2012 Assister un proche dans ses déplacements
Remerciements : Merci au Ministère de la famille et des aînés du Québec pour le soutien financier ayant permis la réalisation de ce document. Merci à Josée Carrier, formatrice à l ASSTSAS et à Luc Grégoire, ergothérapeute au CSSS-IUGS pour la rédaction et la révision scientifique de ce document. Merci à l Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS) de nous avoir autorisé à adapter certaines de leurs fiches techniques. Merci à Marie-Josée Robitaille, adjointe à la direction générale de l ASSTSAS, pour ses conseils. Enfin, nous remercions aussi les organismes suivants pour nous avoir autorisé à utiliser certaines photos ou illustrations : le Centre de santé et de services sociaux Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke (CSSS-IUGS), le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) et l Association canadienne des ergothérapeutes (ACE). CESS, 2012, Tous droits réservés.
Assister un proche dans ses déplacements Document écrit accompagnant la vidéo Présentation Le présent document reprend les principes de base et démontre certaines techniques qu un aidant peut utiliser pour aider un proche en perte d autonomie. Ces principes et techniques sont aussi présentés dans une vidéo du même titre «Assister un proche dans ses déplacements», disponible au sein des groupes communautaires et au Centre d expertise en santé de Sherbrooke (www.expertise-sante.com). Le contenu des fiches techniques de la section 2 a été adapté, avec autorisation, à partir du matériel de l Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS). Pour en savoir plus sur cet organisme : www.asstsas.qc.ca. Le texte se divise en deux parties. La première présente les principes de base qui doivent être respectés lorsqu un aidant veut ou doit aider un proche. La deuxième partie présente vingt fiches techniques qui illustrent en détail les manœuvres à effectuer pour réaliser des mouvements sécuritaires. Quelques aides techniques qui permettent de prolonger l autonomie de la personne sont aussi décrites.
Table des matières 1. Les principes de bases... 7 Favoriser l activité et l autonomie... 7 Collaborer... 7 Aider sans se faire mal... 7 Adapter son niveau d aide... 8 «Laisser faire» (autonomie)... 8 «Faire faire» (supervision)... 8 «Faire ensemble» (assistance)... 8 «Se faire aider» (respecter ses limites)... 9 En résumé... 9 2. Les fiches et les aides techniques... 10 LA MARCHE SUPERVISER VOTRE PROCHE À LA MARCHE... 13 ASSISTER VOTRE PROCHE À LA MARCHE... 14 Utilisation de la canne... 15 Utilisation de la marchette (roulateur, ambulateur)... 16 S'ASSEOIR ET SE RELEVER D'UNE CHAISE OU D'UN FAUTEUIL SUPERVISER VOTRE PROCHE POUR S ASSEOIR... 19 SUPERVISER VOTRE PROCHE POUR SE LEVER DU FAUTEUIL... 20 ASSISTER VOTRE PROCHE À SE LEVER DU FAUTEUIL PAR LE BOUT DES DOIGTS... 21 ASSISTER VOTRE PROCHE À SE LEVER DU FAUTEUIL PAR UN TRANSFERT DE POID LATÉRAL... 22 ASSISTER VOTRE PROCHE À SE LEVER DU FAUTEUIL PAR UN TRANSFERT DE POID AVANT ARRIÈRE... 23 Utilisation d un siège surélevé... 24
SE LEVER DU LIT SUPERVISER VOTRE PROCHE POUR SE LEVER DU LIT 1 ère étape : se tourner... 27 SUPERVISER VOTRE PROCHE POUR SE LEVER DU LIT 2 ème étape : se lever... 28 Utilisation d une barre d appui au lit (transfert)... 29 ENTRER ET SORTIR DU BAIN SUPERVISER VOTRE PROCHE POUR ENTRER DANS LE BAIN... 33 SUPERVISER VOTRE PROCHE POUR SORTIR DU BAIN... 34 SUPERVISER VOTRE PROCHE POUR ENTRER DANS LE BAIN AVEC LE BANC DE TRANSFERT... 35 SUPERVISER VOTRE PROCHE POUR SORTIR DU BAIN AVEC UN BANC DE TRANSFERT... 36 Les barres d appui pour entrer et sortir du bain... 37 Le banc de bain (ou de douche)... 39 Le banc de transfert au bain... 39 SE RELEVER DU SOL (APRÈS UNE CHUTE) SUPERVISER VOTRE PROCHE POUR RELEVER DU SOL ET S ASSEOIR... 43
1. Les principes de bases Favoriser l activité et l autonomie Tous les gestes de la vie quotidienne que la personne âgée exécute par elle-même lui permettent de «faire travailler» ses muscles, faire bouger ses os. Elle participe ainsi au maintien de ses capacités. En ne sollicitant pas activement notre proche, les gestes que nous exécutons à sa place contribuent à sa perte d autonomie. Chez une personne âgée, chaque semaine d immobilisation, entraine une réduction de 10 à 15 % du tonus musculaire. De plus, les os se déminéralisent s il n y a pas de mise en charge (perte de calcium). Les fractures sont plus fréquentes. Après trois semaines d immobilisation, une personne âgée peut devenir grabataire. L