Lieu : Antananarivo, Madagascar

Documents pareils
Centre Régional Africain d Administration du Travail (CRADAT) BP 1055 Yaoundé Tél Fax : cradat@ilo.

COOPÉRATION EN ÉDUCATION

FORMATION D EXPERTS REGIONAUX POUR UNE GESTION DURABLE DES FORETS DU BASSIN DU CONGO

MINISTERE DES POSTES, DES TELECOMMUNICATIONS ET DES NOUVELLES TECHNOLOGIES ET DE LA COMMUNICATION

Faire des choix fondamentaux pour l assurance qualité externe

MASTER MANAGEMENT DES RH ET DU DÉVELOPPEMENT SOCIAL SPÉCIALITÉ GESTION STRATÉGIQUE DES RESSOURCES HUMAINES À FINALITÉ PROFESSIONNELLE

I. PRESENTATION DE LA CHAIRE

UNIVERSITÉ 66,8 C.P.G.E. 74,8 % D.U.T. B.T.S. 13,4 % 2,3 11,1 Autres formations 9,7. Total : 97,5 % 7,8 0,2. Lettres Economiques

BOURSES DE RECHERCHE DOCTORALE ET DE POST-DOCTORAT «EUGEN IONESCU»

Pour une coopération parlementaire régionale accrue avec les organes de traités relatifs aux droits de l homme

TERMES DE REFERENCE POUR LE RECRUTEMENT d un(e) ASSISTANT ADMINISTRATIF CONTRATS-FINANCES-MARCHES (AACFM) auprès du RAF ECOFAC V du RAPAC

LA REFORME LMD EN COTE D IVOIRE :

Appel à candidatures. Audit de l organisation, de la planification et du pilotage des systèmes d information

S T E DELTA-C FORMATION UNIVERSITAIRE. Centre de Formation et d Appui Conseil pour le Développement Local

CONTRIBUTION DU CONSEIL DES CENTRES DE FORMATION DE MUSICIENS INTERVENANTS (CFMI)

GUIDE DE CONSTITUTION DE DOSSIER EN VUE DE LA RECONNAISSANCE ET/OU DE L EQUIVALENCE DES DIPLOMES, TITRES ET GRADES DE L ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

TERMES DE REFERENCE Mission n 14INI144

Sud Expert Plantes Comité de Pilotage

INVESTIR AU TCHAD. Le Tchad est un pays d agriculture et d élevage, un pays dont le peuple est laborieux, un pays dont le sous sol est promoteur.

Rapport final IGF-AC, edition 2013, Kinshasa

sommaire L organisation et la gestion des archives d entreprise...7

THÈME: «INTÉGRATION DU COMMERCE DES SERVICES DANS LES PLANS NATIONAUX ET RÉGIONAUX DE DÉVELOPPEMENT»

BOURSES DE RECHERCHE DOCTORALE ET DE POST-DOCTORAT «EUGEN IONESCU»

Réseau National de Laboratoires * * * * * * * * * *

Faculté des Sciences Mathématiques, Physiques et Naturelles de Tunis

Master professionnel Langues, Affaires, Interculturalité

Rapport sur l offre de formation «licence professionnelle»

L Afrique Centrale et le FGI

LES DEFIS DU DEVELOPPEMENT DU MARCHE DES SERVICES MOBILES A VALEUR AJOUTEE EN AFRIQUE. Par Dr.-Ing. Pierre-François KAMANOU

Institut National de la Statistique - Annuaire Statistique du Cameroun Chapitre 26 : LE CAMEROUN DANS LA ZONE CEMAC

Rapport de fin du Programme

UNIVERSITE DES COMORES LA REFORME UNIVERSITAIRE A L UNIVERSITE DES COMORES MISE EN ŒUVRE DU LMD

Forum Pan-Africain des Secrétaires Généraux de Gouvernements

Docteur Bendeddouche Badis Ministère de l Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Directeur EP SNV

