, les Partenariats Publics Privés (PPP) on été structurés et mis en œuvre avec succès dans les projets de production d'électricité, de ports, de chemins de fer, des TICS et quelques autres applications, ou la demande commerciale et les prix peuvent être identifiés et utilisés. Les PPP sont plus difficiles à obtenir quand plusieurs juridictions sont impliquées ou lorsque l'environnement n'en est pas un de libre marché. Dans la structure de Partenariat Public- Privé les responsabilités de propriété, de financement, de construction et d'exploitation sociale son partagées par les secteurs publics et privés, en général sur le long terme. Ce partage peu être réussi de plusieurs manières du moment où il est en harmonie avec les capacités d'absorption de risques des parties; certains coûts sont bas dans le secteur privé, mais certains risques n'y sont pas encourus. Déterminer le partage approprié des responsabilités et élaborer ensemble une transaction stable et à long terme, relève normalement d'un ensemble de tâches complexes. La plupart des pays (comme le Royaume-Uni) ont commencé lentement avec un petit nombre de projets, pour développer des modèles qui convenaient à leurs conditions. Au fur et à mesure que le gouvernement et les institutions bancaires acquièrent de l'expérience, cette procédure peut gagner en efficacité et peu être plus facilement reproduite. 6.4 Accéder aux sources de financements des programmes et projets Une demande axée sur les relations, principalement sectorielle Les sources de financement pour mettre en œuvre le Plan d'actions pour l'afrique sont variées et, dans une mesure considérable, orientées vers des secteurs particuliers ou concentrées dans ses secteurs par exemple. L'Union Européenne s'est engagée à soutenir au moins six des secteurs représentés dans le PAA dans son partenariat stratégique Afrique-Europe, ainsi que des certaines concentrations 24 Cf document BAD /BD/WP/2009/27 portant sur 'La réponse de la BAD à l'impact de la crise financière'. 48 REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 2015

régionales importantes. Les infrastructures (électricité, corridors de transports et communications) représentaient, en 2008, les deux tiers du porte feuille de l'association pour le Développement International (IDA-GIF) de la Banque Mondiale en matière d'intégration régionale Le reste était divisée entre la gestion des ressources en eaux et l'environnement (20%), l'intégration du secteur financier (environ 10%), le VIH/SIDA et l'agriculture régionale. En outre, la Banque Mondiale gérait ou finançait des projets en VIH/SIDA, de recherche agricole, d'énergie et de gestion des bassins fluviaux par l'intermédiaire du programmes du Bassin du Nil et a annoncé une nouvelle initiative pour l'agriculture. Les autres partenaires multilatéraux et bilatéraux majeurs ont des domaines équivalents de concentration dans des régions et des secteurs particuliers, et des investissements davantage dispersés. Des partenaires non-ocde ont augmenté leurs investissements, en particulier la Chine, l'inde, et le Brésil, ainsi que les Fonds Arabes qui sont actifs sur le continent depuis plusieurs années. La plus grande partie des investissements du secteur privé en infrastructures est allée aux projets de TIC et Energie, avec un petit montant affecté aux Transports. La démarche la plus prometteuse pour établir un financement durable pour le développement régional semblerait être l'établissement des relations à long terme avec les investisseurs majeurs et les partenaires au développement, basées sur leur orientation sectorielle ou leurs intérêts régionaux. En plus d'examiner l'état des engagements multilatéraux et bilatéraux par rapport aux promesses publiques, de traiter des questions importantes d'ordre général comme l'harmonisation des modalités et la conformité aux principes de la Déclaration de Paris et de faire des déclarations sur les besoins et les priorités de l'afrique, les forums multi sectoriels comme le FPA ne devraient pas produire des possibilités directes de financement des programmes et des projets. Le groupement des fonds Une démarche sectorielle se prête a un groupement des fonds d'un grand nombre d'investisseurs ou de donateurs désireux de donner ou d'investir pour fournir un financement souple, à