Partenariat ANACT-INRS. Evaluation des interventions. C Parmentier

Documents pareils
PREDURA TMS PREvention DURAble des TMS Programme de suivi des entreprises exposées au risque de TMS. Journées Marcel Marchand 23 novembre 2013

TMS : quelles compétences pour quelle démarche de prévention?

Améliorer l efficacité de votre fonction RH

Compte rendu du séminaire sur les RPS qui a eu lieu mardi 4 février à la MMSH

Les projets d investissement en PME

REFERENTIEL PROFESSIONNEL DES ASSISTANTS DE SERVICE SOCIAL

DDO/D2OM/DPMI Séminaire ACORS SMI Septembre Quitter sommaire préc. suiv.

L évaluation des risques au travail

Master Ressources Humaines

Centre Régional Africain d Administration du Travail (CRADAT) BP 1055 Yaoundé Tél Fax : cradat@ilo.

Modernisation SI & Télécom des Samu-Centres 15. Assemblée Générale SUdF

Software Application Portfolio Management

Guide Méthodologique. Eco-conception & Ergo-conception : méthodes croisées

Sciences de Gestion Spécialité : SYSTÈMES D INFORMATION DE GESTION

Plénière de clôture, synthèse des ateliers 2e Congrès francophone sur les TMS, Montréal Alain Piette, 15 au 21 juin 2008

RAPPORT DU CONSEIL D ADMINISTRATION A L ASSEMBLEE GENERALE

Compte Qualité. Maquette V1 commentée

Services Réseaux et Télécom

Optimiser ses pratiques de veille avec Digimind. Journée Juriconnexion «Veille juridique : un atout stratégique» 25 novembre 2014

Accompagner les organisations dans la mise en place de modes collaboratifs pérennes, basés sur l engagement et la confiance. 2 POLES D EXPERTISE

L approche Casino en matière de développement durable?

I. PRESENTATION DE LA CHAIRE

> innovation. Action «Normalisation» descriptif

Préparer la formation

Novembre Regard sur service desk

Services. Expériences d entreprises de moins de 20 salariés. Propositions d axes de travail. Agir pour améliorer les conditions de travail

Catalogue des services intégrés

La mise en place d une cellule de veille

LES 11 COMPÉTENCES CLÉ DU COACH SELON LE RÉFÉRENTIEL ICF OBJECTIFS CERTIFICATION PRINCIPES ET ORIENTATIONS

La qualité de vie au travail. comment bien mettre en œuvre l Accord National Interprofessionnel

Partie I Stratégies relationnelles et principes d organisation... 23

Dossier d autorisation à mettre en oeuvre le C2i2e

Diagnostic entreprise

Outiller le Brevet informatique et internet. SERIA Rennes - projets nationaux Octobre 2011

Synthèse du «Schéma Directeur des Espaces Numériques de Travail» A l attention du Premier degré (doc réalisé par Les MATICE 76)

sentée e et soutenue publiquement pour le Doctorat de l Universitl

Annexe 2 Les expressions du HCAAM sur la coordination des interventions des professionnels autour du patient

«Du développement des centres d appels à l émergence du BPO au Maroc»

Plan de la présentation

ENSEIGNEMENT DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE A L ECOLE PRIMAIRE : QUELLE DEMARCHE?

L3 Psychologie «Ergonomie : travail, innovations et formation» Les enjeux et éléments historiques. Principaux concepts et théories sous-jacentes

repères pour agir et mettre en place un projet de consolidation des compétences de Base des Apprentis

Prévenir et gérer l absentéisme

SEMINAIRES SPECIFIQUES

Parcours de formation certifiant. L excellence low cost!

PROGRAMME DE PREVENTION «EHPAD / Etablissements de soins» 2013 Dispositif d Aide Financière Simplifiée Régional

Androids as an Experimental Apparatus: Why Is There an Uncanny Valley and Can we Exploit It?