Les dossiers de l enseignement scolaire. l Éducation nationale et la formation professionnelle en France

Consultation programmes européens de l éducation et formation

BAREME GENERAL DES CONDITIONS APPLICABLES A LA CLIENTELE

OFFRE de FORMATION {droit - économie - gestion}

C U R R I C U L U M V I T A E

STATUTS DE L ASSOCIATION DES BANQUES CENTRALES AFRICAINES

CONVENTION PORTANT CREATION D UNE COMMISSION BANCAIRE DE L AFRIQUE CENTRALE

Le cadre juridique et fiscal des relations d affaires franco-africaines: un atout pour les entrepreneurs?

LA FRANCE RETARDE LE DEVELOPPEMENT DE L AFRIQUE

Qui sommes-nous? Nos atouts

MASTER MANAGEMENT, SPECIALITE MANAGEMENT DES ORGANISATIONS ET DEVELOPPEMENT RESPONSABLE

Intergovernmental Working Group of Experts on International Standards of Accounting and Reporting (ISAR)

La priorité est donnée aux secteurs de concentration de la coopération belge au développement et aux thèmes transversaux suivants:

REPUBLIQUE TUNISIENNE. Ecole Supérieure d Agriculture de Mograne

RENFORCEMENT DES CAPACITES DES INSPECTEURS DE TRAVAIL DANS LA PROTECTION DES TRAVAILLEURS MIGRANTS EN MAURITANIE, MALI ET SÉNÉGAL

Rapport d évaluation du master

Services susceptibles d être retenus pour le classement :

50e anniversaire des indépendances africaines et malgache

TERMES DE REFERENCE POUR LE COORDONNATEUR DE LA PLATEFORME DE DIALOGUE DU SECTEUR DES TRANSPORTS

Etudier l économie et la gestion à.

REUNION DE COORDINATION DU CARN RBM YAOUNDE, JUILLET 2010

Rapport d évaluation du master

Augmenter l impact économique de la recherche :

19, Rue du Lac El Biban - Lac Les Berges du Lac Tél.: contact@haica.tn

Sébastien Thouvenot. Avocat - Eversheds LLP

«INNOVATION PEDAGOGIQUE PAR LA MISE EN PLACE D UNE UNITE DE PHARMACIE EXPERIMENTALE POUR AMELIORER LA QUALITE DE LA FORMATION PROFESSIONNALISANTE»

Protocole d Accord de Coopération. Entre. Le Comité Permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS)

Rapport d évaluation du master

Termes de référence pour le recrutement d un comptable, d un assistant administratif et un chauffeur

La meilleure main-d œuvre d Europe pour les métiers de la production en salles blanches (pharma, chimie, agro-alimentaire )

Connaissances et compétences requises : coordonnées géographiques, réflexion critique, recherche de documentation, rédaction, support cartographique.

AVIS DE SOLLICITATION DE MANIFESTATION D INTERET AUPRES DE CONSULTANT INDIVIDUEL

Organisation des Nations Unies pour l éducation, la science et la culture

OFFRE DE FORMATION DANS LE SYSTÈME LMD

Référentiel métier de Directeur des Soins en établissement et en institut de formation mars 2010

atouts actioncx formation entrepren innovants L Executive MBA LA FORMATION PAR EXCELLENCE AU MANAGEMENT

POINT DE DÉCISION DE LA FRANCOPHONIE : STOPPER LES NOUVELLES INFECTIONS AU VIH ET GARANTIR LES TRAITEMENTS POUR TOUS

Rapport d évaluation du master

L appui aux formations de deuxième cycle en Afrique de l Ouest et Centrale

Charte de l Evaluation des Formations par les étudiants

PROGRAMME BOURSES D'ETUDES ET DE STAGES «HORS PROJET»

demande n Pays Ville d'affectation Structure d'accueil Intitulé du poste soumise par

Commission pour la consolidation de la paix Configuration pays République centrafricaine