coût plus bas, et assurer pendant plusieurs année. Le financement des soins de santé et de l'éducation, qui fait surtout appel à appel à des ressources intérieures, est particulièrement touché par la récession mondiale, du fait l'incidence négative sur les recettes des gouvernements africains. Ceci en conséquence affecte particulièrement ces deux secteurs, dans les lesquels les pays pauvre dépensent beaucoup moins par habitant que les pays riches. Les fluctuations de l'aide aggravent le problème du financement: une étude de 7 pays a trouvé que la volatilité des flux d'aide dépassait beaucoup les recettes fiscales: leurs fluctuations sont en moyenne 40 fois plus grandes que celles des recettes. Les nombreuses sources privées de financement de l'aide active sur le continent, bien que très importantes au total, imposent des fardeaux administratifs et ont une incidence sur les priorités des pays et des régions bénéficiaires. Certains secteur ont des fonds sectoriels spécialises, comme la Facilité africaine de l'eau (AWF), ou des fonds consacrés comme la Facilité de climat d'investissement on du fonds espagnol de développement des rapports hommes-femmes. Un certain nombre de fonds ou de mécanismes similaires font partie des programmes prioritaires du PAA, en particulier en agriculture, environnement, affaires sociales et science et technologie. Des mécanismes semblables peuvent être utiles en sante et éducation, pour stimuler la préparation et le financement de programmes et de projets clés. Etant donnée la diversité des partenaires multilatéraux, bilatéraux et autres, les missions de mobilisation des ressources et les autres stratégies de financement qui ciblent les partenaires avec des intérêts particulier aux secteurs ou régions, ou le travail avec des partenaires au cours d'une longue période, basé sur des relations à long terme, devraient être productives. Ces démarches devraient aussi faciliter une harmonisation des démarches et une intégration du financement, correspondant aux principes de la Déclaration de Paris. Le regroupement traditionnel des partenaires peut ne pas comprendre des nouveaux partenaires non OCDE, mais l'afrique a intérêt encourager leur participation à des groupements ou d'autre formes d'harmonisation, pour profiter pleinement de ces démarches. L'intégration des thèmes transversaux On peut réussir à promouvoir et à mettre au premier plan les objectifs transversaux comme l'égalité entre les sexes, le respect pour l'environnement et les autres objectifs de développement du millénaire, et à affecter des fonds à des besoins communs comme le développement des capacités, en les intégrant aux plans des secteurs, des programmes et des projets. Une telle démarche est normale pour les institutions financière internationales. Il faut mesurer les progrès vers l'obtention de ces objectifs dans les rapports de programmes et de projets pour créer une base d'évaluation et de suivis corrects. Les thèmes transversaux qui peuvent nécessiter ou pourraient bénéficier d'une promotion générale, comme l'égalité entre les sexes et le développement, continueront à bénéficier d'une promotion générale et, continueront à requérir leur propre financement principal. D'autre thèmes davantage instrumentaux, mais importants, peuvent également nécessiter un financement initial pour s'assurer de ne pas être oubliés dans la planification des autres secteurs. L'aide au commerce désigne la prestation d'assistance par la communauté internationale pour aider les pays à traiter leurs contraintes du coté de l'offre, de leur participation aux marchés internationaux, et pour faire face aux coûts d'ajustement de transition occasionnés par la libéralisation du commerce. Elle couvre l'aide aux politiques et aux réglementations commerciales et au développement du commerce, mais aussi plus largement, aux infrastructures relatives au commerce, au développement des capacités et aux ajustements des budgets gouvernementaux relatifs au commerce. La réunion ministérielle de Hong Kong de l'oms a lancé l'initiative en 2005. L'Union Européenne est partisane majeure de cette démarche et a promis 2,73 milliards d'euros à l'afrique en 2007. Le soutien de l'intégration régionale est une priorité. Le Fonds de Développement Européen a affecté 645 million d'euro à l'afrique Orientale et à l'afrique Australe (EAC-CPMESA-SADC), principalement à un programme de corridor Nord-Sud planifié conjointement lors d'une réunion à Lusaka en Avril 2009. Un autre examen régional de l'aide au commerce a eu lieu dans la région de la CEDEAO en Juin 2009 et une revue mondiale en Juillet 2009. RAPPORT ABRÉGÉ 2010 2012 www.nepad.org 49

