L ACCROISSEMENT DE L ENTROPIE DES SYSTÈMES D INFORMATION EST-ELLE UNE FATALITÉ?



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Transcription:

L ACCROISSEMENT DE L ENTROPIE DES SYSTÈMES D INFORMATION EST-ELLE UNE FATALITÉ? Exposé à la Sorbonne René Mandel - 8/4/15 www.value-architecture.com 1

1. Préambule Maîtrise de la complexité Défi scientifique et technique SOMMAIRE 2. L Intégration à l épreuve du temps Algèbre des composants Fatalité de la complexité Mécanique de la complexité 3. Agir sur le cœur de l intégration Un marché des composants «parfait» Des composants de référence «Janus» Motiver les acteurs du SI 4. Alternative à la Gouvernance Gouvernance pyramidale et méthodes lourdes Changer de paradigme René Mandel - 8/4/15 2

Préambule Enjeux de la complexité Un SI extensif Un poids économique majeur Une «sur-complexité» coûteuse non maîtrisée Un défi scientifique et technique D autres sciences ont eu des approches «macro» et «micro» Lacune de connaissance des «lois» de comportement entre les projets, «atomes» du SI Il existe des opportunités techniques! 3

L intégration à l épreuve du temps Prénom Nom - 18/11/14 4

L algèbre des composants Les cycles de vie : Cycles des composants Cycles d assemblage des composants (intégration) Un assemblage mal maîtrisé Origine et justification de l EA Ayons une vision ensembliste Les composants forment un ensemble L intégration est un opérateur défini dans cet ensemble On peut parler d «algèbre» des composants 5

Les lois de l intégration Loi de composition associative? (x * y) * z = x * (y * z)? Commutative : x * y * z = x * z * y? des SI Deux familles de propriétés d un élément : Les «fonctions» Les «contrats» (cf. SOA) et en particulier : Latence Lot, message Syntaxe d échange, interface (API) Un «vecteur» 6

Analogies avec la physique Physique : Lois empiriques globales (loi de Mariotte, de Gay- Lussac sur les gaz parfaits, thermodynamique, ) Lois d interaction des molécules : Théorie cinétique des gaz Mécanique quantique Economie : Modélisation macro-économique Econométrie 7

Un cas particulier : les composants de référence Ce sont : Les référentiels de données (identités, nomenclatures, références, ) Les «puits» de données (données opérationnelles communes) Ils devraient s intégrer «parfaitement» : De façon strictement identique dans tout le SI Quelle que soit la «distance» (espace-temps) En réalité l algèbre est «imparfaite» Dérive de l intégration 8

Lois de composition avec une référence Loi de composition parfaite (x * y) * r = x * (y * r) Héritage des propriétés de la référence : Hr (x * y * r) = Hr (y * r)= Hr ( r ) De fait il n y a pas héritage «parfait» : les propriétés des «r» sont modifiées par les compositions successives Fonctions (ajouts, modifications) Contrats : Latence, Lot, message, Syntaxe 9

Fatalité de la complexité Dérive créant la sur-complexité : De fait les particularités tendent à se combiner (combinatoire «infernale») plutôt qu à s additionner Exemple classique : des échanges et interfaces («plat de spaghetti») : N X P conversions de format N X P flux 10

Aberrations de l intégration des références Interposition de composants «usurpateurs» Qui introduisent des variantes Et masquent les références Approche opportuniste et court-termiste Par décisions locales et décentralisées Passe au travers des «mailles» de la gouvernance globale 11

Développement d un maillage surcomplexe Vraie source Usurpateur Référence Sain Pervers Vraie source

Divergence fatale La Mécanique de la complexité est à l œuvre Effet cumulatif des défauts au cours du temps Un faible taux d anomalie suffit à faire diverger la série En l absence de réingénierie couteuse, la complexité devient «infinie» au bout d un temps «fini»! 13

