Provence-Alpes-Côte d'azur, Var Sainte-Maxime Bellevue Nord boulevard des Grands-Horizons Références du dossier Numéro de dossier : Date de l'enquête initiale : 2011 Date(s) de rédaction : 2011 Cadre de l'étude : recensement du patrimoine balnéaire Degré d'étude : étudié Désignation Dénomination : sémaphore Précision sur la dénomination : électro-sémaphore Appellation : sémaphore des Sardinaux Compléments de localisation Milieu d'implantation : Références cadastrales : 2007, AC, 1850 Historique Le sémaphore des Sardinaux est mentionné sur une "Carte hydrographique" publiée en 1843. Il a vraisemblablement été réaménagé entre 1861 et 1875, époque à laquelle on équipe l'ensemble des côtes françaises d'électro-sémaphores. En 1906, le sémaphore abrite un chef guetteur avec son épouse et leur fille et un guetteur et son épouse. Les transmissions par signaux sémaphoriques (télégraphe Chappe) devenant obsolètes peu avant la Première Guerre mondiale, ceux-ci sont transformés au profit de la transmission par pavillons et les mâts sont démontés. C'est probablement à ce moment-là qu'a été rajouté l'escalier en vis en fonte posé par dessus le plateau tournant, à la place du mécanisme actionnant le mât et les ailes, escalier permettant d'accéder au toit de la tour. Il demeura en activité jusqu'à la dernière guerre. Le sémaphore est actuellement désaffecté. Période(s) principale(s) : 3e quart 19e siècle () Description Le sémaphore est installé au sommet de la colline de Bellevue, à 136 mètres d'altitude. C'est un ensemble composé d'un logement de plan rectangulaire, d'un rez-de-chaussée surélevé et un étage de comble, auquel est accolée une tour de plan circulaire à un étage. Le soubassement est débordant et constitue un socle pour les parties supérieures. Le débord revêtu de carreaux de céramique rouge et délimité par un muret de pierre est un espace de circulation sur les trois côtés de la maison. La construction est en moellons de schiste local, enduite. Elle est couverte de tuiles creuses, avec deux rangs de génoises soulignés par une moulure. La tour est couronnée d'une corniche moulurée à modillons. Elle est couverte par l'extrados de la coupole. Le soubassement est occupé par des locaux de rangement. Le rez-de-chaussée est occupé par un logement (cuisine, séjour, chambre, salle de bains) et des locaux de stockage. L'entrée principale au sud-ouest permet de pénétrer dans un hall distribuant le logement au sud-ouest, la tour au nord-est, et dans lequel on trouve l'escalier en équerre à une seule volée à quartier-tournant. La tour est le sémaphore proprement dit. Le rez-de-chaussée est percé de deux fenêtres (sud-est et nord-ouest). L'étage abrite la chambre de veille couverte d'une coupole. Page 1
Eléments descriptifs Matériau(x) du gros-oeuvre, mise en oeuvre et revêtement : schiste, moellon, enduit Matériau(x) de couverture : tuile creuse Étage(s) ou vaisseau(x) : étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, étage de comble Couvrements : coupole ; Type(s) de couverture : toit à longs pans ; extrados de voûte ; Escaliers : escalier dans-oeuvre, escalier en équerre, en maçonnerie ; escalier dans-oeuvre, escalier en vis sans jour, en charpente métallique Typologies et état de conservation État de conservation : désaffecté Statut, intérêt et protection Statut de la propriété : propriété de la commune ([]) Les électro-sémaphores C'est en 1861 qu'est prise la décision de réorganiser la chaîne sémaphorique du début du 19e siècle par la construction d'une ligne de postes électro-sémaphoriques. 