Dans ce contexte, l'aide au commerce devrait être considérée comme une modalité de financement importante, fournissant un soutien technique à la libéralisation du commerce et soutenant également le développement des infrastructures qui est essentielle à une expansion du commerce. Les crédits carbones n'ont pas joué un rôle important dans le financement du développement africain jusqu'à présent, pour des raisons particulières. Le Mécanisme de Développement propre (CDM) met surtout l'accent sur la réduction des émissions des projets et fournit uniquement une entrée d'argent après investissement. Comme les émissions sont relativement basses en Afrique, et comme les marchés financiers africains sont moins développés que ceux de certaines autres parties du monde, un tel financement ne génère pas, pour l'heure, des montants importants en capitaux d'investissements. L'utilisation du CDM par les pays africains a été minime. Avec un développement ultérieur du mécanisme et des marchés en capitaux intérieurs, les crédits pourront jouer un rôle plus important dans l'investissement des projets africains. 6.5 Suivi, gestion et évaluation du PAA Un suivi et une gestion permanente Une conclusion fondamentale de cette révision c'est que le suivi et la gestion permanente des programmes et des projets sont nécessaire, si l'on veut accomplir des progrès importants pour accélérer la mise en œuvre de propositions réalisables pour tous les programmes et de tous les projets, il faut aider les porteurs de projets à se perfectionner afin de présenter des propositions de financement basées sur une bonne analyse et une information de bonne qualité. La démarche d'étapes de développement du programme/ projet intégré dans le PAA révisé fournit un cadre efficace de suivi et de gestion du PAA. Cette démarche assujettie à un besoin de soutien institutionnel apparait clairement dans le secteur des infrastructures, surtout dans le portefeuille de STAP. Des rapports réguliers Chaque année, il devrait y avoir des rapports sur les niveaux d'activités et les engagements financiers dans tous les secteurs et toutes les régions, pour enregistrer le niveau d'efforts et les progrès accomplis pour mettre en œuvre les programmes et les projets. Les réunions annuelles du HSGIC et les sommets africains devraient examiner les progrès dans les secteurs choisis comme à présent, et un examen davantage complet des progrès du portefeuille du PAA devraient être entrepris sur une base triennale Un soutien du développement et du financement des projets Pour un arrangement viable entre les parties engagées dans le PAA, ceux chargés de gérer le PAA devraient aider les porteurs de projets à développer des programmes et des projets (par les étapes de définitions des notions, études de faisabilité et de présentation des propositions), et leur aider à trouver du financement. Cela peut comprendre des conseils sur le calcul du coût, au moyen de projet de statistiques de l'ua/cia et d'autres soutiens pratiques. Une évaluation des résultats L'addition de données de base et de cibles chronologiques aux stratégies et aux objectifs sectoriels permettrait un meilleur suivi et évaluation des progrès vers les objectifs sectoriels et d'intégration de l'afrique. Egalement l'emploi de mesures de base, de gestion et d'apprentissage de cette activité. Les partenaires internationaux ont beaucoup d'intérêt à obtenir ces données, car ils doivent justifier leur affectation de fonds à leurs contribuables et à leurs investisseurs. Il y a également de plus en plus d'intérêt de la part d'institutions comme la Commission de l'ua de bâtir une base nécessaire de statistiques et à développer des pratiques de surveillance et d'évaluation régulières. Une banque de données actuelle, accessible Il n'est pas possible d'accomplir efficacement les fonctions de surveillance ou de gestion sans une banque de données facilement accessible, à jour, sur les programmes et les projets. Les coûts en temps et en efforts nécessaires pour réunir et mettre à jour les programmes et les projets, les renseignements pertinents en provenance de sources nombreuses, en temps réel, sont trop grands pour suivre un portefeuille important et pour répondre efficacement aux possibilités de projets ou aux intérêts des investisseurs. 