Quantification en imagerie SPECT et PET

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Transcription:

Réunion thématique de l APRAMEN Quantification en imagerie SPECT et PET Obstacles Solutions Fiabilité Irène Buvat U494 INSERM, Paris buvat@imed.jussieu.fr http://www.guillemet.org/irene 15 octobre 2002 Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-1

Quantification : objectifs Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-2

Qu est-ce que la quantification? Extraction de valeurs à partir d images SPECT et PET Deux types d indices : - concentration de radiotraceur quantification absolue x kbq/ml - variation du signal : entre deux régions entre deux instants Tumeur / fond quantification relative Jour J Jour J + 3 mois Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-3

Pourquoi quantifier? Interprétation objective susceptible d améliorer : le diagnostic différentiel densité de transporteurs dopaminergiques Alzheimer Démence à corps de Lewy Walker et al, Eur J Nucl Med 1997: 609-614 le pronostic temps de survie médian pour le cancer du poumon SUV < 10 : SUV 10 : 24,6 mois 11,4 mois Ahuja et al, Cancer 1998:918-924 la prise en charge thérapeutique index métabolique et fonctionnel revascularisation pas de chirurgie e.g., Bax et al, J Nucl Med 1999: 1866-1873 le suivi thérapeutique décroissance du rapport tumeur / fond suite à une chimio néoadjuvante pour le traitement des ostéosarcomes 40 % : bon répondeur <40% : mauvais répondeur sensibilité = 100%, spécificité = 75% Schulte et al, J Nucl Med 1999:1637-1643 Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-4

Les obstacles à la quantification Valeur N dans un pixel Concentration d activité C dans la région correspondante N k C Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-5

Pourquoi? Nombreuses sources de biais mouvement émission aléatoire des photons = bruit statistique diffusion Compton atténuation résolution spatiale limitée coïncidences aléatoires temps mort reconstruction tomographique mesures Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-6

Pour chaque problème potentiel Le problème (SPECT versus PET) Ses conséquences sur la quantification Les solutions actuelles et futures Les performances aujourd hui Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-7

Le mouvement et ses conséquences 2 types de mouvements : fortuits physiologiques : cardiaque, respiratoire, Respiration normale : mouvement d amplitude de 1 à 3 cm, ~18 fois/minute SPECT cardiaque PET FDG pulmonaire avec flou cinétique «sans» flou cinétique modification du rapport d activité antérieure/latérale de ~25% Pitman et al, J Nucl Med 2002:1259-1267 volume apparent des lésions augmenté de 10% à plus de 30% du fait du mouvement SUV max diminué de 5% à plus de 100% Nehmeh et al, J Nucl Med 2002:876-881 Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-8

La traitement du mouvement : où en est-on? Mouvements fortuits : tendre vers des examens plus courts Mouvements physiologiques : - pas de correction systématique - synchronisation cardiaque classique (PET / SPECT) - vers la synchronisation respiratoire (notamment PET oncologique pulmonaire) Nehmeh et al, J Nucl Med 2002:876-881 Klein et al, IEEE Trans Nucl Sci 1998:2139-2143 Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-9

L atténuation et ses conséquences SPECT PET * * sous-estimation de l activité de plus de 70% 230 non atténué atténué 27 atténué non atténué 241 14 pas de quantification absolue possible sans correction de l atténuation dépend de la densité des tissus atténuants Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-10

La correction d atténuation Préalable à une correction efficace : mesure de la densité des tissus atténuants par un dispositif d acquisition en transmission SPECT Dispositifs commercialisés, mais peu répandus en France PET Dispositifs standard associés à toutes les caméras PET (source β+ ou γ) CT sur les machines bimodales PET/CT Correction intégrée à la reconstruction itérative par une modélisation de l effet de l atténuation dans le projecteur utilisé lors de la reconstruction p = R f µ Corrections actuelles Multiplication des sinogrammes par des facteurs de correction exacts avant reconstruction ou Correction intégrée à la reconstruction itérative par une modélisation de l effet de l atténuation dans le projecteur utilisé lors de la reconstruction Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-11

Performances et conclusions sur la correction d atténuation Les corrections existent, sont implémentées sur les machines SPECT et PET, et sont efficaces mais En SPECT : manque de disponibilité des dispositifs d acquisition en transmission pour la mesure de carte des µ Imagerie cérébrale : correction approchée possible Autres applications : correction quasiment impossible En PET : impact de la carte d atténuation utilisée : nature : transmission PET ou image CT traitements effectuées sur cette carte : - pour réduire le bruit : segmentation, filtrage - pour mettre à l échelle les valeurs des µ : segmentation, interpolation - pour travailler à la même résolution spatiale en T et E - pour compenser les flous cinétiques différents en PET/CT CT Ge 68 Concentrations d activité environ 10% supérieure avec la correction utilisant la carte CT Différences plus marquées pour les lésions osseuses Nakamoto et al, J Nucl Med 2002:1137-1143 Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-12

