PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE REPUBLIQUE DU MALI Un Peuple Un But Une Foi Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA) Projet de Mobilisation des Initiatives en matière de Sécurité Alimentaire au Mali (PROMISAM) REGION DE TOMBOUCTOU Cercle de Diré rurale de Garbakoïra PLAN DE SECURITE ALIMENTAIRE COMMUNE RURLE DE GARBAKOIRA 2006 2010 Elaboré avec l appui technique et financier de l USAIDMali à travers le projet d appui au CSA, le PROMISAM Juin 2006
I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION: La commune rurale de Garbakoira est confrontée à des problèmes environnementaux qui sont entre autre : L assèchement des mares et cours d eau La dégradation des sols ; La perte de la biodiversité biologique ; L insuffisance des eau de surfaces et des pluies ; L insuffisance des moyens de production ; L absence de technologie appropriée à la production alimentaire. Cette situation ayant pour conséquence l insécurité alimentaire, la malnutrition, la désertification, la paupérisation a entraîné l exode des bras valides. Nécessité de l élaboration d un plan de Sécurité Alimentaire ( PSA ) : Ce plan s inscrit dans le cadre se la politique gouvernementale visant à la recherche de la Sécurité alimentaire des populations du Mali dans un contexte de décentralisation. Le plan se définit comme étant un outil de planification et de suivi des actions et initiatives de sécurité alimentaire. Conscient de cet état de fait, il s agit pour la population de base de définir leurs propres difficultés, contraintes et envisager des solutions en matière de Sécurité Alimentaire. Objectifs de l exercice : Cet exercice vise entre autres : A améliorer les conditions d alimentation des populations avec : L aménagement des plaines et des mares, L Amélioration du mode d élevage ( l initiation à l embouche ) ; La promotion de la création d unité de transformation et de conservation; Le reboisement et la mise en défens des espèces protéger ; La vulgarisation des semences améliorées et la création de circuit d approvisionnement avec un encadrement technique et un suivi rapproché des paysans ; L introduction de la technologie pour l amélioration des rendements de cultures céréalières ; La promotion de l emploi des jeunes par la création d atelier artisanaux ; La promotion de la diversification des cultures maraîchères et arbres fruitiers ; La promotion de l éducation des enfants et surtout des filles en hygiène de nutrition au niveau des écoles. La création des points d eau potable L instauration d un système durable de sécurité alimentaire des populations METHODOLOGIE : Depuis 2005, la commune a entrepris avec l appui des partenaires, l élaboration de différents outils de planification du développement local : Plan de Développement Economique Social et Culturel (PDESC) Programme de Développement pour la Croissance Agricole, la Réduction de la Pauvreté et la Protection de l Environnement (PD CARPPE) 2
Plan de développement Educatif (PDECOM) Plan d appuis techniques, Convention de gestion des ressources naturelles, Actuellement le plan de sécurité alimentaire Le problème de sécurité alimentaire a toujours retenu l attention des participants à tous les débats lors des concertations intercommunautaires et les 90% des actions du PDESC sont du domaine de la sécurité alimentaire APERCU SUR LA COMMUNE La rurale de Garbakoira est située sur la rive gauche du bras gauche du fleuve Niger. Elle est limitée au nord par la commune rurale de Alafia (cercle de Tombouctou) au sud par la commune rurale de Tinguéréguif Gari à l'est par la commune de Dangha et à l'ouest par la commune rurale de Douékiré. La population est estimée à 5160 habitants repartis entre dix (10) villages et une fraction. Elle est composée de sonrhaî majoritaires peulhs, Bozo, Bella. Les principales activités économiques sont l'agriculture, l'élevage et la pêche. La commune comptait jusqu en 2000 deux écoles (une de trois classes à Garbakoira, et une de 6 classes à Mankalagoungou.La politique sectorielle de l éducation prévoyait l ouverture de 2 nouvelles écoles à partir de 2001 dans la commune de Garbakoïra. Ces écoles ont effectivement ouvert leurs portes à Bani et à Tinam en 2001 avec comme cadre, des habitats privés. Ayant désormais en charge l école primaire, le conseil communal de Garbakoïra, s est engagé très vite à construire des écoles pour les villages de Bani et de Garbakoïra. 