162 électro-sémaphores sont construits le long du littoral français, pour la plupart avant 1875. Ils reprennent le principe de la transmission au moyen d'un mât orientable muni d'ailes articulées, mis au point par Charles Depillon (1768-1805). Ces installations à l'origine sommaires font l'objet d'un véritable programme architectural composé d'une tour abritant le mécanisme et d'un logement-casernement pour les gardiens. Les types architecturaux sont différents selon les régions côtières. Le sémaphore de Sainte-Maxime appartient au modèle méditerranéen. Les sémaphores étaient également dotés d'un mât à pavillons ; les transmissions y étaient basées sur le système du code international afin de faciliter la correspondance avec les navires étrangers. Le système de communication par signaux optique était complété par un autre système de signalisation électrique par télégraphe. Les sémaphores faisaient office de bureau télégraphique pour le public. Les transmissions par signaux sémaphoriques devinrent obsolètes à la veille de la première guerre mondiale. Les ailes et les mâts furent démontés. Les transmissions par pavillon continuèrent à être utilisées. Références documentaires Documents d'archive Recensements de la population de 1836 à 1906 (Sainte-Maxime. 83). 1836-1906. Archives départementales du Var, Draguignan : 11 M 2. Recensement de 1906. Bibliographie Germond, Jean-Daniel de. Sainte-Maxime. - Marguerittes : Editions de l'equinoxe, 1993, 99 p. Page 62 : mention de l'existence du sémaphore en 1843 ; photo du sémaphore au début du 20e siècle. Multimedia Les sémaphores de la Marine Nationale. [s.n.] [mise à jour 01.04.2005]. Accès internet : URL : http:// www.semaphores.pages.perso-orange.fr. Historique de la création des électro-sémaphores. Illustrations dont celle de l'intérieur d'un électro-sémaphore en 1895. Cabane, François. Charles Depillon (1768-1805). Inventeur des sémaphores côtiers. Documentation sur l'environnement et le littoral. Novembre 2007, doc. 07 [07.09.2012] Accès Internet : URL : http:// www.envlit.ifremer.fr> Historique de la création des sémaphores au 19e siècle. Illustrations. Liens web Historique de la création des électro-sémaphores. Illustrations dont celle de l'intérieur d'un électro-sémaphore en 1895. : http://www.semaphores.pages.perso-orange.fr. Historique de la création des sémaphores au 19e siècle. Illustrations. : http://www.envlit.ifremer.fr Page 2
Illustrations Vue d'ensemble prise du sud-est. IVR93_20118301467NUC2A Plan du rez-de-chaussée surélevé. Dess. Nathalie Pégand IVR93_20128301139NUDA Coupe AB sur la tour du sémaphore. Dess. Nathalie Pégand IVR93_20128301140NUDA Vue de volume prise du sud. IVR93_20118301470NUC2A Pignon sud-ouest. Trace de l'ancien passage du mât à pavillons. IVR93_20118301469NUC2A Rez-de-chaussée surélevé. Passage longeant le bâtiment sur trois de ses côtés. IVR93_20118301468NUC2A Porte d'accès à la terrasse. IVR93_20118301451NUC2A Rez-de-chaussée surélevé. Pièce d'habitation. IVR93_20118301466NUC2A Tour surmontée de la terrasse. IVR93_20118301452NUC2A Page 3
Rez-de-chaussée de la tour. IVR93_20118301459NUC2A Rez-de-chaussée de la tour. IVR93_20118301460NUC2A Passage d'accès à la chambre de veille. IVR93_20118301464NUC2A Chambre de veille. Fenêtres. IVR93_20118301463NUC2A Plateau tournant sur lequel était fixé le mât orientable. IVR93_20118301478NUC2A Plafond de la chambre de veille. Trou obturé par où passait le mât orientable. IVR93_20118301462NUC2A Cage d'escalier. IVR93_20118301461NUC2A Porte d'accès à la chambre de veille. IVR93_20118301465NUC2A Page 4
Plateau tournant sur lequel était fixé le mât orientable. IVR93_20118301448NUC2A IVR93_20118301458NUC2A IVR93_20118301447NUC2A IVR93_20118301449NUC2A Auteur(s) du dossier : Geneviève Négrel Copyright(s) : (c) Région Provence-Alpes-Côte d'azur - Inventaire général Page 5