PÉRENNISER LA PERFORMANCE

Mise en place d une démarche qualité dans un système d information

blgpec : Où en est mon établissement? Sommaire :

PROGRAMME Prévention des TMS dans le Secteur de la Propreté

Cycle de formation Gestion de projet

La Qualité de Vie au Travail, Pourquoi aujourd hui? C est quoi? Pour faire quoi? Comment? Jeudi 5 février 2015 Rencontre Prévention - STSM

Forum AMOA ADN Ouest. Présentation du BABOK. 31 Mars 2013 Nadia Nadah

CONTRIBUTION DU CH-FO Le dialogue social et la gestion des ressources humaines

COMPOSANTE 3 Objectif 3.C

TITRE DE LA PRÉSENTATION > TITRE DE LA PARTIE PROJET D ORGANISATION ADMINISTRATIVE ET TECHNIQUE CIBLE

RÔLE ET MISSIONS D UN COORDINATEUR DE PROJET

La prévention au cœur de la gestion du risque professionnel

MISE EN PLACE D UNE DEMARCHE CQP / CQPI AU SEIN D UNE BRANCHE

PRÉSENTATION DE L OFFRE

Philippe BANCE Président du Conseil scientifique international du CIRIEC CREAM Normandie Université (Univ. Rouen)

Sécurité des Systèmes d Information

Comité de la réglementation des assurance de l AAI Le rôle de l actuaire dans le contrôle prudentiel des sociétés d assurances

Etude relative aux rapports des présidents sur les procédures de contrôle interne et de gestion des risques pour l exercice 2011

L engagement associatif des actifs

LE NOUVEAU REFERENTIEL NORMATIF ET DEONTOLOGIQUE DU PROFESSIONNEL DE L EXPERTISE COMPTABLE

Programme "Conception et simulation" COSINUS Edition Projet

FACULTE DE DROIT. 1. Premier Graduat I. CYCLE DE GRADUAT. 2. Deuxième Graduat

Pagaie rouge. Lieu de pratique Plan d eau calme ou piscine comprenant un parcours sur deux buts (terrain 36 mètres par 20 mètres).

Quel contrôle de gestion pour les ONG 1?

Les activités numériques

Céramique. Apprentissage. CFA Céramique Bourgogne. CFA Céramique Limousin. Institut Céramique Française

Lecture critique et pratique de la médecine

Votre expert en flux documentaires et logistiques. Prestations audit/conseils

AXIAD Conseil pour décider en toute intelligence

1. Les NTIC, sont des vecteurs de développement des relations interpersonnelles

Gestion de projet et. «Second précepte: diviser chacune des difficultés que j examinerois, en autant de. qu il seroit requis pour les mieux

Le nouveau programme en quelques mots :

MICROSOFT DYNAMICS CRM & O Val

CATALOGUE DE FORMATIONS

La Responsabilité Sociétale des Organisations

Réussir le choix de son SIRH

Pôle Performance Industrielle Durable. Page 1 Rencontre SEE Le 20/05/2014 Lille. Innover

ISTEX, vers des services innovants d accès à la connaissance

Animateur et organisateur : Christian Duchesne (PMO-Performance)

Les audits de l infrastructure des SI

Lutin Laboratoire des Usages en Technologies

Autonomie et fragilités de la recherche académique Financements sur projet et reconfigurations du travail scientifique

Formations dédiées aux acteurs du logement social

FORMATION THÉORIQUE. Trait d Union TM

DATE DE IDENTIFICARE PROIECT :

Catalogue produits. - Plates-formes élévatrices & transports publics

Risk Assurance & Advisory Services Pour un management des risques performant et «résilient»

Séminaire éducation Focus Rythmes scolaires Compte-rendu 11 mars 2014

Passer commande d une prestation ergonomique dans le cadre d une action de prévention des troubles musculosquelettiques (TMS)

L Application Performance Management pourquoi et pour quoi faire?

Développement des compétences, construction des parcours, prévention de la pénibilité et de l usure professionnelle, égalité professionnelle,

Vers un réseau de lieux de travail partagés sur le Grand Genève. CCIG, le 21 mai 2015

Transcription:

Partenariat ANACT-INRS Evaluation des interventions C Parmentier

Plan de la présentation Pourquoi un partenariat sur l évaluation des interventions? Organisation du partenariat et travaux La méthode d évaluation des interventions TMS-RPS Le dispositif d élaboration Les questions/les arbitrages/les choix La méthode d évaluation Mode d emploi Paramètres d évaluation Le dispositif d expérimentation 2