1. Caractéristiques Economiques : La commune de Garbakoira a connu des années de sécheresses consécutives, la rareté des pluies et le retrait précoce des eaux dans les mares. Cette situation est pas propice aux activités économiques à savoir l agriculture, l élevage et l artisanat, surtout la pêche également dans ces lacs 1. L agriculture : Elle est l une des principales activités de la population et est dominée par les cultures céréalières de riz et blé en périmètre irrigué villageois ; sorgho dans les mares et le mil cultivé sur les plaines dunaires. Les contraintes liées à l essor de l agriculture demeurent d ordre matériels et organisationnel. En effet le niveau d équipement est passable. Les agriculteurs ne connaissent guère le slogan «S équiper en reboisant». Le rendement du système de production est modeste dans l ensemble. Aujourd hui, les cultures de rente (tabac, oignon, patate, manioc) se diffusent. Cependant ces cultures ne peuvent pas remplacer l agriculture des céréales quoique rentables. Aussi il s avère urgent d aménager des mares de certains villages et curer les voies de passage de l eau pour répondre aux vœux des populations. Les organisations paysannes commencent à sortir de l informel. 3
Le niveau de dégradation des sols est élevé. Il se fait surtout sentir partout dans la commune. A tout cela il faut évoquer le problème de l ensablement qui commence à menacer sérieusement certaines plaines de la commune. Le taux de pollution est insignifiant dans la commune. La commune doit, avec l appui de ses partenaires chercher à aménager rapidement ses mares qui demeurent de grandes potentialités en matière de développement pour assurer la sécurité alimentaire de la jeune commune. Pour palier à ces problèmes il faut nécessairement former les organisations paysannes par rapport aux tâches qui sont les leurs afin qu ils les appréhendent mieux, mais aussi les outiller en matériels de travail adéquats afin de lutter efficacement contre l insécurité alimentaire. 2. L élevage : Il constitue une activité économique de la commune. Les principaux animaux élevés sont : les bovins, les caprins, les ovins, quelques asins, équidés. Un début d association de l agriculture à l élevage est amorcé. Il n existe aucune pharmacie vétérinaire dans la commune. Aussi le taux de couverture sanitaire du bétail est passable. La transhumance est faible compte tenu de l état des pâturages et des points d eau qui sont bons. Son niveau est de 60 à 70%. Le taux de mortalité du bétail est de l ordre de 2%. Ce sont ces contraintes qui freinent le développement de l élevage dans la commune. Un encadrement des services techniques dans ce domaine contribuera sans nul doute à accroître la production alimentaire dans ce sens. Aussi pour la bonne marche de l élevage il faut nécessairement mener les activités cidessous : Aménager des vastes étendus de bourgoutières ; Creusement d un certain nombre des puits pastoraux ; Construire un certain nombre de parcs de vaccination ; Avoir un marché à bétail qui répond aux normes ; Alimenter la commune en embouche bovine. 3. La pêche : Elle demeure une activité des bozo et des sorko. Très faible, elle se pratique dans les mares et les cours d eau qui sont notamment temporaires. Les principales contraintes sont d ordre climatique notamment l insuffisance de crue et l assèchement précoce de certaines mares. Les problèmes liés à l essor de la pêche sont d ordre technique se traduisant par le manque d équipements, d ordre organisationnel. L insuffisance de l encadrement et de l appui se fait sentir au niveau de la conservation, de la transformation et de la commercialisation du poisson. Leur prise en charge dans le plan de sécurité alimentaire peut constituer un élément d utilisation appropriée des aliments et par la même occasion réduire les maladies liées à l hygiène alimentaire. 4
4. L artisanat : L artisanat est très pratiqué par la population surtout les femmes. Il occupe une grande majorité de personnes et participe beaucoup à l émergence de l économie de la commune. 5. Le commerce : Le commerce de détails porte sur les produits agricoles, laitiers, le bétail sur pied, les produits industriels importés et de l artisanat (nattes colorées, étoffes, vannerie, cordage, chaussures, harnachement). La population de la commune commerce généralement avec les communes voisines de Dangha et Diré. Le commerce au niveau local mérite d être renforcé par l instauration d autres foires et par la libéralisation du marché ou l appui aux commerçants de la commune. Mais, pour cela il urge de désenclaver les différentes zones de production de la commune. Mieux, il serait d un apport inestimable pour les commerçants d être bénéficiaires des fonds alloués par l Etat malien aux commerçants détaillants et la promotion des systèmes financiers décentralisés dans la commune. 6. La Santé : La couverture sanitaire est moyenne dans la commune. On compte 1 CSCOM à Garbakoira. Les évacuations et les urgences sont reçues par le centre de santé de référence de Diré. Il existe un comité de gestion pour diligenter les affaires en instance. L approvisionnement en médicaments bon, se fait conformément au schéma directeur d approvisionnement en médicaments essentiels. La fréquentation des structures de santé est assez bonne dans l ensemble. 7. Hydraulique : Tous les villages de la commune dispose au moins un puits. Il faut noter pendant la crue la disponibilité de l eau des rivières pour les travaux champêtres et abreuvage des animaux. Il faut par ailleurs noter que le ratio population/puits reste très élevée d où la programmation de fonçage de puits à grand diamètre dans beaucoup de villages de la commune (voire plan des actions) et des forages équipés. 8. Education : Le taux de scolarisation est assez bon. La commune compte sur son territoire 4 1 er cycles. Ces écoles sont fonctionnelles aujourd hui grâce à l appui de la mairie et le financement des partenaires. 5