La diffusion et ses conséquences SPECT PET * * * ~30% des photons détectés dans la fenêtre 20% sont diffusés (Tc99m) PET 2D : ~30% PET 3D : > 50% surestimation locale de l activité > 10% (jusqu à plus de 30%) réduction des rapports d activité lésion / fond Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-13

La correction de diffusion SPECT Corrections «classiques» : méthode de Jaszczak, méthode TEW I2 I1 PET Interpolation à partir des événements détectés à l extérieur du sujet objet I corrigé = I1 - k I2 w I1 kev w I 1 I W 2 I corrigé =I1-W [I 1 +I 2 ]/ 2w kev Disponibles dès lors que l on peut acquérir les images SPECT dans plusieurs fenêtres en énergie simultanément Modélisation simplifiée de la distribution des photons diffusés à partir d une image reconstruite sans correction de diffusion et de la cartographie de densité du milieu atténuant Image reconstruite sans correction de la diffusion Image corrigée de la diffusion Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-14 x Sinogrammes acquis - Sinogrammes des photons diffusés Sinogrammes corrigés de la diffusion

Performances des corrections de diffusion En SPECT : méthodes simples et relativement efficaces pour la quantification des images Tc99m, mais amplification du bruit image 20% Jaszczak Buvat et al, J Nucl Med 1995:1467-1488 En PET : méthodes implantées sur les systèmes améliorent la quantification, mais biais résiduels en 3D correction d atténuation erreurs : 9% à 30% différentes corrections de diffusion : erreurs : -5% à 12% Zaidi et al, Eur J Nucl Med 2000:1813-1826 Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-15

Corrections de diffusion : perspectives Vers des approches de modélisation de la distribution des photons diffusés à partir d une première estimée de la distribution d activité et de la cartographie du milieu atténuant distribution d activité estimée densité des tissus modèle de la contribution des photons diffusés Plus simple mais augmentation du bruit soustraction des photons diffusés aux sinogrammes ou inversion de la transformée de Radon intégrant un modèle de la diffusion Très coûteux en temps calcul mais repositionne les photons diffusés, d où meilleur RSB p = R f s Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-16

La variation de la résolution spatiale avec la profondeur en SPECT FWHM FWHM (mm) 20 10 FWHM(d) = 0,46d + 3,83 source ponctuelle d positions du détecteur 0 0 10 20 30 d(cm) Résolution non stationnaire dans les images reconstruites Effet de volume partiel variable avec la position Biais non stationnaire créé par l effet de volume partiel Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-17

Compensation de cette variabilité Filtrage non stationnaire des projections avant reconstruction (implanté sur certaines machines) filtrage reconstruction sinogramme Modélisation lors de la reconstruction p = R f σ Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-18

Conclusion sur la correction de la résolution spatiale variable en SPECT Des corrections efficaces existent correction par filtrage des projections % 100 120 80 60 40 20 0 contraste paroi ventriculaire gauche (VG) et cavité (froide) % 100 80 60 40 20 0 restauration d activité dans la paroi VG (1 cm) sans correction avec correction Elles contribuent à réduire l effet de volume partiel et à en faciliter la correction (mais la nécessité de corriger du volume partiel subsiste) La modélisation dans le projecteur devrait s imposer à terme Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-19

L effet de volume partiel et ses conséquences effet commun au SPECT et PET max=100 = max<100 affecte les structures de taille <2-3 FWHM biais % 0-50 rés. spat. = 6 mm rés. spat. = 12 mm contraste infini -100 2 6 10 14 18 diamètre de la structure d intérêt (mm) spill-in : activité extérieure contaminant la structure d intérêt spill-out : activité émise dans la structure détectée à l extérieur dépend de la ROI considérée pour les mesures Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-20

Les corrections d effet de volume partiel Multiplication des mesures par un coefficient de recouvrement, qui dépend de la taille (et forme) de la structure, de la résolution spatiale dans les images reconstruites et du contraste à appliquer aux mesures activité restituée activité originale 1 Inverse du coefficient de recouvrement 0,5 résolution spatiale 12mm contraste infini 0 2 6 10 14 18 diamètre (mm) Calcul de matrices de recouvrement décrivant les spill-in et spill-out entre différents compartiments fonctionnels a 1 a2 m 1 = c 11 a 1 + c 12 a 2 m 2 = c 21 a 1 + c 22 a 2 a 1 et a 2 mesures m 1 et m 2 définition de 2 cpts fonctionnels modèles modèle de résolution spatiale matrice de recouvrement inversion Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-21