être humain est fait pour demeurer debout et bouger. C est dans sa nature. La posture debout à plusieurs bienfaits. Elle aide à fixer le calcium sur les os, renforce les muscles, nourrit les cartilages, et stimule le système nerveux. En plus de tous les autres bienfaits sur la digestion, l élimination, l humeur et le moral. En l absence de pathologie particulière, une personne âgée maintenue debout 20 minutes par jour ne deviendrait jamais grabataire. Et surtout, plus le proche est actif et debout, plus il utilise ses facultés cognitives, plus il a la chance de «rester debout». Une grande règle de base s impose : PAS LE DROIT DE FAIRE À SA PLACE. Collaborer Le maintien d une relation agréable et harmonieuse est cependant ce qu il y a de plus important. Il est essentiel d obtenir la collaboration du proche. Si la collaboration pose un problème, alors il sera difficile d utiliser les manœuvres proposées. Il est donc important d avoir la collaboration de notre proche lorsque vient le moment de réaliser des mouvements comme se lever du lit, embarquer dans le bain, etc. Une deuxième règle de base : PAS LE DROIT D ASSISTER UN PROCHE SANS D ABORD OBTENIR SA COLLABORATION. Aider sans se faire mal Le proche aidant doit aussi se protéger afin de ne pas se faire mal en voulant aider. Si le proche aidant force trop ou force mal, il risque des blessures immédiates (ex. : chute) ou des problèmes à moyen terme (ex. : mal de dos, fatigue). Dans les deux cas, la situation de l aidant et de l aidé sera pire que celle du départ. L utilisation de la force par le proche aidant devrait toujours être modérée et provenir principalement de ses cuisses (forcer avec les jambes). Si on sent que nous forçons trop ou que nous forçons avec le dos, c est qu on s y prend mal ou qu on en fait trop. Une troisième et dernière règle de base : PAS LE DROIT DE TROP FORCER. 7
Adapter son niveau d aide Afin de respecter son autonomie, le proche aidant doit adapter son niveau d assistance en fonction des besoins et capacités du proche. «Laisser faire» (autonomie) Si ce dernier est capable de réaliser seul un déplacement ou une manœuvre, alors on doit le laisser faire, à son rythme, même si ça peut prendre un peu plus de temps. Autant que possible, il faut respecter et promouvoir l autonomie de la personne et la «Laisser faire» le plus possible d actions par elle-même. Il est aussi possible de proposer à notre proche des aides techniques qui lui permettront de prolonger son autonomie. On parle ici de l utilisation d une canne, d une marchette ou de barres d appui installées dans la maison. L aidant doit alors simplement s assurer que le proche utilise de façon sécuritaire ces objets. «Faire faire» (supervision) Une personne peut avoir les capacités physiques pour faire des déplacements par elle-même ou utiliser certains équipements comme une barre d appui dans la salle de bain. Mais cette personne peut avoir besoin d être accompagnée et stimulée pour orienter ses gestes parce qu elle manque d initiative, est hésitante, craintive ou désorientée dans les gestes à faire. Cette personne a alors besoin d être supervisée. Vous pouvez lui «faire faire» les mouvements. Vous devrez planifier, préparer le trajet et les appuis si nécessaire. L effort physique sera accompli par le proche. Votre intervention en cours de déplacement se limitera à communiquer par des gestes et paroles, étape par étape, les actions à faire pour effectuer le déplacement facilement et de façon sécuritaire. Pour cela vous devrez vous inspirer de notre façon naturelle d effectuer les mouvements. «Faire ensemble» (assistance) Si la personne a une force insuffisante pour amorcer le mouvement naturel propre au déplacement, si elle a des problèmes d équilibre et/ou de coordination, mais qu elle peut encore se porter sur ses jambes et pivoter vers la droite ou la gauche, alors elle aura besoin d être assistée. Vous et votre proche aurez à faire ensemble le mouvement. L assistance consiste à compenser les incapacités du proche par votre propre force, équilibre ou coordination. Vous devrez fournir un appui, fournir une impulsion ou stabiliser la position. 8