9. Communication et Désenclavement : La prise en compte de ce facteur est l élément salvateur de la sécurité alimentaire dans la commune. En effet, la zone connaît un enclavement sans précédent pendant la crue. Le déplacement est très difficile pendant cette période. Des pirogues à perches sont utilisées. En saison sèche, des pistes rurales relient la commune aux principaux centres commerciaux tels que Diré, Bourem Sidi Amar, Dangha. Dans toute la commune, il n existe aucun moyen de communication. Il serait utile de doter le CSCOM d un système RAC. La mairie ne dispose d aucune logistique de déplacement. Cela pose énormément de problèmes pour le conseil communal. C est pourquoi il est envisageable d acquérir de nouvelles motos. L analyse des diagnostics démontre un ensemble de potentiels agro sylvo pastoral très conséquents dans la commune. Cependant les contraintes liées aux aléas climatiques, à l invasion acridienne, à la coupe abusive du couvert végétal risquent de compromettre le développement de la jeune commune. Malgré tout, si les interventions des partenaires au développement comme le PADLT, l ANICT, PAICOL, et tant d autres, sont suivies régulièrement avec intelligence de la part des autorités qui pourront générer beaucoup d espoir au sein de la population. L analyse des différents documents élaborés disponibles et des échanges ont abouti à 4 grands axes de développement prioritaires pour assurer la sécurité alimentaire dans la commune. Ce sont : L augmentation de la production agro sylvo pastorale pour une grande disponibilité ; L amélioration de services sociaux de base à travers une utilisation rationnelle et en qualité de la consommation alimentaire ; La promotion du développement à partir des ressources locales en vue d assurer leur stabilité ; Le désenclavement de la zone à travers la réalisation des pistes rurales afin de développer le commerce, le transport et la communication. Ce sont essentiellement des projets qui embrassent tous les 4 secteurs de développement précédemment cités haut. Les choix qui ont été porté sur des secteurs productifs doivent recueillir le soutien de tous les bailleurs de fonds de la commune car les communautés sont très éprouvées par les résultats négatifs des campagnes agricoles. Les femmes surtout ont besoin de fonds pour développer des activités génératrices de revenus (AGR) Quant aux populations, elles doivent savoir que seul le paiement des impôts et taxes peut conduire à l aboutissement de leurs préoccupations. Il reste entendu que l instauration de la sécurité alimentaire dans la commune reste tributaire beaucoup d actions qui peuvent concerner tous les secteurs de la vie : agriculture, élevage, 6
communication, désenclavement et encadrement et appui financier des populations. C est pourquoi les actions retenues y font référence. 7
CADRE LOGIQUE DU PLAN DE SECURITE ALIMENTAIRE Contraintes Insuffisance de terres aménagées et dégradation de celles existantes Manque d équipements agricoles Manque de matériels et de semences Manque de matériels de pêche Insuffisance de marchés hebdomadaires Nombre limité de commerçants Insuffisance de banques de céréales Objectifs globaux Assurer l auto suffisance alimentaire Augmentation de la production agricole Augmentation de la production agricole Augmentation de la production piscicole Accès aux produits à l ensemble de la population Libéralisation du marché Accès à une alimentation Objectifs spécifiques Augmentation de la production agricole autour des lacs Idem Idem Améliorer la production du poisson et des produits de pêche Suffisance de l alimentation sur tous les marchés Prix abordable des différents produits Suffisance de l alimentation sur tous les marchés Activités Résultats attendus Intervenants Période Responsables DISPONIBILITE aménagement des Disponibilité des PIV et mares céréales Partenaires, CT Maire 20062010 Achats des équipements agricoles Achats matériels et semences pour maraîchage Acquisition matérielle de pêche Disponibilité des céréales Partenaires, CT 20062010 Maire Disponibilité des céréales Partenaires, CT 20062010 Maire Disponibilité du poisson et des produits de pêche ACCESSIBILITE Organisation et formation des commerçants et OP Appui aux populations pour faire du commerce Construction d un magasin de stockage Les populations peuvent se procurer sur les marchés Partenaires et CT 20062010 Maire Partenaires et collectivités 20062010 Maire Disponibilité des produits Partenaires et CT 20062010 Maire Disponibilité des céréales sur les marchés Partenaires, CT 20062010 Maire