Dossier individuel d admission

PREPAREZ VOTRE CERTIFICATION INTERNATIONALE EN MANAGEMENT DES RISQUES ARM ASSOCIATE IN RISK MANAGEMENT

FACULTE DE DROIT. 1. Premier Graduat I. CYCLE DE GRADUAT. 2. Deuxième Graduat

Termes de référence pour le recrutement d un consultant en communication

Rapport de mission AFRIQUE 25 mars au 3 avril 2009 Gaston Achoundong Richard Chapel M.-A. Manceau

*Ce Master peut donner accès au Doctorat en Études Internationales pour la Paix, les Confits, et le Développement. Il a été honoré de la mention de

PRDFP Le Contrat de Plan Régional de Développement des Formations Professionnelles. cohérence. Concertation. Innovation.

Couverture Maladie Universelle au Sénégal : Etat de mise en oeuvre et perspectives

CERTIFICAT INFORMATIQUE ET INTERNET NIVEAU 1

SOMMAIRE. 1. PRESENTATION...p INSTANCES DE l AUF..p DIFFERENTES ACTIONS p Mobilité scientifique et universitaire...p.

Codirecteur international en assurance-maladie PÉROU

CURRICULUM VITAE. Assez bien. Langues Lu Parlé Ecrit Français Anglais 3 4 4

Qu est-ce que la Zone franc?

ESSEC Business School Mai *La réponse est en vous - Panorama des programmes

Cécile MAUNIER. Maître de Conférences Sciences de Gestion Responsable pédagogique - Master 1 Marketing, Vente TITRES UNIVERSITAIRES

A / BIOGRAPHY : Doctorat en Sciences Economiques et de Gestion (Ph.D.), Louvain School of Management Université catholique de Louvain

LE DIPLOME D ETAT (D.E.)

Charte Investissement Responsable des acteurs de la Place de Paris: Actions menées par les signataires pour répondre à leurs engagements

Une formation continue du Luxembourg Lifelong Learning Center / MARKETING ET COMMUNICATION DES ENTREPRISES

Expert International en Gestion des ressources en eau Coresponsable - Maroc

A PROPOS DES CRITERES D ATTRIBUTION DES EQUIVALENCES

Rapport d évaluation du master

Transcription:

Pour une meilleure employabilité des diplômés de l enseignement supérieur à Madagascar : Sur la base d une expérience de trois décennies, quelle stratégie pour un enseignement supérieur professionnalisant? Lieu : Antananarivo, Madagascar Principales étapes : 15 16 décembre 2015 15-16 mars 2016 15-20 novembre 2016 1

Pour une meilleure employabilité des diplômés de l enseignement supérieur à Madagascar : Sur la base d une expérience de trois décennies, quelle stratégie pour un enseignement supérieur professionnalisant? TERMES DE REFERENCES DU PROCESSUS PARTICIPATIF Lieu : Antananarivo, Madagascar Principales étapes : 15 16 décembre 2015 15-16 mars 2016 15-20 novembre 2016 2

Table des matières 1. CONTEXTE ET JUSTIFICATIONS 4 2. OBJECTIFS 6 2.1. OBJECTIF GENERAL 6 2.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES 6 3. LOGIQUE DU PROCESSUS 7 3.1. REALISER UN ETAT DES LIEUX (SEPTEMBRE- DECEMBRE 2015) 7 3.2. ELABORER UNE STRATEGIE DE RENFORCEMENT DE LA PROFESSIONNALISATION DES FORMATIONS DANS L ENSEIGNEMENT SUPERIEUR (JANVIER- MARS 2016) 7 3.3. ENTRER DANS LA MISE EN ŒUVRE (AVRIL- DECEMBRE 2016) 8 4. RESULTATS ATTENDUS 9 5. PILOTAGE DU PROCESSUS 10 6. ANNEXE : PROJET DE DEROULEMENT DU SEMINAIRE DES 15 ET 16 DECEMBRE 2015 11 3