Performances et conclusions sur la correction de volume partiel SPECT potentiel de liaison = (A p -A bgd )/A p A p A bgd 10 8 6 4 2 0 valeur idéale ttes corrections sauf volume partiel ttes corrections activité restituée dans les putamen (%) 120 100 80 60 40 20 0 valeur idéale PET [ 15 O] H 2 O Sujets sains Meltzer et al, J Nucl Med 2000:1842-1848 Correction délicate, nécessitant une information anatomique haute résolution Correction sensible aux erreurs de segmentation et aux différences entre anomalies anatomiques et fonctionnelles Non disponible en routine Le futur : exploitation de l information CT pour faciliter une mise en œuvre? Soret et al, IEEE Trans Nucl Sci 2002 (sous presse) Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-22

Les coïncidences fortuites en PET * * * * leur nombre varie comme le carré de l activité dans le champ de vue : N = 2 τ S 1 S 2 2 méthodes de correction efficaces en ligne : - fenêtre temporelle de coïncidence décalée dans le temps - estimation à partir des taux d événements simples S 1 et S 2 pas de biais majeur lié à la détection de coïncidences fortuites Augmentation du bruit consécutive à leur soustraction augmentation de la variabilité associée aux mesures Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-23

Les précautions à prendre vis-à-vis du temps mort effet commun au SPECT et PET taux de comptage mesuré sans temps mort avec temps mort flux arrivant sur le détecteur effet surtout pénalisant en PET 3D (> 100 kcps/s) effectuer si possibles les mesures dans la zone de flux correspondant à une réponse linéaire du détecteur effectuer l étalonnage de sensibilité dans la zone de flux d intérêt Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-24

La reconstruction tomographique et ses conséquences FBP, MLEM, OSEM, Gradient Conjugué???? affecte la quantification indirectement, en SPECT et en PET, via : la résolution spatiale des images reconstruites (conditionnant l amplitude de l effet de volume partiel) le niveau de bruit, qui conditionne la variabilité des mesures, voire les biais (cf SUV max en PET) à compromis résolution spatiale / bruit identique, l algorithme de reconstruction n a que peu d influence sur la quantification (mais il peut en avoir beaucoup sur la détection, via la structure du bruit!) Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-25

L étalonnage : étape indispensable à la quantification absolue Relier un nombre de coups par seconde à une activité, i.e., rendre compte de la sensibilité de détection Facteur d étalonnage X coups/s/pixel Y kbq/ml calcul du facteur par une expérience préliminaire d étalonnage idéalement, point source dans l air dans des conditions de taux de comptage similaires aux conditions d opération du tomographe en pratique, conditions similaires aux conditions dans lesquelles on veut appliquer le facteur (e.g., cylindre d eau en PET), en traitant les données de façon identique pour le calcul du facteur et pour les données cliniques attention à la variabilité de la contribution du diffusé entre expérience d étalonnage et acquisitions ultérieures, source de biais potentiellement importants Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-26

Les mesures : l aboutissement de la quantification Quel index considérer? SUV mean, SUV max, glycolyse totale de la lésion, rapport tumeur-sur-fond? Quantification absolue plus complexe que quantification relative Pour un indice donné, attention aux biais potentiels introduits par : - la segmentation : la valeur moyenne dépend fortement de la ROI pour une petite lésion la valeur max dépend très fortement du bruit dans les images grandeurs difficilement comparables d un examen à l autre, sauf si les protocoles d acquisition et de traitement sont scrupuleusement identiques - la normalisation (SUV par exemple) Tout indice devrait théoriquement être assorti d un écart-type, rendant compte de l incertitude associée Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-27

Synthèse : importance relative de différents biais : exemple en SPECT SPECT cérébral du système dopaminergique 120 100 80 60 40 20 0 potentiel de liaison = (A p -A )/A bgd p 10 A p 8 6 A bgd 4 2 0 activité restituée (%) putamen fond idéal sans correction atténuation atténuation+diffusion atténuation+rés. spatiale atténuation+diffusion+rés. spatiale atténuation+diffusion+rés. spatiale + volume partiel Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-28

Importance relative de différents biais en PET Recherche en cours Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-29

Conclusions La quantification est accessible, en PET et en SPECT Une quantification absolue fiable, en SPECT ou en PET, est un processus complexe, nécessitant une cartographie de la densité des tissus, un protocole d acquisition et d analyse rigoureusement contrôlé, et idéalement, une cartographie anatomique haute résolution La quantification fiable est plus aisée en PET qu en SPECT, du fait de la correction d atténuation plus accessible et de la meilleure résolution spatiale, mais reste difficile en PET Les détecteurs bimodaux PET/CT et SPECT/CT pourraient jouer un rôle majeur pour faire de la quantification une réalité clinique Le problème de volume partiel reste l obstacle majeur à la quantification des structures de petites tailles Réunion APRAMEN - Irène Buvat - octobre 2002-30