Pour votre sécurité, vous devrez respecter des principes de base et des techniques de déplacement sécuritaires enseignés dans cette formation. Encore une fois, il faudra capter l attention, dire ou montrer quoi faire et laisser faire ce que votre proche peut accomplir par luimême. C est un travail d équipe! Il faudra donner et répéter des consignes claires, verbales et gestuelles. Convaincre et rassurer par un contact visuel et le toucher. En s inspirant toujours du mouvement naturel. «Se faire aider» (respecter ses limites) Lorsque votre proche ne pourra plus se porter sur ses jambes, qu il ne pourra plus collaborer à ses déplacements, que les efforts à fournir pour l assister ne respecteront plus les principes de base enseignés pour la sécurité, vous aurez alors besoin d aide supplémentaire. Vous devrez identifier ses limites et les respecter. Il faudra alors l aide d une deuxième personne ou l utilisation d appareils ou équipements spécialisés pour vous aider. Il sera alors nécessaire de faire appel à des ressources extérieures professionnelles comme celles du CLSC. En résumé Laisser faire autonomie Respecter et favoriser les capacités de la personne à se lever, marcher, s asseoir, prendre son bain, etc. de façon autonome Ajouter des équipements simples que le proche peut utiliser pour prolonger son autonomie (ex. : barre d appui dans le bain) Faire faire supervision Faire ensemble assistance Se faire aider Respecter ses limites Avoir la collaboration de notre proche. Encadrer, superviser les mouvements, les déplacements de notre proche. Expliquer comment faire en s inspirant du mouvement naturel. Aider notre proche sans se faire mal ou le mettre à risque. Lui faire faire tout ce qu il peut accomplir par lui même et compenser pour le reste. On ne doit pas forcer pour assister. Il faut respecter ses limites et demander de l aide supplémentaire. 9
2. Les fiches et les aides techniques Les fiches techniques se centrent sur les deux niveaux d aide qui peuvent impliquer le proche aidant soient celui de «faire faire» le mouvement à la personne (supervision) et de «faire ensemble» le mouvement (assistance). Des informations sont aussi données sur certaines aides techniques. Nous avons sélectionné les équipements les plus communs qui sont en vente libre dans différents magasins et pharmacies. Nous présentons uniquement les équipements pouvant être utilisés par la personne en perte d autonomie. Votre rôle, à titre d aidant, est de proposer à votre proche d utiliser ces équipements afin de rendre les mouvements plus faciles et sécuritaires. C est aussi de vous assurer que ces équipements soient installés solidement et bien utilisés. Il est essentiel de toujours bien lire et suivre les indications du fabricant pour un usage sécuritaire du produit. Nous avons choisi de ne pas présenter d équipements plus spécialisés car leur utilisation exige des compétences avancées. La consultation d un professionnel de la santé est alors nécessaire. Nous avons regroupé les fiches et les aides techniques selon les types de mouvements : Marche Fiche sur la supervision (1) Fiche sur l assistance (1) Aides techniques : canne (1) et marchette(1) Se lever et s asseoir Fiches sur la supervision (2) Fiches sur l assistance (2) Aides techniques : coussin et siège surélevé de toilette (1) Se lever du lit Fiches sur la supervision (2) Aides techniques : barres d appui au lit (1) Entrer et sortir du bain Fiches sur la supervision (4) Aides techniques : barres verticales, obliques et de rebord du bain (2) Les bancs de bain (1) Se relever d une chute Fiche sur la supervision (1) 10
La marche
SUPERVISER VOTRE PROCHE À LA MARCHE Marche Faire faire Caractéristiques de la personne : capable de marcher par elle-même, problèmes possibles pour amorcer le mouvement. Étape 1 Demander à votre proche de faire un grand pas et de marcher. S il est atteint de troubles cognitifs, utiliser une approche permettant d aller chercher sa collaboration. VOTRE PROCHE Fait le premier pas et enchaîne la marche seul, par lui-même, de façon naturelle. Étape 2 Si difficulté à amorcer la marche Prendre une prise pouce d une main et envelopper le coude de votre proche de l autre main. Tenir l articulation du coude sans faire de pince. VOTRE PROCHE Accepte que vous l aidiez. Étape 3 Déclencher le mouvement naturel de la marche en déséquilibrant légèrement votre proche vers l avant et vers l extérieur. Après son premier pas, déséquilibrer vers l intérieur pour stimuler le deuxième pas. Une fois la marche débutée, poursuivre l accompagnement ou laisser la personne marcher seule. VOTRE PROCHE Compense le déséquilibre en avançant une jambe, puis la suivante. Adaptée avec l autorisation de l Association paritaire pour la santé et la sécurité au travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS) - www.asstsas.qc.ca. La manœuvre, telle que décrite, ne peut remplacer une formation complète. 13