Pourquoi un partenariat sur l évaluation? Enjeux politiques/sociétaux Développement de l évaluation des politiques publiques Culture de l évaluation qui s intègre dans les projets publics/privés Efficacité des politiques de prévention interrogées en période de crise Préoccupation des institutions et des professionnels Bonne gouvernance des projets de prévention/act Aspects déontologiques : allocation des ressources 3

Pourquoi un partenariat sur l évaluation? Enjeux scientifiques Evaluation d actions complexes (RPS-TMS) Facteurs / variables multiples Composantes subjectives Contextes instables Nombreux acteurs impliqués Effets difficiles à mettre en évidence Peu de méthodes, de critères d évaluation et d outils connus, partagés Prééminence de l ERC (groupe contrôle) dans la littérature anglo-saxonne 4

Enjeux scientifiques : prééminence de l ERC Population de l intervention Groupe cible Groupe contrôle Interventions sur le lieu du travail Randomisation Mesures Avant Mesures Après Goldenhar LM et al.,2001 5

Pourquoi un partenariat sur l évaluation? Enjeux pour les professionnels Développer la pratique de l évaluation pour Améliorer le pilotage et la conduite des interventions Ajuster l intervention Maintenir la dynamique, l engagement dans le projet Mieux rendre compte des résultats, des effets, des impacts, de l efficacité, de l efficience, etc. Faire progresser les pratiques professionnelles Partager des expériences entre praticiens de l intervention Confirmer l efficacité de la prévention primaire pas encore démontrée pour les RPS par exemple [INSERM] 6

Plan de la présentation Organisation du partenariat et travaux 7

Organisation du partenariat et travaux Suite rencontre en 2010 Pour répondre aux différents enjeux (sociétaux, scientifiques et pour les acteurs de la prévention) Pour favoriser la pluridisciplinarité Avec la participation de praticiens externes Conduit par les 2 institutions Très impliquées dans la prévention des TMS et des RPS Complémentaires dans leurs missions Dont les gouvernances sont préoccupées du développement de l évaluation 8

Organisation du partenariat et travaux 2 livrables / production à l issue du projet Ouvrage qui fait le point sur les travaux et réflexions théoriques et pratiques sur l évaluation des actions en santé au travail. Sortie prévue fin 2015. Méthode d évaluation des interventions de prévention des RPS et TMS destinée aux intervenants (guide). Version expérimentale sortie en octobre 2014 9

Organisation du partenariat et travaux Pilotage D. Chouanière C. Parmentier Groupe projet Ouvrage (responsable : INRS) 9 personnes ANACT-INRS Groupe projet Guide (responsable : ANACT) 12 personnes ANACT-INRS-SIST-CARSAT 10 séminaires 2012-2013 30 contributeurs externes GM Consultants GM MIXTE GM ARACT GM SIST GM CARSAT 50 participants 10

Plan de la présentation La méthode d évaluation des interventions TMS-RPS Le dispositif d élaboration Les questions/les arbitrages/les choix La méthode d évaluation Mode d emploi Paramètres d évaluation 11

La méthode d évaluation Le dispositif d élaboration Synthèse des apports théoriques des différentes disciplines impliquées dans l évaluation des actions en santé au travail (séminaires). Disciplines qui proposent des «théories» de l intervention Psychologie, Sociologie, Sciences de l éducation, Ergonomie, Sciences de gestion Disciplines qui proposent des modèles pour l évaluation Economie de la santé et Epidémiologie Apports de l Evaluation realiste (Pawson et Tilley, 12

La méthode d évaluation Le dispositif d élaboration du guide Avec les groupes-métiers 2013-2014 Recensement des enjeux, intérêts et limites de l évaluation pour chacun des métiers Mobilisation des travaux théoriques réalisés pour la production de l ouvrage Co-construction du guide : arbitrages/compromis sur la base de versions soumises par le groupe-projet pour définir : Les objectifs de l évaluation Le périmètre des interventions Les dispositifs d évaluation Les objets de l évaluation et les indicateurs 13