Manque d intrants agricoles Amélioration du cheptel Disponibilité de l aliment bétail pour le bétail Commerce des intrants agricoles Le bétail est nourrit Partenaires et CT 20062010 Maire Manque d information Absence de jardins maraîchers Ignorance de la valeur nutritive de l aliment Enclavement de la commune Manque de ressources pour la commune Améliorer la santé nutritive de l homme par une bonne alimentation Améliorer la santé nutritive de l homme par une alimentation complète Améliorer la santé nutritive de l homme par une alimentation complète Désenclaver la commune Assurer la stabilité des produits sur tous les marchés Améliorer la consommation des aliments par la population Instaurer une bonne habitude alimentaire Instaurer une bonne habitude alimentaire Assurer le ravitaillement des banques Disponibilité régulière des produits sur le marché UTILISATION APPROPRIEE Sensibilisation et Les populations information en sont informées matière de santé de la valeur /nutrition nutritive des aliments Commerce de légumes Formation des leaders communautaires sur la nutrition Ravitaillement trimestriel des banques Création des pistes et routes reliant les grands centres STABILITE L alimentation est diversifiée par se qualité Les leaders communautaires peuvent influencer l habitude alimentaire Les produits sont toujours disponibles sur le marché La commune est fournie à tout moment de l année Partenaires, CT, radios Partenaires, CT, radios Partenaires, CT, radios 20062010 Maire 20062010 Maire 20062010 Maire Partenaires, CT 20062010 Maire ETAT, 20062010 Maire 10
I. SUIVIEVALUATION : Indicateurs liés aux différentes composantes Composantes Activités Indicateurs Coût total Source Localisation Aménagement des PIV et Augmentation de la 1 2 3 4 5 mares production agricole 1 200 000 commune à 2 00 HA ANICT, X AFRICARE, PAICOL DISPONIBILITE Achats des équipements agricoles X ACCESSIBILITE Achats matériels et semences pour maraîchage Acquisition matérielle de pêche Organisation et formation des commerçants et OP Construction d un magasin de stockage Sensibilisation et information en matière de santé /nutrition Augmentation de la production agricole à 100 T/an 75 000 000 PADLT, ANICT, PAICOL Augmentation des produits maraîchers 40 000 000 PADLT ANICT Etat Augmentation des produits piscicole à 5 000 000 PADLT ANICT X 100 balles /an Présence de la consommation 2 000 000 CSA,PASAOP ANICT Accès facile à la consommation 6 000 000 PADLT ANICT Changement positif dans l habitude alimentaire UTILISATION Commerce de légumes Production de 1T/an 10 000 000 1 000 000 Etat Etat 11
APPROPRIEE STABILITE Formation des leaders communautaires sur la nutrition Création des banques de céréales Ravitaillement trimestriel des banques Création des pistes et routes Bonne habitude alimentaire 1 000 000 Etat 2 000 T/an sur le marché 35 000 000 CSA Pas de rupture CSA (50T/semaine) 15 000 000 Pas de rupture de céréales A ETAT déterminer II. PROGRAMME ANNUEL Sources Composantes Activités Indicateurs Coût total Partenaires Etat PADL ANICT Aménagement des PIV et mares Achats des équipements DISPONIBILITE agricoles Achats matériels et semences pour maraîchage Acquisition matérielle de pêche Organisation et formation des commerçants et OP Construction d un magasin ACCESSIBILITE de stockage Commerce des intrants Accès facile aux agricoles intrants agricoles Sensibilisation et Changement positif information en matière de dans l habitude santé /nutrition alimentaire UTILISATION Commerce de légumes Légumes présents sur le marché autres Localisa tion Augmentation de la production agricole 1 200 000 Effort physique Idem 8 5000 15 000 000 1 500 000 5 000 000 Augmentation des 4 200 000 produits maraîchers 8 000 000 800 000 3 000 000 Augmentation des 5 000 000 500 000 4 500 000 produits piscicole Ravitaillement régulier 2 000 000 200 000 1 500 000 300 des populations 000 Accès facile à 6 000 000 600 000 3 400 000 2 000 000 l alimentation 10 000 000 10 000 000 1 000 000 1 000 000 2 000 000 200 000 1 800 000 12
APPROPRIEE STABILITE Formation des leaders communautaires sur la nutrition Création des banques de céréales Ravitaillement trimestriel des banques Création des pistes et routes reliant les grands centre Bonne habitude alimentaire 1 000 000 1 000 000 Absence de rupture 6 3000 000 7 000 000 700 000 Pas de rupture de 3 000 000 céréales 3 000 000 Pas de rupture de céréales A déterminer 100% 13