ASSISTER VOTRE PROCHE À LA MARCHE Marche Faire ensemble Caractéristiques de la personne : capable de se tenir debout, problèmes possibles d équilibre et de fatigue légère, pas de contre-indication de mouvement. Étape 1 Prendre une prise pouce d une main et envelopper le coude de votre proche de l autre main. Tenir l articulation du coude sans faire de pince. VOTRE PROCHE Prend appui sur votre main. Étape 2 Indiquer à votre proche la jambe avec laquelle débuter la marche. VOTRE PROCHE Avance la jambe que vous lui indiquez. Étape 3 Demander à votre proche d avancer l autre jambe. Suivre son rythme. VOTRE PROCHE Avance l autre jambe et ainsi de suite, à son propre rythme. Adaptée avec l autorisation de l Association paritaire pour la santé et la sécurité au travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS) - www.asstsas.qc.ca. La manœuvre, telle que décrite, ne peut remplacer une formation complète. 14
Utilisation de la canne Marche - canne Caractéristiques de la personne : capable de se tenir debout, problèmes possibles d équilibre et de fatigue légère, douleur, pas de contre-indication de mouvement. Capable de se souvenir de la bonne méthode pour utiliser la canne. Ajuster la hauteur de la canne afin que le bord supérieur de la canne arrive au niveau du pli du poignet de la personne, lorsque celle-ci a le bras allongé le long du corps. Vous assurer du bon état de la canne. Vérifier si l embout de caoutchouc est présent au bout de la canne et qu il n est pas trop usé pour éviter qu il ne glisse sur le sol. L hiver, l ajout d un pic à glace placé au niveau de l embout de la canne est parfois nécessaire pour les déplacements à l extérieur. VOTRE PROCHE Doit porter de bons souliers. Tiens la canne du coté de sa meilleure jambe. Jambe la plus faible Avance la canne en même temps que la jambe la plus faible afin de diminuer la boiterie et permettre une démarche plus naturelle. Photos adaptées avec l autorisation de l Association canadienne des ergothérapeutes - http://www.caot.ca 15
Utilisation de la marchette (roulateur, ambulateur) Marche - marchette Caractéristiques de la personne : capable de se tenir debout, problèmes possibles d équilibre, de fatigue légère et de douleur, pas de contre-indication de mouvement. Pour la marchette avec roues (roulateur, ambulateur) : exige une bonne capacité cognitive de la personne pour permettre de contrôler la vitesse de marche et l utilisation des freins de façon sécuritaire. L avis d un professionnel est précieux pour sélectionner le type de marchette qui convient le mieux à votre proche. Types de marchettes : Marchette à 4 pattes régulières et embouts en caoutchoucs (soulever à chaque pas). Marchette avec roues avant et embouts glissants ou skis à l arrière (pousser sans soulever). Marchette avec 4 roues et 2 freins ainsi qu un siège pour permettre de s asseoir (roulateur ou ambulateur). Ajuster la hauteur de la marchette afin que le bord supérieur arrive au niveau du pli du poignet de la personne, lorsque celle-ci a le bras allongé le long du corps. Vous assurer du bon état de la marchette. Vérifier si les freins de la marchette avec roues sont fonctionnels. VOTRE PROCHE Doit porter de bons souliers. Se place au niveau des pattes arrière de la marchette. Garder le corps droit sans trop s appuyer sur les appuimains de la marchette. Photos adaptées avec l autorisation du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke - http://www.chus.qc.ca 16
S asseoir et se relever d une chaise ou d un fauteuil
SUPERVISER VOTRE PROCHE POUR S ASSEOIR S asseoir Faire faire Caractéristiques de la personne : aucun problème de motricité, bon équilibre et force suffisante de ses jambes, peut avoir besoin d être guidée ou stimulée. Étape 1 Demandez à votre proche de se reculer et d appuyer l arrière de ses jambes sur le rebord du fauteuil. Étape 2 Demandez à votre proche de pencher le corps vers l avant. Demandez-lui de fléchir les genoux et de saisir les appuibras du fauteuil. S il n y a pas d appui-bras, demandez-lui de prendre appui sur ses cuisses. Étape 3 VOTRE PROCHE S assoit dans le fond du fauteuil. Adaptée avec l autorisation de l Association paritaire pour la santé et la sécurité au travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS) - www.asstsas.qc.ca. La manœuvre, telle que décrite, ne peut remplacer une formation complète. 19