6.6 Soutien Institutionnel au PAA Un tel système de données doit être géré avec le soutien d'un personnel adéquat, disposant de suffisamment de ressources pour produire des renseignements sur une base rapide et exacte, avec un accès aux ordinateurs et un protocole simplifié pour obtenir les données des organismes partenaires du PAA. Ce groupe central dépendra largement des porteurs de projets, gestionnaires et autres concernés pour accéder aux informations sur les programmes et les projets, car ce sont ces derniers qui produisent les renseignements pertinents, et par conséquent les détiennent. Pour chaque programme ou projet ayant reçu la priorité dans le PAA, les porteurs de projets devraient remplir un modèle de renseignements de base et le tenir à jour, de manière à remettre à temps aux utilisateurs l'accès aux données pertinentes (le Rapport final technique fournit un tel modèle). Dans le cas des infrastructures, on devrait encourager la continuation et le développement des modalités déjà en vigueur à la Banque Africaine de Développement (par l'intermédiaire de l'onri et du CIA), utilisant un ensemble de modèles communs à tous les secteurs et régions. Dans les autres secteurs, la responsabilité de surveillance et de gestion pourrait être assumée par l'agence du NEPAD comme il évolue. Les responsabilités actuelles de l'agence du NEPAD (cf. le tableau ci-joint, extrait d'un document sectoriel du NEPAD) correspondent à ce rôle. Une réorientation du personnel de la politique et du développement des programmes de gestion des projets et de financement seraient requis. 50 REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 2015

Une structure adéquate de gouvernance devrait être mise en place pour assurer une démarche coordonnée pour ces fonctions. Le Mécanisme de coordination pour le développement des inférastructures en Afrique, défini en 2006, pourrait servir de base à l ensemble des modalités pour tous les secteurs du PAA, sous la Direction de la CUA. L'Agence du NEPAD du NEPAD Fournit un soutien technique aux CER Suit et évalue le Mécanisme d'evaluation par les Pairs du continent africain Fournit des renseignements au niveau continental Facilite le partenariat et la mobilisation des ressources au niveau continental Facilite l'apprentissage mutuel Pour remplir ces objectifs, le PAA doit être largement disséminé, être disponible en ligne et dans les forums de discussion pour permettre aux intervenants de dialoguer sur les progrès et les procédures du PAA. 7. La Feuille de Route: la voie à suivre 6.7 Révisions et engagement des acteurs Conformément à la démarche de surveillance permanente proposée ci-dessus, des révisions au PAA auront lieu chaque année, au fur et à mesure que les programmes et les projets finaliseront leur bouclage financier pour passer à exécution. Le Comité de Pilotage du NEPAD a accordé une durée de vie de cinq ans au PAA révisé. Dans deux à trois ans, l'étude du PIDA portant sur les priorités en matière d'infrastructures devrait être finalisée. A ce stade il sera procédé à une revue provisoire des progrès, similaire à celle du Plan d'action à Court Terme, (STAP) et tous les projets et programmes en cours de réalisation tomberont sous l'escarcelle du PIDA. 6.8 Discussion avec les acteurs et large dissémination du PAA Si les intervenants internationaux sont en général au courant du PAA, de nombreux représentant des CEIR ne le sont pas. Le PAA est un cadre utile pour définir, analyser et surveiller les progrès de l'intégration continentale et régionale en Afrique, et aider à garantir un financement aux porteurs de programmes. Jusqu'a présent, le PAA n'a pas été promu ou disséminer dans d'autre groupes d'intervenant, en particulier le gouvernement, la société civile, la population en général et les groupes de la diaspora. La sensibilisation de ces groupes à la priorité principale de l'afrique en matière d'intégration régionale et continentale renforcera le soutien politique et populaire. La version révisée du PAA, devrait être davantage utile et intéressante pour engager ces groupes. Les étapes spécifiques suivantes de la mise en œuvre doivent être prises pour renforcer et utiliser le PAA (précurseur du PIDA) comme le socle des engagements à courts terme de l'afrique avec les partenaires au développement pour accélérer les progrès dans l'exécution de ses projets prioritaires pour la période 2010-2012. Les étapes qui suivent constituent la Feuille de Route pour l'exécution des projets d'infrastructure à court terme du PAA. RAPPORT ABRÉGÉ 2010 2012 www.nepad.org 51