On aboutit à

De vraies raisons de Absence de modélisation de la subsidiarité exemple référentiel des structures, des identités, Exemple de la subsidiarité sémantique Pas de gestion des multiples latences : divergence services de flux de fichier à différentes échéances, lots de population variables :mis à jour, stock, Séparation entre 2 mondes (Batch, temps réel) et multiplication des protocoles et formats Pas de gestion des 3 dates et de l historique 15

Agir au cœur de l intégration Prénom Nom - 18/11/14 16

Le «marché» des composants Améliorer la connaissance des composants de référence par les acteurs projet (asymétrie corrigée) Organiser la fourniture de composants de référence en «services» avec des contrats pour garantie et visibilité Problèmes de sécurité, confidentialité, performance, crises, Toujours en «avance de phase» 17

Des composants de référence «Janus» Ayant des capacités d intégration sans coût Avec l existant : non-intrusif Et les projets : futures exigences Utilisant des bibliothèques de routines d intégration de données Multi-protocoles Multi-latences Modélisation générique et mémorisation historisée 18

Répartition des flux Batch et messages Orchestration des services Couche d interopérabilité Exemple d application Web Web aux échanges Orchestration des échanges Répartiteur De flux Puits Puits de de données Dispositif d interopérabilité Référentiels de données ERP GRC LEGACY 19

Intégration multi-mondes Monde «Echanges de messages» Monde «Répartitions de Flux» Pilotage Orchestration Répartiteur Services d intégration Services techniques Services de données Synchronisation, Qualité Données Stockage Conversions Connectivités Groupement de données par ensembles et latences variables: lot, message, mise à jour Multi-sources, gestion du cycle de mise en qualité Format de stockage interne Multi-formats, mapping de meta-données Bases relationnelles, fichiers de formats divers, XML, JSON, CRM, ERP, EDI, HDFS, Transport ESB Batch: CFT, ; messages 20

Cas des Puits Mise en oeuvre Avant N X P flux Référentiel Source interne Source externe Après Puits Conversions de format Vision 360 Décisionnel 21

Principe de modélisation d un puits Mémorisation d un «grain» historisé Modèle de données générique 22

Cas de référentiels GRC Gestion Identités Point Puits focal Bibliothèque de conversions de format: batch, message, accès API, Puits Vision 360 ERP 23 23

L alternative à la gouvernance 24

Une alternative A une gouvernance pyramidale Se déclinant sur les X niveaux hiérarchiques Se propageant dans les silos métiers A des méthodes lourdes et obsolètes Volumineuses, Artisanales, Ignorant les progrès technologiques et le faible coût des composants d intégration, Pérennisant (certification, cursus, documentation, ) une culture dépassée 25

Synchroniser les données sur la Les données de référence existent universellement Elles sont les piliers de tous les SI, dans l existant comme pour la cible Elles retracent les cycles des objets, traversant tous les âges des organisations, et les transformations réalisées : Personnes, structures, produits, concepts, services, entités, Les SI sont devenus complexes par cumul des particularités Les SI doivent retrouver modularité et simplicité en se synchronisant sur ces piliers Il faut «gérer les particularités» (dates, protocoles, latences, subsidiarité, ) Et ceci guidera la capitalisation pour les nouvelles avancées : Ruptures techniques (Cloud, Big data, Hadoop) et culturelles simplicité 26

Les acteurs projet sont clés Les décisions déconcentrées font le SI Les outils de gouvernance sont frustes (cartographies, ) Les méthodes ignorent la réalité (approche globale et lourde) L émergence de bibliothèques d intégration est un fait majeur En guise de conclusion 27

MERCI Pour plus d information, contactez Mandel René Rene.mandel@oresys.fr Liens : http://fr.slideshare.net/renmandel /fatalit-entropiev1 http://www.valuearchitecture.com/2015/03/leslimites-de-la-complexite-des-si.html René Mandel - 8/4/15 28