SUPERVISER VOTRE PROCHE POUR SE LEVER DU FAUTEUIL Se lever Faire faire Caractéristiques de la personne : aucun problème de motricité, bon équilibre et force suffisante de ses jambes, peut avoir besoin d être guidée ou stimulée. Étape 1 Demandez à votre proche de glisser ses fesses sur le bord du fauteuil. Demandez-lui de rapprocher les pieds le plus près possibles du fauteuil. Étape 2 Étape 3 Demandez à votre proche de pencher le corps vers l avant (vous pouvez lui demander de regarder ses pieds). Demandez-lui de pousser avec les bras sur les appuibras du fauteuil afin de lever les fesses. S il n y a pas d appui-bras, demandez-lui de prendre appui sur ses cuisses. VOTRE PROCHE Se redresse en position debout. Adaptée avec l autorisation de l Association paritaire pour la santé et la sécurité au travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS) - www.asstsas.qc.ca. La manœuvre, telle que décrite, ne peut remplacer une formation complète. 20
ASSISTER VOTRE PROCHE À SE LEVER DU FAUTEUIL PAR LE BOUT DES DOIGTS Se lever Faire ensemble Caractéristiques de la personne : aucun problème de motricité, bon équilibre et force suffisante de ses jambes, peut avoir besoin d être guidée ou stimulée. Étape 1 Demandez à votre proche de glisser ses fesses sur le bord du fauteuil. Au besoin, exercer une légère pression dans son dos. Demandez-lui de rapprocher les pieds le plus près possible du fauteuil. Au besoin, utiliser votre pied pour rapprocher ses pieds du fauteuil. Étape 2 Tenir votre proche par le bout des doigts. Convenir avec lui d un code pour se lever (1, 2, 3 Go). Placer une jambe devant l autre en s assurant d être bien équilibré. Étape 3 VOTRE PROCHE S assoit le plus près possible sur le bord du fauteuil et se penche vers l avant. Aider votre proche à se lever en déplaçant votre poids de la jambe avant à la jambe arrière. Reculer au même rythme que votre proche. VOTRE PROCHE Se lever du fauteuil en tenant vos mains pour s y appuyer. Adaptée avec l autorisation de l Association paritaire pour la santé et la sécurité au travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS) - www.asstsas.qc.ca. La manœuvre, telle que décrite, ne peut remplacer une formation complète. 21
ASSISTER VOTRE PROCHE À SE LEVER DU FAUTEUIL PAR UN TRANSFERT DE POID LATÉRAL Se lever Faire ensemble Caractéristiques de la personne : force insuffisante dans ses jambes pour se relever seule. Peut avoir besoin d une légère impulsion. Étape 1 Saisir la main de votre proche avec une prise pouce et tenir l articulation de son coude avec l autre main. Se préparer à effectuer un transfert de poids latéral. Étape 2 VOTRE PROCHE Place ses pieds près du fauteuil et se penche vers l avant. Prend appui sur le genou de la main libre. Effectuer un transfert de poids latéral. VOTRE PROCHE Pousse sur le genou avec le bras en suivant votre mouvement pour se lever. Étape 3 Ramener votre jambe vers vous et déplier le bras de votre proche de manière à lui offrir un appui. VOTRE PROCHE Se redresse en prenant appui sur votre main. Adaptée avec l autorisation de l Association paritaire pour la santé et la sécurité au travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS) - www.asstsas.qc.ca. La manœuvre, telle que décrite, ne peut remplacer une formation complète. 22
ASSISTER VOTRE PROCHE À SE LEVER DU FAUTEUIL PAR UN TRANSFERT DE POID AVANT ARRIÈRE (manœuvre non illustrée dans la vidéo). Se lever Faire ensemble Caractéristiques de la personne : force insuffisante dans ses jambes pour se relever seule. Peut avoir besoin d une légère impulsion. Étape 1 Saisir la main de votre proche avec une prise pouce et lui prendre le coude de l autre main. Vous préparer à effectuer un transfert de poids avantarrière. VOTRE PROCHE Prend votre main. Garde le bras et l épaule rigides. Étape 2 Effectuer un transfert de poids avant-arrière pour assister votre proche à se lever. VOTRE PROCHE Se lève en suivant votre mouvement. Étape 3 Se rapprocher à la fin du mouvement. Adaptée avec l autorisation de l Association paritaire pour la santé et la sécurité au travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS) - www.asstsas.qc.ca. La manœuvre, telle que décrite, ne peut remplacer une formation complète. 23