Etape 1: Lancement du PAA lors du Sommet 2011 de l'union Africaine La première étape consiste à formellement procéder au lancement du Plan d'action Prioritaire (PAP) du PAA lors du 24ème Sommet du Comité d'orientation des Chefs d'etat et de Gouvernement du NEPAD (HSGOC) au cours du 16ème Sommet de l'ua qui se tiendra en Janvier 2011 à Addis-Abeba en Ethiopie. Le lancement sera l'évènement le plus significatif autour du PAA depuis son approbation par la 21ème réunion du Comité de Mise en Œuvre des Chefs d'etat et de Gouvernement et par le Forum pour le Partenariat avec l'afrique en Janvier 2010; il démontrera, si besoin en est, de l'engagement au plus haut niveau du Comité d'orientation du NEPAD et du leadership Africain vis-à-vis du PAA en direction du Plan d'action Prioritaire à court terme 2010-2012 du Plan d'action pour l'afrique. Etape 2: Ateliers, Plaidoyer et Conférences autour du PAA et du PAP La seconde étape sur la Feuille de Route serait d'engendrer un processus de plaidoyer à travers une série de tournées promotionnelle avec les acteurs clés comme les Communautés Economiques Régionales( CER) et leurs pays membres, les organisations de la Société Civile, aussi bien en Afrique qu'en dehors, et les partenaires au développement pour chercher l'aval nécessaire et requis pour l'appropriation du Plan d'action Prioritaire (PAP) contenu dans le Plan d'action pour l'afrique (PAA). Ces tournées promotionnelles commenceront le plus tôt au milieu de l'année 2011 suite au lancement du PAA. Etape 3: Table Ronde pour les Investissements La troisième et vitale phase sur la feuille de Route c'est la Table Ronde pour la recherche d'investissements avec les partenaires et bailleurs pour la mobilisation des ressources pour le Plan d'action Prioritaire du PAA. A cette fin, la Commission de l'union Africaine, l'agence du NEPAD (NPCA) et la Banque Africaine de Développement (BAD) vont développer une stratégie commune pour discuter avec les partenaires au niveau du Consortium pour les Infrastructures en Afrique (ICA) et du G8 aux alentours du dernier trimestre de 2011. Etape 4: Institutionnaliser le PAA Etape 4.1 Créer une Unité de centralisation du PAA L'Agence du NEPAD agira comme Agence d'exécution pour la mise en œuvre du Plan d'action Prioritaire (PAP) du PAA: 2010-2012 Etape 4.2 Créer un système de gestion d'informations (SGI) Le Système de Gestion d'informations (MIS) du NEPAD va être revitalisé, pour suivre tous les programmes et projets du PAA. Les modèles contenus dans ce rapport pourraient servir de modèles de saisie de données pour les programmes et les projets dans la banque de données. La banque de données pourrait être continuellement mise à jour pendant l'année par le personnel de l'unité de PAA, sur la base de participations régulière des porteurs de projets/programmes Etape 5: Améliorer la méthodologie du PAP Etape 5.1 Mettre en place des secteurs et programmes, des objectifs et résultats pour l'évaluation et le suivi des projets Des stratégies sectorielles existent pour tous les secteurs du PAA. Cependant, la plupart des secteurs ne comprennent pas de cibles quantifiables, de mesures de base et de résultats prévus. Pour améliorer l'objectivité et la fiabilité de la procédure de sélection et de priorisation du PAA, et pour surveiller efficacement les progrès globaux, des cibles et des indicateurs axés sur les résultats seront préparés pour les secteurs. Une méthode possible de mise en œuvre pourrait être la suivante: Préparation par l'ua/nepad Une préparation des cibles et des résultats pourrait être entreprise par un petit groupe de travail d'experts sectoriels des trois institutions africaines dirigé par l'ua/nepad. Adoption par les