1. CONTEXTE ET JUSTIFICATIONS La professionnalisation de l enseignement supérieur recouvre trois dimensions : - un dispositif de formation répondant aux normes LMD de qualité et de gouvernance avec l implication des parties prenantes, notamment les acteurs socio- économiques ; - la conception et le développement de formations professionnelles supérieures visant l acquisition de compétences professionnelles reconnues ; - pour faire de toutes les formations des formations professionnalisantes, l accompagnement des étudiants dans leur parcours d étude. Cet accompagnement intégrera l orientation académique et professionnelle, en vue de leur future insertion sur le marché du travail, les formations supérieures générales devant aussi développer l employabilité des étudiants. A Madagascar, il s agit d une préoccupation ancienne. Même si dans l histoire de l Université, comme dans les autres pays du monde, la composante professionnelle a toujours existé dans les facultés de Droit, de Médecine et de Pharmacie, elle restait largement dominée par une mission culturelle générale et par une mission plus spécifique de formation des chercheurs que seule l Université pouvait remplir 1. Depuis le milieu des années 80, des actions ont été engagées pour une professionnalisation de l offre d enseignement supérieur, notamment par : - la création des Instituts Supérieurs de Technologie et d autres formations professionnalisantes (par exemple, l Institut STICOM, Institut Halieutique et des Sciences Marines (IH.SM) ; - la réalisation de projets dans le cadre des appuis CRESED I et II à la réalisation des Plans Nationaux d Amélioration de l Education (PNAE) ; - l homologation de formations professionnelles d établissements privés de l enseignement supérieur. Trente ans après, la préoccupation de la professionnalisation de l enseignement supérieur à Madagascar est renforcée dans le contexte de la mise en place du système LMD (Licence- Master- Doctorat) et par la mise en œuvre de la Politique Nationale de l Emploi et de la Formation Professionnelle (PNEFP) : - La professionnalisation est ainsi l une des dimensions de la mise en place du LMD. Dans le décret de 2008, qui a initié ce processus à Madagascar, elle est présentée comme le cinquième objectif de la réforme 2, en cohérence avec les dynamiques en œuvre dans l enseignement supérieur 3. 1 Antoine Prost, Education, Société et politiques. Une histoire de l enseignement en France de 1945 à nos jours», Paris, Editions du Seuil, 1992 2 «L articulation de la réforme nationale de l enseignement supérieur au respect des normes et standards internationaux ainsi qu aux exigences du développement socio- économique et culturel du pays a pour objectifs ( ) : 5. de développer la professionnalisation des études supérieures, de répondre aux besoins de formation continue diplômante et de favoriser la validation des acquis de l expérience, en relation avec les milieux économiques et sociaux ( ).», article 3 du décret n 2008-179 portant réforme du système de l Enseignement Supérieur et de Recherche en vue de la mise en place du système «Licence, Master, Doctorat» (LMD). 3 «18. La formation assurée par les établissements d enseignement supérieur devrait à la fois répondre aux besoins de la société et les anticiper. Il faut notamment pour cela promouvoir la recherche pour développer et utiliser de nouvelles technologies et proposer une formation technique et professionnelle, une formation à l entrepreneuriat et des programmes d apprentissage tout au long de la vie.», Conférence mondiale sur l enseignement supérieur 2009 : la nouvelle dynamique de l enseignement supérieur et de la recherche au service du progrès social et du développement, UNESCO, Communiqué du 8 juillet 2009. 4