Utilisation d un siège surélevé Se lever siège surélevé Caractéristiques de la personne : capable de se tenir debout, légère diminution de force dans ses jambes, pas de contre-indication de mouvement. Il est plus facile de se relever d une chaise, d un fauteuil ou de la toilette lorsque la hauteur de ces derniers permet un angle de 90 0 au genou. Siège trop bas Hauteur adéquate Il est souvent possible d améliorer la hauteur d une chaise ou d un fauteuil en y ajoutant simplement un coussin qui ne glissera pas. Certaines toilettes sont déjà à une bonne hauteur. Sinon, il existe des «sièges surélevés» de toilette. Certains modèles ont aussi des appuie-bras pour faciliter le mouvement. Les modèles qui se fixent à la porcelaine de la toilette sont plus sécuritaires. Sélectionner un siège dont la hauteur permet à la personne de se relever sans trop d effort. En général, un siège de 2 ou 4 pouces est suffisant. Vous assurer que l utilisation des appuie-bras n entraîne pas de bascule du siège d un côté ou de l autre. Réaliser l installation selon les consignes du fabricant. VOTRE PROCHE Peut se relever plus facilement de la toilette. Adaptée avec l autorisation de l Association paritaire pour la santé et la sécurité au travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS) - www.asstsas.qc.ca. 24
Se lever du lit
SUPERVISER VOTRE PROCHE POUR SE LEVER DU LIT 1 re étape : se tourner Se lever du lit Faire faire Caractéristiques de la personne : fait le mouvement par elle-même, mais peut avoir besoin d être guidée ou stimulée. Étape 1 Demandez à votre proche de plier les genoux. Étape 2 Demandez à votre proche de : o Éloigner le bras de son corps du côté où l on tourne. o Ramener l autre bras sur soi. o Tourner la tête vers le côté où l on tourne. Étape 3 Demandez à votre proche de pousser avec les jambes pour se tourner sur le côté. Adaptée avec l autorisation de l Association paritaire pour la santé et la sécurité au travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS) - www.asstsas.qc.ca. La manœuvre, telle que décrite, ne peut remplacer une formation complète. 27
SUPERVISER VOTRE PROCHE POUR SE LEVER DU LIT 2 e étape : se lever Se lever du lit Faire faire Caractéristiques de la personne : fait le mouvement par elle-même, mais peut avoir besoin d être guidée ou stimulée. Étape 1 Demandez à votre proche de : o Plier les genoux. o Écarter le bras de son corps du côté où l on tourne. o Se tourner sur le côté. o Sortir les jambes du lit. Étape 2 Demandez à votre proche de pousser sur le matelas avec une main et/ou avec le coude opposé pour se redresser. Étape 3 Demandez à votre proche de redresser le corps. À partir de cette position, vous pouvez poursuivre la supervision à partir de la fiche décrivant le mouvement de se lever du fauteuil. Adaptée avec l autorisation de l Association paritaire pour la santé et la sécurité au travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS) - www.asstsas.qc.ca. La manœuvre, telle que décrite, ne peut remplacer une formation complète. 28
Utilisation d une barre d appui au lit (transfert) Se lever du lit barre d appui Caractéristiques de la personne : ne pas avoir de mouvements erratiques ou involontaires, ne pas souffrir de confusion ou d agitation, pas de contre-indication de mouvement. Cette aide technique est conçue pour offrir une aide légère à modérée pour s asseoir, se relever et se coucher du lit. Elle n est pas conçue pour empêcher une personne de se lever seule ou pour prévenir les chutes. Elle ne peut donc pas servir de ridelle ou de «côté de lit». La barre d appui au lit ne doit jamais être utilisée sur un lit électrique. Positionner la barre directement sur le bord du lit, à environ 6 pouces de la tête du matelas. La barre s installe entre le matelas et le sommier du lit. Pour faciliter son installation, il est recommandé d enlever le matelas. Elle doit être fixée solidement à la base du lit, avec des sangles fournies par le fabricant, pour éviter qu elle ne s éloigne du rebord du matelas. S assurer que l excédant de sangle ne traine pas sur le sol pour ainsi devenir un risque de chute.. Réaliser l installation selon les consignes du fabricant.. Vérifier régulièrement que la barre est solidement fixée. VOTRE PROCHE Peut se relever plus facilement de la position couchée pour s asseoir sur le bord du lit. Adaptée avec l autorisation du Centre de santé et services sociaux Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke - http://csss-iugs.ca 29
Entrer et sortir du bain