forums sectoriels Ces cibles et ces résultats seraient ensuite examinés et adoptés par les divers forums de ministres continentaux pour chaque secteur. Egalement, des résultats et des produits devront être définis pour les programmes et les projets, pour permettre une surveillance et une évaluation à ce niveau. L'évaluation des programmes et des projets opérationnels est un élément nécessaire pour attirer un soutien permanent des partenaires africains et internationaux. Etape 5.3 Introduire les thèmes transversaux dans les plans des secteurs des projets et programmes La promotion des objectifs transversaux comme l'égalité hommes-femme, le respect de l'environnement et d'autres Objectifs du Développement du Millénaire (ODM) et l'affectation de fonds pour des besoins communs comme le développement des capacités seront effectivement atteints, du moment où ils seront forgés dans les plans des secteurs projets et programmes, Une pareille approche est normalement pratiquée dans les institutions financières internationales. La mesure des progrès vers ses objectifs dans les rapports des programmes et des projets est nécessaire pour créer une base pour un suivi et une évaluation appropriée. Renforcer ces pratiques facilitera le financement par les partenaires internationaux, qui sont enclins à faire des rapports sur les thèmes transversaux dans leur rapport d'activités internationales. Etape 6: Examen des activités et résultats Etape 6.1 Publication et distribution des activités du PAA Le PAA produira une publication à un rythme annuel régulier qui sera distribué à une liste d'acteurs clés influents dans les organismes internationaux, les institutions africaines continentales et régionales, les gouvernements nationaux et les Organisations de la Société Civile. L'essentiel de la distribution se fera de manière électronique Etape 6.2 Conduire une revue à mi- terme des progrès sectoriels Au début et au milieu de chaque année (2010-2012) les progrès en direction d'objectifs spécifiques dans chaque secteur du PAA révisé seront évalués. Pour l'heure, une revue exhaustive sera faite de toutes les activités qui ont contribué aux objectifs sectoriels, et pas seulement qu'aux projets et programmes, afin que les dirigeants africains et les citoyens puissent avoir une idée claire, sur une base occasionnelle, aux fins de fonder leur jugement sur la réallocation des ressources. Une revue des progrès à mi terme fournira au Comité de Pilotage du NEPAD et au Comité d'orientation des Chefs d'etats et de Gouvernements des informations et des directives. 52 REVISION DU PLAN D'ACTION POUR L'AFRIQUE DE L'UA/NEPAD 2010 2015

Etape 7: Améliorer la communication en direction des acteurs via une meilleure information et un soutien à la société civile africaine. Etape 7.1 Mettre en place un portail statistique continental sur le nouveau site du NEPAD. Le PAA sera présent sur un portail web statistique interactif, qui permettra aux partenaires et aux donateurs d'accéder aux informations récentes sur tous les secteurs et les programmes du PAA. Il sera disponible sur le portail: Des pages secteurs Une bibliothèque en ligne des stratégies pertinentes de différents secteurs, des sommets, des déclarations pertinentes du secteur, etc. Historique sur le programme d'intégration régionale dans le secteur. Les buts, les objectifs, les résultats attendus et les progrès enregistrés dans les efforts du travail d'intégration régionale dans le secteur. Une vue d'ensemble sur tous les organismes internationaux, continentaux et régionaux qui travaillent pour l'intégration régionale dans le secteur, et des liens vers des page Web. Des pages sur les programmes Chaque programme et projet du PAA aura sa propre page avec: Des renseignements sur le modèle du programme/projet. Une bibliothèque en ligne des documents publics disponibles expliquant le programme en détail. Des liens vers le site Web du programme. Une Banque de données sur le PAA Une banque de données sur les programmes et les projets du PAA sera accessible aux gestionnaires de tâches pour les accès en ligne, pour mettre à jour l'état de leur programme et placer des liens avec les rapports et les données principales de leur projet. Une version publique de ce portail Web permettra également aux utilisateurs de rechercher des