- - - Cet objectif se trouve aujourd hui renforcé dans le contexte de mise en œuvre de la PNEFP dans le cadre, plus global du Plan National de Développement (PND), en particulier dans son axe stratégique 4 4. Dans son document- cadre, validé le 1 er juin 2015, il ainsi noté qu il est nécessaire d intégrer «la nécessaire professionnalisation des formations de l enseignement supérieur vu que les métiers porteurs d un certain nombre de domaines d activités et de secteurs professionnels vont exiger des qualifications de haut niveau du type «techniciens supérieurs», mais également du type «ingénieurs et cadres supérieurs».» La mise en œuvre de la PNEFP repose notamment sur la notion de «formation tout au long de la vie». Les dispositifs d enseignement supérieur vont donc être amenés à s ouvrir davantage vers les publics adultes (salariés ou non) pour des formations certifiantes. Les formations professionnelles diplômantes pourraient ainsi être accessibles à d autres publics, soit sur le cycle entier de formation, soit sur certains modules spécifiques et capitalisables. De nombreux acteurs sont engagés auprès du Ministère de l Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESupRes) pour contribuer, à différents degrés, à la professionnalisation des formations dans l enseignement supérieur. Les présents termes de référence visent à présenter un processus participatif visant à intégrer leurs actions afin d appliquer des synergies face à l enjeu de l insertion socio- professionnelle des sortants de l enseignement supérieur à Madagascar au moment d entrer dans une période de forte augmentation de la population de jeunes (15-24 ans) : 2,4 % par an entre 2015 et 2025 pour atteindre 6 millions de personnes. 4 L axe stratégique n 4 du Plan National de Développement 2015, à savoir «Le Capital Humain est développé pour être adéquat et intégré au processus de développement», prévoit un «système éducatif performant et l enseignement technique et professionnel valorisé, l amélioration de la formation universitaire et de la recherche scientifique concourt fortement au développement du capital humain». 5

2. OBJECTIFS 2.1. OBJECTIF GENERAL Ø Renforcer la prise en compte de l insertion professionnelle et de l employabilité dans la stratégie de l enseignement supérieur dans le contexte de la mise en œuvre du LMD et de la Politique Nationale de l Emploi et de la Formation Professionnelle 2.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES Ø Rassembler les Partenaires Techniques et Financiers du Ministère de l Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et de ses établissements pour une meilleure coordination des actions en faveur de la professionnalisation de l offre de formation ; Ø Analyser une stratégie de l enseignement supérieur à la lumière des six axes de mise en œuvre de la Politique Nationale de l Emploi et de la Formation Professionnelle à savoir : - Promotion de dispositifs de gouvernance partenariale ; - Mise en place d un fonds national pour l emploi et le développement des compétences pour tous les niveaux de qualification, intégrant le financement des entreprises et des Partenaires Techniques et Financiers ; - Mise en place d un système d information sur le marché du travail ; - Mise en place d un cadre national de certification des qualifications professionnelles ; - Adaptation des dispositifs de formation, dans une logique de formation tout au long de la vie ; - Mise en place de dispositifs accompagnant l insertion. Ø Concevoir deux dispositifs opérationnels qui permettront d améliorer la professionnalisation des formations de l enseignement supérieur en appuyant notamment l ingénierie de la formation professionnelle supérieure et la formation d une «masse critique» de personnes en mesure de concevoir et de développer des curricula de formation professionnelle dans le cycle universitaire. 6