La méthode d évaluation Les questions, les arbitrages, les choix Evaluation à but formatif, pour améliorer les pratiques d interventions évaluation normatives ou sommatives L intervenant est le commanditaire et le pilote de l évaluation Nous ne proposons pas de critères ou de référentiel : c est à l intervenant de les définir avec les acteurs mobilisés dans son dispositif d évaluation Nous n opposons pas le processus (la mise en œuvre de l intervention) aux résultats, mais nous les mettons en perspective Nous avons fait un guide unique quel que soit le moment où se fait l évaluation. Nous recommandons de mettre en place le dispositif d évaluation dès le démarrage 14

La méthode d évaluation Les questions, les arbitrages, les choix La définition des objets de l évaluation (chapitres de la grille) se base sur la synthèse des apports des différentes disciplines (exhaustivité) Nous avons laissé de la latitude sur le dispositif d évaluation (comment, avec qui, pourquoi?) Le périmètre : la méthode d évaluation est conçue pour l évaluation des interventions RPS-TMS mais le large spectre des thèmes abordés et la souplesse d utilisation de la grille rendent son usage possible pour d autres interventions portant sur les conditions de travail. 15

La méthode d évaluation Présentation de la méthode : pour évaluer une intervention l intervenant s assure qu il rentre bien dans le cadre proposé par le guide défini son dispositif d évaluation qui précise : Les apports et bénéfices attendus de l évaluation Les acteurs mobilisés pour définir collectivement les critères de jugement et indicateurs Les moyens alloués à l évaluation : temps consacré, délais, groupe de travail, outils utilisés pour évaluer les différents aspects de l intervention : entretiens, recueil d indicateurs, etc. La diffusion et la valorisation de l évaluation : destinataires des résultats et documents produits 16

La méthode d évaluation Présentation de la méthode : pour évaluer une intervention l intervenant renseigne la grille d évaluation qui permet d analyser Le contexte de l intervention La préparation et la conduite de l intervention Les effets attendus ou inattendus de l intervention fait la synthèse de l évaluation Pistes d amélioration des pratiques au regard du contexte et des effets observés 17

La méthode d évaluation : présentation du guide : la grille 18

La méthode d évaluation Présentation du guide Pour évaluer les effets, nous proposons à l intervenant de déterminer ses propres critères de jugement et indicateurs Critère de jugement : critère déterminé par l évaluateur qui permet d apprécier si l intervention (a) atteint ou non les objectifs fixés/attendus. On utilise des indicateurs pour mesurer les critères de jugement. Exemple : si 60 % des postes avec fortes contraintes ont été aménagés, on considère que l on atteint un des objectifs de l intervention (aménager au moins la moitié des postes concernés) Indicateur : variable que l on évalue qualitativement ou quantitativement et qui permet de décrire un phénomène défini Exemple : nombre de salariés touchés par les aménagements 19 de poste, % de salariés satisfaits de leurs postes de travail

La méthode d évaluation Effets : Exemple (transformation des organisations et des situations de travail

21

Plan de la présentation Le dispositif d expérimentation 22

Dispositif d expérimentation Objectifs de l expérimentation (octobre 2014-juin 2015) Evaluer la pertinence de la méthode proposée, sa faisabilité et l exhaustivité des paramètres d évaluation Capitaliser sur les évaluations réalisées par les expérimentateurs pour améliorer nos connaissances sur les effets des interventions les pratiques de l évaluation 23

Dispositif d expérimentation Déroulement de l expérimentation 55 évaluations prévues avec des intervenants issus des groupes-métiers Mise en ligne d une version numérique sur les sites des deux institutions avec des documents pour les utilisateurs qui souhaiteraient participer à l expérimentation 4 journées d appui proposées aux expérimentateurs Mise en place d une FAQ 24

Dispositif d expérimentation Déroulement de l expérimentation Chaque expérimentateur doit renseigner une questionnaire en ligne avec des données qualitatives et quantitatives sur : Identification de l expérimentateur, Description de l intervention évaluée Description du dispositif d évaluation mis en place Description et appréciation des critères de jugement et indicateurs utilisés Description de la pertinence de la méthode et des bénéfices de l évaluation Appréciations sur le plan et le contenu des différentes parties du guide 25

Conclusion Premier résultats attendus en avril 2015 Nombreuses communications en cours ou à venir Nombreux partenaires et structures impliqués Peut nourrir nos travaux sur les interventions, les partenariats, les expérimentations, l évaluation 26

Merci de votre attention 27