champs de données en fonction de leur intérêt (p.ex. une recherche qui identifie des programmes qui ont des éléments de renforcement de capacité ou de rapports hommes-femmes) ou de réviser et de valider l'hypothèse et les analyses de leurs projets. Etape 7.2 Créer des forums réguliers de dialogue avec les intervenants et renforcer la participation de la société civile Des forums réguliers seront tenus chaque année pour donner aux acteurs la possibilité de dialoguer sur la procédure du PAA. l'uneca, de manière à ce que les CER et les représentants nationaux soient constamment sensibilisés et puissent donner leurs réactions sur l'objectif et l'utilité du PAA. Les autres intervenants sur le long terme, des mécanismes supplémentaires de consultation seront considérés, comme des dialogues en ligne, groupes de discussions et autres forums pour permettre à une gamme plus large de participants d'examiner et de faire des commentaires à l'instar de ceux qui normalement assistent aux conférences. Cela constituerait un moyen économique de toucher les individus et la Société civile. Créer un Centre d'excellence pour la promotion de la société civile africaine pour davantage encourager la participation des organisations de la société civile à la vie économique et sociale du continent, et en particulier aux activités mises en exergue par le PAA il est proposé de créer un Centre d'excellence pour la promotion de la société civile africaine. Les groupes de la société civile ont souvent les ressources, le dévouement et la ténacité qui provoquent le changement économique et social, renforcent les démocraties et occasionnent des résultats positifs dans les domaines tels que le développement des relations hommes-femmes, la bonne gouvernance, la prise de conscience environnementale, la promotion de la sante, l'éducation, et l'adoption des nouvelles technologies. Les efforts des institutions africaines, comme les CER et l'union Africaine pour promouvoir l'intégration régionale et continentale et la poursuite permanente des efforts pour l'atteinte des Objectifs de Développement du Millénaire, en synergie et avec la collaboration, le travail et le soutien de la société civile africaine. Dans le même temps, de nombreux groupes de la société civile ont une base traditionnelle et une orientation locale. Ils peuvent par conséquent avoir besoin d'un soutien pour établir des liens avec d'autres organismes qui ont les mêmes intérêts qu'eux, dans d'autres régions, par le renforcement des capacités, la formation et la création de réseaux pour partager l'information, apprendre des autres et coopérer sur une plus grande échelle. La création d'un Centre d'excellence consolidera les talents qui permettront aux organismes et aux membres de la société civile de participer efficacement au développement du contient et à l'application des valeurs du NEPAD, par la mise en œuvre du Plan d'action pour l'afrique de l'ua/nepad. Les intervenants internationaux Le forum principal pour ces discussions sera le Forum pour le Partenariat avec l'afrique (APF), pour un examen général du PAA et des questions majeures comme les engagements et l'harmonisation. Les conférences ministérielles/sectorielles Des sessions seront également organisées lors des conférences ministérielles pour les dialogues et des examens spécifiques relatifs aux progrès des programmes et de projets, les questions de financement et les domaines ou les interventions ministérielles peuvent aider à surmonter les obstacles. Des panels d'experts pourraient être utilisés à des fins de validation et de conseils si nécessaire et approprié. Acteurs régionaux et nationaux Un accent sur le PAA sera régulièrement ajouté à l'ordre du jour des réunions régionales et nationales de l'ua/nepad, la BAD et RAPPORT ABRÉGÉ 2010 2012 www.nepad.org 53

Pour davantage d'informations sur le travail qui est entrain de se faire dans le domaine des Infrastructures, prière de contacter: Adama Deen Responsable des Programmes et Projets d'infrastructure NEPAD Planning and Coordinating Agency International Business Gateway New Road & 6th Road Midridge Office Park Corner of Challenger & Columbia Avenue Block B Midrand Johannesburg 1685 South Africa Tel: +27 (0) 11 256 3600 Fax: +27 (0) 11 206 3762 Email: adamad@nepad.org Website: www.nepad.org