3. LOGIQUE DU PROCESSUS 3.1. REALISER UN ETAT DES LIEUX (SEPTEMBRE- DECEMBRE 2015) La première phase du processus consiste dans la réalisation d un état des lieux de l expérience acquise depuis le milieu des années 80 dans la professionnalisation de la formation dans l enseignement supérieur, à Madagascar, dans la région Océan Indien et dans d autres pays africains : - formations professionnelles supérieures, initiales et continues, mises en place depuis 1992, en particulier dans les secteurs économiques prioritaires (BTP (IST, ESP), Agriculture (ESSA, IH.SM), TIC (ENI, MISA), Tourisme (INTH)) mais aussi en management (INSCAE, ISCAM, IMGAM), en médecine (Faculté de Médecine d Antananarivo) et en communication (STICOM) et au sein des établissements supérieurs privés homologués. - partage de l expérience de projets d appui à la professionnalisation, en particulier dans le domaine de l information sur le marché du travail et de l ingénierie de la formation, notamment l expérience : des associations des DRH dans l élaboration des référentiels de métiers et de compétences et dans la prospective ; des formations proposées par les entreprises comme l Orange School ; des projets d appui à la professionnalisation de l offre d enseignement supérieur, comme le projet PAPESAC 5. - présentation des spécificités de l ingénierie de la formation à mettre en œuvre pour concevoir et développer des curricula de formation dans l enseignement supérieur. On pourra s appuyer sur l expérience acquise par : la chaire UNESCO RIIFADEL 6, l Organisation Internationale de la Francophonie, qui organise à partir d octobre 2015 une formation de méthodologues. Ce sont les trois thèmes qui structureront la première journée du séminaire organisé les 9 et 10 décembre 2015 dans les locaux de la Chambre de Commerce et d Industrie d Antananarivo. Après des séances en ateliers, la deuxième journée débouchera sur une vision partagée des composantes nécessaires à la mise œuvre de la PNEFP pour la professionnalisation de l enseignement supérieur à Madagascar. 3.2. ELABORER UNE STRATEGIE DE RENFORCEMENT DE LA PROFESSIONNALISATION DES FORMATIONS DANS L ENSEIGNEMENT SUPERIEUR (JANVIER- MARS 2016) La deuxième phase du processus consiste dans la déclinaison de la vision partagée lors du séminaire de décembre 2015 par l élaboration d une stratégie de mise en œuvre de la PNEFP dans l enseignement supérieur. Les grands axes de cette stratégie pourront être présentés officiellement lors du colloque organisé les 15 et 16 mars 2016, à l occasion des 20 ans de la Chaire UNESCO RIIFADEL. Le contenu de ce deuxième temps fort sera élaboré en collaboration avec RIIFADEL. 5 PAPESAC est le Pôle d Appui à la Professionnalisation de l Enseignement Supérieur en Afrique Centrale. Il s agit d une cellule d appui technique proposant une expertise régionale au service de l emploi et de la formation dans le cadre de la CEMAC (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, République Centrafricaine, Tchad). Depuis 2010, elle offre ses services en renforcement des capacités et appuis conseils dans les domaines d expertise suivants : ingénierie de la formation, professionnalisation des enseignants- chercheurs, structuration de la recherche, innovation et entrepreneuriat, ingénierie de projet et démarche qualité. 6 Le réseau Chaire UNESCO «Réseau international d ingénierie de la formation appliquée au développement local» (RIIFADEL) traite des relations entre systèmes de formation et marché du travail dans une perspective de recherche de développement économique et social durable. 7

3.3. ENTRER DANS LA MISE EN ŒUVRE (AVRIL- DECEMBRE 2016) Les objectifs de la troisième phase sont : - d élaborer un cadre national de certification - d identifier les partenariats qui permettront d accompagner la mise en œuvre de la stratégie. Les actions pourront être réalisées avant le mois de novembre 2016, mais le Sommet de la Francophonie est une opportunité pour présenter : - ce que la francophonie universitaire peut réaliser en matière de professionnalisation ; - les réalisations pour Madagascar (par exemple, présentation de la formation en ingénierie de la formation, d un partenariat pour la mise en place d une cellule de veille économique). Les éléments présentés lors de cette troisième et dernière étape du processus (voir le schéma ci- dessous) dépendront de ceux qui auront été identifiés après l état de lieux réalisés lors du séminaire. Etat des lieux Séminaire (décembre 2015) Etat des lieux et vision partagée des actions à mettre en oeuvre Prospective Colloque (mars 2016, IFM) Présentation des axes stratégiques 20 ans de la c h a i r e RIIFADEL Réalisation Ofjicialisation (novembre 2016, Sommet de l'oif) Présentation de la stratégie et du Cadre Ofjicialisation des partenariats Ce sont là les principales étapes d un processus ouvert, qui pourrait intégrer d autres manifestations relevant de la même thématique. On peut ainsi anticiper l organisation d ateliers : - dans le cadre de la première année de mise en œuvre de la Politique Nationale de l Emploi et de la Formation Professionnelle ; - dans le cadre de l Association des pays de l Océan Indien (IORA, Indian Ocean Rim Association). En 2016 est ainsi prévu un atelier «Enhancing Vocational Training Programmes to increase Youth Employability in IOR Countries» («améliorer la formation professionnelle pour augmenter l employabilité des jeunes dans les pays du pourtour de l Océan Indien»). 8