SUPERVISER VOTRE PROCHE POUR ENTRER DANS LE BAIN Entrer dans le bain Faire faire Caractéristiques de la personne : bon équilibre, force suffisante dans les membres supérieurs et inférieurs, capable de s asseoir et de se relever du fond du bain. Étape 1 Installez un tapis antidérapant dans le fond de la baignoire et assurez-vous qu il y adhère bien. Demandez à votre proche de : o Tenir la barre d appui. o Enjamber la baignoire. Étape 2 Demandez à votre proche de se placer en génuflexion et s agenouiller. Étape 3 Demandez à votre proche de se retourner et s asseoir. Adaptée avec l autorisation de l Association paritaire pour la santé et la sécurité au travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS) - www.asstsas.qc.ca. La manœuvre, telle que décrite, ne peut remplacer une formation complète. 33
SUPERVISER VOTRE PROCHE POUR SORTIR DU BAIN Sortir du le bain Faire faire Caractéristiques de la personne : fait les mouvements par elle-même, mais peut avoir besoin d être guidée ou stimulée. Étape 1 0 Assurez-vous qu il y a une descente de bain antidérapante à la sortie de la baignoire. Demandez à votre proche de se retourner en prenant appui sur le rebord de la baignoire pour se placer sur les genoux. Étape 2 Demandez à votre proche de se placer en génuflexion en s aidant avec la barre d appui. Étape 3 Demandez à votre proche de : o Se redresser à l aide de la barre d appui. o Enjamber la baignoire. Adaptée avec l autorisation de l Association paritaire pour la santé et la sécurité au travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS) - www.asstsas.qc.ca. La manœuvre, telle que décrite, ne peut remplacer une formation complète. 34
SUPERVISER VOTRE PROCHE POUR ENTRER DANS LE BAIN AVEC LE BANC DE TRANSFERT Banc de transfert (entrée) Faire faire Caractéristiques de la personne : elle a des problèmes de force, d équilibre ou de coordination. Ne peut enjamber la baignoire de façon autonome et sécuritaire. Elle a un bon tonus et est capable de soulever ses jambes. Étape 1 Demandez à votre proche de s asseoir le plus loin possible sur le banc. Étape 2 Demandez à votre proche de pivoter sur les fesses et d entrer une jambe dans la baignoire. Étape 3 Demandez à votre proche d entrer l autre jambe dans la baignoire et de s aider de ses mains au besoin. Étape 4 Demandez à votre proche de se replacer au centre du banc. Adaptée avec l autorisation de l Association paritaire pour la santé et la sécurité au travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS) - www.asstsas.qc.ca. La manœuvre, telle que décrite, ne peut remplacer une formation complète. 35
SUPERVISER VOTRE PROCHE POUR SORTIR DU BAIN AVEC UN BANC DE TRANSFERT Banc de transfert (sortie) Faire faire Caractéristiques de la personne : Elle a des problèmes de force, d équilibre ou de coordination. Ne peut enjamber la baignoire de façon autonome et sécuritaire. Elle a un bon tonus et est capable de soulever ses jambes. Étape 1 Demandez à votre proche de : o se glisser au bord du banc de transfert. o sortir une jambe de la baignoire en s aidant avec les mains. Étape 2 Demandez à votre proche de sortir l autre jambe de la baignoire en pivotant sur les fesses. Étape 3 Demandez à votre proche de se tourner sur le banc de transfert. Selon les capacités de votre proche, lui demander de se lever ou l assister pour se lever du banc selon les manœuvres appropriées. VOTRE PROCHE Se relever du banc seule ou avec votre assistance. Adaptée avec l autorisation de l Association paritaire pour la santé et la sécurité au travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS) - www.asstsas.qc.ca. La manœuvre, telle que décrite, ne peut remplacer une formation complète. 36
Les barres d appui pour entrer et sortir du bain Les barres d appui au bain ll existe différentes barres d appui que l on fixe sur les murs de la salle de bain afin d aider la personne à maintenir son autonomie et prévenir les chutes. Ne jamais utiliser le porte-serviette comme barre d appui. Ils ne sont pas conçus pour s y appuyer. Les barres d appui doivent toujours être fixées solidement au mur sur les montants de bois de l ossature du mur, appelé communément «les travers». Dans l incertitude, n hésitez pas à engager une personne qualifiée pour en faire l installation de façon sécuritaire. La barre d appui mural verticale Usage : permet d enjamber la baignoire de façon autonome et sécuritaire La barre d appui verticale est généralement placée sur le mur des robinets de la baignoire afin de permettre de prendre appui pour conserver son équilibre et pour maintenir sa stabilité lorsque l on enjambe le rebord du bain et lorsque la personne doit se tenir debout pour faire son hygiène. Pour déterminer la hauteur à laquelle installer la barre, il faut, lorsque la personne est debout à l extérieur de la baignoire, qu elle puisse saisir la barre