4. RÉSULTATS ATTENDUS Ø A la suite du séminaire des 15 et 16 décembre 2015 : o un état des lieux des actions menées en faveur de la professionnalisation des formations de l enseignement supérieur, pour la période 1985-2015, est disponible ; o une vision partagée et un engagement pour le renforcement de la professionnalisation des formations dans l enseignement supérieur à la lumière de la mise en œuvre du LMD et de la PNEFP sont élaborés. Ø A la suite du colloque des 15 et 16 mars 2016 : o Des éléments et des outils conceptuels pouvant servir à la mise en œuvre d une stratégie pour le renforcement de la professionnalisation des formations dans l enseignement supérieur sont recueillis ; o Des réseaux de relations entre les experts internationaux et les participants malgaches dans les domaines de l ingénierie de la formation sont établis ; o Un groupe de pilotage de l élaboration du Cadre Malgache de Certification est officiellement mis en place. Il réunit les représentants du secteur public (Ministères de l éducation et de la formation, autres Ministères concernés) et les représentants des partenaires sociaux. Ø Lors du Sommet de l OIF (15-20 novembre 2016) : o Présentation de la stratégie pour le renforcement de la professionnalisation des formations dans l enseignement supérieur ; o Présentation du Cadre Malgache de Qualification ; o Signature d accords de partenariat 9

5. PILOTAGE DU PROCESSUS Le processus est participatif : il doit en ce sens rassembler les acteurs de la professionnalisation des formations dans l enseignement supérieur. A ce titre, le comité de pilotage sera composé de : - de 4 représentants du secteur public : du Ministère de l Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, qui pilotera le processus ; du Ministère de l Emploi, de l Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, qui pilote la mise en œuvre de la Politique Nationale de l Emploi et de la Formation Professionnelle ; du Ministère de l Education Nationale ; du Ministère de l industrie et du développement du secteur privé. - de 4 représentants des partenaires sociaux, à savoir des représentants : du Groupement des Entrepreneurs Malgaches (GEM) ; du FIVMPAMA ; de la Chambre de Commerce et d Industrie d Antananarivo ; - - du CTM. de 4 représentants des établissements de formation professionnelle supérieure, à savoir des représentants : d établissements publics (Université d Antananarivo, IST d Antananarivo, INSCAE) ; d un établissement privé (ISCAM) ; de 4 représentants des Partenaires Techniques et Financiers, par exemple : le Service de Coopération et d Action Culturelle de l Ambassade de France ; l Agence Universitaire de la Francophonie ; le PNUD pour le Système des Nations Unies ; la Banque Mondiale. Ø On informera aussi : l Organisation Internationale de la Francophonie, les autres agences des Nations Unies engagées dans le secteur (BIT, ONUDI, UNESCO notamment), la Banque Africaine de Développement, la Délégation de l Union Européenne, l Agence Française de Développement, la Commission de l Océan Indien, la Coopération belge. La communication des TDR du présent processus se fera à partir du mois de novembre 2015 afin de rendre possible une première réunion du comité de pilotage à la fin du mois de novembre. Ses réunions seront mensuelles. Un comité technique sera mis en place dès le mois de septembre pour accompagner la mise en œuvre de l ensemble du processus. Les documents produits par le comité (mise à jour des TDR, proposition de budget et de déroulement, etc.) seront soumis au comité de pilotage. Ses réunions seront hebdomadaires. 10