avec son coude plié à 90 degrés. La barre de rebord de bain Usage : permet d enjamber la baignoire de façon autonome et sécuritaire. Attention, ne pas se servir de cette barre pour se tirer et se relever du fond du bain. Cette aide technique est utilisée lorsqu il est impossible de pouvoir installer une barre d appui fixée au mur afin de maintenir l équilibre lorsque l on enjambe le rebord du bain. Cette aide technique doit être fixée sur le rebord de la baignoire à l aide d une vis de serrage. Le rebord de la baignoire doit être propre et sec afin de permettre une bonne adhésion des surfaces caoutchoutées de la barre d appui avec la baignoire. Choisir ensuite l emplacement de la barre en fonction de la main utilisée pour faire le transfert dans le bain. Il est très important de vérifier régulièrement la stabilité de la barre afin de serrer la vis au besoin et ainsi éviter le risque de blessure lors du transfert. Adaptée avec l autorisation du Centre de santé et services sociaux Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke - http://www.csss-iugs.ca 37
La barre d appui mural oblique Les barres d appui au bain Usage : aide la personne à se relever de façon sécuritaire d un banc de bain. Pour se relever du fond du bain, lorsque la personne est encore capable de le faire, nous recommandons la manœuvre à quatre pattes et non l utilisation de la barre oblique. Cette barre est placée sur le long mur du bain. La barre d appui oblique doit être placée à un angle de 30 à 45 degrés par rapport à l horizontale dont l ouverture de l angle est vers le mur des robinets. Pour la hauteur de l installation, l extrémité la plus basse de la barre d appui doit être placée à la hauteur du coude de la personne lorsqu elle est assise sur son le banc de bain. Adaptée avec l autorisation du Centre de santé et services sociaux Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke - http://csss-iugs.ca 38
Le banc de bain (ou de douche) Les bancs de bain Usage : recommandé pour les personnes ayant un bon équilibre assis, mais qui sont incapable de s asseoir et de se relever du fond du bain ou de maintenir une position debout. Avant d utiliser le banc, il est important de vérifier sa solidité et serrer les vis au besoin. Il est aussi important de s assurer que les embouts de caoutchouc sur les pattes soient en bon état. Ajuster la hauteur des pattes à la même hauteur qu une chaise dont la personne peut se relever sans trop d effort. Le banc de transfert au bain Usage : recommandé pour les personnes qui sont incapables d enjamber le rebord de la baignoire et qui sont incapables de s asseoir et de se relever du fond du bain. Avant d utiliser le banc de transfert, il est important de vérifier sa solidité, serrer la vis au besoin et vérifier que les ventouses et les embouts de caoutchouc sur les pattes soient en bon état. A noter que le siège et le dossier du banc de transfert peuvent être changés de côté afin de s assurer que la barre d appui sur le banc soit à l intérieur de la baignoire lorsque la personne est assise face aux robinets. Pour ajuster la hauteur des pattes, placer le banc de transfert de façon à ce que les pattes les plus courtes, possédant des ventouses, soient placées à l intérieur de la baignoire. Ensuite ajuster la hauteur pour que la personne puisse se relever sans trop d effort en s assurant que ses pieds touchent le fond de la baignoire. Adaptée avec l autorisation de l Association paritaire pour la santé et la sécurité au travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS) - www.asstsas.qc.ca. 39
Se relever du sol (après une chute)
SUPERVISER VOTRE PROCHE POUR RELEVER DU SOL ET S ASSEOIR Se relever du sol Faire faire Caractéristiques de la personne : fait les mouvements par elle-même, mais peut avoir besoin d être guidée ou stimulée. Après vous être assuré qu il n y a pas de besoin de soins d urgence, accompagner votre proche en le guidant à : Étape 1 Étape 2 Étape 3 Se tourner sur le côté. Prendre appui sur les mains pour redresser le tronc. S agenouiller et s appuyer sur la chaise. Étape 4 Étape 5 Étape 6 Lever un genou et s appuyer sur les appuiebras. Pousser sur la jambe et les appuie-bras pour se relever. Prendre appui sur l appuie-bras et se tourner pour s asseoir. Adaptée avec l autorisation de l Association paritaire pour la santé et la sécurité au travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS) - www.asstsas.qc.ca. La manœuvre, telle que décrite, ne peut remplacer une formation complète. 43